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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1521 - le dernier en 1584



Mariage de Jacques Ier de Montgomery avec Claude de La Bouëxière

Jacques Ier de Montgomery épouse en 1521 Claude de La Bouëxière ou de la Boissière, fille de Nicolas de La Bouëxière, Seigneur de Ducey. Leurs enfants sont :

La seigneurie de Bourgbarré est transmise par Claude de la Bouëxière à Jacques Ier de Montgomery.

Jacques Ier de Montgomery en confie la gestion à Antoine de la Bouëxière, Seigneur de Beauvais.



Naissance de Gabriel Ier de Montgomery

Gabriel de Lorges, Comte de Montgomery (Calvados), Seigneur de Ducey (Manche), naît à Ducey en Normandie en 1526, fils de Jacques Ier de Lorges, Comte de Montgomery, et de Claude de La Bouxière, Dame de Ducey.

Jacques Ier de Lorges est originaire d'Écosse, capitaine distingué de la Garde écossaise attachée au service de François Ier de France.



Mariage de Gabriel Ier de Montgomery avec Isabeau de La Tiral

Gabriel Ier de Montgomery épouse Isabeau de La Tiral appelée aussi Elisabeth de la Touche. Leurs enfants sont :


Mort d'Henri II de France Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery - Gravure allemand e- XVIe siècle L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles Francois II Roi de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

François II de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente du Royaume de France

La famille de Guise au pouvoir

François de Montmorency Maréchal de France

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber.

Furieux, Henri II de France veut un deuxième affrontement.

Gabriel Ier de Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer.

Mais Henri II de France, ne change pas de position.

La lance de Gabriel Ier de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi.

Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi.

Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi.

Emmanuel-Philibert de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arrivera le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Gabriel Ier de Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II de France. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte.

Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.

En 1559, François II de France devient Roi de France.

Bien qu'il soit majeur, il est immature et incapable de gouverner.

Enfant d'une santé très fragile, il souffre de maux de tête continuels.

Il est fragile psychologiquement, souvent en proie à des colères subites ou des angoisses.

Profitant de sa fragilité, Catherine de Médicis, sa mère, exerce réellement le pouvoir.

François de Montmorency doit céder la charge de Grand-maître, héritée de son père, François Ier de Lorraine-Guise

Le jeune roi confie à François Ier de Lorraine-Guise et à Charles Ier Cardinal de Lorraine le gouvernement.

Les Guise, oncles de la jeune reine Marie Ire Stuart, exercent un ascendant sur le roi par son intermédiaire.

La famille des Guise est au summum de sa puissance.

Le Cardinal de Lorraine, véritable tête politique de la famille, a alors entièrement l'administration des finances.

Garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée, ils sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre.

François de Montmorency est fait Maréchal de France en 1559 par François II de France.


Statue de Gaspard II de Coligny, oratoire du Louvre - contrairement à ce qu'indique la statue, il est bien né en 1519

Gaspard II de Coligny Lieutenant général protestant

Prise de Lyon, d'Orléans et de Rouen par les huguenots

Échec des huguenots à prendre Toulouse et à Bordeaux

Les huguenots prennent les armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

Louis Ier de Bourbon-Condé obtient des promesses d'aide d'Allemagne.

Gaspard II de Coligny est nommé par le parti protestant lieutenant général.

En l'honneur de Gaspard II de Coligny a été bâti, en 1802, l'oratoire du Louvre, situé actuellement au croisement de la rue de l'Oratoire et de la rue de Rivoli, non loin du palais du Louvre.

Ils passent les premiers à l'offensive et l'attaque protestante est fulgurante.

Au bout d'un mois, les protestants parviennent à s'emparer d'un grand nombre de villes dont Lyon, Orléans ou Rouen la deuxième ville du pays.

À chaque prise, les protestants procèdent méthodiquement au saccage des églises, voire à leur destruction. Les pertes sont immenses mais les protestants échouent à Toulouse et à Bordeaux.

En mai 1562, Gabriel Ier de Montgomery prend la ville de Bourges que ses troupes saccagent.

René de Rochechouart est la prise de Bourges.

En Normandie, les protestants entrent de force dans l'hôtel de ville de Rouen et en chassent le bailli.

Le 10 mai 1562, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

De retour en France, Nicolas Durand de Villegagnon poursuit sa polémique avec les calvinistes et prend part aux Guerres de Religion dans le camp catholique.

Nicolas Durand de Villegagnon est blessé au siège de Rouen en 1562.

En 1562, la Tour des pins de Montpellier sert de refuge aux catholiques assiégés par les protestants.



