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10 événements affichés, le premier en 1809 - le dernier en 1895



Naissance de François Certain de Canrobert

François Certain de Canrobert naît en 1809.


Bataille de l'Alma

Bataille de l'Alma

Mort de Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud

Sébastopol est le port d'attache de la Marine impériale russe sur la mer Noire. Cette flotte menace la Méditerranée.

Avant que Sébastopol ne soit encerclée, l'armée impériale russe et le prince Alexandre Menchikov, son commandant, parviennent à s'échapper.

L'importance stratégique de Sébastopol n'est pas évidente. C'est Nicolas Ier de Russie qui décide seul de défendre cet arsenal jusqu'au bout.

Les ressources russes, limitées, opèrent en faveur des Alliés.

La mer apporte aux assiégeants tout ce dont ils ont besoin, alors que les routes du désert du sud de la Russie sont jonchées de corps d'hommes et de chevaux qui sont morts avant d'arriver à Sébastopol.

Adolphe Jean Casimir Niel dirige l'investissement de Sébastopol de 1854 à 1855. Cette mission lui vaudra d'être nommé commandant en chef du génie de l'armée d'Orient.

Le 14 septembre 1854, les troupes alliées : britanniques, françaises et sardes débarquent leurs troupes à Eupatoria.

À Sébastopol, Alexandre Menchikov, aussitôt informé, rassemble le maximum d'unités éparpillées en Crimée.

Alexandre Menchikov décide de livrer bataille sur l'Alma, où ses troupes se trouveront en surplomb des forces adverses.

Alexandre Menchikov aligne 40 000 hommes soit 42 bataillons et demi, 16 escadrons de cavalerie, 11 sotnias de cosaques et une centaine de pièces d'artillerie.

En face se trouvent les forces franco-britanno-turques du maréchal de Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud et de Lord Raglan:

La flotte tient la côte.

Dans l'après-midi du 19 septembre 1854, quelques accrochages ont lieu entre Russes et Britanniques pour tâter la résistance des alliées.

Les troupes alliées ne sont cependant pas toutes rassemblées. Certaines unités britanniques arriveront encore dans la nuit.

Le 20 septembre 1854, les armées franco-britanniques aux ordres du maréchal d'Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud et de Lord Raglan viennent de quitter Gallipoli. En route pour Sébastopol, elles arrivent en vue du petit fleuve Alma, un petit cours d'eau perpendiculaire à la côte.

En face, les Russes sont postés derrière leurs canons. Alexandre Menchikov veut arrêter les alliés avant Sébastopol.

Pendant que les Britanniques paradent.

Les Français montent à l'assaut des pentes menant au plateau de l'Aklèse avec le bataillon de marche de la Légion étrangère commandé par le commandant Nayral, en tête du dispositif.

François Certain de Canrobert ordonne aux autres troupes de suivre la Légion à l'exception des zouaves qui franchissent le fleuve sur un pont, à son embouchure, et contournent les Russes.

Les zouaves de l'Armée d'Afrique sont issus principalement de l'Afrique du nord de l'empire colonial français.

Les zouaves du 3e régiment de zouaves de la division Bosquet accomplissent la manœuvre décisive : escaladant la falaise avec le soutien des canons de la flotte, ils s'emparent de l'artillerie russe et la retournent contre les troupes d'Alexandre Menchikov.

Se retrouvant alors en pointe, ils doivent résister aux vagues d'infanterie qui leur sont opposées en attendant les renforts.

Sous le feu russe, le reste de l'armée française peine et stoppe finalement vers le village de Bourliouk.

L'artillerie de François Certain de Canrobert parvient au pied de la falaise, mais les pentes sont trop raides et les canons ne peuvent monter en position pour renforcer les zouaves.

Sur le flanc gauche des Français, les Britanniques rattrapent leur retard, mais une erreur dans la manœuvre de Sir George Brown met à mal la formation de l'armée britannique.

Espérant profiter de cette désorganisation, les Russes chargent mais sont repoussés par les fusiliers britanniques.

Il s'ensuit une série d'échanges assez confus : Alexandre Menchikov craignant que l'action des zouaves ne lui soit fatale, s'est déplacé avec son commandement face aux Français. De sa position excentrée, Alexandre Menchikov peine alors à percevoir la situation face aux Britanniques et lance des contre-attaques contre des éléments de l'armée britannique.

