Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



34 événements affichés, le premier en 1285 - le dernier en 1365



Mariage de Venceslas II de Bohême avec Judith de Habsbourg

Venceslas II de Bohême épouse à Eger (Cheb) le 24 janvier 1285 Judith de Habsbourg, fille de Rodolphe Ier de Habsbourg et de Gertrude de Hohenberg. Leurs enfants sont :



Mariage de Henri VII de Luxembourg avec Marguerite de Brabant

Henri VII de Luxembourg épouse le 9 juin 1292 Marguerite de Brabant (1276-1311), fille de Jean Ier de Brabant et de Marguerite de Flandre. Leurs enfants sont :



Naissance de Jean Ier de Luxembourg

Jean Ier de Luxembourg, dit l'Aveugle, naît à Luxembourg le 10 août 1296 fils d'Henri VII de Luxembourg et de Marguerite de Brabant (1276-1311).


Jean Ier de Luxembourg

Jean Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg

Jean Ier de Luxembourg devient Comte de Luxembourg en 1309.


Mariage de Jean Ier de Luxembourg avec Élisabeth de Bohême

Mariage de Jean Ier de Luxembourg avec Élisabeth de Bohême

Jean Ier de Luxembourg Roi de Bohême

Jean Ier de Luxembourg Roi titulaire de Pologne

Jean Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg

Jean Ier de Luxembourg épouse à Speyer le 31 août 1310 Élisabeth de Bohême, fille de Venceslas II de Bohême et de Judith de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Jean Ier Luxembourg devient par ce mariage Roi de Bohême et, à ce titre, prince-électeur du Saint-empire.

Jean Ier de Luxembourg devient aussi Roi titulaire de Pologne et récupère bientôt la Moravie et la Silésie.

Henri de Görtz doit quitter la Bohême le 9 décembre 1310.

Élizabeth Ryksa rejoint le camp des opposants à Jean Ier de Luxembourg. Parce que :



Mariage de Louis Ier de Bourbon avec Marie de Hainaut

Le contrat de mariage est signé en juin 1310.

Louis Ier de Bourbon épouse :

Marie de Hainaut, Dame de Hollande. Leurs enfants sont :



Couronnement de Jean Ier de Luxembourg Roi de Bohême

Jean Ier de Luxembourg est couronné Roi de Bohême le 11 février 1311 par l'archevêque de Mayence.


Louis IV de Wittelsbach - pierre tombale - Frauenkirche Munich

Diète de Francfort

Louis IV de Wittelsbach Roi des Romains

Frédéric III le Bel Anti-Roi des Romains

Titre d'empereur germanique vacant

Coexistence pacifique de Louis IV de Wittelsbach et Frédéric III le Bel

Jean Ier de Luxembourg est évincé de l'élection impériale parce qu'il est trop jeune.

Le 18 octobre 1314, lors de la Diète de Francfort, les Princes Électeurs du Saint Empire romain germanique ne parviennent pas à choisir un empereur.

Les votes se partagèrent entre deux prétendants :

Le pape Jean XXII refuse de choisir entre les deux élus.

Il déclare le titre d'empereur germanique vacant parce qu'il refuse que les Princes Électeurs (Kurfürsten) élisent l'empereur sans son approbation.

Le titre demeurera vacant pendant la plus grande partie de la décennie suivante.

À l'instigation de l'Archevêque de Mayence, c'est Louis IV de Wittelsbach qui est élu par 4 sur 7 des Princes Électeurs en octobre 1314.

Louis IV de Wittelsbach est alors couronné à la hâte comme Roi de Germanie ou Roi des Romains par l'Archevêque de Cologne, sous le nom de Louis V.

Louis IV de Wittelsbach s'opposera fermement à la Papauté, notamment à Jean XXII.

Thierry VIII de Clèves se montre un fidèle partisan de Louis IV de Wittelsbach.

Othon II de Brunswick-Lunebourg se range du côté de Louis IV de Wittelsbach, son beau-frère.

Frédéric Ier de Habsbourg devient en 1314 Anti-Roi des Romains, sous le nom de Frédéric III le Bel.

