Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



266 événements affichés, le premier en 1256 - le dernier en 1871



Naissance de Robert de France

Robert de France comte de Clermont-en Beauvaisis

Robert de France naît à Paris en 1256, fils de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.

Robert de France est apanagé par Saint-Louis, son père, Comte de Clermont-en Beauvaisis.

Il est l'ancêtre d'Henri IV de France et de la branche capétienne des Bourbon



Mariage de Jean de Selve avec Cécile de Buxis

Par un contrat du 2 janvier 1502, Jean de Selve épouse à Toulouse le 18 janvier 1502 Cécile de Buxis ou Buxy ou Buxi ou des Buis (morte en 1557), fille d'Antoine ou Jean de Buxis, Conseiller au parlement de Toulouse, et de Béatrix ou Béatrice de Monestier, Dame de Monstrade ou Moustade, en Languedoc.

Leurs enfants sont :



Mariage de Christophe de Thou avec Jacqueline de Tuleu

Christophe de Thou épouse Jacqueline de Tuleu ou Tulleu, Dame de Cély, fille de Jean de Tuleu et de Jeanne Chevalier. Leurs enfants sont :


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.


Antoine de Bourbon

Mariage d'Antoine de Bourbon avec Jeanne III d'Albret

Jeanne III d'Albret Duchesse de Bourbon

Marguerite d'Angoulême tente tout pour éviter cette union.

Antoine de Bourbon épouse à Moulins le 20 ou le 21 octobre 1548 Jeanne III d'Albret. Leurs enfants sont:

Jeanne III d'Albret devient duchesse de Bourbon.


Paul d'Andouins - Portrait par François Clouet - en 1540

Mariage de Paul d'Andouins avec Marguerite de Cauna

Paul d'Andouins épouse le 21 juin 1549 Marguerite de Cauna (vers 1530-1554), Dame de Poyaller. Leur enfant est :



Naissance de Jean III de Beaumanoir

Jean III de Beaumanoir naît en 1551, fils de Charles de Beaumanoir (1532-1572), Seigneur de Lavardin, et de Marguerite de Chourses (mort en 1562).

Jean III de Beaumanoir est issu d'une lignée cadette de la maison de Beaumanoir.

Charles de Beaumanoir est le gouverneur d'Henri IV de France.

La jeunesse de Jean III de Beaumanoir se passe auprès du futur roi de Navarre.



Naissance d'Henri IV de France

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, naît le 13 décembre 1553 à Pau, fils de d'Antoine de Bourbon, Roi consort de Navarre, et de Jeanne III d'Albret.

Il est baptisé le 14 décembre 1553 à Pau en présence de la Comtesse d'Andouyns et de Jacques de Foix. Henri II d'Albret est son parrain.


Antoine IV d'Estrées - par François Clouet en 1560 Françoise Babou de La Bourdaisière

Mariage d'Antoine IV d'Estrées avec Françoise Babou de La Bourdaisière

Antoine IV d'Estrées épouse à Chartres le 14 février 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière. Leurs enfants sont :

Ils se sépareront.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, âgé de 10 ans, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France. Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.



Henri IV de France Duc de Bourbon-Penthièvre

Henri IV de France est couronné Duc de Bourbon-Penthièvre en 1562.



Liaisons d'Henri IV de France

Henri IV de France a des liaisons avec :



Rencontre de François V de Bonne et d'Henri IV de France

François V de Bonne rencontre pour la première fois, le futur Henri IV de France, de 9 ans son cadet, au collège de Navarre à Paris.



Prédictions de Nostradamus

En 1564, Catherine de Médicis aurait rencontré Nostradamus au château de l'Empéri.

Elle est accompagnée de Charles IX de France et d'Henri III de France, ses fils, ainsi que du futur Henri IV de France, son neveu.

Nostradamus, qui aurait déjà prédit que ses 3 fils seraient rois de France, lui aurait alors prédit le règne d'Henri IV de France.



Mariage de François Ier de Médicis avec Jeanne de Habsbourg

François Ier de Médicis épouse en 1565 Jeanne de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.

Leurs enfants sont :


Claudine de Bérenger

Mariage de François V de Bonne avec Claudine de Bérenger du Gua

François V de Bonne épouse vers 1566 Claudine de Bérenger ou Béranger du Gua. Leurs enfants sont :

C'est une jeune femme simple, discrète, effacée avec qui il a des relations très distantes.

Il ne lui écrit que rarement lors des campagnes militaires, et ses lettres sont froides et sans états d'âme.



Naissance d'Henri de Sponde

Henri de Sponde ou Spondanus naît à Mauléon dans les Pyrénées-Atlantiques le 6 janvier 1568, fils d'Inigo de Sponde.

Inigo de Sponde est le secrétaire et le conseiller de Jeanne d'Albret.

Henri de Sponde est le filleul d'Henri IV de France.

Cela lui permettra plus tard d'être recommandé auprès des plus grands.

Durant ses études au collège calviniste d'Orthez, Henri de Sponde apprend le grec, l'hébreu et la théologie.

Henri de Sponde termine ses études à Genève.



François III de la Noue Gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge

Bataille de Tonnay-Charente

Charles II de Quélennec Blessé

Le 20 février 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé nomme François III de la Noue gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge.

Henri IV de France n'étant pas encore majeur, Jeanne III d'Albret adjoint Charles II de Quélennec à René II de Rohan, pour diriger les troupes huguenotes de l'Angoumois.

Les troupes de René II de Rohan et de Charles II de Quélennec triomphent à Tonnay-Charente, puis s'emparent de tout le littoral de la Saintonge.

Saintes se rend à eux.

Charles II de Quélennec est blessé à la mâchoire.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Prise de Saint-Étienne

Bataille d'Arnay-le-Duc

Henri de Bourbon Chef des protestants

Gaspard II de Coligny peut alors reprendre l'initiative, lève des troupes, pille les villages catholiques et prend Saint-Étienne au début 1570.

Gaspard II de Coligny remonte la vallée du Rhône

Le 27 juin 1570, Gaspard II de Coligny bat Artus de Cossé-Brissac et arrête l'armée royale à Arnay-le-Duc.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, se distingue lors de cette bataille.

Gaspard II de Coligny s'établit à La Charité-sur-Loire, interdisant l'accès des troupes royales au sud du royaume et menaçant ainsi Paris.

Les confréries bourguignonnes du Saint-Esprit, catholiques, galvanisent la résistance à l'hérésie.

Henri IV de France devient le chef du parti réformé sous la tutelle de Gaspard II de Coligny.



Paix de Saint-Germain-en-Laye

Armand de Gontaut-Biron et Henri de Mesmes, Seigneur de Malassise, sont chargé de conclure la Paix avec les Huguenots.

Charles-Louis de Téligny négocie pour les protestants.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est signée le 5 ou le 8 août 1570 au château royal de Saint-Germain-en-Laye entre le roi Charles IX de France et l'amiral Gaspard II de Coligny.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est dite "boiteuse et malassise" par allusion à la claudication d'Armand de Gontaut-Biron et au nom de la seigneurie (Malassise) de Mesmes

Elle met fin à la troisième guerre de religion.

Elle octroie aux protestants quatre places fortes de sûreté La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

Les dispositions de l'édit de Saint-Maur sont annulées : les protestants recouvrent la liberté de culte dans les lieux où il avait été autorisé.

Les protestants sont admis aux fonctions publiques.

La paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

Le retour des protestants à la cour de France les choque, mais la reine mère Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX de France sont décidés à ne pas laisser la guerre reprendre.

Conscients des difficultés financières du royaume, ils défendent la paix et laissent Gaspard II de Coligny, le chef des protestants, revenir dans le conseil royal.

Le pape Pie V et Philippe II d'Espagne, condamnent vigoureusement la politique de Catherine de Médicis.

François de Montmorency a la tâche très difficile de faire respecter à Paris la Paix de Saint-Germain-en-Laye.

Négociatrice intraitable, Jeanne III d'Albret proteste contre la mauvaise application de cette Paix.

Catherine de Médicis projette de marier sa fille Marguerite de Valois au prince protestant Henri de Navarre, futur Henri IV de France.

Jeanne III d'Albret entreprend de longues négociations à Paris pour régler cette union.

Elle doit accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante.

Le mariage princier est prévu le 18 août 1572.

Catherine de Médicis se rapproche de l'Angleterre et de l'Empire.

Elle négocie avec Élisabeth Ire d'Angleterre pour qu'elle épouse son fils Henri III de France.

Elle songe à réformer l'Église catholique.

Elle s'appuie :

Le retour à la paix permet à François III de la Noue de concilier l'obéissance au roi et le respect de la foi réformée.



Cession de la seigneurie de la Clarté

Le 25 avril 1571, Charles II de Quélennec vend sa seigneurie de la Clarté à Jean d'Espinay.

Jeanne du Quélennec, sa sœur, en conserve quelques fiefs.

Charles II de Quélennec vit alors au Louvre avec la suite d'Henri IV de France.



Signature du contrat de mariage entre Henri IV de France et Marguerite de Valois

Le 3 mars 1572, Jeanne III d'Albret et Louis de Nassau-Dillenbourg arrivent à Blois.

Jeanne III d'Albret mène de longues négociations à Paris, pour unir son fils, le futur Henri IV de France, à Marguerite de France, la troisième fille de Catherine de Médicis.

Jeanne III d'Albret doit cependant accepter une condition : Marguerite de France ne se convertira pas à la religion protestante.

Le contrat de mariage est signé le 11 avril 1572.

La dot est de 300 000 écus d'or.

Marie de Clève, placée sous la tutelle de sa tante Jeanne III d'Albret, découvre à cette occasion la cour de France en mars 1572 où elle retrouve ses deux sœurs aînées, de religion catholique :



Mort de Jeanne III d'Albret Reine de Navarre

Henri IV de France Roi de Navarre

Henri IV de France Prince de Viane et de Béarn

Henri IV de France Comte d'Armagnac, de Foix, de Bigorre et de Comminges

Henri IV de France Duc d'Albret

Jeanne III d'Albret meurt à Paris le 9 juin 1572, de la tuberculose.

Son décès soudain, affaiblissant opportunément le parti huguenot, suscitera a posteriori des rumeurs infondées d'empoisonnement.

René Bianchi, le parfumeur florentin de Catherine de Médicis, aurait vendu des gants empoisonnés à la reine de Navarre.

Le premier pamphlet à formuler cette accusation date de 1574.

Dans son célèbre roman La reine Margot (1845), Alexandre Dumas reprendra cette accusation.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, devient Roi de Navarre sous le nom d'Henri III de Navarre.

Henri IV de France devient également Prince de Viane, Comte d'Armagnac, de Foix, de Bigorre et de Comminges, Prince de Béarn et Duc d'Albret.



Entrée de Henri de Navarre à Paris

Henri de Navarre, futur Henri IV de France, entre à Paris le 8 juillet 1572.



Charles Ier Cardinal de Lorraine à Rome

Durant l'été 1572, Charles Ier Cardinal de Lorraine se trouve à Rome avec le cardinal Pellevé pour pousser le pape à interdire le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri IV de France, qui doit sceller l'union des catholiques et des protestants.



Mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois

Le mariage occasionne la présence à Paris d'un très grand nombre de gentilshommes protestants venus escorter leur prince.

Paris est une ville farouchement anti-huguenote.

Les Parisiens, catholiques à l'extrême, n'acceptent pas leur présence.

Du fait du martèlement des prédicateurs, capucins au premier chef, le mariage d'une princesse de France avec un protestant leur est une horreur.

Le Parlement de Paris lui-même décide de bouder la cérémonie du mariage.

Le peuple parisien est très remonté.

En outre, les récoltes ont été mauvaises.

Les hausses des prix et le luxe déployé à l'occasion des noces royales accentuent la haine du peuple.

La cour est très tendue.

Catherine de Médicis n'obtient pas l'accord du pape pour célébrer ce mariage exceptionnel.

Par conséquent, les prélats français hésitent sur l'attitude à adopter.

Il faut toute l'habileté de la reine mère pour convaincre le cardinal de Bourbon à unir les époux.

Par ailleurs, les rivalités entre les grandes familles réapparaissent.

Les Guise ne sont pas prêts à laisser la place aux Montmorency.

François de Montmorency, gouverneur de Paris, de retour d'Angleterre, est plus que jamais impopulaire et ne parvient pas à contrôler les troubles urbains.

Finalement, il abandonne son poste de gouverneur de la ville.

Les Fiançailles ont lieu le dimanche 17 août 1572.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, épouse à Notre-Dame de Paris le lundi 18 août 1572 Marguerite de Valois, aussi connue sous le nom de reine Margot, Duchesse de Valois, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Margot étant catholique ne peut se marier que devant un prêtre, et Henri, lui, ne peut aller dans une église.

Mais les reines mères ont trouvé la solution.

Charles Ier de Bourbon unit Henri de Navarre et Marguerite de Valois sur le parvis Notre-Dame de Paris.

Le mariage est suivi d'une réception au Palais de la Cité et de plusieurs jours de fête :

Cédant face au danger parisien, François de Montmorency préfère quitter la ville quelques jours après le mariage, laissant ainsi le champ libre au Guise.

Jacques de L'Hôpital est Chevalier d'Honneur de la Marguerite de Valois.



Visite de Charles IX de France au chevet de l'amiral Gaspard II de Coligny

Pour rassurer Gaspard II de Coligny et les protestants, Charles IX de France vient vers 14h avec sa cour au chevet du blessé, et lui promet justice.

Devant la reculade du roi face aux protestants, les Guise font mine de quitter la capitale laissant le roi et la reine mère dans le plus grand désarroi.

Charles IX de France et Catherine de Médicis prennent peur de se retrouver seul avec les protestants.

Depuis la surprise de Meaux en 1567, la reine mère a toujours eu la plus grande appréhension à l'égard des protestants.

Pendant le repas de la reine mère, des protestants viennent bruyamment lui réclamer justice.

Le soir même, Catherine de Médicis aurait tenu une réunion aux Tuileries avec ses conseillers.

S'y trouvent Gaspard de Saulx, le baron de Retz, René de Birague et Louis de Gonzague.

Il n'existe aucun document permettant d'affirmer avec certitude que la décision d'abattre les principaux chefs militaires protestants ait été prise lors de cette réunion.

Catherine de Médicis aurait été voir le roi le soir du 23 août 1572 et lui parle d'un complot protestant.

Charles IX de France décide l'élimination des chefs protestants, sans que l'on ait de preuve que sa mère l'ait conseillé dans ce sens.

Il épargne les princes du sang, Henri IV de France et Henri Ier de Bourbon-Condé.

Selon la tradition, Charles IX de France se serait écrié de colère, sous les conseils répétitifs de sa mère, excédé : Eh bien soit ! Qu'on les tue ! Mais qu'on les tue tous ! Qu'il n'en reste plus un pour qu'on ne puisse me le reprocher !

Le principe néo-platonique cher à Catherine de Médicis qui tend à conserver l'unité autour de la personne du roi, les a poussés à sacrifier les principaux chefs protestants et à consentir malgré eux au massacre.


François d'Alençon - 1572

Suite du siège de La Rochelle

Mort de Claude II de Lorraine

Charles Ier d'Aumale Duc d'Aumale

Henri III de France Roi de Pologne

Henri de La Tour d'Auvergne participe au siège de La Rochelle en 1573.

Albert de Gondi participe à ce siège où il est blessé.

Jean-Louis de Nogaret participe à ce siège et y rencontre Henri III de France.

Jean de Saulx suit Henri III de France à ce siège.

Catherine de Parthenay y fait jouer sa tragédie Holopherne afin de galvaniser, semble-t-il, le moral des femmes, dont certaines participent aux combats.

François d'Alençon marque son opposition à Henri III de France et se lie d'amitié avec Henri de Navarre, le futur Henri IV de France.

Charles IX de France envoie François III de la Noue, un noble protestant rallié aux Valois, afin de parlementer avec les insurgés.

Les rochelais, ulcérés par la tragédie qui vient de se jouer, refusent toute négociation.

N'oubliant pas ses convictions huguenotes, François III de la Noue devient avec l'accord du roi le chef des Rochelais et organise la défense de la ville.

Le souverain espère ainsi favoriser une solution.

Le 2 février 1573, Henri III de France, duc d'Anjou, l'incite à se rendre dans des conditions favorables, tout en exigeant une reddition sous 3 jours.

Faisant face au refus de ses coreligionnaires extrémistes, qui pour certains l'accusent de traîtrise, François III de la Noue quitte la ville pour attendre l'issue du siège de La Rochelle au camp royal, sans prendre part aux combats.

Le 11 février 1573, Henri III de France prend le commandement de l'armée royale qui compte bientôt 28 000 hommes.

Claude II de Lorraine qui accompagne le duc d'Anjou au siège de La Rochelle, y meurt le 3 mars 1573.

Charles Ier d'Aumale, son fils, devient Duc d'Aumale.

Louis de Gonzague s'illustre lors de ce siège en tentant de bloquer l'entrée côté mer.

Henri III de France apprend alors qu'il vient d'être élu Roi de Pologne le 10 mai 1573.

Sa candidature a été soutenue auprès de la Diète par Jean de Monluc, Évêque de Valence et, en sous main, par les Turcs.

Jean de Monluc promet aux nobles polonais s'ils élisent Henri comme Roi :

Malheureusement pour elle, après avoir été élu, Henri retirera sa promesse.

Henri III de France met un terme à ses opérations militaires contre les réformés.

François III de la Noue signe finalement la paix le 24 juin 1573.

Le siège est levé le 6 juillet 1573.



Charles de Lorraine Duc de Mayenne

Charles de Lorraine devient Duc de Mayenne en 1573 sous le nom de Charles II de Mayenne.

Henri IV de France l'appelle plus simplement Mayenne.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de son frère Henri III de France.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Deux complices sont arrêtés et décapités.

L'un d'eux est Joseph de Boniface de La Môle, prétendu amant de Marguerite de Valois.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Elle le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Prise de Caumont

La ville et le château de Caumont sont repris aux usurpateurs et restitués à Marguerite de Lustrac avant la fin de 1574, par Geoffroy de Vivant, délégué par Henri IV de France.



Mort de Charles de la Rochefoucauld

Françoise de Maridor est veuve.

Jean III de Beaumanoir et Charles de la Rochefoucauld, Seigneur de Randan, se la disputent. Elle est au courant de cette rivalité.

Charles de la Rochefoucauld décide de rendre visite à Françoise de Maridor au château de La Freslonnière.

Apprenant cette démarche, Françoise de Maridor fait prier Charles de la Rochefoucauld de s'abstenir de venir dans le Maine, car elle craint que les deux rivaux ne s'égorgent .

Piqué au vif, Charles de la Rochefoucauld prend la route du Maine avec un équipage de 200 chevaux.

Jean III de Beaumanoir, ayant appris sa venue, va à sa rencontre avec 30 cavaliers.

La rencontre a lieu dans le Perche.

L'équipage de Charles de la Rochefoucauld est mis en déroute.

Charles de la Rochefoucauld meurt tué par Jean III de Beaumanoir d'un coup de pistolet à la tête.

Un mulet, épouvanté par le fracas des armes, heurte avec un coffre, le cheval de Jean III de Beaumanoir, qui, désarçonné, est attaqué par l'écuyer de Charles de la Rochefoucauld, lequel est tué après un long combat.

Charles de la Rochefoucauld est un demi favori d'Henri III de France qui envoie un prévôt des mareschaux pour prendre au corps Jean III de Beaumanoir,

En mai 1575, Jean III de Beaumanoir se retire en Gascogne chez Henri IV de france, son maître, où il est le bienvenu.



Liaison de François d'Alençon avec Charlotte de Sauve

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte de Sauve

Charlotte de Sauve est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.

François d'Alençon a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Henri IV de France a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Elle provoque une brouille entre François d'Alençon et Henri IV de France, tous deux ses amants.

Les rapports entre Henri IV de France et Marguerite de Valois se détériorent également.



Cinquième guerre de Religion

Fuite de François d'Alençon

Fuite d'Henri IV de France

En 1575, François d'Alençon continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère.

Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François d'Alençon se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat les protestants en 1575 dans le Poitou, y commettant de nouvelles exactions.

Lors de la cinquième guerre de religion en 1575, François III de la Noue envoie Henri de La Tour d'Auvergne à l'aide des huguenots de la région de Montauban : c'est son premier commandement d'une armée et il chasse les troupes royales qui empêchent les récoltes et les vendanges.

En 1575, Louis de Gonzague est chargé d'aller, à Dreux, enlever François d'Alençon qui s'est échappé de la Cour, mais il échoue.

Jean-Louis de Nogaret s'attache ensuite au futur Henri IV de France, roi de Navarre, et fuit la cour avec lui en septembre 1575. Ils rejoignent François d'Alençon.

Henri IV n'avertit même pas Marguerite de Valois de son départ. Marguerite de Valois se retrouve recluse au Louvre, des gardes aux portes de sa chambre, car Henri III de France la tient pour complice.

Henri IV de France et Marguerite de Valois se réconcilieront au point que, pendant le conflit, elle lui a rapportera ce qu'elle apprend à la cour.

Henri IV de France rappelle bientôt Marguerite de Valois, sa femme auprès de lui.

Mais Catherine de Médicis et Henri III de France refusent de la laisser partir, étant susceptible de devenir une otage aux mains des huguenots ou de renforcer l'alliance entre Henri IV de France et François d'Alençon.