Fin du siège de Rouen

Mort d'Antoine de Bourbon Roi de Navarre

Mort de Paul d'Andouins

Rouen est défendue par Gabriel Ier de Montgomery qui ne dispose que de 800 hommes et 120 cavaliers.

30 000 hommes de l'armée royale veulent empêcher la jonction des calvinistes avec les britanniques.

Timoléon de Cossé fait ses premières armes au siège de Rouen.

René de Rochechouart est la prise de Rouen en 1562.

Paul d'Andouins est Vicomte de Louvigny, Baron d'Andouins, d'Hagetmau, de Samadet et de Mant.

Paul d'Andouins est chevalier de l'ordre de Saint-Michel et sénéchal de Béarn.

Antoine de Bourbon, l'un des chefs catholiques, est mortellement blessé pendant le siège d'une arquebusade.

Paul d'Andouins est tué à ses côtés

La ville capitule le 26 octobre 1562.

Antoine de Bourbon meurt aux Andelys le 17 novembre 1562.



Troisième guerre de religion

Édit de Saint-Maur

Siège de La Rochelle

Mais la trêve de Longjumeau est de courte durée.

Les réformés, envahis de craintes, cherchent des alliances extérieures.

En août 1568, les réformés concluent un accord avec les gueux en révolte aux Pays-Bas espagnols contre le roi d'Espagne Philippe II d'Espagne qui les réprime de façon terrible.

Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé s'accordent avec Guillaume Ier d'Orange-Nassau et Louis de Nassau-Dillenbourg pour s'aider réciproquement.

On a parlé alors d'une internationalisation du conflit.

Ravie de cette mission, elle s'en acquitte consciencieusement mais, à son retour, il ne lui en témoigne aucune gratitude.

C'est du moins ce qu'elle raconte dans ses mémoires.

Charles IX de France prend la tête des factions catholiques intransigeantes, et veut faire arrêter en août 1568 Louis Ier de Bourbon-Condé rejoint avec Gaspard II de Coligny, alors en Bourgogne.

Gaspard de Saulx, chargé de cette mission, ne peut se saisir des chefs protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé fuit de Noyers le 23 août 1568, menacé par les troupes royales et rallume une troisième guerre de religion par un manifeste du 25 août 1568.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Gaspard II de Coligny rejoignent La Rochelle le 19 septembre 1568.

Ils y retrouvent Jeanne d'Albret et ses Gascons, accompagnée du sieur de Piles et ses gentilshommes périgourdins, et des cavaliers du sénéchal de Poitou Fonteraille.

François III de Bricqueville prend la tête des Réformés normands aux côtés de Gabriel Ier de Montgomery, et se présente à leurs côtés à La Rochelle.

Le roi publie alors l'édit de Saint-Maur le 23 septembre 1568, qui interdit le culte réformé.

En 1568, Jeanne III d'Albret prend la tête du mouvement protestant et emmène son fils âgé de 15 ans participer au siège de La Rochelle.

Jeanne III d'Albret administre La Rochelle dans tous les domaines, à l'exception des affaires militaires.

Jeanne III d'Albret fait traduire en béarnais du Psautier de Marot, par Arnaud de Salette en 1568.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Prise de Saint-Gaudens

La ville de Saint-Gaudens est prise le 2 août 1569 et pillée par les Huguenots menés par Gabriel Ier de Montgomery.



Chevauchée de Gabriel Ier de Montgomery

Prise de Vic-Fezensac

Gabriel Ier de Montgomery, partant de Condom, effectue une chevauchée, couvrant la Gascogne de ruines.

Il ravage Orthez, Mont-de-Marsan, Marciac, Aire, Nogaro, Éauze, Condom, Vic-Bigorre, Rabastens.

Gabriel Ier de Montgomery prend Vic-Fezensac en octobre 1569 et détruit l'église et le cloître Saint-Pierre.

Gabriel Ier de Montgomery trouve ensuite à Auch une résistance qui l'oblige à faire demi-tour et à revenir à Condom.

Le 17 novembre 1569, il y rend une ordonnance qui permet de saisir les biens des ecclésiastiques.

Gabriel Ier de Montgomery est des grands capitaines du camp protestant dans les campagnes en Guyenne, Périgord, Quercy et Béarn.



Massacre des chefs protestants

Mort de Gaspard II de Coligny

Mort de Charles-Louis de Téligny

Peu de temps après cette décision, les autorités municipales de Paris sont convoquées.

Il leur est ordonné de fermer les portes de la ville et d'armer les bourgeois afin de prévenir toute tentative de soulèvement.

Un signal est semble-t-il donné par la sonnerie de matines (au sens strict, entre minuit et l'aube), à la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, proche du Louvre et paroisse des Rois de France.

