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Événements contenant la ou les locutions cherchées



37 événements affichés, le premier en 1402 - le dernier en 1468



Liaison de Louis Ier d'Orléans avec Yolande d'Enghien

Louis Ier d'Orléans a une liaison avec Yolande d'Enghien. Leur enfant est

Selon les écrits de l'époque, elle est ravissante et élégante. De plus c'est elle qui danse le mieux.



Naissance de Jean de Dunois

Jean de Dunois, dit le bâtard d'Orléans, naît à Paris le 23 novembre 1402, fils de Louis Ier d'Orléans et de Yolande d'Enghien.

Jean de Dunois est élevé dans la famille légitime de son père, et notamment, dans les premières années, sous la direction de l'épouse de celui-ci, Valentine Visconti.

Cette pratique était à l'époque d'usage courant dans les familles nobles ou de lignage royal.



Jean de Dunois Grand chambellan de France

Jean de Dunois, âgé d'un an, devient Grand chambellan de France en 1403.



Mariage de Jacques II d'Harcourt avec Marguerite de Melun

Jacques II d'Harcourt épouse à Noyelles en 1417 Marguerite de Melun (vers 1400-1440), Vicomtesse de Melun, fille de Guillaume IV de Melun (vers 1350-1415) et de Jeanne de Parthenay (née vers 1360). Leurs enfants sont :



Jean de Dunois Seigneure de Claix

Mort d'Yolande d'Enghien

En 1421, la terre et seigneurie de Claix dans les Alpes passent à Jean de Dunois.

Yolande d'Enghien, sa mère, mourra à Claix dans les Alpes, où l'on peut encore admirer sa demeure.



Jean de Dunois Seigneur de Valbonais

Jean de Dunois devient Seigneur de Valbonais en 1421.



Mariage de Jean de Dunois avec Marie Louvet

Jean de Dunois épouse à Bourges en avril 1422 Marie Louvet (morte en 1426).


Carte de France vers 1422

Mort de Charles VI le Fou

Henri VI Plantagenêt Roi de France

Charles VII de France Roi de France

Jean de Lancastre Régent du royaume de France

Humphrey Duc de Gloucester Régent du royaume d'Angleterre

Charles VI le Fou meurt à l'Hôtel Saint-Pol à Paris le 21 octobre 1422 après un règne exceptionnellement long de 42 ans. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis.

A la mort de Charles VI le Fou, Odinette de Champdivers regagne sa terre natale.

Comme prévu par le traité de Troyes, Henri VI Plantagenêt, à peine âgé de 10 mois, devient Roi de France. Il a le soutien de l'Église, de l'Université et du peuple de Paris. Il est également allié au puissant parti bourguignon.

La régence en France échoit à Jean de Lancastre. Mais Jean de Lancastre est alors occupé pendant des années à faire la guerre à Charles VII de France. Jean de Lancastre fait de John Fastolf le grand maître de sa maison en 1422.

Jean de Lancastre laisse son frère, Humphrey de Lancastre, Duc de Gloucester, assurer la régence en Angleterre. Humphrey, et son demi-frère, Henri Beaufort, évêque de Winchester, se partage le pouvoir. Les deux hommes ne s'entendent pas et gouvernent très mal le royaume. Humphrey jalouse Bedford et tente de contrecarrer sa politique amicale avec le Duc de Bourgogne.

Le Dauphin Charles réfugié à Bourges, d'où son surnom de "roi de Bourges", s'autoproclame Roi sous le nom de Charles VII.

La France se trouve donc avec deux rois aussi légitimes l'un que l'autre et est désormais divisée entre :

Charles VII de France ne croit guère en ses chances de survie. Il se remet mal de l'accusation de lèse-majesté et de parricide dans le crime de Montereau.

Il doute même de sa filiation du fait des rumeurs sur l'inconduite d'Isabeau avec Louis Ier d'Orléans.

Il n'a ni argent, ni beaucoup de soutiens, mis à part les redoutables Armagnacs et quelques mercenaires de toutes origines.

Dès 1422, Jean de Dunois embrasse la cause de Charles VII de France. Ses courtisans se déchirent en de vaines querelles. Ses possessions se racornissent de mois en mois.

Établi en Berry et en Touraine (notamment à Loches et à Chinon), Charles VII de France est fort de la fidélité des provinces du Centre et du Languedoc, d'où il tira l'essentiel de ses ressources.

Pour gouverner, il doit improviser avec un personnel généralement nouveau et peu au fait des affaires.

Le Parlement qu'il organise à Poitiers et la Chambre des comptes qui est établie à Bourges sont, pour l'essentiel, peuplés d'officiers naguère éliminés à Paris par les Bourguignons, de telle sorte que l'administration est plus facilement efficace que le gouvernement.



Prise du château Ivry-la-Bataille

Siège du château d'Ivry par les Anglais

Bataille de Verneuil

Mort de Jean Stuart

Mort de Robert Stuart

Mort d'Archibald Douglas

Mort de James Douglas

Mort de Guillaume II de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort d'Hugues de Chalon

Mort de Guy Malet

Mort de Jean Rouhault

Jeanne II de Chalon Comtesse de Tonnerre

Jean II d'Alençon Prisonnier

Libération d'Antoine de Chabannes

Guillaume III de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort de Jean VIII d'Harcourt Comte d'Aumale

Jean de Dunois Capitaine du Mont Saint-Michel passe à

Un partisan du Dauphin prend par surprise le château Ivry-la-Bataille ce qui entraîne en réaction un siège anglais. Les assiégés proposent de se rendre le 15 août 1424 si aucun secours ne leur parvient.

L'armée du Dauphin réunie à Châteaudun, se met en route pour les secourir. Les éclaireurs ayant démontré la trop forte position anglaise, les Français décident de se détourner d'Ivry-la-Bataille. Il leur parait alors opportun de prendre la ville proche de Verneuil. Déguisant les archers écossais en archers anglais, ils occupent la ville.

Jean de Lancastre furieux marche sur Verneuil. Après avoir parlementé, les Franco-Écossais acceptent de livrer bataille le 17 août 1424 plutôt que de subir un siège. 11 000 Français et quelque 7 000 Écossais affrontent 14 000 Anglais.

Jean Poton de Xaintrailles combat à la bataille de Verneuil.

Thomas Montaigu participe à la bataille de Verneuil.

Jean V de Bueil sert lors de sa première bataille aux côtés de Jean II d'Alençon et sous Guillaume II de Narbonne.

Malgré sa jeunesse, Jean V de Bueil gagne le surnom de Fléau des Anglais.

Après de longues heures d'attente et d'observation, les archers anglais décident de provoquer les Français.

Cependant, ces derniers chargent avant que les archers aient pu se fixer sur leurs nouvelles positions, faisant voler en éclats l'aile droite anglaise.

Au même moment, sur la droite franco-écossaise, les archers écossais s'avancent et engagent un formidable duel d'archerie, 12 000 archers s'affrontant pendant près de 3/4 d'heure.

Et plus à droite, les mercenaires espagnols et lombards, contournant ce combat d'archers, s'attaquent aux bagages anglais et s'éloigne avec son butin.

Plutôt que de protéger ses valets, l'escorte des bagages anglais contre-attaque victorieusement l'aile gauche française.

Les Français battent en retraite tandis que les Anglais encerclent les Écossais et les massacrent.

Sont tués :

Jeanne II de Chalon devient Comtesse de Tonnerre.

Jean II d'Alençon et Antoine de Chabannes sont pris par les Anglais.

Le château Ivry-la-Bataille est finalement repris par les Anglais qui détruisent les parties supérieures.

Libéré, Antoine de Chabannes devient le page d'Étienne de Vignolles, puis de Charles Ier de Bourbon.

Guillaume II de Narbonne est le dernier vicomte de Narbonne de la maison de Lara. Guillaume II de Narbonne lègue sa vicomté à son demi-frère utérin Pierre de Linières, qui prend le nom de Guillaume III de Narbonne.

Après la mort de Guillaume II de Narbonne, Jean V de Bueil entre au service du mercenaire Étienne de Vignolles.

Jean VIII d'Harcourt meurt lors de cette bataille.

Il est inhumé à la Saussaie.

N'ayant pas d'héritier légitime, sa charge de capitaine du Mont Saint-Michel passe à Jean de Dunois, son cousin, époux de Marie d'Harcourt, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun.



Jean de Dunois puis Louis d'Estouteville Capitaine du Mont Saint-Michel

Jean de Dunois devient Capitaine du Mont Saint-Michel mais est contesté.

Les religieux du Mont Saint-Michel renforcent leurs défenses sur leurs propres fonds.

Les Anglais renforcent Tombelaine.

Louis d'Estouteville remplace Jean de Dunois le 2 septembre 1424.

Louis d'Estouteville retire de la ville les femmes, les enfants et les prisonniers le 17 novembre 1424.

Tombelaine est encore renforcée.

À chaque marée basse, les Anglais descendent jusqu'aux murailles du Mont. La communication n'est possible qu'au prix d'escarmouches et de combats.



Bataille de Montargis

En 1427, Jean de Dunois, à 25 ans, bat, avec 1 600 hommes, sous les murs de Montargis, 3 000 Anglais commandés par Richard Neville, William de La Pole et Jean de la Poul.



Siège d'Orléans

Mort de Thomas Montaigu Comte de Salisbury

Jean Ier de Brosse et Jacques Ier de Chabannes à Orléans

À la fin de 1428, les Anglais et leurs alliés bourguignons occupent la quasi-totalité du nord de la France jusqu'à la Loire.

Le duché de Charles Ier d'Orléans est laissé sans défense.

Thomas Montaigu, Lieutenant général de l'armée anglaise, a pris de plusieurs places stratégiques le long de la Loire :

De rares ponts subsistent : Angers, défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou, et Orléans. Pour qu'ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes.

Que les Anglais viennent à contrôler toute la vallée de la Loire, et le sud de la France, ultime refuge du "roi de Bourges ", est mûr pour l'invasion.

Les Anglais, commandés par Thomas Montaigu, Comte de Salisbury, mettent le siège devant Orléans le 12 octobre 1428 sans même songer à demander à Charles Ier d'Orléans, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes. Mais ils sont en échec devant Orléans.

Les Anglais ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville. Ils construisent des bastilles.

Leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts. Néanmoins, avant le 24 octobre 1428, ils prennent le châtelet qui défend le pont sur la Loire sur la rive sud du fleuve.

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes, Jean V de Bueil et Louis de Culan arrivent à Orléans dès le 25 octobre 1428, avec les 800 hommes d'armes composant la suite de Jean de Dunois

Thomas Montaigu meurt à Meung-sur-Loire le 27 octobre 1428.

William de la Pole prend le commandement, avant d'être remplacé par John Talbot.

Le 30 décembre 1428, Jacques Ier de Chabannes est blessé au pied d'un trait d'arbalète. Son cheval est tué sous lui.

La garnison anglaise qui occupe le châtelet est elle-même assiégée par des soldats français. Quant au pont, il est partiellement détruit pour empêcher les Anglais d'assaillir la ville de ce côté.

Les Bourguignons qui participent au siège se retirent suite à une mésentente sur le sort de la ville.

Au début du siège, Antoine de Chabannes est à nouveau capturé par les Anglais.

Après sa libération, Antoine de Chabannes se distingue au siège d'Orléans.

Charles VII de France refuse, malgré l'urgence de la situation, de rappeler Arthur III de Bretagne. La disgrâce du connétable se prolonge...


La journée des Harengs - Enluminure du XVe siècle

La journée des Harengs

Louis de Culan revient à Orléans avec 200 hommes de renfort le 30 janvier 1429.

La bataille de harengs ou journée des Harengs se déroule, dans la région de Pithiviers.

Les Français postent des espions auprès des armées anglaises pour tenter de connaître leurs intentions.

Un de ces hommes informe les Français de la sortie de 300 chariots de la ville de Chartres, convoi escorté par 1 500 Anglais sous le commandement de John Fastolf et du prévôt de Paris, Simon Morhier.

Le convoi anglais transporte du poisson et autres victuailles destinés à être consommés pendant le carême.

Apprenant la nouvelle, plusieurs milliers de Français sortent d'Orléans le 12 février 1429 avec à leur tête Jean de Dunois.

Louis de Culan et participent à ce combat.

Charles Ier de Bourbon, prend du retard pour effectuer sa jonction avec Jean de Dunois.

Les Français manquent leur effet de surprise à Rouvray-Saint-Denis.

Les Anglais en profitent pour disposer leurs chariots en cercle et attendent les Français de pied ferme.

Une dispute éclate entre John Stuart commandant les troupes écossaises et Jean de Dunois.

Chacun a son avis sur l'opportunité de livrer bataille aux Anglais.

John Stuart veut combattre à cheval, Jean de Dunois préfère se battre à pied.

Charles Ier de Bourbon, arrive au moment où la dispute éclate, mais n'intervient pas.

Pour finir, chacun engage le combat selon sa propre idée.

Les Anglais sortent de leur retranchement et mettent en déroute les Français. Il y a bien une légère riposte d'Étienne de Vignolles et de Jean Poton de Xaintrailles, mais bien qu'ils fassent plusieurs tués, ils abandonnent eux aussi la lutte.

Ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite. Jean de Dunois est blessé.

Sont tués :

Jean de Naillac, beau frère de Jean de Brosse, est tué lors du combat.

Guy III de Chauvigny participe cette bataille.

Le découragement est à son comble, la plupart s'enfuient d'Orléans par la porte de Bourgogne, la seule porte restée ouverte qui n'est pas encore aux mains des Anglais.

Le pont traversant la Loire et reliant la ville à la rive gauche au royaume de Charles VII de France est coupé.

Louis de Culan se retire d'Orléans le 18 février 1429.


Jeanne d'Arc au siège d'Orléans par Lenepveu Liberation d'Orleans - Vigiles de Charles VII

Libération d'Orléans

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes et Jean de Dunois prêtent main-forte au gouverneur de la ville, Raoul de Goncourt. Ils défendent au mieux Orléans. Ils sont rejoints par le cousin de Jean, Louis de Culan.

La ville subit depuis 7 mois déjà un blocus de la part des généraux anglais. Jean de Dunois assure le commandement de la défense de la ville. Louis de Culan était chargé du commandement en second.

La capitulation semble n'être plus qu'une question de jours.

Charles VII de France accepte de confier à Jeanne d'Arc un important corps d'armée composé de 4 000 hommes.

Jean d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait l'éducation militaire de Jeanne.

En allant demander des renforts à Charles VII de France, Jean Ier de Brosse rencontre Jeanne d'Arc.

Jean Ier de Brosse et Louis de Culan (son cousin) sont désignés pour escorter Jeanne d'Arc à la tête d'une troupe qui rejoint le gros des forces royales.

Devenue Chef de guerre, Jeanne d'Arc se fait donner une épée trouvée dans l'église Sainte-Catherine de Fierbois.

De Blois, Jeanne d'Arc part pour Orléans.

Guy III de Chauvigny, Pierre de Rieux, Pierre d'Amboise et Louis d'Amboise combattent avec Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

De retour en France, Louis Ier de Bourbon-Vendôme participe à la libération d'Orléans avec Jeanne d'Arc.

Quand Jeanne se présente le 29 avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision. Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines :

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Le 29 avril 1429, Jeanne d'Arc fait habilement entrer son armée et des vivres dans Orléans en évitant les Anglais et défile avec Jean de Dunois, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Les vivres, malgré ce secours, vont manquer. On décide d'aller en chercher à Blois. Ambroise II de Loré est chargé de cette mission. Il revient à Orléans le 4 mai 1429 et est assez heureux pour introduire, dans la ville, vivres et troupes, sans combat, sous les yeux de l'ennemi.

Jacques Ier de Chabannes revient avec cette armée.

Orléans sur la rive nord de la Loire est cernée au nord et à l'ouest par un réseau de fortifications, et l'accès par l'est est verrouillé par le fort de Saint Lou. Le pont sur la Loire au sud de la ville est tenu par les Anglais; son accès sud est fortifié. Enfin l'accès fluvial est verrouillé en amont par le fort de Saint Jean le Blanc qui est le pendant de Saint Lou sur la rive sud.

Le 4 mai 1429, une escarmouche oppose des français aux défenseurs de Saint Lou. Jeanne d'Arc, réveillée en pleine sieste, charge la bastille avec un fort parti de miliciens orléanais. Pour contrer cette sortie, John Talbot envoie des troupes de ses fortifications au nord pour prendre Jeanne d'Arc à revers et soutenir Saint Lou.

Jean de Dunois voyant la manœuvre sort à son tour et attaque la bastille de Saint Pouair qui marque l'extrémité nord de son réseau de fortifications.

John Talbot doit alors rapatrier ses hommes pour ne pas être pris de flanc et perdre Saint Pouair. Jean de Dunois se replie et Saint Lou est prise par Jeanne d'Arc.

Le 6 mai 1429, Ambroise II de Loré participe avec fougue à l'assaut de la bastille des Augustins.

L'accès fluvial par l'est n'étant plus verrouillé, les anglais transfèrent des troupes de Saint Jean le Blanc vers la bastide de la Tourelle qui permet de tenir le pont. Malgré les difficultés dues aux bancs de sable qui encombrent le lit du fleuve à Orléans, Jeanne d'Arc réussit à traverser la Loire en bateau à l'est de la ville avec un fort contingent, jusqu'à l'île aux toiles.

Voyant l'importance de ces troupes, la garnison de Saint Jean le Blanc abandonne la bastille qu'elle tenait et se replie vers la Tourelle. Les sapeurs français construisent un pont au dessus du petit bras de Loire qui sépare l'île aux toiles de la rive sud, et Jeanne d'Arc prend facilement possession de la bastide de Saint Jean le Blanc.

L'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles, commence le samedi 7 mai 1429, au petit matin, après la messe habituelle. La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule.

Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et Jean de Dunois s'apprête à donner le signal de la retraite. Jeanne d'Arc, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise.

Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain 8 mai 1429, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine.

Mais Jeanne d'Arc refuse le combat car ce jour est un dimanche. Incontinent, John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner à rester. Il lève le siège et se retire.

À Orléans, les Français prouvent qu'ils peuvent désormais surpasser leurs adversaires dans l'art des engins de siège.


Étienne de Vignolles (La Hire) et Jean Poton de Xaintrailles - enluminure du XVe siècle

Campagne de la vallée de la Loire

Bataille de Jargeau

William de La Pole Prisonnier

Pour aller à Reims où Charles VII de France doit être sacré, Jeanne d'Arc veut une route libre et sûre.

Dans cette logique elle s'emploie à chasser définitivement les troupes anglaises encore en place dans la vallée de la Loire.

Jean V de Bueil combat sous la bannière de Jeanne d'Arc pendant la campagne de 1429 sur la vallée de la Loire.

Sur ordre de Charles VII de France, 200 livres-tournois sont payées à Jean V de Bueil par le trésorier dans les mois d'avril et de mai 1429, pour le dédommager, ainsi que ses 30 gens d'armes et 40 gens de traict, des dépenses effectuées durant l'escorte des marchandises pour le réapprovisionnement de la ville assiégée d'Orléans.

Jeanne d'Arc veut savoir dans quelle direction se replient les différents corps de l'armée anglaise : elle détache en éclaireurs Ambroise II de Loré et Étienne de Vignolles, avec une centaine de cavaliers, pour suivre et observer l'ennemi pendant près de 8 lieues.

À une quinzaine de kilomètres d'Orléans, dans la petite bourgade de Jargeau, subsiste alors toujours une partie des troupes anglaises, commandée par William de La Pole, Duc de Suffolk. Il s'apprête à recevoir Jean de Lancastre accompagné de renforts.

L'armée française forte de 2 000 hommes, commandée par Jean II d'Alençon, est bientôt rejointe par les compagnies de Jean de Dunois et Florent d'Illiers, alors capitaine de Châteaudun. Il se retrouve ainsi doté d'une force deux fois plus importante qu'à son origine.

Antoine de Chabannes, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse, Louis Ier de Bourbon-Vendôme combattent à Jargeau.

Jeanne d'Arc pousse les capitaines à la marche sur Jargeau, voyant leur hésitation face à la probable multitude des Anglais réfugiés là-bas. L'armée royale, se met alors en route vers la petite cité, dans l'idée de s'arrêter pour la nuit aux portes de la ville. Cependant, l'armée anglaise vient à la rencontre des troupes françaises les contraignant au combat.

Jeanne, prenant son étendard, va à l'attaque, exhortant les soldats qui font tant que, cette nuit là, ils sont logés dans les faubourgs de Jargeau. Si les Anglais étaient sortis de la ville, les soldats du roi auraient été en grand péril.

Le lendemain, le 12 juin 1429, la bataille s'engage de nouveau, et Jeanne d'Arc insuffle la volonté de Dieu aux troupes françaises, leur assurant la victoire : "Agissez et Dieu agira". Peu après le début de la bataille, Jeanne d'Arc monte aux remparts en brandissant son étendard. Cependant, une pierre vient la frapper à la tête et provoque sa chute dans le fossé. Portée par sa détermination, à nouveau son étendard en main, elle se relève et exhorte ses compagnons.

En plein combat, William de La Pole demande à être entendu afin d'obtenir une trêve, mais ce n'est plus l'heure des demandes. Dans un irrésistible élan, les Français s'emparent de Jargeau puis se lancent à la poursuite des Anglais.

William de La Pole est fait prisonnier et restera prisonnier de Charles VII de France pendant 3 ans.

Les troupes anglaises se replient en désordre sur Meung-sur-Loire et Beaugency.


Bataille de Patay - illustration des Chroniques de Charles VII

Bataille de Patay

John Talbot Prisonnier

Arthur III de Bretagne en Normandie

On ne connaît pas exactement l'endroit où l'armée anglaise prend position le 18 juin 1429 le lendemain de la reddition anglaise de Beaugency, mais la tradition attribue cet honneur au petit village de Patay.

John Fastolf, John Talbot et Thomas de Scales, lieutenant de Jean de Lancastre, commandent l'armée anglaise.

La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consiste à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrête les charges de cavalerie et ralentit suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants.

Mais à Patay, avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille, un cerf traverse le champ près des lignes anglaises. Les archers abattent l'animal et poussent un cri de triomphe qui révèle leur position aux éclaireurs français.

L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, des piquiers, menée par Étienne de Vignolles, Ambroise II de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaque les 4 000 archers par les flancs. N'ayant pas eu de temps se protéger, ils se débandent rapidement.

Jacques Ier de Chabannes, Antoine de Chabannes, Bernard VIII d'Armagnac, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse sont présents lors de cette bataille.

Pendant ce temps, les chevaliers anglais fuient devant la charge de cavalerie française. Cet ultime combat est la seule bataille rangée de la campagne de la Loire. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emporte, avec des résultats inattendus.

Jean de Dunois contribue puissamment à cette victoire.

John Fastolf, accompagné d'une petite troupe, parvient à s'enfuir mais est dès lors disgracié : Jean de Lancastre met la défaite sur son compte et le radie de l'Ordre de la Jarretière.

Ainsi prit naissance la fâcheuse réputation qui devait faire de lui le prototype du personnage de Falstaff.

Ultime haut fait de la reconquête du Val de Loire, la bataille de Patay décapite pour longtemps l'armée anglaise, qui y perd ses meilleurs officiers et l'élite de ses archers.

John Talbot et de nombreux officiers sont capturés par les Français. Jean Poton Xaintrailles renvoie John Talbot sans rançon. John Talbot aura bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur.

Malgré la victoire, Arthur III de Bretagne reçoit l'ordre de s'en retourner et les places fortes ferment leurs portes sur son passage.

Attaché à la cause française, bien que toujours en disgrâce, Arthur III de Bretagne s'en va batailler en Normandie, contraignant les Anglais à diviser leurs forces.



Prise de Chartres

En 1432, Jean de Dunois réduit la ville de Chartres.


Jean de Dunois en prière devant la Vierge - Heures de Dunois - vers 1436

Arthur III de Bretagne Lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie

Prise de Paris

Reconquête de la Normandie par Charles VII

Début 1436, 4 évêques, dont Pierre Cauchon, sont chargés de gouverner Paris au nom d'Henri VI Plantagenêt.

Charles VII de France se sent désormais en mesure d'engager la contre-offensive contre les Anglais. Il a hâte de retrouver sa capitale.

Le 8 mars 1436, Charles VII nomme Arthur III de Bretagne lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie, avec la charge de reprendre Paris.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam assiste Arthur III de Bretagne.

Ayant reçu le renfort de troupes bourguignonnes, les Anglais sont repoussés aux portes de la capitale.

Le 13 avril 1436, Arthur III de Bretagne se présente sous les murs de la cité.

La ville est en pleine effervescence.

Victimes de la fureur populaire des Parisiens, les Anglais doivent se réfugier dans la bastille Saint-Antoine.

Le 15 avril 1436, la garnison capitule.

Pierre Cauchon est contraint de fuir, non sans s'être acquitté d'une forte somme d'argent.

Henri VI Plantagenêt perd donc la capitale du royaume de France.

La prise de Paris renforce encore la position d'Arthur III de Bretagne auprès de Charles VII de France, d'autant que les Bretons du connétable s'illustrent en Île-de-France aux côtés de :

Le château de Vincennes est également libéré de la présence anglaise.

En 1436, Henri Beaufort envoie Edmond Beaufort seconder John Talbot en Normandie où il résiste difficilement à l'armée de Charles VII de France.

Charles VII de France revient à Fontainebleau après la libération de l'Île-de-France et de Paris en 1436, privilégiant le lieu pour sa salubrité.



Mariage de Jean de Dunois avec Marie d'Harcourt

Jean de Dunois Comte de Dunois

Jean de Dunois est veuf de Marie Louvet.

Jean de Dunois épouse à Rouen le 26 octobre 1439 Marie d'Harcourt, Dame de Parthenay, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun. Leurs enfants sont :

Jean de Dunois devient Comte de Dunois en 1439.



Révolte de la Praguerie

Pierre de Brézé Sénéchal d'Anjou et du Poitou

En février 1440, la noblesse ne pouvant plus lever des impôts et contrôler l'armée se révolte contre Charles VII de France et les Angevins tout-puissants à la cour.

À cette tentative féodale, dite de la Praguerie, participent :

Cette révolte tente de se débarrasser d'Arthur III de Bretagne.

Après une entrevue avec Jean II d'Alençon, Louis XI rejoint la Praguerie. Cette rébellion du dauphin s'explique par l'absence de responsabilité où le maintenait son père.

Jean de Dunois entre dans la conspiration mais bientôt, repentant de sa faute, il vient se jeter aux pieds du monarque et obtient son pardon.

Pierre de Brézé soutient Charles VII lors de la Praguerie. En récompense de ses services, Pierre de Brézé est nommé Sénéchal d'Anjou et du Poitou.

Avec son frère Antoine de Chabannes, Comte de Dammartin, Jacques Ier de Chabannes, son frère, prend le parti du dauphin.

Jacques Ier de Chabannes est destitué de toutes ses charges mais reviendra rapidement en grâce, et obtiendra la haute fonction de grand maître d'hôtel de France.

Les nobles doivent se soumettre à Charles VII de France qui est maître du royaume. La monarchie l'emporte sur tout système de partage de la puissance publique.

Jean II d'Alençon se retrouve seul et négocie avec les Anglais en avril 1440.

Louis XI doit offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorde le gouvernement, mais refuse le reste.



Libération de Charles Ier d'Orléans

Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Marie de Clèves

Don du Château de Châteaudun à Jean de Dunois

Philippe III le Bon envoie Philippe Pot comme ambassadeur à Londres, où il sert d'intermédiaire pour la libération de Charles Ier d'Orléans.

Charles Ier d'Orléans est libéré par les Anglais le 5 novembre 1440, contre une rançon de 220 000 écus d'or et la promesse d'épouser Marie de Clèves, la nièce de Philippe III le Bon, en gage d'alliance avec la France.

La rançon représente partiellement la dot de sa nouvelle épouse.

Charles Ier d'Orléans, 46 ans, épouse le 26 novembre 1440 Marie de Clèves, âgée de 14 ans, fille de Adolphe IV de La Marck, Duc de Clèves, et de Marie de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Jean de Dunois reçoit le Château de Châteaudun en gage de ses actes pour avoir précipité la libération de Charles Ier d'Orléans, son demi-frère.

Charles Ier d'Orléans récupère sa terre de Brie-Comte-Robert.



Reprise de l'Île-de-France par les Français

L'Île-de-France est entièrement reprise par les Français mais, pour le moment, la Normandie reste entre les mains des Anglais. En 1440, Edmond Beaufort parvient à s'emparer de Harfleur, que les Français venaient de prendre, et à ralentir l'offensive française.

Jean de Dunois fait oublier sa conduite aux sièges d'Harfleur, de Gallardon et de Dieppe.



Jean de Dunois Comte de Longueville

Jean de Dunois devient Comte de Longueville en 1443.



Levée du Siège de Dieppe

Louis XI, encore Dauphin, accompagné de Jean de Dunois, co-seigneur de Beaugency, fait le vœu de reconstruire Notre Dame de Cléry si la vierge lui donne la victoire.

Louis XI réussit à faire lever le siège et libère la ville le 15 août 1443.



Jean de Dunois lieutenant général de Charles VII

En 1444, Charles VII de France nomme Jean de Dunois son lieutenant général.



Mise en ordre des affaires du royaume

Justement surnommé le Bien Servi, Charles VII de France a la chance d'être assisté par des administrateurs compétents comme le chancelier Guillaume Jouvenel des Ursins ou le financier Jacques Coeur...

De 1444 à 1450, Charles VII apparaît encore comme très influençable, souvent dominé par des favoris comme Arthur III de Bretagne, La Trémoïlle, Brézé.


Modernisation de l'administration

Il modernise son administration.

L'efficacité des grandes institutions judiciaires et financières est accrue.

Satisfaction est donnée au particularisme des provinces, par une multiplication des ressorts qui décentralise partiellement la fonction administrative.


Création d'un impôt permanent

Ayant obtenu des assemblées locales et des états généraux ou provinciaux les impôts nécessaires au financement de la guerre, Charles VII sait, avec l'aide de Jacques Cœur, son grand argentier, habituer ses sujets à la permanence de l'impôt.

Il peut, dès le milieu du siècle, éviter de convoquer les états généraux et se passer du consentement qui semblait indispensable pour la levée de toute ressource extraordinaire.

L'impôt permanent, c'était la reconnaissance d'un droit monarchique étranger au droit coutumier selon lequel le Roi devait vivre de son revenu domanial, comme une personne privée.


Création d'une armée permanente

C'était aussi le moyen d'une puissance assurée par une force militaire permanente.

Charles VII dote son armée de structures adaptées au maintien d'une force armée en tout temps :

les unes assurent la soumission des autres.

Les compagnies d'ordonnance sont créées sur ordonnance (d'où leur nom) par le roi Charles VII le 26 mai 1445.

Charles VII est assisté par des capitaines hardis comme Arthur III de Bretagne et Jean de Dunois, qui commande ses troupes, et par les frères Jean et Gaspard Bureau, qui réorganisent son armée et constituent pour la première fois une artillerie puissante et relativement efficace.


Paris Capitale administrative

Charles VII se méfie de Paris, où il avait vécu des jours difficiles dans son enfance.

Il fit passer la prévôté des marchands aux mains d'officiers de justice ou de finance qui assurèrent la tutelle de la capitale.

Pour sa résidence, le Roi continua de préférer les petites villes du Val de Loire et ses châteaux de Touraine et de Berry.

Capitale administrative, Paris cesse d'être la résidence principale du Roi, de la cour et de l'aristocratie.



Naissance de François Ier d'Orléans-Longueville

François Ier d'Orléans-Longueville ou de Dunois naît en 1447, fils de Jean de Dunois et de Marie d'Harcourt.



Reconquête de la Normandie

Prise du château d'Ivry-la-Bataille aux Anglais

Siège de Rouen

Reprise de Fougère par les Français

Le couple Charles VII Agnès Sorel vit de longues années de bonheur, jalonnées par des voyages à travers la France.

Agnès Sorel attend le retour du guerrier ou du chasseur à Razilly près de Chinon, à Beaulieu près de Loches, à Dames près de Mehun-sur-Yèvre.

Croyante, elle fait régulièrement des pèlerinages et des offrandes à l'Église.

Charles VII de France doit réorganiser ses finances.

Agnès Sorel le pousse à achever la conquête de son royaume en reprenant la Guyenne et la Normandie aux Anglais.

Charles VII de France se lance à la reconquête de la Normandie.

Jean Poton de Xaintrailles prend une part active à cette campagne.

Charles IV d'Anjou participe à cette campagne.

Joachim Rouhault revenu en France, participe à cette campagne comme capitaine de la compagnie d'ordonnance de Saint-Lô.

Robert II d'Estampes, chambellan de Charles VII de France, maréchal et sénéchal du Bourbonnais, participe à cette campagne.

