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Événements contenant la ou les locutions cherchées



23 événements affichés, le premier en 1697 - le dernier en 1762



Naissance de George Anson

George Anson naît dans la demeure familial de Shugborough, dans la paroisse de Colvich dans le Staffordshire le 23 avril 1697, fils de William Anson et de d'Isabella Carrier.

Son arrière-grand-père William Anson, éminent barrister sous le règne de Jacques Ier, a amassé une fortune confortable et acheté le domaine de Shugborough, devenant ainsi esquire.

Sa mère était la belle-sœur de Thomas Parker, premier comte de Macclesfield, Lord Chancelier de 1717 à 1724.

George Anson s'intéresse très tôt à la vie maritime et aux récits de voyageurs.



George Anson dans la Royal Navy

George Anson s'engage en 1712 dans la Royal Navy à bord du HMS Ruby, sous le commandement du capitaine Peter Chamberlain, qu'il suit à bord du HMS Monmouth, puis de la frégate HMS Hampshire.

George Anson est fait lieutenant à bord de cette dernière par Sir John Norris, qui commande alors la flotte de la mer du Nord.



Bataille entre une escadre britannique et l'escadre espagnole

En 1717, George Anson est lieutenant à bord du HMS Montague, engagé en Méditerranée dans une bataille entre une escadre britannique commandée par l'amiral George Byng et l'escadre espagnole sous le commandement de Don Antonio Castanita, qui subit de lourdes pertes à cette occasion.



George Anson Commander

En juin 1722, George Anson est nommé Commander (équivalent au grade de capitaine de frégate), affecté au sloop HMS Weazel (la Belette) et sert en mer du Nord.



George Anson sur les côtes américaines

En 1724, George Anson est promu post-captain et reçoit le commandement de la frégate HMS Scarborough.

Son vaisseau est envoyé sur les côtes américaines pour protéger les colonies britanniques alors menacées en raison de la rupture des relations avec l'Espagne.

George Anson passe sur le HMS Garland après la mort de son capitaine.



Retour de George Anson en Grande-Bretagne

George Anson rentre en Grande-Bretagne en 1730.



George Anson à nouveau en Amérique du Nord

De 1733 à 1735, George Anson sert à nouveau dans la station d'Amérique du Nord au du HMS Squirrel.



George Anson à terre

À son retour, en 1735, pour la première fois depuis son entrée dans la marine, George Anson passe deux ans à terre.



George Anson commandant du HMS Centurion

En 1737, George Anson reçoit le commandement du HMS Centurion, un vaisseau de ligne de 60 canons.



Rappel de George Anson

Le capitaine George Anson commande le HMS Centurion sur les côtes d'Afrique.

En 1739, Lord Wager rappelle George Anson de Sainte-Hélène.


George Anson

Départ du tour du monde de George Anson

Encouragée par le succès du raid sur Porto Bello, la Grande-Bretagne veut aussi harceler les colonies espagnoles du Pacifique.

Elle confie au commodore George Anson, aristocrate bien en cour et habile marin, le commandement d'une flotte composée :

Les équipages comptent au total 1 900 hommes appelés jack-tars (Jack-le-goudron).

L'escadre lève l'ancre en septembre 1740, trop tard dans la saison pour doubler le cap Horn pendant l'été austral. Elle essuie là-bas une série de terribles tempêtes.

Deux frégates : la Pearl de 40 canons, et la Severn de 50 canons, sont désemparées au point de devoir retourner vers la Grande-Bretagne.

Plus tard, dans les quarantièmes rugissants, alors que l'escadre tire des bords contre le vent pour chercher à s'élever dans l'Ouest, une autre frégate, la Wager (la Défiante), de 28 canons, est jetée à la côte du Chili.

Les marins survivants, après s'être mutinés, abandonnent leur capitaine et ses officiers, et quelques-uns parviennent à revenir dans l'Atlantique à bord d'une embarcation de fortune.

Les officiers sont recueillis par les indiens alakalufs, puis capturés par les Espagnols et internés aux iles Chiloé.

Un jeune midship de la Wager, John Byron, rédige un récit de ces aventures.



Suite du tour du monde de George Anson

Après avoir manqué se jeter sur le Cap Noir car on pensait s'être assez élevé dans l'Ouest, l'escadre de George Anson continue à s'éloigner du Horn, puis met cap au Nord.

Une tempête disperse les navires, qui arrivent en ordre dispersé aux îles Juan Fernandez en juin 1741.

Les navires sont en piteux état.

Il ne reste que 335 hommes. Les causes de cette hécatombe sont :

Au mouillage sur Isla Mas-a-tierra, la plus à l'Est des Îles Juan-Fernandez, les rescapés reprennent des forces, puis entament les réparations qui vont bon train.

On marche à pied (la grotte de Selkirk est notamment un but d'excursion), on collecte des vivres frais, on pêche, on chasse éléphants de mer et chèvres.

Les autres navires de l'escadre, rescapés du Horn, finissent par arriver en piètre état. La frégate Gloucester, en particulier tourne pendant un mois autour de l'île sans pouvoir en approcher suffisamment pour y jeter l'ancre, tant son équipage est décimé.



Sac de Païta

Quittant Juan-Fernandez, les navires de l'escadre de George Anson à peu près réparés avec leurs équipages requinqués remontent vers le Nord puis longent la côte du Pérou.

George Anson surprend et met à sac le 14 et 15 novembre 1741 la petite ville côtière de Païta, près de l'actuelle frontière entre le Pérou et l'Équateur.


Capture de la Nuestra Señora de Covadonga – le Galion de Manille - Samuel Scott - 1702-1772

Prise du galion de Manille

Les restes de l'escadre de George Anson monte ensuite la garde devant Acapulco en attendant le passage du galion de Manille, mais en vain : les Espagnols le retiennent à quai.

Avant de mettre cap à l'Ouest avec le Centurion et la Gloucester pour traverser le Pacifique, George Anson abandonne plusieurs navires qui sont en trop mauvais état, et dont l'équipage est devenu trop insuffisant :

Ensuite, la Gloucester fait eau au point qu'elle doit être abandonnée.

C'est le Centurion, seul, manœuvré par les hommes transférés des autres bateaux, qui traverse le Pacifique.

Près de couler car il a une grosse voie d'eau, son équipage décimé par le scorbut, il arrive à Tinian, une petite île de l'Archipel des Ladrones (les Mariannes), où l'équipage peut se rafraichir.

Le Centurion reprend ensuite sa route vers l'ouest, et arrive à Macao, et George Anson doit négocier âprement avec les Chinois pour obtenir des provisions et faire caréner et réparer son navire.

George Anson annonce ensuite son départ pour l'Europe, mais en fait repart croiser le long des côtes des Philippines, à l'affût du galion de Manille.

Le 20 juin 1743, près du cap Espiritu Santo, le Centurion finit par rencontrer ce galion, La Nuestra Señora de Covadonga.

George Anson refuse le combat à l'abordage auquel les Espagnols s'attendent, et utilise la puissance et la précision de son feu pour écraser l'ennemi. Le galion se rend après un combat bref mais meurtrier :

Rien qu'en argent, les Britanniques prennent sur le galion près d'un 1 500 000 grosses pièces-de-huit en argent, valant chacune huit réaux espagnols.



Retour de George Anson en Grande-Bretagne

George Anson retourne à Macao.

Il obtient à nouveau des Chinois de quoi s'armer pour le long cours. Il vend le galion et sa cargaison. Il ne garde que le plus précieux du butin.

Il repart en toute hâte vers l'Ouest : il doit passer avant que la nouvelle de la prise du galion n'atteigne Madrid et la France.

Chargé de richesses jusqu'aux écoutilles le Centurion :

Le Centurion touche la Grande-Bretagne, sous les ovations et le grand pavois, le 15 juin 1744.

Le butin du galion est porté en triomphe, George Anson le circumnavigateur est couvert d'honneurs, reçu par le roi George II de Grande-Bretagne, adulé par la presse qui l'égale à Sir Francis Drake.

Son exploit :

Quant au partage de l'énorme butin rapporté, il aurait pu se faire facilement, puisqu'il ne reste que 188 survivants, mais il donnera lieu à d'âpres disputes devant les tribunaux. Finalement chaque homme d'équipage survivant touchera pour sa part de prise environ 300 £ (environ 45 000 livres sterling actuelles).

Le commodore George Anson recevra 91 000 £ (plus de 14 000 000 de livres actuelles) ; il pourra faire rénover le château familial.

En 1748 parut A voyage around the world, la relation de la circum-navigation d'Anson, rédigée par son chapelain Richard Walter.

L'ouvrage, sobre, précis et objectif, sera très apprécié et aura un impact certain, tant dans le milieu maritime (il révèle de nombreuses notions nouvelles, donne des vues des aterrages et des cartes des mouillages, et confirme les théories de Edmond Halley sur la déclinaison magnétique) — que dans le milieu littéraire de l'époque (il promut le mythe du bon sauvage).



George Anson Député

George Anson est élu député pour la circonscription de Hedon à la Chambre des communes de 1744 à 1747.



George Anson Rear-Admiral

L'Amirauté ne reconnait pas immédiatement les mérites de George Anson, mais un changement à la tête de l'amirauté lui permit d'obtenir le grade de Rear-Admiral en 1745.


Première bataille du cap Finisterre Première bataille du cap Finisterre - gravure hollandais - aucun navire n'explose contrairement à ce que laisse entendre l'image Première bataille du cap Finisterre - Le Chevalier de Saint-George présentant son épée à l'amiral George Anson

Bataille navale du cap Finisterre

George Anson Paire et Vice-amiral

Mariage de George Anson

Durant la guerre de Succession d'Autriche, la France et l'Angleterre protègent leurs navires de commerce en formant de grands convois escortés contre les corsaires et les vaisseaux adverses.

Deux convois français sont prévus pour le printemps 1747.

Le premier est purement militaire puisqu'il s'agit d'apporter de gros renforts pour le Canada où l'on n'a pas renoncé à reconquérir la forteresse de Louisbourg.

Un convoi de 40 navires de charge doit quitter Brest en mai 1747 sous les ordres de Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, un chef d'escadre expérimenté, habitué des missions d'escorte et qui doit prendre le poste de gouverneur du Canada.

On peut cependant se demander si le succès des précédentes missions n'amène pas le ministre à baisser un peu la garde, puisque ce convoi très important ne bénéficie que d'une escorte de 3 vaisseaux et 2 frégates seulement.

Le plus puissant, le Sérieux, que monte Jacques-Pierre de Taffanel, n'a que 64 canons, et le Rubis, qui porte en théorie 52 canons est en fait armé en flûte et n'en embarque que 30.

Le deuxième convoi, sous les ordres du chevalier de Saint-Georges est essentiellement commercial. Il s'agit de 15 voiles de la Compagnie des Indes à destination de Pondichéry et de l'Hindoustan portant aussi du ravitaillement et quelques renforts.

Il sort de Lorient avec sa petite escorte de 2 vaisseaux (et sans doute quelques frégates) mais un violent coup de vent disperse quelques navires de commerce et de guerre.

Ces derniers rejoignent, à l'île d'Aix, Jacques-Pierre de Taffanel qui décide de les prendre sous sa protection, ce qui lui permet aussi de récupérer une grosse unité de 74 canons pour l'escorte.

Il dispose maintenant de 6 vaisseaux :

On remarque que la Gloire et l'Émeraude n'ont que 40 canons, ce qui en fait des unités plus proches de la grosse frégate que du véritable vaisseau de ligne.

Sur le papier l'escorte française dispose donc d'à peu près 400 canons, qu'il faut en fait réduire à 298 si on retranche les bouches à feu des frégates qui ne doivent normalement pas être engagées dans une bataille navale.

Jacques-Pierre de Taffanel a sous son commandement 2 819 marins et soldats de marine.

En 1747, l'Angleterre décide de serrer la côte française au plus près avec une nouvelle escadre, le Western Squadron, chargée de guetter l'arrivée ou le départ des convois qui partent vers les Antilles et les Indes. Ils sont aussi souvent prévenus par un service d'espionnage renforcé.

Le Western Squadron est confié à George Anson, secondé par Peter Warren. C'est une force considérable qui comporte :

La présence d'une seule frégate est étonnante car ces navires sont normalement essentiels pour l'éclairage de l'escadre et une force de 14 vaisseaux en dispose normalement de 4 ou 5.

Ce squadron compte à peu près 1 000 canons servis par 8 000 marins, soit largement plus du double de ce dont dispose Jacques-Pierre de Taffanel.

Avec un tel écart de force, les Français n'ont aucune chance de pouvoir échapper à l'anéantissement ou même simplement de repousser l'adversaire si une rencontre vient à se produire.

Jacques-Pierre de Taffanel et le chevalier de Saint-Georges quittent l'île d'Aix le 10 mai 1747, avec l'intention de naviguer groupés jusqu'au large de la Galice, puis de se séparer pour atteindre chacun leur destination.

Les Anglais, informés depuis longtemps de ce départ, guettent le convoi dans le golfe de Gascogne.

Deux cultures militaires se font face :

Le 14 mai 1747 au matin, les deux flottes sont en vue l'une de l'autre au large du cap Finisterre ou du cap Ortégal.

Les Français font route au sud-ouest et voient se détacher les voiles anglaises qui arrivent par le nord-ouest.

L'escadre d'Anson progresse en ligne de front, déployée sur près de 9 milles de long, sans doute pour profiter du vent qui est presque arrière (nord-nord-ouest).

Côté français on sait que l'escadre anglaise va rattraper tôt ou tard le convoi car les navires de commerce sont beaucoup plus lents que les vaisseaux de guerre.

Jacques-Pierre de Taffanel sonne le branle-bas de combat et forme sa ligne de bataille en y intégrant 4 gros navires armés de la Compagnie des Indes, ce qui sur le papier lui donne 10 vaisseaux face aux 14 d'Anson.

Il fait régler la marche de l'escorte sur le convoi en diminuant ses voiles et observe l'escadre anglaise qui approche.

L'essentiel de la journée se passe ensuite à manœuvrer pour éloigner cette dernière du convoi.

Vers 13 h 0, les Anglais sont à 3 milles.

Jacques-Pierre de Taffanel s'interpose entre eux et le convoi qui fuit au sud-ouest avec 2 (ou 6) frégates.

Les Anglais se forment à leur tour en ligne de bataille et se rapprochent peu à peu en parallèle de la ligne française.

Peter Warren, devinant que les vaisseaux français ne désirent que lui barrer la route pour permettre au convoi de passer, demande à George Anson de faire hisser le signal ordonnant la chasse générale au convoi.

Après semble-t-il un moment de confusion, George Anson suit la proposition de son second et l'escadre anglaise abandonne la ligne de bataille pour se jeter à la poursuite du convoi, toutes voiles dehors, ce que doit faire aussi l'escorte française pour ne pas se laisser distancer.

Vers 16 h 0, les Anglais sont à portée de tir des transports de troupes.

Jacques-Pierre de Taffanel n'a plus le choix : il coupe la route du Western Squadron pour le forcer à combattre et protéger le convoi.

La bataille qui s'engage prend aussitôt un tour acharné et sanglant.

Les premiers vaisseaux anglais tirent à démâter pour neutraliser ou ralentir les navires français qui sont ensuite pris à partie par les grosses unités de la Navy plus lourdes et plus lentes comme le HMS Prince George ou le Namur.

La mêlée dure plus de 3 heures au milieu d'un violent orage.

Les vaisseaux français, de plus petit gabarit et qui combattent sur les deux bords, succombent les uns après les autres.

Deux des quatre navires de la Compagnie des Indes réussissent à s'enfuir, les deux autres sont capturés, ainsi qu'une partie des frégates.

À la nuit tombante le drame est consommé, même si la bataille s'attarde, car un vaisseau donne du fil à retordre aux chefs anglais. Il s'agit de l'Invincible qui livre un combat aussi acharné que désespéré à toute l'escadre anglaise.

Ce puissant navire, sorti depuis1744 des chantiers navals, montre sa valeur entre les mains habiles du chevalier de Saint-Georges et ne se rend qu'après 8 heures de combat.

Ses munitions étant épuisées, le chevalier de Saint-Georges aurait fait tirer une dernière fois en chargeant ses canons avec son argenterie.

En présentant son épée à l'amiral George Anson, le chevalier de Saint-George, qui ne semble pas trop affecté par l'issue du combat, a encore assez d'esprit pour un calembour : Monsieur, vous avez vaincu l'Invincible et la Gloire vous suit.

Parmi les prisonniers se trouve le jeune Marion Dufresne, futur navigateur et explorateur de l'océan Pacifique.

François Joseph Paul de Grasse embarque sur la Gloire dans l'escadre de Jacques-Pierre de Taffanel.

François Joseph Paul de Grasse, embarqué sur la Gloire, est blessé et fait prisonnier.

Un capitaine anglais fait l'éloge du comportement des officiers français : Je n'ai jamais vu une meilleure conduite que celle du commodore français ; et, pour dire la vérité, tous les officiers de cette nation ont montré un grand courage ; aucun d'eux ne s'est rendu que quand il leur a été absolument impossible de manœuvrer.

Les 2 819 marins, soldats et officiers de l'escorte sont tous capturés, tués ou blessés.

Les pertes sont très élevées, même s'il est difficile de les connaître avec précision :

Côté anglais, c'est clairement une victoire puisque l'escadre française a été entièrement capturée.

Côté français, ont retient surtout que Jacques-Pierre de Taffanel a rempli sa mission, puisque pour l'essentiel les navires civils sont passés.

Après l'engagement, George d'Anson envoie le Monmouth, le Yarmouth et le Nottingham, 3 de ses vaisseaux les moins endommagés, donner la poursuite au convoi du Canada, mais une bonne partie de celui-ci réussit à se sauver.

Cependant la capture de Jacques-Pierre de Taffanel fait capoter le projet de reconquête de Louisbourg.

Le chef français va passer plusieurs mois en captivité en Angleterre où il est très bien traité, comme tous les officiers.

Quant au convoi de la Compagnie des Indes, plus personne n'en fait mention ce qui indique qu'il a profité du combat pour se sauver lui aussi.

Cinq navires gagnent l'île de Saint-Catherine sur les côtes du Brésil.

Sans nouvelles du reste du convoi, ils reprennent la mer le 9 août 1747.

Ils arrivent à l'Île-de-France le 12 octobre 1747 avant de filer vers Pondichéry porter des renforts à Dupleix.

La bataille n'a pas de grandes conséquences stratégiques, la Guerre de succession d'Autriche étant sur le point de se terminer.

Pour conclure, on peut s'attarder sur les conséquences tactiques à court et à long terme de cette bataille.

Au Ministère de la marine, on se rend compte que la stratégie des convois escortés a atteint ses limites. Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain fait renforcer les escortes en augmentant le nombre et la puissance des vaisseaux destinés à ces missions.

Côté Anglais, on examine avec beaucoup de curiosité l'Invincible, vaisseau si difficilement capturé, pour se rendre compte avec étonnement de son avance technique.

Il va être intégré à la Royal Navy sous le nom de HMS Invincible et va être à la base d'une nouvelle série de vaisseaux de ligne, la Valiant Class, qui formera l'ossature de la marine anglaise jusqu'en 1815.

Le Rubis, le Diamant et le Jason, capturés, seront intégrés dans la Royal Navy.

Cette bataille vaut à George Anson le titre de Pair de Grande-Bretagne et le grade de vice-amiral. Il devient Lord Anson, Baron de Soberston.

Peter Warren est lui reçu dans l'Ordre du Bain.

George Anson épouse en 1747 la fille ainée du Lord Chancelier Lord Hardwicke.

George Anson va devenir l'un des principaux responsables de la Royal Navy et va engager celle-ci sur la voie de réformes profondes qui lui apporteront de grandes victoires et la maîtrise des mers pendant le conflit suivant.



George Anson First Lord of the Admiralty

George Anson est First Lord of the Admiralty de 1751 à 1756


George Anson - par Joshua Reynolds - 1755

George Anson Vice-amiral du Royaume-Uni

En 1755, George Anson est nommé vice-amiral du Royaume-Uni, amiral commandant en chef des flottes de Sa Majesté.



George Anson First Lord of the Admiralty

George Anson est First Lord of the Admiralty de 1757 à 1762.



Blocus de Brest

Durant la guerre de Sept Ans, en mai 1758, George Anson est à la tête de la flotte britannique qui fait le blocus de Brest et mène des attaques contre Saint-Malo.



Mort de George Anson

George Anson meurt à Moor-Park dans le Hertfordshire en juin 1762.

Personnalité réservée, George Anson ne brillait guère en public, mais la Grande-Bretagne lui doit une réorganisation efficace de sa Royal Navy, qui devient, grâce à son impulsion, la plus redoutable force navale du monde au XIXe siècle, supérieure même à la somme des deux marines de guerre concurrentes les plus puissantes.


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