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Locution cherchée trop imprécise - Résultat limité à 4000 événements


1650 événements affichés, le premier en 1001 - le dernier en 1648



Bataille du Val de Saire

En 1001, près de Saint-Vaast-la-Hougue, Néel Ier de Saint-Sauveur repousse un débarquement d'Ethelred II le Mal Conseillé. Néel Ier de Saint-Sauveur extermine les envahisseurs lors de la bataille du Val de Saire.

Guillaume de Jumièges explique que ce débarquement visait à capturer la personne de Richard II l'Irascible. L'historien François Neveux émet quelques doutes sur cette affirmation, constatant l'éloignement de Rouen du champ de bataille.



Mariage de Guillaume Ier Tête-Hardie avec Étiennette de Longwy-Metz

Guillaume Ier Tête-Hardie épouse en 1053 Étiennette de Longwy-Metz, fille d'Albert II d'Alsace avec Clémence de Foix. Leurs enfants sont :



Exil de Robert Ier de Flandre

Prise de Lille

Bataille de Cassel

Mort de Guillaume de Crépon

Mort de Drogon de Boves Seigneur de Boves Vicomte de Corbie

Mort Arnould III de Flandre

Robert Ier de Flandre Prisonnier puis libéré

Pillage de Saint-Omer

Invasion du Hainaut

Bataille de Broqueroie

Depuis la mort de Baudouin VI de Flandre, sa veuve Richilde d'Egisheim suscite le mécontentement des Flamands.

Robert Ier de Flandre se réfugie avec Gertrude de Saxe et ses enfants auprès de Bernard de Saxe.

C'est là que Robert Ier de Flandre reçoit l'appel à l'aide de la noblesse des villes de Flandre révoltée contre Richilde d'Egisheim.

De 1071 à 1072, Albert III de Namur et Henri II de Louvain aident Richilde d'Egisheim.

Bernard de Saxe fournit des troupes à Robert Ier de Flandre qui paraît en Flandre.

Gand, puis Ypres et les villes flamandes le reconnaissent.

Robert Ier de Flandre défait Richilde d'Egisheim et Arnoul III de Flandre, son fils, et prend Lille.

Richilde d'Egisheim appelle à son secours Philippe Ier de France, qui accourt, en plein hiver, et prend position au pied du Mont-Cassel où Robert Ier de Flandre s'est retranché.

Guillaume de Crépon mène une petite force (environ 10 hommes) pour aider Arnould III de Flandre.

Alors qu'ils vont rejoindre l'armée française, Robert Ier de Flandre les surprend dans une embuscade à Cassel entre Dunkerque et Hazebrouck.

Guillaume de Crépon meurt 20 ou 21 février 1071 au combat.

Drogon de Boves meurt le 22 février 1071 lors de cette bataille.

Guillaume le Conquérant perd l'un de ses meilleurs barons mais aussi, selon l'historien François Neveux, son seul ami ou pour le moins son plus fidèle et loyal collaborateur.

Il est inhumé dans son abbaye de Cormeilles.

Guillaume de Breteuil succède à Guillaume de Crépon, son père, en Normandie,

Roger de Breteuil succède à Guillaume de Crépon en Angleterre.

Le 22 février 1071, Robert Ier de Flandre et les piquiers flamands mettent en déroute les Français près de Bavinche ou Bavinckhove ou Bavinchove, près du mont Cassel.

Guy Ier de Campdavaine assiste à cette bataille.

Arnould III de Flandre est tué durant la bataille.

Il est inhumé par son oncle qui lui édifie un mausolée à St-Bertin.

La mort précoce de ce Comte est à l'origine de la légende de Gerbodon, homme lige d'Arnould, qui l'aurait tué et, pris de remords, aurait demandé au pape de lui couper les mains; celui-ci aurait ordonné à son cuisinier d'exécuter la besogne, sauf si elles ne tremblaient pas, ce qui se serait produit.

Pardonné, Gerbodon aurait terminé sa vie à Cluny, en odeur de sainteté.

En poursuivant les fuyards, Robert Ier de Flandre est capturé par le Comte de Boulogne, enfermé à Saint-Omer, mais il est délivré par les propres habitants de la cité.

Saint-Omer est alors ravagée et pillée par Philippe Ier de France, qui s'enfuit cependant, craignant l'arrivée de Bernard de Saxe.

Pour sa première action militaire, Philippe Ier de France est vaincu par un vassal révolté.

Les troupes royales n'ont guère montré de qualités militaires, il ne reste qu'à sauver par habile négociation la dynastie, l'honneur et le prestige.

Richilde d'Egisheim entre-temps reconnaît la suzeraineté de l'Évêque de Liège sur le Hainaut.

Robert Ier de Flandre envahie le Hainaut.

Richilde est définitivement vaincue à la bataille de Broqueroie près de Mons.



Divorce d'Ottokar Ier de Bohême et d'Adelaïde de Misnie

Mariage d'Ottokar Ier de Bohême avec Constance Arpad

Ottokar Ier de Bohême et Adelaïde de Misnie divorcent en 1198.

Ottokar Ier de Bohême épouse en 1198 Constance Arpad, fille de Béla III Arpad. Leurs enfants sont :



Fondation de l'ordre des Franciscains

L'ordre des Franciscains est fondé en 1209 par saint François d'Assise, fils d'un riche marchand. C'est un ordre mendiant fondé par réaction contre la puissance grandissante de l'argent dans la société ecclésiastique et laïque.



Guichard IV de Beaujeu est Ambassadeur de France :

Vers 1210, Guichard IV de Beaujeu est Ambassadeur de France :

À son retour par Assise, il obtient de Saint-François 3 religieux de son ordre.

Les franciscains, sous la conduite de Guichard IV, seigneur de Beaujeu, s'installent en 1210

Guichard IV de Beaujeu les amène à à Pouilly-le-Monial, où il fonde pour eux un couvent, le 1er que cet ordre ait eu en France. Ils demeurèrent 6 ans.



Approbation pontificale de la création des franciscains

Honorius III donne la sanction pontificale aux franciscains en approuvant la Règle de François d'Assise dans sa bulle "Solet annuere" du 29 novembre 1223.


Célestin IV Pape Célestin IV Pape

Siège de Rome

Mort de Grégoire IX

Célestin IV Pape

Les troupes de Frédéric II de Hohenstaufen assiègent Rome.

Gofredo ou Goffredo Castiglioni, né à Milan, neveu du pape Urbain III, est moine à Hautecombe en Savoie où il a écrit une histoire de l'Écosse.

Grégoire IX meurt le 22 août 1241.

Grégoire IX a canonisé Sainte Élizabeth, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise, qu'il avait personnellement connu.

Les cardinaux sont enfermés en conclave d'août à octobre car Goffredo Castiglioni qui, déjà malade, ne réussit pas à avoir la majorité. On raconte que les Romains menacent les cardinaux de les enfermer avec le cadavre du défunt Grégoire IX s'ils n'arrivent pas à un choix.

Goffredo Castiglioni est finalement élu par 7 cardinaux seulement le 25 octobre 1241 mais il n'occupe le trône que 17 jours.


Couvent de Provins

Fondation du couvent de Provins

Thibault IV de Champagne fonde le couvent des cordelières de Provins en 1248.

Les religieuses Cordelières envoyées par Sainte Claire d'Assise elle-même (la sœur de Saint François) s'installèrent à Provins avant cette date et reçurent l'hospitalité au Palais, jusqu'à l'achèvement des travaux.



Mariage d'Albert Ier de Sassenage avec Marguerite de Beauvoir

Albert Ier de Sassenage épouse Marguerite de Beauvoir (morte en 1279). Leurs enfants sont :



Mariage de Simon II de Joinville avec Léonor Léonette de Genève

Simon II de Joinville épouse en janvier 1252 Léonor Léonette de Genève (vers 1230-16 novembre 1302), Dame de Gex. Leurs enfants sont :

Simon II de Joinville devient seigneur de Gex du fait de Léonor Léonette de Genève, son épouse.



Naissance de François Ier de Sassenage

François Ier de Sassenage naît en 1255, fils d'Albert Ier de Sassenage (mort en 1283) et de Marguerite de Beauvoir du Marc (vers 1260-1279).



Mariage d'Obizzo II d'Este avec Giacomina Fieschi de Lavagna

Obizzo II d'Este épouse en 1263 Jacopina ou Giacomina Fieschi de Lavagna, fille de Niccolò ou Nicolas Fieschi de Lavagna. Leurs enfants sont :

Giacomina Fieschi de Lavagna est la nièce des papes Innocent IV et Adrien V.



Naissance de Béatrix de Sassenage

Béatrice ou Béatrix de Sassenage naît vers 1270, fille de François Ier de Sassenage et d'Agnès de Joinville.



Mariage de François Ier de Sassenage avec Agnès de Joinville

François Ier de Sassenage épouse vers 1275 Agnès de Joinville (morte en 1322). Leurs enfants sont :



Mariage de Guy III de Lévis-Mirepoix avec Isabelle de Marly-Montmorency

Guy III de Lévis-Mirepoix épouse le 29 août 1277 Isabelle de Marly-Montmorency (vers 1245-3 septembre 1292), fille de Bouchard II de Marly et d'Agnès de Beaumont. Leurs enfants sont :



Naissance d'Albert II de Sassenage

Albert II de Sassenage naît vers 1280, fils de François Ier de Sassenage et d'Agnès de Joinville.



Naissance d'Albert II de Sassenage

Albert II de Sassenage naît vers 1280, fils de François Ier de Sassenage et d'Agnès de Joinville.


Gisant de Yolande de Bourgogne - Cathédrale de Nevers

Mort d'Yolande de Bourgogne Comtesse de Nevers

Louis Ier de Nevers Comte de Nevers

Yolande de Bourgogne meurt le 2 juin 1280. Elle est inhumée dans l'église Saint-François de Nevers.

Robert III de Flandre aurait étranglé Yolande de Bourgogne pour avoir assassiné son fils Charles, issu d'un premier mariage avec Blanche de Sicile.

Louis Ier de Nevers, son fils, devient Comte de Nevers.



Mariage de Guy VIII de Montmorency-Laval avec Jeanne de Brienne

Guy VIII de Montmorency-Laval est veuf d'Isabelle de Beaumont-en-Gâtinais.

Guy VIII de Montmorency-Laval épouse le 11 novembre 1286 Jeanne de Brienne (morte en 1323), Dame de Loué, fille de Louis Ier de Brienne et d'Agnès de Beaumont. Leurs enfants sont :

Ils sont à l'origine de la branche des Laval-Roix.



Mort d'Obizzo II d'Este

Obizzo II d'Este ne désigne pas d'héritier.

Azzo VIII d'Este réclame le gouvernement comme fils aîné (primogéniture), mais François d'Este et Aldobrandino d'Este, ses frères, lui disputent violemment ses droits. Ils signent un traité:

Obizzo II d'Este meurt le 13 février 1293, probablement tué par Azzo VIII d'Este, son fils.



Mariage de François Ier Grimaldi avec Aurelia del Carretto

Aurelia del Carretto est veuve de Lanfranco Grimaldi.

François Ier Grimaldi est le fils de Guglielmo Grimaldi et de Giacoba.

François Ier Grimaldi épouse en 1295 Aurelia del Carretto.


Reynier Ier Grimaldi François Ier Grimaldi

Reynier Ier Grimaldi Seigneur de Monaco

François Ier Grimaldi Seigneur de Monaco

Reynier Ier Grimaldi et François Ier Grimaldi habitent Gênes lorsqu'une guerre civile oppose les Guelfes et les Gibelins.

Ils se rangent dans le camp des Guelfes mais ils sont vaincus et doivent s'exiler en Provence.

Reynier Ier Grimaldi est cousin au 5e degré et beau-fils de François Ier Grimaldi.

Le 8 janvier 1297, bien que disposant d'une petite armée, François Ier Grimaldi se déguise en moine franciscain demandant l'asile dans la forteresse Monégasque Génoise.

Une fois dans les lieux, il ouvre les portes durant la nuit à ses soldats.

François Ier Grimaldi s'empare ainsi du rocher.

Reynier Ier Grimaldi devient le premier Seigneur de Monaco.

Les armes de Monaco sont issues de cet épisode : deux franciscains armés d'une épée.



Prise de Monaco

Les génois reprennent Monaco à Reynier Ier Grimaldi et à François Ier Grimaldi le 10 avril 1301.

Reynier Ier Grimaldi se met alors au service de Charles II d'Anjou, roi de Naples, et fait construire des galères.



Mariage d'Aymar Bérenger avec Béatrix de Sassenage

Aymon ou Aymar Bérenger est le fils de Raimond Bérenger (mort vers 1280) et d'Alasie de Bressieu (mort en 1290).

Aymar Bérenger épouse le 3 août 1301 Béatrix de Sassenage, fille de François de Sassenage et d'Agnès de Joinville. Leurs enfants sont :

Aymar Bérenger et ses enfants prendront comme nom Sassenage, nom de sa femme.



Naissance de François Pétrarque

Francesco Petrarca ou François Pétrarque naît à Arezzo le 20 juillet 1304, fils de notaire ser Pietro (Petrarco) di Ser Parenzo.



Mariage de Guy de Tullins avec Béatrix de Sassenage

Guy de Tullins épouse en 1306 Béatrix de Sassenage (vers 1279-après 1322), Dame de Rencuel et de Tullins, fille de François Ier de Sassenage (vers 1255-1328) et d'Agnès de Joinville (vers 1250-1322) :



Mort de François Ier Grimaldi

François Ier Grimaldi meurt en 1309.



Mariage de Philippe Ier d'Anjou avec Catherine II de Valois-Courtenay

En même temps, Philippe Ier d'Anjou épouse à Fontainebleau en 1313 Catherine II de Valois-Courtenay, Impératrice titulaire de Constantinople, fille de Charles Ier de Valois et de Catherine de Courtenay. Leurs enfants sont :

Philippe Ier d'Anjou devient empereur titulaire de Constantinople par son second mariage.



Mort de Clément V Pape

Clément V meurt dans le château de Roquemaure dans le Gard le 20 avril 1314.

Il est inhumé à Uzeste en Gironde.

Ses successeurs demeureront à Avignon jusqu'en 1376 et au-delà, ce qui vaudra un rayonnement inattendu à leurs terres, constituées de l'État de la Cité d'Avignon et du Comté de Venisse.

De 5.000 ou 6.000 habitants au début du XIVe siècle, la population d'Avignon va s'élever jusqu'à 40.000 un demi-siècle plus tard (à la même époque, la principale ville d'Europe est Paris avec 300.000 habitants).

Le 1er mai 1314, François Pétrarque assiste à Carpentras à l'arrivée du Sacré Collège venu élire un nouveau pape.

Les 23cardinaux – dont 15 cisalpins et 8 transalpins – entrent en conclave puis doivent se disperser face à l'attaque armée des Gascons de la famille de Clément V, le pape défunt.



Vœu de chasteté d'Elzéar de Sabran et Delphine de Signe

Elzéar de Sabran et Delphine de Signe font vœu de chasteté en 1316 sous l'influence du franciscain François de Meyronnes.



Admission d'Elzéar de Sabran et de Delphine de Signe comme tertiaires dans l'Ordre de saint François d'Assise

En 1317, Elzéar de Sabran et Delphine de Signe sont admis comme tertiaires dans l'Ordre de saint François d'Assise.



Prise de Modène par François Pic de la Mirandole

Modène est enlevée à Rinaldo Bonacossi, en 1318, par François Pic de la Mirandole.



Reprise de Modène par Rinaldo Bonacossi

Rinaldo Bonacossi reprend Modène à François Pic de la Mirandole en 1319.



François Pic de la Mirandole Prisonnier

Mort de François Pic de la Mirandole

En 1321, François Pic de la Mirandole et deux de ses fils tombent entre les mains de Rinaldo Bonacossi qui les enferme au fond de la tour de Castellero où il les laisse mourir de faim.



Mariage de Guy Gonzague avec Agnès Pico

Guy Gonzague épouse Agnès Pico, fille de François Ier, Seigneur de la Mirandole. Leurs enfants sont :



Mariage de Bertrand IV des Baux avec Marguerite d'Aulnay

Bertrand IV des Baux épouse en 1324 Marguerite d'Aulnay. Leur enfant est :



Naissance de Cécile de Carrare

Cécile de Carrare naît à Padoue le 29 septembre 1325, fille de François de Carrare.



Mariage d'Andronic III Paléologue avec Jeanne de Savoie

Andronic III Paléologue est veuf d'Adélaide de Brunswick.

Andronic III Paléologue épouse en 1326 Jeanne de Savoie, fille d'Amédée V de Savoie et de Marie de Brabant. Leurs enfants sont :



Mort de François Ier de Sassenage Baron de Sassenage

François Ier de Sassenage teste le 15 avril 1328 en faveur d'Henri II Bérenger, son petit-fils, né de sa fille Béatrix de Sassenage, dont il a été le tuteur.

François Ier de Sassenage meurt après le 15 avril 1328.



Émeute à Mantoue

Mort de Rinaldo Bonacolsi et de François Bonacolsi

Louis Ier Gonzague Capitaine général du peuple de Mantoue

Rinaldo Bonacossi a pour beau-frère Louis Ier Gonzague, qui tient alors le premier rang parmi la noblesse de Mantoue. Les Gonzague sont fortement implantés dans les places importantes des rouages du pouvoir : juges, administrateurs, ambassadeurs...

Filippino ou Philippino, Guy et Feltrino, les 3 fils de Louis Ier Gonzague, et François, fils de Rinaldo Bonacossi, sont liés, non par l'amitié, mais par l'habitude des mêmes débauches.

François, quelque peu jaloux de Philippino Gonzague, lui déclare, dans un accès de colère, qu'il se vengera de lui en violant sa femme sous ses propres yeux. Philippino Gonzague appelle ses frères au secours, rassemble les mécontents et obtient l'assistance de Cosme de la Scala, qui ne pardonne pas à Rinaldo Bonacossi d'occuper le premier rang dans le parti gibelin.

Le 14 août 1328, Philippino Gonzague introduit dans la ville ses vassaux qu'il a armés, et les soldats de Cosme de la Scala. Rinaldo Bonacossi, alarmé par les cris dans les rues, accourt à cheval pour calmer la sédition. Il est renversé par le comte Albert Saviola qui le tue d'un coup d'épée aux portes mêmes de son palais.

Ses fils naturels Giovanni et Francesco, enfermés à Castellaro près de Trente, mourront de faim dans leur cellule comme Rinaldo Bonacolsi avait fait mourir de faim François Pic de la Mirandole.

Plusieurs partisans des Rinaldo Bonacossi sont massacrés. Les autres s'étant enfui, leurs biens sont confisqués.

Rinaldo Bonacossi aura été le dernier membre de la puissante famille des Bonacossi à diriger la ville de Mantoue.

Louis Ier Gonzague, âgé de 60 ans, est proclamé le surlendemain, le 16 août 1328, par le peuple, sauveur et seigneur de Mantoue et prend le titre de capitaine général du peuple (capitano generale del popolo)

Louis Ier Gonzague devient le premier capitaine du peuple (capitano del Popolo) de la ville de Mantoue.

Dans les décennies suivantes, les Gonzague vont faire en sorte d'enrichir la ville. La région de Mantoue devient une sorte de grenier à blé du nord de l'Italie. Bien sûr, les Gonzague vont également s'enrichir en augmentant leurs possessions (terres, demeures ou moulins par exemple) et ils iront jusqu'à détenir le dixième de la ville et de ses richesses.

Pour pallier toute surprise, les Gonzague vont tisser un véritable réseau relationnel avec bon nombre d'habitants, ce qui leur permettra d'instaurer une seigneurie héréditaire.



Mariage de Bertrand Béranger avec Béatrix de Sassenage

Béatrix de Sassenage est veuve d'Aymar Bérenger.

Bertrand Béranger, Seigneur de Follians en Trièves, épouse en 1330 Béatrix de Sassenage, fille de François Ier de Sassenage et d'Agnès de Joinville.



Naissance de François des Baux

François des Baux naît en 1330, fils de Bertrand IV des Baux et de Marguerite d'Aulnay.



Mariage d'Henri II Bérenger avec Hugonette de La-Tour-du-Pin

Hugonette de La-Tour-du-Pin est la fille de Hugues de La-Tour-du Pin (mort en 1334), Seigneur de Vinay, et d'Aymare de Tournon (née vers 1290).

Henri II Bérenger épouse le 12 avril 1336 Hugonette de La-Tour-du-Pin, Dame de Vinay. Leurs enfants sont :

Le contrat est signé à Romans.



Création des Frères de la pauvre vie

Sancie de Majorque accueille à la Cour de Naples Philippe de Majorque, son frère, entré chez les franciscains.

Celui-ci voulant pratiquer à la lettre la règle de saint François, réunit autour de lui un groupe qui prend le nom de Frères de la pauvre vie, une branche des fraticelles ou zelanti.

Ce groupe a dès lors une grande influence sur Robert Ier d'Anjou et Sancie de Majorque ainsi que sur Delphine de Sabran, confidente de Sancie.

Philippe de Majorque demande à Robert Ier d'Anjou et à Sancie de Majorque d'intervenir auprès de la papauté d'Avignon pour obtenir les privilèges nécessaires à la transformation de l'abbaye Santa-Chiara en un lieu où seraient accueillis les Frères de la pauvre vie.

Une lettre bullée de Benoît XII du 24 juin 1336 met fin à leurs espoirs.



Mort d'Albert II de Sassenage Baron de Sassenage

Henri II Bérenger Baron de Sassenage

Albert II de Sassenage est Conseiller du Dauphin Guigues VIII du Viennois

Albert II de Sassenage meurt vers 1339 sans postérité.

Avec Albert II de Sassenage s'éteint la branche des premiers barons de Sassenage issus du sang d'Hector de Sassenage.

Après bien des contestations, Henri II Bérenger, son neveu, Seigneur suzerain de Pont-en-Royans, devient Baron de Sassenage.

Suivant la disposition testamentaire de François de Sassenage du 15 avril 1328, Henri II Bérenger quitte le nom et les armes de Bérenger pour prendre celles de Sassenage.



Mariage de Charles Ier Grimaldi avec Lucinette Spinola

Carlo ou Charles Ier Grimaldi épouse Lucchina ou Lucinette Spinola, fille de Gerardo Spinola, Seigneur de Lucca, et de Pietra de Marini. Leurs enfants sont :



Pétrarque à Naples

François François Pétrarque arrive à Naples, en septembre 1343, en tant qu'ambassadeur du pape Clément VI.

François Pétrarque découvre un royaume semblable à un navire que ses pilotes conduiraient au naufrage.

Il met particulièrement en cause Fra Roberto, de son vrai nom Roberto de Mileto.

Ce petit homme gras, couvert de haillons, toujours appuyé sur une canne et ne portant ni chapeau, ni couvre-chef, lui semble être le comble de l'abjection et il le décrit tel un horrible animal à 3 pattes.



Mariage de Gérard de Montaigu l'Ancien avec Biette de Casinel

Gérard de Montaigu l'Ancien épouse Biote ou Biette de Casinel ou Cassinel, fille de François Casinel et d'Alips Les Champs.

Leurs enfants sont :



Mariage de Barnabé Visconti avec Béatrice Reine delle Scala

Comme prévu depuis 1345, Barnabé Visconti épouse à Vérone le 27 septembre 1350 Béatrice Reine delle Scala, fille de Mastino II della Scala, Seigneur de Vérone et Vicence, et de Taddea.

Leurs enfants sont :

Sous la mainmise de Barnabé, au caractère pour le moins autoritaire et indépendant, elle va vivre dans Milan au palais San Giovanni in Conca et son existence sera surtout rythmée par les grossesses successives, mettant au monde 15 enfants en 25 ans.



Mariage de François des Baux avec Marguerite de Tarente

François des Baux épouse en 1352 avec Marguerite de Tarente (1325-1380).

Leurs enfants sont :



Naissance de Jacques des Baux

Jacques des Baux naît en 1353, fils de François des Baux et de Marguerite de Tarente.



Libération de Philippe de Tarente

Philippe de Tarente est libéré en 1360.

Philippe de Tarente revient à Naples où il s'irrite de voir que sa sœur Marguerite de Tarente a épousé François des Baux, Duc d'Andria, sans recueillir l'accord de ses frères.

Il mène une guerre contre son beau-frère.

Elle se termine par l'intervention de pape.



Mariage de François II de Sassenage avec Constance Alleman

François II de Sassenage est le fils d'Henri II Bérenger et d'Hugonette de La-Tour-du-Pin.

François II de Sassenage épouse le 2 janvier 1363 Constance Alleman (vers 1340-vers 1385), Dame de Bocquéron.



Mariage de Louis II Gonzague avec Alda d'Este

Louis II Gonzague épouse en 1365 Alda d'Este.

Leurs enfants sont :



Naissance de François Ier Gonzague

François Ier Gonzague, en italien Francesco Gonzaga, naît en 1366 fils de Louis II de Gonzague et d'Alda d'Este.



Mariage de Frédéric III de Sicile avec Antonie des Baux

Frédéric III de Sicile est veuf de Constance d'Aragon.

Frédéric III de Sicile épouse le 17 janvier 1372 Antonie des Baux, fille de François des Baux et de Marguerite de Tarente.



Mort de François Pétrarque

François Pétrarque meurt à Arquà le 19 juillet 1374.



Mariage de Venceslas Ier de Saxe-Wittenberg avec Cécile de Carrare

Venceslas Ier de Saxe-Wittenberg épouse le 23 janvier 1376 Giliola da Carrara ou Cécile de Carrare, fille de François de Carrare. Leurs enfants sont :



Mariage de François Ier Gonzague avec Agnès Visconti

Louis II Gonzague met un point d'honneur (et d'intrigue) à marier son fils à la fille de Barnabé Visconti, son ex-ennemi juré. Ceci a pour effet d'apaiser les inimitiés entre Milan et Mantoue et met en valeur l'habileté diplomatique de Louis II Gonzague.

François Ier Gonzague, âgé de 14 ans, épouse en 1380 Agnès Visconti, âgée de 18 ans. Leur enfant est :



Mariage de François des Baux avec Sueve Orsini

François des Baux épouse en 1381 avec Sueve Orsini. Leur enfant est :


François Ier Gonzague

Mort de Louis II de Gonzague

François Ier Gonzague Capitaine du peuple

Régence du conseil de Mantoue

Louis II Gonzague meurt à Mantoue le 4 octobre 1382.

François Ier Gonzague, son fils âgé de 16 ans, devient le 4e capitaine du peuple (capitano del Popolo) de la ville de Mantoue. Le conseil de Mantoue assure la régence.



Mariage de Nompar de Caumont avec Magne II de Castelnaud

Nompar de Caumont épouse en 1384 Magne II de Castelnaud. Leurs enfants sont :

Nompar de Caumont, puissant seigneur Agenais, est fidèle au roi d'Angleterre.



Mariage de François II de Sassenage avec Alix de Chalon

François II de Sassenage épouse le 1er novembre 1384 Alix de Chalon, Dame de Montfleur. Leurs enfants sont :



Coup d'État de Jean-Galéas Ier Visconti

Barnabé Visconti, Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti Prisonniers

Jean-Galéas Ier Visconti Seigneur de Milan

Barnabé Visconti est sur le point de mener à bien son projet de marier sa fille Lucia Visconti à Louis II d'Anjou, devenu roi titulaire de Naples.

Aidé par sa mère Blanche-Marie de Savoie, Jean-Galéas Ier Visconti met au point un coup d'État au détriment de son oncle et beau-père.

Le 6 mai 1385, Jean Galéas Ier Visconti avec Jacopo dal Verme, Ottone di Mandello et Giovanni Malaspina est à la tête d'une troupe de 500 lances. Il fait prisonnier Barnabé Visconti et ses deux fils Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti et les enferme dans le château de Porta Giovia à Trezzo sull'Adda.

Le 7 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti se rend à la forteresse de la Porte Romaine (Porta Romana). Le Conseil général lui confère le pouvoir sur la cité.

Du 8 au 14 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti occupe toutes les villes du fief. Seules les forteresses résisteront plus longtemps.

Les partisans de Barnabé Visconti s'enfuient de Milan et viennent trouver refuge à Mantoue auprès d'Agnès Visconti.

Malgré la prise de position d'Agnès Visconti contre Jean-Galéas Ier Visconti, François Ier Gonzague s'entend bien avec ce dernier et aura l'occasion de s'allier à lui dans divers conflits nord-italiens.


François II de Sassenage - Portrait se trouvant au château de Sassenage

François II de Sassenage Général de l'armée du Roi en Italie

François II de Sassenage devient Général de l'armée du Roi en Italie en 1387.



François Ier Gonzague Capitaine du peuple de Mantoue

En 1388, François Ier Gonzague après 6 années de régence du Conseil de Mantoue est effectivement nommé capitaine du peuple.

François Ier Gonzague balancera longtemps entre :


Valentine Visconti - Jardin du Luxembourg - Paris

Mariage de Louis Ier d'Orléans avec Valentine Visconti

Louis Ier d'Orléans épouse le 17 août 1389 Valentine Visconti, Comtesse de Vertus, fille de Jean-Galéas Ier Visconti et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :

ainsi que 6 autres enfants morts très jeunes.

Ce mariage sera à l'origine des prétentions des rois Louis XII et François Ier de France sur le duché de Milan.



Odon de Villars Recteur du Comtat Venaissin

Mort de François des Baux

En mai 1390, Clément VII nomme Odon de Villars recteur du Comtat Venaissin. Il succède à Henri de Sévery, Évêque de Rodez.

Le 20 mai 1390, Odon de Villars fait son entrée triomphale dans Carpentras accompagné d'Alix des Baux, son épouse.

François des Baux, oncle d'Alix des Baux, meurt et lui lègue tous ses fiefs du val d'Aubagne. Mais Marie de Blois-Châtillon décide qu'ils resteront entre les mains de Philippa de Vintimille, sa veuve.

Le nouveau Recteur écume de rage. Clément VII et son frère doivent le calmer pour qu'il accepte d'intenter seulement un procès afin récupérer les fiefs hérités par Alix des Baux.



Recherche d'alliance de François Ier Gonzague contre Milan

Mort d'Agnès Visconti

À partir de début 1391, François Ier Gonzague change d'attitude. Il s'inquiète de la toute-puissance abusive de Jean-Galéas Ier Visconti, se met à chercher des alliés pour s'opposer à Milan.

À la même époque, François Ier Gonzague inculpe Agnès Visconti d'adultère avec un des réfugiés milanais à Mantoue. Agnès Visconti meurt le 7 février 1391 décapitée.



Mariage de Guy VIII de La Rochefoucauld avec Marguerite de Craon

Guy VIII de La Rochefoucauld épouse après 1392 Marguerite de Craon née en 1370, fille de Guillaume II de Craon et de Jeanne Savary de Montbazon. Leurs enfants sont :

Guy VIII de La Rochefoucauld acquiert la terre de Marcillac (actuelle Marcillac-Lanville en Charente) de Guillaume II de Craon, son beau-père, moyennant la somme de 9 000 écus.

Guy VIII de La Rochefoucauld achète également à Péronnelle de Thouars, les terres charentaises de Montignac et de Tourriers.



Mariage de François Ier Gonzague avec Margherita Malatesta

François Ier Gonzague épouse en 1393 Margherita Malatesta (morte en 1399), fille de Galeotto, Seigneur de Rimini, et d'Elisabetta da Varano. Leurs enfants sont :

Elle amène dans leur descendance les gènes de la gibbosité, bosse dorsale ou thoracique (leur arrière-petit-fils, Frédéric Gonzague sera surnommé le Bossu).



Naissance de Marguerite des Baux

Margherita del Balzo ou Marguerite des Baux d'Andrie naît en 1394, fille de François des Baux et de Sueve Orsini .



Naissance de Marguerite des Baux

Margherita del Balzo ou Marguerite des Baux d'Andrie naît en 1394, fille de François des Baux et de Sueve Orsini.



Naissance de Jean-François Gonzague

Jean-François Gonzague, en italien Gianfrancesco Gonzaga, naît en 1395, fils de François Ier Gonzague et de Margherita Malatesta.



Mariage de Jean V le Sage avec Jeanne de France

Jean V le Sage épouse le 19 septembre 1396 Jeanne de France, fille de Charles VI le Fou. Leurs enfants sont :



Mort de François II de Sassenage Baron de Sassenage

Henri II de Sassenage Baron de Sassenage

Ayant remarqué les qualités d'Henri II de Sassenage, François II de Sassenage l'instaure héritier de la baronnie.

François II de Sassenage meurt en 1399.

Son mariage avec Alix de Châlon ne laisse aucune descendance mâle.

Henri II de Sassenage devient Baron de Sassenage en 1399.



Mariage de Louis II d'Anjou avec Yolande d'Aragon

Louis II d'Anjou épouse à Sainte-Trophime d'Arles le 2 décembre 1400 ou 1401 Yolande d'Aragon, Vicomtesse de Lunel. Leurs enfants sont :



Naissance de François Ier Sforza

Francesco ou François Ier Sforza naît à San Miniato en Toscane, le 23 juillet 1401 fils naturel de Giacomuzzo ou Muzio Attendolo Sforza et de Lucia Terzani de Marsciano.

Muzio Attendolo Sforza, son père, est un condottiere originaire de Pescara, qui a tour à tour combattu au service :



Mort d'Amédée de Savoie-Achaïe

Amédée de Savoie-Achaïe meurt le 7 mai 1402.

Son corps est inhumé dans l'église Saint François de Pignerol.


Guy XIII de Laval - Collégiale Saint-Martin de Montmorency

Mariage de Guy XIII de Laval avec Anne de Laval

Guy XIII de Laval épouse à Vitré le 22 janvier 1404 Anne de Laval, fille de Guy XII de Montmorency-Laval. Leurs enfants sont :

Anne de Laval est Dame héritière de Laval, baronne héritière de Vitré, Vicomtesse héritière de Rennes, de Châtillon, de Gavre, d'Acquigny, d'Aubigné, Courbeveille, Dame héritière de Tinténiac, de Bécherel et de Romillé

À ce mariage sont présents plusieurs évêques et les plus grands seigneurs de Bretagne.

Une des conditions est que les enfants à naître de ce mariage portent les nom et armes de Laval.

Après son mariage, Guy XIII de Laval sert dans les armées de France, sous le nom de comte de Gavre, avec titre d'écuyer banneret.

Il parait à la cour sous ce titre et suit Charles VII de France dans la Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Guy XIII de Laval a le commandement de 600 hommes d'armes, dont 7 bacheliers, et de 180 écuyers qui forment sa compagnie.



Naissance de Catherine de l'Hôpital

Catherine de l'Hôpital naît vers 1405, fille de François de L'Hôpital (mort en 1427), Seigneur de Soisy-aux-Loges, et de Catherine L'Orfèvre.



Naissance de Guy XIV de Laval

François de Laval-Montfort ou Guy XIV de Laval naît le 28 janvier 1406, fils de Guy XIII de Laval et d'Anne de Laval.



Mort de François Ier Gonzague

Jean-François Gonzague Capitaine du peuple de Mantoue

Charles Ier Malatesta Régent de Mantoue

François Ier Gonzague place son fils sous la bienveillance de Venise la Sérénissime,

François Ier Gonzague meurt à Cavriana le 8 mars 1407, dans sa 41e année.

François Ier Gonzague laisse le souvenir d'un grand bâtisseur et d'un important réformateur des statuts mantouans.

Jean-François Gonzague, son fils âgé de 12 ans, est presque aussitôt désigné comme 5e capitaine du peuple (capitano del Popolo) de la ville de Mantoue par le conseil mantouan.

La régence est assurée par Charles Ier Malatesta, Seigneur de Rimini, unguelfe, donc allié à Venise.

Charles Ier Malatesta est doublement l'oncle de Jean-François Gonzague :

Venise veille également sur la destinée de Jean-François Gonzague.



Mariage d'Alain IX de Rohan avec Marguerite de Bretagne

Alain IX de Rohan resserre les liens avec la maison de Bretagne.

Alain IX épouse le 19 avril 1407 Marguerite de Bretagne, fille de Jean IV le Conquérant et de Jeanne de Navarre. Leur enfant est :



Louis Aleman Préchantre du chapitre

Louis Aleman est licencié en droit canonique.

Grâce à l'influence de François de Conzié, son oncle, Archevêque de Narbonne et chambellan du pape, Louis Aleman devient rapidement un personnage important dans l'Église.

Louis Aleman devient ainsi auprès de son oncle, chanoine.

Louis Aleman devient Préchantre du chapitre en 1409.



Mariage de Jean-François Gonzague avec Paola Malatesta

Charles Ier Malatesta fera en sorte d'unir encore plus les familles Gonzague et Malatesta en organisant le mariage de Jean-François Gonzague avec une de ses parentes.

Jean-François Gonzague, âgé de 14 ans, épouse en 1409 Paola Malatesta, fille de Galeotto Malatesta, seigneur de Pesaro. Leurs enfants sont :

Paola Malatesta est une femme intelligente qui soutient son mari dans la conduite de l'État. Elle est cependant affligée de la gibbosité (bosse dorsale) qui frappe la famille Malatesta et ce mariage confirme ce qui avait déjà été transmis aux Gonzague par Margherita Malatesta, la mère de Jean-François.



Naissance de François Ier le Fratricide

François Ier le Fratricide, dit aussi le Bien-Aimé, naît le 11 mai 1410 ou 1414, fils de Jean V le Sage et de Jeanne de France



Liaison de Philippe Marie Visconti avec Agnès du Maine

Philippe Marie est soupçonné de comportement luxurieux.

Alors qu'à sa cour il s'est entouré de pages qui le suivent partout, il entretient un rapport stable avec Agnès del Maino ou Agnès du Maine, fille du comte palatin Ambrogio, et probablement dame de compagnie de sa femme. Leurs enfants illégitimes sont :

Il veut se débarrasser de Béatrice Lascaris qui devient gênante.



Mariage de Jean III de Rieux avec Jeanne d'Harcourt

Jean III de Rieux épouse à Paris vers 1414 Jeanne d'Harcourt. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis III de Gonzague

Louis III de Gonzague, en italien Ludovico Gonzaga, ou Louis III de Mantoue naît à Mantoue le 5 juin 1414, fils de Jean-François Gonzague et de Paola Malatesta.



Mariage d'Henri II de Sassenage avec Antoinette de Saluces

Henri II de Sassenage Gouverneur du Dauphiné

Henry II de Sassenage dit le Roux épouse en 1416 Antoinette de Saluces. Leurs enfants sont :

Intégré au Conseil de Charles VI de France, Henri II de Sassenage se voit nommer en 1416 Gouverneur du Dauphiné.



Mariage de Jean V Malet de Graville avec Jacqueline de Montagu

Jacqueline de Montagu est veuve de Jean de Craon Seigneur de Montbazon.

Jean V Malet de Graville épouse en 1416 Jacqueline de Montagu. Leur enfant est :



Liaison d'Antoine de Vaudémont avec Isabeau de Saint Belin

Antoine de Vaudémont a une liaison avec Isabeau de Saint Belin. Leur enfant est :



Naissance de Charles de Gonzague

Charles de Gonzague naît en 1417, fils de Jean-François Gonzague et de Paola Malatesta.



Mariage de François Ier Sforza avec Polissena Rufor

François Ier Sforza épouse en 1418 Polissena Rufor, Comtesse de Corigliano et de Menalto et Princesse de Rossano. Leur enfant est :



Naissance de François Ier de Rieux

François Jean de Rieux ou François Ier de Rieux naît le 11 ou le 20 août 1418, fils de Jean III de Rieux et de Jeanne d'Harcourt.



Mort de François des Baux Duc d'Andria

François des Baux meurt en 1422.



Mariage de Jean Ier de Courtenay avec Catherine de L'Hôpital

Jean Ier de Courtenay épouse le 12 janvier 1423 Catherine de L'Hôpital, fille de François de L'Hôpital et de Catherine L'Orfèvre. Leurs enfants sont :



Mariage de Richard de Bretagne avec Marguerite d'Orléans

Richard de Bretagne épouse au château de Blois en 1423 Marguerite d'Orléans, Comtesse de Vertus. Leurs enfants sont :



Naissance de François III de Sassenage

François III de Sassenage naît entre 1420 et 1424, fils d'Henri II de Sassenage et d'Antoinette de Saluces.



Libération et retour de Jacques Ier Stuart en Écosse

Mariage de Jacques Ier Stuart avec Jeanne Beaufort

Couronnement de Jacques Ier Stuart Roi

Prisonnier pendant 18 ans à Londres, Jacques Ier Stuart retourne en Écosse en 1424, trouvant le pays dans le chaos.

Jacques Ier Stuart épouse à Église du Prieuré St-Mary à Overy le 2 février 1424 Joan ou Jeanne Beaufort, fille de Jean Beaufort, Comte de Somerset, et de Marguerite Holland. Leurs enfants sont :

Jacques Ier Stuart est couronné Roi des Écossais à l'abbaye de Scone dans le Perthshire le 2 ou le 21 mai 1424. Il s'attelle tout de suite à la reprise en main du royaume.

Jacques Ier Stuart mène à bien de nombreuses réformes financières et légales. Il tente de réformer le parlement d'Écosse sur le modèle anglais.


Henri II de Sassenage- château de Sassenage Bataille de Verneuil

Prise du château Ivry-la-Bataille

Siège du château d'Ivry par les Anglais

Bataille de Verneuil

Mort d'Henri II de Sassenage

Mort de Jean Stuart

Mort de Robert Stuart

Mort d'Archibald Douglas

Mort de James Douglas

Mort de Guillaume II de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort d'Hugues de Chalon

Mort de Guy Malet

Mort de Jean Rouhault

Jeanne II de Chalon Comtesse de Tonnerre

Jean II d'Alençon Prisonnier

Libération d'Antoine de Chabannes

Guillaume III de Narbonne Vicomte de Narbonne

Mort de Jean VIII d'Harcourt Comte d'Aumale

Mort de William Seton

Jean de Dunois Capitaine du Mont Saint-Michel

Un partisan du Dauphin prend par surprise le château Ivry-la-Bataille ce qui entraîne en réaction un siège anglais.

Les assiégés proposent de se rendre le 15 août 1424 si aucun secours ne leur parvient.

L'armée du Dauphin réunie à Châteaudun, se met en route pour les secourir.

Les éclaireurs ayant démontré la trop forte position anglaise, les Français décident de se détourner d'Ivry-la-Bataille.

Il leur parait alors opportun de prendre la ville proche de Verneuil-sur-Avre dans l'Eure.

Déguisant les archers écossais en archers anglais, ils occupent la ville.

Jean de Lancastre furieux marche sur Verneuil.

Après avoir parlementé, les Franco-Écossais acceptent de livrer bataille le 17 août 1424 plutôt que de subir un siège.

11 000 Français et quelque 7 000 Écossais affrontent 14 000 Anglais.

Jean Poton de Xaintrailles combat à la bataille de Verneuil.

Thomas Montaigu participe à la bataille de Verneuil.

Jean V de Bueil sert lors de sa première bataille aux côtés de Jean II d'Alençon et sous Guillaume II de Narbonne.

Malgré sa jeunesse, Jean V de Bueil gagne le surnom de Fléau des Anglais.

Après de longues heures d'attente et d'observation, les archers anglais décident de provoquer les Français.

Cependant, ces derniers chargent avant que les archers aient pu se fixer sur leurs nouvelles positions, faisant voler en éclats l'aile droite anglaise.

Au même moment, sur la droite franco-écossaise, les archers écossais s'avancent et engagent un formidable duel d'archerie, 12 000 archers s'affrontant pendant près de 3/4 d'heure.

Et plus à droite, les mercenaires espagnols et lombards, contournant ce combat d'archers, s'attaquent aux bagages anglais et s'éloigne avec son butin.

Plutôt que de protéger ses valets, l'escorte des bagages anglais contre-attaque victorieusement l'aile gauche française.

Les Français battent en retraite tandis que les Anglais encerclent les Écossais et les massacrent.

John Stuart participe à la bataille de Verneuil.

Sont tués :

Henri II de Sassenage institue Albert III de Sassenage, son frère cadet, et François III de Sassenage comme héritiers de la baronnie de Sassenage.

Jeanne II de Chalon devient Comtesse de Tonnerre.

Jean II d'Alençon et Antoine de Chabannes sont pris par les Anglais.

Le château Ivry-la-Bataille est finalement repris par les Anglais qui détruisent les parties supérieures.

Libéré, Antoine de Chabannes devient le page d'Étienne de Vignolles, puis de Charles Ier de Bourbon.

Guillaume II de Narbonne est le dernier vicomte de Narbonne de la maison de Lara. Guillaume II de Narbonne lègue sa vicomté à son demi-frère utérin Pierre de Linières, qui prend le nom de Guillaume III de Narbonne.

Après la mort de Guillaume II de Narbonne, Jean V de Bueil entre au service du mercenaire Étienne de Vignolles.

Jean VIII d'Harcourt meurt lors de cette bataille.

Il est inhumé à la Saussaie.

N'ayant pas d'héritier légitime, sa charge de capitaine du Mont Saint-Michel passe à Jean de Dunois, son cousin, époux de Marie d'Harcourt, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun.



Mort de Muzio Attendolo Sforza

Muzio Attendolo Sforza meurt en 1424.

François Ier Sforza, son fils, lui succède à la tête de ses mercenaires et continue sa carrière de condottiere, se vendant au plus offrant.



Siège de Naples

François Ier Sforza se met au service de Jeanne II de Durazzo pour qui il assiège Naples.



Liaisons de François Ier Sforza

François Ier Sforza a des liaisons. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie de Montberon

Marie de Montberon naît vers 1425, fille de François Ier de Montberon, Seigneur de Montbron ou Montbéron et de Maulévrier, Vicomte d'Aunay, et de Louise de Clermont d'Aunay.



Mariage de Guy III de Chauvigny avec Catherine de Laval

Guy III de Chauvigny épouse à Rennes le 7 novembre 1427 Catherine de Laval, fille de Guy XIII de Laval et d'Anne de Laval. Leur enfant est :



Mariage de Pierre d'Amboise avec Anne de Bueil

Pierre d'Amboise épouse le 23 août 1428 Anne de Bueil, Dame d'Aubijoux, fille de Jean IV de Bueil et de Marguerite Dauphine d'Auvergne, Comtesse de Sancerre. Leurs enfants sont :



Naissance de François de Chauvigny

François de Chauvigny naît vers 1430, fils de Guy III de Chauvigny et de Catherine de Laval.



Bataille d'Anthon

Amédée VIII de Savoie rêve toujours d'une Grande Savoie s'étendant des Alpes à Lyon et espère sans doute récupérer ses possessions en Viennois et en Velin.

Amédée VIII de Savoie pense que la conquête du Dauphiné par Louis II de Chalon-Arlay est une chose tout à fait réalisable puisque l'élite dauphinoise a été complètement anéantie 6 ans plus tôt à Verneuil.

Amédée VIII de Savoie envoie à Louis II de Chalon-Arlay 300 cents lances triées sur ses réserves, tout en se tenant à l'écart.

Durant l'hiver de 1429 à 1430, Louis II de Chalon-Arlay fait fortifier le port d'Anthon et installe des garnisons dans les principaux châteaux de la baronnie.

Le château de Pusignan est occupé par ces troupes orangistes.

La Bâtie d'Azieu, forteresse delphinale, est prise d'assaut et conquise en quelques heures.

L'inquiétude se répand à travers tout le Dauphiné, même jusqu'à Vienne, qui se prépare à résister aux assauts des hommes d'armes du prince d'Orange.

Dès les premiers mois de 1430, on signale des levées d'hommes d'armes en Bourgogne.

Philippe III le Bon se décide à mener une guerre totale contre le Dauphiné et le royaume de France.

D'ailleurs, Louis II de Chalon-Arlay écrit à son châtelain d'Anthon, Antoine Ferrières :

Très chier et bien amé escuier, lettres de Monsieur de Bourgogne, lesquelles contiennent, qu'il veut que nous fassions la guerre au Dauphiné le plus fort que nous pouvons...

Il recommande cependant de faire comme si rien ne se préparait, obéissant ainsi aux gens du conseil delphinal.

Raoul VI de Gaucourt comprend rapidement les intentions de Louis II de Chalon-Arlay.

Le 20 mai 1430, Raoul VI de Gaucourt réunit les États du Dauphiné, à la Côte-Saint-André, pour voter un subside.

Raoul VI de Gaucourt se rend ensuite à Annonay où il engage les routiers espagnols de Rodrigue de Villandrando, qui traversent le Rhône à Vienne, le 26 mai 1430.

Le 27 mai 1430, Raoul de Gaucourt donne rendez-vous devant le château d'Auberive, à Humbert de Grolée, maréchal du Dauphiné et sénéchal du Lyonnais, qui amène avec lui :

Les Dauphinois prennent l'initiative de s'emparer des châteaux déjà occupés par les troupes orangistes.

La forteresse d'Auberive est prise et rasée le 27 mai 1430 par la petite armée delphinale

Les troupes dauphinoises se dirigent vers le nord et pénètre en Velin, où ils établissent leur camp sous les murs du château de Pusignan, le 7 juin 1430.

La garnison orangiste ne peut longtemps résister et capitule à la première attaque, dès le 9 juin 1430.

Le 8 juin 1430, la Bâtie-d'Azieu ou Assieu se rendit après un terrible assaut.

Le vendredi 9 juin 1430, l'armée delphinale doit faire face à une forte garnison orangiste devant le bourg fortifié de Colombier.

Le capitaine châtelain réside alors dans la puissante tour maîtresse circulaire dominant le village d'où des archers et arbalétriers peuvent tirer sur les assaillants.

Pour réduire cette place forte au plus vite, Sibuet de Rivoire, châtelain de Crémieu, est chargé de ramener les bombardes de la cité de Crémieu.

Le bourg est pris dans la journée mais une pluie torrentielle contraint les Dauphinois à renoncer au siège de la tour maîtresse où se trouvent les derniers défenseurs.

Le 10 juin 1430, vers 6 heures, la pluie cesse, permettant aux hommes d'armes de Raoul de Gaucourt de poursuivre leur attaque du dernier réduit. En milieu de journée, après une défense acharnée, les Orangistes déposent les armes.

Entre-temps, Louis II de Chalon-Arlay, qui a passé le Rhône la veille, dépêche un groupe de soldats à Colombier afin de savoir ce qui s'y passe. Ces hommes se heurtent aux Milanais de Burnon de Caqueran qui viennent à leur rencontre.

Au lieu d'engager la lutte, les orangistes préfèrent s'enfuir, persuadés que la position de Colombier, plus forte, peut repousser les assauts dauphinois. Ils ignorent alors que cette place forte est prise.

Selon les chroniqueurs, l'armée dauphinoise se compose d'un peu plus de 1 600 hommes :

Parmi les combattants, se trouvent :

Selon le rapport officiel, l'armée de Louis II de Chalon-Arlay compte environ 4 300 hommes dont :

Les nobles qui accompagnent Louis II de Chalon-Arlay sont :

Les troupes dauphinoises doivent faire face à une armée 3 fois plus importante et mieux organisée.

Le dimanche 11 juin 1430, l'armée dauphinoise entend au petit jour dans la plaine la messe célébrée par le chapelain du gouverneur du Dauphiné puis s'ébranle en direction d'Anthon.

Louis II de Chalon-Arlay, perplexe, décide de rassembler ses chevaliers et sa piétaille, puis d'Anthon se dirige vers Colombier, afin de porter secours à ses hommes.

La stratégie des dauphinois consiste à :

En ce temps-là, le grand bois des Franchises, dans lequel va se dérouler la bataille, est beaucoup plus étendu et plus compact qu'il ne l'est aujourd'hui. Il s'étend depuis les environs d'Anthon jusqu'à la maison-forte de Malatrait et la ferme de la Batterie situés un peu au sud de Janneyrias.

À l'est de ce village, se trouvent des marécages que l'on appelle aujourd'hui marécages de la Laichère.

En bon ordre, les forces dauphinoises vont prendre les positions d'embuscade assignées.

Le premier temps de l'offensive s'exécute de point en point :

Les premiers cavaliers de la colonne orangiste sont à la Batterie, prêts à sortir, quand les routiers de Villandrando se jettent, lance au poing, à leur tête.

Les chevaux blessés se cabrent, les hommes tombent. Le massacre commence alors dans un désordre indescriptible.

Dans la plus grande confusion, la tête de la colonne orangiste, empêtrée, décimée, cherchant une échappatoire, reflue et se retourne sur le reste de l'armée de Louis II de Chalon-Arlay.

Pour accentuer l'affolement parmi les Orangistes, les Dauphinois hurlent et les bombardes venues de Crémieu rajoutent au tumulte. La marche confiante de l'armée orangiste devient un sauve-qui-peut général.

Les cavaliers orangistes abandonnent dans les bois leurs destriers sellés et harnachés.

Les hommes de trait et d'armes laissent arcs, épées, lances et arbalètes à terre afin d'échapper à la fureur dauphinoise.

Les survivants se dirigeant vers Anthon, arrivés au passage de la route de Lyon-Crémieu, sont alors obligés de se découvrir devant les dauphinois.

Louis II de Chalon-Arlay perd la bataille entre 13 heures et 14 heures.

Les fuyards bourguignons sont massacrés : environ 300 morts. Des charniers sont constitués le long de la route du château des Burlanchères.

Le Dauphiné est sauvé et reste dans le Royaume de France.

Sur le champ de bataille gisent les corps :

Selon la chronique, pour échapper aux hommes d'armes de Grolée, détalèrent comme des lapins :

Le comte de Fribourg, récemment promu dans l'ordre de la Toison d'Or, est dégradé par Philippe III le Bon après avoir fait preuve de lâcheté au combat.

Sont fait prisonniers par les dauphinois:

François de la Palud, le nez emporté par un coup de hache, aura recours à sa mère Aynarde de la Baulme pour payer une rançon de 8 000 florins d'or.

Les pertes dauphinoises se limitent à quelques hommes d'armes.

Le 13 juin 1430, à Crémieu sont vendus 1200 chevaux harnachés récupérés.

L'étendard rouge et or d'Orange sera exposé à la cathédrale Saint-Jean à Lyon.

Une stèle commémorant cette bataille est érigée sur la route à l'est de Janneyrias.

Louis II de Chalon-Arlay s'enfuie et s'échappe grâce à la rapidité de son vigoureux destrier.

Selon Mathieu Thomassin, Louis II de Chalon-Arlay retraverse le Rhône à Anthon en se précipitant en armure dans le fleuve avec sa monture et réussit malgré le fort courant à gagner la rive opposée.

Selon les propos du héraut Berry, il aurait traversé le Rhône en bateau, à la faveur de la nuit.

Louis II de Chalon-Arlay est fait prisonnier après avoir traversé le Rhône.

Bien longtemps après, avoir payé une forte rançon, Louis II de Chalon-Arlay se rend dans l'un de ses châteaux jurassiens.

Louis II de Chalon-Arlay perd ses fiefs en Dauphiné et ne cessera de revendiquer, auprès du roi de France, ses possessions en Dauphiné.

Louis II de Chalon-Arlay doit faire hommage à Charles VII de France pour sa principauté d'Orange, ce qui lui évitera d'ailleurs de payer la totalité de sa rançon.

Philippe III le Bon retire à Louis II de Chalon-Arlay tous les privilèges liés à son appartenance à l'ordre de la Toison d'Or.

Raoul de Gaucourt confie la garde des châteaux de Colombier et d'Anthon à Gilet Richard, seigneur de Saint-Priest jusqu'au moment où Louis de Saluces sera reconnu comme légitime héritier de Bertrand de Saluces, son oncle.

La baronnie d'Anthon sera restituée à la maison de Saluces et Louis II de Chalon-Arlay n'obtient que de maigres compensations financières.

Charles VII de France confisque le château de Pusignan à Alix de Varax qui avait pris le parti de Louis II de Chalon-Arlay et en fait don à Rodrigue de Villandrando, dont la vaillance a été déterminante dans l'issue du combat.

600 chevaliers bourguignons et savoyards prisonniers seront libérés contre une forte rançon.

Humbert de Grolée est fait maréchal du Dauphiné.



Mariage de Guy XIV de Laval avec Isabelle de Bretagne

Guy XIV de Laval épouse à Redon en Ille-et-Vilaine le 1er octobre 1430 Isabelle de Bretagne. Leurs enfants sont :



Prise de la marche d'Ancône

François Ier Sforza se met au service des Visconti de Milan contre Venise et le pape Eugène IV auquel il enlève la marche d'Ancône.


Jeanne d'Arc présentée à Pierre Cauchon entouré de ses assesseurs - Lettrine U ornée - page des Chroniques du siège d'Orléans dit manuscrit d'Urfé - XVe siècle - Paris BnF Département des manuscrits - Latin 8838

Procès de Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc brûlée vive à Rouen

L'université et les représentants de l'Inquisition à Paris réclament de la juger.

L'Université de Paris veut faire condamner Jeanne d'Arc comme hérétique, ce qui permettrait par ricochet de dévaloriser le sacre de Charles VII de France.

Ayant franchi l'Oise (limite du diocèse de Beauvais) et étant capturée rive droite, elle sera confiée à la justice de Pierre Cauchon, Évêque de Beauvais.

Le 3 janvier 1431, par lettre royale, Jean de Lancastre abandonnent Jeanne d'Arc à la justice ecclésiastique et plus précisément à Pierre Cauchon, Évêque de Beauvais, leur allié.

Le procès s'ouvre le 21 février 1431, présidé par Pierre Cauchon et par Jean Le Maître, frère dominicain, vicaire de l'inquisiteur en France.

Les ecclésiastiques français admettent difficilement que Dieu ait pu s'adresser par-dessus leur tête à une simple bergère.

Ils admettent encore moins qu'il ait eu envie de prendre parti dans la sombre querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

Le but de Pierre Cauchon est d'ôter sa crédibilité à Jeanne d'Arc, et par ce moyen à Charles VII de France, en l'attaquant sur le terrain religieux afin d'estomper ses succès militaires.

Henri Beaufort est membre de ce tribunal.

Jean de Lancastre exerce d'importantes pressions sur le tribunal ecclésiastique bafouant les droits de la défense.

Pierre Cauchon dépêche des enquêteurs à Domrémy mais les témoignages des habitants sont si favorables à l'accusée qu'ils doivent détruire leur rapport.

Les juges reprochent à Jeanne d'Arc :

Au bout de 2 semaines d'interrogatoires, la défense de l'accusée tient bon.

Sa virginité a de nouveau été attestée par des femmes.

Jeanne d'Arc ne semble pas en revanche trouver de justification à son port d'habits masculins, qui constitue un outrage aux mœurs de l'époque.

L'affaire des voix est naturellement exploitée pour glisser sur le terrain de la sorcellerie.

Interrogée par Jean Beaupère, l'un des juges, sur son état de grâce, elle répond :

Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis, Dieu m'y tienne !

Soucieux de régularité, Pierre Cauchon fait parvenir à Paris l'acte d'accusation, rédigé le 14 mars 1431, qui charge Jeanne d'Arc des pires horreurs, afin d'obtenir l'avis de l'université.

Les actes du procès témoignent de l'extraordinaire force de caractère de l'inculpée.

L'aveu paraissant impossible à obtenir, on envisage la torture et on lui montre les instruments.

Mais entre-temps la santé de l'accusée s'est dégradée et Jeanne d'Arc risque de succomber à cette épreuve ; le risque politique est trop grand.

On n'en fera qu'un simulacre, le 9 mai 1431, qui ne change rien à la position de Jeanne.

Il convient de procéder à l'admonestation officielle de l'Église, pour que l'accusée puisse se repentir.

Pierre Cauchon a alors l'idée d'une mise en scène propre à faire céder l'accusée.

Le 21 mai 1431, conduite dans le clos de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen, elle est publiquement sommée d'abjurer ses crimes.

Jeanne d'Arc résiste un peu puis a un moment de faiblesse quand est énoncée la menace du bûcher ; elle finit par se rétracter.

La sentence de mort est commuée en un emprisonnement à vie.

Les Anglais se sentent floués car ils attendent la mort de l'accusée.

On la réintègre dans sa prison et on lui procure des habits de femme.

Jeanne d'Arc, quelques jours plus tard, reprenant ses habits d'homme, invoque à nouveau ses voix. Aux yeux de l'Église, Jeanne d'Arc devient donc relapse: ce qui désigne quelqu'un qui retombe dans l'hérésie

Elle est illico condamnée au bûcher.

Le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux Marché.

Elle déclare :

Évêque, je meurs par vous !

Détail sordide : le bûcher étant trop élevé, le bourreau se trouve dans l'impossibilité d'étrangler sa victime avant que les flammes ne l'atteignent, ce qui vaut à Jeanne de périr vive dans de grandes souffrances.

Un des juges, pris de remords, confie : Je voudrais que mon âme fut où je crois qu'est l'âme de cette fille !

Le lendemain du supplice de Jeanne d'Arc, Pierre Cauchon officie à la cathédrale de Rouen.

Médiocrement énergique, Charles VII de France apparaît parfois comme un velléitaire qui laisse condamner Jeanne d'Arc, peut-être afin de ménager ses adversaires avec lesquels il espère traiter.

François Villon, né en 1431, l'année même de sa mort, évoquera le souvenir de Jeanne dans la belle Ballade des Dames du temps jadis :

... Et Jeanne, la bonne Lorraine Qu'Anglais brûlèrent à Rouen; Où sont-ils, où, Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan ?"



Mariage de François Ier le Fratricide avec Yolande d'Anjou

Yolande d'Aragon réside à Saumur où Charles VII tient son assemblée.

François Ier le Fratricide épouse en août 1431 Yolande d'Anjou, fille de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon.



Liaison de Louis Ier de Savoie

Louis Ier de Savoie a une liaison. Leur enfant est :



Conquête du marquisat de Montferrat

Traité de paix

Toutefois la politique expansionniste de Jean-Jacques Paléologue et de Théodore II de Montferrat, son père, avant lui génère la défiance d'Amédée VIII de Savoie et de Philippe Marie Visconti.

Amédée VIII de Savoie et de Philippe Marie Visconti décident de prendre des mesures décisives contre le Montferrat.

Philippe Marie Visconti envoie François Ier Sforza, son général, conquérir la quasi totalité du marquisat à l'exception de Casale Monferrato.

Un traité de paix est signé entre les partis le 26 avril 1433 par l'entremise de la Maison d'Este et du Saluces mais le Montferrat reste occupé par les Savoyards et Jean-Jacques Paléologue doit se réfugier à Venise.



Mariage de Louis Ier de Savoie avec Anne de Lusignan

Louis Ier de Savoie épouse à Chambéry le 1er novembre 1433 ou le 12 février 1434 Anne de Lusignan. Leurs enfants dont 5 moururent en bas âge, sont :

Les épousailles durent 6 jours et coûtent très cher. Le mariage est célébré par l'archevêque de Tarentaise et les réjouissances se déroulent au château de Chambéry.

Pour le mari sont invités:

Pour l'épouse :

Les mets consistent uniquement de plats de viande faisandées et assaisonnées, essentiellement de la venaison. Le festin est coupé d'intermèdes fastueux, de merveilles et de scènes de spectacle. Les 12 provinces, possessions de la maison de Savoie sont représentées ainsi que le royaume de Chypre par des délégations, ainsi que les Ordres chevaleresques de la Toison d'or pour la Savoie, la Bourgogne et l'Autriche. Le bal de la première journée dure toute la première nuit jusqu'à l'aube. La fête ne se termine qu'à l'aube du septième jour.


Jean-François Gonzague

Jean-François Gonzague 1er Marquis de Mantoue

Mariage de Louis III de Gonzague avec Barbara de Brandebourg

En 1433, pour la somme de 12 000 florins, Jean-François Gonzague obtient de l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg le titre de Marquis.

Dans le même temps, l'empereur s'engage à marier sa nièce au fils aîné de Jean-François.

Louis III de Gonzague, âgé de 19 ans, épouse en 1433 Barbara de Brandebourg, âgée de 10 ans, fille de Jean IV de Brandebourg-Kulmbach? dit l'Alchimiste. Leurs enfants sont :



Mariage de Gaston IV de Foix-Béarn avec Éléonore Ire de Navarre

Gaston IV de Foix-Béarn épouse le 22 septembre 1434 ou le 30 juillet 1436 Éléonore Ire de Navarre, fille de Jean II d'Aragon et de Blanche Ire de Navarre. Leurs enfants sont :

Ce mariage est sans doute consommé beaucoup plus tard, puisque le premier enfant du couple est supposé né en 1443.



François Ier Sforza Vicaire pontifical

En 1434, le pape Eugène IV offre à François Ier Sforza le titre de vicaire pontifical et de gonfalonier de l'Église en échange de son service contre Milan.



Mariage de Claude de Dinteville avec Jeanne de La Baume

Claude de Dinteville épouse Jeanne de La Baume (morte en 1510). Leurs enfants sont :



Naissance de Guy XV de Laval

François ou Guy XV de Laval naît en 1435, fils de Guy XIV de Laval et d'Isabelle de Bretagne.



Naissance de François II de Bretagne

François II de Bretagne naît au château de Clisson le 23 juin 1435, fils de Richard de Bretagne et de Marguerite d'Orléans.



Procès contre Gilles de Rais

Gilles de Rais Lieutenant-général de Bretagne

Face à cela la famille de Gilles de Rais lui intente un procès afin d'interdire à quiconque d'acheter des terres lui appartenant.

Elle obtient un arrêt du parlement de Paris qui défend au maréchal d'aliéner ses domaines.

Charles VII de France ne veut pas approuver les ventes déjà faites, Jean V le Sage, Duc de Bretagne, s'oppose à la publication de ces défenses et refuse d'en donner de semblables dans ses États.

René de Rais, frère de Gilles de Rais, et ses cousins André de Montfort-Laval et Guy XIV de Laval, irrités de ce refus, tâchent de conserver ces places dans leur maison et résistent à Jean V le Sage. Mais ce dernier les reprend.

Jean V le Sage enlève à son gendre Guy XIV de Laval la lieutenance générale de Bretagne pour la confier à Gilles de Rais, avec lequel il consomme tous ses marchés en 1437.

Ses ressources ne suffisant pas à Gilles de Rais, depuis longtemps, il cherche d'autres moyens pour s'en procurer. Assez instruit pour son siècle, il a recours à l'alchimie. De prétendus adeptes lui apprennent le secret de fixer les métaux ; mais il manque le grand œuvre.

Dégoûté de l'Art d'Hermès, il se jette dans la magie. Un Anglais, nommé messire Jean, et un prêtre Florentin, François Prelati, sont successivement ses maîtres et l'aident dans ses conjurations. On dit qu'il promet tout au diable, excepté son âme et sa vie.

Mais tandis qu'il prodigue l'encens au démon et qu'il fait l'aumône en son honneur, il continue ses exercices pieux avec ses chapelains, alliant ainsi une extrême superstition aux pratiques les plus impies et à la dépravation de mœurs la plus criminelle.

En effet, il semble que c'est à cette époque qu'il commence d'immoler des enfants, soit pour mettre plus de raffinement dans ses plaisirs abominables, soit pour employer leur sang, leur cœur ou quelques autres parties de leurs corps dans ses charmes diaboliques. Des parents, des amis de Gilles de Rais comme Princay, ou Roger de Briqueville, ou encore Gilles de Sillé, semblent même avoir été les complices de ses horribles débauches, soit en lui procurant des victimes, soit en maltraitant ou en menaçant les parents pour étouffer leurs plaintes.



Louis III de Gonzague au service de Philippe Marie Visconti

Avant d'être marquis de Mantoue, assurément sous l'influence de sa mère, une famille d'obédience guelfe, Louis III de Gonzague se range aux côtés de Venise.

Puis, en 1437, Louis III de Gonzague se fait gibelin en entrant au service de Philippe Marie Visconti, Duc de Milan. C'est la source d'une mésentente avec Jean-François Gonzague, son père, qui va jusqu'à le déshériter.



Mariage de Jean II de Brosse avec Nicole de Blois-Châtillon

Jean II de Brosse Comte de Penthièvre

Jean II de Brosse (1422-1482) épouse le 18 juin 1437 Nicole de Blois-Châtillon (vers 1424-1480). Leurs enfants sont :

Jean Ier de Brosse, Vicomte de Boussac et Maréchal de France, devient Comte de Penthièvre en 1465.

Nicole de Blois-Châtillon apporte le comté de Penthièvre à son mari.

Jean Ier de Brosse, nouveau comte de Penthièvre, par attachement à la couronne de France, se déclare pour le roi dans la guerre du Bien public, et se fait ainsi dépouiller à son tour par François II de Bretagne.



Mariage de Jean de Dunois avec Marie d'Harcourt

Jean de Dunois Comte de Dunois

Jean de Dunois est veuf de Marie Louvet.

Jean de Dunois épouse à Rouen le 6 ou le 26 octobre 1439 Marie d'Harcourt, Dame de Parthenay, fille de Jacques d'Harcourt et de Marguerite de Melun. Leurs enfants sont :

Jean de Dunois devient Comte de Dunois en 1439.

Le comté de Montgomery entre dans le patrimoine des ducs de Longueville par ce mariage



Mariage de François III de Sassenage avec Philippe Alleman

François III de Sassenage épouse en 1440 Philippa ou Philippe Alleman (morte en 1478), fille de Guy Alleman (mort vers 1425). Leurs enfants sont :



Révolte de la Praguerie

Pierre de Brézé Sénéchal d'Anjou et du Poitou

En février 1440, la noblesse ne pouvant plus lever des impôts et contrôler l'armée se révolte contre Charles VII de France et les Angevins tout-puissants à la cour.

À cette tentative féodale, dite de la Praguerie, participent :

Cette révolte tente de se débarrasser d'Arthur III de Bretagne.

Après une entrevue avec Jean II d'Alençon, Louis XI rejoint la Praguerie. Cette rébellion du dauphin s'explique par l'absence de responsabilité où le maintenait son père.

Jean de Dunois entre dans la conspiration mais bientôt, repentant de sa faute, il vient se jeter aux pieds du monarque et obtient son pardon.

Pierre de Brézé soutient Charles VII lors de la Praguerie. En récompense de ses services, Pierre de Brézé est nommé Sénéchal d'Anjou et du Poitou.

Avec son frère Antoine de Chabannes, Comte de Dammartin, Jacques Ier de Chabannes, son frère, prend le parti du dauphin.

Jacques Ier de Chabannes est destitué de toutes ses charges mais reviendra rapidement en grâce, et obtiendra la haute fonction de grand maître d'hôtel de France.

Les nobles doivent se soumettre à Charles VII de France qui est maître du royaume. La monarchie l'emporte sur tout système de partage de la puissance publique.

Jean II d'Alençon se retrouve seul et négocie avec les Anglais en avril 1440.

Louis XI doit offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorde le gouvernement, mais refuse le reste.



Mort de Yolande d'Anjou

Yolande d'Anjou, épouse de François Ier le Fratricide, meurt en 1440.



Jean-François Gonzague au service de Philippe Marie Visconti

En 1440, Jean-François Gonzague se range comme Louis III de Gonzague, son fils, au côté de Philippe Marie Visconti.



Mariage de Thibault de Luxembourg avec Philippine de Melun

Thibault de Luxembourg épouse le 1er juin 1441 Philippine de Melun, Dame de Sottenghien, fille de Jean Ier de Melun, Seigneur d'Antoing et Vicomte de Gand, et de Jeanne d'Abbeville.

Parmi leurs 10 enfants citons :



Mariage de François Ier le Fratricide avec d'Isabelle Stuart

François Ier le Fratricide épouse le 30 octobre 1441 Isabelle Stuart, fille de Jacques Ier Stuart, Roi d'Écosse.

Leurs enfants sont :



Paix de Crémone

Battu par les troupes coalisées de Florence et de Rome, Philippe Marie Visconti, Duc de Milan, signe la paix à Crémone en 1441, paix qui le réconcilie avec François Ier Sforza.



Mariage de François Ier Sforza avec Blanche Marie Visconti

François Ier Sforza épouse en novembre 1441 Bianca Maria Visconti ou Blanche Marie Visconti (1425-1468). Leurs enfants sont :

François Ier Sforza obtient la promesse de succéder à Philippe Marie Visconti, son beau-père, lorsqu'il décèdera.



Mariage de François Ier de Rieux avec Jeanne de Rohan

François Ier de Rieux épouse le 11 février 1442 Jeanne de Rohan.

Leur enfant est :



Mort de Jean V le Sage Duc de Bretagne

François Ier le Fratricide Duc de Bretagne et Comte de Montfort

Jean V le Sage meurt au château de la Touche près de Nantes le 28 août 1442.

Il inhumé à Tréguier dans la chapelle de saint Yves.

François Ier le Fratricide devient Duc de Bretagne et Comte de Montfort en 1442.



Entrée de François Ier le Fratricide à Rennes

En décembre 1442, Arthur III de Bretagne rejoint la Bretagne pour y voir François Ier le Fratricide, son neveu, faire son entrée dans sa bonne ville de Rennes.



Naissance de Marguerite de Bretagne

Marguerite de Bretagne naît en 1443, fille de François Ier le Fratricide et d'Isabelle Stuart.



Mariage de Brandélis de Caumont avec Marguerite de Châtillon-Blois

Brandélis de Caumont épouse à Ségur-le-Château en Corrèze le 22 janvier 1444 Marguerite de Châtillon-Blois ou de Bretagne (1420-1484) fille naturelle d'Olivier de Bretagne, Comte de Penthièvre. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie de Dreux

Marie de Dreux naît en 1444, fille de François Ier le Fratricide et d'Isabelle Stuart.



Naissance de Galéas Marie Sforza

Galazzo Maria ou Galéas Marie Sforza naît en 1444, fils de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti.



Mariage de Ferdinand Ier de Naples avec Isabel de Chiaramonte

Ferdinand Ier de Naples épouse en 1444 Isabel de Chiaramonte. Leurs enfants sont :


Louis III de Gonzague par Andrea Mantegna - 1474

Mort de Jean-François Gonzague

Louis III de Gonzague Marquis de Mantoue

Jean-François Gonzague meurt à Mantoue le 23 septembre 1444.

Au plan politique, Jean-François reste longtemps fidèle à ses alliances guelfes.

Puis, sans doute dans l'espoir de conquérir Vérone et Vicence et aiguillonné par les ambitions des Visconti, en l'occurrence de Philippe Marie Visconti, Jean-François Gonzague change d'alliance et abandonne Venise.

Cela lui coûte quelques cuisantes défaites.

Jean-François Gonzague laisse toutefois à la postérité le souvenir d'un souverain très actif sur le plan culturel et social.

Jean-François Gonzague fait venir à Mantoue nombre d'artistes dont le peintre Vittore Pisano dit Pisanello.

Il fonde la première manufacture de tapisseries d'Italie en faisant appel à des habiles artisans flamands.

Mantoue sera une des cités phares de la Renaissance.

Louis III de Gonzague, son fils, devient le 2e Marquis de Mantoue.



Naissance de François Ier de Luxembourg-Martigues

François Ier de Luxembourg-Martigues naît avant 1445, fils de Thibault de Luxembourg et de Philippine de Melun.



Naissance d'Ippolita Maria Sforza

Ippolita Maria Sforza naît en 1445 ou en 1446, fille de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti.



Gilles de Bretagne Prisonnier

François Ier le Fratricide, Duc de Bretagne, est vassal du Roi de France comme du Roi d'Angleterre.

Son frère, Gilles de Bretagne, chef du parti pro-Anglais s'oppose à lui.

François Ier le Fratricide fait arrêter Gilles de Bretagne le 26 juin 1446.

Cet emprisonnement provoque l'indignation d'Henri VI Plantagenêt qui exige la libération du prisonnier.



Tentative de rapprochement de Philippe Marie Visconti avec François Ier Sforza

Lors des années récentes, Philippe Marie Visconti a tenté le plus possible d'écarter son gendre du pouvoir.

Vers la fin du printemps 1446, en raison de l'aggravation de ses conditions de santé, Philippe Marie Visconti se préoccupe du salut de son âme en chargeant un groupe de théologiens de savoir si un "signore temporale si possa salvare appresso Iddio" (seigneur temporel pouvait être sauvé après Dieu).

Ces derniers l'invitent, pour la tranquillité de l'état, à penser à la succession.

