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Événements contenant la ou les locutions cherchées



75 événements affichés, le premier en 1358 - le dernier en 1467



Mariage d'Albert Ier de Bavière avec Marguerite de Silésie

Albert Ier de Bavière épouse à Passau Marguerite de Silésie ou de Silésie-Brieg, fille de Louis de Silésie-Liegnitz et d'Agnès de Glogau.

Leurs enfants sont :


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.



Naissance de Jean sans Peur

Jean sans Peur naît au palais des Duc de Bourgogne de Dijon le 28 mai 1371, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Mariage de Jean sans Peur avec Marguerite de Bavière

Jean sans Peur Comte de Nevers

Mariage de Guillaume II de Bavière avec Marguerite de Bourgogne

Jean sans Peur épouse à Cambrai le 12 avril 1385 Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :

Jean sans Peur devient Comte de Nevers en 1385.

Guillaume II de Bavière épouse le 12 avril 1385 Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle. Leur enfant est :

Ces mariages préparent la future unité territoriale des Pays-Bas et l'union de ces principautés à l'État bourguignon.

Philippe II le Hardi fait aussi entrer par ces mariages la nouvelle dynastie de Bourgogne dans le réseau d'alliance de la maison de Bavière.


Marguerite de Clisson

Libération de Jean Ier de Blois-Châtillon

Mariage de Jean Ier de Blois-Châtillon avec Marguerite de Clisson

Olivier V de Clisson use de son influence pour faire mettre en liberté les enfants de Jeanne de Penthièvre qui sont toujours otages en Angleterre.

Olivier V de Clisson paye la rançon de Jean Ier de Blois-Châtillon.

Olivier V de Clisson donne sa fille à Jean Ier de Blois-Châtillon.

Jean Ier de Blois-Châtillon épouse à Moncontour en Penthièvre le 20 janvier 1388 ou 1387 Marguerite de Clisson. Leurs enfants sont :

Le mariage a lieu en présence des sires de Laval, de Léon, de Derval, de Rochefort, de Beaumanoir et de Rostrenen.

Jean IV le Conquérant ne pardonne pas à Olivier V de Clisson cette alliance.



Naissance de Marguerite de Bourgogne

Marguerite de Bourgogne naît en 1390 ou en 1393, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Elle sera comtesse de Gien et de Montargis.



Valéran III de Luxembourg Grande maîtrise des eaux et forêts

Valéran III de Luxembourg est partisan dévoué de Jean sans Peur. Pendant la démence du roi, Jean sans Peur fait donner à Valéran III de Luxembourg la grande maîtrise des eaux et forêts.



Naissance de Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne naît en 1394, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.



Naissance de Charles Ier d'Orléans

Charles Ier d'Orléans, dit le Poète, naît à l'hôtel de Saint-Pol à Paris le 24 novembre 1394 fils de Louis Ier d'Orléans, et de Valentine Visconti, Comtesse de Vertus, fille du duc de Milan.

Son enfance est marquée par les rivalités qui opposent Louis Ier d'Orléans, son père, à Jean sans Peur, Duc de Bourgogne, rivalités à l'origine de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.



Naissance d'Isabelle de Bourgogne

Isabeau ou Isabelle de Bourgogne naît en1395, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.



Croisade contre les Turcs ottomans

Sigismond Ier de Luxembourg dirige une croisade contre les Turcs ottomans en Valachie en 1395. Jean Sans Peur participe à cette croisade et se bat vaillamment.



Naissance de Philippe III le Bon

Philippe III, dit le Bon, naît à Dijon le 30 juin 1396, fils de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.



Naissance de Catherine de Bourgogne

Catherine de Bourgogne naît en 1396, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.


Massacre des chrétiens après Nicopolis

Croisade contre les Turcs ottomans

Bataille de Nicopolis

Jean Sans Peur prisonnier

Mort de Jean de Vienne Amiral de France

Mort d'Henri de Bar

Mort de Philippe de Bar

Édouard III de Bar héritier du duché de Bar

Philibert de Naillac Grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Quand le sultan Bajazet ou Bayezid Ier l'attaque, Manuel II Paléologue fait appel aux Croisés Occidentaux.

Sigismond Ier de Luxembourg dirige une croisade contre les Turcs ottomans en 1396.

Charles II de Lorraine participe à l'expédition avec Jean de Nevers, fils de Philippe II le Hardi

Jacques II de Bourbon-La Marche fait ses premières armes dans cette croisade.

Guy VI de La Trémoïlle participe à la croisade de Jean sans Peur.

Philibert de Naillac, avec de nombreux hauts seigneurs français et une troupe de quelques dizaines d'Hospitaliers, rejoint l'armée des croisés.

Elle est renforcée par de forts contingents de différentes nations chrétiennes : Angleterre, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Bohême.

Au total entre 90 et 100 000 hommes se portent à la rencontre de l'armée ottomane, forte elle aussi d'environ 100 000 hommes, commandée par le sultan Bajazet.

Les deux armées se combattent le 25 septembre 1396 aux environs de Nicopolis (aujourd'hui Nikopol, en Bulgarie), sur les rives du Danube.

Dans un premier temps, les armes paraissent favorables aux chrétiens, qui mettent hors de combat près de 30.000 Turcs, mais ils finissent par se heurter, dans le plus grand désordre (l'indiscipline des chevaliers français n'y est pas étrangère) au corps d'armée commandé par Bajazet en personne, qui s'assure bientôt le dessus.

L'armée de Sigismond Ier de Luxembourg, de son côté, est prise à partie par les troupes chrétiennes du corps serbe du despote Étienne Lazarévitch, beau-frère et allié de Bajazet.

La défaite chrétienne est transformée en déroute par la désertion des éléments valaques et transylvaniens, qui n'ont pas pris part au combat.

Bajazet Ier, ivre de vengeance en raison des pertes subies par son armée dans les débuts de la bataille, ne fait pas de quartier aux vaincus. Seuls seront épargnés les hauts seigneurs dont les Ottomans pourront tirer une forte rançon.

Jean Sans Peur et Guy VI de La Trémoïlle sont fait prisonniers.

Jean aurait gagné son surnom de "sans Peur" à Nicopolis.

Jean de Vienne meurt lors de cette bataille.

Henri de Bar et Philippe de Bar meurent en 1396 à Nicopolis.

Édouard III de Bar devient l'héritier du duché de Bar.

Avant que la déroute ne soit consommée, le proche entourage de Sigismond Ier de Luxembourg, parmi lesquels Philibert de Naillac et quelques Hospitaliers, convainquent le roi de fuir. Ils parviendront à gagner les rivages de la mer Noire, puis Constantinople.

C'est là que Philibert de Naillac apprend son élection comme 34ème grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem par le chapitre général, qui s'est réuni, en son absence.

Philibert de Naillac est encouragé par le chapitre général à se tenir éloigné de toute influence politique romaine ou avignonaise,.



Retour de Jean Sans Peur

Jean Sans Peur est libéré et revient en France en 1398.


Tombeau de Philippe II Le Hardi au palais des Ducs de Bourgogne de Dijon Jean sans Peur Blason de Jean sans Peur

Mort de Philippe II le Hardi

Jean sans Peur Duc de Bourgogne

Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Charolais

Philippe II le Hardi meurt à l'Hôtel du Cerf à Halle en Belgique le 26 ou le 27 avril 1404. Le corps de Philippe II le Hardi est éviscéré et embaumé, puis placé dans un cercueil de plomb.

Il est déposé dans le chœur de la Chartreuse de Champmol le 16 juin 1404. Ses viscères sont expédiés à Notre-Dame de Hal.

Dès 1378, Philippe II le Hardi acquiert le domaine de Champmol pour y faire construire une chartreuse (1383-1388) destinée à accueillir sa dépouille après son décès. Ce bâtiment est devenu depuis un hôpital de Dijon. Son tombeau et son gisant sont réalisé par Jean de Marville (1381-1389), Claus Sluter (1389-1406) et Claus de Werve (1406-1410). Jean Malouel, peintre officiel du duc, s'est chargé de la polychromie et des dorures.

En 1792, son corps est transféré à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Son tombeau est remonté un peu plus tard et endommagé par les révolutionnaires en 1793. Il est restauré dans la première moitié du XIXe siècle et se trouve aujourd'hui au musée des Beaux-arts de Dijon dans le Palais des Ducs de Bourgogne

Philippe II le Hardi renforce le pouvoir central de la maison de Bourgogne. Tout en maintenant les institutions locales, il leur impose une autorité de tutelle.

Le cadre institutionnel ainsi mis en place limite les pouvoirs régionaux.

Le duché de Bourgogne est à l'apogée de son pouvoir politique au sein du conseil. Mais Philippe II le Hardi lègue à son fils Jean sans Peur des caisses vides et une obligation de démagogie s'il veut garder un parti.

En 1404, Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur succède à son père et devient Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne reçoit en apanage le comté de Nevers en 1404 (jusqu'en 1419), par renonciation de ses frères Jean sans Peur et Antoine de Bourgogne.

Jean sans Peur prend le contrôle du conseil mais est politiquement moins puissant que son père. Louis Ier d'Orléans sait qu'il doit profiter de la disparition de Philippe II le Hardi pour reprendre les rênes du pouvoir.

Des rumeurs font état d'une liaison entre Isabeau de Bavière et Louis Ier d'Orléans. En raison des intrigues à la cour de Charles VI le Fou et de l'inimitié d'Isabeau de Bavière, Valentine Visconti doit quitter Paris et partir en exil à Saint-Pol.

Par sa prodigalité, Louis Ier d'Orléans s'attire une croissante impopularité, soigneusement exploitée par Jean sans Peur. Il est accusé d'avoir voulu séduire ou, pis, violer la duchesse de Bourgogne.



Naissance d'Anne de Bourgogne

Anne de Bourgogne naît en 1404, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.



Mort de Marguerite de Mâle

Jean sans Peur Comte de Bourgogne et de Flandre

Jean sans Peur Seigneur de Salins

Marguerite de Mâle meurt à Arras le 16 ou le 21 mars 1405. Elle est inhumée dans la chapelle Notre-Dame de l'église Saint-Pierre de Lille.

À la mort de sa mère en 1405, Jean sans Peur devient également Comte de Bourgogne, de Flandre et d'Artois et Seigneur de Salins. À 33 ans, c'est alors un homme mûr, expérimenté et considéré.


Politique de Jean sans Peur en Flandre et Bourgogne

Le duc Jean est réformateur par goût de la saine gestion administrative autant que par opportunité.

Jean sans Peur, tout comme son père Philippe II le Hardi, veut renforcer les institutions centrales et le pouvoir princier en Flandre, Bourgogne

Il tente d'annuler l'influence des villes.

Un des principaux instruments de cette politique est le contrôle des impôts. Le duc persuade les villes de verser un pourcentage des impôts indirects au Trésor public. Seule la ville de Gand ne souscrit pas au projet.

Le fonctionnement de la chambre du conseil (cour d'appel suprême) et de la cour des comptes (instance financière centrale) est amélioré. A la demande des néerlandophones, la chambre du conseil est transférée de Lille à Gand, mais la principale langue véhiculaire reste le français.

Jean sans Peur essaie d'étendre son influence aux états voisins.

Enfin, il entretient de bonnes relations avec son beau-frère, Guillaume de Hainaut Hollande.

Nonobstant les tensions franco-anglaises, Jean sans Peur laisse au comté de Flandre la liberté d'établir les relations de son choix avec l'Angleterre.


Jean sans Peur et la cour de France

Le duc veille également à consolider sa position à la cour de France, position dont il retire des revenus complémentaires. Louis, duc d'Orléans, met la main sur le Conseil royal et sur les ressources du Trésor : la part de l'argent royal dans les ressources du duc de Bourgogne diminue de moitié.

Jean sans Peur n'est plus que le cousin du Roi alors que son père avait été l'un des oncles au gouvernement.

Il manie donc avec habileté la démagogie, acquiert des sympathies dans la bourgeoisie parisienne et fait cause commune avec les idéalistes de l'université de Paris, toujours prêts à mêler :

Pour ne pas être évincé du pouvoir dans le royaume, il menace Paris en 1405.



Louis II de Bourbon pour Louis Ier d'Orléans

A partir de 1405, Louis II de Bourbon prend parti pour Louis Ier d'Orléans car il désapprouve la volonté de Jean sans Peur de partager le pouvoir avec les États provinciaux.



Pillage de Roye-en-Vermandois

En 1406, Jean sans Peur s'empare de Roye-en-Vermandois et la pille.



Mariage d'Adolphe IV de La Marck avec Marie de Bourgogne

Adolphe IV de La Marck est veuf d'Agnès de Bavière.

Adolphe IV de La Marck épouse en 1406 Marie de Bourgogne, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :

Marie de Bourgogne demeure à la Cour de Jean sans Peur, son père, à cause de différends concernant la dot.



Mariage d'Olivier de Blois-Châtillon avec Isabelle de Bourgogne

Marguerite de Clisson marie son fils.

Olivier de Blois-Châtillon épouse à Arras le 22 juillet 1406 Isabelle de Bourgogne, fille de Jean sans Peur.

Cette alliance inquiéter Jean V le Sage dont le gendre Jean IV d'Armagnac est ennemi juré du Bourguignon.



Mort de Jeanne de Brabant

Antoine de Bourgogne Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg

Philippe de Bourgogne Comte de Rethel

Jeanne de Brabant, sans enfant de ses deux mariages, désigne pour lui succéder Antoine de Bourgogne, son petit-neveu.

Jeanne de Brabant meurt à Bruxelles le 1er novembre 1406.

Jeanne est inhumée dans un mausolée situé dans le chœur de l'église des Carmes à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne hérite et devient Duc de Brabant, du Lothier et de Limbourg.

L'Escaut est désormais un fleuve bourguignon. Antoine réorganise sa cour selon le modèle bourguignon et établit également une cour des comtes centralisatrice à Bruxelles.

Antoine de Bourgogne transmet le comté de Rethel à Philippe de Bourgogne, son frère.

Renaud IV de Gueldre échoue à empêcher la succession du duché de Brabant en faveur d'Antoine de Bourgogne et se brouille avec les Wittelsbach.

Lors des luttes entre Louis Ier d'Orléans et Jean sans Peur, Antoine de Bourgogne soutient Jean sans Peur, son frère, mais intervient plusieurs fois comme conciliateur.



Naissance d'Agnès de Bourgogne

Agnès de Bourgogne naît en 1407, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.



Rivalité entre Jean sans Peur et Louis Ier d'Orléans

Jean sans Peur et Louis Ier d'Orléans, tous deux âgés de 35 ans, se haïssent ouvertement.

Jean sans Peur a ajouté une ortie au houblon qui figure sur ses armoiries.

Au porc-épic qui illustrait les siennes, Louis Ier d'Orléans ajoute alors un bâton pour battre son adversaire.

Et Jean derechef introduit...un rabot dans ses armoiries !

Louis Ier d'Orléans semble vouloir faire rompre la trêve franco-anglaise, allant jusqu'à provoquer Henri IV de Lancastre en duel, ce que Jean Sans Peur ne peut admettre, car les industriels flamands dépendent totalement des importations de laine d'outre-manche et auraient été ruinés par un embargo.

Louis Ier d'Orléans parvient à conforter sa position et celle de ses partisans au sein du Conseil du roi en 1406 et en 1407, en faisant évincer ceux du duc de Bourgogne grâce au soutien d'Isabeau de Bavière.



Prise de Lagny-sur-Marne

À l'appel des parisiens révoltés, Jean sans peur s'avance vers Paris à la tête de 2 000 hommes. Il prend Lagny-sur-Marne. Il ravage la région alentour qui est favorable à Louis Ier d'Orléans.


Assassinat du Duc d'Orléans Charles Ier d'Orléans Valentine Visconti pleurant la mort de Louis Ier d'Orléans - Musée de l'Ermitage

Mort de Louis Ier d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Duc d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Comte de Valois et de Blois

Charles Ier d'Orléans Seigneur de Coucy et de Chauny

Jean d'Orléans Comte d'Angoulême et de Périgord

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans sort de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur.

Il est situé à Paris, rue Vieille du Temple, dans le quartier du Marais où sont situés les hôtels et les palais des Grands du royaume et du Roi lui-même.

Isabeau de Bavière est encore alerte et séduisante à 39 ans malgré une douzaine de grossesses. La connivence des grands est troublée par la complicité de Louis Ier d'Orléans avec la reine, qui fait craindre à certains que le frère du Roi ne prenne le dessus au Conseil.

Les rivaux du duc d'Orléans ne se font pas faute de répandre des rumeurs sur l'inconduite d'Isabeau de Bavière et sur ses relations coupables avec le séduisant Louis Ier d'Orléans.

Les historiens du XIXe siècle, reprochant à la reine son origine allemande, sont allés jusqu'à imaginer une conception adultérine du dauphin Charles VII de France avec le duc d'Orléans.

Louis Ier d'Orléans est assassiné par une bande de malfrats masqués. Ses valets et ses gardes, qui l'escortent, sont impuissants à le protéger. Il est inhumé le 24 novembre 1407.

On découvre que les meurtriers ont agi sur ordre de Jean sans Peur qui voit le pouvoir lui échapper. Le commanditaire du crime se fait d'abord discret car la population parisienne, forte de 300 000 âmes, est secouée par le drame et est portée à la révolte.

Puis des rumeurs circulent et le vent tourne... C'est que la veuve du duc d'Orléans, Valentine Visconti, fille du duc de Milan, n'inspire guère de confiance aux Parisiens. Le duc de Bourgogne est d'autre part très puissant et capable de beaucoup de choses imprévisibles. La ville, peu à peu, en arrive à pardonner aux assassins par crainte de plus graves ennuis.

L'assassinat du duc d'Orléans met fin à la guerre entre Louis Ier d'Orléans et Charles II de Lorraine. Charles II de Lorraine se rallie aux Bourguignons.

En sa qualité d'aîné, Charles Ier d'Orléans recueille la plus grande part de l'héritage dont le duché d'Orléans, les comtés de Valois et de Blois, et les seigneuries de Coucy et de Chauny.

Jean d'Orléans devient Comte d'Angoulême et de Périgord en 1407.

Bernard VII d'Armagnac reste attaché au parti d'Orléans.

D'abord partisan de Jean sans Peur, Jean Ier de Bourbon le désavoue après le meurtre de Louis Ier d'Orléans et se rapproche des Armagnacs, devenant un farouche adversaire du Duc de Bourgogne.

Louis II de Bourbon décide de se retirer dans ses terres et envisage de s'établir dans un couvent de Célestins.

Guillaume Cousinot devient Chancelier de Charles Ier d'Orléans. Sa position de premier plan du côté des Armagnacs, fait perdre à Guillaume Cousinot tous ses biens en France, qui sont confisqués par le parti des Bourguignons.



Retraite de Robert Ier de Bar

Après 1407 :



Révolte des Liégeois

Jacques de Créqui, dit de Heilly, connu sous le nom de maréchal de Guyenne, commande l'armée de Jean sans Peur contre les Liégeois révoltés en 1408.



Charles VI le Fou à Tours

De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l'on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s'emparer du pouvoir, Louis II de Bourbon organise l'enlèvement de Charles VI le Fou, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.



Nicolas Rolin Avocat Jean Sans Peur

Nicolas Rolin est remarqué par Jean Sans Peur qui en fait son avocat auprès du Parlement de Paris en 1408, où on le trouve plus souvent qu'à Dijon.



Isabeau de Bavière Régente

Le 8 mars 1408, dans la grande salle de l'hôtel Saint-Pol, au cœur du Marais, un docteur en Sorbonne justifie hypocritement le meurtre de Louis Ier d'Orléans, rangé au rang des tyrans et des adeptes en sorcellerie ! Jean sans Peur peut ensuite avouer tranquillement son crime.

En 1408, Isabeau de Bavière dirige le conseil de Régence.

Le meurtre de Louis Ier d'Orléans transforme en guerre ouverte les rivalités entre les factions de la victime Louis Ier d'Orléans et du commanditaire de son crime, le duc de Bourgogne.



Alliance de Jean sans Peur avec les écorcheurs

La première manche est gagnée par Jean sans Peur, qui s'est acquis une grande popularité auprès du petit peuple de Paris. Il impose sa domination sur la capitale en s'alliant à une faction populaire commandée par l'écorcheur Simon Caboche, d'où leur appellation de cabochiens ou écorcheurs.

Les insurgés n'hésitent pas à attaquer la Bastille et à tuer le prévôt de Paris.



Bataille d'Othée

Mort d'Henri de Perwez,

Mort de Thierry de Perwez

Jean III de Bavière est secouru par son frère, Guillaume II de Bavière, et par son beau-frère, Jean sans Peur.

La bataille décisive a lieu près de Tongres, dans la plaine d'Othée, le 23 septembre 1408.

Les milices liégeoises rebelles sont écrasées.

8 000 Liégeois périssent dans la bataille, dont Henri de Perwez, le mambour, et Thierry de Perwez ou Thierry de Horn, son fils.

Les institutions communales liégeoises sont supprimées.

Jean III de Bavière exerce dès lors un pouvoir sans limites et ordonne de terribles représailles qui lui vaut le surnom de Jean sans Pitié.

La veuve du mainbour est précipitée dans la Meuse.

En contrepartie de son intervention, Jean sans Peur obtient la liberté de circulation pour ses troupes dans la principauté de Liège, une énorme contribution de guerre et le démantèlement des remparts de Dinant.

Une des hypothèses, est que Jean sans Peur aurait gagné son surnom lors de cette bataille.



Charles de Dinan Ambassadeur de Jean V le Sage

Charles de Dinan est l'ambassadeur de Jean V le Sage auprès de Jean sans Peur en 1408.



Révolte de Marguerite de Clisson contre Jean V le Sage

Sac de Bréhat

Mort d'Edmond Holland

Jean V le Sage entame une série de procédures pour priver Marguerite de Clisson et son fils de leurs forteresses bretonnes.

Jean V le Sage réclame Moncontour, mais elle refuse.

Le duc envoie alors une dizaine de sergents à Lamballe où se trouvent la comtesse et ses gens. Ils ont mission de l'ajourner à comparaître devant lui. Plusieurs ayant eu l'audace de porter la main sur elle, elle les fait tuer sur-le-champ.

Jean V le Sage accuse Marguerite de Clisson de félonie et de rébellion. Il décrète la confiscation de ses forteresses.

Jean V le Sage appelle à l'aide Jean sans Peur le duc de Bourgogne qui lui envoie des soldats bourguignons et picards.

Jean V le Sage tente de lever une armée, mais ses barons refusent de le suivre dans cette aventure.

Il demande alors l'aide d'Henri IV de Lancastre, Roi d'Angleterre, qui lui envoie Edmond Holland, son amiral.

Un fort contingent débarque sur l'île de Bréhat qui commande l'entrée du Trieux et permet de rayonner sur une bonne partie du littoral du Trégor et du Goélo.

Guingamp, Châteaulin-sur-Trieux, La Roche-Derrien passent aux mains d'Edmond Holland.

Les Anglais prennent et rasent le château de l'île, situé à près du rocher de Roc'h ar c'hastel, au sud du Gardeno, un peu au nord du bourg et sur lequel on voit encore des traces de maçonneries.

Les combats doivent cependant avoir été assez violents, puisque Edmond Holland est mortellement blessé.

En représailles, ses soldats pillent et rasent toutes les habitations de l'île.

Les défenseurs de Bréhat sont pendus aux ailes du moulin.

Edmond Holland meurt sur l'île de Brehat le 15 septembre 1408. La légende veut qu'il ait été enterré à Lavret, une des îles à l'est de l'archipel.



Mort de Jean II de Montagu l'Aîné

Maître des Hôtels du roi, Grand maître de l'Hôtel et capitaine de Paris, Jean II de Montagu ne peut résister à de nombreuses jalousies compte tenu de sa fulgurante ascension sociale.

Le 7 octobre 1409, Jean II de Montagu l'Aîné, surintendant des Finances, est arrêté, sur l'ordre de Jean sans Peur.

Après un procès sommaire, Jean II de Montagu l'Aîné meurt le 17 octobre 1409 décapité aux Halles de Paris, et son corps est ensuite pendu au gibet de Montfaucon.

Tous ses biens sont confisqués par Charles VI le Fou.


Tour Jean sans Peur

Construction de la Tour Jean sans Peur

Jean Sans Peur gouverne depuis son hôtel parisien, à l'intérieur duquel il fait construire de 1409 à 1411 de nouveaux bâtiments, dont une haute tour, actuellement 20 rue Étienne Marcel

Celle-ci abrite les salles de conseil du duc de Bourgogne, desservies par deux escaliers successifs. La voûte de la grande vis est un des chefs-d'œuvre de la sculpture gothique française.



Mariage de Philippe III le Bon avec Michèle de France

Charles VI le Fou et Jean sans peur ayant fait la paix, Philippe III le Bon épouse en mars 1409 Michèle de France, fille de Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière. Leur enfant est :



Louis de France Chef du Conseil du Roi

Le 31 décembre 1409, malgré son très jeune âge, Louis de France est nommé chef du Conseil du Roi à cause de la folie de son père.

Sa mère Isabeau de Bavière et Jean sans Peur sont toutefois les vrais dirigeants du Conseil.



Jean Sans Peur Comte de Tonnerre

Jean Sans Peur étend son autorité en devenant Comte de Tonnerre en 1410.



Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Bonne d'Armagnac

Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons

Le parti d'Orléans devient le parti des Armagnacs à la ligue de Gien le 15 avril 1410.

Guillaume II de Narbonne adhère au parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac marie sa fille au nouveau duc d'Orléans.

Le contrat de mariage est signé le 18 avril 1410 à Gien.

Charles Ier d'Orléans épouse Bonne d'Armagnac, fille de Bernard VII d'Armagnac.

Charles Ier d'Orléans, demande appui au Comte Bernard VII d'Armagnac.

Bernard VII est un seigneur brutal et redouté. Il commande à une soldatesque nombreuse, originaire des pays de l'Adour et de la Garonne. Sans trop hésiter, il se met au service de son gendre.

Pour cette raison, les partisans de Charles Ier d'Orléans se font connaître sous le nom d'Armagnacs et pendant des décennies, le malheureux royaume résonnera de la querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, Jean Ier de Berry favorise, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons,

Jean V le Sage autorise Arthur III de Bretagne son frère, à recruter des troupes en Bretagne afin de servir la cause des Armagnacs contre les Bourguignons.

Louis II de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien. Jean Ier de Bourbon, son fils, Comte de Clermont, ayant rejoint les Armagnacs, Louis II de Bourbon le tance très sévèrement.

Alliés aux Bourguignons, Guillaume II de Bavière intervient à leurs côtés dans la guerre civile.

Philippe de Morvilliers est un partisan de Jean sans Peur au cours de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.



Mort de Louis II de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Duc de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Comte de Forez

Au début de l'été 1410, Louis II de Bourbon se décide finalement à rejoindre les princes d'Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur

Louis II de Bourbon meurt au château de Montluçon le 19 août 1410, en chemin.

Louis II de Bourbon est considéré comme le premier fondateur de l'État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future.

Jean Ier de Bourbon devient Duc de Bourbon et Comte de Forez en 1410.



Valéran III de Luxembourg Gouverneur de Paris.

Jean sans Peur fait donner à Valéran III de Luxembourg en 1410 le gouvernement de Paris.



Siège de Coucy

À l'hiver 1411, le château de Coucy est assiégé pendant 3 mois par 600 hommes d'armes sous la conduite de Valéran III de Luxembourg aux ordres de Jean sans Peur.

Robert d'Esnes, dit Mansart, défenseur, se rend faute de vivres.



Valéran III de Luxembourg Connétable de France

Jean sans Peur fait donner par Charles VI le Fou à Valéran III de Luxembourg, Comte de Saint-Pol, Grand bouteiller de France, le titre de Connétable de France en 1411.

Valéran III de Luxembourg établit à Paris la milice des Écorcheurs, et bat plusieurs fois les Armagnacs en Normandie.



Déclaration de guerre aux ducs de Berry, d'Orléans et de Bourbon

Excommunication des princes armagnacs

Destitution de Charles Ier d'Albret comme Connétable de France

Le 3 octobre 1411, Charles VI le Fou, tombé sous la coupe de Jean Sans Peur, déclare la guerre aux princes.

L'objectif du Bourguignon est d'encercler les domaines du vieux duc Jean Ier de Berry, qui, malgré ses 71 ans, a pris la tête du clan armagnac, puis de s'emparer de Bourges, sa capitale.

Jacques II de Bourbon-La Marche s'allie à Jean sans Peur dans cette guerre civile.

En novembre 1411, avant d'engager les opérations militaires, Jean Sans Peur fait excommunier les princes armagnacs.

Jean Sans Peur fait enlever et prend en otage les petits-enfants Jean Ier de Berry, Louis et Isabelle de Bourbon, âgés de 3 et 9 ans.

Jean Ier de Bourbon perd Clermont-en Beauvaisis pendant quelques temps.

L'hiver se passe en préparatifs.

Jean Sans Peur s'empare des forteresses d'Étampes et de Dourdan, où il installe de puissantes garnisons.

Charles Ier d'Albret démissionne de son office de Connétable de France en 1411 lors de l'accession au pouvoir à la cour des factions des Bourguignons.



Traité d'Eltham

Prise des châteaux de Fontenay, de Moulin-Porcher et de Dun-le-Roi

Siège de Bourges

Débarque de Thomas de Lancastre en Normandie

Les Armagnacs : Jean Ier de Berry, Charles Ier d'Orléans et Jean Ier de Bourbon signe un traité à Eltham avec le roi d'Angleterre, Henry IV de Lancastre le 8 mai 1412.

Henry IV de Lancastre consent à envoyer 1 000 hommes d'armes et 3 000 archers pour les aider.

En échange, il doit recevoir le duché d'Aquitaine reconstitué dans son ancienne extension.

Au printemps, Jean Sans Peur est prêt à passer à l'action.

Sitôt que son Conseil apprend la nouvelle du traité, Charles VI le Fou décide de lancer une chevauchée dans le Berry.

Le 8 mai 1412, l'armée royale rejoint les troupes bourguignonnes à Corbeil. À Melun, les alliés reçoivent le renfort des contingents de Charles II de Lorraine, puis prennent la route du sud, par Sens, Auxerre et La Charité sur Loire.

Le 29 mai 1412, ils entrent dans le Berry, où ils s'emparent des châteaux de Fontenay, de Moulin-Porcher et de Dun-le-Roi.

Le 11 juin 1412, ils sont devant Bourges.

Secondé par le duc de Bourbon et Charles Ier d'Albret, Jean Ier de Berry a soigneusement organisé la résistance :

Afin de disposer d'assez d'or et d'argent pour solder les mercenaires, Jean Ier de Berry a mis en gage une partie de son trésor et a fait fondre d'importantes quantités de métaux précieux.

Sitôt arrivé au pied des murailles de Bourges, Charles VI le Fou somme son oncle de lui rendre la ville. Jean Ier de Berry répond qu'il accepterait de la remettre à son roi ou au dauphin, à qui elle doit revenir à sa mort, mais certes pas au duc de Bourgogne.

L'armée royale réplique en mettant le siège. Mais, le blocus n'est pas total et, pour l'heure, la famine ne menace pas les assiégés.

En revanche, si les vivres continuent à parvenir régulièrement dans la cité, royaux et Bourguignons, eux, commencent à connaître de sérieuses difficultés.

Il est impossible de pourvoir à la subsistance de plusieurs milliers d'hommes en se ravitaillant sur le pays.

Les capitaines de Charles VI le Fou et de Jean Sans Peur doivent donc faire venir des convois de nourriture d'Île de France. Mais ceux-ci n'arrivent pas toujours à bon port, car ils sont attaqués et pillés lors de la traversée des régions aux mains des Armagnacs. Bientôt, l'eau et le fourrage pour les chevaux commencent à manquer.

De part et d'autre des remparts de Bourges, on attend. Les opérations se résument à des salves d'artillerie et à des escarmouches.

Mais avec les premières chaleurs de l'été entre en scène le plus redoutable des ennemis : le typhus. Une terrible épidémie se propage avec une rapidité foudroyante, aggravée par la pénurie d'eau, le manque d'hygiène, les problèmes sanitaires et la putréfaction des cadavres de ceux qui ont trouvé la mort dans les accrochages et que l'on a enterrés à la va-vite. Les morts se comptent bientôt par centaines, puis par milliers.

Horrifié par cette hécatombe, mais s'inquiétant aussi de l'intervention anglaise en Normandie, le dauphin Louis de Guyenne juge préférable de traiter avec les assiégés. Le jeune prince n'a que 15 ans, mais il est de ceux dont l'avis compte. Le bilan de ce triste siège se solde par 8 000 morts, presque tous victimes de l'épidémie de typhus.

En août 1412, Thomas de Lancastre débarque à Saint-Vaast-la-Hougue et rencontre Charles Ier d'Orléans à Blois afin d'entériner le traité d'Eltham. Il lui fait payer très cher son retour en Angleterre : quelques centaine de milliers de livres et la remise en otage, comme garantie de paiement, de Jean d'Orléans, son frère, Comte d'Angoulême.

Cela n'empêche pas Thomas de Lancastre de diriger son armée vers Bordeaux en dévastant tout sur son passage.



Paix signée entre Armagnacs et Bourguignons

Sous la médiation du comte Amédée VIII de Savoie, petit-fils de Berry, une entrevue a lieu entre Jean Ier de Berry et Jean Sans Peur.

Un traité est conclu et, le 15 juillet 1412. Charles VI le Fou reçoit de son oncle les clefs de la ville de Bourges.

Le premier épisode de la guerre entre Armagnacs et Bourguignons prend fin.



Paix de Pontoise

Lors de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons, une paix est signée à Pontoise entre le 28 juillet 1413 et le 8 août 1413.

En août 1413, Jean de Berry et Jean sans Peur, son neveu, assisté de monseigneur Jean de Thoisy, son conseiller, entrent dans Pontoise pour négocier la Paix entre Charles VI le Fou et les Cabochiens qui ont envahi Paris.

Cette paix ne peut en aucun cas être signée sans l'accord de Paris, en effet la capitale retient prisonniers :

otages des Cabochiens.

Les Cabochiens, après délibération dans chaque quartier de la capitale, accepte la paix proposée par Charles VI le Fou, à l'exception du quartier des Halles où l'on trouve une forte concentration de Cabochiens et l'Hôtel d'Artois, résidence des ducs de Bourgogne à Paris.

Cette paix permet la libération :

détenus au Louvre.



Ordonnance cabochienne

Réunion des états généraux

Révolte des Parisiens

Jean Ier de Berry Capitaine de Paris

Jean Ier de Berry Lieutenant du roi en Languedoc

Charles Ier d'Albret à nouveau Connétable de France

Les Bourguignons, alliés des clercs et des docteurs de l'université, réclament la réforme du royaume.

Une commission est formée, chargée d'enquêter sur les abus de l'administration. Pierre Cauchon en fait partie.

Les universitaires, soutenus par Jean sans peur, prépare une réforme administrative connue sous le nom d'ordonnance cabochienne et qui tend à brider le pouvoir monarchique.

Jean sans peur s'aliène ainsi les modérés.

Exerçant nominalement le pouvoir au nom de Charles VI le Fou, son père toujours malade, Louis de France doit face au soulèvement d'une partie des Parisiens menés les bouchers de Simon Caboche, agent du parti Bourguignon.

Afin de récupérer des fonds destinés à la guerre contre les Anglais, Charles VI le Fou est obligé de convoquer les états généraux en janvier 1413 et de signer l'ordonnance. En signe d'acceptation, il coiffe même le capuchon des cabochiens.

Lors de l'émeute du 27 avril 1413, la foule parisienne vient réclamer sous ses fenêtres les têtes des traîtres, en premier lieu celle de Pierre des Essarts.

Louis de France réplique qu'il n'a pas de traîtres chez lui, mais il doit finalement céder et une liste de 50 personnes à châtier est lue sous la pression des émeutiers par son chancelier Jean Ier Jouvenel des Ursins.

Furieux, Louis de France se plaint de cet affront au véritable instigateur de cette émeute, Jean sans Peur, son beau-père.

Mais ce dernier étant maître à ce moment de la capitale, Louis de France est réduit à l'impuissance.

Il est ainsi contraint de s'entourer de conseillers bourguignons et de laisser ceux-ci mener des massacres dans la capitale.

Mais les exactions des Bourguignons et des cabochiens entraînent bientôt les habitants à se soulever.

Les Armagnacs débarquent à Paris pour y remettre de l'ordre.

Les cabochiens et tous les sympathisants bourguignons sont exterminés.

Jean sans peur doit quitter brusquement Paris en août 1413.

Valéran III de Luxembourg doit quitter Paris avec le parti bourguignon.

Louis de France appuie la chute des Cabochiens et le retour au pouvoir du parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac conduit en province et à Paris la répression.

Jean Ier de Berry traite avec les Anglais et est nommé Capitaine de Paris et Lieutenant du roi en Languedoc en 1413.

Charles Ier d'Albret est rétabli dans sa charge de Connétable de France en 1413 quand les Armagnacs reprennent le pouvoir.

Louis II d'Anjou rejoint la faction des Armagnacs contre les Bourguignons

Yolande d'Aragon arrange le futur mariage de sa fille Marie d'Anjou avec Charles de Ponthieu qui deviendra Charles VII de France.



Complot cherchant à ramener Jean sans Peur à Paris

Nicolas d'Orgemont participe au complot cherchant à ramener Jean sans Peur à Paris en 1414.



Paix d'Arras

La paix d'Arras est signée le 4 septembre 1414 entre les envoyés de Jean sans Peur et Louis de France, Duc de Guyenne, représentant Charles VI le Fou, son père, qui de nouveau, a sombré dans une crise de démence.

C'est une trêve dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Concernant l'unité du royaume et la paix, les pensées de Louis de France vont dans le même sens que celles de son père.

Louis de France fait prêter serment aux prélats, aux grands seigneurs de l'armée royale de respecter cette paix.

Le port de la croix de saint André et la bande blanche portées respectivement par les Bourguignons et les Armagnacs est interdit.

Sur l'ordre de Louis de France les mots Bourguignons et Armagnacs sont bannis du royaume, il est formellement interdit de les prononcer.



Courrier de Louis de France à Jean sans peur

Presque prisonnier au Louvre, Louis de France écrivit à Jean sans peur à l'hiver 1414 pour lui demander de l'aide mais le duc de Bourgogne ne peut rentrer dans la capitale.


Frédéric Ier de Brandebourg recevant le Brandebourg

Suite du Concile de Constance

Démission du Pape Grégoire XII

Frédéric Ier de Brandebourg Électeur de Brandebourg

Mort de Jan Hus

Guerres hussites

Soulèvement du royaume de Bohême

Au concile de Constance, le 30 avril 1415, Sigismond Ier de Luxembourg élève Frédéric Ier de Brandebourg aux titres de margrave et de prince-électeur de Brandebourg.

Le 4 juillet 1415, le concile de Constance accepte la démission du pape Grégoire XII.

En 1415, la Pologne et l'Ordre teutonique font appel au Concile de Constance pour trancher leur différent.

Pierre Cauchon fait partie de l'ambassade que Jean sans Peur envoie au concile de Constance en 1415.

Avec ses collègues bourguignons, Pierre Cauchon y appuie l'élection de Martin V pour mettre fin au schisme.

Jean de La Rochetaillée instruit le procès du réformateur Jean Hus pour hérésie.

Jan Hus est condamne et est brûlé vif sur un bûcher le 6 juillet 1415 en dépit d'un sauf-conduit accordé par Sigismond Ier de Luxembourg.

Les Tchèques se révoltent et commencent les guerres hussites qui vont durer près de 15 ans.


Bataille d'Azincourt - miniature du XVe siècle

Bataille d'Azincourt

Mort de Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Rethel

Mort d'Antoine de Bourgogne

Mort de Philippe de Bourgogne

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Guillaume IV de Melun

Mort de Jacques de Créqui

Mort de Jean de Créquy

Mort de Raoul de Créquy

Mort de Jean Ier d'Alençon Duc d'Alençon

Mort de Charles Ier d'Albret, Comte de Dreux

Mort de Charles de Montagu

Mort de Ferry Ier de Vaudémont

Mort de Robert de Bar

Mort de Jean de Tilly

Mort de Jean VI de Pierrepont

Mort de Jean de Craon

Mort de Philibert de Bauffremont Chambellan de Bourgogne

Mort de Jean de Bauffremont

Mort de Jean Ier de Garencières Seigneur de Massy, de Croisy et de Cierray

Mort de Jean IV de Bueil

Mort de Robert de Chabannes

Mort de Pierre II d'Orgemont

Mort d'Hugues VII du Bellay Seigneur de Langey, du Bellay et de Gizeux

William de La Pole Comte de Suffolk

Jean II le Meingre Prisonnier

Jean Ier de Bourbon Prisonnier

Charles Ier d'Orléans Prisonnier

Mort d'Édouard de Norwich

Richard d'York Duc d'York

Louis Ier de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Robert de Willughby Comte de Vendôme

Henri V de Lancastre prévoit de transformer Harfleur en colonie anglaise. Il laisse une garnison.

Henri V de Lancastre quitte Harfleur le 7 octobre 1415 avec le reste de son armée chargés de butin en vue de gagner Calais en vue de s'y retrancher en attendant de prendre l'offensive au printemps suivant avec l'aide de son allié, Jean sans Peur, Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne refuse de suivre Jean sans Peur, son frère, quand celui-ci cherche à composer avec les Anglais qui envahissent le royaume.

Henri V de Lancastre remonte par la rive gauche de la Somme, en vue de trouver un pont ou un gué mal défendu.

Entre temps, Charles VI le Fou, Roi de France, a convoqué le ban et l'arrière-ban de son armée, selon la vieille coutume féodale. Charles II de Lorraine ne répond pas à l'appel du roi.

