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Événements contenant la ou les locutions cherchées



13 événements affichés, le premier en 1811 - le dernier en 1888



Naissance de François Achille Bazaine

François Achille Bazaine naît en 1811.


Attaque du château de Melegnano

Entrée de Victor-Emmanuel II de Savoie et de Napoléon III à Milan

Bataille de Melegnano

Le 8 juin 1859, Victor-Emmanuel II de Savoie et Napoléon III victorieusement dans Milan, défilant sous l'arche de Paix, cours Sempione.

Pendant ce temps, l'armée autrichienne se retire vers l'est en 3 grandes colonnes :

35 000 hommes, commandés par le général Roden, s'arrêtent à Melegnano.

Comprenant l'importance de cette position pour arrêter la marche des Français vers Lodi, la brigade Roden élève des travaux tout autour du village.

En défendant Melegnano, Roden couvre les lignes de retraite autrichiennes.

Napoléon III ordonne le 9 juin 1859 à Achille Baraguey d'Hilliers, auquel est adjoint le 2e corps d'armée commandé par Patrice de Mac Mahon, de s'emparer le jour même des positions occupées par les Autrichiens.

D'après le plan français, Patrice de Mac Mahon doit d'abord se déplacer le long de la route principale, jusqu'à San Giuliano, au nord de Melegnano, avant de traverser la rivière Lambro pour tourner le flanc droit de Roden.

Le 1er corps d'armée doit suivre pour menacer le village par le nord et l'ouest.

Malheureusement Achille Baraguey d'Hilliers souffre des délais habituels : le train du 2e Corps d'Armée bloque la route principale, et les rizières voisines sont infranchissables.

La 3e division de François Achille Bazaine n'atteint pas Melegnano avant 15h30, et sa colonne offre une cible privilégiée pour les canons autrichiens qui font feu sur la route.

Le tempérament impatient de Achille Baraguey d'Hilliers, ainsi que l'heure tardive, l'incitent à attaquer tout de suite, sans attendre le mouvement tournant de Patrice de Mac Mahon.

Le village de Melegnano s'étend de chaque côté de la rivière Lambro, et comprend un vieux château, partiellement entouré de douves, dans sa partie ouest.

La brigade Roden a dépensé une énergie considérable à sa défense, en construisant une plateforme de feu dans les murs épais du cimetière de l'église, et en barrant la route de Milan par des abattis.

Aux côtés de ses propres troupes, Roden peut compter sur la brigade Boer derrière le village.

Pour une fois les Autrichiens combattent bravement.

Ils repoussent le 1er régiment de zouaves, qui mène l'assaut de François Achille Bazaine, et lance de féroces contre-attaques.

La 2e division de Louis René Paul de Ladmirault vient derrière François Achille Bazaine et tente un mouvement tournant resserré, mais les pistes s'arrêtent court, le sol est boueux et la Lambro s'avère inabordable.

Les hommes de Ladmirault improvisent des ponts avec des chariots et des troncs d'arbres, avant de forcer les Autrichiens à se replier sur le château, d'où les tireurs prennent position parmi les arbres longeant ses murs.

Achille Baraguey d'Hilliers et François Achille Bazaine dirigent un sauvage combat de rue au cours duquel le 33e régiment d'infanterie de ligne manque de perdre son aigle.

Ce n'est qu'après le tir des canons de Patrice de Mac Mahon sur la route de Lodi que les Autrichiens décident d'abandonner.

La brigade Boer couvre la retraite de Roden, en occupant le château jusqu'à ce que les troupes autrichiennes à l'est de la Lambro soient évacuées.

Achille Baraguey d'Hilliers bat les Autrichiens malgré de lourdes pertes à ses divisions.


Arrivée des Français à Vera-Cruz - sous le commandement de Jurien de la Gravière - L'Illustration 1862

Arrivée des Britanniques et des Français au Mexique

Convention de Soledad

Départ des Britanniques et des Espagnols du Mexique

Les Britanniques envoient 700 marines à bord d'une escadre formée de 2 vaisseaux et de 4 frégates commandées par l'amiral Dunlop qui débarquent à Vera-Cruz le 4 janvier 1862.