Philippe Marie Visconti tente un rapprochement avec François Ier Sforza et sa fille Blanche Marie.

Les tenants de Sforza à la cour voient en lui le successeur naturel et surtout celui qui il les défendra de l'avidité vénitienne.

François Ier Sforza, à qui les sautes d'humeur du beau-père sont rapportées, hésite et repousse son retour à Milan, en demandant des garanties en échange des promesses du beau-père.

Les négociations se prolongent et subissent un arrêt en raison de l'excessif enthousiasme avec lequel Sforza est attendu à Milan.



Mort de François III de Sassenage

François III de Sassenage meurt vers 1447.

Jacques de Sassenage reprend la baronnie de Sassenage.



Naissance de Jean IV de Rieux

Jean IV de Rieux naît le 27 juin ou le 6 juillet 1447, fils de François Ier de Rieux et de Jeanne de Rohan.



Mort de Philippe Marie Visconti

Instauration de la République Ambrosienne

Indépendance de Pavie et de Parme

Cession de Lodi et Plaisance à Vénise

Reconquête de Lodi et Plaisance

Cession de Brescia et Crema à Vénise

Le 6 août 1447, Philippe Marie Visconti renonce aux soins.

Le 11 août 1447, son état empire.

Dans la nuit du 12 au 13 août 1447, Philippe Marie Visconti demande à être tourné dans son lit avec le visage face au mur et, peu après, il meurt à Milan, isolé et indigné comme il avait vécu.

Les prétendants sérieux se multiplient :

D'habiles juristes, parmi lesquels Piccolomini, qui soutient que le titre doit être rendu à l'Empereur.

Les Milanais font fi de tout ce beau monde.

Un groupe de nobles et de juristes de l'université de Pavie instaure, alors un gouvernement républicain qui est nommé République Ambrosienne (Aurea Repubblica Ambrosiana).

Cela entraîne, malheureusement pour elle, la défection des principales cités du duché :

Voulant éviter la division du duché, la République fait appel à François Ier Sforza.

François Ier Sforza reconquiert Lodi et Plaisance et s'impose Seigneur de Pavie.

Charles de Gonzague, son frère s'engage d'abord aux côtés de François Ier Sforza dans la défense de Milan contre Venise.

Louis III de Gonzague reste relativement en dehors de ces conflits.



Naissance de François Ier d'Orléans-Longueville

François Ier d'Orléans-Longueville ou de Dunois naît en 1447, fils de Jean de Dunois et de Marie d'Harcourt.



Libération de Guillaume de Châtillon-Blois

Guillaume de Châtillon-Blois est libéré en 1448 après la réconciliation de François Ier le Fratricide avec sa famille.



Pacte entre François Ier Sforza et Venise

François Ier Sforza conclut un pacte de partage du duché de Milan avec Venise en octobre 1448.

François Ier Sforza consent à céder à Venise Brescia et Crema en échange de sa reconnaissance comme seigneur de tous les territoires qu'il réussira à conquérir.

Charles de Gonzague quitte François Ier Sforza en restant milanais et devient capitaine général du peuple.



Naissance de Sforza Maria

Sforza Maria naît en 1449, fils de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti.


Prise de Fougères par François de Surienne - enluminure par Martial d'Auvergne - ouvrage Vigiles de Charles VII Prise de Fougères par François de Surienne - enluminure par Jean Chartier - ouvrage Chronique

Prise de Fougères par les Anglais

Conférence aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen

Après 3 ans de négociations vaines, Henri VI Plantagenêt décide de tenter un coup de force en prenant une place forte bretonne afin d'exiger de François Ier le Fratricide la libération de Gilles de Bretagne en échange de la restitution de cette place.

François de Surienne convainc Henri VI Plantagenêt de rompre la trêve et d'attaquer Fougères, place frontalière à la Normandie, alors anglaise, et en outre la plus riche ville des marches de Bretagne.

François de Surienne, dit l'Aragonais, est un capitaine mercenaire spécialisé dans l'attaque-surprise des villes à l'échelle.

Il en a déjà prises 32.

Henri VI Plantagenêt nomme François de Surienne capitaine de Condé-sur-Noireau, Conseiller de son grand conseil, et le fait Chevalier de la Jarretière.

De retour en Normandie, François de Surienne rassemble 600 mercenaires à Condé-sur-Noireau.

Le 19 mars 1449, François de Surienne quitte Condé-sur-Noireau en direction de Fougères.

Dans la nuit du 23 au 24 mars 1449, les Anglais arrivent en vue de la ville.

François de Surienne connaît la place et ses forces, tenu informé par un espion depuis plusieurs mois.

Les Anglais s'approchent alors de murailles avec leurs échelles et sans être aperçus, escaladent les murs sur 2 points.

Le premier groupe s'empare de la ville, le deuxième prend le château.

La garnison qui, en période de paix, ne compte qu'une poignée d'hommes, est capturée.

À l'aube du 24 mars 1449, à 7 heures du matin, les Anglais ouvrent les portes au gros de l'armée, restée à l'extérieur.

Les mercenaires se répandent alors dans la ville.

Les habitants sont, pour beaucoup, massacrés, et la ville est pillée de fond en comble.

Le butin prélevé par les Anglais est extrêmement lourd, près de 2 000 000 d'écus.

La réaction de François Ier le Fratricide n'est pas celle souhaitée par Henri VI Plantagenêt.

Il tente bien d'abord d'ouvrir des négociations et envoie à Fougères Michel de Parthenay, Maréchal de Bretagne, pour traiter avec François de Surienne qui refuse de rendre la place, même lorsqu'on lui propose la libération de Gilles de Bretagne.

François Ier le Fratricide envoie alors un ambassadeur à Edmond Beaufort, Comte de Somerset, commandant de la Normandie mais sans succès.

Edmond Beaufort désapprouve l'action de François de Surienne, mais comme celui-ci a des ordres du Roi, il a laissé faire.

Les négociations ayant échouée, François Ier le Fratricide s'adresse alors à Charles VII de France.

Ce dernier envoie à son tour des ambassadeurs en Angleterre, mais Henri VI Plantagenêt refuse de céder la place, avançant qu'il s'agissait d'un juste punition contre son vassal, en représailles de l'emprisonnement de Gilles de Bretagne.

Une conférence se tient aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen, mais n'a aucun résultat.

Il n'y avait désormais plus d'autres issues que la voie des armes.


Reddition de François de Surienne au duc de Bretagne - enluminure par Martial d'Auvergne -ouvrage Vigiles de Charles VII

Prise de Verneuil

Siège de Fougères par les Bretons

Mort d'Alain de Rohan

Le 7 juin 1449, François Ier le Fratricide fait alliance avec Charles VII de France.

La trêve entre la France et l'Angleterre qui dure depuis 1445 est brisée.

Peu de temps après l'armée française entre en Normandie.

Dès qu'il est en âge de gouverner ses États, Charles de Bourgogne se rapproche de Charles VII de France.

Charles de Bourgogne participe cette campagne en Normandie.

Pierre de Brézé participe à la prise de Verneuil le 9 juillet 1449.

Pendant ce temps, François Ier le Fratricide réunit son armée à Saint-Aubin-du-Cormier.

Vers début septembre, l'armée ducale, sous le commandement de Pierre II le Simple, autre frère du Duc et Comte de Guingamp, met le siège devant Fougères.

Rapidement, François Ier le Fratricide, à la tête de son armée se rend maître du Cotentin et regagne Fougères, où il prend lui-même la direction du siège contre les Anglais, désormais isolés.

Les Bretons construisent :

Les deux autres portes de la ville sont surveillées par les troupes de François Ier le Fratricide et celles d'Arthur III de Bretagne, son cousin.

L'artillerie bretonne tente d'abord de fracasser les portes mais sans résultat, elle finit par renoncer.

Les Bretons repèrent alors les points ou la muraille parait la plus vulnérable et entreprennent de creuser des tranchées pour pouvoir y aménager l'artillerie.

Les travaux, exécutés sous les tirs des archers anglais sont longs et pénibles.

À plusieurs reprises, les Anglais tentent des sorties où ils parviennent à endommager les ouvrages.

Les combats causent cependant de lourdes pertes de part et d'autres.

Les tranchées construites, l'artillerie entame une longue canonnade qui finit par ouvrir des brèches sur plusieurs points.

Les Anglais rebouchent en formant des barricades faites de tonneaux et de sacs de terres.

Les soldats bretons doivent alors se porter aux pieds des murailles afin de démolir ces ouvrages avec des crochets de fer.

Fougères est sur le point de tomber lorsque des épidémies frappent l'armée ducale et font de nombreuses victimes parmi les soldats et les officiers.

Malgré les conseils de ses vassaux, François Ier le Fratricide refuse d'accepter les offres de reddition anglaises, bien décidé à reprendre la ville d'assaut.

Mais un part un, les vassaux commencent à quitter l'armée et à regagner leurs terres.

Voyant ses effectifs diminuer, François Ier le Fratricide doit accepter d'ouvrir des pourparlers avec François de Surienne.

Ceux-ci aboutissent rapidement, les Anglais se rendent et restituent la ville au Duc.

En échange, ils sont autorisés à repartir libre avec armes et bagages.

Le 4 novembre 1449, après plus de 2 mois de siège, François Ier le Fratricide fait son entrée dans Fougères.

Cependant les pillages des Anglais ont ruiné la ville jusque là prospère.

Le Duc exempte les Fougerais d'impôts pour une durée de 20 ans.

Pour mieux parer les coups de l'artillerie, le château de Fougères est doté de 2 tours trapues, aux assises puissantes, la Tour Françoise et la Tour Tourasse.

Alain de Rohan meurt lors de ce siège.



Massacre des gibelins de Milan

Charles de Gonzague rejoint à nouveau François Ier Sforza, en septembre 1449, lorsque le gouvernement guelfe de Milan passe les gibelins par les armes.



Mort de Gilles de Bretagne

Mort de François Ier le Fratricide

Pierre II le Simple Duc de Bretagne et Comte de Guingamp

Gilles de Bretagne, frère de François Ier le Fratricide, représente le parti pro-Anglais dans le duché.

Gilles de Bretagne meurt dans la nuit du 24 au 25 avril 1450, étranglé au château de la Hardouinaye par Olivier de Méel avec la complicité de Robert Rouxel.

Olivier de Méel fuit en France et trouve asile au château de Marcoussis appartenant à Jean VI Malet de Graville, Seigneur de Graville, qui a épousé Marie de Montauban.

François Ier le Fratricide est accusé du meurtre de son frère Gilles de Bretagne.

François Ier le Fratricide meurt au manoir de Plaisance-en-Saint-Avé le 17 juillet 1450.

Pierre II le Simple devient Duc de Bretagne et Comte de Guingamp en 1450.



Donation de l'île de Bréhat à Arthur Brécart

En 1450, François Ier le Fratricide, Duc de Bretagne, ratifie la donation de l'île de Bréhat que son oncle, Arthur III de Bretagne fait à sa fille naturelle Jacqueline et au mari de celle-ci, Arthur Brécart.


François Ier Sforza - par Bonifacio Bembo vers 1460 - Pinacothèque de Brera à Milan Sforza

François Ier Sforza Duc de Milan

François Ier Sforza s'empare de Pavie, Novare et d'Alexandrie.

Survient une ultime révolte populaire milanaise due à la famine.

François Ier Sforza assiège et de prend Milan le 26 février 1450.

Il y entre triomphalement avec des vivres en mars 1450.

La population milanaise le proclame Seigneur et Duc de la ville.

Une paix précaire revient.

Les Vénitiens cherchent cependant à détrôner François Ier Sforza parce qu'il n'a pas respecté le pacte de partage de Milan de 1448, et se liguent avec :

Une coalition est créée entre :

François Ier Sforza consacre ses premières années de gouvernement à négocier une paix à long terme avec ses voisins.



Mariage de Guy XIV de Laval avec Françoise de Dinan

Guy XIV abuse de nouveau du jeune âge de Guy XV de Laval, son fils, pour lui enlever une seconde fois, sa fiancée.

Guy XIV de Laval est veuf d'Isabelle de Bretagne.

Françoise de Dinan est veuve de Gilles de Bretagne.

Guy XIV de Laval épouse à Rennes le 3 octobre 1450 ou à Vitré en février 1451 Françoise de Dinan.

Leurs enfants sont :

Ce mariage apporte à Guy XIV de Laval l'importante baronnie de Châteaubriant, celle de Montafilant, et celle de Beaumanoir.

Les sires de Laval abandonnent le séjour de Montfort pour les résidences de Laval, Vitré et Chateaubriant.


Charlotte de Savoie

Mariage de Louis XI avec Charlotte de Savoie

Louis XI est veuf de Marguerite Stuart.

Sans le consentement de son père, Louis XI épouse à Chambéry le 2 ou le 14 février 1451 Charlotte de Savoie, fille de Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan. Leurs enfants sont :

Par-delà ce mariage apparaît pour la première fois le mirage italien.

Louis XI passant peu de temps avec elle, elle restera souvent seule à Amboise ou à Tours.

La princesse est somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant.

Néanmoins, Louis XI rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot.

Parallèlement au mariage, Louis XI et Louis Ier de Savoie signe une alliance exclusive.



Naissance de Ludovic le More

Ludovico ou Ludovic Sforza, dit Ludovic le More, (en italien il Moro) naît à Vigevano, entre Milan et Pavie, en 1451 ou le 27 juillet 1452, fils de François Ier Sforza, Duc de Milan, et de Blanche Marie Visconti.



Mort d'Isabelle Ire de Lorraine

Jean II d'Anjou Duc de Lorraine et de Bar

Campagne de René Ier d'Anjou en Lombardie

Isabelle Ire de Lorraine, épouse de René Ier d'Anjou, meurt le 28 février 1453.

René transmet les duchés de Lorraine et de Bar à son fils Jean II d'Anjou en 1453.

Mais Jean II d'Anjou continue de seconder son père dans ses ambitions italiennes. Jean II d'Anjou combat en Lombardie en 1453 où son père est allé secourir son allié François Ier Sforza, attaqué par les Vénitiens et le Roi d'Aragon.


Bataille de Castillon La France en 1453

Bataille de Castillon

Mort de John Talbot

Fin de la guerre de Cent Ans

Mort de Jacques Ier de Chabannes Seigneur de La Palice, Charlus, Curton, Madic, Montaigu-le-Blin, Rochefort et Châtel-Perron

Le 27 juin 1453, Jacques Ier de Chabannes prend Chalais.

Le 17 juillet 1453, l'armée de Charles VII de France se heurte au corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, à quelques centaines de mètres des murailles du village de Castillon.

Les Français ne comptent pas moins de 10.000 hommes et 300 bouches à feu, sous le commandement de Jean de Dunois et des frères Bureau.

Jacques Ier de Chabannes, Joachim Rouhault, Charles de Bourgogne, Jean V de Bueil, André de Montfort-Laval et Charles IV d'Anjou participent à cette campagne.

Jacques Ier de Chabannes est blessé.

Les Bretons servent à Castillon, non plus sous les ordres d'Arthur III de Bretagne mais commandés par François II de Bretagne, jeune Comte d'Étampes.


Première utilisation rationnelle de l'artillerie

Survenant quelques semaines après la chute de Constantinople aux mains des Turcs, la bataille de Castillon passe presque inaperçue des contemporains. Elle n'en marque pas moins l'Histoire militaire par le triomphe de l'artillerie. Employée pour la première fois de façon rationnelle et systématique en rase campagne, l'artillerie assure la victoire des troupes françaises. La chevalerie n'est plus la reine des batailles !

La bataille se solde par un total de 9.000 morts, blessés et prisonniers.

John Talbot est tué par un boulet et son fils meurt aussi durant ce combat.

Le nom de Talbot provoquait un sentiment de peur chez les Français. Le nom de Talbot fut prononcé par les mères de famille pour effrayer les enfants indociles.

A l'inverse de son rival John Fastolf, il fut un piètre tacticien. Selon Thomas Basin, il fut un homme courageux, mais si l'on étudie sa carrière militaire on se rend compte qu'il refusait tout combat avec l'ennemi. Les deux batailles qu'il a livré furent un désastre : la bataille de Patay et la bataille de Castillon.

Les Anglais sont obligés de rembarquer. Ils renoncent à jamais à l'Aquitaine et aux possessions continentales de la dynastie royale des Plantagenêt.

La bataille met un terme définitif à la guerre de Cent Ans. Charles VII de France a l'habileté de confirmer les privilèges et d'empêcher toute réaction contre les anciens fidèles d'Henri VI Plantagenêt. Rares sont ceux qui jugent opportun de fuir en Angleterre.

Le village de Castillon est depuis appelé Castillon-la-Bataille.



Naissance de François de Savoie

François de Savoie naît en 1454, fils de Louis Ier de Savoie et d'Anne de Chypre.



Mariage de Jean II de Bourbon-Vendôme avec Isabelle de Beauvau

Jean II de Bourbon-Vendôme épouse à Angers le 9 novembre 1454 Isabelle de Beauvau, Dame de Champigny et de la Roche-sur-Yon, fille de Louis de Beauvau. Leurs enfants sont :



Mariage de Jacques de Sassenage avec Jeanne de Commiers

Jacques de Sassenage épouse Jeanne de Commiers de Vors (morte en 1502), fille de Raoul de Commiers (né vers 1410), Seigneur d'Allevard en Isère, et de Bonne de Beauvoir. Leurs enfants sont :

Jeanne de Commiers est Dame d'honneur de la reine Charlotte de Savoie épouse de Louis XI.


Les deux Foscari par Francesco HayezFrancesco

Exil perpétuel de Jacopo Foscari

Mort de Jacopo Foscari

En 1455, Jacopo Foscari écrit à François Ier Sforza, Duc de Milan, pour lui demander d'intercéder en sa faveur auprès du gouvernement vénitien.

La lettre tombe entre les mains du Conseil des Dix. Ramené à Venise, Jacopo reconnaît en être l'auteur mais uniquement à cause de son désir de revoir son pays.

Il est condamné à l'exil perpétuel en Crête et à être enfermé pendant la première année. En outre, on le menace de mort pour le cas où il lui prendrait la fantaisie d'écrire d'autres lettres du même genre.

C'est à ce moment-là qu'un noble vénitien, Nicolo Erizzo, révèle sur son lit de mort être le véritable meurtrier de Donato. Plusieurs sénateurs décident alors de plaider la grâce de Jacopo Foscari mais celui-ci meurt au même moment dans sa prison de Crète.

Francesco Foscari se désintéresse progressivement des affaires de l'État, refusant d'assister aux séances du Conseil.

A deux reprises il veut abdiquer mais le Conseil des Dix refuse son abdication, lui faisant même jurer de demeurer en fonction jusqu'à sa mort.



Mariage de François II de Bretagne avec Marguerite de Bretagne

L'ordre de succession au trône de Bretagne ayant été modifié par le traité de Guérande en 1365, pour éviter toute contestation, voire une crise de succession, François Ier le Fratricide fait épouser à François II de Bretagne sa fille aînée Marguerite, héritière selon la tradition antérieure au traité de Guérande.

François II de Bretagne épouse le 16 novembre 1455 ou en 1446, Marguerite de Bretagne, fille de François Ier le Fratricide. Leur enfant est :



Mariage de René de Rais avec Anne de Champagne

René de Rais épouse Anne de Champagne (morte en 1501), fille de Jean de Champagne, Seigneur de Champagne-au-Maine et de Parcé, et de Marie de Sillé, Dame de Grandchamp. Leur enfant est :



Mariage de François de Chauvigny avec Jeanne de Laval

François de Chauvigny épouse en 1456 Jeanne de Laval, Dame de Retz. Leurs enfants sont :



Mariage d'Alain IX de Rohan avec Péronelle de Maillé

Alain IX de Rohan épouse en 1456 Péronelle de Maillé. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie de Bourgogne

Marie de Bourgogne naît au Château du Coudenberg à Bruxelles le 13 février 1457, fille de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon.

Elle est baptisée le 17 février 1457 à l'église du Coudenberg par Jean-François de Bourgogne, Évêque de Cambrai, bâtard de son grand-père Philippe III le Bon.

Elle passe quelques années au château du Quesnoy, ancienne résidence des comtes du Hainaut.



Mort de François Ier de Rieux

François Ier de Rieux meurt le 20 novembre 1458.


François II de Bretagne en prière - Vitrail des Cordeliers de Nantes

Mort d'Arthur III de Bretagne

François II de Bretagne Duc de Bretagne

Arthur III de Bretagne n'est Duc qu'environ 13 mois.

Arthur III de Bretagne aurait entrepris un projet d'invasion de l'Angleterre.

Arthur III de Bretagne meurt à Nantes le 26 décembre 1458. Il repose à la cathédrale de Nantes, la Chartreuse de Nantes, dans le mausolée de François II.

Sa biographie est connue par le récit que fait Guillaume Gruel, l'un de ses écuyers : La Chronique d'Arthur III

Il ne laisse qu'une fille naturelle nommée Jacqueline, qu'il a mariée à Arthur Brécart, écuyer.

François II de Bretagne, son neveu, devient Duc de Bretagne en 1458.



Création de l'Université de Nantes

François II de Bretagne obtient du Saint-Siège la création de l'Université de Nantes dans les années 1460, donnant ainsi à la Bretagne le moyen de former ses prélats, officiers, cadres et magistrats à la maison.



Mariage de Jean IV de Rieux avec Françoise Raguenel

Jean IV de Rieux épouse en 1461 Françoise Raguenel (morte en 1481), Dame de Malestroit. Leur enfant est :

Le contrat de mariage est signé le 1er mars 1462.


Louis XI Louis XI

Mort de Charles VII de France Roi de France

Joachim Rouhault de Gamaches Maréchal de France

Louis XI de France Roi de France

Pierre de Brézé prisonnier

Jean de Montauban Amiral

Charles VII de France meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461.

Joachim Rouhault de Gamaches, Seigneur de Bois-menard, est fait Maréchal de France le 3 août 1461 par Louis XI de France.

Louis XI de France apprend la mort de son père au château de Genappe, propriété du duc de Bourgogne.

Il cache mal sa joie de devenir Roi.

Les obsèques royales de Charles VII de France sont célébrées le 8 août 1461 à Saint-Denis.

Louis XI n'y assiste pas.

Louis XI revient en France. Olivier Le Daim l'accompagne.

Le 15 août 1461, Jean II Jouvenel des Ursins sacre Louis XI de France Roi de France en la cathédrale de Reims.

Louis XI de France entre solennellement dans Paris le 30 août 1461.

Joachim Rouhault tient le rang de grand écuyer lors de cette l'entrée.

Philippe III le Bon est remarqué avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes.

Le nouveau roi ne demeure pas longtemps à Paris. Dès le 25 septembre 1461, Louis XI de France s'installe à Tours, ville gagnée à sa cause.

A son arrivée au pouvoir, la France est un ensemble de fiefs qui doivent hommage au Roi.

Louis XI veut abattre les fiefs de Bretagne et de Bourgogne qui représentent des dangers pour l'unité française.

François II de Bretagne :

François II de Bretagne rend l'hommage simple - et non lige, au roi de France et Louis XI n'y voit étonnamment rien à redire.

Voulant restaurer le pouvoir royal, Louis prend rapidement ses distances avec le duc de Bourgogne.

Favori de Charles VII de France, Jean II de Bourbon doit subir la haine de Louis XI après l'avènement de ce dernier. Louis XI lui retire le gouvernement de la Guyenne.

Louis XI congédie les conseillers de son père comme Thomas Basin, et s'entoure de ses fidèles comme son conseiller Philippe de Commynes

Jean V de Bueil perd son titre d'amiral au profit de Jean de Montauban, et est forcé de se retirer de la Cour royale.

Pierre de Brézé prépare une expédition en faveur de Marguerite d'Anjou épouse de Henri VI Plantagenêt quand l'avènement de Louis XI le fait tomber en disgrâce

Pierre de Brézé est emprisonné pendant un moment.

Louis XI commence à tenir rigueur à Gaston IV de Foix-Béarn de sa fidélité à Charles VII de France mais renonce à son animosité, espérant utiliser Gaston pour retirer des avantages de la guerre civile ravageant le royaume d'Aragon.



Charles IV d'Anjou Gouverneur du Languedoc

Charles IV d'Anjou commence par épauler son cousin Louis XI et parait s'attacher à lui.

Louis XI le charge de régler ses différends avec François II de Bretagne; mais sa négociation n'aboutit qu'à envenimer la haine des deux partis.

Charles IV d'Anjou restera Gouverneur du Languedoc pour Louis XI jusqu'en 1466.



Mariage de Gaston V de Foix avec Madeleine de France

Gaston V de Foix Vicomte de Castelbon, Prince de Viane

Gaston V de Foix épouse le 7 mars 1462 Madeleine de France, fille de Charles VII de France. Leurs enfants sont :

Gaston V de Foix devient Vicomte de Castelbon, Prince de Viane en 1462.



Mariage d'Étienne III le Grand avec Eudoxie Olelkovitch de Kiev

Étienne III le Grand est veuf de Marusca.

Étienne III le Grand épouse le 5 juin 1463 Eudoxie Olelkovitch de Kiev (morte 4 septembre 1467), fille d'Alexandre (Olelko) Vladimirovitch, Prince de Kiev. Leurs enfants sont :

En 1463, François Ier Sforza signe un traité avec Louis XI de France qui lui cède la ville de Gênes.



Mariage de Frédéric Ier Gonzague avec Marguerite de Bavière

Frédéric Ier Gonzague épouse le 19 mai 1463 Marguerite de Bavière, fille d'Albert III de Bavière-Munich, et d'Anna de Brunswick-Grubenhaben ou Anne de Brunswick-Grubenhagen. Leurs enfants sont :



Cession de Gênes au duché de Milan

En 1463, François Ier Sforza signe un traité avec Louis XI de France qui lui cède la ville de Gênes.

François Ier Sforza est alors considéré comme l'homme le plus puissant d'Italie.

En politique intérieure, il a mis en place un gouvernement très centralisé à Milan et c'est lui qui fait entrer sa ville de plain-pied dans la Renaissance.

Les enfants sont éduqués par des humanistes célèbres.

L'écrivain et poète Antonio Cornazzano écrit, en 1454 :



Mort de Jean IV Paléologue

Guillaume VIII Paléologue Marquis de Montferrat

Jean IV Paléologue meurt en 1464.

Guillaume VIII Paléologue, son frère, devient Marquis de Montferrat.

La politique ouvertement anti-savoyarde pratiquée durant le règne de Jean IV Paléologue finit par porter ses fruits.

Frédéric III de Habsbourg confirme la récupération par Guillaume VIII Paléologue de tous les territoires pris par Amédée VIII de Savoie lors du traité de Turin en 1435.

Son pouvoir retrouvé, Guillaume VIII Paléologue se met au service de François Ier Sforza.



Naissance de François de Laval-Montafilant

François de Laval-Montafilant naît à Châteaubriant en 1462 ou en octobre 1464, fils de Guy XIV de Laval et de Françoise de Dinan.



Jean de Moulins de Rochefort Maire de Poitiers

Mariage de Jean de Moulins de Rochefort avec Louise Jamin

Jean de Moulins de Rochefort est notaire et secrétaire de Louis XI.

En mai 1464, par ordre de Louis XI, Jean de Moulins de Rochefort remplace, Étienne Jamin, son beau-père, au poste d'échevin de Poitiers.

Jean de Moulins de Rochefort est élu Maire de Poitiers en juin 1464.

Louis XI marie sa filleule. Jean de Moulins de Rochefort épouse le 12 juin 1464 Louise Jamin. Leurs enfants sont :

Louis XI leur fait don de son Hôtel particulier, l'hôtel de Rochefort situé dans la paroisse de Saint-Savin à Poitiers.



Mariage de Jacques II de Tournon avec Jeanne de Polignac

Jacques II de Tournon épouse le 21 janvier 1465 Jeanne de Polignac (née vers 1445), Dame de Vervent, fille de Guillaume Armand Ier de Polignac (1420-1473) et d'Amedea di Saluzzo (née en 1430). Leurs enfants sont :


Bataille de Montlhéry

Bataille de Montlhéry

Mort de Jean Fourquet

Mort de Pierre de Brézé Comte de Maulévrier

Le 10 mars 1465, Charles de France frère de Louis XI prend la tête de la Ligue du Bien public.

Odet d'Aydie le Vieux est le confident de Charles de France. Il est de tous les complots contre le Roi.

Jean de Dunois participe à la Ligue du Bien public.

Jean V de Bueil rejoint la Ligue du Bien public.

Jean III de Bourbon prend part à la ligue du Bien public aux côtés de Jean II de Bourbon, son neveu.

François II de Bretagne n'apporte qu'une adhésion tardive et insuffisante.

Jean de Bourgogne est un partisan et un soutien de Louis XI contre la Ligue du Bien public.

Pierre de Laval choisit la fidélité à Louis XI.

Jean II de Bourbon-Vendôme se rallie à Louis XI et combat pour lui à la bataille de Montlhéry.

Louis Ier de Luxembourg entre dans la Ligue du Bien public et commande l'avant garde de Charles le Téméraire.

Louis XI nomme Charles d'Artois lieutenant général pour l'Île-de-France, la Brie, le bailliage de Senlis et le duché de Normandie, ainsi que gouverneur de Paris.

Pour se défendre, Louis XI de France fait appel à François Ier Sforza et aux Liégeois.

Louis XI se met personnellement à la tête d'une grande offensive. Après la chute de Moulins, les Bourbons se soumettent.

Louis XI fait volte-face vers Paris, menacée par les Bretons et les Bourguignons.

Les armées se rencontrent à Montlhéry le 16 juillet 1465.

La bataille est pleine de confusion et de sang et sans réel vainqueur, mais le siège de Paris est brisé.

La désobéissance de Louis Ier de Luxembourg provoque la bataille de Montlhéry, et sa fuite manque d'entraîner une déroute bourguignonne.

Jean Fourquet, officier supérieur des gardes du palais de Louis XI, meurt lors de la bataille. Jeanne Hachette, sa fille, est adoptée par une dame Laisné, qui l'élève jusqu'à ses 18 ans.

Pierre de Brézé et Geoffroy de Saint-Belin meurt lors de cette bataille.


Louis Ier de Luxembourg par Charles de Steuben (1788-1856)

Traité de Conflans

Traité de Saint-Maur-des-Fossés

Charles de France Duc de Normandie

Louis Ier de Luxembourg Connétable de France

Jean de Dunois négocie le traité de Conflans, et, rentré en grâce, préside le conseil de réformation pour le bien public.

Le 5 octobre 1465, Charles le Téméraire contraint le Roi à signer les traités de Conflans (Conflans-l'Archevêque aujourd'hui section de la commune de Charenton-le-Pont) et de Saint-Maur-des-Fossés.

Ces traités mettent fin à la ligue du Bien public.

Louis XI rend à la Bourgogne la Picardie et les villes de la Somme : Boulogne Péronne, Montdidier et Roye.

En échange du Duché de Berry, Louis XI cède le duché de Normandie en apanage à son frère Charles de France.

Il est le dernier Duc effectif de Normandie.

François II de Bretagne obtient par le traité de Saint-Maur la renonciation de Louis XI à sa suzeraineté prétendue sur les évêchés bretons.

Louis XI n'honorera jamais ces accords. Il garde une rancune vis-à-vis des rebelles, et en fera exécuter plusieurs.

Antoine de Chabannes est nommé Grand Maître d'Hôtel de France et recouvre ses biens. La paix est signée entre Antoine de Chabannes et Louis XI : l'un se met à servir avec zèle son ancien ennemi, et l'autre récompense le féal à l'aune des services rendus.

Louis Ier de Luxembourg, Comte de Saint-Pol, est fait Connétable de France par Louis XI.


Palais des Ducs de Bretagne Palais des Ducs de Bretagne

Réunion de la Bretagne à la France

Nantes Capitale de la Bretagne

En 1466, Charles de France est aux prises avec les Bretons qui refusent de le laisser maître en sa province.

Dès mars 1466, les armées royales reprennent à Charles de France le duché de Normandie qui revient à la couronne.Charles de France fuit en Bretagne, après s'être réconcilié avec François II de Bretagne.

François II de Bretagne préfère la grande ville commerçante de Nantes, sur la Loire où il a été élevé. En 1466, il y fait construire le palais des Ducs de Bretagne. Où s'installe une cour fastueuse avec 5 ministres et 17 chambellans.



Mariage de François Ier d'Orléans-Longueville avec Agnès de Savoie

François Ier d'Orléans-Longueville épouse à Montargis dans le Loiret le 2 juillet 1466 Agnès de Savoie. Leurs enfants sont :



Mariage de Pierre II de Luxembourg avec Marguerite de Savoie

Pierre II de Luxembourg épouse en 1466 Marguerite de Savoie. Leur enfant est :



Mort de François Ier Sforza Duc de Milan

Galéas Marie Sforza Duc de Milan

François Ier Sforza meurt à Milan le 8 mars 1466.

Galéas Marie Sforza, son fils, est couronné Duc de Milan.



Naissance de François II Gonzague

François II Gonzague, en italien Francesco II Gonzaga ou François II de Mantoue naît à Mantoue le 10 août 1466, fils de Frédéric Ier Gonzague et de Marguerite de Bavière.



Naissance de François de France

Mort de François de France

François de France naît le 4 décembre 1466, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, mais meurt 4 heures plus tard.



Naissance de François Phébus

François Phébus ou Febus (en espagnol : Francisco Febo) naît en 1466 ou 1467, fils de Gaston V de Foix et de Madeleine de France.



Campagne de conquête de la Normandie et du Poitou

Traité d'Ancenis

Jean II de Bourbon Gouverneur du Languedoc.

En 1468, François II de Bretagne et Charles de France, frère de Louis XI, entrent en campagne militaire pour la conquête de la Normandie et du Poitou. Leurs succès initiaux tournent à l'échec.

Louis XI envoie Nicolas d'Anjou combattre François II de Bretagne. Nicolas d'Anjou prend notamment Chantocé et Ancenis en 1468.

Louis XI pardonne Jean II de Bourbon et le charge de reprendre la Normandie à Charles de France.

Le 10 septembre 1468, Charles de France signe le traité d'Ancenis avec Louis XI, son frère, et François II de Bretagne par lequel on revient à la situation antérieure.

Ces deux vassaux promettent de ne plus s'associer à Charles le Téméraire et il est convenu que l'on trouvera un apanage pour Charles de France.

En récompense, Jean II de Bourbon devient Gouverneur du Languedoc.



Mariage d'Alphonse II de Naples avec Ippolita Maria Sforza

Alphonse II de Naples épouse Ippolita Maria Sforza (1446-1488), fille de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti. Leurs enfants sont :


Fresque du Mont Sacré de Crea représentant les deux filles de Guillaume VIII Paléologue

Mariage de Guillaume VIII Paléologue avec Elisabethe Marie Sforza

Guillaume VIII Paléologue est veuf de Marie de Foix.

Guillaume VIII Paléologue épouse à Milan le 18 juillet 1469, Elisabetta ou Elisabethe Marie Sforza (1456-1473), fille de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti. Leur enfant est :



Mariage de Roger de Gramont avec Léonore de Béarn

Roger de Gramont est le fils de Gracien de Gramont (vers 1385-1469), Seigneur de Haux, et de Catherine de Castetpugon, Dame de Montory.

Léonore ou Éléonore de Béarn est la fille de Bernard bâtard de Béarn, Seigneur de Gerderest, et d'Isabeau de Gramont (morte en 1484).

Roger de Gramont épouse en 1469 Léonore ou Éléonore de Béarn. Leurs enfants sont :



Travaux au Château de Châteaudun

François Ier d'Orléans-Longueville fait construire les étages de soubassement de l'aile nord ou aile Longueville du Château de Châteaudun de 1469 à 1491.



Mort de Marguerite de Bretagne

Marguerite de Bretagne, épouse de François II de Bretagne, meurt le 25 septembre 1469.



Mariage d'Antoine de Villiers de L'Isle-Adam avec Marguerite de Montmorency

Antoine de Villiers de L'Isle-Adam est le fils de Jacques de Villiers et de Jeanne de Clermont

Antoine de Villiers de L'Isle-Adam épouse le 12 février 1470 Marguerite de Montmorency (morte en 1473) fille de Charles de Montmorency (mort en 1461) et de Jeanne Rataut (morte en 1491). Leur enfant est :



Mariage de Charles Ier d'Amboise avec Catherine de Chauvigny

Charles Ier d'Amboise épouse en 1464 ou en 1470 Catherine de Chauvigny. Leurs enfants sont :



Naissance de François de Bourbon-Vendôme

François de Bourbon-Vendôme naît en 1470, fils de Jean II de Bourbon-Vendôme et d'Isabelle de Beauvau.



Naissance de François II d'Orléans-Longueville

François II d'Orléans-Longueville ou de Dunois naît en 1470, fils de François Ier d'Orléans-Longueville et d'Agnès de Savoie.



Retour Édouard IV d'York en Angleterre

Prise de Londres

Bataille de Barnet

Mort de Richard Neville Comte de Warwick

Mort de de John Neville Marquis de Montagu

Charles le Téméraire offre une assistance militaire à Édouard IV d'York, qui retourne en Angleterre et débarque dans le Yorkshire le 14 mars 1471. Édouard marche sur Londres qu'il prend pendant que Richard Neville reste à Coventry où il a levé des troupes.

Édouard IV d'York se déplace et rencontre Richard Neville le 14 avril 1471 près de la ville de Barnet dans le Hertfordshire à 15 km au nord de Londres.

La bataille de Barnet est décisive dans la guerre des Deux-Roses.

Les deux armées sont de nombre égal mais Richard Neville compte sur le soutien de son gendre George d'York, Duc de Clarence, qui se trouve être le frère d'Édouard IV d'York et veut faire la paix avec ce dernier.

L'armée lancastrienne d'environ 13 000 hommes est commandée par :

Richard Neville est avec les réserves.

L'armée Yorkiste d'environ 10 000 hommes est commandée par :

L'armée lancastrienne est en rang hors de la route à Barnet, avec le flanc gauche sur la voie. Les Yorkistes sont placés de part et d'autre de la route.

Les troupes d'Oxford, aidés par leur position de flanc initiale font un effet de choc au début sur la gauche des yorkistes, mais cela est compensé par les brumes qui rendent difficiles pour les ducs de Somerset et d'Exeter de pousser leur avantage. Les deux armées se retrouvent parallèles à la grande route plutôt que perpendiculaire. Certaines troupes lancastriennes se confondent entre elles comme étant ennemies dans la confusion qui suivit (les symboles de cercle étaient presque identique avec les yorkistes).

Comme la brume se lève et Richard Neville reconnaît sa défaite et il meurt fauché alors qu'il essaie d'atteindre son cheval.

John Neville, son jeune frère, le marquis de Montagu est aussi tué probablement par les troupes du Comte d'Oxford quand le cri de trahison est entendu.

Édouard IV d'York accorde alors la tutelle de François Lovell, encore mineur, à Élisabeth d'York, sa sœur et à John de la Pole, son époux.



Mariage de François II de Bretagne avec Marguerite de Foix

Gaston IV de Foix-Béarn marie sa fille à un ennemi du roi de France.

François II de Bretagne épouse au château de Clisson le 26 ou 27 juin 1471 Marguerite de Foix, fille de Gaston IV de Foix-Béarn, Prince de Navarre, Comte de Foix. Leurs enfants sont :



Mort de Gaston IV de Foix-Béarn

François Phébus Comte de Foix, Vicomte de Béarn et Pair de France

Gaston IV de Foix-Béarn teste à Roncevaux le 9 juillet 1472.

Gaston IV de Foix-Béarn meurt à Roncevalles le 25 juillet 1472.

François Phébus hérite de son grand-père paternel et devient Comte de Foix, Co-prince d'Andorre Vicomte de Béarn et Pair de France en 1472.


Statue de Jeanne Hachette par Gabriel-Vital Dubray - place de la mairie de Beauvais

Invasion de la Picardie

Sa position étant renforcée, Louis XI refuse d'appliquer le Traité du Crotoy poussant Charles le Téméraire à passer à l'action.

En 1472, après avoir rompu la paix de Péronne, Charles le Téméraire, accuse le roi de France Louis XI d'avoir empoisonné son frère Charles de France duc de Guyenne, qui était l'un de ses plus farouches opposants.

Charles le Téméraire prend alors les armes pour se rendre en Normandie y retrouver François II de Bretagne, son allié.

Charles le Téméraire envahit la Picardie, aidé par Jean II d'Alençon.

Charles le Téméraire partant d'Arras, à la tête de 80 000 hommes, franchit la Somme à Bray qu'il ruine, le 11 juin 1472 et entre dans le Santerre.

Le Santerre est une région située au cœur de l'actuelle région Picardie.



Mariage de Louis II de Lévis avec Blanche de Ventadour

Loys ou Louis II de Lévis est le fils de Brémond de Lévis (mort en 1487), Seigneur de La Voulte, et d'Agnès de Châteaumorand (morte en 1476), Dame de Charlus.

Louis II de Lévis, Baron de la Voulte, épouse le 12 juillet 1472 Blanche de Ventadour, fille de Louis Ier de Ventadour et de Catherine Rogier de Beaufort. Leur enfant est :



Tanneguy du Chastel Gouverneur du Roussillon

Tanguy ou Tanneguy du Chastel, fils de Tanguy du Chastel, est d'abord gouverneur du Roussillon en 1472.

Réfugié ensuite en Bretagne, Tanneguy du Chastel devient grand maître d'hôtel de François II de Bretagne.



Naissance de François de France

François de France naît à Amboise le 3 septembre 1472. Il est titré Duc de Berry.



Paix entre Louis XI et François II de Bretagne

Après une série de défaites, François II de Bretagne, Duc de Bretagne, accepte le 18 octobre 1472 une paix avantageuse.



Hommages Pierre de Laval à Louis XI

Serment de Pierre de Laval à François II de Bretagne

Mort de Jean II Jouvenel des Ursins

Pierre de Laval Archevêque de Reims

Pierre de Laval rend hommages à Louis XI comme Duc et pair de France, le 29 mars 1473.

En qualité d'évêque de Saint-Brieuc, Pierre de Laval prête serment à François II de Bretagne le 14 juin 1473.

Pierre de Laval est aussi en faveur auprès de Louis XI.

Louis XI prend Charles II de Bourbon et Pierre de Laval comme conseillers.

Jean II Jouvenel des Ursins meurt le 14 juillet 1473.

Jean II Jouvenel des Ursins latinise le nom de Jouvenel en Juvénal et ajoute le nom d'Ursins (Orsini).

Pierre de Laval est nommé par Sixte IV Archevêque de Reims en 1473.

Sixte IV permet à Pierre de Laval de conserver en commende pendant 3 ans le titre d'évêque de Saint-Brieuc.

Pierre de Laval obtient ensuite une bulle, qui l'autorise à en conserver l'administration pendant toute sa vie.

Mais François II de Bretagne croira ses droits blessés par cette concession et parviendra à faire révoquer cette bulle.

Après sa prise de possession, Pierre de Laval s'arrêtera peu à Reims.

Par prudence par rapport à Louis XI et aux conflits en cours, Pierre de Laval se retire en son abbaye d'Angers

Pierre de Laval laisse :

pour conférer les ordres sacrés en son absence.

Pierre de Laval a des démêlés avec le chapitre dès sa prise de possession


Éléonore de Naples Lamentation - tapisserie, d'après un carton de Cosmé Tura - Madrid - Museo Thyssen-Bornemisza

Mariage d'Hercule Ier d'Este avec Éléonore de Naples

Hercule Ier d'Este épouse le 3 ou le 12 juillet 1473 Éléonore de Naples. Leurs enfants sont :

La Lamentation de Tura, inspirée de Rogier van der Weyden, comprend les portraits :

Le carton de Cosmè Tura est traduit vers 1474-1475 en une tapisserie par Rubinetto di Francia, et entouré d'un cadre serti de pierres.

Hercule Ier d'Este s'en sert comme décoration d'autel.

Une réplique est exécutée par un tapissier du Nord travaillant à la cour de Ferrare, sans doute en guise de cadeau diplomatique.



Mort de François de France

François de France meurt en juillet 1473.



Mariage de Pierre Tristan III de Clermont-Lodève avec Catherine d'Amboise

Pierre Tristan III de Clermont-Lodève épouse en 1474 Catherine d'Amboise. Leurs enfants sont :



Ratification de la paix par François II de Bretagne

En 1474, Pierre de Rohan-Guémené est ambassadeur chargé de faire ratifier la paix par François II de Bretagne, Duc de Bretagne.



Débarquement d'Édouard IV d'York à Calais

Traité de Picquigny

Le 6 juillet 1475, Édouard IV d'York débarque à Calais pour aider Charles le Téméraire contre la France.

La conduite de Louis Ier de Luxembourg est alors équivoque.

Louis XI convainc l'émissaire d'Édouard IV d'York qu'il est temps de mettre fin à ce long conflit commencé en 1337.

Les négociations commencent en août 1475.

Charles II de Bourbon est à l'abbaye de la Victoire près de Senlis pendant la négociation avec Édouard IV d'Angleterre et François II de Bretagne.

Avec Louis XI et Jean II de Bourbon, Charles II de Bourbon arrive à Picquigny le 29 août 1475 pour le traité de Picquigny.

Le traité est signé à Picquigny le 29 août 1475, mettant un terme à la guerre de cent ans.

Louis XI achète le départ Édouard IV d'York qui confirme la renonciation à la couronne de France.

Ce traité met Charles le Téméraire dans une rage folle.

Édouard IV d'York livre à Louis XI la correspondance de Louis Ier de Luxembourg.

Le 16 octobre 1475, Charles II de Bourbon signe ensuite dans l'abbaye une lettre patente royale pour rétablir la paix avec François II de Bretagne.



Traité de Senlis

Au traité de Senlis, le 29 septembre 1475, les prétentions de François II de Bretagne à l'indépendance sont un temps bridées. Il s'engage à :



Mariage de Pierre de Rohan-Guémené avec Françoise de Penhoët

Pierre de Rohan-Guémené épouse en 1476 Françoise de Penhoët, Vicomtesse de Fronsac. Leurs enfants sont :

Pierre de Rohan-Guémené continue de donner à Louis XI tant de preuves de sa fidélité et de son dévouement, que ce prince soupçonneux lui accorde toute sa confiance.



Naissance d'Anne de Bretagne

Anne de Bretagne naît à Nantes le 26 janvier 1477, fille de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix. Dès son plus jeune âge, elle est formée aux affaires de l'état.

Claude de Tournon sera Aumônier d'Anne de Bretagne.



Mariage de François de Caumont avec Claude de Cardaillac

François de Caumont, fils de Brandélis de Caumont et de Marguerite de Châtillon-Blois, épouse le 20 janvier 1477 Claude de Cardaillac. Leur enfant est :

Le château des Milandes est transformé par François de Caumont pour son épouse qui souhaite habiter un lieu moins austère et plus lumineux.

Des fenêtres à meneaux couvertes de vitraux sont percées mais les tourelles, les escaliers à vis et les gargouilles, éléments architecturaux du Moyen Âge, sont conservés.



Mariage de Maximilien Ier de Habsbourg avec Marie de Bourgogne

Maximilien Ier de Habsbourg épouse à Gand le 18 août 1477 Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait entrer les Pays-Bas dans les possessions des Habsbourg. Le statut de prince consort permet, à cette époque, à Maximilien de prendre une part active dans les affaires de l'État. Très rapidement, il cherche à limiter les droits de ses sujets.



Naissance d'Isabelle de Bretagne

Isabeau ou Isabelle de Bretagne naît en 1478, fille de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix.


Fresque de la Chambre des époux du palais ducal de Mantoue - Andrea Mantegna Frédéric Ier de Gonzague

Mort de Louis III de Gonzague

Frédéric Ier Gonzague Marquis de Mantoue

Louis III de Gonzague meurt à Goito le 12 juin 1478, âgé de 64 ans, à la suite d'une épidémie de peste qui décime plus de la moitié de la population mantouane.

Andrea Mantegna célèbre les fastes de la cour de Louis III de Gonzague dans les fresques de la Chambre des Époux (Camera degli Sposi) au Palais ducal. Ces fresques, terminées vraisemblablement en 1474, montrent la famille Gonzague dans leur vie quotidienne.

Frédéric Ier Gonzague, son fils, devient 3e marquis de Mantoue.

Louis III de Gonzague qui, après la mort de ses frères, se retrouve en possession de tout l'héritage de Jean-François Gonzague, son père, le répartit entre 3 de ses fils.


Ferdinand II d'Aragon le Catholique Ferdinand II d'Aragon le Catholique

Mort de Jean II Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile

Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque

Ferdinand II d'Aragon Roi de Sicile et de Sardaigne

Ferdinand II d'Aragon Comte de Barcelone

Mort d'Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

François Phébus Roi de Navarre

Madeleine de France Régente du royaume de France

Jean II d'Aragon meurt le 19 janvier 1479 à Barcelone.

Éléonore Ire de Navarre, Reine titulaire, devient Reine de Navarre à part entière le 19 janvier 1479 pour quelques mois.

En 1479, Ferdinand II d'Aragon, fils Jean II d'Aragon, devient Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile.

Ferdinand II d'Aragon forme alors avec sa femme Isabelle Ire de Castille un exemple unique de double monarchie où chaque souverain garde la pleine autonomie de ses territoires propres, tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.

Éléonore Ire de Navarre ne profite guère de sa nouvelle dignité et meurt à Tudela le 12 février 1479.

François Phébus, âgé de 12 ans, hérite de sa grand-mère maternelle Éléonore Ire le trône de Roi de Navarre en 1479.

En 1479, la régence de Navarre est confiée à Madeleine de France.



Odet d'Aydie le Vieux Gouverneur de Rouen et de Caen

En 1479, Odet d'Aydie le Vieux devient gouverneur de Rouen et de Caen, et joue alors un rôle important à la cour de François II de Bretagne.



Attaque cérébrale de Louis XI

Louis XI subit une première attaque cérébrale en 1479. Sentant la fin s'approcher, Louis XI se retire dans son château de Plessis-lès-Tours.

Louis XI lutte contre la mort par tous les moyens que lui suggère sa dévotion superstitieuse :



Naissance de François Guillaume de Clermont-Lodève

François Guillaume de Clermont-Lodève ou de Castelnau ou de Castelnau-Clermont-Lodève naît à Clermont-Lodève en 1480, fils de Pierre Tristan III de Clermont-Lodève, Baron de Castelnau-Bretenoux et de Clermont-Lodève (ancien nom de Clermont-l'Hérault) et de Catherine d'Amboise,.



Naissance de François Ier de Montholon

François Ier de Montholon naît à Autun vers 1480, fils de Nicolas II de Montholon et de Jeanne Chappet de La Bouillie.



Naissance de Louis Ier d'Orléans-Longueville

Louis Ier de d'Orléans-Longueville naît en 1480, fils de François Ier d'Orléans-Longueville et d'Agnès de Savoie.



Disgrâce de Guillaume Chauvin

Fiançailles d'Édouard d'Angleterre avec Anne de Bretagne

Parmi les conseillers de François II de Bretagne, le chancelier Guillaume Chauvin l'encourage à la prudence et à l'entente avec le roi. Mais à son influence s'oppose celle du trésorier général Pierre Landais, de Vitré, l'un de ces bourgeois enrichis dans le commerce, expérimentés et ambitieux, que l'on voyait alors souvent s'élever dans la faveur des princes. Landais est célébré comme un champion de l'indépendance bretonne. Ce fut certainement un homme de gouvernement, autoritaire et actif. Il réussit à obtenir en 1481 la disgrâce de Chauvin qui périt de misère en prison au bout de 3 ans.

En 1481, François II de Bretagne offre sa fille et héritière Anne de Bretagne en mariage au prince de Galles Édouard V, fils du roi d'Angleterre Édouard IV d'York, mais un fort parti de Bretons s'oppose à une nouvelle mainmise anglaise.



François Ier de Luxembourg-Martigues Vicomte de Martigues

François Ier de Luxembourg-Martigues hérite en 1481 de la vicomté de Martigues (Provence).



Cession de la seigneurie de Retz

Jeanne de Rais, fille unique de René de Rais et d'Anne de Champagne, lègue la seigneurie de Retz par testament, en 1481, à François II de Bretagne.



Mariage de Gilbert de Bourbon-Montpensier avec Claire de Gonzague

Gilbert de Bourbon-Montpensier épouse à Mantoue le 24 février 1482 Claire de Gonzague (1464-1503), fille de Frédéric Ier, Marquis de Mantoue, et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Mariage de François de Laval-Montafilant avec Françoise de Rieux

François de Laval-Montafilant épouse le 31 août 1482 Françoise de Rieux (morte le 15 octobre 1532), Dame de Malestroit. Leurs enfants sont :



Naissance de François Rabelais

François Rabelais naît à la Devinière à Seuilly près de Chinon en 1483 ou en 1494 selon les sources, fils d'Antoine Rabelais, sénéchal et avocat.

Il est connu :



Mariage d'Odet d'Aydie le Jeune avec Anne de Pons

Odet d'Aydie le Jeune épouse en 1483 Anne de Pons, fille de Guy de Pons, Seigneur de Ribérac et de Bergerac, Vicomte de Turenne. Leur enfant est:

Anne de Pons est la petite-fille du tristement célèbre Jacques Ier de Pons.

Odet d'Aydie le Jeune devient par son mariage Seigneur de Ribérac, Vicomte d'Espeluche et de Turenne.



François II Gonzague Condottière au service du Duc de Milan,

En 1483, François II Gonzague entre au service de Jean Galéas II Sforza, Duc de Milan, en tant que capitaine.



Mort de François Phébus Roi de Navarre

Catherine Ire de Navarre Reine de Navarre

Catherine Ire de Navarre Comtesse de Foix

Catherine Ire de Navarre Vicomtesse de Béarn

Madeleine de France Régente du royaume de Navarre

François Phébus est empoisonné, en voulant jouer avec une flute et meurt à Pau en 1483 de manière douloureuse et fulgurante. Il est inhumé dans la cathédrale de Lescar, nécropole des rois de Navarre.

Catherine de Foix, sœur de François Phébus, devient en 1483 Reine de Navarre sous le nom de Catherine Ire de Navarre. Elle devient aussi Comtesse de Foix et Vicomtesse de Béarn.

Jean de Foix, vicomte de Narbonne, l'oncle de Catherine, conteste l'héritage de sa nièce et réclame le trône en invoquant la Loi Salique, qui n'avait jamais été appliquée en Navarre.

En 1483, la régence de Navarre est une nouvelle fois confiée à Madeleine de France jusqu'en 1494.



Mariage de Guillaume Ier de Montmorency avec Anne Thor Pot

Lègue du château de Chantilly par Pierre III d'Orgemont à Guillaume Ier de Montmorency

Guillaume Ier de Montmorency, Baron de Montmorency, épouse le 17 juillet 1484 Anne Thor Pot, Dame de la Rochepot, fille de Guy de Thore Pot et de Marie de Villiers de L'Isle-Adam. Leurs enfants sont :

Le château médiéval de Chantilly est légué en 1484 par Pierre III d'Orgemont, sans enfant, à son neveu Guillaume Ier de Montmorency.



François de Savoie Évêque de Genève

François de Savoie devient Évêque de Genève en 1484.


François II de Gonzague Musée du château d'Ambras à Innsbruck

Mort de Frédéric Ier Gonzague

François II Gonzague Marquis de Mantoue

Frédéric Ier Gonzague meurt le 14 juillet 1484 à Mantoue, âgé de 43 ans.

Son gouvernement ne dure que 6 années et il laisse le souvenir d'un honnête homme, généreux, à la fois amateur de livres et d'objets anciens mais également attaché à l'essor économique de sa ville et de son marquisat.

Ce sont surtout les lettres qui attirent Frédéric Ier Gonzague, goût qu'il conserve de l'enseignement qui lui a été prodigué par Vittorino de Feltro.

François II Gonzague devient quatrième Marquis de Mantoue.



Majorité de Charles VIII de France

Sacre de Charles VIII de France

Anne de France garde une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du Roi, proclamée en 1484.

Dès avril 1484, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, part en Bretagne pour s'allier à François II de Bretagne.

Louis II d'Orléans envoie une demande d'annulation de son mariage au pape, afin de pouvoir épouser Anne de Bretagne.

Informés, Anne de France et Pierre II de Bourbon font venir Louis II d'Orléans au sacre du roi.

Louis II d'Orléans, de retour 4 jours avant le sacre, arme Charles VIII de France, chevalier.

Le 30 mai 1484, à Reims, Charles VIII de France est sacré Roi de France par Pierre de Laval, revenu en cour.

Pierre de Rohan-Guémené assiste à ce sacre.

Pierre de Laval a des démêlés avec le chapitre de Reims pour le droit des offrandes.



Méfiance de François II de Bretagne pour les seigneurs bretons

Premier complot contre Pierre Landais

Traité de Montargis

La méfiance de François II de Bretagne pour le vicomte de Rohan, son manque d'affinité pour les seigneurs bretons avec lesquels il n'a pas vécu sa jeunesse, lui fait préférer le conseil :

Les rancœurs nées de cette éviction sont pour beaucoup :

Pierre Landais se fait haïr de l'aristocratie bretonne, jaloux de sa puissance et de sa fortune. En 1484, Pierre Landais échappe à un premier complot.

Les conjurés bretons, parmi lesquels se trouve le prince d'Orange, se réfugient auprès d'Anne de France, Régente de France, et signent avec elle le traité de Montargis du 22 au 28 octobre 1484.

Le traité de Montargis stipule que si François II de Bretagne décède sans héritier mâle, Charles VIII de France devient son successeur comme Duc de Bretagne sous la condition que le duché subsistera comme possession particulière de l'un des fils que le roi pourrait avoir.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, signe le 23 novembre 1484 un traité avec François II de Bretagne, qui prévoit son mariage avec Anne de Bretagne.



Cession du château d'Ussé

Surendetté, Antoine de Bueil vend Ussé à Jacques d'Espinay en 1485.

D'origine bretonne, Jacques d'Espinay est le fils du chambellan de François II de Bretagne.

Jacques d'Espinay devient lui-même chambellan des rois Charles VIII et Louis XII, puis accède à la fonction de grand-maître de l'hôtel de la reine.

Jacques d'Espinay poursuit les travaux du château d'Ussé.



La Guerre folle

Révolte contre Charles VIII

Traité de Bourges

La Guerre folle, de 1485 à 1488, oppose une coalition de princes apanagistes et féodaux à Anne de France. Du côté des princes, on trouve :

Cette révolte, à l'origine de la fin de l'indépendance de la Bretagne, est soutenue par les ennemis étrangers l'Angleterre, l'Espagne et l'Autriche.

L'expression guerre folle est due à Paul Émile, dans son Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France, parue en 1581.

Le 17 janvier 1485, Louis II d'Orléans tente de soulever Paris, mais il échoue.

Simultanément, la noblesse bretonne se soulève, ramenée à l'ordre par les troupes royales.

Louis II d'Orléans parvient à s'enfuir le 3 février à Alençon, et fait amende honorable le 12 mars 1485. Des troupes royales placées autour d'Évreux l'empêchent de rejoindre la Bretagne, et il s'enferme à Orléans.

Le 9 août 1485 une trêve est négociée entre François II de Bretagne et Charles VIII de France.

Le 30 août 1485, Louis II d'Orléans lance un manifeste contre la régence. L'armée royale marche sur Orléans, et Louis II d'Orléans s'échappe à Beaugency, d'où il est délogé par le jeune La Trémoïlle en septembre.

Le 22 septembre 1485, Charles VIII de France entre dans Beaugency et Louis II d'Orléans se soumet au roi.

La trêve est signée pour un an à la paix de Bourges, le 2 novembre 1485.

René II d'Anjou prend part à la première phase de la guerre folle, mais se retire prudemment de la coalition des princes dès la paix de Bourges.



Mariage de Thomas Bohier avec Katherine Briçonnet

Thomas Bohier épouse Catherine ou Katherine Briçonnet, fille d'un surintendant des finances, le cardinal Guillaume Briçonnet, Archevêque de Rheims, et de Raoulette de Beaune. Leurs enfants sont :



Mort de Pierre Landais

François II de Bretagne entre dans une nouvelle ligue contre la régente. La guerre n'éclate pas tout de suite. Pierre Landais est victime d'un nouveau complot. Les chefs de l'armée, qu'il avait réunie contre Orange et ses complices se joignent à ceux-ci. Landais est saisi, jugé et pendu sans que le duc ne fasse rien pour le sauver en 1485.

François II de Bretagne remplace Pierre Landais par un triumvirat formé du prince d'Orange, de Jean IV de Rieux et de Jean de Lescun, tous signataires à Montargis. Arrivés au pouvoir, ils reviennent sur Montargis et suivent la même politique d'indépendance que celle de Landais.



Création du Parlement de Bretagne à Vannes

François II de Bretagne transforme en 1485 la "Cour des interlocutoires" et les sessions saisonnières de justice des États en un Parlement sédentarisé à Vannes. Cette cour de justice étant souveraine, aucun appel au Parlement de Paris ne sera plus possible.



Répudiation de Jeanne d'Harcourt par René II d'Anjou

Mariage de René II d'Anjou avec Philippine de Gueldre

En 1485, il devient évident que Jeanne d'Harcourt ne peut avoir d'enfants. René II d'Anjou la répudie.

René II d'Anjou épouse à Orléans le 1er septembre 1485 Philippine de Gueldre. Leurs enfants sont :



François II Gonzague Condottière au service du Duc de Milan

François II Gonzague renouvelle son engagement au service de Jean Galéas II Sforza en 1485.



François II Gonzague Condottière au service du Duc de Milan,

François II Gonzague renouvelle son engagement au service de Jean Galéas II Sforza en 1486.



Projet d'édification d'une tour au Blavet

En 1486, le Blavet est un port de commerce.

Pour protéger le site, François II de Bretagne, a pour projet d'édifier une tour à la pointe de la presqu'île mais il semble que cette construction ne verra jamais le jour.



Naissance de Jean de Laval-Châteaubriant

Jean de Laval-Châteaubriant naît en janvier 1486, fils de François de Laval-Montafilant et de Françoise de Rieux.



Droits d'Anne de Bretagne à la Succession reconnus

François II de Bretagne négocie alors avec la régente. Mais en même temps François II de Bretagne fait reconnaître par les États de Bretagne, réunis à Vannes le 8 février 1486, les droits de ses deux filles, Anne de Bretagne et Isabelle de Bretagne, et de leurs futurs époux, à sa succession.

À partir de 1486, François II de Bretagne négocie le mariage de l'aînée, Anne de Bretagne, avec Maximilien Ier de Habsbourg.



Mort de Marguerite de Foix

Marguerite de Foix, épouse de François II de Bretagne, meurt le 15 mai 1486.



Guerre de Bretagne

Anne de France souhaite faire arrêter Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Mais François II de Bretagne reçoit à sa cour les grands seigneurs révoltés, parmi lesquels François Ier d'Orléans-Longueville et Louis II d'Orléans.

François II de Bretagne est allié du nouveau Roi d'Angleterre, Henri VII Tudor qui souhaite reprendre la guerre avec les français.

La seconde phase de la guerre folle, de juin 1486 à novembre 1488, est parfois appelée Guerre de Bretagne.

Dès la fin de la trêve d'un an, les rebelles reprennent leur révolte.



Mort de Guy XIV de Laval

Guy XV de Laval Comte de Laval

Guy XIV de Laval meurt à Châteaubriant en Loire-Atlantique le 2 septembre 1486.

Il est inhumé en la collégiale Saint-Tugal à Laval par le cardinal Philippe de Luxembourg, Évêque du Mans, assisté d'un grand nombre de prélats, d'abbés, de chevaliers et d'écuyers.

François de Laval devient Comte de Laval sous le nom de Guy XV de Laval.



Prise du château de Parthenay

En novembre 1486, François Ier d'Orléans-Longueville s'empare du château de Parthenay.



Mariage de François Ier de Luxembourg-Martigues avec Louise de Savoie

François Ier de Luxembourg-Martigues épouse en 1487 Louise de Savoie (1467-1530), Dame d'Évian. Leurs enfants sont :

François Ier de Luxembourg-Martigues possèdent des seigneuries dans le duché de Savoie (Genevois, Pays de Vaud et Chablais).

Louise de Savoie obtient en douaire les revenus du péage de Nyon et les seigneuries de Belmont (Yverdon) et Ternier (près de Genève).



Fuite de Louis II d'Orléans en Bretagne

Remplacement en Guyenne de Jean de de Lescun par Pierre II de Bourbon

Prise de Parthenay

Le 11 janvier 1487, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, s'échappe du château de Blois, et poursuivi par les archers royaux, se réfugie de nouveau en Bretagne.

Anne de Beaujeu et Charles VIII de France mènent une campagne dans le Sud-ouest.

L'armée royale part de Tours début février 1487.

Elle est le 7 mars 1487 à Bordeaux.

Jean de Lescun, gouverneur de Guyenne, est démis et remplacé par Pierre II de Bourbon.

L'armée royale repart de Bordeaux le 15 mars 1487.

Elle prendre Parthenay le 30 mars 1487.

Les zones de Sainte à Bordeaux et de Bayonne à Parthenay sont ainsi soumises.

L'armée royale remonte ensuite vers la Bretagne.

François Ier d'Orléans-Longueville parvient à rejoindre Louis II d'Orléans à Nantes.



Mobilisation générale en Bretagne

Siège de Nantes

Le premier avril 1487, la mobilisation des nobles et milices urbaines est demandée par François II de Bretagne. De nombreux nobles bretons ont des intérêts importants côté français. La demande de mobilisation générale est un échec, son appel est non seulement peu entendu, mais les nobles ayant fait le déplacement se débandent au premier engagement.

A leur décharge, rappelons que cet ost féodal épaulé de quelques troupes mercenaires s'oppose à la plus puissante armée de l'Europe d'alors, qui dispose d'une artillerie à boulets de fer, une nouveauté particulièrement efficace.

L'armée royale avance en Bretagne : elle est accueillie favorablement à Châteaubriant, Vitré, Ancenis et Clisson. L'armée royale met le siège devant Nantes, mais des Bretons de Cornouaille aidés de mercenaires étrangers, brisent l'encerclement. Dans le même temps, les corsaires normands font le blocus des côtes bretonnes.

Pendant la Guerre folle, Gilbert de Bourbon-Montpensier reste fidèle à la régente Anne de France et combat François II de Bretagne en 1487.



Mariage de François de Bourbon-Vendôme avec Marie de Luxembourg

Marie de Luxembourg est veuve de Jacques de Savoie.

François de Bourbon-Vendôme, Comte de Vendôme, épouse le 8 septembre 1487 Marie de Luxembourg, Comtesse de Saint-Pol ou Saint-Paul. Leurs enfants sont :

Marie de Luxembourg apporte en dot à la maison de Bourbon :



Mort de Marguerite d'Harcourt

Mariage de René d'Alençon avec Marguerite de Lorraine-Vaudémont

Marguerite d'Harcourt meurt en 1488.

René d'Alençon épouse à Toul le 14 mai 1488 Marguerite de Lorraine-Vaudémont, fille de Ferry II de Vaudémont et de Yolande d'Anjou. Leurs enfants sont :

René d'Alençon est un homme violent qu'elle finira par fuir et se réfugiera à Argentan, ville de Normandie dont elle sera la bienfaitrice.

René d'Alençon a plusieurs enfants illégitimes :



Mariage de Charles d'Orléans avec Louise de Savoie

Charles d'Orléans, Duc d'Angoulême, épouse en le 16 février 1488 ou en 1490 Louise de Savoie (1476-1531). Leurs enfants sont :

Louise de Savoie est une femme intelligente, cultivée et volontaire.

Charles d'Orléans, plutôt bon vivant, est épris des textes de Boccace et se révèle un mari bien volage.


Tombeau de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix - début du XVI siècle - par Michel Colombe et Jean Perréal

Louis II d'Orléans et François II de Bretagne rebelles au Parlement de Paris

Prise de Vannes, Auray et Ploërmel

Confiscation des biens de Louis II d'Orléans

Prise de Fougères et de Dinan

Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

Jean de Châlon et Louis II d'Orléans Prisonniers

Traité du Verger

Fin de l'indépendance bretonne

Mort de François II de Bretagne Duc de Bretagne

Le 20 janvier 1488, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, et François II de Bretagne sont déclarés rebelles au Parlement de Paris. Eux et leurs complices ne sont plus considérés comme des vassaux rebelles, mais comme des sujets coupables de lèse-majesté.

Louis Malet de Graville est pendant la campagne de Bretagne, un véritable et habile ministre de la guerre.

Au printemps, Louis II d'Orléans reprend Vannes, Auray et Ploërmel pour François II de Bretagne. Le vicomte de Rohan est forcé de capituler.

Le 24 avril 1488 suivant, un arrêt de confiscation est rendu contre tous les biens de Louis II d'Orléans.

Alain d'Albret obtient un subside de la cour d'Espagne, et rejoint la Bretagne avec 5 000 hommes. Maximilien Ier de Habsbourg envoie lui aussi 1 500 hommes.

Pendant que Louis II de La Trémoïlle, Lieutenant général des armées royales, rassemble ses forces sur les limites du duché.

Jacques II de Chabannes fait partie de l'ost française;

Lord Scales débarque avec des renforts anglais.

Maximilien Ier de Habsbourg est occupé par une rébellion en Flandres, soutenue par le maréchal d'Esquerdes.

Les soutiens François II de Bretagne se disputent la main d'Anne de Bretagne : Louis II d'Orléans, Alain d'Albret et Maximilien Ier de Habsbourg étant tous candidats.

La guerre se poursuit avec notamment la prise de Fougères par les troupes royales le 12 juillet 1488, puis de Dinan.

L'armée française, commandée par Louis II de La Trémoïlle, bat les rebelles, commandés par Jean IV de Rieux, à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, ce qui met fin à la guerre.

Louis Malet de Graville assiste à cette bataille.

François II de Bretagne et Louis II d'Orléans doivent se soumettre. Cette bataille est suivie de la prise de plusieurs places fortes : Ancenis, Châteaubriant, et Saint-Malo.

Jean de Chalon, Prince d'Orange, et Louis II d'Orléans sont faits prisonniers à Saint-Aubin-du-Cormier. Louis II d'Orléans est incarcéré en forteresse pendant 3 années, à Angers, Sablé, au château de Lusignan, à Poitiers, à Mehun-sur-Yèvre et à Bourges, dans des conditions très dures.

François II de Bretagne doit signer avec Charles VIII de France le traité du Verger le 19 août 1488. François II de Bretagne :

Ce traité de paix met fin à l'indépendance bretonne. François II reconnaît devoir l'hommage lige au roi de France et autorise l'appel des cours de justice au parlement de Paris.

Une amnistie est alors accordée à Jean de Lescun, François Ier d'Orléans-Longueville, et la plupart des conjurés.

Cette victoire française sur les bretons marque la fin de la Guerre Folle.

François II de Bretagne meurt à Couëron le 9 septembre 1488.

Son tombeau, initialement dans l'église des Carmes, a été transporté après la Révolution, dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Le règne et la vie de François II de Bretagne montrent les efforts d'un duc persévérant pour assurer l'indépendance de sa principauté.

Ses échecs finaux sont essentiellement dus au renforcement considérable de la puissance du roi de France, diplomatiquement, financièrement et militairement, conséquence de la perte de tous ses alliés.



Naissance de Pierre de Laval

Pierre de Laval naît le 1er février 1489, fils de François de Laval-Montafilant, Seigneur de Châteaubriand, et de Françoise de Rieux (morte en 1532), Dame de Malestroit.



Naissance de François de Tournon

François de Tournon naît à Tournon-sur-Rhône en 1489, fils de Jacques II de Tournon et de Jeanne de Polignac.



Mariage d'Engelbert de Clèves avec Charlotte de Bourbon-Vendôme

Engelbert de Clèves épouse le 23 février ou le 4 mars 1489 Charlotte de Bourbon-Vendôme. Leurs enfants sont :


Anne de Bretagne

Anne de Bretagne Duchesse de Bretagne

Couronnement d'Anne de Bretagne

François II de Bretagne laisse une Bretagne dévastée par la guerre, occupée par l'ennemi, avec pour duchesse une enfant de 12 ans, proie des ambitions des membres de son entourage comme de la régente de France Anne de France. Anne de Bretagne, fille François II de Bretagne devient Duchesse de Bretagne en janvier 1489.

Anne de Bretagne est couronnée à Rennes le 10 février 1489.



Mariage de Jean de Poitiers avec Jeanne de Batarnay

Jean de Poitiers épouse en 1489 Jeanne de Batarnay ou Baternay (morte vers 1505) fille d'Imbert, Seigneur du Bouchage. Leur enfant est :

Elle apporte une dot de 20 000 écus d'or.

Jean de Poitiers a Étienne François, un fils bâtard.



Naissance de Charles IV de Bourbon-Vendôme

Charles IV de Bourbon-Vendôme naît à Vendôme le 2 juin 1489 ou le jeudi 11 juin 1489, fils de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg.



Naissance d'Antoine II de Lorraine

Antoine II de Lorraine, dit le Bon, naît à Bar-le-Duc le 4 juin 1489 fils de René II d'Anjou, Duc de Lorraine et de Bar, et de Philippine de Gueldre.

Il est élevé à la cour de Louis XII de France avec son frère Claude et se lié d'amitié avec son cousin le duc d'Angoulême, futur François Ier de France.



François II Gonzague Condottière au service de la République de Venise.

En 1489, François II Gonzague se met au service de la République de Venise, un état plus important dont il voulait éviter l'influence en s'en rapprochant.


Isabelle d'Este -portrait par le Titien (1534/1536)

Mariage de François II Gonzague avec Isabelle d'Este

François II Gonzague épouse le 12 février 1490 Isabelle d'Este, fille d'Hercule Ier d'Este et d'Éléonore de Naples. Leurs enfants sont :

Isabelle d'Este est une princesse d'une rare beauté, une des grandes figures de la Renaissance italienne.


Robert II de La Marck

Mariage de Robert II de La Marck avec Catherine de Croÿ

Robert II de La Marck épouse en 1490 Catherine de Croÿ, fille de Philippe de Croÿ et de Walpurgis von Mörs. Leurs enfants sont :



Mariage de Robert II de La Marck avec Catherine de Croÿ

Robert II de La Marck épouse en 1490 ou 1491 Catherine de Croÿ, fille de Philippe de Chimay. Leurs enfants sont :



Mariage de René de Brosse avec Jeanne de Commines

René de Brosse (vers 1470-1524), Comte de Penthièvre, épouse Jeanne de Commines de La Clyte (vers 1480-1513). Leurs enfants sont :



Mort de François de Savoie

François de Savoie meurt en 1490.



Naissance de Fernando de Avalos

Ferdinand-François ou Fernando Francesco ou Fernando de Avalos naît en 1490, d'une illustre maison du royaume de Naples, d'origine castillane.



Mariage de Maximilien Ier de Habsbourg avec Anne de Bretagne

Marguerite d'Autriche est alors encore sûre d'être reine de France. Pour la conforter, Charles VIII de France la fait peindre par Bourdichon, peintre officiel de la cour.

Maximilien Ier de Habsbourg est veuf de Marie de Bourgogne.

Maximilien Ier de Habsbourg épouse par procuration en septembre ou le 19 décembre 1490 Anne de Bretagne, fille de François II de Bretagne.



Mort de François de Chauvigny Vicomte de Brosse

François de Chauvigny meurt au château de Brosse à Chaillac dans l'Indre le 15 mars 1491.



Naissance de François Ier de Bourbon-Saint-Pol

François Ier de Bourbon-Saint-Pol naît né à Ham dans la Somme le 6 octobre 1491, fils de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg.



Mort de François Ier d'Orléans-Longueville

François Ier d'Orléans-Longueville est Comte de Dunois, de Tancarville, de Longueville et de Montgomery, Baron de Varenguebec, Vicomte de Melun, Grand chambellan de France, Gouverneur de Normandie et du Dauphiné, Connétable et Chambellan de Normandie.

François Ier d'Orléans-Longueville meurt à Châteaudun le 25 novembre 1491.