Les chevaliers français groupés autour de la faction des Armagnacs dont Charles Ier d'Orléans vont à la rencontre d'Henri V de Lancastre pour lui couper la route pendant que le Roi et son fils, le Dauphin, sont restés à Rouen par prudence.

Le Connétable Charles Ier d'Albret et le Maréchal Jean II Le Meingre sont commandant en titre de l'armée française. Mais ils ne peuvent exercer un contrôle effectif des opérations face à des nobles plus puissants.

Les Français, qui ont l'avantage du nombre (50.000 combattants contre 15.000 !), dédaignent d'écouter les conseils de Jean Ier de Berry, oncle du Roi. Ils décident d'attaquer les Anglais à Azincourt, au nord de la Somme, en un lieu très étroit où il leur est impossible de se déployer. Ils passent une nuit sur le dos de leur monture, faute de pouvoir dormir sur le sol détrempé par plusieurs jours de pluie.

Le 25 octobre 1415, ils chargent les lignes de pieux derrière lesquelles sont solidement retranchés les archers anglais. Ils ne daignent pas attendre la piétaille, en particulier les piqueurs et les arbalétriers génois.

Ils sont par ailleurs encombrés par des armures qui atteignent jusqu'à 20 kilos. Leurs chevaux, eux-mêmes caparaçonnés de plaques de fer et de cuir bouilli, peinent à se déplacer. Comme à Crécy, ils ont par ailleurs le soleil dans les yeux, preuve que l'expérience ne leur a pas servie. Dans la panique face aux volées de flèches, beaucoup de chevaliers chutent de cheval. Les archers anglais lâchent leurs grands arcs et se ruent sur les chevaliers, les frappant de leurs épées et de leurs haches. La plupart des prisonniers (1 700 environ) sont égorgés par les archers sur ordre d'Henri V de Lancastre qui veut ainsi décapiter la faction des Armagnacs. Il ne se soucie pas de garder vivants "la fleur de la chevalerie française" pour les échanger contre rançon selon l'ancienne coutume féodale.

Durant le Moyen Âge, beaucoup d'Anglais s'enrôlent de façon saisonnière, les campagnes se terminent à peu près à temps pour qu'ils puissent participer aux récoltes d'automne!

Seuls les archers et les chevaliers sont des soldats de métier, encore que les nobles voient d'un mauvais œil la présence de ce corps de roturiers, qu'ils considérent comme une atteinte à leurs privilèges de classe. Le corps des francs-archers anglais souffre de deux faiblesses :

Malgré le coût modique du longbow anglais (arc long), l'entraînement intensif des archers est en réalité extrêmement onéreux, car ces soldats de métier sont rémunérés en permanence.

Aussi aucun pays d'Europe n'a autant recours aux archers que l'Angleterre pendant le Moyen-Âge.

Les pertes, énormes du côté français, près de 10 000 hommes contre 1 600 du côté anglais, font d'Azincourt l'une des batailles les plus meurtrières du Moyen Âge occidental.

Participent à la bataille d'Azincourt :

Arrivé après le début de la bataille, mais voulant à tout prix se joindre aux combats, Antoine de Bourgogne passe une armure improvisée et utilise sa bannière comme vêtement à ses couleurs.

Jean Ier de Foix ne prend pas part à la bataille.

Meurent au combat :

Charles Ier d'Orléans, neveu du Roi Charles VI le Fou et chef des Armagnacs, n'est pas égorgé comme ses compagnons d'armes mais est fait prisonnier.

Jean II le Meingre, Jean Ier de Bourbon, Charles d'Artois et Jean VII d'Harcourt sont fait prisonnier.

Jacques II d'Harcourt est fait prisonnier

Jean Ier de Bourbon restera prisonnier à Londres jusqu'à sa mort.

Charles Ier de Bourbon a à gérer les domaines de son père.

Arthur III de Bretagne, prisonnier, est incarcéré au château de Fotheringay. Il restera 5 ans en Angleterre.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Azincourt en 1415.

Sa troisième captivité dure 13 ans

Jean de Lancastre attribue le comté de Vendôme à Robert de Willughby un de ses capitaines,.

Thomas Montaigu participe à la bataille, ainsi que John Fastolf, commandement de 10 hommes d'armes et de 30 archers, en qualité de capitaine d'Harfleur.

Richard Woodville porte durant le combat attaché à sa lance, l'étendard Henri V de Lancastre, une queue d'écureuil. Après la Bataille, Richard Woodville est adoubé chevalier.

Michel, frère aîné de William de La Pole, meurt lors du combat. William de La Pole devient Comte de Suffolk.

Édouard de Norwich meurt durant la bataille d'Azincourt. Richard d'York hérite de son oncle et prend le titre de Duc d'York.

Le désastre d'Azincourt relance la guerre de Cent Ans et signe la mort de la chevalerie féodale.

Pierre de Bauffremont, neveu de Jean de Bauffremont, hérite du château de Montfort.



Tutelle de Jean sans Peur sur Liège

Jean de Bourgogne Duc de Brabant et de Limbourg

Jean de Bourgogne devient Duc de Brabant et de Limbourg en 1415 sous le nom de Jean IV de Brabant.

Encore enfant à la mort de son père, de caractère faible, de santé fragile, Jean de Bourgogne se laisse gouverner par son entourage.

Jean sans Peur veut obtenir la régence, mais les États brabançons contrecarrent ses plans.

Il réussit toutefois à étendre sa tutelle sur Liège.

L'union entre l'état de Limbourg et le Brabant est confirmée par le Traité du 4 novembre 1415.



Bernard VII d'Armagnac Connétable de France

Bernard VII d'Armagnac, Comte d'Armagnac, est fait Connétable de France le 30 décembre 1415.

Il devient le chef du gouvernement du dauphin.

Bernard VII d'Armagnac lutte contre les Bourguignons et la reine Isabeau de Bavière, ralliés aux Anglais.

Bernard VII d'Armagnac refusé l'aide de.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam s'engage dans la faction de Jean Sans Peur.



Entrevue de Jean sans Peur et de Charles VII de France

Jean sans Peur a une entrevue avec Charles VII de France à Lagny-sur-Marne en 1416.

Ses hésitations le font surnommer Jean de Lagny qui n'a pas hâte.



Prise de Pontoise

En 1417, Jean Sans Peur cherche à isoler Paris.

Descendant la vallée de l'Oise, Jean Sans Peur prend Beaumont-sur-Oise grâce à Jean de Villiers de L'Isle-Adam.

Jean Sans Peur traverse la seine et prend Pontoise puis occupe Meulan et Mantes.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam est nommé capitaine de Pontoise.



Roye-en-Vermandois livré à Jean sans Peur

En 1417, les habitants de Roye-en-Vermandois se livrent à Jean sans Peur.



Prise de Vernon, Chartres, Louviers et Évreux

Au printemps 1418, Jean Sans Peur poursuit son mouvement d'enveloppement de Paris et prend Vernon, Chartres, Louviers et Évreux.


Les Bourguignons entrent dans Paris - par Martial d'Auvergne- enluminure issue de l'ouvrage Vigiles de Charles VII-- Paris - XVe siècle

Révolte des Parisiens contre les Armagnacs

Mort de Bernard VII d'Armagnac

Jean IV d'Armagnac Comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez

Fuite de Charles le dauphin à Bourges

Charles VII Régent du royaume de France

Entrée de Jean sans Peur à Paris

Soumission de Charles Ier de Bourbon à Jean sans Peur

À Paris, cependant, le mécontentement gronde contre les gens du Comte d'Armagnac qui font régner la terreur (comme, avant eux, les Bourguignons).

Dans la nuit du 28 au 29 mai 1418, une violente émeute chasse les Armagnacs de Paris.

Charles VII de France est réveillé en catastrophe par Tanguy du Chastel, prévôt de Paris, aidé de Pierre Ier de Beauvau et Ambroise II de Loré.

Ils le roulent dans une couverture, le jettent sur un cheval et l'entraînent hors de la ville en furie.

Avec ses fidèles, Charles VII de France se réfugie à Bourges, prospère capitale du duché de Berry qu'il a reçu en héritage de Jean de France.

Prenant le titre de régent, Charles VII de France va poursuivre la lutte contre les Anglais à la tête de ce qui reste du parti armagnac.

Pierre de Rieux se trouve alors à Paris. Destitué par les Bourguignons, Pierre de Rieux est maintenu Maréchal de France par le Dauphin Charles VII de France.

Bernard VII d'Armagnac meurt le 12 juin 1418 découpé en rondelles.

Jean IV d'Armagnac devient Comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez en 1418.

Le soir du 20 août 1418, le bourreau Capeluche entraîne le petit peuple et une bande de va-nu-pieds à l'assaut de la Bastille et des maisons des Armagnacs. Tueries et pillages se prolongent toute la nuit. On compte plus de 10 000 morts.

Paris se soumet une nouvelle fois aux Bourguignons.

Jean sans Peur rentre en force dans la capitale en 1418.

Il pense pouvoir gouverner le royaume à la faveur de la maladie du Roi.

Jean sans Peur manœuvre à sa guise Charles VI le Fou et Isabeau de Bavière.

Mais Jean sans Peur finasse avec les Anglais, dont il n'entend pas être l'ennemi sans vouloir pour autant s'allier avec eux.

Après la chute des Armagnacs en 1418, Charles Ier de Bourbon doit se soumettre à Jean sans Peur.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam joue un grand rôle dans la prise de Paris.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam sauve cependant l'abbé de Saint-Denis, et lui offre refuge à L'Isle-Adam. ce dernier décède néanmoins peu après.



Pierre Cauchon Archidiacre de Chartres et de Chalon, Chanoine de Reims et de Beauvais, Chapelain du duc de Bourgogne et Référendaire du pape

En tant que partisan de Jean sans Peur, Pierre Cauchon est réhabilité.

Pierre Cauchon est nommé maître des requêtes et conseiller du roi pendant que l'Université presse le Martin V de lui octroyer d'autres bénéfices.

Compréhensif, Martin V sait se montrer reconnaissant envers celui qui l'a aidé à accéder à sa charge.

Pierre Cauchon se retrouve :

ce qui en cumul lui assure un revenu annuel d'environ 2 000 livres.


Jean de Villiers de L'Isle-Adam

Jean de Villiers de L'Isle-Adam Maréchal de France

Jean de Villiers de L'Isle-Adam est fait Maréchal de France en 1418 par Jean sans Peur, à la place de Jean II le Meingre prisonnier.



Tentative de réconciliation entre Jean sans Peur et le dauphin Charles

Prise de Poissy par les Anglais

Jean sans Peur, chef du parti bourguignon, et Charles VII de France, le dauphin, chef du parti armagnac, voudraient l'un et l'autre se défaire des Anglais qui se font de plus en plus envahissants.

Après de sanglantes querelles, ils semblent disposer à mettre fin à leur rivalité qui ruine la France et ne sert que les intérêts d'Henri V de Lancastre, Roi d'Angleterre,.

En 1419, Pierre II de Giac et Jeanne de Naillac, son épouse sont à la cour de Bourgogne. Jeanne de Naillac est la maîtresse de Jean sans Peur, Pierre II de Giac est conseiller.

Jean sans Peur et Charles VII de France se rencontrent une première fois le 8 juillet 1419 à Pouilly-le-Front.

Ils se rencontrent à nouveau le 11 juillet 1419.

Pierre II de Giac et Jeanne de Naillac sont présents aux entrevues de l'été avec le dauphin.

Le 19 juillet, un Te Deum célèbre à Paris la prochaine réconciliation.

Mais celle-ci est différée par une attaque des Anglais qui, progressant le long de la Seine, s'emparent de Poissy le 31 juillet 1419.

Les anglais menacent Paris en août 1419.

Jean sans Peur fait évacuer la famille royale sur Troyes, à l'Est.


Blason de Philippe III le Bon Assassinat de Jean sans Peur par Tanguy du Chastel- Bibliothèque de l'arsenal à Paris Jean sans Peur

Rencontre de Jean sans Peur et de Charles VII de France

Mort de Jean sans Peur Duc de Bourgogne

Philippe III le Bon Duc de Bourgogne

Philippe III le Bon Comte d'Artois, de Boulogne, de Bourgogne de Flandre, et de Tonnerre

Enfin, Jean sans Peur et Charles VII de France conviennent de sceller leur alliance sur le pont qui traverse l'Yonne à Montereau-Fault-Yonne, le 10 ou 19 septembre 1419.

Mais la volonté de réconciliation n'est que de façade.

Les compagnons du dauphin gardent rancune au Duc pour l'assassinat de Louis Ier d'Orléans, 12 ans auparavant.

Il semblerait que Charles VII de France lui-même ait projeté la mort du duc de Bourgogne avec ses proches conseillers, Tanguy du Chastel et Jean Louvet.

Guillaume II de Narbonne participe, dans la suite de Charles VII de France, à l'entrevue de Montereau.

Imprudent ou téméraire, Jean sans Peur se rend sans protection armée au rendez-vous.

Au milieu du pont, des charpentiers ont élevé un enclos avec une porte de chaque côté.

Il est convenu que les deux rivaux entrent dans l'enclos avec chacun une escorte de 10 personnes et que les portes soient fermées pendant toute la durée de l'entrevue.

L'atmosphère est tendue.

Jean sans Peur s'agenouille avec respect devant Charles VII de France, qui feint l'indifférence.

Se relevant, Jean sans Peur cherche un appui en posant la main sur le pommeau de son épée. "Mettez-vous la main à votre épée en présence de Monseigneur le Dauphin ?" questionne l'un des compagnons de celui-ci, messire Robert de Loire.

Tanneguy ou Tanguy du Chastel n'attendait que ce prétexte pour porter un coup de hache au visage du duc en criant "Tuez, tuez !".

Par la porte du côté de Charles VII de France, qui a été maintenue ouverte, des hommes en armes s'engouffrent dans l'enclos.

Jean sans Peur est lardé de coups cependant que Charles VII de France, conduit à l'écart, reste impassible.

Antoine de Vergy est blessé.

L'assassinat horrifie le pays et ravive la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, au grand dam des Français loyalistes.

Pierre Cauchon perd son protecteur.

Philippe III le Bon, fils de Jean sans Peur, lui succède et devient Duc de Bourgogne, Comte d'Artois, de Boulogne, de Bourgogne, et de Flandre. Il devient également Comte de Tonnerre jusqu'en 1435.

Charles II de Lorraine modifie sa politique pour adopter une position de neutralité entre la France et la Bourgogne.

En effet, Philippe III le Bon, le nouveau duc de Bourgogne, unifie les Pays-Bas (qui correspond à l'actuel Benelux).

Ses possessions se composent en deux ensembles territoriaux, séparés par la Champagne et la Lorraine.

Suite à l'attentat de Montereau, les Bourguignons s'allient aux Anglais ce qui permet à ceux-ci d'envisager d'achever la conquête du royaume de France.

Pierre II de Giac qui fait partie de l'escorte de Jean sans Peur, est arrêté et est envoyé à Bourges. Charles VII de France qui s'y trouve s'assure sa fidélité.



Alliance des Bourguignons et des Anglais

Traité de Troyes

Charles VII de France déshérité

Henri V de Lancastre Héritier de la couronne de France

Charles VII de France, dauphin et régent en raison de la folie de son père, poursuit le combat contre les Anglais à la tête des Armagnacs.

Philippe III le Bon, animé par le désir de venger Jean sans Peur, son père, n'hésite plus à s'allier avec Henri V de Lancastre contre le Dauphin Charles VII de France.

L'empereur d'Allemagne, Sigismond Ier de Luxembourg, arbitre aussi en faveur de l'Anglais dans la rivalité dynastique qui partage la France.

Isabeau de Bavière et Charles VI le Fou négocient durant 6 mois avec les Anglais.

Philippe de Morvilliers est le principal artisan de la conclusion du traité de Troyes.

Pierre Cauchon participe aux pourparlers.

Le traité est signé le 21 mai 1420 dans la cathédrale de Troyes. Philippe III le Bon représente les intérêts de la France.

La légitimité à succéder du soi-disant dauphin est niée, en raison de ses crimes énormes.

Charles VII de France est déchu de tous ses titres.

Les rumeurs concernant une illégitimité liée à une infidélité de la reine Isabeau sont colportées par les Bourguignons, mais une telle affirmation ne peut être inscrite sans heurter le roi de France.

Les signataires du traité conviennent qu'Henri V de Lancastre épousera Catherine de Valois, la fille de Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière.

Il sera à ce titre le seul héritier de la couronne et exercera immédiatement la régence.

Charles VI le Fou lègue donc sa couronne à son gendre puis éventuellement à un petit-fils à naître.

Ce traité ajoute à l'impopularité d'Isabeau de Bavière déjà due à ses goûts du luxe. Ce traité n'aura jamais cours que dans les régions occupées par le roi d'Angleterre et le duc de Bourgogne.

Charles VII de France, réfugié à Bourges, conserve de fait le gouvernement du Sud de la France.

Jean V le Sage mène une politique ménageant les deux partis anglais et français.