Croyant faire face à des divisions, l'infanterie russe se retrouve face à des bataillons et des tirailleurs, avec le gros des Britanniques sur ses flancs.

Malgré des ordres contradictoires, les commandants des unités britanniques ne laissent pas passer l'occasion et déciment leur adversaire.

À l'extrême flanc gauche du front britannique, 3 bataillons, soit 2000 à 3000 hommes, font face à plus de 10 000 troupes russes, fraîches, qui n'ont pas encore participé à la bataille.

Les Britanniques, étirés en une fine ligne de deux rangs sur pratiquement 2 kilomètres, avancent en faisant feu, une manœuvre difficile à l'époque.

Dans la fumée et la confusion de la bataille, les Russes surestiment le nombre de troupes qui leur font face et se retirent.

Sur la droite, François Certain de Canrobert parvient finalement à hisser ses canons en haut de la falaise.

Les zouaves repartent à l'assaut et parviennent à percer et prendre le point culminant jusqu'alors occupé par l'état-major russe.

Les Russes vaincus se retirent en ordre sur tout le front. Il n'ont pas de réserves capables de s'opposer aux Franco-britanniques. La bataille s'achève en déroute.

Les forces franco-britanno-turques d'Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud et de Lord Raglan emportent la victoire.

Alexandre Menchikov perdent 180 tués et 3 900 blessés sur le terrain.

La coalition perd 3300 hommes.

Les Français perdent 140 tués et 1 200 blessés.

La Légion perd 5 officiers blessés et 55 légionnaires blessés ou tués.

Les Britanniques perdent 343 tués et 1 612 blessés.

Après la bataille, Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud, malade du choléra, expire.

En souvenir de cette bataille et pour saluer leur courage, sera réalisé le Zouave du pont de l'Alma à Paris par le sculpteur Georges Diebolt.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte commande avec bravoure une division lors de la bataille de l'Alma.

En raison de désaccords avec François Certain de Canrobert, Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte décide de rentrer en France avant la fin du conflit, ce qui lui vaut le perfide surnom de Craint-plomb.



Disgrace d'Élie-Frédéric Forey

Au lendemain de la bataille d'Inkerman, on accuse Élie-Frédéric Forey :

Les officiers sous les ordres d'Élie-Frédéric Forey lui reprochent d'être trop sévère.

Élie-Frédéric Forey est rappelé à Paris.

Si l'animosité de la troupe envers lui contribue probablement à ce rappel, il existe un motif plus déterminant :

Aimable Pélissier écrit à ce sujet à Jean-Baptiste Vaillant : Le général Élie-Frédéric Forey s'est embarqué hier. Il a quitté, le cœur serré, cette armée où il a rendu des services réels. Des calomnies aussi injustes qu'absurdes ont empoisonné les derniers mois de son séjour parmi nous.

Aussi, lorsque l'armée apprend qu'Élie-Frédéric Forey est relevé de son commandement, la rumeur ne manque pas de fabuler.

Le bruit court dans les camps, selon lequel Élie-Frédéric Forey a été arrêté sur l'ordre de François Certain de Canrobert pour cause de trahison, et conduit à bord du Montebello, afin d'y être jugé par un conseil de guerre.



François Certain de Canrobert Maréchal de France

François Certain de Canrobert est fait Maréchal de France en 1856 par Napoléon III.


Plan de la bataille de Solférino

Batailles de Solférino, de Medole et de de San Martino

L'armée d'Italie se tourne vers l'Est pour poursuivre l'ennemi. La progression est ralentie par les destructions opérées par les troupes autrichiennes et par les pluies incessantes.

L'ennemi se replie successivement derrière plusieurs affluents du Pô : l'Adda, l'Oglio et la Chiese.

Grâce à l'efficacité du génie français, le gros de l'armée franco-sarde traverse le Chiese au cours de la journée du 22 juin 1859 et elle se prépare à avancer rapidement vers le Mincio, encouragée par les rapports des patrouilles de reconnaissance qui ont pu vérifier le repli de l'ennemi.

Dans la matinée du 23 juin 1859, François-Joseph Ier d'Autriche donne l'ordre à ses troupes de se tourner vers l'ouest.

Elles regagnent la rive droite du Mincio où elles reviennent occuper les positions abandonnées quelques jours auparavant.

Cette manœuvre est destinée à :

Aux premières heures du 23 juin 1859, Napoléon III et Victor-Emmanuel II de Savoie se rencontrent sur la colline de Lonato pour discuter d'une dépêche envoyée par l'impératrice Eugénie de Montijo, qui contient d'inquiétantes informations sur d'importants mouvements de troupes prussiennes sur le Rhin.

La lettre contient une invitation pressante à la conclusion rapide de la campagne d'Italie afin que l'armée française puisse rentrer chez elle pour défendre ses frontières.

Après un bref entretien privé, les souverains regagnent leurs quartiers généraux.

Les combats des patrouilles de reconnaissance qui se produisent tout au long de la journée convainquent les Autrichiens qu'ils ont intercepté les premières avant-gardes franco-sardes et ceux-ci pensent avoir établi le contact avec l'arrière-garde autrichienne, tout comme à Melegnano.

En fait, les 2 armées sont déployées sur deux lignes parallèles très proches l'une de l'autre et qui s'étend du Nord au Sud sur 20 km.

Selon le plan établi, à l'aube du 24 juin 1859, l'armée franco-sarde se déplace vers l'Est afin de se déployer le long de la rive droite du Mincio.

Comme première étape matinale, l'armée française aurait dû occuper :

Après quelques kilomètres, inévitablement, les colonnes franco-sardes entrent en contact, les unes après les autres, avec les troupes autrichiennes, fortement implantées précisément à :

En quelques heures, de 4 h à 7 h, de violents combats ont lieu qui conduisent à une mêlée générale, chaotique et très violente, qui dure plus de 18 heures.

L'absence de plan de bataille ordonné, l'équilibre des forces en jeu et la détermination féroce des 2 camps sont les principales causes du carnage.

De nombreux combats se déroulent à Medole, Solférino et San Martino qui correspondent, respectivement, aux secteurs sud, central et nord d'un vaste front.


Napoléon III à la bataille de Solférino - par Jean-Louis-Ernest Meissonier - Huile sur toile - 1864

Bataille de Solférino

Vers 4h30, l'avant-garde du Ier corps d'armée française, commandé par Achille Baraguey d'Hilliers, établit le contact avec les troupes autrichiennes du Ve corps d'armée dirigée par le feld-maréchal Stadion à proximité de Grole sur le territoire de Castiglione delle Stiviere.

Une demi-heure plus tard, le IIe corps d'armée français, commandé par le maréchal Patrice de Mac Mahon rencontre les divisions austro-hongroises postées au hameau de Ca' Morino sur le territoire de Medole.

Louis-Jules Trochu est divisionnaire.

Les troupes autrichiennes, fortes de 3 corps d'armée positionnés à Solférino, Cavriana et Volta Mantovana, résistent longtemps aux assauts conjugués des Ier et IIe corps français contraignant Napoléon III à engager la garde impériale dans la bataille.

Solférino est arrachée au Ve corps d'armée de Stadion en début d'après-midi et le déploiement français se poursuit pour conquérir Cavriana où il rencontre également une forte résistance du Ier corps d'armée du maréchal autrichien Clam-Gallas.

L'engagement de troupes fraiches vers 15 heures, composées du IIIe corps d'armée français de François Certain de Canrobert permet d'occuper Cavriana peu avant 18 heures.

Louis Charles Auguste Morand se distingue à Solférino.


Plan de la bataille de Borny-Colombey

Bataille de Borny-Colombey

L'armée française du Rhin commandée par Napoléon III est divisée en deux sous les coups de l'offensive prussienne :

L'armée d'Alsace s'exfiltre à travers les Vosges.

L'armée de Metz est en retraite sur un axe Metz-Verdun en vue de rejoindre à la fois :

Pour ce faire, elle doit traverser la Moselle autour de Metz. Ce point de passage a plusieurs avantages dont celui de posséder des ponts nombreux et d'être protégé par une ceinture de forts.

La bataille de Borny-Colombey, ou de Colombey-Nouilly du côté allemand, a lieu le 14 août 1870 à l'est de Metz.

Il s'agit d'un combat entre :

Le 14 aout 1870, le 2e et le 6e corps d'armée sont en train de traverser la Moselle au sud de Metz.

Le 4e corps est en cours de franchissement au nord de Metz, sous la couverture du fort de Saint-Julien.

La Garde et le 3e corps sont en arrière garde sur le plateau de Borny entre Queuleu et Bellecroix.

La Ire armée allemande Karl Friedrich von Steinmetz poursuit l'armée de Metz à distance. Elle vient de franchir la Nied allemande, dernier obstacle sérieux sur lequel les Français auraient pu s'accrocher avant Metz.

Elle progresse avec :

La mission de ses avant-gardes est d'observer le repli français en évitant le contact, en mesure de répondre à tout retour offensif de leur part.

La IIe armée allemande commandée par Frédéric-Charles de Prusse est en train de contourner la place de Metz par le sud en vue d'éviter la zone fortifiée de la région de Metz et couper la route de l'armée de Metz en direction de Verdun.

Le terrain est relativement vallonné. Au nord, le plateau de Saint-Julien, couvert de vignes et sans bois notable. Au sud, le plateau de Borny, couvert de bois et de bosquets, relevé vers l'est. Deux thalwegs majeurs, une vallée nord/sud, celle du ruisseau de Vallières qui coupe le plateau de Borny en deux. Une vallée est-ouest assez encaissée entre le plateau de Borny et celui de Saint-Julien, celle du ruisseau de Quarante appelée aussi ravin de Nouilly. Les deux vallées se rejoignent à un kilomètre à l'ouest de Nouilly.

Il est dominé par trois forts :

Les raisons de la bataille sont relativement confuses.

Pour le colonel Fabre de Navacelle, la bataille est due à une initiative du général Colmar von der Goltz, commandant la 26e brigade d'infanterie, avant-garde du VIIe corps d'armée.

Son intention est de profiter du déséquilibre généré par le mouvement de repli pour attaquer l'arrière des troupes françaises, les obliger à revenir sur la rive droite de la Moselle et retarder ainsi la retraite sur Verdun. Il en aurait averti son chef, le général Feldmarschal von Zastrow ainsi que son voisin du nord le général von Manteuffel commandant le Ier corps d'armée pour leur demander du soutien.

L'initiative aurait été couverte par Karl Friedrich von Steinmetz dont les motivations seraient plus personnelles.

Commandant l'armée qui s'est distinguée dans la première phase de la guerre, Karl Friedrich von Steinmetz supporte mal que ce soit la IIe armée qui ait été désignée pour mener la manœuvre de contournement décisive de Metz.

Il essaie donc une attaque frontale des armées françaises qui se replient.

Le 14 août 1870 vers 10 h, le 3e corps d'armée commandé par Claude Théodore Decaen est déployé en garde face à l'est.

Les divisions sont disposées du sud vers le nord :

La Garde commandée par Charles-Denis Bourbaki est en réserve dans ses cantonnements à Grigy et Borny.

Le 4e corps commandé par Louis René Paul de Ladmirault est en cours de franchissement au nord de Metz, sur l'île de Chambière et a gardé la 2e division commandée par François Grenier en arrière garde.

Le 3e corps et la Garde s'apprêtent à franchir la Moselle. Les troupes françaises abandonnent petit à petit leurs positions.

Le 14 août 1870, au début de l'après-midi, les divisions Jean-Baptiste Alexandre Montaudon et Jean Louis Metman commencent leur mouvement de repli et abandonnent leurs positions défensives favorables le long du ruisseau des Vallières.

En face, la 26e brigade commandée par Colmar von der Goltz se trouve en avant-garde du VIIe corps.

Son dispositif comprend :

Colombey est une position défensive importante pour les Français.

Le gros des forces de Colmar von der Goltz est commandé par le colonel von Barby. Il est composé d'un régiment d'infanterie renforcé par un bataillon et flanqué à sa droite de 3 escadrons de hussards.

L'avant-garde est commandée par le colonel Delitz. Elle est composée de deux bataillons d'infanterie, d'un escadron de hussards et d'une batterie d'artillerie. Elle est flanquée à sa gauche par un bataillon de chasseur.

On pense que l'intention de Colmar von der Goltz est de reprendre le contact visuel avec les Français sur le côté ouest du thalweg du ruisseau de Vallières, car les vues sont difficiles du côté est, notamment à cause de la végétation épaisse.

À 15 h 30, l'avant-garde débouche d'Ars-Laquenexy, se déploie en un dispositif mince sur une ligne Grigy-Mercy et engage les troupes de la division (Castagny).

De son côté, le gros s'empare du château d'Aubigny vers 16 h, attaque Colombey de face avec pour guide à droite le ruisseau de Dame Jeannette.

Un bataillon du 15e régiment d'infanterie se porte sur Coincy, dont il s'empare, pour couvrir le gros vers le nord.

L'ensemble est appuyé par une batterie d'artillerie déployée entre Coincy et Aubigny.

À la première décharge, Claude Théodore Decaen commandant du 3e corps est sorti du château de Borny.

À son appel toutes ses troupes qui ne sont pas encore parties font volte-face et se déploient en position de combat.

Claude Théodore Decaen est mortellement atteint au cours de cette bataille.

Le 3e corps plie puis fait face. Dans les bois de Colombey, des combats se livrent à bout portant.

Les bataillons des divisions Castagny et Jean Louis Metman se replient vers le bois de Borny.

Les Allemands s'élancent à leur poursuite et s'emparent du terrain abandonné.

Ils occupent ainsi le terrain derrière une ligne La Grange-aux-Bois, Colombey et la Planchette mais, face à une force supérieure en nombre, ils s'arrêtent.

Pendant ce temps, les renforts allemands affluent. Trois bataillons de la 25e brigade sont lancés sur Colombey.

L'artillerie de la 13e division est déployée autour du château d'Aubigny pour les soutenir.

Deux autres bataillons sont envoyés sur Coincy.

Puis la 14e division arrive vers 19 h.

La 27e brigade s'avance en deuxième rideau sur les hauteurs est, face à Colombey.

La 28e menace la 1re division (Jean-Baptiste Alexandre Montaudon) au sud.

L'ensemble du VIIe corps est au contact.

Les avant-gardes du IXe corps d'armée et de la Ire division de cavalerie (général von Hartman) appartenant à la IIe armée arrivent à la rescousse par le sud depuis Mercy mais elles ne sont pas engagées.

Du côté français, le 4e corps fait rappeler les divisions Cissey et Laurencez de la rive gauche de la Moselle.

Au nord, les avant-gardes du Ier corps d'armée prennent contact avec les Français vers 17 h.

L'avant-garde de la 1re division s'empare de Montoy, le reste de la division s'empare de Noisseville puis descend sur Nouilly.

L'artillerie de la division se déploie de part et d'autre de la route de Sarrelouis.

L'avant-garde de la 2e division dévale de Servigny-lès-Sainte-Barbe.

La division François Grenier fait face autour du village de Mey puis, renforcée par les divisions Cissey et Lorencez, elle reprend Nouilly.

Le 4e corps menace de prendre Noisseville et Montoy et de contourner les Allemands par le nord.

Le combat qui a commencé à Colombey s'étend sur toute la ligne de la route de Strasbourg à celle de Bouzonville.

Le terrain est couvert d'un épais nuage de fumée.

À 21 h, c'est l'obscurité qui met fin aux combats.

Le contact est rompu.

Les Allemands en infériorité numérique se retirent sur leurs positions initiales dans la soirée craignant d'être la cible de l'artillerie des forts français.

Les Allemands auraient perdu au total 5 000 hommes (1 189 morts, 3 590 blessés, 127 disparus) dont 222 officiers.

Malgré une défaite apparemment incontestable, les Prussiens ont rempli leur objectif.

Ils ont en effet retardé le repli de l'armée du Rhin et permis à Frédéric-Charles de Prusse commandant de la IIe Armée, de poursuivre sa progression au sud de Metz sans être inquiété.

Du côté français, la Garde, le 3e et le 4e corps reprennent leur mouvement de retraite et franchissent la Moselle après s'être remis en état de marche.

Seule la division Sylvain-François Jules Merle de la Brugière est laissée en rideau sur la rive droite.

Le lendemain matin, il ne reste plus de troupes françaises sur la rive droite de la Moselle.

Les Français auraient perdu environ 3 600 hommes (377 morts, 2 641 blessés, 490 disparus) dont 200 officiers.

La différence peut s'expliquer par le fait que les Français étaient sur des positions défensives reconnues.


Bataille de Mars-la-Tour Plan allemand de la Bataille de Mars-la-Tour

Bataille de Mars-la-Tour

Frédéric-Charles de Prusse franchit la Moselle le 15 août 1870 à Novéant.

En fin d'après-midi, les avant-gardes de son armée atteignent Mars-la-Tour, village situé à une 15 de kilomètres au sud de Metz, et barrent la route de Verdun.

Les Français sont contraints de livrer bataille le 16 août 1870.

La bataille de Mars-la-Tour est également appelée bataille de Rezonville ou bataille de Vionville.

Une patrouille de cavalerie, le 1er escadron du 1er Régiment de Dragons hanovrien, sous les ordres du capitaine Oskar von Blumenthal, repère les 127 000 hommes de François Achille Bazaine en route vers Verdun.

Frédéric-Charles de Prusse demande à l'avant-garde du général von Alvensleben de couper la route du repli français.

Les 30 000 hommes du IIIe Corps prussien d'Alvensleben rencontrent par hasard l'armée française près de Vionville, à l'est de Mars-la-Tour.

Le 16 août 1870, la bataille de Mars-la-Tour débute.

Vers 10 heures, le corps du général François Certain de Canrobert est attaqué à Vionville par le IIIe Corps prussien commandé par Von Alvensleben.

Le corps du général Edmond Le Bœuf est engagé à son tour vers midi.

Les Français se regroupent et font face aux unités prussiennes.

La bataille tourne alors en mêlée confuse.

Les assauts prussiens sont contenus par l'artillerie adverse.

Au début de l'après-midi, le 2e corps français est relayé par le 6e corps et par des éléments de la Garde impériale du général Charles-Denis Bourbaki.

Les troupes prussiennes sont à bout et la bataille semble tourner à l'avantage des Français.

Mais des renforts allemands arrivent en fin d'après-midi.

Ces derniers lancent alors dans la bataille :

de la 12e brigade de cavalerie (Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow), dans le but de faire taire l'artillerie de François Certain de Canrobert.

Dans ce qui allait devenir la chevauchée de la mort de von Bredow, les cavaliers qui se lancent des lignes prussiennes à 14 heures profitent de l'état du terrain ainsi que de la fumée pour dissimuler leur progression aux observateurs français.

Apparaissant alors à moins de 1 000 mètres des lignes françaises, la cavalerie prussienne perce à 2 reprises les lignes françaises, y causant un vent de panique dispersant les soldats de François Certain de Canrobert.

Charles Auguste Frossard lance à son tour les cuirassiers de la Garde impériale sur la partie gauche du champ de bataille.

Dans la confusion, les cuirassiers français sont partiellement dispersés par l'infanterie de François Certain de Canrobert qui fait feu sur tout cavalier à portée de tir.

Il s'agit là du dernier grand affrontement de cavalerie d'Europe marqué par de célèbres charges comme celle de la brigade du général Joseph Bachelier.

La charge fantastique de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow sonne néanmoins le glas d'une grande partie de l'élite de la cavalerie prussienne.

Bien qu'ayant fait taire l'artillerie de l'adversaire, neutralisé sa cavalerie et semé un vent de panique dans son infanterie, la brigade de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow, après être parvenue à se retirer derrière ses lignes ne compte plus que 420 cavaliers sur les 800 ayant pris part à l'assaut.

Herbert von Bismarck, le propre fils du chancelier prussien Otto von Bismarck, fait partie des blessés.

Dans ce cadre, les Français gardent l'avantage et gagnent du terrain.

Comprenant qu'ils sont désormais sur le point d'être battus, les Allemands lancent une dernière offensive sur leur flanc droit, pour éviter l'encerclement.

Piégés par le relief et par la présence de renforts français insoupçonnables derrière la crête, leurs troupes sont décimées et battent finalement en retraite désordonnée, à la merci de la chasse lancée par les Français.

Ces derniers capturent alors leur premier drapeau ennemi de cette guerre.

À la fin de la journée, les 2 armées bivouaquent à quelques centaines de mètres l'une de l'autre.

L'attaque allemande a été repoussée.

L'armée française reste maîtresse du champ de bataille et dispose d'un avantage numérique.

François Achille Bazaine peut alors choisir :

Mais contre toute attente, il ordonne le repli de tous les corps sur le flanc ouest de Metz entre la Moselle et l'Orne, prétextant un manque de vivres et de munitions.

Il laisse ainsi aux Prussiens la possibilité de continuer vers le nord-ouest et de barrer la route de Verdun.