Huile sur bois d'Ambrogio de Predis – 1490 - Peut-être Béatrice d'Este

Mariage de Ludovic le More avec Béatrice d'Este

Ludovic le More épouse le 18 septembre 1491 Béatrice d'Este. Leurs enfants sont :


Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Charles VIII de France fait enlever Anne de Bretagne.

Sans attendre l'annulation de leurs engagements précédents, Charles VIII de France épouse en catimini au château de Langeais à l'aube du 6 décembre 1491 Anne de Bretagne. Leurs enfants sont :

Afin de régler la succession de Bretagne, si l'union des époux demeurait stérile, on opte pour la formule de l'abandon mutuel au profit du dernier survivant :

Si le roi meurt avant sa femme, celle-ci redevient automatiquement duchesse de Bretagne mais doit s'engager :

Quelles que soient les circonstances, la Bretagne se trouve donc condamnée au rattachement à la France.

Louis II de La Trémoïlle n'est pas invité…



Naissance d'Anne de Montmorency

Anne de Montmorency naît à Chantilly le 15 mars 1492, fils de Guillaume Ier de Montmorency et d'Anne Thor pot

Anne de Montmorency est le filleul de la reine Anne de Bretagne, qui lui donne son prénom.

Anne de Montmorency est élevé au château d'Amboise avec François Ier de France. C'est pourquoi il en sera très proche.



Naissance de François II de Luxembourg-Martigues

François II de Luxembourg-Martigues naît vers 1492, fils de François Ier de Luxembourg-Martigues et de Louise de Savoie.



Construction du clocher du Château de Châteaudun

Le clocher du Château de Châteaudun est érigé en 1493.

Les étages de l'aile Longueville du Château de Châteaudun sont achevés par François II d'Orléans-Longueville et ses descendants durant le premier quart du XVIe siècle.



Naissance de Louis de Bourbon-Vendôme

Louis de Bourbon-Vendôme naît en 1493, fils de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg.



Charles VIII de France et Anne de Bretagne au Château de Courcelles-le-Roy

Naissance de François de France

Construit sur les bases du château féodal (douves), est de style Renaissance française (cour d'honneur) construit sous le règne d'Henri IV et le début du règne de Louis XII.

Charles VIII de France réside au Château de Courcelles-le-Roy en 1493. Il y reçoit les ambassadeurs florentins.

François de France naît avant terme au Château de Courcelles-le-Roy en août 1493, fils de Charles VIII de France et d'Anne de Bretagne.

Il ne survit pas. Il est inhumé en l'église Notre-Dame de Cléry.



Mariage de François de Gramont avec Catherine d'Andouins

François de Gramont épouse le 31 mars 1494 Catherine d'Andouins. Leurs enfants sont :


Première guerre d'Italie L'Italie en 1494

Première guerre d'Italie

Conquête de la Savoie, du marquisat de Saluces et du Montferrat

Bataille de Rapallo

Bataille de Valenza

Bataille de Tortona

Bataille d'Alessandria

Prise de Mordano

Prise de Fivizzano

La première guerre d'Italie dure de 1494 à 1497.

Pour justifier son entrée dans la péninsule italienne, Charles VIII de France prétexte le soutien à Ludovic le More, Duc de Milan, pour mener une nouvelle croisade contre l'Empire ottoman afin de délivrer Jérusalem.

Même les contemporains ne croient pas à ce prétexte.

Charles VIII de France est à la tête d'une armée composée :

François II, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Gilbert de Bourbon-Montpensier, Jacques II de Chabannes, Guillaume Ier de Montmorency, Anne de Montmorency, Louis Malet de Graville, Jean de Ganay et Pierre de Rohan-Guémené participent à cette expédition.

Louis II de La Trémoïlle accompagne Charles VIII de France en tant que chambellan.

Charles VIII de France part le 25 janvier 1494.

Charles VIII de France arrive à Lyon le 6 mars 1494.

Charles VIII de France franchit le col de Montgenèvre le 2 septembre 1494 et arrive dans le Piémont.

L'expédition est d'abord une longue série de victoires, car le Roi de France apparaît en libérateur des villes italiennes, souvent soumises à de véritables tyrannies.

Parallèlement, le 6 septembre 1494, les troupes franco-milanaises commandées par Louis d'Orléans, futur Louis XII, appuyées par la marine française, mettent en déroute à Rapallo, près de Gênes, Alphonse II de Naples et une armée de 5 000 Aragonais, fraîchement débarqués dans le port de Gênes.

Charles VIII de France doit traverser les états de Charles II de Savoie pour mener sa campagne d'Italie.

Les Français avancent rapidement et atteignent la ville d'Asti le 9 septembre 1494. Il conquiert facilement la Savoie et le marquisat de Saluces et du Montferrat.

Jacques II de Chabannes combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alessandria.

Le 21 septembre 1494, Louis II d'Orléans tombe malade, atteint de paludisme

En octobre 1494, Jacques II de Chabannes est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France.

Charles VIII de France qui est malade de la petite vérole, ne peut pénétrer dans Gênes avant le 6 octobre 1494.

L'armée française continue alors en direction de Naples. Le 20 octobre 1494, les Français prennent Mordano, en Romagne, et y massacrent civils et soldats

Le 26 octobre 1494, le bourg de Fivizzano subit le même sort.



Naissance de François Ier de France

François d'Angoulême naît à Cognac en Charente dans le château familial le 12 septembre 1494, fils de Charles d'Orléans, Comte d'Angoulême, chef des Valois Angoulême et de Louise de Savoie.

Il est prénommé François car un François de La Rochefoucauld est son parrain.

François n'est pas destiné à sa naissance à devenir Roi. Il est alors le plus proche cousin masculin de Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Il faudrait une succession de décès improbable pour qu'il accède au trône.

La piété, des études solides, des jeux, des rires, un amour familial sont les composantes de la jeunesse de Marguerite d'Angoulême et de François Ier de France.

Leur éducation est confiée à :

Louise de Savoie a pour devise Libris et liberis: son penchant pour les livres rejaillira chez Marguerite d'Angoulême.



Naissance de Claude d'Annebault

Claude d'Annebault naît vers 1495, fils de Jean VI d'Annebault et de Catherine de Jeucourt.

Jean VI d'Annebault est capitaine des toiles de chasse de François Ier de France.



Naissance de Louise de Bourbon

Louise de Bourbon naît en 1495, fille de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg.



Constitution de la Ligue de Venise

Guerre contre la Ligue de Venise

Prise de Novare

Les souverains européens, quoique payés pour leur neutralité, veulent enfermer le Roi dans ses nouvelles conquêtes, laissant ainsi la France vulnérable.

À partir de fin mars 1495, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, une coalition, la Ligue de Venise, se forme contre la France, comprenant :

François II Gonzague est nommé gouverneur général des armées vénitiennes et prend la tête des armées de la coalition.

La Ligue de Venise rend aux Français le séjour en Italie impossible.

Ludovic le More attaque Louis II d'Orléans, futur Louis XII, sur le comté d'Asti le 6 avril 1495.

Charles VIII de France fête son titre le 12 mai 1495.

Prévenu par Philippe de Commynes, Charles VIII de France prend le chemin du retour prématurément avec seulement 9 000 hommes, le 20 mai 1495.

Il fait retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège.

Ne pouvant se résoudre à abandonner totalement sa conquête, Charles VIII laisse de fortes garnisons dans les villes les plus importantes, réduisant d'autant l'effectif de son armée.

Gilbert de Bourbon-Montpensier y demeure à la tête d'une garnison française.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, reste en Lombardie avec une partie des troupes.

Il a reçu l'ordre de ne pas attaquer Ludovic le More, le duc de Milan.

Mais il ne peut résister à l'envie de s'emparer de Novare où il entre le 10 juin 1495.

Il y est très bien reçu par les habitants, mais ne pousse pas jusqu'à Milan, pourtant peu défendue et sans doute prête à l'accueillir de la même façon.



Bataille de Fornoue

Après avoir quitté Naples, l'armée française fait plusieurs haltes prolongées, notamment à Sienne puis à Pise, ce qui donne le temps à l'armée ennemie de la devancer et de l'attendre au débouché des Apennins, à proximité de Parme.

Charles VIII de France fait traverser à grand-peine les Apennins à son artillerie qu'il ne peut se décider à abandonner.

Il arrive devant les coalisés menés par François II Gonzague à Fornoue près de Parme le 5 juillet 1495.

L'armée française comporte 9 000 hommes dont 2 500 Suisses et 1 000 cavaliers

L'armée des coalisés comporte 35 000 hommes dont 5 000 chevau-légers et 2 600 cavaliers.

Le 6 juillet 1495, Charles VIII de France envoie Philippe de Commines proposer en vain aux coalisés de laisser l'armée française poursuivre son chemin vers la France.

En vain, les Français, à court de vivres, sont obligés d'accepter le combat.

Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené, Maréchal de Gyé, commandent l'avant-garde, Louis II de La Trémoïlle le corps de bataille et le Vicomte de Narbonne l'arrière-garde.

Ils sont dans un vallon d'où ils ne peuvent déboucher qu'en prêtant le flanc à l'armée ennemie située sur une colline de l'autre côté d'un torrent guéable à cette période de l'année.

Voyant les Français en mouvement, l'ennemi passe le torrent et attaque simultanément l'avant et l'arrière-garde française.

La charge italienne menace par deux fois Charles VIII de France qui fait preuve de bravoure et est encerclé.

Le roi risque de se faire capturer ou blesser.

Il crie : À la rescousse Montoison.

Philibert de Clermont dit le brave Montoison, Chambellan du Roi, Lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Ferrare, sauve alors le Roi.

S'emparant du bagage de l'armée française, les coalisés se mettent à le piller plutôt que de combattre.

Les coalisés perdent la bataille et s'enfuit en déroute.

Le combat dure moins d'une heure.

Les troupes françaises montrent un courage et une fougue que les Italiens reconnaissent en lui donnant le nom de furia francese.

Jacques II de Chabannes s'illustre lors de cette bataille.

Les Français ont 1 000 morts et les coalisés 2 000.

Les Français n'osent pas poursuivre les coalisés jusqu'à Parme pour tenter de leur infliger une défaite plus nette.

C'est une victoire de la Ligue de Venise dans la mesure où le bagage et le trésor de guerre napolitain de l'armée française est repris par les troupes de François II Gonzague.

Menacés par la disette, les Français lèvent le camp en secret pendant la nuit et prennent une certaine avance sur les coalisés.

Après s'être regroupés et avoir pris conscience du départ des Français, les coalisés sont bloqués par le torrent dont le débit a brusquement augmenté.

L'armée française poursuit sa retraite pour arriver à Asti dans un état de délabrement certain.

François II Gonzague est remercié par une nomination au grade de capitaine général et ses appointements sont augmentés.

Pierre de Rohan-Guémené conclut une trêve avec les Vénitiens.

Charles VIII de France regagne la France où il arrive en octobre 1495.

Les Napolitains ne tardent pas à rappeler Ferdinand II de Naples, leur roi.

Au retour cette expédition, Louis Malet de Graville est remboursé par Charles VIII, d'une somme de 23 175 livres qu'il avait avancé de ses deniers.

Charles VIII de France revient en France, nourri de l'art italien, faisant ainsi entrer la Renaissance en France.

Il ramène de prodigieuses collections dérobées à Florence et à Rome, qui vont enrichir les collections françaises.

Il fait connaître en France, sous de nouveaux aspects, l'Antiquité et la Renaissance italienne.



Naissance de François-Marie II Sforza

Francesco ou François-Marie II Sforza naît en 1495, fils de Ludovic le More et de Béatrice d'Este.



Mort de François de Bourbon-Vendôme

Charles IV de Bourbon-Vendôme Comte de Vendôme

François de Bourbon-Vendôme meurt en 1495.

Charles IV de Bourbon-Vendôme devient Comte de Vendôme.

Charles IV de Bourbon-Vendôme ne reçoit que la nue-propriété des biens de son père, François de Bourbon-Vendôme, Comte de Vendôme.

Marie de Luxembourg, sa mère, prend la tutelle de ses enfants, reçoit l'usufruit, et gouverne le comté de Vendôme

Elle embellit fortement la ville de Vendôme, faisant restaurer ou reconstruire plusieurs édifices.



Mort d'Isabelle Stuart

Isabelle Stuart, veuve de François Ier le Fratricide, meurt après 1495.



Mort de Jacques Ier Chabot

Jacques Ier Chabot meurt en 1496.

Veuve à 19 ans, Louise de Savoie se consacre l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.

Son unique objectif devient alors de bien préparer François Ier de France, son fils, son "César bien aimé", à l'accession au trône, car Louis II d'Orléans, futur Louis XII, n'a pas de descendant mâle.



Mariage de Bernardin de Clermont-en-Trièves avec Anne de Husson

Bernardin de Clermont-en-Trièves est Vicomte de Tallart, Seigneur de Saint André de Royans, de Montrevel, de la Bastie, de Paladru, de Virieu, de Selles sur Cher.

Le contrat est signé le 10 février 1496.

Bernardin de Clermont-en-Trièves épouse à Paris le 30 avril 1496 Anne de Husson (1475-1540), Comtesse de Tonnerre. Leurs enfants sont :

Anne de Husson apporte à Bernardin de Clermont-en-Trièves les seigneuries de Husson, d'Ancy-le-Franc, de Laignes, de Cruzy, de Chassignelles, de Ravières.



Mariage de René du Bellay avec Marguerite de Laval

René du Bellay épouse le samedi 29 août 1496 Marguerite de Laval, fille de Pierre de Laval et de Philippe ou Philippa de Beaumont-Bressuire. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean IV de Rieux avec Isabelle de Brosse

Jean IV de Rieux épouse après 1496 Isabeau ou Isabelle de Brosse (morte en 1527), fille de Jean III de Brosse (mort en 1502), Comte de Penthièvre, et de Louise de Laval.

Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.



Revenus supplémentaires pour François Ier de Luxembourg-Martigues

En 1497, le Duc de Savoie ajoute pour François Ier de Luxembourg-Martigues des revenus sur les châteaux de La Tour-de-Peilz, Vevey, Monthey et Évian.



Mariage de Jean VII de Créquy avec Jossine de Soissons

Jean VII de Créquy épouse le 23 juillet 1497 Jossine de Soissons, Dame de Poix. Leurs enfants sont :



Naissance de François de Laval

François de Laval naît le 8 janvier 1498, fils naturel de Guy XVI de Laval et d'Anne de l'Espinay.



Liaison de Guy XVI de Laval avec Anne de l'Espinay

Guy XVI de Laval a une liaison avec Anne de l'Espinay.

Leur enfant est :


Anne de Bretagne (portrait extrait de ses Grandes Heures, livre de prière, par Jean Bourdichon, vers 1500-1508)

Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne

Anne de Bretagne est veuve de Charles VIII de France

Afin de garder le duché de Bretagne dans le domaine royal, Louis II d'Orléans, devenu Louis XII, propose le mariage à Anne de Bretagne.

Cette fois, ce n'est plus une duchesse vaincue qui épouse son vainqueur pour éviter un désastre à son peuple, mais une souveraine indépendante qui accepte librement de se donner au Roi de France sans pour autant avoir l'intention d'aliéner sa patrie.

Louis XII épouse dans la chapelle du château de Nantes le 7 ou 8 janvier 1499 Anne de Bretagne.

Leurs enfants sont:

Anne de Bretagne boite légèrement.



François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Thibéry

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Thibéry en 1499.


Jacques de Trivulce

Conquête du Duché de Milan

Fuite de Ludovic le More en Autriche

Prise de Milan

Jacques de Trivulce Maréchal de France

Le 10 juillet 1499, Louis XII, avec une puissante armée, 23 000 hommes dont 5 000 Suisses, dotée d'une forte artillerie, arrive à Lyon.

Dans sa suite, il y a César Borgia et le cardinal Julien delle Rovere, futur pape Jules II, momentanément réconciliés

Georges d'Amboise, Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy, Pierre de Rohan-Guémené et Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Philibert II de Savoie participe aux guerres d'Italie au côté de Louis XII.

La coalition anti-milanaise est franco-vénitienne et François II Gonzague se met au service de Louis XII.

Les Français commandés par le condottiere Jacques de Trivulce attaquent le duché de Milan en juillet 1499.

L'avant-garde de l'armée française, dirigée par le condottiere Jacques de Trivulce, pénètre dans le Milanais le 18 juillet 1499.

À Lyon, l'artillerie et le reste de la cavalerie partent pour l'Italie

En août 1499, l'armée française quitte sa base d'Asti et prend une à une les places fortes détenues par Ludovic le More, dont Gênes.

Pendant qu'elle fonce sur Pavie, les Vénitiens passent l'Adda et les villes lombardes se soulèvent

Calculateur et violent, César Borgia tente grâce à l'appui de son père de se constituer une principauté en Romagne.

En 1499, César Borgia prend Imola et Forlì, dirigée par Catherine Sforza en 1499.

Le 2 septembre 1499, Ludovic le More attaqué sur deux fronts, quitte Milan pour le Tyrol où l'accueille l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg.

Le 14 septembre 1499, les français prennent possession de Milan qui a négocié sa reddition.

Louis XII, qui n'a pas participé à l'expédition, quitte la France pour faire son entrée solennelle à Milan

Louis XII nomme Jacques de Trivulce Gouverneur de Milan, mais celui-ci se rend très impopulaire.

Jacques de Trivulce, Marquis de Vigevano, est fait Maréchal de France en 1499 par Louis XII.

Louis XII fait François II Gonzague chevalier de l'Ordre de Saint-Michel.

Louis XII quitte la ville au bout d'un mois.



Naissance de Jean II de Gramont

Jean II de Gramont naît au château de Bidache en août 1499, fils de François de Gramont et de Catherine d'Andouins.



Mariage de Guy XVI de Laval avec Charlotte d'Aragon-Naples

Le contrat de mariage est signé à Vierzon le 27 janvier 1499.

Guy XVI de Laval épouse dans l'église de Sainte-Croix de Lyon le 20 juillet 1500 Charlotte d'Aragon-Naples.

Leurs enfants sont :

Cette alliance mêle le sang des maisons de Laval, de France, d'Espagne, d'Aragon et de Savoie.

Toutefois les chances qu'a Charlotte d'Aragon-Naples d'occuper le trône de Naples sont nulles.

Et à ce mariage, dit Bertrand d'Argentré, furent faicts d'étranges tournoys, et les lices tendues de draps de soye en la place de Grenette.



Naissance de Frédéric II Gonzague

Frédéric II Gonzague, en italien Federico II Gonzaga ou Frédéric II de Mantoue naît à Mantoue le 17 mai 1500, fils de François II Gonzague et d'Isabelle d'Este.



François Ier de France Duc de Valois

En 1500, Louis XII de France donne le Valois à son jeune cousin, et futur gendre, François Ier de France (François d'Angoulême), à charge pour lui de restaurer le château de Villers-Cotterêts.

Louis XII de France est le tuteur des enfants de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, à l'origine des décisions importantes les concernant.

Louis XII entoure François d'Angoulême des hommes qu'il a personnellement choisi.

Louis XII entre en conflit avec Louise de Savoie, jeune veuve, qui assure leur éducation de tous les jours.

Elle ne cesse d'entourer ses enfants de toute sa tendresse et son attention, craignant tout le temps qu'il leur arrive quelque chose.

Louise de Savoie confie à Antoine Duprat l'éducation de François Ier de France, son fils.

Faisant vœu de chasteté, Louise de Savoie ne se remarie pas et va à l'encontre de son époque où les parents cherchent à avoir plusieurs enfants pour lutter contre la mortalité infantile élevée.

Grâce à son goût pour les belles-lettres, Artus Gouffier de Boissy a la faveur de Louis XII, qui lui confie l'éducation de François Ier de France.

Artus Gouffier de Boissy, trouvant dans son élève un caractère plein de feu, lui fait prendre comme emblème une salamandre dans le feu, avec ces mots : Nutrisco et extinguo.

Il dirige ses dispositions du côté de l'amour de la gloire, cultive en lui la générosité qui caractérise la chevalerie française.

François puise dans la redécouverte des écrits anciens l'image du héros antique qu'il retrouve dans les textes de Suétone et Plutarque.

En lui faisant aimer les lettres et les arts, Artus Gouffier de Boissy le dispose de bonne heure au rôle de mécène.

François peut profiter de la grande bibliothèque de Jean d'Orléans, son grand père.

Ses précepteurs, par exemple Christophe de Longueil et du Moulin, sont des représentants de ce renouveau de la pensée venu d'Italie est qui est nommé humanisme.

Côté religieux, François d'Angoulême est sensible aux idées de Marguerite d'Angoulême, sa sœur, très proche de lui, influencée par les nouvelles idées religieuses venant des Flandres ou d'Italie.

Cependant il reste fidèle aux sacrements.

François parle plusieurs langues (italien est espagnol) et s'intéresse aux nouveaux contours de nos continents suite aux découvertes des navigateurs.

Il ajoute à l'éducation de l'esprit celle du corps.

Grand jeune homme robuste, il excelle dans la chasse au cerf et aux jeux de balle.

Il pratique aussi les tournois.

Un des meilleurs amis de François durant sa jeunesse est Robert de la Marck, Seigneur de Fleuranges.

Au château d'Amboise, il est entouré de beaucoup d'hommes comme le maréchal de Gié qui lui enseigne les techniques militaires ou Artus Gouffier de Boissy.

Il s'entoure également de Philippe Chabot et Anne de Montmorency.

Il passe ainsi une jeunesse heureuse et insouciante, rêvant des exploits des militaires français comme Georges Ier de la Trémoïlle ou Gaston de Foix.



Entrée de François de Tournon à l'abbaye de Saint-Antoine-de-Viennois

François de Tournon est destiné à embrasser l'état ecclésiastique.

En 1501, François de Tournon entre dans l'ordre hospitalier de Saint-Antoine à l'abbaye de Saint-Antoine-de-Viennois.

François de Tournon y fait profession, en devient chanoine régulier et y fait ses études ecclésiastiques.



Robert III de la Marck À la cour de Louis XII

Vers 1501, Robert III de la Marck est envoyé à la cour de Louis XII.

Il y est l'ami et le compagnon de jeux puis d'armes du futur François Ier de France.



François Guillaume de Clermont-Lodève Évêque de Saint-Pons-de-Thomières

Archidiacre de l'église de Narbonne, François Guillaume de Clermont-Lodève devient Évêque de Saint-Pons-de-Thomières le 17 novembre 1501 avec dispense d'âge.

Catherine d'Amboise, mère de François Guillaume de Clermont-Lodève est la sœur du cardinal Georges d'Amboise.

Cela explique sa rapide ascension aux plus hautes dignités de l'Église.



Mariage de Charles de la Trémoïlle avec Louise de Coëtivy

Charles de la Trémoïlle épouse le 7 février 1501 Louise de Coëtivy, fille de Charles de Coëtivy, Comte de Taillebourg, et de Jeanne d'Angoulême, Duchesse de Valois.

Leur enfant est :



Naissance de François du Bellay

François du Bellay naît en 1502, fils de René du Bellay et de Marguerite de Laval.



Mariage de Louis de Poncher avec Robine le Gendre

Louis de Poncher épouse Roberte ou Robine le Gendre (morte le 18 mai 1520).

Leurs enfants sont :



Construction du couvent des religieuses de Saint-François à Mortagne

Marguerite de Lorraine-Vaudémont fait construire le couvent des religieuses de Saint-François, à Mortagne entre 1502 et 1505



Mariage de Jean de Selve avec Cécile de Buxis

Par un contrat du 2 janvier 1502, Jean de Selve épouse à Toulouse le 18 janvier 1502 Cécile de Buxis ou Buxy ou Buxi ou des Buis (morte en 1557), fille d'Antoine ou Jean de Buxis, Conseiller au parlement de Toulouse, et de Béatrix ou Béatrice de Monestier, Dame de Monstrade ou Moustade, en Languedoc. Leurs enfants sont :



Naissance de François de Poncher

François de Poncher naît à Tours en 1502, fils de Louis de Poncher et de Robine le Gendre.



Mariage d'Alphonse Ier d'Este avec Lucrèce Borgia

Alphonse Ier d'Este épouse le 12 février 1502 Lucrèce Borgia.

Leurs enfants sont :

Lucrèce Borgia commence alors à vivre l'existence tranquille à laquelle elle aspirait.

À Ferrare, elle devient protectrice des arts (célébrée par L'Arioste et Pietro Bembo).



Mariage d'Antoine de Tournon avec Marie de Clavière

Antoine de Tournon épouse le 6 mai 1502 Marie de Clavière.

Leurs enfants sont :



François Guillaume de Clermont-Lodève Archevêque de Narbonne

François Guillaume de Clermont-Lodève est élu le 22 juin 1502 par le chapitre métropolitain Archevêque de Narbonne, n'étant encore que diacre.

François Guillaume de Clermont-Lodève est confirmé en 1502 par le pape Alexandre VI qui, en lui accordant la dispense d'âge, lui permet de conserver :

François Guillaume de Clermont-Lodève obtient aussi, peu de temps après, le prieuré de Notre-Dame-du-Parc, de l'ordre de Grandmont, dans le diocèse de Rouen.



Mariage de Jean Hocquart avec Guillemette de Recourt

Jean Hocquart, fils de Philibert Hocquart et de Jacquette Galus, est Seigneur de Vaux, de Vienne-la-Ville, de La Gravière, de Lesnière et de Dampierre-sur-Auve et Prévôt de Sainte-Menehould.

Jean Hocquart épouse le 25 septembre 1502 Guillemette de Recourt.

Leurs enfants sont :



Naissance de François de Rochechouart

François de Rochechouart naît le 25 décembre 1502, fils d'Aimery de Rochechouart (mort en 1516), Seigneur de Mortemart, et de Jeanne de Pontville.



Mort de François de Laval-Montafilant Seigneur de Châteaubriant, de Candé, de Beaumanoir et de Montafilant

François de Laval-Montafilant meurt à Amboise en Indre-et-Loire le 5 ou 15 janvier 1503.



Naissance de François de Laval

François de Laval naît le 30 avril 1503, fils de Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon-Naples.



Naissance de François de Bassompierre

François de Bassompierre ou de Bettstein naît le 6 juin 1503, fils de Christophe de Bassompierre (mort en 1525) et de Jeanne de Ville.

D'après Jean Castarède, il aurait francisé son nom de Bettstein (de badhuo, combat + stein, pierre) en Bassompierre.



François II Gonzague Lieutenant-général du royaume de Naples

François II Gonzague est nommé lieutenant-général du royaume de Naples en 1503 pour une courte durée.



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Bérault Stuart sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.

Bérault Stuart est fait prisonnier.

Remis en liberté sans rançon, Bérault Stuart rentre en France où il est reçu avec honneur.



François Guillaume de Clermont-Lodève Cardinal-diacre

François Guillaume de Clermont-Lodève est créé cardinal-diacre au titre de Saint-Adrien ou Sant'Adriano al Foro par Jules II le 29 novembre 1503.



Mariage de Charles II de Clèves avec Marie d'Albret

Charles II de Clèves, fils d'Engelbert de Clèves et de Charlotte de Bourbon-Vendôme, épouse le 25 janvier 1504 Marie d'Albret. Leur enfant est :



Naissance de Louise de Crèvecœur

Louise de Crèvecœur naît vers 1504, fille de François de Crèvecœur (mort en 1505) et de Jeanne de Rubempré (vers 1480-1530).



Mariage de François de Crèvecœur avec Jeanne de Rubempré

François de Crèvecœur épouse Jeanne de Rubempré. Leur enfant est :



Mariage de Charles de Silly avec Philippes de Sarrebruches

Charles de Silly, Seigneur de la Rocheguyon et Comte de Rochefort, épouse en 1504 Philippes de Sarrebruches, Vicomtesse de Louvois.

Leurs enfants sont :



Mariage de Louis Ier d'Orléans-Longueville avec Jeanne de Baden-Hochberg

Louis Ier de d'Orléans-Longueville épouse en 1504 Jeanne de Baden-Hochberg.

Leurs enfants sont :


Charles III de Savoie par Jean Clouet

Mort de Philibert II de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Prince de Piémont

Charles III de Savoie Comte de Genève

Philibert II de Savoie meurt à Pont-d'Ain le 10 septembre 1504 après une partie de chasse.

Charles III de Savoie, son demi-frère, devient Duc de Savoie, Prince de Piémont et Comte de Genève.

Il doit commencer son règne par s'imposer :

René se heurte à l'opposition de l'empereur pour succéder au duc de Savoie.

Sans Armée et sans grands moyens, Charles III de Savoie ne réussit pas à avoir une politique extérieure.

Il change régulièrement d'alliance, entre François Ier de France, son neveu et Charles Quint, son beau-frère.

Marguerite d'Autriche décide de rester à Bourg-en-Bresse.



Rupture des Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Claude de France était promise au futur François Ier depuis 4 ans par une disposition restée secrète.

En 1505, suite à une grave maladie, voulant éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII rédige un testament, entériné par les États généraux, où il rompt les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint et ordonne un mariage aussi rapide que possible avec François d'Angoulême, futur François Ier de France, qu'il pressent comme son successeur et qu'il entoure comme un père entoure son fils. Les efforts d'Anne de Bretagne pour garder l'indépendance de son duché échouent une nouvelle fois.



François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Pierre de Jumièges

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Pierre de Jumièges en 1505.



Mort de François de Gramont Baron de Gramont

François de Gramont meurt en 1505.


Jacques de Bourbon et ses fils : Claude, André et Jean Jeanne de Rubempré et ses filles : Louise de Crèvecœur, Catherine de Bourbon, Jeanne de Bourbon et Madeleine de Bourbon

Mort de François de Crèvecœur

Mariage de Jacques de Bourbon avec Jeanne de Rubempré

François de Crèvecœur meurt en 1505.

Jeanne de Rubempré est veuve de François de Crèvecœur.

Jacques de Bourbon épouse à Amiens dans la Somme le 7 décembre 1505 Jeanne de Rubempré. Leurs enfants sont :



Naissance de François de la Trémoïlle

François de la Trémoïlle naît en 1505, fils de Charles de la Trémoïlle et de Louise de Coëtivy.



Naissance d'Ercole Gonzague

Ercole Gonzague naît en 1505, fils de François II Gonzague avec Isabelle d'Este.



Mariage de François II d'Orléans-Longueville avec Françoise d'Alençon

François II d'Orléans-Longueville Duc de Longueville

François II d'Orléans-Longueville épouse à Blois dans le Loir-et-Cher en 1505 Françoise d'Alençon. Leurs enfants sont :

Louis XII élève François II d'Orléans-Longueville en 1505 au rang de Duc de Longueville.



Mariage de Charles III de Bourbon avec Suzanne de Bourbon

Charles III de Bourbon Duc de Bourbon et d'Auvergne

Charles III de Bourbon Comte de Forez et de la Marche

Charles III de Bourbon Sire de Beaujeu

Charles III de Bourbon épouse en 1505 Suzanne de Bourbon, sa cousine, fille et héritière de Pierre II de Bourbon et d'Anne de France. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de lui le seigneur le plus riche de l'époque. Charles III de Bourbon devient Duc de Bourbon, d'Auvergne, Comte de Forez, de la Marche et Sire de Beaujeu.



Naissance de Charles Ier de Cossé

Charles Ier de Cossé Comte de Brissac

Charles Ier de Cossé naît en 1505, fils de René de Cossé et de Charlotte de Gouffier.

Il est d'une complétion délicate. Il suppléera aux forces qui lui manquent par l'adresse qu'il acquit dans ses exercices. il l'emportera souvent sur les plus robustes, par son habileté à manier une lance et une épée.

Charles Ier de Cossé est comte de Brissac en 1505.

Enfant d'honneur du dauphin François, fils de François Ier de France, ce jeune prince le fait son premier écuyer.



Réunion des états Généraux

Louis XII réunit les États Généraux au château de Plessis-lez-Tours en 1506.

À la demande de Louis XII, les États Généraux annulent le traité de Blois et les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint.

Ils approuvent le mariage de Claude de France avec François Ier de France et fixent la date des fiançailles

Louis XII utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant le réseau routier.

Roi populaire, il est surnommé le Père du peuple lors de cette assemblée.

Anne de Bretagne ne réussit qu'à ajouter une clause au contrat : s'il lui naissait un fils ou une fille, elle se réserve la possibilité de disposer du duché en sa faveur.

François Ier de France et Claude se fiancent le 21 mai 1506.



Revenus supplémentaires pour François Ier de Luxembourg-Martigues

En 1506, Charles III de Savoie ajoute pour François Ier de Luxembourg-Martigues des revenus sur le fief de Faverges (Savoie).



Louis XII de France et François Ier de France à Villers-Cotterêts

En 1506, François Ier de France vient pour la première fois chasser avec Louis XII à Villers-Cotterêts.



Naissance de François de Lorraine

François de Lorraine naît en 1506, fils de René II d'Anjou et de Philippine de Gueldre.



François II Gonzague Lieutenant dans les troupes pontificales

François II Gonzague devient lieutenant dans les troupes pontificales en 1506.



Naissance de Ferdinand Ier Gonzague

Ferdinand Ier Gonzague ou Ferrante Gonzaga en italien naît le 28 janvier 1507, fils de François II Gonzague et d'Isabelle d'Este.



Mort de Jean de La Trémoïlle

François Guillaume de Clermont-Lodève Administrateur apostolique d'Auch

Jean de La Trémoïlle meurt en 1507.

François Guillaume de Clermont-Lodève est transféré à l'archevêché d'Auch et devient administrateur apostolique d'Auch le 4 juillet 1507.



Mariage de Claude Ier de L'Aubespine avec Marguerite Le Berruyer

Claude Ier de L'Aubespine épouse le 27 février 1507 Marguerite Le Berruyer, Dame de La Corbillière, fille de Pierre Le Berruyer et de Claudine Hilaire. Leurs enfants sont :

L'acte de mariage est de Gauthier notaire à Bonneval en Eure-et-Loir.



Mariage de Guillaume de Pisseleu avec Jeanne Sanguin

Guillaume de Pisseleu épouse avant 1507 Jeanne Sanguin. Leurs enfants sont :



Révolte à Gênes

Siège de Gênes

En 1507, les habitants de la ville de Gênes se révoltent.

Louis XII est réclamé par la population.

En avril 1507, Bayard force le passage des Apennins devant Gênes.

Charles III de Bourbon accompagne Louis XII à Gênes.

Bérault Stuart accompagne Louis XII à Gênes.

Charles IV d'Alençon y fait sa première campagne.

Robert Stuart d'Aubigny participe à ce siège.

Louis II de La Trémoïlle et Charles de La Trémoïlle, son fils, se distingue lors de cette expédition de Gênes.

Favori de François Ier de France, Guillaume Gouffier se concilie sa faveur par le courage qu'il déploie lors de ce siège.

Jacques II de Chabannes commande en 1507 l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, au cours duquel il est grièvement blessé.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois.

Louis II d'Amboise entre triomphalement à Gênes avec Louis XII.



François II Gonzague Maître dans l'Ordre de Saint-Michel

François II Gonzague devient Maître de l'Ordre de Saint-Michel en 1507.



François Guillaume de Clermont-Lodève Évêque de Senez

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Évêque de Senez en 1508.



Naissance de Renée d'Orléans-Longueville

Renée d'Orléans-Longueville naît en 1508, fille de François II d'Orléans-Longueville et de Françoise d'Alençon.


Statue du Duc Antoine II de Lorraine au Palais de Nancy

Mort de René II d'Anjou Duc de Lorraine

Antoine II de Lorraine Duc de Lorraine

Claude de Lorraine-Guise Baron de Joinville, de Mayenne, d'Elbeuf, d'Harcourt et de Boves

Claude de Lorraine-Guise Comte d'Aumale

René II d'Anjou prend froid au cours d'une chasse près de Fains et meurt le 10 décembre 1508.

Antoine II de Lorraine a 19 ans à la mort de son père. Philippine de Gueldre, sa mère, revendique la régence mais les États de Lorraine déclarèrent qu'Antoine II de Lorraine est en âge compétent et qualifié pour être hors de tutelle. Antoine II de Lorraine devient Duc de Lorraine et de Bar en 1508 sous le nom d'Antoine II.

Cadet, Claude de Lorraine-Guise reçoit les possessions françaises de son père et devient alors Baron de Joinville, de Mayenne, d'Elbeuf ou Elboeuf, d'Harcourt, de Lambesc et de Boves et Comte d'Aumale. Par sa baronnie de Joinville, il est sénéchal de Champagne.

Philippe de Gueldre, sa mère, introduit alors Claude de Lorraine-Guise à la cour de France, où il fréquente son cousin le futur François Ier.

En effet les ducs de Lorraine sont de façon assez pragmatique pour cette terre de frontière, vassaux du royaume de France et du Saint Empire romain germanique.



Mariage de Claude Hocquart avec Gilette de Loingtiers

Claude Hocquart Contrôleur du grenier à sel de Sainte-Menehould

Claude Hocquart épouse avant le 5 février 1509 Gilette de Loingtiers. Leurs enfants sont :

Claude Hocquart devient contrôleur du grenier à sel de Sainte-Ménehould par l'acte d'échange du 5 février 1509 avec son frère.



François Guillaume de Clermont-Lodève Cardinal de Santo Stefano al Monte Celio

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Cardinal de Santo Stefano al Monte Celio en 1509.



François de Tournon Abbé de l'abbaye Saint-Léger d'Ébreuil

François de Tournon devient abbé de l'abbaye Saint-Léger d'Ébreuil en succédant à un de ses oncles en 1509.

Il le restera jusqu'en 1526.



Naissance de François de Scépeaux

François de Scépeaux naît en 1509, fils de René de Vieilleville et de Marguerite de Durtal.

Vieilleville était à l'origine la Ville des Levieux ou Levieil.

François de Scépeaux est élevé comme page d'honneur, puis comme pannetier de Louise de Savoie.



Naissance de François III d'Avaugour

François III d'Avaugour dit de Bretagne-naît vers 1510, fils de François II d'Avaugour, Comte de Vertus, et de Madeleine d'Astarac, Dame de Fontenay-le-Comte.



Mariage de Louis de Sassenage avec Anne de Maubec-Montlaur

Louis de Sassenage est le fils de Jacques de Sassenage (mort en 1490), Baron de Sassenage, et de Jeanne de Commiers (morte en 1502).

Louis de Sassenage épouse le 28 mai 1510 Anne de Maubec-Montlaur. Leurs enfants sont :



François de Poncher Abbé de Bourgueil, de Saint-Pierre-le-Fosseux et de Saint-Maur-des-Fossés

François de Poncher est Abbé de l'abbaye de Bourgueil et de celle de Saint-Pierre-le-Fosseux, Conseiller, Clerc au Parlement le 11 février 1510 et abbé de Saint-Maur-des-Fossés.



Mariage de Philibert Babou avec Marie Gaudin

Philibert Babou, Seigneur de Givray, épouse à Tours en Indre-et-Loire le 28 avril 1510 Marie Gaudin. Leurs enfants sont :

Elle apporte en dot à Philibert Babou la terre de la Bourdaisière près de Tours qui devient Seigneur de La Bourdaisière.



Mariage de Charles Ier de Luxembourg-Ligny avec Charlotte d'Estouteville

Charles Ier de Luxembourg-Ligny épouse en 1510 Charlotte d'Estouteville. Leurs enfants sont :



François II Gonzague Gonfalonier dans les troupes pontificales

Frédéric II Gonzague à la cour du pape Jules II

François II Gonzague devient Gonfalonier dans les troupes pontificales en 1510.

Frédéric II Gonzague, son fils âgé de 10 ans, doit quitter la cour de Mantoue et Isabelle d'Este, sa mère, fort aimante, pour la cour du pape Jules II à Rome.

Il y restera jusqu'en 1513 en gage de fidélité de son père.

Il y vit tout à fait normalement, comme un membre de la cour, et a l'occasion de faire la rencontre des artistes et hommes de lettres les plus en vue de l'époque.

Lui-même fait montre de sa riche culture et de son éducation.

À Rome, le peintre Raphaël le représente dans sa fresque de l'École d'Athènes et l'on peut penser qu'il y rencontre également Michel-Ange, Bramante, Pérugin et le Sodoma.



François Guillaume de Clermont-Lodève à nouveau Évêque de Saint-Pons-de-Thomières

François Guillaume de Clermont-Lodève redevient Évêque de Saint-Pons-de-Thomières en 1511, jusqu'en 1514.



Mort de François Ier de Luxembourg-Martigues Vicomte de Martigues

François Ier de Luxembourg-Martigues meurt en 1511.

François II de Luxembourg-Martigues, son fils, reçoit les terres de la maison de Luxembourg-Martigues en 1511.



François Guillaume de Clermont-Lodève Ambassadeur auprès du pape

François Guillaume de Clermont-Lodève prisonnier

René de Prie déposé comme cardinal et excommunié

François Guillaume de Clermont-Lodève est Ambassadeur de Louis XII de France auprès du pape Jules II.

Jules II se déclare contre Louis XII de France.

François Guillaume de Clermont-Lodève est arrêté et incarcéré au château Saint-Ange en 1511.

René de Prie quitte Rome après l'arrestation de François Guillaume de Clermont-Lodève.

René de Prie joint les prélats qui supportent les intérêts de Louis XII.

René de Prie désobéit à une interdiction du pape et il est déposé comme cardinal et excommunié en 1511 pour sa participation au concile schismatique de Pise.



Naissance d'Anne de Silly

Anne de Silly naît vers 1511, fille de François de Silly (mort en 1524 ou 1525), Seigneur de Longray, et d'Aimée Motier de La Fayette (vers 1480 ou 1490-1539), Baronne de Laigle.


Cartulaire de l'abbaye de Lagny-sur-Marne en 1513

François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Pierre de Lagny-sur-Marne

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Pierre de Lagny-sur-Marne en 1512.

Il fait rédiger un cartulaire de cette abbaye de Lagny-sur-Marne par Nicolas Vincenot, Notaire royale à Lagny-sur-marne.

Ce travail est achevé en 1513.

Ce document est actuellement déposé à la BNF.

Il est constitué de copie de documents plus anciens, en latin ou en français de l'époque, tendant à restaurer, économiquement et au plan de l'image, la puissance de l'abbaye fortement amoindrie suite à, notamment, la guerre de cent-ans.



Mort de François II d'Orléans-Longueville

François II d'Orléans-Longueville Duc de Longueville, Comte de Dunois, de Tancarville et de Montgommery, Prince de Châtelaillon, Vicomte de Melun, Seigneur de Parthenay, Grand chambellan de France, Connétable héréditaire de Normandie.

François II d'Orléans-Longueville meurt à Châteaudun le 12 février 1512.



Entrée de Louis XII à Lyon

François de Tournon est présent à l'entrée de Louis XII à Lyon, le 12 juillet 1512.

C'est probablement à cette occasion qu'il rencontre pour la première fois François Ier de France.


Sibylle - Émilie - Sidonie de Saxe - par Lucas Cranach l'Ancien (1472–1553) - Musée d'histoire de l'art de Vienne

Mariage d'Henri V de Saxe avec Catherine de Mecklembourg

Henri V de Saxe épouse le 6 juillet 1512 Catherine de Mecklembourg, fille de Magnus II de Mecklembourg. Leurs enfants sont :



François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Pierre de Besalu

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Pierre de Besalú en 1513.



Mariage de Nicolas Perrenot de Granvelle avec Nicole Bonvalot

Nicolas Perrenot de Granvelle épouse en 1513 Nicole Bonvalot, fille de Jacques Bonvalot et de Marguerite Merceret. Leurs enfants sont :

Jacques Bonvalot est Magistrat co-gouverneur de Besançon et chevalier de l'Éperon d'or

Nicole Bonvalot est la sœur de François Bonvalot, Abbé de Luxeuil et de Saint Vincent de Besançon.



Jean-François de Savoie Évêque de Genève

Jean-François de Savoie, bâtard de Louis Ier de Savoie, devient Évêque de Genève en 1513.



Naissance de François d'Orléans-Longueville

François d'Orléans-Longueville naît le 2 mars 1513, fils de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg.


Françoise d'Alençon

Mariage de Charles IV de Bourbon-Vendôme avec Françoise d'Alençon

Françoise d'Alençon est veuve de François II d'Orléans-Longueville.

Charles IV de Bourbon-Vendôme épouse à Châteaudun le 18 mai 1513 Françoise d'Alençon, fille de René d'Alençon, et de Marguerite de Lorraine-Vaudémont. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude de Lorraine-Guise avec Antoinette de Bourbon-Vendôme

En présence de François Ier de France, Claude de Lorraine-Guise épouse à l'Hôtel des Tournelles à Paris en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme (1493-1583), fille de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg, en présence du roi Louis XII. Leurs enfants sont :

Claude de Lorraine fonde l'illustre famille de Guise.



François de Tournon Commandeur de la commanderie de Saint-Antoine

François de Tournon est nommé Commandeur de la commanderie de Saint-Antoine en Forez en 1514.



Naissance de François-Armand de Polignac

François-Armand de Polignac dit Armand XVI de Polignac naît au château de Polignac en Haute-Loire en 1514, fils de Guillaume de Polignac (vers 1444-1518) et de Marguerite Hélie de Pompadour (1491-1524).

François-Armand de Polignac a pour tuteur le cardinal de Tournon et sera surnommé le grand justicier.

François-Armand de Polignac est fait enfant d'honneur de Louise d'Angoulème.



Mariage de François Ier de Montholon avec Jeanne Berthoul

François Ier de Montholon épouse le 29 mai 1514 Jeanne Berthoul.

François Ier de Montholon est avocat du roi au parlement de Dijon.

François Ier de Montholon s'attache au barreau de Paris, suivant les conseils de Germain de Ganay, son grand-oncle.



Mariage de Pierre Guilhem de Clermont-Lodève avec Marguerite de La Tour

Pierre Guilhem de Clermont-Lodève épouse au château de Castelnau le 26 mai 1514 Marguerite de La Tour d'Auvergne (morte en 1527), fille d'Antoine de La Tour, Vicomte de Turenne et d'Antoinette de Pons.

Leurs enfants sont :



Mariage de Gaspard Ier de Coligny avec Marie Louise de Montmorency

Marie Louise de Montmorency est veuve de Ferri de Mailly.

Gaspard Ier de Coligny épouse à Paris le 1er décembre 1514 Marie Louise de Montmorency, fille de Guillaume Ier de Montmorency, et d'Anne Thor pot, Dame de la Rochepot. Leurs enfants sont :


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.



Mort de François de Caumont

François de Caumont est Seigneur de Caumont, de Saint-Pierre de Tonneins, de Fauillet, de Laperche, de Castelmoron, de Samazan, de Danseilhan, Co-seigneur de Saint-Barthélémy en Agenais et de Castelnau en Périgord.

François de Caumont meurt au château des Milandes en décembre 1514.



Robert Stuart d'Aubigny Confirmé Maréchal de France

Robert Stuart d'Aubigny est confirmé dans sa dignité de Maréchal de France par François Ier de France en 1515.


Marie Gaudin

Liaison de François Ier de France avec Marie Gaudin

François Ier de France a une liaison en 1515 avec Marie Gaudin.


François Ier - par Jean Clouet - Musée du Louvre

Mort de Louis XII

Les Valois Angoulême

François Ier de France Roi de France

Sacre de François Ier de France

Comme il l'avait prédit à la mort d'Anne de Bretagne, Louis XII meurt moins d'un an après le 1er janvier 1515 à Paris au Château des Tournelles.

Il est inhumé à Saint Denis, avec Anne de Bretagne.

Louis XII n'a pas d'héritier masculin.

Louis XII a la chance de régner à une époque de transition, bénéfique à la France, marquée par le retour à la prospérité économique en Europe.

L'éloignement des armées hors des frontières entraîne la paix à l'intérieur.

Il réduit la taille, grâce aux richesses de l'Italie,

La population s'accroît et recueille les fruits du progrès technique et du développement des échanges.

Louis XII est paré de l'auréole du Roi justicier.

Il codifie les coutumes.

C'est de son règne que date l'entrée de la Renaissance en france.

En effet, les campagnes d'Italie, parfois jugées inutiles (quoiqu'elles ont permis une paix civile en France et n'ont pas engendrées de lourdes pertes humaines comme d'autres conflits), ont permis la propagation des idées nouvelles en France.

On retient de Louis XII, qui est l'unique Roi issu des Valois-Orléans, sa bonté, son sens de la justice, son souci du bien public, son sens de l'économie, sa vie privée sans scandale.

Il est à l'origine de diminutions d'impôts, améliore le fonctionnement de la justice.

En tant que chef de la branche des Valois Angoulême, François d'Angoulême succède à son cousin Louis XII.

François d'Angoulême est sacré Roi de France à Reims le 25 janvier 1515 sous le nom de François Ier de France.

Antoine II de Lorraine assiste au sacre de François Ier de France.

François Ier de France fait son entrée dans Paris le 15 février 1515.

Une autre cérémonie de sacre a lieu à Saint-Denis.

Une procession se déplace jusqu'à Notre-Dame de Paris pour assister à une messe suivie un grand banquet.

Charles Brandon est chargé de féliciter François Ier.



Cession de la Bretagne à François Ier de France

En 1515, François Ier de France reçoit de Claude de France l'usufruit de la Bretagne, puis 2 mois plus tard l'héritage pur et simple du duché si elle venait à décéder la première.


Jacques II de Chabannes de La Palice - Galerie des batailles -Versailles

Artus Gouffier de Boissy Grand maître

Jacques II de Chabannes Maréchal de France

Soucieux d'accorder des faveurs à ses proches, François Ier destitue Jacques II de Chabannes de sa charge de Grand maître, au profit d'Artus Gouffier de Boissy.

Cependant, il connaît la valeur des personnages marquants du règne précédent.

Jacques II de Chabannes, Seigneur de La Palice, est fait Maréchal de France le 7 janvier 1515 par François Ier de France.



Bayard en Lieutenant général du Dauphiné

François Ier de France nomme Bayard Lieutenant général du Dauphiné le 20 janvier 1515.

Bayard assure la gouvernance de la province, puisque, selon la coutume, le gouverneur en titre, qui est alors Claude de Longueville, ne s'en occupe nullement.

Bayard est acclamé le 17 mars 1515, lors de son entrée dans Grenoble.



Ordonnance sur l'exploitation des forêts

De nombreux taillis sont surexploités, à un rythme de moins de 5 ans parfois.

La forêt ouest-européenne a fortement régressé.

Une ordonnance royale de 1515, prise par François Ier impose pour la première fois une règlementation plus détaillée des coupes en forêt, et en particulier des coupes rases.

Les forestiers doivent conserver au moins 8 baliveaux par arpent soit environ 16 par hectare, et ne pas faire de coupe de la même parcelle de taillis plus d'une fois par décennie.


Enfants de Christian II de Danemark - Christine - Jean - Dorothée - 1526

Mariage de Christian II de Danemark avec Isabelle de Habsbourg

Christian II de Danemark épouse à Copenhague le 12 juillet ou le 12 août 1515 Isabelle de Habsbourg. Leurs enfant sont :

Christian II de Danemark ne renonce pas à sa liaison avec Dyveke.



Mariage de Louis de Brézé avec Diane de Poitiers

Louis de Brézé est veuf de Catherine de Dreux.

Grand sénéchal de Normandie, Comte de Maulévrier, Vicomte du Bec-Crespin et de Marny et Grand-veneur de France, Louis de Brézé possède de nombreuses seigneuries dont celle d'Anet.

Il est de physique ingrat paraît-il et de surcroît bossu.

Louis de Brézé, son aîné de près de 40 ans, épouse le 16 avril 1515 Diane de Poitiers, âgée d'à peine 15 ans.

Leurs enfants sont :

Appelée par ce mariage à paraître à la cour de France, belle et intelligente, Diane accède d'emblée au premier rang et devient dame d'honneur de Claude de France.

Jeune mariée, comme les charges de son époux n'imposent pas sa présence continuelle à la cour, c'est à Anet que le couple vit entre temps.

Louis de Brézé affectionne ce logis en raison de la proximité des forêts de Dreux, de Roseux et de Normandie, car il est un chasseur infatigable.

L'amitié que lui porte François Ier, leur goût commun pour la vénerie amenent à Anet François Ier de France, Claude de France et les principaux seigneurs de la cour.


Louise de Savoie Louise de Savoie (miniature allégorique)

Louise de Savoie Duchesse d'Angoulême et d'Anjou

Louise de Savoie Comtesse du Maine

Louise de Savoie reçoit les titres de Duchesse d'Angoulême et d'Anjou et Comtesse du Maine après l'accession de François Ier de France, son fils, au trône de France en 1515.



Les adversaires

L'or du Nouveau Monde

En face de François Ier de France, il y a Henri VIII Tudor, Roi d'Angleterre et Charles de Habsbourg, futur Charles Quint qui est à la tête d'un important empire austro-allemand et espagnol.

Par son importance démographique et par sa prospérité, la France peut se mesurer au peuplement et à la puissance financière des nations adverses.

L'erreur de François Ier est de ne point prévoir l'afflux du métal précieux américain, dont la masse, certes très inférieure aux possibilités fiscales françaises, doit cependant l'emporter.

Cette masse monétaire constituait un revenu net de toute charge et elle était entièrement à la disposition de Charles Quint.


Antoine Duprat

L'entourage de François Ier de France

Antoine Duprat Principal ministre et chancelier de France

Claude de Lorraine-Guise Échanson du roi

François Ier de France, physiquement imposant et doté d'un caractère déterminé, souhaite jouer un rôle de premier ordre en Europe.

S'il n'est pas encore aguerri aux fonctions de Roi, François Ier de France sait s'entourer de personnes efficaces.

Sa mère, Louise de Savoie, entre au Conseil privé.

François Ier de France est reconnaissant vis-à-vis des personnes qui ont servi Louis XII : la Trémoïlle, Odet de Foix et de La Palisse.

Il favorise également des amis d'enfance :

Ainsi, François Ier de France nomme Antoine Duprat principal ministre et chancelier de France le 7 janvier 1515, office qu'il conservera tout au long de sa vie.

Claude de Lorraine-Guise est nommé Échanson du roi et entre dans son conseil.

De 1515 à 1518, François Ier vit au château d'Amboise.

La Cour du Roi qui peut représenter jusqu'à 10 000 personnes, est un instrument de pouvoir pour le Roi.

La noblesse y est très présente, souhaitant attirer les faveurs du souverain.

Ceux qui en ont la chance, loge avec le Roi.

De fête en tournoi ou en lecture de poèmes, François Ier entretient une ambiance agréable.

Il aime à se mêler aux membres de la Cour.

Les temps fort d'une journée royale sont la chasse à cour et les repas.

Toutes les précautions sont prises pour la nourriture et les boissons destinées au Roi.

La Renaissance est réputée pour ses empoisonnements.

La Maison du Roi dirigée par Artus Gouffier de Boissy, puis René de Savoie, oncle du Roi, organise la vie du souverain et de son entourage.

Cette Maison recouvre les besoins de l'esprit, l'intendance du Roi et sa table.

Il existe également une armée pour assurer la protection du Roi.

Cette Maison du Roi est l'ambition de beaucoup de nobles.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.


Bataille de Marignan Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu Charles III de Bourbon

Bataille de Marignan

Mort de Charles de Bueil

Mort de Charles de la Trémoïlle

Déposition de Maximilien Sforza

François Ier Duc de Milan, de Parme et de Plaisance

Charles III de Bourbon Connétable de France

Charles III de Bourbon Vice-roi du Milanais

Pendant les escarmouches qui conduisent à la bataille de Marignan, les soldats de Robert Stuart d'Aubigny sous le commandement de Jacques de la Palice, dans un audacieux raid de cavalerie derrière les lignes ennemies, surprennent et capturent Prospero Colonna, le commandant du pape,.

Ce sont les piquiers suisses qui attaquent les français le 13 septembre 1515 et mettent en difficulté l'armée de François Ier de France.

Avec l'aide des vénitiens, François Ier de France réussit cependant à battre le 14 septembre 1515, grâce à la supériorité du feu français.

Cette bataille fait plus de 15 000 victimes.

Participent à cette bataille :

Capitaine, Charles de Bueil commande une compagnie de gendarmerie lors de cette bataille.

Charles de Bueil meurt le 13 septembre 1515.

Charles de Bueil, et le duc de Châtellerault, d'Imbercourt, Jacques d'Amboise seigneur de Bussy, Hugues d'Amboise, baron d'Aubijoux, fondant la lance en arrêt sur le bataillon des Suisses, se font jour en 2 ou 3 endroits, culbutent et foulent aux pieds de leurs chevaux un grand nombre de combattants, mais périssent presque tous dans ce premier effort.

Louis IV de Bueil, son frère, est blessé lors de cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny prend part à cette bataille.

Robert III de la Marck se distingue et contribue à la victoire des Français.

François Ier de France l'adoube de sa propre main.

Louis II de La Trémoïlle se distingue à Marignan.

Charles de la Trémoïlle, son fils, meurt le 13 septembre 1515.

Claude de Lorraine-Guise se conduit en héros et est grièvement blessé.

Charles IV de Bourbon-Vendôme combat à la tête de 70 lances.

Charles III de Bourbon dirige une armée.

François Ier de France tire une gloire de cet affrontement n'hésitant pas à se mêler lui-même à la bataille comme les héros de l'antiquité.

François Ier et François Ier de Bourbon-Saint-Pol se fait adouber Chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Cette victoire entraîne la facile conquête de l'Italie en un temps où l'arrivée de l'or américain diminue pour une courte période.

Maximilien Sforza se soumet au Roi français et est déposé de son duché de Milan.

Le 13 octobre 1515, François Ier de France est déclaré Duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

François Ier de France nomme Charles III de Bourbon Connétable de France et vice-roi du Milanais.

Antoine Duprat est nommé chancelier du duché de Milan.

Plusieurs traités sont signés pour mettre fin à ces guerres d'Italie.

Il y a :


Léonard de Vinci

Rencontre de François Ier de France avec Léon X et Léonard de Vinci

François Ier de France rencontre le pape Léon X en octobre 1515 à Bologne.

Dans l'entourage du pontife, il remarque l'artiste Léonard de Vinci.



Guillaume Gouffier Ambassadeur en Angleterre

Après la bataille de Marignan, François Ier envoie Guillaume Gouffier en ambassade en Angleterre, pour corrompre Thomas Wolsey, ministre d'Henri VIII Tudor, et pour décider ce monarque à se déclarer en faveur de la France.



Mariage de Charles de Rohan-Gié avec Jeanne de San-Séverino

Charles de Rohan-Gié est veuf de Charlotte d'Armagnac.

Charles de Rohan-Gié épouse Giovanna ou Jeanne de San-Séverino, fille de Bernardino ou Bernard de San-Séverino, Prince de Besignano, et de Jeanne Éléonore Piccolimini. Leurs enfants sont :

Éléonore Piccolimini est dite d'Aragon car arrière-arrière-petite-fille illégitime par les femmes d'Alphonse V d'Aragon.



Frédéric II Gonzague à la cour de François Ier

En 1515, Frédéric II Gonzague, âgé de 15 ans, part pour un séjour obligé à la cour du roi de France, François Ier de France, où il restera jusqu'en 1517.

Le roi de France lui fait rencontrer Léonard de Vinci dans son château d'Amboise.



Mariage d'Antoine II de Lorraine avec Renée de Bourbon-Montpensier

Antoine II de Lorraine épouse en 1515 Renée de Bourbon-Montpensier (1494-1539).

Leurs enfants sont :

Ce mariage lui apporte en dot le comté de Mercœur.



René de Savoie Grand sénéchal de Provence

René de Savoie est nommé Gouverneur de Nice et grand sénéchal de Provence en 1515 par François Ier de France.



entrevue de François Ier de France avec le pape Léon X

Lors de son entrevue à Bologne avec François Ier, le 11 décembre 1515, le pape Léon X offre à Marie Gaudin un diamant de grand prix, appelé depuis diamant Gaudin conservé dans la maison de Sourdis.



Mariage d'Antonio de Gondi avec Marie Catherine de Pierrevive

Antonio de Gondi s'établi à Lyon au début du XVIème siècle.

Antonio de Gondi épouse à Lyon le 20 janvier 1516 Marie Catherine de Pierrevive (1496-1574). Leurs enfants sont :



Naissance de François d'Este

François d'Este naît en 1516, fils d'Alphonse Ier d'Este et de Lucrèce Borgia.



Naissance de Madeleine d'Avaugour

Madeleine d'Avaugour naît vers 1516, fille de François d'Avaugour (1493-1517), Comte de Vertus, et de Madeleine d'Astarac (vers 1490-1547), Dame de Fontenay le Comte.



Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or

Charles Quint fait élire Philibert de Chalon-Arlay Chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 1516, mais Philibert demande que cette élection soit tenue secrète dans un premier temps pour ne pas provoquer l'ire de François Ier de France.



Naissance de François Ier de Clèves

François Ier de Clèves naît à Cuffy dans le Cher le 2 septembre 1516, fils de Charles II de Clèves et de Marie d'Albret.

La tour de Cuffy à Nevers a été nommée d'après cette forteresse qui se situe à 12 km de Nevers.



Guillaume Briçonnet Évêque de Meaux

Le 19 mars 1516, François Ier de France obtient à Guillaume Briçonnet l'élection au diocèse de Meaux sous le nom de Guillaume IV, poste où il reste jusqu'à sa mort.

Guillaume Briçonnet résout de faire prévaloir ses idées morales dans son diocèse.

Et, ce qui est inhabituel à cette époque, il décide de vivre dans son diocèse, et abandonne la vie de cour.

Après avoir visité tout le diocèse, Guillaume Briçonnet constate que la plupart des curés ne résident pas dans leur paroisse, et que les desservants sont à peine, ou pas formés en théologie.

Ils n'ont de plus pas le temps d'enseigner leurs ouailles, les revenus de la paroisse allant aux curés, ils doivent travailler.

Les seuls prêcheurs instruits sont les Cordeliers, qui promettent essentiellement l'Enfer aux mauvais chrétiens.

Guillaume Briçonnet cherche à lutter contre la dépravation des mœurs et le relâchement de la discipline ecclésiastique, et encourage les prédications pour raviver la foi.

Guillaume Briçonnet considère son diocèse comme une terre de mission, et le divise en 26 stations de 9 paroisses chacune.

Mais, chaque année, Guillaume Briçonnet constate l'insuffisance des mesures : plus de la moitié des desservants sont incapables d‘effectuer convenablement la tâche qui leur est assignée.

Guillaume Briçonnet décide d'expulser les 53 plus incapables, et de former des prêtres.



Concordat de Bologne

Antoine Duprat négocie avec le pape Léon X.

Souhaitant la paix religieuse, le 18 août 1516, lors du Ve Concile du Latran, le Concordat de Bologne est signé entre François Ier de France et le pape Léon X.

Le roi de France nomme les évêques qui reçoivent leur investiture canonique du pape.

Il sacrifie les libertés gallicanes et place l'épiscopat français sous la coupe du Roi.

Antoine Duprat fait enregistrer le Concordat au parlement de Paris, malgré la plus vive opposition des cours souveraines, des universités et du clergé de France.

À partir de cette date, le titre d'abbé de l'abbaye de Montmajour est décerné par le roi.

François Ier de France envoie Guillaume Briçonnet en ambassade extraordinaire à Rome, dans les années 1516-1517.

Guillaume Briçonnet représente François Ier de France dans des discussions avec le pape Léon X sur les modalités d'application du Concordat de Bologne.



Projets de Mariage d'Éléonore d'Autriche

Les projets de mariage d'Éléonore d'Autriche sont nombreux, afin de satisfaire la politique matrimoniale des Habsbourg.

Des pourparlers sont successivement entrepris pour la marier avec les rois d'Angleterre Henri VII, puis Henri VIII, les rois de France Louis XII ou François Ier de France et le roi de Pologne Sigismond Ier.

À 18 ans, en 1516, Éléonore d'Autriche souhaite épouser Frédéric du Palatinat.



Premier tour de France de François Ier de France

Après cette cérémonie, François Ier de France et la reine, Claude de France, parcourent le pays.

Entouré de la Cour, cela représente un cortège de 300 personnes environ.

Pour François Ier, c'est une occasion de parler directement à ses sujets.

Il en profite pour faire des haltes chez ses amis comme Guillaume Ier de Montmorency à Écouen.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur de Claude de France.



Guillaume Gouffier ambassadeur en Allemagne

En 1516, Guillaume Gouffier parcourt toutes les cours d'Allemagne pour faire élire François Ier empereur.

Peut-être se serait-il assuré tous les suffrages, s'il avait pu distribuer l'argent avec prudence, au lieu de le prodiguer avec un éclat indiscret.

Il gagne quelques électeurs, et flatte longtemps François Ier de l'espoir du succès.



Gaspard Ier de Coligny Maréchal de France

Gaspard Ier de Coligny, Seigneur de Châtillon, est fait Maréchal de France en 1516 par François Ier de France.



Traité de Noyon

La victoire française de Marignan est scellée par le Traité de Noyon.

Artus Gouffier de Boissy conclut en août 1516, à Noyon, un traité entre François Ier de France et Charles Quint.

Guillaume de Chièvres négocie pour Charles Quint, dont il a aussi été gouverneur.

Jacques II de Chabannes retourne en France.



Installation de Léonard de Vinci au Clos Lucé

En 1516, François Ier de France invite Léonard de Vinci à venir en France.

Léonard de Vinci s'installe au Clos Lucé, près d'Amboise.

Étant paralysé de la main droite, il ne peut plus peindre.

Il se consacre à ses machines.

François Ier se prend d'amitié pour cet homme de génie et est beaucoup influencé par lui.



Naissance de Louis d'Harcourt

Louis d'Harcourt naît vers 1517, fils de François d'Harcourt (mort en 1558), Baron de Beuvron, et de Françoise de Gaillon, Dame de Macy.



François de Tournon Archevêque d'Embrun

François de Tournon est nommé Archevêque d'Embrun en 1517.



Mariage de Guillaume Gouffier de Bonnivet avec Louise de Crèvecœur

Guillaume Gouffier de Bonnivet épouse le 8 juin 1517 Louise de Crèvecœur. Leurs enfants sont :



Naissance de François Ier de Lorraine

François Ier de Lorraine Marquis de Pont-à-Mousson

François Ier de Lorraine naît à Nancy en 1517, fils d'Antoine II de Lorraine et de Renée de Bourbon-Montpensier.

Titré marquis de Pont-à-Mousson dans sa jeunesse, François Ier de Lorraine passe une partie de son enfance à la Cour de France.

Il est le filleul de François Ier.



Henri II de Lenoncourt Enfant d'honneur de François Ier de France

En 1518, Henri II de Lenoncourt est enfant d'honneur de François Ier de France.



Naturalisation de Jean de Tavannes

Jean de Tavannes, oncle maternel de Gaspard de Saulx, se signale à la tête de ces Lansquenets qu'on surnommait les bandes noires.

François Ier de France fait un cas particulier de Jean de Tavannes à qui il accorde des lettres de naturalisation en 1518.



Naissance de François Gouffier le Vieux

François Gouffier le Vieux naît vers 1518, fils de Guillaume Gouffier de Bonnivet et de Louise de Crèvecœur.



Jacques de Beaune Surintendant des finances

Jacques de Beaune devient Surintendant des finances de François Ier le 27 janvier 1518.



François Guillaume de Clermont-Lodève Archevêque d'Auch

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Archevêque d'Auch en 1518.



Françoise de Foix favorite de François Ier de France

Françoise de Foix devient vers 1518 l'une des favorites de François Ier de France.


François III de Bretagne enfant - par Jean Clouet

Naissance de François III de Bretagne

Durant le tour de France du couple royal, François de Valois ou de France ou François III de Bretagne (Frañsez III en breton) naît au château d'Amboise le 28 février 1518, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Prénommé François, comme son père, il est titré dauphin de France à sa naissance.



Retour de François Ier de France à Paris

A l'automne 1518, tout le cortège regagne Paris, après avoir visité la Bretagne.

Ce voyage a permis à François Ier de France d'affirmer son autorité et de récupérer de ces régions des participations financières.

La période de 1518 à 1521 permet à François Ier d'entreprendre les travaux souhaités et de mettre en place son pouvoir.

Mais cette période de paix n'est que de courte durée.


Château de Blois

Transformation du Château de Blois

François Ier de France entreprend des travaux au château de Blois, y construisant une aile de plus et le fabuleux escalier de ce château.


Château de Chambord

Construction du Château de Chambord

Souhaitant cependant entreprendre une construction entièrement de lui, François Ier de France commande la construction du château de Chambord.

Si c'est Dominique de Cortone qui en conçoit l'architecture, Léonard de Vinci en aurait dessiné les plans.

Ce château n'est terminé que vingt deux ans plus tard, en 1540.



Enregistrement du Concordat

Malgré l'opposition des universités qui rejètent l'autorité du pape, François Ier de France fait enregistrer le Concordat de Bologne le 22 mars 1518.



Mariage de Claude Ier de Rieux avec Catherine de Laval

Claude Ier de Rieux épouse le 10 novembre 1518 Catherine de Laval, Dame de la Roche-Bernard, fille de Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon-Naples.

Leurs enfants sont :



Thomas de Foix-Lescun Maréchal de France

Thomas de Foix-Lescun est fait Maréchal de France en 1518 par François Ier de France.



François de Tournon Abbé commendataire de la Chaise-Dieu

François de Tournon succède à Adrien Gouffier de Boisy comme Abbé commendataire de la Chaise-Dieu, en 1519.

Cette abbaye est pourvue de bénéfices considérables.

François de Tournon doit cette promotion à la famille Gouffier.



Naissance de François Ier de Lorraine-Guise

François Ier de Lorraine-Guise naît le 24 février 1519 au château de Bar-le-Duc, fils de Claude de Lorraine-Guise, Duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.



Frédéric II Gonzague Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel

Mort de François II Gonzague

Frédéric II Gonzague Marquis de Mantoue

En 1519, François Ier de France lui décerne le grade de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel dont il démissionnera deux ans plus tard.

François II Gonzague meurt à Mantoue le 29 mars 1519.

Au plan de l'administration de son marquisat, François II Gonzague est l'organisateur d'un certain nombre d'améliorations de la vie publique.

Il encourage l'agriculture en instituant l'emmagasinage du grain dans le but de lutter contre les éventuelles disettes.

Il crée un corps de fonctionnaires communaux chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité de Mantoue.

Il réorganise également l'administration de la justice.

Frédéric II Gonzague devient le 5e Marquis de Mantoue, titré Frédéric II.



Naissance de Henri II de France

Henri II de France Duc d'Orléans

Henri II de France ou de Valois naît le 31 mars 1519 à Saint Germain en Laye, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Henri VIII Tudor est son parrain.

Thomas Seymour le représente lors du baptême.

Henri II de France est titré Duc d'Orléans.



Naissance de René de Chalon

René de Chalon ou de Nassau-Breda ou von Nassau-Dillenburg naît en 1519, fils d'Henri III de Nassau et de Clauda de Chalon-Arlay.

Henri III de Nassau est ambassadeur des Pays-Bas à la cour de François Ier de France.



Étienne de Poncher Archevêque de Sens

François de Poncher Évêque de Paris

Étienne de Poncher devient Archevêque de Sens en 1519.

François de Poncher succède à Étienne de Poncher, son oncle, à l'évêché de Paris en 1519.


Charles Quint Charles Quint,,Charles Quint Détail d'un tableau du Titien - 1548

Charles Quint Empereur Germanique

Marguerite d'Autriche gouverneur des Pays-Bas

Pour le titre d'empereur qui assure une supériorité sur les autres souverains; sont en lutte :

Pour cela faut-il convaincre les électeurs : 4 princes laïcs et 3 ecclésiastiques.

Henri VIII Tudor quitte prématurément la compétition.

Charles Quint dépense 800 000 florins, François Ier de France la moitié.

Robert III de la Marck est envoyé en Allemagne afin d'inciter les Électeurs à donner leurs voix à François Ier.

Il échoue dans cette mission diplomatique difficile.

Marguerite d'Autriche refait son apparition sur la scène publique.

Elle trouve de l'argent pour Charles Quint, achète les électeurs, fait des promesses.

Frédéric III de Saxe est le candidat soutenu par le pape Léon X, ce dernier ne voulant ni de François Ier, ni de Charles Quint, tous deux considérés comme trop dangereux pour les États pontificaux.

Après que le camp français se soit rangé à son côté, Frédéric III de Saxe a les meilleures chances d'être élu, mais refuse cette élection.

Frédéric III de Saxe prépare des capitulations électorales qui accroissent le pouvoir de décision des princes au sein de l'Empire.

Charles Quint doit les signer pour recevoir le soutien de Frédéric III de Saxe.

Louis V du Palatinat vote pour Charles Quint après avoir reçu de grandes quantités d'argent des Habsbourg.

Le crédit des Fugger, des banquiers italiens et espagnols, garanti par les trésors du Nouveau Monde, contribue à hisser Charles Quint sur le trône du Saint Empire romain germanique.

Charles Quint est alors élu à l'unanimité le 28 juin 1519 sous le nom de Charles V d'Allemagne.

Charles Quint confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à Marguerite d'Autriche, sa tante.

À la nouvelle de la proclamation de Charles Quint, Guillaume Gouffier sort du château qui lui sert d'asile aux environs de Francfort, et s'enfuit à Coblence.

Nicolas Perrenot de Granvelle devient homme de confiance de Charles Quint qui le surnomme son Lit de repos.

Nicolas Perrenot de Granvelle est fait chancelier ce qui va contribuer à lui faire acquérir une immense fortune familiale et lui donner tous les pouvoirs, au nom de Charles Quint, dans le comté de Bourgogne.



Mort d'Artus Gouffier de Boissy Grand maître de la maison de France

Le traité de Noyon n'ayant pu terminer tous les différends, Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres, les deux négociateurs, se rencontrent encore à Montpellier, espérant trouver les moyens d'établir une paix solide.

Artus Gouffier de Boissy et Guillaume de Chièvres sont amis, et désirent sincèrement que leurs maîtres le soient.

Ils travaillèrent sans relâche et de bonne foi pendant 2 mois à la discussion des points litigieux.

Ils arrêtent le mariage de Charles Quint avec la princesse Charlotte de France, fille de François Ier de France.

Ils vont conclure la négociation, lorsqu'Artus Gouffier de Boissy meurt à Montpellier en mai 1519.

La négociation est alors abandonnée.

Artus Gouffier de Boissy est Duc de Roannez et Pair de France, Comte d'Étampes, de Caravas, Baron de Passavant, de Maulévrier, de Roanne, de la Mothe-Saint-Romain, de Bourg-sur-Charente et de Saint-Loup, Seigneur d'Oiron, de Villedieu, de Valence et de Cazamajor.

Guillaume Gouffier de Bonnivet remplace Artus Gouffier de Boissy, son frère, dans la faveur de François Ier de France.



Naissance de François de Bourbon-Vendôme

François de Bourbon-Vendôme naît le 23 septembre 1519, fils de Charles IV de Bourbon-Vendôme avec Françoise d'Alençon.



René de Savoie Grand maître de France

François Ier de France nomme René de Savoie Grand maître de France, Surintendant de la maison du roi, par lettres patentes du 31 octobre 1519, charges qu'il conservera jusqu'à sa mort.

En 1519, René de Savoie est réhabilité par Charles III de Savoie.



Mariage de François de Rochechouart avec Renée Taveau

François de Rochechouart épouse le 16 novembre 1519 Renée Taveau, Dame de Mortemer. Leurs enfants sont :



Premières expéditions françaises sur les océans

François Ier de France favorise les grandes expéditions pour des raisons de prestige et financières, pensant se servir des trésors découverts pour payer ses campagnes en Italie.

Dès 1520, des expéditions sont envoyées sur les océans par le Roi de France.



Jérôme de Louviers Abbé de Lagny-sur-Marne

Jérôme de Louviers succède à François Guillaume de Clermont-Lodève et devient Abbé commendataire de Lagny-sur-Marne en 1520.


Hôtel de Philibert Babou à Tours

Philibert Babou Trésorier général des finances de Louise de Savoie et Commis au paiement de l'extraordinaire des guerres

Cession des seigneur de Vouillon et de Sacierges

En 1520, Philibert Babou devient Trésorier général des finances de Louise de Savoie et Commis au paiement de l'extraordinaire des guerres.

En 1520, Philibert Babou achète à Jean de Pardaillan, Seigneur de Castelnau, la châtellenie de Vouillon et la seigneurie de Sacierges.

Vers 1520, Philibert Babou fait construire à Tours un hôtel probablement par Martin ou Gatien François.

L'hôtel se compose d'un bâtiment perpendiculaire à la rue, flanqué de deux ailes encadrant une petite cour ouvrant sur la cour principale à laquelle donne accès une porte cochère.

Le rez-de-chaussée de l'aile du fond formait autrefois loggia d'une seule travée, voûtée d'ogives, ouverte sur les deux cours.

La décoration des façades présente tous les caractères de la première Renaissance :



Naissance de Claude Motier de La Fayette

Claude Motier de La Fayette naît vers 1520, fils de François Motier de La Fayette (1484-1524), Seigneur de Saint Romain, et de Madeleine Sanguin (1489-1531), Dame de Maffliers.



Naissance de François Gouffier de Bonnivet

François Gouffier de Bonnivet naît vers 1520, fils de Guillaume Gouffier de Bonnivet et de Louise de Crèvecœur.



François II de Luxembourg-Martigues Propriétaire à vie des terres de la maison de Luxembourg-Martigues

François II de Luxembourg-Martigues obtient en 1520 la possession à vie des terres de la maison de Luxembourg-Martigues.



Entrevue du Camp du Drap d'Or

François Ier de France tente d'obtenir l'alliance d'Henri VIII Tudor.

Il l'invite près de Calais durant l'entrevue du Camp du Drap d'Or qui se tient du 7 au 24 juin 1520.

Chacun y essaie d'étonner l'autre.

Tournois, danses, repas, combats (sportifs) se succèdent.

Les rois se quittent en promettant de se revoir.

Charles-Jean de Lorraine assiste à l'entrevue du Camp du Drap d'Or.

Robert III de la Marck est présent lors de cette entrevue.



Claude de Lorraine-Guise Comte de Guise

François Ier appuie le procès que la Maison de Lorraine mène contre la Maison de Rohan à propos de Guise en Thiérache.

Un règlement est trouvé, et le comté de Guise est attribué à Claude de Lorraine-Guise en 1520.


Charlotte d'Albret - par Jean Clouet en 1515

Mariage d'Odet de Foix avec Charlotte d'Albret

Odet de Foix, gouverneur de Guyenne, épouse en 1520 Charlotte d'Albret, fille de Jean d'Albret et de Charlotte de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage est signé le 30 avril 1520 au château de Gien, avec dispense de parenté du pape Léon X.



Liaisons de François Ier de France

Selon la tradition, François Ier de France aurait écrit vers 1520 sur la vitre d'une fenêtre du château de Chambord, à l'aide d'un couteau, ces deux vers :

Souvent femme varie.

Et bien fol qui s'y fie.

On ignore à la suite de quelle déception il en vint à afficher ainsi son scepticisme sur la fidélité des femmes.

De toute façon, elles auraient pu lui en servir autant.

En effet, s'il garda longtemps ses deux principales maîtresses, Mme de Châteaubriant et la Duchesse d'Étampes, il ne se priva pas pour autant de faire d'innombrables incursions dans les maisons bourgeoises et les chaumières, aussi bien que dans les châteaux.



Naissance de François de Vivonne

François de Vivonne naît en 1520.

Il a François Ier de France pour parrain, et il est élevé à la cour.



Naissance de Madeleine de France

Madeleine de France naît le 10 août 1520, fille de François Ier de France et de Claude de France.



François Ier de France et les protestants

Vis-à-vis des protestants, le début du règne est placé sous le signe de la tolérance, en partie grâce à l'influence de Marguerite de Navarre.



Naissance de Jeanne de la Colombière

Jeanne de la Colombière naît le 24 octobre 1520, fille de François de La Colombière, Seigneur de Peyrins.


Hôtel Saint-Pol à Romorantin

Incident à l'hôtel de Saint-Pol à Romorantin

L'hôtel Saint-Pol au 16, rue du Milieu à Romorantin, est l'une des rares constructions de la région en brique et pierre à décor en losanges de briques émaillées vertes.

Lors de l'Épiphanie le 6 janvier 1521, François Ier de France, avec sa bande de compagnons, simule l'attaque de l'hôtel où siège le roi de la fève.

Le jeu tourne mal et François Ier de France reçoit un tison ou une bûche sur la tête, lancé d'une fenêtre.

Sans connaissance pendant plusieurs jours, on craint pour sa vie, mais il se rétablit si bien qu'il envisage aussitôt de repartir en voyage.

Pour le soigner, les médecins le rasent.

Dès lors, François Ier de France portera la barbe pour masquer la cicatrice, lançant ainsi la mode à la cour,

Denisart désigne Jacques Ier de Montgomery comme le lanceur.



Philibert Babou Maire de Tours et Maitre de la garde robe du Dauphin

Cession la terre de Thuisseau

En 1521, Philibert Babou est nommé maire de la ville de Tours et Maitre de la garde robe de François de Valois, le Dauphin.

En 1521, Philibert Babou achète à François de Blanchefort, Seigneur de Saint Janvrin, la terre de Thuisseau dépendant de la paroisse de Montlouis.



François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Martin de Villamagne

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Martin de Villamagne en 1521.



Rencontre de François de Tournon avec Guillaume Gouffier de Bonnivet

En juillet 1521, François de Tournon rencontre à Autun Guillaume Gouffier de Bonnivet et le suit en Guyenne.


François Ier de Clèves - Portrait par Jean Clouet

Mort de Charles II de Clèves Comte de Nevers

François Ier de Clèves Comte de Nevers

Charles II de Clèves meurt en 1521 prisonnier à la tour du Louvre.

François Ier de Clèves succède à Charles II de Clèves, son père, avec le simple titre de Comte d'Eu sous la tutelle de Marie d'Albret, sa mère et devient Comte de Nevers en 1521.

Marie d'Albret est veuve de Charles II de Clèves.

Odet de Foix, le mari de Charlotte d'Albret, dispute à Marie d'Albret, sa belle-sœur, la part de succession de Jean d'Albret et de Charlotte de Bourgogne.



Mise du château de Montfort sous séquestres

Philibert de Chalon-Arlay est sollicité dès son adolescence par François Ier de France et par Charles Quint, chacun des deux monarques le réclamant à son service.

Finalement Philibert de Chalon-Arlay refuse de rendre hommage au roi de France pour sa principauté d'Orange et devient capitaine-gouverneur des armées de Charles Quint.

Le Château de Montfort est mis sous séquestres par François Ier de France en 1521.



Naissance de François Ier de Coligny-d'Andelot

François Ier de Coligny-d'Andelot naît à Châtillon-sur-Loing le 18 avril 1521, fils de Gaspard Ier de Coligny et de Marie Louise de Montmorency.



Constitution du Cénacle de Meaux

Condamnation des thèses de Martin Luther par la Sorbonne

En 1521, Guillaume Briçonnet attire autour de lui plusieurs théologiens et prédicateurs, dont notamment Lefèvre d'Étaples, Guillaume Farel, Gérard Roussel, Jodocus Clichtove, l'hébraïsant François Vatable, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, prédicateur célèbre, et Jean Lecomte de Lacroix.

Ils constituent l'école ou le cénacle de Meaux ou le Cercle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l'Église de Meaux.

Il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ en répandant le Nouveau Testament en français.

On délatinise les textes évangéliques.

Ils ont la protection de Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier de France.

Foyer de prédication, cet épicentre, précurseur du réformisme, a une grande influence sur les humanistes et les écrivains de cette génération tels Marot et François Rabelais.

Ce cercle de Meaux est pourtant loin des réformateurs allemands.

Les Cordeliers sont interdits de chaire.

Guillaume Briçonnet crée une imprimerie à Meaux, qui publie les ouvrages de Lefèvre d'Étaples.

Les textes sont débarrassés de tout apparat critique, et dédicacés au peuple des fidèles chrétiens.

Des commentaires sont faits de ces textes, devant des petits groupes de personnes ayant un peu d'éducation.

Les prêches, qui changent ont du succès.

On ne menace plus de l'Enfer, on ne quête plus à la fin.

La Picardie voisine, la Thiérache, le monastère de Livry-en-Aulnoy sont touchés et ce, alors que les thèses de Luther ne sont pas connues en France.

Guillaume Briçonnet s'attire l'hostilité des Cordeliers, privés du produit de leurs quêtes, et de la Sorbonne.

En 1521, Lefèvre d'Etaples est secouru par François Ier de France après la condamnation par la Sorbonne de son livre les Trois Maries.

En avril 1521, les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

Jodocus Clichtove fait défection au cénacle de Meaux.

Il rédige un ouvrage sur le culte des saints.

Il proclame que l'intelligence des laïcs ne pourra jamais comprendre le sens sublime enfermé dans les livres divins que les plus doctes ont peine à comprendre.



Mariage de François de la Trémoïlle avec Anne de Montfort-Laval

François de la Trémoïlle épouse le 23 janvier 1521 Anne de Montfort-Laval, fille de Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon-Naples. Leurs enfants sont :

Anne de Montfort-Laval, Princesse de Tarente, lui apporte ses prétentions au trône de Naples et le titre d'altesse accordé à leurs descendants.


André de Foix - par Jean Clouet - vers 1530

Révolte en Castille

Bataille de Villalar

Prise de Saint-Jean-Pied-de-Port

Prise de Pampelune

Ignace de Loyola blessé

Siège de Logroño

Bataille de Noain

André de Foix Prisonnier

François Ier de France, qui est opposé à Charles Quint, préfère ne pas l'affronter directement.

Pour aider Henri II d'Albret, François Ier de France envoie l'armée de Guyenne, avec à sa tête André de Foix.

L'offensive franco-navarraise bénéficie d'une révolte en Castille, qui oblige les Espagnols à dégarnir leurs défenses.

Mais l'armée castillane bat les villes révoltées à Villalar le 21 avril 1521.

Après 3 jours de siège, le 15 mai 1521, l'armée franco-navarraise, forte de 12 000 hommes, prend, Saint-Jean-Pied-de-Port qui commande l'accès à l'Espagne par le col de Roncevaux.

Le 19 mai 1521, Pampelune se rend, ainsi que son château, quelques jours plus tard.

Ignace de Loyola est blessé gravement, en tentant de défendre la citadelle.

André de Foix continue sa campagne, s'empare de la Rioja et met le siège devant Logroño.

Devant l'avancée de l'armée castillane, commandée par Frédéric Hernandez de Tolède, Duc d'Albe, André de Foix lève le siège.

Il recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.

L'armée espagnole contourne le col de Zubiça de nuit par un sentier muletier.

Elle établit son campement au nord de la sierra, et coupe la retraite à l'armée française.

André de Foix doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre.

La bataille à lieu à Noain à 5 km de Pampelune le 30 juin 1521

Il se trouve en infériorité numérique.

Mais il n'attend pas le renfort des 6 000 hommes qui sont restés à Pampelune et dans les environs, ainsi que celui des 2 000 hommes qui se trouvent vers Tafalla.

Deux heures avant le coucher du soleil, André de Foix fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu.

Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commence à reculer.

Les fantassins castillans s'emparent de l'artillerie française, avant d'enfoncer le reste de l'armée qui est mise en déroute en moins d'une heure.

L'armée franco-navarraise compte plus de 6 000 morts, et de nombreux prisonniers, dont André de Foix.

Les nationalistes basques voient dans cette bataille la fin des libertés pour le peuple basque, et le début de la régression culturelle basque.

Un monument a été élevé en souvenir de cette bataille, et les partisans de l'indépendance du pays basque s'y réunissent tous les ans en juin.



Mort de Suzanne de Bourbon

Charles III de Bourbon, commandant en chef de l'armée royale, est à la tête d'un vaste territoire et a une Cour et une administration identique au Roi.

François Ier de France montre peu d'attention vis à vis de Charles III de Bourbon et celui s'en offusque.

Suzanne de Bourbon prend le soin de désigner Charles III de Bourbon, son époux, comme héritier universel par testament.

Suzanne de Bourbon meurt à Châtellerault en 1521.

La succession du duché de Bourbon et de ses autres domaines est revendiquée :

Louise de Savoie intente un procès à Charles III de Bourbon.

Guillaume Poyet, futur chancelier de France défend Louise de Savoie.

Charles III de Bourbon est défendu par François Ier de Montholon.

François Ier aurait entendu François Ier Montholon plaider la cause du connétable de Bourbon contre sa mère.

Dès lors plein d'estime pour lui, il lui aurait destiné une charge d'avocat général au Parlement de Paris.



Première guerre entre François Ier de France et Charles Quint

François Ier de France ne s'entend pas bien avec Charles Quint.

Ce dernier revendique la Bourgogne.

Le Roi de France, ayant peur de le perdre le duché de Milan, déclenche en mars 1521 des affrontements en Navarre, en Flandre et en Lombardie.



Bataille de Mézières

Le 26 septembre 1521, Bayard, François Ier de Bourbon-Saint-Pol et Anne de Montmorency défendent la ville de Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

Jacques Ier de Montgomery ravitaille Mézières.

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont révélées à cette occasion.

Claude d'Annebault fait l'apprentissage des armes et se distingue à la défense de Mézières.

Charles IV de Bourbon-Vendôme participe à la campagne de Flandre.


François-Marie II Sforza

François-Marie II Sforza Duc de Milan

François-Marie II Sforza devient Duc de Milan en 1521.


Anne Jagellon

Mariage de Ferdinand Ier de Habsbourg avec Anne Jagellon

Ferdinand Ier de Habsbourg épouse à Linz en Autriche le 25 mai 1521 Anne Jagellon, fille et héritière de Vladislas II Jagellon, Roi de Bohême et de Hongrie, et d'Anne de Foix.

Leurs enfants sont :



Naissance de Louis III de La Trémoïlle

Louis III de La Trémoïlle dit Le chevalier sans reproche naît à Thouars en décembre 1521, fils de François de la Trémoïlle et d'Anne de Montfort-Laval.



Rencontre de François de Tournon avec Érasme

À fin 1521, François de Tournon est à Bâle où il rencontre Érasme qui le qualifie de iuvenis humanissimus.



Présentation de Gaspard de Saulx à la cour

Jean de Tavannes présente Gaspard de Saulx à la cour en 1522.

François Ier de France l'admet au nombre de ses pages.



Mort de Jean-François de Savoie Évêque de Genève

Jean-François de Savoie meurt le 7 février 1522.



Cession de Villers Cotterets

En 1522, François Ier de France donne à Jacques de Bourbon la maison et appartenance de Villers Cotterets et y ajoute 1 250 livres de rente à prendre pendant sa vie sur les greniers à sel et domaine du duché de Valois.



Guillaume Budé En charge de la bibliothèque royale de Fontainebleau

En 1522, Guillaume Budé reçoit de François Ier de France la charge de la bibliothèque royale de Fontainebleau, où sont entreposées toutes les copies et réécritures de manuscrits anciens possédées par la France.



Mariage de Nectaire de Saint-Nectaire avec Marguerite d'Estampes

Nectaire de Saint-Nectaire épouse en 1522 Marguerite d'Estampes, fille de Jean d'Estampes et de Madeleine de Husson.

Leurs enfants sont :

Nectaire de Saint-Nectaire est :

Marguerite d'Estampes est dame de La Ferté-Nabert.



Cession de Brie-Comte-Robert à Anne Poncher

François Ier de France confie Brie-Comte-Robert cède, avec faculté de rachat, à des seigneurs engagistes qui sont des proches.

La première est Anne Poncher, fille de Louis Poncher, en 1522.



Naissance de Charles II d'Orléans

Charles II d'Orléans Duc d'Angoulême

Charles II d'Orléans naît à Saint-Germain-en-Laye le 22 janvier 1522, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Il reçoit le titre de Duc d'Angoulême.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.


Anne de Montmorency par Jean Clouet - 1530

Prise de Novare

Anne de Montmorency Maréchal de France

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont également révélées par la prise de Novare en 1522.

Anne de Montmorency, Duc de Montmorency et de Damville, est fait Maréchal de France par François Ier de France le 6 août 1522.



Mariage de Louis de Courtenay avec Charlotte du Mesnil-Simon

Louis de Courtenay épouse le 24 septembre 1522 Charlotte du Mesnil-Simon (morte en 1555), Dame de Morogues, fille de Louis du Mesnil-Simon et de Catherine du Vernet.

Leurs enfants sont :



Obtention d'un passeport pour Érasme

François de Tournon obtient un passeport pour la venue en France d'Érasme, en novembre 1522.



François Guillaume de Clermont-Lodève Cardinal-Evêque de Frascati

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Cardinal-Evêque de Tusculum aujourd'hui Frascati en Italie le 16 décembre 1523.



Siège d'Hesdin

Mort d'Antoine de Créquy Seigneur du Pontdormy

Claude de Lorraine-Guise remporte la bataille de Hesdin en 1522 et chasse les Anglais de Picardie.

Antoine de Créquy, petit-fils de Jean V de Créquy, Lieutenant général de la Picardie, est un des capitaines de François Ier de France.

Antoine de Créquy meurt en 1523 dans un accident au siège d'Hesdin.



Mariage de Charles de Caumont avec Jeanne de Pérusse d'Escars

Charles de Caumont, fils de Charles de Caumont (mort en 1509), Seigneur de Berbiguières, et de Jeanne de Bénac, épouse Jeanne de Pérusse d'Escars.

Leurs enfants sont :



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît le 5 juin 1523, fille de François Ier de France et de Claude de France.



Consécration de l'église de Lésigny

L'ancienne chapelle de Lésigny est remplacée par l'église actuelle, consacrée en 1523 par François de Poncher.

Elle est financée par Louis de Poncher.



Alliance d'Henri II d'Albret avec François Ier de France

En 1523, Henri II d'Albret s'allie à François Ier de France.



Jeanne d'Orléans Comtesse de Bar-sur-Seine

Jeanne d'Orléans reçoit de François Ier de France, son frère, le comté de Bar-sur-Seine après son retour au domaine royal français mars 1522 ou en 1523.



Naissance de François II de Saint-Nectaire

François II de Saint-Nectaire naît après 1523, fils de Nectaire de Saint-Nectaire et de Marguerite d'Estampes.



Mort de Lucien Grimaldi

Honoré Ier Grimaldi Seigneur de Monaco

Lucien Grimaldi est Chambellan de Louis XII et de François Ier.

Lucien Grimaldi meurt le 22 août 1523 assassiné par Bartolomeo Doria, son neveu.

Honoré Ier Grimaldi devient 13e Seigneur de Monaco le 22 août 1523



Complot de Charles III de Bourbon

Jacques Hurault Prisonnier

Charles III de Bourbon engage des négociations avec Charles Quint, mais le complot échoue.

Jean de Poitiers est arrêté le 5 septembre 1523 à la suite de la trahison de Charles III de Bourbon.

Ses biens sont confisqués et rattachés au domaine royal le 7 septembre 1523.

Louis de Brézé alerte François Ier de France de la trahison de Charles III de Bourbon.

Charles de Rohan-Gié remplace l'un des pairs laïcs lors du jugement de Charles III de Bourbon.

Jean de Poitiers, père de Diane de Poitiers, est accusé de complicité dans ce complot et devient le principal bouc émissaire de l'affaire.

Charles III de Bourbon part pour les terres impériales, Charles Quint gagnant ainsi un bon général, utile pour l'invasion de la France qu'il projette.

En septembre 1523, les français encerclent Milan.

Bataille après bataille, le bilan des affrontements est désastreux pour les français.

Soupçonné d'avoir eu part aux conseils de Charles III de Bourbon, Jacques Hurault est longtemps détenu prisonnier.



Renoncement aux droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice

Le 10 septembre 1523, François Ier de France renonce solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice.



Publication en français de l'Ancien Testament, des Homélies, des Épîtres, des Évangiles, des Actes des Apôtres

Interdiction des livres de Luther à Meaux

Lefèvre d'Étaples publie en français l'Ancien Testament, les Homélies, les Épîtres, les Évangiles, les Actes des Apôtres en 1523.

La Sorbonne profite des difficultés diplomatiques de François Ier de France pour s'attaquer au Cénacle de Meaux.

Le Conseil du roi permet aux réformistes d'échapper aux poursuites.

En octobre 1523, Guillaume Briçonnet interdit les livres de Luther dans son diocèse.



Condamnation à mort de Jean de Poitiers

Jean de Poitiers est condamné à mort le 8 janvier 1524.

Il est gracié in extremis sur l'échafaud le 17 février 1524.

Il apprend sa grâce, accordée par François Ier de France en reconnaissance des bons et loyaux services de Louis de Brézé.

Jean de Poitiers finit ses jours enfermé, dans un certain confort, dans la forteresse de Loches.



Naissance de François Gouffier le Jeune

François Gouffier dit le Jeune naît vers 1524, fils de Guillaume Gouffier de Bonnivet et de Louise de Crèvecœur.

Il est dit le Jeune pour le distinguer de son frère aîné.



François Guillaume de Clermont-Lodève Évêque-Comte de Valence et Die

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Évêque-Comte de Valence et Die en février 1524.

Il ne visitera jamais son Église de Die.



Louise de Savoie Régente de France

Quand François Ier de France quitte la France, en 1524, Louise de Savoie est Régente de France.

François de Tournon est nommé à son Conseil.

Ses qualités de négociateur sont remarquées par Louise de Savoie.



Mort de Jean II de Nicolaï Seigneur de Saint-Léger et Saint-Victor

Jean II de Nicolaï meurt à bourg Saint-Andéol en 1524 ou 1527.

II est enterré en la chapelle Saint-Jean, fondée par ses ancêtres en l'église de Saint-Andéol.

C'est à l'éclat de ses services et à l'importance des fonctions qu'il occupa sous les règnes des rois Charles VIII de France, Louis XII et François Ier, que la maison de Nicolaï doit la situation importante qu'elle a occupée jusqu'à nos jours.



Mariage de François Ier de Montholon avec Marie Boudet

François Ier de Montholon est veuf de Jeanne Berthoul.

François Ier de Montholon épouse le 18 juillet 1524, Marie Boudet. Leur enfant est :



Philippe Chabot Gouverneur du duché de Valois

Philippe Chabot s'attache à François Ier de France.

Ce dernier lui donne le gouvernement du duché de Valois le 28 octobre 1524.



Charles III de Bourbon Lieutenant général de Charles Quint

Bataille de Sésia

Mort de Bayard

En mars 1524, les français doivent se retirer de Milan.

Nommé lieutenant général de l'Empereur en Italie, Charles III de Bourbon combat les Français et remporte la bataille de Sésia ou Sesia.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol combat aux côtés de Guillaume Gouffier de Bonnivet et Bayard lors de cette bataille.

Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec ou Robecco sul Naviglio dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française.

La colonne vertébrale brisée, il enjoint ses compagnons à le quitter et leur dit :

Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie.

Charles III de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint.

Charles III de Bourbon vient devant Bayard et dit :

Ah ! Monsieur de Bayard que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier !

Le mourant répond :

Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie !

Bayard agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.

Bayard meurt le 30 avril 1524 à Abbiategrasso.

Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa devise est : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre) : elle reçoit pour donner.

Une épidémie décime alors l'armée française.



Siège de Marseille

Andrea Doria commandant des galères françaises

Prise d'Avignon

Philibert de Chalon-Arlay au service Charles Quint

En juillet 1524, François Ier de France affronte diverses invasions en Provence, en Normandie ou en Bourgogne.

Claude de Lorraine-Guise repousse les impériaux de Bourgogne en 1524

Charles III de Bourbon envahit ensuite la Provence et assiège Marseille.

La grande nef Sainte Marie de Bonaventure participe à la défense et à l'approvisionnement de Marseille pendant ce siège.

René de Savoie loue la grande nef Sainte Marie de Bonaventure à son neveu François Ier de France 1500 écus par mois entre le 28 juin 1524 et le 30 avril 1525.

Andrea Doria embrasse d'abord le parti de la France.

Andrea Doria est nommé par François Ier de France au commandement des galères françaises et bat la flotte de Charles Quint sur les côtes de Provence en 1524.

Jacques II de Chabannes s'empare d'Avignon.

Philibert de Chalon-Arlay louvoie entre François Ier de France et Charles Quint pour protéger son patrimoine, mais il prend ouvertement le parti de l'empereur en 1524.

Philibert de Châlon-Arlay est capturé par Andrea Doria et retenu en otage par les Français.



Gabriel de Gramont Évêché de Tarbes

Gabriel de Gramont est transféré à l'Évêché de Tarbes le 19 juillet 1524.

Gabriel de Gramont devient maître des suppliques de François Ier de France.



Mort de Claude de France

Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême

François III de Bretagne Duc de Bretagne

Claude de France meurt le 20 juillet 1524.

François Ier de France est très affecté par la mort de sa femme.

Il se ressaisit et réussit à restaurer l'ordre à l'intérieur du pays.

La race de pruniers Reine-Claude lui doit son appellation.

François III de Bretagne, son fils aîné, lui succède sur le trône de Bretagne.

Il ne gouverne pas puisque l'usufruit du duché est exercé par François Ier de France, son père.



Mort de Jacques de Bourbon.

Jacques de Bourbon est Chambellan de François Ier de France, gouverneur de Valois et de Vendomois, capitaine d'Arcques, bailli de Vermandois et Valois.

Jacques de Bourbon est le 1er Baron de Ligny, Seigneur de Vierge, de La Vaquerie, de Heux en Ternois, de Fortel, de Vançay et de Bonneval.

Jacques de Bourbon meurt le 1er octobre 1524.

Il est inhumé en l'abbaye de Longpont dans l'Aisne.


Fernando de Avalos

Siège de Pavie

Mort de Claude de Longueville Duc de Longueville

Jacques II de Chabannes dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols.

François Ier de France entre facilement dans la ville de Milan et, contre l'avis de ses vieux conseillers, dont Louis II de La Trémoïlle veut s'emparer de Pavie.

Le 28 octobre 1524, Jacques II de Chabannes commence avec François Ier de France le siège de Pavie, défendue par les Espagnols d'Antonio de Leiva.

L'armée impériale, commandée par Fernando de Àvalos, Charles de Lannoy et Charles III de Bourbon arrive bientôt en renfort des Espagnols.

Mais l'hiver rigoureux pénalise les français.

Ces derniers sont pris en tenaille et François Ier de France ne sait plus quoi faire.

Claude de Longueville meurt à Pavie le 9 novembre 1524.



Mariage de Guillaume de Pisseleu avec Madeleine de Laval

Guillaume de Pisseleu épouse Madeleine de Laval, fille de René Ier de Laval (mort en 1496) et d'Antoinette Havart de La Rosière. Leur enfant est :

Guillaume de Pisseleu aura eu 30 enfants...en 3 noces.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent.

Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon et Antoine II de Clermont-en-Trièves participent à cette bataille.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Mission de Guillaume du Bellay auprès de François Ier de France

En 1525, Marguerite d'Angoulême envoie Guillaume du Bellay, auprès de François Ier de France, son frère, prisonnier en Espagne.



Gabriel de Gramont et François de Tournon Ambassadeurs en Espagne

Gabriel de Gramont et François de Tournon sont ambassadeurs en Espagne en 1525 pour traiter la délivrance de François Ier de France.



Retraite de Jacques de Beaune

Procès de Jacques de Beaune

En 1525, Jacques de Beaune refuse à nouveau des crédits pour l'armée. Sa décision ne plaisant pas au pouvoir, Jacques de Beaune se retire dans sa terre de Ballan.

Un peu plus tard, profitant de l'absence de François Ier, Louise de Savoie, la reine-mère demande à Antoine Duprat que l'on instruise le procès de Jacques de Beaune.

Son ancien commis, Jean Prévôt de Tours est contraint de le dénoncer.

À l'issue d'un jugement controversé, le 27 janvier 1525, Jacques de Beaune est reconnu créancier de François Ier pour 910 000 livres.



Philippe Chabot Amiral

Philippe Chabot Gouverneur de Bourgogne.

François Ier de France nomme Philippe Chabot Amiral et Gouverneur de Bourgogne le 23 mars 1525.



Soulèvement au pays de Bitche

Prise de Saverne

Bataille de Sélestat

Les paysans du pays de Bitche se soulèvent à leur tour en mai 1525.

Antoine II de Lorraine doit monter une expédition qui reprend Saverne le 17 mai 1525.

Antoine II de Lorraine bat et massacre une armée de rustauds le 20 mai 1525 près de Sélestat.

Antoine II de Lorraine doit par la suite promulguer d'autres édits contre les Protestants.

Par héritage et achats, Antoine II de Lorraine agrandit le duché.

A partir de 1525, Antoine II de Lorraine préfère rester neutre dans les guerres qui opposent François Ier de France à Charles Quint.



Avancée des Rustauds

Bataille de Saverne

En 1525, prêt à partir pour l'Italie, François Ier de France envoie Claude de Lorraine-Guise défendre les frontières de l'Est contre l'avancée des Rustauds, armée de paysans et mercenaires protestants.

Contre l'avis du conseil de régence qui n'en voit pas la nécessité, craignant pour la sécurité de leurs terres lorraines, Claude de Lorraine-Guise, Antoine II de Lorraine décident de lever une armée, composée de gentilshommes français attachés à Claude de Lorraine-Guise et de mercenaires venus de toute l'Europe.

Le 17 mai 1525, les paysans révoltés sont massacrés par l'armée des Lorrains à Saverne.

Cet épisode sanglant valut à Claude de Lorraine-Guise le surnom de Grand boucher.

Ainsi retenus en Lorraine, Antoine II de Lorraine et Claude de Lorraine-Guise ne participeront pas à l'expédition en Italie.



Louise de Savoie Régente du royaume de France

En 1525, contre tout avis, François Ier de France effectue une troisième tentative de récupération du Milanais. Sa mère, Louise de Savoie, assure la régence du pays.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur Louise de Savoie.



François de la Trémoïlle

François de la Trémoïlle devient 36ème vicomte de Thouars en 1525. Il est également:



Négociation de la libération de François Ier de France

Marguerite d'Angoulême est désignée pour négocier avec l'empereur Charles Quint, la libération de François Ier de France.

Mais l'empereur et son chancelier, Mercurin de Gattinara, ne veulent pas entendre parler de rançon : ce qu'ils exigent c'est la rétrocession de la Bourgogne dont Charles Quint est théoriquement héritier par sa grand-mère.

La mission de Marguerite d'Angoulême échoue, mais elle a permis d'apporter au roi François Ier de France un précieux réconfort.

La terre de Puiseux appartient à la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris qui en vend une partie pour participer au paiement de la rançon de François Ier de France.



Condamnation de participant au cénacle de Meaux

Condamnation et mort de Jacques Pauvant

Des prières en langue simple sont imprimées à Meaux à destination du peuple, ainsi que des ouvrages de vulgarisation à partir de 1525.

Après la défaite de Pavie, François Ier de France prisonnier ne protège plus Guillaume Briçonnet.

En mai 1525, une bulle du pape autorise un groupe de trois théologiens de la Sorbonne et d'un curé à traquer l'hérésie.

Jacques Pauvant est arrêté, se rétracte, est libéré, puis brûlé après avoir repris ses prêches.

D'autres membres du groupe sont arrêtés ou doivent s'enfuir.



Poursuite des protestants

Durant l'emprisonnement de François Ier de France, les catholiques attaquent les réformateurs.



Naissance de Jacques II de Goyon

Jacques II de Goyon naît à Lonray ou Lonrai dans l'Orne le 16 ou le 26 septembre 1525, fils de Jacques Ier de Goyon de Matignon, Panetier du roi, et d'Anne de Silly, Dame de Lonray.

Anne de Silly est la fille de Jacques-François de Silly, Chevalier de Silly.



Voyage de Giovanni Verrazano

Giovanni Verrazano cherche en 1525 un passage vers la Chine par l'ouest. Il touche la Floride, Terre Neuve, rencontre des indigènes mais ne trouve pas de route vers la Chine. C'est un échec pour François Ier de France.



Début de la conquête du Pérou

En 1525, François Pizarre pénètre au Pérou.



François Ier de France malade

A la fin 1525, François Ier de France tombe malade, souffrant d'anorexie et d'un abcès du nez.



Mariage de Philippe Chabot avec Françoise de Longwy

Philippe Chabot épouse le 10 janvier 1526 Françoise de Longwy, Dame de Pagny et de Mirebeau en Bourgogne. Leurs enfants sont :



Traité de Madrid

François Ier de France libéré

François III de Bretagne et Henri II de France Otages de Charles Quint

On confie à François de Tournon et à Jean de Selve les négociations en Espagne.

Gabriel de La Guiche négocie la délivrance de François Ier de France.

Le 14 janvier 1526, François Ier de France, n'ayant qu'une idée en tête, celle d'être libre, signe le traité de Madrid qui met fin à la première guerre de François Ier de France et de Charles Quint.

Anne de Montmorency est négociateur dans ce traité.

En échange de sa libération, François Ier de France :

La libération de Philibert de Châlon-Arlay est un des enjeux de ce traité.

Charles III de Bourbon retrouve ses biens.

François Ier de France est libéré le 21 janvier 1526.

Ces deux fils, François III de Bretagne et Henri II de France, sont échangés contre François Ier de France, et resteront les otages de Charles Quint de 1526 à 1530.

René de Cossé, gouverneur des enfants de France, et les accompagne en captivité en Espagne.

Charles II d'Orléans, dernier fils du Roi, peut rester en France.

La première rencontre entre Diane de Poitiers et Henri II de France, à eu lieu le 15 mars 1526 à Bayonne lors du départ pour l'Espagne.

Les princes de France connaissent en premier lieu des conditions de détention privilégiées dues à leur rang.

Robert II de La Marck, chassé de ses terres par Charles Quint est rétablit par François Ier de France.



Mariage de Menaud d'Aure avec Claire de Gramont

Avec dispenses du Pape, Menaud d'Aure épouse le 23 novembre 1525 ou le 10 février 1526 Claire de Gramont (1505-1540), sa cousine au 4e degré, fille de François de Gramont et de Catherine d'Andouins. Leurs enfants sont :

Claire de Gramont est la sœur et l'héritière de Jean II de Gramont, Seigneur de Gramont et Souverain de Bidache.



Naissance de François de Courtenay

François de Courtenay naît en 1526, fils de Louis de Courtenay et de Charlotte du Mesnil-Simon.



François de Tournon Archevêque de Bourges

François de Tournon devient un membre régulier du Conseil de François Ier de France et reçoit de nombreuses récompenses.

En 1526, François de Tournon devient ainsi archevêque de Bourges.



Dénonciation du traité de Madrid

François Ier de France, soutenu par les États de Bourgogne, dénonce le traité de Madrid pour lui "arraché sous la contrainte".

En mai 1526, François Ier de France revient sur ses promesses, prétextant que la Bourgogne ne peut être cédée sans en parler aux États Généraux.

Du fait du retard dans le paiement de la rançon, les deux princes, François III de Bretagne et Henri II de France, sont bientôt soumis à une détention sévère et passent presque 4 années très isolés, dans l'incertitude quant à leur avenir.

À son retour, François Ier de France anéantit une procédure que le parlement a commencée contre Antoine Duprat.



Achat de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure

Louise de Savoie fait estimer le pris de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure. Elle est achetée par François Ier de France à sa tante la Comtesse de Villars et de Tende entre juillet et août 1526.



Mariage de Guy XVI de Laval avec Antoinette de Daillon

Guy XVI de Laval est veuf d'Anne de Montmorency.

Guy XVI de Laval épouse le 9 juin 1525 ou le 24 août 1526 Antoinette de Daillon (vers 1500-avant le 4 juillet 1538). Leurs enfants sont :



Destitution de François de Poncher comme Évêque de Paris

François de Poncher est destitué de l'évêché de Paris pour simonie en 1526.



Naissance de Gabriel Ier de Montgomery

Gabriel de Lorges, Comte de Montgomery (Calvados), Seigneur de Ducey (Manche), naît à Ducey en Normandie en 1526, fils de Jacques Ier de Lorges, Comte de Montgomery, et de Claude de La Bouxière, Dame de Ducey.

Jacques Ier de Lorges est originaire d'Écosse, capitaine distingué de la Garde écossaise attachée au service de François Ier de France.



Mariage de François II de Luxembourg-Martigues avec Charlotte de Brosse

François II de Luxembourg-Martigues épouse en 1526 Charlotte de Brosse (vers 1506-1540). Leurs enfants sont :



Théodor Trivulce Maréchal de France

Théodor Trivulce est fait Maréchal de France en 1526 par François Ier de France.


Robert III de La Marck - par François-Édouard Picot - copie d'après un original conservé au château de Beauregard - commandé par Louis-Philippe Ier pour le musée historique de Versailles en 1834

Robert III de La Marck Maréchal de France

Pendant son emprisonnement, Robert III de La Marck, Duc de Bouillon, est fait Maréchal de France en 1526 par François Ier de France.

Robert III de la Marck met à profit sa captivité pour écrire ses mémoires qui ne seront éditées qu'en 1735.



Tolérance des protestants

Les poursuites contre les protestants s'arrêtent au retour de François Ier de France. Ce dernier, influencé par l'humanisme de sa sœur, Marguerite d'Angoulême, se montre tolérant à l'égard des protestants alors que Charles Quint lutte contre les princes protestants de son empire. Il essaie de trouver une place à une réforme à la française.



Ligue de Cognac

François Ier de France reprend le combat en s'alliant avec le Pape Clément VII, Venise et Francesco Sforza : c'est la ligue de Cognac. Clément VII s'inquiète de la suprématie de Charles Quint.


Anne de Pisseleu - par Jean Clouet – musée Condé Chantilly

Liaison de François Ier de France avec Anne de Pisseleu

Anne de Pisseleu est tout d'abord fille d'honneur de Louise de Savoie.

Vers 1526, Francois Ier rencontre pour la première fois Anne de Pisseleu âgée de 18 ans qui devient sa maitresse.



Réunion de Spire

En 1526, à la réunion de Spire, Philippe Ier de Hesse soutient ouvertement la cause protestante rendant possible les prédications.

Philippe Ier de Hesse empêche l'élection en tant que Roi des Romains de Ferdinand Ier de Habsbourg.

Philippe Ier de Hesse détermine l'organisation de l'Église luthérienne selon les principes protestants. En cela, Philippe Ier de Hesse est aidé par son chancelier Feige de Lichtenau et son aumônier Adam Krafft, mais également par l'ex-franciscain François Lambert d'Avignon.