Jean V le Sage signe le traité de Troyes mais il autorise Arthur III de Bretagne, son frère, à combattre sous la bannière française.

Aussi, Arthur III de Bretagne combat-il les Anglais dès son plus jeune âge.



Siège de Montereau

Philippe III le Bon assiège Montereau avec l'aide d'Henri V d'Angleterre, exhume le cadavre de Jean sans Peur, son père, et le fait inhumer dans la chartreuse de Champmol de Dijon, auprès de Philippe II le Hardi, son grand-père.

En tant que Pair de France, Philippe III le Bon demande ensuite réparation pour le meurtre de son père, devant le lit de justice.

Le chancelier Nicolas Rolin plaide pour Philippe III le Bon, mais Henri V d'Angleterre refuse de sanctionner les meurtriers, trahissant ainsi la promesse faite à Rouen.



Mariage de Jean II de Montmorency avec Jeanne de Fosseux

Jean II de Montmorency épouse le 29 janvier 1422 Jeanne de Fosseux, fille de Jean de Fosseux et Anne de Preure. Leurs enfants sont :

Jean de Fosseux est un des favoris de Jean sans Peur.


La tour de Babel dans les Heures du Duc de Bedford - par le Maître de Bedford

Mariage de Jean de Lancastre avec Anne de Bourgogne

Jean de Lancastre épouse à Troyes le 13 mai 1423 Anne de Bourgogne, fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière.

Jean de Lancastre commandite plusieurs manuscrits enluminés.

Son nom est resté attaché aux Heures de Bedford, un manuscrit, qu'Anne de Bourgogne reçoit de son père Jean sans Peur comme cadeau de mariage.



Mort de Marguerite de Bavière

Marguerite de Bavière, veuve de Jean sans Peur, meurt le 23 janvier 1424.



Mariage de Charles Ier de Bourbon avec Agnès de Bourgogne

Charles Ier de Bourbon épouse en 1425 Agnès de Bourgogne (1407-1476), fille de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Traité d'Arras

Opposition de Jean II d'Alençon à Charles VII de France

En 1435, à Arras s'ouvrent des discussions sur la fin de la Guerre de Cent Ans et le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre.

Le chancelier Nicolas Rolin est l'âme et le cerveau de ces négociations.

Pierre, Seigneur de Boufflers est ambassadeur de Philippe III le Bon à Arras.

La conférence d'Arras est la première conférence européenne.

La délégation française est menée par :

Jean Chevrot accompagne Philippe III le Bon à Nevers, puis à Paris, aux préliminaires de paix.

La délégation bourguignonne est menée par Philippe III le Bon en personne, accompagné d'Isabelle de Portugal son épouse.

Sont présents :

Le congrès s'ouvre le 5 août 1435.

Les Anglais refusent l'annulation du traité de Troyes et quittent la négociation.

Pris dans l'étau franco-allemand, Philippe III le Bon, Duc de Bourgogne, se réconcilie avec Charles VII de France.

La traité d'Arras est signée le 20 ou le 21 septembre 1435 et met officiellement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est présent à la signature de ce traité.

Charles VII de France obtient la reconnaissance de son titre de roi de France.

Philippe III le Bon se voit contraint, de soutenir les Français face aux Anglais. Il reste Vassal du roi de France mais est exempté, à titre personnel, de tout hommage au Roi de France, obligation qui incombe à tout vassal.

La puissance européenne de Philippe est explicitement reconnue

Il est Grand-duc d'Occident. Le traité donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne

Charles VII de France confirme les territoires conquis par Philippe III le Bon avec l'aide des Anglais et lui cède :

pour compenser l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau.

Charles VII de France fait amende honorable pour ce meurtre et jure de punir les coupables.

Les villes de la Somme sont :

ainsi que les châtellenies de Roye-en-Vermandois, Péronne et Montdidier.

Le titre de Comte d'Étampes est reconnu à nouveau à Jean de Bourgogne.

La réconciliation de Charles VII de France et de Philippe III le Bon facilite la reprise des villes où l'adhésion au parti bourguignon ne soutenait plus la résistance militaire de garnisons anglaises souvent insuffisantes.

Le traité d'Arras jette Jean II d'Alençon dans l'opposition à Charles VII de France.

Jean II d'Alençon attendait de la victoire le dédommagement aux dépens des Bourguignons des pertes subies pendant la guerre, de sa rançon à la confiscation de son duché par Philippe III le Bon, et il s'estime joué.

Jean II d'Alençon entre alors dans tous les complots contre un gouvernement royal qui lui paraît faire la part très petite aux princes.

Jean II de Luxembourg-Ligny refuse de signer le traité d'Arras.

Au lendemain du traité d'Arras, Louis II de Chalon-Arlay renonce à la vie politique pour se consacrer à l'administration de ses vastes domaines.


Charles le Téméraire Blason de Charles le Téméraire

Mort de Philippe III le Bon

Charles le Téméraire Duc de Bourgogne, de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg

Charles le Téméraire Comte d'Artois, de Bourgogne, de Flandre, de Hainaut, de Hollande, de Namur et de Zélande

Philippe III le Bon meurt le 15 juin 1467.


Politique étrangère

Contrairement à son père, Jean sans Peur, Philippe III le Bon n'a plus guère d'espoir d'accéder au trône de France. Il ambitionne alors de jouer le premier rôle au niveau européen.

Il cherche à régner sur le plus grand nombre de territoires possible. Son autorité grandissante inquiète ses voisins français et allemands.

En outre, son règne coïncide avec la guerre de Cent Ans, qui oppose l'Angleterre à la France. Philippe III le Bon est partisan d'une politique de paix et il espère réconcilier les deux parties, sans succès.


Politique intérieure

Les différents territoires des Pays-Bas ont premièrement été regroupés au sein d'une union personnelle. Dirigées par un seul souverain, le duc de Bourgogne, les régions gardent leurs institutions propres. Pour créer un état fort, une plus grande cohésion est néanmoins nécessaire.


Création du Grand Conseil des ducs de Bourgogne

Le Grand Conseil des ducs de Bourgogne va jouer ce rôle d'institution centralisatrice. Le Conseil est présidé par le chancelier Nicolas Rolin.

L'uniformité de la jurisprudence joue également un rôle important. La possibilité d'introduire un recours contre les jugements des échevinages auprès du Grand Conseil ducal limite la portée des jugements des tribunaux urbains.

Pour affermir son pouvoir dans les villes et les régions, le duc cherche à s'attirer la sympathie des responsables locaux, en distribuant présents ou titres de noblesse.


Politique financière

Sur le plan financier, Philippe III le Bon tente de s'assurer le contrôle des revenus. Il réussit à faire verser une grande partie des revenus des villes et communes au trésor public. Il dote également les diverses régions d'une monnaie commune.

Ses tentatives pour lever une taxe sur le sel échouent cependant. Le sel constitue à cette époque un moyen de conservation indispensable. Grever ce produit d'une taxe aurait assuré à Philippe III le Bon une rentrée financière stable. Devant la violence de l'opposition à ce projet, le duc renonce.

En favorisant la prospérité de ses fiefs, Philippe III le Bon consolide sa puissance.

Il mène donc sa politique économique en concertation avec les régions.

Les 30 dernières années de son règne ont été largement favorables aux habitants des anciens Pays-Bas.


Palais des ducs de Bourgogne de Dijon

Philippe III le Bon contribue à faire modifier le Palais des ducs de Bourgogne de Dijon par une façade flamboyante, des logis ducaux, une grande salle des festins et des cuisines ducales de 30 cuisiniers.

En 1467, Charles le Téméraire devient :

Charles le Téméraire est un souverain impulsif et dépourvu de diplomatie.

Sur le plan national, Charles le Téméraire se considère comme un souverain de droit divin.

Il dénie tous droits ou privilèges à ses sujets.

Le surnom de Téméraire lui est donné à l'époque romantique, ses contemporains le qualifient de Grand Lion, de Guerrier, de Travaillant, de Terrible ou encore de Hardi.

Son objectif ? Conquérir la rive gauche du Rhin afin de faire la jonction entre ses terres de Bourgogne et ses possessions en Flandre, pour reconstituer ainsi un grand État bourguignon dont il prendrait la couronne royale.

L'ensemble des états bourguignons est divisé en deux parties :

Entre les deux, se trouvent la Champagne et les duchés de Lorraine et de Bar.

Le projet de sa vie est de relier ses états, et d'obtenir une investiture royale, recréant l'ancien royaume de Lotharingie.


Armée permanente en Bourgogne

Son premier soin est d'avoir une armée permanente constituée de mercenaires venant de tous les pays d'Europe.


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