Menace de Siège de Paris

Paris risque d'être assiégé par les troupes:

Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc, catholique mais allié aux protestants de sa province, se tient en réserve.



Retour de Henri IV de France au protestantisme

Retour de Henri IV de France en Navarre

Henri IV de France, s'étant enfui, renoue avec le protestantisme le 5 février 1576. Ayant regagné son royaume de Navarre et son gouvernement de Guyenne, Henri IV de France installe sa cour à Nérac.



Liaison d'Henri IV de France avec Diane d'Andouins

Henri IV de France a une liaison entre 1576 et 1588 avec Diane d'Andouins, Comtesse de Guiche. Leur enfant est :



Guillaume V de Hautemer au service d'Henri IV de France

Guillaume V de Hautemer passe au service d'Henri IV de France en 1576 puis se rapproche de nouveau d'Henri III de France qui lui pardonne sa défection en faveur de ses anciens services.



Naissance de Charles d'Albert

Charles d'Albert naît à Pont-Saint-Esprit le 5 août 1578, fils d'Honoré d'Albert.

Honoré d'Albert est au service d'Henri IV de France.

Charles d'Albert est d'abord page d'Henri IV de France, son parrain.



Mariage de François de Balzac avec Marie Touchet

François de Balzac, Seigneur d'Entragues et de Marcoussis, Gouverneur d'Orléans, épouse en 1578 Marie Touchet, Dame de Belleville. Leur enfant est :



Liaison d'Henri IV de France avec La Dayelle

Henri IV de France a une liaison à Bayonne avec La Dayelle en 1578.



Retour de la Reine Margot auprès de Henri IV de France

En 1578, Catherine de Médicis, la reine mère, rend visite à Henri IV de France pour lui ramener son épouse Marguerite de Valois et ainsi pacifier le royaume.



La septième guerre de religion ou guerre des Amoureux

Siège de La Fère

Henri IV de France et Marguerite de Valois, sa femme, mènent joyeuse vie à Nérac au milieu d'une cour composée de jeunes seigneurs frivoles, que leurs continuelles galanteries fait surnommer les Amoureux.

Déclarée par une minorité de protestants, cette guerre est l'une des plus courtes et des moins suivies.

Elle débute par la prise de La Fère par Henri Ier de Bourbon-Condé le 22 novembre 1579, toujours empêché de rentrer en possession de Péronne et de la Picardie.

Urbain de Laval sert au cours de ce .



Fiançailles de Claude d'Escars et d'Anne de Caumont

Jean d'Escars, Seigneur de La Vauguyon, est le tuteur d'Anne de Caumont, riche héritière.

Contrainte et forcée, Marguerite de Lustrac doit accepter en 1580 les fiançailles d'Anne de Caumont, sa fille, dès l'âge de 6 ans, avec Claude d'Escars, fils aîné de Jean d'Escars.

Ceci est assorti d'une promesse de mariage à l'âge de 12 ans.

Anne de Caumont est alors séquestrée dans le château de La Vauguyon .

Jean d'Escars s'empare de tous les biens de celle qu'il considère comme sa belle-fille.

Marguerite de Lustrac a besoin d'un extraordinaire courage pour gérer et défendre sa propre fortune terrienne, accrue du patrimoine de Caumont.

Henri IV de France lui envoie Geoffroy de Vivant pour l'assister, elle se lance dans la lutte et allume pour de longs mois, la guerre dans l'Agenais.



Naissance de Charles Ier Gonzague

Charles Ier Gonzague ou en italien Carlo I Gonzaga ou Charles Ier de Mantoue naît à Paris dans l'hôtel de Nevers le 6 mai 1580, fils de Louis de Gonzague et d'Henriette de Clèves.

Fortuné, parent d'Henri IV de France (ils ont le même grand-père Charles IV de Bourbon-Vendôme) et de plusieurs maisons souveraines, il reçoit une solide éducation tant intellectuelle que militaire.



Paix de Fleix

La paix du Fleix, connue aussi sous le nom de convention ou conférence du Fleix, est signée le 26 novembre 1580, mettant fin à la septième guerre de Religion.

La septième guerre de religion s'achève avec la paix signée au château de Fleix, près de Bergerac, accordant des baux de 6 ans aux places de sûreté protestantes.

Elle est signée au village du Fleix en Périgord, dans le château du marquis de Trans Germain Gaston de Foy, cousin du roi de Navarre, en présence :

Extrait du traité :

...Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26e jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, François. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est négociateur de cette paix.



Henri de La Tour d'Auvergne Premier gentilhomme d'Henri IV de France

En 1581, Henri de La Tour d'Auvergne devient premier gentilhomme d'Henri IV de France.



Mort de François d'Alençon Duc d'Alençon et d'Anjou

Henri IV de France Successeur du Roi de France

Création de la Ligue urbaine et de la Ligue nobiliaire

François d'Alençon meurt à Château-Thierry le 10 juin 1584 de la phtisie, la tuberculose.

Appartenant à la branche des Bourbons, Henri IV de France descendant de Robert de France, le dernier fils de Saint-Louis, est le cousin d'Henri III de France au 22ème degré. Suivant l'ordre de primogéniture mâle, la loi salique, il devient le successeur naturel du roi de France.

Henri III de France se réconcilie avec Henri IV de France dont il fait son héritier, soulevant une grande vague de protestation catholique.

Charles III de Lorraine n'accepte pas qu'un protestant puisse devenir roi de France. À cette époque, François de Rosières, un archidiacre de l'évêché de Toul, fait paraître un livre dans lequel il affirme que la maison de Lorraine est issue des derniers carolingiens. Charles III estime être l'héritier du trône de France.

Les catholiques opposent à la "loi salique" une autre loi, qui leur semble tout aussi fondamentale : tous les souverains français doivent être de religion catholique. Dès lors, les catholiques s'organisent en une ligue urbaine, centrée sur Paris, et une ligue nobiliaire, dont les Guise étaient les chefs.

Les ligueurs considèrent Charles Ier de Bourbon comme l'héritier du trône de France.

Anne de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Alençon.

Henri de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Anjou.

Jean-Louis de Nogaret essaie en vain de convertir Henri IV de France afin d'éviter une guerre de succession.

Son opposition à la Ligue le fait détester d'une très grande partie de la population et une vaste campagne de propagande est entretenue contre lui : on tente même de l'assassiner.

Jean-Louis de Nogaret entreprend de fédérer les catholiques modérés et les protestants autour de l'état royal.

L'adhésion à la Ligue de Philippe-Emmanuel de Lorraine est perceptible dès 1584.

Guillaume V de Hautemer s'attache de nouveau à Henri IV de France et le suit dans toutes ses expéditions.

À la mort du duc d'Alençon en 1584,

Claude de La Châtre se rapproche d'Henri Ier de Guise



François de Malherbe à Paris

Appelé à Paris pour ses affaires en 1585, François de Malherbe reçoit des pensions d'Henri IV de France et de Marie de Médicis.



Naissance de Constant d'Aubigné

Constant d'Aubigné naît vers 1585, fils de d'Agrippa d'Aubigné, célèbre poète, chef protestant et ami d'Henri IV de France.



Traité de Nemours

L'ampleur du soulèvement contraint Henri III de France, à signer avec Henri Ier de Guise et les Ligueurs le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Il est signé au château de Nemours.

Par ce traité, Henri III de France reconnaît la Ligue et s'engage à extirper la religion réformée de son royaume.

Henri III de France est forcé de signer le 18 juillet 1585 un édit annulant tous les édits de tolérance précédents :

Le parti de Guise obtient places et faveurs.

Cet édit est une déclaration de guerre contre les protestants qui sont expulsés du pouvoir. Le roi déclare Henri IV de France déchu de ses droits à la couronne de France et de toutes ses fonctions. Henri IV de France cherche des appuis, sans succès.

La "bulle privatoire" du pape Sixte Quint lui apporte, dans une certaine mesure, celui des milieux gallicans et royalistes français. S'y joignent :

Guère motivé, le roi laisse le conflit s'enliser et n'apporte pas les moyens qu'il faut pour supporter le Charles II de Mayenne qui peine à battre Henri IV de France, ce qui rend le roi impopulaire.

Philippe-Emmanuel de Lorraine profite largement des troubles ligueurs et des conditions du traité de Nemours, sans toutefois s'aliéner ouvertement le roi. Il a pour ambition personnelles de se maintenir dans la faveur du roi contre les Mignons. Ce calcul politique n'exclut pas pour autant la sincérité de sa Foi dans sa lutte contre les Réformés.

Pour réconcilier son parti avec celui des Guise, Henri III de France envisage de marier Catherine-Marie de Lorraine à son favori Jean-Louis de Nogaret, mais les différentes tentatives du roi échouent face au refus catégorique de Catherine, horrifiée d'une alliance avec le mignon du roi.



Rencontre d'Henri Ier de Bourbon Condé et de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle ne fait que de rares apparitions à la cour chez Madeleine de Savoie, sa grand mère.

Au cours de l'un de ses séjours, en 1585 Charlotte-Catherine de La Trémoïlle tombe sous le charme d'Henri Ier de Bourbon Condé.

Henri Ier de Bourbon-Condé vient de refuser la main de Louise de Vaudémont, belle sœur d'Henri III de France.

Henri Ier de Bourbon-Condé n'est pourtant pas attirant : il est petit et atteint de surdité. De plus il est d'humeur assez morose.

Mais il est cousin du roi et après Henri IV de France, l'héritier potentiel du trône.


François Gouffier de Bonnivet - par François Clouet

François Gouffier le Jeune Maréchal de France

François Gouffier le Jeune, seigneur de Crèvecœur, de Bonnivet, de Thois, et marquis des Deffends, est nommé par Henri IV de France Maréchal de France le 24 mars 1586.


Le grand pensionnaire Johan van Oldenbarnevelt

Johan van Oldenbarnevelt Grand pensionnaire des États de Hollande

En 1586, Johan van Oldenbarnevelt est grand pensionnaire des États de Hollande, magistrat intègre, négociateur habile et ardent ami de la liberté de son pays.

Johan van Oldenbarnevelt remplit diverses missions près d'Élisabeth Ire, de Jacques Ier et d'Henri IV de France.



Entrevue d'Henri IV de France avec Catherine de Médicis

En octobre 1586, Léonor Chabot reçoit pendant plusieurs jours Henri IV de France dans son château de Jarnac, au moment de l'entrevue d'Henri IV de France avec Catherine de Médicis au château de Saint-Brice.



Guillaume du Bartas Ambassadeur en Écosse et en Angleterre

En 1587, Guillaume du Bartas est envoyé en mission par Henri IV de France, alors Roi de Navarre, auprès de Jacques VI Stuart à Édimbourg et de'Élisabeth Ire Tudor à Londres.

Henri de Sponde l'accompagne et se fait remarquer par sa faculté à apprendre la langue du pays et sa maîtrise du latin.

À son retour, Henri de Sponde aborde l'étude de la jurisprudence à Tours.



Massacre de Saint-Eloi

La reine d'Angleterre et les princes allemands apportent leur soutien aux protestants.

Poussé par Anne de Joyeuse, Henri III de France consent à intervenir.

Anne de Joyeuse commande une expédition contre les Protestants en Poitou.

Il fait massacrer 800 Huguenots à La Mothe-Saint-Héray, le 21 juin 1587. Cette tuerie est appelée massacre de Saint-Éloi.

Anne de Joyeuse s'aliène ainsi la bienveillance d'Henri III de France.

Reçu froidement à la Cour, Anne de Joyeuse, pour échapper à la disgrâce royale, repart combattre les troupes d'Henri IV de France.

Anne de Joyeuse est envoyé dans le Midi avec une armée, tandis que Philippe-Emmanuel de Lorraine, Duc de Mercœur, envahit et ravage le Poitou et bloque Henri Ier de Bourbon-Condé dans La Rochelle.



Bataille de Coutras

Mort d'Anne de Joyeuse

Mort de Claude de Joyeuse

Mort de César de Saint-Lary

Jean-Louis de Nogaret Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen, du Havre

Le 20 octobre 1587, Anne de Joyeuse attaque les troupes protestantes à Coutras.

Jean III de Beaumanoir commande l'aile gauche de l'armée royale.

Henri IV de France adopte une tactique innovante dans la façon de disposer ses troupes : il intercale des pelotons de mousquetaires : 5 hommes de front, avec des escadrons de cavalerie, de façon à la soutenir.

La charge des chevau-légers protestants rompt l'armée royale, qui est mise en déroute.

L'infanterie et la cavalerie d'Anne de Joyeuse sont décimées.

Anne de Joyeuse se constitue prisonnier, lorsqu'il est reconnu et tué d'un coup de pistolet.

Anne de Joyeuse est inhumé à Montrésor en Indre-et-Loire.

Henri Ier de Bourbon-Condé est atteint d'un coup de lance lors de cette bataille.

Henri Ier de Bourbon-Condé revient affaibli se reposer à St Jean d'Angély.

César de Saint-Lary meurt lors de cette bataille.

Parmi les 2 000 morts catholiques, se trouve également Claude de Joyeuse, jeune frère d'Anne de Joyeuse, Seigneur de Saint-Sauveur (1569-1587).

Henri IV de France fait rendre le corps d'Anne de Joyeuse à sa famille, et assiste à une messe en l'honneur des ennemis tués.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France à Coutras

Charles de Bourbon-Soissons participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Jean-Louis de Nogaret devient Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce.



Bataille de Vimory

Bataille d'Auneau

Pendant ce temps, Henri III de France confie à Henri Ier de Guise le soin de battre les secours allemands.

Charles II de Cossé et Urbain de Laval suivent Henri Ier de Guise.

Claude de La Châtre se distingue au cours de cette campagne contre les reîtres.

À la tête des troupes catholiques, Henri Ier de Guise repousse les Suisses à Vimory le 26 octobre 1587

Henri Ier de Guise repousse les reîtres à Auneau le 24 novembre 1587, les empêchant de se joindre aux forces d'Henri IV de France et d'Henri Ier de Bourbon-Condé.

Tilly contribue à cette victoire.

Claude de La Châtre participe à ce combat.

Urbain de Laval se signale lors de ces combats.

Ces victoires renforcent la popularité de la Ligue.



Mort d'Henri Ier de Bourbon-Condé

Naissance d'Henri II de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé apprend que Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est de nouveau enceinte.

Voulant jouer à la bague malgré sa fatigue, Henri 1er de Bourbon Condé s'effondre et meurt subitement le 5 ou le jeudi 3 mars 1588.

La soudaineté de cette mort engage une autopsie : les médecins de l'époque suggèrent un empoisonnement.

On soupçonne alors la femme du prince de l'avoir empoisonné et on lui trouve un motif

L'enfant qu'elle porte n'est pas Henri Ier de Bourbon-Condé, mais de l'un de ses pages, Prémilhac de Belcastel, que les pasteurs protestants de Condé ont toujours trouvé trop familier.

De nos jours, il est plus vraisemblable de penser que le prince est mort d'une péritonite due à la rupture d'un ulcère.

Henri IV de France reste seul chef des réformés.

Dès lors l'instruction se met en route, l'entourage d'Henri Ier de Bourbon-Condé accuse Charlotte-Catherine de La Trémoïlle d'inconduite.

On applique la question à ses domestiques, on écartèle son majordome, on rejette la demande en appel qu'adresse Charlotte-Catherine de La Trémoïlle au Parlement de Paris.

Jeanne de Montmorency, sa mère, tente de la secourir.

Henri IV de Navarre reste muet.

Éléonore de Roye, duchesse douairière de Condé se ligue contre sa belle fille.

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est condamnée à mort.



Siège de Machecoul

En 1588, Charles de Gondi, malgré son jeune âge, est chargé de défendre Machecoul, fief du duché de Retz, contre les assaillants protestants.

Les murailles du château sont épaisses mais il ne dispose que de 56 hommes d'armes. Charles demande des secours d'armes et de munitions de guerre à la ville de Nantes, tenue par Philippe-Emmanuel de Lorraine, chef de la ligue en Bretagne,.

Henri IV de France à la tête des Huguenots avance vers Paris.

En août 1588, il assiège la ville et le château de Machecoul. Il envoie quelques coups de couleuvrine.

Mais ne se voyant pas en force de s'en rendre maître, il lève finalement le siège, non sans avoir eu des pertes.



Henri II de Bourbon-Condé Prince de Condé et de Duc d'Enghien

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est étroitement surveillée.

Henri II de Bourbon-Condé naît à Saint-Jean-d'Angély le 1er septembre 1588, fils posthume d'Henri Ier de Bourbon-Condé et de Charlotte-Catherine de La Trémouille.

Elle est sauvée par les traits de ressemblance de son enfant avec le défunt Henri Ier de Bourbon-Condé.

Mais on la garde prisonnière, ses bijoux et ses meubles sont saisis.

Henri II de Bourbon-Condé ne connaîtra pas sa mère qui est emprisonnée.

Henri IV de France prend en charge l'éducation d'Henri II de Bourbon-Condé qui est élevé dans la foi catholique.

Henri II de Bourbon-Condé porte les titres de Prince de Condé et de Duc d'Enghien.



Henri de Sponde Juriste au parlement de Tours puis Maître des requêtes

En 1589, Henri de Sponde est juriste au parlement de Tours, puis maître des requêtes et conseiller d'Henri IV de France, son parrain.



Ventadour Duché-pairie

La terre de Ventadour est érigé en duché-pairie au profit de Gilbert III de Lévis-Ventadour par Henri IV de France en 1589.



Bataille de Senlis

Henri Ier d'Orléans-Longueville Pair et Grand chambellan de France

Les forces d'Henri III de France et d'Henri IV de France commandée par Henri Ier d'Orléans-Longueville gagnent sur les Ligueurs la bataille de Senlis le 17 mai 1589.

Anne d'Anglure combat contre la Ligue dans cette bataille.

Jean de Montluc de Balagny qui embrasse le parti de la Ligue, fait parti des battus, ainsi que Charles Ier d'Aumale.

Henri Ier d'Orléans-Longueville devient Pair et Grand chambellan de France en 1589.



Excommunication d'Henri III de France

Le pape Sixte V, sous prétexte qu'il ne peut accepter le crime perpétré sur le Cardinal Louis II de Lorraine, lance un monitoire d'excommunication contre Henri III de France le 5 mai 1589 (en guise d'avertissement).

Il s'agit surtout de mettre la pression sur Henri III de France pour l'empêcher de se réconcilier avec le protestant Henri IV de France.

Destitué de son trône, Henri III de France n'a plus d'autre solution que de s'allier aux protestants pour mettre fin à la puissance de la Ligue.



Bataille de Saint-Symphorien

Charles de Bourbon-Soissons Prisonnier

Henri IV de France, après avoir remit de l'ordre en son royaume de Navarre, reprend les hostilités.

Diane de France négocie la réconciliation d'Henri III de France, son frère, avec Henri IV de France, Roi de Navarre.

Isolé, traqué par Charles II de Mayenne près d'Amboise, Henri III de France se voit contraint de se réconcilier et de traiter avec le roi de Navarre le 3 avril 1589.

Henri III de France et d'Henri IV de France se rencontrent et signe un traité d'alliance au château de Plessis-lès-Tours le 30 avril 1589.

Troupes royales et troupes protestantes s'unissent alors pour combattre la Ligue.

À Saint-Symphorien, le 8 mai 1589 un faubourg de Tour, a lieu un combat sanglant entre des troupes de Charles II de Mayenne et celles conjointes d'Henri III de France et d'Henri IV de France.

Charles de Bourbon-Soissons est fait prisonnier, est détenu à Château-Giron puis au château de Nantes, d'où il s'évadera pour rejoindre l'armée d'Henri IV de France à Dieppe.

Guillaume de Saulx se déclare pour Henri IV de France dès 1589, malgré Jean de Saulx, son frère, Vicomte de Tavannes, forcené ligueur.


Jacques Clément assassine le roi d'un coup de couteau

Réconciliation d'Henri III de France avec Henri IV de France

Siège de Paris

Mort d'Henri III de France

Henri III de France et Henri IV de France tentent ensemble de reprendre Paris, alors aux mains des ligueurs.

Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes.

Paris est défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par Philippe II d'Espagne.

Henri III de France s'installe au Château de Saint-Cloud et désigne Jérôme de Gondi pour conduire le siège de Paris.

La Sainte Ligue sait qu'elle ne pourra résister.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France devant Paris.

Le 1er août 1589, Henri III de France reconnaît formellement son beau-frère et cousin Henri IV de France comme son successeur légitime.

Repoussant catégoriquement toute tentative d'alliance avec les protestants, Louis de Gonzague quitte la cour.

Le 1er août 1589, quelques heures après, Henri III de France meurt assassiné dans ce même château par Jacques Clément, un moine dominicain fanatique.

À la demande d'Henri III de France mourant, Jean-Louis de Nogaret se rallie à Henri IV de France.

Catherine-Marie de Lorraine se vante d'être à l'origine de l'assassinat du roi. Débarrassée de son pire ennemi, elle déverse alors sa haine sur Henri IV de France.

Catherine de Clèves n'a pardonné au roi l'assassinat de son mari. Farouche partisane de la Ligue, elle approuve l'assassinat Henri III.

Jean Héroard, médecin d'Henri III de France, réalise l'autopsie d'Henri III de France.

François Ier de Bourbon-Vendôme se rallie à Henri IV de France.

Armand de Gontaut-Biron et Jean VI d'Aumont sont parmi les premiers à reconnaitre Henri IV et à lui jurer fidélité.

Paris est une vraie anarchie", écrit le parlementaire Étienne Pasquier à son fils en 1589.

Pour mettre un terme au conflit, Henri IV de France doit s'appuyer sur les princes catholiques ralliés et sur ceux des protestants qui acceptent la perspective de l'abjuration du roi et de sa conversion au catholicisme.

Présenté par Touchard, Jacques Davy du Perron entre dans la maison du cardinal Charles Ier de Bourbon, chef de la Ligue. Jacques Davy du Perron se rallie à Henri IV de France, auquel il rédige de concert avec ses patrons, une requête dans laquelle il est menacé de défection s'il ne se fait pas catholique.


Chambre de Louise de Lorraine-Vaudémont à Chenonceau

Retraite de Louise de Lorraine-Vaudémont

Louise de Lorraine-Vaudémont, désespérée, prend un deuil qu'elle ne quittera pas, le deuil en blanc des reines d'où son surnom de Reine Blanche.

Louise de Lorraine-Vaudémont est titrée duchesse de Berry. Elle s'emploie dès lors à réhabiliter la mémoire d'Henri III de France, son mari, excommunié par le pape.

Dès le 6 septembre 1589, un mois à peine après la mort du roi, elle demande justice à Henri IV de France.

Le 1er octobre 1589, elle entreprend des démarches à Rome afin de réhabiliter Henri III de France.

Louise de Lorraine-Vaudémont habitera pendant 11 ans le château de Chenonceau, qu'elle a reçu en héritage de sa belle-mère Catherine de Médicis. Elle installe sa chambre au deuxième étage, dont elle fait peindre les murs de noir avec les attributs ordinairement réservés au deuil : croix, pelles et pioches de l'inhumation, cornes d'abondance déversant des larmes. Ce décor noir et argent était reproduit sur les tentures du lit et des fenêtres.

Très pieuse elle installe auprès d'elle un couvent de sœurs cloitrées dans les combles du château, un système de porte à pont levis séparant la partie couvent de la partie château.


Henri IV par Frans Pourbus le jeune

Dynastie des Bourbons

Henri IV de France Roi de France

Abandon du Siège de Paris

Suite au décès de Henri III de France, Henri III de Navarre, Roi protestant de Navarre, est appelé à régner en août 1589 sous le nom d'Henri IV de France, premier roi de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.

Il déclare très vite vouloir "maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine".

Tenant le futur Henri IV de France responsable du triste sort d'Henri III de France, Jean-Louis de Nogaret retire ses troupes du siège de Paris.

Henri IV de France doit abandonner le siège de Paris car les seigneurs catholiques rentrent chez eux, ne voulant pas servir un Protestant et refusant de reconnaître la légitimité de cette succession.

Philippe II prête à la Ligue une coopération active contre Henri IV de France.

Les ligueurs proclament Charles Ier de Bourbon Roi de France sous le nom de Charles X. Il est toujours emprisonné à Fontenay-le-Comte.

Les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et Charles II de Mayenne, son chef.

Les Parisiens hostile aux vues de Philippe II, l'Espagnol, reconnaissent Henri IV de France pour Roi.

La guerre éclate à nouveau et le protestant Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne, ravage le nord du duché de Lorraine.

Henri IV de France est contraint à lentement reconquérir le royaume par la force. L'armée royale n'est plus que l'ombre d'elle-même. Il ne peut compter que sur 20 000 hommes. Henri IV de France répartit son armée sous 3 commandements distincts :

Ferdinand Ier de Médicis soutient Henri IV de France dans sa lutte contre la ligue catholique.

Louis de Gonzague reste neutre en dépit des appels répétés par la Ligue à la rejoindre.



Résidence de Catherine-Marie de Lorraine, Anne d'Este et Catherine de Clèves à l'hôtel de la reine

De 1589 à 1594, durant les terribles guerres et sièges qui menacent la ville de Paris, les princesses dites de Lorraine : Catherine-Marie de Lorraine, Anne d'Este, sa mère, et Catherine de Clèves, sa belle-sœur, occupent l'hôtel de la reine et luttent contre Henri IV de France.



Installation en Touraine de Diane de France

Diane de France possède une propriété à Civray de Touraine, le fief du Petit Champ, et s'installe en Touraine en 1589.

Diane de France achète une grande propriété près de Notre Dame La Riche où elle demeure jusqu'en 1594 (évitant ainsi Paris et les luttes de pouvoir entre la Ligue et Henri IV de France).



Bataille d'Arques

Les troupes d'Henri IV de France refluent partout. Henri IV de France est se replie personnellement à Dieppe pour attendre les renforts promis par son alliée, Élisabeth Ire Tudor.

Le 6 août 1589, Henri IV installe son camp et ses 8000 hommes à Dieppe.

Maximilien de Béthune, François III de la Noue, François Ier de Bourbon-Vendôme, Armand de Gontaut-Biron et Charles de Gontaut-Biron, son fils, participent au combat à Arques.

Charles II de Mayenne désire récupérer ce port stratégique de Normandie. En vue d'un assaut de la cité, Charles II de Mayenne rassemble 35 000 hommes, en plus des milices cambrésiennes et des Lorrains du marquis de Pont à Mousson.

Tilly passé au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille. Jean de Montluc de Balagny est fait parti des ligueurs.

Henri IV de France, en homme avisé, sait qu'une offensive face à une telle armée serait vaine, et que rester dans la cité de Dieppe serait suicidaire. Après avoir averti Henri Ier d'Orléans-Longueville et Jean VI d'Aumont, Henri IV décide d'aller vers le bourg d'Arques et d'y placer des moyens de défense importants. Il y fait des travaux de terrassement et consolide les fortifications et se prépare au choc frontal.

Entre le 15 septembre et le 29 septembre 1589, les Ligueurs menés par Charles II de Mayenne lancent plusieurs assauts sur le bourg d'Arques et ses environs, mais leur élan se retrouve vite brisé par l'artillerie royale.

Ces attaques sont très meurtrières des deux cotés, et bientôt le manque d'hommes du côté Henri IV se fait cruellement sentir.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours prend part à cette bataille.

Le salut d'Henri IV de France vient de la mer le 23 septembre 1589, en effet, 50 Anglais, puis 1200 Écossais et enfin 4 000 soldats britanniques envoyés par Élisabeth Ire Tudor débarquent d'Angleterre par vagues en moins de 3 jours pour prêter main forte au nouveau roi de France.

Devant cette situation, Charles II de Mayenne préfère abandonner, et Henri IV de France sort vainqueur de cette première confrontation.



Deuxième Siège de Paris

Après la victoire d'Arques, Henri IV de France vient mettre le siège devant Paris qu'il fait bombarder.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours est gouverneur de Paris.

Armand de Gontaut-Biron participe au siège de Paris.

Contraint à la retraite à cause de la faiblesse de ses effectifs, Henri IV de France obtient le ralliement des personnes fidèles à la dignité royale.



Siège du Mans

Henri IV de France assiège le Mans. Urbain de Laval défend la ville qu'il rend le cinquième jour de siège, le 2 décembre 1589.


Fort Pillebadauds

Construction du Fort Pille badaud

L'importance stratégique de Gournay-sur-Marne à travers les âges s'explique par la présence dans le lit de la Marne entre le vieux moulin de Chelles et l'actuelle mairie de Gournay-sur-Marne d'une plateforme naturelle formant un gué d'environ un kilomètre et constituant le passage le plus propice en eau normale entre Lagny-sur-Marne et Paris.

Henri IV de France y fait construire un fort, surnommé Pille badaud ou Pillebadauds ou Pille badaut, pour empêcher le passage du ravitaillement vers Paris assiégé.

Henri IV installe le reste de son camp à Champs-sur-Marne.

Il y a de durs combats à Gournay-sur-Marne car un historien de l'époque raconte que l'on y a du sang jusqu'à mi-chausses.


Philippe Hurault - dessiné par Thierry Bellange - musée national du château de Pau

Philippe Hurault à nouveau Garde des sceaux de France

Malgré ses liens politiques avec la Ligue, Philippe Hurault se rallie à Henri IV de France qui le rappelle en août 1590 et lui rend les sceaux qu'il conservera jusqu'à sa mort.



Libération d'Odet de La Noue

Mort de Francis Walsingham

Grâce à l'amitié de François III de la Noue et du ministre anglais Francis Walsingham, des négociations sont entamées pour la libération d'Odet de La Noue.

Walsingham meurt le 6 avril 1590 avant la conclusion des discussions.

Henri IV de France intervient alors auprès de la reine Élisabeth Ire Tudor.

Celle-ci fait remettre à François III de la Noue 4 capitaines espagnols pris par les Anglais lors de l'expédition de l'Invincible Armada. les Espagnols consentent à échanger Odet de La Noue contre ces prisonniers.

François III de la Noue apprend la délivrance de son fils mais ne le reverra pas.



Siège d'Évreux

Bataille d'Ivry-la-Bataille

Urbain de Laval Prisonnier

Mort de Philippe Egmont

La capitale est assiégée de façon lâche par Henri IV de France depuis près d'un an.

Si les communications sont possibles, toutes les villes environnantes, et les provinces l'approvisionnant habituellement : Brie, Beauce, Valois, Champagne et Normandie, sont aux mains d'Henri IV de France.

La ville est menacée de famine. Charles II de Mayenne, nommé lieutenant général du Royaume par le Paris ligueur, commande la garnison parisienne et tente de délivrer les environs de Paris des garnisons d'Henri IV de France.

Pour verrouiller l'accès à la Normandie, Henri IV de France part assiéger la ville d'Évreux qui est aux mains de la Ligue.

Charles II de Mayenne se porte au secours de cette ville.

En apprenant l'approche des troupes de la Ligue, Henri IV décide de lever le siège et de se retirer à proximité pour se déployer dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry qu'on renommera ensuite Ivry-la-Bataille.

Charles II de Mayenne arrive avant la fin du déploiement mais trop tard pour commencer la bataille qui est remise au lendemain.

Le 14 mars 1590 à l'aube, les deux armées sont face à face.

Henri IV de France, et ses lieutenants :

ne dispose que de 8 000 hommes d'infanterie et 3 000 cavaliers.

François III de la Noue participe à ces combats.

Anne d'Anglure participe aux batailles autour de Paris en 1590.

Charles de Gontaut-Biron, fils d'Armand de Gontaut-Biron, participe à ce combat

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France.

Charles II de Mayenne et ses lieutenants :

dispose de 12 000 fantassins et mercenaires allemands et de 4 000 cavaliers dont 2 000 espagnols.

Tilly, au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille.

Le début des combats est déclenché par le tir des 6 canons composant l'artillerie royale et dirigés par La Guiche, puis c'est le choc des deux cavaleries. La charge des reîtres de la Ligue réussit à culbuter les chevau-légers du roi, puis les Wallons éliminent l'artillerie royale. Jean VI d'Aumont ne résiste pas à l'attaque de 3 escadrons de la Ligue. Mais ce succès est stoppé net par la charge commune de Montpensier et d'Armand de Gontaut-Biron qui viennent à la rescousse de Jean VI d'Aumont.

De l'autre côté de la ligne, Henri IV de France charge les lanciers de la Ligue de manière à les empêcher de prendre le champ nécessaire à l'utilisation de leur lance.

Pour renverser la bataille, Charles II de Mayenne décide de charger l'escadron royal, formé de 600 cavaliers.

Henri IV de France a fait poser sur son chapeau de grandes plumes blanches pour être plus facilement repérable pendant la bataille. Il harangué ses troupes par ces mots :

Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur et de la gloire

La bataille tourne alors à la mêlée pure et simple, à tel point que l'on crut plusieurs fois le roi mort ou prisonnier et que les Ligueurs crient même victoire. Le roi doit rallier ses troupes pour les haranguer de nouveau et les rassurer sur sa santé par ces phrases :

Tournez visage, leur crie-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir !

puis il repart dans la mêlée où ses troupes le suivent dans un élan qui les mènent à la victoire.

Du côté ligueur :

Seuls les Suisses ne se débandent pas, et Armand de Gontaut-Biron refuse de charger cette troupe d'élite. Ils obtiennent la vie sauve.

Maximilien de Béthune est blessé.

Urbain de Laval est blessé et prisonnier.

Les royalistes ramènent de nombreux trophées dont 5 canons, tous les drapeaux ennemis ainsi que la cornette de Charles II de Mayenne et l'étendard du Comte d'Egmont. Les chefs ligueurs sont poursuivis, Charles II de Mayenne fuit jusqu'à Nantes, d'autres se réfugient à Chartres.

Charles Ier d'Aumale, fait prisonnier, refuse de se soumettre et continue la lutte.

Au soir de cette victoire, le roi dit à Jean VI d'Aumont, si vaillant dans la bataille, que :

Il est juste que vous soyez du festin, après m'avoir si bien servi à mes noces.

Le soir, contrairement aux usages, un festin rassemble ceux qui ont combattu.

Cette bataille sonne le glas de la Ligue catholique, déjà très éprouvée par la bataille d'Arques.


Antoinette de Pons - Portrait par école française

Henri IV de France à la Roche-Guyon

Antoinette de Pons héberge Henri IV de France à la Roche-Guyon, après la bataille d'Ivry.

Henri IV de France vient au château où Antoinette de Pons le reçoit somptueusement, le conduisant à la chambre qu'elle lui destine.

Le roi, fasciné par ses beaux yeux, lui offre une promesse de mariage signée de son sang, mais elle ne voudra jamais l'écouter.

Puis, ayant fait atteler son coche, Antoinette de Pons part coucher à 2 lieues de là, chez une amie.

Jacques de L'Hôpital nous dit que le roi tentra à nouveau de triompher de cette jeune veuve dont la vertu égale la beauté.

Le lendemain, doté d'une santé de fer, le roi va à la chasse.



Troisième Siège de Paris

En 1590, après la brillante victoire d'Ivry, Henri IV de France tente un troisième siège sur Paris où plusieurs milliers de pauvres gens meurent de faim.

L'opinion publique peine toutefois à se porter en sa faveur, du fait de l'accentuation de la pression fanatique qu'exerce sur la population une minorité extrémiste appelée les Seize.

Charles de Gontaut-Biron participe à ce siège.

Charles de Bourbon-Soissons prend le commandement de la cavalerie du roi.

En juillet 1590, Guillaume V de Hautemer s'empare du faubourg de Saint-Denis, et s'y retranche.

Alexandre Farnèse à la tête d'une armée espagnole vient secourir Paris.

Alexandre Farnèse se contente de prendre Lagny-sur-Marne, Saint-Maur, Charenton et Corbeil, et ainsi de ravitailler la capitale affamée. Alexandre Farnèse ne risque pas l'affrontement.

Henri IV de France abandonne momentanément Paris.

Alexandre Farnèse se retire ensuite prudemment en Flandre.

En 1590, Jean de Montluc de Balagny aide à faire lever le siège de Paris,



Mort de François IV du Plessis de Richelieu Seigneur de Richelieu, de Beçay et de la Vervolière

François IV du Plessis de Richelieu est Conseiller d'État, Grand Prévôt de France et Capitaine des Gardes du Corps d'Henri IV de France.

François IV du Plessis, meurt au combat dans les Guerres de Religion à Gonesse dans le Val-d'Oise le 10 juillet 1590.

Il laisse une famille endettée. La générosité d'Henri IV de France permet cependant à cette famille de ne pas connaître de difficultés financières.

Richelieu n'a que 5 ans.


Prise de Lagny-sur-Marne

Prise de Lagny-sur-Marne

Henri IV de France allant à la conquête de Paris s'empare de Lagny-sur-Marne.

Passant la Marne sur un pont de bateaux, Alexandre Farnèse avec des troupes formées d'Espagnols, de Wallons et d'Italiens, attaque la garnison d'Henri IV de Frances et reprend la place le 7 septembre 1590.

Jean VI d'Aumont arrive trop tard.

Lors de l'assaut de Lagny-sur-Marne, le moulin de Douves à Torcy est incendié.



Mort du Charles Ier de Bourbon

Charles II de Bourbon Archevêque de Rouen

Charles Ier de Bourbon finit par renoncer lui-même à la royauté et écrit à Henri IV de France une lettre où il le reconnaît comme son légitime souverain, 2 mois avant sa mort.

Le Cardinal Charles Ier de Bourbon meurt dans la prison de Fontenay-le-Comte le 9 mai 1590.

Il est inhumé dans la chartreuse qu'il a fondée à Gaillon.

Cet établissement, détruit par le feu en 1764 et reconstruit, est à nouveau détruit à la Révolution.

La dalle de marbre qui recouvrait son tombeau est actuellement déposée dans l'église Saint-Georges d'Aubevoye.

Charles II de Bourbon, son neveu, devient Archevêque de Rouen en 1590.

Il se propose comme candidat au trône de France et forme le tiers parti dans lequel se regroupent les nombreux nobles catholiques mécontents de ne pas voir Henri IV de France se convertir au catholicisme.



Bataille de Riez

Après la mort d'Henri III de France, une majorité de la France refuse Henri IV de France comme roi, car protestant.

La Ligue prend le pouvoir dans la plupart des villes, et facilite l'entrée de Charles-Emmanuel Ier de Savoie, en Provence, où le Parlement lui donne les pouvoirs civils et militaires, après sa victoire à Riez en fin 1590.



Ralliement de Jean III de Beaumanoir à Henri IV de France

À l'avènement d'Henri IV de France, Jean III de Beaumanoir se rallie à lui, est nommé colonel général de l'infanterie, puis Lieutenant-général le 14 novembre 1590.


Citadelle de Port-Louis

Édification de la citadelle de Port-Louis

Au Blavet, les travaux sont poursuivis et Don Juan del Aguila donne son nom à la citadelle qu'il construit : Fuerte del Aguila (Fort de l'Aigle).

Située entre le Blavet, à l'Ouest, et la rivière d'Étel, à l'Est, la presqu'île est constituée par un éperon granitique régnant sur une côte sableuse du côté de la mer, vaseuse du côté de la rade.

L'accès au piton est difficile par la mer, rendu périlleux à marée haute par les rochers à fleur d'eau et à marée basse par les bancs de vase.

Un vieil adage dit : Au hâvre du Blavet, bien fol est qui s'y met !.

En janvier 1591, un fossé et deux bastions de front de terre sont déjà bâtis.

Fin janvier 1591, Henri IV de France inquiet, demande 2 000 hommes de pieds à la reine Elizabeth d'Angleterre pour empêcher les Espagnols de fortifier le Blavet.



Renaud de Beaune Grand aumônier de France

Renaud de Beaune, fidèle à Henri IV de France durant les épisodes de la Ligue, est nommé par lui Grand aumônier de France en 1591.

Leonardo Donato a à sa disposition une richesse moyenne qui est accru par un important legs.

On dit que pour l'obtenir, il étudie d'anciens parchemins et les lois successorales afin d'en obtenir le bénéfice.

Grâce à cette nouvelle situation, il réalise une rapide carrière qui le voit :



François Ier de Bourbon-Vendôme Gouverneur de Normandie

Siège de Rouen

François Ier de Bourbon-Vendôme devient gouverneur de Normandie et fait le siège de Rouen en 1591 pour Henri IV de France, sans succès.

Charles de Gontaut-Biron participe à ce siège.

Anne d'Anglure est au siège de Rouen.



Excommunication d'Henri IV de France

En 1591 Grégoire XIV confirme l'excommunication d'Henri IV de France, Roi de France et de Navarre.



Séjour d'Henri IV de France au château d'Ancy-le-Franc

Henri IV de France séjourne au château d'Ancy-le-Franc en 1591.



Mariage d'Henri de La Tour d'Auvergne avec Charlotte de La Marck

Avec l'appui d'Henri IV de France, Henri de La Tour d'Auvergne épouse en novembre 1591 Charlotte de La Marck, Princesse de Sedan et duchesse de Bouillon.

Elle est unique héritière du duché de Bouillon et de la principauté de Sedan.



Prise de Lamballe

Mort de François III de la Noue

Henri IV de France envoie François III de la Noue en Bretagne, assister Henri Ier de Bourbon-Montpensier qui ne parvient pas à prendre la ville de Lamballe.

Le 30 juin 1591, François III de la Noue conduit l'armée Royale à Quintin.

Vers le 4 juillet 1591, après une escarmouche avec les chevaux légers et les arquebusiers de Philippe-Emmanuel de Lorraine l'armée regagne Quintin.

Puis elle part pour Lamballe.

Le 16 juillet 1591, ils investissent enfin la ville.

Le 18 juillet 1591 François III de la Noue est blessé d'une balle d'arquebuse en allant reconnaître les défenses du château de Lamballe.

Transporté à Moncontour pour y recevoir des soins, François III de la Noue meurt le 4 août 1591 des suites de sa blessure.

François III de la Noue, seigneur de La Noue-Briord, de La Roche-Bernard et de Montreuil-Bonnin, a entretenu une correspondance et une longue amitié avec Sir Francis Walsingham, ministre protestant anglais, connu comme le maître-espion d'Élisabeth Ire Tudor.


Gabrielle d'Estrées (à droite) et Julienne-Hippolyte d'Estrées (École Française - vers 1594) - Le geste de Julienne-Hippolyte d'Estrées signifie que Gabrielle d'Estrées est enceinte - ce que confirme la dame en train de coudre une layette en arrière-plan - Musée du Louvre Gabrielle d'Estrées - Gravure du XIXe siècle

Gabrielle d'Estrées Maîtresse et favorite d'Henri IV

Le hasard conduit Henri IV de France, vers la fin de 1590, au château de Cœuvres qu'habite Gabrielle d'Estrées. Il conçoit pour elle une vive passion.

Gabrielle d'Estrées devient la maîtresse et la favorite d'Henri IV en 1591. Leurs enfants sont :

Henri IV de France a un total de 11 enfants illégitimes.


Château de Montceaux-lès-Meaux Château de Montceaux-lès-Meaux Château de Montceaux-lès-Meaux

Don du Château de Montceaux-lès-Meaux à Gabrielle d'Estrées

Gabrielle d'Estrées Marquise de Monceaux

Henri IV de France rachète le Château de Montceaux-lès-Meaux qu'il offre à Gabrielle d'Estrées en 1591. Gabrielle d'Estrées y construit de nouveaux bâtiments, notamment les 4 pavillons d'angle. Il la fait marquise de Montceaux


Clément VIII

Clément VIII Pape

Ippolito Aldobrandini est élu 229e pape le 30 janvier 1592 sous le nom de Clément VIII (en latin Clemens VIII, en italien Clemente VIII).

Ce serait lui qui aurait fait admettre le café en Occident, considéré auparavant comme "boisson sombre de l'Islam" donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du christ.

Il aurait considéré au contraire que l'arôme du café était chose bien trop agréable pour être l'œuvre du Malin et qu'il serait dommage que les musulmans en aient l'exclusivité.

Édouard Farnèse est électeur lors de ce conclave.

Clément VIII s'applique à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamne les duels, ramène un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église.

Clément VIII élève au cardinalat :

et plusieurs autres grands hommes.

Sous son pontificat Clément VIII, commence la querelle de la grâce, à propos d'un ouvrage de Luis Molina mais il ne veut rien décider sur les points en litige.

Clément VIII conçoit, de concert avec Henri IV de France, le projet d'une alliance de toutes les puissances chrétiennes contre les Turcs.



Jacques Davy du Perron Évêque d'Évreux

La recommandation de Gabrielle d'Estrées acquiert à Jacques Davy du Perron la faveur d'Henri IV de France, qui le nomme l'évêque d'Évreux en 1592.

Jacques Davy du Perron sait s'insinuer dans les bonnes grâces du Roi et est admis jusqu'à son chevet.



Combat d'Aumale

Charles de Gontaut-Biron participe au combat d'Aumale où Henri IV de France est blessé, le 5 février 1592.



Mariage de Nicolas d'Amerval avec Gabrielle d'Estrées

Henri IV de France marie pour la forme Gabrielle d'Estrées.

Nicolas d'Amerval est veuf d'Anne Gouffier de Crèvecœur.

Nicolas d'Amerval, Seigneur de Liancourt, épouse à Noyon dans l'Oise en avril ou en juin 1592 Gabrielle d'Estrées, Duchesse d'Etampes et de Beaufort (entre 1571 et 1573-10 avril 1599), fille d'Antoine IVd'Estrées (1529-1609), Marquis de Coeuvres, et de Françoise Babou de La Bourdaisière (1542-1593). Leurs enfants sont :

Gabrielle d'Estrées est cousine issue de germains d'Anne Gouffier de Crèvecoeur

Henri IV de France lui donne 8000 écus à Nicolas d'Amerval, somme prétendument avancée par le baron lorsqu'il était gouverneur de Chauny.



Abandon du Calvinisme par Henri IV de France

Ferdinand Ier de Médicis prête de l'argent à Henri IV de France et l'encourage à se convertir au catholicisme.

Encouragé par l'amour de sa vie, Gabrielle d'Estrées, et surtout très conscient de l'épuisement des forces en présence, tant au niveau moral que financier, Henri IV de France, en fin politique, choisit d'abjurer la foi calviniste.

Par une déclaration connue sous le nom d'expédient, Henri IV de France annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique le 4 avril 1592.



Siège de Craon

Prise de Château-Gontier

Le 23 mai 1592, Philippe-Emmanuel de Lorraine et les Espagnols battent Henri Ier de Bourbon-Montpensier qu'Henri IV de France a envoyé contre lui.

Henri Ier de Bourbon-Montpensier lève le siège et Urbain de Laval charge son arrière-garde dans sa retraite.

Le 24 mai 1592, Urbain de Laval s'empare de Château-Gontier.

Urbain de Laval prend et taille en pièces, à Ambrières, 500 anglais échappés de la défaite de Craon.

Mais les troupes royales, renforcées par des contingents anglais, récupèrent bientôt l'avantage.

Jean VI d'Aumont est envoyé par Henri IV de France pour rétablir ses affaires dans le Maine.


Henri de La Tour d'Auvergne

Henri de La Tour d'Auvergne Maréchal de France

Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne, puis Duc de Bouillon, est fait Maréchal de France en 1592 par Henri IV de France.



Charles de Gontaut-Biron Amiral de France

Charles de Gontaut-Biron sert pendant longtemps Henri IV de France avec autant de dévouement que d'intrépidité. En récompense, Henri IV de France le comble d'honneurs et le nomme Amiral de France et de Bretagne en 1592.



Baptême d'Henri II de Bourbon-Condé

Dans son malheur, Charlotte-Catherine de La Trémoïlle trouve un allié en la personne de Jacques Auguste de Thou, choqué par les irrégularités qu'il relève lors du jugement de Saint Jean d'Angély.

Jacques Auguste de Thou se rend auprès d'Henri IV de France et lui demande expréssement de devenir le parrain du jeune Henri II de Bourbon-Condé.

Henri IV de France accepte.

Le 10 juin 1592 Henri IV de France devient le parrain d'Henri II de Bourbon-Condé baptisé Henri Jules dans le rite protestant.

Puis Henri IV de France conduit Henri II de Bourbon-Condé à l'abbaye de St Germain en Laye pour l'élever dans la religion catholique.


Fort Pillebadauds autour de 1593- dessin de Claude de Chastillon – vers 1641

Renforcement du fort Pillebadauds

Henri IV de France décide de renforcer le fort Pillebadauds en 1592.

Il y installe une garnison importante, fait venir 6 canons et des munitions.

Il fait également construire des bastions de terre, soutenus par des pierres trouvées sur place, parmi les édifices du village : le prieuré, l'église, les maisons.

Une porte fortifiée ferme 1'accès du pont sur les deux rives.

La partie du village qui s'étend du côté de Chelles, appelée le Petit Paris, forme un bastion.

Sous le bras Saint-Arnoult, le village est entièrement protégé par des remparts et relié à l'île de Baubigny par le petit pont Saint Arnoult.

Le centre administratif se situe sur l'île :

Au loin figurent les villages de Chelles (sur la droite) et de Neuilly-sur-Marne (sur la gauche) ainsi que les collines de Montfermeil et de Gagny en arrière-plan.

Pierre de L'Estoile témoigne : " Le vendredy 9 d'octobre, quelques Parisiens revenant de la campagne s'étoient apperçus que le fort étoit déjà fort avancé et que bientost il seroit en état d'empêcher Paris de recevoir des vivres par la rivière de Marne. "

En moins d'une heure la crainte de mourir de faim se répand dans tout Paris et donne sujet à de grands murmures contre le gouvernement.



Siège de Rouen

En 1592, Alexandre Farnèse avec Urbain de Laval et 18 000 hommes marchent au secours de Rouen, assiégé par Henri IV de France.

Le roi de France le refoule au-delà de la Somme avec seulement 7 000 cavaliers.

Alexandre Farnèse parvient néanmoins à dégager la ville, mais est mortellement blessé devant Caudebec.

Jean de Montluc de Balagny aide à faire lever le siège de Rouen.



Réconciliation de Jean de Montluc de Balagny avec Henri IV de France

Jean de Montluc de Balagny se réconcilie peu après avec Henri IV de France par l'entremise de Renée de Clermont d'Amboise, sa femme.


Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort Ranuce Ier Farnèse

Mort d'Alexandre Farnèse

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort Gouverneur des Pays-Bas espagnols

Ranuce Ier Farnèse Duc de Parme et de Plaisance

Alexandre Farnèse meurt à l'abbaye Saint-Vaast d'Arras le 2 décembre 1592.

Il emporte dans la tombe l'estime d'Henri IV de France.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort devient effectivement Gouverneur des Pays-Bas espagnols.

Ranuce Ier Farnèse devient quatrième Duc de Parme et de Plaisance.



Conférence de Suresnes

Abjuration solennelle du protestantisme par Henri IV de France

Ralliement de François de Joyeuse à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron s'occupe avec insistance de la conversion du roi, et le détermine enfin à se faire instruire dans la religion catholique.

En 1593, Maximilien de Béthune conseille au roi de se convertir au catholicisme, afin de pacifier le royaume, mais refuse lui-même d'abjurer.

Suresnes est choisi pour accueillir les délégations chargées de débattre des questions religieuses et surtout politiques qui empoisonnent le pays.

Les conférences de Suresnes sont présidées par Renaud de Beaune, l'archevêque de Bourges.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est commissaire à cette conférence.

Habile politique, Henri IV de France parvient à vaincre politiquement les ligueurs en abjurant solennellement le protestantisme et en se reconvertissant au catholicisme.

Il se fait baptiser par Jacques Davy du Perron en la basilique Saint-Denis le 25 juillet 1593.

On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel "Paris vaut bien une messe".

Jean de Sponde, conseiller du roi, fait de même.

Maximilien de Béthune négocie alors le ralliement de quelques chefs de la Ligue :

François de La Rochefoucauld reconnait la légitimité d'Henri IV de France.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy, adhérant de la Ligue, la quitte lors de la conversion d'Henri IV.

Dès 1593, François de Joyeuse préfère se rallier à Henri IV de France.

François de Joyeuse devient Abbé de La Grasse en 1593.

Ferdinand Ier de Médicis joue de son influence pour forcer le Pape à accepter la conversion d'Henri IV. Clément VIII donne l'absolution au roi de France Henri IV de France lors de sa conversion.

Malgré toute cette sollicitude, Henri IV n'a jamais récompensé Ferdinand Ier de Médicis pour ces services.

Ferdinand Ier se concentre alors à nouveau sur l'indépendance de la Toscane.



Voyage de Louis de Gonzague et de Charles Ier Gonzague en Italie

Après avoir encouragé la candidature de Charles Ier de Bourbon, Cardinal de Vendôme, Louis de Gonzague finit par se rallier à Henri IV de France, qui le nomme ambassadeur extraordinaire près du Saint Siège pour négocier sa réconciliation avec l'Église.

En 1593, ayant atteint l'âge de 13 ans, Charles Ier Gonzague accompagne Louis de Gonzague, son père, en ambassade auprès du pape Clément VIII et a l'occasion de visiter les cours de Rome, Florence et fait connaissance avec Mantoue où règne son cousin Vincent Ier Gonzague.


Henri Ier de Montmorency

Henri Ier de Montmorency Connétable de France

Henri Ier de Montmorency combat avec Henri IV de France. Henri Ier de Montmorency est fait Connétable de France le 8 décembre 1593 par Henri IV.



Siège de Laon

Mort d'Anne d'Anglure Baron de Givry et de Beauvais-Nangis

Anne d'Anglure meurt le 1er janvier 1594 au siège de Laon.

Dans ses mémoires, Philippe Hurault, son beau père, raconte les circonstances de sa mort :

en allant reconnaitre un flanc contre lequel il voulait faire pointer un canon, il fut tué devant Laon.

Anne d'Anglure, un des plus brillants capitaines d'Henri IV de France, est Maréchal ou Mestre de camp de la cavalerie légère.



Mariage de Charles du Plessis-Liancourt avec Antoinette de Pons

Charles du Plessis-Liancourt épouse le 17 février 1594 Antoinette de Pons (vers 1556-1632), Dame de Guercheville. Leurs enfants sont :

Antoinette de Pons stipule qu'elle ne portera jamais ce titre, car Gabrielle d'Estrées est mariée à Nicolas d'Amerval, Sieur de Liancourt, en Picardie

Henri IV de France lui octroie le titre de Marquise de Guercheville.



Cérémonie à Mantes

Le 20 janvier 1594, au cours d'une cérémonie à Mantes, Louise de Lorraine-Vaudémont vient solennellement demander justice à Henri IV de France. Elle souhaite obtenir la levée de l'excommunication d'Henri III de France, son mari.


Jean de Balagny

Jean de Montluc Balagny Maréchal de France

Jean de Montluc de Balagny Gouverneur de Cambrai

Jean de Montluc de Balagny est fait Maréchal de France en 1594 par Henri IV de France.

Jean de Montluc de Balagny est nommé gouverneur de Cambrai.



Hercule de Rohan-Guémené Duc de Montbazon

Henri IV de France, par lettres de mars 1594, érige de nouveau Montbazon en duché en faveur d'Hercule de Rohan-Guémené.



Odet de La Noue Gouverneur du fort de Gournay-sur-Marne

En 1594, Henri IV de France nomme Odet de La Noue, un homme de confiance, gouverneur du fort Pille badaud à Gournay-sur-Marne.


Charles II de Cossé

Charles II de Cossé Gouverneur de Paris

Sacre d'Henri IV de France

Entrée triomphale Henri IV de France dans Paris

Charles II de Cossé Maréchal de France

En janvier 1594, Charles II de Mayenne établit Charles II de Cossé, Gouverneur de Paris.

Henri IV de France se fait sacrer à Chartres le 27 février 1594.

Charles de Bourbon-Soissons assiste à se couronnement.

Albert de Gondi y représente le Comte de Toulouse.

Anne de Lévis-Ventadour y assiste et a l'insigne honneur de représenter l'un des 6 anciens pairs de France, le Comte de Champagne, qui porte la bannière royale et avec les 5 autres, soutient la couronne sur la tête du roi.

Jacques II de Goyon finit par se ranger au côté d'Henri IV de France, au sacre duquel il remplit les fonctions de connétable.

Charles II de Cossé conspire pour faire entrer Henri IV de France dans Paris.

D'où la chanson Tu es sauvé, Paris ; ton gouverneur Brissac a gardé ton navire et du bris et du sac.

Henri IV de France y entre triomphalement le 22 mars 1594.

Durablement installé dans sa capitale, Henri IV de France peut songer à finir la reconquête de son royaume.

Saint-Luc, qui a épousé la sœur de Charles II de Cossé, ménage sa réconciliation avec le roi.

Saint-Luc refuse le bâton de maréchal de France, qu'il demande pour Charles II de Cossé.

Le 30 mars 1594, Charles II de Cossé reçoit un brevet confirmant sa nomination de maréchal de France assorti d'un million de livres.

Catherine-Marie de Lorraine doit accepter sa défaite lors de l'entrée d'Henri IV de France à Paris.

Malgré les supplications de Louise de Lorraine-Vaudémont, la veuve d'Henri III de France, le roi n'exercera aucunes représailles contre Catherine-Marie de Lorraine.



Charles Ier de Lorraine-Guise Gouverneur du Poitou

Libéré, Charles Ier de Lorraine-Guise rejoint la Ligue et combat les forces d'Henri IV de France, devenu roi de France.

Charles Ier de Lorraine-Guise ne fait la paix qu'en 1594, reçoit le gouvernement du Poitou et sert fidèlement le roi.



Mort de Charlotte de La Marck

Henri de La Tour d'Auvergne Prince de Sedan et le Duc de Bouillon

Charlotte de La Marck meurt en 1594 sans descendance. Elle est inhumée à l'église Saint-Laurent de Sedan.

Henri de La Tour d'Auvergne est très proche d'Henri IV de France après son abjuration ce qui lui permet d'hériter de sa femme.

Henri de La Tour d'Auvergne devient Prince de Sedan et le Duc de Bouillon.

Henri de La Tour d'Auvergne sert Henri IV dans les campagnes militaires jusqu'à la pacification de 1597-1598.


Claude de La Châtre

Claude de La Châtre Maréchal de France

Claude de La Châtre fait sa soumission à Henri IV de France en 1594.

Claude de La Châtre remet au roi les villes d'Orléans et de Bourges.

En récompense de quoi, Claude de La Châtre, Baron de la Maisonfort, est confirmé dans ses charges de maréchal de France et de gouverneur d'Orléans et de Bourges.



Installation à Vincennes de Diane de France

En 1594, Diane de France quitte la Touraine pour s'installer à Vincennes. Elle jouit d'un grand crédit auprès d'Henri IV de France.



Ralliement d'Henri Ier de Savoie-Nemours à Henri IV de France

Henri Ier de Savoie-Nemours se rallie à Henri IV de France en 1594.



Naissance de César de Bourbon

César de Bourbon naît à Coucy-le-Château le 7 juin 1594, fils d'Henri IV de France et de Gabrielle d'Estrées.



François Aguesseau anobli

François Aguesseau, commerçant et échevin d'Amiens, et Jean Aguesseau sont anobli pour avoir contribué à faire rentrer la ville d'Amiens au pouvoir d'Henri IV par lettres patentes d'Henri IV de France, données à Paris le 8 octobre 1594.


Charles de Gontaut-Biron Charles de Gontaut-Biron

Charles de Gontaut-Biron Maréchal de France

Charles de Gontaut-Biron est fait Maréchal de France en 1594 par Henri IV de France.



François II de Lorraine Lieutenant général de Lorraine

Traité de Saint-Germain-en-Laye

François II de Lorraine Gouverneur et lieutenant général du Roi des pays de Toul et de Verdun

Charles III de Lorraine, son père, nomme François II de Lorraine lieutenant général des états ducaux pendant des voyages qu'il fait en France, en 1594.

La paix entre la France et la Lorraine ne revient qu'avec le traité de Saint-Germain-en-Laye le 16 novembre 1594.

La paix avec la France permet à François II de Lorraine de devenir gouverneur et lieutenant général du roi dans les villes et pays de Toul et de Verdun.

Charles Ier de Lorraine fait sa soumission à Henri IV de France à l'automne 1594.

Charles Ier de Lorraine échange le gouvernement de Champagne, qu'il détenait, contre celui de Provence.

Charles Ier de Lorraine est également grand maître de France et amiral du Levant.



Tentative d'assassinat d'Henri IV de France

Jean Châtel tente d'assassiner Henri IV de France près du Louvre le 27 décembre 1594.



Liaisons d'Henri IV de France

Henri IV de France a des liaisons avec La Glandée et La Boinville.



Divorce de Nicolas d'Amerval et de Gabrielle d'Estrées

Gabrielle d'Estrées Duchesse de Beaufort de Verneuil et d'Étampes

Henri IV de France fait divorcer Gabrielle d'Estrées pour la rendre libre.

Le mariage de Nicolas d'Amerval et de Gabrielle d'Estrées est annulé pour non consommation le 7 janvier 1595.

Henri IV de France appelle Gabrielle d'Estrées à la cour et créer pour elle le duché de Beaufort.

Elle devient Duchesse de Verneuil et Duchesse d'Étampes.

Il comble d'honneurs tous ses parents.


Anne de Caumont - par François Clouet

Mariage de François III d'Orléans avec Anne de Caumont

Avec l'agrément d'Henri IV de France, Marguerite de Lustrac négocie alors un autre mariage pour Anne de Caumont, maintenant âgée de 20 ans. Le plus dur est de l'arracher aux Guise.

Anne de Caumont est conduite à Paris, remise à Marguerite de Lustrac et fiancée à François III d'Orléans, Comte de Saint Paul. Le roi régle les conditions du mariage

Marguerite de Lustrac retire son consentement mais Anne de Caumont réussit à la faire fléchir.

François III d'Orléans épouse le 16 janvier ou le 2 ou le 5 février 1595 Anne de Caumont, fille de Geoffroy de Caumont et de Marguerite de Lustrac. Leur enfant est :

L'immense fortune d'Anne de Caumont est en grande partie dilapidée par François III d'Orléans qui est très prodigue.



Renaud de Beaune Archevêque de Sens

Henri IV de France place Renaud de Beaune à la tête de l'archevêché de Sens en 1595.



Naissance d'Henri II de Valois-Longueville

Mort d'Henri Ier d'Orléans-Longueville

Henri II de Valois-Longueville ou d'Orléans, naît le 6 avril 1595, fils d'Henri Ier d'Orléans-Longueville et de Catherine de Gonzague. Il descend des Hochberg.

Il ne connaitra pas son père. Henri Ier d'Orléans-Longueville meurt à Amiens le 8 avril 1595.

Henri IV de France est son parrain.



Naissance d'Henri II de Montmorency

Henri II de Montmorency naît au château de Chantilly le 30 avril 1595, fils d'Henri Ier de Montmorency et de Louise de Budos.

Il est filleul de Henri IV de France.



Bataille de Fontaine-Française

Henri IV de France déclare officiellement la guerre à l'Espagne et entame une campagne en Bourgogne.

Début juin 1595, don Ferdinand de Vélasco, Gouverneur du Milanais et Connétable de Castille, franchit les Alpes à la tête d'une armée forte de 12.000 hommes venus des garnisons d'Italie et de Sicile.

À Besançon, il est rejoint par la petite troupe de Charles II de Mayenne, chef de la Ligue catholique. Ensemble, ils se dirigent vers Dijon afin de reprendre la ville.

Henri IV de France, prévenu de leur arrivée, accourt de Troyes avec les 3 000 hommes qu'il a réussi à rassembler.

La confrontation a lieu à Fontaine-Française qui était au Moyen Âge une seigneurie importante du duché de Bourgogne. Cette seigneurie dépendait cependant de la couronne française, d'où son nom.

Henri IV de France part le matin du 5 juin 1595 en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles et les charge en chevau-légers.

Contre toute attente Henri IV de France réussit à les surprendre et à les obliger à battre en retraite de façon temporaire.

Henri IV de France aurait sauvé la vie à Charles de Gontaut-Biron durant ce combat.

Guillaume de Saulx se distingue lors de ce combat.

Après cette charge, Henri IV de France, en homme rusé, décide de recruter parmi les habitants du coin, principalement des paysans, et de les armer de leurs faux ou de tout objet métallique qui peut briller au soleil. Il regroupe ensuite tout ce monde sur la colline tenue par ses troupes militaires et les fait manœuvrer avec ses troupes, laissant croire à l'ennemi à une grande force de frappe.

Alors replié un peu plus bas, Vélasco est persuadé qu'Henri IV de France attend de nombreux renforts, car à ses yeux, Henri IV de France ne peut pas être venu avec seulement 3 000 hommes.

Alors, Vélasco, en homme prudent, attend et observe de loin la position française, mais se laisse berner par les apparences.

Croyant avoir affaire à une armée supérieure en nombre et en armes, il décide finalement de rebrousser chemin, laissant le champ libre aux Français.

Elle marque la fin définitive de la Ligue, un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l'avènement de l'absolutisme.



Entrée d'Henri IV de France à Lyon

Henri IV de France peut faire son entrée royale dans la ville de Lyon qui contrairement à Paris, l'accueille avec beaucoup de pompe.



Exil de Charles Ier d'Aumale à Bruxelles

Charles Ier d'Aumale s'exile à Bruxelles alors capitale des Pays-Bas espagnols. Son exil durera presque 40 ans.

Le Parlement de Paris condamne Charles Ier d'Aumale pour crime de lèse-majesté le 6 juillet 1595. Il est condamné à mort et ses biens sont saisis.

Il est écartelé en effigie et le château d'Anet doit être rasé à fleur de terre et les bois voisins abattus à hauteur de ceinture.

Heureusement, Henri IV de France, dans un esprit d'apaisement, ne fait pas exécuter cette clause de l'arrêt.

Charles Ier d'Aumale est le seul membre de la famille des Guise à avoir obstinément refusé de se soumettre au roi.



Confiscation du duché d'Aumale

Henri IV de France confisque le duché d'Aumale à Henri Ier de Savoie-Nemours en 1595.



Jean Ier Colbert Contrôleur général des finances

Le 7 juin 1595, Jean Ier Colbert est nommé à la charge de contrôleur général des finances par Henri IV de France, en récompense des services qu'il rend à ce prince en contribuant à la réduction de la ville de Reims à son obéissance.



Retraite de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Mort de Charles Emmanuel de Savoie-Nemours

Henri Ier de Savoie-Nemours Duc de Genève et de Nemours

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se brouille avec Charles II de Mayenne, qui préconise la paix avec Henri IV de France.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours se retire dans son gouvernement du Lyonnais, qu'il tente de rendre indépendant de la Couronne.

Il est fait prisonnier dans le Château du quartier de Pierre Scize par l'Archevêque de Lyon.

Il réussit encore une fois à s'échapper et tente de prendre Lyon.

L'intervention d'Henri Ier de Montmorency contrecarre ses projets.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours meurt à Annecy le 13 août 1595 sans enfants.

Henri Ier de Savoie-Nemours, son frère, devient Duc de Genève et de Nemours.



Absolution accordée par le Pape à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron sollicite et obtient à Rome l'absolution d'Henri IV de France et sollicite la levée de l'interdit lancé contre la France en se prosternant aux pieds du pape et en recevant des coups à la place du roi, qu'il représente.

De nouveau à Rome, François de Joyeuse obtient l'absolution d'Henri IV de France par le pape Clément VIII, le 17 septembre 1595, ce qui assure à Henri IV de France le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population, malgré des réticences très fortes des opposants les plus exaltés.

Henri IV de France s'appuie, pour gouverner, sur des ministres et conseillers compétents comme Maximilien de Béthune et Barthélemy de Laffemas.



Henri II de Rohan à la cour d'Henri IV

En 1595, Henri II de Rohan, âgé de 16 ans, fait son apparition à la cour d'Henri IV de France qui vient de conquérir le trône et dont il est le petit-cousin.



Libération de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle

En 1595, Henri IV de France réclame la mise en liberté de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle et la révision de son procès.

En août 1595, Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est libérée après sept ans d'enfermement et arrive à Paris.


Jean III de Beaumanoir - Portrait par François Clouet

Jean III de Beaumanoir Maréchal de France

Jean III de Beaumanoir, Marquis de Lavardin et Comte de Nègrepelisse, est fait Maréchal de France le 19 octobre 1595 par Henri IV de France.



Soumission de Charles II de Mayenne à Henri IV

Charles II de Mayenne fait acte de soumission solennelle à Henri IV de France en novembre 1595, en échange de 2 640 000 livres et de 3 places de sûreté en Bourgogne, dont il perd le gouvernement.



Guillaume V de Hautemer Chevalier des ordres du roi

Henri IV de France honore Guillaume V de Hautemer d'une amitié particulière et a beaucoup de confiance en lui. Il récompense son zèle et ses services, en le créant chevalier des ordres du roi, le 7 décembre 1595.



La Bourgogne entièrement soumise à Henri IV de France

Guillaume de Saulx soutient le parti d'Henri IV de France avec tant de zèle et de capacité, qu'en 1596 la Bourgogne est entièrement soumise à son légitime souverain;



Mariage de Charles Ier Goyon avec Éléonore d'Orléans-Longueville

Charles Ier Goyon épouse à Rouen en 1596 Éléonore d'Orléans-Longueville, fille de Léonor d'Orléans-Longueville et de Marie II de Bourbon-Saint-Pol. Leurs enfants sont :



Édit de Folembray

Henri de Joyeuse Maréchal de France

Toutefois, sous l'influence de François de Joyeuse, son frère, Henri de Joyeuse finit par négocier son ralliement à Henri IV de France en janvier 1596.

Par l'Édit de Folembray, Henri de Joyeuse est fait Maréchal de France par Henri IV de France.



Campagne en Artois

En 1596, Henri Ier de Bourbon-Montpensier combat avec Henri IV de France les Espagnols en Artois.



Entrée de Maximilien de Béthune au Conseil des Finances

Henri IV de France comprend vite qu'il ne peut confier les finances du royaume qu'à l'homme qui administre si bien ses propres affaires. Henri IV de France nomme Maximilien de Béthune en 1596 au Conseil des Finances



Mort de Catherine-Marie de Lorraine

Catherine-Marie de Lorraine continue ses intrigues.

Mais au soulagement d'Henri IV de France, Catherine-Marie de Lorraine meurt en 1596.



Léon XI Légat apostolique à Paris

En 1596, Clément VIII nomme Léon XI légat apostolique à Paris où Léon XI aide à la réconciliation d'Henri IV de France avec l'Église catholique.

On sait aussi que Léon XI va en Chablais, rencontrant François de Sales.



Charles II de Cossé commandant de l'armée du roi en Bretagne

Charles II de Cossé commande l'armée du roi Henri IV de France en Bretagne en 1596.



Assemblée de notables à Rouen

Le 16 octobre 1596, Albert de Gondi se trouve à Rouen, à la suite d'Henri IV de France, lors de l'ouverture de l'assemblée des notables que ce monarque avait réunis dans cette ville.



Alphonse d'Ornano Maréchal de France

Alphonse d'Ornano est fait Maréchal de France en 1597 par Henri IV de France.

Alphonse d'Ornano est fait chevalier du Saint-Esprit le 5 janvier 1597.



Construction du Château de Grosbois

Le Château de Grosbois à Boissy-Saint-Léger est construit en 1597 par Nicolas de Harlay, Seigneur de Sancy, surintendant des finances d'Henri IV de France et gendre de Raoul Moreau.



Urbain de Laval Conseiller d'état et chevalier du Saint-Esprit

Urbain de Laval fait alors acte de soumission à Henri IV de France en lui remettant Sablé et Château-Gontier, et rentre au service du roi.

Henri IV de France fait alors Urbain de Laval Conseiller d'état, puis chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 5 janvier 1597.



Antoine IV d'Estrées Grand maître de l'artillerie de France

Antoine IV d'Estrées devient Grand maître de l'artillerie de France de 1597 à 1599 sous Henri IV de France.


Guillaume V de Hautemer Guillaume V de Hautemer

Guillaume V de Hautemer Maréchal de France

Guillaume V de Hautemer repousse, après un sanglant combat, Charles-Bonaventure de Longueval, Comte de Buquoy, qui a forcé un corps-de-garde de l'armée française, et contraint les Espagnols à repasser la Somme.

Pour cette action, Guillaume V de Hautemer, Comte de Grancey, est fait Maréchal de France en 1597 par Henri IV de France.



Prise d'Amiens par les Espagnols

L'est reconquis, Henri IV de France songe à protéger sa frontière nord attaquée par les Espagnols.

Les affrontements à Laon rétablissent la situation en sa faveur.

En février 1597, les espagnols mettent sur pied la prise de la ville d'Amiens.

Hernandes Teillo Porto Carrero, à la tête de 7 000 fantassins et 700 cavaliers, s'avance dans la nuit du 10 au 11 mars 1597, vers la capitale de la Picardie.

Sur la route et tous les sentiers menant à la ville, il place de petits pelotons de soldats, pour arrêter tous ceux qu'ils rencontreraient.

Il fait cacher 500 hommes dans les taillis, haies et masures à proximité de la ville.

Il choisit 30 autres soldats habillés en paysans avec des hottes et des paniers, comme des gens qui vont au marché.

Avec 3 chariots, ils avancent et pénètrent sous l'une des portes de la ville, renversent un chariot rempli de noix, pour créer un encombrement.

Les bourgeois accourent, hurlant et houspillant le paysan le maladroit, tout en se jetant sur les noix.

Les soldats espagnols déguisés prennent leurs armes, tuent quelques bourgeois, mettent les autres en fuite, tuent les sentinelles et relèvent la herse qui a été abattue, pour faire rentrer les 500 soldats mis en embuscade accompagnés de 4 compagnies de cavalerie qui se répandent dans la ville et conquiert la ville en moins d'une demi-heure.

Henri IV est consterné par cette prise et décide immédiatement, sur les conseils François V de Bonne, de reprendre la ville aux Espagnols.



Siège d'Amiens

Mort de Flessan

Mort de Jean de Mercastel

Urbain de Laval Maréchal de France

Mort d'Hernandes Teillo Porto Carrero

Charles de Gontaut-Biron est chargé de reprendre Amiens.

Avec 4 000 fantassins et 700 cavaliers, il investit Amiens du côté de l'Artois, afin de couper les voies de communications avec Doullens et interceptant tous les convois en direction de la ville. Il fait resserrer la ville de très près.

Guillaume V de Hautemer se signale lors de ce siège.

Malgré sa supériorité numérique, la garnison n'ose pas effectuer de sorties.

Hernandes Teillo Porto Carrero n'a pas imaginé voir l'ennemi aussi vite. Il n'a pas suffisamment de provisions pour tenir un siège. Il fait alors sortir toutes les bouches inutiles et brûler tous les faubourgs.

Les troupes Françaises, s'attendant à un siège long, organisent un camp ou l'on trouve de tout, comme dans une ville dont 2 hôpitaux. On appelle alors le siège d'Amiens, le siège de velours.

Début avril 1597, Henri IV de France, suivi de sa cour, fait attaquer la place avec l'artillerie.

Le 22 mai 1597, Hernandes Teillo Porto Carrero fait une sortie furieuse avec 500 cavaliers, sur le quartier général de Charles de Gontaut-Biron, s'emparant d'un fort que les Français ont construit pour défendre le QG.

Après 2 heures de combats, les Espagnols en sont chassés et poursuivis par les troupes Françaises. Les Espagnols sont sauvés par l'arrivée de 400 fantassins qui leur permettent de fermer les portes de la ville.

En juin 1597, les Espagnols attaquent à nouveau, prenant les tranchées à 3 endroits. Ils sont rapidement refoulés par les Français jusque sur la contrescarpe.

Le 18 juillet 1597, les Espagnols attaque à nouveau avec 2 groupes de 300 hommes chacun. Le premier groupe attaque les tranchées tenues par le régiment de Picardie et le second celles tenue par le régiment de Flessan.

Les Espagnols, progressant rapidement, tuent les maitres de camps Flessan et Jean de Mercastel, sieur de Fouquerolles, nettoient les tranchées et attaquent les batteries afin d'enclouer les canons.

Les troupes de Charles de Gontaut-Biron et de Charles Ier de Lorraine-Guise, Prince de Joinville, tentent de repousser les Espagnols. Les combats sont terribles et les espagnols progressant toujours, Henri IV de France fait donner ses troupes, qui les enfoncent et les poursuivent jusqu'à l'entrée de la ville.

Par état donné au camp d'Amiens, Urbain de Laval, Marquis de Sablé, est fait Maréchal de France le 25 juillet 1597 par Henri IV de France.

Le 4 septembre 1597, les Français lancent un assaut qui est repoussé après un long combat.

Lors de cette attaque, Hernandes Teillo Porto Carrero, est tué d'un coup d'arquebuse. Don Jérôme Carasse marquis de Montanagro prend sa succession.

Il décide de se retrancher dans la ville afin d'attendre l'armée de secours d'Albert VII de Habsbourg, forte de 25 000 hommes, sous les ordres de Peter Ernst Ier von Mansfeld-Vorderort. Elle arrive sur Amiens vers le 20 septembre 1597.

Charles II de Mayenne convainc Charles de Gontaut-Biron d'attendre derrière les retranchements, l'armée de secours. L'armée de secours espagnole vient alors assiéger l'armée assiégeante. Ils attaquent mais sont mis en fuite par l'artillerie Française.

Les forces Françaises renforcent leurs retranchements si bien que le lendemain l'armée de secours n'ose attaquer et Albert VII de Habsbourg prend le parti de se retirer.

Henri IV de France somme alors Don Jérôme Carasse de se rendre. Celui-ci capitule le 25 septembre 1597.

Lors des 6 mois de siège les pertes Française ne s'élèvent qu'à 600 hommes.

Maximilien de Béthune joue un rôle essentiel à la tête de l'artillerie.

Tout jeune, Henri II de Rohan participe à ce siège.

Le Père Joseph sert lors de ce siège.

Henri Ier de Savoie-Nemours se signale lors de ce siège.

Louis de Marillac fait ses premières armes et reçoit après la prise d'Amiens une compagnie de 100 chevaux légers. Le roi le fait gentilhomme ordinaire de sa chambre et sous-lieutenant de la compagnie de gens d'armes du Duc d'Anjou.



Cession du comté de Beaufort

César de Bourbon Duc de Beaufort

Le 6 juillet 1597, Gabrielle d'Estrées acquiert de Catherine de Clèves le comté de Beaufort et toutes ses dépendances.

Henri IV de France réunit le comté de Beaufort à la baronnie de Jaucourt et les érige en duché-pairie en faveur de César de Bourbon, son fils naturel.



François de Bassompierre au service d'Henri IV de France

François de Bassompierre voyage en Italie et dans le royaume de Naples. François de Bassompierre entre ensuite au service d'Henri IV de France en 1598.

Saint-Simon rapporte qu'il doit la faveur de Louis XIII à leur amour commun de la chasse. François de Bassompierre est alors le seul gentilhomme autorisé à souffler dans le cor du roi, car seul capable de le faire sans y baver. François de Bassompierre se distingue par d'autres exploits, comme de boire à sa propre botte emplie de vin.



Nomination de François de La Rochefoucauld Commandeur dans l'ordre du Saint-Esprit

François de La Rochefoucauld Abbé de Saint-Mesmin de Micy

Henri IV de France nomme François de La Rochefoucauld commandeur dans l'ordre du Saint-Esprit et lui donne l'abbaye Saint-Mesmin de Micy en 1598.

Homme de grande culture, autant monarchiste que catholique et par ailleurs très engagé dans les efforts de réforme du clergé français, comme le demande le concile de Trente, il a une grande influence au sein de l'épiscopat français.


Sully vers 1630

Maximilien de Béthune Surintendant des finances

Henri IV de France nomme Maximilien de Béthune surintendant des finances vers 1598.

En 1598, Maximilien de Béthune fait annuler tous les anoblissements décrétés depuis 20 ans.

L'arrivée en Europe des métaux précieux américains, permettent à Maximilien de Béthune d'équilibrer le budget et de faire des économies.

Maximilien de Béthune :

Maximilien de Béthune va pousser les paysans à produire plus que nécessaire afin de vendre aux autres pays, pour cela, Maximilien de Béthune fait augmenter la surface cultivée, fait assécher des marais. Afin de les protéger du fisc, Maximilien de Béthune interdit la saisie des instruments de labour et leur procure une remise sur les arriérés de la taille. Maximilien de Béthune va aussi faire cesser la dévastation des forêts, étendre la culture de la vigne...

Comme surintendant des fortifications Maximilien de Béthune fait établir un arsenal et fortifie les frontières.



César de Bourbon Duc de Vendôme, d'Étampes

César de Bourbon est pourvu du duché de Vendôme par Henri IV de France, son père, et devient Duc de Vendôme en 1598 et Duc d'Étampes.



Soumission de Philippe-Emmanuel de Lorraine

Édit de Nantes

Henri IV de France marche en personne contre Philippe-Emmanuel de Lorraine et reçoit sa soumission à Angers le 20 mars 1598.

En échange, César de Bourbon est fiancé avec Françoise de Lorraine-Mercœur.

Henri IV de France accorde son pardon à Gabriel de Goulaine et aux principaux lieutenants de Philippe-Emmanuel de Lorraine :

L'article 6 du traité de soumission donne la possibilité aux gens de guerre de rejoindre l'armée royale.

Pour sceller cette reddition, Henri IV de France choisit Nantes pour signer le fameux Édit de Nantes, le 30 avril 1598 (et non le 13 avril cette date étant due à une erreur de l'époque) qui règle le problème protestant.

L'édit de Nantes n'est pas un acte gracieux, dû à la volonté du roi, mais un traité dont les articles sont débattus comme avec des belligérants.

L'édit garantit la liberté de conscience et marque un tournant dans l'histoire des mentalités. Sa signature marque la distinction entre :

L'homme se coupe en deux : une moitié publique, et une moitié privée. Les actions et les actes sont soumis sans exception à la loi du monarque.

L'édit autorise la liberté de culte aux protestants partout dans le royaume dans les lieux où le protestantisme était installé avant 1597 ainsi que dans 3 500 châteaux de seigneurs justicieux et dans deux localités par bailliage, Dans certaines villes, le culte protestant est interdit : Paris, Rouen, Dijon, Toulouse ou encore Lyon.

Les Réformés ne sont pas privés de leurs droits civils, ils peuvent ouvrir des académies. Une dotation de 45 000 écus est prévue pour les pasteurs.

Dans d'autres c'est l'inverse, le culte catholique est interdit à Saumur, La Rochelle, Montauban ou Montpellier. Les catholiques qui veulent garder la foi de leur pères ne peuvent se rendre à l'église : elle est détruite, ou la porte en est barrée par des piquets, sur ordre d'un chef protestant.

Dans certaines villes : Bordeaux, Grenoble, Castres, les protestants sont jugés par des tribunaux constitués pour moitié de protestants.

L'édit accorde aux protestants 150 lieux de refuges, dont 51 places de sûreté. Ces places pourront être défendues par une armée potentielle de 30 000 soldats.

Le mot de tolérance ne figure pas dans l'Édit. À cette époque ce mot est synonyme d'endurer ou encore de supporter alors qu'il peut signifier aujourd'hui accepter la pensée de l'autre comme aussi vraie que sa propre opinion. Au XVIe siècle, dans le domaine religieux, chacun est sûr de détenir la vérité, sachant que l'autre est dans l'erreur et joue son destin éternel. Il serait criminel de l'abandonner et de renoncer à un droit d'ingérence pour le sauver, y compris par la force.

Ce qui fait la différence entre les édits de tolérance précédents et l'édit de Nantes, c'est la mise en application réelle de ce dernier grâce à l'autorité d'Henri IV de France. Il ne faut pas croire non plus que ce traité soit accueilli avec soulagement. Des villes comme Paris, Rennes, Rouen ou autres villes catholiques ne le ratifieront qu'au bout de 10 ans sous la menace d'Henri IV.

Des personnes comme Théodore Agrippa d'Aubigné le qualifient d'abominable édit.

Les Catholiques voient cet édit comme un moyen de contenir les protestants en attendant leur disparition, une sorte de pis-aller en somme.

De leur côté les protestants ne considèrent cet édit que comme une pause dans la conversion des catholiques.

La promulgation de cet édit constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

Que la mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre depuis le commencement du mois de mars 1585 jusqu'à notre avènement à la couronne et durant les troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie comme de chose non advenue. Et ne sera loisible ni permis à nos procureurs généraux ni autres personnes quelconques publiques ni privées, en quelques temps ni pour quelque occasion que ce soit, en faire mention, procès ou poursuite en aucune cour ou juridiction que ce soit.

L'édit conduit finalement la France à sacraliser un roi à un degré sans équivalent en Europe. Il fonde, autour d'une religion d'État dont le souverain est le pivot, l'absolutisme. Son aboutissement est une véritable religion royale, qui culminera avec Louis XIV à Versailles.

Une découverte historiographique récente montre que l'édit de Nantes n'a pas été scellé avec de la cire verte, utilisée pour les édits perpétuels, mais avec de la cire brune, comme un édit temporaire. Problème de chancellerie ou calcul politique ? Le débat reste ouvert.

Léonor Chabot est délégué par ses coreligionnaires pour avoir des éclaircissements sur l'Édit de Nantes.



Traité de Vervins

Accablé par de nombreux revers, les armées de la Ligue et d'Espagne s'épuisent progressivement. La France et l'Espagne sont à bout de force.

Nicolas Brûlart de Sillery négocie le traité de Vervins qui est signé le 2 mai 1598 à Vervins dans l'Aisne entre Henri IV de France et Philippe II d'Espagne, mettant fin à la guerre avec l'Espagne.

Il confirme les clauses du traité franco-espagnol de Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559 entre Philippe II d'Espagne et Henri II de France, en y ajoutant diverses clauses nouvelles fixant les limites entre l'Espagne et la France.

Clément VIII contribue beaucoup à cette paix.

Philippe II d'Espagne restitue à la France la plupart des places conquises en France et abandonne la Belgique.

Henri IV de France se refuse toutefois à entériner l'annexion de la Navarre espagnole, réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole. Malgré près de 40 ans de guerre civile en France, elle n'a pu s'imposer :

Philippe II d'Espagne décide d'octroyer leur indépendance aux Pays-Bas avec à leur tête Albert VII de Habsbourg lequel doit épouser Isabelle Claire Eugénie d'Espagne, sa fille.

Une clause du traité stipule que si le couple s'éteint sans descendance, les Pays-Bas redeviendront possession espagnole.

Or, il semble qu'Albert soit dans l'impossibilité physique d'engendrer.

Cette indépendance n'est qu'un tour de passe-passe politique permettant aux Pays-Bas de retrouver la paix avant de retourner dans le giron Espagnol.



Promesse de reconstruction de la Cathédrale Orléans

Le 2 juillet 1598, Henri IV de France, en revenant de visiter la Bretagne, lors de son passage à Orléans, promet de réédifier complètement la Cathédrale d'Orléans, aux frais de l'État.



Mort de Jacques II de Goyon Maréchal de France

Jacques II de Goyon de Matignon meurt dans son Château de Lesparre dans le Médoc le 27 juillet 1598.

Jacques II de Goyon a servi fidèlement cinq rois et une reine : Henri II de France, Catherine de Médicis, François II de France, Charles IX de France, Henri III de France et enfin Henri IV de France, donnant un bel exemple de loyalisme.



Charles de Gontaut-Biron Gouverneur de Bourgogne

Charles de Gontaut-Biron Duc et Pair de France

La baronnie de Biron est érigée en duché-pairie en 1598.

Charles de Gontaut-Biron est nommé Gouverneur de Bourgogne. Il est fait Duc et Pair de France en 1598.

Henri IV de France envoie Charles de Gontaut-Biron en ambassade auprès d'Élisabeth Ire Tudor.



Annulation du mariage d'Henri IV de France avec Marguerite de Valois

François de Joyeuse négocie l'annulation du mariage d'Henri IV de France avec Marguerite de Valois. Nicolas Brûlart de Sillery obtient cette annulation qui est prononcé par le pape Clément VIII le 17 décembre 1598.



Fervaques élevé au rang de bourg

En mai 1599, Henri IV de France érige la paroisse de Fervaques en titre de bourg et y établit des foires et marchés.



Reprise de la construction du Pont-Neuf

En 1599, Henri IV de France ordonne la reprise des travaux de construction du Pont-Neuf, dont il confie la conduite à Guillaume Marchant et François Petit.



Cession du château de Rentilly

Jean de Ligny, secrétaire du roi Henri IV de France, achète Rentilly, en 1599. Il le fait reconstruire entièrement.

Anne Duguet, son épouse, l'occupe.



Jean de Saint-Bonnet Gentilhomme ordinaire de la maison du Roy

En 1599, dès ses 14 ans, Jean de Saint-Bonnet est page puis gentilhomme ordinaire de la maison du Roy auprès d'Henri IV de France.



Accord pour Caumont

Henri IV de France s'entremet.

Par acte du 20 mai 1599, la place de Caumont est remise à François III d'Orléans et à Anne de Caumont alors que Jacques Nompar de Caumont reçoit Tonneins, Castelmoron et Castelnau en Périgord.

Il est également convenu que, dans le cas où Anne de Caumont décéderait sans enfants, Jacques Nompar de Caumont recevrait de plein droit le château et la seigneurie de Caumont.

François III d'Orléans et à Anne de Caumont prennent possession de Caumont. Ils en enlèvent le gouvernement à Geoffroy de Vivant et le remplacent par Hercule d'Argilemont.



Projet de mariage d'Henri IV de France avec Gabrielle d'Estrées

Mort de Gabrielle d'Estrées

Après que le pape a annulé le mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois, le mariage d'Henri IV avec la belle Gabrielle est prévu pour le 10 avril 1599. Elle est alors enceinte de 6 mois du quatrième enfant de Henri V.

Gabrielle d'Estrées prend un repas chez le financier Sébastien Zamet rue des Fossés-St-Germain à Paris. Mais dans la nuit du 9 au 10 avril, quelques heures avant le mariage qui allait faire d'elle la reine de France, elle est prise de convulsions, après avoir bu une citronnade préparée par Zamet. Gabrielle d'Estrées meurt le 10 avril 1599. On soupçonne un empoisonnement mais l'hypothèse la plus probable est qu'elle est victime d'apoplexie foudroyante.

Contre toute vraisemblance, certains affirment que le Diable a étranglé la belle Gabrielle.

Au lendemain de sa mort, Henri IV de France écrit :

Mon affliction est aussi incomparable que l'était le sujet qui me la donne. Les regrets et les plaintes m'accompagneront jusqu'au tombeau. La racine de mon cœur est morte et ne rejettera plus...

Elle a droit à des funérailles royales.


Henriette de Balzac d'Entragues

Liaison d'Henri IV de France avec Henriette de Balzac d'Entragues

Henri IV de France fait la connaissance d'Henriette de Balzac, Marquise d'Entragues de Verneuil. Il a une liaison avec elle. Leurs enfants sont :

Très amoureux d'elle, il va jusqu'à lui promettre le mariage dans une lettre datant d'octobre 1599.

Rédigée et signée de la main même d'Henri IV de France, après une promenade coquine dans la Vallée des 7 moulins proche du château des parents, la promesse de mariage faite à Henriette d'Entragues était ainsi libellée :

Nous, Henri Quatrième, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, promettons et jurons devant Dieu, en foi et parole de roi, à messire François de Balzac, sieur d'Entragues, chevalier de nos ordres, que nous donnant pour compagne demoiselle Catherine Henriette de Balzac, sa fille, au cas que dans six mois à commencer du premier jour du présent, elle devienne grosse et qu'elle accouche d'un fils, alors et à l'instant nous la prendrons à femme et légitime épouse, dont nous solenniserons le mariage publiquement et en face de notre Sainte Église, selon les solennités en tel cas requises et accoutumées (...). Aussitôt après que nous aurons obtenu de notre Saint Père le pape la dissolution du mariage entre nous et Madame Marguerite de France, avec permission de nous marier où bon nous semblera.



Débats entre Jacques Davy du Perron et Duplessis-Mornay

Jacques Davy du Perron est rappelé pour combattre les doctrines de Philippe Duplessis-Mornay, un théologien protestant, qui a écrit dans son Traité de l'Eucharistie contre la messe et sur l'eucharistie.

Jacques Davy du Perron déclaré publiquement que cet ouvrage est rempli de citations tronquées.

Sur la demande des 2 adversaires, la conférence a lieu à Fontainebleau le 4 mai 1600, en présence d'Henri IV de France et tourne à la confusion de Duplessis-Mornay.



Naissance de François de Montmorency-Bouteville

François de Montmorency-Bouteville naît en 1600, fils de Louis de Montmorency-Bouteville et de Charlotte Catherine de Luxe.

Louis de Montmorency-Bouteville est vice-amiral de France sous Henri IV de France.


Débarquement de Marie de Médicis à Marseille - par Pierre-Paul Rubens

Mariage d'Henri IV de France avec Marie de Médicis

Nicolas Brûlart de Sillery conclut le remariage du roi avec Marie de Médicis. Ce mariage répond à des préoccupations dynastiques et financières.

Les Médicis, banquiers créanciers du roi de France, promettent une dot d'un montant total de 600 000 écus d'or, ce qui donne à la reine le surnom de la grosse banquière.

Le contrat de mariage d'Henri IV de France et de Marie de Médicis est signé le 25 avril 1600 à Florence.

Le mariage est célébré par procuration à Florence le 15 juillet 1600.

Lors de l'arrivée de Marie de Médicis, ayant trouvé Antoinette de Pons plus vertueuse que jamais Henri IV de France lui déclare que puisqu'elle est véritablement dame d'honneur elle sera dame d'honneur de sa femme.

Antoinette de Pons est chargée d'accueillir Marie de Médicis à Marseille où elle débarque en France avec une suite de 2 000 personnes.

Henri IV de France épouse à Lyon, le16 ou 17 décembre 1600 Marie de Médicis, fille de François Ier de Médicis et de Jeanne de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Ils passent leur première nuit de noce à Lyon.

Marie de Médicis est une femme de belle prestance, grande, grasse, de petits yeux, froide, hautaine, fastueuse, paresseuse, jalouse, vindicative, d'humeur acariâtre. Elle a un magnifique teint blanc, des cheveux châtains.

Marie de Médicis ne s'entend pas toujours avec Henri IV. D'un tempérament très jaloux, elle ne supporte pas les aventures féminines de son mari, et les nombreuses indélicatesses de ce dernier à son égard. En effet il l'oblige à côtoyer ses maîtresses, et lui refuse souvent l'argent nécessaire pour régler toutes les dépenses qu'elle entend réaliser pour manifester à tous son rang royal.

Des scènes de ménage ont lieu entre les deux époux, suivies de périodes de paix relative.

Catherine de Clèves sera dame d'honneur de Marie de Médicis.



Invasion de la Savoie et le Piémont par Henri IV

Siège de Montmélian

Henri IV de France envahit la Savoie en 1600 et fait assiéger la ville de Montmélian par Maximilien de Béthune.

Il dit qu'elle est une merveilleusement forte place et la meilleure qu'il vit jamais.

Henri Ier de Bourbon-Montpensier participe à cette campagne de Savoie.

Le comte de Baudis capitule rapidement au grand dam de Charles-Emmanuel Ier de Savoie, venu aider la citadelle.

La chute de Montmélian oblige Charles-Emmanuel Ier de Savoie à repasser le val d'Aoste et cette partie des Alpes.

Henri IV de France envahit le Piémont.



Traité de Lyon

Par le traité de Lyon signé le 17 janvier 1601 :



Louis III de Lorraine Archevêque-coadjuteur de Reims

En 1601, Henri IV de France, nomme Louis III de Lorraine Archevêque-coadjuteur de Reims, avec droit de succession.



Reconstruction de la Cathédrale d'Orléans

Le 18 avril 1601, Henri IV de France et Marie de Médicis posent la première pierre de la nouvelle Cathédrale d'Orléans.



Naissance de Gaston-Henri de France

Gaston-Henri de France naît le 27 octobre 1601, fils d'Henri IV de France et d'Henriette de Balzac d'Entragues.

Le siège d'évêque de Metz, prestigieux et politiquement stratégique, est réservé à Gaston-Henri de France dès son plus jeune âge.



Philippe-Emmanuel de Lorraine Lieutenant-général des armées impériales en Hongrie

Prise d'Albe-Royale

Avec Henri de Lorraine, son frère, Comte de Chaligny, Philippe-Emmanuel de Lorraine entre au service de l'empereur Rodolphe II, qui lui offre avec l'accord d'Henri IV de France, la charge de lieutenant-général des armées impériales en Hongrie pour combattre les Turcs.

En 1601, Philippe-Emmanuel de Lorraine s'empare d'Albe-Royale ou Alba-Regia (aujourd'hui Székesfehérvár), située entre Budapest et le lac Balaton, ville où autrefois les Rois de Hongrie étaient couronnez et inhumés.

Inquiété par les succès de Philippe-Emmanuel de Lorraine, Mehmed III entreprend en mars 1601 une démarche auprès d'Henri IV de France pour le rappeler. Le roi lui répond que :

Le plus puissant soutien de Philippe-Emmanuel de Lorraine dans sa guerre contre les Turcs est Saint Laurent de Brindisi (1559-1619), un capucin envoyé par le pape Clément VIII à l'empereur Rodolphe II qui le fait aumônier des troupes impériales.



Nouvelle reconstruction de la Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans

Le 18 avril 1601, Henri IV de France et Marie de Médicis posent la première pierre des nouveaux travaux de la Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.



Naissance de Louis XIII

Louis XIII Dauphin de France

Don du Château de Montceaux-lès-Meaux à Marie de Médicis

Marie de Médicis est rapidement enceinte.

Au grand contentement du roi et du royaume qui attendent la naissance d'un dauphin depuis plus de 40 ans, Louis XIII, dit le Juste, naît au château de Fontainebleau le 27 septembre 1601, fils d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Il est Dauphin de France. Il est baptisé le 29 septembre.

Henri IV de France offre le Château de Montceaux-lès-Meaux à Marie de Médicis à l'occasion de la naissance de Louis XIII.

Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est élevé à côté des bâtards de son père, dans une atmosphère assez sobre. Le futur roi en conçut une grande aversion pour le désordre et la dépravation.

Diane de France est chargée de l'éducation de Louis XIII.

Une nouvelle vague de travaux débute Château de Montceaux-lès-Meaux, sous la direction de Salomon de Brosse.



Urbain VIII Légat apostolique

En 1601, Urbain VIII est nommé légat apostolique pour présenter à Henri IV de France les félicitations pontificales pour la naissance du futur Louis XIII.


Pompe de la Samaritaine (à gauche) sur le pont Neuf au XVIIIe siècle - tableau de Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet

Construction de la pompe de la Samaritaine

Le 2 janvier 1602, Henri IV de France autorise la construction d'une grande pompe, au droit de la deuxième arche du grand bras du Pont-Neuf, pour alimenter en eau les palais du Louvre et des Tuileries, ainsi que le jardin des Tuileries.

Cette pompe, la première machine élévatrice d'eau construite dans Paris, est conçue par le Flamand Jean Lintlaër.

Les travaux sont entrepris en 1608.

Il s'agit d'un petit immeuble d'habitation sur pilotis entre lesquels tournent 2 roues de moulin. Il est surmonté d'une horloge munie d'un carillon.

Lintlaër lui-même y logea

Elle est dénommée "pompe de la Samaritaine" en référence à une représentation sculptée de la rencontre entre Jésus et la samaritaine au Puits de Jacob (relatée dans l'Évangile selon Jean), œuvre de Bernard et René Frémin (1672-1744).



Conspiration de Charles de Gontaut-Biron

Mort de Charles de Gontaut-Biron

Jean de Gontaut 2e Baron de Biron

Les Grands sont mécontents.

Un certain Jacques de La Fin, est l'investigateur d'un complot.

Charles de Gontaut-Biron traite avec l'Espagne et la Savoie, et s'engage à prendre les armes contre son pays.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie propose à Charles de Gontaut-Biron:

Henri de La Tour d'Auvergne est mêlé cette conspiration.

Des rumeurs parviennent à la Cour et le complot est révélé par Jacques de La Fin, qui a été l'émissaire de Charles de Gontaut-Biron.

Charles de Gontaut-Biron et Henri de La Tour d'Auvergne sont arrêtés à Fontainebleau dans la nuit du 13 au 14 juin 1602.

Les terres d'Henri de La Tour d'Auvergne sont confisquées.

Henri IV de France, qui lui a déjà pardonné une première fois à Lyon, essaie à plusieurs reprises, mais en vain, d'obtenir l'aveu de son nouveau crime et son repentir, afin de lui pardonner.

Charles de Gontaut-Biron veut tout nier, mais il est confondu par ses écrits.

Henri IV de France, qui lui avait déjà pardonné une première fois, essaie à plusieurs reprises, mais inutilement, d'obtenir l'aveu de son nouveau crime et son repentir, afin de lui pardonner.

Le 13 juillet 1602, Jacques de La Fin arrive à Paris, sous bonne escorte.

Le 14 juillet 1602, Charles de Gontaut-Biron est confronté à son accusateur.

Le 17 juillet 1602, le procès de haute trahison est remis aux mains des conseillers du Parlement.

Charles de Gontaut-Biron comparaît le 27 juillet 1602, en l'absence des pairs du Royaume, qui ont refusé de participer au procès.

Le 29 juillet 1602, Charles de Gontaut-Biron est condamné à mort pour crime de haute trahison.

Charles de Gontaut-Biron meurt le 31 juillet 1602 décapité à l'intérieur de la Bastille où il est emprisonné.

Jean de Gontaut, son frère, devient 2e Baron de Biron.



Roger II de Saint-Lary Gouverneur de Bourgogne

Après la conspiration de Charles de Gontaut-Biron, Henri IV de France nomme Roger II de Saint-Lary gouverneur de Bourgogne en 1602.



Naissance d'Élisabeth de France

Élisabeth de France naît à Fontainebleau le 22 novembre 1602, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis.



Légitimation des enfants de Henriette de Balzac d'Entragues

Gaston-Henri de France et Gabrielle-Angélique de France sont légitimés par Henri IV de France en 1603.



Séjour d'Henri IV d France au Château de Caen

Henri IV de France est le dernier Roi de France à séjourner au Château de Caen le 12 septembre 1603.



Charles de L'Aubespine Ambassadeur extraordinaire en Hollande et à Bruxelles

En 1604, Henri IV de France envoie Charles de L'Aubespine comme ambassadeur extraordinaire en Hollande et à Bruxelles.


Jacqueline de Bueil

Liaison d'Henri IV de France avec Jacqueline de Bueil

Mariage de Philippe de Harlay de Champvallon avec Jacqueline de Bueil

Henri IV de France a une liaison avec Jacqueline de Bueil. Leur enfant est :

Jacqueline de Bueil-Courcillon est une des maîtresses officielles.

Très jeune et sans fortune, Jacqueline de Bueil exige du roi qu'il la marie à un gentilhomme de bonne famille. Le roi lui choisit un époux.

Philippe de Harlay de Champvallon, Comte de Césy, épouse à Saint-Maur-des-Fossés le 5 octobre 1604 à 6 heures du matin Jacqueline de Bueil.



Complot pour faire reconnaître petit Gaston-Henri de France comme dauphin

Déçue par Henri IV de France, Henriette de Balzac d'Entragues développe une attitude arrogante qui éteint la passion du roi.

En 1604, Henriette de Balzac d'Entragues participe avec son frère, Charles d'Angoulême, Comte d'Auvergne à un complot pour faire reconnaître le petit Gaston-Henri de France comme le dauphin au détriment de Louis XIII.

Charles d'Angoulême est emprisonné à la Bastille.



Guy XX de Laval Conseiller d'État

Guy XX de Laval en Italie

Guy XX de Laval est présenté à Henri IV de France qui le prend en affection, et lui donne des lettres de conseiller d'État.

On parle, dès lors, de marier Guy XX de Laval avec Jeanne de Scépeaux, riche héritière.

Mais, comme Guy XX de Laval ne respire que pour les armes et les voyages, Guy XX de Laval part vers la fin de 1604, pour l'Italie.


Henri II de Rohan

Rohan Duché-pairie

Mariage d'Henri II de Rohan avec Marguerite de Béthune

Henri II de Rohan Premier Duc de Rohan

Henri II de Rohan Prince de Léon

À retour en France d'Henri II de Rohan, Henri IV de France érige la vicomté de Rohan en duché-pairie et lui fait épouser la fille de Maximilien de Béthune.

Henri II de Rohan épouse en 1604 ou 1605 Marguerite de Béthune, fille de Maximilien de Béthune et de Rachel Cochefilet. De leurs 9 enfants ne survivra que :

Henri II de Rohan devient alors Henri Ier en tant que premier Duc de Rohan.

Sa mère dira alors "Roi ne puis, duc ne daigne, Rohan suis", qui passe, à tort, pour la devise de la famille.

Mais avec plaisir Henri II de Rohan accepte cependant de l'autorité royale le titre de prince de Léon, puis celui de Duc et pair de France. Il le nomme ensuite colonel des Suisses et Grisons.

Pour capitale de son duché, Henri II de Rohan prend Pontivy et le château des XVe et XVIe appelé depuis, château des Rohan. Il y fait venir des tisserands de Navarre.

L'amitié du Roi le promet à une brillante carrière.

Catherine de Rohan aurait eu cette fière réponse à Henri IV de France, épris de sa beauté :

Sire, je suis trop pauvre pour être votre femme, mais de trop bonne lignée pour être votre maîtresse.



Jacqueline de Bueil Comtesse de Moret

Jacqueline de Bueil sort nuitamment dans Paris en compagnie le plus souvent de Roger II de Saint-Lary de Bellegarde et d'Antoine de Roquelaure.

Elle est suivie des pages de la chambre de service (notammen le jeune Racan) arborant leur flambeau.

Malgré cela, Henri IV de France lui est suffisamment attaché pour lui offrir, le jour de l'an 1605, le titre de comtesse de Moret, ainsi qu'une bourse de 9 000 livres.



Conversion au catholicisme de Guy XX de Laval

Arrivé à Paris, Guy XX de Laval a l'honneur d'être admis par Henri IV de France à la messe dans sa chapelle, et il se met sans retard sous la direction du Père Pierre Cotton.

La conversion, malgré l'opposition de sa mère, et des principaux huguenots est déjà décidée.

Entre le jour de Pâques et le 21 avril 1605, Guy XX de Laval se convertit au catholicisme.

Les protestants qui avaient tout mis en œuvre pour éviter la défection d'un de leurs chefs futurs, affecteront ensuite une indifférence pour cette conversion qui les désole.


Léon XI Tombe de Léon XI au Vatican - par Alessandro Algardi Paul V

Jacques Davy du Perron Chargé des affaires de France à Rome

Mort de Clément VIII

Léon XI Pape

Mort de Léon XI

Paul V Pape

Jacques Davy du Perron est envoyé à Rome comme chargé des affaires de France.

À peine était-il arrivé, que Clément VIII meurt à Rome le 3 mars 1605.

Il est le dernier pape de la Contre-réforme,

Alexandre Ottaviano de Médicis apparait d'emblée comme un candidat.

Philippe III d'Espagne fait connaître son mécontentement, mais Henri IV de France apporte un soutien financier de 300 000 écus à la cause de son parent par alliance.

Le parti italien, mené par le cardinal Aldobrandini, se joint au parti français.

Au conclave, l'esprit remuant de Jacques Davy du Perron, contribuent à l'élection d'A Alexandre Ottaviano de Médicis, parent de la reine de France.

Alexandre Ottaviano de Médicis est élu pape le 1er avril 1605 sous le nom de Léon XI (en latin Leo XI, en italien Leone XI).

Peu de temps après son couronnement, Léon XI tombe malade.

Léon XI meurt à Rome le 27 avril 1605 après un pontificat de 27 jours.

Un nouveau conclave est convoqué, et la faction française, représentée par Jacques Davy du Perron, y prévaut encore.

Camille Borghèse est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V (en latin Paulus V, en italien Paolo V).

Paul V s'efforce de maintenir le régime des exemptions ecclésiastiques, ce qui lui vaut des conflits avec de nombreux États italiens, en particulier la république de Venise.

Son règne est marqué par une application stricte du droit.

Ainsi, Paul V renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente.

Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en extrême orient.

Édouard Farnèse est électeur lors de ces conclaves.


Louise Marguerite de Lorraine

Mariage de François de Bourbon-Condé avec Louise-Marguerite de Lorraine

Louise-Marguerite de Lorraine est aimée d'Henri IV de France, qui veut l'épouser

François de Bourbon-Condé, Prince de Conti, épouse le 24 juillet 1605 Louise-Marguerite de Lorraine. Leur enfant est :



Guy XXI de Laval Comte de Laval

Du chef de sa bisaïeule, Anne de Montfort-Laval , fille de Guy XVI de Laval.

Guy XXI de Laval succède dans le comté de Laval à Guy XX de Laval, sous la garde-noble de Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau, sa mère.

Guy XXI de Laval devient Comte de Laval.

Le 17 février 1606, Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau prête foi et hommage pour ces terres au nom de Guy XXI de Laval son fils

Le 24 février 1606, par lettres patentes, Henri IV de France lui fait don des frais usuels de rachats.

Mais l'héritage est contesté par la comtesse douairière de Laval, la marquise de Mirebeau et, au nom de leurs fils, par la duchesse d'Elbeuf et la princesse de Condé.

Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau obtient gain de cause et réussit à maintenir la puissance territoriale des La Trémoille en Bretagne et en Mayenne.



Naissance de Christine-Marie de France

Christine-Marie de France, parfois également prénommée Chrétienne, naît à Paris le 10 février 1606, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis.



Aménagement de la place Dauphine

En juillet 1606, alors que la construction du Pont-Neuf s'achève, Henri IV de France décide d'aménager la place Dauphine, une place presque fermée avec des maisons ayant des façades identiques située entre le Palais de la Cité et le terre-plein situé entre les deux culées du Pont-Neuf.



Creusement du Grand-canal au château de Fontainebleau

Au château de Fontainebleau, le Parc de près de 80 hectares est créé sous Henri IV de France. Il y fait planter plusieurs essences d'arbres, notamment des sapins, des ormes et des arbres fruitiers.

Henri IV de France y fait creuser le Grand-canal de 1,2 km de long entre 1606 et 1609. Le canal, précédant de près de 60 ans celui de Versailles, devient vite un lieu d'attraction. On pouvait s'y promener en bateau et Louis XIII y fera naviguer une galère. Il est alimenté par plusieurs aqueducs établis au XVIe siècle.

La cour des Offices ou Cour des cuisines est édifiée par Henri IV de France entre 1606 et 1609.



Henri de La Tour d'Auvergne pardonné

A titre de médiateur, Odet de La Noue tente de réconcilier Henri IV de France et Henri de La Tour d'Auvergne.

Henri de La Tour d'Auvergne implore son pardon en 1606 et retrouve ses biens.



Richelieu Évêque de Luçon

Richelieu est nommé Évêque de Luçon le 18 décembre 1606 par le roi Henri IV de France.


Charlotte des Essarts – anonyme - Château de Bussy-Rabutin

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte des Essarts

Henri IV de France a une liaison en 1607 avec Charlotte des Essarts, Comtesse de Romorantin. Leurs enfants sont :

Ces deux filles seront légitimées par le Roi.

Henri IV de France lui verse une pension de 2 à 3 000 mille livres et ordonne que l'on meuble princièrement son logement.



Retrait de l'interdit jeté par Paul V sur Venise

Paix entre Paul V et Venise

François de Joyeuse sert de médiateur entre le Saint-Siège et la République de Venise. Le 21 avril 1607, la paix est conclue entre Paul V et Venise grâce à l'arbitrage d'Henri IV de France. L'interdit que le pape Paul V a jeté sur la Sérénissime est retiré.



Naissance de Nicolas Henri de France

Nicolas Henri de France naît 13 avril 1607, fils d'Henri IV de France et de Marie de Médicis.



Naissance d'Antoine de Bourbon-Bueil

Antoine de Bourbon-Bueil naît le 9 mai 1607, fils d'Henri IV de France et de Jacqueline de Bueil.


François de la Rochefoucauld

François de la Rochefoucauld Cardinal

Henri IV de France, souhaitant proposer François de la Rochefoucauld comme modèle au haut clergé, pétitionne le pape Paul V pour qu'il soit fait cardinal.

Le 10 septembre 1607 François de la Rochefoucauld est créé cardinal.



Marquisat de Fronsac Érigé en Duché-pairie

François III d'Orléans Duc de Fronsac

Le marquisat de Fronsac est érigé en Duché-pairie par Henri IV de France le 14 février 1608.

François III d'Orléans devient Duc de Fronsac.



Rupture d'Henri IV de France avec Jacqueline de Bueil

Jacqueline de Bueil devient également la maîtresse de Claude de Lorraine.

Henri IV de France, informé par Maximilien de Béthune, se fâche.

Jacqueline de Bueil le rassure : Claude de Lorraine ne lui fait pas la cour, il veut l'épouser.

Voulant en avoir le cœur net, le souverain ordonne au prince d'acheter des alliances.

Toujours amoureux de Jacqueline de Bueil, mais ne désirant en aucune manière s'opposer au roi, celui-ci rejoint immédiatement sa Lorraine natale.

Alors qu'Henri IV de France fait mine de croire aux arguments de sa maîtresse, celle-ci se console vite avec un autre gentilhomme.

Mais, cette fois, le roi se fâche et rompt aussitôt.



Naissance de Gaston de France

Jean-Baptiste-Gaston ou Gaston de France naît à Fontainebleau le 24 ou le 25 avril 1608, fils d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Il est aussi nommé Monsieur car frère cadet du roi Louis XIII.

L'évènement est fêté par une série de spectacles donnés en l'honneur de Marie de Médicis. On y joue notamment une partie de la tragédie Bradamante de Robert Garnier.



Cession d'Antibes

Henri IV de France achète en 1608 la ville d'Antibes aux Grimaldi, qui quittent alors le château d'Antibes pour s'installer au château de Cagnes rénové.



Installation de Louis XIII au Louvre

Le dauphin Louis XIII quitte Saint-Germain, en 1609.

Il part alors vivre au Louvre au côté de Henri IV de France pour y apprendre son futur métier de roi.

Le jeune roi reçoit une éducation assez superficielle de la part de son précepteur, Gilles de Souvré.

Peu intéressé par le latin et les lettres, le jeune roi est plutôt passionné de chasse et de musique. Il compose plusieurs ballets. Louis XIII se révèle aussi excellent dessinateur et bon cavalier, grâce à l'enseignement de son sous-gouverneur, Antoine de Pluvinel. Mais, comme en témoigne son bégaiement, il est timide et manque de confiance en lui.



Guillaume V de Hautemer Membre du conseil de régence

En 1609, Henri IV de France désigne Guillaume V de Hautemer pour faire partie du conseil de régence dans le cas où il viendrait à mourir avant la majorité de Louis XIII.


Charlotte-Marguerite de Montmorency

Henri IV de France séduit par Charlotte-Marguerite de Montmorency

Mariage d'Henri II de Bourbon-Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency

En 1609, Charlotte-Marguerite de Montmorency entre au service de Marie de Médicis.

C'est en répétant un ballet qu'elle séduit le vieux Roi Henri IV de France. Il fait rompre les fiançailles de Charlotte-Marguerite de Montmorency avec le marquis de Bassompierre.

Escomptant la complaisance d'Henri II de Bourbon-Condé, réputé aimer les hommes, Henri IV de France le marie à sa propre maîtresse. Le contrat de mariage est signé le 2 mars 1609 au Louvre.

Henri II de Bourbon-Condé épouse à Chantilly le 17 mai 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency. Leurs enfants sont :

Henri IV de France se met à courtiser la jeune princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l'emmenant en province. Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d'approcher sa belle.

Henri II de Bourbon-Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l'Espagne, grande ennemie de la France, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.



Mort de Jean-Guillaume de Clèves

Guerre de Succession de Juliers

La santé mentale de Jean-Guillaume de Clèves se détériore.

Il est qualifié de fou et pratiquement totalement écarté du gouvernement de ses vastes et puissants États.

Jean-Guillaume de Clèves meurt le 25 mars 1609, n'ayant pas eu d'enfants de ses deux épouses.

Il est le dernier duc de Clèves, Berg, Juliers, comte de la Marck, de Ravenberg, Seigneur de Ravenstein.

Jean-Guillaume de Clèves a 3 sœurs :

Les trois familles vont se déchirer pour hériter de l'ensemble de ces puissants territoires.

Ainsi démarre en 1609 la guerre de Succession de Juliers ou Guerre de Juliers-Clèves.

Philippe-Louis de Wittelsbach et Anne de Clèves deviennent et duchesse de Duc de Clèves, Berg, Juliers, Comte de la Marck, de Ravenberg, Seigneur de Ravenstein.

Wolfgang-Guillaume de Wittelsbach, fils de Philippe-Louis de Wittelsbach, et Jean III Sigismond de Brandebourg, fils d'Albert Frédéric de Prusse, revendiquent tous deux le duché.

Henri IV de France et les représentants des Provinces-Unies sont inquiets de la possibilité que Rodolphe II de Habsbourg confisque le trône du duché de Juliers-Clèves-Berg.

Rodolphe II de Habsbourg envisage effectivement d'ajouter des territoires aux possessions existantes des Habsbourg aux Pays-Bas.

Les troupes du Saint-Empire romain germanique occupent la forteresse de Juliers.

Finalement, Rodolphe II de Habsbourg retire sa revendication au trône et soutient quelque temps la Maison de Wettin (Duc de Saxe) et leur revendication de Juliers-Clèves-Berg.

La revendication faite par la Maison de Wettin est finalement retirée.

La Guerre de Succession de Juliers-Clèves de guerre a été reconnu historiquement comme un évènement précurseur de la guerre de Trente Ans.



Naissance de Marie-Henriette de Bourbon

Marie-Henriette de Bourbon naît en 1609, fille d'Henri IV de France et de Charlotte des Essarts.



Séparation d'Henri IV de France d'avec Henriette de Balzac d'Entragues

Henri IV de France rompt sa relation avec Henriette de Balzac d'Entragues en 1609.



Mariage de César de Bourbon avec Françoise de Lorraine-Mercœur

Marie de Luxembourg, duchesse-douairière de Mercœur, s'oppose longtemps à ce mariage, ne pouvant se résoudre à confondre son noble sang avec celui d'un bâtard, fût-il de sang royal mais les sommes payées par Henri IV de France pour la soumission (4 295 350 livres, évaluées par Maximilien de Béthune) et l'absence de soutien qu'elle trouve parmi ses proches ont sans doute raison de ses résistances

Pour conclure la paix entre Henri IV de France et Philippe-Emmanuel de Lorraine, qui dirige la Sainte-Ligue en Bretagne, César de Bourbon épouse en 1609 Françoise de Lorraine-Mercœur, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine et de Marie de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Françoise de Lorraine-Mercœur, nièce de Louise de Lorraine-Vaudémont est la plus riche héritière du royaume.

Françoise de Lorraine-Mercœur est surtout connue pour sa grande piété. Françoise de Lorraine-Mercœur protège Vincent de Paul, et aidée de Élisabeth de Bourbon-Vendôme, sa fille, n'hésite pas à payer de sa personne pour aider les miséreux de Paris et de ses domaines.


François V de Bonne par Joseph-Nicolas Robert-Fleury

François V de Bonne Maréchal de France

François V de Bonne est fait Maréchal de France en 1608 ou le 27 septembre 1609 par Henri IV de France.



Jean-Louis de Nogaret écarté des commandements militaires

Jean-Louis de Nogaret est un catholique convaincu.

Jean-Louis de Nogaret intervient auprès d'Henri IV de France pour autoriser le retour des Jésuites. Jean Louis de Nogaret encourage les établissements de la Compagnie de Jésus dans les villes de ses gouvernements. Jean Louis de Nogaret leur confie l'éducation de son troisième fils, Louis, qu'il destine à une carrière dans l'Église.

Lorqu'Henri IV de France envisage de contester l'hégémonie espagnole par les armes, Jean-Louis de Nogaret est écarté des commandements militaires.



Décision de François Ravaillac de tuer Henri IV de France

En 1609, François Ravaillac a une vision lui demandant de convaincre Henri IV de France de convertir les Huguenots.

Incapable de rencontrer le roi, François Ravaillac interprète la décision d'Henri IV de France d'envahir les Pays-Bas espagnols comme le début d'une guerre contre le pape.

Déterminé à arrêter le roi, François Ravaillac décide de le tuer.



Naissance d'Henriette-Marie de France

Henriette-Marie de France naît le 25 novembre 1609, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis.

Elle ne connaît quasiment pas son père, et est élevée avec son frère Gaston de France, d'un an son aîné, par leur mère. Marie de Médicis, fière et distante, n'est pas une mère aimante; cependant, elle s'occupe assez bien de sa dernière fille.



Traité de Schwäbisch Hall

Le 11 février 1610, Henri IV de France s'engage par le traité de Schwäbisch Hall à soutenir les princes possédants et à défendre les libertés germaniques avec les représentants de l'Union Évangélique, autre appellation de l'Union protestante.

Henri IV de France se prépare à entrer en Allemagne pour secourir ses alliés protestants.


Collège Royal par Claude Chastillon

Projet de construction d'un édifice groupant le Collège Royal et la Bibliothèque royale

Un projet de construction d'un édifice groupant le Collège Royal et la Bibliothèque royale est dressé par Claude Chastillon.

Le Plan est approuvé par Henri IV de France.



François de La Rochefoucauld Évêque de Senlis

François de la Rochefoucauld Ambassadeur de France à Rome

François de la Rochefoucauld Vice-doyen du Sacré Collège

Pour avoir son conseiller plus près de lui, Henri IV de France fait transférer François de la Rochefoucauld, évêque de Clermont, au siège de Senlis en 1610.

Peu après, François de la Rochefoucauld est nommé ambassadeur de France à Rome. Il y rencontre entre autres le cardinal Robert Bellarmin.

Une amitié se noue entre les deux ecclésiastiques, tous deux partisans des réformes tridentines bien que idéologiquement différents, Bellarmin étant un vigoureux défenseur du pouvoir pontifical dans l'Église tandis que François de la Rochefoucauld ne cachait pas des tendances gallicanes.

Ses 3 années à Rome sont fructueuses. François de la Rochefoucauld gagne la confiance du pape et est nommé vice-doyen du Sacré Collège.



Déclaration de guerre d'Henri IV de France à l'Empereur

Est-ce pour Charlotte-Marguerite de Montmorency qu'Henri IV de France déclare la guerre à Rodolphe II de Habsbourg en 1610 ?

Toujours est-il que Charlotte, enfermée, surveillée, tente de s'évader, en appelle au roi de France, à sa famille, cependant que son époux s'enfuit à Milan, combattant pour le compte de l'Espagne.



Bastonnade de Concino Concini

La présence de Concino Concini au côté de Marie de Médicis ne satisfaisait pas Henri IV de France son époux qui aurait bien aimé voir s'éloigner cet individu ambitieux de son entourage.

Le 4 mai 1610, Concino Concini se permet d'entrer dans le parlement le chapeau sur la tête en toute impunité.

Les clercs du Palais se jettent sur lui et le bastonnent, lui et les pages de la reine qui viennent à sa rescousse.

Il est à deux doigts de se faire tuer. Comme Concini vient s'en plaindre à Henri IV de France, le parlement députe vers lui des conseillers pour lui rappeler l'immunité de leur demeure.



Achille de Harlay de Sancy Évêque de Lavaur

Achille de Harlay de Sancy embrasse dans un premier temps la carrière ecclésiastique.

Abbé de Villeloin en Touraine, de Fleury, des Chastelliers, Achille de Harlay de Sancy est nommé évêque de Lavaur par Henri IV de France mais n'accepte pas cette charge.


Sacre de Marie de Médicis - Par Pierre-Paul Rubens (1577–1640) - entre 1622 et 1625 - Musée du Louvre Marie de Médicis en costume de sacre - par François Pourbus

Sacre Marie de Médicis

Marie de Médicis tient beaucoup à se faire couronner officiellement Reine de France, mais Henri IV, pour diverses raisons, politiques notamment, repousse la cérémonie.

Henri IV de France va partir conduire une promenade armée pour régler un problème politique entre des princes du Saint-Empire, l'affaire de Clèves et Juliers. En prévision de cette longue absence le couronnement est décidé.

Le 13 mai 1610, François de Joyeuse, assisté de Pierre de Gondi et de François d'Escoubleau de Sourdis, sacrent Marie de Médicis en la Basilique Saint-Denis de Saint-Denis.

Elle fait son entrée officielle dans Paris.



Jean III de Nicolaï Membre du Conseil de régence

Dans ses lettres, Henri IV de France aime à traiter Jean III de Nicolaï de serviteur très fidèle, homme de bien et sage.

Il nomme Jean III de Nicolaï membre du Conseil de régence qu'il institue peu de jours avant sa mort.


François Ravaillac Louis XIII - par Pourbus en 1611

Mort d'Henri IV de France Roi de France

Louis XIII Roi de France

Louis XIII Roi de Navarre

Marie de Médicis Régente du Royaume de France

Nomination de Maximilien de Béthune au Conseil de régence

Le 14 mai 1610, François Ravaillac vole un couteau dans une auberge. Il se cache dans la rue de la Ferronnerie à Paris, dans l'actuel Quartier des Halles pour y guetter le passage du carrosse royal.

Henri IV de France décide de se rendre à l'Arsenal pour visiter Maximilien de Béthune qui est souffrant.

Jean-Louis de Nogaret, Jacques Nompar de Caumont, Jean III de Beaumanoir et Hercule de Rohan-Guémené accompagnent le roi dans son carrosse.

À 4 heures de l'après-midi, le convoi reste bloqué suite à un encombrement.

François Ravaillac profite de l'aubaine, se jette sur le roi et lui porte 2 coups de couteau : le premier glisse entre deux côtes, l'autre atteint la carotide droite.

Hercule de Rohan-Guémené est blessé.

François Ravaillac se réfugie ensuite dans un caveau dans la rue des Lombards toute proche (à l'actuel n 62) mais est rapidement retrouvé et maîtrisé. Il est ramené à l'Hôtel de Retz afin de lui éviter un lynchage, puis conduit à la Conciergerie.

Les armes d'Henri IV, sculptées sur le sol, indiquent aujourd'hui le lieu du régicide rue de la Ferronnerie.

Henri IV de France est inhumé à la basilique Saint-Denis le 26 juin 1610.

Louis XIII, âgé de 9 ans, est couronné roi de France et de Navarre à Reims le 17 octobre 1610.

Au sacre de Louis XIII, Jean III de Beaumanoir remplit les fonctions de grand maitre.

Jean Héroard, Seigneur de Vaugrineuse est premier médecin de Louis XIII.

Jean Héroard devient le premier médecin de Louis XIII. Il tiendra un journal où il consignera très précisément les détails de la santé et de la vie intime du roi.

Jean Héroard achète le château de Vaugrigneuse en Essonne dont il devient le seigneur.

Jean Héroard et François Achard, Seigneur du Pin sont chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire du Roi.

En sa qualité de colonel général de l'infanterie, Jean Louis de Nogaret prend le contrôle de la capitale et assure la transmission de la totalité du pouvoir à Marie de Médicis, au mépris des dispositions d'Henri IV de France qui instituaient un conseil de régence.

Le pouvoir est alors assuré par Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente au nom de Louis XIII, son fils beaucoup trop jeune pour régner.

Marie s'implique dans les affaires politiques de la France. Elle commence par garder les conseillers de son mari.

Mais Marie de Médicis fait de Concino Concini son favori.

François Ravaillac ayant commis son crime après le couronnement de Marie de Médicis, ouvre ainsi les portes du pouvoir à l'autorité légitime des catholiques proches de l'Espagne.

Connu pour être un homme prétentieux et arrogant, Concino Concini néglige de cultiver l'amitié du prince héritier Louis XIII.

Le cardinal François de Joyeuse perd son influence sous la régence de Marie de Médicis. Henri II de Rohan est écarté de la Cour par la régente.

Pendant les troubles de la régence, Catherine de Clèves conseillera à son fils Charles Ier de Lorraine de ne pas participer aux soulèvements nobiliaires. Les Guise sont donc un des soutiens les plus fermes du gouvernement de Marie de Médicis.

Maximilien de Béthune est nommé membre du Conseil de régence et prépare le budget de 1611.


Lit de Justice tenu par Louis XIII au lendemain de la mort de son Père - Archives Nationales AE-II-3890

Lit de Justice tenu par Louis XIII

Louis XIII tient un lit de Justice au lendemain de la mort d'Henri IV de France, son père



Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba Ambassadeur spécial du roi d'Espagne en France

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba est ambassadeur spécial du roi d'Espagne en France en 1610 comme porteur des condoléances du roi pour le décès de Henri IV de France.



Mort de Charles III de Bourbon

Charles III de Bourbon meurt à Marmoutier le 15 juin 1610.

Il est toujours resté fidèle à son demi-frère Henri IV de France.



Transfert à St Denis de la dépouille d'Henri III de France

Le 23 juin 1610, Jean-Louis de Nogaret fait procéder au transfert à St Denis de la dépouille d'Henri III de France, son ancien maître. Henri IV de France avait négligé d'organiser les obsèques de son prédécesseur.



Reconstruction d'un pavillon au château de Vincennes

En 1610, après l'assassinat d'Henri IV de France, Marie de Médicis fait construire à Vincennes un nouveau bâtiment à l'emplacement du pavillon de François Ier.



Affaire d'Escoman

François Ravaillac est originaire d'Angoulême où il s'est fait connaître des services de police dont Jean-Louis de Nogaret est responsable.

Jean-Louis de Nogaret l'aurait rencontré et lui aurait confié plusieurs missions à Paris. François Ravaillac a toujours clamé avoir agi seul.

Jacqueline d'Escoman est Dame de compagnie d'Henriette de Balzac d'Entragues, Marquise de Verneuil, ancienne maîtresse d'Henri IV de France.

En janvier 1611, Jacqueline d'Escoman accuse Henriette de Balzac d'Entragues, sa maitresse, d'avoir organisé l'assassinat d'Henri IV de France.

La conspiration à laquelle auraient participé Marie de Médicis et Jean-Louis de Nogaret, aurait été menée pour le compte de l'Espagne.

Un procès présidé par Achille Ier de Harlay entend les témoins, y compris Henriette de Balzac d'Entragues et Jean-Louis de Nogaret.

L'arrêté pris par le tribunal décide du seul maintien en détention de Jacqueline d'Escoman.

Compte tenu de la qualité des personnes mentionnées, l'enquête est suspendue.

Quinze jours après l'arrêté, Achille Ier de Harlay résigne sa charge le 29 mars 1611 et prend sa retraite.

Le 30 juillet 1611, son successeur condamne Jacqueline Escoman à la prison à vie pour calomnie.

Parallèlement, les archives diplomatiques des gouvernements de Bruxelles, Madrid et Vienne, contacts habituels des comploteurs contre le roi, sont nettoyées, comme le constatera plus tard le diplomate Philippe Erlanger.


Louis XIII - par Rubens

Majorité de Louis XIII

Concino Concini et Léonora Galigaï au Gouvernement

Le 2 octobre 1614, François de la Rochefoucauld assiste au lit de justice où Louis XIII vient déclarer sa majorité.

Mais Marie de Médicis déclare que Louis est "trop faible de corps et d'esprit" pour assumer les devoirs de sa charge. Elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l'État.

La régence de Marie de Médicis se révèle catastrophique. La très mauvaise gestion des affaires par la reine entraîne de graves troubles dans le royaume.

Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'a pas une enfance très joyeuse. Louis XIII ne trouve aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis, qui le considère comme quantité négligeable et laisse trop paraître la préférence qu'elle éprouve pour son second fils, Gaston qui est un très gracieux et aimable enfant.

Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accroît son mal-être. Louis XIII s'indigne de voir Concini, un étranger incapable selon lui, usurper le gouvernement de son État, tandis qu'on le relègue dans un coin du Louvre.

Louis XIII se renferme assez vite sur lui-même et devient en grandissant un être taciturne et ombrageux. Il y a pourtant en lui des instincts de roi dignes de son père Henri IV de France.

À la majorité de Louis XIII, Charles II de Lorraine-Guise est nommé Chambellan.



Mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche

Mariage de Philippe IV d'Espagne avec Élisabeth de France

Installation d'Anne d'Autriche au Louvre

Marie de Médicis et Philippe III d'Espagne se rapprochent par un double mariage.

Louis XIII épouse à Burgos le 18 octobre 1615 Anne d'Autriche. Louis XIII n'est pas physiquement présent, mais représenté par le Duc d'Uceda.

L'infant Philippe IV d'Espagne, frère d'Anne, épouse à Bordeaux le 18 octobre 1615 Élisabeth de France, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Leurs enfants sont :

Par le dépit que lui cause l'attitude de la Régente, Henri II de Rohan prend brusquement le parti d'aider Henri II de Bourbon-Condé qui veut empêcher le duc Henri de Guise de ramener Anne d'Autriche à Bordeaux. Trahi par de nombreuses défections, Henri II de Rohan ne prend que quelques villes de Gascogne.

Les princesses sont échangées sur l'île des Faisans, située dans la Bidassoa, près d'Hendaye.

Charles II de Cossé accompagne en 1615 Louis XIII, qui va en Guyenne au-devant d'Anne d'Autriche.

Louis XIII épouse à la cathédrale Saint-André de Bordeaux le 21 ou le 28 novembre 1615 Anne d'Autriche, fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche-Styrie, Archiduchesse d'Autriche. Leurs enfants sont :

Bien que les jeunes mariés n'aient que 14 ans, le mariage est immédiatement consommé, pour des raisons politiques. Marie de Médicis, alors régente, ne veut pas qu'on puisse remettre en question cette union. Cependant, du fait de l'inexpérience des mariés, la nuit de noce semble s'être assez mal passée. Le petit roi la vit comme une véritable humiliation. Il en garde rancune contre sa mère, mais surtout, il ne s'approchera plus de son épouse pendant les années suivantes. Conformément au souvenir de son père, Louis XIII ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie.

Installée dans les appartements du Louvre avec sa suite, Anne d'Autriche reçoit tous les égards dus à son rang. Marie de Médicis continue à porter avec hauteur le titre de Reine de France, sans la moindre déférence à l'égard de sa belle-fille.

Louis XIII a une nature complexe et sa timidité l'empêche de s'accorder avec Anne d'Autriche qui partage avec son époux une timidité et une inexpérience qui n'arrange pas la situation.

Entourée par une petite cour peuplée d'une centaine de dames espagnoles, elle continue à vivre à la mode espagnole et son français est encore très hésitant. Anne éprouve ainsi des difficultés à communiquer avec sa nouvelle famille.

La colère des grands reprend flamme et les protestants s'inquiètent du rapprochement avec l'Espagne.


Louis XIII par Philippe de Champaigne

Mort de Concino Concini

Prise du pouvoir par Louis XIII

Exil de Marie de Médicis à Blois

Marie de Médicis et Louis XIII son fils, s'entendent mal.

Il se sent humilié par la conduite de sa mère.

Afin d'accéder au pouvoir, Louis XIII opère un coup de force.

Louis XIII ne peut arrêter Concino Concini qui dispose d'une armée personnelle de plus de 7 000 hommes (sans compter ses partisans).

Aidé de Charles d'Albert, son maître de fauconnerie, et de quelques fidèles, le roi fait assassiner Concino Concini à coups de pistolet par le baron de Vitry, Capitaine des gardes du corps, le 24 avril 1617 dans la cour du Louvre.

Concino Concini est discrètement enterré en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Louis XIII remercie chaleureusement les meurtriers : Grand merci à vous, à cette heure, je suis roi !

On sait par plusieurs mémorialistes que Charles d'Albert a déconseillé au roi d'exécuter Concini et a même proposé la médiation de l'évêque de Carcassonne.

Louis XIII décide de rappeler au Conseil les conseillers d'Henri IV de France, surnommés les barbons en raison de leur grand âge.

On pout s'attendre à la reprise de la politique d'affrontement avec l'Espagne. Pourtant, la tendance est à l'époque à un rapprochement entre puissances catholiques.

Louis XIII remplace Concino Concini par son propre favori, Charles d'Albert qui cependant ne joue pas un rôle prépondérant au sein du conseil du roi.

Très rapidement Charles d'Albert accumule les titres et les fortunes. Son avancement crée des mécontentements, d'autant qu'il est un très mauvais homme d'État.

Louis XIII exile Marie de Médicis à Blois. Catherine de Clèves partage l'exil de celle-ci.

Richelieu se trouvant alors du mauvais côté doit suivre la reine mère à Blois puis Richelieu est confiné dans son évêché.

Henriette-Marie de France est séparée de Marie de Médicis, sa mère entre 1617 et 1620.



Mort de Nicolas IV de Neufville de Villeroy

Nicolas IV de Neufville de Villeroy meurt à Rouen le 12 novembre 1617.

Secrétaire intime de Charles IX, conseiller influent d'Henri III de France et principal ministre après Maximilien de Béthune à la fin du règne d'Henri IV de France, il a une très longue carrière ministérielle.

Spécialisé dans les affaires étrangères, il est considéré comme favorable à l'Espagne.



Mariage de Charles II de Lorraine-Guise avec Catherine-Henriette de Monceaux

Charles II de Lorraine-Guise épouse à Paris le 20 juin 1619 Catherine-Henriette de Monceaux (1596-1663), dite Mademoiselle de Vendôme, fille illégitime d'Henri IV de France et de Gabrielle d'Estrées. Leurs enfants sont :


Réconciliation de Marie de Médicis et Louis XIII - par Rubens - au palais du Luxembourg

Deuxième guerre entre Marie de Médicis et Louis XIII

Prise de Rouen

Siège du château de Caen

Bataille des Ponts-de-Cé

Traité d'Angers

Construction du Palais du Luxembourg

Une faction de grands seigneurs opposés au retour en grâce d'Henri II de Bourbon-Condé se forme autour de Marie de Médicis.

De la Normandie au Languedoc, ils arment leurs places fortes au nom de la reine mère :

Le 4 juillet 1620, Louis XIII prend le parti de la guerre.

Entre le 7 juillet et le 7 août 1620, Louis XIII mène lui-même l'armée royale.

Louis XIII reprend Rouen le 10 juillet 1620.

Henri II de Valois-Longueville, Gouverneur de Normandie, prend le parti de Marie de Médicis.

Le capitaine Prudent, fidèle au gouverneur qui lui a confié le commandant du château, braque les canons sur la ville qui demande au roi d'intervenir.

Du 14 ou 17 juillet 1620, Louis XIII, assisté par César de Choiseul du Plessis-Praslin, assiège le château qui finit par se rendre.

Jacques Rouxel suit sa véritable vocation, le métier des armes. Jacques Rouxel fait ses premières armes au siège de Caen.

Certains proposent alors de faire raser le château, mais le roi préfère garder la forteresse malgré son faible intérêt militaire. C'est le dernier fait d'armes important dans lequel le château joue un rôle direct.

Henri de Gondi participe à la bataille des Ponts-de-Cé du côté de Marie de Médicis le 7 août 1620. Il fait défection, entraînant avec lui ses 1 500 hommes ; l'armée amputée d'un tiers de ses hommes ne peut résister à l'assaut des troupes de Louis XIII qui écrasent l'armée de Marie de Médicis.

Charles d'Albert ne participe à aucun de ces affrontements.

Charles d'Albert favorise à nouveau la réconciliation entre la mère et le fils.

Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, tant qu'elle reste en exil, Louis XIII accepte son retour à la cour de France, et se réconcilie avec elle.

Richelieu qui fait conclure le traité d'Angers acquiert une réputation de fin négociateur.

Marie de Médicis revient alors à Paris, où elle s'attache à la Construction de son Palais du Luxembourg.



Mariage de Bernard de Nogaret de Foix avec Gabrielle-Angélique de France

Bernard de Nogaret de Foix, Duc de La Valette et d'Épernon, épouse le 12 décembre 1622 Gabrielle-Angélique de France, fille d'Henri IV de France et d'Henriette de Balzac d'Entragues. Leur enfant est :


Richelieu

Richelieu au Conseil du Roi

Le 29 avril 1624, Richelieu entre au Conseil du Roi avec la protection de la reine mère, Marie de Médicis, et presque malgré Louis XIII qui se méfie de lui.

Sa relation avec Richelieu est assez complexe et évolue sans doute avec le temps. Se noue alors entre le jeune roi Louis XIII et Richelieu une grande confiance et une affection réelle.

La plupart des historiens mettent en évidence l'étroitesse des relations entre Louis XIII et Richelieu qui écrivit : "Je soumets cette pensée comme toutes les autres à votre majesté" pour signifier au roi qu'il ne tenterait jamais de gouverner à sa place.

Les deux hommes partagent une même conception de la grandeur de la France et des priorités qui s'imposent dans le domaine politique.

Arrivé au pouvoir, Richelieu reprend implacablement à son compte les grands objectifs d'Henri IV de France :

Le cardinal de Richelieu est parfois considéré comme le premier des Premiers ministres que le monde ait connu.

Louis XIII est l'auteur de cet éloge sur le cardinal : "Le cardinal de Richelieu est le plus grand serviteur que la France ait eu".


Henriette-Marie de France par Antoine Van Dyck - 1632/35

Mariage de Charles Ier Stuart avec Henriette-Marie de France

Pierre de Bérulle obtient les dispenses nécessaires de Rome pour ce mariage.

Charles Ier Stuart épouse à la Cathédrale de Canterbury le 11 mai ou le 13 juin 1625 Henriette-Marie de France, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Leurs enfants sont :

Gaspard de Rochechouart est Ambassadeur extraordinaire auprès du roi d'Angleterre au repas du mariage de Henriette-Marie de France.

Pierre de Bérulle est l'aumônier d'Henriette-Marie de France pendant la première année de son séjour en Angleterre.

George Villiers Ier de Buckingham fait barrage entre Charles Ier Stuart et Henriette-Marie de France. Leur mésentente devient très vite conflictuelle et Louis XIII prend fait et cause pour sa sœur.



Mort de François V de Bonne

Charles II de Créquy Duc de Lesdiguières

François V de Bonne meurt à Valence dans la Drôme le 28 septembre 1626.

Il est inhumé dans la chapelle du château de Lesdiguières au Glaizil.

Son tombeau se trouve aujourd'hui au musée départemental de Gap.

Chef militaire hors pair, diplomate et négociateur habile, qualifié par Henri IV de France de rusé comme un renard.

Charles Ier de Blanchefort de Créquy, son gendre, devient Duc de Lesdiguières en 1626.



Affaire des possédées de Loudun

Urbain Grandier, prêtre catholique de Loudun, s'oppose fermement à la destruction des murailles de la ville qui abrite un grand nombre de protestants. C'est une des places fortifiées qui leurs a été concédée par Henri IV de France.

Richelieu à l'époque faisait construire sa ville, toute proche.

Urbain Grandier publie un pamphlet violent contre Richelieu.

Ce déclenche alors l'Affaire des démons de Loudun ou des possédées de Loudun.

En 1632, dans un couvent d'Ursulines à Loudun, les sœurs affirment voir des fantômes et être ensorcelées par le curé Urbain Grandier.

Une sœur se dit possédée par le démon d'Asfaroth et lâche le nom d'Urbain Grandier.

Un procès en sorcellerie est instruit sur la demande de Richelieu.

On procéda à de nombreux exorcismes sur les sœurs. On cherche également un pacte avec le Diable signé de la main d'Urbain Grandier. On tente même d'en trouver un sur le corps même des sœurs qui sont pour cela mises à nue et rasées. On tente de trouver une zone insensible sur leurs corps, preuve du contact avec la griffe du démon.

Henri d'Escoubleau tente de calmer l'agitation publique en faisant interner les malades et en mettant un terme aux exorcismes. Richelieu le prend de vitesse qui dépêche son agent plénipotentiaire, Jean Martin, Baron de Laubardement.


Anne d'Autriche et Louis XIV Louis XIII Anne d'Autriche et le dauphin Louis XIV faisant des offrandes à la Vierge Marie (extrait)

Naissance de Louis XIV

Louis XIV Premier fils de France

Louis XIV Dauphin de Viennois

Les difficultés que Louis XIII rencontre en août 1638, ainsi que son tempérament très pieux l'amènent à consacrer la France à la Vierge Marie.

Louis-Dieudonné ou Louis XIV, dit le Grand et surnommé le Roi-Soleil, naît au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye le dimanche 5 septembre 1638 vers 11 heures, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche après 23 ans de mariage.

Il est surnommé " l'enfant du miracle".

Se produisant après 23 ans d'un mariage sans enfant, il est prénommé Dieudonné car on voit en sa venue une grâce du ciel après cette consécration de la France à la Vierge Marie.

Le petit Louis reçoit le titre de premier fils de France et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois.

Les mémorialistes diffèrent sur l'attitude du roi à l'égard de son héritier :

Louis est le fruit d'unions multiculturelles puisque ses grands-parents paternels Henri IV de France et Marie de Médicis, étaient français et italien.

Son grand père maternel, Philippe III d'Espagne était espagnol et sa grand mère maternelle, Marguerite d'Autriche-Styrie autrichienne, bien que tous deux Habsbourg, proches parents l'un de l'autre.

La naissance de Louis XIV éloigne du trône Gaston de France, le frère de Louis XIII, comploteur impénitent dont le cardinal de Richelieu craint qu'il ne mène, en cas d'accession au trône, une politique favorable aux nobles et aux Habsbourgs.

Gaston de France perd son crédit financier, et ne peut poursuivre la reconstruction du château de Blois qu'il a entrepris.



Mort de Philippe de Béthune Baron de Selles et de Charost

Philippe de Béthune est ambassadeur en Savoie et en Allemagne sous les règnes d'Henri IV de France et de Louis XIII.

Philippe de Béthune est gouverneur de Gaston de France.

Philippe de Béthune meurt en 1649.



Mort de Charles d'Angoulême

Grosbois propriété de Marie-Françoise d'Angoulême

Charles d'Angoulême meurt à Paris le 24 septembre 1650.

On a de lui des Mémoires sur les règnes d'Henri III de France et Henri IV de France (Paris, 1662).

Le domaine de Grosbois revient à Marie-Françoise d'Angoulême, petite-fille de Charles d'Angoulême.



Personnalité du Roi-Soleil

C'est le 5 juin 1662, à l'occasion de la naissance du dauphin, que le surnom de " Roi Soleil " est donné à Louis XIV.

Lors du Carrousel donné à l'occasion de la grande fête, le Roi est symbolisé par un soleil dardant ses rayons sur le globe. C'est aussi ce jour là qu'il adoptera sa devise : "Nec pluribus impar" dont diverses traductions existent mais dont la plus probable semble être : " Au-dessus de tous " (comme le soleil).

Louis XIV est relativement grand pour l'époque (autour de 1,75 m) mais voulant paraître encore plus grand, il porte d'importants talons (artifice de la mode masculine depuis Henri IV de France) et de hautes perruques qui lui permettent de paraitre 10 cm plus grand qu'il n'est.

Louis XIV veut que lui, comme la France, devienne le centre du Monde à tel point qu'il permet aux courtisans de suivre ses journées pas à pas comme s'il s'agissait d'un spectacle permanent.


Statue équestre d'Henri IV

Réalisation de la Statue équestre d'Henri IV de France

Sur une commande de Louis XVIII, la statue équestre d'Henri IV de France est réalisée sur le Pont-Neuf en 1818 par un fondeur bonapartiste qui utilise le bronze de l'effigie de Louis Charles Antoine Desaixqui trônait place des Victoires.

Le sculpteur, François Lemot, hostile au régime, aurait dissimulé dans son ouvrage une petite statuette de Napoléon Ier et la Henriade de Voltaire (auteur détesté par la monarchie du fait de son antichristianisme).



Manifeste du drapeau blanc

Henri d'Artois (Henri V) par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 refuse d'abandonner le drapeau blanc d'Henri IV de France pour le drapeau tricolore, héritage de la Révolution.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !