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Événements contenant la ou les locutions cherchées



30 événements affichés, le premier en 1575 - le dernier en 1645


Catherine de Parthenay

Mariage de René II de Rohan avec Catherine de Parthenay

Catherine de Parthenay est veuve de Charles II de Quélennec.

Le contrat de mariage entre René II de Rohan et Catherine de Parthenay, est signé le 15 août 1575.

René II de Rohan épouse Catherine de Parthenay. Leurs enfants sont :

Catherine de Parthenay lui apporte :

Catherine de Parthenay a une éducation supérieure à celle de toutes les femmes de son époque.

Le 26 août 1575, une transaction entre Françoise de Tournemine et René II de Rohan, touchant le douaire de cette dame et la succession de Judith de Rohan, livre le château de Blain au jeune couple.



Naissance d'Henri II de Rohan

Henri II de Rohan naît à Blain près de Nantes le 25 août 1579, fils de René II de Rohan, Prince de Léon et Vicomte de Porhoët, et de Catherine de Parthenay, héritière d'une puissante famille protestante du Poitou.

Henri de Rohan est le petit fils de René Ier de Rohan et d'Isabelle d'Albret, elle-même fille du roi de Navarre.

Henri appartient donc à la haute noblesse protestante et bretonne.

Il est élevé dans la religion réformée par sa grand-mère, Isabelle d'Albret et par son père René II de Rohan.



Mariage de Maximilien de Béthune avec Rachel Cochefilet

Maximilien de Béthune est veuf d'Anne de Courtenay.

Maximilien de Béthune épouse en 1592 Rachel Cochefilet (1562-1659), encore une femme riche. Leurs enfants sont :



Henri II de Rohan à la cour d'Henri IV

En 1595, Henri II de Rohan, âgé de 16 ans, fait son apparition à la cour d'Henri IV de France qui vient de conquérir le trône et dont il est le petit-cousin.



Siège d'Amiens

Mort de Flessan

Mort de Jean de Mercastel

Urbain de Laval Maréchal de France

Mort d'Hernandes Teillo Porto Carrero

Charles de Gontaut-Biron est chargé de reprendre Amiens.

Avec 4 000 fantassins et 700 cavaliers, il investit Amiens du côté de l'Artois, afin de couper les voies de communications avec Doullens et interceptant tous les convois en direction de la ville. Il fait resserrer la ville de très près.

Guillaume V de Hautemer se signale lors de ce siège.

Malgré sa supériorité numérique, la garnison n'ose pas effectuer de sorties.

Hernandes Teillo Porto Carrero n'a pas imaginé voir l'ennemi aussi vite. Il n'a pas suffisamment de provisions pour tenir un siège. Il fait alors sortir toutes les bouches inutiles et brûler tous les faubourgs.

Les troupes Françaises, s'attendant à un siège long, organisent un camp ou l'on trouve de tout, comme dans une ville dont 2 hôpitaux. On appelle alors le siège d'Amiens, le siège de velours.

Début avril 1597, Henri IV de France, suivi de sa cour, fait attaquer la place avec l'artillerie.

Le 22 mai 1597, Hernandes Teillo Porto Carrero fait une sortie furieuse avec 500 cavaliers, sur le quartier général de Charles de Gontaut-Biron, s'emparant d'un fort que les Français ont construit pour défendre le QG.

Après 2 heures de combats, les Espagnols en sont chassés et poursuivis par les troupes Françaises. Les Espagnols sont sauvés par l'arrivée de 400 fantassins qui leur permettent de fermer les portes de la ville.

En juin 1597, les Espagnols attaquent à nouveau, prenant les tranchées à 3 endroits. Ils sont rapidement refoulés par les Français jusque sur la contrescarpe.

Le 18 juillet 1597, les Espagnols attaque à nouveau avec 2 groupes de 300 hommes chacun. Le premier groupe attaque les tranchées tenues par le régiment de Picardie et le second celles tenue par le régiment de Flessan.

Les Espagnols, progressant rapidement, tuent les maitres de camps Flessan et Jean de Mercastel, sieur de Fouquerolles, nettoient les tranchées et attaquent les batteries afin d'enclouer les canons.

Les troupes de Charles de Gontaut-Biron et de Charles Ier de Lorraine-Guise, Prince de Joinville, tentent de repousser les Espagnols. Les combats sont terribles et les espagnols progressant toujours, Henri IV de France fait donner ses troupes, qui les enfoncent et les poursuivent jusqu'à l'entrée de la ville.

Par état donné au camp d'Amiens, Urbain de Laval, Marquis de Sablé, est fait Maréchal de France le 25 juillet 1597 par Henri IV de France.

Le 4 septembre 1597, les Français lancent un assaut qui est repoussé après un long combat.

Lors de cette attaque, Hernandes Teillo Porto Carrero, est tué d'un coup d'arquebuse. Don Jérôme Carasse marquis de Montanagro prend sa succession.

Il décide de se retrancher dans la ville afin d'attendre l'armée de secours d'Albert VII de Habsbourg, forte de 25 000 hommes, sous les ordres de Peter Ernst Ier von Mansfeld-Vorderort. Elle arrive sur Amiens vers le 20 septembre 1597.

Charles II de Mayenne convainc Charles de Gontaut-Biron d'attendre derrière les retranchements, l'armée de secours. L'armée de secours espagnole vient alors assiéger l'armée assiégeante. Ils attaquent mais sont mis en fuite par l'artillerie Française.

Les forces Françaises renforcent leurs retranchements si bien que le lendemain l'armée de secours n'ose attaquer et Albert VII de Habsbourg prend le parti de se retirer.

Henri IV de France somme alors Don Jérôme Carasse de se rendre. Celui-ci capitule le 25 septembre 1597.

Lors des 6 mois de siège les pertes Française ne s'élèvent qu'à 600 hommes.

Maximilien de Béthune joue un rôle essentiel à la tête de l'artillerie.

Tout jeune, Henri II de Rohan participe à ce siège.

Le Père Joseph sert lors de ce siège.

Henri Ier de Savoie-Nemours se signale lors de ce siège.

Louis de Marillac fait ses premières armes.

Louis de Marillac reçoit après la prise d'Amiens une compagnie de 100 chevaux légers.

Henri IV de France le fait gentilhomme ordinaire de sa chambre et sous-lieutenant de la compagnie de gens d'armes de Gaston de France, du Duc d'Anjou.



Voyage d'Henri II de Rohan en Europe

Henri II de Rohan part de Paris le 8 mai 1600, et emploie 20 mois à voyager en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie.



Naissance de Charles Ier Stuart

Charles Ier Stuart naît à Dunfermline le 19 novembre 1600, fils de Jacques VI Stuart et d'Anne de Danemark.

Henri II de Rohan charme la reine Élisabeth Ire Tudor.

Le roi d'Écosse, Jacques VI Stuart lui demande d'être le parrain de Charles Ier Stuart, son fils.


Henri II de Rohan

Rohan Duché-pairie

Mariage d'Henri II de Rohan avec Marguerite de Béthune

Henri II de Rohan Premier Duc de Rohan

Henri II de Rohan Prince de Léon

À retour en France d'Henri II de Rohan, Henri IV de France érige la vicomté de Rohan en duché-pairie et lui fait épouser la fille de Maximilien de Béthune.

Henri II de Rohan épouse en 1604 ou 1605 Marguerite de Béthune, fille de Maximilien de Béthune et de Rachel Cochefilet. De leurs 9 enfants ne survivra que :

Henri II de Rohan devient alors Henri Ier en tant que premier Duc de Rohan.

Sa mère dira alors "Roi ne puis, duc ne daigne, Rohan suis", qui passe, à tort, pour la devise de la famille.

Mais avec plaisir Henri II de Rohan accepte cependant de l'autorité royale le titre de prince de Léon, puis celui de Duc et pair de France. Il le nomme ensuite colonel des Suisses et Grisons.

Pour capitale de son duché, Henri II de Rohan prend Pontivy et le château des XVe et XVIe appelé depuis, château des Rohan. Il y fait venir des tisserands de Navarre.

L'amitié du Roi le promet à une brillante carrière.

Catherine de Rohan aurait eu cette fière réponse à Henri IV de France, épris de sa beauté :

Sire, je suis trop pauvre pour être votre femme, mais de trop bonne lignée pour être votre maîtresse.


François Ravaillac Louis XIII - par Pourbus en 1611

Mort d'Henri IV de France Roi de France

Louis XIII Roi de France

Louis XIII Roi de Navarre

Marie de Médicis Régente du Royaume de France

Nomination de Maximilien de Béthune au Conseil de régence

Le 14 mai 1610, François Ravaillac vole un couteau dans une auberge. Il se cache dans la rue de la Ferronnerie à Paris, dans l'actuel Quartier des Halles pour y guetter le passage du carrosse royal.

Henri IV de France décide de se rendre à l'Arsenal pour visiter Maximilien de Béthune qui est souffrant.

Jean-Louis de Nogaret, Jacques Nompar de Caumont, Jean III de Beaumanoir et Hercule de Rohan-Guémené accompagnent le roi dans son carrosse.

À 4 heures de l'après-midi, le convoi reste bloqué suite à un encombrement.

François Ravaillac profite de l'aubaine, se jette sur le roi et lui porte 2 coups de couteau : le premier glisse entre deux côtes, l'autre atteint la carotide droite.

Hercule de Rohan-Guémené est blessé.

François Ravaillac se réfugie ensuite dans un caveau dans la rue des Lombards toute proche (à l'actuel n 62) mais est rapidement retrouvé et maîtrisé.

Il est ramené à l'Hôtel de Retz afin de lui éviter un lynchage, puis conduit à la Conciergerie.

Les armes d'Henri IV, sculptées sur le sol, indiquent aujourd'hui le lieu du régicide rue de la Ferronnerie.

Henri IV de France est inhumé à la basilique Saint-Denis le 26 juin 1610.

Louis XIII, âgé de 9 ans, est couronné roi de France et de Navarre à Reims le 17 octobre 1610.

Au sacre de Louis XIII, Jean III de Beaumanoir remplit les fonctions de grand maitre.

Jean Héroard, Seigneur de Vaugrineuse est premier médecin de Louis XIII.

Jean Héroard devient le premier médecin de Louis XIII. Il tiendra un journal où il consignera très précisément les détails de la santé et de la vie intime du roi.

Jean Héroard achète le château de Vaugrigneuse en Essonne dont il devient le seigneur.

Jean Héroard et François Achard, Seigneur du Pin sont chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire du Roi.

En sa qualité de colonel général de l'infanterie, Jean Louis de Nogaret prend le contrôle de la capitale et assure la transmission de la totalité du pouvoir à Marie de Médicis, au mépris des dispositions d'Henri IV de France qui instituaient un conseil de régence.

Le pouvoir est alors assuré par Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente au nom de Louis XIII, son fils beaucoup trop jeune pour régner.

Marie s'implique dans les affaires politiques de la France. Elle commence par garder les conseillers de son mari.

Mais Marie de Médicis fait de Concino Concini son favori.

François Ravaillac ayant commis son crime après le couronnement de Marie de Médicis, ouvre ainsi les portes du pouvoir à l'autorité légitime des catholiques proches de l'Espagne.

Connu pour être un homme prétentieux et arrogant, Concino Concini néglige de cultiver l'amitié du prince héritier Louis XIII.

Le cardinal François de Joyeuse perd son influence sous la régence de Marie de Médicis. Henri II de Rohan est écarté de la Cour par la régente.

Pendant les troubles de la régence, Catherine de Clèves conseillera à son fils Charles Ier de Lorraine de ne pas participer aux soulèvements nobiliaires. Les Guise sont donc un des soutiens les plus fermes du gouvernement de Marie de Médicis.

Maximilien de Béthune est nommé membre du Conseil de régence et prépare le budget de 1611.

En 1610, Charles Ier de Lorraine se brouille avec Charles II de Mayenne, son oncle.


Siège de Juliers

Siège de Juliers

La forteresse de Juliers est occupée par les forces de l'Empereur Rodolphe II,

Le siège de Juliers, par les troupes des Provinces-Unies, du Brandebourg et du Palatinat, commence le 28 juillet 1610.

Henri II de Rohan avec ses Suisses est au siège de Juliers (Jülich) pour participer à la guerre de succession entre les Allemands et les Français.

François de L'Aubespine figure parmi les officiers du régiment de Béthune présents à ce siège.

Le siège de Juliers se termine le 2 septembre 1610 avec la reddition de la forteresse et le retrait des troupes impériales.

Après le conflit, le recès de Dortmund est rejeté par les villes de Clèves, Marck, Juliers, Berg et Ravensberg puisque l'accord a été élaboré sans le consentement de ces villes.

Les 5 villes préfèrent être représentées par un prince plutôt que deux.

Louis XIII fait Claude de La Châtre lieutenant général de l'armée qu'il envoie au siège de Juliers.

L'action de Claude de La Châtre contraint Léopold V d'Autriche-Tyrol à remettre Juliers aux mains de Joachim III Frédéric de Brandebourg.



Traité de Sainte-Ménehould

Convocation des États généraux

Richelieu Député du clergé aux États généraux

En 1614, Henri II de Bourbon-Condé, César de Bourbon, Henri de Mayenne, Henri de Gondi se révoltent contre Concino Concini.

Henri II de Bourbon-Condé veut empêcher le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Henri II de Rohan conseille la Reine pour combattre cette révolte.

Les premières prises d'armes des grands se concluent avec le traité négocié par Henri II de Bourbon-Condé avec Marie de Médicis à Sainte-Menehould, le 15 mai 1614 :

Henri II de Bourbon-Condé ne parvient pas à structurer son opposition au pouvoir royal.

Marie de Médicis couvre d'or les nobles et leur promet la convocation des états généraux.

Les États généraux sont convoqués par Louis XIII en 1614.

Richelieu se fait élire député du clergé poitevin aux États généraux devant se tenir à Paris.

Léonor de Valençay, abbé de Bourgueil, est député du clergé.

Odet de La Noue assiste aux États généraux.

Gabriel de L'Aubespine est délégué par le clergé aux États Généraux.

Robert Ier Miron, Président du tiers état, s'y fait remarquer par son patriotisme, dénonçant avec véhémence, dès la séance d'ouverture et à nouveau lors de la clôture, les abus de la régence aux dépens du pauvre peuple.

Louis III de Lorraine participe à ces États généraux.

Jacques Davy du Perron soutient les doctrines ultramontaines contre le tiers état. II fait condamner le De ecclesiastica et politica potestate de Richer. Le pape lui en adresse des remerciements.

Marie de Médicis s'engage à concrétiser l'alliance avec l'Espagne et à faire respecter les thèses du concile de Trente.

Les réformes de la Paulette et de la taille restent lettre morte.

Le clergé joue le rôle d'arbitre entre le Tiers État et la noblesse qui ne parvenaient pas à s'entendre.

Le lieutenant civil Henri de Mesmes déclare que les ordres sont frères et enfants d'une mère commune, la France. Un des représentants de la noblesse lui répond qu'il se refuse à être le frère d'un enfant de cordonnier ou de savetier.

Cet antagonisme profite à la Cour qui prononce bientôt leur clôture.



Mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche

Mariage de Philippe IV d'Espagne avec Élisabeth de France

Installation d'Anne d'Autriche au Louvre

Marie de Médicis et Philippe III d'Espagne se rapprochent par un double mariage.

Louis XIII épouse à Burgos le 18 octobre 1615 Anne d'Autriche. Louis XIII n'est pas physiquement présent, mais représenté par le Duc d'Uceda.

L'infant Philippe IV d'Espagne, frère d'Anne, épouse à Bordeaux le 18 octobre 1615 Élisabeth de France, fille d'Henri IV de France et de Marie de Médicis. Leurs enfants sont :

Par le dépit que lui cause l'attitude de la Régente, Henri II de Rohan prend brusquement le parti d'aider Henri II de Bourbon-Condé qui veut empêcher le duc Henri de Guise de ramener Anne d'Autriche à Bordeaux. Trahi par de nombreuses défections, Henri II de Rohan ne prend que quelques villes de Gascogne.

Les princesses sont échangées sur l'île des Faisans, située dans la Bidassoa, près d'Hendaye.

Charles II de Cossé accompagne en 1615 Louis XIII, qui va en Guyenne au-devant d'Anne d'Autriche.

Louis XIII épouse à la cathédrale Saint-André de Bordeaux le 21 ou le 28 novembre 1615 Anne d'Autriche, fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche-Styrie, Archiduchesse d'Autriche. Leurs enfants sont :

Bien que les jeunes mariés n'aient que 14 ans, le mariage est immédiatement consommé, pour des raisons politiques. Marie de Médicis, alors régente, ne veut pas qu'on puisse remettre en question cette union. Cependant, du fait de l'inexpérience des mariés, la nuit de noce semble s'être assez mal passée. Le petit roi la vit comme une véritable humiliation. Il en garde rancune contre sa mère, mais surtout, il ne s'approchera plus de son épouse pendant les années suivantes. Conformément au souvenir de son père, Louis XIII ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie.

Installée dans les appartements du Louvre avec sa suite, Anne d'Autriche reçoit tous les égards dus à son rang. Marie de Médicis continue à porter avec hauteur le titre de Reine de France, sans la moindre déférence à l'égard de sa belle-fille.

Louis XIII a une nature complexe et sa timidité l'empêche de s'accorder avec Anne d'Autriche qui partage avec son époux une timidité et une inexpérience qui n'arrange pas la situation.

Entourée par une petite cour peuplée d'une centaine de dames espagnoles, elle continue à vivre à la mode espagnole et son français est encore très hésitant. Anne éprouve ainsi des difficultés à communiquer avec sa nouvelle famille.

La colère des grands reprend flamme et les protestants s'inquiètent du rapprochement avec l'Espagne.



Ambassades de Louis de Marillac

Paix de Loudun

Henri II de Bourbon-Condé au conseil royal

Henri II de Bourbon-Condé Gouverneur de la Guyenne

En 1616, les nobles se révoltent à nouveau.

Louis de Marillac est envoyé par Marie de Médicis en ambassade en Allemagne et en Italie, pour négocier la paix avec les chefs protestants.

Le 11 janvier 1616, conjointement avec Villeroi, secrétaire d'État, Charles II de Cossé conclut une trêve avec Henri II de Bourbon-Condé.

Voyant qu'Henri II de Bourbon-Condé se réconcilie avec Marie de Médicis, Henri II de Rohan finit par faire de même.

Le 3 mai 1616, Henri II de Bourbon-Condé obtient un nouveau traité avec Marie de Médicis à Loudun.

Elle accepte, son entrée dans le conseil royal et lui accorde également la somme d'un million et demi de livres et le gouvernement de la Guyenne.

Les protestants obtiennent un sursis de 6 ans à la remise de leurs places de sûreté au pouvoir royal.

Le Père Joseph entre en politique à la Conférence de Loudun : soutenu par la reine et par le légat du Saint-Père, il s'oppose aux thèses gallicanes qui ont la faveur de la noblesse, et il réussit à les convaincre d'abandonner les tendances schismatiques du gallicanisme.



Naissance de Marguerite de Rohan

Marguerite de Rohan naît en 1617, fille d'Henri II de Rohan et de Marguerite de Béthune.



Rétablissement de l'autorité militaire de l'État en France

Rattachement du Béarn à la Couronne de France

De 1620 à 1628, Louis XIII mène une politique de rétablissement de l'autorité militaire de l'État.

En juin 1620, Louis XIII lassé par les atermoiements du parlement décide de marcher sur le Béarn afin d'imposer l'exécution de son édit de 1617.

Louis XIII se rend à Pau en Navarre, dont il est le souverain, pour y rétablir le culte catholique interdit par les protestants depuis un demi-siècle. Il entend mettre fin aux privilèges politiques dont bénéficient les protestants depuis les guerres de religions.

L'émotion des Réformés est immense.

Henri II de Rohan reprend la lutte aux côtés de ses coreligionnaires dans tout le Sud-ouest.

Le Béarn est rattaché à la Couronne de France en 1620.



Soulèvements en Saintonge, en Guyenne et en Languedoc

Mort de Louis III de Lorraine

Prise de Saint-Jean-d'Angély

Prise de Saumur

Henri de La Tour d'Auvergne intrigue contre Maximilien de Béthune puis s'allie aux princes révoltés contre la régente mais refuse le poste de généralissime des calvinistes lors de l'assemblée de La Rochelle de 1621.

Dans les provinces de Saintonge, de Guyenne et de Languedoc, les protestants se soulèvent avec pour chef Henri II de Rohan.

En 1621, Benjamin de Rohan-Soubise prend le commandement des huguenots des provinces du Poitou, de la Bretagne, et d'Anjou, sous la direction de l'assemblée de La Rochelle.

Il combat à l'ouest et le long de la côte tandis que Henri II de Rohan, son frère aîné, commande sur terre et dans le sud de la France.

Louis XIII se décide brusquement à marcher en personne contre Benjamin de Rohan-Soubise retranché dans Saint-Jean-d'Angely.

Louis III de Lorraine est libéré de la Bastille à condition de prendre part avec Louis XIII à l'expédition dans le Poitou contre les Protestants.

Les chroniqueurs raconte qu'un héraut d'armes se présenta aux portes de la ville, et sans se découvrir, dit à Soubise :

A toi Benjamin de Rohan ; le roi ton souverain seigneur et le mien, te commande de lui ouvrir les portes de sa ville de Saint-Jean-d'Angeli, pour y entrer avec son armée.

A faute de quoi je te déclare criminel de lèse-majesté au premier chef, roturier toi et ta postérité, tous tes biens confisqués : que les maisons seront rasées de toi et de tous ceux qui t'assisteront.

Je ne ne puis répondre que comme soldat, répliqua Soubise, qui éfait resté couvert.

Tu ne dois repondre ni comme soldat ni comme capitaine, reprit le héraut, avant que tu sois dans ton devoir : sache que quand je te parle au nom du roi, ton seigneur et le mien, tu dois avoir le chapeau à la main.

Hautefontaine, vieil officier, excusa la faute de son chef, en disant :

M. de Soubise n'ayant jamais reçu une pareille sommation, il est excusable de n'en pas connaître les formalités. Si on lui avoit dit qu'il faut mettre un genou en terre, il les auroit mis tous les deux.

Soubise donna, pour réponse, ces mots écrits de sa main. Je suis trés-humble serviteur du roi : mais l'exécution de ses commandements n'est pas en mon pouvoir.

Louis III de Lorraine se distingue au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Louis III de Lorraine meurt à Saintes en Charente-Maritime le 21 juin 1621 en combattant.

Après un mois de résistance, Saint-Jean-d'Angély est prise le 24 juin 1621.

Benjamin de Rohan-Soubise se rend aux troupes commandées par Louis XIII.

Défilant devant le Roi, à la tête de sa garnison, il s'approche de Sa Majesté, met les deux genoux en terre, et lui fait serment d'une inviolable fidélité. Louis XIII répond :

Je serai bien aise que vous me donniez dorénavant plus de sujet d'être satisfait de vous que par le passé. Levez-vous et servez-moi mieux à l'avenir.

Charles II de Cossé tombe malade au siège de Saint-Jean-d'Angély.

On le transporte au château de Brissac en juin 1621.

Bernard de Nogaret de Foix combat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély et de Royan.

Honoré d'Albert d'Ailly sert aux sièges de Saint-Jean-d'Angély.

François de Montmorency-Bouteville sert avec éclat aux sièges de Saint-Jean-d'Angély, de Montauban, de Royan et de Montpellier

Henri de Lorraine-Harcourt combat les Protestants et prend part au siège de Saint-Jean-d'Angély.

Charles II de Lorraine-Guise est blessé à Saint-Jean-d'Angély.

Bien que protestant, Jean de Saint-Bonnet est fidèle au roi Louis XIII dans sa lutte contre le parti huguenot. Ses qualités de stratège, son courage et sa loyauté le feront distinguer par ses pairs et par le roi.

Jean de Saint-Bonnet participe à la prise de Saumur au printemps 1621.



Siège de Montauban

Blessure de Louis de Marillac

Mort d'Emmanuel Philibert des Prez

Siège de Montheurt

Rattachement du Béarn et de la Navarre au Royaume de France

Mort de Charles d'Albert Duc de Luynes

Louis-Charles d'Albert Duc de Luynes

Honoré d'Albert d'Ailly Gouverneur d'Amiens

Henri II de Rohan, chef protestant, défend Montauban.

Le 17 août 1621, Louis XIII et le connétable Charles d'Albert installent leur quartier général près de Moissac, dans le château de Piquecos d'où ils dirigent le siège de Montauban.

Honoré d'Albert d'Ailly sert aux sièges de Montauban.

Jean de Saint-Bonnet participe au siège de Montauban.

Louis de Marillac sert en qualité de maréchal de camp à ce siège où il est blessé.

Maximilien de Béthune intervient dans les luttes entre les protestants français et la royauté lors de ce siège.

Emmanuel Philibert des Prez meurt lors de ce siège.

La prise des villages alentour ayant été accomplie, le siège de la citadelle peut commencer.

Les protestants montalbanais mettent en place une défense acharnée de la ville, motivée par la foi religieuse. Ils disposent de vivres abondantes, et sont commandés par :

Espérant une reddition rapide, Louis XIII ordonne une nuit de septembre 1621 de faire tirer simultanément 400 coups de canon sur la ville. Mais cela ne vient pas à bout de la défense montalbanaise. Les arrières de l'armée royale sont de plus harcelés par Henri II de Rohan.

Henri de Schomberg dirige l'artillerie royale lors du siège de Montauban.

Louis XIII échoue en grande partie du fait de l'incompétence de Charles d'Albert et se voit contraint de lever le siège le 6 novembre 1621.

Le Béarn et la Navarre sont rattachés au Royaume.

Charles d'Albert meurt de la scarlatine durant le siège de Montheurt, alors qu'il est déjà tombé en disgrâce.

Honoré d'Albert d'Ailly, son frère, obtient le gouvernement des villes et citadelle d'Amiens.

Louis-Charles d'Albert, son fils, devient 2e Duc de Luynes.



Maximilien II de Béthune Démis de sa charge Grand maître de l'artillerie de France

Henri de Schomberg Grand maître de l'artillerie de France

Étant protestant, et beau-frère d'Henri II de Rohan, Maximilien II de Béthune est démis de sa charge Grand maître de l'artillerie de France, en 1622.

Le 15 février 1622, Henri de Schomberg le remplace et est nommé dans la charge de grand maître de l'artillerie de France.


Louis XIII en 1622- par Dumonstier

Siège de Montpellier

Brûlart de Sillery, le marquis de Puisieux et La Vieuville Ministres

Louis de Marillac Capitaine des gens d'armes de la reine

Louis de Marillac Lieutenant général des évêchés de Metz, Toul et Verdun

Mort de Léonor II d'Orléans

Mort d'Antoine Pont du Roure

Louis XIII mène les sièges de Sommières, de Lunel contre les Protestants.

Les troupes de Louis XIII commandées par Henri II de Bourbon-Condé assiège Montpellier de février à octobre 1622.

Jean de Saint-Bonnet participe à ce siège au coté de Louis XIII.

Claude de Lorraine participe au siège de Montpellier.

Claude de Lorraine est fait Grand Fauconnier de France en 1622 après les rébellions huguenotes.

Henri II de Rohan, chef protestant, défend la ville ce que le roi ne lui pardonnera jamais complètement.

Le siège est levé au bout de 6 semaines, une épidémie s'étant déclarée dans le camp royal.

Louis de Marillac prend part à toutes les opérations contre les Huguenots du Languedoc.

Léonor II d'Orléans meurt à Montpellier le 3 ou le 5 septembre 1622 lors du siège.

Avec lui, s'éteint la branche des Orléans Longueville, Comtes de saint Paul

Antoine Pont du Roure, Marquis de Combalet, est tué lors du siège de Montpellier.

Veuve, belle, riche, entourée d'adulateurs, Marie-Madeleine de Vignerot refuse de se remarier.

Elle veut fuir le monde et s'enfermer dans le cloître. Son tuteur, Richelieu, s'y oppose pour la garder près de lui. Elle se dévoue dès lors aux œuvres de religion et de charité.

Marie-Madeleine de Vignerot loge à Paris, chez Richelieu, son oncle, au Petit Luxembourg, au 17, rue de Vaugirard.

À son salon se pressent tous les solliciteurs qui espérent rencontrer Richelieu en personne.



La Rochelle Haut lieu de la religion réformée en France

L'Édit de Nantes a eu comme effet de créer un État dans l'État.

La Rochelle, dernière place de sûreté des Huguenots, est devenu un haut lieu de la religion réformée en France.

Ce port reçoit de mer l'aide des Anglais, en tant que ville protestante, mais aussi pour freiner le développement de la marine française.

La principale crainte de Richelieu est que cette place forte devienne une sorte de seconde capitale, bastion d'où les protestants, aidés financièrement par l'Angleterre, pourraient s'emparer de l'ensemble du territoire.

Sa décision est donc prise : il faut prendre sans tarder la Rochelle.

La pression sur La Rochelle s'accroît de mois en mois.

Soutenu par son frère Benjamin de Rohan-Soubise, acharné plus encore que lui-même à contrer les visées du Cardinal, Henri II de Rohan essaie de rallier les anglais à la cause réformée.


Richelieu au siège de la Rochelle Louis XIII et Richelieu, victorieux devant La Rochelle

Prise de la Rochelle

Louis de Marillac se distingue au siège de la Rochelle (où il donne son nom à l'un des forts).

Antoine d'Aumont de Rochebaron, Maximilien de Béthune, Henri de Lorraine-Hacourt et Charles II de Lorraine-Guise participent à ce siège.

Henri d'Escoubleau est intendant de l'artillerie lors de ce siège.

L'âme de la résistance est le maire Jean Guitton, un armateur énergique qui sait maintenir très haut le moral des assiégés. Il a fait le serment de tuer le premier qui parlerait de se rendre : "Pourvu qu'il reste un homme pour fermer les portes, c'est assez !"

À l'Hôtel de ville de La Rochelle existe toujours le bureau de Jean Guiton où on peut encore voir la trace d'un couteau que Guiton aurait planté par colère.

Catherine de Parthenay et Anne de Rohan, mère et sœur d'Henri II de Rohan, partagent les souffrances des insurgés.

Pour empêcher le ravitaillement par mer, Richelieu fait construire, par 4 000 ouvriers, une digue longue de 1 500 mètres et haute de 20 mètres, pour fermer le port aux Anglais. Les fondations reposent sur des navires coulés et remblayés. Des canons pointés vers le large sont disposés en renfort.

Du côté de la terre, Richelieu interdit l'accès des secours par une ligne de retranchements longue de 12 kilomètres.

Les vivres commencent à s'épuiser, et les navires anglais venus en soutien sont contraints de rebrousser chemin. Les assiégés décident alors de faire sortir de la ville les "bouches inutiles". Sont ainsi expulsés femmes, enfants et vieillards. Tenus à distance par les troupes royales qui n'hésitent pas à faire feu sur eux, ils errent pendant des jours sans ressources et décèdent de privation.

Une deuxième puis troisième expédition anglaise échouent, malgré des tirs nourris. Les Rochelais sont contraints de manger ce qu'il leur reste : chevaux, chiens, chats…

Jean Guitton préfère capituler plutôt que de les voir mourir de faim. Le siège de La Rochelle, après plus de 14 mois, se termine par la capitulation inconditionnelle de la cité, le 28 octobre 1628.

Il ne reste que 5 500 survivants sur les 28 000 habitants. Louis XIII leur accorde son pardon mais ils doivent fournir un certificat de baptême.

Honorant le courage de Jean Guiton, Richelieu renonce à le faire emprisonner. Il doit cependant s'exiler.

Par la suite, Richelieu donnera à Jean Guiton un commandement dans la flotte royale et Jean Guiton combat les Espagnols.

Les murailles sont rasées.

Prisonnière de guerre, Catherine de Parthenay est transférée au château de Niort, le 2 novembre 1628.



Mise à prix de la tête d'Henri II de Rohan

Confiscation et démantèlement du château de Blain

Attaque du château de Theyrargues

Après le siège de la Rochelle, la tête d'Henri II de Rohan est mise à prix, et Richelieu ordonne le démantèlement de son château de Blain et sa confiscation au profit d'Henri II de Bourbon-Condé. Le château de Blain perd alors tout rôle militaire

Cette confiscation n'est que de quelques semaines, et encore Condé eut bien de la peine à prendre possession de son domaine l'intendant d'Onglepied ne voulant pas consentir à livrer les clefs du trésor.

En 1628, Henri II de Rohan tente d'élargir son influence et de consolider ses positions. Il attaque et causé des dégâts au château de Theyrargues qui appartient à Antoine-Hercule de Budos, Seigneur de Portes, qui combat durement les protestants et a un commandement dans l'armée royale.



Mort de Joachim de Beaumont

Saint-André Montbrun Chef de l'armée de Privas

Joachim de Beaumont meurt en 1628.

Son frère est nommé par Henri II de Rohan pour le remplacer, mais ce dernier a traité avec Louis XIII promettant la soumission du Vivarais.

Henri II de Rohan le remplace donc par le marquis de Saint-André Montbrun, chef de l'armée de Privas, qui est d'accord pour que Privas tienne le plus longtemps possible contre les forces du roi afin de gagner le temps nécessaire pour mieux organiser la rébellion protestante dans le midi.



Prise de Saint-Jean de Valériscle

Au début 1629, Henri II de Rohan a l'intention de prendre Villefort, mais pour cela il lui faut prendre Saint-Jean de Valériscle dont la Baronnie appartient à Antoine-Hercule de Budos, Seigneur de Portes, ainsi que le château de Portes.

Les troupes protestantes, sous le commandement de Saint-André Montbrun lieutenant d'Henri II de Rohan, prennent Saint-Jean de Valériscle, pillant quelques maisons et massacrant sans doute quelques habitants. L'église et le château de Saint-Jean subissent des dégâts.

Les troupes protestantes remontent la vallée de l'Auzonnet par l'ancien chemin de Saint-Jean à Portes.

Ils contournent le château de Portes trop bien défendu, Antoine-Hercule de Budos y ayant placé 100 hommes commandés par le Sieur d'Anglejean, lieutenant dans le régiment de Montréal et 2 compagnies du régiment de Languedoc commandées par le capitaine de Jagonas.

Ils filent sur le fort de Chamborigaud, Génolhac et Villefort. Le siège de Villefort est un échec. Ils y trouvent Antoine-Hercule de Budos avec plus de forces. Les troupes protestantes se replient sur Alès.

A leur passage à Pomier elles en profitent pour détruire le "martinet de Marican" qui est un point stratégique puisque le fer sert aussi à fabriquer des armes.



Siège d'Alès

Édit de grâce d'Alès et l'édit de Nîmes

Exil d'Henri II de Rohan

L'armée royale marche alors sur Vallon, les Vans... Elle se présenta le 7 juin 1629 devant Saint-Ambroix. Toutes ces villes étaient en majorité protestantes. Les habitants, atterrés par le carnage de Privas, font leur soumission au Roi.

Suit ensuite le siège d'Alès ou Alais.

Les réformés se voient imposer la paix de grâce d'Alès le 27 ou 28 juin 1629. L'édit de grâce d'Alès de Louis XIII révoque le versant militaire de l'édit de Nantes.

Il interdit les assemblées politiques. Les Huguenots perdent toutes leurs anciennes places de sûreté mais il maintient la liberté de culte dans tout le royaume, sauf à Paris.

Le démantèlement du château de Blain à peine commencé est arrêté. Henri II de Rohan est contraint à l'exil et part alors mettre son talent militaire au service de la République de Venise, alliée de la France.

Il y écrit L'Apologie du duc de Rohan sur les derniers troubles de la France....



Rentré en grâce d'Henri II de Rohan

Henri II de Rohan rentre en grâce en 1634.


Carte de la Guerre de Trente Ans

Période française de la guerre de Trente Ans

Occupation de Philippsburg, Spire, Landau et Trèves par les Espagnols

Guerre de dix ans

Déclaration de guerre de la France à l'Espagne

Courrier d'Anne d'Autriche avec Philippe IV

La période française de la guerre de Trente Ans dure de 1635 à 1648.

Depuis le début de la guerre, la France s'est toujours soigneusement tenue à l'écart des combats, tout en appuyant les opposants à l'empereur et au Roi d'Espagne par sa diplomatie et ses subsides.

Cette politique n'est pas sans contradictions car Richelieu, cardinal de l'Église catholique est :

Les considérations religieuses s'opposent donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci finissent par l'emporter sur leurs divers adversaires. Pour maintenir l'équilibre désiré, la France n'a plus d'autre solution que de s'engager directement dans le conflit.

Cet engagement est précédé d'une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne (ce dernier est d'ailleurs, plus que l'empereur, le principal adversaire).

Avec les Hollandais est notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (grosso modo l'actuelle Belgique).

Contrairement aux Danois quelques années plus tôt, les Suédois ont subi un revers, mais ne sont pas anéantis. Leur présence en Allemagne va en fait se perpétuer jusqu'à la fin de la guerre, sous des généraux de valeur tels que Johan Banér ou Lennart Torstenson qui ne vont jamais laisser les impériaux libres de se retourner complètement contre la France. Au contraire les armées française et suédoise vont souvent se coordonner ou tenter de se rejoindre pour forcer l'ennemi commun.

Par précaution, les Espagnols occupent Philippsburg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l'archevêque Philipp Christoph von Sötern, l'un des Princes-Électeurs, s'est mis sous la protection de la France :

Richelieu prend ce prétexte pour déclarer ouvertement la guerre à l'Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français, le 19 mai 1635.

La Guerre de dix ans commence le 19 mai 1635.

Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, vont intervenir dans 4 grands secteurs :

Cela place Anne d'Autriche dans une position encore plus délicate. En effet, la correspondance secrète qu'elle entretient avec Philippe IV d'Espagne, son frère, va au-delà des nécessités de la simple affection fraternelle.

Anne d'Autriche tente de renseigner secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises, bien qu'elle soit tenue à l'écart de toutes les décisions de Louis XIII.

François-Marie de Broglie fait parti des principaux commandants en chef lors de la Guerre de Trente ans.



Henri II de Rohan Commandement des troupes française en Valteline

Bataille de Cassiano

Nouvel exil Henri II de Rohan

Henri II de Rohan prend en 1635 le commandement des troupes royales en Valteline pour couper aux troupes du Roi d'Espagne l'entrée du Milanais. Il reçoit le commandement d'une armée de 15 000 hommes pour chasser les Autrichiens de Suisse en commençant par forcer le duc de Lorraine à évacuer l'Alsace.

Par une manœuvre habile, Henri II de Rohan défait les troupes impériales à Cassiano.

En un temps où les armées françaises se faisaient battre, Henri II de Rohan apporte un succès qui, pressentait-il, ne doit pas forcément plaire à Richelieu. D'abord victorieux, Henri II de Rohan est laissé sans renforts et sans ordres précis dans les montagnes de l'est de la Suisse. Henri II de Rohan instruit sans succès Richelieu de ses difficultés.

En Italie, l'invasion du Milanais ne peut se faire du fait de l'alliance peu fiable du duc de Savoie et malgré les succès des troupes stationnées en Valteline.

Suspecté d'être responsable de l'échec des troupes françaises en Valteline, Henri II de Rohan est prié de reprendre le chemin de l'exil.

Prétextant sa santé, Henri II de Rohan s'arrête à Genève et reçoit finalement l'ordre de retourner à Venise.

À Venise et à Padoue, Henri II de Rohan compose ses Mémoires.

Par lettre, Louis XIII lui demande d'être son ambassadeur extraordinaire dans les Grisons en Suisse afin d'en éloigner l'Empire d'Autriche qui occupe la Valteline.

Après un aller-retour à Venise, Henri II de Rohan déploie une activité de cartographe pour la Suisse, l'Alsace, la Bourgogne et le Milanais.


Batailles de Rheinfelden

Batailles de Rheinfelden

Mort d'Henri II de Rohan

Mort de Tancrède de Rohan

La France accepte de payer l'entretien des troupes de Bernard de Saxe-Weimar.

Mais à l'hiver 1637-1638, les échéances ne sont pas régulièrement honorées.

Bernard de Saxe-Weimar n'a plus que 4 000 hommes.

Bernard de Saxe-Weimar confie à Henri II de Rohan un commandement.

Henri II de Rohan accepte de reprendre les armes contre l'Allemagne en janvier 1638.

Bernard de Saxe-Weimar est surpris en traversant le Rhin le 28 février 1638 par les troupes des Bavarois de Jean de Werth mais il peut se dégager en perdant 2 de ses commandants, John Philip et Henri II de Rohan qui sont blessés mortellement.

Le 2 mars 1638 Bernard de Saxe-Weimar retraverse et tombe sur l'arrière-garde bavaroise faisant 3 000 prisonniers qui changent de camp.

Henri II de Rohan meurt le 16 avril 1638 des suites de ses blessures.

Sur sa tombe à Genève est inscrit "Passant, ne cherche pas ici le récit en détail des hauts faits d'Henry de Rohan, ils subsistent glorieusement et pour toujours dans la mémoire des hommes".

Henri II de Rohan aura été en permanence déchiré entre la fidélité à la cause protestante et le service du Roi.

Ses écrits sont considérés comme d'excellentes contributions à la littérature politique du XVIIe siècle.

A la mort d'Henri II de Rohan, la duchesse Marguerite de Rohan tente de faire reconnaître comme héritier Tancrède de Rohan, son fils bâtard.

La réalité de sa naissance, connue de tous, ne permet pas cette manœuvre et Tancrède meurt au combat avant que la succession ne soit réglée.


Marguerite de Rohan

Mariage d'Henri de Chabot avec Marguerite de Rohan

Henri de Chabot Duc de Rohan et Pair de France

Les prétendants de Marguerite de Rohan sont nombreux, convoitant l'héritière et son riche domaine.

Elle fait un mariage d'inclination.

Bien que huguenote, elle arrête son choix sur un seigneur catholique.

Le contrat de mariage est signé à Paris le 6 juin 1645.

Henri de Chabot, Seigneur de Jarnac et d'Apremont, épouse à Sully dans le Loiret le 13 juin 1645 Marguerite de Rohan (1617-1684).

Leurs enfants sont :

Louis XIV permet cette union à la condition que les enfants soient élevés dans la religion catholique.

Malgré l'opposition de ses cousins Rohan de la branche cadette, la plus illustre, Marguerite obtient du roi que les enfants du couple prennent le nom de Rohan-Chabot.

Ils fondent la branche des Rohan-Chabot.

Les deux époux habitent Paris, dans leur hôtel de la rue du Temple.

Les titres et possessions d'Henri II de Rohan passent dans la Maison de Chabot.

Le titre de Duc de Rohan est recréé pour Henri de Chabot qui devient Pair de France.

Il devient également Prince de Léon, Comte de Porhoët et de Lorges, Marquis de Blain et de la Garnache, Baron de Mouchamps, Seigneur de Héric et de Fresnay (terre en Plessé), Premier baron de la noblesse et président-né des États de Bretagne.


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