Jean II de Bourbon-Vendôme fait ses premières armes avec Jean de Dunois en combattant les Anglais en Normandie.

En 1449, Jean de Dunois reprend le château d'Ivry-la-Bataille aux Anglais et ordonne son démantèlement.

À partir de cette date, il servira de carrière de pierre.

Jean II d'Anjou vient combattre avec d'autres princes en Normandie en 1449.

Les Anglais John Fastolf et Thomas Montaigu se distingue au siège de Rouen en octobre 1449.

Le Français Jean II d'Anjou participe au siège de Rouen.

Jacques Ier de Chabannes entre victorieux dans Rouen le 10 octobre 1449.

Jean II d'Alençon bien que participant à la reconquête de la Normandie continue de chercher une alliance anglaise.

Jean II de Bourbon participe à la campagne de Normandie où il se révèle être un capitaine de guerre fameux.

Fougères capitule le 4 novembre 1449.

Jacques Ier de Chabannes devient bailli du Cotentin en 1449.


Portrait Charles VII en 1450 Bataille de Formigny

Bataille de Formigny

Pierre de Brézé Sénéchal de Normandie

Mort de William de la Pole

Prise de Domfront

Charles VII de France resserre l'alliance bretonne, précieuse pour la reconquête de la Normandie.

Le 15 avril 1450, Jean de Dunois et Jean II de Bourbon expulse entièrement les Anglais de la Normandie par la victoire de Formigny et peut reconquérir la basse vallée de la Seine.

Jean V de Bueil sert lors de cette reconquête.

Charles de Bourgogne participe cette campagne.

Pierre de Brézé est nommé Sénéchal de Normandie.

Jean II d'Anjou participe aux sièges de Falaise et de Cherbourg.

Après la reconquête française, le Château de Caen perd définitivement tout intérêt stratégique au plan national.

Edmond Beaufort, Comte de Somerset défend très mal la Normandie.

En quelques mois, il perd tout le comté et doit rentrer en Angleterre

Le Parlement et le Conseil du roi Henri VI Plantagenêt ne pardonnent pas la défaite à William de la Pole.

Le 28 janvier 1450, William de La Pole est arrêté et emprisonné à la Tour de Londres.

William de La Pole est banni pour 5 ans.

Le bateau l'emmenant en France est intercepté par une bande de soldats mécontents appartenant au Duc d'Exeter qui le condamnent à mort.

William de La Pole meurt le 2 mai 1450 décapité.

Les Français reprennent le château Domfront le 2 août 1450.


Château de Châteaudun Sainte-Chapelle du Château de Châteaudun

Modification du Château de Châteaudun

Jean de Dunois modifie le Château de Châteaudun et en fait une résidence fastueuse.

La Sainte-Chapelle du Château de Châteaudun est construite entre 1451 et 1493.

Le chœur et la chapelle haute sont construits entre 1451 et 1454.

L'aile ouest ou aile Dunois est construite entre 1459 et 1468.

La nef et l'oratoire sud sont bâtis de 1460 à 1464.



Prise de Bordeaux

Reconquête de l'Aquitaine

Jean II de Bourbon Gouverneur de la Guyenne

Jean de Dunois et Jean II de Bourbon mènent la conquête de la Guyenne.

Jacques Ier de Chabannes et Jean II de Bourbon-Vendôme y participe.

Charles de Bourgogne participe à cette campagne.

Jean Poton de Xaintrailles y prend une part active.

Joachim Rouhault accompagne Jean de Châtillon, Comte de Penthièvre en Guyenne.

Gaston IV de Foix-Béarn prend Dax en mai 1451.

Les anglais son chassé de Dax.

Une période de prospérité pour Dax se termine ainsi avec la fin du commerce avec les britanniques.

Gaston IV de Foix-Béarn participe à la prise de Bordeaux.

Bordeaux se rend enfin aux Français par le traité du 12 juin 1451.

Les Anglais sont chassés de tout le continent à l'exception de Calais.

En récompense, Jean II de Bourbon est nommé gouverneur de la Guyenne.

Nommé en 1451 Connétable de Bordeaux, Joachim Rouhault paraît à la tête de 1 200 archers de l'avant-garde lors de l'entrée triomphale de Jean de Dunois dans Bordeaux.

Jacques Ier de Chabannes commande 1 500 lances, lors de l'entrée de Jean de Dunois, dans Bordeaux, le 25 juin 1451.



Siège de Bayonne

Jacques Ier de Chabannes se trouve avec Jean de Dunois et Gaston IV de Foix-Béarn, au Siège de Bayonne en contribuant puissamment à sa reddition, et y rentre le 21 août 1451.


Bataille de Castillon La France en 1453

Bataille de Castillon

Mort de John Talbot

Fin de la guerre de Cent Ans

Mort de Jacques Ier de Chabannes Seigneur de La Palice, Charlus, Curton, Madic, Montaigu-le-Blin, Rochefort et Châtel-Perron

Le 27 juin 1453, Jacques Ier de Chabannes prend Chalais.

Le 17 juillet 1453, l'armée de Charles VII de France se heurte au corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, à quelques centaines de mètres des murailles du village de Castillon.

Les Français ne comptent pas moins de 10.000 hommes et 300 bouches à feu, sous le commandement de Jean de Dunois et des frères Bureau.

Jacques Ier de Chabannes, Joachim Rouhault, Charles de Bourgogne, Jean V de Bueil, André de Montfort-Laval et Charles IV d'Anjou participent à cette campagne.

Jacques Ier de Chabannes est blessé.

Les Bretons servent à Castillon, non plus sous les ordres d'Arthur III de Bretagne mais commandés par François II de Bretagne, jeune Comte d'Étampes.


Première utilisation rationnelle de l'artillerie

Survenant quelques semaines après la chute de Constantinople aux mains des Turcs, la bataille de Castillon passe presque inaperçue des contemporains. Elle n'en marque pas moins l'Histoire militaire par le triomphe de l'artillerie. Employée pour la première fois de façon rationnelle et systématique en rase campagne, l'artillerie assure la victoire des troupes françaises. La chevalerie n'est plus la reine des batailles !

La bataille se solde par un total de 9.000 morts, blessés et prisonniers.

John Talbot est tué par un boulet et son fils meurt aussi durant ce combat.

Le nom de Talbot provoquait un sentiment de peur chez les Français. Le nom de Talbot fut prononcé par les mères de famille pour effrayer les enfants indociles.

A l'inverse de son rival John Fastolf, il fut un piètre tacticien. Selon Thomas Basin, il fut un homme courageux, mais si l'on étudie sa carrière militaire on se rend compte qu'il refusait tout combat avec l'ennemi. Les deux batailles qu'il a livré furent un désastre : la bataille de Patay et la bataille de Castillon.

Les Anglais sont obligés de rembarquer. Ils renoncent à jamais à l'Aquitaine et aux possessions continentales de la dynastie royale des Plantagenêt.

La bataille met un terme définitif à la guerre de Cent Ans. Charles VII de France a l'habileté de confirmer les privilèges et d'empêcher toute réaction contre les anciens fidèles d'Henri VI Plantagenêt. Rares sont ceux qui jugent opportun de fuir en Angleterre.

Le village de Castillon est depuis appelé Castillon-la-Bataille.



Mort de Marie d'Harcourt

Marie d'Harcourt, épouse de Jean de Dunois, meurt à Chouze-sur-Loire en Indre-et-Loire en 1464.



Bataille de Montlhéry

Mort de Jean Fourquet

Mort de Pierre de Brézé Comte de Maulévrier

Le 10 mars 1465, Charles de France frère de Louis XI prend la tête de la Ligue du Bien public.

Odet d'Aydie le Vieux est le confident de Charles de France. Il est de tous les complots contre le Roi.

Jean de Dunois participe à la Ligue du Bien public.

Jean V de Bueil rejoint la Ligue du Bien public.

François II de Bretagne n'apporte qu'une adhésion tardive et insuffisante.

Jean de Bourgogne est un partisan et un soutien de Louis XI contre la Ligue du Bien public.

Pierre de Laval choisit la fidélité à Louis XI.

Jean II de Bourbon-Vendôme se rallie à Louis XI et combat pour lui à la bataille de Montlhéry ;

Louis Ier de Luxembourg entre dans la Ligue du Bien public et commande l'avant garde de Charles le Téméraire.

Louis XI nomme Charles d'Artois lieutenant général pour l'Île-de-France, la Brie, le bailliage de Senlis et le duché de Normandie, ainsi que gouverneur de Paris.

Pour se défendre, Louis XI de France fait appel à François Ier Sforza et aux Liégeois.

Louis XI se met personnellement à la tête d'une grande offensive. Après la chute de Moulins, les Bourbons se soumettent.

Louis XI fait volte-face vers Paris, menacée par les Bretons et les Bourguignons.

Les armées se rencontrent à Montlhéry le 16 juillet 1465.

La bataille est pleine de confusion et de sang et sans réel vainqueur, mais le siège de Paris est brisé.

La désobéissance de Louis Ier de Luxembourg provoque la bataille de Montlhéry, et sa fuite manque d'entraîner une déroute bourguignonne.

Jean Fourquet, officier supérieur des gardes du palais de Louis XI, meurt lors de la bataille. Jeanne Hachette, sa fille, est adoptée par une dame Laisné, qui l'élève jusqu'à ses 18 ans.

Pierre de Brézé meurt lors de la bataille.


Louis Ier de Luxembourg par Charles de Steuben (1788-1856)

Traité de Conflans

Traité de Saint-Maur-des-Fossés

Charles de France Duc de Normandie

Louis Ier de Luxembourg Connétable de France

Jean de Dunois négocie le traité de Conflans, et, rentré en grâce, préside le conseil de réformation pour le bien public.

Le 5 octobre 1465, Charles le Téméraire contraint le Roi à signer les traités de Conflans (Conflans-l'Archevêque aujourd'hui section de la commune de Charenton-le-Pont) et de Saint-Maur-des-Fossés.

Ces traités mettent fin à la ligue du Bien public.

Louis XI rend à la Bourgogne la Picardie et les villes de la Somme : Boulogne Péronne, Montdidier et Roye.

En échange du Duché de Berry, Louis XI cède le duché de Normandie en apanage à son frère Charles de France.

Il est le dernier Duc effectif de Normandie.

François II de Bretagne obtient par le traité de Saint-Maur la renonciation de Louis XI à sa suzeraineté prétendue sur les évêchés bretons.

Louis XI n'honorera jamais ces accords. Il garde une rancune vis-à-vis des rebelles, et en fera exécuter plusieurs.

Antoine de Chabannes est nommé Grand Maître d'Hôtel de France et recouvre ses biens. La paix est signée entre Antoine de Chabannes et Louis XI : l'un se met à servir avec zèle son ancien ennemi, et l'autre récompense le féal à l'aune des services rendus.

Louis Ier de Luxembourg, Comte de Saint-Pol, est fait Connétable de France par Louis XI.



Mort de Jean de Dunois Comte de Dunois et de Longueville, Seigneur de Parthenay

Jean de Dunois meurt au château de Lay le 24 novembre 1468. Il est inhumé à Cléry en la Chapelle Saint Jean qu'il a fait construire.


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