Le 8 janvier 1862, les Français arrivent avec l'escadre de l'amiral Jurien de La Gravière avec :

amenant les prémices du corps expéditionnaire :

Sous le commandement du général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, il comprend :

Une légion belge de 4 000 hommes accompagne les Français sous le commandement du lieutenant-colonel Van der Smissen.

Le général Prim, représentant les 3 puissances alliées, rencontre le 19 février 1862 l'envoyé du gouvernement mexicain.

La convention de Soledad est signée par :

L'accord prend acte de la présence alliée et renvoie le problème épineux des dettes à une rencontre prévue le 15 avril à Orizaba.

Connue à Paris mi-mars 1862, le gouvernement de Napoléon III désapprouve la convention.

Les anglais et les espagnols, moins engagés vis-à-vis des discussions avec Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche, retirent leurs troupes.

Anglais et Espagnols retournent au port de Veracruz et quittent le pays dès le 24 avril 1862 laissant les français poursuivre seuls l'expédition.

En 1862, Élie-Frédéric Forey est choisi pour remplacer Charles Ferdinand Latrille de Lorencez à la tête du corps expéditionnaire au Mexique.

Il y fait preuve de ses limites.

Le bataillon de Louis Charles Auguste Morand échoue devant le premier assaut de Puébla.

Grâce à François Achille Bazaine, Élie-Frédéric Forey prend Puébla.

Julien Léon Loizillon n'est pas tendre avec Élie-Frédéric Forey au Mexique :


Élie Frédéric Forey - par Charles-Philippe Larivière - 1865

Élie Frédéric Forey Maréchal de France

Élie Frédéric Forey est fait Maréchal de France en 1863 par Napoléon III.

Après avoir été élevé au maréchalat, Élie Frédéric Forey est rappelé en France en juillet 1863 et invité à remettre son commandement à François Achille Bazaine.

Mais apparemment vexé d'être rappelé si vite après avoir reçu le bâton, Élie Frédéric Forey fait traîner les choses et ne cède son poste qu'en septembre 1863.

Élie Frédéric Forey est nommé Grand Chevalier de l'ordre mexicain de Guadalupe.

Rentré en France, Élie Frédéric Forey commande le 2e Corps d'Armée à Lille en 1863.



François Achille Bazaine Maréchal de France

François Achille Bazaine est fait Maréchal de France en 1864 par Napoléon III.


Karl-Friedrich von Steinmetz

Bataille de Forbach-Spicheren

Charles Auguste Frossard établit ses 25 000 hommes sur les hauteurs de Spicheren, en avant des villages de Stiring et de Schœneck.

Son poste de commandement est installé dans la maison du maire de Forbach, d'où il est en liaison directe avec François Achille Bazaine, alors à Saint-Avold.

La bataille de Forbach-Spicheren également appelée bataille de Spicheren ou bataille de Forbach se déroule à quelques kilomètres au sud de Sarrebruck et débute le 6 août 1870 au matin.

La 14e division d'infanterie du Arnold Karl Georg von Kameke passe à l'offensive à Schœneck et à la Brême d'Or.

Les Allemands possèdent une artillerie composée de canons Krupp en acier, relativement précis.

Malgré cela, les Français résistent et repoussent leurs assaillants, parfois à la baïonnette, en leurs infligeant de lourdes pertes.

Les Prussiens s'emparent de la Brême d'Or et vers 16 heures, ils reçoivent de nombreux renforts.

Au cours de la soirée, Les Prussiens s'emparent du Roter Berg (" montagne rouge " en allemand) et arrivent à installer des avant-postes sur le Forbacher Berg.

Dans la forêt du Gifertwald, des combats au corps-à-corps se poursuivent jusqu'à la nuit.

Plus bas dans la vallée, Charles Auguste Frossard, dépourvu de réserves et de renforts, malgré des demandes répétées auprès de François Achille Bazaine, est menacé d'encerclement.

François Achille Bazaine semble jaloux de Charles Auguste Frossard.

Charles Auguste Frossard décide donc l'évacuation de Stiring et la retraite vers Sarreguemines.

Plus tard on reprocha à Charles Auguste Frossard d'avoir ordonné la retraite trop tôt, alors qu'il possédait encore de nombreuses réserves.

Il semblerait en effet que Charles Auguste Frossard surestima la fonction de la place de Metz qu'il qualifiait de planche de salut assuré.

Quelques violents combats à l'arme blanche se poursuivent dans les villages, où des isolés n'ont pas eu connaissance de l'ordre de retraite.

L'armée de Karl-Friedrich von Steinmetz souffre de lourdes pertes et, par conséquent, ne poursuit pas les troupes de Charles Auguste Frossard.

Elle n'entre dans Forbach sans combat que le lendemain, le 7 août 1870.

On compte environ 5 000 morts, blessés et disparus du côté allemand contre environ 3 000 du côté français.

Cette retraite se généralise à toutes les troupes françaises, laissant le champ libre aux Prussiens qui, après l'envoi d'éclaireurs, entrent dans Sarreguemines dans l'après-midi du 7 août 1870, puis dans Saint-Avold, Puttelange, Sarrebourg et Boulay.

Metz se prépare à un siège sous les ordres du général Coffinières de Nordeck, officier du génie.



Bataille de Frœschwiller-Wœrth

Charges de Reichshoffen

Mort de Charles-Robert de Vogüé

François Achille Bazaine Commandant en chef des armées françaises

Patrice de Mac Mahon se replie dans la région des villages de Woerth, Froeschwiller et Reichshoffen, où il est résolu à venger son premier échec.

Le 6 août 1870 lors de la Bataille de Frœschwiller-Wœrth la IIIe armée allemande du Kronprinz Frédéric III de Prusse tourne sur leur droite, près de Morsbronn, les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon et les menace d'encerclement.

Patrice de Mac Mahon sacrifie sa cavalerie pour dégager un axe de retraite vers Metz et Verdun.

Les cuirassiers du général Michel et les lanciers chargent pour enrayer l'éventuel encerclement.

Ils vont jusqu'à s'engager dans la grand-rue de Morsbronn où ils sont littéralement exterminés par les Prussiens embusqués dans les maisons.

Patrice de Mac Mahon se décide alors à la retraite.

Pour couvrir son armée, plus au nord, il envoie les cuirassiers du général Bonnemain sur Woerth.

Les cuirassiers sont aussi décimés au milieu des champs de houblon.

Ces 2 charges inutiles, menées sur des terrains peu propices aux cavaliers, ne retarde même pas l'avance prussienne.

Les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon sont mise en déroute.

Charles-Robert de Vogüé meurt lors de cette bataille, d'une balle en plein front.

Enterré dans une fosse commune, Léonce-Louis-Melchior de Vogüé, son père, devra faire des recherches pour retrouver son corps et lui donner une sépulture individuelle.

Louis Charles Auguste Morand se distingue brillamment le 6 aout 1870 à Froeschwiller.

Au lendemain de cette bataille, François Achille Bazaine est substitué à Patrice de Mac Mahon comme commandant en chef des armées françaises.

Napoléon III, malade et discuté, rejoint Châlons-sur-Marne et abandonne le commandement à François Achille Bazaine le 12 août 1870.

Il lui ordonne au préalable de s'occuper du repli de l'armée française sur Châlons.

Mais François Achille Bazaine n'est pas de l'avis de Napoléon III.

Il souhaite en effet livrer bataille rapidement, car il a confiance en la puissance de la place de Metz et omet l'incapacité de celle-ci à tenir un siège.

Il ne met donc aucun empressement à exécuter l'ordre reçu et emprunte lentement la route de Verdun.


Bataille de Mars-la-Tour Plan allemand de la Bataille de Mars-la-Tour

Bataille de Mars-la-Tour

Frédéric-Charles de Prusse franchit la Moselle le 15 août 1870 à Novéant.

En fin d'après-midi, les avant-gardes de son armée atteignent Mars-la-Tour, village situé à une 15 de kilomètres au sud de Metz, et barrent la route de Verdun.

Les Français sont contraints de livrer bataille le 16 août 1870.

La bataille de Mars-la-Tour est également appelée bataille de Rezonville ou bataille de Vionville.

Une patrouille de cavalerie, le 1er escadron du 1er Régiment de Dragons hanovrien, sous les ordres du capitaine Oskar von Blumenthal, repère les 127 000 hommes de François Achille Bazaine en route vers Verdun.

Frédéric-Charles de Prusse demande à l'avant-garde du général von Alvensleben de couper la route du repli français.

Les 30 000 hommes du IIIe Corps prussien d'Alvensleben rencontrent par hasard l'armée française près de Vionville, à l'est de Mars-la-Tour.

Le 16 août 1870, la bataille de Mars-la-Tour débute.

Vers 10 heures, le corps du général François Certain de Canrobert est attaqué à Vionville par le IIIe Corps prussien commandé par Von Alvensleben.

Le corps du général Edmond Le Bœuf est engagé à son tour vers midi.

Les Français se regroupent et font face aux unités prussiennes.

La bataille tourne alors en mêlée confuse.

Les assauts prussiens sont contenus par l'artillerie adverse.

Au début de l'après-midi, le 2e corps français est relayé par le 6e corps et par des éléments de la Garde impériale du général Charles-Denis Bourbaki.

Les troupes prussiennes sont à bout et la bataille semble tourner à l'avantage des Français.

Mais des renforts allemands arrivent en fin d'après-midi.

Ces derniers lancent alors dans la bataille :

de la 12e brigade de cavalerie (Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow), dans le but de faire taire l'artillerie de François Certain de Canrobert.

Dans ce qui allait devenir la chevauchée de la mort de von Bredow, les cavaliers qui se lancent des lignes prussiennes à 14 heures profitent de l'état du terrain ainsi que de la fumée pour dissimuler leur progression aux observateurs français.

Apparaissant alors à moins de 1 000 mètres des lignes françaises, la cavalerie prussienne perce à 2 reprises les lignes françaises, y causant un vent de panique dispersant les soldats de François Certain de Canrobert.

Charles Auguste Frossard lance à son tour les cuirassiers de la Garde impériale sur la partie gauche du champ de bataille.

Dans la confusion, les cuirassiers français sont partiellement dispersés par l'infanterie de François Certain de Canrobert qui fait feu sur tout cavalier à portée de tir.

Il s'agit là du dernier grand affrontement de cavalerie d'Europe marqué par de célèbres charges comme celle de la brigade du général Joseph Bachelier.

La charge fantastique de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow sonne néanmoins le glas d'une grande partie de l'élite de la cavalerie prussienne.

Bien qu'ayant fait taire l'artillerie de l'adversaire, neutralisé sa cavalerie et semé un vent de panique dans son infanterie, la brigade de Friedrich Wilhelm Adalbert von Bredow, après être parvenue à se retirer derrière ses lignes ne compte plus que 420 cavaliers sur les 800 ayant pris part à l'assaut.

Herbert von Bismarck, le propre fils du chancelier prussien Otto von Bismarck, fait partie des blessés.

Dans ce cadre, les Français gardent l'avantage et gagnent du terrain.

Comprenant qu'ils sont désormais sur le point d'être battus, les Allemands lancent une dernière offensive sur leur flanc droit, pour éviter l'encerclement.

Piégés par le relief et par la présence de renforts français insoupçonnables derrière la crête, leurs troupes sont décimées et battent finalement en retraite désordonnée, à la merci de la chasse lancée par les Français.

Ces derniers capturent alors leur premier drapeau ennemi de cette guerre.

À la fin de la journée, les 2 armées bivouaquent à quelques centaines de mètres l'une de l'autre.

L'attaque allemande a été repoussée.

L'armée française reste maîtresse du champ de bataille et dispose d'un avantage numérique.

François Achille Bazaine peut alors choisir :

Mais contre toute attente, il ordonne le repli de tous les corps sur le flanc ouest de Metz entre la Moselle et l'Orne, prétextant un manque de vivres et de munitions.

Il laisse ainsi aux Prussiens la possibilité de continuer vers le nord-ouest et de barrer la route de Verdun.


Bataille de Saint-Privat -par Alphonse de Neuville en 1881 Plan de la bataille de Saint-Privat

Bataille de Saint-Privat ou de Gravelotte

La bataille de Saint-Privat (appellation française) ou bataille de Gravelotte (appellation allemande) se déroule, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Metz.

Le chef d'état-major prussien Helmuth Karl Bernhard von Moltke lance dans la bataille :

Albert Frédéric de Saxe se distingue lors de cette bataille.

Les troupes françaises, sous les ordres de François Achille Bazaine, sont adossées aux forts de Saint-Quentin et de Plappeville, et s'étalent de Rozérieulles à Saint-Privat.

La bataille débute le 18 août 1870 à 8 heures lorsque Helmuth Karl Bernhard von Moltke ordonne l'avancée de ses troupes en direction des positions françaises.

Vers 12 h 00, Gustav von Manstein ouvre la bataille devant le village d'Amanvillers avec l'artillerie de la 25e division d'infanterie allemande.

Le camp français s'est organisé durant la nuit en creusant des tranchées et des fosses afin de placer son artillerie et ses mitrailleuses et de masquer ses positions.

Connaissant l'avancée des troupes prussiennes, les Français lancent une contre-attaque massive.

La bataille paraît tout d'abord tourner à l'avantage des Français, ceux-ci possédant de meilleurs fusils, les Chassepot.

Cependant, l'artillerie prussienne est mieux équipée grâce à ses canons issus des usines Krupp.

À 14 h 30, Karl-Friedrich von Steinmetz, désobéissant aux ordres de Helmuth Karl Bernhard von Moltke lance une attaque sur l'aile gauche avec la Ire Armée.

Par deux fois, il est repoussé par les tirs français, organisés et puissants.

Suit alors une importante contre-attaque française qui disperse les deux corps en présence : les VIIe et VIIIe Corps.

Mais Helmuth Karl Bernhard von Moltke réussit à éviter une percée française grâce à ses dernières troupes de réserves.

Vers 16 h 50, la IIe Armée allemande lance une attaque à Saint-Privat, village occupé par les hommes de François Certain de Canrobert.

Les troupes prussiennes sont vivement repoussées, mais les positions françaises sont anéanties par l'artillerie ennemie.

François Certain de Canrobert demande désespérément et à plusieurs reprises des renforts à François Achille Bazaine, mais ne les obtient pas.

Ce dernier ne juge en effet pas Saint-Privat comme une bataille importante et refuse d'engager ses troupes de réserves, pourtant nombreuses.

À 20 h 00, le XIIe corps allemand déborde sur l'aile droite.

Le 6e corps français est contraint de se replier suivi par le 4e corps, sous la protection de la Garde impériale arrivée en renfort et commandée par Charles-Denis Bourbaki.

Celui-ci considère alors ce repli comme la défaite de son camp et refuse de lancer une contre-attaque.

Vers 22 h 00, les combats cessent pour la nuit après des corps-à-corps sanglants à Saint-Privat.

Les hommes se sont même battus dans le petit cimetière du village qui entourait l'église en flammes.

Le lendemain matin, l'armée du Rhin préfère se replier dans Metz plutôt que de reprendre le combat.

Sa défaite lui coupe définitivement la route vers l'ouest. Elle est enfermée dans Metz, réputée imprenable.

Le long siège de Metz commence.

Une grande partie des forces françaises n'a pas été engagée dans la bataille.

Une grave erreur de la part de François Achille Bazaine qui prévoyait depuis plusieurs jours le repli sur Metz, considérant Saint-Privat comme une bataille mineure.

Les Allemands se sont retrouvés en supériorité numérique.

Et grâce à une habileté tactique et malgré une résistance héroïque de certains corps français, ils sont parvenus à remporter la victoire.

Pendant toute la durée de la bataille, l'abbé Jean-Nicolas Bauzin, curé de saint Privat, a secouru les blessés des deux camps.

Les sœurs de la Miséricorde secourent les blessés de la bataille.

Le nombre de soldats tombés sur le champ de bataille donné naissance à l'expression ça tombe comme à Gravelotte ou il pleut comme à Gravelotte utilisée lorsqu'il pleut ou qu'il grêle énormément.


Entrevue à Donchery le 2 septembre 1870 entre Napoléon III et Otto von Bismarck après la bataille de Sedan - peinture de 1878 d'après Wilhelm Camphausen.

Bataille de Sedan

Napoléon III Prisonnier

Sous la pression d'Eugénie de Montijo, Napoléon III renonce à se replier sur Paris et marche vers Metz au secours de François Achille Bazaine encerclé.

Le XIIIe corps d'armée commandé par Joseph Vinoy n'atteint que Mézières lorsqu'a lieu la bataille de Sedan.

Joseph Vinoy inflige cependant des pertes importantes au VIe corps d'armée prussien de Wilhelm von Tümpling. Ses troupes sont elles-mêmes alors encerclées à Sedan.

Albert Frédéric de Saxe se distingue contre l'armée de la Meuse au siège de Sedan.

Le 2 septembre 1870, n'ayant pu trouver la mort au milieu de ses hommes, Napoléon III dépose les armes au terme de la bataille de Sedan.

Napoléon III capitule avec :

Patrice de Mac Mahon est blessé dès le début des combats est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan.

Napoléon III tente de négocier avec Otto von Bismarck prés du village de Donchery.

Pendant la discussion, il nie ses responsabilités personnelles en invoquant une guerre à laquelle il aurait été poussé par l'opinion publique. Otto von Bismarck, peu dupe, réplique : l'opinion publique poussée par le ministère !

Napoléon III assiste avec Guillaume Ier de Prusse à l'acte de reddition de l'armée française au château de Bellevue situé près de Frénois au sud de Sedan.

Le 3 septembre 1870, Napoléon III, désormais prisonnier, se rend en Belgique à Bouillon, ensuite il prend le train pour être interné au château de Wilhelmshöhe à Kassel en Allemagne.



Fin du siège de Metz

À Metz, François Achille Bazaine capitule le 19 octobre 1870, livrant :

nationale depuis Tours.



Procès de François Achille Bazaine

Le 6 octobre 1873, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans préside, en qualité de doyen des généraux de division, au Grand Trianon de Versailles, le conseil de guerre qui juge François Achille Bazaine.

François Achille Bazaine est commandant en chef des armées le 13 août 1870. Le 17 octobre 1873, François Achille Bazaine tente d'expliquer sa capitulation de Metz du 27 octobre 1870.

François Achille Bazaine rappelle la situation désastreuse au moment de sa défaite :

Je n'avais plus de gouvernement (légal); je n'étais dirigé par personne, je n'étais plus dirigé que par ma conscience...

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans répond :

Il y avait encore la France!

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans obtient du président de la République que la peine capitale soit commuée en vingt ans de détention à la demande des membres même du Conseil de Guerre.

Vous vous unirez à nous, Monsieur le Président de la République, pour ne pas laisser exécuter la sentence que nous venons de prononcer.



Mort de François Achille Bazaine

François Achille Bazaine meurt en 1888.


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