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Événements contenant la ou les locutions cherchées



57 événements affichés, le premier en 1487 - le dernier en 1777



Mariage de François de Bourbon-Vendôme avec Marie de Luxembourg

Marie de Luxembourg est veuve de Jacques de Savoie.

François de Bourbon-Vendôme, Comte de Vendôme, épouse le 8 septembre 1487 Marie de Luxembourg, Comtesse de Saint-Pol ou Saint-Paul. Leurs enfants sont :

Marie de Luxembourg apporte en dot à la maison de Bourbon :



Naissance de François Ier de Bourbon-Saint-Pol

François Ier de Bourbon-Saint-Pol naît né à Ham dans la Somme le 6 octobre 1491, fils de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg.


Bataille de Marignan Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu Charles III de Bourbon

Bataille de Marignan

Mort de Charles de Bueil

Mort de Charles de la Trémoïlle

Déposition de Maximilien Sforza

François Ier Duc de Milan, de Parme et de Plaisance

Charles III de Bourbon Connétable de France

Charles III de Bourbon Vice-roi du Milanais

Pendant les escarmouches qui conduisent à la bataille de Marignan, les soldats de Robert Stuart d'Aubigny sous le commandement de Jacques de la Palice, dans un audacieux raid de cavalerie derrière les lignes ennemies, surprennent et capturent Prospero Colonna, le commandant du pape,.

Ce sont les piquiers suisses qui attaquent les français le 13 septembre 1515 et mettent en difficulté l'armée de François Ier de France.

Avec l'aide des vénitiens, François Ier de France réussit cependant à battre le 14 septembre 1515, grâce à la supériorité du feu français.

Cette bataille fait plus de 15 000 victimes.

Participent à cette bataille :

Capitaine, Charles de Bueil commande une compagnie de gendarmerie lors de cette bataille.

Charles de Bueil meurt le 13 septembre 1515.

Charles de Bueil, et le duc de Châtellerault, d'Imbercourt, Jacques d'Amboise seigneur de Bussy, Hugues d'Amboise, baron d'Aubijoux, fondant la lance en arrêt sur le bataillon des Suisses, se font jour en 2 ou 3 endroits, culbutent et foulent aux pieds de leurs chevaux un grand nombre de combattants, mais périssent presque tous dans ce premier effort.

Louis IV de Bueil, son frère, est blessé lors de cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny prend part à cette bataille.

Robert III de la Marck se distingue et contribue à la victoire des Français.

François Ier de France l'adoube de sa propre main.

Louis II de La Trémoïlle se distingue à Marignan.

Charles de la Trémoïlle, son fils, meurt le 13 septembre 1515.

Claude de Lorraine-Guise se conduit en héros et est grièvement blessé.

Charles IV de Bourbon-Vendôme combat à la tête de 70 lances.

Charles III de Bourbon dirige une armée.

François Ier de France tire une gloire de cet affrontement n'hésitant pas à se mêler lui-même à la bataille comme les héros de l'antiquité.

François Ier et François Ier de Bourbon-Saint-Pol se fait adouber Chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Cette victoire entraîne la facile conquête de l'Italie en un temps où l'arrivée de l'or américain diminue pour une courte période.

Maximilien Sforza se soumet au Roi français et est déposé de son duché de Milan.

Le 13 octobre 1515, François Ier de France est déclaré Duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

François Ier de France nomme Charles III de Bourbon Connétable de France et vice-roi du Milanais.

Antoine Duprat est nommé chancelier du duché de Milan.

Plusieurs traités sont signés pour mettre fin à ces guerres d'Italie.

Il y a :



Bataille de Mézières

Le 26 septembre 1521, Bayard, François Ier de Bourbon-Saint-Pol et Anne de Montmorency défendent la ville de Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

Jacques Ier de Montgomery ravitaille Mézières.

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont révélées à cette occasion.

Claude d'Annebault fait l'apprentissage des armes et se distingue à la défense de Mézières.

Charles IV de Bourbon-Vendôme participe à la campagne de Flandre.



Charles III de Bourbon Lieutenant général de Charles Quint

Bataille de Sésia

Mort de Bayard

En mars 1524, les français doivent se retirer de Milan.

Nommé lieutenant général de l'Empereur en Italie, Charles III de Bourbon combat les Français et remporte la bataille de Sésia ou Sesia.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol combat aux côtés de Guillaume Gouffier de Bonnivet et Bayard lors de cette bataille.

Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec ou Robecco sul Naviglio dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française.

La colonne vertébrale brisée, il enjoint ses compagnons à le quitter et leur dit :

Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie.

Charles III de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint.

Charles III de Bourbon vient devant Bayard et dit :

Ah ! Monsieur de Bayard que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier !

Le mourant répond :

Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie !

Bayard agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.

Bayard meurt le 30 avril 1524 à Abbiategrasso.

Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa devise est : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre) : elle reçoit pour donner.

Une épidémie décime alors l'armée française.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent.

Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon et Antoine II de Clermont-en-Trièves participent à cette bataille.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



François Ier de Bourbon-Saint-Pol Gouverneur du Dauphiné

François Ier de Bourbon-Saint-Pol reçoit le gouvernement du Dauphiné en 1527.

À ce titre, il doit tenir les bases d'opération françaises pour les campagnes successives en Savoie et Piémont, et prend son commandement en pleine guerre



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Alliance entre François Ier de France et Clément VII

François Ier de Bourbon-Saint-Pol assiste à l'entrevue entre François Ier de France et le pape Clément VII à Marseille en octobre 1533 qui concluent une alliance.



Mariage de François Ier de Bourbon-Saint-Pol avec Adrienne d'Estouteville

François Ier de Bourbon-Saint-Pol épouse en 1534 Adrienne d'Estouteville, Duchesse d'Estouteville. Leurs enfants sont :



Huitième guerre d'Italie

Conquête de la Savoie et du Piémont

La Huitième guerre d'Italie se déroule de 1536 à 1538.

