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Événements contenant la ou les locutions cherchées



51 événements affichés, le premier en 1200 - le dernier en 1424


Aliénor d'Aquitaine amenant sa petite fille Blanche à Louis VIII le Lion pour les marier - Fresque de la chapelle Sainte-Radegonde à Chinon. Blanche de Castille

Traité du Goulet

Mariage de Louis VIII le Lion avec Blanche de Castille

Aliénor d'Aquitaine est choquée de la conduite scandaleuse de son dernier fils Jean-Sans-Terre. En 1200, elle décidé malgré ses 78 ans de traverser les Pyrénées malgré un hiver très rigoureux pour amener sa petite fille Blanche au fils aîné de Philippe-Auguste afin de les marier.

Au carême 1200, Aliénor d'Angleterre accueille sa mère.

Par le traité du Goulet le 22 mai 1200, Philippe-Auguste reconnaît à Jean-Sans-Terre le titre de Roi d'Angleterre moyennant :

Jean-sans-Terre désigne Robert II d'Harcourt comme pleige et otage dans ce traité. Il fait partie des 9 barons qui, de part et d'autre, se portent garants du traité et jurent d'abandonner celui des deux princes qui le violerait.

Louis VIII le Lion épouse à Port-Mort en Normandie le 23 mai 1200 Blanche de Castille. Leurs enfants sont :



Mariage de Saint-Louis avec Marguerite de Provence

Saint-Louis épouse le 27 mai 1234 à Sens, le 3 juin à Paris, Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger V de Provence et de Béatrice de Savoie. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Ier d'Harcourt avec Alix de Beaumont-en-Gâtinais

Jean Ier d'Harcourt épouse en 1239 Alix de Beaumont-en-Gâtinais, fille de Jean Ier de Beaumont-en-Gâtinais et d'Alix de Mauvoisin. Leurs enfants sont :



Naissance d'Isabelle de France

Isabelle de France naît en 1241, fille de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.



Mariage d'Édouard Ier d'Angleterre avec Éléonore de Castille

Édouard Ier d'Angleterre épouse à Burgos en Espagne le 18 octobre 1254 Éléonore de Castille, fille de Ferdinand III de Castille et de Jeanne de Dammartin. Leurs enfants sont :



Mariage de Thibault V de Champagne avec Isabelle de France

Promesse de mariage entre Ferdinand de la Cerda et Blanche de France

Jean de Joinville est chargé de la négociation du mariage de la fille de Saint-Louis.

Thibault V de Champagne épouse en 1255 Isabelle de France (1242-1271) fille de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.

Thibault V de Champagne trouve un appui chez Saint-Louis qui joue dès lors le rôle d'arbitre dans les relations extérieures de son gendre.

Grâce à une promesse de mariage entre Blanche de France, fille de Saint-Louis, et Ferdinand de la Cerda, héritier d'Alphonse X, Alphonse X le Sage autorise l'usage des ports de Fontarrabie et de San Sebastián par la Navarre (qui en a besoin pour ses exportations), tant que Thibault V de Champagne vivra.


Saint-Louis et sa flotte Philippe III à Saint-Denis - image d'un roi vigoureux, ne correspond pas au portrait que tracent ses biographes : pieux, peu lettré, il aurait été le jouet de son entourage

Huitième Croisade

Simon II de Clermont-Nesle Régent du Royaume de France

Débarquement devant Carthage

Mort de Mathieu III de Montmorency

Mort de Saint-Louis

Mort d'Hervé IV de Vierzon Seigneur de Rochecorbon

Mort de Jean-Tristan de Damiette

Mort de Bouchard V de Vendôme

Mort d'Alphonse de Brienne

Mort de Philippe II de Montfort-Castres

Mort de Jean Ier de Courtenay-Champignelles Archevêque de Reims, Duc et pair de France

Philippe III le Hardi Roi de France

Abandon du siège de Tunis

Saint-Louis qui prépare une nouvelle croisade, est mal conseillé, semble-t-il, par son frère Charles Ier d'Anjou.

Il ignore lui-même la situation interne de l'Islam et est peu secondé par des barons qui n'aspirent guère qu'au repos.

Charles Ier d'Anjou, comme Roi de Sicile, souhaite garantir les relations économiques entre la Sicile et Tunis.

Le sultan de Tunis a des connexions avec l'Espagne chrétienne et est considéré un possible candidat à la conversion.

Saint-Louis prend la décision d'attaquer Tunis afin d'avoir une base solide pour attaquer l'Égypte.

Prennent part à la croisade :

Jean Ier de Courtenay-Champignelles, Archevêque de Reims, Guy de Genève, Évêque de Langres, accompagné de 30 chevaliers, prennent part à la huitième croisade.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles touche 4 000 livres et Guy de Genève 3 000 mille livres.

Ils sont nourris à l'hôtel du Roi.

On leur donne un navire tout appareillé pour le transport.

Simon II de Clermont-Nesle est régent du Royaume de France.

Pour la croisade, Saint-Louis doit emprunter ou louer des vaisseaux à la république de Venise ou aux Gênois.

Le 2 juillet 1270, Florent de Varenne prend la tête de la flotte.

A bord de la haute nef la Montjoie, Saint-Louis ouvre la voie du canal vieil d'Aigues Mortes à 70 navires la plupart génois ou vénitiens.

Une escadre venant de Marseille le retrouve à Cagliari.

L'armée débarque sur la côte africaine Le 18 juillet 1270, à une période particulièrement défavorable puis s'empare du château de Carthage.

L'aide de Charles Ier d'Anjou, trop occupé en Italie, fait cruellement défaut pour attaquer Tunis.

La peste ou une épidémie de typhus met dans son armé et décime les seigneurs.

La pollution de l'eau et la chaleur excessive n'arrangent rien.

Saint-Louis, lui-même, est frappé du fléau.

Mathieu III de Montmorency meurt à Tunis en juillet 1270.

Hervé IV de Vierzon meurt à Tunis en 1270.

Jean-Tristan de Damiette meurt le 3 août 1270 de dysenterie.

Il est inhumé à Saint-Denis.

Le Comté de Valois, l'apanage de Jean-Tristan de Damiette, retourne à la Couronne.

Florent de Varennes est au nombre des victimes.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles meurt le 20 ou le 23 août 1270.

Bouchard V de Vendôme meurt à Tunis le 23 août 1270 de la peste.

Il est inhumé en la collégiale Saint Georges à Vendôme.

Saint-Louis meurt le 25 août 1270, un jour après l'arrivée de Charles Ier d'Anjou.

Alphonse de Brienne, grand chambrier de France, meurt à Tunis le premier septembre 1270.

Il est inhumé en mai 1271 dans la basilique de Saint-Denis.

Jean II de Brienne hérite du comté de Brienne

Philippe II de Montfort-Castres meurt à Tunis le 25 septembre 1270.

La force d'âme du roi mourant, dans un camp ravagé par la peste, fait plus pour sa renommée que n'eût fait une éphémère victoire.


Règne de Saint-Louis

Peu d'hommes ont été aussi bien observés et sont aussi célèbres que Saint-Louis, et cependant la personnalité de ce souverain est mal connue.

L'homme est complexe, son caractère a beaucoup évolué.

Son action est souvent paradoxale, sa réputation ambiguë.

Il y a le saint, l'homme dont la foi ardente et la piété parfois excessive déroutent ses contemporains, le roi croisé, l'adversaire implacable des derniers cathares parce qu'ils sont rebelles à la foi et rebelles à leur roi, l'arbitre de l'Europe.

Bref, l'une des hautes figures de l'histoire de France telle que l'ont vue Joinville et tant d'autres, et une œuvre spectaculaire qu'a retenue l'imagerie.

Mais il y a aussi l'œuvre en profondeur, que les contemporains ont moins nettement perçue et que souligne moins facilement l'anecdote.

C'est celle d'un souverain énergique et scrupuleux qui joue dans la construction de la monarchie française un rôle décisif et qui, s'il n'était le vainqueur de Taillebourg et le constructeur de la Sainte-Chapelle, n'en serait pas moins, entre son grand-père Philippe-Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel, l'un des "grands Capétiens", peut-être le plus grand.


Consolidation du pouvoir royal

Le prestige que valent à Saint-Louis ses vertus s'ajoute à celui qu'il tire d'une succession héréditaire jusque-là sans faille, d'un sacre qui fait de la royauté une sorte de sacerdoce, et d'une puissance solidement établie par l'énergique Philippe-Auguste, son grand-père.

Il en profite pour placer plus catégoriquement la monarchie hors de la pyramide des droits féodaux – et non plus seulement au sommet de celle-ci – et pour assainir la situation politique du royaume.

Les actions les plus spectaculaires sont celles qu'il mena pour mettre un terme aux conflits qui venaient de déchirer la France : conquête du Midi languedocien par les croisés septentrionaux, lutte des Capétiens contre les Plantagenêts.

La grâce de quelques grands feudataires et l'écrasement des derniers cathares, l'action des sénéchaux royaux et celle des inquisiteurs dominicains assurèrent l'œuvre.

Déjà mâtés par la régente, les autres grands barons se le tinrent pour dit.

Le domaine royal est sensiblement amoindri par les apanages qu'a prévu Louis VIII en faveur de ses fils.

Force était donc de clarifier la gestion et d'exploiter au mieux les revenus seigneuriaux et régaliens : ce fut l'objet d'une rationalisation des structures administratives, de l'établissement des baillis dans des circonscriptions fixes, de la spécialisation des membres de la cour royale (une section judiciaire, le Parlement, et une section financière, les "gens des comptes").

Afin d'assainir les rapports avec les administrés, Saint-Louis multiplie les enquêteurs chargés d'entendre sur place les plaintes et de réformer les abus.

L'intérêt politique rejoignait là le souci constant du roi de voir les droits de chacun respectés, et en premier lieu par les officiers royaux eux-mêmes.

Une certaine tendance à l'unification manifestait déjà l'emprise du souverain sur tout le royaume.

Il fait reconnaître son droit à légiférer, pourvu que ce soit dans l'intérêt commun, et à faire valoir ses ordonnances dans les grands fiefs, hors de son domaine.


Établissements de Saint-Louis

Il use d'ailleurs modérément de cette prérogative, et c'est à tort qu'on lui attribue la paternité des Établissements de Saint-Louis , qui sont une compilation privée, et celle d'une ordonnance prohibant le duel judiciaire et la guerre entre nobles, qui n'est que de circonstance et d'intérêt local.

Plus efficace dans la pratique est l'action unificatrice qui résulte de l'application à tout le royaume d'une justice d'appel.

Exploitant au maximum son droit à exiger des roturiers de son domaine et des communes soit un service en armes, soit le rachat de celui-ci, il peut lever plusieurs "tailles".

Saint-Louis étend sa protection sur tous les groupes sociaux capables de faire contrepoids aux puissances qui concurrençaient la sienne.

S'il soutient les évêques contre les féodaux et même contre le Pape, il donne son appui aux universitaires et aux ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, contre l'épiscopat et le clergé séculier.

Il protège l'indépendance des villes contre leurs seigneurs, mais n'hésite pas à faire intervenir ses officiers dont la gestion interne des municipalités pour limiter les abus financiers des oligarchies urbaines ; cette attitude était rien moins que désintéressée, car la richesse et la bonne gestion des villes garantissent une part importante des revenus du roi.

L'équilibre ainsi assuré entre les divers pouvoirs, Saint-Louis peut placer la monarchie hors du droit commun : il faisait reconnaître par les juristes qu'aucune raison ne justifiait la rébellion d'un vassal contre son roi, et par les canonistes qu'aucun évêque ne pouvait excommunier la personne royale ; il se mettait ainsi à l'abri des déboires éprouvés, sur l'un et l'autre plan, par Philippe-Auguste.


Le roi de France et la chrétienté

Dès le début de son règne personnel, Saint-Louis manifeste une fermeté et une sagesse qui le font respecter en Europe, au point que ses refus et ses échecs eux-mêmes servirent sa réputation.

Deux fois croisé, Saint-Louis aboutit à deux échecs flagrants.

Et, pourtant, il reste pour la postérité le roi croisé.

Il fit régner en France l'ordre et la sécurité ; d'excellentes institutions fortifièrent la monarchie

Philippe III le Hardi est proclamé roi devant Tunis en 1270, par Charles Ier d'Anjou.

En fait, les progrès de l'État sont tels que le roi a besoin de conseillers d'une autre trempe que ceux dont s'accommodait la royauté patriarcale.

Leur activité fait douter du pouvoir réel du roi.

Des noms sortent de l'ombre :

Charles Ier d'Anjou prend la tête de la croisade en raison du jeune âge du nouveau roi.

Le reste de l'armée se distingue encore par quelques faits d'armes.

Le siège de Tunis est abandonné le 30 octobre 1270.

Charles Ier d'Anjou signe un traité avec le sultan le 30 octobre 1270.

Les chrétiens gagnent dans cet accord un libre échange avec Tunis, et le droit pour les moines et prêtres d'y résider.

Philippe III le Hardi rembarque le 11 novembre 1270.



Mort d'Isabelle de France

Isabelle de France meurt aux îles d'Hyères en 1271.



Mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne Ire de Navarre

Philippe IV le Bel Roi de Navarre

Philippe IV le Bel Comte de Champagne

Rattachement de la Champagne et la Navarre à la France

Philippe IV le Bel épouse à Paris le 16 août 1284 Jeanne Ire de Navarre, fille d'Henri III de Champagne. Leurs enfants sont :

Jeanne Ire de Navarre apporte la Navarre et la Champagne à Philippe IV le Bel qui devient Roi consort de Navarre, sous le nom de Philippe Ier de Navarre, et Comte de Champagne.

La Champagne et la Navarre sont ainsi définitivement rattachées au royaume de France.

Cela place le Barrois dans le voisinage immédiat du domaine royal.

Philippe IV le Bel devient propriétaire du fief de Château-Porcien par son mariage.



Naissance d'Isabelle de France

Isabelle de France naît en 1292, fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne Ire de Navarre. Elle est surnommée la Louve de France pour son tempérament particulièrement violent.



Mariage de Philippe V le Long avec Jeanne II de Bourgogne

Philippe de France, le futur Philippe V le Long, épouse à Corbeil en janvier 1307 Jeanne II de Bourgogne, fille d'Othon IV de Bourgogne et de Mahaut d'Artois. Leurs enfants sont :

Malgré ce mariage, Philippe IV le Bel continue de gouverner la province.



Mariage d'Édouard II Carnavon avec Isabelle de France

Tournoi de Boulogne-sur-Mer

Après de longues négociations, en vertu du traité de Montreuil-sur-Mer, Édouard II Carnavon épouse à Boulogne-sur-Mer le 25 janvier 1308 Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne Ire de Navarre. Leurs enfants sont :

Amédée V de Savoie assiste à ce mariage.

Louis Ier de Bourbon se fait remarquer en remportant avec Jean, son frère, Comte de Charolais, les prix du tournoi de Boulogne-sur-Mer organisé en l'honneur de ce mariage.

Louis Ier de Bourbon est choisi peu après pour accompagner Isabelle de France à son couronnement, en compagnie de Charles Ier de Valois.



Naissance d'Isabelle de France

Isabelle de France naît en 1310 ou 1312, fille de Philippe V le Long et de Jeanne II de Bourgogne.



Naissance d'Édouard III d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre naît le 13 novembre 1312, fils d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France.



Fiançailles de Guigues VIII du Viennois et d'Isabelle de France

Guigues VIII du Viennois et d'Isabelle de France sont fiancé dès le 16 juin 1316.

On raconte que le seigneur de Sassenage, l'un des vassaux du Dauphin, étant venu faire la demande de la Princesse, un maître d'hôtel du Roi, lui dit brutalement "qu'une si belle Dame n'était pas faite pour un gros cochon comme le Dauphin" injure dont l'ambassadeur vengea sur le champ son Prince en perçant de son épée le maître d'hôtel et le renversant mort à ses pieds.

Le Comte de Savoie, qui se trouvait pour lors à Paris, donna retraite au meurtrier et fit sa paix avec le roi (Mizerai).



Naissance d'Aliénor d'Angleterre

Éléonore ou Aliénor d'Angleterre naît à Woodstock dans l'Oxfordshire le 18 juin 1318, fille d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France.

On lui donne le prénom de sa grand-mère paternelle, Éléonore de Castille.

Son père donna 333 £ pour la placer au couvent.



Naissance de Jeanne d'Angleterre

Jeanne d'Angleterre naît en 1321, fille d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France.



Mariage de Guigues VIII du Viennois avec Isabelle de France

L'influence française se renforce. Guigues VIII du Viennois épouse le 17 mai 1323 Isabelle de France, fille de Philippe V le Long et de Jeanne II de Bourgogne.



Visite d'Isabelle de France à Charles IV le Bel

En 1323, Isabelle de France, Reine d'Angleterre, rend visite à son frère Charles IV le Bel au château de Fontainebleau.



Guerre du Saint-Sardos

Ralph Basset est rappelé en mars 1324.

En avril 1324, une ambassade, menée par Edmond de Woodstock, Comte de Kent, et l'archevêque de Dublin, est envoyée en France avec instructions de négocier un arrangement aussi paisible que possible.

Charles IV le Bel rassemble son armée aux frontières de l'Aquitaine en juin 1324.

Les ambassadeurs sont reçus fraîchement à Paris et promettent que Raymond-Bernard de Montpezat sera livré.

Ils vont alors à Bordeaux pour exécuter l'accord.

Là ils apprennent que l'affaire provoque beaucoup d'indignation dans la noblesse locale. Edmond de Woodstock change d'avis et décide de résister.

Les fonctionnaires français s'en retourne les mains vides.

De nouveaux ambassadeurs anglais sont envoyés, mais trop tard.

Charles IV Le Bel prononce la confiscation de la Guyenne.

En août 1324, Charles Ier de Valois, à a tête de 7 000 hommes, envahit l'Aquitaine.

Louis Ier de Bourbon et Ferry IV de Lorraine participent à cette expédition. Ils sont aidés de nobles locaux tel Gaston II de Foix.

Charles II d'Alençon y fait ses premières armes sous les ordres de Charles Ier de Valois, son père, et montre à son premier siège un grand courage qu'il poussa jusqu'à une aveugle témérité.

Les garnisons anglaises sont squelettiques voire inexistantes.

Charles de Valois balaye la région et finit la guerre en moins de 6 semaines.

La plupart des villes se rendent immédiatement.

Louis Ier de Bourbon prend ainsi aux Anglais Montségur, Sauveterre, Cour-Saint-Maurice et Agen.

La résistance la plus forte vient d'Edmond de Woodstock, à La Réole, qui parvient à résister quelques semaines avant de se rendre.

Une trêve est négociée qui se transforme rapidement en fin du conflit.

Hugh le Despenser est forcé d'envoyer Isabelle de France, Reine d'Angleterre, pour conclure la paix avec Charles IV le Bel, son frère.

Elle emmène Édouard III d'Angleterre, son fils, à qui Édouard II Carnavon a transmis l'Aquitaine et le Ponthieu.

Les Français se satisfont du détachement de l'Agenais de l'Aquitaine, plutôt que de la confiscation du duché entier.



Négociation de mariage de Alphonse XI le Justicier avec Aliénor d'Angleterre

En 1325, des négociations entre l'Angleterre et la Castille visent à marier Aliénor d'Angleterre à Alphonse XI le Justicier, mais le montant de la dot fait échouer les négociations.

Aliénor d'Angleterre revient chez Isabelle de France, sa mère.



Révolte des barons anglais

En 1325, en alliance avec son amant Roger Ier Mortimer, Isabelle de France conduit la révolte des barons anglais.



Fuite d'Isabelle en France

En 1325, Isabelle de France, Reine d'Angleterre, délaissée par Édouard II Carnavon, s'enfuit en France avec Édouard III d'Angleterre, son fils.


Roger Mortimer et Isabelle de France (manuscrit du XIVe siècle) Supplice d'Hugues le Despenser - manuscrit de Froissart

Retour d'Isabelle de France en Angleterre

Abdication d'Édouard II Carnavon

Isabelle de France et Roger Ier Mortimer Régents

Mort d'Hugues le Despenser

Mort d'Edmund FitzAlan 2e comte d'Arundel

Le 2 octobre 1326, Isabelle de France et Roger Ier de Mortimer reviennent en Angleterre aidés par Edmond de Woodstock.

En 1326, Jean de Hainaut est aux côtés d'Édouard III d'Angleterre.

Henry de Lancastre est l'un des principaux responsable de la déposition d'Édouard II Carnavon.

Édouard II Carnavon abdique et est emprisonné au château de Berkeley.

Hugues le Despenser, Mignon d'Édouard II Carnavon est capturé, en même temps que lui.

Il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à être Hanged, drawn and quartered, expression utilisée jusqu'en 1870 dans le code pénal anglais décrivant les supplices subis : la pendaison, l'infamie d'être traîné sur une claie et l'écartèlement.

Isabelle de France et Roger Mortimer gouvernent comme régents à partir de 1326.

Edmund FitzAlan reste loyal à Édouard II Carnavon. Edmund FitzAlan meurt le 17 novembre 1326, exécuté.

Hugues le Despenser meurt le 24 novembre 1326, supplicié en public.

Ses parties génitales sont coupées puis incinérées. Il est éviscéré puis exécuté.

Sa tête est exposée à Londres quelque temps.



Mort d'Édouard II Carnavon Roi d'Angleterre

Isabelle de France pousse Roger Ier Mortimer à donner l'ordre d'assassiner Édouard II Carnavon.

Ils prennent grand soin qu'on ne puisse établir avec certitude qu'il a été assassiné, car le meurtre d'un roi est puni par l'église.

Dans la missive "Eduardum occidere nolite timere bonum est", rédigée en latin, une virgule est délibérément omise. Or, selon la position de celle-ci dans la phrase on peut en déduire deux significations contraires.

Le 21 septembre 1327, Édouard II Carnavon, Roi déchu, est atrocement supplicié. Ses bourreaux lui empalent une barre de fer rouge dans le rectum jusqu'à ce que mort s'en suive, pour le punir de sa bisexualité.


Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois

Les Valois directs

Philippe VI de Valois Roi de France

Jeanne II de France Reine de Navarre

Philippe III le Bon Roi consort de Navarre

Incorporation au domaine royal des comtés de Champagne et de Brie

Jeanne II de France Comtesse d'Angoulême et de Mortain

Plusieurs prétendants ont des droits équivalents à la couronne :

Le père de Philippe VI de Valois, Charles Ier de Valois, est le frère cadet de Philippe IV le Bel. Ferry IV de Lorraine se rallie au Comte de Valois.

Édouard III descend en ligne directe de Philippe IV le Bel par sa mère, Isabelle de France, sœur des précédents rois. Il est encouragé par Robert III d'Artois, et appuyé par les ducs de Bourgogne.

Charles II le Mauvais descend en ligne directe de Saint-Louis et de Philippe III le Hardi.

Après moult délibérations, les Grands du royaume, dont Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, se décident à laisser la couronne au régent Philippe VI de Valois en 1328.

Philippe, qui plus est, s'il est Valois, descend de Philippe III le Hardi, puisque c'est celui-ci qui donne à Charles, son fils puîné, le comté de Valois en apanage.

Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, Philippe VI de Valois a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais!

Beaucoup plus tard, les juristes tenteront de justifier l'élection de Philippe VI de Valois en invoquant une prétendue "loi salique" qui prohibe la transmission de la couronne par les femmes dans la tribu des Francs Saliens dont sont issus Clovis et ses descendants.

En fait de "loi salique", ils exhibent un vieux document où il est simplement dit à propos de contrats de droit privé : "femme ne peut servir de pont et de planche" !

Un accord intervient en 1328 entre Philippe VI de Valois et Philippe III d'Évreux, époux de Jeanne II de France, l'héritière de Navarre.

Après la mort de ses deux oncles Philippe V le Long et Charles IV le Bel, les droits de Jeanne à la couronne de Navarre sont reconnus en échange de la renonciation aux droits sur la couronne de France et de l'abandon au domaine royal de France des comtés de Champagne et de Brie.

Jeanne II de France devient reine de Navarre. Philippe d'Évreux devient Roi de Navarre à titre consort sous le nom de Philippe III de Navarre.

Jeanne II de France reçoit également le comté d'Angoulême et le comté de Mortain. Poursuivant ses tractations Jeanne II de France obtient Longueville dans le Cotentin. Enfin Jeanne II de France ne tarde pas à échanger le comté d'Angoulême contre des places dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnières-sur-Oise.

En 1328, William Montacute participe à une campagne diplomatique auprès du roi de France et du Pape.

Toujours partisan de l'exclusion des femmes du trône de France, Louis Ier de Bourbon se rallie à Philippe VI de Valois.

Louis Ier de Bourbon est fait pair de France par le nouveau souverain.



Mariage de David II d'Écosse avec Jeanne d'Angleterre

En vertu du traité d'Édimbourg-Northampton, David II d'Écosse épouse à Lothian en Écosse le 17 juillet 1328 Jeanne d'Angleterre, la fille d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France. Ils n'ont pas d'enfant.



Négociation de mariage entre les enfants d'Isabelle de France et ceux de Philippe VI de Valois

En 1330, Isabelle de France négocie pour marier Aliénor d'Angleterre et son frère Jean d'Eltham à un fils et une fille du roi Philippe VI de France, mais les négociations échouent encore une fois.


Gibet de Tyburn

Pris du pouvoir par Édouard III d'Angleterre

Exécution de Roger Ier Mortimer

Exile d'Isabelle de France

En octobre 1330, Édouard III prend le pouvoir avec le soutien de son cousin Henry de Lancastre.

Les barons ne veulent plus de Roger Ier Mortimer, premier Comte de March.

Sur ordre Édouard III d'Angleterre, William Montacute et quelques hommes arrêtèrent Roger Ier Mortimer.

Pour venger son père, Édouard III d'Angleterre le fait le pendre à Tyburn à Londres, pour avoir abusé de ses pouvoirs de régent.

Roger Ier Mortimer meurt le 29 novembre 1330.

William Montacute reçoit une bonne part des domaines confisqués.

Édouard III d'Angleterre exile sa mère Isabelle de France au château de Rising à Norfolk.



Mariage de Renaud II de Gueldre avec Aliénor d'Angleterre

Le mariage est arrangé par Jeanne de Valois (1294-1352), une cousine d'Isabelle de France, la mère d'Aliénor.

Renaud II de Gueldre, connu pour être sombre en couleur comme en caractère, est veuf de Sophia Berthout.

Renaud II de Gueldre épouse à Nimègue en mai 1332 Aliénor d'Angleterre, fille d'Édouard II Carnavon et d'Isabelle de France. Leurs enfants sont :

Le trousseau d'Aliénor d'Angleterre contient une robe de mariée en tissu d'Espagne, des coiffes, des gants, des chaussures, un lit, des épices rares et du sucre.

Aliénor d'Angleterre est bien reçue à Gueldre.

Renaud II de Gueldre s'allie à son beau-frère Édouard III d'Angleterre dans une coalition anti-française.



Mariage de Jean II le Bon avec Bonne de Luxembourg

Très lié aux Valois et à la cour de France, Jean Ier de Luxembourg donne sa fille en mariage au fils de Philippe VI de Valois.

En janvier 1332, le contrat de mariage entre Jean II le Bon et Bonne de Luxembourg est signé à Fontainebleau.

Jean II le Bon épouse à Melun le 28 juillet 1332 Bonne de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Bonne de Luxembourg est la sœur aînée de l'Empereur Charles Ier de Luxembourg


Humbert II du Viennois

Siège du château de La Perrière

Mort de Guigues VIII du Viennois Dauphin du Viennois

Humbert II du Viennois Dauphin du Viennois.

Béatrice Régente du Dauphiné

Aymon V de Savoie continue la guerre contre le Dauphin. Guigues VIII du Viennois va assiéger le château savoyard de la Perrière. Il y reçoit une blessure. Guigues VIII du Viennois meurt le lendemain le 28 juillet 1333. Il ne laisse pas d'enfant. Il est inhumé dans l'église St André de Grenoble.

Isabelle de France, sa veuve, se retire en Franche-Comté.

Humbert II du Viennois succède à son frère et devient Dauphin du Viennois.

Pendant l'absence d'Humbert II du Viennois, Béatrice de Viennois, sa tante, exerce la Régence du Dauphiné avec les principaux seigneurs du pays.

Sévèrement jugé par ses contemporains comme un incapable et un dépensier, Humbert II du Viennois est le dernier dauphin du Viennois. N'ayant pas l'ardeur guerrière de son frère, il se range dans le camp des pacifiques.

Humbert II du Viennois entretient une cour fastueuse à Beauvoir-en-Royans ce qui est mal perçu par ses frustes contemporains.

À la différence de ses prédécesseurs, Humbert II du Viennois ne mène plus cette vie itinérante d'un château delphinal à l'autre et préfère rester à Beauvoir.



Mariage de Jean III de Faucogney avec Isabelle de France

Jean III de Faucogney épouse vers 1335 Isabelle de France.



Révolte de Gand

Défi d'Édouard III d'Angleterre à Philippe VI de Valois

L'arrestation d'un patriote gantois, Siger le Courtraisien, met le feu aux poudres.

Les Gantois se soulèvent contre Louis Ier de Dampierre en prenant pour chef un noble très populaire, Jacob ou Jacques Van Artevelde en 1337.

Jacques van Artevelde suggère au Roi d'Angleterre de revendiquer pour lui-même la couronne de France en sa qualité de petit-fils de Philippe IV le Bel par Isabelle de France, sa mère.

Le 7 octobre 1337, à l'abbaye de Westminster, Édouard III d'Angleterre lance publiquement un défi à son cousin Philippe VI de Valois, le Roi de France.

Édouard III d'Angleterre prend solennellement le titre de roi de France et conteste la légitimité de Philippe VI de Valois. Il déclare en outre qu'il fera tout pour récupérer le trône du France.

Le 1er novembre 1337, Édouard III d'Angleterre envoie une lettre de défi à Philippe VI de Valois.



Mort d'Isabelle de France

Isabelle de France meurt en 1348.



Naissance d'Isabelle de France de Valois

Isabelle de France de Valois naît à Vincennes le 1er ou le 11 octobre 1348, fille de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.



Mort d'Isabelle de France

Isabelle de France est exilée au château de Rising à Norfolk depuis 28 ans.

Isabelle de France y meurt le 23 août 1358.



Mariage de Jean-Galéas Ier Visconti avec Isabelle de France de Valois

Jean-Galéas Ier Visconti Comte de Vertus

Galéas II Visconti se lie avec la famille royale française en organisant le mariage de son fils.

Jean-Galéas Ier Visconti épouse en juin 1360 Isabelle de France de Valois, fille de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.

Leurs enfants sont :

Jean Galéas Ier Visconti devient Comte de Vertus en Champagne, titre créé par Jean II le Bon et apporté en dot par Isabelle de France.



Mariage du Prince Noir avec Jeanne de Kent

Le Prince Noir épouse à Windsor dans le Berkshire le 10 octobre 1361 Jeanne de Kent.

Leurs enfants sont :



Naissance de Valentine Visconti

Valentine Visconti naît à Milan en 1366 ou en 1368, fille de Jean-Galéas Ier Visconti et d'Isabelle de France de Valois.



Naissance de Carlo Visconti

Mort d'Isabelle de France de Valois

Carlo Visconti naît à Pavie le 11 septembre 1372, fils de Jean-Galéas Ier Visconti et d'Isabelle de France de Valois.

Isabelle de France de Valois meurt des suites de l'accouchement. Carlo Visconti meurt bébé.



Mariage de Jean-Galéas Ier Visconti avec Catherine Visconti

Jean-Galéas Ier Visconti est veuf d'Isabelle de France.

Pour satisfaire les projets de Barnabé Visconti, son oncle, Jean-Galéas Ier Visconti épouse le 2 octobre 1380 Catherine Visconti, fille de Barnabé Visconti. Leurs enfants sont :

Jean-Galéas Ier Visconti offre le château de Monza à son épouse le jour de ses noces.

Catherine Visconti subira plusieurs fausses couches, probablement dus au fait qu'ils soient cousins au premier degré. Craignant de ne pouvoir avoir de descendance le couple fait vœu d'offrir à la Madone ses futurs fils. C'est pourquoi on leur attribue Marie comme second prénom, pour remercier la Vierge de la grâce reçue.


Mariage de Charles VI avec Isabeau de Bavière Isabeau de Bavière avec Christine de Pisan

Mariage de Charles VI le Fou avec Isabeau de Bavière

Charles VI le Fol épouse à la cathédrale d'Amiens le 17 juillet 1385 Isabeau de Bavière, fille d'Étienne III de Bavière et de Thadée Visconti. Leurs enfants sont :



Naissance d'Isabelle de France

Isabelle de France naît à Hôtel du Louvre le 9 novembre 1387, fille de Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière.



Nouvelle trêve de Leulinghem

Les conférences reprennent à Leulinghem entre avril et juin 1393.

Charles VI de France étant de nouveau victime de ses crises de démence, ses oncles représentent Charles VI de France lors des négociations avec les Anglais.

Richard II d'Angleterre désire instaurer la paix entre les deux royaumes.

Au cours de cette négociation est prévue la remise de Cherbourg à la France et le mariage d'Isabelle de France avec Richard II.

Une trêve est décidée entre les deux partis.

Le 28 avril 1393, la trêve de Leulinghem entre la France et l'Angleterre est prorogée jusqu'au 29 septembre 1394



Trêve entre France et Angleterre

Fiançailles de Richard II d'Angleterre avec Isabelle de France

Charles VI le Fou charge Valéran III de Luxembourg de négocier la paix à Londres en 1396.

Une trêve est conclue en 1396 entre Richard II d'Angleterre et Charles VI le Fou.

Richard II d'Angleterre et Isabelle de France se fiancent le 9 mars 1396.

Thomas de Woodstock, oncle du roi, et d'autres barons désapprouvent la trêve de 20 ans imposée par la nouvelle entente franco-anglaise



Mariage de Richard II d'Angleterre avec Isabelle de France

Sacre d'Isabelle de France comme Reine d'Angleterre

Richard II d'Angleterre, fils du Prince Noir et de Jeanne de Kent épouse à Westminster à Londres le 7 janvier 1397 Isabelle de France. Ils n'ont pas d'enfant.

Isabelle de France est sacrée Reine d'Angleterre.



Retour en France d'Isabelle de France

Isabelle de France, veuve de Richard II d'Angleterre, est restituée à Charles VI le Fou, son père. Elle revient en France le 1er juillet 1401.



Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Isabelle de France

Isabelle de France est veuve de Richard II d'Angleterre.

Charles Ier d'Orléans épouse en 1406 Isabelle de France et de Valois, sa cousine germaine, fille de Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière. Leur enfant est :



Naissance de Jeanne d'Orléans

Mort d'Isabelle de France

Jeanne d'Orléans naît à Blois le 13 septembre 1409, fille de Charles Ier d'Orléans et d'Isabelle de France.

Isabelle de France meurt à 21ans en donnant le jour à Jeanne d'Orléans.



Mariage de Jean II d'Alençon avec Jeanne d'Orléans

Jean II d'Alençon épouse à Blois en 1424 Jeanne d'Orléans, fille de Charles Ier d'Orléans et d'Isabelle de France.


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