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Événements contenant la ou les locutions cherchées



32 événements affichés, le premier en 1533 - le dernier en 1584


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Guillaume V de Hautemer Militaire

Guillaume V de Hautemer est destiné dès l'enfance à la profession des armes.

Vers 1553 Guillaume V de Hautemer est engagé au service du François d'Alençon par Gaspard de Saulx, son parent.



Naissance de François d'Alençon

Hercule puis François de Valois ou François d'Alençon naît à Fontainebleau le 18 mars 1555, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Presque nain à la naissance, il est pourtant baptisé Hercule. On le débarrassera ensuite de ce prénom pour lui donner celui de son frère aîné le roi François II de France.

Étant jeune, François d'Alençon est gravement touché par la petite vérole et son visage en est durement marqué. Il est, selon Turenne, l'un des plus laids hommes qui se voyaient.


Marguerite de Valois vers 1560

Marguerite de Valois et Catherine de Médicis

Avec Catherine de Médicis, sa mère, Marguerite de Valois entretient des rapports distants, éprouvant pour elle un mélange d'admiration et de crainte.

Marguerite de Valois est principalement élevée avec ses frères Henri III de France et François d'Alençon puisque Élisabeth de France et Claude de France, ses sœurs viennent de se marier.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France.

Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.

Jean II Babou de La Bourdaisière se retire la cour.



Tour de France de Charles IX de France

Marguerite de Valois accompagne Charles IX de France durant son grand tour de France de 1564 à 1566.

Marguerite de Valois entretient d'excellents rapports avec ses frères.

Des rumeurs feront par la suite état de relations incestueuses avec Henri III de France et François d'Alençon, voire Charles IX de France.

Claude II de L'Aubespine et Honorat II de Savoie accompagne Charles IX de France dans son grand tour de France.



Henri Ier de La Tour d'Auvergne à la Cour de France

En 1565, Henri Ier de La Tour d'Auvergne est envoyé à la Cour à l'âge de 10 ans et est attaché à François d'Alençon.


François d'Alençon Duc d'Alençon - par Nicholas Hilliard

Henri III de France Duc d'Anjou

Henri III de France Duc de Bourbon

Henri III de France Duc de Berry

François d'Alençon Duc d'Alençon

Le voyage de Charles IX de France en son royaume ne calme pas la lutte des partis.

Henri III de France devient Duc apanagiste de Bourbon de Berry et d'Anjou en 1566.

François d'Alençon devient Duc d'Alençon en 1566.

François, un prince revêche, taciturne et ambitieux, est le dernier de la famille royale et souffre des grands égards qu'on porte à son frère ainé Henri III qu'il jalouse à l'extrême.

Tout l'oppose à ce frère : la physionomie, l'allure et le caractère.



François d'Alençon Gouverneur de la ville de Paris

En 1569, François d'Alençon est chargé du gouvernement de la ville de Paris en l'absence du roi.

Catherine de Médicis ne lui fait guère confiance et François en conçoit du dépit.



Mariage de Jacques de Morogues avec Marie Bochetel

Jacques de Morogues (mort en 1595), Seigneur de Sauvages, épouse à Paris le 30 août 1569 Marie Bochetel. Leurs enfants sont :

L'acte est passé chez Gaudicher, notaire au Châtelet.

Marie Bochetel et son mari embrassent la religion protestante, probablement suite aux liaisons de François d'Alençon avec le parti protestant.

Jean de Morvilliers, son oncle, irrité de ce second mariage et de l'abjuration, déshérite Marie Bochetel, sa nièce, ne lui léguant que la somme de 100 écus.



Projet de mariage de François d'Alençon avec Élisabeth Ire d'Angleterre

En 1571, l'échec des négociations pour marier Henri III de France avec la reine d'Angleterre Élisabeth Ire Tudor, pousse Catherine de Médicis à proposer son fils François d'Alençon dont la carrière politique commence.


François d'Alençon - 1572

Suite du siège de La Rochelle

Mort de Claude II de Lorraine

Charles Ier d'Aumale Duc d'Aumale

Henri III de France Roi de Pologne

Henri Ier de La Tour d'Auvergne participe au siège de La Rochelle en 1573.

Albert de Gondi participe à ce siège où il est blessé.

Jean-Louis de Nogaret participe à ce siège et y rencontre Henri III de France.

Jean de Saulx suit Henri III de France à ce siège.

Catherine de Parthenay y fait jouer sa tragédie Holopherne afin de galvaniser, semble-t-il, le moral des femmes, dont certaines participent aux combats.

François d'Alençon marque son opposition à Henri III de France et se lie d'amitié avec Henri de Navarre, le futur Henri IV de France.

Charles IX de France envoie François III de la Noue, un noble protestant rallié aux Valois, afin de parlementer avec les insurgés.

Les rochelais, ulcérés par la tragédie qui vient de se jouer, refusent toute négociation.

N'oubliant pas ses convictions huguenotes, François III de la Noue devient avec l'accord du roi le chef des Rochelais et organise la défense de la ville.

Le souverain espère ainsi favoriser une solution.

Le 2 février 1573, Henri III de France, duc d'Anjou, l'incite à se rendre dans des conditions favorables, tout en exigeant une reddition sous 3 jours.

Faisant face au refus de ses coreligionnaires extrémistes, qui pour certains l'accusent de traîtrise, François III de la Noue quitte la ville pour attendre l'issue du siège de La Rochelle au camp royal, sans prendre part aux combats.

Le 11 février 1573, Henri III de France prend le commandement de l'armée royale qui compte bientôt 28 000 hommes.

Claude II de Lorraine qui accompagne le duc d'Anjou au siège de La Rochelle, y meurt le 3 mars 1573.

Charles Ier d'Aumale, son fils, devient Duc d'Aumale.

Louis de Gonzague s'illustre lors de ce siège en tentant de bloquer l'entrée côté mer.

Henri III de France apprend alors qu'il vient d'être élu Roi de Pologne le 10 mai 1573.

Sa candidature a été soutenue auprès de la Diète par Jean de Monluc, Évêque de Valence et, en sous main, par les Turcs.

Jean de Monluc promet aux nobles polonais s'ils élisent Henri comme Roi :

Malheureusement pour elle, après avoir été élu, Henri retirera sa promesse.

Henri III de France met un terme à ses opérations militaires contre les réformés.

François III de la Noue signe finalement la paix le 24 juin 1573.

Le siège est levé le 6 juillet 1573.



Départ d'Henri III de France pour la Pologne

Henri III de France part de Fontainebleau début octobre 1573.

Albert de Gondi, Jean de Saulx et Louis de Gonzague accompagnent Henri III de France en Pologne.

Colonel sous Charles IX, Roger de Saint-Lary accompagne également Henri III de France en Pologne.

Il devient le principal favori du roi et provoque le mécontentement des autres courtisans.

Louis de Gonzague se fâche avec Roger de Saint-Lary.

Après le départ d'Henri III de France, François d'Alençon espère succéder comme roi de France à Charles IX de France dont la santé se détériore de jour en jour.



François III de la Noue Général de La Rochelle

François III de la Noue occupe la fonction de général de La Rochelle de 1574 à 1578.

L'édit de paix de Boulogne n'est pas été exécuté.

François III de la Noue en conçoit une certaine rancœur qui l'amène à durcir sa position et à modifier son attitude à l'égard de Charles IX de France.

François III de la Noue se rapproche du parti des Malcontents rassemblés autour de François d'Alençon, le jeune frère du roi.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

Henri IV de France Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

Mort de Joseph Boniface Seigneur de la Môle

Mort d'Annibal de Coconas

Artus de Cossé-Brissac Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de Henri III de France, son frère.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Joseph Boniface est un favori du prince François d'Alençon.

D'après certaines rumeurs, Joseph Boniface aurait été l'amant de Marguerite de Valois et aussi de François d'Alençon.

Joseph Boniface est accusé d'avoir attenté à la vie de Charles IX de France en détenant une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggieri.

Joseph Boniface est soumis à la question.

Annibal de Coconas est son coaccusé.

Leur grâce, demandée par François d'Alençon et Marguerite de Valois auprès de Charles IX de France, est refusée.

Joseph Boniface de la Môle et Annibal de Coconas meurent le 30 avril 1574 décapités en place de Grève à Paris.

On raconte que Marguerite de Valois ensevelira le corps de son amant dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac.

Le pamphlet protestant Le Divorce satyrique, publié en 1607; prétend que Marguerite de Valois emporte la tête de son amant après l'exécution, la fait embaumer et la conserve dans un cabinet derrière son lit à l'Hôtel de Nesle.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Catherine de Médicis le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Liaison de François d'Alençon avec Charlotte de Sauve

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte de Sauve

Charlotte de Sauve est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.

François d'Alençon a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Henri IV de France a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Elle provoque une brouille entre François d'Alençon et Henri IV de France, tous deux ses amants.

Les rapports entre Henri IV de France et Marguerite de Valois se détériorent également.



Cinquième guerre de Religion

Fuite de François d'Alençon

Fuite d'Henri IV de France

En 1575, François d'Alençon continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère.

Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François d'Alençon se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat les protestants en 1575 dans le Poitou, y commettant de nouvelles exactions.

Lors de la cinquième guerre de religion en 1575, François III de la Noue envoie Henri Ier de La Tour d'Auvergne à l'aide des huguenots de la région de Montauban : c'est son premier commandement d'une armée et il chasse les troupes royales qui empêchent les récoltes et les vendanges.

En 1575, Louis de Gonzague est chargé d'aller, à Dreux, enlever François d'Alençon qui s'est échappé de la Cour, mais il échoue.

Jean-Louis de Nogaret s'attache ensuite au futur Henri IV de France, roi de Navarre, et fuit la cour avec lui en septembre 1575. Ils rejoignent François d'Alençon.

Henri IV n'avertit même pas Marguerite de Valois de son départ. Marguerite de Valois se retrouve recluse au Louvre, des gardes aux portes de sa chambre, car Henri III de France la tient pour complice.

Henri IV de France et Marguerite de Valois se réconcilieront au point que, pendant le conflit, elle lui a rapportera ce qu'elle apprend à la cour.

Henri IV de France rappelle bientôt Marguerite de Valois, sa femme auprès de lui.

Mais Catherine de Médicis et Henri III de France refusent de la laisser partir, étant susceptible de devenir une otage aux mains des huguenots ou de renforcer l'alliance entre Henri IV de France et François d'Alençon.



Menace de Siège de Paris

Paris risque d'être assiégé par les troupes:

Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc, catholique mais allié aux protestants de sa province, se tient en réserve.



Paix d'Étigny

Édit de Beaulieu

François d'Alençon Duc d'Anjou, de Touraine et de Berry

Henri III de France n'a ni troupes ni argent pour payer des mercenaires. Il envoie sa mère Catherine de Médicis pour négocier la paix. Celle-ci se fait accompagner d'un escadron volant de jolies demoiselles pour rendre les négociations moins longues.

La situation n'est guère meilleure du côté protestant :

Toute la France ou presque est à genoux, ravagée par les passages des mercenaires venus ou retournant en Allemagne, des bandes protestantes ou de l'armée royale, qui toutes vivent sur le pays.

François Alençon refuse de négocier tant que Marguerite de Valois, sa sœur sera captive. Elle est donc libérée et assiste avec sa mère aux pourparlers de paix.

La paix est signée le 6 mai 1576, à Étigny, entre Catherine de Médicis et son fils François d'Alençon.

Elle est confirmée le lendemain par l'édit signé à par Henri III de France à Beaulieu ou Beaulieu-lès-Loches, surnommé La paix de Monsieur, qui met fin à la cinquième guerre de Religion.

Les clauses sont favorables aux protestants :

Cet Édit prend plusieurs mesures pour satisfaire les princes :

Le roi renonce à poursuivre tous les pillards, qui peuvent garder leurs prises, tous ceux qui ont volé le domaine royal, et renonce à tous les arriérés d'impôt.

Diverses clauses sont prévues :

Enfin, l'on convint de convoquer les états généraux avant la fin de l'année

François d'Alençon se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour sous le titre de Monsieur.

Profondément catholique, Charles III de Lorraine a des bonnes relations avec les rois de France jusqu'à cette Paix.



Prise de la Charité-sur-Loire

En 1576, la ville La Charité-sur-Loire est reprise par François d'Alençon presque sans combat.



Soulèvement de Montpellier

Réunion des États généraux à Blois

Ralliement de Henri Ier de Montmorency à Henri III de France

Siège de Montpellier

En 1576, Henri Ier de Montmorency rejoint le parti d'Henri III de France contre la promesse d'obtenir le marquisat de Saluces en Italie.

Montpellier se soulève alors contre cette trahison. Henri Ier de Montmorency l'assiège de 1576 à 1577, l'enlève, mais finit par accepter de négocier.

Les états généraux sont réunis à Blois de novembre 1576 à mars 1577. Louise de Lorraine-Vaudémont figure en bonne place à la séance d'ouverture.

Henri III de France charge Jean de Morvilliers de composer le discours d'ouverture.

Pourtant réclamés par les malcontents et les protestants, les états généraux tournent à l'avantage des catholiques intransigeants et contribuent en partie au renforcement du pouvoir royal.

Cela explique que, de nouveau, les protestants prennent les armes.

Cette fois, cependant, ils ne peuvent compter :

Henri III de France, qui voulut un temps la guerre, cherche à annuler les dispositions de l'édit de Beaulieu.



Mort de Louis de Clermont d'Amboise

Louis de Clermont d'Amboise, tout nouveau gouverneur d'Anjou, et qui s'ennuie à périr de sa vie à la campagne, pose les yeux sur Françoise de Maridor, et décide d'en faire la conquête.

Louis de Clermont d'Amboise éloigne Charles de Chambes en le nommant grand veneur de François d'Alençon dont il est le gouverneur.

Louis de Clermont d'Amboise commence la séduction de Françoise de Maridor.

Rien n'indique qu'il ne réussise dans sa tentative si ce n'est un courrier qu'il adresse à François d'Alençon, son mentor, se vantant d'avoir pris dans ses filets la biche du grand veneur.

François d'Alençon, par jeu, montre la lettre à Henri III de France, son frère, qui déteste Louis de Clermont d'Amboise.

Henri III de France saisit le prétexte pour prévenir Charles de Chambes, assurant à ce dernier l'impunité s'il tient à venger son honneur.

Charles de Chambes rentre à bride abattue dans sa province, ordonne à Françoise de Maridor, son épouse, d'écrire une lettre à Louis de Clermont d'Amboise lui donnant rendez vous la nuit, au château de la Coutancière, à quelques lieues de là.

Le 13 aout 1579, Louis de Clermont d'Amboise, qui ne se méfie pas, se rend au lieu indiqué, tombe dans un guet-apens et tente de défendre sa vie mais en vain.

Maurice Rat raconte sa fin pitoyable :

...après un combat acharné à 1 contre 5, Louis de Clermont d'Amboise s'approche d'une fenêtre, un valet d'armes brandit son pistolet et tire.

Louis de Clermont d'Amboise tombe, son corps reste accroché aux pointes de fer d'une grille, au bas de la fenêtre, et ses assaillants l'achevent à coups d'arquebuse...

Comme promis, Charles de Chambes ne sera pas inquiété, et reprendra sa fonction à la cour.

Françoise de Maridor reprendra son role d'épouse, et donnera dans les années qui suivirent, 7 enfants à son mari...



Invitation de François d'Alençon par Guillaume Ier d'Orange-Nassau

Les Pays-Bas se cherchent un prince pour mettre fin à la sujétion qu'exerce sur eux le roi d'Espagne. Leur regard se porte sur François d'Alençon.

En 1579, François d'Alençon est invité par Guillaume Ier d'Orange-Nassau pour devenir le souverain des provinces des Pays-Bas.

Henri Ier de La Tour d'Auvergne accompagne François d'Alençon aux Pays-Bas.

Claude de La Châtre accompagne François d'Alençon en tant que commandant de sa cavalerie légère.



Traité de Plessis-lès-Tours

François d'Alençon Protecteur de la liberté des Pays-Bas

Le 19 septembre 1580, les représentants des Provinces Unies des Pays-Bas se réunissent au château de Plessis-lez-Tours avec François d'Alençon.

Le 29 septembre 1580, les provinces, à l'exception de la Zélande et de la Hollande, signent un traité provisoire de Plessis-Lès-Tours avec François d'Alençon qui accepte d'occuper le trône de la République Hollandaise en tant que souverain et prend le titre de Défenseur ou protecteur de la liberté des Pays-Bas.

Ce traité sera rapidement rompu.



Paix de Fleix

La paix du Fleix, connue aussi sous le nom de convention ou conférence du Fleix, est signée le 26 novembre 1580, mettant fin à la septième guerre de Religion.

La septième guerre de religion s'achève avec la paix signée au château de Fleix, près de Bergerac, accordant des baux de 6 ans aux places de sûreté protestantes.

Elle est signée au village du Fleix en Périgord, dans le château du marquis de Trans Germain Gaston de Foy, cousin du roi de Navarre, en présence :

Extrait du traité :

...Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26e jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, François. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est négociateur de cette paix.



Négociations pour le mariage de François d'Alençon avec Élisabeth Ire Tudor

En 1581, Artus de Cossé-Brissac se rend en Angleterre pour négocier le mariage d'Élisabeth Ire Tudor avec François d'Alençon, Duc d'Anjou.

Il a 26 ans et elle en a 47.

Élisabeth Ire Tudor le surnomme sa grenouille.

Leur rencontre est de bons augures mais nul ne se sait ce qu'en pense réellement la reine.

Le peuple anglais est particulièrement contre ce mariage, du fait que François est un prince français et aussi de religion catholique.



Indépendance des Provinces-Unies

Acte de La Haye

Transformation des Pays-Bas espagnols en Pays-Bas du sud

Les sept provinces septentrionales des Pays-Bas, alors possession espagnole, protestante, proclament, par l'Acte de La Haye, leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies en 1581.

En 1581, les Pays-Bas espagnols deviennent les Pays-Bas du sud.

François d'Alençon envoie Guillaume V de Hautemer, au secours de Cambrai qu'Alexandre Farnèse bloque.

Guillaume V de Hautemer chasse les espagnols de tout le Cambrésis.

Cambrai se donne à François d'Alençon en 1581.



François d'Alençon Duc de Brabant

François d'Alençon retourne aux Pays-Bas où il est officiellement intronisé et reçoit le titre de Duc de Brabant en 1582.


Hôtel de ville et place de Grève vers 1583 - par Theodor Josef Hubert Hoffbauer

Tentative d'assassinat de François d'Alençon

Mort de Nicolas de Salcède

Nicolas de Salcède est Seigneur d'Auvillars, Baron de Monville, Vicomte de Blacqueville et Gentilhomme de la chambre du Roi.

Nicolas de Salcède appartient secrètement à la Ligue.

Nicolas de Salcède, gentilhomme aventurier au service d'Henri Ier de Guise, tente d'assassiner François d'Alençon en 1582, aux Pays-Bas.

Nicolas de Salcède est dénoncé, saisi au moment où il va perpétrer le meurtre et conduit en France.

Après avoir été enfermé au château de Vincennes puis à la Bastille, Nicolas de Salcède est mis à la question.

Nicolas de Salcède avoue le rôle joué par la famille de Guise, l'Espagne et Alexandre Farnèse.

Nicolas de Salcède est jugé par le parlement de Paris.

Nicolas de Salcède est convaincu du crime de lèse-majesté et, comme tel, condamné.

Nicolas de Salcède meurt le 25 ou le 28 octobre 1582 écartelé et tiré à 4 chevaux en Place de Grève à Paris.

Les 4 morceaux de son corps sont ensuite pendus aux principales portes de Paris.



Mort de Christophe de Thou

Achille Ier de Harlay Premier président du Parlement de Paris

Christophe II de Harlay Président du Parlement de Paris en 1582

Christophe de Thou est Seigneur de Cély et du Génitoy, de Bailli, de Milly-en-Gâtinais, de Melun.

Il a servi :

Christophe de Thou meurt à Pontorson le 1er novembre 1582.

Il est inhumé à la paroisse St André des Arts à Paris.

Christophe de Thou possède le château d'Émerainville en Seine-et-Marne.

Henri III de France nomme Achille Ier de Harlay Premier président du Parlement de Paris.

Christophe II de Harlay, Conseiller du Parlement de Paris, devient Président du Parlement de Paris en 1582.



Furie d'Anvers

François d'Alençon Chassé des Pays-Bas

François d'Alençon commet l'erreur de vouloir violer les libertés du peuple qui l'a élu et décide sur un coup de tête de prendre Anvers par la force.

Le 18 janvier 1583, ses troupes sont repoussées.

Guillaume V de Hautemer est fait prisonnier par les troupes de Guillaume Ier d'Orange-Nassau.

C'est la furie d'Anvers.

L'échec de François d'Alençon ne l'empêche pas de reprendre les négociations avec les provinces des Pays-Bas.

Henri III de France charge Pierre Brûlart de ses ordres secrets lors des désordres survenus à Anvers à cause de François d'Alençon.



Mort de François d'Alençon Duc d'Alençon et d'Anjou

Henri IV de France Successeur du Roi de France

Création de la Ligue urbaine et de la Ligue nobiliaire

François d'Alençon meurt à Château-Thierry le 10 juin 1584 de la phtisie, la tuberculose.

Appartenant à la branche des Bourbons, Henri IV de France descendant de Robert de France, le dernier fils de Saint-Louis, est le cousin d'Henri III de France au 22e degré. Suivant l'ordre de primogéniture mâle, la loi salique, il devient le successeur naturel du roi de France.

Henri III de France se réconcilie avec Henri IV de France dont il fait son héritier, soulevant une grande vague de protestation catholique.

Charles III de Lorraine n'accepte pas qu'un protestant puisse devenir roi de France. À cette époque, François de Rosières, un archidiacre de l'évêché de Toul, fait paraître un livre dans lequel il affirme que la maison de Lorraine est issue des derniers carolingiens. Charles III estime être l'héritier du trône de France.

Les catholiques opposent à la "loi salique" une autre loi, qui leur semble tout aussi fondamentale : tous les souverains français doivent être de religion catholique. Dès lors, les catholiques s'organisent en une ligue urbaine, centrée sur Paris, et une ligue nobiliaire, dont les Guise étaient les chefs.

Les ligueurs considèrent Charles Ier de Bourbon comme l'héritier du trône de France.

Anne de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Alençon.

Henri de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Anjou.

Jean-Louis de Nogaret essaie en vain de convertir Henri IV de France afin d'éviter une guerre de succession.

Son opposition à la Ligue le fait détester d'une très grande partie de la population et une vaste campagne de propagande est entretenue contre lui : on tente même de l'assassiner.

Jean-Louis de Nogaret entreprend de fédérer les catholiques modérés et les protestants autour de l'état royal.

L'adhésion à la Ligue de Philippe-Emmanuel de Lorraine est perceptible dès 1584.

Guillaume V de Hautemer s'attache de nouveau à Henri IV de France et le suit dans toutes ses expéditions.

À la mort du duc d'Alençon en 1584,

Claude de La Châtre se rapproche d'Henri Ier de Guise


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