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Événements contenant la ou les locutions cherchées



32 événements affichés, le premier en -870 - le dernier en 1835



Léobotès Roi de Sparte

Léobotès (ou Labotas chez Hérodote) succède à Échestrate, son père, et devient Roi Agiade de Sparte en 870 avant Jésus-Christ.



Exil de Lycurgue

Furieux, les parents de la reine répandent sur le compte de Lycurgue des rumeurs qui l'obligent à s'exiler.

Lycurgue se rend d'abord en Crète, où il étudie les institutions locales et rencontre le poète Thalétas.

Lycurgue se dirige ensuite vers l'Ionie, réputée alors indolente et décadente, afin d'analyser les mœurs et les institutions locales.

Selon Hérodote, Lycurgue se rend ensuite en Égypte, d'où il prend l'idée de séparer les guerriers des travailleurs.

Selon Aristocratès dans son Histoire des Spartiates, Lycurgue pousse jusqu'en Inde où il rencontre les Gymnosophistes.



Théopompe Roi de Sparte

Théopompe succède à Nicandre et devient Roi Eurypontide de Sparte en 720 avant Jésus-Christ.

Les premiers rois Spartiates historiques connus sont le Roi Eurypontide Théopompe et le Roi Agiade Polydore. Les rois précédents sont connus par Hérodote et sont largement mythiques.



Clisthène de Sicyone Tyran de Sicyone

Clisthène de Sicyone devient Tyran de Sicyone en 601 avant Jésus-Christ.

Hérodote évoque Clisthène de Sicyone dans ses Histoires.

Clisthène de Sicyone pratiqué l'anadasmos dans sa cité et prend des mesures vexatoires contre l'aristocratie dans le domaine religieux et politique.



Cambyse Ier Roi d'Anshan

Cambyses ou Cambyse Ier est le fils de Cyrus Ier.

Il semble être l'arrière petit-fils du fondateur de la dynastie, Achéménès.

Cambyse Ier devient Roi d'Anshan vers 600 avant Jésus-Christ, membre de la dynastie des Achéménides.

Selon Hérodote, Cambyse Ier est un vassal d'Astyage, Roi des Mèdes



Naissance de Cyrus II

Cyrus II (en vieux-persan soleil), dit le Grand, naît, fils de Cambyse Ier et de Mandane de Mède, fille d'Astyage, Roi mède.

La naissance de Cyrus fait l'objet de légendes orales.

Il semble certain que Cyrus II soit l'héritier de la dynastie achéménide des rois d'Anshan, qu'on a localisé dans la plaine de Marvdasht, dans le Fars.


Selon Hérodote

Astyage, Roi Mède, voit en rêve que Cyrus II, son petit-fils, deviendra Roi à sa place : il ordonne à Harpage, l'un de ses parents, de faire disparaître l'enfant. Harpage, ne voulant pas en être le meurtrier, le confie à Mithridatès, bouvier royal de la cour mède.

La femme de celui-ci, qui vient de perdre un enfant mort-né, le convainc de ne pas exposer le bébé aux bêtes fauves, mais de le garder et de l'élever comme leur enfant. Mithridatès substitue donc à Cyrus II son fils mort-né, dont il abandonne le corps dans la montagne, paré des habits du Prince.

La ruse est découverte lorsque Cyrus II a 10 ans : lors d'un jeu dans lequel il tient le rôle de Roi, il punit sévèrement le fils d'Artembarès, dignitaire mède. Celui-ci le dénonce à Astyage, qui reconnaît son petit-fils.

Pour se venger d'avoir été trahi, le Roi fait égorger le fils d'Harpage et sert les membres à son père lors d'un festin.

Puis, les mages ayant assuré qu'il n'a plus à redouter, Cyrus II ayant porté le nom de Roi, il renvoie le garçon auprès de ses parents véritables.


Selon Justin

Selon une autre version, Cyrus II bébé, abandonné par Mithridatès dans la montagne, est recueilli par une chienne qui le nourrit et le défend contre les bêtes sauvages.


Selon Ctésias rapporté par Nicolas de Damas

Une troisième version veut que le père de Cyrus II ait été un dénommé Atradatès, de l'ethnie méprisée des Mardes, brigand de son état, et sa mère, une gardeuse de chèvres. Donné à l'échanson royal Artembarès, Cyrus finit par en être adopté et par en hériter la charge.



Guerre médo-perse

Vers 553 avant Jésus-Christ, une guerre éclate entre Astyage, Roi de Mède, et Cyrus II.

Les sources babyloniennes (le Songe de Nabonide et la Chronique de Nabonide) et grecques ne s'accordent pas sur la responsabilité du conflit.

Si Hérodote présente la marche contre Ecbatane du fait de Cyrus II, la Chronique indique qu'Astyage mobilise son armée et il marche contre Cyrus II, Roi d'Anshan, en vue de la conquête.

Toujours est-il qu'il s'ensuit une guerre médo-perse de plusieurs années.

Astyage place Harpage à la tête de l'armée mède. Harpage, pour se venger, trahit son souverain.

D'après Hérodote, Harpage communique son plan d'action à Cyrus II en cachant un message dans le ventre d'un lièvre qu'il lui fait porter par l'un de ses serviteurs.

Il propose à Cyrus II de soulever les Perses tandis que lui chargé du commandement de l'armée envoyé contre les Perses trahira Astyage, qui s'est rendu odieux chez lui par sa dureté.

Harpage exhorte l'armée mède à trahir lors de la première bataille, qui voit une victoire des armées perses.

Cependant, contrairement à ce que prétend Hérodote, cette bataille ne suffit pas à emporter la décision.

Selon Ctésias, Astyage renvoie alors ses officiers, en nomme de nouveau et prend lui-même en main la conduite de la guerre.

Selon Nicolas de Damas et Polyen, les combats sont violents en Perse, particulièrement près de Pasargades.

Cependant, Cyrus II finit par retourner la situation et remporte la victoire.

Astyage est fait prisonnier par Cyrus II.

Hérodote rapporte un dialogue où, à l'ironie et aux insultes d'Harpage, Astyage, déchu, répond en reprochant à Harpage sa maladresse de ne pas avoir conquis la royauté pour lui-même et son injustice d'avoir livré les Mèdes aux Perses.



Mort de Crésus

Crésus meurt en 543 avant Jésus-Christ.

Le règne de Crésus termine la dynastie des Mermnades.

Crésus est célèbre par ses richesses et partage son règne entre les plaisirs, la guerre et les arts.

Son nom est resté dans le langage courant avec l'expression : riche comme Crésus.

Les sables aurifères de la rivière Pactole lui assurent une fortune colossale, laquelle lui permet de bâtir sa légende par des offrandes généreuses aux temples grecs.

Il fait en particulier reconstruire le temple d'Artémis à Éphèse, l'une des 7 merveilles du monde antique.

Il fait porter au sanctuaire de Delphes une quantité inimaginable d'offrandes.

D'après Hérodote, il offre 3 000 têtes de bétail, des lits recouverts de lames d'or, des coupes d'or, des vêtements teints de pourpre, 100 briques en or pur, 2 grands bassins pour mélanger l'eau et le vin, en argent et en or, 40 barils d'argent, une statue de sa boulangère également en or, les bijoux de son épouse et enfin un lion tout en or.

Ce lion fait longtemps l'admiration des visiteurs à Delphes. Lors d'un incendie, il perd la moitié de son poids. Le reste encore respectable est placé dans le Trésor des Lacédémoniens.


Tombe de Cyrus II le Grand

Mort de Cyrus II

Cambyse II Roi de Perse

À la fin de sa vie, Cyrus II poursuit sa marche vers l'Est et domine tout le pays entre la mer Caspienne et l'Inde.

Bien avant sa mort, Cyrus II désigne Cambyse II, son fils, comme son héritier au détriment de son fils aîné Bardiya Cela entraînera ensuite une certaine rivalité entre les deux frères.

Ecbatane, l'ancienne capitale Mède, reste une des résidences régulières des Grands Rois Achéménides, car elle présente une importance stratégique certaine pour qui veut contrôler l'Asie centrale.

Cyrus II réussit à fonder un empire cohérent par ses conquêtes, mais aussi par la diplomatie, la tolérance en matière religieuse et politique et l'intégration des coutumes de chaque peuple vaincu.

On lui attribue l'institution de l'araméen comme langue administrative officielle et sa diffusion dans tout l'Empire.

Cyrus II meurt en 530 avant Jésus-Christ ou en 529 avant Jésus-Christ.

D'après Hérodote, Cyrus II aurait été tué lors d'une bataille contre Tomyris, Reine des Massagètes.

Pour venger la mort de son fils, celle-ci aurait décapité le cadavre et plongé la tête dans une outre de sang, afin d'assouvir la soif sanguinaire de Cyrus II.

Cambyse II succède à son père à Suse en 529 avant Jésus-Christ ou en 528 avant Jésus-Christ.

Cambyse II fait ramener le corps Cyrus II à Pasargades.

Le tombeau de Pasargades, encore visible aujourd'hui, que Cyrus II aurait fait construire de son vivant serait celui où il repose.

Darius Ier porte le titre aulique de porte-carquois de Cyrus II.

Durant les premières années de son règne, Cambyse II achève la conquête des pays d'outre-Euphrate en s'emparant de la Phénicie et de Chypre.

Ces deux forces maritimes permirent à l'armée perse de se munir d'une flotte très puissante.



Rupture de l'alliance entre Amasis II et Polycrate de Samos

Selon Hérodote, Amasis II voit en Polycrate de Samos un homme à qui la chance sourit trop et lui conseille de jeter au loin l'objet qui lui tient le plus à cœur afin d'éviter un revers de fortune.

Polycrate de Samos suit sa recommandation et part en mer pour se défaire d'une bague incrustée d'une pierre précieuse qui lui est particulièrement chère.

Quelques jours plus tard, un pêcheur prend dans ses filets un grand poisson qu'il considère digne de Polycrate de Samos, son souverain.

Les cuisiniers de Polycrate de Samos préparent le présent et y découvrent l'anneau. Ils l'apportent au tyran.

Quand le récit de l'histoire lui parvient, Amasis II dénonce immédiatement les accords qui le lie à Polycrate de Samos.

Il est plus probable que cette alliance est brisée suite à un accord contre l'Égypte entre Polycrate de Samos et Cambyse II.



Mort de Polycrate de Samos

Selon Hérodote, vers la fin du règne de Cambyse, en 522 avant Jésus-Christ le satrape Oroitès de Sardes décide de tuer le tyran :

Malgré les mises en garde de sa sœur, Polycrate de Samos se rend à Sardes où il est invité.

Polycrate de Samos y meurt assassiné.

Il semble qu'il connaît une fin peu glorieuse, peut-être par crucifixion.

Polycrate de Samos a la réputation d'être un guerrier féroce et un tyran éclairé.

Polycrate de Samos est le protecteur du poète Anacréon et du médecin de Crotone, Démocédès.


Darius Ier- vase grec Darius Ier - 2,36 m de haut - placée à Héliopolis -ensuite ramenée à Suse par Xerxès Ier - musée National d'Iran

Bardiya Smerdis Roi de Perse

Mort de Cambyse II

Mort de Bardiya Smerdis

Darius Ier Roi de Perse

Bardiya est également connu sous les noms grecs de Smerdis, Mergis, Mardos, Tanyoxarkès.

En mars 522 avant Jésus-Christ, Bardiya ou le mage Gaumata, un usurpateur, se soulève en Perse contre Cambyse II, alors que celui-ci est en Égypte.

Selon la tradition, rapportée par Hérodote et tous les auteurs grecs, ainsi que par Darius Ier lui-même, Bardiya est assassiné en secret :

Grâce à une grande ressemblance avec Bardiya, le mage Gaumata (ou son frère) se fait passer pour lui et succède à Cambyse, probablement supporté par l'aristocratie perse.

En 522 avant Jésus-Christ, Cambyse II apprend l'usurpation du trône et rentre en hâte vers la Perse

Cambyse II meurt au début de l'été 522 avant Jésus-Christ d'une gangrène à la suite d'une blessure à la cuisse contractée en Syrie.

Selon Hérodote, Cambyse II serait mort à Ecbatane.

En juillet 522 avant Jésus-Christ, Bardiya ou Gaumata est déclaré Grand Roi de l'empire Perse.

Le règne de Bardiya ou Gaumata mécontente profondément l'aristocratie perse, au point que le général Otanès décide de le renverser.

Le mage Gaumata exécute beaucoup de gens qui auparavant ont connu Bardiya.

Otanès rassemble autour de lui 5 autres conjurés, dont Gobryas qui finit par faire appel à Darius Ier, auquel il est lié par un échange de mariages. Gobryas a épousé une sœur de Darius Ier.

Bardiya ou Gaumata est assassiné le 29 septembre 522 avant Jésus-Christ.

Le coup d'État est présenté par Hérodote comme l'œuvre d'un petit groupe, se glissant discrètement dans le palais et assassinant Bardiya dans son lit.

Darius Ier dans l'inscription de Behistoun dit qu'au dixième jour du mois de Bagayadi, avec un petit nombre d'hommes, il tue Gaumata le Mage et ceux qui étaient ses principaux partisans à Sikayauvati, une place forte en Médie, dans la région de Nisaya.

Il est plus probable que le renversement de Bardiya a fait l'objet de batailles militaires, les insurgés le poursuivant et l'exécutant dans une place forte où il s'était réfugié.

Hérodote écrit que les débats sur la succession de Bardiya tournent autour de 3 options :

Cette discussion semble refléter des considérations du monde Grec de l'époque, et non nécessairement celles des Perses.

Après qu'il a choisi de continuer la monarchie, et comme il n'y a pas d'héritier direct, toujours selon Hérodote, les conjurés se rassemblent à l'aube et décident que le premier dont le cheval hennira devant le soleil levant sera roi. Le palefrenier de Darius Ier fait sentir à son cheval l'odeur d'une jument, ce qui le fait hennir.

Là encore, il est plus probable que Darius Ier a fini par faire l'objet d'un consensus entre les conjurés, après qu'Otanès se soit retiré de la discussion.



Cléomène Ier Roi de Sparte

L'accession au trône de Cléomène Ier n'est pas sans difficultés. Ses demi-frères Dorieus, Léonidas Ier et Cléombrote Ier.

Selon Hérodote, Dorieus a davantage de mérites, mais les Spartiates préfèrent respecter la règle et nommer roi l'aîné, Cléomène Ier qui succède à Anaxandridas II, son père, et devient Roi Agiade de Sparte en 520 avant Jésus-Christ.



Expédition contre Les Scythes

Soumission de la Thrace, des Gètes et de la Macédoine

Les Scythes ont fondé un puissant empire en Russie méridionale. Leurs relations commerciales avec les Grecs sont fructueuses et actives.

En 513 avant Jésus-Christ, Darius Ier prend en personne la tête d'une expédition vers la Scythie, avec l'aide de contingents grecs ioniens.

Il y a sans doute la volonté de contrôler la route du commerce de l'or, extrait des monts Oural ou de Sibérie, dont les Scythes font grand commerce.

Selon Hérodote, elle rassemble 700 000 hommes, accompagnés de 600 navires, les effectifs étant principalement fournis par les cités de l'Hellespont.

La flotte se dirige vers le Danube, tandis que Darius Ier soumet une partie de la Thrace et les Gètes.

Rejoignant la flotte à l'embouchure du Danube, l'armée s'enfonce en territoire scythe,.

Miltiade le Jeune est laissé à la garde du pont sur le Danube, avec les autres Grecs.

Les populations locales, très diverses, résistent toutes en refusant l'affrontement ouvert, appliquant la technique de la terre brûlée.

Darius Ier est finalement obligé de battre en retraite.

Darius Ier ne s'étant pas présenté au jour fixé, Miltiade le Jeune propose aux Scythes et aux Ioniens de couper le pont et d'abandonner le Grand Roi à son sort, mais les Ioniens refusent et l'armée perse échappe au désastre et à l'encerclement grâce à la loyauté du contingent grec.

Le Danube marque la frontière définitive de l'empire perse.

Sur le chemin du retour, la conquête de la Thrace est achevée. La Thrace devient une satrapie. La mer Noire est un lac perse.

Devant la menace, Amyntas Ier Roi de Macédoine reconnaît la souveraineté de la Perse en 513 avant Jésus-Christ.

La Macédoine se soumet sans combat et devient un protectorat.

De cette campagne, Darius Ier tire la conclusion qu'il peut compter sur la fidélité des Grecs ioniens.

Ceux-ci par contre estiment qu'ils peuvent sans risques excessifs se révolter contre la domination perse car l'expédition a montré que l'empire achéménide n'est pas invulnérable.



Clisthène l'Athénien au pouvoir à Athènes

Instauration de la démocratie

Clisthène l'Athénien, associe le peuple aux institutions et au gouvernement et prend le pouvoir à Athènes. Il se pose alors en champion de l'isonomie (ce qui signifie littéralement égalité devant la loi) et renverse les aristocrates.

A travers sa réforme de 508 avant Jésus-Christ, Clisthène l'Athénien instaure la démocratie à Athènes.

On connaît Clisthène l'Athénien grâce à l'Enquête d'Hérodote. On ignore si les lois de Clisthène l'Athénien ont été écrites. L'œuvre de Clisthène l'Athénien est systématiquement gommée des sources écrite hellènes.

En échange du soutien du peuple, il lui concède la participation aux fonctions politiques.

Les anciennes structures politiques sont remplacées par un système de répartition territoriale.

Un citoyen athénien se définit désormais par son appartenance à un dème (selon le nombre d'habitants).

Les dèmes sont la base du gouvernement local.

L'Attique est divisé en 3 ensembles :

Dans chaque ensemble se trouvent 10 groupes de dèmes, nommés trittyes.

La réunion de 3 trittyes, une de chaque ensemble, forme une tribu : il y a donc 10 phylai (nommées en honneur des héros légendaires) ou tribus.

Ce système, sur lequel se base la nouvelle organisation des institutions, casse la pratique du clientélisme traditionnel. On parle d'isonomie.

Les phylai élisent 50 membres à la Boulé.

L'Assemblée est ouverte à tous les citoyens et fait office de législature et de cour suprême, sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas traités par l'Aréopage affaibli.

La plupart des positions sont remplies par le sort, mais les 10 stratèges (généraux) sont élus.

À la structure sociale et administrative hiérarchisée :

Clisthène l'Athénien fait correspondre une structure hiérarchisée du pouvoir :

À Athènes, la Boulè ou Boulê qui passe de 400 à 500 membres (bouleutes), sert non plus à éclairer l'Aréopage mais à définir l'ordre du jour de l'Ecclésia.

Les bouleutes sont tirés au sort parmi des listes dressées par chaque dème de citoyens volontaires âgés de plus de trente ans et renouvelés chaque année, un citoyen ne pouvant être au maximum que 2 fois bouleutes.

Cette assemblée siège de façon permanente. La présidence et la coordination du travail sont assurées par les prytanes.

Chaque tribu assure pendant un dixième de l'année (35-36 jours) la prytanie, c'est-à-dire la permanence. Le principal travail de la Boulé est de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi pour pouvoir ensuite convoquer l'Ecclésia. La Boulé siège au Bouleuterion, bâtiment contigu au Tholos sur l'agora.

Malgré la création des tribunaux de l'Héliée, la mainmise sur le pouvoir judiciaire de l'Aréopage reste prédominante.

La réforme ne retient pas le vote comme mode principal de désignation des responsables politiques, lui préférant des tirages au sort (pour la désignation des bouleutes et des héliastes) et un système d'alternance régulière pour les prytanes, ce qui fait, pour partie, de la démocratie athénienne une stochocratie.

Ce système restera stable, avec peu d'interruptions, pendant plus de 500 ans, jusqu'à la domination romaine, et donc bien plus longtemps que toute autre démocratie moderne.

L'Héliée est composé de 6000 citoyens, âgé de plus de 30 ans et répartis en 10 classes de 500 citoyens (1000 restant en réserve) tirés au sort chaque année pour devenir héliastes.

L'accusation est toujours une initiative personnelle d'un citoyen. Celui-ci percevant, en cas de condamnation, une partie de l'amende, pour indemnisation et récompense de ses efforts pour la justice, certains citoyens font de la délation leur métier, ce sont les sycophantes.

Malgré des mécanismes limitant les dérives de ce système, celui-ci contribue à diviser la cité et sert d'argument fort au parti aristocratique contre le nouveau régime.

Par un système compliqué et selon l'affaire, on désigne par tirage au sort (sous contrôle d'un magistrat instructeur) un plus ou moins grand nombre d'héliastes pour chaque procès.

À titre d'exemple, pour un procès privé, 201 juges siègent normalement, 401 exceptionnellement. Pour les procès publics, ils sont 501, 1001, voire 1501 juges.

La tâche de juger est d'autant plus difficile qu'il n'y avait ni code de procédure, ni code pénal, offrant ainsi une grande liberté d'interprétation des lois (par ailleurs en nombre réduit).

Les verdicts sont sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l'important rôle politique que les tribunaux de l'Héliée prennent.

200 réunions ont lieu par an, chacune sous la présidence d'un magistrat qui ne prend pas part au vote.

Le tribunal des Ephètes (51 membres) est celui qui a le plus accaparé les prérogatives de l'Aréopage, il peut siéger en 4 endroits différents selon les types d'affaires :



Révolte de l'Ionie

L'objectif de reprendre Byzance et Chypre aux Perses semble réaliste et pousse les Grecs d'Asie à la révolte. Celle-ci se prépare en grand secret à Naxos et à Milet.

Histiée, tyran de Milet, est retenu à Suse par Darius Ier.

Aristagoras, son gendre, son homme-lige et le neveu d'un ancien tyran de la ville, dirige la cité en son absence.

Pour se libérer des Perses, Aristagoras rassemble les cités ioniennes.

Il reçoit à ce moment des conseils d'Histiée lui enjoignant de se révolter contre Darius.

La réunion du conseil des habitants de Milet est tendue. La voix discordante d'Hécatée, un prédécesseur d'Hérodote, s'oppose au projet Aristagoras qui brandit l'étendard de la révolte en 499 avant Jésus-Christ et s'empare de plusieurs navires perses ou phéniciens.

Aristagoras veut peut-être éviter le châtiment de Darius Ier, suite à l'échec de la prise Naxos.

Aristagoras déclare l'Ionie indépendante. Dans de nombreuses cités, les tyrans sont évincés.

Aristagoras proclame ensuite l'égalité des cités ioniennes.

La Révolte de l'Ionie a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce.

Milet est la seule des cités Ionienne qui a conclu un traité d'amitié avec la Perse, lui assurant une relative indépendance. C'est pourtant Milet qui se trouve à l'origine du soulèvement.



Naissance d'Hérodote

Hérodote naît en 499 avant Jésus-Christ.



Tentative de conquête de la Grèce

La conquête de la Grèce par les perses de Darius Ier se prépare dès 491 avant Jésus-Christ. Toute l'année est consacrée aux préparatifs militaires et diplomatiques de l'offensive achéménide.

Toutes les cités d'Asie Mineure sont mises à contribution. Le premier objectif semble être la capture des îles de la mer Égée.

De nombreuses cités grecques reçoivent des ambassadeurs de Darius Ier demandant la terre et l'eau, acte symbolique d'acceptation de l'hégémonie universelle des Achéménides.

Certaines s'exécutent, mais Athènes et Sparte refusent et, selon Hérodote, mettent à mort les ambassadeurs perses, sans toutefois prendre de véritables mesures pour devancer l'attaque perse.



Naissance d'Hérodote

Hêródotos ou Hérodote naît à Halicarnasse, colonie grecque sur le territoire des Cariens, (actuellement Bodrum en Turquie) vers 484 avant Jésus-Christ ou 482 avant Jésus-Christ, fils de Lyxès.

Sa famille, modeste, revendique une ascendance dorienne mais le sang grec maternel est probablement mélangé à du sang carien paternel.



Exil à Samos d'Hérodote

La famille d'Hérodote est adversaire du tyran Lygdamis d'Halicarnasse.

Dans sa jeunesse, Hérodote suit sa famille en exil à Samos.

À cette époque, Hérodote effectue les principaux voyages dont il a rendu compte dans son Enquête :

Aucun de ces voyages ne semble l'avoir mené en Méditerranée occidentale.


Bataille de Marathon

Bataille de Marathon

Au début septembre 490 avant Jésus-Christ, l'armée perse débarque, sur les conseils d'Hippias, l'ancien tyran d'Athènes, sur la plage de 4 kilomètres environ qui borde la plaine de Marathon à 40 kilomètres d'Athènes.

Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts. Conduits par Miltiade le Jeune, résolu et énergique, les hoplites athéniens et platéens, environ 10 000 hommes, se rendent à la rencontre des Perses.

Aristide le Juste est aussi stratège lors de cette bataille.

Les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer.

La bataille est essentiellement connue par le récit qu'en a fait Hérodote qui donne une date dans le calendrier luni-solaire dont chaque cité grecque utilisaient une variante. Des calculs astronomiques permettent d'obtenir une date dans le calendrier julien proleptique. Mais il est possible que le calendrier spartiate ait eu un mois d'avance sur le calendrier athénien, auquel cas il faudrait retenir la date du 12 août.

Le 12 septembre en 490 avant Jésus-Christ est la date communément admise.

Une partie des troupes perses, y compris de la cavalerie, rembarque, avec pour objectif de débarquer à Phalère afin d'atteindre rapidement l'Acropole.

Les troupes restantes, à peu près 21 000 soldats, franchissent alors le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon avant de se perdre dans des marais littoraux, afin d'empêcher le retour des troupes athéniennes vers la cité.

Les athéniens et les platéens occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès, et attendent en vain les renforts promis par Sparte.

Les renforts spartiates, du fait de la fête des Karneia, arriveront trop tard.

Devant l'évolution de la situation, les Athéniens doivent battre les Perses dans la plaine de Marathon puis devancer les navires ennemis et regagner Athènes pour la protéger.

Miltiade le Jeune connaît la faiblesse de l'armée perse pour avoir combattu avec eux lors de l'offensive contre les Scythes.

Cette armée est composée de soldats d'origines différentes, ne parlant pas les mêmes langues et n'ayant pas l'habitude de combattre ensemble. L'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les troupes perses vulnérables dans les combats au corps à corps.

Au contraire, l'armement des hoplites Grecs est celui d'une infanterie lourde. Ils sont protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain. Ils sont armés d'une épée, d'une longue lance et d'un bouclier de peau et de lames de métal.

Les hoplites combattent en rangs serrés, selon la formation de la phalange, leurs boucliers formant devant eux une muraille.

Miltiade le Jeune décide Callimaque le Polémarque à étendre la ligne des soldats grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre.

Les Perses disposent leurs meilleures troupes au centre. Il s'agit donc de les envelopper.

Les Athéniens chargent donc dès qu'ils arrivent à portée de flèche, environ 200m.

Il est improbable, au vu de la lourdeur de l'équipement des hoplites, que ceux-ci effectuent une charge de plus de 1500 mètres comme l'affirment les historiens de l'époque.

Comme prévu, les ailes de l'armée perse, composées de troupes éparses levées dans l'empire ou d'Ioniens peu motivés, se débandent et remontent dans la panique à bord des navires.

Mais le centre des Grecs est enfoncé et cède.

Les troupes grecques disposées sur les ailes renoncent à poursuivre les troupes perses en déroute et se rabattent sur le centre de l'armée perse en une parfaite manœuvre de tenaille. Celui-ci s'effondre à son tour.

Au total environ 6 400 Perses sont tués, la plupart noyés en s'enfuyant, et 7 navires sont détruits, tandis que les Athéniens perdent environ 200 citoyens.

Une telle différence n'a rien d'extraordinaire, même si le chiffre des pertes perses est sans doute exagéré. En effet on constate fréquemment, dans les diverses batailles les opposant aux peuples d'Asie, que les Grecs de l'époque ont 1 tué pour 20 à 30 morts dans les armées orientales.

Il est alors nécessaire de prévenir la seconde offensive des meilleurs éléments de l'armée perse qui ont rembarqué avant la bataille. La flotte perse a besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère.

Par une marche forcée de 7 ou 8 heures, avec une bataille dans les jambes, les hoplites grecs arrivent à Athènes environ une heure avant la flotte ennemie.

Les Perses, voyant l'échec de la manœuvre, renoncent à débarquer. Ainsi s'achève la première guerre médique.

Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et confère un grand prestige à Athènes.

En fait, pour les Perses il s'agit surtout d'un débarquement manqué et d'un échec mineur.

Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

Le peu d'insistance des Perses montre que l'objectif principal de cette expédition est bien la mer Égée et non l'invasion de la Grèce continentale.

L'empire perse a alors atteint son extension maximale.

Selon la tradition, un messager au nom de Phidippidès court annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. En arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course, il a tout juste le temps de prononcer une phrase "Nous avons gagné" avant de mourir d'épuisement.

Cette histoire est à l'origine de la course du marathon, introduite dès 1896 dans les épreuves des Jeux olympiques modernes.



Insurrection en Égypte

Mort de Darius Ier

Il est impossible au souverain d'un tel empire de demeurer sur une défaite.

Hérodote raconte que Darius Ier se met à préparer une nouvelle expédition contre la Grèce, qu'il mènerait personnellement, mais il est interrompu par une insurrection en Égypte dirigée par le satrape Aryandès en 486 avant Jésus-Christ.

Démarate influence Darius Ier en faveur de Xerxès Ier qui est désigné comme successeur par Darius Ier, son père, de préférence à Artabazarne ou Artobarzanès, son frère aîné.

Alors qu'il s'apprête à intervenir, Darius Ier meurt en novembre 486 avant Jésus-Christ de maladie. Il est inhumé dans un tombeau rupestre qu'il avait fait construire de son vivant à Naqsh-e Rostam.


Invasion de Xerxès Ier

Deuxième guerre médique

Franchissement de l'Hellespont

Soumission de la Macédoine et de la Thessalie

Xerxès Ier reprend les projets de Darius Ier, son père, et lance une offensive sur la Grèce pour se venger d'Athènes.

Cette campagne est connue sous le nom de deuxième guerre médique.

Démarate, Roi spartiate en exil, se trouve à sa cour Xerxès Ier.

Selon Hérodote, Démarate prévient ses concitoyens d'une attaque imminente par un message secret.

Sparte demande conseil à l'oracle de Delphes qui conformément à la tradition fournit une réponse ambiguë :

Pour vous, citoyens de la vaste Sparte, votre grande cité glorieuse :

mais sur la race d'Héraclès, sur un roi défunt alors pleurera la terre de Lacédémon.

Son ennemi, la force des taureaux ne l'arrêtera pas ni celle des lions, quand il viendra. Sa force est celle de Zeus.

Non, je te le dis, il ne s'arrêtera pas avant d'avoir reçu sa proie, ou l'une ou l'autre.

En d'autres termes, ou bien Sparte perdra son roi pendant la bataille, ou bien elle sera conquise. Aucun roi spartiate n'étant jamais mort à la guerre, le message est très décourageant pour la cité.

Sparte décide alors d'envoyer deux hérauts choisis parmi l'aristocratie pour se rendre auprès de Xerxès Ier et rechercher une issue diplomatique plutôt que militaire à la crise.

Xerxès refuse tout compromis et ne prend même pas la peine de réclamer la terre et l'eau, symboles de la suzeraineté achéménides.

Xerxès Ier fait levée une armée de 1,7 million d'hommes d'après Hérodote, plus vraisemblablement 250 000 hommes.

Il équipe en même temps une flotte de plus de 1 200 voiles, destinée à longer le littoral de la mer Égée.

Xerxès Ier passe l'hiver en Asie Mineure puis jette un pont de bateaux sur l'Hellespont.

Dans sa folie, Xerxès Ier fait, dit-on, fouetter la mer pour la punir d'avoir rompu ce pont.

Xerxès Ier perce l'isthme qui unissait le mont Athos au continent pour donner passage à sa flotte (dans la région d'Ouranopoli).

Xerxès Ier reçoit la soumission de la Macédoine et de la Thessalie. Xerxès Ier dirige alors son armée vers le sud.


Hoplite casqué dit Léonidas - Ve siècle avant Jésus-Christ - Musée archéologique de Sparte

Réunion de la Ligue panhellénique

Thémistocle réussit à convaincre les Grecs : Athéniens, Spartiates, Corinthiens, Péloponnésiens, de se regrouper dans la ligue panhellénique.

Les Athéniens consultent l'oracle d'Apollon à Delphes. La pythie de Delphes leur conseille en premier lieu de partir aux extrémités du monde. Cela effraie encore plus les Athéniens, de plus abandonner Athènes sans se battre est presque inimaginable pour eux.

Ils décident donc de la consulter une deuxième fois. Elle leur conseille de se réfugier derrière une barrière de bois. Les Athéniens sont divisés et une partie pense alors à se protéger grâce aux fortifications en bois de l'Acropole.

Thémistocle pense plutôt que cette muraille de bois signifie la flotte.

Aristide le Juste est rappelé lors de l'invasion de la Grèce par Xerxès Ier.

À l'automne 481 avant Jésus-Christ, la Ligue panhellénique se réunit sur l'isthme de Corinthe. C'est à Sparte qu'est naturellement confiée la tête de la ligue panhellénique, y compris pour la flotte, et ce malgré l'hégémonie maritime d'Athènes

La Ligue décide l'envoi d'une force armée sous le commandement de Léonidas Ier pour défendre le défilé des Thermopyles, afin de retenir les Perses et de laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.

Selon Hérodote, les forces grecques envoyées aux Thermopyles représentent en tout 6 000 soldats :

D'autres sources montrent que le contingent lacédémonien comprend également 900 ou 1000 Périèques, sans oublier les Hilotes qui servent de valets d'armes.

Pour Léonidas Ier, il s'agit clairement d'une mission suicide. Il ne choisit parmi les 300 hoplites qui constituent sa garde personnelle que des citoyens ayant déjà donné naissance à des fils.

Par conséquent, il ne s'agit pas seulement d'Hippeis, corps d'élite composé parmi les 10 premières classes d'âges mobilisables, mais d'un mélange d''Hippeis et de soldats ordinaires.


Léonidas Ier se préparant au combat aux Thermopyles - Jacques-Louis David – 1814 - Musée du Louvre

Bataille des Thermopyles

Mort de Léonidas Ier

Après avoir pris position aux Thermopyles, en 480 avant Jésus-Christ, Léonidas Ier et les Grecs repoussent victorieusement plusieurs attaques perses : situés à l'endroit le plus resserré du défilé, ils se battent en rangs très serrés et sont bien protégés par leurs grands boucliers.

Après quelques jours, les Grecs sont trahis par un certain Éphialtès : Léonidas Ier se retrouve encerclé par les troupes du satrape Hydarnès.

Hérodote rapporte que pour certains, les Grecs ne parviennent à se mettre d'accord sur l'attitude à prendre : certains abandonnent leur poste pour rentrer dans leurs cités respectives, alors que Léonidas Ier décide de rester.

Léonidas Ier renvoie la majorité de ses troupes pour épargner leurs vies, mais juge inapproprié pour un Spartiate d'abandonner sa position. Il garde auprès de lui les Lacédémoniens, les Thébains et Thespiens volontaires.

La fin de la bataille varie suivant la source :

Léonidas Ier meurt donc lors de ce combat. Plus tard, sa dépouille sera transférée à Sparte où un magnifique mausolée lui est consacré.

Xerxès Ier ne franchit le défilé des Thermopyles qu'au bout de 7 jours après avoir perdu 20 000 hommes.


Copie d'un portrait posthume d'Hérodote datant du IVe siècle avant Jésus-Christ - Palais Massimo alle Terme

Hérodote à Halicarnasse

Hérodote à Athènes

De retour à Halicarnasse, en Carie, vers 454 avant Jésus-Christ, Hérodote participe à l'insurrection qui renverse la tyrannie.

Peu après, Hérodote est de nouveau inquiété à Halicarnasse et s'établit à Athènes.



Hérodote parle des Celtes

En 450 avant Jésus-Christ.



Poème en l'honneur d'Hérodote

Hérodote se lie avec Sophocle qui écrit un poème en son honneur en 450 avant Jésus-Christ.

On en a conservé des fragments par Plutarque.


Périclès et Aspasie dans l'atelier de Phidias - toile d'Hector Leroux

Athènes capitale culturelle de la Grèce

Périclès, élève d'Anaxagore dans sa jeunesse, attire à Athènes une foule de savants et d'artistes qui permettent à la cité de se targuer du titre de capitale culturelle de la Grèce.

Autour de Périclès et d'Aspasie s'organise bientôt un véritable cercle intellectuel dont les principaux membres sont :


Carte du monde décrit par Hérodote dans son Enquête

Mort d'Hérodote

L'Enquête d'Hérodote

Hérodote suit les colons qui, à l'instigation de Périclès, partent fonder Thourioi, en Grande Grèce.

Hérodote meurt à Thourioi en 429 avant Jésus-Christ ou vers 425 avant Jésus-Christ.

Hérodote est à la fois premier historien, premier journaliste et premier explorateur. C'est également le premier prosateur dont l'œuvre nous soit restée.

L'Enquête se compose de 9 livres, chacun portant le nom d'une muse.

Ce découpage n'est pas le fait d'Hérodote. La première mention en est due à Diodore de Sicile au Ier siècle. C'est probablement au IIe siècle, du fait de grammairiens alexandrins, que l'ouvrage est ainsi sectionné.

L'œuvre mêle éléments ethnographiques et proprement historiques.


Calixte III Calixte III

Mort de Nicolas V Pape

Calixte III Pape

Malade mais pourtant pas très âgé, Nicolas V rassemble autour de lui les cardinaux et résume les labeurs qui ont guidé sa vie et son pontificat. Nicolas V meurt le 25 mars 1455.

Nicolas V était de petite taille et de faible constitution physique. Son regard perçant n'engendrait pas l'obéissance. Il était bien davantage un homme de lettres qu'un homme d'action. Sa grande générosité, son goût pour l'art et ses choix politiques difficiles lui valent néanmoins d'être considéré comme l'un des papes les plus brillants.

Les œuvres d'Hérodote, Thucidyde, Xénophon et Polybe sont réintroduites en Europe occidentale grâce à son patronage.

Blessé par les dommages faits à la culture grecque, Nicolas V tente sans succès de lancer une croisade pour délivrer les Byzantins de l'emprise turque. Pour cela, Nicolas V remet sur pied une armée efficace et augmente les rentrés fiscales.

Alphonse Borgia est élu pape en 1455 sous le nom de Calixte III.

Jean Morson Antipape de 1168 à 1178 a déjà utilisé ce nom de Calixte III.



Déchiffrement du vieux-perse en écriture cunéiforme

En 1835, Henry Creswicke Rawlinson, un officier de l'armée britannique entraînant l'armée du Chah d'Iran, commence à étudier sérieusement l'inscription de Behistun.

En dépit de son inaccessibilité, Rawlinson peut escalader la falaise et copier l'inscription en vieux-perse.

La version élamite se trouve de l'autre côté d'un abîme. La version en akkadien est située 4 mètres au-dessus. Moins faciles d'accès, leur étude est remise à plus tard.

Armé du texte vieux-perse et d'environ un tiers du syllabaire fourni par l'allemand Georg Friedrich Grotefend, expert en cunéiforme, Rawlinson déchiffre le texte.

Par chance, la première partie du texte donne une liste de rois perses identiques à celle qui est mentionnée par Hérodote. En mettant en correspondance les noms et les caractères, Rawlinson peut, vers 1838, déchiffrer les caractères cunéiformes utilisés pour le vieux persan.


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