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Événements contenant la ou les locutions cherchées



29 événements affichés, le premier en 1538 - le dernier en 1606



Mariage de François Ier de Clèves avec Marguerite de Bourbon

François Ier de Clèves épouse en 1538 Marguerite de Bourbon, fille de Charles IV de Bourbon-Vendôme et de Françoise d'Alençon. Leurs enfants sont :


Jeanne de Montmorency - portrait par François Clouet

Mariage de Louis III de La Trémoïlle avec Jeanne de Montmorency

Louis III de La Trémoïlle épouse le 29 juin 1549 Jeanne de Montmorency, fille d'Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie. Leurs enfants sont :


Anne d'Egmont

Mariage de Guillaume Ier d'Orange-Nassau avec Anne d'Egmont

Guillaume Ier d'Orange-Nassau épouse le 8 juillet 1551 Anne d'Egmont, fille de Maximilien d'Egmont, Comte de Buren et de Leerdam. Leurs enfants sont :


Éléonore de Roye

Mariage de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Éléonore de Roye

Louis Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé épouse le 22 juin 1551 Éléonore de Roye, Dame de Conti, fille de Charles de Roye et de Madeleine de Mailly. Leurs enfants sont :

Le Cardinal de Bourbon Vendôme donne Condé-en-Brie à son neveu Louis pour son mariage.

C'est précisément à dater de la mort du Cardinal que son neveu et héritier, Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons, prend le nom de Condé (si l'on en croit le Père Anselme, Louis se dit Prince de Condé dans un acte de 1556).

Ainsi l'adoption du nom de Condé par ce prince du sang coïncide avec sa prise de possession de la seigneurie de Condé-en-Brie et aucun doute ne peut s'élever sur l'origine de ce nom de famille.

Dès 1556, dans les actes féodaux, on n'hésite pas à donner à la terre de Condé-en-Brie le titre de Principauté.

Rappelons qu'à cette époque, Condé sur l'Escaut (Château de l'Hermitage) n'est plus en possession des Bourbon-Montpensier (cousins issus de germains de Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons).



Naissance d'Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé naît à La Ferté-sous-Jouarre en 1552, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, premier Prince de Condé, et d'Éléonore de Roye.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Mariage d'Henri Ier de Bourbon-Condé avec Marie de Clèves

Henri Ier de Bourbon, Prince de Condé, épouse au château de Blandy-les-Tours près de Melun le 10 août 1572 Marie de Clèves, Comtesse de Beaufort. Leur enfant est :

À cette occasion, les protestants partent de Paris pour Blandy-les-Tours.



Visite de Charles IX de France au chevet de l'amiral Gaspard II de Coligny

Pour rassurer Gaspard II de Coligny et les protestants, Charles IX de France vient vers 14h avec sa cour au chevet du blessé, et lui promet justice.

Devant la reculade du roi face aux protestants, les Guise font mine de quitter la capitale laissant le roi et la reine mère dans le plus grand désarroi.

Charles IX de France et Catherine de Médicis prennent peur de se retrouver seul avec les protestants.

Depuis la surprise de Meaux en 1567, la reine mère a toujours eu la plus grande appréhension à l'égard des protestants.

Pendant le repas de la reine mère, des protestants viennent bruyamment lui réclamer justice.

Le soir même, Catherine de Médicis aurait tenu une réunion aux Tuileries avec ses conseillers.

S'y trouvent Gaspard de Saulx, le baron de Retz, René de Birague et Louis de Gonzague.

Il n'existe aucun document permettant d'affirmer avec certitude que la décision d'abattre les principaux chefs militaires protestants ait été prise lors de cette réunion.

Catherine de Médicis aurait été voir le roi le soir du 23 août 1572 et lui parle d'un complot protestant.

Charles IX de France décide l'élimination des chefs protestants, sans que l'on ait de preuve que sa mère l'ait conseillé dans ce sens.

Il épargne les princes du sang, Henri IV de France et Henri Ier de Bourbon-Condé.

Selon la tradition, Charles IX de France se serait écrié de colère, sous les conseils répétitifs de sa mère, excédé : Eh bien soit ! Qu'on les tue ! Mais qu'on les tue tous ! Qu'il n'en reste plus un pour qu'on ne puisse me le reprocher !

Le principe néo-platonique cher à Catherine de Médicis qui tend à conserver l'unité autour de la personne du roi, les a poussés à sacrifier les principaux chefs protestants et à consentir malgré eux au massacre.



Conversion forcée de Henri Ier de Bourbon-Condé au catholicisme

Remariage de Henri Ier de Bourbon-Condé avec Marie de Clèves

Épargné par les massacres, Henri Ier de Bourbon-Condé et Marie de Clèves sont obligés à se convertir au catholicisme et à se remarier selon les principes catholiques.

Henri de Bourbon-Condé est privé de liberté.



Rencontre d'Henri III de France et de Louise de Lorraine-Vaudémont

À 20 ans, grande, blonde au teint blanc, aux yeux brun clair très doux, voilés par une légère myopie, la silhouette fine et racée, Louise de Lorraine-Vaudémont est belle, d'une beauté délicate et émouvante.

À l'automne 1573, Henri III de France, frère de Claude de France, est de passage à Nancy, en route pour Cracovie, la capitale de son nouveau royaume.

À la cour de Charles III de Lorraine et de Claude de France, son épouse, Henri III remarque Louise de Lorraine-Vaudémont.

Il est alors tout à sa passion pour Marie de Clèves, épouse d'Henri Ier de Bourbon-Condé.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de son frère Henri III de France.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Deux complices sont arrêtés et décapités.

L'un d'eux est Joseph de Boniface de La Môle, prétendu amant de Marguerite de Valois.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Elle le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Mort de Marie de Clèves

Naissance de Catherine de Bourbon-Condé

Quelques temps après qu'Henri III de France soit revenu de Pologne, Marie de Clèves meurt en couches en 1574 en mettant au monde Catherine, fille de Henri Ier de Bourbon-Condé.

Sa mort plonge le roi Henri III de France dans une véritable détresse dont il a du mal à se remettre.

Il manifeste à cette occasion les premiers signes d'une piété extériorisée en participant pieusement aux dévotions de la confrérie des pénitents d'Avignon où il se trouve alors.



Destruction du château de Châtillon-sur-Marne

Bataille de Dormans

Henri Ier de Bourbon-Condé fait venir Jean Casimir le fils du comte palatin du Rhin, avec son armée de reîtres.

Les Calvinistes poursuivis par Henri Ier de Guise s'emparèrent du château de Châtillon-sur-Marne et le détruisent, vers 1575.

Les armées royales empêchent le mouvement de s'étendre à Dormans, où Henri Ier de Guise, placé à la tête des troupes royales, vainc les reîtres le 10 octobre 1575.

Blessé au visage, Henri Ier de Guise y gagne son surnom de "Balafré", comme son père.

Philippe-Emmanuel de Lorraine participe à cette bataille.

Charles Ier d'Aumale combat avec Henri Ier de Guise, son cousin.

Guillaume V de Hautemer défait 99 reîtres.

Mais il ne peut empêcher le gros des mercenaires allemands d'Henri de Bourbon-Condé de pénétrer dans le royaume et de menacer Paris.



Menace de Siège de Paris

Paris risque d'être assiégé par les troupes:

Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc, catholique mais allié aux protestants de sa province, se tient en réserve.



Paix d'Étigny

Édit de Beaulieu

François d'Alençon Duc d'Anjou, de Touraine et de Berry

Henri III de France n'a ni troupes ni argent pour payer des mercenaires. Il envoie sa mère Catherine de Médicis pour négocier la paix. Celle-ci se fait accompagner d'un escadron volant de jolies demoiselles pour rendre les négociations moins longues.

La situation n'est guère meilleure du côté protestant :

Toute la France ou presque est à genoux, ravagée par les passages des mercenaires venus ou retournant en Allemagne, des bandes protestantes ou de l'armée royale, qui toutes vivent sur le pays.

