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Événements contenant la ou les locutions cherchées



39 événements affichés, le premier en 1617 - le dernier en 1695



Mariage de François de Montmorency-Bouteville avec Élisabeth Angélique de Vienne

François de Montmorency-Bouteville épouse le 17 mars 1617 Élisabeth Angélique de Vienne. Leurs enfants sont :



Naissance de François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville Comte de Bouteville et de Luxe

François-Henri de Montmorency-Bouteville naît à Paris le 8 janvier 1628, fils de François de Montmorency-Bouteville. Il nait après la mort de son père.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est Comte de Bouteville et Comte de Luxe.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa tante, offre sa protection à François-Henri de Montmorency-Bouteville et l'élève avec Louis II de Bourbon-Condé, son fils.

François-Henri de Montmorency-Bouteville s'attache à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin.



Exil de Mazarin

Libération de Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville

Le 7 février 1651, devant l'union des Frondes et suite à des émeutes, Mazarin s'enfuit, obligé de s'exiler en Allemagne.

Le Parlement vote l'expulsion de Mazarin qui a pris les devants.

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville sont libérés.

Armand Jean de Vignerot du Plessis se range dans le parti de Louis II de Bourbon-Condé.

Dominique d'Estampes-Valençay est membre du conseil de Louis II de Bourbon-Condé, aux côtés d'Armand de Bourbon-Conti et de François VI de La Rochefoucauld en 1651.

Le 8 février 1651, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV essaient de rejoindre Mazarin en exil mais le peuple envahit le Palais du Louvre et empêche la famille royale de partir.

Officiellement, Nicolas Fouquet, procureur général, instruit contre Mazarin.

En sous-main, il tient Mazarin informé jusqu'à son retour en grâce, via son frère Basile Fouquet, dit l'abbé Fouquet, chef de la police secrète du cardinal.

Mazarin continue de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne et Michel IV Le Tellier.

Adepte du népotisme, Michel IV Le Tellier crée un réseau important de clients qui lui permettront d'asseoir son pouvoir à la cour.

Louis II de Bourbon-Condé devenu incontournable dans la direction de l'État, empêche Armand de Bourbon-Conti, son frère, d'épouser Charlotte-Marie de Lorraine, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.

Armand de Bourbon-Conti se retire à Pézenas, en Languedoc

François-Henri de Montmorency-Bouteville partage les succès et revers de Louis II de Bourbon-Condé, son cousin pendant la Fronde des Princes.

Claude de Rouvroy se tient à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde.



Exil de Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville

En 1651, Louis II de Bourbon-Condé négocie avec Philippe IV d'Espagne et Oliver Cromwell, le Lord Protecteur Anglais.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville s'exilent aux Pays-Bas espagnols.

Jacques-Henri Ier de Durfort suit le parti de Louis II de Bourbon-Condé.


Entrevue de Louis XIV et de Philippe IV d'Espagne dans l'Île des Faisans en 1659 - On distingue Marie-Thérèse d'Autriche derrière son père Philippe IV Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité des Pyrénées

Retour en France de Louis II de Bourbon-Condé et de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Hugues de Lionne est le négociateur du traité des Pyrénées.

Le Traité des Pyrénées est signé entre l'Espagne et la France le 7 novembre 1659.

Il scelle la paix, et met fin à 30 ans de guerre entre la France et l'Espagne.

Il fixe les frontières entre la France et l'Espagne.

Une clause prévoit le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne et d'Élisabeth de France.

Hugues de Lionne insiste pour insérer la clause de la dot de 500 000 écus d'or pour Marie-Thérèse d'Autriche en échange du renoncement à ses droits sur la couronne d'Espagne.

Le traité des Pyrénées assure à Louis II de Bourbon-Condé et à François-Henri de Montmorency-Bouteville le pardon royal, proclamé à Aix-en-Provence.

Louis II de Bourbon-Condé, François-Henri de Montmorency-Bouteville et Henri Jules de Bourbon-Condé reviennent alors en France.

Le Quesnoy devient officiellement français par ce traité.



Liaison de Louis II de Bourbon-Condé avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville

Mariage de François-Henri de Montmorency-Bouteville avec Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre

François-Henri de Montmorency-Bouteville Duc de Piney-Luxembourg et Pair de France

Louis II de Bourbon-Condé a une liaison avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville, duchesse de Châtillon, sœur de François-Henri de Montmorency-Bouteville. Elle est connue à la cour pour sa beauté.

Louis II de Bourbon-Condé arrange, en 1661, le mariage de son cousin avec le plus beau parti de France.

François-Henri de Montmorency épouse le 17 mars 1661 Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre, héritière du duché de Piney-Luxembourg, connu sous le nom de duché de Luxembourg, Princesse de Tingry, Comtesse de Ligny, Baronne de Dangu. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de François-Henri de Montmorency-Bouteville le dux jure uxoris ou Duc de Piney-Luxembourg et un pair de France.



Naissance de Charles Ier Frédéric de Montmorency-Luxembourg

Charles François ou Charles Ier Frédéric de Montmorency-Luxembourg naît en 1662, fils de François-Henri de Montmorency-Bouteville et de Madeleine de Clermont-Tonnerre.



Naissance d'Angélique Cunégonde de Montmorency-Luxembourg

Angélique Cunégonde de Montmorency-Luxembourg naît en 1666, fille de François-Henri de Montmorency-Bouteville et de Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre.



Première partie de la guerre de Dévolution

La guerre de Dévolution qui dure de 1667 à 1668, est déclenchée à la suite de la mort de Philippe IV d'Espagne. C'est la première guerre de Louis XIV.

Suite au mariage entre Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée de Philippe IV d'Espagne, la dot de 500 000 écus n'a pas été payée.

En vertu du droit de dévolution, coutume ancestrale originaire du Brabant, Louis XIV réclame sur les possessions d'Espagne Mons, le Luxembourg, Anvers, Cambrai, le Brabant, Malines, Namur, la Franche-Comté, la Haute-Gueldre et le Limbourg,.

La première partie de la guerre de Dévolution se déroule dans les Pays-Bas espagnols de mai 1667 à août 1667.

Dès mars-avril 1667 Louis XIV débute ses préparatifs militaires en ne les cachant que pour la forme.

Le marquis de Castel-Rodriguo, alerte en vain Madrid sur les intentions du jeune roi quant à la province qu'il gouverne.

En mai 1667 Louis XIV fait parvenir au souverain d'Espagne le Traité des droits de la Reine Très-Chrétienne, sa femme Marie-Thérèse d'Autriche dans lequel il réclame pratiquement tous les Pays-Bas espagnols, un tiers de la Franche-Comté et la moitié du Luxembourg.

Louis XIV prend la tête de l'armée, secondé par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Peu après Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se voit confier le commandement de l'armée d'invasion, sous la direction de Louis XIV qui quitte Saint-Germain-en-Laye. L'objectif est de marcher sur Bruxelles.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville se trouvent sans affectation.

Bernardin Gigault commande plusieurs détachements et est nommé gouverneur du pays d'entre-Sambre-et-Meuse, blessé alors à 8 reprises lors de sièges ou de combats.



Conquête du Comté de Bourgogne

Louis XIV ne se laisse pas impressionner et rejoint ses troupes en février 1668.

Charles-Paris d'Orléans prend part à l'expédition en Franche-Comté.

Louis II de Bourbon-Condé prend en un jour Besançon.

François-Henri de Montmorency-Bouteville qui a obtenu un grade de lieutenant général aux cotés de Louis II de Bourbon-Condé, prend en un jour Salins.

La ville de Dôle dans le Jura est prise après un siège de 4 jours. Pratiquement toute la Franche-Comté est ainsi conquise en 3 semaines.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Paix d'Aix-la-Chapelle

Clément IX est médiateur dans les guerres de succession d'Autriche entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

Pierre II, Roi du Portugal, décide de mettre fin à la guerre avec l'Espagne, libérant ainsi des troupes susceptibles d'être employées contre la France.

Le Duc de Lorraine promet 8 000 hommes aux adversaires de la France et Louis XIV décide pour conserver ses conquêtes de proposer en premier de traiter avec l'Espagne.

Charles Colbert de Croissy est l'un des plénipotentiaires du congrès d'Aix-la-Chapelle.

Hugues de Lionne contribue à la signature du Traité d'Aix-la-Chapelle dite "Clémentine" en 1668.

Pour garder une frontière nord-est alors morcelée et difficile à défendre.

L'Espagne abandonne à la France 12 places fortes :

Sébastien Le Prestre est envoyé dès la fin mai 1668 à la frontière nord afin de fortifier les places

Louis XIV démantèle les places fortes de la Franche-Comté qu'il restitue à l'Espagne.

Les fortifications de Charleroi sont perfectionnées par les Français par Thomas de Choisy.

La France sort victorieuse de cette guerre et confirme son hégémonie européenne, de par sa puissance démographique et militaire.

Mais cette guerre va inquiéter les puissances européennes, car elle n'est pas totalement justifiée sur le plan du Droit.

La paix n'est pas officiellement déclarée d'autant plus qu'elle semble provisoire, à Louis XIV le premier qui continue à maintenir ses intentions agressives.

Ces conquêtes marquent une avancée considérable, mais n'établissent pas une frontière défendable.

Deux saillants espagnols subsistent, entre Saint-Omer et Ypres d'une part, entre Valenciennes et Cambrai d'autre part.

Pendant les années de paix qui suivent, François-Henri de Montmorency-Bouteville cultive les faveurs de Louvois.



Charles-Paris d'Orléans Candidat au trône de Pologne

Prise d'Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick

Franchissement du Rhin au gué Tolhuis

Mort de Charles-Paris d'Orléans

Occupation de Zwolle

Siège de Groenlo

Prise d'Arnheim

Mort d'Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin

Prise de Nimègue

Tentative de négociation des Hollandais avec Louis XIV

Charles-Paris d'Orléans est Duc de Longueville, d'Estouteville, Prince de Neufchâtel et de Valangin, Comte de Dunois et de Saint-Pol.

François de Callières travaille à faire élire Charles-Paris d'Orléans sur le trône vacant de Pologne. Il est près de l'emporter sur son compétiteur, Michel Wiecnowiecki.

En 1672, évitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies.

Johan de Witt ne peut empêcher cette invasion.

Le 1er juin 1672, les troupes commandées par Bernhard von Galen, prince-évêque de Münster, contournent les défenses néerlandaises par le sud et envahissent l'est des Pays-Bas, assiégeant les villes d'Enschede, Almelo, Borculo et Groenlo ou Groningue, où les rejoignent les forces de France et de Cologne.

Les forces alliées comportent quelque 100 000 hommes.

Entourée de remparts et de fossés, Groenlo est bien fournie en provisions, et défendue par dix compagnies d'infanterie et une compagnie de cavalerie, soit 600 soldats commandés par le lieutenant-colonel d'infanterie Gustaff Tungel, disposant de 22 canons montés sur des nouveaux affûts.

La ville se rend le 10 juin 1672.

Les troupes de Bernhard von Galen détruisent les plus importantes fortifications de Groenlo. Elles occuperont la ville jusqu'en 1674.

Les alliés se tournent alors sur Deventer et d'autres villes.

Commencent alors ce que les néerlandais appelleront la Rampjaar, la pire année pour la République néerlandaise.

Louis XIV et Louis II de Bourbon-Condé prennent Orsoy, Wesel, la place forte de Rheinberg ou Rhinberg, Burick.

Le dimanche 12 juin 1672, ils passent le Rhin au gué de Tolhuis.

Melchior II de Vogüé participe à la bataille de Wesel et au passage du Rhin.

Charles-Paris d'Orléans passe le Rhin à la nage avec la cavalerie française.

Au sortir de ce fleuve, il attaque un corps retranché au fort de Tolhuis ou Toluys.

Charles-Paris d'Orléans meurt durant ce combat.

Louis Victor de Rochechouart se trouve au passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fait au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères ? Au même moment, Louis Victor de Rochechouart reçoit à l'épaule gauche un coup de feu dont il ne guérira jamais, et qui le forcera toujours à porter son bras en écharpe, mais il supportra gaiement cette disgrâce.

Pendant ce temps, François-Henri de Montmorency-Bouteville occupe Zwolle.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Arnheim.

César III Auguste de Choiseul et Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, son frère aîné, participent à la bataille d'Arnheim.

Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin meurt le 14 juin 1672 tué d'un coup de canon.

César III Auguste de Choiseul prend alors le titre de comte du Plessis-Praslin.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Nimègue.

Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.

Dès le 16 juin 1672, débordés, les Hollandais envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de 10 000 000 de livres.

Mais Louis XIV exige plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture.

Le 20 juin 1672, les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays.

Les Français ne peuvent plus avancer.



François-Henri de Montmorency-Bouteville Gouverneur de Hollande

Bataille de Woerden

Les français devant La Haye

Les Provinces-Unies sont attaquées par la France en 1672.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est nommé Gouverneur de Hollande.

François-Henri de Montmorency-Bouteville défait Guillaume III d'Orange-Nassau à Woerden. Il ravage la Hollande.

En décembre 1672 profitant du gel, les français sont devant La Haye qui n'est sauvée que par un dégel soudain.


Louis XIV devant Maastricht Louis XIV devant Maastricht

Prise de Maastricht

Mort de d'Artagnan

En 1673 François-Henri de Montmorency-Bouteville protège la retraite d'Utrecht jusqu'à Maastricht avec seulement 20 000 hommes face à une armée de 70 000 hommes. Cet exploit le place au premier rang des généraux.

Le siège de Maastricht ou Maëstricht est un des principaux épisodes du plan d'invasion des Pays-Bas de Louis XIV, en 1673, pendant la Guerre de Hollande.

Le siège de Maastricht commence le 13 juin 1673 très tôt le matin ce qui permet aux forces françaises d'avoir un certain avantage sur leurs adversaires malgré leur supériorité numérique.

Grâce à un nouveau système de combat imaginé par Sébastien Le Prestre, Louis XIV peut remporter la victoire sur une des principales places fortes hollandaises, avec un minimum de pertes et un minimum de temps.

Le 29 juin 1673, Louis XIV s'empare de Maastricht.

D'Artagnan y meurt tué d'une balle de mousquet reçue dans la gorge.

Victor-Maurice de Broglie se distingue particulièrement, à la tête de ses chevau-légers. Un cheval est tué sous lui.

Alexis Bidal sert lors de ce siège de Maëstricht

Louis Victor de Rochechouart se signale lors de ce siège.

Maastricht restera sous domination française jusqu'en 1678.

Pendant cette période, les protestants habitant de Maastricht perdent les droits qui les rendent égaux aux autres chrétiens.



Louis-Auguste de Bourbon, Louis César de Bourbon et Louise-Françoise de Bourbon et Françoise d'Aubigné à Versailles

Louis-Auguste de Bourbon Colonel général des Suisses et Grisons

En janvier 1674, Louis-Auguste de Bourbon, Louis César de Bourbon et Louise-Françoise de Bourbon emménagent, avec Françoise d'Aubigné, leur gouvernante, à Versailles.

En 1674, Louis-Auguste de Bourbon reçoit la charge de colonel général des Suisses et Grisons.

De tempérament pieux et effacé, Louis-Auguste de Bourbon étudie avec beaucoup de soin.

Mais, malgré les efforts François-Henri de Montmorency-Bouteville, Louis-Auguste de Bourbon comprend médiocrement la science militaire et se révèlera ensuite piètre officier.



François-Henri de Montmorency-Bouteville Capitaine des gardes du Roi

En 1674 François-Henri de Montmorency-Bouteville est fait capitaine des gardes du Roi.



Naissance de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg

Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg naît le 9 février 1675, fils de François-Henri de Montmorency-Bouteville et de Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre.


François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville Maréchal de France

François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney-Luxembourg, est fait Maréchal de France en 1675 par Louis XIV.

Il est souvent appelé Maréchal de Luxembourg.



Claude de Choiseul élève de François-Henri de Montmorency-Bouteville

En 1676, Claude de Choiseul sert sous le François-Henri de Montmorency-Bouteville et devient son élève.


Siège de Philippsburg Siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Charles de Faultrier du Fay Maréchal de camp

Sébastien Le Prestre a fortifié la forteresse de Philippsburg qui est la seule tête de pont des Français sur la rive est du Rhin.

Cela constitue une menace constante pour le flanc ouest du Saint Empire romain germanique.

Au printemps 1676, pendant la guerre franco-néerlandais, les troupes de Léopold Ier de Habsbourg détruisent les garnisons des villes périphériques de Kißlau, Schwetzingen et Bruchsal avant d'assiéger la forteresse elle-même.

Le 1er mai 1676, Charles V de Lorraine, commandant les troupes impériales, commence le siège à la tête des 40 000 hommes.

Henri de Guise-Lorraine fait acte de bravoure durant ce siège.

Charles de Faultrier du Fay, le commandant français, a un peu moins de 2 800 hommes.

François-Henri de Montmorency-Bouteville ne parvient pas à empêcher Charles V de Lorraine de prendre Philippsburg.

Charles de Faultrier du Fay capitule le 9 septembre 1676, pour le cas où il ne serait pas secouru avant le 17.

Charles de Faultrier du Fay se rend le 17 septembre 1676.

Les 1 500 survivants français sont autorisés avec les honneurs militaires.

3 000 soldats impériaux sont alors affecté la garnison de la forteresse

Charles de Faultrier du Fay est nommé maréchal de camp le 1er octobre 1676.

Charles de Faultrier du Fay devient alors Gouverneur de Brisach et Lieutenant général de roi en Haute-Alsace.



François-Henri de Montmorency-Bouteville à la tête de l'armée du Rhin

En 1676, François-Henri de Montmorency-Bouteville est placé à la tête de l'armée du Rhin.



Début du Siège de Valenciennes

En novembre 1676, Louvois met le siège devant de Valenciennes.

Afin d'ôter l'envie aux Espagnols de prêter main forte à Valenciennes, des troupes font le siège de Saint-Omer et de Cambrai.

Valenciennes est bien fortifiée, les abords ont été inondés, la garnison semble prête à attendre les renforts qui ne manqueront pas d'arriver.

Devant Valenciennes, Louis XIV est accompagné de Philippe Ier d'Orléans et des maréchaux :

qui commandent chacun leur jour.

Nicolas Chalon du Blé et Yves d'Alègre participent à ce siège.

Sébastien Le Prestre aussi est là, qui commande toutes les opérations.


Plan de Cambrai datant de 1710 – les inondations au sud - à l'oues, la porte de Selles, la porte Notre-Dame au nord Codification des attaques des places fortes par Vauban Siège et reddition de la forteresse de Cambrai en avril 1677 par Adam François van der Meulen Philippe de France portant une armure à fleur de lys et le cordon bleu de l'Ordre du Saint-Esprit.

Siège de Cambrai

Siège de Saint-Omer

Forte d'une armée de métier bien payée et bien organisée qui comprend plus de 279 000 hommes, bénéficiant d'une artillerie puissante, la monarchie française est alors la meilleure armée d'Europe.

Face à elle, les places fortes des anciens Pays-Bas espagnols sont défendues par quelques milliers d'hommes, souvent des mercenaires mal payés et des compagnies de bourgeois qui n'offrent que leur courage.

Louis XIV, qui veut assurer à jamais le repos de ses frontières, décide d'en finir avec Cambrai et se porte en personne devant la ville.

Charles II d'Espagne estime plus la place de Cambrai, que tout le reste de la Flandre ensemble.

Elle est fameuse par le nombre des affronts qu'elle a fait souffrir aux Français.

Selon Boileau on juge, en France, que les Espagnols feront tous les efforts pour sauver Saint-Omer et Cambrai, dont la perte risque d'entraîner le reste des Pays-Bas.

Cambrai est isolé et ne peut espérer aucun secours mais la défense de la ville est confortée par :

Le temps, froid, pluvieux et neigeux, rend les conditions difficiles pour les assiégeants.

Les services secrets de Louvois l'ont renseigné sur les sentiments des Cambrésiens : ils ne sont pas belliqueux et n'ont pas d'attaches particulières avec l'Espagne.

Le 22 mars 1677, Louis XIV et François III d'Aubusson, s'installent à Awoingt d'où il dirige le siège.

François-Henri de Montmorency-Bouteville prend position à la Marlière.

Guy Aldonce II de Durfort s'installe au château d'Escaudœuvres.

Armand-Frédéric de Schomberg prend position à Ramilliesn.

La suite de Louis XIV comprend aussi Louvois et Simon Arnauld d'Andilly et le père de la Chaise, confesseur du roi.

Nicolas Chalon du Blé, Henri de Guise-Lorraine et Yves d'Alègre participent à ce siège.

César III Auguste de Choiseul participe à ce siège, sous les ordres de Philippe Ier d'Orléans

L'armée française est composée de 38 bataillons d'infanterie et 48 escadrons de cavalerie, soit plus de 40 000 hommes.

Les défenseurs de Cambrai sont au nombre de 4 000.

Vauban, qui commande les opérations, entreprend la réalisation de lignes de circonvallation et de contrevallation entourant la place :

Le front nord de Cambrai est vulnérable.

Profitant de cette faiblesse, les Français ouvrent une tranchée du côté de la porte Notre-Dame.

7 000 paysans viennent de Picardie aident aux travaux d'approche qui avancent rapidement.

Des buttes sont construites afin de placer, pour une meilleure performance, les canons au niveau de la contre-escarpe.

Le 30 mars 1677 les premières batteries se mettent à battre en brèche 3 demi-lunes et le corps de la place.

Le 1er avril 1677 les troupes françaises attaquent les 3 demi-lunes.

Le 2 avril 1677 les troupes françaises investissent l'une des demi-lunes entre la porte de Selles et la Porte Notre-Dame.

Le 5 avril 1677, la ville se rend après que les troupes françaises ont sapé les fortifications.

La garnison se réfugie dans la citadelle.

Les Français ouvrent alors une tranchée sur l'esplanade.

Dans la nuit du 11 au 12 avril 1677, 150 Français sont tués.

En réponse le roi fait saper les fortifications à 3 endroits au niveau du bastion Saint Charles.

Le gouverneur refuse toutefois de se rendre.

Le 17 avril 1677, le commandement français indique que deux autres mines vont de manière imminente écrouler les fortifications.

Le gouverneur Pedro de Zavala, blessé à la jambe durant les combats, fait battre la chamade et capitule.

Le roi apprend la nouvelle alors qu'il assiste, à Awoingt, à la messe officiée par le père de la Chaise.

Le 19 avril 1677, après les négociations d'usage, Pedro de Zavala, porté sur une litière en raison de sa blessure, remet les clefs de la citadelle à Louis XIV, après un siège de 29 jours.

On lui rend les honneurs pour sa belle défense.

Les combats de la citadelle ont fait plus de 1 200 blessés.

Les 2 000 Espagnols encore valides quittent la place tambours battant, mèches allumées, enseignes déployées.

Le 20 avril 1677, Louis XIV entre dans la ville et fait chanter le Te Deum dans l'église cathédrale puis visite la citadelle, qu'il ne trouve pas aussi forte qu'il le croyait.

Le 21 avril 1677, Louis XIV nomme le marquis de Cezen gouverneur de la ville.

Celui-ci nomme 14 nouveaux échevins tout en gardant le même prévôt.

Les jours suivants Louis XIV quitte Cambrai pour rejoindre Douai.

L'évènement grandit la gloire du roi en raison de l'ancienneté de la ville et du prestige de son archevêché.


Siège d'Ypres

Prise de Gand

Siège d'Ypres

L'alliance entre l'Angleterre et les Provinces-Unies est décidée le 10 janvier 1678.

Louis XIV décide de parer cette menace.

Les Néerlandais s'attendent à défendre Namur.

Louis XIV fait converger ses armées, et prend Gand le 9 mars 1678.

César III Auguste de Choiseul participe à la prise de Gand.

Louis XIV met alors immédiatement le siège devant Ypres.

Jean Marie Hocquart et César III Auguste de Choiseul participent à ce siège.

Henri de Guise-Lorraine est gravement blessé à la cuisse lors de ce siège.

Le 18 mars 1678, les travaux d'approche commencent du côté de la citadelle.

Dom Francisco de Pardo, le gouverneur de la ville, ordonne d'inonder les terres environnantes, mais les Français sont déjà trop avancés.

22 pièces de gros calibre et 12 mortiers ravagent la forteresse.

Le 23 mars 1678 Sébastien Le Prestre ouvre la tranchée.

Les travaux avancent si vite que Louis XIV ordonne d'attaquer dans la nuit du 24 au 25 mars 1678.

Côté ville, le chemin couvert tombe rapidement.

Au levé du jour, les assiégés capitulent.

La citadelle résiste encore, mais le lendemain 1600 hommes valides et 600 blessés se rendent à leurs assaillants.

En avril 1678, Sébastien Le Prestre commence la reconstruction des fortifications d'Ypres.

Louis de Crevant est nommé gouverneur de la ville.

Afin de négocier la paix, Louis XIV confie le commandement à François-Henri de Montmorency-Bouteville et se retire à Lille.

Les Allemands et les Espagnols rejettent toutes tentatives de négociation.

En Angleterre Charles II se hâte de lever une vingtaine de régiments et d'envoyer des renforts à Ostende, mais il hésite à déclarer la guerre à la France.

Louis XIV décide alors de négocier séparément avec les Hollandais.

Le 9 avril 1678 il s'engage à ne pas reprendre les combats en Flandre avant le 10 mai 1678.

Nicolas Chalon du Blé est aux sièges de Gand et d'Ypres.



Bataille de Saint-Denis

François-Henri de Montmorency-Bouteville défait Guillaume III d'Orange-Nassau à Saint-Denis, près de Mons, le 14 août 1678, combat inutile puisque gagné au lendemain de la signature du traité de Nimègue.

La réputation de François-Henri de Montmorency-Bouteville est au plus haut, au point de faire des envieux.

Nicolas Chalon du Blé participe à ce combat.


La Voisin

L'affaire des poisons

En 1679 éclate l'affaire des poisons.

Catherine Deshayes, épouse de Monvoisin, est arrêtée car soupçonnée de sorcellerie.

Louis XIV décide de créer une cour d'exception, la Chambre Ardente, pour juger des actes commis par La Voisin et ses complices.

L'affaire est étouffée par le roi lorsqu'il apparaît que Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart a pris part à ces agissements.

La favorite du roi ne peut être compromise sans compromettre les enfants qu'elle a eus avec le Roi.

Toutefois, cette affaire consomme la disgrâce dans laquelle la favorite était tombée quelques mois auparavant.

Louvois prétexte les anciennes expériences d'alchimiste de François-Henri de Montmorency-Bouteville pour l'accuser d'assassinat et de pacte avec le diable.

Compromise dans l'Affaire des poisons, Marie-Anne Mancini rentrera en grâce contrairement à sa sœur.

Olympe Mancini est accusée d'avoir fréquenté la Voisin et autres devineresses et est dite profonde en crimes et docteur en poisons.

La comtesse aurait résolu d'empoisonner Françoise Louise de La Baume Le Blanc, bien qu'elle soit au Carmel depuis plusieurs années, craignant que le roi la fasse revenir à la cour.

Olympe Mancini va jusqu'à menacer Louis XIV que s'il ne revenait pas à elle, il s'en repentirait.

Olympe Mancini est également soupçonnée d'avoir empoisonné, Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, son mari, pourtant complaisant, ainsi que Marie-Louise d'Orléans, fille d'Henriette-Anne Stuart et nièce de Louis XIV.

Antoinette Louise de Mesme est impliquée par La Voisin dans l'Affaire des Poisons, mais ne sera pas inquiétée sur ordre de Louis XIV.



François-Henri de Montmorency-Bouteville Prisonnier

Libération de François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville est emprisonné à la Bastille en janvier 1680.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est rapidement libéré mais est condamné à l'exil sur ses terres pendant un an.


Jean-Louis d'Elderen

Mort de Maximilien-Henri de Bavière

Jean-Louis d'Elderen Prince-évêque de Liège et Prince-Électeur archevêque de Cologne

Guerre de la ligue d'Augsbourg ou Guerre de Neuf Ans

Allié de la France, Maximilien-Henri de Bavière choisit pour coadjuteur Guillaume-Egon de Furstenberg.

Maximilien-Henri de Bavière meurt à Bonn le 5 juin 1688.

Les princes et le clergé Allemands ne peuvent admettre que Guillaume-Egon de Furstenberg, un agent de la France, devienne prince-électeur et l'empêche d'accéder à l'archiépiscopat.

Deux candidats sont en lice pour la succéssion :

N'étant pas départagés, la décision revient à Innocent XI qui choisit le candidat impérial.

Jean-Louis d'Elderen devient Prince-évêque de Liège en 1688.

Joseph-Clément de Bavière est trop jeune. Jean-Louis d'Elderen, suffisamment âgé pour ne pas occuper trop longtemps cette position prestigieuse dans l'Empire se voit confier le siège de Prince-Électeur archevêque de Cologne.

C'est le point de départ de la guerre de la ligue d'Augsbourg, également appelée guerre de Neuf Ans, qui durera de 1688 à 1697.

Cette guerre est connue en Allemagne sous le nom de guerre d'Orléans.

La ligue d'Augsbourg, en Bavière, est une coalition formée le 9 juillet 1688 par :

Le chef suprême de la ligue est Guillaume III d'Orange-Nassau.

Ces pays déclaré la guerre à la France à laquelle le Danemark et l'empire ottoman apportent leur soutien.

En septembre 1688 l'électeur Palatin et le duc de Holstein-Gothorp rejoignent la ligue.

François-Henri de Montmorency-Bouteville retrouve grâce aux yeux du roi. Louis XIV et Louvois estiment qu'il est le seul à pouvoir faire face Guillaume III d'Orange-Nassau, et lui donne le commandement de l'armée de Flandre.

Rétabli, Charles V de Lorraine reçoit un commandement lors de cette Guerre.

Nicolas Auguste de La Baume fait les campagnes d'Allemagne et de Flandres sous les ordres de Louis le Grand Dauphin.



François-Louis de Bourbon-Conti aux Pays-Bas

En mai 1689, François-Louis de Bourbon-Conti suit son ami intime François-Henri de Montmorency-Bouteville aux Pays-Bas.


Bataille de Fleurus

Bataille de Fleurus

Mort de Charles-Édouard Colbert

Le 1er juillet 1690, la bataille de Fleurus oppose une armée française aux armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l'Espagne et l'Angleterre.

Les troupes françaises sont sous le commandement de François-Henri de Montmorency-Bouteville accompagné de Louis François de Boufflers, de Louis-Auguste de Bourbon, de Claude de Choiseul, de Philippe de Vendôme et de François-Louis de Bourbon-Conti.

Les armées de la coalition sont commandées par le général allemand Waldeck.

Les artilleurs français tirent sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'ont pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçoivent alors, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

La France remporte une grande victoire sur la coalition qui perd 20 000 hommes alors que la France ne perd que 4 000 hommes.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre à la tête d'un régiment de cavalerie lors de cette bataille.

Yves d'Alègre et Antoine V de Gramont participent à cette bataille.

Louis d'Aubusson prend part à cette bataille.

César III Auguste de Choiseul commande l'aile droite de l'armée française.

Ferdinand de Marsin est blessé au cours de cette bataille.

Claude de Jussac meurt lors de cette bataille.

Charles-Édouard Colbert meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert, son frère, hérite du régiment de Champagne le 11 juillet 1690.


Siège de Mons

Siège de Mons

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le siège de Mons se déroule du 15 mars au 10 avril 1691.

Avec une armée de 46 000 hommes, Louis François de Boufflers investit la ville le 15 mars.

Une armée d'observation équivalente en nombre, commandée par François-Henri de Montmorency-Bouteville, couvre le siège

François-Louis de Bourbon-Conti participe au siège de Mons.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de ce siège.


Bataille de Leuze par Joseph Parrocel

Bataille de Leuze

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, persuadé que la campagne de 1691 est terminée, Guillaume III d'Orange-Nassau, a regagné l'Angleterre, et Georges Frédérick de Waldeck prépare ses quartiers d'hiver.

François-Henri de Montmorency-Bouteville, qui se trouve à proximité de Tournai, envoie Marsilly en reconnaissance.

Celui-ci lui apprend que le corps principal de l'armée alliée est en train de s'éloigner, ne laissant qu'une arrière-garde de cavalerie à Leuze (aujourd'hui Leuze-en-Hainaut).

François-Henri de Montmorency-Bouteville agit immédiatement. Il envoie un détachement suivre les mouvements du corps principal.

Avec les escadrons de Claude Louis Hector de Villars et de Marsilly, François-Henri de Montmorency-Bouteville attaque sans avertissement le 18 septembre 1691.

N'utilisant que leurs épées, les cavaliers français chargent la cavalerie alliée pourtant bien supérieure en nombre mais qui, par manque d'espace, ne peut se déployer.

Au cœur de l'action, François-Henri de Montmorency-Bouteville doit défendre chèrement sa personne.

Antoine V de Gramont combat Leuze.

La bataille ne dure que 2 heures et se termine par une victoire des Français. La cavalerie alliée ne doit son salut qu'a l'intervention de renforts envoyés par Waldeck.


Siège de Namur - par Jean-Baptiste Martin (1659 - 1735)

Siège de Namur

Pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg, Louis XIV se déplace personnellement pour assister au siège de Namur et de sa citadelle.

L'armée sous le commandement François-Henri de Montmorency-Bouteville couvre le siège.

L'ingénieur en chef du roi, Sébastien Le Prestre est responsable des opérations de siège.

Désormais membre de l'armée de Flandre, Jean-Jules-Armand Colbert fait la campagne et participe aux sièges de Mons et de Namur.

Après un mois, la garnison commandée par Coehoorn capitule le 30 juin 1692 et quitte la ville avec les honneurs de la guerre.

Elle reprendra la ville 3 ans plus tard.

En 1692, François-Louis de Bourbon-Conti et Antoine V de Gramont participent à ce siège.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de ce siège.



Invasion du Dauphiné

Prise de Guillestre

Prise d'Embrun

Prise de Gap

En 1692, Victor-Amédée II de Savoie, partie prenante de la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV, envahit la région de Gap à la tête d'une armée de 40 000 hommes.

La guerre contre la France se déroule alors surtout dans le nord de l'Europe, notamment dans les Pays-Bas espagnols où les armées françaises commandées par François-Henri de Montmorency-Bouteville remportent une série de victoires.

Il s'agit alors pour les coalisés de la Ligue d'Augsbourg d'opérer une diversion en menaçant la France sur ses arrières, du côté de Grenoble et de Lyon.

Il est alors demandé à Victor-Amédée II de Savoie d'intervenir à partir du Piémont.

Le 21 juillet 1692, l'armée de Victor-Amédée II de Savoie se met en marche contre la France.

Elle comprend des contingents piémontais, allemands, espagnols et vaudois que l'on appelle les barbets.

L'armée comporte également un fort contingent de protestants français commandés par un de Montbrun, de la famille du célèbre capitaine huguenot Charles Du Puy de Montbrun.

Trois régiments sont sous les ordres de Ménard de Schomberg, fils du huguenot Armand-Frédéric de Schomberg.

Du côté de la Ligue d'Augsbourg, on peut espérer que les huguenots français, souvent nouveaux convertis au catholicisme vont se révolter et basculer du côté des coalisés.

Les objectifs militaires de la campagne sont très imprécis. On ne sait pas :

Alors que la vallée voisine de Barcelonnette est savoyarde, Victor-Amédée II de Savoie n'a pas mis à profit cette proximité pour déployer un réseau d'espions : il se montre fort ignorant des conditions topographiques.

Les 40 000 hommes des l'armée coalisée franchissent les Alpes au col de Larche puis passent le col de Vars.

Dès le 27 juillet 1692, l'avant-garde formée de réfugiés protestants procède à des pillages et à des incendies.

Les troupes de Victor-Amédée II de Savoie tombent sur Guillestre qui est prise le 29 juillet 1692.

Le 16 août 1692, c'est-au tour d'Embrun de tomber, après un siège de 10 jours, défendue par une garnison de 2 500 hommes sous les ordres du marquis de Larrey.

Embrun est épargnée, peut-être à cause du titre de prince de l'Église dont peut s'enorgueillir Charles Brûlart de Genlis, évêque d'Embrun,

Du côté français, Nicolas de Catinat dispose de 20 500 hommes, mais il doit défendre une vaste zone incluant :

Nicolas de Catinat dispose d'une solide garnison à Aspres-lès-Corps pour défendre la route de Grenoble.

En plus des troupes régulières, Nicolas de Catinat dispose également de milices organisées dans le Diois qui peuvent tirer parti des barrières naturelles que sont la vallée du Buëch et les massifs montagneux pour barrer l'accès à la vallée du Rhône et aux Baronnies.

Nicolas de Catinat fait appel au ban et à l'arrière-ban, c'est-à-dire à tous les hommes en état de porter les armes, encadrés par la noblesse locale, mais comme il se méfie des nouveaux convertis, ses instructions stipulent de ne faire prendre les armes qu'aux anciens catholiques.

En fait, cette méfiance se révèlera injustifiée, car les non-catholiques font preuve du loyalisme le plus absolu.

Victor-Amédée II de Savoie entre dans Gap le 28 août 1692.

Gap est pillée et incendiée; sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites.

Victor-Amédée II de Savoie lance des avant-gardes en direction de Lus-la-Croix-Haute, Veynes et Sisteron.

La stratégie défensive de Nicolas de Catinat se révèle d'une certaine efficacité puisqu'il semble que les armées de Victor-Amédée II de Savoie :

De nombreux villages sont détruits, notamment par Eugène-François de Savoie-Carignan qui se rendant dans le Champsaur le 29 août 1692 avec une partie de la cavalerie, détruit tout sur son passage.

Frappé par la petite vérole, Victor-Amédée II de Savoie est pris d'un violent accès de fièvre après la prise de Gap. Il est évacué sur Embrun pour y être soigné en laissant le commandement à Caprara.

Les détachements lancés en avant-garde se heurtent partout à une vive résistance.

Le 12 septembre 1692 les troupes campées autour de Gap reçoivent l'ordre de se replier vers Embrun.

Victor-Amédée II de Savoie les rejoint à Guillestre le 18 septembre 1692 au soir et repart le lendemain vers Barcelonnette et Coni par le même chemin que celui par lequel il était arrivé.

L'invasion du Dauphiné s'achève donc au bout de moins de 2 mois.


Bataille de Steinkerque

Bataille de Steinkerque

Mort de Louis-Christophe Gigault

Après la prise de Namur par les Français, ceux-ci établissent une forte position défensive.

Le 2 août 1692, François-Henri de Montmorency-Bouteville, commandant de l'armée des Flandres, apprend par un espion que les Coalisés feront grand fourrage le lendemain, sur la droite française, et s'attend donc à une belle journée calme.

Pourtant, le Comte de Tracy découvre que l'ennemi se livre à de considérables mouvements de troupes et avertit son supérieur.

Guillaume III d'Orange-Nassau commandant en chef des alliés de la Ligue d'Augsbourg (majoritairement des anglo-hollandais) décident de lancer une attaque surprise à l'aube du 3 août 1692.

Le 3 août 1692 au matin, l'attaque de l'avant-garde alliée surprend complètement les Français mais leur armée principale perd beaucoup de temps durant sa marche. Les Français ont le temps d'organiser une ligne de défense efficace quand débute l'attaque principale, aux alentours de midi.

Les premières lignes françaises perdent du terrain mais une extrême confusion règne dans l'armée alliée avec notamment la cavalerie hollandaise qui gêne la progression de l'infanterie anglaise.

Pris de court, François-Henri de Montmorency-Bouteville ordonne à ses brigades de se ranger en ligne dès que possible, et masse son infanterie en un pâté de 5 rangs.

La cavalerie est déployée derrière l'infanterie, et sur les ailes afin de couvrir les flancs.

François-Henri de Montmorency-Bouteville donne l'ordre de contre-attaquer et, après de rudes combats, les alliés sont repoussés.

À 9 heures, l'ennemi débouche entre Rebecq et le Petit-Enghien, au nord de Steinkerque.

Steinkerque est aujourd'hui devenue Steenkerque en Belgique wallonne.

Mais le terrain très accidenté entrave leur avance.

Il faudra une heure pour que les coalisés soient au contact, ce qui ôte quelque peu l'effet de surprise.

Les Coalisés portent leurs coups sur l'aile droite des troupes françaises, mais toute cohésion tactique est illusoire en un lieu si peu commode.

Par fraction séparée, toutes les lignes françaises prendront part à l'action.

Par ailleurs, au cours de l'engagement, les piquiers abandonnent leurs armes obsolètes pour ramasser les fusils de l'ennemi.

Enfin, Louis François de Boufflers arrive d'Enghien à marche forcée avec ses dragons, il charge la cavalerie ennemie.

Voyant que les pertes subies par son infanterie sont sévères et que la bataille est en train de lui échapper, Guillaume III d'Orange-Nassau donne l'ordre de la retraite.

Il a perdu 10 000 soldats et 9 drapeaux qui iront décorer la nef de Notre-Dame, et 10 canons.

Les Français, ayant également souffert de lourdes pertes, ne sont pas en état de poursuivre leurs adversaires.

François-Louis de Bourbon-Conti y a 2 chevaux tués sous lui.

Un coup de feu casse le bras d'Yves d'Alègre.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Louis-Christophe Gigault meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert participe à ce combat où il est blessé.

César III Auguste de Choiseul commande la Maison du roi lors de cette bataille.



Bataille de Neerwinden

Mort de Patrick Sarsfield

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, la bataille de Neerwinden ou de Landen se déroule le 29 juillet 1693 entre :

L'armée française se compose de 190 escadrons de cavalerie, 90 bataillons d'infanterie et 2 régiments d'artillerie, soit 75 000 hommes.

Les forces alliées se composent de 142 escadrons de cavalerie et de 64 bataillons d'infanterie dont au moins 2 bataillons espagnols provenant des Tercios de Zúñiga et Mancheño, soit 50 000 hommes.

Guillaume III d'Orange-Nassau est installé sur une bonne position défensive et décide d'attendre l'attaque française qui porte d'abord sur le centre l'obligeant à dégarnir ses flancs.

Puis les français débordent les ailes et provoquent la déroute mais ils ne suivent pas car leurs pertes sont lourdes avec 9 000 morts. Les alliés perdent 18 000 hommes.

Au cours de cette bataille V, furieux que les Français ne reculent pas face au feu des forces alliés, s'écrie : Oh ! l'insolente nation !

François-Louis de Bourbon-Conti est blessé d'un coup de sabre avant d'abattre son agresseur.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Claude François Bidal marche à la tête des dragons, attaque 3 le retranchement des ennemis près du village, les force à la dernière attaque.

Claude François Bidal a l'épaule cassée.

Patrick Sarsfield, exilé irlandais, chef de la Brigade irlandaise, commande l'aile gauche de l'armée française. Il est mortellement blessé durant cette bataille et mourra à Huy quelques jours plus tard.

Henri de Massue prend part à cette bataille pour Guillaume III d'Orange-Nassau où il est blessé.

Henri de Massue s'échappe par ruse en parlant français.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est surnommé le Tapissier de Notre-Dame en raison du grand nombre de drapeaux ennemis, qu'il prend sur les champs de bataille et que l'on suspend dans le cœur de la cathédrale.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est reçu partout avec enthousiasme à Paris, sauf par Louis XIV, qui ne voit en lui qu'un parent et disciple d'Henri Jules de Bourbon-Condé.

Revenu à la cour, auréolé de prestige militaire, François-Louis de Bourbon-Conti s'insinue dans les bonnes grâces de Louis le Grand Dauphin, ce qui achève de lui aliéner Louis XIV.


Plan de Charleroy - Ville Forte des Pays-Bas dans le Comté de Namur située sur une hauteur pres de la Sambre - actuellement dans le Hainaut en Belgique

Siège de Charleroi

Mort de Joseph-Hyacinthe de Broglie

Le siège de Charleroi est une bataille opposant les Espagnols, gouvernant les Pays-Bas espagnols, à la France, au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

La place forte de Charleroi, occupée par les Espagnols, est assiégée par les Français qui l'investissent le 10 septembre 1693.

François-Henri de Montmorency-Bouteville prend Charleroi.

Joseph-Hyacinthe de Broglie meurt durant ce siège.

Ferdinand de Marsin participe à ce siège.



Campagne de Flandre

Marche de Vignamont à Tournai

François-Louis de Bourbon-Conti participe à la campagne de Flandre de 1694.

François-Henri de Montmorency-Bouteville a peu d'occasion de s'y illustrer, sauf quand il conduit la fameuse marche de Vignamont à Tournai face à l'ennemi.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency se trouve à la marche de Vignamont.

François-Louis de Bourbon-Conti revient à la Cour à fin septembre 1694.



Mort de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Bombardement de Bruxelles

À son retour à Versailles pendant l'hiver, François-Henri de Montmorency-Bouteville tombe malade.

Il meurt le 4 janvier 1695.

François de Neufville reçoit le commandement de l'armée de François-Henri de Montmorency-Bouteville,

François de Neufville ordonne l'absurde bombardement de Bruxelles et perd la ville de Namur.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency participe au bombardement de Bruxelles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière est alors gouverneur des Pays-Bas espagnoles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière prend une part non négligeable aux travaux de reconstruction de Bruxelles, ainsi qu'à l'édification du Théâtre de la Monnaie par Gio Paolo Bombarda.


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