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Événements contenant la ou les locutions cherchées



12 événements affichés, le premier en 1742 - le dernier en 1819



Naissance de Gebhard Leberecht von Blücher

Gebhard Leberecht von Blücher naît à Rostock dans le Mecklembourg le 16 décembre 1742.



Gebhard Leberecht von Blücher Prisonnier

Gebhard Leberecht von Blücher est cornette d'un régiment de hussards suédois pendant la guerre de Sept Ans.

Après la bataille de Kavelpass, Gebhard Leberecht von Blücher est fait prisonnier par les Prussiens en août 1760 au manoir de Galenbeck.

Gebhard Leberecht von Blücher est incorporé de force, dans les troupes de Frédéric II de Prusse.

Devenu capitaine, Gebhard Leberecht von Blücher se fait remarquer par son courage et donne sa démission à l'occasion d'un passe-droit. Frédéric II de Prusse signe cette démission en ces termes :

le capitaine de Blücher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient (en allemand : der Rittmeister von Blücher kann sich zum Teufel scheren).


Mort du prince Louis Ferdinand - Nouveau Palais à Potsdam Napoléon harangue ses troupes du haut de la butte d'Iéna

Bataille de Saalfeld

Mort de Louis-Ferdinand de Prusse

Bataille d'Auerstaedt

Bataille d'Iéna

Presque un an après l'éclatante victoire d'Austerlitz, Napoléon a très peur que la Prusse s'engage dans la guerre.

Le problème est que ce pays a une très bonne armée, beaucoup mieux encadrée que les armées autrichienne et russe.

Sous la pression des Russes et poussé par Louise de Mecklembourg-Strelit, son épouse, Frédéric-Guillaume III de Prusse entre dans la Quatrième Coalition, décrète le réarmement en octobre 1806.

Partout en Prusse des jeunes gens s'enrôlent, les industries tournent à plein régime.

En deux semaines à peine, l'armée est prête, toute fraîche et déterminée.

Napoléon réagit et place ses armées à tous les points stratégiques de l'Allemagne :

les français sont prêts à la contre-offensive.

Le 7 octobre 1806, Frédéric-Guillaume III de Prusse envoie un ultimatum à Napoléon Ier, le sommant de quitter la Prusse et l'ensemble des États allemands de la future Confédération du Rhin.

Napoléon Ier refuse, l'affrontement est inéluctable...

Farouche partisan de la reprise de la guerre contre la France, Louis-Ferdinand de Prusse, fraîchement nommé lieutenant-général, conduit un corps de 8 500 hommes à l'avant garde des troupes prussiennes.

Le 10 octobre 1806, Louis-Ferdinand de Prusse s'oppose au 5e corps de Jean Lannes lors de la bataille de Saalfeld.

En très nette infériorité numérique et hors d'état de résister, Louis-Ferdinand de Prusse refuse pourtant de se rendre au maréchal des logis Jean-Baptiste Guindey.

D'un coup de sabre, il taillade celui-ci au visage.

En retour, Guindey lui administre un coup de sabre au bas du crâne puis un coup mortel à la poitrine.

Eu égard à son rang et à sa vaillance, Jean Lannes fait rendre les honneurs au prince.

Son corps est déposé dans le tombeau des princes de Cobourg à Saalfeld.

La gravure reproduite ici est tirée d'un ouvrage sur la reine Louise édité à Berlin en 1896, œuvre de Richard Knötel (1857-1914), et s'inspire d'un tableau du peintre français Jean-Laurent Mosnier qui avait fui la France à la Révolution.

En plus d'être un vaillant soldat, Louis-Ferdinand de Prusse est également un élève de Beethoven qui lui dédie son Concerto pour piano nº 3.

Louis-Ferdinand de Prusse est un grand pianiste qui brille dans de nombreux salons à Berlin où il improvise au piano.

C'est aussi un compositeur talentueux.

Au nord, Louis Nicolas Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à la bataille Auerstäedt le 14 octobre 1806.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel est mortellement blessé.

Ferdinand Baptista von Schill est blessé lors de cette Bataille.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Gebhard Leberecht von Blücher est chef d'avant-garde à Auerstaedt.

Le 3e corps, soit environ 30 000 hommes, triomphe d'une armée prussienne au moins deux fois plus forte;

À la fin de l'action, Louis Nicolas Davout dit à Charles Antoine Louis Alexis Morand, devant sa division : Général, vous avez sauvé le corps d'armée !

S'étant échappé, Ferdinand Baptista von Schill se réfugie en Poméranie, à Colberg.

La bataille d'Iéna à lieu le 14 octobre 1806.

Henri Gatien Bertrand est à Iéna.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Iéna.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier.

Michel Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.

Face à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue.

Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique.

Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable.

Mais Napoléon Ier observe un vaste champ de raisins bordant tout le plateau.

Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit.

Les vignes cachent les français montant la colline.

Oui mais, les canons n'avancent plus dans leur ascension, la pente devient trop raide.

Napoléon Ier joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie.

Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés.

Maurice Étienne Gérard charge la cavalerie prussienne à la tête du 4e régiment de hussards, la culbute et lui fit un grand nombre de prisonniers.

La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentent de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

Cette bataille entraîne la capitulation prussienne et engendre le terrible duel : France-Russie...

Napoléon Ier n'apprend la victoire Auerstäedt que le soir du 14 octobre 1806.

Les Français occupent, entre autres, de grandes parties de l'Allemagne du Nord, dont le Mecklembourg-Schwerin.

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin se réfugie sous la protection du Danemark à Altona près de Hambourg, dans le Schleswig-Holstein.

Poursuivi par les Français jusqu'en Prusse-Orientale, Frédéric-Guillaume III de Prusse doit alors s'exiler avec les débris de son armée chez le tsar Alexandre Ier de Russie.

Lorsque Napoléon Ier occupe Berlin en 1806, Wilhelmine de Hesse-Cassel est l'un des seuls membres de la famille royale à rester dans la capitale.


Bataille de Lübeck

Bataille de Lübeck

Gebhard Leberecht von Blücher Prisonnier

À la tête des débris de l'armée prussienne défaite à Iéna, Gebhard Leberecht von Blücher voit sa route barrée à l'est par la cavalerie française.

Il fuit vers l'ouest, viole la neutralité de Lübeck, ville libre et hanséatique, dans laquelle se trouvent quelques unités suédoises, et s'y réfugie, le 6 novembre 1806.

Lübeck, est prise après de violents combats de rues le 7 novembre 1806 par le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Malgré son statut de neutralité, la ville est livrée à un pillage effréné.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult et Jean-Baptiste Jules Bernadotte écrasent l'armée prussienne.

Gebhard Leberecht von Blücher parvient à s'extraire de la nasse mais poursuivit et rattrapé, il est contraint de capituler avec ses dernières forces (entre 8 et 9 000 hommes), à Schwartau, à quelques kilomètres au nord de Lübeck.

Gebhard Leberecht von Blücher est fait prisonnier.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte a en cette occasion, les plus grands égards pour des prisonniers suédois par pure courtoisie.

Ces derniers ne l'oublieront pas.



Bataille de Lutzen ou de Grossgorschen

Prise de Leipzig

Après le combat de Weissenfels, Napoléon Ier décide de progresser vers Leipzig afin de passer l'Elster et rejoindre le corps d'Eugène de Beauharnais au nord de la ville.

Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre Napoléon Ier dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.

Le 2 mai 1813, pour garder ses flancs, Napoléon Ier envoie Michel Ney protéger la route au sud de Lützen et tenir les villages de Großgörschen, Kleingörschen, Rahna et Kaja.

Le reste de l'armée est en colonne entre Weissenfels et Leipzig.

En tête, le corps de Lauriston attaque les troupes du général Kleist qui tiennent le village de Lindenau, à l'entrée de Leipzig.

À midi, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, venant de Pegau, attaque le centre français en direction de la ville de Lützen.

Pour passer, il faut s'emparer des 4 villages.

Gebhard Leberecht von Blücher attaque en tête, mais se heurte à la division Joseph Souham.

Celle-ci se replie sur la deuxième ligne défensive établie par Michel Ney, laissant les villages aux Prussiens.

Wintzingerode attaque la gauche française à Starsiedel, mais est arrêté par la division Gérard.

Napoléon Ier, surpris par l'attaque d'un ennemi qu'il croyait être à Leipzig, rappelle alors tous ses corps pour repousser l'assaut des Coalisés.

Il se rend auprès de Michel Ney.

L'Empereur dispose les renforts au fur et à mesure qu'ils arrivent.

La ligne française résiste aux assauts des Coalisés.

À 18 heures, Gebhard Leberecht von Blücher tente une dernière percée.

À la tête de la Garde royale prussienne, il lance un nouvel assaut et prend Kleingörschen, Eisdorf et Kaja.

Wintzingerode menace Starsiedel.

Michel Ney envoie la division Gérard qui contre-attaque, reprend les villages de Kleingörschen, Rahna et Kaja, et poursuit la division de la Garde royale prussienne.

Seul Großgörschen reste aux mains des Coalisés.

La Garde Impériale s'installe en avant de Starsiedel.

Drouot dispose l'artillerie de la Garde sur le flanc des troupes de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg.

Attaquées sur les flancs, les forces coalisées se replient.

Napoléon Ier ordonne une attaque générale pour poursuivre les Coalisés, mais la nuit vient mettre un terme à la manœuvre.

L'absence de cavalerie empêche Napoléon Ier d'obtenir un succès complet.

Les pertes alliées s'élèvent à environ 20 000 hommes, celles des Français à 18 000.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Alexandre Gaulthier de Rigny, attaché à l'état-major de Louis Alexandre Berthier, reçoit une grave blessure à la tête et est fait prisonnier.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Le lendemain, Leipzig est occupée.

Gerhard Johann David von Scharnhorst, l'âme de la rébellion antinapoléonienne en terre allemande, est blessé par balle au genou lors de la bataille.

La bataille est initialement perçue en Russie comme une victoire de la coalition :


Bataille de la Katzbach

Bataille de la Katzbach

Début août 1813, Gebhard Leberecht von Blücher, qui commande l'armée russo-prussienne de Silésie, est las de l'inaction militaire liée aux tractations diplomatiques.

Il est soucieux de l'approvisionnement de son armée.

Dès l'expiration de l'armistice, Gebhard Leberecht von Blücher envahit la partie de la Silésie se situant en zone neutre, dans le but de se saisir de la moisson.

Prenant les forces françaises par surprise, il les refoule de l'autre côté de la rivière Bober.

Le 21 août 1813, les coalisés russo-prussiens sont informés que Napoléon Ier, avec sa Garde et ses réserves, marche à la rescousse.

Conformément au plan établi par les coalisés, l'armée de Silésie bat en retraite afin d'éviter un combat inégal.

Mais le 23 août 1813, l'armée autrichienne commandée par Schwarzenberg, partie de Bohème, envahit la Saxe, menaçant Dresde constituée par Napoléon Ier en base d'approvisionnement.

Aussitôt, Napoléon Ier fait demi-tour, laissant Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald se charger de Gebhard Leberecht von Blücher, avec la mission de traverser la rivière Katzbach pour repousser les coalisés au-delà de Jauer.

Dans le même temps, Gebhard Leberecht von Blücher, informé de la volte-face de Napoléon Ier, ordonne à ses troupes de reprendre l'offensive en franchissant la Katzbach.

Les deux armées, de taille égale, se heurtent de face le 26 août 1813 dans la zone située entre :

à environ 10 km en ligne droite depuis les remparts de Legnica et à 9,5 km de Jawor.

Les deux camps sont pris par surprise.

Bien que ses ordres soient de défendre le flanc du principal corps de Napoléon Ier contre Gebhard Leberecht von Blücher, Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald se décide quand même à attaquer.

Il répartit les deux-tiers de son armée, soit environ 60 000 hommes, dans une tentative de surprendre le flanc de l'armée russo-prussienne par la droite.

Le général Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot participe comme colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval à cette bataille.

Dans ses mémoires, il met en relief les erreurs d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald dans le déploiement des troupes, face à une armée dont la cavalerie est notoirement plus nombreuse.

Les Français, épuisés d'avoir grimpé sur le plateau, sont attendus par les Prussiens descendus de la falaise.

La bataille a lieu sous une pluie torrentielle limitant la visibilité et empêchant l'usage des fusils.

La confusion règne et les colonnes françaises se retrouvent trop éloignées les unes des autres pour se soutenir mutuellement.

Bien pensée, l'attaque est exécutée au mauvais moment.

Les 30 000 hommes restants de la force de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, qui étaient censés maintenir les armées coalisées en place, doivent faire face à une violente contre-attaque.

Sans soutien ni renforts, les Français doivent rapidement se retirer, laissant de nombreux morts derrière eux.

Beaucoup de soldats français se noient dans les profondeurs de la Kaczawa et de son affluent en crue appelée par les habitants Nysa la furieuse.

Les pertes françaises s'élevèrent à 15 000 morts, blessés ou capturés.

Gebhard Leberecht von Blücher lui ne perd que 4 000 hommes.

Au-delà des pertes humaines, les positions stratégiques françaises se voient affaiblies.


Ludwig Yorck Portrait par Ernst Gebauer

Bataille de Wartenburg

Les Russo-Prussiens commandés par les généraux Gebhard Leberecht von Blücher et Ludwig Yorck sont 16 000.

Les Français commandés par Henri Gatien Bertrand sont 6 000 avec leurs alliés de Saxe, de Bade et du Wurtemberg.

Les Russo-Prussiens sont victorieux à Wartenburg le 3 octobre 1813.

À l'issue de cette bataille, le général Ludwig Yorck est gratifié de la Croix de fer et du titre de comte de Wartenburg.


Bataille de Leipzig

Bataille de Leipzig

Mort de Joseph Poniatowski

Gebhard Leberecht von Blücher Feld-maréchal

Napoléon Ier décide d'en finir et de battre successivement les armées prussiennes et russes à Leipzig, petite localité au sud de Berlin.

Le 13 octobre 1813 à 13 heures, l'assaut est lancé par les Coalisés qui chargent pour rompre la défense française.

120 000 Coalisés font face à 70 000 français.

Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume des Pays-Bas participe à cette bataille.

Armand Gaston Félix d'Andlau, chef d'escadron du 3e régiment de Gardes d'honneur participe à cette bataille.

Napoléon Ier recule au sud de la ville, tandis qu'il gagne du terrain au nord.

Le soir, les pertes sont lourdes pour chaque camp : 15 000 morts français et 35 000 morts ennemis.

Napoléon Ier a capturé le général Merveltd et espère pouvoir le monnayer contre un arrangement à l'amiable.

Mais les Alliés, trop conscient de la victoire qui s'offre à eux, ne répondent pas à cet appel.

Le 16 octobre 1813, le combat reprend intensivement.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte passé à l'ennemi prend part à cette bataille du 16 au 19 octobre 1813.

C'est que les corps de Jean-Baptiste Jules Bernadotte et de Gebhard Leberecht von Blücher inverse considérablement la balance.

Napoléon Ier, après concertation avec ses maréchaux, décide de préparer la retraite.

On construit des ponts sur l'Elster, et on les couvre d'explosifs pour les détruire juste après le passage de Jean-Louis-Ébénézer Reynier qui commande l'arrière-garde.

À 9 heures, le 17 octobre 1813, le gros des troupes françaises est passé.

Le prince Schwarzenberg ne voit que très tard la manœuvre, et il décide d'attaquer.

Les 20 000 hommes français qui n'ont pas encore passé le pont se voient littéralement enfermés dans les faubourgs de la ville, assiégés par 150 000 autrichiens.

Joseph Poniatowski, qui s'est battu comme un beau diable, meurt en 1813 emporté par les eaux alors qu'il tente de rappeler Napoléon Ier.

Tous ces hommes meurent héroïquement, détruisant les ponts minés pour bloquer les Alliés et faire prendre de l'avance à leurs camarades.

Le 18 octobre 1813, Achille Baraguey d'Hilliers a le poignet gauche emporté par un boulet de canon à Leipzig.

Pour la première fois, les Alliés remportent une immense victoire sur Napoléon Ier.

La bataille de Leipzig, ou bataille des Nations entraîne l'évacuation et la libération de l'Allemagne.

Napoléon Ier est obligé de repasser le Rhin avec son armée.

Elle sonne le glas des derniers espoirs de l'Empereur.

Gebhard Leberecht von Blücher est fait feld-maréchal le 19 octobre 1813.


Le général Gourgaud sauve la vie de Napoléon Ier à la bataille de Brienne

Bataille de Brienne-le-Château

Après son offensive le 27 janvier 1814 sur Saint-Dizier, Napoléon Ier espère un choc avec l'armée de Silésie de Gebhard Leberecht von Blücher. Il obtient que cette force soit divisée.

Malgré le voisinage de l'armée de Bohême de Schwarzenberg, Napoléon Ier décide de se lancer à la poursuite de Gebhard Leberecht von Blücher afin de l'intercepter au moment de sa tentative de passage de l'Aube pour rejoindre son allié.

Mais le lieutenant-colonel Bernard, chargé par Louis Alexandre Berthier de porter les ordres à Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier, est pris par les Cosaques.

Gebhard Leberecht von Blücher mis au courant des plans de Napoléon, se replie sur Brienne-le-Château dans l'Aube: l'effet de surprise est manqué.

Le 29 janvier 1814, l'attaque française se fait en 3 colonnes dont une seule, dirigée sur le château, réussit et peut prendre pied dans la ville même.

Mais un vigoureux retour offensif des corps russes de Sacken et Olsuviev l'en déloge.

Après un combat de nuit acharné les forces de Napoléon Ier conservent le château.

La situation pourrait devenir critique si les Alliés, recevant des renforts, recommençaient la lutte le lendemain.

Mais Blücher a hâte de faire sa jonction avec l'armée de Bohême et se replie, au milieu de la nuit, dans la direction de Trannes.


Bataille de Waterloo - à 19 heures charge décisive de la cavalerie écossaise, emmenée par Ponsomby

Explosion du Fort Manteux

Bataille de Quatre-Bras

Bataille de Waterloo

Napoléon Ier sait que les Alliés sont près à en finir. Le seul moyen de signer un traité et de faire reconnaître légitimement son titre est de détruire les armées ennemies...

Napoléon Ier est, malgré tout, confiant dans son armée dont la situation est quelque peu déconcertante; aucun des officiers n'est véritablement à sa place :

il faut faire avec ce qu'on a !

Le 15 juin 1815, Napoléon Ier décide de se porter sur Charleroi en Belgique, pour couvrir son flanc gauche menacé par Gebhard Leberecht von Blücher, le général prussien.

Son plan d'attaque est déjà établi dans sa tête : il va avancer sur le front avec trois colonnes de 50 000 hommes chacune.

Le 15 juin 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand passe la frontière franco-belge.

Douze colonnes de cavaleries lourdes ouvrent la voie, mettant en déroute les garnisons d'éclaireurs ennemis.

L'armée française engage des mercenaires pour des actions de sabotage, dont la plus célèbre est l'explosion du Fort Manteux, près de Charleroi, gardé par les prussiens (il y eut 1 500 morts et blessés).

Le 16 juin 1815, dans l'après-midi, la Garde tire les 3 coups de canons indiquant le début de l'offensive.

Napoléon envoie ses hommes enlever les forts prussiens détenus par Bülow.

L'ennemi est timide et évite le combat en attendant le soutien anglais, personnifié par Arthur Wellesley de Wellington.

La route des Quatre-Bras est à présente ouverte aux français, mais la cavalerie de Ney se fait durement accrocher pendant l'affrontement, et le 14ème régiment est totalement détruit.

Dans la soirée, Napoléon Ier lance son attaque générale, mais les français piétinent toujours, contenus par les prussiens et les russes à Wavre, en Belgique...

Napoléon Ier fait donner la Garde impériale et met en déroute les prussiens de Hohenlohe.

Le corps du général Gérard arrive en soutien pour contenir une éventuelle percée des prussiens de Gebhard Leberecht von Blücher.

Tout le problème de la bataille de Waterloo tient n une question : où est Blücher ?

Dans la soirée, la petite victoire de Ligny donne un regain d'optimisme dans l'armée française.

Arthur Wellesley de Wellington arrive enfin sur le champ de bataille, accueilli très chaudement par les français maintenant revigorés. Il laisse 5 000 hommes sur le terrain, mais se replie en bon ordre et se réfugie aux Quatre-Bras, sorte de petit plateau dominant la vallée et le bourg de Waterloo.

Napoléon Ier ordonne à Emmanuel de Grouchy de poursuivre les fuyards. Dès cet instant, les deux armées françaises n'ont plus de communication rapide entre-elles.

Les anglais mettent en place leur attaque, directe au premier abord, mais qui a en réalité pour but de contenir l'offensive française en attendant l'arrivée de Gebhard Leberecht von Blücher et ses troupes.

L'affrontement, extrêmement violent, est mitigée, aucune des deux armées n'emportent la décision.

Certains des officiers français, sentant la position instable en cas de retour des Bourbons, poussent leurs hommes sans crainte de risquer leur vie. Les anglais sont à présent acculés à la défensive.

Arthur Wellesley de Wellington repère sur le site des Quatre-Bras une très vaste propriété paysanne sur le haut d'une colline. Il bat en retraite et s'y installe avec ses hommes.

Napoléon Ier ne sait que faire. Ses officiers le poussent à donner l'assaut sur le plateau, mais lui pense avant tout aux prussiens qui se rapprochent.

Mais où est Grouchy ?

Emmanuel de Grouchy, comble du comble, entend le bruit de la bataille. Son corps d'armée n'a qu'une envie : aller aider les camarades fatigués. Mais Emmanuel de Grouchy refuse car Napoléon Ier lui a ordonnée de ne pas bouger et d'attendre l'arrivée de Gebhard Leberecht von Blücher.

En fait, Blücher laisse croire à Emmanuel de Grouchy qu'il se maintient lui aussi à l'écart.

Finalement, c'est Michel Ney qui prend l'initiative. Il rassemble le maximum de cavaliers, lourds de préférence, et donne l'assaut contre les positions anglaises.

La charge puissante ralentit au fur et à mesure de la montée et les chevaux, épuisés, perdent de leur puissance.

Les français buttent alors contre les défenses d'Arthur Wellesley de Wellington, qui adopte alors la stratégie du carré. Il dispose ses fantassins sur 3 lignes, tirant chacune à son tour d'un feu continu et nourri. Les cavaliers, foudroyés, parviennent néanmoins à déstabiliser les anglais.

Michel Ney mène plus de 10 fois la charge, rassemblant toutes les réserves de cavalerie.

Après une heure d'assauts ininterrompus, les positions anglaises sont enfoncées et Arthur Wellesley de Wellington commence à ordonner la retraite.

Michel Ney demande alors des troupes supplémentaires à Napoléon Ier pour engager la poursuite et obtenir une victoire totale.

Charles Antoine Louis Alexis Morand, sur l'ordre de Napoléon Ier, reprend Plancenoit, avec le général Pelet

Gebhard Leberecht von Blücher et ses prussiens s'investissent alors dans la bataille. Michel Ney remplit son devoir, et vient défendre l'Empereur. Les français sont encerclés par Gebhard Leberecht von Blücher et les restes de l'armée anglaise d'Arthur Wellesley de Wellington.

Il ne reste bientôt plus que la Garde. Napoléon lance ses 9 derniers régiments dans l'affrontement.

Charles Antoine Louis Alexis Morand revient près de l'Empereur et, après l'échec de l'attaque de la Garde impériale, il place les derniers carrés français, dont celui de Cambronne.

Mais hélas, le capitaine du Barrail passe à l'ennemi et informe le colonel Colborne du mouvement français. Ce dernier tente une dernière manœuvre, enlevant bien sûr tout l'effet de surprise.

Après de longs moments de bravoure et de courage, la Garde recule. C'est la fin de la bataille.

On prendra en considération la fameuse résistance héroïque des derniers carrés ("la Garde meurt, mais ne se rend pas"), mais le soi-disant mot de Cambronne ("M...") avec un peu plus de réserves...

A 21h30, seul un dernier carré résiste encore, refusant de se rendre.

L'étau s'est à présent totalement refermé sur la Grande Armée ce soir du 18 juin de 1815.

Guillaume II des Pays-Bas prend part aux batailles de Quatre-Bras et de Waterloo aux côtés des coalisés.



Bataille de Rocquencourt

Armistice

Début juillet 1815, l'armée française réunie sous les murs de Paris attend le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.

Gebhard Leberecht von Blücher, à qui l'on n'oppose qu'un simulacre de défense, passe la Seine sur le pont du Pecq

Il s'installe à Saint-Germain-en-Laye et parait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie Sud-ouest de Paris.

Le maréchal Louis-Nicolas Davout et les généraux Rémy Joseph Isidore Exelmans et Piré jugent que les Prussiens se sont compromis.

Napoléon Ier déclare au gouvernement qu'il est sûr d'écraser l'ennemi, si on veut lui confier le commandement de l'armée.

Par ordre de Louis Nicolas Davout, Rémy Joseph Isidore Exelmans est dirigé sur les traces des Prussiens, qui sont arrivés sous les murs de Paris le 1er juillet 1815, avec 6 000 hommes.

Un corps de 15 000 hommes d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, doit le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6 000 fantassins du 1er corps, et 10 000 cavaliers d'élite qui doivent déboucher par le pont de Neuilly.

Mais, au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, Louis Nicolas Davout donne un contre-ordre.

Les troupes deRémy Joseph Isidore Exelmans quittent, seules, leur bivouac en 3 colonnes, pour couper la retraite à l'ennemi qui s'est avancé jusqu'à Versailles.

Une colonne composée du 44e régiment d'infanterie de ligne en avant-garde et les divisions Piré et Valin, passant par Sèvres et Vaucresson.

Cette colonne marche sur Rocquencourt tandis qu'une seconde marche sur Fontenay-le-Fleury, en contournant Versailles par le Sud-ouest afin d'encercler les troupes ennemies trop avancée.

La 3e colonne formée de 2 divisions de dragons, marche droit sur Versailles par Le Plessis-Piquet et Vélizy.

La cavalerie de Rémy Joseph Isidore Exelmans rencontre à Vélizy l'avant-garde prussienne composée de 2 régiments de hussards qui sont culbutés.

Les Prussiens en déroute s'enfuirent par Versailles.

Les forces prussiennes sont :

Les Forces françaises sont :

Les Prussiens, cherchant à gagner Saint-Germain-en-Laye, traversent Versailles au galop, par :

Poursuivit par les cavaliers des 13e, 15e et 20e dragons et le 6e hussards, les Prussiens tombent à l'entrée de Rocquencourt dans une embuscade formée d'un bataillon du 44e régiment d'infanterie de ligne et des 1er et 6e régiments de chasseurs à cheval qui ont filé par Ville-d'Avray.

Sous le commandement des colonels Faudoas et Simonneau, les troupes françaises se précipitent, par le chemin des Boeufs, sur les escadrons prussiens qui sont fusillés à bout portant.

Une panique indescriptible s'empare alors de la cavalerie prussienne qui dans le plus grand désordre cherche à sortir de la nasse à travers les champs et Le Chesnay.

Poursuivit par les régiments sous le commandement des généraux Strolz, Piré, Burthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Ghaillpu, Simonneau, Schmid, Paolini, secondés par les gardes nationaux locaux agissant en tirailleurs à la Porte Saint-Antoine, les Prussiens sont poussés dans le parc du château du Chesnay.

Cernés, ils se réfugient dans la cour de la ferme Poupinet où ils sont massacrés ou fait prisonniers et avec armes, bagages et chevaux.

Des 1 500 hussards, 1 000 à 1 100 sont mis hors de combat ou fait prisonniers, le reste parvenant à s'échapper.

Le colonel de Briqueville, commandant le 15e régiment de dragons est blessé de plusieurs coups de sabre.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.

Le colonel Eston de Sohr est blessé à mort lors des combats du Chesnay.

Cette belle victoire est toutefois le chant du cygne de la Grande Armée

Rémy Joseph Isidore Exelmans continue son mouvement sur Saint-Germain-en-Laye, mais rencontre à Louveciennes, près de Marly-le-Roi, un corps d'infanterie considérable.

Rémy Joseph Isidore Exelmans juge prudent de faire retraite, plutôt que d'affronter des forces aussi disproportionnées sur un terrain peu propre aux mouvements de cavalerie, car très boisé.

Il revient sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir sur la rive gauche de la Seine pour attaquer Sèvres.

Le 2 juillet 1815, Gebhard Leberecht von Blücher occupe militairement Versailles, ordonne aux habitants de livrer toutes leurs armes et quand nul n'est plus en état de se défendre, ou de se venger, il ordonne le pillage.

Un grand nombre de maisons sont ravagées et de la manufacture d'armes il ne reste que les murs.

Les villages de Rocquencourt, du Chesnay et de Vélizy subissent le même sort.

Le 3 juillet 1815, l'armistice conclu fait cesser les hostilités.

Les prussiens sont remplacés dans Versailles le 12 octobre 1815 par les Anglais.

Les Anglais partent définitivement de Versailles le 12 décembre 1815.



Mort de Gebhard Leberecht von Blücher

Gebhard Leberecht von Blücher meurt à Krieblowitz, aujourd'hui Krobielowice, en Silésie le 12 septembre 1819.

La tactique du feld-maréchal de Gebhard Leberecht von Blücher était d'assaillir l'ennemi avec impétuosité, se retirer lorsqu'il faisait une résistance trop opiniâtre, se rallier à quelque distance, suivre après ses mouvements, saisir la moindre faute, fondre, sur lui, le culbuter, lui enlever des prisonniers, se retirer rapidement.

Cette tactique offensive lui a valu le surnom de Marschall Vorwärts (maréchal en avant) et a donné l'expression allemande "er geht ran wie Blücher (an der Katzbach)" (il avançait comme Blücher (à la Katzbach)) pour désigner une personne conduisant des actions très agressives, à la guerre notamment.


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