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Événements contenant la ou les locutions cherchées



37 événements affichés, le premier en 1753 - le dernier en 1857



Naissance de Jean-Jacques Régis de Cambacérès

Jean-Jacques Régis de Cambacérès naît à Montpellier le 18 octobre 1753.

Il appartient à une famille de magistrats, vieille noblesse de robe de la ville.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès fait ses études de droit à la Faculté de Montpellier.

Lorsque son père, maire de Montpellier, connaitra des difficultés financières, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est mis au ban de la société, ce qui va fortement le marquer.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Étienne Hubert de Cambacérès Pénitent blanc de Montpellier

Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Étienne Hubert de Cambacérès deviennent Pénitent blanc de Montpellier en 1763.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès reste toute sa vie attaché à cette confrérie.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Avocat

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est reçu avocat en 1771.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances, de Montpellier

Jean-Jacques Régis de Cambacérès succède à son père dans la charge de Conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances, de Montpellier en 1774.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Conseiller municipal de Montpellier, Procureur syndic du district et Président du tribunal criminel de l'Hérault

Dès 1789, Jean-Jacques Régis de Cambacérès participe activement à la Révolution française, au conseil municipal de Montpellier, puis comme procureur syndic du district et président du tribunal criminel de l'Hérault.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Prieur de l'ordre des Pénitent blanc de Montpellier

Jean-Jacques Régis de Cambacérès devient Prieur de l'ordre des Pénitent blanc de Montpellier en 1790.



Cession du domaine de Saint-Drézéry

Le domaine de Saint-Drézéry, alors propriété du chapitre de la cathédrale de Montpellier, est vendu comme bien national par la municipalité de Montpellier.

En janvier 1791, alors vice-président du conseil municipal, Jean-Jacques Régis de Cambacérès se porte acquéreur de ce domaine, via un prête-nom.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès député de l'Hérault à la Convention nationale

En 1792, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est élu député de l'Hérault à la Convention nationale.


Louis XVI conduit à l'assemblée de la Convention

Procès de Louis XVI

Jean-Baptiste Robert Lindet rédige le Rapport sur les crimes imputés à Louis Capet, qu'il présente le 10 décembre 1792 devant la Convention nationale.

La Convention nationale s'auto-institue tribunal et accuse Louis XVI de conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI est conduit dans la salle de la Convention nationale. Sur un simple habit bleu, il porte une redingote noisette.

Un fauteuil est placé pour lui devant la barre, mais Bertrand Barère de Vieuzac le tient un instant debout :

Louis, la nation vous accuse, l'Assemblée nationale a décrété le 3 décembre que vous serez jugé par elle.

Le 6 décembre, elle a décidé que vous seriez conduit à la barre.

On va vous lire l'acte énonciatif des délits qui vous sont imputés... Vous pouvez vous asseoir.

Après lecture des chefs d'accusation, Louis XVI y répond, demande communication des pièces justificatives, la facilité de choisir un conseil pour se défendre, et déclare ignorer l'existence de l'armoire de fer aux Tuileries.

Le 24 décembre 1792, François Gamain est appelé à Paris, par une commission de la Convention, pour vérifier si l'une des clefs remises par Louis XVI à Thierry de Ville-d'Avray et trouvée dans le secrétaire de ce dernier, s'adapte à la serrure de l'armoire de fer.

La première séance du procès de Louis XVI a lieu le 26 décembre 1792.

Jean-Marie Roland essaie d'obtenir l'appel au peuple. Cette attitude augmente encore la haine que lui portent les Montagnards.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès proteste que la convention n'a pas le pouvoir de siéger comme tribunal et exige que le roi dispose des moyens nécessaires pour sa défense.


Éxecution de Louis XVI

Condamnation à mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVII Roi de France

Le 15 janvier 1793, lors d'un premier vote, Louis XVI est déclaré coupable par 707 voix pour 718 votants.

La Convention nationale se réunit au manège du château des Tuileries, en séance permanente les mercredi 16 et jeudi 17 janvier 1793.

La Convention nationale procède à un scrutin rectificatif le 18 janvier 1793.

Le vote nominal, suivi d'une justification des votants à la tribune, donne 387 votes pour la peine de mort, dont 26 demandant un éventuel sursis.

Charles-François Delacroix, Jean-Baptiste Robert Lindet, Pierre Joseph Cambon, Antoine Christophe Saliceti et Lazare Carnot vote la mort de Louis XVI.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès ne vote pas la mort, mais demande que Louis XVI soit gardé en otage jusqu'à la paix, et qu'en cas d'invasion du territoire, il soit exécuté.

Joseph Fouché voter la mort de Louis XVI et bascule vers les bancs des Montagnards.

La majorité requise étant de 361 voix, Louis XVI le roi est condamné à mort pour un unique vote.

Ce scrutin ne souffre cependant pas de contestations du fait de sa nature nominale.

On commence à le surnommer Louis le dernier.

Marie-Thérèse de France commence à écrire ses mémoires peu avant l'exécution de son père.

Louis XVI meurt le 21 janvier 1793, guillotiné à Paris sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Les bourreaux veulent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repousse fièrement, se déshabille lui-même et défait le col de sa chemise.

Ils veulent lui lier les mains. Cette dernière humiliation le révolte : Que prétendez-vous ?, demande-t-il. " Vous lier ", lui est-il répondu. Louis XVI reprend : Me lier ? Non, je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. Avec un mouchoir, Sire demande le bourreau Sanson avec respect, montrant un morceau de soie.

Louis XVI, qui n'avait plus été appelé Sire depuis bien longtemps, accuse le coup. Il hésite quand il se tourne vers son confesseur. Les bourreaux vont l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense.

Louis XVI lève les yeux au ciel : Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. Et se tournant vers les bourreaux : Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie. Il se laisse dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monte calmement les marches qui conduisent à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craint que le courage commence à lui manquer, et il ajoute, ému : Fils de Saint-Louis, montez au Ciel !

Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI, placide, considère un instant les instruments de son supplice et demande si les tambours s'arrêteront de battre. Il s'avance pour dire : Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombe pas sur la France.

Il veut poursuivre mais les tambours couvrent ses dernières paroles. On crie aux bourreaux de faire leur office. Le roi déchu redevint silencieux, et n'oppose plus aucune résistance à l'exécution.

Le couperet siffle à 10 heures 22, sous les yeux de 5 ministres du conseil exécutif provisoire et de quelques autres personnes, invitées par le ministre de la Marine dans son bureau, pour assister à l'exécution.

Il est inhumé au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré.

Louis XVII est séparé de Louis XVI, le matin du 21 janvier 1793.

En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France, Louis XVII succède à son père et devient Roi de France.

Il est reconnu comme tel par Louis XVIII alors émigré à Hamm, près de Düsseldorf en Westphalie.

Les Vendéens et les Chouans, mais aussi de fidèles royalistes dans d'autres provinces, se battront et mourront en son nom. Leurs étendards portent l'inscription : Vive Louis XVII.

Le jeune Louis XVII est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple.



Prise du pouvoir par la Convention montagnarde

Élimination des députés girondins

La Terreur

Jean-Jacques Régis de Cambacérès entre au Comité de sûreté générale.

Les députés girondins sont éliminés lors des journées d'émeute des 31 mai et 2 juin 1793.

La Convention montagnarde prend le pouvoir le 2 juin 1793 et instaure la Terreur.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès vote l'arrestation des Girondins.

Les grandes villes de France favorables au Girondins se rebellent tour à tour : Lyon, Bordeaux, Nantes,...

La répression organisée par les représentants en mission, comme Carrier, est exemplaire.

Beaucoup de gens innocents sont arrêtés, exécutés par des moyens ignobles pour terrifier les traîtres.



Réunion des lois en un seul corps

Rédaction du Code civil

En 1793, Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Merlin de Douai, sont chargé de la classification des lois et de leur réunion en un seul corps.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès rédige de nombreuses lois et est chargé de coordonner la rédaction du Code civil français par les Montagnards.

Le premier projet de Code civil, présenté en 1793, est rejeté car trop long et pas assez révolutionnaire



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Président de la Convention

Jean-Jacques Régis de Cambacérès Président du Comité de salut public

En 1794, Jean-Jacques Régis de Cambacérès devient président de la Convention, puis préside le Comité de salut public.


La déportation de Bertrand Barère - Billaud-Varenne - Collot d'Herbois provoque des troubles - gravure de 1802

Insurrection du 12 germinal an III

Le mouvement populaire renait sans pour autant avoir de direction réelle.

Le 12 mars 1795 un placard intitulé Peuple, réveille-toi, il est temps, cause un certain tumulte.

Dans Paris, les muscadins royalistes et les Jacobins se battent sans cesse.

Les faubourgs Saint-Marceau, Saint-Jacques et Saint-Antoine envoient des adresses menaçantes à la Convention, réclamant une amélioration rapide des conditions de vie.

Le maintien de l'ordre devient la principale préoccupation de la Convention.

Le 21 mars 1795 Emmanuel-Joseph Sieyès fait voter une loi dite de grande police punissant de la peine de mort tous ceux qui se déclareraient contre la Convention en incitant à l'insurrection.

Dans le même temps, les éléments les plus légalistes de la Garde nationale reçoivent des fusils pour parer à une révolte.

Le 7 germinal an III soit le 27 mars 1795 un rassemblement illégal se déroule à la section des Gravilliers.

Le débat du moment concerne le sort réservé à Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Bertrand Barère et Marc-Guillaume Alexis Vadier, tous 4 membres des comités de gouvernement montagnards.

Le 29 mars 1795, la Convention, pressée d'en finir avec eux refuse de confier leur procès au futur corps législatif.

Les travaux visant à établir une future constitution se poursuivent. Une commission est nommée pour la rédiger le 30 mars 1795. Elle prétend ne pas vouloir revenir sur les principes de la Constitution de 1793.

Le 10 germinal an III soit le 30 mars 1795, les sections de la capitale réunissent leurs assemblées générales.

Les sections populaires de l'Est et des faubourgs réclament :

Le 31 mars 1795, une délégation de la section des Quinze-Vingts vient porter ces réclamations à la barre de la Convention.

Le matin du 12 germinal an III soit du 1 avril 1795, des manifestants se regroupent sur l'île de la Cité.

Ils sont menés par un certain Van Heck, ancien commandant de la section de l'île et proche de Thuriot.

On y trouve des hommes et des femmes en grand nombre, dont beaucoup d'ouvriers du bâtiment non domiciliés à Paris et exclus du rationnement.

Ces sans-culottes sont pour la plupart issus des faubourgs Saint-Antoine, Saint-Marceau, Saint-Jacques et des sections des Thermes, Halle-au-Blé, Cité et Poissonnière.

Par précaution, le Comité de Sûreté générale fait garder les abords de la Convention par des muscadins, massés dans la cour royale.

Mais vers 14 heures la foule des manifestants bouscule les muscadins et pénètre sans problème dans la salle des séances.

Ironie du sort, à cet instant Boissy d'Anglas, membre du Comité de salut public chargé des subsistances, surnommé Boissy-Famine, fait un rapport sur la prétendue réussite du système d'approvisionnement.

Les Montagnards, a priori favorable au mouvement, sont pris d'hésitation face à cette situation et proposent même l'évacuation de la salle, sans doute par peur des représailles.

Le tumulte est immense, Montagnards et Thermidoriens se dénonçant mutuellement.

Legendre tente de se faire entendre à la tribune, sans succès.

Van Heck monte à la tribune et expose les doléances des manifestants.

Il fait appel aux souvenir du 14 juillet, du 10 août et du 31 mai, et réclame du pain, la Constitution de 1793, la libération des patriotes victimes de la réaction thermidorienne, et le châtiment de Fréron et de sa Jeunesse dorée.

Puis les autres sections présentent leurs doléances.

Le président André Dumont, un thermidorien proche des royalistes, tente de calmer les manifestants avec des paroles creuses, sans succès.

Lorsque Dumont accuse les royalistes d'avoir fomenté cette agitation, le montagnard Choudieu le désigne du doigt : Le Royalisme ? Il est là !

Pendant ce temps, la plupart des députés de droite et de la Plaine quittent la salle.

Toutefois, pendant que les manifestants perdent du temps en palabres, le Comité de sûreté générale réagit et fait appel aux bataillons fidèles des sections bourgeoises.

Ceux-ci se massent aux abords de la Convention vers la fin de l'après-midi.

Le Comité fait également sonner le tocsin et battre la générale.

Vers six heures, Legendre prend la tête d'environ 300 muscadins et s'adjoint quelques soldats commandés par Jean-Charles Pichegru, de passage à Paris.

L'ancien dantoniste fait alors envahir le bâtiment et chasse les manifestants au chant du Réveil du peuple, l'hymne des thermidoriens.

Pendant ce temps, les comités réunis autour de Jean-Jacques Régis de Cambacérès prennent des décisions drastiques, notamment l'arrestation des députés compromis dans l'émeute.

Afin d'en finir avec le procès des decemvirs, il est décidé que ceux-ci seront déportés immédiatement.

L'inorganisation des manifestants et l'absence de soutien militaire de la part des sections sans-culottes sont la cause de leur échec.

La séance de la Convention reprend immédiatement une fois le calme revenu.

Les tribunes sont remplies par des spectateurs favorables à la réaction.

Aussitôt Paris est mis en état de siège, Jean-Charles Pichegru étant nommé commandant en chef assisté de Paul Barras et Merlin de Thionville.

La déportation immédiate de Marc-Guillaume Alexis Vadier, Barère, Collot d'Herbois et Billaud-Varenne est décrétée.

À la barre Tallien, Dumont, Thibaudeau, Bourdon de l'Oise, Paul Barras se déchaînent contre les Montagnards, accusés d'avoir soutenu l'émeute.

Sous le prétexte de prétendus attentats commis sur deux députés de droite (Auguis et Pénières), 7 Montagnards sont décrétés d'accusation et incarcérés au fort de Ham : Duhem, Chasles, Léonard Bourdon, Amar, Choudieu, Huguet et Foussedoire.

Ils sont suivis quelques jours plus tard par quelques autres Crêtois en vue tels Lecointre, Moyse Bayle ou Thuriot.

Le 13 germinal an III soit du 2 avril 1795, la foule tente sans succès de libérer Collot d'Herbois, Billaud-Varenne et Bertrand Barère emmenés en déportation.

Dans la nuit du 2 au 3 avril 1795 une manifestation éclate à la section des Quinze-Vingt, mais Jean-Charles Pichegru n'a aucun mal à la disperser.

Puis la Convention décide de désarmer les terroristes : 1 600 Parisiens sont concernés.

Ce désarmement équivaut pour ces personnes à une chute sociale puisqu'il ferme la porte aux fonctions publiques et prive des droits civiques.

Enfin le 14 germinal an III soit du 3 avril 1795 est créée la commission de constitution, chargée de rédiger un nouveau texte afin de suppléer à l'inapplicable constitution de l'an I.

Jean-Charles Pichegru reçoit le titre de Sauveur de la Patrie.

Jean-Charles Pichegru est alors nommé général en chef des armées du Rhin, du Nord et de Sambre-et-Meuse.



Traité de Bâle

Jean-Jacques Régis de Cambacérès exerce des fonctions diplomatiques et négocie la paix avec l'Espagne.

Voyant qu'elle ne gagne rien de la guerre et que la France est plus forte que ce qu'elle semble, Manuel Godoy signe avec la France de façon séparée la paix de Bâle le 4 thermidor an III soit le 22 juillet 1795.

En échange de l'arrêt des hostilités, l'Espagne reconnaît la République française.

La république française rend à l'Espagne les places occupées en échange de l'île d'Hispaniola.

Les relations commerciales sont normalisées.

Les deux États s'engagent à la défense et à l'attaque mutuelle face à l'Angleterre, qui à ce moment menace la flotte espagnole lors de ses traversées vers l'Amérique.

Pour la signature de ce traité Manuel Godoy reçoit le titre de Prince de la Paix ou Príncipe de la Paz.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès élu au Conseil des Cinq-Cents

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est élu au Conseil des Cinq-Cents en 1795.



Projet de Code civil

En 1796, Jean-Jacques Régis de Cambacérès prépare un troisième projet de Code civil qui échoue encore, victime des luttes politiques.



Non réélection de Jean-Jacques Régis de Cambacérès en tant que diplomate

Jean-Jacques Régis de Cambacérès n'est pas réélu en tant que diplomate en 1797.



Annulation de l'élection de Jean-Jacques Régis de Cambacérès

En 1798, l'élection de Jean-Jacques Régis de Cambacérès est annulée.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Ministre de la Justice

Le 20 juillet 1799, Jean-Jacques Régis de Cambacérès devient ministre de la Justice.


Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents - par François Bouchot (1840) - Château de Versailles Les trois consules – Cambacérès Napoléon Lebrun

Coup d'État du 18 brumaire an VIII

Le Consulat

Le coup d'État du 18 brumaire an VIII soit le 9 novembre 1799 se prépare dans la maison de Joséphine de Beauharnais, rue Chantereine.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte refuse de participer à ce coup d'État.

C'est dans l'orangerie du château de Saint-Cloud, devenu bien national, que se déroule ce Coup d'État.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald commande les Compagnies Versaillaises et appuie Napoléon Ier.

Joseph Fouché rend service à Napoléon Ier lors de ce coup d'État ne prenant aucune mesure contre lui.

Le Directoire est supprimé au profit du Consulat.

Le Conseil des Cinq-Cents est dissous.

Le Tribunat reprend une partie de ses attributions.

Napoléon Ier devient premier Consul.

Le poste de ministre de la Justice permet à Jean-Jacques Régis de Cambacérès d'appuyer le coup d'État.

Charles-François Lebrun devient troisième consul, particulièrement chargé des finances.

Après le 18 brumaire, Barthélemy Louis Joseph Schérer se retire dans ses terres.

Jean-Baptiste Robert Lindet quitte la vie politique après ce coup d'État qu'il réprouve, et reprend son activité d'avocat.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul échappe au supplice à la faveur du coup d'État du 18 brumaire an VIII.

Antoine Christophe Saliceti est hostile à ce Coup d'État,



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Deuxième consul

Le 11 nivôse an VIII soit le 1er janvier 1800, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé deuxième consul, en remplacement d'Emmanuel-Joseph Sieyès, qui était auparavant consul provisoire.



Proscription des jacobins

Après l'attentat de la rue Saint-Nicaise, l'enquête s'oriente dans un premier temps en direction des milieux des Jacobins exclusifs, qui ont conservé une grande influence dans le faubourg Saint-Antoine.

Miraculeusement rescapé, Napoléon Ier est convaincu que c'est dans ce milieu jacobin qu'il faut chercher les auteurs de l'attentat.

Au contraire, Joseph Fouché accuse les Chouans, mais Napoléon Ier ne l'écoute pas, convaincu que sa politique :

a trop affaibli leurs rangs.

La répression frappe le camp jacobin, touchant jusqu'à la veuve de Marat. Afin de décapiter l'opposition de gauche, une liste de 133 proscrits est établie.

Quand la police de joseph Fouché arrête Pierre Robinault de Saint-Régeant et François-Joseph Carbon et établit que le complot de Nivôse est l'œuvre des Chouans, il est trop tard.

Par précaution, les jacobins ne sont pas condamnés pour leur participation supposée dans l'affaire de la rue Saint-Nicaise, mais au nom du salut public.

Toutefois, la mesure suscite l'opposition du Tribunat, qui y est farouchement hostile, et du Corps Législatif, qui se montre peu enthousiaste.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord suggère alors de faire voter la mesure par le Sénat conservateur, assemblée plus docile dont les délibérations ont l'avantage d'avoir lieu à huis clos.

Le 14 nivôse an IX soit le 4 janvier 1801, le Premier Consul Napoléon Ier et ses deux collègues Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun exilent 130 Jacobins.

Le décret consulaire explique : 130 citoyens dont les noms sont indiqués, suspects de porter une responsabilité partielle dans la tentative terroriste du 3 Nivôse, seront placés sous surveillance spéciale à l'extérieur du territoire européen de la République.

Le 15 nivôse an IX soit le 5 janvier 1801 le Sénat ratifie ce décret en votant un sénatus-consulte qui certifie que l'action des Consuls a préservé la constitution.

Les 130 infortunés sont condamnés à la déportation sans procès ni pouvoir faire appel.

Compris dans la liste des proscrits, Barthélémy Aréna et René-Pierre Choudieu parviennent à s'échapper.

71 militants révolutionnaires partent de Paris le 12 et le 16 janvier 1801 en direction de Nantes.

Sur les 39 hommes du premier convoi, un est gracié in extremis.

Les 38 autres sont déportés vers les Seychelles à bord de la corvette La Flèche dans les premiers jours de pluviôse an IX soit en fin janvier 1801.

Les 32 hommes du second convoi montent à bord de la frégate La Chiffonne le 23 germinal an IX soit le 13 avril 1801.

Parmi ces hommes, on compte :

Ils arrivent le 22 messidor an IX soit le 11 juillet 1801, après 89 jours de traversée.

Les 60 autres sont emprisonnés aux îles de Ré et d'Oléron et au fort de Joux, comme :



Fondation de la Société d'encouragement pour l'industrie Nationale

En 1801, Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Jean Antoine Chaptal et Benjamin Delessert sont parmi les fondateurs de la Société d'encouragement pour l'industrie Nationale.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Membre de l'Académie française

En 1803, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé membre de l'Académie française.



Promulgation du Code civil

Jean-Jacques Régis de Cambacérès met à profit les travaux des grands jurisconsultes des siècles précédents, surtout ceux de Portalis.

Le 30 ventôse an XII soit le 21 mars 1804, grâce à la stabilisation politique apportée par le consulat, le Code civil ou Code Napoléon est enfin promulgué.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est l'auteur du Discours préliminaire.



Constitution du 2 floréal an XII

Napoléon Ier Empereur héréditaire des Français

Le Sénat vote à l'unanimité la Constitution le 2 floréal an XII soit le 18 mai 1804.

Cette constitution instaure le gouvernement impérial.

Lazare Carnot vote contre.

Ce jour, Napoléon Ier est proclamé empereur héréditaire des Français au château de Saint-Cloud.

Royaliste dans l'âme, Joséphine de Beauharnais supplie Napoléon de renoncer au trône.

Je t'en prie, Napoléon, ne te fais pas roi !

Ce sénatus consulte octroie le titre de prince impérial au futur fils aîné de l'empereur et celui de prince français aux autres princes dynastes.

Joseph Bonaparte est altesse impériale et porte le titre de prince français.

Eugène de Beauharnais est nommé colonel-général des chasseurs de la Garde.

Napoléon Ier lui fait confiance.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé prince-archichancelier.

Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, Jean-Jacques Régis de Cambacérès assurera la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration.

Charles-François Lebrun devient prince-architrésorier du Premier Empire.


Jean-Jacques Régis de Cambacérès –Château de Versailles

Jean-Jacques Régis de Cambacérès Prince de l'Empire

Jean-Jacques Régis de Cambacérès Duc de Parme

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé Prince de l'Empire et Duc de Parme le 24 avril 1808.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès accumule une fortune considérable et sa table est renommée pour ses fastes.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès participe à la renaissance de la franc-maçonnerie française et prend la direction de toutes les obédiences.

On lui prête le mot : En public appelez-moi : Votre Altesse Sérénissime, en privé Monseigneur suffira.


Adieu de Napoléon à la garde impériale - par Antoine Alphonse Montfort d'après Horace Vernet - huile sur toile de 98 x 130 cm - Musée national des Châteaux de Versailles et de Trianon

Prise de Paris

Abdication de Napoléon Ier

Napoléon II Empereur des Français

Traité de Fontainebleau

Napoléon II Prince de Parme

En 1814, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est, sans le titre, le véritable régent de France, ce qui ne l'empêche pas de voter au Sénat la déposition de Napoléon Ier.

Se trouvant à Paris le 1er avril 1814, François Étienne Christophe Kellermann vote au sénat la déchéance de Napoléon Ier et la création d'un gouvernement provisoire.

François Étienne Christophe Kellermann est compris dans la première organisation de la Chambre des pairs.

Alors aide de camp du maréchal Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, Charles-Marie Denys de Damrémont signe la capitulation de Paris en 1814.

Après la campagne de France et la prise de Paris, Marie-Louise d'Autriche et Napoléon II, son fils, résident à Rambouillet puis à Blois.

Napoléon réside à Fontainebleau.

Le 4 avril 1814, Napoléon rédige un acte d'abdication réservant les droits de son fils.

Napoléon II devient ainsi Empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814.

Le 6 avril 1814, Napoléon doit finalement renoncer à la couronne pour lui et sa descendance.

Par l'article 5 du traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, Napoléon II devient Prince de Parme, étant le fils et l'héritier de Marie-Louise d'Autriche, la nouvelle duchesse souveraine de Parme, Plaisance et Guastalla.

François Ier d'Autriche rentre en possession de la plus grande partie de ses États.

Dans la nuit du 12 au 13 avril 1814, Napoléon Ier tente vainement de se suicider.

Le 20 avril 1814, Napoléon Ier fait ses adieux à ses troupes et part pour l'île d'Elbe. Il prononce un discours resté fameux à sa garde dans la cour dite depuis cour des Adieux.

Continuez à servir la France, son bonheur était mon unique pensée !...

Depuis vingt ans, vous vous êtes toujours conduits avec bravoure et fidélité !...

Henri Gatien Bertrand suit l'Empereur à l'île d'Elbe où il exercera les fonctions de ministre de l'Intérieur et de gouverneur des affaires civiles.

Marie-Louise d'Autriche est convaincue par son père de retourner à Vienne. Un convoi part le 23 avril 1814 et emmène Marie-Louise d'Autriche et Napoléon II à Vienne. Elle ne reverra plus jamais Napoléon.

Marie-Caroline d'Autriche critique vertement la mollesse de Marie-Louise d'Autriche, sa petite-fille.


Louis XVIII signe la Déclaration de Saint-Ouen

Déclaration de Saint-Ouen

En 1814, après l'abdication de Napoléon Ier, Louis XVIII, de retour d'exil, signe dans le château de Saint-Ouen la déclaration de Saint-Ouen qui fonde la Restauration.

Louis XVIII rachète la propriété, fait raser le château de Saint-Ouen et charge l'architecte J. J. M Huvé de construire une demeure de style palladien qu'il offre à sa favorite la Comtesse du Cayla.

Rentrée en France, après vingt années d'exil, Marie-Thérèse de France défend la monarchie.

Elle est plus proche des idées conservatrices de Charles X de France, son beau-père, que des idées plus modérées de Louis XVIII.

Charles Ferdinand d'Artois revient en France.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès se retire de la vie politique.

Élie Louis Decazes accueille la Restauration avec empressement.



Acte additionnel aux constitutions de l'empire

Champ de mai

L'acte additionnel aux constitutions de l'empire du 22 avril 1815 rend à Napoléon II le titre de prince impérial.

À l'imitation des anciens Champs de mai, Napoléon Ier réunit au Champ de Mars de Paris, les députations de tous les collèges électoraux et des corps de l'armée.

Cette assemblée, annoncée pour le 26 mai 1815, ne peut avoir lieu que le 1er juin 1815.

Napoléon Ier y proclame l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès reprend du service pendant les Cent-Jours.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Pair de France, Président de la Chambre haute, ministre de la Justice

Aymard-François de Nicolaï Pair des Cent-Jours

François Étienne Christophe Kellermann Pair de France

Réintégré dans toutes ses dignités au retour de l'île d'Elbe, Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé le 2 juin 1815 Pair de France, président de la Chambre haute et, par intérim, ministre de la Justice, dont les fonctions sont exercées par M. Boulay de la Meurthe, Conseiller d'État.

Au retour de l'île d'Elbe, Aymard-François de Nicolaï est nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

Au retour de l'île d'Elbe, Aymard-François de Nicolaï est nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

François Étienne Christophe Kellermann est présent lors de l'assemblée du Champ de Mai et il devient Pair de France le 2 juin 1815.



Exil de Jean-Jacques Régis de Cambacérès à Bruxelles

Après la chute définitive de Napoléon, Jean-Jacques Régis de Cambacérès s'exile à Bruxelles d'un commun accord avec le gouvernement de Louis XVIII.

Ayant perdu son titre de duc de Parme, Jean-Jacques Régis de Cambacérès prend celui de duc de Cambacérès.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès se réfugie alors dans la piété.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès Radié de l'Académie française

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est radié de l'Académie française en 1816.



Retour en France de Jean-Jacques Régis de Cambacérès

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est autorisé à rentrer en France en 1818, mais ne jouera plus aucun rôle politique.



Mort de Jean-Jacques Régis de Cambacérès

Jean-Jacques Régis de Cambacérès lègue le domaine de Saint-Drézéry à la cathédrale de Montpellier.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès fait un legs important à de l'ordre des Pénitent blanc de Montpellier.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès meurt à Paris le 8 mars 1824.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Son homosexualité et son goût pour les jeunes garçons est assez notoire, bien que non attestée.

Certains défendent l'idée que cette réputation serait le fruit de ses ennemis politiques qui avaient trouvé dans son célibat le moyen de l'atteindre.



Jean-Jacques Régis de Cambacérès confirmé Duc de Cambacérès

Le titre de duc de Cambacérès est confirmé à la famille de Jean-Jacques Régis de Cambacérès en 1857.


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