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Événements contenant la ou les locutions cherchées



19 événements affichés, le premier en 1609 - le dernier en 1669



Mariage de César de Bourbon avec Françoise de Lorraine-Mercœur

Marie de Luxembourg, duchesse-douairière de Mercœur, s'oppose longtemps à ce mariage, ne pouvant se résoudre à confondre son noble sang avec celui d'un bâtard, fût-il de sang royal mais les sommes payées par Henri IV de France pour la soumission (4 295 350 livres, évaluées par Maximilien de Béthune) et l'absence de soutien qu'elle trouve parmi ses proches ont sans doute raison de ses résistances

Pour conclure la paix entre Henri IV de France et Philippe-Emmanuel de Lorraine, qui dirige la Sainte-Ligue en Bretagne, César de Bourbon épouse en 1609 Françoise de Lorraine-Mercœur, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine et de Marie de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Françoise de Lorraine-Mercœur, nièce de Louise de Lorraine-Vaudémont est la plus riche héritière du royaume.

Françoise de Lorraine-Mercœur est surtout connue pour sa grande piété. Françoise de Lorraine-Mercœur protège Vincent de Paul, et aidée de Élisabeth de Bourbon-Vendôme, sa fille, n'hésite pas à payer de sa personne pour aider les miséreux de Paris et de ses domaines.



Naissance de François de Vendôme

François de Vendôme, dit le Roi des Halles, naît le 16 janvier 1616, fils de César de Bourbon, Duc de Vendôme, et de Françoise de Lorraine-Mercœur.



Guerre de succession de Mantoue

Invasion de Mantoue et du Montferrat

Siège de Casal

Le décès de Vincent II Gonzague amène le tourbillon de la guerre de Trente Ans dans le nord de l'Italie dans ce qu'on appelle la guerre de succession de Mantoue.

Elle dure de 1628 à 1631.

L'Empereur Ferdinand II de Habsbourg est marié depuis 5 ans avec Éléonore de Mantoue, sœur des 3 derniers ducs de Mantoue, et est donc ainsi le beau-frère de Vincent II Gonzague.

Ferdinand II de Habsbourg tente de rattacher le duché de Mantoue à l'Empire au titre d'un bien en déshérence, dans le but de l'attribuer à une branche cadette, celle des Gonzague de Guastalla.

Ferdinand II de Guastalla, descendant d'un frère cadet de Frédéric II Gonzague, a l'avantage d'être dans le camp des Espagnols et des Autrichiens.

Ceux-ci ont aussi rallié à leur cause Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui espère rattacher le Montferrat à son duché.

Les prétentions de Charles Ier Gonzague sont appuyées par le pape Urbain VIII et surtout par Louis XIII qui voit un danger mortel dans l'encerclement progressif de ses domaines par les Habsbourg et leurs alliés.

Un nouvel épisode de la lutte des Guelfes (partisans de la Papauté) contre les Gibelins (partisans de l'Empereur) s'ouvre.

Dès 1628, les troupes impériales s'emparent de Mantoue.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie conquiert le Montferrat avec l'aide de troupes espagnoles, bloquant ainsi Charles Ier Gonzague dans la ville de Casal (Casale Monferrato).

Le gouvernement espagnol doit ajouter cette guerre à ses autres charges militaires.

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba résiste à l'avance française au Monferrat et intervient dans la succession de Mantoue.

Matthias Gallas combat en Italie comme officier supérieur sous le commandement de Collälto et est d'une grande efficacité lors de la prise de Mantoue, à laquelle il participe aux côtés de son grand ami, Johann von Aldringen.

François de Vendôme entre très jeune dans l'armée et participe à l'expédition de Savoie dès 1628.



Prise de Corbie

Reprise de Corbie

Bernard de Nogaret de Foix combat en Picardie en 1636.

Dans le nord les Espagnols et leurs alliés, sous le commandement d'Ottavio Piccolomini, de Johann von Werth ou Jean de Werth et du Cardinal-Infant, gagnent du terrain, prenant finalement Corbie sur la Somme le 15 août 1636.

Paris est directement menacé.

Cette brutale invasion détourne Louis XIII de ses amours avec Louise Angélique Motier de La Fayette.

En 1636, Jacques de Castelnau-Bochetel lève un régiment et lui donne son nom.

Jacques de Castelnau-Bochetel se distingue en 1636 lors des sièges de Corbie et La Capelle.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait prisonnier lors d'une embuscade.

Jacques de Castelnau-Bochetel est enfermé dans la citadelle de Cambrai d'où il s'évade.

Louis XIII parvient à reprendre Corbie le 14 novembre 1636.

Guy XXI de Laval sert au siège de Corbie.

François de Vendôme se distingue aux sièges de Corbie, d'Hesdin et d'Arras.

César Phœbus d'Albret commande un régiment d'infanterie lors de ce siège.

Les Espagnols quittent le royaume.

Louis XIII a, au retour, un regain d'intérêt pour Louise Angélique Motier de La Fayette.



Mort de Richelieu

Mazarin Principal Ministre de l'État

Démission de Sublet de Noyers

Richelieu meurt le 4 décembre 1642.

Ses grandes réformes ayant rendu Richelieu très impopulaire, à l'annonce de sa mort, le peuple allume des feux de joie pour fêter l'événement.

Réputé pour son habileté voire son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, Richelieu fait du concept moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa vision diplomatique et politique.

Par son testament, Richelieu nomme exécuteurs testamentaires :

Richelieu possède, à son décès, 20 millions de livres, une des fortunes les plus importantes de l'époque et, dit-on, la plus importante de tous les temps en France, après celle de Mazarin.

Richelieu lègue le Palais-Royal et un million et demi au roi Louis XIII.

A Marie-Madeleine de Vignerot hérite d'une partie des biens de Richelieu, entre autres, du château de Rueil et du petit Luxembourg.

Marie-Madeleine de Vignerot doit achever la construction de l'église de la Sorbonne que Richelieu a commencée et qui doit lui servir de tombeau.

Elle s'en acquittera parfaitement.

Richelieu recommande Mazarin à Louis XIII.

Le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme César de Bourbon, son demi-frère, et ses fils, Louis II de Vendôme et François de Vendôme, Duc de Beaufort.

Louis XIII ne nomme pas de nouveau premier ministre et continue à faire la politique du Cardinal.

Louis XIII fait entrer Mazarin au conseil d'État.

Le 5 décembre 1642, Mazarin est nommé Principal Ministre de l'État, comme l'a recommandé Richelieu.

Il prend vite la place de Richelieu auprès du Roi.

La preuve en est que, quelques mois plus tard, lorsque le secrétaire d'État à la guerre, Sublet de Noyers démissionne.

Louis XIII nomme pour le remplacer un des protégés de Mazarin, Michel IV Le Tellier.

François VI de La Rochefoucauld revient à la cour, dans l'espoir de voir ses mérites récompensés.

Mais Mazarin a le même projet que Richelieu : rabaisser l'orgueil des Grands.


Charles de L'Aubespine - Portrait par Pierre Daret

Cabale des Importants

François de Vendôme Prisonnier

François de Vendôme, Duc de Beaufort, et Marie Aimée de Rohan, Duchesse de Chevreuse organisent un complot le 27 mai 1643.

Ce complot est nommé la cabale des Importants car ils sont aidés par de nombreux "Grands" :

François VI de La Rochefoucauld participe à cette intrigue.

Les comploteurs veulent dépouiller les anciens partisans de Richelieu, la Maison Condé notamment, de tous leurs biens et privilèges et récupérer leurs charges perdues du temps de Richelieu.

La cabale vise :

Ils ont pour cela prévu de faire assassiner Mazarin puis de le remplacer par un proche, Augustin Potier, Évêque de Beauvais.

Mazarin a rapidement vent de la conspiration.

François de Vendôme est arrêté le 2 septembre 1643 et est emprisonné au donjon de Vincennes, où il restera 5 ans.

Charles de L'Aubespine est de nouveau éloigné.

Claude de Bourdeille est à nouveau contraint à l'exil en Hollande.



Évasion de François de Vendôme

En 1648, François de Vendôme s'évade du château de Vincennes.

Mme de Motteville raconte cette évasion rocambolesque dans ses mémoires.

François de Vendôme réussit à introduire un complice.

Il est gardé par La Ramée, un officier, et par 7 ou 8 gardes qui couchent dans sa chambre.

Le jour de la Pentecôte, à l'heure où les gardes dînent, François de Vendôme demande à La Ramée de se promener sur le chemin de ronde de l'enceinte du donjon où il a quelquefois permission d'aller.

La Ramée le suit et demeure seul avec lui.

Son complice fait semblant d'aller dîner avec les autres garde mais, faignant d'être malade, il sort de la chambre en enfermant les gardes.

Il rejoint le prisonnier et ferme les portes du chemin de ronde.

Avec François de Vendôme, ils empêchent La Ramée de crier, le bâillonnent, le lient par les pieds et par les mains.

Ils attachent une corde à la fenêtre, et se laissent tous deux couler jusque dans le fossé.

Leur corde est trop courte.

Ils se laissent choir.

François de Vendôme s'évanouit.

Étant revenu à lui, 4 ou 5 de ses hommes, de l'autre côté du fossé, lui jettent une autre corde qu'il s'attache autour du corps.

Ils le tirent jusqu'à eux.

Outre qu'il s'est blessé en tombant, la corde qu'il a liée autour de son corps lui a pressé l'estomac.

Ayant repris quelques forces, il se lève, et rejoint 50 hommes à cheval qui l'attendent dans le bois proche.

Il se cache au château de Chenonceau puis dans le Vendômois.


Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Commandant en chef de la Fronde

Siège de Paris

Bataille de Charenton

Mort de Frédéric Maurice de Durfort

Mort de Gaspard IV de Coligny Duc de Châtillon et Maréchal de France

Paix de Saint-Germain

Paix de Rueil

En janvier 1649, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé est l'âme de cette Fronde parlementaire.

Elle amène Armand de Bourbon-Conti, son second frère, et Henri II de Valois-Longueville, son mari, aux mécontents.

Les frondeurs décident de renverser Mazarin à qui on reproche ses trop lourds impôts.

Charlotte-Marguerite de Montmorency ne se mêle pas de politique et reste fidèle à la reine,

Charlotte-Marguerite de Montmorency suit la Cour en janvier 1649 à St Germain.

Jean-François Paul de Gondi tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef. Louis II de Bourbon-Condé refuse ce rôle. Jean-François Paul de Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, Armand de Bourbon-Conti qui est reconnu pour généralissime par le Parlement.

Charles II de Lorraine-Guise offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde. Il se déclare général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement, mais Charles II de Lorraine-Guise n'est qu'un des lieutenants d'Armand de Bourbon-Conti.

Paris est assiégée par l'armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne par pillages, incendies, viols...

Pendant le siège de Paris, Nicolas Fouquet s'occupe du service des subsistances.

Bernardin Gigault empêche que des troupes normandes enrichissent les hommes de la Fronde assiégés à Paris par les soldats de Mazarin.

Armand de Bourbon-Conti est battu à Charenton le 8 février 1649 par Louis II de Bourbon-Condé, son frère, resté fidèle à la Cour.

Gaspard IV de Coligny meurt après la bataille de Charenton au Château de Vincennes le 9 février 1649.

Mademoiselle observe dans ses Mémoires que l'affliction de Mme de Châtillon fut modérée par l'amitié que son mari avoit pour Mlle de Guerchy, et même dans le combat il avoit une de ses jarretières nouée à son bras.

En février 1649, François VI de La Rochefoucauld est tiré à bout touchant.

Frédéric Maurice de Durfort, Comte de Rozan, est impliqué dans le blocus de Paris au cours duquel il est blessé le 19 février 1649.

Mathieu Molé négocie le Traité de Rueil en 1649.

Michel IV Le Tellier est chargé des négociations avec les princes et participe à la signature du Traité de Rueil le11 mars 1649.

Mathieu Molé évite un affrontement entre les partisans de Louis II de Bourbon-Condé et ceux de Jean-François Paul de Gondi dans l'enceinte même du Palais de justice.

N'obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain le 1 avril 1649. La Cour accorde l'amnistie générale.

Ce n'est qu'un répit.

Frédéric Maurice de Durfort meurt le 1er mai 1649 des suites de ses blessures.

Mazarin revient à Paris le 18 août 1649.

François de Vendôme joue un rôle important pendant la Fronde en 1649.

Jean-François Paul de Gondi négocie en hâte avec Anne d'Autriche un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis. Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité de Jean-François Paul de Gondi.


Charles Amédée II de Savoie-Nemours en 1652

Duel de Charles Amédée II de Savoie-Nemours avec François de Vendôme

Mort de Charles Amédée II de Savoie-Nemours

Henri II de Savoie-Nemours Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale

Charles Amédée II de Savoie-Nemours commande, avec François de Vendôme, son beau-frère, l'armée des princes.

La discorde se met entre eux au sujet de la Duchesse de Châtillon, ils se battent en duel au marché aux chevaux.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours meurt à Paris le 30 juillet 1652 tué en duel par François de Vendôme.

Lors de ce duel, Pierre de Villars tue le second de François de Vendôme et est obligé de s'éloigner.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours laisse deux filles :

Henri II de Savoie-Nemours, Archevêque de Reims, devient Duc de Genève, de Nemours et d'Aumale en 1652.



Fin de la fronde

Retour de Louis XIV à un Paris

La fronde s'achève en 1653.

La lassitude et l'épuisement facilitent le retour de Louis XIV, acclamé dans un Paris ainsi soumis.

Plus tard, Mazarin revient également.

En 1653, Armand de Bourbon-Conti fait sa soumission à Louis XIV.

S'étant soumis, François de Vendôme se réconcilie avec la Couronne en 1653.

Quand l'ordre est rétabli, Pierre Broussel est excepté de l'amnistie.



Louis Victor de Rochechouart dans la marine

Louis Victor de Rochechouart demande à passer dans la marine. Louis Victor de Rochechouart est mis en 1659 à la disposition de François de Vendôme, grand maître de la navigation.



François de Vendôme Grand maître, chef et surintendant général de la navigation

Nommé à la charge de grand maître, chef et surintendant général de la navigation, François de Vendôme commande en 1662 la flotte française et remporte de nombreux succès contre les Turcs en Méditerranée.


Débarquement français à Djidjelli (alias Gigeri) - Gravure d'époque

Expédition de Djidjelli

Cette campagne d'Afrique s'inscrit dans la politique de la France en tant que membre de la ligue du Rhin.

Les flottes de commerce des nations chrétiennes sont continuellement attaquées et pillées par les corsaires en provenance d'Alger, de Tunis et de Tripoli : régences barbaresques placées sous administration et protection ottomane.

Les différentes expéditions punitives menées par les Anglais, les Hollandais, les Génois, les Chevaliers de Malte et les Français échouent.

Pour assurer le libre passage en Méditerranée, Jean-Baptiste Colbert, exaspéré par ces échecs continuels, décide de porter un grand coup.

Il monte une expédition militaire qui vise à s'emparer d'un des ports du littoral de Kabylie, de le fortifier et d'en faire un poste avancé permettant des sorties rapides contre les corsaires.

Sont proposées les villes de :

C'est Jijel (renommé Djidjelli par les Français) à mi-chemin entre Alger et Tunis qui est retenue.

L'expédition est menée par le royaume de France, avec le concours :

Le commandant suprême de l'expédition est François de Vendôme, bien que le passé frondeur n'inspire pas confiance au Roi Louis XIV

Les forces terrestres sont dirigées par le lieutenant-général Charles-Félix de Galéan, comte de Gadagne, assisté :

tous deux maréchaux de camp.

L'artillerie est dirigée par Monsieur de Bétancourt, le génie par Louis Nicolas de Clerville.

Une expédition forte de 63 bâtiments, dont 15 vaisseaux et frégates, et près de 9.000 hommes (équipages inclus) se réunit au port royal de Toulon en mars 1664.

La flotte, aux ordres d'Abraham Duquesne et du Chevalier Paul, appareille de Toulon le 2 juillet 1664.

Elle fait un détour par les Baléares pour récupérer des galères de Malte.

Elle entre dans le golfe de Bougie le 21 juillet 1664

Elle mouille devant Djidjelli le 22 juillet 1664 au soir.

Les troupes royales s'emparent de Djidjelli le 23 juillet 1664.

François-Louis Rousselet se distingue lors de cette expédition.

Ils s'opposent dans un premier temps aux Kabyles du royaume de Koukou et de celui des Béni Abbès.

En effet en dissidence avec la Régence d'Alger, ces Kabyles refusent son aide dans un premier temps. N'arrivant pas à reprendre la ville, ils finiront pas accepter le passage des troupes du bey de Constantine et de la Régence d'Alger.

Le choix de la ville est un sujet de discorde entre le commandant de l'expédition, son second et l'ingénieur chargé des fortifications.

Charles-Félix de Galéan souhaite débarquer ses troupes à Bougie alors abandonné, mieux situé et plus à portée des secours que Djidjelli.

La mésentente entre François de Vendôme et Charles-Félix de Galéan est notamment documentée, par un courrier du 12 septembre 1664 adressé par Louis XIV à Charles-Félix de Galéan.

Une attaque des Turcs et des Kabyles est repoussée par les assiégés le 6 octobre 1664.

Le marquis de Martel part le 18 octobre 1664 de Toulon.

Il arrive en renfort à la tête de 4 vaisseaux dont La Lune, transportant notamment des chevaux, le 22 octobre 1664.

Un message du roi enjoint à François de Vendôme de reprendre la mer pour mener la chasse aux pirates.

Il laisse le commandement des troupes à terre à Charles-Félix de Galéan.

François de Vendôme et sa flotte quittent définitivement Djidjelli le 22 octobre 1664.

La peste aurait été amenée en Provence dans des rouleaux de soierie de Smyrne transportés par un navire marchand, le Lion.

Le 8 août 1664, Toulon connait son premier cas de peste et dès le mois de septembre l'épidémie s'est étendue, d'abord à Toulon, où une moitié de la population périt, puis vers Ollioules et Hyères puis Cuers.

L'épidémie entraîne une serrade de six mois. Cela consiste à enfermer chaque famille dans sa maison en lui interdisant toute communication avec l'extérieur, ce qui comporte l'obligation de fournir à chacun tout ce qui lui est nécessaire pour subvenir à ses besoins.

La peste s'étant déclarée à Toulon, l'embarquement prévu de troupes de renfort et de munitions est annulé.

Assiégée par les troupes turques et maures et jugée trop difficile à garder, l'ordre est donné le 30 octobre 1664 d'évacuer Djidjelli.

Djidjelli est démolie, les Français rembarquent dans la nuit du 30 au 31 octobre 1664.

Ils abandonnent une partie de l'artillerie (46 canons et 50 mortiers en bronze) et un millier de mousquets, faute, notamment, de disposer de mâts de charge.

La retraite se fait en utilisant les vaisseaux du marquis de Martel demeurés sur place : le Dauphin, le Soleil, la Notre Dame et la Lune, une flute et un brûlot.

Durant la retraite, Louis Henri de Pardaillan de Gondrin sauve la vie de Saint-Germain, unique témoin de son héroïsme.

Mais Saint-Germain meurt d'une charge en pleine tête peu après l'avoir remercié et lui avoir promis une récompense.

Cet épisode est relaté dans le sixième chapitre du roman de Jean Teulé intitulé Le Montespan et paru en 2008.

L'armée a perdu 2.000 hommes.

La Lune est un trois-mâts de troisième rang armé de 48 canons, construit au début des années 1640, sous Louis XIII et Richelieu.

Le vaisseau est commandé par François de Livenne, Commandeur de Verdille, chevalier de Malte, compte 350 hommes d'équipage.

Il embarque 10 compagnies du 1er Régiment de Picardie soit environ 800 hommes, ce qui porte à près de 1.200 le nombre des hommes embarqués sur un bateau de moins de 43 mètres de long à la flottaison et 10 de large et d'un tonnage de 800 tonnes.

La Lune arrive tant bien que mal à Toulon le 6 novembre 1664.

L'amirauté prend alors la décision de mettre en quarantaine à Porquerolles les vaisseaux qui rentrent de Djidjelli.

Une partie du régiment de Picardie, environ 400 hommes, est transbordé depuis le La Lune à bord du Mercoeur.

Le La Lune se trouve en piteux état et mal radoubé. 2 maitres charpentiers, envoyés par l'Intendant de la Marine Testard de la Guette, déclarent le La Lune apte à naviguer sur une aussi courte distance.

Il fait eau par l'avant et ses pompes de cale peinent à contenir l'envahissement dès son départ de Toulon. Malgré les protestations de son commandant, le La Lune appareille.

Le 8 novembre 1664, un dernier coup de vent a raison de lui, au sud-ouest du Cap Carqueiranne dans la rade de Toulon, en face des îles d'Hyères.

Le vaisseau se disloque, s'ouvre en 2 et coule à pic comme un bloc de marbre.

Plus de 700 hommes périssent noyés, avec parmi eux le général de la Guillotière.

Il y aura moins d'une centaine de rescapés, récupérés par les chaloupes du Saint-Antoine qui suit la Lune.

Une centaine de rescapés parviennent à regagner le Port-Cros, mais abandonnés sur cette île déserte de 7 km carré, ils meurent tous de faim.

Se réchappent à la nage :

On n'aurait compté en tout que 24 rescapés.



Bataille navale en Méditerranée

Le 25 août 1665, François de Vendôme détruit 2 navires corsaires algériens et en capture 3 autres, sur l'un desquels il retrouve l'artillerie abandonnée à Djidjelli en octobre 1664.



Mort de César de Bourbon

François de Vendôme Duc de Beaufort

Devenu infirme, César de Bourbon meurt à Paris le 22 octobre 1665.

Françoise de Lorraine-Mercœur, sa veuve, continue de vivre à Anet.

François de Vendôme devient 2e Duc de Beaufort en 1665.



Batailles navales contre les Algériens

En 1665, François de Vendôme bat deux fois sur mer les Algériens.



Jonction de la flotte les Provinces-Unies avec celle de Louis XIV

En 1666, Bernardin Gigault va dans les Provinces-Unies pour concerter la jonction de leur flotte avec celle du Roi commandée par François de Vendôme, le duc de Beaufort.



Expédition de Candie

Mort de François de Vendôme

Louis-Joseph de Vendôme Duc de Vendôme

Mort de Louis Chalon du Blé

Nicolas Chalon du Blé Capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône

Mort d'Armand Fortin de La Hoguette

Charles Fortin de La Hoguette Marquis de la Hoguette

En 1669, François de Vendôme, duc de Beaufort et François de Rose, marquis de Provenchère conduisent des secours aux Vénitiens contre les Turcs, et dirige les troupes françaises défendant Candie contre les troupes ottomanes.

Louis Victor de Rochechouart commande l'escadre composée de 15 bâtiments à rames.

Anne Hilarion de Costentin participe à l'expédition de Candie en 1669. Il protège le commerce français et s'oppose aux Turcs.

Charles-Paris d'Orléans prend la tête de 100 gentilshommes pour combattre les Turcs au siège de Candie sans parvenir à faire lever le siège.

César III Auguste de Choiseul obtient en 1669 un brevet de Maréchal de camp pour aller servir à Candie.

André de Nesmond se bat sous les ordres de François de Vendôme.

François de Vendôme meurt le 25 juin 1669, tué durant un assaut.

François de Vendôme est surnommé le Roi des Halles par les Parisiens.

Louis-Joseph de Vendôme devient Duc de Vendôme, de Beaufort et d'Étampes et Comte de Penthièvre sous le nom de Louis III de Penthièvre.

Louis Victor de Rochechouart monte alors le vaisseau amiral et tente de poursuivre la lutte.

Louis Victor de Rochechouart est blessé lors d'un combat le 24 juillet 1669,

Louis Chalon du Blé meurt en août 1669 sans descendance.

Nicolas Chalon du Blé abandonne alors l'état ecclésiastique et reprend toutes les charges de son frère, capitaine et gouverneur de la ville et citadelle de Chalon-sur-Saône.

Armand Fortin de La Hoguette meurt lors de ce siège.

Charles Fortin de La Hoguette devient Marquis de la Hoguette.

Louis Victor de Rochechouart constate l'impossibilité de forcer les lignes turques et lève le siège le 21 août 1669

Louis Victor de Rochechouart ramène la flotte à Toulon le 28 octobre 1669.



Mort de Françoise de Lorraine-Mercœur

Louis-Joseph de Vendôme Prince d'Anet

Françoise de Lorraine-Mercœur meurt à Paris le 8 septembre 1669, quelques semaines après François de Vendôme, son fils cadet.

Elle laisse la principauté d'Anet à son petit-fils, Louis-Joseph de Vendôme, fils aîné de Louis II de Vendôme.

Il entreprend au château d'Anet des réfections importantes.

Claude Desgots, inspecteur des Bâtiments du Roi, neveu de Le Nôtre, est chargé de diriger ces travaux de rajeunissement.

Dans l'aile droite, au lieu de la galerie de Diane, on crée de nouveaux appartements.

Dans l'aile gauche, on y supprime plusieurs appartements pour faire, au rez-de-chaussée, un vaste vestibule et, à l'étage, une salle des fêtes que dessert un somptueux escalier d'une seule volée avec une rampe de fer forgé au chiffre du Duc. Dans les combles qu'on exhausse en modifiant la pente du toit, on installe des logements nouveaux.

La façade est ornée dans sa partie centrale de pilastres d'ordre ionique encadrant un trophée sculpté.

Les fenêtres du rez-de-chaussée sont privées de leurs meneaux de pierre, transformées en portes-fenêtres et les célèbres vitraux en grisaille disparaissent pour faire place à du verre incolore.

Aux pavements de carreaux émaillés, on substitue de larges dalles de marbre blanc et noir.

Derrière l'aile gauche, est édifié un bâtiment à toit brisé qu'un mur en hémicycle couronné de vases décoratifs relie à un bâtiment symétrique appuyé contre le pavillon d'angle dit du Gouvernement.

Pour décorer les intérieurs, Louis-Joseph de Vendôme fait appel à des artistes en renom.

Claude III Audran, dont la présence à Anet est attestée en 1690, peint les appartements du rez-de-chaussée dans le style grotesque. Le peintre animalier François Desportes participe à ses travaux.

L'aménagement des jardins est confiéà Le Nôtre. Celui-ci commence par faire place nette en jetant bas tous les communs se trouvant autour du château : jeu de paume, orangerie, volières disparaissent ainsi que la grande galerie qui entourait les jardins.

Le cryptoportique, cette galerie voûtée qui régne au pied du corps de logis central, et le grand escalier en forme de croissant sont remplacés par des terrasses à degrés qui compensent la dénivellation existant entre la cour d'honneur et les jardins.

Autour de ces derniers, on creuse un grand canal au-delà duquel s'étend un parc boisé percé d'allées rayonnantes.


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