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Événements contenant la ou les locutions cherchées



21 événements affichés, le premier en 1556 - le dernier en 1618



Naissance de Jacques Davy du Perron

Jacques Davy du Perron naît dans le faubourg de la Bellecroix à Saint-Lô le 25 novembre 1556, fils de Julien David ou Davy.

La famille de petite noblesse rurale du Cotentin est établie à Saint-Aubin-du-Perron, où se trouve le domaine du Perron.

Julien Davy a abandonné la médecine, qu'il pratiquait avec succès, pour se faire ministre de la religion protestante,

Jacques Davy du Perron est emmené dès son enfance à Berne pour échapper aux persécutions contre les calvinistes.

Julien David, son père, un homme de grande science donne à Jacques Davy du Perron de premières notions de langue latine et de mathématiques, jusqu'à ce que ses heureuses dispositions naturelles lui permettent de se passer de maitre dès l'âge de 10 ans. Il apprend seul le grec et l'hébreu.

Il est doué d'une telle mémoire qu'il apprend 100 vers de Virgile en une heure.

Après avoir fait sa philosophie, il étudie avec ardeur la physique.



Retour en France de Jacques Davy du Perron

Vers 1562, Jacques Davy du Perron revient en France avec son père et sa mère ; mais une nouvelle persécution force bientôt sa famille à chercher refuge à Jersey, d'où elle revient enfin se fixer de nouveau en Normandie.



Abjuration de la religion protestante par Jacques Davy du Perron

Vers 1577, Jacques Davy du Perron est présenté par Jacques II de Matignon à Henri III de France, qu'il impressionne par son érudition.

Jacques II de Matignon lui fait faire, en outre, la connaissance :

Ils lui représentent que tout le mérite qu'il peut avoir ne le mènera à rien, s'il n'embrasse le catholicisme.

Une lecture assidue des Pères, Saint-Thomas et saint Augustin,… le portent bientôt vers la théologie ; le Traité de l'Église, par Duplessis-Mornay, vainc ses derniers scrupules.

Il confesse que la doctrine calviniste lui semble remplie de mauvaises raisons et de citations fausses.

Jacques Davy du Perron abjure la religion protestante.

Desportes le présente au roi, comme un jeune homme qui n'a point d'égal dans le monde du côté de la science et de l'esprit et 3 mois après, il est lecteur du roi et pourvu d'une pension de 200 écus.



Entrée de Jacques Davy du Perron dans les ordres

Bien que laïque, Jacques Davy du Perron est appelé, en 1585, à prêcher, devant le roi et ses confrères hiéronimites, au couvent de Vincennes, où il prononce un discours dont le roi accepte la dédicace.

La même année, son oraison funèbre de Ronsard, dont il était l'ami et qu'il appelait le prince des poètes, obtient les applaudissements du plus brillant auditoire.

Ces succès le convainquent de prendre les ordres.



Mort de Marie Ire Stuart

Mais Marie Ire Stuart est décapitée au Château de Fotheringhay dans le Northamptonshire sur l'ordre d'Élisabeth Ire Tudor le 8 février 1587.

Elle est inhumée en juillet 1587 à la Cathédrale de Peterborough.

Jacques Davy du Perron est choisi pour prononcer l'éloge de Marie Ire Stuart à laquelle Henri III de France fait rendre de magnifiques honneurs funèbres.

Connaissant la haine du roi contre Élisabeth Ire Tudor, Jacques Davy du Perron, par excès de courtisanerie, croit se mettre plus avant dans sa faveur en composant une satire. Bien que dans les vues du roi, ce passage n'en est pas moins violemment désapprouvé par lui.

Voyant qu'il a fait une dangereuse faute politique, Jacques Davy du Perron cherche à se rattraper en faisant l'éloge de Catherine de Médicis.


Jacques Clément assassine le roi d'un coup de couteau

Réconciliation d'Henri III de France avec Henri IV de France

Siège de Paris

Mort d'Henri III de France

Henri III de France et Henri IV de France tentent ensemble de reprendre Paris, alors aux mains des ligueurs.

Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes.

Paris est défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par Philippe II d'Espagne.

Henri III de France s'installe au Château de Saint-Cloud et désigne Jérôme de Gondi pour conduire le siège de Paris.