François Alençon refuse de négocier tant que Marguerite de Valois, sa sœur sera captive. Elle est donc libérée et assiste avec sa mère aux pourparlers de paix.

La paix est signée le 6 mai 1576, à Étigny, entre Catherine de Médicis et son fils François d'Alençon.

Elle est confirmée le lendemain par l'édit signé à par Henri III de France à Beaulieu ou Beaulieu-lès-Loches, surnommé La paix de Monsieur, qui met fin à la cinquième guerre de Religion.

Les clauses sont favorables aux protestants :

Cet Édit prend plusieurs mesures pour satisfaire les princes :

Le roi renonce à poursuivre tous les pillards, qui peuvent garder leurs prises, tous ceux qui ont volé le domaine royal, et renonce à tous les arriérés d'impôt.

Diverses clauses sont prévues :

Enfin, l'on convint de convoquer les états généraux avant la fin de l'année

François d'Alençon se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour sous le titre de Monsieur.

Profondément catholique, Charles III de Lorraine a des bonnes relations avec les rois de France jusqu'à cette Paix.



Sixième guerre de religion

Constitution des ligues catholiques

D'un point de vue religieux, l'édit de Beaulieu est le plus libéral de tous ceux signés jusqu'alors :

Le traité est exorbitant pour le Trésor, qui ne peut faire face seul. D'ailleurs, le surintendant des finances, Bellièvre est emmené en otage dans le Palatinat. La reine-mère engage ses bijoux, mais cela ne suffit pas. La noblesse catholique se cotise, les Guise en tête. Les huguenots et les politiques ne paient rien, voire profitent de la paix. La ville de Lucques, les ducs de Savoie, de Parme, de Lorraine, le pape doivent aussi aider le roi de France.

Aucun gouverneur de ville n'accepte de livrer une ville aux princes, protestants ou catholique (ainsi d'Angoulême ou de Bourges, qui devaient revenir au duc d'Alençon).

Les protestants, toujours vaincus dans la guerre, sont toujours vainqueurs grâce aux traités de paix.

Inacceptable pour les catholiques, cette paix provoque la constitution de ligues locales de défense de la religion catholiques.

Dès 1576, la première Ligue picarde est formée sous l'autorité de Jacques d'Humières, gouverneur de Picardie qui s'oppose à la livraison de Péronne à Henri Ier de Bourbon-Condé, le nouveau gouverneur.

Les ligues locales sont bientôt réunies en une Ligue unique, la Sainte Ligue, dont Henri Ier de Guise qui jouit d'un immense prestige, devient le chef. La Ligue force la reprise des combats débutant la sixième guerre de religion.

Bien que zélé catholique, François Ier de Bourbon-Vendôme ne rejoint pas la Sainte Ligue et reste fidèle à Henri III de France.

Louis de Gonzague hésite par fidélité à Henri III de France à adhérer au mouvement ligueur.

Conseillé par Jacques de Savoie-Nemours, Duc de Nemours, son oncle maternel, Philippe-Emmanuel de Lorraine fait ses premières armes lors de la sixième guerre de religion



La septième guerre de religion ou guerre des Amoureux

Siège de La Fère

Henri IV de France et Marguerite de Valois, sa femme, mènent joyeuse vie à Nérac au milieu d'une cour composée de jeunes seigneurs frivoles, que leurs continuelles galanteries fait surnommer les Amoureux.

Déclarée par une minorité de protestants, cette guerre est l'une des plus courtes et des moins suivies.

Elle débute par la prise de La Fère par Henri Ier de Bourbon-Condé le 22 novembre 1579, toujours empêché de rentrer en possession de Péronne et de la Picardie.

Urbain de Laval sert au cours de ce .



Prise de La Fère

Henri Ier de Bourbon-Condé s'empare par un stratagème habile de La Fère le 29 novembre 1579.



Siège de La Fère

Jean-Louis de Nogaret Gouverneur de la Fère

Anne de Joyeuse et Philippe-Emmanuel de Lorraine participe au siège de La Fère en août-septembre 1580.

La Fère est reprise aux troupes d'Henri Ier de Bourbon-Condé. Jean-Louis de Nogaret en devient Gouverneur.



Rencontre d'Henri Ier de Bourbon Condé et de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle ne fait que de rares apparitions à la cour chez Madeleine de Savoie, sa grand mère.

Au cours de l'un de ses séjours, en 1585 Charlotte-Catherine de La Trémoïlle tombe sous le charme d'Henri Ier de Bourbon Condé.

Henri Ier de Bourbon-Condé vient de refuser la main de Louise de Vaudémont, belle sœur d'Henri III de France.

Henri Ier de Bourbon-Condé n'est pourtant pas attirant : il est petit et atteint de surdité. De plus il est d'humeur assez morose.

Mais il est cousin du roi et après Henri IV de France, l'héritier potentiel du trône.



Mariage d'Henri Ier de Bourbon-Condé avec Charlotte-Catherine de la Trémoïlle

Henri Ier de Bourbon-Condé est protestant et Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est catholique.

Après d'âpres discussions, Jeanne de Montmorency, mère de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle, consent enfin au mariage.

Le contrat est signé le 22 janvier 1586 à la Rochelle.

Henri Ier de Bourbon-Condé est veuf de Marie de Clèves.

La chapelle du château de Taillebourg est convertie en temple protestant.

Henri Ier de Bourbon-Condé épouse à la chapelle du château de Taillebourg le 16 mars 1586 Charlotte-Catherine de La Trémoïlle. Leurs enfants sont :

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle apporte au mariage 20 000 écus et 4 000 livres de rente.

Les époux partent habiter Saint-Jean d'Angély où Henri Ier de Bourbon-Condé détient un hôtel.



Naissance d'Éléonore de Bourbon-Condé

Éléonore de Bourbon-Condé naît en 1587, fille d'Henri Ier de Bourbon-Condé et de Charlotte-Catherine de la Trémoïlle.



Massacre de Saint-Eloi

La reine d'Angleterre et les princes allemands apportent leur soutien aux protestants.

Poussé par Anne de Joyeuse, Henri III de France consent à intervenir.

Anne de Joyeuse commande une expédition contre les Protestants en Poitou.

Il fait massacrer 800 Huguenots à La Mothe-Saint-Héray, le 21 juin 1587. Cette tuerie est appelée massacre de Saint-Éloi.

Anne de Joyeuse s'aliène ainsi la bienveillance d'Henri III de France.

Reçu froidement à la Cour, Anne de Joyeuse, pour échapper à la disgrâce royale, repart combattre les troupes d'Henri IV de France.

Anne de Joyeuse est envoyé dans le Midi avec une armée, tandis que Philippe-Emmanuel de Lorraine, Duc de Mercœur, envahit et ravage le Poitou et bloque Henri Ier de Bourbon-Condé dans La Rochelle.



Bataille de Coutras

Mort d'Anne de Joyeuse

Mort de Claude de Joyeuse

Mort de César de Saint-Lary

Jean-Louis de Nogaret Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen, du Havre

Le 20 octobre 1587, Anne de Joyeuse attaque les troupes protestantes à Coutras.

Jean III de Beaumanoir commande l'aile gauche de l'armée royale.

Henri IV de France adopte une tactique innovante dans la façon de disposer ses troupes : il intercale des pelotons de mousquetaires : 5 hommes de front, avec des escadrons de cavalerie, de façon à la soutenir.

La charge des chevau-légers protestants rompt l'armée royale, qui est mise en déroute.

L'infanterie et la cavalerie d'Anne de Joyeuse sont décimées.

Anne de Joyeuse se constitue prisonnier, lorsqu'il est reconnu et tué d'un coup de pistolet.

Anne de Joyeuse est inhumé à Montrésor en Indre-et-Loire.

Henri Ier de Bourbon-Condé est atteint d'un coup de lance lors de cette bataille.

Henri Ier de Bourbon-Condé revient affaibli se reposer à St Jean d'Angély.

César de Saint-Lary meurt lors de cette bataille.

Parmi les 2 000 morts catholiques, se trouve également Claude de Joyeuse, jeune frère d'Anne de Joyeuse, Seigneur de Saint-Sauveur (1569-1587).

Henri IV de France fait rendre le corps d'Anne de Joyeuse à sa famille, et assiste à une messe en l'honneur des ennemis tués.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France à Coutras

Charles de Bourbon-Soissons participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Jean-Louis de Nogaret devient Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce.



Bataille de Vimory

Bataille d'Auneau

Pendant ce temps, Henri III de France confie à Henri Ier de Guise le soin de battre les secours allemands.

Charles II de Cossé et Urbain de Laval suivent Henri Ier de Guise.

Claude de La Châtre se distingue au cours de cette campagne contre les reîtres.

À la tête des troupes catholiques, Henri Ier de Guise repousse les Suisses à Vimory le 26 octobre 1587

Henri Ier de Guise repousse les reîtres à Auneau le 24 novembre 1587, les empêchant de se joindre aux forces d'Henri IV de France et d'Henri Ier de Bourbon-Condé.

Tilly contribue à cette victoire.

Claude de La Châtre participe à ce combat.

Urbain de Laval se signale lors de ces combats.

Ces victoires renforcent la popularité de la Ligue.



Mort d'Henri Ier de Bourbon-Condé

Naissance d'Henri II de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé apprend que Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est de nouveau enceinte.

Voulant jouer à la bague malgré sa fatigue, Henri 1er de Bourbon Condé s'effondre et meurt subitement le 5 ou le jeudi 3 mars 1588.

La soudaineté de cette mort engage une autopsie : les médecins de l'époque suggèrent un empoisonnement.

On soupçonne alors la femme du prince de l'avoir empoisonné et on lui trouve un motif

L'enfant qu'elle porte n'est pas Henri Ier de Bourbon-Condé, mais de l'un de ses pages, Prémilhac de Belcastel, que les pasteurs protestants de Condé ont toujours trouvé trop familier.

De nos jours, il est plus vraisemblable de penser que le prince est mort d'une péritonite due à la rupture d'un ulcère.

Henri IV de France reste seul chef des réformés.

Dès lors l'instruction se met en route, l'entourage d'Henri Ier de Bourbon-Condé accuse Charlotte-Catherine de La Trémoïlle d'inconduite.

On applique la question à ses domestiques, on écartèle son majordome, on rejette la demande en appel qu'adresse Charlotte-Catherine de La Trémoïlle au Parlement de Paris.

Jeanne de Montmorency, sa mère, tente de la secourir.

Henri IV de Navarre reste muet.

Éléonore de Roye, duchesse douairière de Condé se ligue contre sa belle fille.

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est condamnée à mort.



Henri II de Bourbon-Condé Prince de Condé et de Duc d'Enghien

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est étroitement surveillée.

Henri II de Bourbon-Condé naît à Saint-Jean-d'Angély le 1er septembre 1588, fils posthume d'Henri Ier de Bourbon-Condé et de Charlotte-Catherine de La Trémouille.

Elle est sauvée par les traits de ressemblance de son enfant avec le défunt Henri Ier de Bourbon-Condé.

Mais on la garde prisonnière, ses bijoux et ses meubles sont saisis.

Henri II de Bourbon-Condé ne connaîtra pas sa mère qui est emprisonnée.

Henri IV de France prend en charge l'éducation d'Henri II de Bourbon-Condé qui est élevé dans la foi catholique.

Henri II de Bourbon-Condé porte les titres de Prince de Condé et de Duc d'Enghien.



Abjuration de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle

Sous l'influence d'Henri Ier de Bourbon-Condé, Charlotte-Catherine de La Trémoïlle abjure et embrasse la religion protestante en 1596.



Mariage de Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau avec Éléonore de Bourbon-Condé

Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau épouse en 1606 Éléonore de Bourbon-Condé, fille d'Henri Ier de Bourbon-Condé et de Charlotte-Catherine de la Trémoïlle.


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