Bataille de Saint-Privat -par Alphonse de Neuville en 1881 Plan de la bataille de Saint-Privat

Bataille de Saint-Privat ou de Gravelotte

La bataille de Saint-Privat (appellation française) ou bataille de Gravelotte (appellation allemande) se déroule, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Metz.

Le chef d'état-major prussien Helmuth Karl Bernhard von Moltke lance dans la bataille :

Albert Frédéric de Saxe se distingue lors de cette bataille.

Les troupes françaises, sous les ordres de François Achille Bazaine, sont adossées aux forts de Saint-Quentin et de Plappeville, et s'étalent de Rozérieulles à Saint-Privat.

La bataille débute le 18 août 1870 à 8 heures lorsque Helmuth Karl Bernhard von Moltke ordonne l'avancée de ses troupes en direction des positions françaises.

Vers 12 h 00, Gustav von Manstein ouvre la bataille devant le village d'Amanvillers avec l'artillerie de la 25e division d'infanterie allemande.

Le camp français s'est organisé durant la nuit en creusant des tranchées et des fosses afin de placer son artillerie et ses mitrailleuses et de masquer ses positions.

Connaissant l'avancée des troupes prussiennes, les Français lancent une contre-attaque massive.

La bataille paraît tout d'abord tourner à l'avantage des Français, ceux-ci possédant de meilleurs fusils, les Chassepot.

Cependant, l'artillerie prussienne est mieux équipée grâce à ses canons issus des usines Krupp.

À 14 h 30, Karl-Friedrich von Steinmetz, désobéissant aux ordres de Helmuth Karl Bernhard von Moltke lance une attaque sur l'aile gauche avec la Ire Armée.

Par deux fois, il est repoussé par les tirs français, organisés et puissants.

Suit alors une importante contre-attaque française qui disperse les deux corps en présence : les VIIe et VIIIe Corps.

Mais Helmuth Karl Bernhard von Moltke réussit à éviter une percée française grâce à ses dernières troupes de réserves.

Vers 16 h 50, la IIe Armée allemande lance une attaque à Saint-Privat, village occupé par les hommes de François Certain de Canrobert.

Les troupes prussiennes sont vivement repoussées, mais les positions françaises sont anéanties par l'artillerie ennemie.

François Certain de Canrobert demande désespérément et à plusieurs reprises des renforts à François Achille Bazaine, mais ne les obtient pas.

Ce dernier ne juge en effet pas Saint-Privat comme une bataille importante et refuse d'engager ses troupes de réserves, pourtant nombreuses.

À 20 h 00, le XIIe corps allemand déborde sur l'aile droite.

Le 6e corps français est contraint de se replier suivi par le 4e corps, sous la protection de la Garde impériale arrivée en renfort et commandée par Charles-Denis Bourbaki.

Celui-ci considère alors ce repli comme la défaite de son camp et refuse de lancer une contre-attaque.

Vers 22 h 00, les combats cessent pour la nuit après des corps-à-corps sanglants à Saint-Privat.

Les hommes se sont même battus dans le petit cimetière du village qui entourait l'église en flammes.

Le lendemain matin, l'armée du Rhin préfère se replier dans Metz plutôt que de reprendre le combat.

Sa défaite lui coupe définitivement la route vers l'ouest. Elle est enfermée dans Metz, réputée imprenable.

Le long siège de Metz commence.

Une grande partie des forces françaises n'a pas été engagée dans la bataille.

Une grave erreur de la part de François Achille Bazaine qui prévoyait depuis plusieurs jours le repli sur Metz, considérant Saint-Privat comme une bataille mineure.

Les Allemands se sont retrouvés en supériorité numérique.

Et grâce à une habileté tactique et malgré une résistance héroïque de certains corps français, ils sont parvenus à remporter la victoire.

Pendant toute la durée de la bataille, l'abbé Jean-Nicolas Bauzin, curé de saint Privat, a secouru les blessés des deux camps.

Les sœurs de la Miséricorde secourent les blessés de la bataille.

Le nombre de soldats tombés sur le champ de bataille donné naissance à l'expression ça tombe comme à Gravelotte ou il pleut comme à Gravelotte utilisée lorsqu'il pleut ou qu'il grêle énormément.



Mort de François Certain de Canrobert

François Certain de Canrobert meurt en 1895.


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