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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1375 - le dernier en 1447



Naissance d'Henri Beaufort

Henri Beaufort naît en 1375, fils de Jean de Gand et de Catherine Swynford de Roelt.



Naissance d'Henri V de Lancastre

Henri V naît au château de Monmouth au Pays de Galles le 9 août ou 16 septembre 1387, fils du roi Henri IV de Lancastre et de Marie de Bohun. Henri Beaufort élève Henri V, son petit neveu.



Mariage de Jean de Gand avec Catherine Swynford de Roelt

Jean de Gand est veuf de Constance de Castille.

Jean de Gand obtient de son neveu Richard II d'Angleterre la légitimation de ses enfants nés de Catherine Swynford de Roelt, mais l'acte stipule qu'ils ne peuvent pas être inclus dans l'ordre de succession au trône, bien que petit-fils d'Édouard III d'Angleterre.

Probablement dans le but de déclarer publiquement la légitimité de ses enfants, Jean de Gand épouse à Lincoln le 13 janvier 1396 Catherine Swynford de Roelt, sa maîtresse. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Beaufort avec Marguerite Holland

Jean Beaufort Marquis de Dorset

Jean Beaufort épouse le 28 septembre 1397 Marguerite Holland, fille de Thomas II Holland et d'Alice FitzAlan. Leurs enfants sont :

Le 30 septembre 1397, Jean Beaufort est créé marquis de Dorset.

Toujours en 1397, Jean Beaufort reçoit l'Ordre de la Jarretière.



Naissance d'Edmond Beaufort

Edmond Beaufort naît en 1406, fils de Jean Beaufort, premier Comte de Somerset, et de Marguerite Holland. Il est le neveu d'Henri Beaufort, évêque de Winchester.



Henri V de Lancastre au pouvoir en Angleterre

À cause de la mauvaise santé du roi Henri IV de Lancastre, Henri V de Lancastre commence à jouer un rôle politique plus important. À partir de janvier 1410, aidé par ses oncles Henri Beaufort et Thomas Beaufort, fils légitimés de Jean de Gand (John of Gaunt), Henri V de Lancastre dirige de fait le pays.


Carte de France vers 1422

Mort de Charles VI le Fou

Henri VI Plantagenêt Roi de France

Charles VII de France Roi de France

Jean de Lancastre Régent du royaume de France

Humphrey Duc de Gloucester Régent du royaume d'Angleterre

Charles VI le Fou meurt à l'Hôtel Saint-Pol à Paris le 21 octobre 1422 après un règne exceptionnellement long de 42 ans. Il est inhumé dans la basilique de Saint-Denis.

A la mort de Charles VI le Fou, Odinette de Champdivers regagne sa terre natale.

Comme prévu par le traité de Troyes, Henri VI Plantagenêt, à peine âgé de 10 mois, devient Roi de France. Il a le soutien de l'Église, de l'Université et du peuple de Paris. Il est également allié au puissant parti bourguignon.

La régence en France échoit à Jean de Lancastre. Mais Jean de Lancastre est alors occupé pendant des années à faire la guerre à Charles VII de France. Jean de Lancastre fait de John Fastolf le grand maître de sa maison en 1422.

Jean de Lancastre laisse son frère, Humphrey de Lancastre, Duc de Gloucester, assurer la régence en Angleterre. Humphrey, et son demi-frère, Henri Beaufort, évêque de Winchester, se partage le pouvoir. Les deux hommes ne s'entendent pas et gouvernent très mal le royaume. Humphrey jalouse Bedford et tente de contrecarrer sa politique amicale avec le Duc de Bourgogne.

Le Dauphin Charles réfugié à Bourges, d'où son surnom de "roi de Bourges", s'autoproclame Roi sous le nom de Charles VII.

La France se trouve donc avec deux rois aussi légitimes l'un que l'autre et est désormais divisée entre :

Charles VII de France ne croit guère en ses chances de survie. Il se remet mal de l'accusation de lèse-majesté et de parricide dans le crime de Montereau.

Il doute même de sa filiation du fait des rumeurs sur l'inconduite d'Isabeau avec Louis Ier d'Orléans.

Il n'a ni argent, ni beaucoup de soutiens, mis à part les redoutables Armagnacs et quelques mercenaires de toutes origines.

Dès 1422, Jean de Dunois embrasse la cause de Charles VII de France. Ses courtisans se déchirent en de vaines querelles. Ses possessions se racornissent de mois en mois.

Établi en Berry et en Touraine (notamment à Loches et à Chinon), Charles VII de France est fort de la fidélité des provinces du Centre et du Languedoc, d'où il tira l'essentiel de ses ressources.

Pour gouverner, il doit improviser avec un personnel généralement nouveau et peu au fait des affaires.

Le Parlement qu'il organise à Poitiers et la Chambre des comptes qui est établie à Bourges sont, pour l'essentiel, peuplés d'officiers naguère éliminés à Paris par les Bourguignons, de telle sorte que l'administration est plus facilement efficace que le gouvernement.



Rivalité entre Humphrey de Lancastre et Henri Beaufort

La rivalité entre Humphrey de Lancastre et Henri Beaufort reprend et devient tellement vive que Jean de Lancastre, Duc de Bedford doit revenir à Londres où il éloigne Henri Beaufort en lui promettant le cardinalat. Humphrey de Lancastre est maintenu à la lieutenance d'Angleterre, suite à sa promesse solennelle qu'il cessera ses intrigues.


Jeanne d'Arc présentée à Pierre Cauchon entouré de ses assesseurs - Lettrine U ornée - page des Chroniques du siège d'Orléans dit manuscrit d'Urfé - XVe siècle - Paris BnF Département des manuscrits - Latin 8838

Procès de Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc brûlée vive à Rouen

L'université et les représentants de l'Inquisition à Paris réclament de la juger.

L'Université de Paris veut faire condamner Jeanne d'Arc comme hérétique, ce qui permettrait par ricochet de dévaloriser le sacre de Charles VII de France.

Ayant franchi l'Oise (limite du diocèse de Beauvais) et étant capturée rive droite, elle sera confiée à la justice de Pierre Cauchon, Évêque de Beauvais.

Le 3 janvier 1431, par lettre royale, Jean de Lancastre abandonnent Jeanne d'Arc à la justice ecclésiastique et plus précisément à Pierre Cauchon, Évêque de Beauvais, leur allié.

Le procès s'ouvre le 21 février 1431, présidé par Pierre Cauchon et par Jean Le Maître, frère dominicain, vicaire de l'inquisiteur en France.

Les ecclésiastiques français admettent difficilement que Dieu ait pu s'adresser par-dessus leur tête à une simple bergère.

Ils admettent encore moins qu'il ait eu envie de prendre parti dans la sombre querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

Le but de Pierre Cauchon est d'ôter sa crédibilité à Jeanne d'Arc, et par ce moyen à Charles VII de France, en l'attaquant sur le terrain religieux afin d'estomper ses succès militaires.

Henri Beaufort est membre de ce tribunal.

Jean de Lancastre exerce d'importantes pressions sur le tribunal ecclésiastique bafouant les droits de la défense.

Pierre Cauchon dépêche des enquêteurs à Domrémy mais les témoignages des habitants sont si favorables à l'accusée qu'ils doivent détruire leur rapport.

Les juges reprochent à Jeanne d'Arc :

Au bout de 2 semaines d'interrogatoires, la défense de l'accusée tient bon.

Sa virginité a de nouveau été attestée par des femmes.

Jeanne d'Arc ne semble pas en revanche trouver de justification à son port d'habits masculins, qui constitue un outrage aux mœurs de l'époque.

L'affaire des voix est naturellement exploitée pour glisser sur le terrain de la sorcellerie.

Interrogée par Jean Beaupère, l'un des juges, sur son état de grâce, elle répond :

Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis, Dieu m'y tienne !

Soucieux de régularité, Pierre Cauchon fait parvenir à Paris l'acte d'accusation, rédigé le 14 mars 1431, qui charge Jeanne d'Arc des pires horreurs, afin d'obtenir l'avis de l'université.

Les actes du procès témoignent de l'extraordinaire force de caractère de l'inculpée.

L'aveu paraissant impossible à obtenir, on envisage la torture et on lui montre les instruments.

Mais entre-temps la santé de l'accusée s'est dégradée et Jeanne d'Arc risque de succomber à cette épreuve ; le risque politique est trop grand.

On n'en fera qu'un simulacre, le 9 mai 1431, qui ne change rien à la position de Jeanne.

Il convient de procéder à l'admonestation officielle de l'Église, pour que l'accusée puisse se repentir.

Pierre Cauchon a alors l'idée d'une mise en scène propre à faire céder l'accusée.

Le 21 mai 1431, conduite dans le clos de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen, elle est publiquement sommée d'abjurer ses crimes.

Jeanne d'Arc résiste un peu puis a un moment de faiblesse quand est énoncée la menace du bûcher ; elle finit par se rétracter.

La sentence de mort est commuée en un emprisonnement à vie.

Les Anglais se sentent floués car ils attendent la mort de l'accusée.

On la réintègre dans sa prison et on lui procure des habits de femme.

Jeanne d'Arc, quelques jours plus tard, reprenant ses habits d'homme, invoque à nouveau ses voix. Aux yeux de l'Église, Jeanne d'Arc devient donc relapse: ce qui désigne quelqu'un qui retombe dans l'hérésie

Elle est illico condamnée au bûcher.

Le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux Marché.

Elle déclare :

Évêque, je meurs par vous !

Détail sordide : le bûcher étant trop élevé, le bourreau se trouve dans l'impossibilité d'étrangler sa victime avant que les flammes ne l'atteignent, ce qui vaut à Jeanne de périr vive dans de grandes souffrances.

Un des juges, pris de remords, confie : Je voudrais que mon âme fut où je crois qu'est l'âme de cette fille !

Le lendemain du supplice de Jeanne d'Arc, Pierre Cauchon officie à la cathédrale de Rouen.

Médiocrement énergique, Charles VII de France apparaît parfois comme un velléitaire qui laisse condamner Jeanne d'Arc, peut-être afin de ménager ses adversaires avec lesquels il espère traiter.

François Villon, né en 1431, l'année même de sa mort, évoquera le souvenir de Jeanne dans la belle Ballade des Dames du temps jadis :

... Et Jeanne, la bonne Lorraine Qu'Anglais brûlèrent à Rouen; Où sont-ils, où, Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan ?"



Libération d'Edmond Beaufort, de Charles d'Artois et William de La Pole

Libéré en 1431 en échange de Charles d'Artois, Comte d'Eu, Edmond Beaufort retourne en Angleterre où il se met au service d'Henri Beaufort, en lutte contre Humphrey de Gloucester pour le poste de régent.

Libéré en 1431, William de La Pole devient l'allié d'Henri Beaufort contre Humphrey de Gloucester dans sa lutte pour le pouvoir. Henri Beaufort est pour une trêve avec la France.



Sacre de Henri VI Plantagenêt à Notre-Dame de Paris

Jean de Lancastre, soucieux d'opposer à l'image de Jeanne d'Arc celle d'Henri VI Plantagenêt, décide de ramener le jeune prétendant de Londres à Rouen.

Pierre Cauchon accompagne Henri Beaufort, en compagnie d'autres conseillers ecclésiastiques.

Jean de Lancastre fait sacrer, par Henri Beaufort, Henri VI Plantagenêt à Notre-Dame de Paris le 16 ou 17 décembre 1430 ou 1431 mais la Sainte Ampoule fait défaut et sans elle, le sacre n'a guère de signification.



Mort de Jean de Lancastre Duc de Bedford

Henri Beaufort Régent du Royaume d'Angleterre

Jean de Lancastre meurt à Rouen le 14 ou le 19 septembre 1435 subitement. Il est inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen.

Son tombeau de marbre noir sera détruit en 1562 par les calvinistes, lors des guerres de religions. À cet emplacement, au pied du gisant d'Henri le Jeune, une plaque a été scellée.

L'échec final de Jean de Lancastre vient du fait qu'il ne peut réduire les résistances qui ne cessent de se manifester au nord de la Loire tout en ne parvenant pas à prendre pied au sud. Constamment sur la défensive, le maintien de ses troupes entraînent de lourdes charges financières.

Il doit faire appel au Trésor anglais tout en renforçant la fiscalité en France, ce qui lui vaut l'impopularité des deux côtés de la Manche.

Henri VI Plantagenêt étant toujours mineur, Humphrey de Lancastre, Duc de Gloucester, et Henri Beaufort se disputent la régence :

Le pays est exsangue et hors d'état de continuer un conflit extrêmement coûteux. Les récents échecs ont, de plus, découragé plusieurs ex-partisans de la guerre. Le Parlement prend parti pour Henri Beaufort.

Henri Beaufort envoie à Paris William de la Pole, Comte de Suffolk et petit-fils du chancelier de Richard II d'Angleterre, y négocier une trêve sur la base du statu quo. Elle sera entérinée à Tours en 1444.



Mariage de Edmond Beaufort avec Éléonore Beauchamp

Edmond Beaufort, deuxième Duc de Somerset épouse en 1435 Éléonore Beauchamp, fille de Richard Beauchamp, comte de Warwick. Leurs enfants sont :


Jean de Dunois en prière devant la Vierge - Heures de Dunois - vers 1436

Arthur III de Bretagne Lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie

Prise de Paris

Reconquête de la Normandie par Charles VII

Début 1436, 4 évêques, dont Pierre Cauchon, sont chargés de gouverner Paris au nom d'Henri VI Plantagenêt.

Charles VII de France se sent désormais en mesure d'engager la contre-offensive contre les Anglais. Il a hâte de retrouver sa capitale.

Le 8 mars 1436, Charles VII nomme Arthur III de Bretagne lieutenant-général en Île-de-France, Normandie, Champagne et Brie, avec la charge de reprendre Paris.

Jean de Villiers de L'Isle-Adam assiste Arthur III de Bretagne.

Ayant reçu le renfort de troupes bourguignonnes, les Anglais sont repoussés aux portes de la capitale.

Le 13 avril 1436, Arthur III de Bretagne se présente sous les murs de la cité.

La ville est en pleine effervescence.

Victimes de la fureur populaire des Parisiens, les Anglais doivent se réfugier dans la bastille Saint-Antoine.

Le 15 avril 1436, la garnison capitule.

Pierre Cauchon est contraint de fuir, non sans s'être acquitté d'une forte somme d'argent.

Henri VI Plantagenêt perd donc la capitale du royaume de France.

La prise de Paris renforce encore la position d'Arthur III de Bretagne auprès de Charles VII de France, d'autant que les Bretons du connétable s'illustrent en Île-de-France aux côtés de :

Le château de Vincennes est également libéré de la présence anglaise.

En 1436, Henri Beaufort envoie Edmond Beaufort seconder John Talbot en Normandie où il résiste difficilement à l'armée de Charles VII de France.

Charles VII de France revient à Fontainebleau après la libération de l'Île-de-France et de Paris en 1436, privilégiant le lieu pour sa salubrité.



Edmond Beaufort Comte de Somerset

Prise du pouvoir par William de la Pole Comte de Suffolk

Edmond Beaufort, devient Comte de Somerset à la mort de son frère en 1445, Il est nommé lieutenant de France.

Henri VI Plantagenêt, très influençable, laisse les rênes du pouvoir à William de la Pole, Comte de Suffolk.

Il remplace comme maître de facto de l'Angleterre Henri Beaufort qui s'est retiré.

William de la Pole et Edmond Beaufort tente d'éliminer Humphrey de Gloucester qui pourrait leur contester le pouvoir.

La deuxième femme d'Humphrey de Gloucester est condamnée pour sorcellerie et enfermée à vie.



Humphrey de Lancastre Prisonnier

Mort de Humphrey de Lancastre Duc Gloucester

Le 13 ou le 18 février 1447, William de La Pole fait arrêter Humphrey de Lancastre, l'oncle du roi, sous l'inculpation de tentative de rébellion au Pays de Galles.

Cinq jours plus tard, Humphrey de Lancastre meurt en prison dans des circonstances restées obscures.

Henri Beaufort est accusé de son assassinat.



Mort d'Henri Beaufort

Henri Beaufort meurt en 1447.

En avril 1447, après la mort d'Henri Beaufort, William de La Pole est le véritable maître du pouvoir, dirigeant l'Angleterre au nom du faible et influençable Henri VI Plantagenêt.

Henri VI Plantagenêt nomme William de La Pole chambellan, amiral d'Angleterre et son comté de Suffolk est érigé en duché.

Mais William de La Pole est déjà en perte de popularité auprès du Parlement et des autres barons.

Un traité secret cédant le Maine à la France met à dos à William de La Pole une bonne partie du public anglais.


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