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Événements contenant la ou les locutions cherchées



50 événements affichés, le premier en 1020 - le dernier en 1227



Naissance de Grégoire VII

Hildebrand, futur Grégoire VII, naît entre 1020 et 1030 à Soana en Toscane.



Alexandre II Prédicateur

Alexandre II est formé à Cluny, aux côtés du cardinal Hildebrand, futur Grégoire VII.

Alexandre II commence sa carrière publique par la prédication.

En Lombardie, Alexandre II attaque les mœurs du clergé, en particulier le mariage des prêtres.

L'archevêque Guido, irrité, le dénonce auprès de l'empereur Henri III le Noir.

Au lieu de le condamner, l'Empereur lui confie la prédication en Allemagne.



Victor II Comte de Dollnstein, de Tollenstein et d'Hirschberg

Victor II Évêque d'Eichstätt

Victor II devient le comte de Dollnstein, de Tollenstein et d'Hirschberg (Dollnstein étant une ville dans le district d'Eichstätt).

C'est sur l'insistance de son oncle Gebhard III, Évêque de Ratisbonne, que Victor II est présenté, le jour de noël 1042, à Henri III le Noir pour être Évêque d'Eichstätt.

L'empereur hésite d'abord parce que Gebhard a seulement 24 ans.

Mais sur le conseil d'une délégation romaine dont font partie l'archevêque âgé Bardo de Mayence et Hildebrand, futur Grégoire VII, il consent finalement à son investiture.

Gebhard s'avère être un bon évêque et un homme d'État prudent.

En cette position, il soutient les intérêts d'Henri III.

Il devient d'ailleurs par la suite l'un de ses conseillers les plus étroits.


Henri III le Noir avec Agnès d'Aquitaine

Mariage de Henri III le Noir avec Agnès d'Aquitaine

Hugues Ier de Salins Prince de l'Empire Allemand

Henri III le Noir revient en 1043, à Besançon, pour se fiancer avec Agnès d'Aquitaine, nièce de Renaud Ier de Bourgogne-Comté.

Henri III le Noir épouse à Ingelheim en Allemagne le 21 novembre 1043 Agnès d'Aquitaine, fille de Guillaume V le Grand et d'Agnès de Bourgogne.

Leurs enfants sont :

Pour cette occasion, l'archevêque de Besançon Hugues Ier de Salins obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques ...) avec l'empereur et le Pape Grégoire VII pour seuls supérieurs.

Il est nommé prince de l'Empire Allemand (rang maximum avant Empereur) et règne en souverain sur la cité.

Lui et ses futurs successeurs échappe au pouvoir des comtes de Bourgogne.

Besançon change de statut, elle devient ville impériale (troisième dans l'ordre de la diète germanique).

L'archevêque tire Besançon de sa misère, en créant une ville nouvelle dans l'intérieur de la boucle.


Grégoire VI Pape

Démission de Benoît IX

Grégoire VI Pape

Comme l'idée lui est venue de se marier, Benoît IX demande conseil à son oncle et parrain Jean Gratien, archiprêtre de Saint-Jean Porte latine, dont la droiture est connue, s'il lui est permis d'abdiquer.

Quand on lui eut expliqué qu'il en a le droit, il offre à son parrain de lui céder sa place contre une grosse indemnité.

Un peu naïvement Jean Gratien accepte, convaincu qu'il vaut mieux ne pas laisser un pape aussi débauché sur le trône Saint-Pierre.

De larges sommes sont échangées (peut-être 1 000 ou 2 000 livres d'argent), sous le prétexte de dédommager le clan Tusculum.

Le 1er mai 1045, Benoît IX se démet en faveur de Jean Gratien, qui est élu sous le nom de Grégoire VI.

Benoît IX se retire sur ses terres familiales.

Les réformateurs accueillent Grégoire VI avec joie et il a même le soutien de saint Pierre Damien, si strictement légaliste pourtant.

Grégoire VI à pour secrétaire Hildebrand qui deviendra Grégoire VII.



Alexandre II Évêque de Lucques

Alexandre II Légat apostolique

Hildebrand se trouve dès avant 1050 dans l'entourage des papes réformateurs, qui l'envoient à plusieurs reprises comme légat pour veiller à l'application de leurs décisions. Il est l'un des proches collaborateurs d'Alexandre II.

En 1057, Alexandre II se voit confier l'évêché de Lucques. Alexandre II est nommé légat apostolique à Milan en 1057 en compagnie d'Hildebrand, futur Grégoire VII.



Décret concernant l'élection du Pape par les cardinaux

Sous l'influence du moine Hildebrand, futur Grégoire VII, Nicolas II promulgue le 13 avril 1059, le décret qui remet l'élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux. Néanmoins, l'empereur garde le droit de confirmer le candidat au siège pontifical.



Mariage de Raymond VI de Toulouse avec Bertrande de Provence

Raymond VI de Toulouse épouse vers 1060 ou en 1065 Bertrande de Provence. Leur enfant est :

Bertrande de Provence est fille:

Les parents sont apparentés mais le décret du pape Grégoire VII, qui interdit les unions consanguines, est postérieur à ce mariage.


Welf Ier de Bavière - peint vers 1500

Conflit entre Henri IV de Franconie et Otton Ier de Northeim

Divorce de Welf IV Welf avec Ethelinde de Northeim

Welf IV Welf Duc de Bavière

Welf IV Welf Comte d'Altdorf

Otton Ier de Northeim néglige son duché de Bavière, mais il ajoute à ses possessions personnelles dans le sud du Harz.

Cela déclenche un conflit avec Henri IV de Franconie.

En 1070, Otton Ier de Northeim est accusé par un certain Egeno von Konradsburg d'avoir participé à un complot visant à assassiner Henri IV de Franconie.

Il doit se battre en duel avec son accusateur.

Otton Ier de Northeim sent la trahison et demande un sauf-conduit pour se rendre au lieu de la réunion à Goslar.

Lorsque cela lui est refusé, il décide de ne pas comparaître et est mis au ban de l'empire.

Otton Ier de Northeim est alors privé de la Bavière, tandis que ses biens saxons sont pillés.

Otton Ier de Northeim n'obtient aucun appui en Bavière, mais lève une armée parmi les Saxons et mène une campagne de pillage contre Henri IV de Franconie.

Azzon II d'Este, guidé par sa cousine Matilda, est partisan de Grégoire VII.

Welf IV Welf, son fils, est lui partisan d'Henri IV de Franconie.

En récompense de sa fidélité, Henri IV de Franconie donne le duché de Bavière à Welf IV Welf qui devient Duc de Bavière sous le nom de Guèlfe ou Welf Ier de Bavière à Noël 1070.

Welf IV Welf devient Comte d'Altdorf en 1070.

Welf IV Welf et Ethelinde de Northeim divorcent en 1070, pour infécondité


Grégoire VII Pape

Mort d'Alexandre II Pape

Grégoire VII Pape

Alexandre II meurt à Rome le 21 avril 1073.

Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme.

Hildebrand est élu pape le 22 avril 1073 sous le nom de Grégoire VII.

Il consacré le 29 juin 1073.

Grégoire VII est un opposant à Henri IV de Franconie et donc un allié naturel de la Pologne.

Boleslas II le Généreux applique la Réforme grégorienne dans l'archevêché de Gniezno et entame des négociations pour récupérer la couronne royale.

En août 1073, Henri IV de Franconie déclare la guerre à la Pologne, mais une révolte saxonne l'empêche de mettre ses projets à exécution.



La réforme grégorienne

Le pontificat de Grégoire VII est dominé par la réforme dite grégorienne qui a été lancée par Nicolas II et Alexandre II.

Elle vise à rendre indépendante la papauté des pouvoirs temporels et comporte deux volets :

L'Église se retrouve ainsi en confrontation avec l'Empereur, gardien du temporel.

S'appuyant sur des princes pourtant simoniaques comme Philippe Ier de France ou Guillaume le Conquérant, Grégoire VII parvient à réduire les prérogatives de la féodalité et à mettre en place un épiscopat moins étroitement tenu dans le réseau des fidélités séculières.

Même s'il paraît bien que Hildebrand n'a pas été lui-même moine de Cluny, il trouve dans l'ordre de Cluny, étendu sur l'ensemble de la chrétienté latine par-delà les frontières politiques, l'allié nécessaire à une telle entreprise.

Le conflit de Grégoire VII de l'empereur Henri IV de Franconie, la Querelle des Investitures, détourne une bonne part des dynamismes du Saint-Siège, et réduit sa capacité d'intervention en France.



Concile de Carême

Clément III devient l'un des leaders les plus remarqués de l'opposition aux réformes grégoriennes.

Après avoir assisté au Concile de Carême de Grégoire VII, Guibert refuse d'assister au suivant, bien qu'il ait promis de le faire.

Un Concile d'Évêques détrône Grégoire VII, ce qui engendre une série d'excommunications et de destitutions.



Refuse de Raymond VI de Toulouse de lutter contre les Normands

En 1074, Raymond VI de Toulouse refuse de répondre à l'appel du pape Grégoire VII pour lutter contre les Normands.



Robert de Molesmes Supérieur de l'abbaye de Saint Ayoul de Provins

Robert de Molesmes a des contacts avec un groupe d'ermites vivant dans la forêt de Colan qui souhaitent voir Robert à leur tête.

Robert de Molesmes est nommé supérieur de l'abbaye de Saint Ayoul de Provins.

Les ermites en appelent alors au Pape Grégoire VII, qui enjoint en 1074 à Robert de Molesmes d'aller à Colan.



Annulation du mariage de Centulle V de Béarn et de Gisela d'Armagnac

Le mariage de Centulle V de Béarn et de Gisela d'Armagnac est annulé en 1074 sous l'injonction du Pape Grégoire VII en raison de leurs liens de consanguinité prohibés par l'Église.

En pénitence, Centulle V de Béarn fonde à Morlaàs un oratoire dépendant de l'abbaye de Cluny.



Recourt à Grégoire VII

En 1075, Iziaslav Ier de Kiev se tourne donc vers le pape Grégoire VII pour demander le patronicium beati Petri.

Le pape écrit deux courriers :

Il les admoneste de rendre le trône (Iaropolk de Volhynie est nommé Petrus dans les lettres)

Cet épisode est relaté dans le psautier de Gertrude qui est offert au pape par Iziaslav Ier de Kiev.



Demande de Grégoire VII à Sven II de Danemark

En 1075, le pape Grégoire VII écrit à Sven II de Danemark pour lui demander de lui envoyer des soldats, vraisemblablement pour combattre les Normands du sud de l'Italie qui posent des problèmes dans la région.

En échange du secours demandé, Grégoire VII offreà Sven de faire un de ses fils, seigneur de l'Italie méridionale.

Cet appel à l'aide est semble-t-il sans réponse.



Concile à Rome

Querelle des Investitures

Hugues de Romans Légat du Pape en Bourgogne et en France

Depuis les Ottoniens, l'Empire avait le contrôle total sur l'Église, allant même jusqu'à démettre plusieurs papes.

En février 1075, le pape Grégoire VII publie 27 propositions sous l'intitulé Dictatus papae (l'Édit du pape), par lesquelles il affirme que les évêques doivent être nommés par lui et non plus par l'empereur.

Le pape lui-même doit être élu par un conclave des cardinaux et non plus par les nobles romains.

Ces propositions participent d'un vaste mouvement de réforme amorcé par le pape en vue d'imposer sur la chrétienté l'autorité du Saint-Siège, jusque-là très symbolique.

Hugues de Romans est nommé légat du Pape en Bourgogne et en France.

Richard de Millau devient sans doute aussi légat à cette même époque.

Godefroy III d'Ardennes combat le Duc de Saxe en 1075 pour le compte de l'empereur Henri IV de Franconie.

Adélaïde de Suse et Amédée II de Savoie, Parents par alliance Henri IV de Franconie, servent de médiateurs entre les deux puissances.

Ils aident efficacement l'empereur qui les récompense en donnant le Bugey à Amédée II de Savoie et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.

Venise, en restant fidèle à sa politique d'équilibre entre les grandes puissances, ne prend parti ni pour le Pape ni pour l'empereur.



Démission de Juhel Archevêque de Dol-de-Bretagne

Gilduin de Dol-de-Bretagne Archevêche de Dol-de-Bretagne

Dol-de-Bretagne Archevêché de Bretagne

Even de Dol-de-Bretagne archevêque Dol-de-Bretagne

Juhel est condamné par le Pape Grégoire VII en 1076 et doit quitter son siège.

Juhel se retire en territoire normand à l'abbaye du Mont-Saint-Michel d'où, avec ses troupes, il met au pillage la campagne de Dol-de-Bretagne.

Pour le remplacer le clergé et les dolois élisent, Gilduinus ou Gelduin ou Gilduin de Dol-de-Bretagne, frère de Jean Ier de Dol-de-Bretagne, Archevêque de Dol-de-Bretagne en 1076 et l'envoient au Pape pour être consacré.

Il décline ce siège.

Depuis que Salomon vers 868 a tenté d'obtenir du pape l'érection de l'évêché de Dol-de-Bretagne en archevêché, la situation est restée en suspens, Dol étant archevêché dans les faits.

Grégoire VII clarifie officiellement la situation en 1076 ou 1078, où le pallium est accordé à l'archevêque Yves ou Ivon ou Evenus ou Even de Dol-de-Bretagne.



Création d'un évêché à Plock

Le soutien apporté à Grégoire VII de Boleslas II le Généreux lui apportent la reconnaissance de du Pape.

Boleslas II le Généreux obtient la création d'un évêché à Plock dont Marek devient le premier évêque.



Excommunication de Raymond VI de Toulouse

Suite au refus de Raymond VI de Toulouse de lutter contre les Normands, Grégoire VII se souvient du mariage consanguin de Raymond VI de Toulouse et excommunie Raymond VI de Toulouse en 1076.



Diète de Worms

Déposition de Grégoire VII

Excommunication de Henri IV de Franconie

Henri IV de Franconie n'accepte pas de se voir retirer le droit de nommer les évêques Allemands.

En début 1076, à la diète de Worms, Henri IV de Franconie fait prononcer la déposition de Grégoire VII.

En février 1076, en retour, Grégoire VII prononce la déchéance et l'excommunication Henri IV de Franconie,

Grégoire VII autorise les vassaux d'Henri IV de Franconie à rompre leur serment d'obéissance.



Mort de Godefroy III d'Ardennes Duc de Basse-Lotharingie

Godefroy de Bouillon Marquis d'Anvers

Conrad de Germanie Duc de Basse-Lotharingie

Conrad de Germanie Marquis de Turin

Albert III de Namur Régent du duché de Basse-Lotharingie

Albert III de Namur Vice duc de Basse-Lotharingie

Thierry Comte de Hainaut

Dans la querelle des Investitures, Mathilde de Toscane est partisane du pape Grégoire VII (parti gibelin), tandis que Godefroy III d'Ardennes soutient l'empereur germanique Henri IV (parti guelfe).

Godefroy III d'Ardennes soutient l'évêque d'Utrecht attaqué par son vassal Thierry V de Hollande, Comte de Hollande, et par Robert Ier de Flandre, Comte de Flandre

Godefroy III d'Ardennes meurt assassiné par des envoyés de Robert Ier de Flandre le 20 ou le 27 février 1076 alors qu'il s'apprêtait à livrer combat au bord de l'Escaut.

Sans postérité et malgré l'opposition de Mathilde de Toscane, Godefroy III d'Ardennes a désigné pour lui succéder son neveu Godefroy de Bouillon qui hérite de ses terres.

L'empereur lui concède l'office de Marquis d'Anvers mais préfère nommer en apanage son fils Conrad de Germanie Duc de Basse-Lotharingie et Marquis de Turin.

Soutenu par Mathilde de Toscane, Albert III de Namur revendique le duché de Bouillon, estimant avoir des droits par sa mère, et combat contre Godefroy de Bouillon pour faire valoir ses prétentions.

Comme le jeune prince n'avait que 2 ans, la régence du duché est confiée à Albert III de Namur, qui est nommé Vice Duc.

Le beau-fils de Robert Ier de Flandre, Thierry est rétabli en Hollande.


Boleslas II le Généreux

Boleslas II le Généreux Roi de Pologne

Grégoire VII permet à Boleslas II le Généreux de se faire couronner Roi de Pologne le 25 décembre 1076.

La couronne envoyée par le pape est le symbole de la renaissance du pays comme membre de la chrétienté occidentale, comme état indépendant et royaume.

Le couronnement de Boleslas II le Généreux est ressenti par le Saint-Empire et par les ennemis de la Pologne comme une insulte.

Suite à ce couronnement, Boleslas II le Généreux devra affronter une sérieuse rébellion.

Les magnats, adversaires d'un pouvoir monarchique fort, s'opposent à lui à cause :


Rencontre de Canossa

Rencontre de Henri IV de Franconie et du pape Grégoire VII à Canossa

Peu à peu abandonné de tous, Henri IV de Franconie craint que Grégoire VII ne vienne en Allemagne au secours des dissidents.

Henri IV de Franconie préfère prendre les devants et, passant par Besançon, se rend lui-même en Italie auprès de son ennemi, qui est en visite chez la Comtesse Mathilde de Toscane, dans son château de Canossa.

Dans la neige, Henri IV attend le 26 et 27 janvier 1077 que Grégoire VII veuille bien le recevoir et le relever de l'excommunication.

Le pape n'a d'autre choix que de pardonner au pénitent le 28 janvier 1077.

Celui-ci en profite pour restaurer son autorité et... reprendre la Querelle des Investitures.

Cet épisode est à l'origine des expressions "aller à Canossa" ou "faire son chemin de Canossa".

Henri IV de Franconie est accompagné de son fils Conrad de Germanie.

Conrad est laissé aux soins de Théodbald, archevêque de Milan et restera en Italie.



Application de la réforme grégorienne en France

Hugues de Romans applique les préceptes du pape Grégoire VII à plusieurs niveaux :

A travers son action souvent jugée radicale, Hugues de Romans cherche, comme Grégoire VII, à redéfinir totalement la place de l'église dans la société médiévale en la dégageant des liens féodaux.

La plupart des évêques gouvernent un comté, et sont en tant que tels des rouages du gouvernement du royaume de France.

Des évêques sont déposés (à Clermont, à Tours) où leur élection est cassée (à Chartres, à Chalon-sur-Saône).

Les archevêques de Sens et Bourges sont momentanément suspendus en 1078.

L'action d'Hugues de Romans est parallèle à celle d'Amat d'Oloron, l'autre grand légat grégorien dans l'Ouest de la France.

Philippe Ier de France, Manassès, Archevêque de Reims, Guillaume VIII d'Aquitaine entrave parfois son action.

Engagé dans une longue lutte contre l'empereur Henri IV de Franconie, Grégoire VII lui-même qui doit les ménager pour ne pas ouvrir un "second front", a ainsi tempéré l'action de son légat de 1077 à 1080, en lui adjoignant en particulier comme légat Hugues de Semur, Abbé de Cluny.



Concile d'Autun

Manassès Ier de Gournay est en opposition avec Bruno le Chartreux, abbé de Saint-Remi, et Manassès II de Reims (futur évêque), prévôt du chapitre cathédral.

Ceux-ci trouvent une oreille complaisante en Hugues de Romans, légat du Pape.

Hugues de Romans réunit un concile à Autun en septembre 1077.

Manassès Ier de Gournay est condamné lors de ce concile.

Manassès Ier de Gournay fait le voyage à Rome.

Grégoire VII réintègre Manassès Ier de Gournay en sa charge d'archevêque de Reims.



Mariage de Simon de Vexin

Simon de Valois Moines

Herbert V de Vermandois Comte de Valois

Amiens réuni à la Couronne de France

Partage du Vexin

Thibault III de Blois Comte de Bar-sur-Aube et de Vitry

Sur les conseils du pape Grégoire VII, Simon de Valois renonce à la guerre contre Philippe Ier de France.

Simon de Vexin épouse la fille du comte d'Auvergne.

Plus tard, en accord avec elle, Simon de Valois remet ses domaines à Adèle de Valois, sa sœur, et les deux époux entrent chacun dans la vie religieuse.

En 1077, Simon de Valois prend l'habit des Moines de l'Abbaye de Saint Claude dans le Jura, ses biens sont répartis par Philippe Ier de France.

Herbert V de Vermandois, époux d'Adèle de Valois, hérite d'une partie des fiefs de son beau-frère Simon de Valois et devient Comte de Valois.

Amiens est réuni à la Couronne de France.

Le Vexin est partagé entre Guillaume le Conquérant et Philippe Ier de France.

Thibault III de Blois, époux d'Adélaide de Valois, reçoit le Comté de Bar sur Aube.

Le Comté de Vitry lui est restitué ainsi que le château de Bussy.

Le comté de Champagne s'ouvre sur la Bourgogne et prend le contrôle d'une partie de la grande voie commerciale entre les Flandres et l'Italie.

Thibault III de Blois maintient de bonnes relations avec Philippe Ier de France.



Confirmation d'Even de Dol-de-Bretagne comme Archevêque de Dol-de-Bretagne

Fondation d'un prieuré à l'Abbaye-sous-Dol

Mort de Gilduin de Dol-de-Bretagne

Juhel fait appel à Guillaume le Conquérant. Grégoire VII doit envoyer :

À cette époque que Jean Ier de Dol-de-Bretagne, Guillaume de Dol-de-Bretagne et Gilduin de Dol-de-Bretagne fondent le prieuré de l'Abbaye-sous-Dol sous le patronage de Geoffroy Grenonat, comte de Rennes.

Gilduin de Dol-de-Bretagne meurt le 27 janvier 1078.



Mort de Clémencede Blangy

Guy Ier de Campdavaine Comte de Saint-Pol

Guy Ier de Campdavaine, Hugues II de Campdavaine, Eustache de Campdavaine Comtes de Saint-Pol

Clémence de Blangy meurt en 1078.

Arnoul d'Ardres part s'occuper de sa baronnie et laisse le gouvernement du comté de Saint-Pol à Guy Ier de Campdavaine.

Le 25 novembre 1078, le pape Grégoire VII donne à :

le titre de " Comtes de Saint-Pol ".



Excommunication de Raymond VI de Toulouse

Grégoire VII excommunie à nouveau Raymond VI de Toulouse en 1078.



Urbain II Cardinal-évêque d'Ostie

À la recherche de moines clunisiens pour mener sa réforme, Grégoire VII fait venir à Rome en 1079 ou 1080 et le nomme cardinal-évêque d'Ostie.

Urbain II devient un conseiller intime du pape, et soutient la réforme grégorienne.



Bermond Abbé de Montmajour

Concile d'Avignon

Destitution d'Aicard archevêque d'Arles

Bermond, dit aussi Brémond, proche d'Aicard, Archevêque d'Arles, devient abbé de l'Abbaye de Montmajour en 1080.

Richard de Millau est l'oncle maternel d'Aicard, archevêque d'Arles.

Richard de Millau prend le parti de Grégoire VII et de Bertrand II de Provence dans le conflit les opposant à Aicard.

Aicard est destitué de sa charge d'archevêque d'Arles lors du concile d'Avignon de 1080.


Henri IV de Franconie et Clement III

Destitution de Grégoire VII

Clément III Antipape

Excommunication de Henri IV de Franconie

Urbain II Légat en France et en Allemagne

Grégoire VII est chassé de Rome.

En juin 1080, un Concile demandé par Henri IV de Franconie destitue Grégoire VII à nouveau et Guibert de Ravenne est élu pape à sa place sous le nom de Clément III.

En 1080, Grégoire VII excommunie à nouveau l'empereur Henri IV de Franconie.

Urbain II est nommé légat en France et en Allemagne, dans le but de démettre Clément III, et rencontre Henri IV de Franconie à cette fin en 1080, en vain.



Attaque normande sur Bénévent

Excommunication de Robert Guiscard de Hauteville

Cession au Normand du sud des Abruzzes

L'attaque normande sur Bénévent, fief papal depuis 1053, alarme et irrite le pape Grégoire VII qui excommunie un temps Guiscard.

Mais, pressé durement par l'empereur germanique Henri III, le pape concède au Normand tout le sud des Abruzzes sauf Salerne en 1080, à Céprano.


Bras de Simon de Valois

Mort de Simon de Valois

Simon de Valois part en pèlerinage en Terre Sainte, puis à Rome. Simon de Valois meurt en 1081 d'une maladie. Il reçoit les sacrements de l'Église de la main de Grégoire VII. Simon de Crépy sera béatifié.

Une relique (un os de son bras) est toujours conservée à Mouthe. Une statue, inaugurée en 1934, domine le village. Les habitants, les Meuthiards le vénèrent depuis toujours.



Guilhem Abbé de Montmajour

Richard de Millau Abbé de l'abbaye de Montmajour

Guilhem est placé à la tête de l'Abbaye de Montmajour par le comte Bertrand II de Provence en 1081.

Richard de Millau est placé à la tête de l'abbaye de Montmajour par le pape Grégoire VII par la bulle du 18 avril 1081.



Hommage du comté de Provence au Pape

Le comté de Provence fait hommage à Grégoire VII en 1081.


Renauld Ier de Bellay

Renauld Ier de Bellay Archevêque de Reims

Suite à la déposition houleuse de Manassès Ier de Gournay, le siège d'archevêque de Reims reste vacant.

La vacance est due aux tensions entre Philippe Ier de France et le Grégoire VII ainsi qu'aux tensions à l'intérieur des institutions de l'Église de Reims.

Pendant la vacance, Philippe Ier de France a sous sa protection le comté de Reims, protection qui inclut la perception des revenus, la vente des biens meubles...

Il faut trouver un personnage assez fort et assez diplomate pour ramener la paix tout en replaçant ce diocèse sous une autorité ecclésiastique.

Renauld Ier de Bellay est trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours avant sa nomination.

Renauld Ier de Bellay est acquis aux idées de la réforme grégorienne et complètement étranger aux querelles intestines du diocèse champenois.

Renauld Ier de Bellay devient 46e Archevêque de Reims en 1083.



Soutien de Richard de Millau à l'antipape Clément III

Richard de Millau soutient l'antipape Clément III vers 1083.

Richard de Millau est de ce fait déposé par Grégoire VII. Richard de Millau se repentant, le pape le réinstalle.



Retour de Robert Guiscard de Hauteville en Italie

Robert Guiscard de Hauteville est rappelé à l'aide par le pape Grégoire VII, assiégé par l'empereur germanique Henri IV de Franconie en juin 1083, et doit retourner en Italie, laissant le commandement à son fils aîné Bohémond Ier de Hauteville.



Canonisation d'Étienne Ier de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie est canonisé en 1083 sous le nom de Szent István, sous le règne de saint Ladislas et le pontificat de Grégoire VII.

Cinquante ans après la mort du roi, cette cérémonie l'installe définitivement dans son image de fondateur et affirme avec éclat que la difficile christianisation des Hongrois est désormais acquise.

Le culte public d'Émeric de Hongrie est aussitôt organisé par Ladislas et les moines clunisiens.



Siège de Rome

Exil de Grégoire VII à Salerne

Clément III à nouveau Antipape

Henri IV de Franconie Empereur germanique

Couronnement d'Henri IV de Franconie

Pillage de Rome

Perte des conquêtes normandes en Grèce

Vœu Godefroy de Bouillon

En mars 1084, Henri IV de Franconie marche sur Rome et en fait le siège de Rome.

Grégoire VII, épouvanté, quitte la ville pour aller se réfugier en lieu sûr, dans la forteresse de Salerne chez les Normands qui occupent l'Italie du sud.

Henri IV de Franconie entre dans Rome.

Godefroy de Bouillon fidèle à Henri IV de Franconie entre dans Rome les armes à la main.

Borivoj II de Bohême entre dans Rome avec une poignée de combattants.

Clément III est de nouveau pape le 24 mars 1084.

Henri IV de Franconie se fait couronner empereur romain germanique par Clément III dans la Basilique Saint-Pierre.

Grégoire VII revient à Rome avec l'armée de son allié normand Robert Guiscard de Hauteville qui marche vers le nord avec 36 000 hommes.

Ce sont quasiment tous des mercenaires sarrasins et musulmans. Dans les grandes entreprises militaires, les Normands, trop peu nombreux, ne forment que les cadres militaires et des corps d'élites.

Robert Guiscard de Hauteville entre dans Rome et force Henri IV de Franconie et Clément III, pris de court, à se retirer.

Clément III redevient archevêque de Ravenne.

Un mouvement de panique gagne les citoyens romains, ce qui provoque 3 jours de mise à sac total de la ville en mai 1084.

Durant ce temps, Bohémond Ier de Hauteville, un temps maître de la Thessalie, perd les conquêtes en Grèce.

Gravement malade peu après l'expédition sur Rome, Godefroy de Bouillon fait vœu, pour réparer ses torts, d'aller défendre les chrétiens en Orient.


Mort de Grégoire VII Tombe de Grégoire VII à Salerne

Mort du Pape Grégoire VII

Grégoire VII, le grand pape réformateur, meurt abandonné de tous à Salerne le 25 mai 1085. Il est fait saint.

La mort de Grégoire VII contribue à restaurer la paix en Allemagne

Welf IV Welf, même s'il adhére toujours aux visions de l'église, commence à diminuer son soutien à Rodolphe de Rheinfelden.


Victor III Pape Victor III Codex Vaticanus Latinus 1202 (XIe siècle)

Victor III Pape

Didier, abbé du Mont-Cassin, est élu pape le 24 mai 1086 sous le nom de Victor III.

Les conditions de l'élection ne font pas l'unanimité parmi les fidèles de Grégoire VII, l'ancien Pape.



Mort de Victor III

Retour de Clément III à Rome

Victor III meurt au Mont-Cassin le 16 septembre 1087. Léon XIII lui accordera le titre de saint sans qu'il subisse un procès de canonisation.

Clément III revient pour un an à Rome

Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII.

Durant le règne de Victor III, Clément III a de nouveau la fonction de pape afin de négocier avec les autres dirigeants européens.


Urbain II dans le Roman de Godfroi de Bouillon, XIVe siècle Urbain II Pape Statue d'Urbain II sur la place de la Victoire de Clermont-Ferrand

Urbain II Pape

Hugues de Romans à nouveau légat du Pape

Eudes de Châtillon-sur-Marne convoque les évêques partisans de la Réforme grégorienne à Terracina, dans le Latium : Rome est aux mains des partisans de Clément III.

Eudes de Châtillon-sur-Marne est élu 157e Pape sous le nom d'Urbain II puis consacré le 12 mars 1088.

Son premier acte est d'affirmer solennellement sa fidélité à l'œuvre de Grégoire VII et de renouveler les condamnations de ce dernier en matière :

Urbain II continue à s'appuyer sur l'Ordre de Cluny et les souverains.

En revanche, Urbain II se montre plus souple que Grégoire VII sur les cas de clercs ordonnés par des évêques simoniaques ou schismatiques, considérant leur ordination comme valide et s'attirant ainsi les critiques de théologiens comme Bonizo de Sutri, Deusdedit ou Bruno de Segni. Pour rendre plus souple les condamnations, Urbain II applique la doctrine de la dispense selon Yves de Chartres.

Urbain II conforte la papauté en faisant des royaumes hispaniques et de la Sicile des États vassaux du Saint-Siège.

Hugues de Romans retrouve ses pouvoirs de légat.

Par sa politique modérée en France et en Angleterre, Urbain II crée un parti romain en sa faveur, isole l'empereur.



Prise d'Huesca

Mort de Centulle V de Béarn

Gaston IV de Béarn Vicomte de Béarn.

Bernard III de Bigorre Comte de Bigorre

Béatrix Ire de Bigorre régente du comté de Bigorre

Centulle V de Béarn renforce et augmente l'autonomie des vicomtes de Béarn face aux ducs d'Aquitaine, dont il est théoriquement le vassal.

Les vicomtes de Dax et de Soule perdent des territoires en 1090 au profit du Béarn. Les Ducs d'Aquitaine lui accordent la Vicomté d'Acqs, les Pays d'Orthez et de Salies et surtout ils l'affranchissent de tout vasselage.

En 1090, Centulle V de Béarn repart vers l'Aragon, à la tête des troupes béarnaises pour participer à la prise d'Huesca, engagée par le roi Sanche Ier Ramirez.

Centulle V de Béarn meurt à Tena dans la vallée du Teigne en 1090 assassiné traîtreusement.

Certains de ses actes d'autonomie sont remarquables :

Centulle V de Béarn est un grand partisan de la réforme grégorienne de l'église catholique et, accordant de nombreux dons, il entretient des relations excellentes avec le saint Siège.

Le pape Grégoire VII le qualifie de amator justitiae, defensor pauperum, propagator pacis, c'est-à-dire soutien de la justice, défenseur des pauvres et propagateur de paix.

Gaston IV de Béarn, son fils, lui succède et devient Vicomte de Béarn. Il a peu après à faire face aux assauts de ses ennemis héréditaires, les vicomtes de Dax et de Soule.

Bernard III de Bigorre succède à son père comme Comte de Bigorre, sous la régence de Béatrix Ire de Bigorre, sa mère.

Peu après les habitants de la vallée de Barège se révoltent, interdisent l'accès de la vallée à la Béatrix Ire de Bigorre et à sa famille, puis font emprisonner Centulle II de Bigorre.

Avec l'aide des habitants d'une vallée voisine, Béatrix Ire de Bigorre parvient à réprimer la rébellion.


Eugène III Pape Eugène III Pape

Mort de Lucius II Pape

Eugène III Pape

Sommé par les partisans d'Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, Lucius II réclame l'appui de l'empereur Conrad III de Hohenstaufen et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes. Lucius II est blessé à mort en montant à l'assaut du Capitole et meurt le 15 février 1145.

Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, moine à Cîteaux et à Clairvaux, est élu pape en 1145 sous le nom d'Eugène III.

Eugène III bénéficie de l'appui de Bernard de Clairvaux avec qui il poursuivit la réforme engagée par Grégoire VII.

En 1145, Nicolas Breakspear, futur Adrien IV, rejoint la cour pontificale.


Le Pape Grégoire IX -manuscrit du XIIIe siècle

Mort d'Honorius III

Grégoire IX Pape

Honorius III meurt à Rome le 18 mars 1227 sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien.

Honorius III accorde des privilèges aux Universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d'études à cette époque. Il ordonne dans sa bulle Super specula Domini de soutenir des étudiants en théologie dans chaque diocèse.

Les plus importants des écrits de cet ancien Trésorier de l'Église pour les historiens sont le "Liber censuum Romanæ ecclesiæ", qui donne une liste de tous les revenus et propriétés du Saint-Siège, toutes les donations, les privilèges et les contrats avec les villes et les souverains.

Le registre est commencé sous Clément III et achevé en 1192 sous Célestin III. Le manuscrit original est toujours au Vatican (Vaticanus, 8486).

Honoré écrivit aussi une vie de Célestin III, une vie de Grégoire VII, un Ordo Romanus, qui décrit le cérémonial et les rites pour diverses occasions et 34 sermons.

Ugolino di Conti devient Pape en 1227 sous le nom de Grégoire IX.

Grégoire IX reprend les théories théocratiques d'Innocent III, justifiant par la fausse donation de Constantin:


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