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Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1771 - le dernier en 1813



Naissance de Jean-Andoche Junot

Jean-Andoche Junot dit la Tempête naît à Bussy-le-Grand le 24 septembre 1771.

Il est issu d'une famille bourgeoise.

Il entreprend des études de droit à Dijon quand commence la Révolution française.



Engagement de Jean-Andoche Junot dans l'armée

Jean-Andoche Junot s'engage dans l'armée de 1791, dans le bataillon des volontaires de la Côte-d'Or.


L'attaque du Mont Faron tenu par les Anglais depuis quatre mois. L'artilleur Bonaparte mettra ses batteries à cet endroit et détruira les positions anglaises.

Siège de Toulon

Napoléon Ier Général

Face à la terreur, Toulon sollicite le soutien de l'Angleterre, ennemi de la République, possédant une flotte puissante.

Les notables de Toulon livre la ville aux anglais, en échange d'une protection rapprochée et durable. Ils prennent position dans la ville, sur les avant-postes.

Une armée de la République est dépêchée à Toulon pour faire cesser la contre-révolution.

Jean-François Carteaux est désigné par la Convention pour diriger l'armée de siège de Toulon en 1793.

Jean-François Carteaux installe son quartier général dans la bastide de Montauban, à Ollioules, dont la vue dominait la rade de Toulon.

Le siège s'engage le 7 septembre 1793.

Son chef de l'artillerie, le lieutenant-colonel Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin ayant été blessé en septembre 1793, celui-ci est remplacé par Napoléon Ier que Jean-François Carteaux n'apprécie guère.

Napoléon Ier arrive à Toulon le 16 septembre 1793. Toutes les tentatives entreprises pour percer l'édifice stratégique anglais se sont révélées infructueuses.

D'un simple coup d'œil, Napoléon Ier suggère : Toulon ne sera prise que lorsque l'escadre ennemie, menacée d'être bombardée à boulets rouges, sera forcée d'évacuer la petite rade.

Ses chefs directs, notamment Jean-François Carteaux, campent sur leurs convictions, et ne laissent pas le capitaine canon, sobriquet donné à Napoléon Ier par ses supérieurs, mettre en pratique ses directives.

Jean-François Carteaux quitte ce commandement pour passer successivement à ceux de l'armée d'Italie et de l'armée des Alpes.

Arrive au commandement un officier expérimenté, ancien cadet-gentilhomme du Roi, le général Dugommier, qui comprends le potentiel énorme de son artilleur. Il lui donne carte blanche.

Napoléon Ier exhorte ses troupes, couvre les régiments d'artillerie de surnoms propices à la motivation et au courage :

Le 12 novembre 1793, le fort de l'Eguillette est pris.

Le 17 novembre 1793 :

Napoléon Ier n'a plus qu'à ordonner de pilonner les positions anglaise à partir de ces forts.

Si bien que le 19 décembre 1793, les anglais du général O'Hara évacuent le port de Toulon, laissant derrière eux 4 000 morts et prisonniers, ainsi que 6 navires détruits ou capturés.

La ville capitule.

Lors de la construction d'une des premières batteries que Napoléon Ier, à son arrivée à Toulon, ordonne contre les Anglais, il demande un sergent ou caporal qui sache écrire. Jean-Andoche Junot sort des rangs et écrit sous sa dictée sur l'épaulement même. La lettre à peine finie, un boulet la couvre de terre. Bien ! dit-il, je n'aurai pas besoin de sable pour sécher l'encre. Cette plaisanterie, le calme avec lequel elle est dite fixe l'attention de Napoléon Ier et fera la fortune de Jean-Andoche Junot.

Napoléon Ier, arrivé à Toulon capitaine, en repart général. Il a conquis 4 grades en 4 mois.



Début de la Première campagne d'Italie

Le 11 mars 1796, Napoléon Ier quitte Paris accompagné de Louis-Bonaparte Ier de Hollande, son frère, de Jean-Andoche Junot et de l'ordonnateur Chauvet.

Le 27 mars 1796, Napoléon Ier prend, à Nice, le commandement de l'armée d'Italie.

Il trouve l'armée dans un bien piteux état.

Des 106 000 hommes annoncé par le ministère de la guerre, beaucoup sont morts, sont prisonniers ou ont déserté.

Il reste quelque 31 000 soldats, dont 28 000 fantassins et 3 000 cavaliers.

Ils sont mal nourris, mal habillés, mal armés.

Ils ne disposent plus que de 30 canons et 500 mulets pour le transport.

Le général est reçu avec défiance par la troupe qui ne le connaît que comme l'auteur d'une fusillade contre la foule en 1795.

Les officiers sont jaloux d'être commandés par un si jeune général.

Dès son arrivée, il sait trouver les mots qui galvanisent les troupes.

Le 28 mars 1796, il effectue une première revue.

Le 29 mars 1796, une mutinerie du 3e bataillon de la 209e demi-brigade est rapidement matée.



Retour à Paris de Bernardine Eugénie Désirée Clary

De retour à Paris, les prétendants se bousculent à la porte de Bernardine Eugénie Désirée Clary, comme Jean-Andoche Junot qui après un refus, n'hésite pas à faire intervenir Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont pour plaider sa cause, sans plus de succès.

Ces valeureux guerriers battent en retraite devant une aussi frêle et belle jeune fille !

Par contre, Bernardine Eugénie Désirée Clary n'est pas restée insensible au physique de Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont …


Bataille du Mont Thabor

Siège de Saint-Jean-d'Acre

Bataille de Mont Thabor

Napoléon Ier décide de faire le siège de Saint-Jean-d'Acre, dont il connaît les inépuisables ressources. Il en a besoin pour continuer sa progression.

Mais les habitants, galvanisés par le coupeur de têtes Djezzar Pacha, se défendent farouchement, et Napoléon n'arrive pas à percer ces défenses.

Il envoie des petites troupes partout autour pour s'assurer de la progression de l'armée de Palestine, particulièrement redoutable.

Jean-Andoche Junot commande une petite unité dirigée vers Nazareth, ou il remporte une grande victoire sur l'avant-garde du pacha de Damas avec seulement 500 hommes.

Mais il reçoit un message urgent de Jean-Baptiste Kléber qui, lui, n'a pas autant de chances au Mont Thabor. Jean-Andoche Jean-Andoche Junot part sur le champ et le rejoint.

Le 15 avril 1799, ils apprennent l'arrivée du corps d'armée du pacha, qui a une envie folle de se venger. Jean-Baptiste Kléber adresse un message d'urgence à Napoléon.

Le 16 avril 1799, pas moins de 25 000 turcs chargent les 2 500 français. Les deux généraux se battent héroïquement pendant 6 heures à 1 contre 12.

Devant la situation désespérée, Jean-Baptiste Kléber envisage de tenter une percée au nord avec les restes de sa troupe.

Puis le canon tonne. Jean-Andoche Jean-Andoche Junot exulte : le message est arrivé et Napoléon est déjà là. Comme par magie, les derniers 100 hommes reprennent courage tandis que l'armée de Bonaparte enfonce les lignes turques avec furie. En une demi-heure, il n'y a plus d'armée de Palestine.

Le pacha cherche la mort, mais a l'humiliation d'être fait prisonnier.

La bataille du Mont Thabor ne fait pas tomber Saint-Jean-d'Acre mais elle efface cependant toutes menaces arabes.


Jean-Andoche Junot et Laure Adelaïde Constance Permon

Mariage de Jean-Andoche Junot avec Laure Adelaïde Constance Permon

Jean-Andoche Junot épouse Laure Adelaïde Constance Permon au début du Consulat.



Jean-Andoche Junot Général de division et Gouverneur de Paris

À son retour en France en 1801, Jean-Andoche Junot est nommé Général de division et Gouverneur de Paris.



Jean-Andoche Junot à Arras

Jean-Andoche Junot Ambassadeur au Portugal

Jean-Andoche Junot est écarté du poste Gouverneur de Paris par Napoléon Ier qui l'envoie à Arras, pour instruire le nouveau corps de grenadiers.

Ayant fait savoir son mécontentement, Jean-Andoche Junot est exilé en 1805 comme Ambassadeur au Portugal.


Bataille d'Austerlitz

Bataille de Wischau

Bataille d'Austerlitz

Napoléon Ier continue la poursuite des armées autrichienne et prussienne vers le plateau de Pratzen.

Il a maintenant peur du rapprochement austro-prussien et il ne dispose que de 55 000 hommes à cet instant précis, face à 85 000 austro-russes.

Les ennemis, ayant appris ce déséquilibre numérique, arrêtent de fuir et cherchent le combat.

Il y a un petit affrontement à Wischau, où Joachim Murat, pourtant bien accompagné, se laisse surprendre.

Cela redonne confiance aux autrichiens.

Le 1er décembre 1805, veille de la bataille, la situation est la suivante :

sont retranchés sur le plateau de Pratzen,

Jean-Andoche Junot, André Burthe d'Annelet et Henri Gatien Bertrand participent à cette bataille.

Incorporé avec son régiment dans la Grande Armée de 1805 à 1807, Martial Bardet se couvre de gloire à Austerlitz.

Face à eux, les généraux Bagration, Liechtenstein et Constantin (75 000 hommes en tout) se trouvent de l'autre côté, sur le versant.

Les derniers 10 000 hommes s'opposent au corps de Louis Nicolas Davout.

Napoléon Ier met en place un plan stratégique quasi imparable...

Napoléon Ier laisse s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre.

Il renforce Davout pour contrer le colonel Buxhowden, et en contrepartie dégarnit le plateau.

Le 2 décembre 1805, les autrichiens, confiants, attaquent en masse.

Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon, les ennemis, pourtant 6 fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre.

C'est alors que, dans le courant de l'après-midi, le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult referme l'étau, et entoure les austro-russes.

Avec la division Saint-Hilaire, Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque, de front, le plateau de Pratzen.

L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemies, en raison d'un immense brouillard.

Tout d'un coup, celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champ de bataille.

Bagratrion, alerté, vient à la rescousse, et bouscule les français.

Mais Napoléon Ier lance alors Michel Ney et Jean Lannes qui chargent les autrichiens avec une violence à peine imaginable.

Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés.

Maurice Étienne Gérard est blessé à Austerlitz en chargeant brillamment à la tête de ses escadrons contre la garde impériale russe.

Napoléon Ier aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace.

Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner vers les étangs gelés.

La glace explose, et des dizaines de russes se noient ou meurent de froid dans l'eau libérée.

On appellera cet affrontement la bataille des Trois Empereurs, car elle oppose simultanément :

Cette victoire met fin à la guerre de la troisième coalition.

L'Europe est désormais sous la domination complète de Napoléon.

Les États Allemands, la Norvège et l'Empire Turc cherche son appui ou même sa protection...

Une trêve est conclue le 4 décembre 1805 et les négociations commencent.

Louis François Foucher, un des meilleurs artilleurs de la grande armée, participe à cette bataille.



Jean-Andoche Junot Gouverneur de Parme

Catherine-Dominique de Pérignon Gouverneur de Parme

L'amitié de Jean-Andoche Junot avec un banquier lui porte préjudice.

Demandant un prêt à Napoléon Ier, Jean-Andoche Junot se voit de nouveau exilé en 1806, cette fois-ci comme Gouverneur de Parme où il remplace Moreau de Saint-Méry.

Son action consiste à réprimer une insurrection en raison de l'instauration du service militaire, l'administration réelle étant entre les mains du préfet Hugues Nardon.

Jean-Andoche Junot démissionne de son poste de Gouverneur de Parme le 7 juin 1806 et est remplacé par le maréchal Catherine Dominique de Pérignon.



Jean-Andoche Junot Gouverneur militaire de Paris

De retour à Paris, Jean-Andoche Junot récupère son poste de Gouverneur militaire de Paris, mais son train de vie fastueux et ses écarts de conduite le font relever.

Des grandes fortunes que Napoléon a créées, celle de Junot est, sans contredit, une des plus désordonnées.

Ce qu'il lui a donné d'argent ne saurait se croire, et il n'a pourtant jamais eu que des dettes.

Il a dissipé de vrais trésors sans se faire honneur, sans goût, trop souvent même dans des excès grossiers.


Jean-Andoche Junot

Traité de Fontainebleau

Invasion du Portugal

Prise de Lisbonne

Jean-Andoche Junot Gouverneur du Portugal

Jean-Andoche Junot Duc d'Abrantès

Exil de Jean VI de Portugal

Rio de Janeiro Capitale de l'Empire portugais

Napoléon Ier accentue les pressions contre le Royaume-Uni, allié traditionnel du Portugal.

Le Portugal refuse d'appliquer le blocus continental.

