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Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1673 - le dernier en 1766



Mariage de Jacques II Stuart avec Marie Béatrix Éléonore de Modène

Jacques II Stuart est veuf d'Anne Hyde.

Jacques II Stuart épouse le 21 novembre 1673 Marie Béatrix Éléonore de Modène, fille d'Alphonse IV d'Este-Modène, Duc de Modène. Parmi leurs 8enfants ne survivent que :

Marie Béatrix Éléonore de Modène est une princesse catholique.



Glorieuse Révolution en Angleterre

Naissance de Jacques François Édouard Stuart

Débarquement de Guillaume III d'Orange-Nassau et de Marie II d'Angleterre

Fuite de Jacques II Stuart

La Glorieuse Révolution d'Angleterre (en anglais Glorious Revolution ou Bloodless Revolution), aussi appelée Seconde Révolution anglaise dure de 1688 à 1689. Elle instaure une monarchie constitutionnelle et parlementaire à la place du gouvernement autocratique des Stuarts.

Jacques François Édouard Stuart, dit le chevalier de Saint-George, naît au palais Saint-Jacques à Londres le 20 juin 1688, fils de Jacques II Stuart et de Marie Béatrix Éléonore de Modène. Il est Prince de Galles. La naissance d'un héritier mâle repousse Marie II d'Angleterre dans la ligne de succession et achève d'aliéner à Jacques II Stuart la sympathie d'une partie de ses sujets qui craignent que le garçon reçoive une éducation catholique.

Mais le souvenir encore frais de la guerre civile, assorti d'un certain loyalisme, dissuadent tout mouvement violent.

Bien qu'il n'y eût aucune preuve, certains estiment que ce fils a été apporté comme substitut de l'enfant mort-né. Mais Marie Béatrix Éléonore de Modène, la mère, proclame publiquement la légitimité du garçon.

L'opposition protestante se tourne donc d'abord vers Anne Ire de Grande-Bretagne et Georges de Danemark. Mais le 30 juin 1688, les Sept Immortels (en anglais Immortal Seven), une conspiration puissante de grands seigneurs, invite secrètement Guillaume III d'Orange-Nassau, résidant aux Pays-Bas avec Marie II d'Angleterre, à se rendre en Angleterre accompagné d'une armée.

Au départ, Guillaume était un peu réticent, jaloux de la position de sa femme, craignant qu'elle ne devienne plus puissante que lui. Marie expliqua alors à son mari qu'elle n'aspirait à aucun pouvoir politique. Il rend ses intentions officielles et publiques en septembre 1688.

Ils débarquent avec une petite armée anglo-hollandaise le 5 novembre 1688, à Brixham (Torbay) dans le Devon.

Charles Talbot, chambellan de Jacques II Stuart, désapprouvant sa politique, quitte son service, et favorise l'entreprise de Guillaume III d'Orange-Nassau.

Élu du parti Whig, Robert Harley combat aux côtés de Guillaume III d'Orange-Nassau.

Sidney Godolphin est membre du Conseil des cinq nommés par Jacques II Stuart pour le représenter à Londres, quand il rejoint l'armée, après le débarquement de Guillaume III d'Orange-Nassau.

Avec Halifax et Nottingham, Sidney Godolphin est bientôt nommé commissaire pour négocier avec Guillaume III d'Orange-Nassau.

La confiance des Anglais envers Jacques II Stuart est si ténue qu'ils ne tentent rien pour le sauver.

Anne Ire de Grande-Bretagne et Georges de Danemark approuve le renversement de Jacques II Stuart.

Georges de Danemark est alors le chef nominal du Lord High Admiral's Regiment qui sera dissout l'année suivante. Le régiment de Hollande prendra sa place comme 3e régiment d'infanterie, avec le prince George comme colonel honoraire.

Pris de panique, Jacques II Stuart fuit sans combattre.

Jacques II Stuart est arrêté dans le Kent, le 11 décembre 1688

Une seconde tentative, le 23 décembre 1688, réussit. Jacques II Stuart trouve refuge, avec son épouse et leur fils, auprès de son cousin germain Louis XIV, comme nombre de ses partisans (les Jacobites).

Antonin Nompar de Caumont ramène à Saint-Germain-en-Laye la famille de Jacques II Stuart. Il est alors décoré de l'ordre de la Jarretière.

Marie II d'Angleterre est troublée par les circonstances de la déposition de son père, mais Guillaume III d'Orange-Nassau lui ordonne de paraître joyeuse à leur arrivée triomphante à Londres le 28 décembre 1688.

En conséquence, on lui reproche d'être indifférente à la situation de son père qui écrit une diatribe critiquant sa déloyauté. Elle en est profondément affectée.

John Churchill abandonne Jacques II Stuart. Le nouveau roi Guillaume III d'Orange-Nassau le maintient à l'écart.


Marie II d'Angleterre Reine d'Angleterre, d'Irlande et d'Écosse

Déposition de Jacques II Stuart comme Roi d'Angleterre et d'Écosse

Marie II d'Angleterre Reine d'Angleterre, d'Irlande et d'Écosse

Guillaume III d'Orange-Nassau Roi d'Angleterre, d'Irlande et d'Écosse

En janvier 1689, Guillaume III d'Orange-Nassau, en accord avec le Parlement, fait réunir une Convention (en anglais Convention Parliament).

Guillaume III d'Orange-Nassau fait valoir que la fuite du roi équivaut à une abdication.

Guillaume III d'Orange-Nassau est inquiet de son statut. Guillaume souhaite régner en tant que roi, plutôt que d'être restreint au rôle de Prince consort.

Le parlement n'offre pas la Couronne à Jacques François Édouard Stuart, l'aîné des fils de Jacques, qui aurait été l'héritier présomptif en circonstances normales. L'intention du Parlement est de donner le trône à Marie II d'Angleterre, mais, restant loyale vis-à-vis de son époux, elle décline l'offre, nerveuse à l'idée de gouverner seule.

Guillaume exige alors de rester Roi même après la mort de sa femme.

Le 13 février 1689, le parlement:

Le seul et plein exercice du pouvoir royal est seulement en la personne du Prince d'Orange et exécuté par lui aux noms dudit Prince et de la Princesse durant leur vie conjointe.

En temps normal, il revient à William Sancroft, l'archevêque de Cantorbéry de réaliser le couronnement, mais il refuse de reconnaître la destitution de Jacques II Stuart.

C'est donc Henry Compton, Évêque de Londres, qui couronne Guillaume III d'Orange-Nassau et Marie II d'Angleterre en l'abbaye de Westminster, le 11 avril 1689.

Le jour du couronnement, la Convention des États d'Écosse, plus divisée que le Parlement anglais, déclare finalement que Jacques II Stuart n'est plus le souverain de l'Écosse.

Guillaume III d'Orange-Nassau et Marie II d'Angleterre se voient offrir la Couronne d'Écosse, qu'ils acceptent le 11 mai 1689.

En pratique, lors de la première partie de leur règne, Marie II d'Angleterre agit comme une administratrice et Guillaume III d'Orange-Nassau comme commandant d'opérations. Elle gouverne simplement le royaume lorsque son mari parte guerroyer à l'étranger.

Sidney Godolphin n'obtient que le troisième siège au Conseil du Trésor, il est cependant aux commandes des affaires.

Guillaume III d'Orange-Nassau nomme Charles Talbot dès 1689 son principal ministre,

La méfiance de Guillaume III d'Orange-Nassau envers Georges de Danemark est surmontée durant la révolution de 1688-89, mais elle envenimera leurs relations pendant la suite du règne.

Catherine Henriette de Bragance retourne au Portugal sous le règne de Guillaume III et de Marie II.

Louis XIV accueilli Jacques II Stuart et sa cour au château de St Germain en Laye.


Jacques Louis Henri Sobieski

Mariage de Jacques Louis Henri Sobieski avec Edwige Élisabeth Amélie de Palatinat-Neuburg

Jacques Louis Henri Sobieski épouse en 1691 Edwige Élisabeth Amélie de Palatinat-Neuburg. Parmi leurs enfants citons :


Jacques François Édouard Stuart

Mort de Jacques II Stuart

Jacques François Édouard Stuart Roi d'Angleterre, d'Irlande et d'Écosse

Jacques II Stuart meurt au Château de Saint-Germain-en-Laye le 16 septembre 1701. Son corps est inhumé en l'église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye.

Les exilés stuartistes auraient contribué à fonder plusieurs loges maçonniques en Europe.

Jacques François Édouard Stuart, désigné comme le Vieux Prétendant, est proclamé roi d'Angleterre et d'Irlande sous le nom de Jacques III et Roi d'Écosse sous le nom Jacques VIII le 16 septembre 1701 au château de Saint-Germain-en-Laye où il vit avec sa cour composée principalement d'Écossais et d'Anglais qui le reconnaissent comme leur souverain.

À l'échelle européenne seuls la France, l'Espagne, Modène, ainsi que le Saint-Siège le reconnaissent pour Roi.


Anne Ire de Grande-Bretagne

Mort de Guillaume III d'Orange-Nassau

Anne Ire de Grande-Bretagne Reine d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande

Jean Guillaume Friso de Nassau-Dietz Prince d'Orange

Guillaume III d'Orange-Nassau meurt le 8 mars 1702, des suites d'une chute de cheval. La lignée d'Orange-Nassau s'éteint.

Anne Ire de Grande-Bretagne, sœur de Marie II d'Angleterre, devient Reine d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande le 19 mars 1702, au détriment de son demi-frère Jacques François Édouard Stuart.

Elle est couronnée à Londres le 23 avril 1702.

Sidney Godolphin n'est pas un favori d'Anne Ire de Grande-Bretagne. Cependant Sidney Godolphin estnommé à son ancien poste, suivant les vives recommandations de John Churchill.

Jean Guillaume Friso de Nassau-Dietz est l'aîné dans les prétendants à la succession des Pays-Bas. Il a pour ascendant :

Les provinces qui sont gouvernées par Guillaume III d'Orange-Nassau-Nassau : la Hollande, Utrecht, Gelderland et Overijssel, restent sans gouverneur.

Selon la volonté de Guillaume III d'Orange-Nassau-Nassau, Jean Guillaume Friso de Nassau-Dietz devient Prince d'Orange en 1702.

Les relations si proches entre l'Angleterre et les Pays-Bas prennent de la distance.



Tentative de débarquement en Écosse

La France tente d'organiser le débarquement de Jacques François Édouard Stuart en Écosse pour soulever le pays mais en 1708 une tentative ne lui permet même pas de débarquer.



Campagne de Flandres

Prise de Bruges

Prise Gand

Prise de Lessines

Bataille d'Audenarde

En 1708, Louis XIV tente de renouveler l'invasion des Flandres avec cette fois une armée beaucoup plus importante.

Les 100 000 hommes de l'armée française soit 130 bataillons d'infanterie et 216 escadrons de cavalerie sont massés près de Mons.

L'Angleterre ne peut opposer d'emblée que 90 000 Anglo-hollandais soit 112 bataillons d'infanterie et 197 escadrons de cavalerie.

Ils stationnent sur la défensive au sud de Bruxelles.

Les armées alliées d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont à Coblence, groupées sur le Rhin.

Ces deux armées sont donc disjointes.

En juin 1708, John Churchill est le généralissime des forces coalisées.

Il doit faire sa jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant les forces du Saint-Empire, avant d'affronter l'ennemi.

Les forces françaises sont dirigées:

Soutenu par Louis XIV, Jacques François Édouard Stuart participe à la campagne de Flandres de 1708 à 1709 aux côtés des petits-fils du roi.

Louis-Joseph de Vendôme préconise d'attaquer la place d'Huy, avec l'idée de forcer John Churchill à intervenir avec des forces inférieures, tandis que les ordres de Louis XIV sont d'attaquer dans les Flandres.

L'armée française fait marche vers l'est jusqu'à Braine-l'Alleud, quelques 25 km au sud de Bruxelles, menaçant la citadelle voisine de Louvain. Pour couvrir ces deux places, John Churchill dispose ses forces quelques kilomètres au sud de Louvain.

Mais l'armée française demeure dans ses retranchements pendant un mois.

Le 5 juillet 1708, l'armée française fait marche vers l'ouest. John Churchill envoie 300 hommes qui s'oppose aux Français qui s'emparant des places de Bruges et de Gand.

Pendant ce temps, Eugène-François de Savoie-Carignan progresse vers les Flandres, atteint Audenarde et opère sa jonction avec John Churchill.

Les troupes françaises tiennent à présent toute la vallée de l'Escaut, depuis Valenciennes jusqu'à la Mer du Nord.

Seule la citadelle d'Audenarde reste aux mains des coalisés.

Que cette place vienne à tomber, et les communications seraient coupées avec l'Angleterre.

John Churchill devine la tactique des Français pour s'emparer de la place d'Audenarde, à savoir progresser par la rive orientale de l'Escaut pour attaquer de flanc l'armée britannique, tout en maintenant l'essentiel des troupes en couverture sur le front principal.

L'armée française fait en effet mouvement à partir du 8 juillet 1708 vers Lessines.

Charles Armand de Gontaut-Biron, Lieutenant-général, commande l'avant-garde française.

Il a l'ordre de Louis-Joseph de Vendôme d'attaquer sans retard.

Simultanément, John Churchill amène ses troupes à marches forcées vers Lessines, dont il s'empare le 10 juillet 1708.

La bataille d'Audenarde ou Oudenarde a lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708.

Avec le seul escadron des Gendarmes Écossais, Louis III de Mailly-Nesle bat 2 escadrons ennemis.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

John Churchill ordonne à nouveau une marche forcée, pour poster 11 000 hommes sur l'autre berge de l'Escaut, à l'endroit où les Français franchissent la rivière. Il confie cette manœuvre à William Cadogan, général de cavalerie irlandais, son aide de camp.

William Cadogan parvient facilement à contenir l'ennemi sur l'autre rive, pendant que John Churchill fait franchir l'Escaut par le reste de son armée, près de 100 000 hommes.

William Cadogan ordonne à un escadron de dragons commandé par le général danois Jørgen Rantzau, d'encercler les éclaireurs de l'avant-garde française en reconnaissance sur la rive droite de l'Escaut, et de ne laisser personne s'enfuir. Ce coup de main échoue, et quelques fuyards peuvent prévenir Charles Armand de Gontaut-Biron que des troupes ennemies se massent sur la rive droite.

Charles Armand de Gontaut-Biron part se rendre compte par lui-même et se trouve décontenancé devant l'importance du dispositif anglais, à un endroit totalement inattendu. Par ailleurs, ses éclaireurs l'ont mis en garde contre l'état boueux du sol sur la berge opposée, qui limitera la mobilité de la cavalerie.

Il hésite sur le parti à prendre. Il estime qu'il ne peut exécuter l'ordre d'attaque avec seulement 7 bataillons de mercenaires suisses dont celui commis à la garde des pontons, et 20 escadrons contre 20 bataillons.

Sur ces entrefaites, Eugène-François de Savoie-Carignan franchit l'Escaut avec 20 escadrons de Prussiens et occupe quelques points clef sans rencontrer d'opposition.

Finalement, les troupes de Charles Armand de Gontaut-Biron commencent à manœuvrer lorsqu'elles sont arrêtées par la première brigade d'infanterie anglaise, menée par John Campbell, 2e duc d'Argyll, un jeune officier.

William Cadogan, sur un signal de John Churchill, attaque avec sa cavalerie les 7 bataillons de Charles Armand de Gontaut-Biron.

L'assaut anglais est mené pour l'essentiel par les escadrons de Rantzau qui compte dans ses rangs George II de Grande-Bretagne, le futur roi d'Angleterre.

L'infanterie suisse est promptement rejetée à la rivière, et les escadrons français sont détruits, lorsque l'arrivée du corps de cavalerie française contraint les Anglais à se replier.

Louis le Petit Dauphin commet à ce moment une erreur décisive en lançant une contre-attaque immédiate, contre l'avis de Louis-Joseph de Vendôme.

L'aile droite française engage donc les lignes des coalisés sur Eyne, pendant que l'aile gauche reste passivement en faction sur Huy, laissant le temps aux Anglais de se regrouper sur cette aile.

Les 28 escadrons de cavalerie couvrent ainsi le flanc droit de l'infanterie de William Cadogan, qui supporte le choc décisif vers 16 heures.

Louis le Petit Dauphin donne le signal de l'attaque des escadrons prussiens.

Malgré un combat acharné, les assaillants sont débandés.

À ce moment, Louis-Joseph de Vendôme décide de lancer une attaque au corps-à-corps avec 12 régiments d'infanterie.

Il n'y a alors plus aucune liaison entre les deux généraux :

Louis-Joseph de Vendôme demande à Louis le Petit Dauphin la permission d'engager la deuxième aile, ce qui lui est refusé, mais le courrier ne parvient pas à transmettre cette réponse. La situation empire tandis que Louis-Joseph de Vendôme attend toujours la réponse de l'état-major.

Louis-Joseph de Vendôme déploie ses troupes, menaçant d'envelopper le flanc gauche des Anglais. À l'approche des régiments du Duc d'Argyll, les lignes anglaises se déploient, mais ne parviennent pas à desserrer l'étau des Français.

John Churchill déplace à ce moment son quartier général sur le flanc gauche menacé, laissant à Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement du flanc droit, toujours attaqué par le corps d'armée principal des Français.

Tandis que son collègue subit une pression croissante, John Churchill imagine une manœuvre décisive, consistant à renforcer l'aile gauche avec 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, pour envoyer les 20 bataillons du général prussien Carl von Lottum en renfort vers les troupes du Eugène-François de Savoie-Carignan.

Puis John Churchill prépare une double manœuvre d'enveloppement. Il a sous ses ordres toute l'armée des Provinces-Unies, commandée par le Field Marshal Hendrik Overkirk, un officier aguerri.

Toutefois, ces troupes ne peuvent franchir l'Escaut sur de simples pontons en moins d'une heure.

Pour dégager les ponts de pierre d'Audenarde, John Churchill dépêche la cavalerie d'Eugène-François de Savoie-Carignan, qui lance son assaut sur l'État-major Français.

Cette attaque est repoussée par les escadrons de la Maison du Roi, et John Churchill, ne disposant plus que de ses 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, doit se limiter à contenir les assauts de la cavalerie française.

Vers 20h 30, les troupes d'Hendrik Overkirk atteignent finalement leur objectif et commencent à encercler le flanc droit des Français, en conjonction avec une attaque simultanée de John Churchill et d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Cette fois, l'assaut réussit complètement, débandant l'aile droite ennemie et faisant de nombreux prisonniers.

L'obscurité empêche le vainqueur de poursuivre les Français, et d'anéantir le reste de leur armée.

Les Français perdent dans cette bataille 15 000 hommes dont environ 8 000 prisonniers, et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes.

Près de la moitié des troupes françaises ne participe pas au combat.

Un grand nombre de fantassins et de cavaliers se tiennent en réserve sur une hauteur surplombant au nord la Norken. La cavalerie ne charge pas, principalement parce que l'idée générale prévaut que le terrain, trop boueux, est impraticable.

L'aile droite anglaise aurait probablement pu être anéantie si l'aile gauche française était intervenue.

Il semble qu'une attaque conjuguée de toutes les forces françaises :

aurait décidé d'une victoire française.

Les troupes françaises se replient sur Gand, l'état-major en proie aux déchirements internes que l'on devine. Seuls les pontons maintenus intacts par les corps de sapeurs sauvent l'armée du Roi-Soleil du désastre.



Famine en France

Bataille de Malplaquet

Claude Louis Hector de Villars Pair de France

L'hiver 1709 est l'un des plus rigoureux de ce début de siècle. S'ajoute une crise économique entraînant une famine très meurtrière.

Les caisses de l'État sont pratiquement vides et la population est soumise au lourd fardeau de l'occupation ennemie.

En 1709, Louis Antoine de Noailles vend son argenterie pour soulager le peuple, accablé par la famine.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy est l'un des inspirateurs de l'appel au sursaut national lancé par Louis XIV en 1709.

Le commandement de l'armée du Nord est rendu à Claude Louis Hector de Villars. Celui-ci ne perd pas de temps et œuvre à sa réorganisation.

Les alliés cherchent à exploiter l'avantage obtenu l'année précédente grâce à Audenarde et à Lille.

Les Français tentent timidement de soutenir Mons assiégé après la chute prématurée de Tournai fin juillet 1709.

Les forces alliées, la plupart autrichiennes et hollandaises, sont commandées par John Churchill, Duc de Marlborough, et Eugène-François de Savoie-Carignan.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse combat sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan et participe directement à la bataille.

Jacques François Édouard Stuart participe à cette bataille.

Les Français sont commandés par Claude Louis Hector de Villars.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Le 11 septembre 1709, à Malplaquet au sud de Mons en Belgique, Eugène-François de Savoie-Carignan amorce une offensive sur l'aile gauche française.

Il y a massé 83 bataillons et n'en laisse que 30 face à l'aile droite française qui, elle, en compte 70.

L'idée directrice de ce plan est de forcer Claude Louis Hector de Villars à engager ses réserves et ainsi à affaiblir son centre.

Il fait au contraire glisser sa première ligne.

Les cavaleries de la maison du roi sous Guillaume François Gibert de Lhène et celles du prince de Hesse-Cassel s'affrontent au centre.

Claude Louis Hector de Villars et Antoine V de Gramont sont blessés lors de cette bataille.

Lorsque la situation est stabilisée, Louis François de Boufflers qui remplace Claude Louis Hector de Villars, préfère ordonner le repli.

Dans cette bataille, la plus sanglante de la guerre de Succession d'Espagne, les alliés sont victorieux mais perdent 20 à 25 000 hommes et renoncent à envahir la France.

Les Français ne perdent qu'environ 12 000 hommes, et se replient en bon ordre sur Bavay et Valenciennes.

Encore une défaite comme ça, sire, et nous avons gagné la guerre.

Les Français croient John Churchill mort qui n'est que blessé.

C'est l'origine de la chanson populaire "Marlbrough s'en va-t-en guerre".

Ce bilan mitigé leur donne aux Français un léger avantage qui leur permet de poursuivre la guerre.

Claude Louis Hector de Villars est fait pair de France en 1709.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité d'Utrecht

Marie-Élisabeth de Habsbourg Régente des Pays-Bas

Victor-Amédée II de Savoie Roi de Sicile

Exil de Jacques François Édouard Stuart

Jean-Baptiste Colbert de Torcy négocie au mieux le traité d'Utrecht.

Nicolas Chalon du Blé représente Louis XIV lors de cette négociation.

Robert Harley et Henry Saint-John conclut le Traité d'Utrecht coté britannique.

Le Traité d'Utrecht est signé le 31 mars 1713 et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Ce traité reconnait l'installation de Philippe V d'Espagne, un Bourbon sur le trône d'Espagne. Mais les Autrichiens et les Anglais exigent des compensations territoriales au détriment de l'Espagne qui perd :

Charles VI de Habsbourg confie la régence des Pays-Bas à sa sœur Marie-Élisabeth de Habsbourg.

Philippe V d'Espagne renonce à ses droits à la succession du trône de France.

L'acquisition par la France de la principauté d'Orange est reconnue définitivement.

Terre-Neuve devient anglaise.

Jacques Ier Fitz-James convainc Louis XIV de demander l'annexion de la vallée de l'Ubaye, pour renforcer la frontière française des Alpes.

Victor-Amédée II de Savoie a gardé sa neutralité entre Autriche et France. Il récupère la Savoie, reçoit une partie du Milanais et la Sicile. Victor-Amédée II de Savoie devient Roi de Sicile en 1713.

La cession des trois escartons d'Oulx, de Val Varache et du Pragelas au royaume de Piémont-Sardaigne, par le traité d'Utrecht, fragilise considérablement la région du fait de la complémentarité économique entre les escartons de l'est et ceux de l'ouest. Les Escartons de Briançon font perdurer tant bien que mal leurs coutumes sous le pouvoir savoyard.

Le traité d'Utrecht contraint Louis XIV à refuser l'asile à Jacques François Édouard Stuart.

En février 1713, Jacques François Édouard Stuart part donc à Bar-le-Duc capitale du Barrois. Il mène la belle vie, fréquentant, Léopold Ier, Duc de Lorraine, et ses parents, au château de Lunéville et à Commercy.

À la demande d'Anne Ire de Grande-Bretagne, Louis XIV gracie 136 galériens camisards emprisonnés pour fait de religion, ils sont relâchés et exilés en Angleterre.


George Ier de Grande-Bretagne en souverain de la Jarretière - Godfrey Kneller - 1714

Mort d'Anne Ire de Grande-Bretagne

Dynastie des Hanovre

George Ier de Grande-Bretagne Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande

Anne Ire de Grande-Bretagne meurt à Londres au palais de Kensington le 1er août 1714, de la goutte. Elle ne laisse pas d'héritier bien qu'elle ait été mère de 12 enfants.

Abigail Hill, sa favorite, se retire de la vie publique.

En vertu de l'Acte d'Établissement de 1701, Sophie de Bohême était l'héritière mais elle est morte peu de temps avant.

Anne Ire de Grande-Bretagne est remplacée par son cousin allemand, George, fils de d'Ernest-Auguste de Hanovre et de Sophie de Bohême.

Il devient Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande sous le nom de George Ier de Grande-Bretagne.

Il est le premier souverain anglais de la dynastie des Hanovre.

Très attaché à ses origines allemandes, George Ier de Grande-Bretagne refusera toujours d'apprendre l'anglais.

Il continuera à faire des séjours longs et réguliers à Hanovre, qui restera son principal sujet de préoccupation, malgré ses efforts pour respecter ses devoirs envers son nouveau royaume.

George Ier de Grande-Bretagne n'a pas confiance dans les Tories, qu'il soupçonne de vouloir s'opposer à son autorité. Cette méfiance permet au parti Whig de revenir au pouvoir et de le conserver pendant 50 ans.

Robert Walpole devient conseiller privé du roi. Il est promu Paymaster of the forces, dans un ministère normalement dirigé par Lord Halifax, mais aussi dominé par Charles Townshend (beau-frère de Robert Walpole), ainsi que James Stanhope.

Robert Walpole devient également président-directeur du comité secret, bureau créé pour enquêter sur les agissements des anciens ministres Tory.

James Stanhope jour un rôle dans l'établissement de la Maison de Hanovre sur le trône.

George Ier de Grande-Bretagne ne garantit à Charles Spencer que la position (sans importance) de Lord lieutenant d'Irlande.

Ceux qui avaient contribué à la descente aux enfers de Robert Walpole se retrouvent maintenant à la place des accusés.

Robert Harley est accusé de haute trahison.

Henry Saint-John est proscrit par le parlement, dépouillé de tous ses biens et déchu de tous ses droits civiques.

Henry Saint-John se réfugie en France, et offre ses services au prétendant Jacques François Édouard Stuart.



Tentative de soulèvement en Angleterre

Bataille de Sheriffmuir

Loi septennale

George Ier de Grande-Bretagne est peu populaire en Angleterre.

En 1715, entendant profiter du mécontentement suscité par l'avènement de George Ier de Grande-Bretagne, les jacobites tentent de fomenter un nouveau soulèvement avec le soutien de Henry Saint-John qui a perdu tout crédit après la mort d'Anne Ire de Grande-Bretagne.

Cette nouvelle tentative, connue sous le nom de The Fifteen, est financée par l'Espagne et bénéficie de complicités françaises à défaut d'une aide officielle.

Une armée levée par le comte de Mar est en grande partie dispersée à la suite de la bataille de Sheriffmuir le 10 novembre 1715.

Jacques François Édouard Stuart, surnommé le Prétendant, débarque en Écosse au nord d'Aberdeen le 22 décembre 1715 et découvre cet échec.

Malade, peu sûr de lui, Jacques François Édouard Stuart doit fuir à nouveau devant l'arrivée d'une armée britannique commandée par Argyll alors qu'il préparait son couronnement de Roi d'Écosse:

James Stanhope est principalement responsable des mesures visant à assurer l'écrasement de la révolte jacobite.

James Stanhope fait passer par un vote rapide la loi septennale.



Nouvel exil de Jacques François Édouard Stuart

Jacques François Édouard Stuart réembarque pour la France le 4 février 1716. Après cet échec, doit aussi se résoudre à quitter son refuge lorrain car une pression diplomatique s'exerce sur le duc Léopold Ier. Jacques François Édouard Stuart trouve refuge en Avignon.



Jacques François Édouard Stuart

Jacques François Édouard Stuart gagne Rome en 1717.



The Nineteen

Bataille de la passe de Glenshiel

En 1719, une dernière tentative pour restaurer en personne Jacques François Édouard Stuart sur le trône d'Angleterre, baptisée The Nineteen, soutenue par l'Espagne, échoue.

La flotte qui doit l'emmener est dispersée et ruinée par une tempête au large du cap Finistère tandis qu'en Écosse une armée jacobite est écrasée dans la passe de Glenshiel.



Mariage de Jacques François Édouard Stuart avec Clémentine Sobieska

De retour à Rome, Jacques François Édouard Stuart épouse au palais épiscopal de Montefiascone le 3 septembre 1719 la princesse Clémentine Sobieska (1702-1735), petite-fille de Jean III de Pologne. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles Édouard Louis Jean Stuart

Charles Édouard Louis Jean Stuart, surnommé Bonnie (beau en scots) naît dans le palais Muti Papazzurri à Rome en 1720, fils de Jacques François Édouard Stuart et de Maria Clementina Sobieska.

Il passe son enfance en Italie.



Retour d'Henry Saint-John en Angleterre

Mécontent de Jacques François Édouard Stuart, Henry Saint-John s'en détache et sollicite auprès de George Ier de Grande-Bretagne son retour en Angleterre.

Henry Saint-John ne peut l'obtenir qu'en 1723.

Henry Saint-John vit d'abord à la campagne, étranger aux affaires.



Naissance de Charles Godefroi Sophie Jules Marie de Rohan

Charles Godefroi Sophie Jules Marie de Rohan naît le 28 juillet 1748, fils illégitime de Charles Édouard Louis Jean Stuart et de Marie Louise Henriette Jeanne de La Tour d'Auvergne.

C'est sa belle-mère qui écrit à Jacques François Édouard Stuart, surnommé le Vieux Prétendant,, père de Charles Édouard Louis Jean Stuart, à Rome pour l'informer de la nouvelle, et lui dire que cet enfant était en réalité son petit-fils.

Bien qu'il ait été accepté comme membre de la maison de Rohan, de nombreuses études généalogiques soulignent le fait que les Rohan ne mentionneront plus cet enfant par la suite.



Mort de Jacques François Édouard Stuart

Jacques François Édouard Stuart meurt au palais Balestra à Rome le 1er janvier 1766.


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