La Sainte Ligue sait qu'elle ne pourra résister.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France devant Paris.

Le 1er août 1589, Henri III de France reconnaît formellement son beau-frère et cousin Henri IV de France comme son successeur légitime.

Repoussant catégoriquement toute tentative d'alliance avec les protestants, Louis de Gonzague quitte la cour.

Le 1er août 1589, quelques heures après, Henri III de France meurt assassiné dans ce même château par Jacques Clément, un moine dominicain fanatique.

À la demande d'Henri III de France mourant, Jean-Louis de Nogaret se rallie à Henri IV de France.

Catherine-Marie de Lorraine se vante d'être à l'origine de l'assassinat du roi. Débarrassée de son pire ennemi, elle déverse alors sa haine sur Henri IV de France.

Catherine de Clèves n'a pardonné au roi l'assassinat de son mari. Farouche partisane de la Ligue, elle approuve l'assassinat Henri III.

Jean Héroard, médecin d'Henri III de France, réalise l'autopsie d'Henri III de France.

François Ier de Bourbon-Vendôme se rallie à Henri IV de France.

Armand de Gontaut-Biron et Jean VI d'Aumont sont parmi les premiers à reconnaitre Henri IV et à lui jurer fidélité.

Paris est une vraie anarchie", écrit le parlementaire Étienne Pasquier à son fils en 1589.

Pour mettre un terme au conflit, Henri IV de France doit s'appuyer sur les princes catholiques ralliés et sur ceux des protestants qui acceptent la perspective de l'abjuration du roi et de sa conversion au catholicisme.

Présenté par Touchard, Jacques Davy du Perron entre dans la maison du cardinal Charles Ier de Bourbon, chef de la Ligue. Jacques Davy du Perron se rallie à Henri IV de France, auquel il rédige de concert avec ses patrons, une requête dans laquelle il est menacé de défection s'il ne se fait pas catholique.


Clément VIII

Clément VIII Pape

Ippolito Aldobrandini est élu 229e pape le 30 janvier 1592 sous le nom de Clément VIII (en latin Clemens VIII, en italien Clemente VIII).

Ce serait lui qui aurait fait admettre le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du christ.

Il aurait considéré au contraire que l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité.

Édouard Farnèse est électeur lors de ce conclave.

Clément VIII s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels, ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Clément VIII élève au cardinalat :

et plusieurs autres grands hommes.

Sous son pontificat Clément VIII, commence la querelle de la grâce, à propos d'un ouvrage de Luis Molina mais il ne veut rien décider sur les points en litige.

Clément VIII conçoit, de concert avec Henri IV de France, le projet d'une alliance de toutes les puissances chrétiennes contre les Turcs.



Jacques Davy du Perron Évêque d'Évreux

La recommandation de Gabrielle d'Estrées acquiert à Jacques Davy du Perron la faveur d'Henri IV de France, qui le nomme l'évêque d'Évreux en 1592.

Jacques Davy du Perron sait s'insinuer dans les bonnes grâces du Roi et est admis jusqu'à son chevet.



Conférence de Suresnes

Abjuration solennelle du protestantisme par Henri IV de France

Ralliement de François de Joyeuse à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron s'occupe avec insistance de la conversion du roi, et le détermine enfin à se faire instruire dans la religion catholique.

En 1593, Maximilien de Béthune conseille au roi de se convertir au catholicisme, afin de pacifier le royaume, mais refuse lui-même d'abjurer.

Suresnes est choisi pour accueillir les délégations chargées de débattre des questions religieuses et surtout politiques qui empoisonnent le pays.

Les conférences de Suresnes sont présidées par Renaud de Beaune, l'archevêque de Bourges.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est commissaire à cette conférence.

Habile politique, Henri IV de France parvient à vaincre politiquement les ligueurs en abjurant solennellement le protestantisme et en se reconvertissant au catholicisme.

Il se fait baptiser par Jacques Davy du Perron en la basilique Saint-Denis le 25 juillet 1593.

On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel "Paris vaut bien une messe".

Jean de Sponde, conseiller du roi, fait de même.

Maximilien de Béthune négocie alors le ralliement de quelques chefs de la Ligue :

François de La Rochefoucauld reconnait la légitimité d'Henri IV de France.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy, adhérant de la Ligue, la quitte lors de la conversion d'Henri IV.

Dès 1593, François de Joyeuse préfère se rallier à Henri IV de France.

François de Joyeuse devient Abbé de La Grasse en 1593.

Ferdinand Ier de Médicis joue de son influence pour forcer le Pape à accepter la conversion d'Henri IV. Clément VIII donne l'absolution au roi de France Henri IV de France lors de sa conversion.

Malgré toute cette sollicitude, Henri IV n'a jamais récompensé Ferdinand Ier de Médicis pour ces services.

Ferdinand Ier se concentre alors à nouveau sur l'indépendance de la Toscane.



Absolution accordée par le Pape à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron sollicite et obtient à Rome l'absolution d'Henri IV de France et sollicite la levée de l'interdit lancé contre la France en se prosternant aux pieds du pape et en recevant des coups à la place du roi, qu'il représente.

De nouveau à Rome, François de Joyeuse obtient l'absolution d'Henri IV de France par le pape Clément VIII, le 17 septembre 1595, ce qui assure à Henri IV de France le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population, malgré des réticences très fortes des opposants les plus exaltés.

Henri IV de France s'appuie, pour gouverner, sur des ministres et conseillers compétents comme Maximilien de Béthune et Barthélemy de Laffemas.



Conversion d'Henri de Sponde

Henri de Sponde se laisse convaincre par les écrits du futur cardinal Robert Bellarmin, et surtout par les instructions de Jacques Davy du Perron.

Henri de Sponde finit par abjurer le 21 septembre 1595.

Henri de Sponde se destine alors à l'état ecclésiastique.



Dispute entre Rotan et Jacques Davy du Perron

Un ministre calviniste, nommé Rotan, arrive de La Rochelle à Paris, s'offrant à confondre tout docteur catholique sur les matières de religion.

Jacques Davy du Perron lui est opposé dans un combat, le 7 décembre 1595, en présence des principaux seigneurs de la cour.

Après 7 jours de dispute, Jacques Davy du Perron, sort victorieux, laissant à son principal adversaire un grand mal de tête.



François de Sourdis à Rome

En 1600, grâce à l'appui de Jacques Davy du Perron, Henri de Sponde accompagne François de Sourdis, l'archevêque de Bordeaux, à Rome où ce dernier doit recevoir le chapeau de cardinal.



Débats entre Jacques Davy du Perron et Duplessis-Mornay

Jacques Davy du Perron est rappelé pour combattre les doctrines de Philippe Duplessis-Mornay, un théologien protestant, qui a écrit dans son Traité de l'Eucharistie contre la messe et sur l'eucharistie.

Jacques Davy du Perron déclaré publiquement que cet ouvrage est rempli de citations tronquées.

Sur la demande des 2 adversaires, la conférence a lieu à Fontainebleau le 4 mai 1600, en présence d'Henri IV de France et tourne à la confusion de Duplessis-Mornay.


Jacques Davy du Perron

Jacques Davy du Perron Cardinal

Clément VIII, ayant apprend la victoire de Jacques Davy du Perron sur Philippe Duplessis-Mornay, lui envoie, le 17 juin 1604, le bonnet de cardinal.


Léon XI Tombe de Léon XI au Vatican - par Alessandro Algardi Paul V

Jacques Davy du Perron Chargé des affaires de France à Rome

Mort de Clément VIII

Léon XI Pape

Mort de Léon XI

Paul V Pape

Jacques Davy du Perron est envoyé à Rome comme chargé des affaires de France.

À peine était-il arrivé, que Clément VIII meurt à Rome le 3 mars 1605.

Il est le dernier pape de la Contre-réforme,

Alexandre Ottaviano de Médicis apparait d'emblée comme un candidat.

Philippe III d'Espagne fait connaître son mécontentement, mais Henri IV de France apporte un soutien financier de 300 000 écus à la cause de son parent par alliance.

Le parti italien, mené par le cardinal Aldobrandini, se joint au parti français.

Au conclave, l'esprit remuant de Jacques Davy du Perron, contribuent à l'élection d'A Alexandre Ottaviano de Médicis, parent de la reine de France.

Alexandre Ottaviano de Médicis est élu pape le 1er avril 1605 sous le nom de Léon XI (en latin Leo XI, en italien Leone XI).

Peu de temps après son couronnement, Léon XI tombe malade.

Léon XI meurt à Rome le 27 avril 1605 après un pontificat de 27 jours.

Un nouveau conclave est convoqué, et la faction française, représentée par Jacques Davy du Perron, y prévaut encore.

Camille Borghèse est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V (en latin Paulus V, en italien Paolo V).

Paul V s'efforce de maintenir le régime des exemptions ecclésiastiques, ce qui lui vaut des conflits avec de nombreux États italiens, en particulier la république de Venise.

Son règne est marqué par une application stricte du droit.

Ainsi, Paul V renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente.

Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en extrême orient.

Édouard Farnèse est électeur lors de ces conclaves.



Jacques Davy du Perron Archevêque de Sens

Jacques Davy du Perron Grand aumônier

Jacques Davy du Perron Commandeur de l'ordre du Saint-Esprit

Vers le milieu de 1606, Jacques Davy du Perron est récompensé du double triomphe aux conclaves par une promotion à l'archevêché de Sens et pour avoir contribué à rétablir la paix entre le Saint-Siège et les Vénitiens.

Jacques Davy du Perron devient Grand aumônier et reçoit la dignité de commandeur de l'ordre du Saint-Esprit.



Installation de Jacques Davy du Perron à Sens

En 1607, rien ne le retenant plus à Rome, Jacques Davy du Perron revient en France et prend immédiatement possession du siège de Sens.



Reconstruction du Collège royal

Jacques Davy du Perron, grand aumônier et conseiller de la régence, fait exécuter une partie des travaux de construction prévus au Collège royal.

Louis XIII qui pose la première pierre le 28 août 1610.



Traité de Sainte-Ménehould

Convocation des États généraux

Richelieu Député du clergé aux États généraux

En 1614, Henri II de Bourbon-Condé, César de Bourbon, Henri de Mayenne, Henri de Gondi se révoltent contre Concino Concini.

Henri II de Bourbon-Condé veut empêcher le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Henri II de Rohan conseille la Reine pour combattre cette révolte.

Les premières prises d'armes des grands se concluent avec le traité négocié par Henri II de Bourbon-Condé avec Marie de Médicis à Sainte-Menehould, le 15 mai 1614 :

Henri II de Bourbon-Condé ne parvient pas à structurer son opposition au pouvoir royal.

Marie de Médicis couvre d'or les nobles et leur promet la convocation des états généraux.

Les États généraux sont convoqués par Louis XIII en 1614.

Richelieu se fait élire député du clergé poitevin aux États généraux devant se tenir à Paris.

Léonor de Valençay, abbé de Bourgueil, est député du clergé.

Odet de La Noue assiste aux États généraux.

Gabriel de L'Aubespine est délégué par le clergé aux États Généraux.

Louis III de Lorraine participe à ces États généraux.

Jacques Davy du Perron soutient les doctrines ultramontaines contre le tiers état. II fait condamner le De ecclesiastica et politica potestate de Richer. Le pape lui en adresse des remerciements.

Marie de Médicis s'engage à concrétiser l'alliance avec l'Espagne et à faire respecter les thèses du concile de Trente.

Les réformes de la Paulette et de la taille restent lettre morte.

Le clergé joue le rôle d'arbitre entre le Tiers État et la noblesse qui ne parvenaient pas à s'entendre.

Le lieutenant civil Henri de Mesmes déclare que les ordres sont frères et enfants d'une mère commune, la France. Un des représentants de la noblesse lui répond qu'il se refuse à être le frère d'un enfant de cordonnier ou de savetier.

Cet antagonisme profite à la Cour qui prononce bientôt leur clôture.



Mort de Jacques Davy du Perron

François de la Rochefoucauld Grand aumônier de France

Jean Davy du Perron Archevêque de Sens

Jacques Davy du Perron est pris d'une rétention d'urine qui détermine son retour à Paris.

Jacques Davy du Perron meurt à Bagnolet le 5 septembre 1618 après 15 jours de souffrances.

François de la Rochefoucauld est nommé grand aumônier de France.

Jean Davy du Perron, frère de Jacques Davy du Perron, devient Archevêque de Sens en 1618.


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