L'Allemagne du sud devint le champ de bataille entre les deux prétendants.

Ferry IV de Lorraine combat pour Frédéric Ier de Habsbourg, qui est son beau-frère.

Les deux cousins antagonistes se fréquentent pendant 8 années et s'échangent des politesses.



Naissance de Bonne de Luxembourg

Jutta ou Bona ou Bonne de Luxembourg ou de Bohême naît en 1315, fille de Jean Ier de Luxembourg, Comte de Luxembourg, et d'Élisabeth de Bohême.



Libération d'Henri de Lipa

La puissance d'Élizabeth Ryksa est telle que le Jean Ier de Luxembourg est obligé de relâcher son prisonnier en avril 1316.



Naissance de Charles Ier de Luxembourg

Baptisé Venceslas, saint patron du Royaume de Bohême.

(Václav en tchèque), Charles Ier de Luxembourg (en allemand : Karl, en tchèque : Karel) naît à Prague le 14 mai 1316, fils de Jean Ier de Luxembourg et d'Élisabeth de Bohême.

Jean Ier de Luxembourg, son père, en conflit ouvert avec Élisabeth de Bohême, sa mère, décide de soustraire son jeune fils de l'influence maternelle.

Il l'éloigne tout d'abord au château-fort de Krivoklát.



Couronnement de Ladislas Ier de Pologne Roi de Pologne

Le 20 janvier 1320, Ladislas Ier de Pologne et Hedwige de Kalisz sont couronnés roi et reine de Pologne, dans la cathédrale du Wawel, par Janislaw, le nouvel archevêque de Gniezno.

Il porte le titre de Wladislaus Dei gracia, rex Polonie "(Ladislas, par la volonté de Dieu, roi de Pologne).

À l'exception de la Silésie, de la Mazovie et de la Poméranie, tous les territoires polonais sont réunis sous la couronne. Ce couronnement marque la reconstruction d'un royaume solide.

Le glaive du sacre, dit Szczerbiec (Ébréché), est utilisé pour la première fois à l'occasion de ce couronnement.

Dans les faits, Ladislas Ier de Pologne est plus le roi de Cracovie que celui de la Pologne.

Ladislas Ier de Pologne a pu atteindre son objectif parce que Jean Ier de Luxembourg, qui revendique aussi la couronne, doit faire face à beaucoup de difficultés intérieures en Bohême.



Cession de la région de Hradec Kralove

En 1321, Élizabeth Ryksa vend la région de Hradec Kralove et s'installe avec Henri de Lipa à Brno.

Les relations avec Jean Ier de Luxembourg se réchauffent.



Naissance de Jean-Henri de Moravie

Jean-Henri de Moravie naît en 1322, fils de Jean Ier de Luxembourg et d'Élisabeth de Bohême.


Mariage de Charles IV le Bel et de Marie de Luxembourg

Dissolution du mariage de Charles IV le Bel avec Blanche de Bourgogne

Mariage de Charles IV le Bel avec Marie de Luxembourg

À l'avènement de Charles IV le Bel, son mari, Blanche de Bourgogne est toujours prisonnière.

Le roi refuse sa libération.

Le 19 mai 1322, la dissolution du mariage est prononcée par le pape Jean XXII.

Le scandale de la tour de Nesle n'atteint pas le prestige du nouveau roi.

Charles IV le Bel épouse en 1322 Marie de Luxembourg (1305-1324), sœur de Jean Ier de Luxembourg.



Charles Ier de Luxembourg à la cour de France

Fiançailles de Charles Ier de Luxembourg avec Blanche de Valois

Jean Ier de Luxembourg ne s'est jamais acclimaté en Bohême et considère la France comme sa véritable patrie.

Pour le soustraire à l'influence d'Élisabeth de Bohême, sa mère, Jean Ier de Luxembourg envoie parfaire son éducation chevaleresque à la cour de son parrain Charles IV le Bel. Il y arrive le 4 avril 1323 et y restera 7 ans.

Charles Ier de Luxembourg choisit de prendre le prénom de son oncle et parrain Charles IV le Bel lors de sa confirmation.

Grâce à cette éducation cosmopolite, il parle couramment 5 langues : le latin, l'allemand, le tchèque, le français et l'italien.

Grâce à une dérogation du pape Jean XXII, peu après son arrivée en France, Charles Ier de Luxembourg, encore enfant, épouse le 15 mai 1323 Blanche de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol.



Guerre des quatre seigneurs

Entre 1324 et 1326, Jean Ier de Luxembourg et Ferry IV de Lorraine prennent part à la guerre des quatre seigneurs contre la ville de Metz.

Édouard Ier de Bar se lance dans cette guerre autant pour annuler ses dettes, contractées pour payer sa rançon, que pour faire valoir des droits seigneuriaux.



Pression de Jean Ier de Luxembourg sur Przemko II de Glogow

En 1327, Jean Ier de Luxembourg commence à exercer des pressions sur Przemko II de Glogow et ses frères pour qu'ils se rallient à la Bohême.



Refus de Przemko II de Glogow de rendre un hommage à Jean Ier de Luxembourg

En 1329, Przemko II de Glogow refuse de rendre un hommage de vassalité Jean Ier de Luxembourg, contrairement à ses frères Henri IV le Fidèle, Jean de Scinawa et Conrad Ier d'Olesnica.

En représailles, Jean Ier de Luxembourg oblige les frères de Przemko II de Glogow à le déshériter au cas où un de ceux-ci mourrait prématurément.



Projet de mariage d'Henri IV de Bar

Une première fois en 1323 puis en 1329, Édouard Ier de Bar envisage de marier Henri IV de Bar avec une fille de Jean Ier de Luxembourg, Roi de Bohême.


Hommage d'Édouard III à Philippe VI La France en 1330

Hommage d'Édouard III d'Angleterre à Philippe VI de Valois

En 1329, Jean de Marigny fait échouer les prétentions d'Édouard III d'Angleterre à la régence de France.

En 1329, Louis Ier de Bourbon est envoyé à Londres pour rappeler à Édouard III d'Angleterre qu'il doit hommage au Roi de France pour ses possessions de Guyenne et de Gascogne.

Selon les règles féodales, ces provinces relèvent de la monarchie française, qui est censée les avoir confiées aux Plantagenets en qualité de fiefs.

Après la réussite de sa mission, Louis Ier de Bourbon est récompensé en récupérant le comté de Clermont, érigé par ailleurs en pairie.

Le roi de France confisque la Guyenne et met en place une stratégie de blocus maritime pour faire plier Édouard III d'Angleterre.

L'Angleterre est très dépendante du commerce des vins du sud de la France, des importations de sel de Bretagne et de Poitou et des exportations de laine vers les Flandres.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le 6 juin 1329, dans la cathédrale d'Amiens, Édouard III, Roi d'Angleterre, rend l'hommage féodal à Philippe VI de Valois. Il se reconnaît vassal du Roi de France pour la Guyenne, qu'il tient de lui. Philippe III d'Évreux et Jean Ier de Luxembourg accompagnent le roi de France à cette occasion.

Jean de Hainaut s'interpose comme arbitre entre les deux monarques et est présent à Amiens, lors de cet hommage.



Bataille de Ferrare

Jean Ier d'Armagnac Prisonnier

Libération de Jean Ier d'Armagnac

Jean Ier d'Armagnac sert en Italie sous les ordres du roi de Bohême Jean Ier de Luxembourg.

Jean Ier d'Armagnac est Vaincu et pris à Ferrare.

Jean Ier d'Armagnac est libéré contre une forte rançon en 1330.



Mort de Przemko II de Glogow

Przemko II de Glogow meurt le 11 janvier 1331 empoisonné, sans doute par un de ses vassaux.

Il est inhumé à Glogów.

Son duché est partagé entre Henri IV le Fidèle et Jean de Scinawa.

Constance de Swidnica, veuve de Przemko II de Glogow, conserve temporairement la moitié de Glogów et Bytom Odrzanski.

Jean Ier de Luxembourg s'oppose à cet arrangement. Il veut prendre le contrôle de cette région stratégique.

Il s'empare des territoires de la veuve et rachète à Jean de Scinawa sa part de l'héritage de Przemko II de Glogow.

Henri IV le Fidèle ne récupérera jamais la moitié du duché de Glogów à laquelle il a droit.

Toutes les possessions de Przemko II de Glogow sont incorporées au royaume de Bohême.



Mariage de Jean II le Bon avec Bonne de Luxembourg

Très lié aux Valois et à la cour de France, Jean Ier de Luxembourg donne sa fille en mariage au fils de Philippe VI de Valois.

En janvier 1332, le contrat de mariage entre Jean II le Bon et Bonne de Luxembourg est signé à Fontainebleau.

Jean II le Bon épouse à Melun le 28 juillet 1332 Bonne de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Bonne de Luxembourg est la sœur aînée de l'Empereur Charles Ier de Luxembourg



Expédition en Italie de Jean Ier de Luxembourg

Pèlerinage de Jean de Marigny en Terre Sainte,.

Le 24 décembre 1332, Jean de Marigny et Jean Ier de Luxembourg, Roi de Bohême, prennent congé du roi Philippe VI de Valois.

Jean Ier de Luxembourg entreprend une expédition en Italie, afin d'établir, avec l'accord du pape Jean XXII, qu'il est allé rencontrer à Avignon, un royaume ami en Lombardie.

Jean de Marigny principal conseiller du roi, part lui en pèlerinage en Terre Sainte,.

L'armée du roi de Bohême est complétée en route par de nombreux seigneurs de la vallée du Rhône.

Giovanni Villani écrit que le roi de Bohême a avec lui plus de 800 chevaliers originaires de France et de Bourgogne.

Jean de Marigny est l'un des commissaires envoyés en Asie mineure avec l'amiral Jean de Chepoix, pour préparer une nouvelle occupation de la Terre sainte.



Mariage de Jean Ier de Luxembourg avec Béatrice de Bourbon

Jean Ier de Luxembourg épouse en décembre 1334 Béatrice de Bourbon (1320-1383), fille de Louis Ier de Bourbon et de Marie de Hainaut. Leur enfant est :



Naissance de Wenceslas Ier de Luxembourg

Venceslas ou Wenceslas Ier de Luxembourg ou de Bohême naît à Prague le 25 février 1337, fils de Jean Ier de Luxembourg et de Béatrice de Bourbon.



Retour de Charles Ier de Luxembourg en Bohême

Jean Ier de Luxembourg Gouverneur du Languedoc

Vers 1338, Charles Ier de Luxembourg revient en Bohême.

Il trouve le royaume dans un état lamentable, Prague délabrée, le château royal en ruine.

Le jeune prince se décide à mettre de l'ordre dans l'administration du pays.

Les éléments sains de la population rallient autour du jeune prince qui peut renouer avec l'ancienne tradition politique avancée et s'appuyer sur des hommes dont la plupart sont des prélats cultivés ayant étudié dans les universités étrangères.

Charles Ier de Luxembourg est soutenu également par une vague puissante de patriotisme qui trouve son expression éloquente dans la chronique dite de Dalimil, écrite en tchèque au début du règne du roi Jean Ier de Luxembourg.

Ce dernier, mécontent de cette activité du prince, l'éloigne de nouveau pour 3 ans.

Jean Ier de Luxembourg est gouverneur du Languedoc du 30 novembre 1338 à novembre 1341.



Charles Ier de Luxembourg Roi de Bohême

En 1341, Jean Ier de Luxembourg, devenu entre temps aveugle, cède enfin et consent à ce que son fils monte sur le trône comme héritier de la couronne. A la Diète du pays, Charles Ier de Luxembourg est solennellement proclamé Roi de Bohême.



Préparatif de la destitution Louis IV de Wittelsbach par Clément VI

Depuis plus de 20 ans, Louis IV de Wittelsbach résiste aux excommunications pontificales, soutenu par l'opinion publique de l'Empire et par des hommes de science qui se sont réfugiés chez lui à Munich, tels Marsile de Padoue ou le franciscain Guillaume d'Occam, auteur d'invectives passionnées dirigées contre la curie romaine.

Comme l'empereur refuse de livrer à Rome ses protégés, le pape Clément VI se décide à mettre fin à cette lutte.

Il pense à faire élire Charles Ier de Luxembourg, le jeune roi de Bohême.

Ancien précepteur à la cour de France, Clément VI connaît bien Charles dès son enfance et il gagne l'admiration du jeune prince par son éloquence de prédicateur.

À la fin 1343, Clément VI invite Charles Ier de Luxembourg et Jean Ier de Luxembourg, les deux rois de Bohême, dans sa résidence.

Au début 1344, ils délibèrent dans le plus grand secret, sur les moyens à employer.



Destitution de Louis IV de Wittelsbach

Charles Ier de Luxembourg Roi des Romains

Charles Ier de Luxembourg Roi de Germanie

Pendant la vacance du trône, Charles Ier de Luxembourg, Comte de Moravie et de Bohême sous le nom de Wenceslas, âgé de 30 ans, promet d'annuler les mesures prises par son grand-père, Henri VII de Luxembourg, et reconnaît au Saint-Père Clément VI le vicariat d'empire.

Après de solides préparatifs diplomatiques et militaires, le pape enjoint le 28 avril 1346 à l'Empire d'élire un nouveau roi.

Le 11 ou le 26 juillet 1346, les princes électeurs se réunissent.

Le duc de Saxe et les trois électeurs ecclésiastiques dont Hélie de Talleyrand-Périgord, mené par Baudouin de Trèves, destituent l'empereur Louis IV de Wittelsbach.

Quelques semaines après la mort de Jean Ier de Luxembourg, Charles Ier de Luxembourg est élu roi des Romains et couronné Roi de Germanie, à Bonn sous le nom de Charles IV du Saint-Empire.

Louis V de Bavière, banni, ne peut pas prétendre à la couronne germanique et son parti essaie de décider Frédéric II de Misnie, Margrave de Misnie, à accepter la couronne germanique.

Toutefois, celui-ci n'a pas confiance en l'inconstance de son électorat et rejette la demande.


Bataille de Crécy-en-Ponthieu Bataille de Crécy-en-Ponthieu - les Français à droite (fleur de lys), les Anglais à gauche (lion)

Bataille de Crécy-en-Ponthieu

Mort de Jean II d'Auxy

Mort de Louis Ier de Dampierre Comte de Dampierre et de Nevers et de Flandre

Mort de Jean V de Roucy Comte de Pierrepont, de Braines, de Roucy et de Rochefort

Mort de Jean IV d'Harcourt

Mort de Jean IV de Ghistelles

Mort de Jean Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg et Roi de Bohême

Mort de Charles II d'Alençon

Mort de Henri IV de Vaudémont

Mort de Louis de La Cerda

Mort de Louis II de Sancerre

Mort de Louis Ier de Blois-Châtillon

Mort de Raoul de Lorraine Duc de Lorraine

Mort d'Enguerrand VI de Coucy Sire de Coucy, de Marle, de la Fère, d'Oisy, d'Havrincourt

Le 24 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Édouard III d'Angleterre et de son fils, le futur Prince Noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu.

Les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie. Guillaume de Bohun commande des troupes anglaises avec succès.

Les Français arrivent en provenance d'Abbeville.

Le choc survient au matin du samedi 26 août 1346. Le capitaine Le Moine de Bâle, envoyé en reconnaissance, rapporte au Roi de France que les Anglais sont affamés et ne pourront longtemps tenir derrière leurs fossés. La piétaille française est elle-même épuisée par sa marche. La sagesse voudrait que l'on diffère l'attaque... mais la chevalerie française ne l'entend pas de cette oreille.

Du fait de leur infériorité numérique, Édouard III d'Angleterre et son fils ne vont pas hésiter à bousculer les règles traditionnelles du combat.

Ce sont d'abord les arbalétriers génois du Roi de France qui tirent leurs carreaux. Mais si l'on en croit la chronique, un orage survient, qui détend les cordes des arbalètes et celles-ci perdent une bonne partie de leur efficacité. C'est au tour des archers anglais de tirer. Ceux-là ont pris soin de protéger leurs arcs dans des sacs pendant l'orage. De leur ligne située en hauteur, ils arrosent de traits les troupes françaises.

Le Roi anglais et ses chevaliers, en arrière, les laissent tirer sans discontinuer et ne se soucient pas de les déranger.

Thomas de Beauchamp se distingue lors de cette bataille, côté anglais.

Les chevaliers français, quant à eux, constatant l'impuissance des arbalétriers génois, les bousculent sans ménagement pour monter eux-mêmes à l'assaut malgré le sol boueux.

Qui plus est, au cours de la bataille, les cavaliers du Roi de France déciment leurs alliés génois, lorsqu'ils entendent le cri du Roi : "Tuez la piétaille."

Mais ces chevaliers se montrent aussi inefficaces. Ils montent à l'assaut des lignes ennemies avec le soleil dans les yeux et sont en peine de répliquer aux flèches des archers. La journée durant, les coutiliers gallois s'en donnent à cœur joie. Ils coupent les jarrets des chevaux, désarçonnant et égorgeant les orgueilleux chevaliers embarrassés par leurs armures et leurs caparaçons; négligeant de les capturer et d'en tirer rançon. De nombreux piétons et pas moins de 1 500 chevaliers restent sur le terrain.

Participent à la bataille :

Tous périssent ainsi que le raconte le chroniqueur Jean Froissart :

Li vaillans et gentilz rois de Behagne, qui s'appeloit messires Jehans de Lussembourch, car il fu filz a l'empereour Henri de Lussembourch, entendi par ses gens que li bataille estoit commencie; car quoique il fust la armés et en grant arroy, il ne veoit goutes et estoit aveules...

Adonc dist li vaillans rois a ses gens une grant vaillandise : "Signeur, vous estes mi homme et mi ami et mi compagnon.

A le journee d'ui, je vous pri et requier tres especialement que vous me menés si avant que je puisse ferir un cop d'espee." Et cil qui dalès lui estoient, et qui se honneur et leur avancement amoient, li accorderent : si ques, pour yous acquitter, et que il ne le perdesissent en le presse, il s'alloierent par les frains de leurs chevaus tous ensamble; et missent le roy leur signeur tout devant, pour mieulz acomplir son desirier.

Et ensi s'en alerent il sus leur ennemis...

Ne onques nulz ne s'en parti, et furent trouvé a l'endemain, sus le place, autour dou roy leur signeur et leurs chevaus tous alloiiés ensamble."

Enguerrand VI de Coucy meurt au cours de la bataille de Crécy. Enguerrand VII de Coucy, son fils, lui succède et devient Seigneur de Coucy.

Louis II de Sancerre aurait été l'un des seuls capitaines français à être rentré dans les lignes anglaises. Son corps ayant été relevé par ordre du roi Édouard III, il aurait été inhumé au monastère de Maintenay près Crécy.

Pierre Ier de Bourbon et Jacques Ier de Bourbon sont également présent et ils sont blessés.

Charles Ier de Montmorency se distingue lors de cette bataille.

Philippe VI de Valois lui-même se jette dans la mêlée avec une témérité inconséquente. Il est blessé d'une flèche au visage et voit deux chevaux mourir sous lui. Il ne doit qu'à l'insistance de ses proches de ne pas être pris ou tué. Finalement, il s'enfuit avec quelques chevaliers et une quarantaine de sergents d'armes.

Jean de Hainaut réussit à sortir Philippe VI de Valois de la mêlée et du champ de bataille.

Après la défaite, Philippe heurte à la porte d'un château et crie, lorsqu'on lui demande qui il est, qu'il est "l'infortuné Roi de France".

Les historiens modernes ont longtemps insisté sur la présence de canons à Crécy, pour la première fois dans l'histoire militaire. Ces bouches à feu rudimentaires et très lourdes (appelées "bombardes" à partir des années 1375) auraient été employées par Édouard III d'Angleterre pour semer la panique dans les rangs ennemis et effrayer les chevaux. Mais les chroniqueurs anglais n'en disent mot. Le fait est rapporté seulement par un chroniqueur italien qui n'assista pas à la bataille et par le célèbre chroniqueur Froissart qui y fait allusion au détour d'une phrase (d'une certaine manière pour ajouter des excuses à la défaite inqualifiable de la chevalerie française). Au début du XIVe siècle, à l'époque de la bataille de Crécy, les canons ne sont encore employés que de façon accessoire, notamment sur des bateaux.

C'est un siècle plus tard, à la bataille de Castillon, que l'artillerie sera pour la première fois employée à grande échelle et avec efficacité...

Philippe VI de Valois fait de Bernard VI de Moreuil son lieutenant après la journée de Crécy.


Charles Ier de Luxembourg

Mort de Jean Ier de Luxembourg

Couronnement de Charles Ier de Luxembourg

Charles Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg

Jean Ier de Luxembourg (51 ans), Roi de Bohême, est présent à la bataille de Crécy, de même que son fils, Charles Ier de Luxembourg. Au plus fort de la bataille, bien qu'aveugle, Jean Ier demande à participer à la mêlée et fait attacher son cheval à ceux de ses compagnons. Jean Ier de Luxembourg meurt à Crécy le 26 août 1346. Charles Ier de Luxembourg se montre plus sensé et moins chevaleresque. Il mesure très vite le désastre et choisit la fuite.

Aujourd'hui, sur le site de la bataille, un drapeau de la république tchèque, héritière du royaume de Bohême, honore la mémoire du Roi Jean Ier de Luxembourg.

Jean Ier de Luxembourg, à demi français par son éducation, est mêlé aux luttes pour l'empire entre les Habsbourg et les Wittelsbach, prenant parti pour les seconds.

En butte à l'hostilité de la noblesse tchèque, il lui abandonne l'administration du pays et passe sa vie à parcourir l'Europe, se rendant au Luxembourg et à la cour de France.

Chevalier errant, il tente de faire de Prague un centre de chevalerie avec une organisation de la table ronde du roi Arthur.

Ainsi on le retrouve en son comté natal et au royaume de Bohême, en Silésie, en Pologne et en Lituanie, en Allemagne, au Tyrol et en Italie du Nord, auprès des papes à Avignon et à la cour des Rois de France.

Par sa politique matrimoniale, sa diplomatie et ses interventions guerrières il marque fortement sa présence sur l'échiquier européen et ce malgré sa cécité.

Charles Ier de Luxembourg est couronné roi de Bohême le 11 juillet 1346 sous le nom de Charles Ier. Il devient également Comte de Luxembourg.

Il se révèle un remarquable souverain. Les Pragois lui doivent leur célèbre pont Charles et beaucoup d'institutions qui font encore le charme de leur cité.



Charles Ier de Luxembourg Roi d'Arles

Amédée VI de Savoie Vicaire de l'Empire dans l'ancien royaume d'Arles

Charles IV est très francophile, suivant en cela l'exemple de son père, Jean Ier de Luxembourg.

Pour affirmer les droits de l'Empire sur le royaume d'Arles, comme son prédécesseur Frédéric Ier Barberousse, Charles Ier de Luxembourg, vient après son passage à Avignon, se faire couronner le 4 juin 1365 Roi d'Arles à l'Église Saint-Trophime.

Charles Ier de Luxembourg garantit à Jeanne Ire d'Anjou ses droits sur la Provence.

Amédée VI de Savoie réussit à obtenir le titre de "vicaire perpétuel et héréditaire de l'Empire dans l'ancien royaume d'Arles" des mains de Charles Ier de Luxembourg de passage à Chambéry, lui permettant d'exiger l'hommage des évêques de Tarentaise, Maurienne, Belley, Sion et Genève, même si ce dernier se dérobe vite.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !