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Événements contenant la ou les locutions cherchées



35 événements affichés, le premier en 1681 - le dernier en 1760


Éléonore de Saxe-Eisenach

Mariage de Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach avec Éléonore de Saxe-Eisenach

Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach est veuf de Jeanne de Bade-Durlach.

Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach épouse à Eisenach le 4 novembre 1681 Éléonore de Saxe-Eisenach (1662-1696), fille du Duc Jean-Georges Ier de Saxe-Eisenach. Leurs enfants sont :


Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg - par Presne

Mariage de George Ier de Grande-Bretagne avec Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg

George Ier de Grande-Bretagne épouse à Celle le 21 novembre ou le 1er décembre 1682 Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg. Leurs enfants sont :

Depuis l'enfance, Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg est éprise de Philippe-Christophe de Kœnigsmark, un colonel de dragons suédois.

Une fois mariée, Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg poursuit une correspondance enflammée avec Philippe-Christophe de Kœnigsmark.



Naissance de George II de Grande-Bretagne

George II de Grande-Bretagne naît le 10 novembre 1683, fils de George Ier de Grande-Bretagne et de Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg.



Naissance de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse (en Allemand : Friedrich Wilhelm I) naît à Berlin le samedi 14 août 1688, fils de Frédéric Ier de Prusse et de Sophie-Charlotte de Hanovre.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse appartient à la première branche de la Maison de Hohenzollern.

Il est surnommé le Roi-Sergent ou le Roi-Soldat (der Soldatenkönig en Allemand) par George II de Grande-Bretagne, son cousin et beau-frère



Mariage de Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg avec Madeleine-Augusta d'Anhalt-Zerbst

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg épouse en 1696 Madeleine-Augusta d'Anhalt-Zerbst (1679-1740), fille de Charles d'Anhalt-Zerbst et de Sophie de Saxe-Weissenfels (morte en 1724). Leurs enfants sont :



George II de Grande-Bretagne admis dans l'ordre de la Jarretière

En 1702, Anne Ire de Grande-Bretagne admet George II de Grande-Bretagne dans l'ordre de la Jarretière.


Caroline de Brandebourg-Ansbach

Mariage de George II de Grande-Bretagne avec Caroline de Brandebourg-Ansbach

George II de Grande-Bretagne épouse à la chapelle de Herrenhausen de Hanovre le 2 septembre 1705 Caroline de Brandebourg-Ansbach, fille de Jean-Frédéric, Margrave d'Ansbach, et d'Éléonore de Saxe-Eisenach. Leurs enfants sont :

La complicité et, grâce à la reine, la dignité règnent dans le couple royal.

George II de Grande-Bretagne s'affiche volontiers avec sa maîtresse, Henriette Howard, mais Caroline de Brandeburg-Ansbach ne lui en tient aucune rigueur.



George II de Grande-Bretagne Duc de Cambridge, Comte de Milford-Haven, Vicomte de Northallerton, Baron de Tewkesbury

Le 9 novembre 1706, George II de Grande-Bretagne est fait duc de Cambridge, Comte de Milford-Haven, Vicomte de Northallerton, Baron de Tewkesbury.



Naissance de Frédérick-Guillaume de Galles

Frédérick-Guillaume de Galles naît le 1er février 1707, fils de George II de Grande-Bretagne et de Caroline de Brandebourg-Ansbach.



Campagne de Flandres

Prise de Bruges

Prise Gand

Prise de Lessines

Bataille d'Audenarde

En 1708, Louis XIV tente de renouveler l'invasion des Flandres avec cette fois une armée beaucoup plus importante.

Les 100 000 hommes de l'armée française soit 130 bataillons d'infanterie et 216 escadrons de cavalerie sont massés près de Mons.

L'Angleterre ne peut opposer d'emblée que 90 000 Anglo-hollandais soit 112 bataillons d'infanterie et 197 escadrons de cavalerie.

Ils stationnent sur la défensive au sud de Bruxelles.

Les armées alliées d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont à Coblence, groupées sur le Rhin.

Ces deux armées sont donc disjointes.

En juin 1708, John Churchill est le généralissime des forces coalisées.

Il doit faire sa jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant les forces du Saint-Empire, avant d'affronter l'ennemi.

Les forces françaises sont dirigées:

Soutenu par Louis XIV, Jacques François Édouard Stuart participe à la campagne de Flandres de 1708 à 1709 aux côtés des petits-fils du roi.

Louis-Joseph de Vendôme préconise d'attaquer la place d'Huy, avec l'idée de forcer John Churchill à intervenir avec des forces inférieures, tandis que les ordres de Louis XIV sont d'attaquer dans les Flandres.

L'armée française fait marche vers l'est jusqu'à Braine-l'Alleud, quelques 25 km au sud de Bruxelles, menaçant la citadelle voisine de Louvain. Pour couvrir ces deux places, John Churchill dispose ses forces quelques kilomètres au sud de Louvain.

Mais l'armée française demeure dans ses retranchements pendant un mois.

Le 5 juillet 1708, l'armée française fait marche vers l'ouest. John Churchill envoie 300 hommes qui s'oppose aux Français qui s'emparant des places de Bruges et de Gand.

Pendant ce temps, Eugène-François de Savoie-Carignan progresse vers les Flandres, atteint Audenarde et opère sa jonction avec John Churchill.

Les troupes françaises tiennent à présent toute la vallée de l'Escaut, depuis Valenciennes jusqu'à la Mer du Nord.

Seule la citadelle d'Audenarde reste aux mains des coalisés.

Que cette place vienne à tomber, et les communications seraient coupées avec l'Angleterre.

John Churchill devine la tactique des Français pour s'emparer de la place d'Audenarde, à savoir progresser par la rive orientale de l'Escaut pour attaquer de flanc l'armée britannique, tout en maintenant l'essentiel des troupes en couverture sur le front principal.

L'armée française fait en effet mouvement à partir du 8 juillet 1708 vers Lessines.

Charles Armand de Gontaut-Biron, Lieutenant-général, commande l'avant-garde française.

Il a l'ordre de Louis-Joseph de Vendôme d'attaquer sans retard.

Simultanément, John Churchill amène ses troupes à marches forcées vers Lessines, dont il s'empare le 10 juillet 1708.

La bataille d'Audenarde ou Oudenarde a lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708.

Avec le seul escadron des Gendarmes Écossais, Louis III de Mailly-Nesle bat 2 escadrons ennemis.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

John Churchill ordonne à nouveau une marche forcée, pour poster 11 000 hommes sur l'autre berge de l'Escaut, à l'endroit où les Français franchissent la rivière. Il confie cette manœuvre à William Cadogan, général de cavalerie irlandais, son aide de camp.

William Cadogan parvient facilement à contenir l'ennemi sur l'autre rive, pendant que John Churchill fait franchir l'Escaut par le reste de son armée, près de 100 000 hommes.

William Cadogan ordonne à un escadron de dragons commandé par le général danois Jørgen Rantzau, d'encercler les éclaireurs de l'avant-garde française en reconnaissance sur la rive droite de l'Escaut, et de ne laisser personne s'enfuir. Ce coup de main échoue, et quelques fuyards peuvent prévenir Charles Armand de Gontaut-Biron que des troupes ennemies se massent sur la rive droite.

Charles Armand de Gontaut-Biron part se rendre compte par lui-même et se trouve décontenancé devant l'importance du dispositif anglais, à un endroit totalement inattendu. Par ailleurs, ses éclaireurs l'ont mis en garde contre l'état boueux du sol sur la berge opposée, qui limitera la mobilité de la cavalerie.

Il hésite sur le parti à prendre. Il estime qu'il ne peut exécuter l'ordre d'attaque avec seulement 7 bataillons de mercenaires suisses dont celui commis à la garde des pontons, et 20 escadrons contre 20 bataillons.

Sur ces entrefaites, Eugène-François de Savoie-Carignan franchit l'Escaut avec 20 escadrons de Prussiens et occupe quelques points clef sans rencontrer d'opposition.

Finalement, les troupes de Charles Armand de Gontaut-Biron commencent à manœuvrer lorsqu'elles sont arrêtées par la première brigade d'infanterie anglaise, menée par John Campbell, 2e duc d'Argyll, un jeune officier.

William Cadogan, sur un signal de John Churchill, attaque avec sa cavalerie les 7 bataillons de Charles Armand de Gontaut-Biron.

L'assaut anglais est mené pour l'essentiel par les escadrons de Rantzau qui compte dans ses rangs George II de Grande-Bretagne, le futur roi d'Angleterre.

L'infanterie suisse est promptement rejetée à la rivière, et les escadrons français sont détruits, lorsque l'arrivée du corps de cavalerie française contraint les Anglais à se replier.

Louis le Petit Dauphin commet à ce moment une erreur décisive en lançant une contre-attaque immédiate, contre l'avis de Louis-Joseph de Vendôme.

L'aile droite française engage donc les lignes des coalisés sur Eyne, pendant que l'aile gauche reste passivement en faction sur Huy, laissant le temps aux Anglais de se regrouper sur cette aile.

Les 28 escadrons de cavalerie couvrent ainsi le flanc droit de l'infanterie de William Cadogan, qui supporte le choc décisif vers 16 heures.

Louis le Petit Dauphin donne le signal de l'attaque des escadrons prussiens.

Malgré un combat acharné, les assaillants sont débandés.

À ce moment, Louis-Joseph de Vendôme décide de lancer une attaque au corps-à-corps avec 12 régiments d'infanterie.

Il n'y a alors plus aucune liaison entre les deux généraux :

Louis-Joseph de Vendôme demande à Louis le Petit Dauphin la permission d'engager la deuxième aile, ce qui lui est refusé, mais le courrier ne parvient pas à transmettre cette réponse. La situation empire tandis que Louis-Joseph de Vendôme attend toujours la réponse de l'état-major.

Louis-Joseph de Vendôme déploie ses troupes, menaçant d'envelopper le flanc gauche des Anglais. À l'approche des régiments du Duc d'Argyll, les lignes anglaises se déploient, mais ne parviennent pas à desserrer l'étau des Français.

John Churchill déplace à ce moment son quartier général sur le flanc gauche menacé, laissant à Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement du flanc droit, toujours attaqué par le corps d'armée principal des Français.

Tandis que son collègue subit une pression croissante, John Churchill imagine une manœuvre décisive, consistant à renforcer l'aile gauche avec 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, pour envoyer les 20 bataillons du général prussien Carl von Lottum en renfort vers les troupes du Eugène-François de Savoie-Carignan.

Puis John Churchill prépare une double manœuvre d'enveloppement. Il a sous ses ordres toute l'armée des Provinces-Unies, commandée par le Field Marshal Hendrik Overkirk, un officier aguerri.

Toutefois, ces troupes ne peuvent franchir l'Escaut sur de simples pontons en moins d'une heure.

Pour dégager les ponts de pierre d'Audenarde, John Churchill dépêche la cavalerie d'Eugène-François de Savoie-Carignan, qui lance son assaut sur l'État-major Français.

Cette attaque est repoussée par les escadrons de la Maison du Roi, et John Churchill, ne disposant plus que de ses 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, doit se limiter à contenir les assauts de la cavalerie française.

Vers 20h 30, les troupes d'Hendrik Overkirk atteignent finalement leur objectif et commencent à encercler le flanc droit des Français, en conjonction avec une attaque simultanée de John Churchill et d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Cette fois, l'assaut réussit complètement, débandant l'aile droite ennemie et faisant de nombreux prisonniers.

L'obscurité empêche le vainqueur de poursuivre les Français, et d'anéantir le reste de leur armée.

Les Français perdent dans cette bataille 15 000 hommes dont environ 8 000 prisonniers, et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes.

Près de la moitié des troupes françaises ne participe pas au combat.

Un grand nombre de fantassins et de cavaliers se tiennent en réserve sur une hauteur surplombant au nord la Norken. La cavalerie ne charge pas, principalement parce que l'idée générale prévaut que le terrain, trop boueux, est impraticable.

L'aile droite anglaise aurait probablement pu être anéantie si l'aile gauche française était intervenue.

Il semble qu'une attaque conjuguée de toutes les forces françaises :

aurait décidé d'une victoire française.

Les troupes françaises se replient sur Gand, l'état-major en proie aux déchirements internes que l'on devine. Seuls les pontons maintenus intacts par les corps de sapeurs sauvent l'armée du Roi-Soleil du désastre.



George II de Grande-Bretagne Duc de Cornouailles et de Rothesay, Comte de Carrick

George II de Grande-Bretagne Prince de Galles et Comte de Chester

En 1714, George II de Grande-Bretagne devient Duc de Cornouailles et de Rothesay, Comte de Carrick.

Le 27 septembre 1714, George Ier de Grande-Bretagne titre George II de Grande-Bretagne Prince de Galles et Comte de Chester.



Charles Townshend Lord Lieutenant d'Irlande

En octobre 1716 James Stanhope accompagne George Ier de Grande-Bretagne lors d'un voyage dans au Hanovre.

Charles Spencer convainc George Ier de Grande-Bretagne que Charles Townshend et Robert Walpole complotent avec George II de Grande-Bretagne dans le but de le remplacer sur le trône par George II de Grande-Bretagne, son fils.

En décembre 1716, Charles Townshend est donc écarté et nommé Lord Lieutenant d'Irlande.



Conflits entre George Ier et George II

Naissance de George William de Grande-Bretagne

George William de Grande-Bretagne naît le 13 novembre 1717, fils de George II de Grande-Bretagne et de Caroline de Brandebourg-Ansbach.

Une querelle éclate à propos du choix du parrain :

George II de Grande-Bretagne tance publiquement son père.

George Ier de Grande-Bretagne met son fils en état d'arrestation temporaire, puis le bannit du Palais Saint-James et l'exclut de toutes cérémonies publiques.



Naissance de William Augustus de Grande-Bretagne

William Augustus de Grande-Bretagne naît le 15 ou 26 avril 1721, fils de George II de Grande-Bretagne et de Caroline de Brandebourg-Ansbach.



Naissance de Louise de Grande-Bretagne

Louise de Grande-Bretagne ou de Hanovre naît le 18 décembre 1724, fille de George II de Grande-Bretagne et de Caroline de Brandebourg-Ansbach.


George II de Grande-Bretagne en habit de sacre - Thomas Hudson - 1744

Mort de George Ier de Grande-Bretagne

George II de Grande-Bretagne Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande

George II de Grande-Bretagne Prince-électeur de Hanovre

George Ier de Grande-Bretagne meurt à Osnabrück le 11 juin 1727 d'une attaque.

Pour les questions de politique intérieure, George Ier de Grande-Bretagne se repose entièrement sur ses ministres, James Stanhope, Charles Townshend et Robert Walpole.

George Ier de Grande-Bretagne ne s'entoure que de représentants du parti whig, car les Tories sont favorables aux Stuart.

Les talents d'administrateur de ces hommes contribuent à asseoir la position de la maison de Hanovre en Grande-Bretagne.

Ce serait sous le règne de George Ier que serait apparue la fonction de Primus inter pares (Prime Minister), c'est-à-dire de Premier ministre.

Le roi a besoin d'un ministre en particulier pour coordonner l'action de tous les autres et traduire ses ordres donnés en langue germanique.

Son cabinet s'exprime dans une langue qu'il ne veut pas comprendre. George Ier de Grande-Bretagne finit par ne plus assister à ses réunions.

Dès lors, fonctionnant de manière autonome, le cabinet peut conduire seul les affaires du pays.

Cette émancipation du cabinet sert le Parlement, lequel peut mettre en jeu la responsabilité politique des ministres sans que cela puisse être vu comme une mise en cause indirecte du Roi.

George II de Grande-Bretagne devient Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande.

George II de Grande-Bretagne devient Prince-électeur de Hanovre.

Lorsque le Premier ministre, Robert Walpole annonce à George II de Grande-Bretagne le décès de son père, le prince se réjouit; son père a persécuté sa mère.

George II de Grande-Bretagne est couronné à l'abbaye de Westminster le 11 octobre 1727.

Pour ce couronnement, Georg Friedrich Haendel est choisi pour composer 4 nouveaux hymnes, dont Le prêtre Zadok. Depuis, cet hymne est chanté à chaque couronnement.

Bien qu'il le déteste, George II de Grande-Bretagne maintient Charles Townshend à son poste, mais il perdra peu à peu la prédominance au sein du ministère au profit de Robert Walpole.



Traité de Séville

En 1729, Robert Walpole a indiqué que l'Angleterre est disposée à reconnaitre la Pragmatique Sanction.

L'offre de mariage des 2 filles de Charles VI de Habsbourg aux 2 fils de Philippe V d'Espagne n'apportent plus rien aux Habsbourg. Charles VI de Habsbourg retire cette offre.

Pour Philippe V d'Espagne, ces 2 mariages sont la principale raison de l'alliance avec l'Autriche.

Sans aucune consultation de Vienne, l'Espagne sort de l'alliance et le 9 novembre 1729.

Robert Walpole encourage George II de Grande-Bretagne à signer un traité avec l'Espagne.

Le traité de Séville est signé le 9 novembre 1729 par :

Vandermeer Francisco, délégué des États généraux des Pays-Bas, signe le traité le 21 novembre 1729.

Il met fin à la guerre anglo-espagnole.

Ce nouveau traité modifie la répartition du pouvoir en Europe.

L'Espagne s'engage à œuvrer en faveur de la dissolution de la Compagnie d'Ostende.

Les autres puissances soutiennent l'Espagne pour la demande d'Élisabeth Farnèse. Elle demande que Charles III d'Espagne hérite du duché de Parme et de la Toscane après l'extinction de la dynastie des principes Farnèse.

Elle est autorisée, afin de garantir sa tutelle, à envoyer 6 000 hommes dans ses territoires éventuellement avec l'aide des signataires dans les 6 mois qui suivent la signature du traité.

La Grande-Bretagne conserve, au détriment de l'Espagne, son contrôle sur Minorque et Gibraltar et le maintien des privilèges commerciaux mais les affrontements navals, en particulier dans les Caraïbes, se poursuivent.

Pour lutter contre l'importation en contrebande de marchandises britanniques dans les colonies espagnoles en Amérique di Nord, il est convenu que tout bateau espagnol, même appartenant à un armateur privé, peut faire office de garde-côte, et inspecter tout bateau de commerce britannique croisant dans les eaux espagnoles.

Ce droit de visite, et la confiscation des marchandises de contrebande qui s'ensuit souvent, révulse les Britanniques, qui crient au piratage, et réveille le vieil antagonisme datant de l'époque élisabéthaine.



Querelle entre George II de Grande-Bretagne et Frédéric-Guillaume de Galles

Les rapports entre George II de Grande-Bretagne et Frédéric-Guillaume de Galles, son fils, s'enveniment au cours de 1730.



Création de la Géorgie en Amérique du Nord

En 1732, George II de Grande-Bretagne accorde une charte à James Oglethorpe et crée la province de Géorgie en Amérique du Nord.

Cette province est baptisée du nom du roi britannique.


Charles III d'Espagne à cheval à Gaète - par Giovanni Luigi Rocco (1701-1750)

Siège de Gaète

Dans le cadre de la guerre de Succession de Pologne, les Autrichiens retranchés à Gaète résistent pendant 4 mois aux troupes franco-espagnoles commandées par Charles III d'Espagne et James Fitz-James Stuart, Duc de Berwick.

Les Autrichiens, commandés par le Comte de Tattenbach-Rheinstein et le Duce Pignatelli di Monteleone, sont défaits ; les Franco-espagnols prennent la ville le 6 août 1734.

Charles Édouard Louis Jean Stuart participe en tant qu'observateur à ce siège de Gaète. C'est sa première expérience de la guerre.

Louis Charles de Bourbon soutient publiquement ses revendications, offensant ainsi le roi George II de Grande-Bretagne et provoquant un incident diplomatique avec la Grande-Bretagne qui est neutre.

Le Premier ministre britannique Robert Walpole, partisan de la neutralité, écrira par la suite, que George II de Grande-Bretagne, pro-autrichien, aurait pu utiliser cet incident comme prétexte pour entrer en guerre au côté de l'Autriche, mais cela est évité grâce au promptes excuses espagnoles.


Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Mariage de Frédérick-Guillaume de Galles avec Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédérick-Guillaume de Galles épouse en 1736 Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg. Leurs enfants sont :

Lors de ce mariage, une querelle éclate entre George II de Grande-Bretagne et Frédéric-Guillaume de Galles.



Bannissement de Frédéric-Guillaume de Galles de la Cour

En 1737, George II de Grande-Bretagne bannit Frédéric-Guillaume de Galles son fils et sa famille de la Cour royale.



Mort de Caroline de Brandeburg-Ansbach

Sur son lit de mort, Caroline de Brandeburg-Ansbach conseille à son époux de se remarier très vite. George II de Grande-Bretagne lui fait cette promesse : " Jamais ! J'aurai des maîtresses ! ".

Caroline de Brandeburg-Ansbach meurt le 20 novembre 1737.

George II de Grande-Bretagne en est désespéré.


Batailles de la guerre de l'oreille de Jenkins

Guerre de l'oreille de Jenkins

En 1739, huit ans après l'incident de la Rebecca, le parti belliciste et les parlementaires tories, ourdissent une manœuvre.

Ils appellent Robert Jenkins, capitaine de la Rebecca, à comparaître devant la Chambre des communes. Il raconte son histoire, demande justice et montre le bocal à cornichons contenant son oreille.

Les parlementaires unanimes poussent un cri d'indignation, invoquent le casus belli, exigent que l'honneur britannique soit lavé de l'insupportable affront.

Contre l'avis de Robert Walpole, premier ministre whig, partisan de la paix, George II de Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Espagne le 30 octobre 1739 ou le 19 octobre du calendrier julien,.

La guerre de l'oreille de Jenkins, appelée par les Espagnols Guerra del Asiento, voit s'affronter les flottes et troupes coloniales du royaume de Grande-Bretagne et de l'Espagne principalement dans les Caraïbes.

Elle durera jusqu'en 1748.


Bombardement des forts de Porto Bello le 22 novembre 1739 – par Samuel Scott (1702-1772) L'amiral Edward Vernon

Prise de Porto Bello

Les gros galions espagnols partent chargés de métaux précieux pour l'Europe à partir du port de La Havane, bien défendu.

Aussi la première cible britannique est-elle Porto-Bello, actuellement au Panama, petit port de la Nouvelle Grenade, mal défendue.

Le 1er décembre 1739 ou le 21 novembre du calendrier julien, 6 vaisseaux de ligne sous le commandement de l'amiral Edward Vernon écrasent la bourgade, prise au dépourvu, qui est ensuite mise à sac.

Edward Vernon est Commandant en chef de la flotte des Indes Occidentales de 1739 à 1742.

Cette première application de la politique de la canonnière est célébrée sans retenue en Grande-Bretagne :

Les Espagnols cherchent une parade aux attaques britanniques : ils mettent en alerte leurs troupes coloniales et renforcent les défenses de leurs ports.

Ils réorganisent aussi leur acheminement des métaux précieux. Au lieu de centraliser le transport dans les grands ports de Vera Cruz, Cartagène et surtout La Havane, et d'utiliser de gros galions, ils chargent de nombreux petits bateaux dans plusieurs petits ports.

Pour desservir leurs colonies du Pacifique, ils prennent la route maritime du Sud, par le cap Horn, au lieu de traverser l'isthme de Tehuantepec (de Vera Cruz à Acapulco) par les chemins muletiers.



Invasion de la Silésie

Prise de Glogów, de Brzeg et de Neisse

Frédéric II de Prusse demande en vain la Silésie pour prix de son vote à l'élection impériale.

La Silésie, peuplée de 1 000 000 d'habitants, riche territoire appartenant à la couronne de Bohème (aux Habsbourg), est une cible tentante.

Frédéric II de Prusse mène la première guerre de Silésie de 1740 à 1742.

Il profite de la faiblesse autrichienne pour donner une unité géographique à son territoire morcelé et doubler sa population, prendre possession de la grande industrie de cette province.

Frédéric II de Prusse envahit la Silésie, en décembre 1740.

Marie-Thérèse de Habsbourg compte sur George II de Grande-Bretagne pour intervenir. Mais Robert Walpole refuse d'entraîner son pays dans le conflit.

Le 16 décembre 1740, Frédéric II de Prusse remporte ses premières victoires avec une armée petite mais très bien entraînée et équipée qui permet à l'infanterie de tirer 5 coups quand ses adversaires en tirent 3.

Il capture les forteresses de Glogów, Brzeg et Neisse.

Ses troupes s'installent dans leurs résidences d'hiver.


Attaque de Carthagène Blas de Lezo

Siège de Cartagène-des-Indes

Tentative d'invasion de Cuba

Cartagène (aujourd'hui en Colombie) est avec Vera-Cruz et La Havane l'un des 3 grands ports d'où sont exportés les métaux précieux vers l'Espagne.

La Grande-Bretagne décide de frapper un grand coup en mars 1741, en prenant la ville et en en faisant un port britannique.

Des moyens techniques et humains énormes sont mis en œuvre à partir de La Jamaïque :

La ville n'est défendue que par 6 vaisseaux de ligne et 3 300 hommes :

La partie semble donc jouée d'avance mais l'expédition britannique souffre de deux handicaps notables :

Le commandant espagnol, est Don Blas de Lezo, vieux stratège expérimenté et tenace, militaire de métier, perclus de blessures de guerre, borgne, manchot et unijambiste. Il est affectueusement surnommé Medio-hombre, le Demi-homme par ses hommes.

Blas de Lezo décidé de maintenir une défense élastique autour de Cartagène en attendant le début de la saison des pluies, qui doit commencer début avril.

Blas de Lezo sait que les plages basses de sable mou, les marécages, les roselières et la lagune peu profonde vont freiner le déploiement de l'artillerie débarquée, les évolutions de masse de l'infanterie britannique et l'accès des bateaux ennemis.

Il prévoit que les Britanniques éprouveraient rapidement de grandes difficultés à approvisionner leurs troupes et leurs équipages, et à entretenir leurs bateaux.

Il sait que, une fois les pluies tropicales arrivées, la chaleur, l'humidité saturante, les moustiques, l'insalubrité d'un camp improvisé inondé de trombes d'eau, la boue paralysant l'artillerie et les fantassins britanniques lourdement équipés, et par là-dessus la survenue d'épidémies de maladies tropicales seront les meilleurs alliés des Espagnols.

Le 5 avril 1741, après avoir intensivement bombardé Cartagène pendant 2 semaines, les centaines de chaloupes Britanniques déversent les assaillants sur les plages, ainsi que de l'artillerie légère, pour attaquer la position avancée de Boca Chica.

Cette position tient le chenal d'entrée dans la lagune et est défendue par ses batteries et les 6 vaisseaux de ligne espagnols.

Les Espagnols défendent leurs casemates avec acharnement, puis reculent en combattant pied-à-pied, pendant que 2 de leurs vaisseaux se sabordent et bouchent le chenal.

L'élan des Britanniques est brisé, l'assaut tourne court. L'ordre vient de se rembarquer pour se regrouper et pénétrer ultérieurement dans la lagune.

La deuxième tentative d'attaque frontale, du côté de la mer, est couplée avec une attaque de diversion, menée du côté terre. Elles échouent toutes deux, les Britanniques perdant 600 hommes.

La garnison espagnole est bien à l'abri derrière ses remparts récemment rénovés, habituée au climat et soudée derrière son chef par la discipline et l'intérêt commun.

Le corps expéditionnaire britannique ne tarde pas à offrir un spectacle affligeant :

Les pertes sont en moyenne de près de 300 hommes par jour. Ainsi, les 3 000 colons du Vermont et de Virginie périrent presque tous de maladie.

Le pire est l'absence de coordination dans le commandement, due aux conflits entre Edward Vernon et le général Wentworth.

Ainsi, quand Wentworth veut lancer un assaut général contre Carthagène, Edward Vernon lui refuse l'appui-feu des canons de ses navires: à cause des haut-fonds de la lagune.

Un assaut, lancé dans la nuit du 14 avril 1741, échoue parce que les échelles sont trop courtes. Les assiégés tirent à bout portant dans la masse d'assaillants empêtrés dans les douves au pied des remparts, puis sortent en furie et massacrent tous les survivants.

Quand les pluies s'intensifient, le camp est transformé en bourbier. Les Britanniques décident de replier tout le monde sur les bateaux. Mais là, la promiscuité et le manque d'hygiène font s'étendre les maladies.

Finalement, à la mi-mai 1741, devant la démoralisation générale et les énormes pertes (18 000 hommes) dues moins aux combats qu'à la famine et aux maladie), les Britanniques décident d'abandonner le siège et de rentrer à La Jamaïque.

Ils sont obligés d'incendier et de couler 50 de leurs navires, trop délabrés et trop pauvres en hommes pour les manœuvrer.

La nouvelle d'une écrasante victoire parvient en Grande-Bretagne alors que les Espagnols résistent encore tenacement dans la citadelle et le fort San Felipe de Barajas.

La Cour exulte, des médailles commémoratives sont frappées, la presse se répand en louanges, des gravures montrent entre autres allégories Don Blas de Lezo en soldat ingambe agenouillé devant Lord Vernon.

L'euphorie retombe à l'annonce du désastre, le roi George II de Grande-Bretagne interdit qu'on mentionne désormais Carthagène.

Edward Vernon ne rentre pas immédiatement en Grande-Bretagne: il préfére laisser l'émotion retomber et prend son temps pour rédiger un rapport dans lequel il rejette toute la responsabilité du désastre sur Wenworth.

Wenworth, pour essayer de se racheter, se lance dans une tentative d'invasion de Cuba : le débarquement à Guantanamo est un échec total le 18 juillet 1741.

Dans un premier temps, la nouvelle du désastre est occultée en Grande-Bretagne, puis est noyée dans l'annonce du début de la Guerre de Succession d'Autriche.



Mariage de Frédéric V de Danemark avec Louise de Grande-Bretagne

Frédéric V de Danemark épouse en 1743 Louise de Grande-Bretagne, fille de George II de Grande-Bretagne et de Caroline de Brandebourg-Ansbach. Leurs enfants sont :


George II de Grande-Bretagne à la bataille de Dettingen par John Wootton Bataille de Dettingen

Bataille de Braunau

Bataille de Deckendorf

Bataille de Dettingen

La France est désireuse de ménager ses finances. L'armée et l'État sont trop peu impliqués dans cette guerre de Succession d'Autriche.

Les Bavarois, alliés de la France, subissent une défaite sévère près de Braunau le 9 mai 1743.

Une armée alliée d'environ 50 000 hommes (Britanniques, Hanovriens et Autrichiens) dite pragmatique commandée par le roi George II de Grande-Bretagne et formée sur le Rhin inférieur.

Après le retrait de Jean-Baptiste François Desmarets, elle s'avance vers le sud dans le pays du Main et du Neckar.

Le 27 mai 1743 à la bataille de Deckendorf, Louis François Ier de Bourbon-Conti a son cheval tué sous lui et perd ses équipages.

Une armée française d'environ 70 000 soldats sous les ordres d'Adrien Maurice de Noailles est rassemblée sur le cours moyen Rhin pour contrer cette nouvelle force.

Mais François-Marie de Broglie est en pleine retraite, et les places fortes de Bavière capitulent les unes après les autres devant le prince Charles.

Les Français et les Bavarois sont presque expulsés de la région du Rhin quand la bataille de Dettingen se déroule le 27 juin 1743 (16 juin du calendrier julien) à Dettingen, village de la commune de Karlstein am Main en Bavière.

Philippe de Noailles à Dettingen a 2 chevaux tués sous lui.

Gabriel d'Arsac de Ternay prend part à la bataille Dettingen où il est fait prisonnier.

George II de Grande-Bretagne, complètement dominé dans la manœuvre par des adversaires mieux aguerris, est en grand danger entre Aschaffenbourg et Hanau dans le défilé formé par les collines Spessart et la rivière Main, n'ayant pas eu de ravitaillement notamment en pain depuis une semaine.

Adrien Maurice de Noailles parvient à prendre dans la nasse l'armée austro-britannique.

Il s'apprête à l'anéantir grâce aux pièces d'artillerie qui ferment les deux issues du défilé du Main.

Louis VII de Gramont, son neveu, à la tête de 23 000 hommes, doit garder un des 2 passages.

Impatient au bout de 6 heures d'attente, Louis VII de Gramont traverse le Main devant le village de Dettingen et lance une attaque en masse contre un ennemi qui n'a plus rien à perdre, contraignant l'artillerie française à interrompre son bombardement.

Repoussés, ses hommes cherchent à se replier sur les ponts mais certains de ceux-ci s'effondrent et les soldats sont noyés.

La compagnie des chevau-légers de la garde royale française y est anéantie.

Adrien Maurice de Noailles porte certainement une part de responsabilité dans cette défaite.

Les coalisés sont ainsi sauvés d'un anéantissement certain.

La route d'Hanau leurs est ouverte aux coalisés.

William Augustus de Grande-Bretagne est blessé lors de cette bataille. Il devient un héros national.

L'honneur de la victoire des coalisés revient principalement à Léopold-Philippe d'Arenberg, qui est blessé dans l'action. George II de Grande-Bretagne est témoin de sa bravoure et de son l'habileté.

George II de Grande-Bretagne quitte l'armée le 1er octobre 1743, pour se rendre dans ses États de Hanovre.

Il remet le commandement Léopold-Philippe d'Arenberg qui fait repasser le Rhin à ses troupes, leur assigne des quartiers d'hiver.

C'est la dernière fois qu'un souverain régent du Royaume-Uni menera ses troupes dans une bataille dont le souvenir est encore célébré particulièrement à l'académie royale militaire de Sandhurst.

En souvenir de la victoire, Haendel compose son Dettingen Te Deum.

La bravoure de Louis François Ier de Bourbon-Conti touche Louis XV, qui lui octroie en récompense une augmentation de 36 000 livres sur son gouvernement du Poitou et le reçoit au château de Fontainebleau le 9 novembre 1743.



Retour de George Anson en Grande-Bretagne

George Anson retourne à Macao.

Il obtient à nouveau des Chinois de quoi s'armer pour le long cours. Il vend le galion et sa cargaison. Il ne garde que le plus précieux du butin.

Il repart en toute hâte vers l'Ouest : il doit passer avant que la nouvelle de la prise du galion n'atteigne Madrid et la France.

Chargé de richesses jusqu'aux écoutilles le Centurion :

Le Centurion touche la Grande-Bretagne, sous les ovations et le grand pavois, le 15 juin 1744.

Le butin du galion est porté en triomphe, George Anson le circumnavigateur est couvert d'honneurs, reçu par le roi George II de Grande-Bretagne, adulé par la presse qui l'égale à Sir Francis Drake.

Son exploit :

Quant au partage de l'énorme butin rapporté, il aurait pu se faire facilement, puisqu'il ne reste que 188 survivants, mais il donnera lieu à d'âpres disputes devant les tribunaux. Finalement chaque homme d'équipage survivant touchera pour sa part de prise environ 300 £ (environ 45 000 livres sterling actuelles).

Le commodore George Anson recevra 91 000 £ (plus de 14 000 000 de livres actuelles) ; il pourra faire rénover le château familial.

En 1748 parut A voyage around the world, la relation de la circum-navigation d'Anson, rédigée par son chapelain Richard Walter.

L'ouvrage, sobre, précis et objectif, sera très apprécié et aura un impact certain, tant dans le milieu maritime (il révèle de nombreuses notions nouvelles, donne des vues des aterrages et des cartes des mouillages, et confirme les théories de Edmond Halley sur la déclinaison magnétique) — que dans le milieu littéraire de l'époque (il promut le mythe du bon sauvage).


Bataille de Culloden Recherche des Jacobites chez les habitants

Bataille de Culloden

Les forces de William Augustus de Grande-Bretagne continuent de faire pression sur Charles Édouard Louis Jean Stuart qui se replie vers le nord perdant des troupes et échouant à prendre le château de Stirling ou Fort William, mais s'emparant d'Inverness et de Fort Augustus au début avril 1746.

William Augustus de Grande-Bretagne et son armée arrivent à Nairn le 14 avril 1746.

Les forces jacobites sont à une quinzaine de km près de Drummossie. Les deux partis se rencontrent dans cette lande aussi nommée Culloden Moor, près d'Inverness le 16 avril 1746.

C'est le dernier affrontement important sur le sol britannique entre deux factions.

Les Jacobites de Charles Édouard Louis Jean Stuart sont environ 5 000 hommes comprenant des soldats vétérans irlandais, quelques Anglais et plusieurs centaines de conscrits français

Maurice Mac Mahon est capitaine de Charles Édouard Louis Jean Stuart.

William Augustus de Grande-Bretagne, fils de George II de Grande-Bretagne, a environ entre 7 000 et 9 000 hommes comportant un important contingent allemand et des Écossais des Lowlands.

Il pleut, ce qui rend le terrain marécageux et bosselé défavorable pour une charge.

Les guerriers des Highlands de Charles Édouard Louis Jean Stuart viennent d'effectuer de longues journées de marche sous un temps pluvieux.

Démoralisés, ils comptent sur leur bravoure, leur force physique, leurs terrifiants cris, leurs haches et leurs claymores sur un champ de bataille barré de murets destinés à les protéger après chacun de leurs raids.

Narguer les adversaires y compris en montrant ses fesses, les forcer à attaquer et les tailler en morceaux, telle est la stratégie.

Les forces William Augustus de Grande-Bretagne se mettent en 2 lignes pour recevoir les forces jacobites.

Les deux chefs parlementent au petit matin sans résultat.

Pendant les 20 premières minutes, l'artillerie des forces hanovriennes touche les lignes jacobites jusqu'à ce que les Camerons se décident à charger.

Les autres clans de Highlanders chargent aussi, sans coordination.

L'artillerie anglaise passe en tir à mitraille et les Hanovriens utilisent des grenades (primitives) efficaces derrière les murets.

Sur l'aile gauche, quelques Jacobites atteignent les lignes de William Augustus de Grande-Bretagne mais ces dernières ont été entraînées avec le nouveau fusil à baïonnette.

Face à cette efficacité et menacés par la cavalerie, les Jacobites sont obligés de battre en retraite.

Un petit contingent de cavaliers irlandais d'élite empêche que la retraite ne se transforme en déroute.

En moins d'une heure, à midi, William Augustus de Grande-Bretagne est victorieux.

Environ 1 250 jacobites sont morts contre 350 des forces hanovriennes.

Cette défaite entraine une répression sauvage qui vaut à William Augustus de Grande-Bretagne le surnom de boucher de Culloden.

Il ordonne à ses hommes de tuer les blessés, les prisonniers et même des spectateurs.

Les rescapés sont poursuivis.

32 d'entre eux s'étant réfugiés dans une grange, William Augustus de Grande-Bretagne y fait mettre le feu.

Les maisons proches du champ de bataille sont systématiquement incendiées, pour qu'elles ne servent pas de refuges aux survivants.

La répression durera plusieurs mois et on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre des victimes.

Les plus hauts gradés seront jugés et exécutés plus tard à Inverness.

Du côté jacobite, les pertes s'élèvent à plus de 3 000 hommes, soit près de la moitié de l'effectif.

Environ 1 000 combattants écossais sont vendus comme esclaves aux planteurs de coton américains, probablement en Géorgie, ce qui contribuera à déstabiliser les équilibres dans cette colonie, où, à partir de 1750, les abolitionnistes, encore majoritaires, sont dépassés par les esclavagistes, qui obtiennent la légalisation de cette pratique.

Cette défaite s'accompagne d'une intensification de la pression contre le mode de vie traditionnel des Highlanders.

Elle marque la fin des espoirs de restauration de la lignée des Stuarts sur les trônes d'Écosse et d'Angleterre.

Charles Édouard Louis Jean Stuart se réfugie d'abord en France.

Neil MacEachen of Howbeg, protège la fuite de Charles Édouard Louis Jean Stuart vers la France.

Charles Édouard Louis Jean Stuart passera le reste de sa vie en exil.

Moriart Mac Mahon reste en Irlande pour y soutenir les droits du monarque.

Murrough Mac Mahon et Patrick Mac Mahon, ses fils, longtemps errants, abandonnent définitivement l'Irlande à la suite de Charles Édouard Louis Jean Stuart.



Mort de Frédérick-Guillaume de Galles

George III de Grande-Bretagne Duc d'Édimbourg et Prince de Galles

Frédérick-Guillaume de Galles meurt le 31 mars 1751 subitement d'une maladie des poumons.

George III de Grande-Bretagne, son fils, devient l'héritier du trône de Grande-Bretagne et lui succède immédiatement comme Duc d'Édimbourg, titre ayant appartenu à son père.

George II de Grande-Bretagne, son grand-père, le fait Prince de Galles.



John de Carteret président du Conseil de Sa Majesté

John de Carteret est appelé auprès de George II de Grande-Bretagne en 1751 pour présider le Conseil de Sa Majesté.


Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg Commandant des armées de Hanovre et de Prusse

Voyant son domaine héréditaire menacé, enhardie par la victoire prussienne de Rossbach, George II de Grande-Bretagne prie Frédéric II de Prusse, son allié, de confier le commandement des nouvelles troupes coalisées et la reprise des combats à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réputé pour sa valeur militaire.

Après quelques hésitations, Frédéric II de Prusse accepte et confie le 23 novembre 1757 la direction des armées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.

William Augustus de Grande-Bretagne se retire d'abord à Windsor, puis à Londres.


George III de Grande-Bretagne en habit de sacre - par Allan Ramsay en 1762

Mort de George II de Grande-Bretagne

George III de Grande-Bretagne Roi du Royaume-Uni et Roi d'Irlande

George III de Grande-Bretagne Électeur de Hanovre

George II de Grande-Bretagne meurt le 25 octobre 1760 subitement d'une rupture de l'aorte alors qu'il est assis sur sa chaise percée.

Il est inhumé en l'abbaye de Westminster.

George III de Grande-Bretagne devient Roi du Royaume-Uni et Roi d'Irlande.

George III de Grande-Bretagne devient Électeur de Hanovre.

Très populaire en Grande-Bretagne, il est surnommé Farmer George (George le fermier).

Il est le premier souverain du Royaume-Uni de la Maison de Hanovre à utiliser comme première langue l'anglais. Il ne se rendra jamais en Allemagne.


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