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8 événements affichés, le premier en 1590 - le dernier en 1645



Naissance de Franz Freiherr von Mercy

Franz Freiherr von Mercy naît à Longwy vers 1590, fils de François von Mercy.

Il est issu de la noblesse de Lorraine.



Franz Freiherr von Mercy au service de l'armée impériale

En 1606, Franz Freiherr von Mercy entre au service de l'armée impériale et y monte progressivement dans la hiérarchie.


Bataille de Breitenfeld

Bataille de Breitenfeld

Rappel de Wallenstein

En septembre 1631, Jean-Georges Ier de Saxe, électeur de Saxe, hésite encore à se joindre aux suédois.

Magdebourg ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigent vers la Thuringe ravage la Saxe.

Leipzig est menacée du même sort que Magdebourg.

C'est à Duban que les Saxons joignent leurs forces à l'armée de Gustave II Adolphe de Suède et les troupes se précipitent au secours de Leipzig, située à 80 kilomètres plus au sud.

À l'aube du 17 septembre 1631, catholiques et protestants se font face dans la plaine au nord-est de Breitenfeld, au nord de Leipzig.

Tilly dispose ses 40.000 hommes à la manière espagnole, le long d'une colline.

Depuis le début du XVIe siècle, l'Europe a adopté les méthodes espagnoles. Le tercio est une formation massive composée autour d'un groupe central d'hommes munis d'armes blanches avec sur les quatre coins, des mousquetaires disposés en carrés. Comprenant de 1.500 à 3.000 hommes, le tercio se déplace avec lenteur au cours des batailles.

La cavalerie n'est pas en reste avec la tactique de la caracole que les Espagnols ont apprise des Maures : au lieu de charger à l'épée, les cavaliers avancent au trot, sur 10 rangs, et utilisent le pistolet. Le coup tiré, le cavalier revient en arrière pour recharger et retourne ensuite à la charge...

Les Protestants sont aux ordres du roi de Suède Gustave II Adolphe de Suède et de Jean-Georges Ier Électeur de Saxe.

Gustaf Karlsson Horn commande le flanc gauche.

Johan Banér commande l'aile droite de la cavalerie suédoise.

Gustave II Adolphe de Suède adopte un dispositif novateur.

Au centre, il place 4 brigades d'infanterie soutenues, en deuxième échelon, par 2 autres brigades et un régiment de cavalerie. Trois brigades et deux régiments de cavalerie sont en réserve.

Sur la droite se trouvent 3 régiments de cavalerie et 2 sections de mousquetaires ainsi que deux régiments de réserve. A gauche se trouve le contingent saxon.

Grâce aux nouvelles technologies, les mousquets sont allégés et peuvent dorénavant être maniés sans le trépied. Le lent processus de chargement est simplifié par l'adoption de cartouches en papier contenant la poudre et la balle. Chaque régiment d'infanterie est doté d'une artillerie légère.

L'artillerie lourde est placée au centre, légèrement en avant des formations.

La mobilité suédoise est le résultat d'un entraînement poussé et d'une discipline de fer. L'armée est organisée en petites unités, dotées d'un armement léger, contrairement aux régiments catholiques vêtus de lourdes cuirasses.

Franz Freiherr von Mercy participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume II de Saxe-Altenbourg, sous les ordres de Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, son frère, participe à cette bataille.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

La bataille débute par un duel d'artillerie qui dura 2 heures et 1/2.

La puissance de feu suédoise se révèle supérieure à celle de la Sainte-Ligue.

Le flanc gauche catholique se trouve pris sous un tel déluge que le comte Pappenheim, qui le commande, décide de charger à la tête de ses 5.000 cavaliers sans attendre les ordres de Tilly. Sept assauts sont lancés mais sont repoussés par les mousquetaires de Gustave II Adolphe de Suède. Les Impériaux finissent par fuir le champ de bataille.

Les cavaliers du flanc droit chargent également sans en avoir reçu l'ordre; ils se précipitent sur les Saxons qui prennent directement la fuite, laissant le flanc gauche de Gustave II Adolphe de Suède largement ouvert.

Tilly fait exécuter à son infanterie lourde une lente manœuvre destinée à tourner le flanc gauche suédois. Mais les Suédois disposent de petites unités très mobiles. Gustave II Adolphe de Suède ordonne aux troupes de son aile gauche, de même qu'à ses réserves, principalement constituées par la cavalerie, de faire face à l'ennemi.

Les suédois reconstituent rapidement leurs positions sur leur gauche et soumettent l'ennemi à un feu nourri.

La capacité des Suédois à former un nouveau front sur le flanc ouvert par la fuite des Saxons s'avéra le facteur décisif.

Gustave II Adolphe de Suède ordonne à la cavalerie de son flanc droit, qui n'est plus menacé, de charger le flanc gauche ennemi. Au même instant, l'artillerie suédoise déclenchent des tirs meurtriers sur l'infanterie catholique.

Les soldats de Tilly tentent de résister mais leurs formations ne tardent pas à se défaire et ils prennent la fuite poursuivis par la cavalerie suédoise menée par Gustave II Adolphe de Suède en personne.

La Ligue catholique perd 13.000 hommes et les Suédois environ 3.000.

Puis les suédois se dirigent vers le sud de l'Allemagne jusqu'en Danube, combattant à plusieurs reprises l'armée impériale reconstituée.

Les pays sillonnés sont dévastés semant partout ruine et désolation, malgré les recommandations de Gustave II Adolphe de Suède qui se veut clément et magnanime.

Les Suédois atteignant la Franconie, l'Alsace, les pays rhénans, se dirigent vers Munich.

Ferdinand II de Habsbourg ne peut que rappeler Wallenstein.

Celui-ci accepte de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le font discuter à pied d'égalité avec l'empereur.



Attaque de Breisach par Bernard de Saxe-Weimar

En 1634, Franz Freiherr von Mercy combat dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Franz Freiherr von Mercy défend Breisach contre une attaque menée par les troupes protestantes de Bernard de Saxe-Weimar.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Franz Freiherr von Mercy Au service de la Bavière

En 1638, Franz Freiherr von Mercy passe au service de la Bavière.



Bataille de Fribourg-en-Brisgau

Bien que les pourparlers de paix débutent à Münster dès août 1644 entre les belligérants, les combats se poursuivent, chaque protagoniste cherchant à obtenir un avantage monnayable dans le cadre des négociations.

Les Bavarois commandés par Franz Freiherr von Mercy occupent Fribourg-en-Brisgau sur le Rhin le 29 juillet 1644.

Louis II de Bourbon-Condé est envoyé sur le Rhin, aux côtés d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, commandant l'armée d'Allemagne, pour reprendre cette position-clé.

Impériaux et Bavarois se sont retranchés sur les collines boisées ceinturant la ville.

Le 3 août 1644 à 5 heures du matin, les Français passent à l'offensive en attaquant les fortifications adverses.

Le soir, après de furieux mais coûteux combats, les armées royales s'emparent des lignes ennemies.

Profitant de l'épuisement des Français, Franz Freiherr von Mercy s'installe sur une deuxième ligne fortifiée.

Le 4 août 1644, les Français se lancent de nouveau à l'assaut mais sont stoppés, laissant 4 000 tués et blessés sur le terrain.

Il faut l'arrivée de 5 000 hommes supplémentaires pour que Louis II de Bourbon-Condé puisse emporter la décision.

Le 9 août 1644, malgré les pertes subies, l'armée royale se prépare à investir la ville où Franz Freiherr von Mercy a fait retrancher ses troupes, mais celui-ci abandonne la ville.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène deux actions héroïques lors de la bataille de Fribourg.

La bataille de Fribourg ou des Trois jours se solde par le plus grand nombre de victimes de la guerre de Trente Ans, mais les estimations varient selon les sources.

La vue du champ de bataille jonché d'un aussi grand nombre de tués auraient inspiré à Jean de Werth, commandant la cavalerie bavaroise, ces propos :

En 22 ans de mon sanglant négoce, je n'ai jamais vu pareille boucherie.

Les Français occupent alors l'Alsace et prennent Philipsburg et 20 autres places en Allemagne.



Bataille de Mergentheim

Bataille d'Alerheim

Mort de Franz Freiherr von Mercy

Elles défont l'armée française commandée par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon à la bataille de Mergentheim le 5 mai 1645 ce qui a pour conséquence de pousser les Français à prendre leur revanche.

La bataille d'Alerheim, aussi appelée seconde bataille de Nördlingen (ou Norlingue) a eu lieu le 3 août 1645 entre :

L'armée impériale, stationnée autour du village d'Alerheim près de Nördlingen en Bavière est attaquée par l'armée française.

Les Français, alliés à la Hesse, sont finalement vainqueurs et se retirent.

Le commandant en chef des armées de la coalition, Franz Freiherr von Mercy, est mortellement atteint d'un tir de mousquet.

La bataille ne dure qu'un seul jour, mais fait quelque 8 000 morts, soit 3 000 du côté allemand et 5 000 du côté français et est l'une des plus meurtrières de la guerre.

Cette victoire française, chèrement payée, est en fait une victoire à la Pyrrhus qui n'est en rien décisive, car la France n'est pas en mesure de l'exploiter en pénétrant plus avant en Bavière.

Elle est cependant un aiguillon pour accélérer les négociations de paix.

Le village martyr d'Alerheim est tellement dévasté que sa reconstruction ne sera menée à bien et terminée que 70 ans plus tard.

À la suite de la bataille, le camp Bavarois épuisé commence des négociations de paix qui conduiront à la trêve d'Ulm, 2 ans plus tard.

Jacques-Henri Ier de Durfort se distingue à Mariendal, à Alerheim.

À la suite de cette bataille, Philippe de Clérembault est promu mestre de camp général de la cavalerie légère.


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