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Événements contenant la ou les locutions cherchées



35 événements affichés, le premier en 1611 - le dernier en 1745



Naissance de François-Marie de Broglie

Francesco-Maria di Broglia ou François-Marie de Broglie dit le Comte Broglia ou le Comte de Broglio naît à Chieri dans le Piémont le 1er novembre 1611, fils d'Amedeo ou Amédée Broglia (1560-1626), Comte de Cortandon ou Cortandone, et d'Angélique de Tane ou Tana (1581-1635).



François-Marie de Broglie Militaire

Maurice de Savoie prend François-Marie de Broglie comme page au sortir de l'enfance.

En 1625, François-Marie de Broglie commence à porter les armes.



Bataille de Gavi

En 1626, François-Marie de Broglie participe à Gavi en Piémont à la lutte contre les Genevoix.

Peu après Maurice de Savoie le Cardinal le nomme gentilhomme de sa chambre puis capitaine des arquebusiers à cheval de la garde.


Carte de la Guerre de Trente Ans

Période française de la guerre de Trente Ans

Occupation de Philippsburg, Spire, Landau et Trèves par les Espagnols

Guerre de dix ans

Déclaration de guerre de la France à l'Espagne

Courrier d'Anne d'Autriche avec Philippe IV

La période française de la guerre de Trente Ans dure de 1635 à 1648.

Depuis le début de la guerre, la France s'est toujours soigneusement tenue à l'écart des combats, tout en appuyant les opposants à l'empereur et au Roi d'Espagne par sa diplomatie et ses subsides.

Cette politique n'est pas sans contradictions car Richelieu, cardinal de l'Église catholique est :

Les considérations religieuses s'opposent donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci finissent par l'emporter sur leurs divers adversaires. Pour maintenir l'équilibre désiré, la France n'a plus d'autre solution que de s'engager directement dans le conflit.

Cet engagement est précédé d'une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne (ce dernier est d'ailleurs, plus que l'empereur, le principal adversaire).

Avec les Hollandais est notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (grosso modo l'actuelle Belgique).

Contrairement aux Danois quelques années plus tôt, les Suédois ont subi un revers, mais ne sont pas anéantis. Leur présence en Allemagne va en fait se perpétuer jusqu'à la fin de la guerre, sous des généraux de valeur tels que Johan Banér ou Lennart Torstenson qui ne vont jamais laisser les impériaux libres de se retourner complètement contre la France. Au contraire les armées française et suédoise vont souvent se coordonner ou tenter de se rejoindre pour forcer l'ennemi commun.

Par précaution, les Espagnols occupent Philippsburg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l'archevêque Philipp Christoph von Sötern, l'un des Princes-Électeurs, s'est mis sous la protection de la France :

Richelieu prend ce prétexte pour déclarer ouvertement la guerre à l'Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français, le 19 mai 1635.

La Guerre de dix ans commence le 19 mai 1635.

Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, vont intervenir dans 4 grands secteurs :

Cela place Anne d'Autriche dans une position encore plus délicate. En effet, la correspondance secrète qu'elle entretient avec Philippe IV d'Espagne, son frère, va au-delà des nécessités de la simple affection fraternelle.

Anne d'Autriche tente de renseigner secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises, bien qu'elle soit tenue à l'écart de toutes les décisions de Louis XIII.

François-Marie de Broglie fait parti des principaux commandants en chef lors de la Guerre de Trente ans.



Prise de Chivasso

Prise du château Massimo

François-Marie de Broglie se signale à la prise de Chivasso en 1639.

François-Marie de Broglie s'empare du château Massimo et entre le premier à Villeneuse.

François-Marie de Broglie suit Maurice de Savoie aux expéditions de Revel, Bene, Saluces, Fossano et Cuneo.



François-Marie de Broglie naturalisé français

Allié aux Français contre les Espagnols, François-Marie de Broglie passe avec l'agrément de la Cour de Turin au service de la France.

François-Marie de Broglie est naturalisé français en 1643.



Cession d'un fief par Élisabeth de Bourbon-Vendôme à François-Marie de Broglie

François-Marie de Broglie achète le fief de Revel en Piémont à Élisabeth de Bourbon-Vendôme, Duchesse de Savoie, le 11 novembre 1643.



François-Marie de Broglie naturalisé français

François-Marie de Broglie est Comte de Revel.

François-Marie de Broglie est naturalisé français en 1643.



François-Marie de Broglie Comte de Revel

Charles-Emmanuel II de Savoie concède le titre de 1er Comte de Revel en Piémont à François-Marie de Broglie et ses héritiers et successeurs mâles, par lettres d'investiture de du 14 mars 1644.



François-Marie de Broglie Mestre de camp lieutenant du régiment de cavalerie italienne de Mazarin

François-Marie de Broglie est nommé mestre de camp lieutenant du régiment de cavalerie italienne de Mazarin le 21 octobre 1644.



Mariage de François-Marie de Broglie avec Catherine Olympe de Fauria

Bataille de Lloret

Prise de Balaguier

François-Marie de Broglie épouse le 3 juillet 1645 Catherine Olympe de Fauria ou Favria (morte en 1709), fille de Jean François de Vassals, Comte de Fauria.

Leurs enfants sont :

François-Marie de Broglie part combattre les Espagnols en Catalogne.

Le 11 juillet 1645, François-Marie de Broglie franchit la Noguerre-Pallaresse, affluent de la Sègre, de nuit, avec 3 régiments, sous le feu de l'ennemi.

Le 21 juillet 1645, François-Marie de Broglie livre bataille à Lloret et participe à la prise de Balaguier.



François-Marie de Broglie Sergent de bataille

François-Marie de Broglie est nommé sergent de bataille le 8 avril 1646.



François-Marie de Broglie Maréchal de camp

François-Marie de Broglie est nommé maréchal de camp le 26 août 1646.


Lérida secourue par le marquis de Lleganez - par Peter Snayers

Siège de Lérida

En mai 1646, l'armée française commandée par Henri de Lorraine-Harcourt met le siège devant Lérida.

La ville est alors bien défendue par une garnison de 5 000 hommes.

Il ne saurait être question de la prendre de force.

Henri de Lorraine-Harcourt décide de la réduire par famine.

Cela laisse aux Espagnols tout le loisir de se préparer à la secourir puissamment.

Lérida est largement approvisionné et oppose aux Français pendant plus de 4 mois, une résistance meurtrière.

Le marquis de Lleganez, rentré en grâce auprès de Philippe IV d'Espagne, franchit la Sègre avec environ 12 000 hommes réunis en Aragon et coupe les communications d'Henri de Lorraine-Harcourt avec la Haute-Sègre et la Catalogne centrale.

Le gouverneur de Lérida, pour ménager ses vivres, met hors de la place 1 200 habitants.

Le général français n'a pas le courage de refuser le passage à ces pauvres gens.

Le 5 octobre 1646, les Espagnols tentent une attaque qui échoue contre les lignes françaises.

Plus de 6 semaines s'écoulent sans évènement décisif.

Lleganez réussit à intercepter les routes d'Urgel et de Cervera, mais les Français trouvent le moyen de tirer des vivres de Flix, sur l'Èbre.

Lleganez semble se décourager et commence à faire repasser la Sègre à ses bagages.

Les Français épuisés de fatigue, relâchent alors leur vigilance.

L'armée espagnole, cependant, est encore en deçà de la Sègre.

Dans la nuit de 21 au 22 novembre 1646, l'armée espagnole se tourne droit sur le camp des assiégeants, surprend leurs vastes lignes, mal gardées et y pénètre, culbutant et sabrant plusieurs corps d'infanterie et de cavalerie accourus à la hâte, et fait entrer dans Lérida 800 chevaux chargés de farine.

Henri de Lorraine-Harcourt se replie sur Balaguer, sans bagage et sans artillerie.

François-Marie de Broglie à l'arrière-garde récupère les 2 pièces de canon prises par Le marquis de Lleganez.



François-Marie de Broglie commissionné pour une compagnie de chevau-légers

Le 20 février 1647, François-Marie de Broglie obtient la commission d'une compagnie de chevau-légers, dans un régiment de cavalerie italienne du Cardinal de Mazarin.



Naissance de Victor-Maurice de Broglie

Victor-Maurice de Broglie naît à Turin le 12 mars 1646 ou 1647, fils de François-Marie de Broglie (1611-1656), Comte de Revel, et d'Olympe Catherine de Vassal de Favria (morte en 1709).



Siège de Lérida

Louis II de Bourbon-Condé, Vice-royauté de Catalogne

Louis II de Bourbon-Condé, époux de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, sœur de Jean Armand de Maillé-Brézé, revendique comme un héritage de famille, les charges de Brézé.

Ce serait donner trop de pouvoirs à un seul homme.

Anne d'Autriche et les ministres ne peuvent s'y résoudre.

Les Condé crient qu'on leur enlève leur patrimoine, et Louis II de Bourbon-Condé demande en manière de dédommagement, une armée pour conquérir la Franche-Comté, dont on le ferait prince souverain.

La proposition n'est pas de nature à calmer les inquiétudes d'Anne d'Autriche et de Mazarin.

On peut penser que le cardinal est fort soucieux d'occuper Louis II de Bourbon-Condé au dehors, et n'est pas fâché d'avoir à faire encore contre l'Espagne, une ou deux campagnes.

Mazarin explique à Louis II de Bourbon-Condé que l'échec de Lérida de l'année précédente, compromet la possession de la Catalogne, et que là où le vainqueur de Turin : Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué, le conquérant de Dunkerque, peut seul réussir.

Il fait accepter à Louis II de Bourbon-Condé, la vice-royauté de Catalogne, en lui promettant tous les moyens d'exécution disponibles.

Louis II de Bourbon-Condé arrive à Barcelone en avril 1647, relevant par sa présence et par sa renommé, le courage abattu des Catalans.

Louis II de Bourbon-Condé marche droit sur Lérida, et l'investit le 12 mai 1647.

Le siège commence heureusement, bien que les forces dont dispose le prince soient peu considérables.

On retrouve presque intactes les lignes de circonvallation que Henri de Lorraine-Harcourt a été obligé d'abandonner 6 mois plus tôt, et que les Espagnols ont négligé de détruire.

Henri de Lorraine-Harcourt n'avait pas réussi à réduire la place par la famine, Condé résout de l'emporter de vive force.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1647, Louis II de Bourbon-Condé fait ouvrir la tranchée, au son des violons.

À cette bravade, empruntée dit-on aux coutumes espagnoles, le gouverneur de Lérida répond par une furieuse sortie qui n'est repoussée qu'après 2 heures de combat.

La tranchée, entamée si gaiement, est arrosée de bien du sang et de sueur.

Les travailleurs sont bientôt arrêtés par le roc vif, sur lequel la citadelle est construite.

François-Marie de Broglie se couvre de gloire lors de ce siège.

Chaque pouce de terrain gagné, est disputé avec héroïsme par le gouverneur don Gregorio Britto qui a déjà l'année précédente, si opiniâtrement, défendu la ville contre Henri de Lorraine-Harcourt.

Après chaque engagement, le courtois Espagnol envoie au prince français des glaces et de la limonade pour le rafraîchir.

Les pertes se multiplient dans l'armée assiégeante : l'élite des officiers et des soldats périt sous le feu de l'ennemi.

Les mineurs contraints de travailler à découvert se font tuer les uns après les autres.

Les vivres commencent à manquer, et les troupes, surtout les Catalans, se démoralisent.

Plus de 3 000 hommes désertent ou passent à l'ennemi.

Pendant ce temps, l'armée espagnole grossit à Fraga et s'apprête à secourir Lérida.

Un désastre est imminent si l'on continue à s'obstiner.

Louis II de Bourbon-Condé a le bon sens de juger sa position, et le courage de se résigner à la nécessité.

Il lève le siège le 17 juin 1647.

C'est son premier échec personnel.

Mazarin confie à Nicolas Fouquet une mission d'observation lors du siège de Lérida, en Espagne.



François-Marie de Broglie Mestre de camp du régiment de Champagne

François-Marie de Broglie est nommé mestre de camp du régiment de Champagne le 12 février 1648.



François-Marie de Broglie Gouverneur de Constantin et de Montblanc

En 1649, François-Marie de Broglie est Gouverneur des villes de Constantin et de Montblanc en Catalogne.



Mort de François-Marie de Broglie

Victor-Maurice de Broglie Comte de Broglie et de Revel

Victor-Maurice de Broglie Marquis de Senonches et de Brezolles

Victor-Maurice de Broglie Gouverneur de La Bassée

François-Marie de Broglie meurt le 2 juillet 1656.

François-Marie de Broglie est le fondateur d'une illustre famille aristocratiques de France.

Victor-Maurice de Broglie hérite des comtés de Revel et de Broglie et du marquisat de Senonches.

Le 14 juillet 1656, Victor-Maurice de Broglie reçoit le gouvernement de La Bassée, près de Lille.

En considération des services rendus par François-Marie de Broglie, son père, Louis XIV gratifie Victor-Maurice de Broglie de toutes les confiscations qui lui appartiennent dans le gouvernement de la Bassée tout en laissant jusqu'à sa majorité le gouvernement à son oncle Charles.



Mariage de Victor-Maurice de Broglie avec Marie de Lamoignon

Victor-Maurice de Broglie, Officier de cavalerie, épouse à Paris le 24 ou le 29 août 1666 Marie de Lamoignon, fille de Guillaume Ier de Lamoignon et de Madeleine Potier. Leurs enfants sont :



Naissance de François-Marie de Broglie

François-Marie de Broglie naît le 11 janvier 1671, fils de Victor-Maurice de Broglie et de Marie de Lamoignon.

François-Marie de Broglie est issu de la Maison de Broglie, une famille noble française d'origine piémontaise (Chieri).



François-Marie de Broglie1er Baron de Ferrières

François-Marie de Broglie devient 1er Baron de Ferrières en 1716.



Mariage de François-Marie de Broglie avec Thérèse Gillette

François-Marie de Broglie épouse à Saint-Malo le 18 février 1716 Thérèse Gillette, fille de Charles Locquet de Grandville. Leurs enfants sont :



Naissance de Victor-François de Broglie

Victor-François de Broglie naît à l'hôtel de Broglie rue Saint-Dominique à Paris le 19 octobre 1718, fils de François-Marie de Broglie (1671-1745) et de Thérèse Gillette Locquet de Grandville (1692-1763).



François-Marie de Broglie Comte de Buhy

François-Marie de Broglie Comte de Revel et de Broglie

François-Marie de Broglie devient Comte de Buhy en 1727.

François-Marie de Broglie devient Comte de Revel et de Broglie en 1727.



François-Marie de Broglie Chevalier du Saint-Esprit

François-Marie de Broglie est promu Chevalier du Saint-Esprit lors de la 11e promotion à Versailles, le 13 mai 1731.


François-Marie de Broglie

François-Marie de Broglie Maréchal de France

François de Franquetot Maréchal de France

Louis XV donne le bâton de maréchal aux deux lieutenants de Villars.

François-Marie de Broglie est fait Maréchal de France en 1734 par Louis XV.

François de Franquetot, Duc de Coigny, est fait Maréchal de France en 1734 par Louis XV.



Bataille de San Pietro

Mort de Claude Florimond de Mercy

Pour les Autrichiens, l'expédition de reconquête est commandée par Claude Florimond de Mercy assisté de Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Claude Florimond de Mercy rassemble 50 000 hommes devant Mantoue pour tenter de récupérer ce qui a été perdu en Italie l'année précédente.

Les préparatifs de cette expédition sont très longs et provoquent des désaccords importants entre les 2 officiers supérieurs.

Au début du printemps 1734, les opérations militaires se déplacent de la gauche à la droite du Pô car les Autrichiens reprennent l'offensive en visant Parme.

Il appartient à Charles-Emmanuel III de Savoie et aux troupes sardes de défendre la Lombardie reconquise depuis le départ de Charles Ier de Bourbon-Anjou.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny assument le commandement des troupes françaises

Charles-Emmanuel III de Savoie quitte ses troupes car Polyxène Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, son épouse, est malade.

Les maréchaux français prennent l'engagement de ne pas lancer les hostilités en son absence, il sera absent de la bataille.

Entre le 1er et le 2 mai 1734, les Autrichiens, avec 2 ponts improvisés à Portole et à Monte di San Benedetto, font passer la majeure partie de leurs troupes.

Les troupes françaises réparties le long du Pô s'aperçoivent de ce franchissement seulement quand il est réalisé.

Les Français se retirent en désordre pendant que les impériaux peuvent occuper sans opposition tout le terrain jusqu'à la rivière Enza.

Les évènements qui conduisent à la bataille de Parme se résument comme suit :

Le maréchal de Mercy souffre d'apoplexie qui lui enlève pour quelque temps la vue et la parole.

Il doit donc laisser, pendant sa convalescence, le commandement à Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Ainsi à chaque période de maladie du général en chef, correspond une période de ralentissement des opérations.

Durant le mois de juin 1734, des changements de commandement et des attaques de bourgades, qui donnent lieu a des saccages parfois freinés par des contre-offensives des franco-sardes, s'alternent.

Le 29 juin 1734 à 3 heures du matin, l'armée franco-sarde se met en marche. Les impériaux sortent de Mantoue, marchent sur Parme et rencontrent les Français.

L'infanterie composée de 52 compagnies de grenadiers emprunte la route de Colorno à Parme, avec en tête François-Marie de Broglie.

Les cavaliers et les dragons empruntent une route étroite passant par le chemin du bois de Cornocchio.

La colonne d'infanterie arrivée sur le glacis de Parme vers 7 heures, longe les murs de la ville et prend la route de Plaisance et fait halte à l'auberge de la Crocetta.

La bataille de San Pietro est aussi appelé bataille de Parme ou bataille de la Crocetta.

Noël Jourda de Vaux assiste à cette bataille.

Victor-François de Broglie combat comme capitaine de cavalerie lors de cette bataille.

Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est à la tête de son régiment et au premier rang, genou en terre, suivant l'usage de l'époque. Une balle lui fracasse la mâchoire et sort par l'épaule droite.Cette blessure le rend bossu.

Dès qu'il peut supporter le voyage, Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est transporté à Paris, où, grâce aux soins dont il est entouré, il revint enfin à la santé.

À mesure que le reste de l'infanterie arrive, les troupes sont rangées en ordre de bataille dans la prairie de Cornocchio sur 3 lignes, l'infanterie piémontaise formant la 4e ligne.

Claude Florimond de Mercy fait passer le canal du Taro à l'avant-garde. Derrière les autres troupes suivent qui s'engagent par de petits chemins entre les champs.

Présent à Parme le jour de la bataille, Goldoni raconte le sentiment des habitants de la ville de Parme dans son œuvre Mémoires.

À l'arrivée des troupes autrichiennes, la population environnant Parme se réfugie dans la ville de peur des exactions que pouvent commettre les Autrichiens.

L'arrivée des troupes franco-sardes réconforte la population qui assiste à la bataille depuis les murs de l'enceinte de la ville.

Les grenadiers des impériaux qui forment l'avant-garde, se montrent vers 10 heures et font feu sur le poste avancé des 4 compagnies de grenadiers français qui se retirent à travers champs. Le feu cesse.

Claude Florimond de Mercy ordonne à Frédéric-Louis de Wurtemberg, qui commande les premières troupes d'attaquer sans tarder. Frédéric-Louis de Wurtemberg objecte qu'il doit d'abord aligner les troupes.

Claude Florimond de Mercy finit par se mettre lui-même à la tête de quelques troupes et il se jette dans la bataille.

À une heure de l'après-midi, les troupes françaises sont repoussées.

Claude Florimond de Mercy meurt au cours de cet engagement.

N'ayant pas eu d'enfants, son nom passe au comte d'Argenteau, son fils adoptif, d'où est issue la famille de Mercy-Argenteau.

Frédéric-Louis de Wurtemberg prend alors le commandement, rassemble les hommes et se retire en bon ordre.

Il s'ensuit une grande confusion avant que les troupes impériales ne se ressaisissent et résistent vaillamment aux troupes franco-sardes.

Le feu est acharné de part et d'autre. Il est très vif de 12 heures jusqu'à 19 heures et fort ralenti depuis 19 heures jusqu'à 21 heures.

Les canons cessent de tirer et l'armée impériale commence à se retirer par le chemin de Valera.

De gros détachements qu'ils ont placés derrière les haies à mi-chemin entre la route de Plaisance et le chemin du Milieu entretiennent le feu jusqu'à 22 heures. Cela permet la retraite des impériaux qui abandonnent leurs blessés et leurs morts sur le champ de bataille.

À minuit que la bataille est considérée comme terminée.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny manquent d'expérience et ne tirent pas parti de la victoire.

Les troupes autrichiennes se réfugient dans l'actuelle province de Reggio Emilia.

Frédéric-Louis de Wurtemberg trouve refuge dans le château de Montechiarugolo où il rédige le compte-rendu de la bataille pour Charles VI de Habsbourg.

Les Impériaux laissent 6 172 morts et blessés.

Outre Claude Florimond de Mercy, 4 généraux meurent et 5 sont blessés.

De ces 5 généraux, 2 sont faits prisonniers et meurent à Parme.

Il y a de très nombreux déserteurs qui, par bande, se présentent au camp allié.

Les Français ont 104 officiers morts, 452 officiers blessés, 1 141 soldats morts, 2 305 soldats blessés.

Louis Georges Érasme de Contades, colonel du régiment d'Auvergne, est blessé lors de cette bataille.

Les Piémontais selon un document de la bibliothèque royale de Turin ont, entre les troupes officielles et les partisans, 324 blessés et 75 morts, parmi ceux-ci 12 officiers morts et 41 blessés.



Bataille de Guastalla

Mort de Frédéric-Louis de Wurtemberg

Levée du siège de Mirandole

Dans la nuit du 14 septembre 1734, le comte de Waldeck remporte une petite victoire dans le camp de François de Franquetot de Coigny près de Quistello.

Au petit matin du 15 septembre 1734, 10 000 impériaux commandés par Frédéric-Louis de Wurtemberg pénètrent dans le camp de François-Marie de Broglie au gué de la Secchia.

Réveillé en sursaut, François-Marie de Broglie n'a que le temps d'enfiler un côté de sa culotte et de tenir l'autre avant de s'enfuir en abandonnant ses bagages et 4 000 prisonniers.

Il y gagne le surnom de général Culotte.

Cela redonne courage aux impériaux qui décident de lancer un assaut décisif sur les positions alliées à Guastalla, une petite ville bâtie au confluent du Crostolo et du Pô.

Ces deux rivières entourent presque complètement la ville.

Venant de Luzzara, von Königsegg, est à la tête de 4 000 hommes quand il se présente le 19 septembre 1734 vers 10 heures, devant les positions franco-piémontaises.

Les Français sont sur leur garde et ont reçu le renfort de 5 régiments français et de 5 régiments savoyards.

Charles-Emmanuel III de Savoie est enfin sorti de sa réserve et est présent à la tête de ses troupes.

Les forces alliées comptent 49 000 hommes.

La cavalerie française, sous les ordres de François IV d'Harcourt et d'Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est attaquée la première par les cuirassiers allemands qui sont repoussés dans le bois.

Pendant ce temps, l'infanterie attaque l'aile gauche des alliés.

Après 3 heures de combat, Français et Piémontais repoussent les Autrichiens.

Sans se décourager, Königsegg reforme une colonne et lance une nouvelle attaque là où eut lieu le premier choc contre la cavalerie française.

Les 3 régiments français du Dauphiné, de Soufré et de Picardie, encaissent le choc.

Après plus de 8 heures de combat, Königsegg renonce et commande la retraite.

Celle-ci se passe avec ordre, dans le calme et sans se laisser entamer.

La bataille se termine vers de 19 heures.

Parmi les 12 000 victimes se trouvent :

Après la bataille Charles-Emmanuel III de Savoie retrouve son apathie et les alliés n'exploitent pas leur succès.

Cela permet aux Autrichiens de stabiliser leurs lignes à Luzzara et de prévenir une poussée alliée sur Mantoue.

Guy XXV de Laval se distingue lors de cette bataille

Guy XXV de Laval est nommé peu de temps après brigadier des armées du roi.

Victor-François de Broglie combat comme capitaine de cavalerie lors de cette bataille.

Noël Jourda de Vaux participe à cette bataille où il reçoit 2 blessures.

Louis Emmanuel de Conflans est blessé d'un coup de fusil au col.

François-Charles de Rochechouart est blessé au bras par un coup de fusil lors de cette bataille.

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est blessé à la jambe d'un coup de feu lors de cette bataille.

Il est nommé lieutenant-général et chevalier du Saint-Esprit.

Quelques jours plus tard, Königsegg force Jean-Baptiste François Desmarets à lever le siège de Mirandole.

À la mauvaise saison, le climat malsain de la plaine du Pô, les maladies font plus de victimes dans les deux camps que sous le feu de l'ennemi.



François-Charles de Rochechouart sous les ordres François-Marie de Broglie

François-Charles de Rochechouart se distingue sous les ordres François-Marie de Broglie en 1741.



Expédition de Bohème

Siège de Prague

Mort de Jean de Brand

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle prend une grande part à la guerre de Succession d'Autriche.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle commande la Bohême et fait prendre Prague.

Louis Emmanuel de Conflans sert durant cette expédition de Bohème.

Le siège de Prague se déroule pendant la guerre de Succession d'Autriche.

En juin 1742, les forces françaises sous le commandement de François-Marie de Broglie sont encerclées par une armée autrichienne bien supérieure en nombre.

En septembre 1742, une colonne de secours contraint les Autrichiens à lever partiellement l'état de siège.

François-Marie de Broglie en profite pour s'échapper, en laissant le commandement à Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Lorsque les Autrichiens reprennent le siège et freinent l'avancée des renforts.

Les conditions de survie des assiégés deviennent très difficiles, mais les Autrichiens ne parviennent pas à maintenir un cordon serré autour de la ville.

Jean de Brand meurt vraisemblablement tué durant ce siège.

Le 16 décembre 1742, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle s'échappe à son tour, accompagné de 14 000 hommes.

Le commandement autrichien n'apprend le départ des Français que le 18 décembre 1742, mais estime que de toute façon toutes les voies d'évacuation sont coupées.

Repoussant les groupes d'éclaireurs de l'armée autrichienne, Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle atteint la forêt de Bohême 4 jours plus tard et par une marche forcée de 10 jours à travers les montagnes, dans des conditions climatiques difficiles, gagne la ville d'Egra.

Les 6 000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, que Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle a laissé à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre.

Un récit détaillé du siège de Prague se trouve dans une lettre du fils du comte d'Entraignes, seigneur de Saint-Prest



François-Marie de Broglie 1er Duc de Broglie

Jusqu'à lui sa famille n'avait porté que le titre de comte.

Louis XV confère à François-Marie de Broglie le titre de 1er Duc de Broglie le 11 juin 1742.


George II de Grande-Bretagne à la bataille de Dettingen par John Wootton Bataille de Dettingen

Bataille de Braunau

Bataille de Deckendorf

Bataille de Dettingen

La France est désireuse de ménager ses finances. L'armée et l'État sont trop peu impliqués dans cette guerre de Succession d'Autriche.

Les Bavarois, alliés de la France, subissent une défaite sévère près de Braunau le 9 mai 1743.

Une armée alliée d'environ 50 000 hommes (Britanniques, Hanovriens et Autrichiens) dite pragmatique commandée par le roi George II de Grande-Bretagne et formée sur le Rhin inférieur.

Après le retrait de Jean-Baptiste François Desmarets, elle s'avance vers le sud dans le pays du Main et du Neckar.

Le 27 mai 1743 à la bataille de Deckendorf, Louis François Ier de Bourbon-Conti a son cheval tué sous lui et perd ses équipages.

Une armée française d'environ 70 000 soldats sous les ordres d'Adrien Maurice de Noailles est rassemblée sur le cours moyen Rhin pour contrer cette nouvelle force.

Mais François-Marie de Broglie est en pleine retraite, et les places fortes de Bavière capitulent les unes après les autres devant le prince Charles.

Les Français et les Bavarois sont presque expulsés de la région du Rhin quand la bataille de Dettingen se déroule le 27 juin 1743 (16 juin du calendrier julien) à Dettingen, village de la commune de Karlstein am Main en Bavière.

Philippe de Noailles à Dettingen a 2 chevaux tués sous lui.

Gabriel d'Arsac de Ternay prend part à la bataille Dettingen où il est fait prisonnier.

George II de Grande-Bretagne, complètement dominé dans la manœuvre par des adversaires mieux aguerris, est en grand danger entre Aschaffenbourg et Hanau dans le défilé formé par les collines Spessart et la rivière Main, n'ayant pas eu de ravitaillement notamment en pain depuis une semaine.

Adrien Maurice de Noailles parvient à prendre dans la nasse l'armée austro-britannique.

Il s'apprête à l'anéantir grâce aux pièces d'artillerie qui ferment les deux issues du défilé du Main.

Louis VII de Gramont, son neveu, à la tête de 23 000 hommes, doit garder un des 2 passages.

Impatient au bout de 6 heures d'attente, Louis VII de Gramont traverse le Main devant le village de Dettingen et lance une attaque en masse contre un ennemi qui n'a plus rien à perdre, contraignant l'artillerie française à interrompre son bombardement.

Repoussés, ses hommes cherchent à se replier sur les ponts mais certains de ceux-ci s'effondrent et les soldats sont noyés.

La compagnie des chevau-légers de la garde royale française y est anéantie.

Adrien Maurice de Noailles porte certainement une part de responsabilité dans cette défaite.

Les coalisés sont ainsi sauvés d'un anéantissement certain.

La route d'Hanau leurs est ouverte aux coalisés.

William Augustus de Grande-Bretagne est blessé lors de cette bataille. Il devient un héros national.

L'honneur de la victoire des coalisés revient principalement à Léopold-Philippe d'Arenberg, qui est blessé dans l'action. George II de Grande-Bretagne est témoin de sa bravoure et de son l'habileté.

George II de Grande-Bretagne quitte l'armée le 1er octobre 1743, pour se rendre dans ses États de Hanovre.

Il remet le commandement Léopold-Philippe d'Arenberg qui fait repasser le Rhin à ses troupes, leur assigne des quartiers d'hiver.

C'est la dernière fois qu'un souverain régent du Royaume-Uni menera ses troupes dans une bataille dont le souvenir est encore célébré particulièrement à l'académie royale militaire de Sandhurst.

En souvenir de la victoire, Haendel compose son Dettingen Te Deum.

La bravoure de Louis François Ier de Bourbon-Conti touche Louis XV, qui lui octroie en récompense une augmentation de 36 000 livres sur son gouvernement du Poitou et le reçoit au château de Fontainebleau le 9 novembre 1743.


Victor-François de Broglie

Mort de François-Marie de Broglie

Victor-François de Broglie 2e Duc de Broglie

François-Marie de Broglie meurt à Broglie dans l'Eure le 22 mai 1745 dans l'exil, victime d'intrigues de cour.

Victor-François de Broglie s'est fait appeler jusque-là Comte de Broglie.

Victor-François de Broglie, son fils, lui succède et devient 2e Duc de Broglie.


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