François Ier de France réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny.

Au début 1536, envahissant la Savoie et s'arrêtant à la frontière lombarde, François Ier espérant trouver une solution négociée.

En février 1536, François Ier de France et 40 000 soldats français franchissent la frontière.

Ces troupes prennent Chambéry puis Turin et s'empare de la Savoie et du Piémont

En mars 1536, Claude d'Annebault est l'un des principaux chefs de l'armée qui conquiert le Piémont.

Durant cette campagne, Claude d'Annebault conserve Turin malgré un siège de plusieurs mois.

Paul de La Barthe sert lors de la conquête du Piémont.

La Savoie et le Piémont resteront possession française jusqu'au Second traité de Cateau-Cambrésis en 1559.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol est chargé de la conquête de la Savoie.

Charles III de Savoie est obligé de se réfugier à Verceil.

Dans les territoires contrôlés par les Bernois, la conversion à la Réforme protestante est générale, bien qu'en majeure partie contrainte, créant de ce fait un fossé cultuel désormais insurmontable.



Naissance de François II de Bourbon-Saint-Pol

François II de Bourbon-Saint-Pol naît en 1536, fils de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville.



Mariage de Louis III de Bourbon-Vendôme avec Jacqueline de Longwy

Louise de Bourbon-Montpensier Duchesse de Montpensier

Louis III de Bourbon-Vendôme épouse en août 1538 Jacqueline de Longwy, Comtesse de Bar-sur-Seine, fille de Jean IV de Longwy et de Jeanne d'Orléans. Leurs enfants sont :

À l'occasion de ce mariage, François Ier de France rend à sa mère Louise de Bourbon-Montpensier les terres de son grand-père Gilbert de Bourbon-Montpensier :

Le comté de Montpensier est érigé en duché pour l'occasion.

Louise de Bourbon-Montpensier devient Duchesse de Montpensier



Naissance de Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Marie II de Bourbon-Saint-Pol naît au château de La Fère dans l'Aisne le 30 mai 1539, fille de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville.



Naissance de François Ier de Bourbon-Vendôme

François Ier de Bourbon-Vendôme naît en 1542, fils de Louis III de Bourbon-Vendôme et de Jacqueline de Longwy.



Accord d'invasion de la France entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

François d'Este Prisonnier

Charles Ier de Cossé commanda en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont.

Le 11 février 1543, Henri VIII Tudor et Charles Quint signent un accord d'invasion de la France.

Le nord du pays est l'objet de nombreux affrontements.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol fait partie de l'état-major français contre les Anglais et les Espagnols en Picardie.

Charles Ier de Cossé suit en 1543 François Ier de France en Flandre,

Charles Ier de Cossé bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers.

L'alarme se répandit dans le reste de l'armée ennemie.

Elle abandonna l'attaque de Bohain, le siège de Guise, et se retire en désordre sur le Quesnoy.

Charles Ier de Cossé attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale.

L'armée française se retire. Charles Ier de Cossé, pour faciliter la marche de François Ier de France et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde.

Investi avec 12 cavaliers, Charles Ier de Cossé fait de prodigieux efforts pour se dégager.

Quelques Français accourent à son secours.

On lui avait arraché ses brassards, son hausse-col. Ses habits étaient en pièces.

Un Allemand fort et vigoureux l'enlevait de dessus son cheval; Brissac se débattait encore avec le tronçon de son épée.

Enfin les gens d'armes attachés à sa personne l'arrachent aux ennemis.

Charles Ier de Cossé saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui doit son salut. François Ier de France lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre.



Bataille de Cérisoles

Paul de La Barthe Prisonnier

Mort de Jean IV de Hautemer Seigneur du Fournet, de Fervaques et du Mesnil-Tison

François de Bourbon-Vendôme, Lieutenant Général du roi, commande les forces françaises du nord de l'Italie et François Ier de Bourbon-Saint-Pol s'oppose à la bataille de Cérisoles, mais Blaise de Lasseran parvient à décider François Ier de France.

Le 14 ou 15 avril 1544, François de Bourbon-Vendôme remporte la bataille de Cérisoles ou Ceresole Alba, Coni en Italie sur les troupes impériales commandées par Alfonso de Avalos.

François de Scépeaux se signale à cette bataille.

Blaise de Lasseran participe à cette bataille.

Gaspard de Saulx se distingue lors de cette journée.

A la bataille de Cerisoles, François Gouffier le Jeune combat la pique à la main au milieu de l'infanterie, n'ayant pu trouver de cheval de service. Il est blessé.

François Ier de Coligny-d'Andelot fait ses premières armes en Italie, et se distingue tellement à cette bataille que François de Bourbon-Vendôme l'arme chevalier sur le champ de bataille. Il est alors surnommé le chevalier Sans-Peur.

Paul de La Barthe est colonel de la cavalerie légère à la bataille de Cérisolles où il met en déroute la cavalerie florentine. Il y est cependant fait prisonnier.

Jean IV de Hautemer, enseigne de la compagnie de Jacques d'Albon, meurt le 14 avril 1544 lors de cette bataille.



Mort de François Ier de Bourbon-Saint-Pol

François Ier de Bourbon-Saint-Pol meurt à Cotignan près de Reims le 1er septembre 1545.


Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Mariage de Léonor d'Orléans-Longueville avec Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Marie II de Bourbon-Saint-Pol est veuve de François Ier de Clèves.

Léonor d'Orléans-Longueville épouse le 2 juillet 1563 Marie II de Bourbon-Saint-Pol, fille de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville. Leurs enfants sont :

Léonor d'Orléans-Longueville est Duc de Longueville, Comte de Tancarville et de Dunois, Souverain de Neufchâtel et de Vallengin en Suisse.

Léonor d'Orléans-Longueville portera le titre des ducs d'Estouteville sans en prendre le nom, comme l'a demandé François Ier de Bourbon-Saint-Pol, le père de Marie.



Mariage de François Ier de Bourbon-Vendôme avec Renée d'Anjou

Renée d'Anjou passe pour avoir été éprise d'Henri de Guise.

Cet amour suscitera au 17e une nouvelle de Mme de la Fayette.

François Ier de Bourbon-Vendôme épouse en 1566 Renée d'Anjou, Marquise de Mézières, Duchesse de Saint-Fargeau, fille de Nicolas d'Anjou, Marquis de Mézières et de Gabrielle de Mareuil.

Leur enfant est :



Prise de Saint-Jean-d'Angély

François Ier de Bourbon-Vendôme combat avec Louis III de Bourbon-Vendôme, son père, les Huguenots.

Après la prise de Saint-Jean-d'Angély, en 1569, François Ier de Bourbon-Vendôme est chargé de combattre les protestants en Saintonge, mais échoue.



Naissance d'Henri Ier de Bourbon-Montpensier

Henri Ier de Bourbon-Montpensier ou de Bourbon-Vendôme naît à Mézières en mai 1573 fils de François Ier de Bourbon-Vendôme et de Renée d'Anjou.



François Ier de Bourbon-Vendôme Gouverneur général du Languedoc et du Dauphiné

En 1574, François Ier de Bourbon-Vendôme est nommé gouverneur général du Languedoc et du Dauphiné.


Jacques de Savoie-Nemours - par Clouet - en 1576

Sixième guerre de religion

Constitution des ligues catholiques

D'un point de vue religieux, l'édit de Beaulieu est le plus libéral de tous ceux signés jusqu'alors :

Le traité est exorbitant pour le Trésor, qui ne peut faire face seul. D'ailleurs, le surintendant des finances, Bellièvre est emmené en otage dans le Palatinat. La reine-mère engage ses bijoux, mais cela ne suffit pas. La noblesse catholique se cotise, les Guise en tête. Les huguenots et les politiques ne paient rien, voire profitent de la paix. La ville de Lucques, les ducs de Savoie, de Parme, de Lorraine, le pape doivent aussi aider le roi de France.

Aucun gouverneur de ville n'accepte de livrer une ville aux princes, protestants ou catholique (ainsi d'Angoulême ou de Bourges, qui devaient revenir au duc d'Alençon).

Les protestants, toujours vaincus dans la guerre, sont toujours vainqueurs grâce aux traités de paix.

Inacceptable pour les catholiques, cette paix provoque la constitution de ligues locales de défense de la religion catholiques.

Dès 1576, la première Ligue picarde est formée sous l'autorité de Jacques d'Humières, gouverneur de Picardie qui s'oppose à la livraison de Péronne à Henri Ier de Bourbon-Condé, le nouveau gouverneur.

Les ligues locales sont bientôt réunies en une Ligue unique, la Sainte Ligue, dont Henri Ier de Guise qui jouit d'un immense prestige, devient le chef. La Ligue force la reprise des combats débutant la sixième guerre de religion.

Bien que zélé catholique, François Ier de Bourbon-Vendôme ne rejoint pas la Sainte Ligue et reste fidèle à Henri III de France.

Louis de Gonzague hésite par fidélité à Henri III de France à adhérer au mouvement ligueur.

Conseillé par Jacques de Savoie-Nemours, Duc de Nemours, son oncle maternel, Philippe-Emmanuel de Lorraine fait ses premières armes lors de la sixième guerre de religion


François Ier de Bourbon-Vendôme

Mort de Louis III de Bourbon-Vendôme

François Ier de Bourbon-Vendôme Dauphin d'Auvergne

Louis III de Bourbon-Vendôme meurt à Champigny le 23 septembre 1582.

Veuve à 30 ans, Catherine-Marie de Lorraine ne se remaria jamais. A la cour d'Henri III de France, elle se fait connaître pour son caractère malveillant et intrigant. En butte aux railleries concernant son boitement, elle manifeste une hostilité très prononcée pour les favoris du roi. Elle marque également son opposition aux Bourbons dont elle est pourtant parente de par son mariage.

François Ier de Bourbon-Vendôme devient Dauphin d'Auvergne en 1582.


Jacques Clément assassine le roi d'un coup de couteau

Réconciliation d'Henri III de France avec Henri IV de France

Siège de Paris

Mort d'Henri III de France

Henri III de France et Henri IV de France tentent ensemble de reprendre Paris, alors aux mains des ligueurs.

Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes.

Paris est défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par Philippe II d'Espagne.

Henri III de France s'installe au Château de Saint-Cloud et désigne Jérôme de Gondi pour conduire le siège de Paris.

Charles de Choiseul suit Henri III de France au siège de Paris en qualité de capitaine d'une compagnie de gendarmes.

La Sainte Ligue sait qu'elle ne pourra résister.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France devant Paris.

Le 1er août 1589, Henri III de France reconnaît formellement son beau-frère et cousin Henri IV de France comme son successeur légitime.

Repoussant catégoriquement toute tentative d'alliance avec les protestants, Louis de Gonzague quitte la cour.

Le 1er août 1589, quelques heures après, Henri III de France meurt assassiné dans ce même château par Jacques Clément, un moine dominicain fanatique.

À la demande d'Henri III de France mourant, Jean-Louis de Nogaret se rallie à Henri IV de France.

Catherine-Marie de Lorraine se vante d'être à l'origine de l'assassinat du roi. Débarrassée de son pire ennemi, elle déverse alors sa haine sur Henri IV de France.

Catherine de Clèves n'a pardonné au roi l'assassinat de son mari. Farouche partisane de la Ligue, elle approuve l'assassinat Henri III.

Jean Héroard, médecin d'Henri III de France, réalise l'autopsie d'Henri III de France.

François Ier de Bourbon-Vendôme se rallie à Henri IV de France.

Armand de Gontaut-Biron et Jean VI d'Aumont sont parmi les premiers à reconnaitre Henri IV et à lui jurer fidélité.

Paris est une vraie anarchie", écrit le parlementaire Étienne Pasquier à son fils en 1589.

Pour mettre un terme au conflit, Henri IV de France doit s'appuyer sur les princes catholiques ralliés et sur ceux des protestants qui acceptent la perspective de l'abjuration du roi et de sa conversion au catholicisme.

Présenté par Touchard, Jacques Davy du Perron entre dans la maison du cardinal Charles Ier de Bourbon, chef de la Ligue. Jacques Davy du Perron se rallie à Henri IV de France, auquel il rédige de concert avec ses patrons, une requête dans laquelle il est menacé de défection s'il ne se fait pas catholique.



Bataille d'Arques

Les troupes d'Henri IV de France refluent partout.

Henri IV de France est se replie personnellement à Dieppe pour attendre les renforts promis par son alliée, Élisabeth Ire Tudor.

Le 6 août 1589, Henri IV installe son camp et ses 8 000 hommes à Dieppe.

Maximilien de Béthune, François III de la Noue, François Ier de Bourbon-Vendôme, Armand de Gontaut-Biron et Charles de Gontaut-Biron, son fils, participent au combat à Arques.

Hercule de Rohan-Guémené participe à ce combat pour Henri IV de France.

Charles II de Mayenne désire récupérer ce port stratégique de Normandie. En vue d'un assaut de la cité, Charles II de Mayenne rassemble 35 000 hommes, en plus des milices cambrésiennes et des Lorrains du marquis de Pont à Mousson.

Tilly passé au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille. Jean de Montluc de Balagny est fait parti des ligueurs.

Henri IV de France, en homme avisé, sait qu'une offensive face à une telle armée serait vaine, et que rester dans la cité de Dieppe serait suicidaire. Après avoir averti Henri Ier d'Orléans-Longueville et Jean VI d'Aumont, Henri IV décide d'aller vers le bourg d'Arques et d'y placer des moyens de défense importants. Il y fait des travaux de terrassement et consolide les fortifications et se prépare au choc frontal.

Entre le 15 septembre et le 29 septembre 1589, les Ligueurs menés par Charles II de Mayenne lancent plusieurs assauts sur le bourg d'Arques et ses environs, mais leur élan se retrouve vite brisé par l'artillerie royale.

Ces attaques sont très meurtrières des deux cotés, et bientôt le manque d'hommes du côté Henri IV se fait cruellement sentir.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Charles Emmanuel de Savoie-Nemours prend part à cette bataille.

Le salut d'Henri IV de France vient de la mer le 23 septembre 1589, en effet, 50 Anglais, puis 1200 Écossais et enfin 4 000 soldats britanniques envoyés par Élisabeth Ire Tudor débarquent d'Angleterre par vagues en moins de 3 jours pour prêter main forte au nouveau roi de France.

Devant cette situation, Charles II de Mayenne préfère abandonner, et Henri IV de France sort vainqueur de cette première confrontation.



Siège d'Évreux

Bataille d'Ivry-la-Bataille

Urbain de Laval Prisonnier

Mort de Philippe Egmont

La capitale est assiégée de façon lâche par Henri IV de France depuis près d'un an.

Si les communications sont possibles, toutes les villes environnantes, et les provinces l'approvisionnant habituellement : Brie, Beauce, Valois, Champagne et Normandie, sont aux mains d'Henri IV de France.

La ville est menacée de famine. Charles II de Mayenne, nommé lieutenant général du Royaume par le Paris ligueur, commande la garnison parisienne et tente de délivrer les environs de Paris des garnisons d'Henri IV de France.

Pour verrouiller l'accès à la Normandie, Henri IV de France part assiéger la ville d'Évreux qui est aux mains de la Ligue.

Charles II de Mayenne se porte au secours de cette ville.

En apprenant l'approche des troupes de la Ligue, Henri IV décide de lever le siège et de se retirer à proximité pour se déployer dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry qu'on renommera ensuite Ivry-la-Bataille.

Charles II de Mayenne arrive avant la fin du déploiement mais trop tard pour commencer la bataille qui est remise au lendemain.

Le 14 mars 1590 à l'aube, les deux armées sont face à face.

Henri IV de France, et ses lieutenants :

ne dispose que de 8 000 hommes d'infanterie et 3 000 cavaliers.

François III de la Noue participe à ces combats.

Anne d'Anglure participe aux batailles autour de Paris en 1590.

Charles de Gontaut-Biron, fils d'Armand de Gontaut-Biron, participe à ce combat

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France.

Charles II de Mayenne et ses lieutenants :

dispose de 12 000 fantassins et mercenaires allemands et de 4 000 cavaliers dont 2 000 espagnols.

Tilly, au service de Charles II de Mayenne, participe à cette bataille.

Le début des combats est déclenché par le tir des 6 canons composant l'artillerie royale et dirigés par La Guiche, puis c'est le choc des deux cavaleries. La charge des reîtres de la Ligue réussit à culbuter les chevau-légers du roi, puis les Wallons éliminent l'artillerie royale. Jean VI d'Aumont ne résiste pas à l'attaque de 3 escadrons de la Ligue. Mais ce succès est stoppé net par la charge commune de Montpensier et d'Armand de Gontaut-Biron qui viennent à la rescousse de Jean VI d'Aumont.

De l'autre côté de la ligne, Henri IV de France charge les lanciers de la Ligue de manière à les empêcher de prendre le champ nécessaire à l'utilisation de leur lance.

Pour renverser la bataille, Charles II de Mayenne décide de charger l'escadron royal, formé de 600 cavaliers.

Henri IV de France a fait poser sur son chapeau de grandes plumes blanches pour être plus facilement repérable pendant la bataille. Il harangué ses troupes par ces mots :

Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur et de la gloire

La bataille tourne alors à la mêlée pure et simple, à tel point que l'on crut plusieurs fois le roi mort ou prisonnier et que les Ligueurs crient même victoire. Le roi doit rallier ses troupes pour les haranguer de nouveau et les rassurer sur sa santé par ces phrases :

Tournez visage, leur crie-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir !

puis il repart dans la mêlée où ses troupes le suivent dans un élan qui les mènent à la victoire.

Du côté ligueur :

Seuls les Suisses ne se débandent pas, et Armand de Gontaut-Biron refuse de charger cette troupe d'élite. Ils obtiennent la vie sauve.

Maximilien de Béthune est blessé.

Urbain de Laval est blessé et prisonnier.

Les royalistes ramènent de nombreux trophées dont 5 canons, tous les drapeaux ennemis ainsi que la cornette de Charles II de Mayenne et l'étendard du Comte d'Egmont. Les chefs ligueurs sont poursuivis, Charles II de Mayenne fuit jusqu'à Nantes, d'autres se réfugient à Chartres.

Charles Ier d'Aumale, fait prisonnier, refuse de se soumettre et continue la lutte.

Au soir de cette victoire, le roi dit à Jean VI d'Aumont, si vaillant dans la bataille, que :

Il est juste que vous soyez du festin, après m'avoir si bien servi à mes noces.

Le soir, contrairement aux usages, un festin rassemble ceux qui ont combattu.

Cette bataille sonne le glas de la Ligue catholique, déjà très éprouvée par la bataille d'Arques.



François Ier de Bourbon-Vendôme Gouverneur de Normandie

Siège de Rouen

François Ier de Bourbon-Vendôme devient gouverneur de Normandie et fait le siège de Rouen en 1591 pour Henri IV de France, sans succès.

Charles de Gontaut-Biron participe à ce siège.

Anne d'Anglure est au siège de Rouen.


Henri Ier de Bourbon-Montpensier

Mort de François Ier de Bourbon-Vendôme

Henri Ier de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Henri Ier de Bourbon-Montpensier Duc de Montpensier

Henri Ier de Bourbon-Montpensier Prince souverain des Dombes

Henri Ier de Bourbon-Montpensier Seigneur de Châtellerault

François Ier de Bourbon-Vendôme meurt à Lisieux en 1592.

Henri Ier de Bourbon-Montpensier devient Dauphin d'Auvergne, Duc de Montpensier, Prince souverain des Dombes et Seigneur de Châtellerault.



Mariage de Philippe II d'Orléans avec Françoise-Marie de Bourbon

Guillaume Dubois Abbé de Saint Just en Picardie

Louis XIV utilise l'influence de Philippe de Lorraine-Armagnac pour faire consentir Philippe Ier d'Orléans au mariage de Philippe II d'Orléans, son fils.

Au début de 1692, Louis XIV convoque Philippe II d'Orléans, son neveu, et lui déclare qu'il ne peut mieux lui témoigner son affection qu'en lui donnant sa propre fille en mariage, ce à quoi le jeune homme ne sait répondre qu'en balbutiant un remerciement embarrassé.

Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz, la Princesse Palatine, apprenant l'issue de l'entrevue, jette de hauts cris mais ne peut affronter Louis XIV, d'autant qu'elle sait ne pouvoir compter sur le soutien de Philippe Ier d'Orléans, son mari. Elle borne l'expression de son mécontentement à tourner le dos au Roi après lui avoir fait une profonde révérence.

Le mariage n'en a pas moins lieu. Philippe II d'Orléans épouse le 9 janvier 1692 Françoise-Marie de Bourbon, fille bâtarde légitimée de Louis XIV et de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart. Leurs enfants sont :

Ce mariage non désiré, n'est guère heureux. Philippe appellera sa femme Madame Lucifer.

Philippe II d'Orléans hérite du Palais-Royal.

Guillaume Dubois, son précepteur, obtient alors l'abbaye de Saint Just en Picardie.

Pierre de Villars devient chevalier d'honneur de Françoise-Marie de Bourbon, la duchesse de Chartres en 1692.



Mariage de Louis Armand II de Bourbon-Conti avec Louise Élisabeth de Bourbon-Condé

Louis Armand II de Bourbon-Conti épouse en 1713 Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, fille de Louis III de Bourbon-Condé et de Louise-Françoise de Bourbon. Leurs enfants sont :

Le mariage nécessite une dispense car ils sont cousins germains.



Naissance de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louis François Ier de Bourbon-Conti Comte de La Marche

Louis François Ier de Bourbon-Conti naît dans l'hôtel de Conti à Paris le 13 août 1717, fils de Louis Armand II de Bourbon-Conti et de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé.

Il est Comte de La Marche.



Baptême de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louis François de Bourbon-Conti n'est baptisé que le 23 avril 1721 dans la chapelle du palais des Tuileries. Il a pour parrain Louis XV, son cousin, et pour marraine Élisabeth Charlotte Wittelsbach von Pfalz, mère du régent.

Il est d'abord élève chez les Jésuites au collège Louis-le-Grand avant de continuer ses études sous la direction d'un précepteur, toujours issu de la Compagnie de Jésus.



Mort de Louis Armand II de Bourbon-Conti

Louis François Ier de Bourbon-Conti Prince de Conti

Louis Armand II de Bourbon-Conti meurt le 4 mai 1727.

Louis François Ier de Bourbon-Conti devient Prince de Conti.



Mariage de Louis François Ier de Bourbon-Conti avec Louise Diane d'Orléans

Louis François Ier de Bourbon-Conti épouse le 22 janvier 1732 Louise Diane d'Orléans. Leur enfant est :



Louis François Ier de Bourbon-Conti Chevalier du Saint-Esprit

Louis François Ier de Bourbon-Conti est fait Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 1er janvier 1733.



Siège de Kehl

Jacques Ier Fitz-James reçoit le commandement de l'armée du Rhin.

Les courtisans de Louis XV, parmi lesquels se trouvent :

rejoignent Jacques Ier Fitz-James.

L'armée française envahit la Lorraine de François III Étienne de Lorraine et se porte sur la frontière allemande.

Le Siège de Kehl, du 13 octobre au 29 octobre 1733, est le premier épisode de la Guerre de Succession de Pologne.

Pierre-François de Rougé prend part à ce siège.

Malgré la prise de la citadelle de Kehl, par souci d'économie, ou par crainte d'exciter plus qu'il ne faut la jalousie des États allemands, en décembre 1733, André Hercule de Fleury ordonne à Jacques Ier Fitz-James de prendre les quartiers d'hiver sur la rive Ouest.

Là s'arrêtent la campagne de 1733.


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.



Louis François Ier de Bourbon-Conti Maréchal de camp

Louis François Ier de Bourbon-Conti est nommé maréchal de camp le 15 juin 1734.



Naissance de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Ier de Bourbon-Conti rentre à Paris par permission spéciale du Roi pour assister à la naissance de son fils.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti naît à Paris le 1er septembre 1734, fils de Louis François de Bourbon-Conti et de Louise Diane d'Orléans.

Il manque de mourir à sa naissance et restera toute sa vie de santé délicate.



Louis François Ier de Bourbon-Conti Lieutenant général

En 1735, Louis François Ier de Bourbon-Conti rejoint l'armée d'Allemagne et est promu lieutenant général.



Mort de Louise Diane d'Orléans

Retraite de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louise Diane d'Orléans meurt le 26 septembre 1736.

Cruellement éprouvé par la disparition de sa femme, Louis François Ier de Bourbon-Conti se retire dans son château de L'Isle-Adam où il passe 2 ans, cherchant à tromper son chagrin en s'adonnant à sa passion de la chasse.



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.


Marie-Anne de Mailly-Nesle par Jean-Marc Nattier

Marie-Anne de Mailly-Nesle au service de la Reine

Liaison de Louis XV avec Marie-Anne de Mailly-Nesle

Marie-Anne de Mailly-Nesle entre au service de Marie Leszczynska, la Reine, grâce à Louise-Julie de Mailly-Nesle, sa sœur, le 4 octobre 1742.

Marie-Anne de Mailly-Nesle poussée par Louis François Armand de Vignerot du Plessis et Mme de Tencin, décide par orgueil de devenir maîtresse royale.

Louis XV a une liaison avec Marie-Anne de Mailly-Nesle et, à sa demande, renvoie Louise Julie de Mailly-Nesle, sa sœur, de la cour le 3 novembre 1742.

Louis François Ier de Bourbon-Conti est protégé par Marie-Anne de Mailly-Nesle.

Louis XV estime Louis François Ier de Bourbon-Conti pour ses qualités en matière politique, militaire et juridique, mais il redoute ses ambitions.

Louis XV, entouré de conseillers qui ne sont pas toujours sans ambitions personnelles, est fatigué, las des intrigues politiques qui se trament autour de lui et recherche en son cousin le confident qui lui manque.


George II de Grande-Bretagne à la bataille de Dettingen par John Wootton Bataille de Dettingen

Bataille de Braunau

Bataille de Deckendorf

Bataille de Dettingen

La France est désireuse de ménager ses finances. L'armée et l'État sont trop peu impliqués dans cette guerre de Succession d'Autriche.

Les Bavarois, alliés de la France, subissent une défaite sévère près de Braunau le 9 mai 1743.

Une armée alliée d'environ 50 000 hommes (Britanniques, Hanovriens et Autrichiens) dite pragmatique commandée par le roi George II de Grande-Bretagne et formée sur le Rhin inférieur.

Après le retrait de Jean-Baptiste François Desmarets, elle s'avance vers le sud dans le pays du Main et du Neckar.

Le 27 mai 1743 à la bataille de Deckendorf, Louis François Ier de Bourbon-Conti a son cheval tué sous lui et perd ses équipages.

Une armée française d'environ 70 000 soldats sous les ordres d'Adrien Maurice de Noailles est rassemblée sur le cours moyen Rhin pour contrer cette nouvelle force.

Mais François-Marie de Broglie est en pleine retraite, et les places fortes de Bavière capitulent les unes après les autres devant le prince Charles.

Les Français et les Bavarois sont presque expulsés de la région du Rhin quand la bataille de Dettingen se déroule le 27 juin 1743 (16 juin du calendrier julien) à Dettingen, village de la commune de Karlstein am Main en Bavière.

Philippe de Noailles à Dettingen a 2 chevaux tués sous lui.

Gabriel d'Arsac de Ternay prend part à la bataille Dettingen où il est fait prisonnier.

George II de Grande-Bretagne, complètement dominé dans la manœuvre par des adversaires mieux aguerris, est en grand danger entre Aschaffenbourg et Hanau dans le défilé formé par les collines Spessart et la rivière Main, n'ayant pas eu de ravitaillement notamment en pain depuis une semaine.

Adrien Maurice de Noailles parvient à prendre dans la nasse l'armée austro-britannique. Il s'apprête à l'anéantir grâce aux pièces d'artillerie qui ferment les deux issues du défilé du Main.

Louis VII de Gramont, son neveu, à la tête de 23 000 hommes, doit garder un des deux passages.

Impatient au bout de 6 heures d'attente, Louis VII de Gramont traverse le Main devant le village de Dettingen et lance une attaque en masse contre un ennemi qui n'a plus rien à perdre, contraignant l'artillerie française à interrompre son bombardement.

Repoussés, ses hommes cherchent à se replier sur les ponts mais certains de ceux-ci s'effondrent et les soldats sont noyés.

La compagnie des chevau-légers de la garde royale française y est anéantie.

Adrien Maurice de Noailles porte certainement une part de responsabilité dans cette défaite.

Les coalisés sont ainsi sauvés d'un anéantissement certain.

La route d'Hanau leurs est ouverte aux coalisés.

William Augustus de Grande-Bretagne est blessé lors de cette bataille. Il devient un héros national.

L'honneur de la victoire des coalisés revient principalement à Léopold-Philippe d'Arenberg, qui est blessé dans l'action. George II de Grande-Bretagne est témoin de sa bravoure et de son l'habileté.

George II de Grande-Bretagne quitte l'armée le 1er octobre 1743, pour se rendre dans ses États de Hanovre.

Il remet le commandement Léopold-Philippe d'Arenberg qui fait repasser le Rhin à ses troupes, leur assigne des quartiers d'hiver.

C'est la dernière fois qu'un souverain régent du Royaume-Uni menera ses troupes dans une bataille dont le souvenir est encore célébré particulièrement à l'académie royale militaire de Sandhurst.

En souvenir de la victoire, Haendel compose son Dettingen Te Deum.

La bravoure de Louis François Ier de Bourbon-Conti touche Louis XV, qui lui octroie en récompense une augmentation de 36 000 livres sur son gouvernement du Poitou et le reçoit au château de Fontainebleau le 9 novembre 1743.



Prise du château d'Apremont

Prise de Nice

Prise du fort du Mont Alban

Le 1er février 1744, dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, Louis François Ier de Bourbon-Conti reçoit le commandement d'une armée de 30 000 hommes qui va combattre avec les Espagnols contre le Charles-Emmanuel III de Savoie.

Louis François Ier de Bourbon-Conti rejoint à Aix-en-Provence, le 14 mars 1744, l'infant d'Espagne, Don Philippe, commandant en chef des deux armées réunies.

En avril 1744, Louis François Ier de Bourbon-Conti occupe le château d'Apremont et Nice.

Le 20 avril 1744, Louis François Ier de Bourbon-Conti attaque le col de Villefranche.

Le 22 avril 1744, Louis François Ier de Bourbon-Conti prend le fort du Mont Alban sur les hauteurs de Nice ainsi que le Château-Dauphin.



Siège de Demont

Au siège de Demont, Louis François Ier de Bourbon-Conti rétorque au général espagnol de la Mina, qui déclare la place imprenable, le mot fameux : Impossible n'est pas français !

De fait, la forteresse est prise le 17 août 1744.



Siège de Coni

Bataille de la Madonne de l'Olmo

Bataille de Cuneo

Durant la guerre de Succession d'Autriche, Coni est assiégé par les alliés franco-espagnoles commandés Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis François Ier de Bourbon-Conti n'a plus beaucoup de réserves. Ses troupes sont fatiguées d'une longue campagne, et ses lignes de communications trop tendues.

Charles-Emmanuel III de Savoie rassemble une armée consistante.

La bataille de la Madonne de l'Olmo a lieu dans les environs de Coni ou Cuneo le 30 septembre 1744.

Les Sardes ébranlent les lignes franco-espagnoles qui ne reculent pas.

Louis François Ier de Bourbon-Conti charge à la tête de ses troupes, culbute une colonne ennemie sur une de ses batteries et retourne ses canons contre elle.

Louis François Ier de Bourbon-Conti a sa cuirasse percée en deux endroits et deux chevaux sont tués sous lui.

Étienne-François de Choiseul participe à cette bataille de Coni.

Charles-Emmanuel III de Savoie vaincu est repoussé.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père.

Les Sardes perdent 5 000 hommes.

Les Français en perdent 1 200 et les Espagnols 900.

Mais dans la confusion de la mêlée les Sardes ont réussi à faire entrer dans la ville assiégée un renfort d'un millier d'hommes ainsi que de tout un convoi de ravitaillement.

Aussi les défenseurs de Coni continue de résister.

Les assiégeants sont eux toujours sujets aux épidémies et ont des difficultés de ravitaillement. Les montagnards dressent des embuscades au long de leurs lignes de communications trop étendues.

Louis François Ier de Bourbon-Conti est en désaccord avec le général espagnol.

Le 22 octobre 1744, l'armée franco-espagnole lève le siège, se retirant par la vallée de la Stura di Demonte, passant par Demonte, avant de se rendre en France, sans avoir réussi à faire la jonction avec les armées espagnoles du Sud.

Voltaire conclut : C'est presque toujours le sort de ceux qui combattent vers les Alpes, et qui n'ont pas pour eux le maître du Piémont, de perdre leur armée, même par des victoires.

Cette victoire héroïque vaut à Louis François Ier de Bourbon-Conti la réputation d'un héros, le roi fait chanter en son honneur un Te Deum à Notre-Dame.

Ladislas Ignace de Bercheny se distingue en protégeant la retraite de Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis François Ier de Bourbon-Conti rentre à Versailles le 9 décembre 1744.

Louis François Ier de Bourbon-Conti réclame à Louis XV des charges militaires de plus en plus importantes mais Louis XV n'ose pas lui confier les plus hautes fonctions dans l'armée, car par certains côtés, il craint son cousin.



Louis François Ier de Bourbon-Conti Commandant de l'armée du Bas-Rhin

En 1745, Louis François Ier de Bourbon-Conti reçoit le commandement de l'armée du Bas-Rhin mais se voit intimer l'ordre de rester sur la défensive.



Présentation de Jeanne-Antoinette Poisson à la cour

Le 14 septembre 1745, Jeanne-Antoinette Poisson est officiellement présentée à la cour.

Louis-Ferdinand de France et Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne font front commun contre la nouvelle favorite.

La reine, appuyée par les milieux dévots, presse le roi de faire cesser cette relation.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï et Christophe de Beaumont, l'archevêque de Paris, sont considérés comme guides spirituels du clan des dévots.

Anne-Henriette de France, Marie-Adélaïde de France et Louis-Ferdinand de France forment un groupe uni qui, par amour pour leur mère, s'oppose à Jeanne-Antoinette Poisson, qu'ils appellent en privée "Maman Putain".

Les milieux dévots et les milieux aristocratiques conservateurs qui craignent l'influence grandissante de la bourgeoisie dans la société, concentrent leurs attaques sur la nouvelle maîtresse du roi. Elle a contre elle d'appartenir au Tiers-État.

Bourgeoise proche des milieux financiers, elle est aussi attaquée par le peuple qui hait ce monde de la finance qui l'exploite...

Les maîtresses officielles de Louis XIV, et celles de Louis XV jusqu'à présent, choisies dans les hautes sphères de l'aristocratie, avaient été d'autant plus tolérées qu'elles n'exerçaient aucune influence sur le gouvernement, à l'exception de Françoise d'Aubigné.

Parurent bientôt des chansons et des pamphlets injurieux appelés Poissonades, par allusion aux Mazarinades du siècle précédent. Par exemple :

Fille de sangsue et sangsue elle même

Poisson d'une arrogance extrême

Étale en ce château sans crainte et sans effroi

La substance du peuple et la honte du Roi

Jeanne-Antoinette Poisson est trop ambitieuse pour accepter dans l'entourage de Louis XV un prince du sang investi de missions importantes au service des stratégies européennes de la France.

Elle n'aura de cesse de diminuer l'influence de Louis François Ier de Bourbon-Conti sur le Roi, ce qui est d'autant plus efficace qu'elle sait le Roi hésitant à accorder son entière confiance au prince.



Campagne en Flandre

Brouille de Louis François Ier de Bourbon-Conti avec Louis XV

Le 1er mai 1746, Louis François Ier de Bourbon-Conti est nommé commandant en chef.

Louis François Ier de Bourbon-Conti prend Mons le 12 juillet 1746.

Il prend Charleroi le 1er août 1746.

En récompense, Louis XV lui concède 6 pièces de canon, qui orneront l'avant-cour du château de L'Isle-Adam.

À la suite d'un différend avec Hermann Maurice de Saxe, Louis François Ier de Bourbon-Conti démissionne avec éclat, vend ses équipages, rentre en France.

Le 15 août 1746, Louis François Ier de Bourbon-Conti se présente à Versailles devant le Roi. Les retrouvailles sont cordiales et Louis XV lui confère le brevet de généralissime.

Mais Hermann Maurice de Saxe se plaint de la conduite de Louis François Ier de Bourbon-Conti.

Louis XV a avec ce dernier une explication orageuse, à la suite de laquelle Louis François Ier de Bourbon-Conti, ulcéré, décide de se retirer à L'Isle-Adam.



Louis François Ier de Bourbon-Conti Grand Prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Sous l'influence de Jeanne-Antoinette Poisson, Louis XV cherche une autre fonction pour Louis François Ier de Bourbon-Conti, autant pour l'éloigner de Versailles que pour lui procurer une charge non seulement prestigieuse, mais également lucrative, un aspect non négligeable pour Conti, qui s'endette en permanence.

Louis XV intervient auprès du pape Benoît XIV et, le 16 avril 1749, Louis François Ier de Bourbon-Conti est élu grand prieur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Paris.

Louis François Ier de Bourbon-Conti a l'usufruit du palais du Temple et jouit des privilèges attachés à la charge, entre autres la franchise, le droit d'asile et certaines libertés vis-à-vis à la justice royale. Il dispose d'un véritable petit royaume au cœur de Paris.

L'ordre est assez sceptique à l'arrivée à la tête de leur commanderie de ce prince à la réputation d'athée et de libertin. Cependant Louis François Ier de Bourbon-Conti s'acquitte fort bien de ses devoirs de grand prieur et contribue à la prospérité de l'ordre. Il fait construire des nouveaux bâtiments, qui sont loués surtout à des nobles et à des débiteurs dans l'enclos du Temple, échappant à la juridiction du roi.



Louis François Ier de Bourbon-Conti à la tête du secret du Roi

À partir de fin 1752, Louis XV prend les conseils de Louis François Ier de Bourbon-Conti pour sa correspondance secrète avec les ambassadeurs. Ministre sans portefeuille, Conti est placé à la tête du secret du Roi, véritable service d'espionnage formé d'un réseau d'agents secrets qui procure au roi des informations sur toutes les cours d'Europe.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sera associé pendant 10 ans à la conduite de la diplomatie française.

Louis XV installe ce réseau parallèle car :

En le plaçant Louis François Ier de Bourbon-Conti à la tête de la monarchie polonaise, il pourrait tout à la fois conserver un allié important en Europe et l'éloigner de la cour.



Liaison de Louis François Ier de Bourbon-Conti avec Marie-Claude Gauché

Louis François Ier de Bourbon-Conti a une liaison avec Marie-Claude Gauché, dite Madame Dailly.

Leurs enfants sont :


Louis François Joseph de Bourbon-Conti en habit de chasse - par Louis Petit – 1774 - musée Condé à Chantilly

Mort de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti Prince de Conti

Ramené à Paris vers la fin juin 1776, Louis François Ier de Bourbon-Conti se réconcilie avec son fils Louis François de Bourbon-Conti.

L'avant-veille de sa mort, Louis François Ier de Bourbon-Conti reconnait par testament les enfants qu'il a eu de Marie-Claude Gauché.

Louis François Ier de Bourbon-Conti refuse de recevoir les secours de la religion et meurt à Paris le 2 août 1776 dans l'impénitence.

Son corps est inhumé provisoirement à L'Isle-Adam.


Monument funéraire de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Transfert du corps de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Le corps de Louis François Ier de Bourbon-Conti est transféré en 1777 dans la chapelle funéraire construite sur ordre de Louis François Joseph de Bourbon-Conti à l'extrémité nord du transept de l'église de L'Isle-Adam.


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