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Événements contenant la ou les locutions cherchées



39 événements affichés, le premier en 1220 - le dernier en 1307



Mariage de Robert VII de Béthune avec Isabelle de Morialmé

Robert VII de Béthune épouse Isabelle de Morialmé. Leurs enfants sont :



Mariage de Guillaume II de Dampierre avec Marguerite de Constantinople

Tandis que Bouchard IV d'Avesnes est à Rome, Jeanne de Constantinople convainc Marguerite de Constantinople de se remarier.

Guillaume II de Dampierre, Seigneur de Dampierre et Vicomte de Troyes, épouse en 1223 Marguerite de Constantinople. Leurs enfants sont :

Ce mariage est fait scandale, parce que le Marguerite de Constantinople est bigame, en violation des règles de l'Église. Les conflits concernant la validité des deux mariages et la légitimité des enfants, perturbent la politique du Saint Empire pendant des décennies. Ce conflit s'ajoute aux difficultés provoquées par la famine en Flandre.

Dans le comté de Flandre Guillaume II de Dampierre est connu comme le régent Willem I van Dampierre.



Naissance de Guy III de Dampierre

Gui ou Guy III de Dampierre naît vers 1225 ou 1226, fils de Guillaume II, Seigneur de Dampierre et de Saint-Dizier, et de Marguerite de Constantinople.



Mariage d'Henri V de Luxembourg avec Marguerite de Bar

Henri V de Luxembourg épouse 4 juin 1240, Marguerite de Bar (1220-1275), fille d'Henri II de Bar et de Philippa de Dreux, Dame de Torcy-en-Brie et Quincy. Leurs enfants sont :

Sa femme lui apporta en dot Ligny-en-Barrois. Une clause prévoit que cette ville restera sous la suzeraineté du comté de Bar.



Mariage de Guy III de Dampierre avec Mathilde de Béthune

Guy III de Dampierre épouse le 2 février 1246 Mahaut ou Mathilde de Béthune, fille de Robert VII de Béthune, et Isabelle de Morialmé. Leurs enfants sont :



Conflit pour la succession des comtés de Flandre et de Hainaut

Arbitrage de Saint-Louis

La jeunesse de Guy III de Dampierre est marquée par la lutte fratricide entre les Dampierre (lui et ses frères germains) et les Avesnes (ses frères utérins, aînés) pour la possession des comtés de Flandre et de Hainaut.

Après 10 ans de guerre, en 1246, Saint-Louis, arbitrant les droits de succession, propose un compromis donnant :



Naissance de Robert III de Flandre

Robert III de Flandre , dit Robert de Béthune, naît en 1247 ou 1249 ou 1251, fils de Guy III de Dampierre, Comte de Flandre et de Namur, et de Mathilde de Béthune.



Naissance de Guillaume IV de Dampierre

Guillaume IV de Dampierre, dit Sans Terre, naît vers 1250 fils de Guy III de Dampierre, Comte de Flandre et de Namur, et de Mathilde de Béthune, Baronne de Béthune.



Guy III de Dampierre Comte de Flandre en titre

Marguerite de Constantinople proclame son fils Guy III de Dampierre Comte de Flandre en 1253, tout en gardant le pouvoir.



Guerre de succession des comtés de Hainaut et de Flandre

Bataille de West-Cappel

Thiébaut II de Bar Prisonnier

Guy III de Dampierre prisonnier

En 1253, le fils le plus âgé de Bouchard d'Avesnes, n'est pas satisfait de son sort et convainc Guillaume Ier du Saint-Empire, son beau-frère, de s'emparer du Hainaut et des régions de Flandre qui se trouvent dans les limites de l'empire.

Henri Ier de Vaudémont accompagne Thiébaut II de Bar qui soutient Guy III de Dampierre.

Thiébaut II de Bar se trouve engagé dans le conflit de succession des comtés de Hainaut et de Flandre, Jeanne de Dampierre, son épouse étant sœur de Guy III de Dampierre.

Le 4 juillet 1253, Guillaume Ier du Saint-Empire et Jean Ier d'Avesnes défont l'armée flamande à Westkapelle ou West-Cappel ou West-Capelle.

Thiébaut II de Bar est fait prisonnier.

Guy III de Dampierre est fait prisonnier et reste dans les geôles hollandaises pendant 3 ans.

Henri III de Brabant ne participe pas à cette Guerre.

Henri III de Brabant cherche à assurer la paix dans l'ancienne Lotharingie et y parvient avec succès.



Issu du conflit concernant la succession des comtés de Flandre et de Hainaut

Dit" de Péronne

Guy III de Dampierre est libéré.

Le compromis proposé par Saint-Louis en 1246 est finalement approuvé par le "dit" de Péronne le 24 septembre 1256.

Saint-Louis s'entremet entre Navarre et Bretagne, entre Bourgogne et Chalon, entre Bar et Lorraine, entre Savoie et Dauphiné.



Guy III de Dampierre Comte de Namur

En 1263, Guy III de Dampierre achète à Baudouin II de Courtenay les droits de ce dernier sur le marquisat de Namur.

Guy III de Dampierre entreprend de le reconquérir et reprend Namur.

Finalement, un traité de paix réconcilie les deux ennemis.

Guy III de Dampierre devient Comte de Namur en 1263.



Mariage de Guy III de Dampierre avec Isabelle de Luxembourg

Guy III de Dampierre épouse en 1264 ou en mars 1265 Isabelle de Luxembourg (morte en 1298), fille d'Henri V de Luxembourg et de Marguerite de Bar. Leurs enfants sont :



Naissance de Jean Ier de Namur

Jean Ier de Namur naît en 1267, fils de Guy III de Dampierre et d'Isabelle de Luxembourg.



Mariage de Florent V de Hollande avec Béatrice de Flandre

Florent V de Hollande épouse en 1270 Béatrice de Flandre (morte en 1296), fille de Guy III de Dampierre, Comte de Flandre, et de Mathilde de Béthune.

Leurs enfants sont :

Florent V de Hollande à également des enfants illégitimes :


Saint-Louis et sa flotte Philippe III à Saint-Denis - image d'un roi vigoureux, ne correspond pas au portrait que tracent ses biographes : pieux, peu lettré, il aurait été le jouet de son entourage

Huitième Croisade

Simon II de Clermont-Nesle Régent du Royaume de France

Débarquement devant Carthage

Mort de Mathieu III de Montmorency

Mort de Saint-Louis

Mort d'Hervé IV de Vierzon Seigneur de Rochecorbon

Mort de Jean-Tristan de Damiette

Mort de Bouchard V de Vendôme

Mort d'Alphonse de Brienne

Mort de Philippe II de Montfort-Castres

Mort de Jean Ier de Courtenay-Champignelles Archevêque de Reims, Duc et pair de France

Philippe III le Hardi Roi de France

Abandon du siège de Tunis

Saint-Louis qui prépare une nouvelle croisade, est mal conseillé, semble-t-il, par son frère Charles Ier d'Anjou.

Il ignore lui-même la situation interne de l'Islam et est peu secondé par des barons qui n'aspirent guère qu'au repos.

Charles Ier d'Anjou, comme Roi de Sicile, souhaite garantir les relations économiques entre la Sicile et Tunis.

Le sultan de Tunis a des connexions avec l'Espagne chrétienne et est considéré un possible candidat à la conversion.

Saint-Louis prend la décision d'attaquer Tunis afin d'avoir une base solide pour attaquer l'Égypte.

Prennent part à la croisade :

Jean Ier de Courtenay-Champignelles, Archevêque de Reims, Guy de Genève, Évêque de Langres, accompagné de 30 chevaliers, prennent part à la huitième croisade.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles touche 4 000 livres et Guy de Genève 3 000 mille livres.

Ils sont nourris à l'hôtel du Roi.

On leur donne un navire tout appareillé pour le transport.

Simon II de Clermont-Nesle est régent du Royaume de France.

Pour la croisade, Saint-Louis doit emprunter ou louer des vaisseaux à la république de Venise ou aux Gênois.

Le 2 juillet 1270, Florent de Varenne prend la tête de la flotte.

A bord de la haute nef la Montjoie, Saint-Louis ouvre la voie du canal vieil d'Aigues Mortes à 70 navires la plupart génois ou vénitiens.

Une escadre venant de Marseille le retrouve à Cagliari.

L'armée débarque sur la côte africaine Le 18 juillet 1270, à une période particulièrement défavorable puis s'empare du château de Carthage.

L'aide de Charles Ier d'Anjou, trop occupé en Italie, fait cruellement défaut pour attaquer Tunis.

La peste ou une épidémie de typhus met dans son armé et décime les seigneurs.

La pollution de l'eau et la chaleur excessive n'arrangent rien.

Saint-Louis, lui-même, est frappé du fléau.

Mathieu III de Montmorency meurt à Tunis en juillet 1270.

Hervé IV de Vierzon meurt à Tunis en 1270.

Jean-Tristan de Damiette meurt le 3 août 1270 de dysenterie.

Il est inhumé à Saint-Denis.

Le Comté de Valois, l'apanage de Jean-Tristan de Damiette, retourne à la Couronne.

Florent de Varennes est au nombre des victimes.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles meurt le 20 ou le 23 août 1270.

Bouchard V de Vendôme meurt à Tunis le 23 août 1270 de la peste.

Il est inhumé en la collégiale Saint Georges à Vendôme.

Saint-Louis meurt le 25 août 1270, un jour après l'arrivée de Charles Ier d'Anjou.

Alphonse de Brienne, grand chambrier de France, meurt à Tunis le premier septembre 1270.

Il est inhumé en mai 1271 dans la basilique de Saint-Denis.

Jean II de Brienne hérite du comté de Brienne

Philippe II de Montfort-Castres meurt à Tunis le 25 septembre 1270.

La force d'âme du roi mourant, dans un camp ravagé par la peste, fait plus pour sa renommée que n'eût fait une éphémère victoire.


Règne de Saint-Louis

Peu d'hommes ont été aussi bien observés et sont aussi célèbres que Saint-Louis, et cependant la personnalité de ce souverain est mal connue.

L'homme est complexe, son caractère a beaucoup évolué.

Son action est souvent paradoxale, sa réputation ambiguë.

Il y a le saint, l'homme dont la foi ardente et la piété parfois excessive déroutent ses contemporains, le roi croisé, l'adversaire implacable des derniers cathares parce qu'ils sont rebelles à la foi et rebelles à leur roi, l'arbitre de l'Europe.

Bref, l'une des hautes figures de l'histoire de France telle que l'ont vue Joinville et tant d'autres, et une œuvre spectaculaire qu'a retenue l'imagerie.

Mais il y a aussi l'œuvre en profondeur, que les contemporains ont moins nettement perçue et que souligne moins facilement l'anecdote.

C'est celle d'un souverain énergique et scrupuleux qui joue dans la construction de la monarchie française un rôle décisif et qui, s'il n'était le vainqueur de Taillebourg et le constructeur de la Sainte-Chapelle, n'en serait pas moins, entre son grand-père Philippe-Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel, l'un des "grands Capétiens", peut-être le plus grand.


Consolidation du pouvoir royal

Le prestige que valent à Saint-Louis ses vertus s'ajoute à celui qu'il tire d'une succession héréditaire jusque-là sans faille, d'un sacre qui fait de la royauté une sorte de sacerdoce, et d'une puissance solidement établie par l'énergique Philippe-Auguste, son grand-père.

Il en profite pour placer plus catégoriquement la monarchie hors de la pyramide des droits féodaux – et non plus seulement au sommet de celle-ci – et pour assainir la situation politique du royaume.

Les actions les plus spectaculaires sont celles qu'il mena pour mettre un terme aux conflits qui venaient de déchirer la France : conquête du Midi languedocien par les croisés septentrionaux, lutte des Capétiens contre les Plantagenêts.

La grâce de quelques grands feudataires et l'écrasement des derniers cathares, l'action des sénéchaux royaux et celle des inquisiteurs dominicains assurèrent l'œuvre.

Déjà mâtés par la régente, les autres grands barons se le tinrent pour dit.

Le domaine royal est sensiblement amoindri par les apanages qu'a prévu Louis VIII en faveur de ses fils.

Force était donc de clarifier la gestion et d'exploiter au mieux les revenus seigneuriaux et régaliens : ce fut l'objet d'une rationalisation des structures administratives, de l'établissement des baillis dans des circonscriptions fixes, de la spécialisation des membres de la cour royale (une section judiciaire, le Parlement, et une section financière, les "gens des comptes").

Afin d'assainir les rapports avec les administrés, Saint-Louis multiplie les enquêteurs chargés d'entendre sur place les plaintes et de réformer les abus.

L'intérêt politique rejoignait là le souci constant du roi de voir les droits de chacun respectés, et en premier lieu par les officiers royaux eux-mêmes.

Une certaine tendance à l'unification manifestait déjà l'emprise du souverain sur tout le royaume.

Il fait reconnaître son droit à légiférer, pourvu que ce soit dans l'intérêt commun, et à faire valoir ses ordonnances dans les grands fiefs, hors de son domaine.


Établissements de Saint-Louis

Il use d'ailleurs modérément de cette prérogative, et c'est à tort qu'on lui attribue la paternité des Établissements de Saint-Louis , qui sont une compilation privée, et celle d'une ordonnance prohibant le duel judiciaire et la guerre entre nobles, qui n'est que de circonstance et d'intérêt local.

Plus efficace dans la pratique est l'action unificatrice qui résulte de l'application à tout le royaume d'une justice d'appel.

Exploitant au maximum son droit à exiger des roturiers de son domaine et des communes soit un service en armes, soit le rachat de celui-ci, il peut lever plusieurs "tailles".

Saint-Louis étend sa protection sur tous les groupes sociaux capables de faire contrepoids aux puissances qui concurrençaient la sienne.

S'il soutient les évêques contre les féodaux et même contre le Pape, il donne son appui aux universitaires et aux ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, contre l'épiscopat et le clergé séculier.

Il protège l'indépendance des villes contre leurs seigneurs, mais n'hésite pas à faire intervenir ses officiers dont la gestion interne des municipalités pour limiter les abus financiers des oligarchies urbaines ; cette attitude était rien moins que désintéressée, car la richesse et la bonne gestion des villes garantissent une part importante des revenus du roi.

L'équilibre ainsi assuré entre les divers pouvoirs, Saint-Louis peut placer la monarchie hors du droit commun : il faisait reconnaître par les juristes qu'aucune raison ne justifiait la rébellion d'un vassal contre son roi, et par les canonistes qu'aucun évêque ne pouvait excommunier la personne royale ; il se mettait ainsi à l'abri des déboires éprouvés, sur l'un et l'autre plan, par Philippe-Auguste.


Le roi de France et la chrétienté

Dès le début de son règne personnel, Saint-Louis manifeste une fermeté et une sagesse qui le font respecter en Europe, au point que ses refus et ses échecs eux-mêmes servirent sa réputation.

Deux fois croisé, Saint-Louis aboutit à deux échecs flagrants.

Et, pourtant, il reste pour la postérité le roi croisé.

Il fit régner en France l'ordre et la sécurité ; d'excellentes institutions fortifièrent la monarchie

Philippe III le Hardi est proclamé roi devant Tunis en 1270, par Charles Ier d'Anjou.

En fait, les progrès de l'État sont tels que le roi a besoin de conseillers d'une autre trempe que ceux dont s'accommodait la royauté patriarcale.

Leur activité fait douter du pouvoir réel du roi.

Des noms sortent de l'ombre :

Charles Ier d'Anjou prend la tête de la croisade en raison du jeune âge du nouveau roi.

Le reste de l'armée se distingue encore par quelques faits d'armes.

Le siège de Tunis est abandonné le 30 octobre 1270.

Charles Ier d'Anjou signe un traité avec le sultan le 30 octobre 1270.

Les chrétiens gagnent dans cet accord un libre échange avec Tunis, et le droit pour les moines et prêtres d'y résider.

Philippe III le Hardi rembarque le 11 novembre 1270.



Mariage de Jean Ier de Brabant avec Marguerite de Flandre

Jean Ier de Brabant est veuf de Marguerite de France.

Jean Ier de Brabant épouse en 1273 Marguerite de Flandre (1251-1285), fils de Guy III de Dampierre, Comte de Flandre, et de Mathilde de Béthune. Leurs enfants sont :



Naissance d'Isabeau de Dampierre

Isabelle ou Isabeau de Dampierre naît en 1275, fille de Guy III de Dampierre et d'Isabelle de Luxembourg.


Blason des Comtes de Flandre

Abdication de Marguerite de Constantinople en Flandre

Guy III de Dampierre Comte de Flandre

Marguerite de Constantinople abdique et cède le titre de comte de Flandre à son fils Guy III de Dampierre dès le 29 décembre 1278.


Jean Ier de Hainaut

Mort de Marguerite de Constantinople

Jean Ier de Hainaut Comte de Hainaut

Comté de Hainaut frappé d'Interdit

Marguerite de Constantinople meurt à Gand le 10 février 1279 ou en 1280.

Conformément à l'arbitrage de 1246 rendu par Saint-Louis :

Favorisant, comme ses prédécesseurs, l'industrie drapière flamande et le commerce vital de la laine avec l'Angleterre, en tentant de contrôler les finances locales, Guy III de Dampierre se heurte au bourgeois, qui se font appuyer de façon de plus en plus directe par les rois de France Philippe III le Hardi. Par ricochet, le commun des villes se montre un allié fidèle à Guy III de Dampierre et à sa dynastie.

Jean Ier de Hainaut entreprend d'acquérir des domaines et de les réunir à son comté et pressure ses vassaux pour en obtenir les ressources nécessaires. Ceux-ci se dédommagent sur les abbayes, et le comté est frappé d'Interdit, prononcé par Guillaume d'Avesnes Évêque de Cambrai.



Mort d'Ermengarde de Limbourg Duchesse de Limbourg

Renaud Ier de Gueldre Duc de Limbourg

Guerre de succession du Limbourg

Ermengarde de Limbourg meurt en juin 1283.

Rodolphe Ier de Habsbourg accorde le duché à titre viager au veuf, Renaud Ier de Gueldre.

Cela n'eut pas l'heur de plaire à un cousin, Adolphe V de Berg, cousin germain d'Ermengarde, qui revendique le duché de Limbourg.

Ne pouvant faire valoir ses prétentions par les armes, il vend ses droits à Jean Ier de Brabant, qui entreprend de conquérir le duché de Limbourg.

Il s'ensuit la guerre de succession du Limbourg qui durera 5 ans, entre Jean Ier de Brabant et le clan des Limbourg-Luxembourg

Renaud Ier de Gueldre engage le comté de Gueldre auprès de Guy III de Dampierre pour financer la guerre contre le Brabant.



Mariage de Renaud Ier de Gueldre avec Marguerite de Flandre

Renaud Ier de Gueldre épouse à Namur le 3 juillet 1286 Marguerite de Flandre, fille de Guy III de Dampierre et d'Isabelle de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Renaud Ier de Gueldre devient ainsi le beau-frère de Jean Ier de Brabant, époux d'une autre Marguerite de Flandre.



Cession de Dunkirk et Warneton

En 1287, Baudouin Ier d'Avesnes cède Dunkirk et Warneton à Guy III de Dampierre.



Mariage d'Hugues II de Blois-Châtillon avec Béatrice de Dampierre

Hugues II de Blois-Châtillon épouse en janvier 1287 Béatrice de Flandre, fille de Guy III de Dampierre, Comte de Flandre, de Namur et de Saint-Pol, et d'Isabelle de Luxembourg. Leur enfant est :



Lutte entre les Bourgeois de Valenciennes et Jean Ier de Hainaut

Jean Ier de Hainaut entre en lutte avec les bourgeois de Valenciennes qui réclament le maintien de leurs privilèges. Ceux-ci se placent en 1290 sous la protection de Philippe IV le Bel et de Guy III de Dampierre.



Occupation de la Flandre par Guy III de Dampierre

Florent V de Hollande Prisonnier

Florent V de Hollande reçoit la Zélande en prêt de la part de l'empereur.

La noblesse de Zélande s'allie au comte de Flandre qui occupe le pays en 1290.

Florent V de Hollande tente une entrevue de conciliation mais, fait prisonnier à Biervliet, doit abandonner ses prétentions.

Libéré, Florent V de Hollande tente de reprendre le combat, mais le roi Édouard Ier d'Angleterre, qui a intérêt que l'embouchure des fleuves soit pacifiée afin de favoriser le commerce anglais, le convainc de rester en paix.



Querelles entre Philippe IV Le Bel et Guy III de Dampierre et Jean Ier de Hainaut

En 1292, Godefroy de Brabant intervient dans les querelles entre Philippe IV Le Bel et Guy III de Dampierre, Comte de Flandre et Jean Ier de Hainaut, Comte de Hainaut.

Il réussit à leur faire conclure une paix.



Remboursement par Renaud Ier de Gueldre de sa dette à Guy III de Dampierre

Renaud Ier de Gueldre doit assainir ses finances pour régler sa dette à Guy III de Dampierre en 1293.



Possession de Valenciennes reconnue à Jean Ier de Hainaut

En 1296, Philippe IV le Bel et Guy III de Dampierre se brouillent.

Philippe IV le Bel se rapproche de Jean Ier de Hainaut et lui reconnait la possession de Valenciennes, à qui le Comte de Hainaut accorde son pardon.


Jean Ier de Hollande

Mort de Florent V de Hollande

Jean Ier de Hollande Comte de Hollande et de Zélande

Wolfert Van Borselen Régent de Hollande

Les seigneurs :

mettent en place une conspiration avec l'aide d'Édouard Ier d'Angleterre et de Guy III de Dampierre.

Au cours d'une partie de chasse, Florent V de Hollande est capturé et emprisonné à Muiderberg au château de Muiderslot, propriété de Gijsbrecht IV d'Amstel.

La nouvelle de sa capture se répand, et la populace et les paysans se mettent à marcher et à attaquer le château.

Florent V de Hollande meurt le 27 juin 1296 assassiné par Gérard de Velzen qui est paniqué.

Gérard de Velzen est capturé plus tard et exécuté à Leyde.

Les autres conspirateurs se sauvent en Brabant, en Flandre et peut-être en Prusse, où s'installent beaucoup de colons et de croisés hollandais.

Son règne passe pour avoir été paisible et marqué par une modernisation de l'administration, d'une politique favorable au commerce, et œuvrant dans l'intérêt des paysans aux dépens de la noblesse. Son règne marque aussi le début de la reconquête de la terre sur la mer.

Son meurtre fait de Florent V de Hollande un héros en Hollande. Le souvenir de Florent fut transmis par les paysans de Hollande. Sous le surnom de "Dieu des paysans", il deviendra un héros symbolique durant la Guerre de Quatre-vingts Ans (1568-1648) contre l'Espagne.

Jean Ier de Hollande revient en Hollande en 1296 après le meurtre de son père et devient Comte de Hollande et de Zélande en 1296.

Trop jeune pour gouverner, Jean Ier de Hollande est l'instrument des Anglais.

Cela déplaît aux Hollandais qui appellent Jean Ier de Hainaut, cousin de Florent V, pour les débarrasser de cet "avorton impuissant et imbécile".

Jean Ier de Hainaut fait lever des troupes en Hainaut et se rend en Hollande.

Le régent, Wolfert Van Borselen, adopte une politique de neutralité envers la Flandre et l'Angleterre, mais les villes ne l'aiment pas.



Jean Ier de Namur gouverneur de Namur

En mars 1297, Guy III de Dampierre et Isabelle de Luxembourg, ses parents, cèdent à Jean Ier de Namur le gouvernement du comté de Namur.

Toutefois, Guy III de Dampierre conservera le titre de marquis de Namur jusqu'à sa mort.



Conquête de la Flandre par Philippe IV le Bel

Bataille de Furnes

Guy III de Dampierre Prisonnier

Guy III de Dampierre tente de marier sa fille Philippine (morte prisonnière à Blois en 1306) à Édouard II Carnavon. Cela sert de prétexte à l'intervention militaire de Philippe IV le Bel, son suzerain.

Édouard Ier d'Angleterre est sur le continent, où il aide ses alliés flamands contre les Français.

Philippe IV le Bel envoie Robert II d'Artois et Louis de France combattre en Flandre.

Les Français sous le commandement de Charles Ier de Valois, sont victorieux sur les Anglais à Furnes le 20 août 1297.

Édouard de Savoie fait ses premières armes en Flandre pour Philippe IV le Bel.

Louis Ier de Bourbon fait ses premières armes à la bataille de Furnes contre les Flamands. Il y fait preuve d'une grande bravoure, contribuant à la victoire tout en arrachant à l'ennemi le corps de son cousin Philippe d'Artois, fils de Robert II d'Artois, mortellement blessé.

Guy III de Dampierre qui a pris le parti de ses tisserands, foulons et autres drapiers, est attiré et emprisonné à Paris. Jean Ier de Namur est retenu captif à Paris avec Guy III de Dampierre son père.

Quand il apprend l'évolution inquiétante de la situation en Écosse, Édouard Ier d'Angleterre signe une trêve avec la France et repasse la mer.



Ligue contre Philippe IV le Bel

Occupation de la Flandre par Philippe IV le Bel

Robert III de Flandre Prisonnier

Jean II de Brabant prend part ensuite à une ligue avec Édouard Ier d'Angleterre et Guy III de Dampierre, contre Philippe IV le Bel. Des retards empêchent l'offensive, et la ligue se disloque en 1300.

Philippe IV le Bel occupe la Flandre de 1300 à 1302.

Défenseur de la Flandre face aux envahisseurs Français, Robert III de Flandre est emprisonné sur ordre de Philippe IV le Bel à Chinon en 1300.



Mâtines de Bruges

Bruges a l'exclusivité de l'importation de la laine de moutons venant d'Angleterre. Ce commerce est entre les mains de "bourgeois" mais lorsque le producteur installe un point de vente pour faire affaire directement avec les clients, les tisserands, la rivalité s'exacerbe. Les négociants et leurs relais politiques, les échevins, font appel à leur suzerain, le roi Philippe IV le Bel, pour assurer leur position dominante et monopolistique. Les artisans tisserands et commerçants estiment que les taxes levées par le roi Philippe IV le Bel pour gêner l'Angleterre sont trop élevées.

Le 18 ou le vendredi 25 mai 1302 est appelé Mâtines de Bruges. Les membres des milices communales flamandes, avec Pierre de Coninck à leur tête, appuyé par les nombreux fils de Guy III de Dampierre, pénètrent en armes pendant la nuit dans les maisons et abordent les occupants en leur demandant de répéter après eux : "Schild of vriend ?" ("Bouclier ou ami ?") ce qu'il est impossible de prononcer avec l'accent local pour qui n'est pas natif des Flandres. 3 000 soldats de la garnison française sont ainsi démasqués les uns après les autres et assassinés au pied de leur lit. Des bourgeois sont également assassinés. Le gouverneur Jacques de Saint-Pol parvient à s'enfuir avec une poignée de survivants.


Soldats flamands à la Bataille de Courtrai - détails de la Malle de Courtrai Bataille des Éperons d'Or par le peintre Nicaise de Keyser- 1836

Bataille de Courtrai

Mort de Robert II d'Artois

Mahaut d'Artois Comtesse d'Artois

Mort de Raoul II de Clermont-Nesle

Mort de Guy Ier de Clermont-Nesle

Mort de Simon de Melun Maréchal de France

Mort de Godefroy de Brabant Seigneur d'Aerschot et de Vierzon

Mort de Jean de Brabant

Mort de Guillaume II de Fiennes Baron de Fiennes et de Tingry

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne Connétable de France

Après les Matines de Bruges les rebelles tiennent le pays sauf deux places fortes importantes, Cassel et Courtrai. La ville de Courtrai est prise par Gui de Dampierre dans les premiers jours de juillet 1302 et la garnison française se réfugie dans le château.

Entre-temps le roi Philipe IV le Bel lève une armée à la tête de laquelle se trouve le comte Robert II d'Artois.

Guillaume V de Juliers, neveu de Gui de Dampierre, rejoint alors son oncle au siège de Courtrai ainsi que Jean Ier de Namur, le frère de celui-ci.

Le 8 juillet 1302, les deux armées se font face. Les forces en présence sont déséquilibrées.

Les troupes flamandes, les "Klauwaerts", la "piétaille flamande", sont composées de 20 000 combattants, des hommes à pied munis du goedendag, lourde lance hérissée d'une pointe métallique. Ils prennent position sur un plateau bordé par la Lys d'une part et des marécages d'autre part, le long d'un fossé en demi-lune. Derrière eux se trouvent les murailles du château de Courtrai.

Les troupes françaises, environ 50 000 hommes, constituée d'archers italiens, de fantassins et de chevaliers, s'amassent dans la plaine de Groeninghe. Elle se partage en 3 corps :

Combattent également lors de cette bataille :

Robert II d'Artois, sûr de la victoire, rejette la suggestion de contourner l'armée flamande.

Le 11 juillet 1302 au matin, les archers italiens entament les hostilités avec un certain succès.

Après un échange de flèches et de carreaux d'arbalètes, les Français font avancer leurs fantassins jusqu'au fossé.

Les chevaliers français, impatients de récolter les fruits d'une victoire qu'ils jugent facile, s'élancent et dans la précipitation s'embourbent dans les marécages.

Le corps d'armée de Raoul II de Clermont-Nesle puis celui de Robert d'Artois s'engouffrent dans ce piège.

Les chevaliers trop lourdement armés ne peuvent s'extirper du bourbier. Le fossé en arc de cercle les empêche de contourner l'obstacle.

Louis Ier de Bourbon commande l'arrière garde française. Il y évite le massacre de ses troupes et sa propre porte perte en se repliant sur Lille une fois la défaite devenue certaine. Étienne II de Sancerre s'enferme dans Lille avec les restes de l'armée française.

L'arrière-garde, commandée par Hugues II de Blois-Châtillon, décide de rebrousser chemin.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne se bat en héros.

Les combattants flamands, peu au fait des us et coutumes de la guerre, massacrent les chevaliers à terre sans chercher à faire de prisonnier. Périssent ainsi dans la bataille un grand nombre de chevaliers français dont :

Les biens de Godefroy de Brabant sont partagés entre ses 4 filles.

Les troupes victorieuses ramènent comme trophées les éperons d'or de tous les chevaliers tombés dans la bataille. Ces trophées orneront l'église Notre-Dame de Courtrai avant d'être récupérés par la France et installés à Dijon.

On trouve des détails de cette bataille sur les panneaux en bois d'une malle : la malle de Courtrai.

Mahaut d'Artois, l'héritière directe de Robert II d'Artois, lui succède comme Comtesse d'Artois en occultant son neveu Robert III d'Artois qui ne songe pas alors à faire valoir une représentation des droits de son père qu'ignore la coutume d'Artois. En compensation Robert III d'Artois reçoit les héritages et apanages normands de Robert II d'Artois.

Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance.

Cet événement a acquis une valeur symbolique puisque le jour de la bataille a été choisi comme date de la fête annuelle de la communauté flamande en Belgique.

Il est à noter que les milices flamandes ont bénéficié d'une aide appréciable des Brabançons et des Namurois. Cet aspect semble quelque peu effacé aujourd'hui, dans le but de nourrir le combat pour l'émancipation de la culture flamande.

Guy III de Dampierre, bientôt de retour à la tête de son comté, organise le mouvement de libération qui gagne plusieurs grandes villes de Flandre.

Le roi Philippe IV le Bel sort très affaibli par cette défaite. Il y a perdu une grande partie de sa chevalerie et de son prestige. Il est contraint de lever des impôts pour reconstituer une armée. Il gardera par la suite une grande méfiance vis à vis de la capacité de résistance des troupes flamandes.

Après la mort de Raoul II de Clermont-Nesle, Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, Comte de Porcéan, est fait Connétable de France en 1302 par Philippe IV le Bel.


Siège de Tournai

Campagne de Philippe IV le Bel contre Guy III de Dampierre

Siège de Tournai

Bernard VI d'Armagnac et Hardouin VI de Maillé participent à la campagne menée en Flandre de Philippe IV le Bel.

En septembre 1303, Guy III de Dampierre, ayant réuni son armée aux environs de Douai, arrête Philippe IV le Bel jusqu'à la saison des pluies, qui, venant à tomber en abondance, forcent le monarque de rentrer en France avant d'avoir rien entrepris.

Tournai est assiégée par les troupes anglo-flamandes en 1303.



Libération de Guy III de Dampierre

Libération de Robert III de Flandre

Traité d'Athis-sur-Orge

Transport de Flandre

La guerre contre les Flamands se termine en 1305.

Guy III de Dampierre, libéré, laisse la réalité du pouvoir à son fils aîné Robert III de Flandre.

Robert III de Flandre, prisonnier de Philippe IV le Bel à Chinon depuis 1300, est libéré lors des conférences aboutissant au traité d'Athis-sur-Orge.

Thiébaud II de Lorraine est chargé, avec Jean II, Duc de Brabant, et Amédée V de Savoie, de négocier la paix avec les Flamands.

La Flandre française reste à la France. Le traité d'Athis-sur-Orge organise le "Transport de Flandre", c'est-à-dire le transfert de souveraineté de la Flandre wallonne : Lille, Douai et Orchies et impose une rançon écrasante.


Blason des Comtes de Flandre

Mort de Guy III de Dampierre Comte de Flandre

Robert III de Flandre Comte de Flandre

Jean Ier de Namur Comte de Namur

Pour honorer une parole donnée, Guy III de Dampierre se constitue à nouveau prisonnier et meurt captif à Compiègne le 7 mars 1305. Il est inhumé le 15 mars 1305.

Robert III de Flandre devient Comte de Flandre.

Pris entre la colère des Flamands qui ont chèrement défendu leur petite patrie, et l'habileté machiavélique de Philippe IV le Bel, Robert III de Flandre ne parvient pas à louvoyer habilement. En bon féodal, Robert III de Flandre se voue vassal fidèle, mais assume pour lui les obligations financières et les vexations vis-à-vis des Flamands.

Jean Ier de Namur devient Comte de Namur en 1305.



Mariage de Jean Ier de Fiennes avec Isabeau de Dampierre

Jean Ier de Fiennes épouse en 1307 Isabeau de Dampierre, fille de Guy III de Dampierre et d'Isabelle de Luxembourg. Leurs enfants sont :


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