Le 27 octobre 1807, Charles IV d'Espagne et Napoléon Ier signent le Traité de Fontainebleau, qui autorise le passage des troupes françaises par le territoire espagnol pour envahir le Portugal.

Jean VI de Portugal tente de trouver un compromis avec la France, mais ses constantes hésitations poussent finalement Napoléon Ier à décider l'invasion du Portugal par Jean-Andoche Junot.

Les frasques de Jean-Andoche Junot lui valent un quatrième exil.

Jean-Andoche Junot, mis à la tête d'une armée pour envahir le Portugal, part de Salamanque en novembre 1807

Le 29 novembre 1807, la famille royale du Portugal et la cour s'embarque pour le Brésil, colonie portugaise.

Après une marche pénible au Portugal, l'armée que commande Junot ne trouve des vivres et des ressources qu'en atteignant Abrantès, petite ville sur le Tage, à 10 myriamètres de Lisbonne.

Jean-Andoche Junot s'empare de Lisbonne au début décembre 1807.

Jean-Andoche Junot est nommé Gouverneur du Portugal et fait Duc d'Abrantès.


Bataille de Vimeiro

Bataille de Vimeiro

Convention de Cintra

Les Britanniques arrivent au Portugal en août 1808.

Jean-Andoche Junot est battu par les forces britanniques de sir Arthur Wellesley de Wellington à la bataille de Vimeiro le 21 août 1808.

Pendant la révolution, Hippolyte Michel entre dans l'armée Britannique et combat en Europe et en Amérique.

Hippolyte Michel est décoré à la Bataille de Vimeiro.

Les forces françaises se trouvent coupées de leur ligne de retraite.

Arthur Wellesley de Wellington est remplacé au haut commandement des troupes britanniques au Portugal par l'arrivée de Harry Burrard et le jour suivant par Hew Dalrymple.

Tous les deux sont de vieux hommes précautionneux qui n'ont pas récemment participé à des combats

Plutôt que de pousser leur avantage auprès des français, ils se contentent d'ouvrir des négociations.

Arthur Wellesley de Wellington a envisagé de prendre le contrôle de Torres Vedras et de couper la retraite des français avec sa réserve jusqu'ici inemployée, mais il reçoit l'ordre d'attendre et de signer un armistice préliminaire.

Des conversations entre Hew Dalrymple et François Étienne Christophe Kellermann conduisent à la signature de la Convention de Cintra ou Sintra, le 30 août 1808, au Palais de Queluz, à Queluz-Sintra, en Estramadure.

Par cet accord, Hew Dalrymple autorise les Français vaincus à évacuer leurs troupes du Portugal sans autre conflit, dans des termes similaires à ceux consentis à la garnison d'une forteresse pour se rendre.

Les 20 900 soldats français sont évacués du Portugal par la Flotte Britannique avec leur équipement et leurs biens personnels qui sont pour la plupart des biens pillés auprès de la population portugaise.

Ils sont transportés à Rochefort.

Jean-Andoche Junot y arrive le 11 octobre 1808 et évite la cour martiale.

Hew Dalrymple ne tient pas compte des préoccupations de la Royal Navy à propos d'une escadre russe bloquée dans la baie de Lisbonne.

Une négociation séparée réglera plus tard ce problème en transportant de même les marins russes chez eux et en sabordant leurs navires.

Une fois connue au Royaume-Uni, la convention est considérée comme honteuse.

Les rapports de Hew Dalrymple par contre orientent les critiques sur Arthur Wellesley de Wellington, qui a encore un ministère au gouvernement.

Arthur Wellesley de Wellington, Harry Burrard et Hew Dalrymple sont rappelé du Portugal afin de faire face à une commission d'enquête qui siège dans le Grand Hall de l'Hôpital Royal de Chelsea du 14 novembre au 27 décembre 1808.

Les 3 hommes sont relaxés.

Harry Burrard et Hew Dalrymple sont tranquillement poussés vers la retraite et ne seront plus appelés en service actif.

Arthur Wellesley de Wellington retourne bientôt en service au Portugal,

Sir John Moore, en commentant la commission d'enquête, exprime le sentiment populaire que sir Hew Dalrymple est sénile et, parmi tous les hommes vus a la tête d'une armée, de loin le plus incapable.



Entrée des troupes autrichiennes en Bavière

Dans les premières heures du 10 avril 1809, 140 000 Autrichiens sous les ordres de Charles-Louis de Teschen traversent l'Inn et entrent en Bavière.

La progression des Autrichiens en Bavière et en Italie oblige Napoléon Ier à quitter l'Espagne.

Napoléon Ier ordonne à Louis Alexandre Berthier de lever l'Armée d'Allemagne avec des troupes françaises et alliées sur le front du Danube.

Napoléon Ier dispose :

Ainsi, les premières semaines de la campagne sont marquées par plusieurs défaites françaises.

Les Autrichiens continuent leur progression en Bavière, balayant l'armée bavaroise.

Le 17 avril 1809, les armées françaises se mettent en marche.

Elles vont remporter 5 victoires en 4 jours.

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane participe à la campagne d'Allemagne.



Bertrand de Clauzel Chef de la 1re division du 8e corps de l'armée d'Espagne

Bertrand de Clauzel, envoyé en Espagne auprès de Jean-Andoche Junot et d'André Masséna, devient, le 29 décembre 1809, chef de la 1re division du 8e corps de l'armée d'Espagne, qui fait partie de celle de Portugal.



Campagne d'Espagne

Jean-Andoche Junot retourne dans la péninsule Ibérique en 1810 dans l'armée d'André Masséna et est gravement blessé, avant d'être battu par Arthur Wellesley de Wellington.


Bataille de Smolensk - par Piter von Hess

Bataille de Smolensk

Afin d'obliger l'ennemi à se confronter à lui, Napoléon Ier conçoit une manœuvre pour essayer de balayer les troupes russes et les défaire une bonne fois pour toutes.

Le 14 août 1812, les forces françaises, sous le commandement de Joachim Murat, Louis Nicolas Davout et Michel Ney, traversent le fleuve Dniepr à Rassna, plus loin à l'est, sur des ponts construits pendant la nuit.

Le plan consiste:

Smolensk est une ville de 12 600 habitants, qui n'a pas vraiment de valeur stratégique, si ce n'est d'être sur le chemin de la Grande Armée.

Elle est défendue par des bastions et d'épaisses murailles de pierres, et occupe les deux rives du fleuve Dniepr, ce qui complique son encerclement.

Mais, alors que ses ordres sont de marcher à l'ouest, le général russe Pierre de Bagration désobéit et se rend au sud à Smolensk.

Quand les forces françaises arrivent sur la ville, le 16 août 1812, celle-ci est fortement défendue, la garnison est considérablement renforcée par l'arrivée de Barclay et du gros de l'armée.

Napoléon Ier pense que les Russes vont sortir pour empêcher la destruction de la ville qui abrite une icône sainte.

Comme cela ne se produit pas, il décide de prendre la ville par la force.

La grande armée est forte de 175 000 soldats.

Les forces du prince Pierre de Bagration sont de 130 000 soldats

Mais seuls 50 000 et 60 000 hommes des deux camps respectifs sont réellement engagés.

Le 14 août 1812, après en avoir chassé deux régiments de cosaques, Emmanuel de Grouchy entre à Liady avec la cavalerie de Nansouty.

Pendant ce temps, Joachim Murat et Michel Ney sont à Krasnoi.

Le 15 août 1812, la Garde impériale, le 1er et le 4e corps, arrive à Liady, tandis que le 3e corps repousse la division de Newerowski, forte de 6 000 hommes, 1 200 chevaux et 10 canons, qui bat en retraite vers Smolensk.

Les Russes qui perdent 2 000 hommes, 8 canons et leurs caissons, sont poursuivis jusque Korytnia où Napoléon Ier établi son quartier général.

Michel Ney est à Lubna

La bataille commence le 16 août 1812 par un premier test sur 2 des faubourgs.

Les Russes ne réagissent pas comme prévu face à cette provocation, et restent dans la ville.

Napoléon Ier commande l'assaut général avec 3 corps de la Grande Armée, soutenus par 200 pièces d'artillerie.

Cela réussit pendant un certain temps, mais quand les Français atteignent les murs de ville, ils n'ont aucun moyen pour les franchir.

Ils essaient vainement de s'élever sur les épaules des uns et des autres, exposés au feu de l'artillerie russe.

Au soir du 16 août 1812, ils n'ont fait aucun progrès.

Vers 14h le 17 août 1812, voyant que les Russes ne sont pas décidés à sortir, Napoléon Ier ordonne à Poniatowski de faire mouvement pour couper les communications entre la ville et la rive droite du fleuve, tandis qu'une division du général Bruyères s'empare du plateau devant les faubourgs de Sloboda-Raczenka.

60 pièces d'artillerie y sont installées.

Leurs tirs de mitraille obligent les Russes de la rive droite à évacuer leurs positions.

Louis Nicolas Davout attaque ensuite les faubourgs qui tombent vers 17h.

De son côté, Michel Ney attaque les positions ennemies situées devant la ville.

Des tirs d'artillerie chassent les occupants des tours.

Par la rive droite, la ville reçoit le renfort de 2 divisions et deux régiments d'infanterie de la garde.

L'intense bombardement d'artillerie provoque de nombreux incendies, et la majeure partie de la ville brûle à la tombée de la nuit.

Deux compagnies de mineurs s'attaquent aux remparts.

Dans la nuit, sacrifiant une petite garnison, Barclay abandonne la ville par la rive droite.

Le général Korff commandant l'arrière-garde met le feu à différents endroits de la ville et brûle le dernier pont derrière lui.

Vers l'aube du 18 août 1812, des brèches sont ouvertes dans les murs.

La Grande Armée pénètre dans la ville, sans grande résistance.

En quelques heures, le gros des troupes l'investit.

Barclay maintient des forces de l'autre côté du fleuve empêchant une traversée avant la nuit du 18 août 1812.

La ville de Smolensk est presque totalement détruite.

Les Russes comptent :

Côté français, les pertes sont de :

La bataille de Smolensk est une victoire pour Napoléon Ier qui a pris la ville, et a subi moins de pertes que ses ennemis.

Mais la chaîne d'approvisionnement française est défaillante et ils manquent de nourriture.

Smolensk eût été une source utile d'approvisionnement si elle avait été prise intacte.

Jean-Andoche Junot est blâmé pour avoir permis à l'armée russe de faire retraite après cette bataille.


La Grande Armée en action sur le plateau de la Moskova Napoléon Ier et ses généraux à la bataille de la Moskowa

Bataille de la Moskova

Mort d'Auguste Caulincourt

Le 4 septembre 1812, les éclaireurs de Joachim Murat repèrent les positions ennemies sur le plateau de Borodino sur la rive droite de la Kolotscha (affluent de la Moskova ou Moskowa).

Les russes, emmenés par Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov vont dresser un certain nombre de redoutes, flèches et tranchées en tout genre pour barrer la route de Moscou La Sainte aux français.

La supériorité en nombre et en matériel confère aux russes une certaine confiance :

Louis Nicolas Davout propose à Napoléon Ier d'effectuer une marche de nuit à travers la forêt d'Outitza pour tomber sur les arrières ennemis, mais ce dernier refuse, pendant qu'il a juste assez de monde pour effectuer une manœuvre classique.

Il prévoit l'attaque de Michel Ney et de Jean-Andoche Junot sur les flèches de la Kolotscha, soit 80 000 hommes sur un front de trois kilomètres.

Joseph Poniatowski et ses fiers lanciers polonais devront contourner Kutusov pour l'enfermer au maximum, et il reviendra à Louis Nicolas Davout d'écraser le tout quand le moment sera venu.

Jean-Andoche Junot commande le 8e corps avec compétence.

Mais, en plus des formidables défenses russes, les corps d'Ostermann, de Platov, d'Udarov, de Rajevski, de Doktorov et de Pahlen sont là pour mener la vie dure à la Grande Armée...

Les premiers affrontements commencent à partir du 5 septembre 1812.

Les français du 61ème régiment d'infanterie du général Compans enlèvent, avec beaucoup de difficultés, la redoute de Schwardino.

Deux jours plus tard, le 7 septembre 1812, dans le courant de la nuit, les premiers coups de canons réveillent les deux armées.

A 6 heures du matin, le véritable affrontement s'engage.

À gauche, les Italiens d'Eugène de Beauharnais enlèvent Borodino, mais ne peuvent maintenir la position très longtemps.

À Borodino, Pierre de Bagration subit l'essentiel de l'attaque française, sur la gauche de son armée.

André Burthe d'Annelet est blessé lors de cette bataille.

Pierre de Bagration résiste vaillamment mais reçoit une blessure mortelle en fin de journée.