Dans la nuit du samedi 23 août 1572, les nobles et chefs protestants sont chassés du palais du Louvre puis massacrés dans les rues.

Henri Ier de Guise est à la tête des groupes qui doivent exécuter les principaux chefs protestants.

L'amiral Gaspard II de Coligny est tiré de son lit, achevé et défenestré par Charles Danowitz.

Les corps sont traînés dans les rues et rassemblés dans la cour du Louvre.

Gaspard II de Coligny a à notre époque des descendants nombreux, dont la totalité des maisons souveraines d'Europe.

Le corps de Gaspard II de Coligny est exhibé, pendu par les pieds au gibet de Montfaucon.

On dit que François de Montmorency, fait lui même partie de la liste des chefs à exécuter durant le massacre.

Charles-Louis de Téligny, gendre de Gaspard II de Coligny, est assassiné.

Il sera inhumé au château de Téligny en 1617.

En 1625, l'évêque de Castres fera jeter dans le fleuve les restes de Charles-Louis de Téligny.

Henri Ier de Guise pourchasse les protestants logés sur la rive sud qui se sont échappés hors de Paris par une porte non gardée.

Henri Ier de Guise n'est donc pas à Paris quand commence le massacre de la Saint-Barthélemy.

Il n'y revient que le lendemain, bredouille dans sa course contre Gabriel Ier de Montgomery qui s'est échappé.

Claude II de Lorraine joue un rôle déterminant dans le massacre de la Saint-Barthélemy en aidant activement Henri Ier de Guise, son neveu.

Louis de Gonzague intervient personnellement dans les rues de Paris.


Le Massacre de la Saint-Barthélemy - d'après François Dubois Le massacre de la Saint-Barthélemy par Giorgio Vasari - 1572-1573 - Sala Regia au Vatican

Massacre de la Saint-Barthélemy

Mort de Pierre de Salcède

Mort d'Antoine de Clermont d'Amboise Marquis de Reynel

Au petit matin, le dimanche 24 août 1572, le peuple, découvrant le massacre, se met à pourchasser les protestants dans toute la ville.

Le massacre dure dans la capitale plusieurs jours, malgré les tentatives du roi pour le faire arrêter.

Les étudiants étrangers, les libraires, les changeurs sont massacrés par le peuple, encouragé par les prêtres.

Les cadavres sont jetés dans la Seine.

Celui de Gaspard II de Coligny, retrouvé par la foule, est émasculé, plongé dans la Seine, avant d'être pendu au gibet de Montfaucon.

François de Montmorency vient discrètement faire décrocher le cadavre de Coligny, son cousin, du gibet de Montfaucon.

Le massacre des protestants n'est pas général.

Nombre d'entre eux sont des familiers de la famille royale ou du clan des Guise.

Pour se protéger de la furie populaire, plusieurs groupes de protestants viennent chercher une protection à l'hôtel de Guise.

Renée de France, duchesse de Ferrare, se réfugie avec ses serviteurs à l'hôtel de la duchesse de Nemours, mère du duc de Guise.

D'autres sont restés au Louvre auprès de la famille royale.

C'est le cas de la duchesse d'Uzès, amie de Catherine de Médicis et des princes et des princesses de sang.

Les protestants présents à Paris le 24 août 1572 qui survivent sont surtout ceux qui logent hors de la ville, dans le faubourg Saint-Germain.

Gabriel Ier de Montgomery est parmi les survivants.

Sagement retiré de la ville après la tentative d'assassinat de Gaspard II de Coligny, un Huguenot blessé traverse la Seine à la nage pour l'avertir.

La tête de Gabriel Ier de Montgomery est mise à prix et des chasseurs de prime le pourchassent jusqu'en Angleterre où Catherine de Médicis réclame à plusieurs reprises son extradition.

La reine Élisabeth lui fait répondre : Dites à la Reine-mère que je ne serai pas le bourreau de la France.

Élève au collège de Bourgogne à Paris, Maximilien de Béthune échappe au massacre.

Geoffroy de Caumont échappe de peu au massacre de la Sainte-Barthélemy.

Galiot de Crussol, frère d'Antoine de Crussol, fait partie des victimes.

Dès le matin du 24 août 1572, Louis de Gonzague est envoyé par Charles IX de France pour empêcher les tueries et arrêter les pilleurs.

Il sauve ainsi les protestants réfugiés à l'ambassade d'Angleterre.

Antoine de Clermont d'Amboise meurt à Paris assassiné par Louis de Clermont d'Amboise seigneur de Bussy, son propre cousin, avec qui il est en procès.

Louis de Clermont d'Amboise s'empare du château Antoine de Clermont d'Amboise.

Catholique, Guillaume V de Hautemer cache François de Moneins, son ami protestant.

Il va demander sa grâce à Charles IX de France qui la lui refuse et lui ordonne de le tuer, s'il ne veut être frappé lui même.

À contre codeur, Guillaume V de Hautemer indique la retraite de son ami, qui est aussitôt assassiné.

Pierre de Salcède, alors même qu'il est catholique, haï par les Guises, meurt le 25 août 1572 lors de ces massacres. Sa maison est pillée.



Siège de Saint-Lô

Mort de François III de Bricqueville

En février 1574, les protestants normands font de Saint-Lô leur quartier général.

Les troupes conduites par Jacques II de Goyon assiègent Saint-Lô le 1er mai 1574.

Gabriel Ier de Montgomery s'échappe par la porte de la Dollée au cinquième jour du siège.

François III de Bricqueville prend la tête de la défense de la place.

À la veille de la prise de la ville, Matignon amène Gabriel Ier de Montgomery, pris en son château de Domfront, devant les remparts saint-lois, en espérant convaincre François III de Bricqueville de Colombières de se rendre.

En réponse, François III de Bricqueville répond :

Non, non, mon capitaine, je n'ai pas le cœur si poltron de me rendre pour être mené à Paris servir de spectacle à ce sot peuple, dans la place de Grève, comme je m'assure qu'on vous y verra bientôt.

Voilà, dit-il en montrant la brèche, le lieu où je me résous de mourir, peut-être demain, et mon fils auprès de moi.

Jacques II de Goyon montent à l'assaut le 10 juin 1574 et s'empare de la Ville.

François III de Bricqueville meurt à Saint-Lô le 10 juin 1574 d'un coup d'arquebuse dans l'œil, avec ses deux fils de 10 et 12 ans, armés d'un javelot à ses côtés.

Jean III de Ravalet participe avec Jacques II de Goyon à ce siège.

Guillaume V de Hautemer se trouve à ce siège.

On compte plus de 500 morts

La ville est cédée à Jacques II de Matignon qui fait construire la citadelle.



Siège de Domfront

Guillaume V de Hautemer est maréchal de camp de Jacques II de Goyon, lorsque Catherine de Médicis, l'envoie en Normandie, en 1574, pour reprendre quelques villes sur les protestants.

Guillaume V de Hautemer se trouve au siège de Domfront, où il est blessé, et de Carentan.

L'insurrection échoue en Normandie.

Gabriel Ier de Montgomery est assiégé par les troupes royales dans Domfront le 9 mai 1574.

Il se rend le 27 mai 1574 au maréchal Jacques II de Goyon.

Catherine de Médicis finit par obtenir sa Vengeance.

Gabriel Ier de Montgomery meurt le 26 juin 1574 décapité en place de grève à Paris sur les ordres de Catherine de Médicis, pour avoir tué accidentellement Henri II de France en tournoi.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

Henri IV de France Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

Mort de Joseph Boniface Seigneur de la Môle

Mort d'Annibal de Coconas

Artus de Cossé-Brissac Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de Henri III de France, son frère.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Joseph Boniface est un favori du prince François d'Alençon.

D'après certaines rumeurs, Joseph Boniface aurait été l'amant de Marguerite de Valois et aussi de François d'Alençon.

Joseph Boniface est accusé d'avoir attenté à la vie de Charles IX de France en détenant une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggieri.

Joseph Boniface est soumis à la question.

Annibal de Coconas est son coaccusé.

Leur grâce, demandée par François d'Alençon et Marguerite de Valois auprès de Charles IX de France, est refusée.

Joseph Boniface de la Môle et Annibal de Coconas meurent le 30 avril 1574 décapités en place de Grève à Paris.

On raconte que Marguerite de Valois ensevelira le corps de son amant dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac.

Le pamphlet protestant Le Divorce satyrique, publié en 1607; prétend que Marguerite de Valois emporte la tête de son amant après l'exécution, la fait embaumer et la conserve dans un cabinet derrière son lit à l'Hôtel de Nesle.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Catherine de Médicis le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Mort de Gabriel Ier de Montgomery

Conduit à Paris, Gabriel Ier de Montgomery est décapité en place de Grève le 26 juin 1574.

Informé sur l'échafaud qu'un édit royal confisquait ses biens et privait ses enfants de leurs titres, il dit à ses bourreaux : Dites à mes enfants que s'ils ne peuvent reprendre ce qui a été pris, je les maudis de ma tombe.



Prise de Vic-Fezensac

Dans le midi, Henri de Navarre et Gabriel Ier de Montgomery sévissent contre les villes dévouées aux Ligueurs. Ils reprennent Vic-Fezensac en 1584.


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