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Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1583 - le dernier en 1666



Mariage de Charles Ier de Lorraine-Guise avec Marguerite de Chabot

Charles Ier de Lorraine-Guise épouse le 5 février 1583 Marguerite de Chabot. Leurs enfants sont :



Naissance d'Henri de Lorraine-Harcourt

Henri de Lorraine-Harcourt ou de Lorraine-Guise, dit Cadet la Perle, naît le 20 mars 1601, fils de Charles Ier de Lorraine-Guise, Duc d'Elbeuf, et de Marguerite de Chabot.



Mort de Charles Ier de Lorraine-Guise

Henri de Lorraine-Harcourt Comte d'Harcourt

Charles II de Lorraine-Guise Duc d'Elbeuf

Charles Ier de Lorraine-Guise meurt à Moulins le 4 août 1605.

Henri de Lorraine-Harcourt devient Comte d'Harcourt.

Charles II de Lorraine-Guise devient Duc d'Elbeuf en 1605. Il est aussi Comte de Lillebonne et de Rieux, et Baron d'Ancenis.


Bataille de la Montagne Blanche

Trêve d'Ulm entre catholiques et luthériens

Bataille de la Montagne Blanche

Exil de Frédéric V du Palatinat

Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

À la tête de l'armée de Maximilien Ier de Bavière, Tilly se rend en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée et prendre possession de la Haute-Autriche que Ferdinand II de Habsbourg lui concède pour ses frais.

La France offre sa médiation, concrétisée à Ulm en juillet 1620 par une trêve entre catholiques et luthériens. La Bohême calviniste n'est donc pas concernée.

Abandonné par les puissances étrangères et l'Union Protestante, Frédéric V du Palatinat a peu de moyens financiers et humains.

Tilly se dirige directement vers Prague. Le 8 septembre 1620, Charles-Bonaventure de Longueval fait sa jonction avec Tilly.

La bataille de la Montagne Blanche se déroule le 8 novembre 1620, non loin de Prague. Elle oppose :

Charles IV de Lorraine combat lors de cette bataille pour l'empereur Ferdinand II de Habsbourg et montre ses compétences de chef de guerre.

Henri de Lorraine-Harcourt y fait ses premières armes. Ses compagnons s'aperçoivent qu'il a l'étoffe d'un grand capitaine et le surnomment Cadet la Perle, parce qu'il portait une perle à l'oreille.

Le commandant protestant, Christian d'Anhalt-Bernburg, rassemble ses troupes, et les déploie sur les pentes d'une colline, la montagne blanche (en Tchèque : Bílá Hora, en Allemand : Weissenberg) bloquant ainsi la route de Prague. Les troupes occupent une solide position : Le flanc droit est couvert par un pavillon de chasse, et le flanc gauche par un ruisseau. Un autre ruisseau et quelques mares sont devant eux.

Tilly observant la position ennemie envoie ses hommes les mieux entrainés sur un petit pont pour traverser le ruisseau et attaquer le centre, soutenus par un feu d'artillerie très nourri.

En à peine 2 heures de combats acharnés, le centre de la ligne ennemie est écrasé, ce qui met fin aux combats. L'armée tchèque est détruite.

Tilly entre dans Prague. La liberté de religion est supprimée. Cette bataille met fin à l'indépendance de la Bohême pour une période de 300 ans.

Tilly se rend maître ensuite, sans grandes difficultés, du Haut-Palatinat.

Cette bataille marque la fin de la première période dite bohémienne de la guerre de Trente Ans.

Le 13 novembre 1620, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand II de Habsbourg comme Roi de Bohême et Archiduc d'Autriche. La Bohême devient propriété personnelle des Habsbourg.

Démis de tous ses titres et dépouillé de ses possessions par décret impérial, Frédéric V du Palatinat s'enfuit, contraint à l'exil à Sedan, auprès de son oncle Henri de La Tour d'Auvergne entre 1620 et 1623. La brièveté de son règne, un an et 4 jours, lui vaut le surnom de Roi d'un hiver (Winterkönig).

Ferdinand II de Habsbourg récompense Charles-Bonaventure de Longueval en lui attribuant plusieurs possessions en Bohême :

Ces possessions demeureront à ses descendants jusqu'au XXe siècle.

Heinrich Matthias von Thurn perd l'intégralité de ses possessions en Bohême.

Ferdinand II de Habsbourg le fait proscrire, comme tous les autres meneurs du soulèvement.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar refuse de se soumettre à Ferdinand II de Habsbourg.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar est par conséquent dépouillé de ses titres.

Guillaume Ier de Saxe-Weimar, son frère cadet, assure la régence du duché de Saxe-Weimar.



Soulèvements en Saintonge, en Guyenne et en Languedoc

Mort de Louis III de Lorraine

Prise de Saint-Jean-d'Angély

Prise de Saumur

Henri de La Tour d'Auvergne intrigue contre Maximilien de Béthune puis s'allie aux princes révoltés contre la régente mais refuse le poste de généralissime des calvinistes lors de l'assemblée de La Rochelle de 1621.

Dans les provinces de Saintonge, de Guyenne et de Languedoc, les protestants se soulèvent avec pour chef Henri II de Rohan.

En 1621, Benjamin de Rohan-Soubise prend le commandement des huguenots des provinces du Poitou, de la Bretagne, et d'Anjou, sous la direction de l'assemblée de La Rochelle.

Il combat à l'ouest et le long de la côte tandis que Henri II de Rohan, son frère aîné, commande sur terre et dans le sud de la France.

Louis XIII se décide brusquement à marcher en personne contre Benjamin de Rohan-Soubise retranché dans Saint-Jean-d'Angely.

Louis III de Lorraine est libéré de la Bastille à condition de prendre part avec Louis XIII à l'expédition dans le Poitou contre les Protestants.

Les chroniqueurs raconte qu'un héraut d'armes se présenta aux portes de la ville, et sans se découvrir, dit à Soubise :

A toi Benjamin de Rohan ; le roi ton souverain seigneur et le mien, te commande de lui ouvrir les portes de sa ville de Saint-Jean-d'Angeli, pour y entrer avec son armée.

A faute de quoi je te déclare criminel de lèse-majesté au premier chef, roturier toi et ta postérité, tous tes biens confisqués : que les maisons seront rasées de toi et de tous ceux qui t'assisteront.

Je ne ne puis répondre que comme soldat, répliqua Soubise, qui éfait resté couvert.

Tu ne dois repondre ni comme soldat ni comme capitaine, reprit le héraut, avant que tu sois dans ton devoir : sache que quand je te parle au nom du roi, ton seigneur et le mien, tu dois avoir le chapeau à la main.

Hautefontaine, vieil officier, excusa la faute de son chef, en disant :

M. de Soubise n'ayant jamais reçu une pareille sommation, il est excusable de n'en pas connaître les formalités. Si on lui avoit dit qu'il faut mettre un genou en terre, il les auroit mis tous les deux.

Soubise donna, pour réponse, ces mots écrits de sa main. Je suis trés-humble serviteur du roi : mais l'exécution de ses commandements n'est pas en mon pouvoir.

Louis III de Lorraine se distingue au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Louis III de Lorraine meurt à Saintes en Charente-Maritime le 21 juin 1621 en combattant.

Après un mois de résistance, Saint-Jean-d'Angély est prise le 24 juin 1621.

Benjamin de Rohan-Soubise se rend aux troupes commandées par Louis XIII.

Défilant devant le Roi, à la tête de sa garnison, il s'approche de Sa Majesté, met les deux genoux en terre, et lui fait serment d'une inviolable fidélité. Louis XIII répond :

Je serai bien aise que vous me donniez dorénavant plus de sujet d'être satisfait de vous que par le passé. Levez-vous et servez-moi mieux à l'avenir.

Charles II de Cossé tombe malade au siège de Saint-Jean-d'Angély.

On le transporte au château de Brissac en juin 1621.

Bernard de Nogaret de Foix combat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély et de Royan.

Honoré d'Albert d'Ailly sert aux sièges de Saint-Jean-d'Angély.

François de Montmorency-Bouteville sert avec éclat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély, de Montauban, de Royan et de Montpellier

Henri de Lorraine-Harcourt combat les Protestants et prend part au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Charles II de Lorraine-Guise est blessé à Saint-Jean-d'Angély.

Bien que protestant, Jean de Saint-Bonnet est fidèle au roi Louis XIII dans sa lutte contre le parti huguenot. Ses qualités de stratège, son courage et sa loyauté le feront distinguer par ses pairs et par le roi.

Jean de Saint-Bonnet participe à la prise de Saumur au printemps 1621.


Forçage du Pas-de-Suze

Forçage du Pas de Suse

Le pas de Suse, situé à 500 mètres d'altitude, est un défilé des Alpes situé sur la frontière entre la France et le duché de Savoie.

Louis XIII veut conduire en personne le secours de Casal.

Louis XIII décide de passer les Alpes en plein hiver.

Le récit de cet événement est notamment raconté par Louis de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires.

Richelieu prépare la campagne en renforçant les corps permanents et en levant 6 nouveaux régiments dans le Dauphiné, la Provence et le Lyonnais.

Trois armées doivent envahir à la fois le Piémont et combiner leurs opérations dans la vallée du Pô :

23 000 hommes d'infanterie et 3 000 chevaux sont rassemblés autour de Briançon.

L'infanterie comprend :

À la cavalerie d'élite de la Maison du Roi s'ajoutent 12 compagnies de chevau-légers et les carabins d'Arnauld de Corbeville.

Mais ni artillerie, ni munitions, ni mulets de transport.

L'armée n'a pas 15 jours de vivres, bien qu'avant de partir de Paris, on eût donné 200 000 livres d'avance aux intendants des vivres pour entretenir en permanence, outre la ration journalière, un mois de vivres en magasin.

Rien n'est prêt non plus pour le ravitaillement de Casal.

Le 18 février 1629, Louis XIII arrive à Grenoble avec Richelieu et les grands seigneurs de son entourage :

Louis XIII désigne comme lieutenants-généraux :

comme maréchaux de camp :

Léon d'Albert de Luynes est présent à cette journée.

Richelieu précède Louis XIII à Embrun, pour arrêter le plan d'opérations et l'ordre de marche.

L'avant-garde, conduite par Charles Ier de Blanchefort de Créquy et François de Bassompierre, a mission de s'emparer des passages du Piémont.

Elle comprend :

L'armée suit sous le commandement de Charles de Schomberg.

Abraham de Fabert d'Esternay participe à ces combats.

Le 28 février 1629, l'avant-garde passe les Alpes à Montgenèvre et Cezanne ou Césane (en italien Cesana Torinese) et cantonne à Oulx, sur la Doria Riparia.

Le 29 février 1629, l'avant-garde trouve au fort d'Exilles, 13 vieux canons éventés, pour battre les retranchements de M. de Savoie.

Le 1er mars 1629, l'avant-garde couche à Chaumont ou Chiomionte, un bourg ouvert, à un quart de lieue de la frontière de Piémont.

On ne peut franchir cette frontière, de ce côté, que par le Pas de Suse, défilé de 600 toises qui n'a pas plus de 18 pas de largeur en certains endroits et qui est obstrué par des roches qu'aucune machine ne pourrait déplacer ; 2 hommes ont grand-peine à y passer de front.

À l'entrée, le bourg et le gros rocher de Gelasse surmonté d'un fort, qui n'est accessible que par une rampe étroite et bordée de précipices.

Des 2 côtés du défilé, se dressent des montagnes imposantes :

Le passage est fermé, du côté de Chaumont, par un grand retranchement en forme de demi-lune et, en arrière, par des barricades, flanquées, à mi-pente, par des redoutes, distantes l'une de l'autre de 200 pas.

Le défilé débouche au faubourg de Suse, dominé par un couvent de Cordeliers.

3 000 Piémontais ou Milanais gardent les ouvrages.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie, son fils, le lieutenant général comte de Verrua et le marquis de Ville, commandant la cavalerie, se préparent à soutenir l'attaque, bien étonnés que le Louis XIII la dirigeât en pareille saison.

Le 5 mars 1629, à 11 heures du soir, Louis XIII quitte Oulx avec la Noblesse et 2 compagnies de ses Gardes, pour faire 4 lieues, à pied, dans la neige.

En arrivant à Chaumont, 3 heures avant le jour, Louis XIII trouve Richelieu dressant l'ordre de combat avec les maréchaux.

Les Gardes françaises et suisses, ainsi que Navarre attaqueraient de front les barricades et les redoutes.

Le régiment de Sault, dont les officiers étaient du pays pour la plupart, devait partir à 3 heures du matin et suivre à droite, au-dessous du crêt de Montmoron, avec de bons guides, un sentier extravagant qui conduisait derrière les retranchements.

L'avance ainsi gagnée permettrait d'assaillir l'ennemi de tous côtés en même temps.

500 hommes d'Estissac, moitié piques, moitié mousquets, longeraient les hauteurs de gauche, sous le crêt de Montabon.

Dans le défilé, les enfants perdus se jetteraient sur les barricades par le milieu et par les flancs :

Ces 3 pelotons seraient suivis par 3 troupes de 100 hommes, fournies par les mêmes régiments.

Comme soutien, 300 gentilshommes volontaires, de qualité pour la plupart, et 500 soldats de Navarre.

Henri II de Valois-Longueville les commande.

L'artillerie vient ensuite : une coulevrine et 2 moyennes, tirées au crochet et poussées par 50 pionniers.

En arrière, un gros de 800 Gardes françaises et de 500 Suisses, sous le commandeur de Valençay.

4 000 hommes restent rangés en bataille devant Chaumont.

Ils sont destinés :

Avant de donner le signal de l'attaque, Louis XIII veut adresser à Charles-Emmanuel Ier de Savoie une dernière sommation.

Il envoie Guitaut-Comminges, capitaine aux Gardes-françaises, avec les maréchaux des logis, le lieutenant de Pontis et un trompette, demander passage, pour préparer à Suse le quartier du Roi.

A 100 pas de la barricade, le groupe s'arrête et le trompette sonne.

Un officier piémontais et 12 soldats sortent du retranchement, puis le comte de Verrua, escorté de 200 mousquetaires.

Après qu'il nous a salués fort civilement, raconte Pontis, Guitaut-Comminges lui dit :

Monsieur, le Roi mon maître m'a commandé d'aller aujourd'hui à Suse pour lui préparer son logis, parce qu'il veut, demain, y aller loger.

Le comte de Verrua lui répond avec beaucoup de civilité :

Monsieur, Son Altesse tiendrait à grand honneur de loger Sa Majesté.

Mais, puisqu'elle vient si bien accompagnée, vous, trouverez bon, s'il vous plait, que j'en avertisse auparavant Son Altesse.

Guitaut-Comminges répondit :

Nous primes alors congé et allâmes retrouver Sa Majesté.

Louis XIII attend son émissaire, à 100 pas des enfants perdus, devant le gros des Gardes-françaises.

Il trouve que le comte de Verrua a répondu en homme d'esprit et en capitaine.

Louis XIII s'approche du maréchal et lui dit, en colère :

Savez-vous bien que nous n'avons que 600 livres de plomb dans le parc de l'artillerie ?

Il est bien temps de penser à cela ! Faut-il, pour un masque qui n'est pas prêt, ne pas danser le ballet ? Laissez-nous faire, Sire, et tout ira bien !

Le signal est donné à 8 heures.

Laissons François de Bassompierre raconter le combat qu'il prétend avoir dirigé.

Nous mîmes pied à terre, Créqui et moi, pour mener les enfants perdus.

Schomberg, que la goutte empêchait de marcher, nous suivait à cheval, afin de voir la fête.

Une balle dans les reins le mit bientôt hors de combat.

En dépassant le bourg de Gelasse, évacué par l'ennemi, nous fûmes canonnés par le fort et salués de quantité de mousquetades, venant des montagnes et de la première barricade.

Nos ailes ayant gagné les éminences latérales, tirèrent au derrière de ce retranchement, pendant que nous y donnions, tête baissée, et le faisions abandonner.

Nous poursuivîmes si vivement les Savoyards, qu'ils ne purent garder les deux autres barricades, où nous entrâmes pêle-mêle avec eux.

Valençay escalada la montagne de gauche à la tête des Suisses et en chassa les gens du Valais.

Dans le défilé, le marquis de Ville eut l'épaule fracassée et se fit transporter à Suse.

Nous poussâmes si vivement notre pointe avec les Gardes-françaises que, sans la résistance que firent près d'une chapelle, le capitaine Cerbelloni et quelques soldats espagnols, le Duc et son fils auraient été pris, tant Treville, lieutenant des Mousquetaires du Roi, les serrait de près.

Un estafier fut tué à son étrier.

Mais le Duc échappa à Treville, qui dut se contenter de blesser Cerbelloni et de le faire prisonnier.

Nous marchâmes, sans nous arrêter, jusqu'au faîte du passage, d'où nous vîmes Suse.

La citadelle nous tira force canonnades.

Mais nous étions si animés au combat et si joyeux de la victoire, que nous ne nous en occupions pas.

Quelques enfants perdus entrèrent dans la ville avec les fuyards et y furent faits prisonniers.

Créqui et La Valette logèrent les Gardes dans les maisons qui bordent la descente à main gauche, tandis qu'avec l'aide de Toiras et de Tavannes, j'établissais Navarre dans les maisons de droite.

Valençay, quoique blessé au genou, descendit, avec les Suisses du colonel Salis, de l'autre côté de Suse, pour empêcher que rien n'en sortit.

Les montagnards du comte de Sault avaient trouvé le sentier extravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon.

Ce qu'il y eut de plus remarquable, raconte Pontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir le comte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière.

Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications ; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage.

Il y eut néanmoins beaucoup des nôtres tués ensuite par le canon de Suse, qui fouettait et nettoyait d'une étrange sorte tout le chemin.

Créqui et François de Bassompierre établissent leur logis dans le faubourg de Suse, au couvent des Cordeliers, où le Roi leur envoie ses félicitations.

Il convient d'ajouter à ces éloges, les critiques de Richelieu, qui marche bravement sous les canonnades, à côté de Louis XIII, en avant du soutien.

L'attaque dure fort peu à cause de la furie française et parce que les ennemis, se voyant pris de tous côtés, lâchent pied après leur première décharge.

Tous firent bien en cette occasion.

Cependant tout l'ordre désirable ne peut être gardé :

Les maréchaux Créqui, Bassompierre, Schomberg et les maréchaux de camp, sont tous ensemble, mêlés aux volontaires, contre la raison qui veut qu'ils soient séparés pour donner les ordres en divers endroits.

Nous perdons fort peu de gens ; 5 ou 6 officiers sont blessés ; il n'y a pas plus de 30 morts.

Suse, mauvaise place, ne peut se défendre :

Sa Majesté l'a fort recommandé, pour ne décrier ses armes en Italie, où l'on estime les Français aussi braves que peu réglés.

Le château de Suse se rend le lendemain mais il n'en est pas de même de sa citadelle ni du fort de Gelasse.


Réception d'Henri II de Valois-Longueville dans l'ordre du Saint-Esprit par le roi Louis XIII - Tableau de Philippe de Champaigne

Promotion de chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit

Henri II de Valois-Longueville et Henri de Lorraine-Guise Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Henri de Lorraine-Guise Grand écuyer de France et Sénéchal de Bourgogne.

Les 14 et 15 mai 1633, 49 chevaliers sont promus par Louis XIII dans l'Ordre du Saint-Esprit à Fontainebleau.

Henri II de Valois-Longueville est reçu dans l'ordre du Saint-Esprit par le roi Louis XIII, le 15 mai 1633.

Henri de Lorraine-Harcourt est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et Grand écuyer de France et Sénéchal de Bourgogne.



Campagne en Piémont et en Sardaigne.

Henri de Lorraine-Harcourt combat en 1637 dans le Piémont et en Sardaigne.


Marguerite-Philippe du Cambout

Mariage d'Henri de Lorraine-Harcourt avec Marguerite-Philippe du Cambout

Henri de Lorraine-Harcourt épouse en février 1639 Marguerite-Philippe du Cambout.

Leurs enfants sont :



Mort de Louis de Nogaret de La Valette

Philippe de La Mothe-Houdancourt Commandement de l'armée d'Italie

Prise de Quiers

Louis de Nogaret de La Valette, Cardinal de la Valette, meurt à Rivoli en 1639.

Philippe de La Mothe-Houdancourt passe en Piémont et prend le commandement de l'armée en attendant l'arrivée d'Henri de Lorraine-Harcourt.

Sur l'ordre de ce nouveau chef, Philippe de La Mothe-Houdancourt s'empare de Quiers à la vue de l'armée espagnole, dans la nuit du 24 octobre 1639.

Cependant Henri de Lorraine-Harcourt éprouve quelques défaites et l'armée, obligée de battre en retraite, aurait essuyé de grandes pertes si Philippe de La Mothe-Houdancourt et l'arrière-garde n'avaient soutenu seuls pendant 2 heures les attaques du marquis de Léganez, dont les troupes triomphantes étaient bien plus nombreuses.



Bataille de Quiers

Le 20 novembre 1639, Henri de Lorraine-Harcourt devant Quiers en Piémont avec 8 000 hommes bat une armée espagnole de 20 000 hommes commandée par le Marquis de Léganez.



Siège de Turin

Après 3 mois de siège de Turin, Henri de Lorraine-Harcourt s'empare de la ville.

Philippe de La Mothe-Houdancourt se trouve au siège de Turin et aux deux combats livrés devant cette place.



Naissance de Louis de Lorraine-Guise

Louis de Lorraine-Guise dit Monsieur le Grand naît en 1641, fils d'Henri de Lorraine-Harcourt et de Marguerite-Philippe du Cambout.



Naissance de Philippe de Lorraine-Armagnac

Philippe de Lorraine-Armagnac, dit le Chevalier de Lorraine, naît en 1643, fils d'Henri de Lorraine-Harcourt et de Marguerite-Philippe du Cambout.


Henri de Lorraine-Harcourt - Portrait chez Odieuvre - Impression 1744

Henri de Lorraine-Harcourt Vice-roi de Catalogne

Henri de Lorraine-Harcourt Comte d'Armagnac

Henri de Lorraine-Harcourt est nommé Vice-roi de Catalogne en 1645.

Henri de Lorraine-Harcourt devient Comte d'Armagnac en 1645.


Lérida secourue par le marquis de Lleganez - par Peter Snayers

Siège de Lérida

En mai 1646, l'armée française commandée par Henri de Lorraine-Harcourt met le siège devant Lérida.

La ville est alors bien défendue par une garnison de 5 000 hommes.

Il ne saurait être question de la prendre de force.

Henri de Lorraine-Harcourt décide de la réduire par famine.

Cela laisse aux Espagnols tout le loisir de se préparer à la secourir puissamment.

Lérida est largement approvisionné et oppose aux Français pendant plus de 4 mois, une résistance meurtrière.

Le marquis de Lleganez, rentré en grâce auprès de Philippe IV d'Espagne, franchit la Sègre avec environ 12 000 hommes réunis en Aragon et coupe les communications d'Henri de Lorraine-Harcourt avec la Haute-Sègre et la Catalogne centrale.

Le gouverneur de Lérida, pour ménager ses vivres, met hors de la place 1 200 habitants.

Le général français n'a pas le courage de refuser le passage à ces pauvres gens.

Le 5 octobre 1646, les Espagnols tentent une attaque qui échoue contre les lignes françaises.

Plus de 6 semaines s'écoulent sans évènement décisif.

Lleganez réussit à intercepter les routes d'Urgel et de Cervera, mais les Français trouvent le moyen de tirer des vivres de Flix, sur l'Èbre.

Lleganez semble se décourager et commence à faire repasser la Sègre à ses bagages.

Les Français épuisés de fatigue, relâchent alors leur vigilance.

L'armée espagnole, cependant, est encore en deçà de la Sègre.

Dans la nuit de 21 au 22 novembre 1646, l'armée espagnole se tourne droit sur le camp des assiégeants, surprend leurs vastes lignes, mal gardées et y pénètre, culbutant et sabrant plusieurs corps d'infanterie et de cavalerie accourus à la hâte, et fait entrer dans Lérida 800 chevaux chargés de farine.

Henri de Lorraine-Harcourt se replie sur Balaguer, sans bagage et sans artillerie.

François-Marie de Broglie à l'arrière-garde récupère les 2 pièces de canon prises par Le marquis de Lleganez.



Siège de Lérida

Louis II de Bourbon-Condé, Vice-royauté de Catalogne

Louis II de Bourbon-Condé, époux de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, sœur de Jean Armand de Maillé-Brézé, revendique comme un héritage de famille, les charges de Brézé.

Ce serait donner trop de pouvoirs à un seul homme.

Anne d'Autriche et les ministres ne peuvent s'y résoudre.

Les Condé crient qu'on leur enlève leur patrimoine, et Louis II de Bourbon-Condé demande en manière de dédommagement, une armée pour conquérir la Franche-Comté, dont on le ferait prince souverain.

La proposition n'est pas de nature à calmer les inquiétudes d'Anne d'Autriche et de Mazarin.

On peut penser que le cardinal est fort soucieux d'occuper Louis II de Bourbon-Condé au dehors, et n'est pas fâché d'avoir à faire encore contre l'Espagne, une ou deux campagnes.

Mazarin explique à Louis II de Bourbon-Condé que l'échec de Lérida de l'année précédente, compromet la possession de la Catalogne, et que là où le vainqueur de Turin : Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué, le conquérant de Dunkerque, peut seul réussir.

Il fait accepter à Louis II de Bourbon-Condé, la vice-royauté de Catalogne, en lui promettant tous les moyens d'exécution disponibles.

Louis II de Bourbon-Condé arrive à Barcelone en avril 1647, relevant par sa présence et par sa renommé, le courage abattu des Catalans.

Louis II de Bourbon-Condé marche droit sur Lérida, et l'investit le 12 mai 1647.

Le siège commence heureusement, bien que les forces dont dispose le prince soient peu considérables.

On retrouve presque intactes les lignes de circonvallation que Henri de Lorraine-Harcourt a été obligé d'abandonner 6 mois plus tôt, et que les Espagnols ont négligé de détruire.

Henri de Lorraine-Harcourt n'avait pas réussi à réduire la place par la famine, Condé résout de l'emporter de vive force.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1647, Louis II de Bourbon-Condé fait ouvrir la tranchée, au son des violons.

À cette bravade, empruntée dit-on aux coutumes espagnoles, le gouverneur de Lérida répond par une furieuse sortie qui n'est repoussée qu'après 2 heures de combat.

La tranchée, entamée si gaiement, est arrosée de bien du sang et de sueur.

Les travailleurs sont bientôt arrêtés par le roc vif, sur lequel la citadelle est construite.

François-Marie de Broglie se couvre de gloire lors de ce siège.

Chaque pouce de terrain gagné, est disputé avec héroïsme par le gouverneur don Gregorio Britto qui a déjà l'année précédente, si opiniâtrement, défendu la ville contre Henri de Lorraine-Harcourt.

Après chaque engagement, le courtois Espagnol envoie au prince français des glaces et de la limonade pour le rafraîchir.

Les pertes se multiplient dans l'armée assiégeante : l'élite des officiers et des soldats périt sous le feu de l'ennemi.

Les mineurs contraints de travailler à découvert se font tuer les uns après les autres.

Les vivres commencent à manquer, et les troupes, surtout les Catalans, se démoralisent.

Plus de 3 000 hommes désertent ou passent à l'ennemi.

Pendant ce temps, l'armée espagnole grossit à Fraga et s'apprête à secourir Lérida.

Un désastre est imminent si l'on continue à s'obstiner.

Louis II de Bourbon-Condé a le bon sens de juger sa position, et le courage de se résigner à la nécessité.

Il lève le siège le 17 juin 1647.

C'est son premier échec personnel.

Mazarin confie à Nicolas Fouquet une mission d'observation lors du siège de Lérida, en Espagne.



Naissance de Charles de Lorraine

Charles de Lorraine naît en 1648, fils d'Henri de Lorraine-Harcourt et de Marguerite-Philippe du Cambout.



Henri de Lorraine-Harcourt Comte de Brionne

Henri de Lorraine-Harcourt devient Comte de Brionne en 1661.


Tombeau d'Henri de Lorraine-Harcourt - Église Saint-Roch à Paris

Mort d'Henri de Lorraine-Harcourt

Louis de Lorraine-Guise Comte d'Armagnac

Henri de Lorraine-Harcourt meurt à l'Abbaye de Royaumont le 25 juillet 1666. Il est inhumé en l'église Saint-Roch à Paris.

Louis de Lorraine-Guise devient Comte d'Armagnac sous le nom de Louis Ier d'Armagnac.


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