Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



21 événements affichés, le premier en 1375 - le dernier en 1485



Naissance de Jean Ier de Brosse

Jean Ier de Brosse naît dans le château d'Huriel en 1375 fils de Pierre II de Brosse et de Marguerite de Malleval.

Pierre II, son père, est homme doux, d'un naturel paisible. Sa mère qui a 22 ans à sa naissance, est une femme autoritaire, dynamique et capricieuse.

Jean passe ses premières années de sa vie dans le château d'Huriel. C'est un enfant doux qui grandit dans l'atmosphère de la guerre.

Jean a un héros : Bertrand du Guesclin


Château de Boussac

Installation de Jean Ier de Brosse au château de Boussac

En 1415, à l'âge de 40 ans, Jean Ier de Brosse délaisse la forteresse d'Huriel pour le château de Boussac.



Mariage de Jean Ier de Brosse avec Jeanne de Naillac

Jean Ier de Brosse épouse le 20 août 1419 Jeanne de Naillac, fille de Guillaume de Naillac, Vicomte de Bridiers et de Jeanne Turpin. Leurs enfants sont :

Jeanne de Naillac est la nièce de Philibert de Naillac, grand maître des Hospitaliers de Rhodes.



Mort de Pierre II de Brosse Seigneur de Huriel, de Boussac et de Saint-Sévère

Jean Ier de Brosse Seigneur de Boussac, de Sainte-Sévère et d'Huriel

Pierre II de Brosse meurt le 28 juillet 1422. Il est inhumé dans le tombeau familial de l'église d'Huriel qui sera détruite à la Révolution.

Jean Ier de Brosse devient alors le Seigneur de Boussac, de Sainte-Sévère et d'Huriel.



Naissance de Jean II de Brosse

Régulièrement, Jean Ier de Brosse rejoint sa femme à Boussac.

Jean II de Brosse naît en 1422, fils de Jean Ier de Brosse et de Jeanne de Naillac.

Tous ses revenus sont destinés principalement à la restauration du château de Boussac qui a besoin d'énormes réparations.



Installation de garnisons royales au château de Sagonne, à Sancerre et à Vailly

En 1423, Béraud III Dauphin d'Auvergne permet à Charles VII de France d'installer au château de Sagonne, à Sancerre et à Vailly des garnisons royales.

Dans les chroniques à la date du 31 mars 1423, sous les ordres de Béraud III Dauphin d'Auvergne combat Jean Ier de Brosse qui est à la tête de cent hommes d'armes.



Jean Ier de Brosse chargé de la sécurité Charles VII de France

Le 31 mars 1423, Jean Ier de Brosse combat à la tête de 100 hommes d'armes sous les ordres du comte de Sancerre.

Le 16 mai 1423, le Roi Charles VII de France charge Jean Ier de Brosse d'assurer sa sécurité personnelle.



Jean Ier de Brosse Maréchal de France

En récompense de ses bons et loyaux services, Jean Ier de Brosse, Baron de Boussac et de Sainte-Sévère, est promu Maréchal de France le 14 juillet 1426 par Charles VII de France.

La situation financière de Jean Ier de Brosse se dégrade. Les travaux du château de Boussac coûtent cher, il a une armée à entretenir et à payer. Il ne reçoit aucune rétribution du Roi car les caisses de la France sont vides. Jean Ier de Brosse va se ruiner complètement pour servir la France et le Roi. C'est dans l'histoire du pays un dévouement et une attitude des plus rare !

Il est contrait à vendre sa vaisselle en argent et les bijoux de sa femme.

Il affranchît les habitants de la ville de Boussac qui lui versent 1.000 écus d'or en échange de cette charte de franchise.



Rébellion de Jean Ier de Brosse contre Charles VII de France

En 1428, Jean Ier de Brosse se rebelle contre l'autorité royale avec le comte de Clermont et le comte de Perdriac. Ils s'enferment dans le château de Bourges, mais reviennent bientôt à de meilleurs sentiments. Le roi, qui a besoin de vaillants capitaines, leur accorde son pardon.



Siège d'Orléans

Mort de Thomas Montaigu Comte de Salisbury

Jean Ier de Brosse et Jacques Ier de Chabannes à Orléans

À la fin de 1428, les Anglais et leurs alliés bourguignons occupent la quasi-totalité du nord de la France jusqu'à la Loire.

Le duché de Charles Ier d'Orléans est laissé sans défense.

Thomas Montaigu, Lieutenant général de l'armée anglaise, a pris de plusieurs places stratégiques le long de la Loire :

De rares ponts subsistent : Angers, défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou, et Orléans. Pour qu'ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes.

Que les Anglais viennent à contrôler toute la vallée de la Loire, et le sud de la France, ultime refuge du "roi de Bourges ", est mûr pour l'invasion.

Les Anglais, commandés par Thomas Montaigu, Comte de Salisbury, mettent le siège devant Orléans le 12 octobre 1428 sans même songer à demander à Charles Ier d'Orléans, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes. Mais ils sont en échec devant Orléans.

Les Anglais ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville. Ils construisent des bastilles.

Leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts. Néanmoins, avant le 24 octobre 1428, ils prennent le châtelet qui défend le pont sur la Loire sur la rive sud du fleuve.

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes, Jean V de Bueil et Louis de Culan arrivent à Orléans dès le 25 octobre 1428, avec les 800 hommes d'armes composant la suite de Jean de Dunois

Thomas Montaigu meurt à Meung-sur-Loire le 27 octobre 1428.

William de la Pole prend le commandement, avant d'être remplacé par John Talbot.

Le 30 décembre 1428, Jacques Ier de Chabannes est blessé au pied d'un trait d'arbalète. Son cheval est tué sous lui.

La garnison anglaise qui occupe le châtelet est elle-même assiégée par des soldats français. Quant au pont, il est partiellement détruit pour empêcher les Anglais d'assaillir la ville de ce côté.

Les Bourguignons qui participent au siège se retirent suite à une mésentente sur le sort de la ville.

Au début du siège, Antoine de Chabannes est à nouveau capturé par les Anglais.

Après sa libération, Antoine de Chabannes se distingue au siège d'Orléans.

Charles VII de France refuse, malgré l'urgence de la situation, de rappeler Arthur III de Bretagne. La disgrâce du connétable se prolonge...


Jeanne d'Arc au siège d'Orléans par Lenepveu Liberation d'Orleans - Vigiles de Charles VII

Libération d'Orléans

Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes et Jean de Dunois prêtent main-forte au gouverneur de la ville, Raoul de Goncourt. Ils défendent au mieux Orléans. Ils sont rejoints par le cousin de Jean, Louis de Culan.

La ville subit depuis 7 mois déjà un blocus de la part des généraux anglais. Jean de Dunois assure le commandement de la défense de la ville. Louis de Culan était chargé du commandement en second.

La capitulation semble n'être plus qu'une question de jours.

Charles VII de France accepte de confier à Jeanne d'Arc un important corps d'armée composé de 4 000 hommes.

Jean d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait l'éducation militaire de Jeanne.

En allant demander des renforts à Charles VII de France, Jean Ier de Brosse rencontre Jeanne d'Arc.

Jean Ier de Brosse et Louis de Culan (son cousin) sont désignés pour escorter Jeanne d'Arc à la tête d'une troupe qui rejoint le gros des forces royales.

Devenue Chef de guerre, Jeanne d'Arc se fait donner une épée trouvée dans l'église Sainte-Catherine de Fierbois.

De Blois, Jeanne d'Arc part pour Orléans.

Guy III de Chauvigny, Pierre de Rieux, Pierre d'Amboise et Louis d'Amboise combattent avec Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

De retour en France, Louis Ier de Bourbon-Vendôme participe à la libération d'Orléans avec Jeanne d'Arc.

Quand Jeanne se présente le 29 avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision. Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines :

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Le 29 avril 1429, Jeanne d'Arc fait habilement entrer son armée et des vivres dans Orléans en évitant les Anglais et défile avec Jean de Dunois, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Les vivres, malgré ce secours, vont manquer. On décide d'aller en chercher à Blois. Ambroise II de Loré est chargé de cette mission. Il revient à Orléans le 4 mai 1429 et est assez heureux pour introduire, dans la ville, vivres et troupes, sans combat, sous les yeux de l'ennemi.

Jacques Ier de Chabannes revient avec cette armée.

Orléans sur la rive nord de la Loire est cernée au nord et à l'ouest par un réseau de fortifications, et l'accès par l'est est verrouillé par le fort de Saint Lou. Le pont sur la Loire au sud de la ville est tenu par les Anglais; son accès sud est fortifié. Enfin l'accès fluvial est verrouillé en amont par le fort de Saint Jean le Blanc qui est le pendant de Saint Lou sur la rive sud.

Le 4 mai 1429, une escarmouche oppose des français aux défenseurs de Saint Lou. Jeanne d'Arc, réveillée en pleine sieste, charge la bastille avec un fort parti de miliciens orléanais. Pour contrer cette sortie, John Talbot envoie des troupes de ses fortifications au nord pour prendre Jeanne d'Arc à revers et soutenir Saint Lou.

Jean de Dunois voyant la manœuvre sort à son tour et attaque la bastille de Saint Pouair qui marque l'extrémité nord de son réseau de fortifications.

John Talbot doit alors rapatrier ses hommes pour ne pas être pris de flanc et perdre Saint Pouair. Jean de Dunois se replie et Saint Lou est prise par Jeanne d'Arc.

Le 6 mai 1429, Ambroise II de Loré participe avec fougue à l'assaut de la bastille des Augustins.

L'accès fluvial par l'est n'étant plus verrouillé, les anglais transfèrent des troupes de Saint Jean le Blanc vers la bastide de la Tourelle qui permet de tenir le pont. Malgré les difficultés dues aux bancs de sable qui encombrent le lit du fleuve à Orléans, Jeanne d'Arc réussit à traverser la Loire en bateau à l'est de la ville avec un fort contingent, jusqu'à l'île aux toiles.

Voyant l'importance de ces troupes, la garnison de Saint Jean le Blanc abandonne la bastille qu'elle tenait et se replie vers la Tourelle. Les sapeurs français construisent un pont au dessus du petit bras de Loire qui sépare l'île aux toiles de la rive sud, et Jeanne d'Arc prend facilement possession de la bastide de Saint Jean le Blanc.

L'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles, commence le samedi 7 mai 1429, au petit matin, après la messe habituelle. La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule.

Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et Jean de Dunois s'apprête à donner le signal de la retraite. Jeanne d'Arc, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise.

Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain 8 mai 1429, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine.

Mais Jeanne d'Arc refuse le combat car ce jour est un dimanche. Incontinent, John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner à rester. Il lève le siège et se retire.

À Orléans, les Français prouvent qu'ils peuvent désormais surpasser leurs adversaires dans l'art des engins de siège.


Étienne de Vignolles (La Hire) et Jean Poton de Xaintrailles - enluminure du XVe siècle

Campagne de la vallée de la Loire

Bataille de Jargeau

William de La Pole Prisonnier

Pour aller à Reims où Charles VII de France doit être sacré, Jeanne d'Arc veut une route libre et sûre.

Dans cette logique elle s'emploie à chasser définitivement les troupes anglaises encore en place dans la vallée de la Loire.

Jean V de Bueil combat sous la bannière de Jeanne d'Arc pendant la campagne de 1429 sur la vallée de la Loire.

Sur ordre de Charles VII de France, 200 livres-tournois sont payées à Jean V de Bueil par le trésorier dans les mois d'avril et de mai 1429, pour le dédommager, ainsi que ses 30 gens d'armes et 40 gens de traict, des dépenses effectuées durant l'escorte des marchandises pour le réapprovisionnement de la ville assiégée d'Orléans.

Jeanne d'Arc veut savoir dans quelle direction se replient les différents corps de l'armée anglaise : elle détache en éclaireurs Ambroise II de Loré et Étienne de Vignolles, avec une centaine de cavaliers, pour suivre et observer l'ennemi pendant près de 8 lieues.

À une quinzaine de kilomètres d'Orléans, dans la petite bourgade de Jargeau, subsiste alors toujours une partie des troupes anglaises, commandée par William de La Pole, Duc de Suffolk. Il s'apprête à recevoir Jean de Lancastre accompagné de renforts.

L'armée française forte de 2 000 hommes, commandée par Jean II d'Alençon, est bientôt rejointe par les compagnies de Jean de Dunois et Florent d'Illiers, alors capitaine de Châteaudun. Il se retrouve ainsi doté d'une force deux fois plus importante qu'à son origine.

Antoine de Chabannes, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse, Louis Ier de Bourbon-Vendôme combattent à Jargeau.

Jeanne d'Arc pousse les capitaines à la marche sur Jargeau, voyant leur hésitation face à la probable multitude des Anglais réfugiés là-bas. L'armée royale, se met alors en route vers la petite cité, dans l'idée de s'arrêter pour la nuit aux portes de la ville. Cependant, l'armée anglaise vient à la rencontre des troupes françaises les contraignant au combat.

Jeanne, prenant son étendard, va à l'attaque, exhortant les soldats qui font tant que, cette nuit là, ils sont logés dans les faubourgs de Jargeau. Si les Anglais étaient sortis de la ville, les soldats du roi auraient été en grand péril.

Le lendemain, le 12 juin 1429, la bataille s'engage de nouveau, et Jeanne d'Arc insuffle la volonté de Dieu aux troupes françaises, leur assurant la victoire : "Agissez et Dieu agira". Peu après le début de la bataille, Jeanne d'Arc monte aux remparts en brandissant son étendard. Cependant, une pierre vient la frapper à la tête et provoque sa chute dans le fossé. Portée par sa détermination, à nouveau son étendard en main, elle se relève et exhorte ses compagnons.

En plein combat, William de La Pole demande à être entendu afin d'obtenir une trêve, mais ce n'est plus l'heure des demandes. Dans un irrésistible élan, les Français s'emparent de Jargeau puis se lancent à la poursuite des Anglais.

William de La Pole est fait prisonnier et restera prisonnier de Charles VII de France pendant 3 ans.

Les troupes anglaises se replient en désordre sur Meung-sur-Loire et Beaugency.


Bataille de Patay - illustration des Chroniques de Charles VII

Bataille de Patay

John Talbot Prisonnier

Arthur III de Bretagne en Normandie

On ne connaît pas exactement l'endroit où l'armée anglaise prend position le 18 juin 1429 le lendemain de la reddition anglaise de Beaugency, mais la tradition attribue cet honneur au petit village de Patay.

John Fastolf, John Talbot et Thomas de Scales, lieutenant de Jean de Lancastre, commandent l'armée anglaise.

La tactique défensive habituelle des francs-archers anglais consiste à ficher des épieux taillés en terre devant leurs batteries, ce qui arrête les charges de cavalerie et ralentit suffisamment les progrès de l'infanterie pour leur laisser le temps d'éliminer les assaillants.

Mais à Patay, avant d'avoir pu se mettre en ordre de bataille, un cerf traverse le champ près des lignes anglaises. Les archers abattent l'animal et poussent un cri de triomphe qui révèle leur position aux éclaireurs français.

L'avant-garde française d'environ 1 500 hommes, des piquiers, menée par Étienne de Vignolles, Ambroise II de Loré et Jean Poton de Xaintrailles, attaque les 4 000 archers par les flancs. N'ayant pas eu de temps se protéger, ils se débandent rapidement.

Jacques Ier de Chabannes, Antoine de Chabannes, Bernard VIII d'Armagnac, Guy III de Chauvigny et Jean Ier de Brosse sont présents lors de cette bataille.

Pendant ce temps, les chevaliers anglais fuient devant la charge de cavalerie française. Cet ultime combat est la seule bataille rangée de la campagne de la Loire. Pour la première fois, la tactique française de la charge de cavalerie lourde l'emporte, avec des résultats inattendus.

Jean de Dunois contribue puissamment à cette victoire.

John Fastolf, accompagné d'une petite troupe, parvient à s'enfuir mais est dès lors disgracié : Jean de Lancastre met la défaite sur son compte et le radie de l'Ordre de la Jarretière.

Ainsi prit naissance la fâcheuse réputation qui devait faire de lui le prototype du personnage de Falstaff.

Ultime haut fait de la reconquête du Val de Loire, la bataille de Patay décapite pour longtemps l'armée anglaise, qui y perd ses meilleurs officiers et l'élite de ses archers.

John Talbot et de nombreux officiers sont capturés par les Français. Jean Poton Xaintrailles renvoie John Talbot sans rançon. John Talbot aura bientôt l'occasion d'user de la même courtoisie à l'égard de son libérateur.

Malgré la victoire, Arthur III de Bretagne reçoit l'ordre de s'en retourner et les places fortes ferment leurs portes sur son passage.

Attaché à la cause française, bien que toujours en disgrâce, Arthur III de Bretagne s'en va batailler en Normandie, contraignant les Anglais à diviser leurs forces.


Voyage vers Reims – pointillés bleus Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII dans la cathédrale de Reims - par Ingres - 1851 Gilles de Rais - Huile sur toile - galerie des maréchaux de France - château de Versailles - par Éloi Firmin Féron - 1835

Prise d'Auxerre, Troyes et Chalons

Voyage de Charles VII de France à Reims

Gilles de Rais Maréchal de France

Sacre de Charles VII de France

Jean Poton de Xaintrailles Écuyer d'écurie du roi

Après son succès à Orléans, Jeanne d'Arc va voir le Roi au château de Loches et le convainc d'aller à Reims recevoir l'onction du sacre.

Ce nouveau défi paraît aussi fou que le précédent, la ville des sacres royaux étant cernée par les possessions anglaises et bourguignonnes.

La marche vers la ville du sacre commença à Gien, le 29 juin 1429.

La facilité de la chevauchée montra à la fois la fragilité de la domination anglo-bourguignonne et la restauration de la confiance en la cause de Charles VII de France. Les populations manifestent leur fidélité et parfois leur enthousiasme reconnaissant ainsi la légitimité de l'héritier.

Au cours de la chevauchée, Auxerre reste neutre, Troyes capitule et Châlons-en-Champagne ouvre ses portes.

Le samedi 16 juillet 1429, Charles VII de France, Jeanne d'Arc, Jean Ier de Brosse, Jacques Ier de Chabannes, Guy III de Chauvigny, les seigneurs et les troupes entrent dans Reims.

Gilles de Rais, Seigneur d'Ingrande et de Champtocé, est fait Maréchal de France le 16 juillet 1429 par Charles VII en récompense pour ses valeureux services.

Gilles de Rais est de plus conseiller et chambellan du roi.

Quatre seigneurs doivent escorter la Sainte Ampoule entre l'abbaye de Saint-Rémi où elle est gardée jusqu'à la cathédrale de Reims.

Le nom d'otages de la Sainte Ampoule est dû au fait qu'ils doivent défendre jusqu'à la mort le saint-Chrême ayant servi pour le sacre de Clovis par Saint-Rémi, contenu dans une fiole de cristal en forme de colombe.

C'est un honneur considérable qui permet, le jour du sacre, d'entrer à cheval dans la cathédrale pour remettre l'ampoule à l'archevêque.

Pour le sacre du Charles VII les otages reçoivent l'ampoule de l'abbé de Saint-Rémy, Jean Canard. Ils sont :

Le 17 juillet 1429, Charles VII de France, héritier de la branche capétienne des Valois, est sacré Roi dans la cathédrale de Reims selon un rituel traditionnel depuis 4 siècles.

La cérémonie, vu les circonstances, se déroule dans la simplicité. La couronne, le sceptre, le globe, sont à Saint-Denis, entre les mains des Anglais. Seuls, parmi les pairs, sont présents les 3 pairs spirituels. Charles reçoit le Saint Chrême des mains de l'archevêque Renault de Chartres. Le huitième sacrement, qui fait les rois et les marque du signe sacré du pouvoir légitime, est conféré à Charles VII. Or est exécuté le plaisir de Dieu, déclare Jeanne d'Arc en rendant hommage à son roi.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme assiste à ce sacre.

Pierre Ier de Beauvau assiste au sacre puisqu'il en fait une relation dans une lettre adressée aux reines Marie d'Anjou et Yolande d'Aragon.

Pierre Cauchon est parti de Reims.

Grâce à Jeanne d'Arc, celui que l'on surnommait le "petit Roi de Bourges" devient le seul Roi légitime des Français, au grand dam de son rival anglais.

Jeanne d'Arc se tient à ses côtés avec son étendard sur lequel figurent le Christ en majesté et les mots Jhesus Maria.

Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fût à l'honneur

déclare-t-elle plus tard. Dans les faits, sa mission est achevée.

Jean Poton de Xaintrailles devient Écuyer d'écurie du roi le 17 juillet 1429, puis premier écuyer du corps, et enfin maître de l'écurie royale.

La libération d'Orléans et le sacre ont transformé la lutte de factions en une guerre de libération nationale.

Charles VII et ses partisans retrouvent une pleine confiance en leur cause et se rallient le petit peuple des campagnes.

Pour consolider ses acquis, le Roi se dispose à signer une trêve avec son ennemi intime, Philippe III le Bon, Pair de France, qui est notoirement absent du sacre. Jeanne d'Arc envoie une lettre à Philippe III le Bon le jour même du sacre pour lui demander la paix.



Jean Ier de Brosse Lieutenant général pour le nord de la Seine

Au début 1430, Charles VII nomme Jean Ier de Brosse Lieutenant général pour le nord de la Seine.



Prise de Compiègne

Jean Ier de Brosse demande des secours auprès de Charles VII de France, sans résultat.

Il se ruine définitivement pour réunir une armée.

Jean Ier de Brosse part vers Compiègne aidé de Jean Poton de Xaintrailles et Étienne de Vignolles secourir Jeanne à la tête d'une armée de 2 000 soldats et de nombreux paysans.

Le 11 septembre 1430, Jean Ier de Brosse est nommé lieutenant-général des régions situées au-delà de la Seine, de la Somme et de la Marne.

Le 28 octobre 1430, ils entrent et libèrent Compiègne qui est toujours sous le siège des Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme participe à cette bataille.

Continuant sur sa lancée, Jean Ier de Brosse bât Philippe III le Bon.

Sa victoire favorisera la rupture entre les Bourguignons et les Anglais.

Pour ces faits de guerre, Charles VII de France donne plus de pouvoirs à Jean Ier de Brosse.



Prise de Compiègne

Jacques Ier de Chabannes et Jean Ier de Brosse participe à la reprise de Compiègne en octobre 1430.



Bataille à Rouen

Mort de Jeanne de Naillac

Naissance de Blanche de Naillac

Des combats indécis opposent Jean Ier de Brosse aux Anglo-Bourguignons.

En 1432, Jean Ier de Brosse songe toujours à délivrer Rouen et à venger la Pucelle.

Alors qu'il est sur le point d'enlever Rouen, ses capitaines se disputent le privilège du butin avant que la prise de la ville soit définitive et refusent finalement de marcher, alors que la voie est libre…

Écœuré et découragé, Jean Ier de Brosse regagne Boussac.

Jeanne de Naillac, épouse de Jean Ier de Brosse, meurt en donnant naissance à Blanche de Naillac.

Accablé, Jean Ier de Brosse ne quittera plus Boussac



Mort de Jean Ier de Brosse Seigneur de Boussac, de Sainte-Sévère et d'Huriel

Jean Ier de Brosse meurt en juin 1433 de maladie à 58 ans.

Il est inhumé dans l'église de l'abbaye de Prébenoît à proximité du bourg de Bétête dans la Creuse

Il y est enterré au côté de ses ancêtres Roger de Brosse et Marguerite de Déols, qui avaient largement doté l'abbaye.

Ses dettes sont considérables et ses créanciers menacent de le faire excommunier, ce qui aurait pour conséquence l'exhumation de sa dépouille de la "terre chrétienne" de Prébenoît pour la faire jeter dans une terre "non sanctifiée".

Le roi veut bien se souvenir des bons services du maréchal.

Il donne l'autorisation de lever un impôt exceptionnel dans les seigneuries de Boussac, Huriel et Sainte-Sévère, ce qui permit à la dépouille de Jean Ier de Brosse de demeurer dans l'abbatiale de Prébenoît…



Mariage de Jean II de Brosse avec Nicole de Blois-Châtillon

Jean II de Brosse Comte de Penthièvre

Jean II de Brosse (1422-1482) épouse en 1465 Nicole de Blois-Châtillon. Leurs enfants sont :

Jean Ier de Brosse, Vicomte de Boussac et Maréchal de France, devient Comte de Penthièvre en 1465. Nicole de Blois-Châtillon apporte le comté de Penthièvre à son mari.

Jean Ier de Brosse, nouveau comte de Penthièvre, par attachement à la couronne de France, se déclare pour le roi dans la guerre du Bien public, et se fait ainsi dépouiller à son tour par le duc François II de Bretagne.



Mariage de Philippe II de Savoie avec Claudine de Brosse

Veuf, Philippe II de Savoie épouse à Moulins le 11 novembre 1485 Claudine de Brosse (1450-1513), fille de Jean Ier de Brosse, Comte de Penthièvre, et de Nicole de Châtillon. Leurs enfants sont :


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !