Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



227 événements affichés, le premier en 1389 - le dernier en 2011


Valentine Visconti - Jardin du Luxembourg - Paris

Mariage de Louis Ier d'Orléans avec Valentine Visconti

Louis Ier d'Orléans épouse le 17 août 1389 Valentine Visconti, Comtesse de Vertus, fille de Jean-Galéas Ier Visconti et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :

ainsi que 6 autres enfants morts très jeunes.

Ce mariage sera à l'origine des prétentions des rois Louis XII et François Ier de France sur le duché de Milan.



Mariage de Pierre d'Amboise avec Anne de Bueil

Pierre d'Amboise épouse le 23 août 1428 Anne de Bueil, Dame d'Aubijoux, fille de Jean IV de Bueil et de Marguerite Dauphine d'Auvergne, Comtesse de Sancerre. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles d'Orléans avec Louise de Savoie

Charles d'Orléans, Duc d'Angoulême, épouse en le 16 février 1488 ou en 1490 Louise de Savoie (1476-1531). Leurs enfants sont :

Louise de Savoie est une femme intelligente, cultivée et volontaire.

Charles d'Orléans, plutôt bon vivant, est épris des textes de Boccace et se révèle un mari bien volage.



Naissance d'Antoine II de Lorraine

Antoine II de Lorraine, dit le Bon, naît à Bar-le-Duc le 4 juin 1489 fils de René II d'Anjou, Duc de Lorraine et de Bar, et de Philippine de Gueldre.

Il est élevé à la cour de Louis XII de France avec son frère Claude et se lié d'amitié avec son cousin le duc d'Angoulême, futur François Ier de France.



Naissance d'Anne de Montmorency

Anne de Montmorency naît à Chantilly le 15 mars 1492, fils de Guillaume Ier de Montmorency et d'Anne Thor pot

Anne de Montmorency est le filleul de la reine Anne de Bretagne, qui lui donne son prénom.

Anne de Montmorency est élevé au château d'Amboise avec François Ier de France. C'est pourquoi il en sera très proche.



Naissance de François Ier de France

François d'Angoulême naît à Cognac en Charente dans le château familial le 12 septembre 1494, fils de Charles d'Orléans, Comte d'Angoulême, chef des Valois Angoulême et de Louise de Savoie.

Il est prénommé François car un François de La Rochefoucauld est son parrain.

François n'est pas destiné à sa naissance à devenir Roi. Il est alors le plus proche cousin masculin de Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Il faudrait une succession de décès improbable pour qu'il accède au trône.

La piété, des études solides, des jeux, des rires, un amour familial sont les composantes de la jeunesse de Marguerite d'Angoulême et de François Ier de France.

Leur éducation est confiée à :

Louise de Savoie a pour devise Libris et liberis: son penchant pour les livres rejaillira chez Marguerite d'Angoulême.



Naissance de Claude d'Annebault

Claude d'Annebault naît vers 1495, fils de Jean VI d'Annebault et de Catherine de Jeucourt.

Jean VI d'Annebault est capitaine des toiles de chasse de François Ier de France.



Mort de Jacques Ier Chabot

Jacques Ier Chabot meurt en 1496.

Veuve à 19 ans, Louise de Savoie se consacre l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.

Son unique objectif devient alors de bien préparer François Ier de France, son fils, son "César bien aimé", à l'accession au trône, car Louis II d'Orléans, futur Louis XII, n'a pas de descendant mâle.



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.


Anne de Bretagne (portrait extrait de ses Grandes Heures, livre de prière, par Jean Bourdichon, vers 1500-1508)

Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne

Anne de Bretagne est veuve de Charles VIII de France

Afin de garder le duché de Bretagne dans le domaine royal, Louis II d'Orléans, devenu Louis XII, propose le mariage à Anne de Bretagne.

Cette fois, ce n'est plus une duchesse vaincue qui épouse son vainqueur pour éviter un désastre à son peuple, mais une souveraine indépendante qui accepte librement de se donner au Roi de France sans pour autant avoir l'intention d'aliéner sa patrie.

Louis XII épouse dans la chapelle du château de Nantes le 7 ou 8 janvier 1499 Anne de Bretagne.

Leurs enfants sont:

Anne de Bretagne boite légèrement.



François Ier de France Duc de Valois

En 1500, Louis XII de France donne le Valois à son jeune cousin, et futur gendre, François Ier de France (François d'Angoulême), à charge pour lui de restaurer le château de Villers-Cotterêts.

Louis XII de France est le tuteur des enfants de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, à l'origine des décisions importantes les concernant.

Louis XII entoure François d'Angoulême des hommes qu'il a personnellement choisi.

Louis XII entre en conflit avec Louise de Savoie, jeune veuve, qui assure leur éducation de tous les jours.

Elle ne cesse d'entourer ses enfants de toute sa tendresse et son attention, craignant tout le temps qu'il leur arrive quelque chose.

Louise de Savoie confie à Antoine Duprat l'éducation de François Ier de France, son fils.

Faisant vœu de chasteté, Louise de Savoie ne se remarie pas et va à l'encontre de son époque où les parents cherchent à avoir plusieurs enfants pour lutter contre la mortalité infantile élevée.

Grâce à son goût pour les belles-lettres, Artus Gouffier de Boissy a la faveur de Louis XII, qui lui confie l'éducation de François Ier de France.

Artus Gouffier de Boissy, trouvant dans son élève un caractère plein de feu, lui fait prendre comme emblème une salamandre dans le feu, avec ces mots : Nutrisco et extinguo.

Il dirige ses dispositions du côté de l'amour de la gloire, cultive en lui la générosité qui caractérise la chevalerie française.

François puise dans la redécouverte des écrits anciens l'image du héros antique qu'il retrouve dans les textes de Suétone et Plutarque.

En lui faisant aimer les lettres et les arts, Artus Gouffier de Boissy le dispose de bonne heure au rôle de mécène.

François peut profiter de la grande bibliothèque de Jean d'Orléans, son grand père.

Ses précepteurs, par exemple Christophe de Longueil et du Moulin, sont des représentants de ce renouveau de la pensée venu d'Italie est qui est nommé humanisme.

Côté religieux, François d'Angoulême est sensible aux idées de Marguerite d'Angoulême, sa sœur, très proche de lui, influencée par les nouvelles idées religieuses venant des Flandres ou d'Italie.

Cependant il reste fidèle aux sacrements.

François parle plusieurs langues (italien est espagnol) et s'intéresse aux nouveaux contours de nos continents suite aux découvertes des navigateurs.

Il ajoute à l'éducation de l'esprit celle du corps.

Grand jeune homme robuste, il excelle dans la chasse au cerf et aux jeux de balle.

Il pratique aussi les tournois.

Un des meilleurs amis de François durant sa jeunesse est Robert de la Marck, Seigneur de Fleuranges.

Au château d'Amboise, il est entouré de beaucoup d'hommes comme le maréchal de Gié qui lui enseigne les techniques militaires ou Artus Gouffier de Boissy.

Il s'entoure également de Philippe Chabot et Anne de Montmorency.

Il passe ainsi une jeunesse heureuse et insouciante, rêvant des exploits des militaires français comme Georges Ier de la Trémoïlle ou Gaston de Foix.



Robert III de la Marck À la cour de Louis XII

Vers 1501, Robert III de la Marck est envoyé à la cour de Louis XII.

Il y est l'ami et le compagnon de jeux puis d'armes du futur François Ier de France.



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Stuart d'Aubigny sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.


Charles III de Savoie par Jean Clouet

Mort de Philibert II de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Prince de Piémont

Charles III de Savoie Comte de Genève

Philibert II de Savoie meurt à Pont-d'Ain le 10 septembre 1504 après une partie de chasse.

Charles III de Savoie, son demi-frère, devient Duc de Savoie, Prince de Piémont et Comte de Genève.

Il doit commencer son règne par s'imposer :

René se heurte à l'opposition de l'empereur pour succéder au duc de Savoie.

Sans Armée et sans grands moyens, Charles III de Savoie ne réussit pas à avoir une politique extérieure.

Il change régulièrement d'alliance, entre François Ier de France, son neveu et Charles Quint, son beau-frère.

Marguerite d'Autriche décide de rester à Bourg-en-Bresse.



Rupture des Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Claude de France était promise au futur François Ier depuis 4 ans par une disposition restée secrète.

En 1505, suite à une grave maladie, voulant éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII rédige un testament, entériné par les États généraux, où il rompt les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint et ordonne un mariage aussi rapide que possible avec François d'Angoulême, futur François Ier de France, qu'il pressent comme son successeur et qu'il entoure comme un père entoure son fils. Les efforts d'Anne de Bretagne pour garder l'indépendance de son duché échouent une nouvelle fois.



Naissance de Charles Ier de Cossé

Charles Ier de Cossé Comte de Brissac

Charles Ier de Cossé naît en 1505, fils de René de Cossé et de Charlotte de Gouffier.

Il est d'une complétion délicate. Il suppléera aux forces qui lui manquent par l'adresse qu'il acquit dans ses exercices. il l'emportera souvent sur les plus robustes, par son habileté à manier une lance et une épée.

Charles Ier de Cossé est comte de Brissac en 1505.

Enfant d'honneur du dauphin François, fils de François Ier de France, ce jeune prince le fait son premier écuyer.



Réunion des états Généraux

Louis XII réunit les États Généraux à Tours en 1506. À la demande de Louis XII, ils annulent le traité de Blois et les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint.

Ils approuvent le mariage de Claude de France avec François Ier de France et fixent la date des fiançailles

Louis XII utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant le réseau routier. Roi populaire, il est surnommé le Père du peuple lors de cette assemblée.

Anne de Bretagne ne réussit qu'à ajouter une clause au contrat : s'il lui naissait un fils ou une fille, elle se réserve la possibilité de disposer du duché en sa faveur.

François Ier de France et Claude se fiancent le 21 mai 1506.



Louis XII de France et François Ier de France à Villers-Cotterêts

En 1506, François Ier de France vient pour la première fois chasser avec Louis XII à Villers-Cotterêts.



Mariage de Guillaume de Pisseleu avec Jeanne Sanguin

Guillaume de Pisseleu épouse avant 1507 Jeanne Sanguin. Leurs enfants sont :



Révolte à Gênes

Siège de Gênes

En 1507, les habitants de la ville de Gênes se révoltent. Louis XII est réclamé par la population.

En avril 1507, Bayard force le passage des Apennins devant Gênes.

Charles III de Bourbon accompagne Louis XII à Gênes. Charles IV d'Alençon y fait sa première campagne.

Louis II de La Trémoïlle et Charles de La Trémoïlle, son fils, se distingue lors de cette expédition de Gênes.

Favori de François Ier de France, Guillaume Gouffier se concilie sa faveur par le courage qu'il déploie lors de ce siège.

Jacques II de Chabannes commande en 1507 l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, au cours duquel il est grièvement blessé.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois.



Entrée de Louis XII à Lyon

François de Tournon est présent à l'entrée de Louis XII à Lyon, le 12 juillet 1512.

C'est probablement à cette occasion qu'il rencontre pour la première fois François Ier de France.



Mariage de Claude de Lorraine-Guise avec Antoinette de Bourbon-Vendôme

En présence de François Ier de France, Claude de Lorraine-Guise épouse à l'Hôtel des Tournelles à Paris en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme (1493-1583), fille de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg, en présence du roi Louis XII. Leurs enfants sont :

Claude de Lorraine fonde l'illustre famille de Guise.


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.


Marie Gaudin

Liaison de François Ier de France avec Marie Gaudin

François Ier de France a une liaison en 1515 avec Marie Gaudin.


François Ier - par Jean Clouet - Musée du Louvre

Mort de Louis XII

Les Valois Angoulême

François Ier de France Roi de France

Sacre de François Ier de France

Comme il l'avait prédit à la mort d'Anne de Bretagne, Louis XII meurt moins d'un an après le 1er janvier 1515 à Paris au Château des Tournelles.

Il est inhumé à Saint Denis, avec Anne de Bretagne.

Louis XII n'a pas d'héritier masculin.

Louis XII a la chance de régner à une époque de transition, bénéfique à la France, marquée par le retour à la prospérité économique en Europe.

L'éloignement des armées hors des frontières entraîne la paix à l'intérieur.

Il réduit la taille, grâce aux richesses de l'Italie,

La population s'accroît et recueille les fruits du progrès technique et du développement des échanges.

Louis XII est paré de l'auréole du Roi justicier.

Il codifie les coutumes.

C'est de son règne que date l'entrée de la Renaissance en france.

En effet, les campagnes d'Italie, parfois jugées inutiles (quoiqu'elles ont permis une paix civile en France et n'ont pas engendrées de lourdes pertes humaines comme d'autres conflits), ont permis la propagation des idées nouvelles en France.

On retient de Louis XII, qui est l'unique Roi issu des Valois-Orléans, sa bonté, son sens de la justice, son souci du bien public, son sens de l'économie, sa vie privée sans scandale.

Il est à l'origine de diminutions d'impôts, améliore le fonctionnement de la justice.

En tant que chef de la branche des Valois Angoulême, François d'Angoulême succède à son cousin Louis XII.

François d'Angoulême est sacré Roi de France à Reims le 25 janvier 1515 sous le nom de François Ier de France.

Antoine II de Lorraine assiste au sacre de François Ier de France.

François Ier de France fait son entrée dans Paris le 15 février 1515.

Une autre cérémonie de sacre a lieu à Saint-Denis.

Une procession se déplace jusqu'à Notre-Dame de Paris pour assister à une messe suivie un grand banquet.

Charles Brandon est chargé de féliciter François Ier.



Cession de la Bretagne à François Ier de France

En 1515, François Ier de France reçoit de Claude de France l'usufruit de la Bretagne, puis 2 mois plus tard l'héritage pur et simple du duché si elle venait à décéder la première.


Jacques II de Chabannes de La Palice - Galerie des batailles -Versailles

Artus Gouffier de Boissy Grand maître

Jacques II de Chabannes Maréchal de France

Soucieux d'accorder des faveurs à ses proches, François Ier destitue Jacques II de Chabannes de sa charge de Grand maître, au profit d'Artus Gouffier de Boissy.

Cependant, il connaît la valeur des personnages marquants du règne précédent.

Jacques II de Chabannes, Seigneur de La Palice, est fait Maréchal de France le 7 janvier 1515 par François Ier de France.



Bayard en Lieutenant général du Dauphiné

François Ier de France nomme Bayard Lieutenant général du Dauphiné le 20 janvier 1515.

Bayard assure la gouvernance de la province, puisque, selon la coutume, le gouverneur en titre, qui est alors Claude de Longueville, ne s'en occupe nullement.

Bayard est acclamé le 17 mars 1515, lors de son entrée dans Grenoble.



Mariage de Louis de Brézé avec Diane de Poitiers

Louis de Brézé est veuf de Catherine de Dreux.

Grand sénéchal de Normandie, Comte de Maulévrier, Vicomte du Bec-Crespin et de Marny et Grand-veneur de France, Louis de Brézé possède de nombreuses seigneuries dont celle d'Anet.

Il est de physique ingrat paraît-il et de surcroît bossu.

Louis de Brézé, son aîné de près de 40 ans, épouse le 16 avril 1515 Diane de Poitiers, âgée d'à peine 15 ans.

Leurs enfants sont :

Appelée par ce mariage à paraître à la cour de France, belle et intelligente, Diane accède d'emblée au premier rang et devient dame d'honneur de Claude de France.

Jeune mariée, comme les charges de son époux n'imposent pas sa présence continuelle à la cour, c'est à Anet que le couple vit entre temps.

Louis de Brézé affectionne ce logis en raison de la proximité des forêts de Dreux, de Roseux et de Normandie, car il est un chasseur infatigable.

L'amitié que lui porte François Ier, leur goût commun pour la vénerie amenent à Anet François Ier de France, Claude de France et les principaux seigneurs de la cour.


Louise de Savoie Louise de Savoie (miniature allégorique)

Louise de Savoie Duchesse d'Angoulême et d'Anjou

Louise de Savoie Comtesse du Maine

Louise de Savoie reçoit les titres de Duchesse d'Angoulême et d'Anjou et Comtesse du Maine après l'accession de François Ier de France, son fils, au trône de France en 1515.



Les adversaires

L'or du Nouveau Monde

En face de François Ier de France, il y a Henri VIII Tudor, Roi d'Angleterre et Charles de Habsbourg, futur Charles Quint qui est à la tête d'un important empire austro-allemand et espagnol.

Par son importance démographique et par sa prospérité, la France peut se mesurer au peuplement et à la puissance financière des nations adverses.

L'erreur de François Ier est de ne point prévoir l'afflux du métal précieux américain, dont la masse, certes très inférieure aux possibilités fiscales françaises, doit cependant l'emporter.

Cette masse monétaire constituait un revenu net de toute charge et elle était entièrement à la disposition de Charles Quint.


Antoine Duprat

L'entourage de François Ier de France

Antoine Duprat Principal ministre et chancelier de France

Claude de Lorraine-Guise Échanson du roi

François Ier de France, physiquement imposant et doté d'un caractère déterminé, souhaite jouer un rôle de premier ordre en Europe.

S'il n'est pas encore aguerri aux fonctions de Roi, François Ier de France sait s'entourer de personnes efficaces.

Sa mère, Louise de Savoie, entre au Conseil privé.

François Ier de France est reconnaissant vis-à-vis des personnes qui ont servi Louis XII : la Trémoïlle, Odet de Foix et de La Palisse.

Il favorise également des amis d'enfance :

Ainsi, François Ier de France nomme Antoine Duprat principal ministre et chancelier de France le 7 janvier 1515, office qu'il conservera tout au long de sa vie.

Claude de Lorraine-Guise est nommé Échanson du roi et entre dans son conseil.

De 1515 à 1518, François Ier vit au château d'Amboise.

La Cour du Roi qui peut représenter jusqu'à 10 000 personnes, est un instrument de pouvoir pour le Roi.

La noblesse y est très présente, souhaitant attirer les faveurs du souverain.

Ceux qui en ont la chance, loge avec le Roi.

De fête en tournoi ou en lecture de poèmes, François Ier entretient une ambiance agréable.

Il aime à se mêler aux membres de la Cour.

Les temps fort d'une journée royale sont la chasse à cour et les repas.

Toutes les précautions sont prises pour la nourriture et les boissons destinées au Roi.

La Renaissance est réputée pour ses empoisonnements.

La Maison du Roi dirigée par Artus Gouffier de Boissy, puis René de Savoie, oncle du Roi, organise la vie du souverain et de son entourage.

Cette Maison recouvre les besoins de l'esprit, l'intendance du Roi et sa table.

Il existe également une armée pour assurer la protection du Roi.

Cette Maison du Roi est l'ambition de beaucoup de nobles.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.


Bataille de Marignan Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu Charles III de Bourbon

Bataille de Marignan

Mort de Charles de Bueil

Mort de Charles de la Trémoïlle

Déposition de Maximilien Sforza

François Ier Duc de Milan, de Parme et de Plaisance

Charles III de Bourbon Connétable de France

Charles III de Bourbon Vice-roi du Milanais

Ce sont les piquiers suisses qui attaquent les français le 13 septembre 1515 et mettent en difficulté l'armée de François Ier de France.

Avec l'aide des vénitiens, François Ier de France réussit cependant à battre le 14 septembre 1515, grâce à la supériorité du feu français.

Cette bataille fait plus de 15 000 victimes.

participent à cette bataille.

Capitaine, Charles de Bueil commande une compagnie de gendarmerie à la bataille de Marignan.

Charles de Bueil meurt le 13 septembre 1515.

Charles de Bueil, et le duc de Châtellerault, d'Imbercourt, Jacques d'Amboise seigneur de Bussy, Hugues d'Amboise, baron d'Aubijoux, fondant la lance en arrêt sur le bataillon des Suisses, se font jour en deux ou trois endroits, culbutent et foulent aux pieds de leurs chevaux un grand nombre de combattants, mais périssent presque tous dans ce premier effort.

Louis IV de Bueil, son frère, est blessé lors de cette bataille.

Robert III de la Marck se distingue et contribue à la victoire des Français.

François Ier de France l'adoube de sa propre main.

Louis II de La Trémoïlle se distingue à Marignan.

Charles de la Trémoïlle, son fils, meurt le 13 septembre 1515.

Claude de Lorraine-Guise se conduit en héros et est grièvement blessé.

Charles IV de Bourbon-Vendôme combat à la tête de 70 lances.

Charles III de Bourbon dirige une armée.

François Ier de France tire une gloire de cet affrontement n'hésitant pas à se mêler lui-même à la bataille comme les héros de l'antiquité.

François Ier et François Ier de Bourbon-Saint-Pol se fait adouber Chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Cette victoire entraîne la facile conquête de l'Italie en un temps où l'arrivée de l'or américain diminue pour une courte période.

Maximilien Sforza se soumet au Roi français et est déposé de son duché de Milan.

Le 13 octobre 1515, François Ier de France est déclaré Duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

François Ier de France nomme Charles III de Bourbon Connétable de France et vice-roi du Milanais.

Antoine Duprat est nommé chancelier du duché de Milan.

Plusieurs traités sont signés pour mettre fin à ces guerres d'Italie.

Il y a :


Léonard de Vinci

Rencontre de François Ier de France avec Léon X et Léonard de Vinci

François Ier de France rencontre le pape Léon X en octobre 1515 à Bologne.

Dans l'entourage du pontife, il remarque l'artiste Léonard de Vinci.



Frédéric II Gonzague à la cour de François Ier

En 1515, Frédéric II Gonzague, âgé de 15 ans, part pour un séjour obligé à la cour du roi de France, François Ier de France, où il restera jusqu'en 1517.

Le roi de France lui fait rencontrer Léonard de Vinci dans son château d'Amboise.



René de Savoie Grand sénéchal de Provence

René de Savoie est nommé Gouverneur de Nice et grand sénéchal de Provence en 1515 par François Ier de France.



entrevue de François Ier de France avec le pape Léon X

Lors de son entrevue à Bologne avec François Ier, le 11 décembre 1515, le pape Léon X offre à Marie Gaudin un diamant de grand prix, appelé depuis diamant Gaudin conservé dans la maison de Sourdis.



Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or

Charles Quint fait élire Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 1516, mais Philibert demande que cette élection soit tenue secrète dans un premier temps pour ne pas provoquer l'ire de François Ier de France.



Guillaume Briçonnet Évêque de Meaux

Le 19 mars 1516, François Ier de France obtient à Guillaume Briçonnet l'élection au diocèse de Meaux sous le nom de Guillaume IV, poste où il reste jusqu'à sa mort.

Guillaume Briçonnet résout de faire prévaloir ses idées morales dans son diocèse.

Et, ce qui est inhabituel à cette époque, il décide de vivre dans son diocèse, et abandonne la vie de cour.

Après avoir visité tout le diocèse, Guillaume Briçonnet constate que la plupart des curés ne résident pas dans leur paroisse, et que les desservants sont à peine, ou pas formés en théologie.

Ils n'ont de plus pas le temps d'enseigner leurs ouailles, les revenus de la paroisse allant aux curés, ils doivent travailler.

Les seuls prêcheurs instruits sont les Cordeliers, qui promettent essentiellement l'Enfer aux mauvais chrétiens.

Guillaume Briçonnet cherche à lutter contre la dépravation des mœurs et le relâchement de la discipline ecclésiastique, et encourage les prédications pour raviver la foi.

Guillaume Briçonnet considère son diocèse comme une terre de mission, et le divise en 26 stations de 9 paroisses chacune.

Mais, chaque année, Guillaume Briçonnet constate l'insuffisance des mesures : plus de la moitié des desservants sont incapables d‘effectuer convenablement la tâche qui leur est assignée.

Guillaume Briçonnet décide d'expulser les 53 plus incapables, et de former des prêtres.



Concordat de Bologne

Antoine Duprat négocie avec le pape Léon X.

Souhaitant la paix religieuse, le 18 août 1516, lors du Ve Concile du Latran, le Concordat de Bologne est signé entre François Ier de France et le pape Léon X.

Il sacrifie les libertés gallicanes et place l'épiscopat français sous la coupe du Roi.

Antoine Duprat fait enregistrer le Concordat au parlement de Paris, malgré la plus vive opposition des cours souveraines, des universités et du clergé de France.

À partir de cette date, le titre d'abbé de l'abbaye de Montmajour est décerné par le roi.

François Ier de France envoie Guillaume Briçonnet en ambassade extraordinaire à Rome, dans les années 1516-1517.

Guillaume Briçonnet représente le roi dans des discussions avec le pape Léon X sur les modalités d'application du Concordat de Bologne.



Projets de Mariage d'Éléonore d'Autriche

Les projets de mariage d'Éléonore d'Autriche sont nombreux, afin de satisfaire la politique matrimoniale des Habsbourg.

Des pourparlers sont successivement entrepris pour la marier avec les rois d'Angleterre Henri VII, puis Henri VIII, les rois de France Louis XII ou François Ier de France et le roi de Pologne Sigismond Ier.

À 18 ans, en 1516, Éléonore d'Autriche souhaite épouser Frédéric du Palatinat.



Premier tour de France de François Ier de France

Après cette cérémonie, François Ier de France et la reine, Claude de France, parcourent le pays.

Entouré de la Cour, cela représente un cortège de 300 personnes environ.

Pour François Ier, c'est une occasion de parler directement à ses sujets.

Il en profite pour faire des haltes chez ses amis comme Guillaume Ier de Montmorency à Écouen.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur de Claude de France.



Gaspard Ier de Coligny Maréchal de France

Gaspard Ier de Coligny, Seigneur de Châtillon, est fait Maréchal de France en 1516 par François Ier de France.



Traité de Noyon

La victoire française de Marignan est scellée par le Traité de Noyon.

Artus Gouffier de Boissy conclut en août 1516, à Noyon, un traité entre François Ier de France et Charles Quint.

Guillaume de Chièvres négocie pour Charles Quint, dont il a aussi été gouverneur.

Jacques II de Chabannes retourne en France.



Installation de Léonard de Vinci au Clos Lucé

En 1516, François Ier de France invite Léonard de Vinci à venir en France.

Léonard de Vinci s'installe au Clos Lucé, près d'Amboise.

Étant paralysé de la main droite, il ne peut plus peindre.

Il se consacre à ses machines.

François Ier se prend d'amitié pour cet homme de génie et est beaucoup influencé par lui.



Henri II de Lenoncourt Enfant d'honneur de François Ier de France

En 1518, Henri II de Lenoncourt est enfant d'honneur de François Ier de France.



Naturalisation de Jean de Tavannes

Jean de Tavannes, oncle maternel de Gaspard de Saulx, se signale à la tête de ces Lansquenets qu'on surnommait les bandes noires.

François Ier de France fait un cas particulier de Jean de Tavannes à qui il accorde des lettres de naturalisation en 1518.



Françoise de Foix favorite de François Ier de France

Françoise de Foix devient vers 1518 l'une des favorites de François Ier de France.


François III de Bretagne enfant - par Jean Clouet

Naissance de François III de Bretagne

Durant le tour de France du couple royal, François de Valois ou de France ou François III de Bretagne (Frañsez III en breton) naît au château d'Amboise le 28 février 1518, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Prénommé François, comme son père, il est titré dauphin de France à sa naissance.



Retour de François Ier de France à Paris

A l'automne 1518, tout le cortège regagne Paris, après avoir visité la Bretagne.

Ce voyage a permis à François Ier de France d'affirmer son autorité et de récupérer de ces régions des participations financières.

La période de 1518 à 1521 permet à François Ier d'entreprendre les travaux souhaités et de mettre en place son pouvoir.

Mais cette période de paix n'est que de courte durée.


Château de Blois

Transformation du Château de Blois

François Ier de France entreprend des travaux au château de Blois, y construisant une aile de plus et le fabuleux escalier de ce château.


Château de Chambord

Construction du Château de Chambord

Souhaitant cependant entreprendre une construction entièrement de lui, François Ier de France commande la construction du château de Chambord.

Si c'est Dominique de Cortone qui en conçoit l'architecture, Léonard de Vinci en aurait dessiné les plans.

Ce château n'est terminé que vingt deux ans plus tard, en 1540.



Enregistrement du Concordat

Malgré l'opposition des universités qui rejètent l'autorité du pape, François Ier de France fait enregistrer le Concordat de Bologne le 22 mars 1518.



Thomas de Foix-Lescun Maréchal de France

Thomas de Foix-Lescun est fait Maréchal de France en 1518 par François Ier de France.



Frédéric II Gonzague Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel

Mort de François II Gonzague

Frédéric II Gonzague Marquis de Mantoue

En 1519, François Ier de France lui décerne le grade de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel dont il démissionnera deux ans plus tard.

François II Gonzague meurt à Mantoue le 29 mars 1519.

Au plan de l'administration de son marquisat, François II Gonzague est l'organisateur d'un certain nombre d'améliorations de la vie publique.

Il encourage l'agriculture en instituant l'emmagasinage du grain dans le but de lutter contre les éventuelles disettes.

Il crée un corps de fonctionnaires communaux chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité de Mantoue.

Il réorganise également l'administration de la justice.

Frédéric II Gonzague devient le 5e Marquis de Mantoue, titré Frédéric II.



Naissance de Henri II de France

Henri II de France Duc d'Orléans

Henri II de France ou de Valois naît le 31 mars 1519 à Saint Germain en Laye, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Henri VIII Tudor est son parrain.

Thomas Seymour le représente lors du baptême.

Henri II de France est titré Duc d'Orléans.



Naissance de René de Chalon

René de Chalon ou de Nassau-Breda ou von Nassau-Dillenburg naît en 1519, fils d'Henri III de Nassau et de Clauda de Chalon-Arlay.

Henri III de Nassau est ambassadeur des Pays-Bas à la cour de François Ier de France.


Charles Quint Charles Quint,,Charles Quint Détail d'un tableau du Titien - 1548

Charles Quint Empereur Germanique

Marguerite d'Autriche gouverneur des Pays-Bas

Pour le titre d'empereur qui assure une supériorité sur les autres souverains; sont en lutte :

Pour cela faut-il convaincre les électeurs : 4 princes laïcs et 3 ecclésiastiques.

Henri VIII Tudor quitte prématurément la compétition.

Charles Quint dépense 800 000 florins, François Ier de France la moitié.

Robert III de la Marck est envoyé en Allemagne afin d'inciter les Électeurs à donner leurs voix à François Ier.

Il échoue dans cette mission diplomatique difficile.

Marguerite d'Autriche refait son apparition sur la scène publique.

Elle trouve de l'argent pour Charles Quint, achète les électeurs, fait des promesses.

Frédéric III de Saxe est le candidat soutenu par le pape Léon X, ce dernier ne voulant ni de François Ier, ni de Charles Quint, tous deux considérés comme trop dangereux pour les États pontificaux.

Après que le camp français se soit rangé à son côté, Frédéric III de Saxe a les meilleures chances d'être élu, mais refuse cette élection.

Frédéric III de Saxe prépare des capitulations électorales qui accroissent le pouvoir de décision des princes au sein de l'Empire.

Charles Quint doit les signer pour recevoir le soutien de Frédéric III de Saxe.

Louis V du Palatinat vote pour Charles Quint après avoir reçu de grandes quantités d'argent des Habsbourg.

Le crédit des Fugger, des banquiers italiens et espagnols, garanti par les trésors du Nouveau Monde, contribue à hisser Charles Quint sur le trône du Saint Empire romain germanique.

Charles Quint est alors élu à l'unanimité le 28 juin 1519 sous le nom de Charles V d'Allemagne.

Charles Quint confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à Marguerite d'Autriche, sa tante.

À la nouvelle de la proclamation de Charles Quint, Guillaume Gouffier sort du château qui lui sert d'asile aux environs de Francfort, et s'enfuit à Coblence.

Nicolas Perrenot de Granvelle devient homme de confiance de Charles Quint qui le surnomme son Lit de repos.

Nicolas Perrenot de Granvelle est fait chancelier ce qui va contribuer à lui faire acquérir une immense fortune familiale et lui donner tous les pouvoirs, au nom de Charles Quint, dans le comté de Bourgogne.



Mort d'Artus Gouffier de Boissy Grand maître de la maison de France

Le traité de Noyon n'ayant pu terminer tous les différends, Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres, les deux négociateurs, se rencontrent encore à Montpellier, espérant trouver les moyens d'établir une paix solide.

Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres sont amis, et désirent sincèrement que leurs maîtres le soient.

Ils travaillèrent sans relâche et de bonne foi pendant 2 mois à la discussion des points litigieux.

Ils arrêtent le mariage de Charles Quint avec la princesse Charlotte de France, fille de François Ier de France.

Ils vont conclure la négociation, lorsqu'Artus Gouffier de Boissy meurt à Montpellier en mai 1519.

La négociation est alors abandonnée.

Artus Gouffier de Boissy est Duc de Roannez et Pair de France, Comte d'Étampes, de Caravas, Baron de Passavant, de Maulévrier, de Roanne, de la Mothe-Saint-Romain, de Bourg-sur-Charente et de Saint-Loup, Seigneur d'Oiron, de Villedieu, de Valence et de Cazamajor.

Guillaume Gouffier de Bonnivet remplace Artus Gouffier de Boissy, son frère, dans la faveur de François Ier de France.



René de Savoie Grand maître de France

François Ier de France nomme René de Savoie Grand maître de France, Surintendant de la maison du roi, par lettres patentes du 31 octobre 1519, charges qu'il conservera jusqu'à sa mort.

En 1519, René de Savoie est réhabilité par Charles III de Savoie.



Premières expéditions françaises sur les océans

François Ier de France favorise les grandes expéditions pour des raisons de prestige et financières, pensant se servir des trésors découverts pour payer ses campagnes en Italie.

Dès 1520, des expéditions sont envoyées sur les océans par le Roi de France.



Entrevue du Camp du Drap d'Or

François Ier de France tente d'obtenir l'alliance d'Henri VIII Tudor.

Il l'invite près de Calais durant l'entrevue du Camp du Drap d'Or qui se tient du 7 au 24 juin 1520.

Chacun y essaie d'étonner l'autre.

Tournois, danses, repas, combats (sportifs) se succèdent.

Les rois se quittent en promettant de se revoir.

Charles-Jean de Lorraine assiste à l'entrevue du Camp du Drap d'Or.

Robert III de la Marck est présent lors de cette entrevue.



Liaisons de François Ier de France

Selon la tradition, François Ier de France aurait écrit vers 1520 sur la vitre d'une fenêtre du château de Chambord, à l'aide d'un couteau, ces deux vers :

Souvent femme varie.

Et bien fol qui s'y fie.

On ignore à la suite de quelle déception il en vint à afficher ainsi son scepticisme sur la fidélité des femmes.

De toute façon, elles auraient pu lui en servir autant.

En effet, s'il garda longtemps ses deux principales maîtresses, Mme de Châteaubriant et la Duchesse d'Étampes, il ne se priva pas pour autant de faire d'innombrables incursions dans les maisons bourgeoises et les chaumières, aussi bien que dans les châteaux.



Naissance de François de Vivonne

François de Vivonne naît en 1520.

Il a François Ier de France pour parrain, et il est élevé à la cour.



Naissance de Madeleine de France

Madeleine de France naît le 10 août 1520, fille de François Ier de France et de Claude de France.



François Ier de France et les protestants

Vis-à-vis des protestants, le début du règne est placé sous le signe de la tolérance, en partie grâce à l'influence de Marguerite de Navarre.



Mise du château de Montfort sous séquestres

Philibert de Chalon-Arlay est sollicité dès son adolescence par François Ier de France et par Charles Quint, chacun des deux monarques le réclamant à son service.

Finalement Philibert de Chalon-Arlay refuse de rendre hommage au roi de France pour sa principauté d'Orange et devient capitaine-gouverneur des armées de Charles Quint.

Le Château de Montfort est mis sous séquestres par François Ier de France en 1521.



Constitution du Cénacle de Meaux

Condamnation des thèses de Martin Luther par la Sorbonne

En 1521, Guillaume Briçonnet attire autour de lui plusieurs théologiens et prédicateurs, dont notamment Lefèvre d'Étaples, Guillaume Farel, Gérard Roussel, Jodocus Clichtove, l'hébraïsant François Vatable, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, prédicateur célèbre, et Jean Lecomte de Lacroix.

Ils constituent l'école ou le cénacle de Meaux ou le Cercle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l'Église de Meaux.

Il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ en répandant le Nouveau Testament en français.

On délatinise les textes évangéliques.

Ils ont la protection de Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier de France.

Foyer de prédication, cet épicentre, précurseur du réformisme, a une grande influence sur les humanistes et les écrivains de cette génération tels Marot et François Rabelais.

Ce cercle de Meaux est pourtant loin des réformateurs allemands.

Les Cordeliers sont interdits de chaire.

Guillaume Briçonnet crée une imprimerie à Meaux, qui publie les ouvrages de Lefèvre d'Étaples.

Les textes sont débarrassés de tout apparat critique, et dédicacés au peuple des fidèles chrétiens.

Des commentaires sont faits de ces textes, devant des petits groupes de personnes ayant un peu d'éducation.

Les prêches, qui changent ont du succès.

On ne menace plus de l'Enfer, on ne quête plus à la fin.

La Picardie voisine, la Thiérache, le monastère de Livry-en-Aulnoy sont touchés et ce, alors que les thèses de Luther ne sont pas connues en France.

Guillaume Briçonnet s'attire l'hostilité des Cordeliers, privés du produit de leurs quêtes, et de la Sorbonne.

En 1521, Lefèvre d'Etaples est secouru par François Ier de France après la condamnation par la Sorbonne de son livre les Trois Maries.

En avril 1521, les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

Jodocus Clichtove fait défection au cénacle de Meaux.

Il rédige un ouvrage sur le culte des saints.

Il proclame que l'intelligence des laïcs ne pourra jamais comprendre le sens sublime enfermé dans les livres divins que les plus doctes ont peine à comprendre.


André de Foix - par Jean Clouet - vers 1530

Révolte en Castille

Bataille de Villalar

Prise de Saint-Jean-Pied-de-Port

Prise de Pampelune

Ignace de Loyola blessé

Siège de Logroño

Bataille de Noain

André de Foix Prisonnier

François Ier de France, qui est opposé à Charles Quint, préfère ne pas l'affronter directement.

Pour aider Henri II d'Albret, François Ier de France envoie l'armée de Guyenne, avec à sa tête André de Foix.

L'offensive franco-navarraise bénéficie d'une révolte en Castille, qui oblige les Espagnols à dégarnir leurs défenses.

Mais l'armée castillane bat les villes révoltées à Villalar le 21 avril 1521.

Après 3 jours de siège, le 15 mai 1521, l'armée franco-navarraise, forte de 12 000 hommes, prend, Saint-Jean-Pied-de-Port qui commande l'accès à l'Espagne par le col de Roncevaux.

Le 19 mai 1521, Pampelune se rend, ainsi que son château, quelques jours plus tard.

Ignace de Loyola est blessé gravement, en tentant de défendre la citadelle.

André de Foix continue sa campagne, s'empare de la Rioja et met le siège devant Logroño.

Devant l'avancée de l'armée castillane, commandée par Frédéric Hernandez de Tolède, Duc d'Albe, André de Foix lève le siège.

Il recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.

L'armée espagnole contourne le col de Zubiça de nuit par un sentier muletier.

Elle établit son campement au nord de la sierra, et coupe la retraite à l'armée française.

André de Foix doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre.

La bataille à lieu à Noain à 5 km de Pampelune le 30 juin 1521

Il se trouve en infériorité numérique.

Mais il n'attend pas le renfort des 6 000 hommes qui sont restés à Pampelune et dans les environs, ainsi que celui des 2 000 hommes qui se trouvent vers Tafalla.

Deux heures avant le coucher du soleil, André de Foix fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu.

Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commence à reculer.

Les fantassins castillans s'emparent de l'artillerie française, avant d'enfoncer le reste de l'armée qui est mise en déroute en moins d'une heure.

L'armée franco-navarraise compte plus de 6 000 morts, et de nombreux prisonniers, dont André de Foix.

Les nationalistes basques voient dans cette bataille la fin des libertés pour le peuple basque, et le début de la régression culturelle basque.

Un monument a été élevé en souvenir de cette bataille, et les partisans de l'indépendance du pays basque s'y réunissent tous les ans en juin.



Mort de Suzanne de Bourbon

Charles III de Bourbon, commandant en chef de l'armée royale, est à la tête d'un vaste territoire et a une Cour et une administration identique au Roi.

François Ier de France montre peu d'attention vis à vis de Charles III de Bourbon et celui s'en offusque.

Suzanne de Bourbon prend le soin de désigner Charles III de Bourbon, son époux, comme héritier universel par testament.

Suzanne de Bourbon meurt à Châtellerault en 1521.

La succession du duché de Bourbon et de ses autres domaines est revendiquée :

Louise de Savoie intente un procès à Charles III de Bourbon.

Guillaume Poyet, futur chancelier de France défend Louise de Savoie.

Charles III de Bourbon est défendu par François Ier de Montholon.

François Ier aurait entendu François Ier Montholon plaider la cause du connétable de Bourbon contre sa mère.

Dès lors plein d'estime pour lui, il lui aurait destiné une charge d'avocat général au Parlement de Paris.



Première guerre entre François Ier de France et Charles Quint

François Ier de France ne s'entend pas bien avec Charles Quint.

Ce dernier revendique la Bourgogne.

Le Roi de France, ayant peur de le perdre le duché de Milan, déclenche en mars 1521 des affrontements en Navarre, en Flandre et en Lombardie.



Présentation de Gaspard de Saulx à la cour

Jean de Tavannes présente Gaspard de Saulx à la cour en 1522.

François Ier de France l'admet au nombre de ses pages.



Cession de Villers Cotterets

En 1522, François Ier de France donne à Jacques de Bourbon la maison et appartenance de Villers Cotterets et y ajoute 1 250 livres de rente à prendre pendant sa vie sur les greniers à sel et domaine du duché de Valois.



Guillaume Budé En charge de la bibliothèque royale de Fontainebleau

En 1522, Guillaume Budé reçoit de François Ier de France la charge de la bibliothèque royale de Fontainebleau, où sont entreposées toutes les copies et réécritures de manuscrits anciens possédées par la France.



Cession de Brie-Comte-Robert à Anne Poncher

François Ier de France confie Brie-Comte-Robert cède, avec faculté de rachat, à des seigneurs engagistes qui sont des proches.

La première est Anne Poncher, fille de Louis Poncher, en 1522.



Naissance de Charles II d'Orléans

Charles II d'Orléans Duc d'Angoulême

Charles II d'Orléans naît à Saint-Germain-en-Laye le 22 janvier 1522, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Il reçoit le titre de Duc d'Angoulême.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.


Anne de Montmorency par Jean Clouet - 1530

Prise de Novare

Anne de Montmorency Maréchal de France

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont également révélées par la prise de Novare en 1522.

Anne de Montmorency, Duc de Montmorency et de Damville, est fait Maréchal de France par François Ier de France le 6 août 1522.



Siège d'Hesdin

Mort d'Antoine de Créquy Seigneur du Pontdormy

Claude de Lorraine-Guise remporte la bataille de Hesdin en 1522 et chasse les Anglais de Picardie.

Antoine de Créquy, petit-fils de Jean V de Créquy, Lieutenant général de la Picardie, est un des capitaines de François Ier de France.

Antoine de Créquy meurt en 1523 dans un accident au siège d'Hesdin.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît le 5 juin 1523, fille de François Ier de France et de Claude de France.



Alliance d'Henri II d'Albret avec François Ier de France

En 1523, Henri II d'Albret s'allie à François Ier de France.



Jeanne d'Orléans Comtesse de Bar-sur-Seine

Jeanne d'Orléans reçoit de François Ier de France, son frère, le comté de Bar-sur-Seine après son retour au domaine royal français mars 1522 ou en 1523.



Complot de Charles III de Bourbon

Jacques Hurault Prisonnier

Charles III de Bourbon engage des négociations avec Charles Quint, mais le complot échoue.

Jean de Poitiers est arrêté le 5 septembre 1523 à la suite de la trahison de Charles III de Bourbon.

Ses biens sont confisqués et rattachés au domaine royal le 7 septembre 1523.

Louis de Brézé alerte François Ier de France de la trahison de Charles III de Bourbon.

Charles de Rohan-Gié remplace l'un des pairs laïcs lors du jugement de Charles III de Bourbon.

Jean de Poitiers, père de Diane de Poitiers, est accusé de complicité dans ce complot et devient le principal bouc émissaire de l'affaire.

Charles III de Bourbon part pour les terres impériales, Charles Quint gagnant ainsi un bon général, utile pour l'invasion de la France qu'il projette.

En septembre 1523, les français encerclent Milan.

Bataille après bataille, le bilan des affrontements est désastreux pour les français.

Soupçonné d'avoir eu part aux conseils de Charles III de Bourbon, Jacques Hurault est longtemps détenu prisonnier.



Renoncement aux droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice

Le 10 septembre 1523, François Ier de France renonce solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice.



Publication en français de l'Ancien Testament, des Homélies, des Épîtres, des Évangiles, des Actes des Apôtres

Interdiction des livres de Luther à Meaux

Lefèvre d'Étaples publie en français l'Ancien Testament, les Homélies, les Épîtres, les Évangiles, les Actes des Apôtres en 1523.

La Sorbonne profite des difficultés diplomatiques de François Ier de France pour s'attaquer au Cénacle de Meaux.

Le Conseil du roi permet aux réformistes d'échapper aux poursuites.

En octobre 1523, Guillaume Briçonnet interdit les livres de Luther dans son diocèse.



Condamnation à mort de Jean de Poitiers

Jean de Poitiers est condamné à mort le 8 janvier 1524.

Il est gracié in extremis sur l'échafaud le 17 février 1524.

Il apprend sa grâce, accordée par François Ier de France en reconnaissance des bons et loyaux services de Louis de Brézé.

Jean de Poitiers finit ses jours enfermé, dans un certain confort, dans la forteresse de Loches.



Louise de Savoie Régente de France

Quand François Ier de France quitte la France, en 1524, Louise de Savoie est Régente de France.

François de Tournon est nommé à son Conseil.

Ses qualités de négociateur sont remarquées par Louise de Savoie.



Philippe Chabot Gouverneur du duché de Valois

Philippe Chabot s'attache à François Ier de France.

Ce dernier lui donne le gouvernement du duché de Valois le 28 octobre 1524.



Siège de Marseille

Andrea Doria commandant des galères françaises

Prise d'Avignon

Philibert de Chalon-Arlay au service Charles Quint

En juillet 1524, François Ier de France affronte diverses invasions en Provence, en Normandie ou en Bourgogne.

Claude de Lorraine-Guise repousse les impériaux de Bourgogne en 1524

Charles III de Bourbon envahit ensuite la Provence et assiège Marseille.

La grande nef Sainte Marie de Bonaventure participe à la défense et à l'approvisionnement de Marseille pendant ce siège.

René de Savoie loue la grande nef Sainte Marie de Bonaventure à son neveu François Ier de France 1500 écus par mois entre le 28 juin 1524 et le 30 avril 1525.

Andrea Doria embrasse d'abord le parti de la France.

Andrea Doria est nommé par François Ier de France au commandement des galères françaises et bat la flotte de Charles Quint sur les côtes de Provence en 1524.

Jacques II de Chabannes s'empare d'Avignon.

Philibert de Chalon-Arlay louvoie entre François Ier de France et Charles Quint pour protéger son patrimoine, mais il prend ouvertement le parti de l'empereur en 1524.

Philibert de Châlon-Arlay est capturé par Andrea Doria et retenu en otage par les Français.



Gabriel de Gramont Évêché de Tarbes

Gabriel de Gramont est transféré à l'Évêché de Tarbes le 19 juillet 1524.

Gabriel de Gramont devient maître des suppliques de François Ier de France.



Mort de Claude de France

Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême

François III de Bretagne Duc de Bretagne

Claude de France meurt le 20 juillet 1524.

François Ier de France est très affecté par la mort de sa femme.

Il se ressaisit et réussit à restaurer l'ordre à l'intérieur du pays.

La race de pruniers Reine-Claude lui doit son appellation.

François III de Bretagne, son fils aîné, lui succède sur le trône de Bretagne.

Il ne gouverne pas puisque l'usufruit du duché est exercé par François Ier de France, son père.



Mort de Jacques de Bourbon.

Jacques de Bourbon est Chambellan de François Ier de France, gouverneur de Valois et de Vendomois, capitaine d'Arcques, bailli de Vermandois et Valois.

Jacques de Bourbon est le 1er Baron de Ligny, Seigneur de Vierge, de La Vaquerie, de Heux en Ternois, de Fortel, de Vançay et de Bonneval.

Jacques de Bourbon meurt le 1er octobre 1524.

Il est inhumé en l'abbaye de Longpont dans l'Aisne.


Fernando de Avalos

Siège de Pavie

Mort de Claude de Longueville Duc de Longueville

Jacques II de Chabannes dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols.

François Ier de France entre facilement dans la ville de Milan et, contre l'avis de ses vieux conseillers, dont Louis II de La Trémoïlle veut s'emparer de Pavie.

Le 28 octobre 1524, Jacques II de Chabannes commence avec François Ier de France le siège de Pavie, défendue par les Espagnols d'Antonio de Leiva.

L'armée impériale, commandée par Fernando de Àvalos, Charles de Lannoy et Charles III de Bourbon arrive bientôt en renfort des Espagnols.

Mais l'hiver rigoureux pénalise les français.

Ces derniers sont pris en tenaille et François Ier de France ne sait plus quoi faire.

Claude de Longueville meurt à Pavie le 9 novembre 1524.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent. Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon combat à Pavie.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Mission de Guillaume du Bellay auprès de François Ier de France

En 1525, Marguerite d'Angoulême envoie Guillaume du Bellay, auprès de François Ier de France, son frère, prisonnier en Espagne.



Gabriel de Gramont et François de Tournon Ambassadeurs en Espagne

Gabriel de Gramont et François de Tournon sont ambassadeurs en Espagne en 1525 pour traiter la délivrance de François Ier de France.



Philippe Chabot Amiral

Philippe Chabot Gouverneur de Bourgogne.

François Ier de France nomme Philippe Chabot Amiral et Gouverneur de Bourgogne le 23 mars 1525.



Soulèvement au pays de Bitche

Prise de Saverne

Bataille de Sélestat

Les paysans du pays de Bitche se soulèvent à leur tour en mai 1525.

Antoine II de Lorraine doit monter une expédition qui reprend Saverne le 17 mai 1525.

Antoine II de Lorraine bat et massacre une armée de rustauds le 20 mai 1525 près de Sélestat.

Antoine II de Lorraine doit par la suite promulguer d'autres édits contre les Protestants.

Par héritage et achats, Antoine II de Lorraine agrandit le duché.

A partir de 1525, Antoine II de Lorraine préfère rester neutre dans les guerres qui opposent François Ier de France à Charles Quint.



Avancée des Rustauds

Bataille de Saverne

En 1525, prêt à partir pour l'Italie, François Ier de France envoie Claude de Lorraine-Guise défendre les frontières de l'Est contre l'avancée des Rustauds, armée de paysans et mercenaires protestants.

Contre l'avis du conseil de régence qui n'en voit pas la nécessité, craignant pour la sécurité de leurs terres lorraines, Claude de Lorraine-Guise, Antoine II de Lorraine décident de lever une armée, composée de gentilshommes français attachés à Claude de Lorraine-Guise et de mercenaires venus de toute l'Europe.

Le 17 mai 1525, les paysans révoltés sont massacrés par l'armée des Lorrains à Saverne.

Cet épisode sanglant valut à Claude de Lorraine-Guise le surnom de Grand boucher.

Ainsi retenus en Lorraine, Antoine II de Lorraine et Claude de Lorraine-Guise ne participeront pas à l'expédition en Italie.



Louise de Savoie Régente du royaume de France

En 1525, contre tout avis, François Ier de France effectue une troisième tentative de récupération du Milanais. Sa mère, Louise de Savoie, assure la régence du pays.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur Louise de Savoie.



Négociation de la libération de François Ier de France

Marguerite d'Angoulême est désignée pour négocier avec l'empereur Charles Quint, la libération de François Ier de France.

Mais l'empereur et son chancelier, Mercurin de Gattinara, ne veulent pas entendre parler de rançon : ce qu'ils exigent c'est la rétrocession de la Bourgogne dont Charles Quint est théoriquement héritier par sa grand-mère.

La mission de Marguerite d'Angoulême échoue, mais elle a permis d'apporter au roi François Ier de France un précieux réconfort.

La terre de Puiseux appartient à la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris qui en vend une partie pour participer au paiement de la rançon de François Ier de France.



Condamnation de participant au cénacle de Meaux

Condamnation et mort de Jacques Pauvant

Des prières en langue simple sont imprimées à Meaux à destination du peuple, ainsi que des ouvrages de vulgarisation à partir de 1525.

Après la défaite de Pavie, François Ier de France prisonnier ne protège plus Guillaume Briçonnet.

En mai 1525, une bulle du pape autorise un groupe de trois théologiens de la Sorbonne et d'un curé à traquer l'hérésie.

Jacques Pauvant est arrêté, se rétracte, est libéré, puis brûlé après avoir repris ses prêches.

D'autres membres du groupe sont arrêtés ou doivent s'enfuir.



Poursuite des protestants

Durant l'emprisonnement de François Ier de France, les catholiques attaquent les réformateurs.



Voyage de Giovanni Verrazano

Giovanni Verrazano cherche en 1525 un passage vers la Chine par l'ouest. Il touche la Floride, Terre Neuve, rencontre des indigènes mais ne trouve pas de route vers la Chine. C'est un échec pour François Ier de France.



François Ier de France malade

A la fin 1525, François Ier de France tombe malade, souffrant d'anorexie et d'un abcès du nez.



Traité de Madrid

François Ier de France libéré

François III de Bretagne et Henri II de France Otages de Charles Quint

On confie à François de Tournon et à Jean de Selve les négociations en Espagne.

Gabriel de La Guiche négocie la délivrance de François Ier de France.

Le 14 janvier 1526, François Ier de France, n'ayant qu'une idée en tête, celle d'être libre, signe le traité de Madrid qui met fin à la première guerre de François Ier de France et de Charles Quint.

Anne de Montmorency est négociateur dans ce traité.

En échange de sa libération, François Ier de France :

La libération de Philibert de Châlon-Arlay est un des enjeux de ce traité.

Charles III de Bourbon retrouve ses biens.

François Ier de France est libéré le 21 janvier 1526.

Ces deux fils, François III de Bretagne et Henri II de France, sont échangés contre François Ier de France, et resteront les otages de Charles Quint de 1526 à 1530.

René de Cossé, gouverneur des enfants de France, et les accompagne en captivité en Espagne.

Charles II d'Orléans, dernier fils du Roi, peut rester en France.

La première rencontre entre Diane de Poitiers et Henri II de France, à eu lieu le 15 mars 1526 à Bayonne lors du départ pour l'Espagne.

Les princes de France connaissent en premier lieu des conditions de détention privilégiées dues à leur rang.

Robert II de La Marck, chassé de ses terres par Charles Quint est rétablit par François Ier de France.



François de Tournon Archevêque de Bourges

François de Tournon devient un membre régulier du Conseil de François Ier de France et reçoit de nombreuses récompenses.

En 1526, François de Tournon devient ainsi archevêque de Bourges.



Dénonciation du traité de Madrid

François Ier de France, soutenu par les États de Bourgogne, dénonce le traité de Madrid pour lui "arraché sous la contrainte".

En mai 1526, François Ier de France revient sur ses promesses, prétextant que la Bourgogne ne peut être cédée sans en parler aux États Généraux.

Du fait du retard dans le paiement de la rançon, les deux princes, François III de Bretagne et Henri II de France, sont bientôt soumis à une détention sévère et passent presque 4 années très isolés, dans l'incertitude quant à leur avenir.

À son retour, François Ier de France anéantit une procédure que le parlement a commencée contre Antoine Duprat.



Achat de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure

Louise de Savoie fait estimer le pris de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure. Elle est achetée par François Ier de France à sa tante la Comtesse de Villars et de Tende entre juillet et août 1526.



Naissance de Gabriel Ier de Montgomery

Gabriel de Lorges, Comte de Montgomery (Calvados), Seigneur de Ducey (Manche), naît à Ducey en Normandie en 1526, fils de Jacques Ier de Lorges, Comte de Montgomery, et de Claude de La Bouxière, Dame de Ducey.

Jacques Ier de Lorges est originaire d'Écosse, capitaine distingué de la Garde écossaise attachée au service de François Ier de France.



Théodor Trivulce Maréchal de France

Théodor Trivulce est fait Maréchal de France en 1526 par François Ier de France.


Robert III de La Marck - par François-Édouard Picot - copie d'après un original conservé au château de Beauregard - commandé par Louis-Philippe Ier pour le musée historique de Versailles en 1834

Robert III de La Marck Maréchal de France

Pendant son emprisonnement, Robert III de La Marck, Duc de Bouillon, est fait Maréchal de France en 1526 par François Ier de France.

Robert III de la Marck met à profit sa captivité pour écrire ses mémoires qui ne seront éditées qu'en 1735.



Tolérance des protestants

Les poursuites contre les protestants s'arrêtent au retour de François Ier de France. Ce dernier, influencé par l'humanisme de sa sœur, Marguerite d'Angoulême, se montre tolérant à l'égard des protestants alors que Charles Quint lutte contre les princes protestants de son empire. Il essaie de trouver une place à une réforme à la française.



Ligue de Cognac

François Ier de France reprend le combat en s'alliant avec le Pape Clément VII, Venise et Francesco Sforza : c'est la ligue de Cognac. Clément VII s'inquiète de la suprématie de Charles Quint.


Anne de Pisseleu - par Jean Clouet – musée Condé Chantilly

Liaison de François Ier de France avec Anne de Pisseleu

Anne de Pisseleu est tout d'abord fille d'honneur de Louise de Savoie.

Vers 1526, Francois Ier rencontre pour la première fois Anne de Pisseleu âgée de 18 ans qui devient sa maitresse.



Mariage d'Anne de Montmorency avec Madeleine de Savoie

Cadeau du Château de la Fère-en-Tardenois à Anne de Montmorency

Anne de Montmorency épouse à Saint-Germain-en-Laye le 10 janvier 1527 Madeleine de Savoie, fille de René de Savoie et d'Anne de Lascaris-Vintimille. Leurs enfants sont :

Madeleine de Savoie est la cousine de François Ier de France.

Pour ces noces, François Ier offre à Anne de Montmorency le Château de la Fère-en-Tardenois en guise de remerciements. Il le fait transformer et fait construire en particulier son grand pont couvert.



Mort de Raoul Hurault

Raoul Hurault, contrôleur des finances de François Ier de France et Seigneur de Cheverny meurt en 1527.



Agrandissement du château de Meudon

Antoine Sanguin fait don du château de Meudon en 1527 à sa nièce Anne de Pisseleu.

Anne de Pisseleu aidera Antoine Sanguin dans sa carrière ecclésiastique.

Antoine Sanguin devient abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et maître de la chapelle royale.

Pour mieux loger sa maîtresse, François Ier de France entreprend d'ajouter, dans le style du corps de logis, deux pavillons carrés et deux ailes en retour terminées par des pavillons identiques.

Dans le style d'Écouen on ajoute aux pavillons des tourelles d'angle en encorbellement.



Jean II Babou de La Bourdaisière Échanson de François Ier de France et de Marguerite d'Angoulême

Dès 1528, Jean II Babou est Échanson de François Ier de France et de Marguerite d'Angoulême, Duchesse de Berry.



Bataille de Kassa

Alliance de Jean Ier de Hongrie avec les Turcs

Traités de Fontainebleau et de Paris

En 1528, Jean Ier de Hongrie subit une nouvelle défaite contre Ferdinand Ier de Habsbourg près de Kassa et se trouve alors dans une position très difficile.

Jean Ier de Hongrie accepte les propositions d'aide des Turcs et devient vassal de l'empire ottoman en février 1528, suite aux négociations conduites par Jérôme Laski.

L'indignation provoquée par cette alliance favorise les Habsbourg.

Par ailleurs, François Ier de France promet d'aider Jean Ier de Hongrie. En échange, celui-ci consent à poursuivre la lutte contre Ferdinand Ier de Habsbourg et à fournir des troupes hongroises à François Ier de France en Italie.

Le traité entre François Ier de France et Jean Ier de Hongrie est signé en France à Fontainebleau et à Paris les 23 et 28 octobre 1528.

Les turcs permettent à Jean Ier de Hongrie de reconquérir, en novembre 1528, la plaine hongroise et la Transylvanie qui devient alors la base de sa puissance.



Cession de Brie-Comte-Robert à Philippe Chabot

François Ier de France cède Brie-Comte-Robert à Philippe Chabot, comme seigneur engagiste, en 1528.


Claude de Lorraine Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Comte d'Aumale

Claude de Lorraine-Guise Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard

Claude de Lorraine-Guise Marquis d'Elbeuf

En remerciement de son courage et sa loyauté, en 1528, François Ier de France érige le comté de Guise en duché-pairie. Claude de Lorraine-Guise devient ainsi le premier Duc de Guise.

Il est aussi Comte d'Aumale, Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard et Marquis d'Elbeuf.

Claude de Lorraine-Guise est également nommé gouverneur de Bourgogne.

Ces faveurs peu ordinaires pour une personne qui n'est pas de la famille du roi, soulèvent des objections au Parlement, qui voit d'un mauvais œil cette aliénation d'une partie des terres royales, mais il doit se plier à la volonté du monarque.



Expédition d'Odet de Foix dans le royaume de Naples

Bataille de Melphe

Jean Caracciolo Prisonnier

Libération de Jean Caracciolo

Jean Caracciolo Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Jean Caracciolo Lieutenant général des armées

François de Scépeaux participe à la bataille de Melphe en 1528 et se distingue dans un combat naval livré aux abords de Naples.

Jean Caracciolo a rejoint le parti de Charles Quint.

L'armée française dirigée par Odet de Foix et Pedro Navarro assiège Melfi en mars 1528, tuant environ 3 000 personnes, sans épargner les femmes et les enfants.

Le massacre est connu sous le nom de Pasqua di Sangue (Pâques de sang).

Jean Caracciolo est fait prisonnier dans sa ville de Melfi par Odet de Foix.

Charles Quint refuse de payer sa rançon.

Jean Caracciolo se retourne vers François Ier de France qui lui rend la liberté.

Il le fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel, Lieutenant général des armées.

François Ier de France lui donne Romorantin, Nogent, Châteauneuf-sur-Loire, et les Iles de Martigues, en compensation de la perte de ses biens d'Italie.



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Mort de Jean II de Gramont Baron de Gramont

Jean II de Gramont est Maréchal de Navarre et capitaine de la ville de Bayonne

Le 3 mars 1528, Menaud d'Aure part pour l'Italie, où il sert pendant les guerres avec Odet de Foix et Jean II de Gramont, son beau-frère, suivi d'une compagnie de 50 lances.

Jean II de Gramont meurt à Naples en juillet 1528 ou le 15 septembre 1528 sans postérité lors du siège de Naples.

Avec le consentement d'Henri II de Navarre et de François Ier de France, Claire de Gramont porte à Menaud d'Aure, son époux, les titres de Seigneur de Gramont, Prince Souverain de Bidache et de Barnache, et les biens de la Maison de Gramont.

Suivant la coutume de la Basse-Navarre, leurs enfants prennent le nom et les armes de Gramont.


Andrea Doria par Sebastiano del Piombo

Revirement d'Andrea Doria

Les Français chassé de Gênes

Andrea Doria restaurateur de la liberté génoise

Andrea Doria aperçoit qu'il est l'objet de la jalousie des ministres français et que François Ier de France tarde à ratifier les promesses qu'il a faites en faveur de Gênes.

Andrea Doria se tourne vers Charles Quint, en 1528, en stipulant la restauration de la liberté de Gênes et chasse les Français de cette ville à l'aide de la flotte impériale.

Andrea Doria met un terme aux querelles des factions dans Gênes. Il change la forme du gouvernement et fait décréter que les doges, qui auparavant étaient perpétuels, seraient élus pour 2 ans seulement.

Andrea Doria refuse la dignité de doge.

Il continue à servir l'empereur et bat plusieurs fois les Turcs. Il lutte avec avantage contre le Khayr ad-Din Barberousse.



Robert IV de La Marck Capitaine des Cent-suisses

Robert IV de La Marck est nommé en 1529 à 17 ans capitaine des Cent-suisses de la Garde du Roi François Ier de France.



Libération de François III de Bretagne et d'Henri II de France

François III de Bretagne et Henri II de France, les enfants de François Ier de France sont libérés contre une rançon de 2 000 000 d'écus d'or. Ils regagnent Paris le 1er juillet 1529.

François Ier de France charge Diane de Poitiers de faire l'éducation de cour d'Henri II de France lorsqu'il revient en France.

Il a alors 11 ans et elle 31.

Henri II de France a lu Amadis de Gaule, un roman de chevalerie.

Cette expérience a pu contribuer à lui faire voir Diane comme la "Dame par excellence".



Traité de Cambrai Paix des dames

François de Tournon est un des négociateurs qui va aboutir au traité d'Amiens ou Paix des Dames.

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, Marie de Luxembourg, et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, tante de Charles Quint, signent cette paix le 3 ou le 5 août 1529.

Elle est signée à Cambrai.

La guerre s'achève sur la constatation d'un équilibre des forces :

Toutefois ce n'est qu'une accalmie dans l'affrontement entre François Ier de France et Charles Quint.



Ratification des traités de Fontainebleau et de Paris

Le traité entre François Ier de France et Jean Ier de Hongrie est ratifié par Jean Ier de Hongrie à Buda, le 1er septembre 1529.

Antoine de Rincon apporte à Istanbul le document. Cela déclenche le développement des relations entre la France et l'Empire ottoman.



Mort de Jean de Selve Seigneur de Cromières, de Villiers-le-Châtel et d'Huison

Pierre Lizet Premier président du parlement de Paris

Jean de Selve meurt le 10 décembre 1529 dans l'exercice de ses fonctions.

Il est inhumé dans l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet 39, boulevard Saint-Germain à Paris où l'on voit encore son épitaphe.

Ses Négociations, ses discours, ses conférences pour la délivrance de François Ier de France sont à la bibliothèque du roi.

L'avocat Versoris consigne sa mort en ces termes, sur ses tablettes: "Le samedi XIe jour décembre (1529), Monsieur Maistre Jehan Salva, premier président en la cour de parlement, fut enterré à l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, sa paroisse. Il fut plaint et regretté et non sans cause, car il estoit homme prudent, saige, vertueux et moult bon juge. Se fut grand dommaige pour le réaulme. Dieu lui fasse mercy."

Pierre Lizet succède à Jean de Selve à la charge de premier président du parlement de Paris le 20 décembre 1529.



Reconstruction du château de Villers-Cotterêts

Pendant la Guerre de Cent Ans, la population de Villers-Cotterêts s'est accrue des réfugiés de Crépy-en-Valois, de Pierrefonds et de Vivières.

Le Roi aime la chasse et le chroniqueur Bergeron nous dit que Françoys s'estudia pour le plaisir de la Chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le Château de Villers-Cotterêts.

À partir de 1530, François Ier de France fait rebâtir le château de Villers-Cotterêts. Il veille lui-même à la rapidité des travaux.

Les fréquents voyages du roi, avec toute sa suite, amènent une foule de marchands, d'aubergistes et d'artisans qui s'établissent près du château dans des maisons élevées le long de la route. Il faut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l'édifice.


Statue de Guillaume Budé - au Collège de France - par Maximilien Louis Bourgeois (1839-1901) Guillaume Budé - Portrait par Jean Clouet - 1536

Fondation du Collège de France

En 1530, Guillaume Budé, grand traducteur d'œuvres antiques, maître de librairie de François Ier de France, suggère à François Ier de France, d'instituer un collège de lecteurs royaux, actuellement nommé Collège de France.

Y seront enseignées les langues de l'antiquité :

Le Collège royal est d'abord abrité dans les Collèges de Tréguier et de Cambrai

Sa devise est Docet omnia, Il enseigne tout.

Des humanistes payés par le roi sont chargés d'enseigner des disciplines que l'université de Paris ignore.

Deux postes de professeurs sont initialement créés, un pour le grec et un pour l'hébreu.

Ce nombre passe rapidement à 10 avec l'enseignement du droit français, du latin, des mathématiques et de la médecine.

Le Collège royal restera un des lieux d'excellence de la transmission du savoir en France.


Éléonore d'Autriche - par ou d'après Joos van Cleve ou Cleeve

Mariage de François Ier de France avec Éléonore d'Autriche

François Ier de France est veuf de Claude de France.

Éléonore d'Autriche est veuve d'Emmanuel Ier le Fortuné.

François Ier de France épouse à l'Abbaye de Veien le 4 ou le 6 juillet ou le 7 août 1530 Éléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint.

Éléonore d'Autriche est couronnée à Saint-Denis.

Ce mariage scelle la réconciliation temporaire avec Charles Quint.

Comme toutes les reines de France, Éléonore d'Autriche n'a aucun pouvoir politique.

Catholique, Éléonore d'Autriche a une nouvelle ennemie en Marguerite d'Angoulême, sa belle-sœur protestante, qui et très appréciée de la cour.

Mais François Ier de France, peu attiré par sa femme, multiplie les conquêtes et s'affiche avec sa favorite en titre Anne de Pisseleu.

Rejetant son affection sur ses beaux-enfants, elle se heurte encore à un mur, ceux-ci ayant été fait captifs de Charles Quint.

Charles II d'Orléans ne revoit François III de Bretagne et Henri II de France, ses frères, qu'à l'occasion de ce mariage.

Jacqueline de Rohan-Gyé est demoiselle d'honneur de la reine Éléonore d'Autriche.



Mort de Thomas Wolsey

Thomas Wolsey adresse des lettres codées à Clément VII, à François Ier de France et à Charles Quint. Elles sont interceptées par des agents d'Henri VIII Tudor.

Thomas Wolsey est arrêté le 4 novembre 1530. Une escorte est chargée de le convoyer vers Londres par petites étapes.

Thomas Wolsey meurt à l'abbaye de Leicester le 29 novembre 1530 d'épuisement, pendant son transfert à la tour de Londres.


Guy XVI de Laval - Vitrail de la collégiale Saint-Martin de Montmorency

Mort de Guy XVI de Laval

Guy XVII de Laval Seigneur de Laval

Guy XVI de Laval est :

Guy XVI de Laval meurt à La Gravelle le 20 mai 1531.

Claude de Laval succède à Guy XVI de Laval, son père, et prend le nom Guy XVII de Laval.

Guy XVII de Laval n'a que 9 ans.

François Ier de France lui donne pour curateurs :

C'est au premier d'entre eux qu'incombe surtout la charge.



Naissance de François III de la Noue

François III de la Noue dit Bras de Fer naît au manoir de Briord près de Nantes en 1531, fils de François II de la Noue et de Bonaventure L'Épervier.

Il descend d'une famille dévouée aux ducs de Bretagne.

Par tradition familiale, il est tout d'abord au service du roi de France, appelé à la cour par François Ier de France en qualité de page d'Henri II de France.



Naissance de Jacques de Savoie-Nemours

Jacques de Savoie-Nemours naît à Vauluisant ou Vauluissant le 12 octobre 1531, fils de Philippe de Savoie-Nemours et de Charlotte d'Orléans-Longueville.

Il est le petit-fils de Philippe II de Savoie au même titre que le roi François Ier de France son cousin germain.



Constitution de la Ligue de Smalkalde

En 1531 se constitue la ligue de Smalkalde ou Smalkade ou Schmalkalden (en allemand Schmalkaldischer Bund).

C'est une union militaire, contre Charles Quint, de princes protestants allemands du Nord avec principalement Philippe Ier de Hesse et Jean-Frédéric Ier de Saxe, électeur de Saxe.

Elle demande l'aide de François Ier de France.


Diane de Poitier - avant 1525 - Paris - Bibliothèque Nationale de France

Mort de Louis de Brézé Grand sénéchal de Normandie

Diane de Poitiers Sénéchal de Normandie

Louis de Brézé meurt à Anet le 23 juillet 1531.

Diane de Poitiers le pleure sincèrement, lui fait élever dans la cathédrale de Rouen un magnifique tombeau et prend un deuil qu'elle ne quittera jamais.

Elle ne s'habilla plus désormais que de noir et de blanc, mais ses robes restent de soie et largement décolletées.

Le sens aigu des intérêts financiers se manifeste dès ce moment chez Diane de Poitiers. Elle obtient de se faire verser les gages que son mari recevait au titre de gouverneur de Normandie et de Grand-sénéchal, prenant elle-même le titre de Sénéchal de Normandie.

Elle obtient d'administrer les biens de ses filles et d'en percevoir les revenus. "Férue en procédure et entourée d'hommes de loi", elle va jusqu'au procès pour tenter de conserver les terres que son mari détenait en apanage. François Ier de France l'aide à tergiverser grâce à des lettres patentes statuant qu'elle peut conserver les revenus et profits de ces terres jusqu'à ce que la propriété en soit établie. Diane saura toute sa vie faire prospérer sa fortune.



Mort de Louise de Savoie

Réunion du duché d'Auvergne au domaine royal

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, meurt au Manoir de Grez-sur-Loing de la peste le 22 septembre 1531.

Elle est inhumée à Saint-Denis.

Le duché d'Auvergne est réuni au domaine royal en 1531.



Second tour de France de François Ier de France

François Ier de France part en novembre 1531 pour un second tour de France, accompagné de François III de Bretagne, le dauphin, d'Anne de Pisseleu et d'Éléonore d'Autriche.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur d'Éléonore d'Autriche.


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Traité de Vannes

Couronnement de François III de Bretagne comme Duc de Bretagne

François Ier de France séjourne au château de l'Hermine à Vannes, lors du vote des états de Bretagne pour l'union du duché.

Sous la pression de François Ier de France, les états de Bretagne finissent par reconnaître François III de Bretagne comme Duc de Bretagne et la réunion de la France et de la Bretagne le 4 août 1532.

Le 13 août 1532, François Ier de France publie l'Édit d'union des 2 pays à Nantes après de longues négociations

Le 14 août 1532 au cours de festivités hautes en couleurs, François III de Bretagne est couronné duc de Bretagne à Rennes.

Après qu'il se soit dépouillé du collier de l'ordre de Saint-Michel, François III de Bretagne se pare du collier de l'ordre de l'Hermine.

Yves Mahyeuc, évêque de Rennes, lui remet alors l'épée des ducs, bénit la couronne d'or et la lui pose sur le chef.

Ainsi équipé, François III de Bretagne va s'asseoir sur le trône et répond amen à chaque phrase de la formule du serment énoncée par l'évêque.

Les quelques initiatives de François III de Bretagne à l'égard de ses nouveaux sujets déplaisent tant à François Ier de France qu'il l'éloigne de la Bretagne.

François Ier de France signe le traité de Vannes par lequel le duché de Bretagne est rattaché au royaume de France.

En septembre 1532, est publié au Château de Plessis-Macé un contrat bilatéral entre Bretons et Français.

Les Bretons conservent une très large autonomie dans le Royaume :

Proche de François Ier de France, Jean de Laval-Châteaubriant le reçoit au château de Châteaubriant en 1532 lors de l'union de la Bretagne à la France.



René de Montejean Président des États de Bretagne

Le 4 aout 1532, René de Montejean préside les États de Bretagne.

François Ier de France fait don de la seigneurie de Fougères.



Rattachement du comté de Montbéliard à la France

François Ier de France prend possession du comté de Montbéliard pour surveiller l'empereur sur le front est.


Jacques Cartier-Portrait fictif datant du XIXe siècle

Guerre entre la couronne du Portugal et les armateurs normands

Présentation de Jacques Cartier à François Ier de France

En 1532, alors qu'une guerre éclate entre la couronne du Portugal et les armateurs normands au large du Brésil.

Jacques Cartier est présenté à François Ier de France par Jean Le Veneur, Abbé du Mont-Saint-Michel.

Appuyé par le roi, il effectuera 3 voyages vers l'Amérique du Nord entre 1534 et 1542, espérant trouver un passage du Nord-Ouest pour l'Asie.


Ancien hôtel de villede Paris - vers 1530 - plan de Braun et Hogenberg

Construction d'un nouvel hôtel de ville à Paris

La Maison aux Piliers tombe en ruines.

Les officiers municipaux demandent et obtiennent de François Ier de France en 1529 qu'elle soit remplacée par un véritable palais de style Renaissance qui est dessiné par Dominique Boccador, unarchitecte italien.

La première pierre est posée le 15 juillet 1533 par Pierre Violle, prévôt des marchands de Paris,

La partie sud de l'Hôtel de Ville est édifiée de 1533 à 1551,



François de Tournon et Gabriel de Gramont à Rome

François de Tournon sont à Rome entre janvier et septembre 1533 pour discuter de l'annulation du mariage d'Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon.

François de Tournon et Gabriel de Gramont négocient aussi le mariage entre Catherine de Médicis, nièce du pape, avec Henri II de France, le deuxième fils du roi.

À cette occasion, Gabriel de Gramont détermine le pape Clément VII à se rendre à Marseille pour y rencontrer François Ier de France le 1er août 1533.



Liberté de navigation sur les mers

François Ier de France se heurte à l'Espagne et au Portugal concernant la liberté de navigation sur les mers. Ces deux pays se partagent l'océan Atlantique.

L'entourage du Roi se partage entre ceux qui souhaitent mener de grandes expéditions comme l'amiral Philippe Chabot et ceux qui pensent qu'il faut abandonner comme Anne de Pisseleu.

En 1533, François Ier de France, contestant le partage des mers, obtient l'autorisation d'explorer les terres jusqu'alors inconnues.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Alliance entre François Ier de France et Clément VII

François Ier de Bourbon-Saint-Pol assiste à l'entrevue entre François Ier de France et le pape Clément VII à Marseille en octobre 1533 qui concluent une alliance.



François de Tournon Abbé de Saint-Germain-des-Prés

François Ier de France nomme François de Tournon Abbé de Saint-Germain-des-Prés en janvier 1534.



Fin du second tour de France de François Ier de France

François Ier de France achève son second tour de France le 9 février 1534.


Paul III par Le Titien

Mort du Pape Clément VII

Paul III Pape

Clément VII meurt le 25 septembre 1534.

Clément VII est un grand pape mécène.

Paul III porte la pourpre pendant plus de 40 ans, traversant tous les grades jusqu'à devenir doyen du Sacré Collège.

Paul III est déjà, en deux occasions précédentes, passé à deux doigts de la tiare.

Hippolyte de Médicis ET François de Tournon participent au conclave.

Antoine Duprat veut lui succéder, et offre à François Ier de France de subvenir par lui seul aux frais de son élection; mais le roi ne soutient pas sa candidature.

Alexandre Farnèse est plébiscité Pape le 12 octobre 1534 sous le nom de Paul III (en latin Paulus III, en italien Paolo III).

Grâce à sa réputation, les factions qui divisent le Sacré Collège s'entendent sur son élection. Il est universellement reconnu comme l'homme du moment. La piété et le zèle qui le caractérise depuis qu'il est devenu prêtre permettent d'oublier les extravagances de ses jeunes années.

Le peuple de Rome se réjouit de l'élection à la tiare du premier citoyen de leur ville depuis Martin V.

Paul III est couronné le 3 novembre 1534 et ne perd pas de temps à s'atteler aux indispensables réformes.

Personne, après avoir vu son portrait par Le Titien, ne peut oublier la merveilleuse expression de réserve de cette figure usée et émaciée. Ces petits yeux perçants, et cette attitude particulière de quelqu'un prêt à bondir ou à reculer en disent long sur ce diplomate aguerri, qu'on aurait en vain cherché à abuser ou à faire baisser sa garde.

Paul III délaisse les français au profit des Habsbourg.

Paul III s'occupe de la réforme de la cour papale avec vigueur. Il nomme des commissions pour relever les abus de toute sorte. Il réforme :

Paul III renforce le prestige de la papauté en faisant lui-même ce que ses prédécesseurs confiaient à un conseil.



Traité de François Ier de France avec les Turcs

En 1534, François Ier de France conclut un traité de ligue défensive avec l'empereur des Turcs, Soliman.



Affaire des placards

François Ier de France tolère la progression des idées réformatrices bien qu'il considère la doctrine protestante comme néfaste à son autorité.

Il s'y oppose catégoriquement quand apparaissent les premières agressions, à savoir les destructions iconoclastes qui touchent aux images saintes (sculptures, reliques).

L'affaire des placards amène François Ier de France à sévir contre les réformateurs que Marguerite d'Angoulême protège.

Les placards sont des écrits injurieux et séditieux dont l'auteur est Antoine Marcourt, pasteur d'origine picarde de Neuchâtel.

Ces placards sont intitulés "Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ". Ce titre évocateur est en fait une attaque directe envers l'Eucharistie.

Ils sont affichés dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume (Tours, Orléans) dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 et jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier de France au château d'Amboise ce qui constitue un affront envers la personne du roi et sa foi.

Par prudence, Marguerite d'Angoulême regagne ses États du sud-ouest puis parcourt le midi de la France.



Répression contre les Protestants

En réponse à l'Affaire des placards, François Ier de France durcit sa position et confesse ouvertement sa foi catholique. À partir du 21 janvier 1535, il déclenche une répression cruelle contre les protestants, mais sporadique, sans que le mot persécution s'impose réellement.



Confiscation du domaine de Chenonceau

Àprès la mort de Thomas Bohier, un contrôle des comptes publics met en évidence des malversations. François Ier de France impose alors une forte amende à ses héritiers.

Le roi réclame à Antoine Bohier, fils de Thomas, près de 190 000 livres tournois et confisque le domaine de Chenonceau en 1535.



Accord entre François Ier de France et Jean III de Brosse

En 1535, François Ier de France cède à Jean III de Brosse tout ce qu'il tenait du comté de Penthièvre, et ce seigneur abandonne au roi tous les droits qu'il pouvait avoir sur le duché de Bretagne par représentation de Nicole de Bretagne, sa bisaïeule.


Claude Gouffier - par François Clouet (vers 1515-1572)

Claude Gouffier Premier gentilhomme de la chambre du Roi

Claude Gouffier devient premier gentilhomme de la chambre de François Ier de France en 1535.



Mariage de Guy XVII de Laval avec Claude de Foix

Guy XVII de Laval est élevé dans la maison Jean de Laval-Châteaubriant, dont l'épouse, Françoise de Foix, a déjà auprès d'elle Claude de Foix, sa nièce.

Claude de Foix et Guy XVII de Laval sont à peu près de même âge.

Françoise de Foix propose le mariage de ses 2 pupilles à François Ier de France et aux parents respectifs, et le fait agréer.

Guy XVII de Laval épouse à Châteaubriant le 22 ou le 23 octobre 1535 Claude de Foix, vicomtesse de Lautrec.

Guy XVII de Laval, formé aux exercices militaires par Anne de Montmorency, son oncle, le suit dans toutes ses expéditions à partir de 1535.



Ambassade vers les princes protestants allemands

François Ier de France envoie Guillaume du Bellay et Jean du Bellay comme ambassadeurs pour s'allier aux princes protestants allemands. Mais ces derniers se méfient du Roi français, compte tenu de la répression qui est effective en France contre les protestants.


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Mort de François-Marie II Sforza Duc de Milan

Conquête du Bugey, de la Bresse, de la Savoie et du Piémont

François-Marie II Sforza meurt le 1er novembre 1535 sans héritier.

François Ier de France réclame le Milanais pour Henri II de France, son fils.

François Ier estime que sa meilleure chance d'obtenir le duché de Milan est de négocier un échange de territoires.

Il décide pour cela de s'emparer de la Savoie, sachant que Charles Quint, son principal rival en Milanais, ne pourra pas facilement abandonner Charles III de Savoie qui est son beau-frère et son allié.

S'appuyant sur les prétentions de sa mère Louise de Savoie, il pénètre donc en Piémont, alors neutralisé par un grave conflit avec Berne et Genève.

Il envoie à la tête de ses troupes François III de Bretagne et Henri II de France, avec ordre de ne pas s'attaquer directement au Milanais.

Envoyé à la tête d'une armée en 1535, Philippe Chabot conquiert rapidement le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont.



Traité de capitulation

Alliance de François Ier de France avec Soliman le Magnifique

Ayant pris la mesure de son adversaire, dans la troisième phase du conflit, François Ier de France cherche des alliés : Soliman le Magnifique, Henri VIII Tudor, les princes protestants allemands.

En janvier 1536, François Ier de France s'allie avec Soliman le Magnifique contre Charles Quint. C'est le traité de capitulation. Cette alliance avec les turcs choque le monde catholique.



Huitième guerre d'Italie

Conquête de la Savoie et du Piémont

La Huitième guerre d'Italie se déroule de 1536 à 1538.

François Ier de France réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny.

Au début 1536, envahissant la Savoie et s'arrêtant à la frontière lombarde, François Ier espérant trouver une solution négociée.

En février 1536, François Ier de France et 40 000 soldats français franchissent la frontière.

Ces troupes prennent Chambéry puis Turin et s'empare de la Savoie et du Piémont

En mars 1536, Claude d'Annebault est l'un des principaux chefs de l'armée qui conquiert le Piémont.

Durant cette campagne, Claude d'Annebault conserve Turin malgré un siège de plusieurs mois.

Paul de La Barthe sert lors de la conquête du Piémont.

La Savoie et le Piémont resteront possession française jusqu'au Second traité de Cateau-Cambrésis en 1559.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol est chargé de la conquête de la Savoie.

Charles III de Savoie est obligé de se réfugier à Verceil.

Dans les territoires contrôlés par les Bernois, la conversion à la Réforme protestante est générale, bien qu'en majeure partie contrainte, créant de ce fait un fossé cultuel désormais insurmontable.



Charles Quint à Rome

Charles Quint se présente de plus en plus comme le défenseur de la foi.

Le 5 avril 1536, Charles Quint fait une entrée triomphale à Rome, accueilli par le pape Paul III.

Jean du Bellay assiste à un consistoire, où Charles Quint s'emporte tellement contre François Ier de France, que Jean du Bellay croit devoir se rendre immédiatement auprès de ce monarque pour l'en prévenir.



Hippolyte II d'Este en France

Hippolyte II d'Este fait ses débuts en France en 1536, appelé par François Ier de France, en raison de ses liens étroits avec la dynastie des Valois : Hippolyte II d'Este est le frère Hercule d'Este marié à Renée de france.



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.



Mort de François III de Bretagne Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Mort de Sebastiano de Montecuculli

Henri II de France Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Charles II d'Orléans Duc d'Orléans

En août 1536, François est pris d'un malaise lors d'une partie de paume après avoir bu un verre d'eau glacée.

Le verre d'eau lui est apporté à sa demande par le Comte Sebastiano de Montecuculli un seigneur piémontais de sa suite, commissaire de Charles Quint.

François III de Bretagne, Dauphin de Viennois, meurt au château de Tournon en Ardèche quelques jours plus tard le 10 août 1536.

De nombreuses rumeurs circulent à l'époque.

Persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint, François Ier de France fait arrêter Sebastiano de Montecuculli. Celui-ci est jugé coupable, condamné à mort et écartelé à Lyon, en présence de François Ier et de la Cour. Les quartiers de son corps sont pendus aux 4 portes de la ville.

D'autres rumeurs attribuent la mort aux Médicis.

François III de Bretagne n'a contracté aucun mariage et n'a aucune descendance légitime ou illégitime.

La famille de Catherine de Médicis, épouse d'Henri II de France, n'a qu'à éliminer François III de Bretagne pour faire accéder Catherine au trône de France.

D'autres enfin disent que François III de Bretagne serait mort d'une trop fatigante nuit d'amour avec Mademoiselle de L'Estrange, sa maîtresse.

La thèse de la mort naturelle par pleurésie, contractée dans des forteresses insalubres espagnoles quand il était otage de Charles Quint, reste la plus admise.

Henri II de France devient Duc de Bretagne et Dauphin de Viennois. Mais il ne gouverne pas la Bretagne dont son père garde l'usufruit.

La situation de Diane de Poitiers est encore renforcée. Sous prétexte d'hommages platoniques, Henri II de France adopte pour sa livrée ordinaire les couleurs de Diane : le noir et blanc (noir et blanc rayée d'or).

Henri II de France identifie l'emblème, le croissant, à celui que la mythologie attribue à la divinité chasseresse, arbore le monogramme fameux où le H et le D s'entrelacent.

Diane de Poitiers n'en entretient pas moins avec Catherine de Médicis des rapports qui se veulent cordiaux.

Elle est officiellement la gouvernante des enfants que Catherine, après 11 ans de stérilité, met enfin au monde.

Catherine de Médicis se résigne, serre les dents et attend sa revanche.

En 1536, Charles II d'Orléans, autre fils de François Ier de France, reçoit en apanage le duché d'Orléans.

Il a comme page Pierre de Ronsard.



Ravitaillement de Thérouanne

Claude d'Annebault Prisonnier

Gaspard de Saulx sert à la défense de Thérouanne.

Paul de La Barthe participe au ravitaillement de Thérouanne en 1537.

Après avoir pris la place de Saint-Pol, Claude d'Annebault sauve Thérouanne en la ravitaillant par 2 fois.

Claude d'Annebault s'y révèle un ingénieux stratège, mais il est capturé au retour du deuxième trajet.

Le montant de sa rançon est très élevé, mais François Ier de France offre immédiatement de la payer.

Le siège de Thérouanne est levé le 30 juillet 1537, François Ier de France ayant conclu une trêve avec Charles Quint.

Toutefois, Marie de Habsbourg ne libère pas Claude d'Annebault avant la conclusion de la paix, qu'elle prépare avec le concours de son prisonnier.

Une fois libre, Claude d'Annebault est récompensé de ses bons services

Antoine van Halewijn est fait prisonnier par les Impériaux.



Invasion de l'Artois

En 1537, François Ier de France envahit l'Artois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Artois.

En 1537 des trêves sont signées.



Campagne en Piémont

Prise de Veillane

Prise du château de Suze

Henri II de France commande en 1537, l'armée que François Ier de France, son père, envoie en Piémont et prend l'avantages sur l'armée des Impériaux, commandée par le marquis du Guast.

Henri II de France force le Pas-de-Suze.

François Gouffier le Jeune fait ses premières armes auprès Henri II de France au siège du Pas de Suze.

Henri II de France prend Veillane, Rivoles, Montcallier,...

Charles Ier de Cossé commandait cent chevau-légers à la prise de Veillane et à celle du château de Suze en 1537.


René de Montejean - Portrait par Jean Clouet en 1538

René de Montejean Maréchal de France

René de Montejean est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

On envoie François de Scépeaux en Italie surveiller l'état des affaires du maréchal de Montejean.



Échange de l'archevêché de Bourges contre l'archevêché d'Auch

En 1538, François de Tournon obtient l'échange avec François Guillaume de Clermont-Lodève de l'archevêché de Bourges contre l'archevêché d'Auch, plus riche.

François de Tournon cède à son neveu les abbayes de Saint-Florent et de Chandeil.

À la même époque, François de Tournon devient abbé de Tournus et entre en possession de la commanderie des antonistes de Bailleul.

Les bénéfices que François de Tournon obtient de François Ier de France lui permettent d'avoir un revenu de 60 000 livres tournois.


Anne de Montmorency Claude d'Annebault - vers 1535

Anne de Montmorency Connétable de France

Claude d'Annebault Maréchal de France

Pour le récompenser de la défense de la Provence contre Charles Quint, Anne de Montmorency, Grand maître de France, est fait Connétable de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

Claude d'Annebault est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.



Libération de Claude Gouffier

François Ier de France participe pour 6000 écus d'or à la rançon de Claude Gouffier en 1538.



Convocation d'un Concile à Vicence

Paul III publie une nouvelle bulle, convoquant un concile à Vicence pour le 1er mai 1538. L'obstacle majeur y est le regain d'hostilité entre Charles Quint et François Ier de France.

Bien des causes contribuent à retarder l'ouverture du concile œcuménique. L'accroissement de puissance qu'une Allemagne réunifiée a mis entre les mains de Charles Quint est si intolérable à François Ier de France, que lui, qui persécute l'hérésie dans son propre royaume avec tant de cruauté que le pape doit l'appeler à réfréner sa violence, devient l'allié fidèle de la Ligue Smalcaldique, qu'il encourage à rejeter toutes les ouvertures de réconciliation.

Charles Quint lui-même n'était pas à blâmer car, malgré son désir pour la tenue d'un concile, il tient à l'idée que les différences religieuses en Allemagne peuvent être réglées par des conférences réunissant les deux parties. Ces conférences, comme toute tentative de ce genre pour régler les différences en dehors des cours normales de l'Église, menaient à une perte de temps, et faisaient beaucoup plus de mal que de bien.

Charles Quint se fait une idée fausse de l'organisation d'un concile œcuménique. Dans son désir d'unir toutes les parties, il recherche une vague formule à laquelle tous auraient pu souscrire, retombant dans l'erreur des empereurs Byzantins. Un concile de l'Église, au contraire, doit formuler la foi avec une telle précision que nul hérétique ne peut y souscrire : cela prit plusieurs années de convaincre l'Empereur et ses conseillers que le Catholicisme et le Protestantisme sont aussi opposés que la lumière et les ténèbres.


Lieu où fut signé la Paix de Nice

Conférence de Nice

Paix d'Aigues-Mortes

Anne de Montmorency profite de son crédit auprès de François Ier de France pour l'amener à négocier.

François de Tournon participe aux négociations de la paix de Nice.

Le Pape Paul III parvient à convaincre François Ier de France et Charles Quint de tenir avec lui une conférence à Nizza aujourd'hui Nice en juin 1538.

La Paix de Nice également appelé Trêve ou Congrès de Nice est signé le 18 juin 1538 dans le couvent des Franciscains de la Sainte-Croix, situé hors les murs de la forteresse niçoise pour mettre fin à la huitième guerre d'Italie.

Ce traité prévoit:

Une trêve de 10 ans au moins est alors décrétée entre les deux belligérants.

Comme gage de bonne volonté :

Du 14 au 16 juillet 1538, François Ier de France et Charles Quint se réconcilient officiellement à Aigues-Mortes :

À l'emplacement de l'ancien couvent, aujourd'hui disparu, à hauteur du n 27 de la rue de France à Nice, s'élève un monument protégeant une grande croix sur lequel on peut lire l'inscription :

Signum. Hoc. Crucis. Dedicarunt. Nibilis. Melchio. Maletus. Marius Baldoinus. Manuel. Gerbonus. iac. Rus. Cigia. Coss.e.n. Dnlshoronatus Grimaldus. Richerus. Assesor. Anno 1558 Die 4 Martis.e.e.



Mariage de Louis III de Bourbon-Vendôme avec Jacqueline de Longwy

Louise de Bourbon-Montpensier Duchesse de Montpensier

Louis III de Bourbon-Vendôme épouse en août 1538 Jacqueline de Longwy, Comtesse de Bar-sur-Seine, fille de Jean IV de Longwy et de Jeanne d'Orléans. Leurs enfants sont :

À l'occasion de ce mariage, François Ier de France rend à sa mère Louise de Bourbon-Montpensier les terres de son grand-père Gilbert de Bourbon-Montpensier :

Le comté de Montpensier est érigé en duché pour l'occasion.

Louise de Bourbon-Montpensier devient Duchesse de Montpensier



Guillaume Pellicier Ambassadeur pour François Ier de France

Envoyé à Rome, puis ambassadeur à Venise en 1539, Guillaume Pellicier mène pour François Ier de France une activité de diplomatie secrète.

Guillaume Pellicier en profite pour pourchasser les manuscrits grecs.

Guillaume Pellicier en réunit plusieurs centaines, faisant de la bibliothèque royale la plus riche d'Europe.



Foi et hommage de René II de Laval à François Ier de France

René II de Laval fait foi et hommage à François Ier de France pour le fief de Saint Mars en 1539.



Légitimation de François de Laval

François Ier de France légitime François de Laval en mars 1539 ou 1540


François Ier de Clèves - Portrait par Jean Clouet en 1538

François Ier de Clèves Duc de Nevers

François Ier de Clèves devient le 1er Duc de Nevers le 7 février 1538 ou en 1539.

Par lettre de François Ier de France en janvier 1539 et enregistrées le 17 février 1739, le comté de Nevers est érigé en duché pairie.

Le roi accorde à François de Clèves le titre de duc de Clèves du consentement de Marie d'Albret, sa mère.



Activité diplomatique secrète de Guillaume Pellicier II

Envoyé à Rome, puis ambassadeur à Venise en 1539, Guillaume Pellicier II mène pour François Ier de France une activité de diplomatie secrète.

En Italie, il pourchasse les manuscrits grecs; Il en réunit plusieurs centaines, faisant de la bibliothèque royale la plus riche d'Europe.



Ordonnance de Villers-Cotterêts

Pour centraliser et renforcer la monarchie française, François Ier de France fait rédiger une Ordonnance. Il la signe à Villers-Cotterêts le 31 Août 1539.

Cette ordonnance générale pour la police et la justice comporte 192 articles.

Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès.

Cette ordonnance est à l'origine de l'état civil.

Les articles 110 et 111 imposent la rédaction des actes officiels et notariés en français.

Si le latin s'impose chez les érudits, l'aristocratie, qui anime la politique française, impose le français dans son milieu.

L'usage des langues régionales recule, bien qu'elles restent présentes dans la vie courante.



Décision d'une troisième voyage de Jacques Cartier

Mort de Donnacona Chef des Iroquois du Saint-Laurent

Donnacona, le chef Iroquois, qui a compris ce que cherchent les Français, de l'or, des gemmes, des épices, leur fait la description qu'ils veulent entendre, celle du riche royaume de Saguenay, et François Ier de France, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions d'implanter une colonie. L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de la Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs.

Donnacona meurt vers 1539 en France, comme d'autres Iroquois, les autres se sont mariés, aucun ne reviendra.



Révolte de Gand contre Charles Quint

En 1539-1540, devant mater une révolte dans la ville de Gand, Charles Quint reçoit de François Ier de France l'autorisation de passer par la France. Il est d'ailleurs reçu avec faste à Paris. Le Roi de France espère ainsi obtenir son duché milanais. La révolte des gantois est vite réprimée par Charles Quint. La Concession Caroline enlève à la ville tous ses anciens privilèges.



Claude d'Annebault Au conseil étroit

En novembre 1540, Claude d'Annebault entre au conseil étroit et devient l'un des principaux favoris de François Ier de France.


Guy XVII de Laval - Portrait par Clouet Guy XVII de Laval

Majorité de Guy XVII de Laval

Le 3 novembre 1540, à Paris, François Ier de France décide que Guy XVII de Laval, est désormais apte à gouverner ses biens.

Guy XVII de Laval est mis hors de la tutelle :

Dorénavant il administre sa fortune sans leur concours.

Cet acte, qui n'a pas été conservé, est homologué par le parlement de Paris, dès le 2 décembre 1540.



Jean du Bellay Évêque de Limoges

François Ier de France nomme Jean du Bellay Évêque de Limoges en 1541.



Disgrâce d'Anne de Montmorency

Le chancelier Poyet emprisonné

Réhabilitation de l'amiral Chabot

Dans les dernières années de règne de François Ier de France renonce à une politique pacifique. Deux factions se forment dans l'entourage du Roi :

En 1541, Anne de Pisseleu pousse le roi à disgracier Anne de Montmorency à la politique duquel son parti est opposé.

Les amis d'Anne de Pisseleu reviennent à la Cour.

Cette dernière fait chasser le chancelier Poyet qui est emprisonné.

L'amiral Philippe Chabot est réhabilité.

François de Tournon se rallie à Anne de Pisseleu.

Le Conseil du roi subit un changement radical avec le passage du triumvirat Anne de Montmorency-Lorraine- Guillaume Poyet à celui de Philippe Chabot-Claude Annebault-François de Tournon.

François de Tournon est un des principaux interlocuteurs des agents étrangers à la cour et un des concepteurs de la diplomatie française et va intervenir dans les discussions avec Rome et dans les rapports avec Charles Quint et les princes allemands.



Troisième voyage de Jacques Cartier

Construction du fort de Charlesbourg-Royal

On prépare l'expédition, arme 5 navires, embarque du bétail, libère des prisonniers pour en faire des colons. Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente puis décide de s'engager sur l'océan sans attendre en mai 1541.

Après une traversée calamiteuse, il arrive enfin sur le site de Stadaconé en août 1541 après 3ans d'absence. Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona, puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal, du nom du troisième fils de François Ier de France, au confluent du Saint-Laurent et la rivière du Cap Rouge pour préparer la colonisation.



Campagne de Charles Quint à Alger

L'assassinat d'Antoine de Rincon déclenche un nouveau conflit entre François Ier de France et Charles Quint.

François Ier de France n'a de soutient qu'auprès de Soliman et des turcs.

Charles Quint attaque le premier le 28 septembre 1541 à Alger contre les turcs.

C'est un échec et le Roi français en profite pour riposter.

Ses avancées aux Luxembourg et à Perpignan se transforment en échec. Il se replie sur le Piémont.

Nicolas Durand de Villegagnon prend part à l'expédition de Charles Quint contre Alger dont il écrit le récit.

Octave Farnèse revient blessé de l'expédition à Alger en 1541 et l'aversion de Marguerite de Parme se transforme en affection.



Lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor

En juillet 1542, Claude II de L'Aubespine est chargé de remettre des lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor. Pour cette mission, Claude II de L'Aubespine reçoit 787 livres 10 sous.



Paul de La Barthe Gouverneur de Savillan

En 1542, François Ier de France nomme Paul de La Barthe Gouverneur de Savillan.



Interdiction en France de l'Institution chrétienne

Répression contre les protestants

Les idées réformatrices connaissent des censures.

La Sorbonne en 1542 interdit les œuvres de Calvin, Luther, Dolet ou Marot.

Le Roi accepte une répression militaire entre le 13 et le 23 avril 1542 où plus de 2 700 personnes sont tuées.

L'institution chrétienne, le livre de Calvin, est interdit par un édit du parlement de Paris le 1 er juillet 1542. Pour les théologiens, l'utilisation du français dénote une évidente volonté subversive puisque l'auteur s'adresse ainsi au peuple, et non plus seulement aux seuls érudits.

Des livres sont brûlés en place publique sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Le luthéranisme, ou inflexion vers les idées réformatrices de Luther, devient un crime d'état. Les condamnations pour hérésie se multiplient.

La communauté vaudoise est épargnée par François Ier de France mais en reniement de leur religion.



Oudard du Biez Maréchal de France

Oudard du Biez est fait Maréchal de France en 1542 par François Ier de France.



Indépendance du duché de Lorraine

Par le traité de Nuremberg du 26 août 1542, Antoine II de Lorraine réussit à obtenir de l'empereur l'indépendance du duché de Lorraine.

Mais il subsiste un problème qui l'inquiète : François Ier de France ayant renoncé à l'Italie, les champs de bataille entre Valois et Habsbourg se déplacent plus au nord, et notamment en Lorraine.

Antoine II de Lorraine tente des démarches auprès des deux souverains pour que la Lorraine soit épargnée, mais sans succès.

Tandis que le duc Antoine négocie avec Charles Quint pour que la Lorraine soit épargnée par les conflit, son fils François Ier de Lorraine entreprend la même démarche auprès du roi François Ier de France, mais sans succès.



Retour en France de Guillaume du Bellay

En 1542, Guillaume du Bellay part du Piémont, en litière, pour venir donner quelques avis importants à François Ier de France.

Sans postérité, Guillaume du Bellay teste en faveur de ses frères.



Renée de Bourbon Abbesse de Chelles

Renée de Bourbon devient Abbesse de Chelles en 1543.

Compte tenu de sa jeunesse, François Ier de France décide de confier l'abbaye de Chelles à Jacqueline Amignon comme Vicaire Générale.



États du Languedoc

Just Ier de Tournon est commissaire de François Ier de France aux États du Languedoc en 1543.



Accord d'invasion de la France entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

François d'Este Prisonnier

Charles Ier de Cossé commanda en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont.

Le 11 février 1543, Henri VIII Tudor et Charles Quint signent un accord d'invasion de la France.

Le nord du pays est l'objet de nombreux affrontements.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol fait partie de l'état-major français contre les Anglais et les Espagnols en Picardie.

Charles Ier de Cossé suit en 1543 François Ier de France en Flandre,

Charles Ier de Cossé bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers.

L'alarme se répandit dans le reste de l'armée ennemie.

Elle abandonna l'attaque de Bohain, le siège de Guise, et se retire en désordre sur le Quesnoy.

Charles Ier de Cossé attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale.

L'armée française se retire. Charles Ier de Cossé, pour faciliter la marche de François Ier de France et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde.

Investi avec 12 cavaliers, Charles Ier de Cossé fait de prodigieux efforts pour se dégager.

Quelques Français accourent à son secours.

On lui avait arraché ses brassards, son hausse-col. Ses habits étaient en pièces.

Un Allemand fort et vigoureux l'enlevait de dessus son cheval; Brissac se débattait encore avec le tronçon de son épée.

Enfin les gens d'armes attachés à sa personne l'arrachent aux ennemis.

Charles Ier de Cossé saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui doit son salut. François Ier de France lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre.



Siège de Nice

Alfonso de Avalos est gouverneur du Milanais.

François Ier de France, allié au sultan Turc Soliman le Magnifique, ordonne de prendre la ville de Nice, se parjurant en transgressant sa propre décision de 1523 de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice.

20 000 Franco-Turcs, sous les ordres François de Bourbon-Vendôme, mettent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandées par Keir-El Dîn Barberousse, attaquent Nice par la mer. Cette armada est accompagnée de 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises.

Le premier assaut est repoussé le 2 août 1543 : les ennemis installent une batterie de 25 canons à Cimiez, 20 canons et 6 couleuvrines sur la pente du mont Gros, ainsi que 28 canons et 2 couleuvrines géantes au mont Boron.

Le 7 août 1543, les Turcs attaquent le quartier Riquier.

Les 8 et le 9 août 1543 on se bat dans les faubourgs Lympia et Sincaire.

Un chroniqueur de l'époque raconte : "Le mardi 11, l'artillerie du château embocqua une canonnière des Turcs et tua le neveu de Barberousse, capitaine d'artillerie… Barberousse s'arrachoit la barbe de dépit".

Les assauts reprirent, et du 12 au 15 août 1543, plus de 1 200 coups de canons sont tirés sur la ville.

Le jour de l'Assomption, la flotte ennemie tire 975 coups de canons et autant de boulets de 75 et 109 livres.

La défense faiblit. Une bugadière, Catherine Ségurane, monte aux créneaux, assomme avec son battoir à linge un porte-étendard turc et lui arrache son drapeau.

Malgré cet acte héroïque, la ville basse est contrainte de capituler le 22 août 1543, mais le château résiste. Les Français ravagent la ville basse.

Pendant une trêve, Barberousse envoie ses janissaires piller la ville en même temps que d'autres escouades vont razzier jusque dans le haut pays.

Du donjon qui arbore toujours le pavillon de Savoie on voit passer une longue file de 5 000 prisonniers enchaînés, natifs de Nice, la Bolène, Sospel, Lantosque ou d'autres villages. Ils sont entassés dans les bateaux pour être vendus comme esclaves. Fort heureusement apparait la flotte espagnole de l'amiral Garcié qui bloque la baie et contraint Barberousse à libérer son butin humain.

Les Franco-Turcs se retirent précipitamment dans la nuit du 7 au 8 septembre 1543, Charles Quint et Charles III de Savoie arrivant à la tête des armées de secours commandée par Alfonso de Avalos.



Horace Farnèse à la cour de François Ier de France

En 1543, pour respecter la règle d'équilibre entre la France et l'Empire voulu par Paul III, Horace Farnèse est envoyé à la cour de François Ier de France pour apprendre les traditions de la chevalerie.



Bataille de Cérisoles

Paul de La Barthe Prisonnier

Mort de Jean IV de Hautemer Seigneur du Fournet, de Fervaques et du Mesnil-Tison

François de Bourbon-Vendôme, Lieutenant Général du roi, commande les forces françaises du nord de l'Italie et François Ier de Bourbon-Saint-Pol s'oppose à la bataille de Cérisoles, mais Blaise de Lasseran parvient à décider François Ier de France.

Le 14 ou 15 avril 1544, François de Bourbon-Vendôme remporte la bataille de Cérisoles ou Ceresole Alba, Coni en Italie sur les troupes impériales commandées par Alfonso de Avalos.

François de Scépeaux se signale à cette bataille.

Blaise de Lasseran participe à cette bataille.

Gaspard de Saulx se distingue lors de cette journée.

A la bataille de Cerisoles, François Gouffier le Jeune combat la pique à la main au milieu de l'infanterie, n'ayant pu trouver de cheval de service. Il est blessé.

François Ier de Coligny-d'Andelot fait ses premières armes en Italie, et se distingue tellement à cette bataille que François de Bourbon-Vendôme l'arme chevalier sur le champ de bataille. Il est alors surnommé le chevalier Sans-Peur.

Paul de La Barthe est colonel de la cavalerie légère à la bataille de Cérisolles où il met en déroute la cavalerie florentine. Il y est cependant fait prisonnier.

Jean IV de Hautemer, enseigne de la compagnie de Jacques d'Albon, meurt le 14 avril 1544 lors de cette bataille.


La cité fortifiée de Saint-Dizier et son château 10 ans après le siège René de Chalon Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Anthonis Mor

Siège de Saint-Dizier

Mort de René de Chalon

Sac de Joinville-en-Champagne

Après le désastre de Cérisoles dans le Piémont, Charles Quint est sur le point de perdre le Milanais.

Dans le cadre de la neuvième guerre d'Italie, Charles Quint ouvre un second front dans le nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais.

Les troupes impériales pénètrent dans le duché de Lorraine au printemps 1544 pour attaquer la Champagne.

Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint, contre la France.

======================

Claude II de Lorraine combat dans l'armée du Duc de Lorraine.

Charles Quint assiège Saint-Dizier et fait mettre à sac Joinville en Champagne.

François II de Saint-Nectaire sert en Champagne.

Louis IV de Bueil, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par Louis de Bimont et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande).

Ils peuvent compter sur 2 000 soldats, 100 gens d'armes de Charles II d'Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires.

Louis IV de Bueil fait hisser en haut du clocher de l'église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

Charles Quint amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet 1544 sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs).

Lors de l'assaut du 14 juillet 1544, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l'artillerie ennemie qui brise l'épée de Louis IV de Bueil et une partie de son armure.

Au cours d'un assaut très violent, René de Chalon, capitaine des impériaux, est frappé à mort par les défenseurs, et agonise le 15 juillet 1544 avec Charles Quint à son chevet.

Louis IV de Bueil envoie une dépêche à François Ier de France, qui ordonne alors une procession et une messe d'action de grâces pour célébrer ce succès.

La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : Regnum sustinent (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Une armée menée par Henri II de France prend position à Jâlons entre Châlons-en-Champagne et Épernay.

Elle tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier.

Saint-Dizier est épuisée et, le 3 août 1544, Louis IV de Bueil envoie à Claude de Lorraine-Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l'impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres.

Cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s'empressent d'en tirer parti.

Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur, possède le chiffre utilisé par Louis IV de Bueil, et n'a aucun mal à déchiffrer la missive.

Il possède également le sceau de Claude de Lorraine-Guise.

Le 7 août 1544, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

Saint-Dizier se rend le 17 août 1544.

Mais de graves problèmes financiers empêchent Charles Quint de rémunérer ses troupes, où se multiplient les désertions.

Charles Quint renonce à se retourner contre l'armée d'Henri II de France et marche sur Soissons.

François Ier de France salue l'héroïsme des habitants de Saint-Dizier.

François Ier de France, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant François de Bourbon-Vendôme de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

En 1544, Charles Ier de Cossé est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois.

De là, il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Champagne.

Charles de Bourbon-Montpensier est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne.

Charles Quint détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie.

La partie était trop inégale, Charles Ier de Cossé l'abandonne, et se retire vers Chalons.

Dans une vive escarmouche, Charles Ier de Cossé est pris 2 fois et 2 fois délivré par ses troupes.



Siège de Boulogne

Siège de Montreuil-sur-Mer

En 1544, Henri VIII Tudor offre son appui à Charles Quint, trop heureux de pouvoir soulager la pression française.

Un important corps expéditionnaire anglais part de Calais, se divise en 2 corps d'armée, avec pour mission première de sécuriser les territoires adjacents :

Ils ravagent les côtes jusqu'à l'estuaire de la Somme.

Quelques semaines plus tard, Henri VIII Tudor prend lui-même la direction du siège.

Les bas quartiers de la ville, peu protégés, tombent après quelques jours de bombardement, puis les tirs se poursuivirent jusqu'en août 1544.

En septembre 1544, une brèche est ouverte dans les remparts de la ville haute, mais le donjon tient toujours.

Les tirs d'artillerie des défenseurs français empêchant toute approche, les Anglais entreprennent de saper les fondations de l'édifice.

Le 13 ou le 18 septembre 1544, après 60 jours de siège, Jacques Ier de Coucy, Seigneur de Vervins, gouverneur militaire, offre la reddition de la ville.

L'armée d'Henri II de France, renforcée de contingents franco-italiens rappelés du Piémont, contre-attaque sur Montreuil-sur-Mer, et contraint Thomas Howard à lever le siège.

Henri VIII Tudor lui-même repart pour l'Angleterre à fin septembre 1544, ordonnant à ses deux généraux, Thomas Howard et Charles Brandon, de défendre Boulogne à n'importe quel prix.

Mais les deux ducs de Norfolk et Suffolk ne laissent qu'une garnison de 4 000 hommes dans la citadelle, et replient prudemment le reste de leurs forces sur Calais.

L'armée anglaise, en infériorité numérique, est encerclée à Calais et Henri II de France, maître du terrain, se consacre alors au siège de Boulogne.

François Ier de France doit faire face au manque de ressources financières.

François Ier de France charge Jacques Ier de Coucy de reprendre la citadelle et de construire un fort près la Tour d'Ordre.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1544.

Jacques Ier de Coucy construisit le fort au-dessous du lieu qui avait été prescrit.

Sa cavalerie est battue dans une sortie, et l'armée est obligée de se retirer.

S.Les troupes se livret au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

Dans les 3 années qui suivent, ni l'Angleterre ni la France ne pourront disposer de suffisamment d'argent pour reprendre une guerre ouverte.



Claude d'Annebault Responsable de toutes les affaires de l'État

De 1544 à 1547, François Ier de France confie à Claude d'Annebault la responsabilité et la direction de toutes les affaires de l'État.


Batailles dans le nord de la France avant la trêve de Crépy-en-Laonnois

Mort d'Antoine II de Lorraine

François Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Paix de Crépy-en-Laonnois

Antoine II de Lorraine meurt de maladie à Bar-le-Duc le 14 juin 1544.

François Ier de Lorraine, son fils, devient duc de Lorraine et de Bar en 1544.

François Ier de Lorraine poursuit la politique paternelle de neutralité et sert d'intermédiaire entre François Ier de France et Charles Quint.

Claude d'Annebault négocie une paix peu avantageuse avec Charles Quint.

Antoine Sanguin, gouverneur de Paris, fait partie des négociateurs de la paix.

La trêve de Crépy-en-Laonnois met un terme à la neuvième guerre d'Italie.

Le 16 ou le 18 septembre 1544, François Ier de France et Charles Quint signe la paix à Crespi ou Crépy-en-Laonnois dans l'Aisne au sein de l'église Notre-Dame :

Sa mort un an plus tard rendra caduque cette clause.

Saint-Dizier est restituée à la France.

Cette paix séparée permet à la France de lutter contre le seul Henri VIII Tudor.



Mort de Guy Ier de Castelnau-Caylus Seigneur de Clermont-Lodève

Naissance de Guy II de Castelnau-Caylus

Guy Ier de Castelnau-Caylus est Chambellan de François Ier de France.

Guy Ier de Castelnau-Caylus meurt après le 18 septembre 1544.

Guy II de Castelnau-Caylus naît en 1544, fils de Guy Ier de Castelnau-Caylus et de Louise d'Avaugour.

Il naît après la mort de son père.

Louise d'Avaugour va être dame d'honneur d'Élisabeth de France, épouse de Philippe II d'Espagne.



Antoine de Lettes-Desprez Maréchal de France

Antoine de Lettes-Desprez, Seigneur de Montpezat, est fait Maréchal de France en 1544 par François Ier de France.



Jean Caracciolo Maréchal de France

Jean Caracciolo, Prince de Melphes, est fait Maréchal de France en 1544 par François Ier de France.



Prise de Lagny-sur-Marne

En septembre 1544, devant la menace de Charles Quint sur Paris, François Ier de France charge Jacques de Montgomery, Seigneur de Lorges, d'occuper Lagny-sur-Marne.

Mais les habitants refusent l'entrée de la ville à la soldatesque.

Lagny-sur-Marne est prise d'assaut et mise à sac.



Comté de Nesle érigé en marquisat

En janvier 1545, François Ier de France érige le comté de Nesle en marquisat en faveur de Guy XVIII de Laval.



Continuation du siège de Boulogne

François Ier de France continue de se battre contre Henri VIII Tudor.

Il fait face au manque de ressources financières.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1545 en se livrant au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

François Ier de Lorraine-Guise et Claude II de Lorraine prennent part à ce siège.

François Ier de Lorraine-Guise y est grièvement blessé, d'où son surnom du "balafré".

En 1545, Charles Ier de Cossé défait les Anglais sur la terre d'Oye, située en Boulonnais.



Claude Gouffier capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison du Roi

Claude Gouffier devient capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison de François Ier de France en 1545.



Mort de Charles II d'Orléans

Marguerite d'Angoulême fait un bref retour au Louvres à partir de janvier 1545.

Marguerite d'Angoulême a à assumer les décès du deuxième fils du roi. Charles II d'Orléans, fils de François Ier de France, meurt le 9 septembre 1545, ce qui affecte beaucoup ce dernier.



États du Languedoc

Just Ier de Tournon est commissaire de François Ier de France aux États du Languedoc en 1546.



Traité d'Ardres

En mai 1546, Claude d'Annebault rencontre son homologue anglais près d'Ardres.

Les difficultés se résolvent peu à peu et Claude d'Annebault obtient des conditions plus heureuses que prévu dans ses instructions.

Dans les affaires du royaume, Claude d'Annebault s'emploie à restaurer l'ordre tant à la cour que dans les provinces, tout en consolidant les frontières.

La remise en ordre s'étend aux finances de la couronne, si bien qu'en peu de temps, les coffres de la monarchie sont de nouveau pleins.

Diplomate et politique autant que militaire, Claude d'Annebault songe à une alliance anglaise contre Charles Quint, voire à une rupture commune des deux royaumes avec Rome.

Le 7 juin 1546, François Ier de France signe avec Henri VIII Tudor le traité d'Ardres qui est sa dernière paix.

Claude II de L'Aubespine est l'un des auteurs de ce traité qui rend Boulogne à la France.



Mort de Jacques Hurault

François Ier de France lui rend la liberté et le rétablit dans ses biens et dignités.

Jacques Hurault meurt à Blois le 26 juin 1546.


Henri II de France - Atelier de François Clouet vers 1550

Mort de François Ier de France

Henri II de France Roi de France

Éviction du pouvoir d'Anne de Pisseleu et de ses amis

Malade, sans doute atteint de la syphilis, François Ier est affaibli. Il se prépare à la mort, demandant l'extrême onction le 29 mars 1547.

François Ier de France meurt le 31 mars 1547.

La messe de funérailles a lieu le 22 mai 1547.

Lors de ces funérailles, Claude d'Annebault porte le coffret contenant le cœur, puis mène le cortège jusqu'à Saint-Denis.

François Ier de France, le plus fastueux de la dynastie des Valois, a prouvé tout au long de son règne son remarquable sens politique en renforçant l'autorité royale et en posant les bases d'un État centralisé.

Son règne de 32 ans marque profondément le XVIe siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec les Habsbourg, donnant, à l'intérieur, une impulsion décisive à la pratique d'une "monarchie absolue".

Ses portraits, que ce soit celui plus décoratif de Clouet ou celui plus psychologique du Titien, nous montrent un cavalier rieur, tout à la fois athlétique et élégant, type accompli de l'homme de la Renaissance, aimable et séducteur, dénué de scrupules s'il est nécessaire.

Mais François Ier de France est en même temps fantasque, sujet aux emballements, d'une intelligence un peu superficielle.

Prince de la Renaissance, il est amateur de femmes et de belles choses ; ouvert aux nouveautés de l'époque, il est mécène et lui-même quelque peu artiste.

Face à l'échec français des ambitions italiennes, la puissance de Charles Quint dissimule l'invraisemblable tour de force que constitue le maintien de la disparate puissance habsbourgeoise progressivement recentrée des Flandres à l'Espagne.

À l'intérieur de la France, la croissance des besoins financiers, n'aboutit pas à la mise en place d'un système fiscal cohérent.

D'emprunts en vénalité des offices, d'inflation involontaire en maniements des monnaies se dégage un certain style financier français, qui durera jusqu'en 1789.

Si le mot absolutisme a un sens, sa progression est incontestable.

Signe des temps : l'emblème des Valois est déjà le soleil (à côté de la salamandre), l'expression "Sa Majesté" devient obligatoire et c'est François Ier de France qui a forgé la formule "Car tel est notre bon plaisir."

Ainsi, qu'il s'agisse de la situation extérieure ou intérieure, le règne de François Ier de France se termine sans apporter rien de décisif.

L'Espagne reste virtuellement très dangereuse, la question protestante est en suspens, le problème financier n'est pas résolu.

Finalement, la grande réussite du monarque se situe sur le plan intellectuel et artistique.

Il a aussi fait appel aux grands artistes italiens tels que Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Primatice.

Son règne s'auréole du prestige de l'école de Fontainebleau.

François Ier de France ne valait peut-être pas, sur le plan personnel, son adversaire Charles Quint.

Pourtant, sans la conquête de l'Amérique, il l'eût probablement emporté sur lui.

C'est l'Amérique qui, par le poids de ses richesses, a fondé la puissance habsbourgeoise et, paradoxalement, ce sont les découvreurs et les conquistadores espagnols et italiens qui ont empêché, jusqu'au XVIIe siècle, cette suprématie française sur l'Europe occidentale qui se dessinait déjà au temps de Saint-Louis.

Face à cette situation nouvelle, dont on ne peut reprocher à François Ier de France d'avoir mal mesuré l'importance, le mérite du Roi a été de maintenir, tant bien que mal, l'équilibre.

Parallèlement à ses activités internationales, François Ier de France poursuit l'unification de la France, jusque là constituée de différentes régions plus ou moins indépendantes.

François Ier de France a réussi à conserver le domaine royal.

Ses rêves italiens n'ont pu se réaliser, engloutissant beaucoup d'argent et coûtant de nombreuses vies.

A l'intérieur du pays, il réussit à asseoir son autorité face au parlement, la noblesse ou le peuple quand ce dernier se révolte suite aux pressions fiscales.

Le bilan culturel est lui très important.

François Ier de France encourage également les lettres en favorisant la traduction des écrits grecs et latins.

François Ier de France soutient les artistes de la Renaissance.

Il fait appel aux architectes italiens comme Sébastiano Serlio, aux peintres comme Giovanni Battista Rosso ou Lucas Penni, à l'ébéniste Francisque Scibec de Carpi.

La France entre dans la modernité.

François Ier de France assoit son pouvoir sur trois plans : religieux, féodal et juridique.

Son pouvoir paraît absolu et véhiculé par les images qu'il y associe.

Il se fait peindre en 1526 par Jean Clouet et en 1530 par François Clouet, fils du précédent peintre.

Il veut donner l'image d'un bon cavalier, d'un courageux chevalier et d'un séducteur.

L'administration est composée de personnes détenant ce qui est appelé un office. Illimitée dans le temps, cet office peut être acquis.

Cela intéresse la bourgeoisie qui souhaite s'élever dans la société et permet à François Ier de France de récupérer de l'argent.

Les officiers les plus proches du Roi sont des nobles, principalement d'épée.

Mais l'ascension des bourgeois formant la noblesse de robe est importante durant le règne de François Ier de France.

En 1547, Henri II de France devient Roi.

Il hérite du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États.

Mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale.

Henri II de France est physiquement un homme mince, aux épaules larges, au visage agréable. Il est devenu hypocondriaque à cause de son emprisonnement en Espagne, en compagnie de son frère, de l'âge de 7 à 10 ans. Peu curieux intellectuellement, on le dit moyennement intelligent. Il préfère les exercices physiques, notamment le jeu de paume dans lequel il excelle. Il rétablit les tournois.

Du temps de François Ier de France, Diane de Poitiers partage toute l'influence à la cour avec Anne de Pisseleu. Chacune d'elles a son parti, et leur rivalité occasionne plusieurs scènes scandaleuses.

Anne de Pisseleu reste la favorite en titre de Francois Ier jusqu'à sa mort. Mais après, Anne de Pisseleu doit restituer les bijoux que Francois Ier lui avait offerts. Elle subit un procès en haute trahison pour ses relations avec Charles Quint. Puis elle est bannie de la cour. Ses amis sont évincés du pouvoir.

Anne de Pisseleu est poursuivie impitoyablement par la jalousie de Diane de Poitiers, qui a subi ses années de pouvoir.

Henri II de France confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers.

Claude d'Annebault est disgracié. Cependant, sa charge d'amiral lui permet de continuer à servir le roi.

Henri II de France rappelle Anne de Montmorency de l'exil où l'avait confiné François Ier de France.

Henri II admire beaucoup le connétable qu'il appelle son compère, et lui rend sa puissance, partagée toutefois avec les Guise.

Il met en place une police expéditive qui fait naître ce proverbe :

Dieu nous garde des patenôtres de Monsieur le connétable.



Jacques d'Albon Premier gentilhomme de la Chambre

Jacques d'Albon Maréchal de France

Compagnon d'enfance d'Henri II de France, le 3 avril 1547, 3 jours après la mort de François Ier de France, Jacques d'Albon est appelé au Conseil, et nommé premier gentilhomme de la Chambre.

Jacques d'Albon est gouverneur d'Auvergne, du Bourbonnais et du Lyonnais.

Jacques d'Albon, Marquis de Fronsac, Seigneur de Montrond et de Saint-André d'Apchon, est fait chevalier de Saint-Michel et Maréchal de France par Henri II de France le 29 mai 1547.



Renflouement des caisses

François Ier de France ayant été dans les derniers mois quelque peu laxiste sur les finances, il est nécessaire de renflouer les caisses de l'état. Anne Montmorency persuade les citoyens, par la force si nécessaire (notamment dans le Sud-Ouest), de payer leurs impôts.

Henri II de France souhaite prolonger la politique extérieure de son père, François Ier de France. Il est conseillé en cela par :

En politique étrangère, Henri II de France se montre agressif.

Les Habsbourg et les Valois s'opposant depuis 1519, Henri II de France voue une haine envers Charles Quint et souhaite se venger de Charles Quint pour sa captivité en Espagne pendant 3 ans.

Pour se préserver du danger que représente l'empereur, Henri II de France se rapproche des puissances qui pourraient contrebalancer celle de Charles Quint et intensifie ses relations :

Henri II de France s'allie avec le pape Paul III qui a besoin de la France pour installer son ambitieuse famille.



Henri II de France au Piémont

Henri II de France décide de gagner le Piémont, en août 1548, dont il s'estime le légitime possesseur.

En effet, contrairement à ses engagements, son père François Ier de France n'a pas rendu ce territoire de l'autre côté des Alpes.

Les Piémontais réservent à Henri II de France un accueil chaleureux.

Philippe de Cossé fait partie du conseil de Régence constitué pendant la campagne piémontaise de 1548.



Mariage d'Emmanuel-Philibert de Savoie avec Marguerite de Valois

Jacques de Savoie-Nemours est l'ambassadeur d'Emmanuel-Philibert de Savoie.

Emmanuel-Philibert de Savoie épouse à Paris le 10 juillet 1559 Marguerite de Valois, fille de François Ier de France et de Claude de France et sœur d'Henri II de France. Leur enfant est :



Découverte des corps de Jean d'Orléans et de Charles d'Orléans

Jacques Sauquet, un angoumoisin, effectue des fouilles pour le compte de la Drac du Poitou-Charentes.

Le 3 novembre 2011, Jacques Sauquet découvre et exhume au pied d'un pilier de la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême un petit cercueil en plomb au couvercle riveté.

Il y trouve un lot d'ossements humains en vrac qui semblent appartenir à plusieurs individus.

Une équipe de l'Institut de Biologia Evolutiva de Barcelone effectue une étude génétique .

Elle analyse 300 mg de poudre d'os pour chaque individu et extrait l'ADN par séquençage.

Deux spécimens sont de sexe masculin et sont vraisemblablement père et fils.

Il s'agit des squelettes de Jean d'Orléans et de Charles d'Orléans, grand-père et père de François Ier de France.

Aucune parenté n'est trouvée avec le troisième lot d'ossements qui appartient à un individu de sexe féminin.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !