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Événements contenant la ou les locutions cherchées



27 événements affichés, le premier en 1753 - le dernier en 1800



Naissance de Jean-Baptiste Kléber

Jean-Baptiste Kléber naît au 9 Fossé-des-tanneurs à Strasbourg le 9 mars 1753, fils de Jean-Nicolas Kléber (mort en 1756) et de Reine Bogart.

Il baptisé en l'église Saint-Pierre-le-Vieux.

Il est élevé par Jean-Martin Burger, son beau-père, et fait des études au gymnase Jean-Sturm de Strasbourg.



Jean-Baptiste Kléber Militaire

Jean-Baptiste Kléber s'engage une première fois dans l'armée en 1769, dans le 1er régiment de hussards.

Il est très vite rappelé à Strasbourg par sa mère, pour reprendre ses études.



Jean-Baptiste Kléber Étudiant à l'école de dessin

De 1770 à 1771, Jean-Baptiste Kléber Militaire est étudiant à l'école de dessin pour les arts et métiers, installée au Poêle de la Tribu, tout près du logement de Goethe qui y habite à la même époque.



Jean-Baptiste Kléber travaillant chez un architecte

Jean-Baptiste Kléber intègre ensuite l'atelier de l'architecte Chalgrin à Paris, de 1772 à 1774.



Jean-Baptiste Kléber à nouveau Militaire

En 1777, Jean-Baptiste Kléber s'engage à nouveau, cette fois comme cadet à l'académie militaire de Munich (armée bavaroise) où il reste environ 8 mois,.

Il rejoint le régiment d'infanterie de Kaunitz (armée autrichienne), le 1er octobre 1777 avec le grade de privat-cadet.

Il est nommé porte-enseigne le 19 novembre 1777.



Jean-Baptiste Kléber Sous-lieutenant dans l'armée autrichienne

Le 1er avril 1779, Jean-Baptiste Kléber est nommé sous-lieutenant. C'est sa dernière promotion dans l'armée autrichienne.



Jean-Baptiste Kléber quitte l'armée autrichienne

Jean-Baptiste Kléber est affecté successivement aux garnisons de Mons, de Malines et de Luxembourg.

Jean-Baptiste Kléber n'espère plus aucune promotion car :

Jean-Baptiste Kléber quitte le régiment de Kaunitz en 1783 et renonce pour un temps à la carrière militaire.



Construction de l'hôpital Saint-Erhard de Thann

En 1787, Jean-Baptiste Kléber fournit les plans du nouvel hôpital Saint-Erhard de Thann, l'ancien étant jugé vétuste.

La construction commence en 1788.

Avant la fin de la construction, on décide d'en faire l'hôtel de ville de Thann.

Son gros œuvre est terminé en 1793.

Son aménagement est confié à G.I. Ritter en 1795.



Jean-Baptiste Kléber Architecte de la ville de Belfort

De 1789 à 1792, Jean-Baptiste Kléber est l'architecte officiel de la ville de Belfort.



Affaire de Belfort

Les premiers signes d'engagement révolutionnaire de Jean-Baptiste Kléber naissent à Belfort.

Un cercle de personnalités locales et régionales se créé avec lui, Burger, son demi-frère, les familles Parisot, Strolz, Antonin et Felemez.

Kléber participe activement à la rédaction des cahiers de doléances du Comté de Belfort.

Lui et le chanoine Lubert poussent Marc David Lavie à représenter le comté à l'Assemblée constituante en tant que député du Tiers état.

Le 21 octobre 1790, l'Affaire de Belfort éclate, scandale dû à quelques soldats du régiment de Lauzun et du Royal-Liégeois.

Une quinzaine d'officiers royalistes tentent d'entrer dans l'hôtel de ville. Kléber disperse les trouble-fête.


Adam Philippe de Custine

Nicolas de Luckner Commandant de l'armée du Nord

Adam Philippe de Custine Commandant de l'armée du Rhin

Le 26 février 1792, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara présente Nicolas de Luckner à l'assemblée nationale : Luckner a le cœur plus français que l'accent.

C'est à Nicolas de Luckner que Rouget de Lisle dédie, en avril 1792, son célèbre Chant de guerre pour l'armée du Rhin, autrement nommé, par la suite, la Marseillaise...

Nicolas de Luckner se voit confier le commandement de l'armée du Nord en mai 1792.

Adam Philippe de Custine reçoit en mai 1792 le commandement de l'armée du Rhin à la place de Nicolas de Luckner.

Jean-Baptiste Kléber s'engage dans l'armée du Rhin


Louis Ferdinand de Prusse - par Jean-Laurent Mosnier - 1799

Siège de Mayence

L'état-major français prend pratiquement le pouvoir à Mayence le 2 avril 1793.

La ville est encerclée le 14 avril 1793 par 32 000 soldats de la Première coalition, surtout des Prussiens.

Louis-Ferdinand de Prusse prend part à ce siège où il est blessé.

Claude François Ferey se trouve dans Mayence.

Claude François Ferey est blessé pendant ce siège d'un coup de feu au genou gauche.

23 000 Français défendent la ville, ce qui suffit pour tenir les fortifications, même lorsque les assiégeants reçoivent 11 000 Autrichiens en renfort.

Jean-Baptiste Kléber s'illustre dans la défense de Mayence.

D'abord les Prussiens tentent sans succès une série de manœuvres visant à s'emparer des forts.

Dans la nuit du 17 juin 1793, ils entreprenennt le bombardement de la ville.

Ce siège est raconté en détail par le jeune Johann Wolfgang von Goethe dans son livre Die Belagerung von Mainz.

En ville, le siège et le bombardement suscitent une tension croissante entre les citadins, la municipalité et l'état-major français.

Le 13 juillet 1793 la loi martiale est instituée, irritant davantage la population restante.

Les renforts ne parviennent pas. L'état-major doit se résigner le 17 juillet 1793 à des pourparlers avec l'assiégeant.

L'état-major français capitule le 23 juillet 1793, obtenant que les 18 000 soldats défendant encore la ville puissent repartir libres.

En contrepartie, l'état-major français promet de ne plus s'attaquer aux armées des puissances coalisées pendant un an.

La forteresse Mayence devient ainsi un avant-poste prussien.

Le bombardement a défiguré Mayence :

À plus long terme, le siège marquent le déclin de l'aristocratique Mayence : la ville perd son statut de siège de l'archevêché, de l'électorat de Mayence et par là-même son meilleur atout.



Bataille de Tiffauges

Bataille de Noirmoutier

Le 19 septembre 1793, François-Athanase Charette de La Contrie participe à la victoire de Tiffauges, mais désobéit avec Lescure dans la poursuite de Jean-Baptiste Kléber.

Le 9 Vendémiaire an II ou le 30 septembre 1793, le canon dans l'île de Noirmoutier fait reculer ses troupes.

Mais 12 jours plus tard, François-Athanase Charette de La Contrie les fait entrer par la chaussée du Gois à la marée montante pour les forcer à avancer.

Les 800 hommes de la garnison sont rapidement capturés et, malgré ses ordres, un sous-chef en fait fusiller 200.



Guerre de Vendée

Incendie du château de Clisson

En 1793, lors des guerres de Vendée, les colonnes infernales de Jean-Baptiste Kléber incendie le château de Clisson.



Création de l'armée de l'Ouest

La principale faiblesse des troupes républicaines dans l'Ouest est son manque de coordination, due à sa division en plusieurs armées, et à la rivalité de ses chefs.

Le 1er octobre 1793, le Comité de Salut public ordonne la fusion de :

jusque-là sous la direction de l'armée des côtes de Brest.

Le Comité de Salut public crée ainsi l'armée de l'Ouest forte de 30 000 hommes sous le commandement unique de Jean Léchelle, général sans-culotte. Cependant, l'incompétence de ce général ne tarde pas à devenir notoire.

Aussi plusieurs représentants en mission accordent-ils officieusement le commandement à Jean-Baptiste Kléber.

Les principaux officiers de cette armée sont :

Ces généraux sont accompagnés et surveillés par plusieurs représentants en mission, parmi lesquels :



Instructions de Lazare Carnot au général Turreau

Alors que le général Turreau, dans une lettre du 17 janvier 1794, lui demande de préciser la conduite à tenir vis-à-vis des populations :

Que doit-on faire des femmes, des enfants, des suspects, des prisonniers ?

Lazare Carnot répond le 8 février 1794 :

Tu te plains, citoyen général, de n'avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures... Tue, tue, extermine les brigands jusqu'au dernier, voilà ton devoir.

Ces décisions sont prises alors même que Jean-Baptiste Kléber propose au Comité de salut public des mesures de modération envers les populations vendéennes.


Bataille de Fleurus

Batailles de Fleurus

Maurice Étienne Gérard passe la Sambre le 12 juin 1794.

La première bataille de Fleurus du 16 juin 1794 oppose les Français commandé par Jean-Baptiste Jourdan aux Autrichiens commandés par Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Jean-Baptiste Kléber a la charge de l'aile gauche.

Maurice Étienne Gérard se bat à Fleurus le 16 juin 1794

Le centre et la droite française sont en difficulté.

Les actions de Jean-Baptiste Kléber permettent dans un premier temps de repousser et de défaire la colonne de Wartensleben, trop tard cependant.

Jean-Baptiste Kléber est chargé de couvrir la retraite ce qui permet à l'armée française de repasser la Sambre en bon ordre.

Le 20 juin 1794, l'armée française reprend l'offensive. Elle est forte de 89 592 hommes, moins les 8 625 hommes de la division Muller.

Elle est déployée en arc de cercle autour de Charleroi et appuyées à ses deux extrémités sur la Sambre.

L'Aile droite est commandée par le général Marceau et est composée:

Cette aile a :

Les avant-gardes occupent Wanfercée-Baulet et Velaine.

Le centre de l'armée est composé:

Le centre a :

L'Aile gauche est composée :

La gauche a en réserve la Brigade Daurier forte de 5 904 hommes, positionnée à Fontaine-l'Évêque, Leernes et Wespe.

Les coalisés (Royaume-Uni, Autriche, Hanovre), commandés par Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg, ont pour objectif de lever le siège de Charleroi. Ils ignorent que la ville a accepté une reddition secrète la veille.

Maurice Étienne Gérard participe à la prise de Charleroi le 25 juin 1794.

Organisés en 5 colonnes, les coalisés frappent simultanément les forces françaises à Fleurus le 8 messidor an II soit le 26 juin 1794.

La division Muller, n'est pas présente le jour de la bataille car envoyée en renfort au général Barthélemy Louis Joseph Schérer pour défendre la Sambre jusqu'à Maubeuge.

La gauche française du général Montaigu est forcée à la retraite à travers le bois de Monceau jusqu'à Marchienne, par le général Latour.

Jean-Baptiste Kléber envoie immédiatement une division en renfort.

Mais celle-ci, arrivant trop tard, se trouve obligée de battre en retraite également.

Jean-Baptiste Kléber réagit alors en faisant placer des batteries sur des hauteurs pour soutenir Montaigu et envoie la division Jean-Baptiste Jules Bernadotte en diversion de manière à sauver un poste important : Marchiennes.

Maurice Étienne Gérard participe à ces combats le 26 juin 1794.

Devant cette réaction de la part des Républicains (et la retraite d'une autre des colonnes autrichiennes commandées par le Prince d'Orange) les Autrichiens hésitent, ce dont profite immédiatement Jean-Baptiste Kléber en se mettant à la tête d'une colonne et en attaquant la gauche de la colonne Latour.

Enfin, il envoie la brigade Duhesme pour tourner les Autrichiens. Cette manœuvre réussit.

Morlot, au centre, se replie sur Gosselies, tandis que Championnet doit abandonner Heppignies.

Mais Jean-Baptiste Jourdan amène des renforts et fait reprendre ce dernier village.

Johann Pierre de Beaulieu arrive avec une nouvelle colonne mais Jean-Baptiste Jourdan fait donner les réserves, et les Français, après les plus grands efforts, restent maîtres du village de Lambusart.

Ainsi partout le combat s'est rétabli : la fin du jour approche.

Johann Pierre de Beaulieu, apprenant, lui aussi, la prise de Charleroi, recule, et Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg se décide à ordonner une retraite générale sur Bruxelles.

La bataille eut lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu.

L'armée française, à bout de forces et de munitions, ne poursuit pas.

Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite en Allemagne.

Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région.



Jean-Baptiste Jules Bernadotte Général de division

Grâce à Jean-Baptiste Kléber, Jean-Baptiste Jules Bernadotte, est promu Général de brigade après la bataille de Fleurus en juin 1794.

En août 1794, Jean-Baptiste Jules Bernadotte est Général de division.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte est sous les ordres de Jacques Gilles Henri Goguet, qui a son quartier général à Bohain (Aisne).


Prise d'Alexandrie - bas relief de l'arc de triomphe à Paris

Prise d'Alexandrie

Après avoir pris l'île de Malte, la flotte française fait voile vers l'Égypte.

Napoléon Ier et l'amiral Brueys savent que la flotte anglaise de l'amiral Nelson est à leur recherche.

Le 21 juin 1798, la flotte anglaise dépasse la flotte française sans la voir.

La flotte anglaise reconnait la côte égyptienne le 26 juin 1798 puis reprend ses recherches en direction de la Grèce.

Ignorant le passage de l'escadre de Nelson, Napoléon Ier arrive en vue d'Alexandrie le 1er juillet 1798.

Pour éviter toutes mauvaises surprises venant de la mer, la décision est prise de débarquer immédiatement.

Les musulmans ont trop confiance dans leur armée pour attaquer les français pendant le débarquement.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 1798, 7 000 hommes, Charles Antoine Louis Alexis Morand, sont débarqués dans l'anse du Marabout à 13 km de la ville.

Sans attendre l'artillerie ou la cavalerie dont la houle retarde le débarquement, Napoléon Ier marche de nuit sur la ville à la tête de 4 000 à 5 000 hommes.

La tentative de pourparlers française est accueillie par une fusillade.

Devant le très mauvais état des fortifications, Napoléon Ier décide d'ordonner l'assaut sans attendre l'artillerie.

Les français se répartissent en 3 colonnes :

Jean-Baptiste Kléber reçoit une balle au front mais n'est que blessé.

Après une assez vive fusillade dans la ville, les français prennent le contrôle d'Alexandrie.

Après la prise de la ville, le corps expéditionnaire français bénéficie d'une base d'opérations.

Cependant, l'état de délabrement de la ville ainsi que l'aspect désertique des environs pousse l'armée française à s'engager rapidement vers l'intérieur des terres.

La division de Louis Charles Antoine Desaix prend, à l'avant-garde, la route du Caire, un épisode marqué par la soif et les souffrances.

Tandis qu'il marche vers le Nil, Napoléon Ier laisse à Alexandrie une garnison de 2 000 hommes sous les ordres de Jean-Baptiste Kléber, convalescent, tandis que Menou va prendre le commandement de Rosette.



Siège d'El Arish

Le 2 janvier 1799, Djezzar Pacha envoie 4 000 soldats et 3 canons, sous le commandement d'Abdullah Pacha, pacha de Damas, pour renforcer le Kaalat El-Arich.

En arrivant, le groupe prend position dans le fort et dans le village.

Pendant ce temps, Jean-Louis-Ébénézer Reynier termine les travaux de fortification du fort de Katieh.

Début février 1799, la division Jean-Louis-Ébénézer Reynier atteint Masoodiah, où elle capture un courrier mamelouk qui leur apprend qu'El-Arich est maintenant sous contrôle ottoman.

Jean-Louis-Ébénézer Reynier envoie un message à Napoléon Ier appelant immédiatement des renforts et prend position sur une colline près d'El-Arish.

En réponse, l'armée ottomane emménage à proximité dans une palmeraie où elle reçoit 12 canons.

La cavalerie commence à harceler les Français.

Après une demi-heure de tirs d'artillerie, Jean-Louis-Ébénézer Reynier envoie la 85e demi-brigade de deuxième formation pour prendre le village El-Arich.

Les défenseurs se réfugient dans le fort, tandis que la cavalerie se retire sous le couvert d'un défilé, sur la route de Gaza.

Vers 11 heures, le gros des forces ottomanes prend position sur le côté droit du défilé.

Le 12 février 1799, la division de Jean-Baptiste Kléber rejoint El-Arich et commence le blocus du fort, tandis que la division Jean-Louis-Ébénézer Reynier prend position dans la palmeraie.

Le 14 février 1799, les forces de Jean-Louis-Ébénézer Reynier assaillent et prennent le camp ottoman, tuant 500 hommes et faisant 900 prisonniers.

Dans l'action, 3 Français sont tués et 20 sont blessés.

Après avoir dégagé la place, Jean-Louis-Ébénézer Reynier établi un camp à partir duquel il bloque lui aussi le fort, à l'intérieur duquel, se trouvent encore 1 000 hommes commandés par Ibrahim Nizam.

Des renforts français arrivent à Kalaat el-Arich.

Le 17 février 1799, le général Louis Caffarelli commence les travaux de génie.

Le 18 février 1799, commencent des tirs d'artillerie sur la fortification.

Le 20 février 1799, les Français partent à l'assaut et prennent le fort.

Les Turcs ont perdu 400 hommes, près de 300 rejoignent les rangs de l'armée française, le reste est transféré à Bagdad.


Bataille du Mont Thabor

Siège de Saint-Jean-d'Acre

Bataille de Mont Thabor

Napoléon Ier décide de faire le siège de Saint-Jean-d'Acre, dont il connaît les inépuisables ressources. Il en a besoin pour continuer sa progression.

Mais les habitants, galvanisés par le coupeur de têtes Djezzar Pacha, se défendent farouchement, et Napoléon n'arrive pas à percer ces défenses.

Il envoie des petites troupes partout autour pour s'assurer de la progression de l'armée de Palestine, particulièrement redoutable.

Jean-Andoche Junot commande une petite unité dirigée vers Nazareth, ou il remporte une grande victoire sur l'avant-garde du pacha de Damas avec seulement 500 hommes.

Mais il reçoit un message urgent de Jean-Baptiste Kléber qui, lui, n'a pas autant de chances au Mont Thabor. Jean-Andoche Jean-Andoche Junot part sur le champ et le rejoint.

Le 15 avril 1799, ils apprennent l'arrivée du corps d'armée du pacha, qui a une envie folle de se venger. Jean-Baptiste Kléber adresse un message d'urgence à Napoléon.

Le 16 avril 1799, pas moins de 25 000 turcs chargent les 2 500 français. Les deux généraux se battent héroïquement pendant 6 heures à 1 contre 12.

Devant la situation désespérée, Jean-Baptiste Kléber envisage de tenter une percée au nord avec les restes de sa troupe.

Puis le canon tonne. Jean-Andoche Jean-Andoche Junot exulte : le message est arrivé et Napoléon est déjà là. Comme par magie, les derniers 100 hommes reprennent courage tandis que l'armée de Bonaparte enfonce les lignes turques avec furie. En une demi-heure, il n'y a plus d'armée de Palestine.

Le pacha cherche la mort, mais a l'humiliation d'être fait prisonnier.

La bataille du Mont Thabor ne fait pas tomber Saint-Jean-d'Acre mais elle efface cependant toutes menaces arabes.


Bataille terrestre d'Aboukir

Bataille terrestre d'Aboukir

Napoléon Ier a échoué dans sa tentative du siège de Saint-Jean-d'Acre et doit battre en retraite.

L'Angleterre pousse les sultans de la région à prendre les armes.

Mais les chefs arabes qui n'ont pas oublié la défaite du Mont Thabor du pacha de Damas, restent neutres. Ce dernier voue une haine incalculable pour les français et décide de reprendre le combat.

Une immense flotte anglaise se rue sur la presqu'île d'Aboukir, tenu par une petite garnison de 300 hommes dirigés par le chef de bataillon Godart. 15 000 hommes débarquent sur la plage et les attaquent. Napoléon Ier, présent, ne bouge pas ! Cependant, il envoie ses ordres partout en Égypte pour rapatrier le plus de troupes possibles.

Il envoie 300 hommes en soutien, commandés par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, pour faire bonnes figures devant des officiers atterrés. Ils se battent à 1 contre 60 et sont écrasés.

Les bateaux anglais, dirigés par Nelson, pilonne les positions françaises. Bientôt, la presqu'île a changé de camp et les étendards turcs flottent sur les bastions pris aux français.

Quand le gros de l'armée d'Égypte est là, Napoléon Ier met en place ses troupes :

Eugène de Beauharnais participe à cette bataille.

L'attaque est lancée le 25 juillet 1799, à midi.

Il place son artillerie et repousse les navires anglais de Nelson. L'appui naval des Turcs du Pacha est détruit.

Napoléon Ier peut se préparer en toute tranquillité à refouler les Turcs. Mais leur résistance est inattendue. Louis Charles Antoine Desaix piétine, Joachim Murat n'ose pas trop charger, vu la mitraille qui s'abat au-dessus de sa tête.

Louis Charles Antoine Desaix revient plus près de Napoléon pour attendre d'autres directives. Le pacha sort avec ces hommes et coupe les têtes des soldats français, morts ou vifs !

La haine s'empare des français, qui, sans ordre, se ruent vers les bastions et les prennent à la baïonnette.

Henri Gatien Bertrand est légèrement blessé à la tête à Aboukir, son cheval tué sous lui.

Le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Henri Gatien Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse.

Les cavaliers de Joachim Murat chargent sans aucune crainte les hommes du Pacha. Le dernier fort, complètement au bout de la bande de terre, résiste farouchement et Jean Lannes butte.

Mais Joachim Murat trouve la faille, suivi de tous ces cavaliers. Il sabre tout ce qui bouge et parvient devant le pacha de Damas et lui coupe 3 doigts. Il lui lance :

Si tu refais ça à mes soldats, je te le jure par Allah, je te couperai d'autres choses...

La victoire lors de cette bataille finit la campagne d'Égypte en apothéose.

Napoléon Ier a confirmé ses talents de stratège, mais il apparaît aussi qu'il suffit d'un choc émotionnel de son armée pour soudain avoir l'impression qu'elle double de volume...



Prise du camp de Mourad Bey

Charles Antoine Louis Alexis Morand Adjudant-général

Charles Antoine Louis Alexis Morand Commandant de la province de Djerjeh

Le 12 août 1799, à Samahout, Charles Antoine Louis Alexis Morand surprend, de nuit, Mourad Bey et sa smalah.

Mourad Bey doit s'échapper à moitié nu, en abandonnant de nombreux morts, chameaux, chevaux, armes, bagages... et jusqu'à ses pantoufles.

Devenu célèbre dans toute l'armée d'Égypte pour ce fait d'armes, Charles Antoine Louis Alexis Morand est rappelé au Caire.

Le 21 fructidor an VII soit le 7 septembre 1799, Charles Antoine Louis Alexis Morand est nommé adjudant-général et investi par Jean-Baptiste Kléber du commandement de la province de Djerjeh.



Retour en France de Napoléon Ier

Le 23 août 1799, une proclamation apprend à l'armée que Napoléon Ier vient de transmettre ses pouvoirs à Jean-Baptiste Kléber qui a fait ses preuves et a la confiance de ses hommes.

Ceux-ci sont portés à croire que Napoléon Ier n'est parti en France que pour lever de nouveaux renforts avec lesquels il s'empresserait de retourner en Égypte.

À la nuit tombante, la frégate la Muiron vient le prendre silencieusement sur le rivage, 3 autres bâtiments forment son escorte.

Les 41 jours de traversée se déroule sans encombre, ce qui est assez miraculeux compte tenu du nombre de vaisseaux ennemis croisant en Méditerranée.

La flottille entre le 1er octobre 1799 dans le port d'Ajaccio.

Les vents contraires l'y retiennent jusqu'au 8 octobre 1799 avant qu'elle appareille pour la France.

À la vue des côtes, les Français voient paraître 10 voiles britanniques ; le contre-amiral Ganteaume veut virer de bord vers la Corse :

Non, lui dit Napoléon Ier, cette manœuvre nous conduirait en Angleterre, et je veux arriver en France.

Le 16 vendémiaire an VIII soit le 8 octobre 1799, les frégates mouillent dans la rade de Fréjus.

Comme il n'y a pas de malades à bord et que la peste a cessé en Égypte, 6 mois avant son départ, il est permis à Napoléon Ier et à sa suite de prendre terre immédiatement.

À 6 heures du soir, il se met en route pour Paris, accompagné de Louis Alexandre Berthier, son chef d'état-major.



Projet d'évacuation de l'Égypte

Malgré les diverses richesses que l'Égypte peut livrer à la France, et sans prendre compte de la réelle situation de l'armée, Jean-Baptiste Kléber écrit au Directoire un rapport qui :

Ce projet d'évacuer l'Égypte est contraire aux instructions laissées par Napoléon Ier dans sa dernière lettre à Jean-Baptiste Kléber.

Envisageant les conditions pouvant mettre l'armée d'Orient dans l'obligation d'évacuer, Napoléon Ier avait écrit :

consentez s'il le faut à l'évacuation.