Louis Nicolas Davout se rend maître de la redoute de Semenovskoïe, mais doit lui-aussi battre en retraite après la contre-attaque russe.

Joachim Murat se présente en soutien avec deux régiments de cuirassiers et repousse l'offensive de la Garde Impériale Russe, déblaie le terrain et ouvre la voie aux corps d'armées de Ney et de Louis Nicolas Davout.

À 10 heures, des mêlées d'une violence inouïe s'engagent sur la Grande Redoute.

La victoire reste aux français, tandis que les artilleries de chaque camp noient le plateau de la Moskova d'un déluge de feu.

Le front russe risque de craquer, et Pierre de Bagration, avec l'approbation de Barclay de Tolly, demande des renforts urgents à Kutusov.

Kutusov se présente sur le champ de bataille, à l'abri des tirs français.

Cela donne un regain d'optimisme dans l'armée du Tsar.

La Grande Redoute retombe aux mains des russes.

Ney et Louis Nicolas Davout sont attaqués furieusement par Pierre de Bagration, et battent en retraite.

L'Empereur lance alors ses compagnies de Wurtembourgeois menés par Marchand.

Ceux-ci résistent aux charges successives et bousculent les fantassins russes.

3 heures plus tard, la situation commence à devenir critique pour les russes pourtant bien partis dans la bataille.

Leur résistance s'affaiblit, et ils n'arrivent pas à enfoncer les lignes françaises.

Mais, ils sont toujours en possession de la Grande Redoute, qui se révèle être le point stratégique capitale de l'affrontement.

Ney et Joachim Murat se concerte : une victoire éclatante est à portée de main si Napoléon Ier décide de faire donner la Garde.

Mais il refuse de se séparer de sa dernière réserve.

Il place 300 pièces d'artillerie pour faire tomber la Grande Redoute.

Il charge Auguste Caulincourt, le frère du Grand Écuyer de l'Empire, de renforcer cette offensive.

Celui-ci s'élance avec courage, sabrant lui-même les tirailleurs russes, et enlève finalement la Redoute avant de tomber, mortellement blessé.

Emmanuel de Grouchy se porte alors en renfort, et conforte les nouvelles positions françaises.

Là aussi, il faudrait des troupes fraîches pour exploiter le succès, mais l'Empereur ne veut toujours pas risquer sa dernière réserve.

Cependant les russes ne veulent pas quitter le champ de bataille.

Napoléon décide de les pilonner.

Il prononcera cette phrase célèbre : Puisqu'ils en veulent, dit-il au général d'artillerie Sorbier, donnez-leur en.

Ce n'est pas moins de 400 canons qui vomissent la mort selon le commandant Lachouque sur les pauvres fuyards russes.

A 15 heures, la bataille la plus meurtrière de l'Empire est finie.

La victoire aura été particulièrement difficile...

Le carnage aura duré 14 heures :

48 généraux sont morts pendant cet affrontement :

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot est laissé pour mort sur le champ de bataille.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Retrouvé parmi les cadavres par son aide de camp, il est envoyé à Berlin pour soigner ses 17 blessures et se rétablir.

Napoléon Ier résumera ainsi la Moskova : Jamais je ne vis briller dans mon armée autant de mérite.

La route de Moscou, située à 125 km, est ouverte.



Jean-Andoche Junot Gouverneur des Provinces illyriennes

Mort de Jean-Andoche Junot

Jean-Andoche Junot participe à toutes les batailles qu'il peut pour essayer d'obtenir le bâton de maréchal, mais son état de santé mentale décline.

Napoléon Ier dit que Jean-Andoche Junot l'a mécontenté.

Il a fait des fautes capitales qui ont coûtées bien cher.

En 1813, par suite de ce mécontentement, Jean-Andoche Junot perd le gouvernement de Paris.

L'Empereur l'envoie à Venise.

Cette disgrâce est adoucie par le gouvernement général de l'Illyrie.

De graves troubles du comportement font reconnaître son aliénation mentale.

Il est rapatrié de force chez son père en Bourgogne.

Un soir, dans un accès de délire, Jean-Andoche Junot se défenestre, se fracture la jambe, puis tente de s'amputer avec un couteau de cuisine.

Jean-Andoche Junot meurt à Montbard en Côte-d'Or le 29 juillet 1813 suite à des complications infectieuses, le 29 juillet 1813.

Il est inhumé dans le cimetière de Montbard.


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