Or, Jean-Baptiste Kléber est très loin des cas prévus par Napoléon :

Pourtant, Jean-Baptiste Kléber songe de plus en plus à l'idée d'une évacuation honorable du pays.



Tentative de débarquement des ottomans en Égypte

Négociations des Français avec les Ottomans et les Anglais

En septembre 1799, ayant achevé la conquête de la Haute-Égypte, Louis Charles Antoine Desaix est rappelé par Jean-Baptiste Kléber qui pense utiliser sa notoriété pour entreprendre les négociations avec Kör Yusuf Ziyaüddin Pasha, le vizir ottoman, dont l'armée commence à s'approcher des premières positions françaises en Égypte.

De son côté, William Sidney Smith, commandant la flotte britannique qui patrouille devant l'Égypte, commence le convoyage des troupes turques (8 000 janissaires) destinées à prendre Damiette.

Un premier débarquement de 4 000 janissaires a lieu le 1er novembre 1799, mais il est aisément repoussé par les 1 000 soldats français de Jean Antoine Verdier, qui empêchent ainsi le débarquement des 4 000 janissaires restant.

Les pertes turques sont considérables, 3 000 hommes périssent et les 1 000 autres sont faits prisonniers, alors que les Français ne comptent que 2 tués et 100 blessés dans leurs rangs.

Malgré cette victoire, Jean-Baptiste Kléber continue d'envisager l'évacuation du pays.

Jean-Baptiste Kléber envoie donc un émissaire auprès du vizir en Syrie, qui assez bien accueilli notamment grâce à l'influence de l'amiral britannique William Sidney Smith.

Ce dernier se présente comme ministre plénipotentiaire de la Couronne Britannique, fonction qu'il n'a jamais eue, d'autant plus qu'un ambassadeur, lord Elgin vient d'arriver à Constantinople.

Jean-Baptiste Kléber entame donc des négociations avec un interlocuteur dont il ignore complètement le statut exact.

Les négociations commencent sur le vaisseau amiral de William Sidney Smith, le Tigre, aux abords de Damiette.

Le plénipotentiaire français est Louis Charles Antoine Desaix, pourtant opposé à l'évacuation de l'Égypte.

Il expose les conditions de Jean-Baptiste Kléber exigeant :

William Sidney Smith refuse catégoriquement ces conditions qui, relevant de la compétence de plusieurs nations, ne peuvent être accordées par un simple plénipotentiaire.

Les négociateurs traitent donc les sujets les plus urgents : l'évacuation des blessés et des savants d'Égypte.

Ce point relève directement des compétences de William Sidney Smith, qui y consent sans trop de pourparlers.

Quant à l'armistice, William Sidney Smith déclare qu'en attendant l'arrivée des plénipotentiaires, il fera part des conditions françaises au vizir, stationné près de Gaza.

William Sidney Smith accepte donc une trêve.



Mort de Jean-Baptiste Kléber

Jean-Baptiste Kléber meurt le 25 prairial An VIII soit le 14 juin 1800 poignardé dans le cœur par Soleyman el-Halaby, un étudiant syrien.

Le 3 juillet 1800, Jacques-François Menou lui succède et avertit Napoléon Ier de cet assassinat.

Sa lettre est publiée dans Le Moniteur le 6 septembre 1800.

Le conseil de guerre français, après avoir mis toute la solennité possible à l'instruction du procès, croit devoir, dans l'application de la peine, suivre les usages de l'Égypte.

Il condamné l'assassin à avoir les mains brûlés puis à être empalé vif.

IL condamne 3 des cheik coupables, à être décollés et leurs corps brûlés.

Le bourreau Barthélemy couche sur le ventre Soleyman el-Halaby, tire un couteau de sa poche, lui fait au fondement une large incision, en approche le bout de son pal et l'enfonce à coups de maillet.

Puis il lie les bras et les jambes du patient, l'élève en l'air et fixe le pal dans un trou préparé.

Soliman vit encore durant 4 heures, et il eut vécu plus si, durant l'absence de Barthélemy un soldat ne lui eut donné à boire : à l'instant même il expira.

Le poignard qui servit pour son assassinat est exposé de nos jours au Musée des Beaux-arts de Carcassonne. Il a été rapporté par André Peyrusse; un carcassonnais,


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