Les activités contre la progression de la Réforme des évêques de Wurtzbourg et des archevêques-électeurs de Mayence, la combinaison de plusieurs circonstances, y compris les rumeurs de guerre, ont convaincu Philippe Ier de Hesse de l'existence d'une ligue secrète parmi les princes catholiques.

Philippe Ier de Hesse est conforté dans ses soupçons par un aventurier employé dans diverses missions importantes par Georges de Saxe, ce conspirateur allemand se nommait Otto von Parck.

Martin Luther et le chancelier, convaincus de l'existence de cette ligue, conseillent à Philippe Ier de Hesse, l'action.

L'autorité impériale réunie à Spire interdit toute infraction à la paix et, après de longues négociations, Philippe Ier de Hesse réussit à extorquer des fonds couvrant les dépenses pour l'armement des diocèses de Wurtzbourg, de Bamberg et de Mayence.



Mariage d'Anne de Montmorency avec Madeleine de Savoie

Cadeau du Château de la Fère-en-Tardenois à Anne de Montmorency

Anne de Montmorency épouse à Saint-Germain-en-Laye le 10 janvier 1527 Madeleine de Savoie, fille de René de Savoie et d'Anne de Lascaris-Vintimille. Leurs enfants sont :

Madeleine de Savoie est la cousine de François Ier de France.

Pour ces noces, François Ier offre à Anne de Montmorency le Château de la Fère-en-Tardenois en guise de remerciements. Il le fait transformer et fait construire en particulier son grand pont couvert.



Mort de Raoul Hurault

Raoul Hurault, contrôleur des finances de François Ier de France et Seigneur de Cheverny meurt en 1527.



Naissance de Charles de Luxembourg-Martigues

Charles de Luxembourg-Martigues naît en 1527, fils de François II de Luxembourg-Martigues et de Charlotte de Brosse (vers 1506-1540).



François de Tournon Chancelier de l'ordre de Saint-Michel

En 1527, François de Tournon est fait chancelier de l'ordre de Saint-Michel.



Mariage de Louis d'Agoult de Montauban avec Blanche de Lévis

Louis d'Agoult de Montauban est le fils de Claude de Montauban, Baron de Saint André de la Val Beauchêne, et de Louise d'Agoult (morte 1537), Baronne de Sault.

Blanche de Lévis est la fille de Gilbert Ier de Lévis, Comte de Ventadour, et de Jacqueline Dumas (vers 1480-1566)

Louis d'Agoult de Montauban, Baron de Sault, épouse le 27 août 1527 Blanche de Lévis. Leurs enfants sont :



Agrandissement du château de Meudon

Antoine Sanguin fait don du château de Meudon en 1527 à sa nièce Anne de Pisseleu.

Anne de Pisseleu aidera Antoine Sanguin dans sa carrière ecclésiastique.

Antoine Sanguin devient abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et maître de la chapelle royale.

Pour mieux loger sa maîtresse, François Ier de France entreprend d'ajouter, dans le style du corps de logis, deux pavillons carrés et deux ailes en retour terminées par des pavillons identiques.

Dans le style d'Écouen on ajoute aux pavillons des tourelles d'angle en encorbellement.



François Ier de Bourbon-Saint-Pol Gouverneur du Dauphiné

François Ier de Bourbon-Saint-Pol reçoit le gouvernement du Dauphiné en 1527.

À ce titre, il doit tenir les bases d'opération françaises pour les campagnes successives en Savoie et Piémont, et prend son commandement en pleine guerre


Château de Madrid

Construction du château de Madrid

Girolamo della Robbia est l'architecte décorateur du château de Madrid à Paris dans le bois de Boulogne commandé par François Ier à son retour de captivité en 1527.



Mariage de Jacques Ier de Goyon de Matignon avec Anne de Silly

Jacques Ier de Goyon de Matignon épouse au château de Saint-Germain-en-Laye le 22 février 1528 Anne de Silly, fille de François de Silly (mort en 1524) et d'Aimée Motier de la Fayette (vers 1480-1539). Leurs enfants sont :



Jean II Babou de La Bourdaisière Échanson de François Ier de France et de Marguerite d'Angoulême

Dès 1528, Jean II Babou est Échanson de François Ier de France et de Marguerite d'Angoulême, Duchesse de Berry.



Naissance de François II de Montholon

François II de Montholon naît en 1528, fils de François Ier de Montholon et de Marie Boudet.



François de Laval Évêque de Dol

François de Laval est nommé évêque de Dol-de-Bretagne en 1528.



Bataille de Kassa

Alliance de Jean Ier de Hongrie avec les Turcs

Traités de Fontainebleau et de Paris

En 1528, Jean Ier de Hongrie subit une nouvelle défaite contre Ferdinand Ier de Habsbourg près de Kassa et se trouve alors dans une position très difficile.

Jean Ier de Hongrie accepte les propositions d'aide des Turcs et devient vassal de l'empire ottoman en février 1528, suite aux négociations conduites par Jérôme Laski.

L'indignation provoquée par cette alliance favorise les Habsbourg.

Par ailleurs, François Ier de France promet d'aider Jean Ier de Hongrie. En échange, celui-ci consent à poursuivre la lutte contre Ferdinand Ier de Habsbourg et à fournir des troupes hongroises à François Ier de France en Italie.

Le traité entre François Ier de France et Jean Ier de Hongrie est signé en France à Fontainebleau et à Paris les 23 et 28 octobre 1528.

Les turcs permettent à Jean Ier de Hongrie de reconquérir, en novembre 1528, la plaine hongroise et la Transylvanie qui devient alors la base de sa puissance.



Cession de Brie-Comte-Robert à Philippe Chabot

François Ier de France cède Brie-Comte-Robert à Philippe Chabot, comme seigneur engagiste, en 1528.



Antoine de Pons à Ferrare

Antoine de Pons est le fils de François de Pons (mort en 1509), Vicomte de Turenne, et de Renée de Ferrières (morte en 1543).

Antoine de Pons se distingue dans les guerres d'Italie et accompagne Renée de France à Ferrare.


Renée de France- par Jean Clouet - musée Condé à Chantilly

Mariage d'Hercule II d'Este avec Renée de France

Hercule II d'Este, Duc de Ferrare, épouse le 28 juin 1528 Renée de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne. Leur enfant est :



Mariage de Philippe de Savoie-Nemours avec Charlotte d'Orléans-Longueville

Philippe de Savoie-Nemours Duc de Nemours

Philippe de Savoie-Nemours épouse en septembre 1528 Charlotte d'Orléans-Longueville, fille de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg. Leurs enfants sont :

François Ier donne le duché de Nemours à Philippe de Savoie-Nemours.


Château de Fontainebleau à la Renaissance

Rénovation du château de Fontainebleau

François Ier s'intéresse au château de Fontainebleau alors en ruine. Le souverain dispose de gros moyens financiers. Il étend le domaine par une politique d'achat des terrains se situant à proximité, parmi lesquels le couvent.

François Ier fait construire des bâtiments sur les vestiges du château médiéval, de part et d'autre de l'ancien donjon du XIIe siècle. Les travaux de la cour Ovale et de l'aile de la galerie François Ier sont lancés en 1528.

Ces constructions neuves s'accompagnent de bâtiments annexes formant une basse cour appelée cour du Cheval blanc.

Des dépendances diverses s'élèvent :

La porte Dorée est construite pour servie de porte d'honneur pour accéder à la cour Ovale.

C'est la porte qui ouvre sur l'orée de la forêt d'où son nom.

Les appartements royaux donnent sur la cour Ovale avec la chambre du roi au premier étage du donjon.

Le portique à colonnes, couvert en terrasse, permet au rez-de-chaussée une circulation abritée et, à l'étage, une circulation horizontale, sans passer par les appartements.


Claude de Lorraine Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Comte d'Aumale

Claude de Lorraine-Guise Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard

Claude de Lorraine-Guise Marquis d'Elbeuf

En remerciement de son courage et sa loyauté, en 1528, François Ier de France érige le comté de Guise en duché-pairie. Claude de Lorraine-Guise devient ainsi le premier Duc de Guise.

Il est aussi Comte d'Aumale, Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard et Marquis d'Elbeuf.

Claude de Lorraine-Guise est également nommé gouverneur de Bourgogne.

Ces faveurs peu ordinaires pour une personne qui n'est pas de la famille du roi, soulèvent des objections au Parlement, qui voit d'un mauvais œil cette aliénation d'une partie des terres royales, mais il doit se plier à la volonté du monarque.



Expédition d'Odet de Foix dans le royaume de Naples

Bataille de Melphe

Jean Caracciolo Prisonnier

Libération de Jean Caracciolo

Jean Caracciolo Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Jean Caracciolo Lieutenant général des armées

François de Scépeaux participe à la bataille de Melphe en 1528 et se distingue dans un combat naval livré aux abords de Naples.

Jean Caracciolo a rejoint le parti de Charles Quint.

L'armée française dirigée par Odet de Foix et Pedro Navarro assiège Melfi en mars 1528, tuant environ 3 000 personnes, sans épargner les femmes et les enfants.

Le massacre est connu sous le nom de Pasqua di Sangue (Pâques de sang).

Jean Caracciolo est fait prisonnier dans sa ville de Melfi par Odet de Foix.

Charles Quint refuse de payer sa rançon.

Jean Caracciolo se retourne vers François Ier de France qui lui rend la liberté.

Il le fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel, Lieutenant général des armées.

François Ier de France lui donne Romorantin, Nogent, Châteauneuf-sur-Loire, et les Iles de Martigues, en compensation de la perte de ses biens d'Italie.



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Mort de Jean II de Gramont Baron de Gramont

Jean II de Gramont est Maréchal de Navarre et capitaine de la ville de Bayonne

Le 3 mars 1528, Menaud d'Aure part pour l'Italie, où il sert pendant les guerres avec Odet de Foix et Jean II de Gramont, son beau-frère, suivi d'une compagnie de 50 lances.

Jean II de Gramont meurt à Naples en juillet 1528 ou le 15 septembre 1528 sans postérité lors du siège de Naples.

Avec le consentement d'Henri II de Navarre et de François Ier de France, Claire de Gramont porte à Menaud d'Aure, son époux, les titres de Seigneur de Gramont, Prince Souverain de Bidache et de Barnache, et les biens de la Maison de Gramont.

Suivant la coutume de la Basse-Navarre, leurs enfants prennent le nom et les armes de Gramont.


Andrea Doria par Sebastiano del Piombo

Revirement d'Andrea Doria

Les Français chassé de Gênes

Andrea Doria restaurateur de la liberté génoise

Andrea Doria aperçoit qu'il est l'objet de la jalousie des ministres français et que François Ier de France tarde à ratifier les promesses qu'il a faites en faveur de Gênes.

Andrea Doria se tourne vers Charles Quint, en 1528, en stipulant la restauration de la liberté de Gênes et chasse les Français de cette ville à l'aide de la flotte impériale.

Andrea Doria met un terme aux querelles des factions dans Gênes. Il change la forme du gouvernement et fait décréter que les doges, qui auparavant étaient perpétuels, seraient élus pour 2 ans seulement.

Andrea Doria refuse la dignité de doge.

Il continue à servir l'empereur et bat plusieurs fois les Turcs. Il lutte avec avantage contre le Khayr ad-Din Barberousse.



Naissance de René de Rochechouart

René de Rochechouart naît à Château-Larcher dans la Vienne le 27 décembre 1528, fils de François de Rochechouart (1502-1569), Seigneur de Mortemart, et de Renée Taveau, Dame de Mortemer.



Robert IV de La Marck Capitaine des Cent-suisses

Robert IV de La Marck est nommé en 1529 à 17 ans capitaine des Cent-suisses de la Garde du Roi François Ier de France.



François de Poncher Prisonnier

Les agissements de François de Poncher ne sont pleinement découverts qu'en 1529. Il est enfermé au château de Vincennes.

François de Poncher a falsifié des titres pour se procurer l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, qu'il n'aura pas parce que le chancelier Duprat est son concurrent.

On l'accuse d'avoir intrigué en Espagne, où il aurait cherché à prolonger la prison du roi.

Par ses cabales, François de Poncher aurait tenté de faire ôter la régence à Louise de Savoie.



Libération de François III de Bretagne et d'Henri II de France

François III de Bretagne et Henri II de France, les enfants de François Ier de France sont libérés contre une rançon de 2 000 000 d'écus d'or. Ils regagnent Paris le 1er juillet 1529.

François Ier de France charge Diane de Poitiers de faire l'éducation de cour d'Henri II de France lorsqu'il revient en France.

Il a alors 11 ans et elle 31.

Henri II de France a lu Amadis de Gaule, un roman de chevalerie.

Cette expérience a pu contribuer à lui faire voir Diane comme la "Dame par excellence".



Traité de Cambrai Paix des dames

François de Tournon est un des négociateurs qui va aboutir au traité d'Amiens ou Paix des Dames.

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, Marie de Luxembourg, et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, tante de Charles Quint, signent cette paix le 3 ou le 5 août 1529.

Elle est signée à Cambrai.

La guerre s'achève sur la constatation d'un équilibre des forces :

Toutefois ce n'est qu'une accalmie dans l'affrontement entre François Ier de France et Charles Quint.



Ratification des traités de Fontainebleau et de Paris

Le traité entre François Ier de France et Jean Ier de Hongrie est ratifié par Jean Ier de Hongrie à Buda, le 1er septembre 1529.

Antoine de Rincon apporte à Istanbul le document. Cela déclenche le développement des relations entre la France et l'Empire ottoman.



Mariage de François de Bassompierre avec Marguerite de Dommartin

François de Bassompierre épouse le 6 septembre 1529 Marguerite de Dommartin (morte en 1559 ou 1560). Leurs enfants sont :



Mort de Jean de Selve Seigneur de Cromières, de Villiers-le-Châtel et d'Huison

Pierre Lizet Premier président du parlement de Paris

Jean de Selve meurt le 10 décembre 1529 dans l'exercice de ses fonctions.

Il est inhumé dans l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet 39, boulevard Saint-Germain à Paris où l'on voit encore son épitaphe.

Ses Négociations, ses discours, ses conférences pour la délivrance de François Ier de France sont à la bibliothèque du roi.

L'avocat Versoris consigne sa mort en ces termes, sur ses tablettes: "Le samedi XIe jour décembre (1529), Monsieur Maistre Jehan Salva, premier président en la cour de parlement, fut enterré à l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, sa paroisse. Il fut plaint et regretté et non sans cause, car il estoit homme prudent, saige, vertueux et moult bon juge. Se fut grand dommaige pour le réaulme. Dieu lui fasse mercy."

Pierre Lizet succède à Jean de Selve à la charge de premier président du parlement de Paris le 20 décembre 1529.



François Gouffier le Jeune Enfant d'honneur des Enfants de France

François Gouffier le Jeune est élevé comme enfant d'honneur des Enfants de France.



Reconstruction du château de Villers-Cotterêts

Pendant la Guerre de Cent Ans, la population de Villers-Cotterêts s'est accrue des réfugiés de Crépy-en-Valois, de Pierrefonds et de Vivières.

Le Roi aime la chasse et le chroniqueur Bergeron nous dit que Françoys s'estudia pour le plaisir de la Chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le Château de Villers-Cotterêts.

À partir de 1530, François Ier de France fait rebâtir le château de Villers-Cotterêts. Il veille lui-même à la rapidité des travaux.

Les fréquents voyages du roi, avec toute sa suite, amènent une foule de marchands, d'aubergistes et d'artisans qui s'établissent près du château dans des maisons élevées le long de la route. Il faut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l'édifice.



Naissance de Sébastien de Luxembourg-Martigues

Sébastien de Luxembourg-Martigues dit le chevalier sans peur naît vers 1530, fils de François II de Luxembourg-Martigues et de Charlotte de Brosse.


Statue de Guillaume Budé - au Collège de France - par Maximilien Louis Bourgeois (1839-1901) Guillaume Budé - Portrait par Jean Clouet - 1536

Fondation du Collège de France

En 1530, Guillaume Budé, grand traducteur d'œuvres antiques, maître de librairie de François Ier de France, suggère à François Ier de France, d'instituer un collège de lecteurs royaux, actuellement nommé Collège de France.

Y seront enseignées les langues de l'antiquité :

Le Collège royal est d'abord abrité dans les Collèges de Tréguier et de Cambrai

Sa devise est Docet omnia, Il enseigne tout.

Des humanistes payés par le roi sont chargés d'enseigner des disciplines que l'université de Paris ignore.

Deux postes de professeurs sont initialement créés, un pour le grec et un pour l'hébreu.

Ce nombre passe rapidement à 10 avec l'enseignement du droit français, du latin, des mathématiques et de la médecine.

Le Collège royal restera un des lieux d'excellence de la transmission du savoir en France.


François de Tournon

François de Tournon Cardinal

En 1530, François de Tournon est créé cardinal-prêtre du titre cardinalice Santi Marcellino e Pietro par le pape Clément VII grâce à l'activité de Gabriel de Gramont au Saint-Siège.



Rosso Fiorentino à Paris

Alors qu'il se trouve à Venise, hôte de Pierre l'Arétin en 1530, Rosso Fiorentino saisit une commande de François Ier d France qui célèbre le mariage du roi avec Éléonore d'Autriche.

Rosso Fiorentino choisit de peindre une allégorie Mars et Vénus.

Il s'agit d'une allusion à la récente Paix des Dames : Le roi, comme Mars, abandonnait les armes pour Vénus.

Avec la recommandation de Pierre l'Arétin, premier conseiller artistique du souverain à Venise et en Italie, Rosso Fiorentino charmé remercie et appelle l'artiste à la cour de France.

Rosso Fiorentino choisit l'exil et arrive à Paris en octobre 1530.



Fondation du Collège de France

En 1530, le Roi fonde le collège des lecteurs royaux qui va devenir le collège de France. Il protège humanistes, poètes et musiciens. Budé, Ronsard, Clément Marot, et même Lefèvre d'Étaples en témoignent. Il écrit lui-même plus de deux cents poèmes. François Rabelais domine la littérature.



Charles III de Savoie privé de ses états

Une série de défaites entre 1530 et 1536 prive Charles III de Savoie de la plupart de ses états, ne lui laissant que le comté de Nice.

Dans le pays de Vaud et le Genevois, l'autorité de Charles III de Savoie est mise à mal par un groupe de seigneurs ligueurs qui se nomment "Confrérie de la Cuiller" et font régner la terreur.

En 1530, Charles III de Savoie fait enfermer au château de Chillon, François Bonivard, fils du seigneur de Lunes, qui croupira dans les sous-sols pendant 6 ans.

La cité de Genève se révolte et Charles III de Savoie lui impose un blocus.

Pour s'en dégager, la cité fait appel aux Bernois, qui après quelques tergiversations passent à l'attaque, et conquièrent le Pays de Vaud.

Charles III de Savoie, incapable de réagir, brandit la menace de faire intervenir l'empereur Charles Quint dont il est le vassal, mais ce dernier est bloqué à Naples.


Éléonore d'Autriche - par ou d'après Joos van Cleve ou Cleeve

Mariage de François Ier de France avec Éléonore d'Autriche

François Ier de France est veuf de Claude de France.

Éléonore d'Autriche est veuve d'Emmanuel Ier le Fortuné.

François Ier de France épouse à l'Abbaye de Veien le 4 ou le 6 juillet ou le 7 août 1530 Éléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint.

Éléonore d'Autriche est couronnée à Saint-Denis.

Ce mariage scelle la réconciliation temporaire avec Charles Quint.

Comme toutes les reines de France, Éléonore d'Autriche n'a aucun pouvoir politique.

Catholique, Éléonore d'Autriche a une nouvelle ennemie en Marguerite d'Angoulême, sa belle-sœur protestante, qui et très appréciée de la cour.

Mais François Ier de France, peu attiré par sa femme, multiplie les conquêtes et s'affiche avec sa favorite en titre Anne de Pisseleu.

Rejetant son affection sur ses beaux-enfants, elle se heurte encore à un mur, ceux-ci ayant été fait captifs de Charles Quint.

Charles II d'Orléans ne revoit François III de Bretagne et Henri II de France, ses frères, qu'à l'occasion de ce mariage.

Jacqueline de Rohan-Gyé est demoiselle d'honneur de la reine Éléonore d'Autriche.



Naissance de François de Montmorency

François de Montmorency naît le 17 juillet 1530, fils d'Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie.



Mort de Thomas Wolsey

Thomas Wolsey adresse des lettres codées à Clément VII, à François Ier de France et à Charles Quint. Elles sont interceptées par des agents d'Henri VIII Tudor.

Thomas Wolsey est arrêté le 4 novembre 1530. Une escorte est chargée de le convoyer vers Londres par petites étapes.

Thomas Wolsey meurt à l'abbaye de Leicester le 29 novembre 1530 d'épuisement, pendant son transfert à la tour de Londres.



François de Laval abbé commendataire de Notre-Dame de Paimpont

François de Laval prend possession de l'Abbaye Notre-Dame de Paimpont en qualité d'abbé commendataire le 11 novembre 1530.



Sacre de François de Laval Évêque de Dol

François de Laval est sacré évêque de Dol le 10 décembre 1530.



François Guillaume de Clermont-Lodève Évêque-Comte d'Agde

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Évêque-Comte d'Agde en 1531.


Guy XVI de Laval - Vitrail de la collégiale Saint-Martin de Montmorency

Mort de Guy XVI de Laval

Guy XVII de Laval Seigneur de Laval

Guy XVI de Laval est :

Guy XVI de Laval meurt à La Gravelle le 20 mai 1531.

Claude de Laval succède à Guy XVI de Laval, son père, et prend le nom Guy XVII de Laval.

Guy XVII de Laval n'a que 9 ans.

François Ier de France lui donne pour curateurs :

C'est au premier d'entre eux qu'incombe surtout la charge.



Naissance de François III de la Noue

François III de la Noue dit Bras de Fer naît au manoir de Briord près de Nantes en 1531, fils de François II de la Noue et de Bonaventure L'Épervier.

Il descend d'une famille dévouée aux ducs de Bretagne.

Par tradition familiale, il est tout d'abord au service du roi de France, appelé à la cour par François Ier de France en qualité de page d'Henri II de France.



Naissance de Jacques de Savoie-Nemours

Jacques de Savoie-Nemours naît à Vauluisant ou Vauluissant le 12 octobre 1531, fils de Philippe de Savoie-Nemours et de Charlotte d'Orléans-Longueville.

Il est le petit-fils de Philippe II de Savoie au même titre que le roi François Ier de France son cousin germain.



Travaux au château de Fontainebleau

Au château de Fontainebleau, l'aile Nord de la cour du cheval blanc, dite aile des Ministres est édifiée vers 1530.

Les travaux concernant la chapelle Saint-Saturnin sont amorcés en 1531 par Gilles Le Breton. Ils seront achevés en 1546.

En 1531, un escalier monumental donnant accès à l'appartement du roi est aussi construit dans la cour ovale. Le portique dit de Serlio, une sorte d'arc de triomphe à deux étages en fait partie.

Il est faussement attribué à Sebastiano Serlio.

Les travaux achevés, François Ier déménage pour la chambre du donjon.

L'escalier monumental est détruit en 1541. Seul le portique reste en place, devenant un élément décoratif au centre de l'aile Nord de la cour Ovale.



Couronnement d'Éléonore d'Autriche

Antoine Duprat couronne Éléonore d'Autriche à Saint-Denis le 5 mars 1531.

Lors du tournoi organisé à cette occasion, alors que François III de Bretagne, le dauphin, salue comme il se doit sa nouvelle belle-mère, c'est devant Diane de Poitiers qu'Henri II de France abaisse sa lance et ses couleurs.



Constitution de la Ligue de Smalkalde

En 1531 se constitue la ligue de Smalkalde ou Smalkade ou Schmalkalden (en allemand Schmalkaldischer Bund).

C'est une union militaire, contre Charles Quint, de princes protestants allemands du Nord avec principalement Philippe Ier de Hesse et Jean-Frédéric Ier de Saxe, électeur de Saxe.

Elle demande l'aide de François Ier de France.


Diane de Poitier - avant 1525 - Paris - Bibliothèque Nationale de France

Mort de Louis de Brézé Grand sénéchal de Normandie

Diane de Poitiers Sénéchal de Normandie

Louis de Brézé meurt à Anet le 23 juillet 1531.

Diane de Poitiers le pleure sincèrement, lui fait élever dans la cathédrale de Rouen un magnifique tombeau et prend un deuil qu'elle ne quittera jamais.

Elle ne s'habilla plus désormais que de noir et de blanc, mais ses robes restent de soie et largement décolletées.

Le sens aigu des intérêts financiers se manifeste dès ce moment chez Diane de Poitiers. Elle obtient de se faire verser les gages que son mari recevait au titre de gouverneur de Normandie et de Grand-sénéchal, prenant elle-même le titre de Sénéchal de Normandie.

Elle obtient d'administrer les biens de ses filles et d'en percevoir les revenus. "Férue en procédure et entourée d'hommes de loi", elle va jusqu'au procès pour tenter de conserver les terres que son mari détenait en apanage. François Ier de France l'aide à tergiverser grâce à des lettres patentes statuant qu'elle peut conserver les revenus et profits de ces terres jusqu'à ce que la propriété en soit établie. Diane saura toute sa vie faire prospérer sa fortune.



Mariage de Frédéric II Gonzague avec Marguerite de Montferrat

Frédéric II Gonzague épouse à Casal le 5 octobre 1531 Marguerite de Montferrat, fille de Guillaume IX Paléologue et d'Anne d'Alençon. Leurs enfants sont :



Mort de Louise de Savoie

Réunion du duché d'Auvergne au domaine royal

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, meurt au Manoir de Grez-sur-Loing de la peste le 22 septembre 1531.

Elle est inhumée à Saint-Denis.

Le duché d'Auvergne est réuni au domaine royal en 1531.



Second tour de France de François Ier de France

François Ier de France part en novembre 1531 pour un second tour de France, accompagné de François III de Bretagne, le dauphin, d'Anne de Pisseleu et d'Éléonore d'Autriche.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur d'Éléonore d'Autriche.


François Rabelais

Publication de Pantagruel

En 1532, François Rabelais publie Pantagruel dont titre complet est Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua.



Mariage de François de Scépeaux avec Renée Le Roux

François de Scépeaux épouse en 1532 Renée Le Roux de la Roche des Aubiers, fille du Jean Le Roux, seigneur de Chemans. Leurs enfants sont :


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Traité de Vannes

Couronnement de François III de Bretagne comme Duc de Bretagne

François Ier de France séjourne au château de l'Hermine à Vannes, lors du vote des états de Bretagne pour l'union du duché.

Sous la pression de François Ier de France, les états de Bretagne finissent par reconnaître François III de Bretagne comme Duc de Bretagne et la réunion de la France et de la Bretagne le 4 août 1532.

Le 13 août 1532, François Ier de France publie l'Édit d'union des 2 pays à Nantes après de longues négociations

Le 14 août 1532 au cours de festivités hautes en couleurs, François III de Bretagne est couronné duc de Bretagne à Rennes.

Après qu'il se soit dépouillé du collier de l'ordre de Saint-Michel, François III de Bretagne se pare du collier de l'ordre de l'Hermine.

Yves Mahyeuc, évêque de Rennes, lui remet alors l'épée des ducs, bénit la couronne d'or et la lui pose sur le chef.

Ainsi équipé, François III de Bretagne va s'asseoir sur le trône et répond amen à chaque phrase de la formule du serment énoncée par l'évêque.

Les quelques initiatives de François III de Bretagne à l'égard de ses nouveaux sujets déplaisent tant à François Ier de France qu'il l'éloigne de la Bretagne.

François Ier de France signe le traité de Vannes par lequel le duché de Bretagne est rattaché au royaume de France.

En septembre 1532, est publié au Château de Plessis-Macé un contrat bilatéral entre Bretons et Français.

Les Bretons conservent une très large autonomie dans le Royaume :

Proche de François Ier de France, Jean de Laval-Châteaubriant le reçoit au château de Châteaubriant en 1532 lors de l'union de la Bretagne à la France.



Philippe de Cossé Grand aumonier du dauphin François

Philippe de Cossé devient grand aumonier de François III de Bretagne en 1532.



Mort de François de Poncher

François de Poncher meurt au château de Vincennes le 12 septembre 1532, pendant que la cour se dispute avec Rome sur la qualité de ceux qui doivent le juger.



René de Montejean Président des États de Bretagne

Le 4 aout 1532, René de Montejean préside les États de Bretagne.

François Ier de France fait don de la seigneurie de Fougères.



François Ier de Montholon Garde des sceaux de France

Le 28 septembre 1532, François Ier de Montholon est nommé Garde des sceaux de France sous François Ier.



Naissance de François de Béthune

François de Béthune naît vers 1532.


Primatice

Arrivée de Primatice en France

En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François Ier, à qui il présente les modèles de son maître pour la Tenture de Scipion l'Africain.

François Ier envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l'échelle définitive.

La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois.



Rattachement du comté de Montbéliard à la France

François Ier de France prend possession du comté de Montbéliard pour surveiller l'empereur sur le front est.



Testament de Blanche de Tournon

Le 16 juillet 1532, Blanche de Tournon fait son testament instituant comme héritier François de Tournon, son frère.


Jacques Cartier-Portrait fictif datant du XIXe siècle

Guerre entre la couronne du Portugal et les armateurs normands

Présentation de Jacques Cartier à François Ier de France

En 1532, alors qu'une guerre éclate entre la couronne du Portugal et les armateurs normands au large du Brésil.

Jacques Cartier est présenté à François Ier de France par Jean Le Veneur, Abbé du Mont-Saint-Michel.

Appuyé par le roi, il effectuera 3 voyages vers l'Amérique du Nord entre 1534 et 1542, espérant trouver un passage du Nord-Ouest pour l'Asie.


Ancien hôtel de villede Paris - vers 1530 - plan de Braun et Hogenberg

Construction d'un nouvel hôtel de ville à Paris

La Maison aux Piliers tombe en ruines.

Les officiers municipaux demandent et obtiennent de François Ier de France en 1529 qu'elle soit remplacée par un véritable palais de style Renaissance qui est dessiné par Dominique Boccador, unarchitecte italien.

La première pierre est posée le 15 juillet 1533 par Pierre Violle, prévôt des marchands de Paris,

La partie sud de l'Hôtel de Ville est édifiée de 1533 à 1551,



Mort de François II de la Rochefoucauld

François II de la Rochefoucauld meurt en 1533.



François de Tournon et Gabriel de Gramont à Rome

François de Tournon sont à Rome entre janvier et septembre 1533 pour discuter de l'annulation du mariage d'Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon.

François de Tournon et Gabriel de Gramont négocient aussi le mariage entre Catherine de Médicis, nièce du pape, avec Henri II de France, le deuxième fils du roi.

À cette occasion, Gabriel de Gramont détermine le pape Clément VII à se rendre à Marseille pour y rencontrer François Ier de France le 1er août 1533.



Naissance de François III Gonzague

François III Gonzague, en italien Francesco III Gonzaga, ou François III de Mantoue naît à Mantoue le 10 mars 1533, fils de Frédéric II Gonzague et de Marguerite de Montferrat.



Liberté de navigation sur les mers

François Ier de France se heurte à l'Espagne et au Portugal concernant la liberté de navigation sur les mers. Ces deux pays se partagent l'océan Atlantique.

L'entourage du Roi se partage entre ceux qui souhaitent mener de grandes expéditions comme l'amiral Philippe Chabot et ceux qui pensent qu'il faut abandonner comme Anne de Pisseleu.

En 1533, François Ier de France, contestant le partage des mers, obtient l'autorisation d'explorer les terres jusqu'alors inconnues.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Alliance entre François Ier de France et Clément VII

François Ier de Bourbon-Saint-Pol assiste à l'entrevue entre François Ier de France et le pape Clément VII à Marseille en octobre 1533 qui concluent une alliance.



François de Tournon Abbé de Saint-Germain-des-Prés

François Ier de France nomme François de Tournon Abbé de Saint-Germain-des-Prés en janvier 1534.



Fin du second tour de France de François Ier de France

François Ier de France achève son second tour de France le 9 février 1534.



Publication de Gargantua

En 1534, François Rabelais publie Gargantua ou La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel.



Mariage de Jean IV de Hautemer avec Anne de La Baume.

Jean IV de Hautemer épouse en 1534 Anne de La Baume ou de Baume. Leurs enfants sont :

Anne de La Baume apporte par Marc de la Baume, son père, le comté de Montrevel et, par Anne de Châteauvillain, sa mère Anne de Châteauvillain, la baronnie de Grancey.



François Rabelais à Rome

François Rabelais accompagne Jean du Bellay à Rome comme médecin, en 1534.



Mariage d'Antoine de Pons avec Anne de Parthenay

Antoine de Pons épouse à Ferrare en 1534 Anne de Parthenay (vers 1510-1549). Leurs enfants sont :

Antoine de Pons et Anne de Parthenay se convertissent au calvinisme.

Il aide les protestants de Pons.



Mariage de Louis IV de Bueil avec Jacqueline de La Trémouille

Louis IV de Bueil épouse le 13 ou 23 janvier 1534 Jacqueline de La Trémouille, Baronne de Marans, de Sainte-Hermine, de Brandois, de La Mothe-Achard, fille de François de Thouars. Leurs enfants sont :



François II de Luxembourg-Martigues Gouverneur de la Provence

François II de Luxembourg-Martigues devient Gouverneur général du duché de Provence en 1534.



François de Laval Prieure de Notre-Dame du Tronchet

François de Laval prend possession du prieuré Notre-Dame du Tronchet en 1534.



Mariage de François Ier de Bourbon-Saint-Pol avec Adrienne d'Estouteville

François Ier de Bourbon-Saint-Pol épouse en 1534 Adrienne d'Estouteville, Duchesse d'Estouteville. Leurs enfants sont :



Siège de Perpignan

En 1534, René de Rochechouart suit François de Rochechouart, son père, au siège de Perpignan où il conduit la noblesse du Poitou.


Paul III par Le Titien

Mort du Pape Clément VII

Paul III Pape

Clément VII meurt le 25 septembre 1534.

Clément VII est un grand pape mécène.

Paul III porte la pourpre pendant plus de 40 ans, traversant tous les grades jusqu'à devenir doyen du Sacré Collège.

Paul III est déjà, en deux occasions précédentes, passé à deux doigts de la tiare.

Hippolyte de Médicis ET François de Tournon participent au conclave.

Antoine Duprat veut lui succéder, et offre à François Ier de France de subvenir par lui seul aux frais de son élection; mais le roi ne soutient pas sa candidature.

Alexandre Farnèse est plébiscité Pape le 12 octobre 1534 sous le nom de Paul III (en latin Paulus III, en italien Paolo III).

Grâce à sa réputation, les factions qui divisent le Sacré Collège s'entendent sur son élection. Il est universellement reconnu comme l'homme du moment. La piété et le zèle qui le caractérise depuis qu'il est devenu prêtre permettent d'oublier les extravagances de ses jeunes années.

Le peuple de Rome se réjouit de l'élection à la tiare du premier citoyen de leur ville depuis Martin V.

Paul III est couronné le 3 novembre 1534 et ne perd pas de temps à s'atteler aux indispensables réformes.

Personne, après avoir vu son portrait par Le Titien, ne peut oublier la merveilleuse expression de réserve de cette figure usée et émaciée. Ces petits yeux perçants, et cette attitude particulière de quelqu'un prêt à bondir ou à reculer en disent long sur ce diplomate aguerri, qu'on aurait en vain cherché à abuser ou à faire baisser sa garde.

Paul III délaisse les français au profit des Habsbourg.

Paul III s'occupe de la réforme de la cour papale avec vigueur. Il nomme des commissions pour relever les abus de toute sorte. Il réforme :

Paul III renforce le prestige de la papauté en faisant lui-même ce que ses prédécesseurs confiaient à un conseil.



Mariage de François-Marie II Sforza avec Christine de Danemark

François-Marie II Sforza épouse à Milan le 4 mai 1534 Christine de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg.

Le mariage a lieu contre l'avis de Marie de Hongrie.

D'aucuns prétendent que le mariage n'est pas consommé.



Traité de François Ier de France avec les Turcs

En 1534, François Ier de France conclut un traité de ligue défensive avec l'empereur des Turcs, Soliman.



Mariage de Louis II d'Orléans-Longueville avec Marie de Guise

Louis II d'Orléans-Longueville épouse au Louvre à Paris le 4 août 1534 Marie de Guise, fille de Claude de Lorraine-Guise, Duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon. Leur enfant est :



Affaire des placards

François Ier de France tolère la progression des idées réformatrices bien qu'il considère la doctrine protestante comme néfaste à son autorité.

Il s'y oppose catégoriquement quand apparaissent les premières agressions, à savoir les destructions iconoclastes qui touchent aux images saintes (sculptures, reliques).

L'affaire des placards amène François Ier de France à sévir contre les réformateurs que Marguerite d'Angoulême protège.

Les placards sont des écrits injurieux et séditieux dont l'auteur est Antoine Marcourt, pasteur d'origine picarde de Neuchâtel.

Ces placards sont intitulés "Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ". Ce titre évocateur est en fait une attaque directe envers l'Eucharistie.

Ils sont affichés dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume (Tours, Orléans) dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 et jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier de France au château d'Amboise ce qui constitue un affront envers la personne du roi et sa foi.

Par prudence, Marguerite d'Angoulême regagne ses États du sud-ouest puis parcourt le midi de la France.



Répression contre les Protestants

En réponse à l'Affaire des placards, François Ier de France durcit sa position et confesse ouvertement sa foi catholique. À partir du 21 janvier 1535, il déclenche une répression cruelle contre les protestants, mais sporadique, sans que le mot persécution s'impose réellement.



Naissance de François Chabot

François Chabot naît vers 1535, fils de Philippe Chabot, Comte de Charny, et de Françoise de Longw, Dame de Mirebeau.



Naissance de François III de Bricqueville

François III de Bricqueville naît au château de Colombières dans le Calvados en 1535, fils de Jean de Bricqueville de Colombières et de Françoise de Blosset.



Mort de Guillaume de Cocé

Charles Pineau Abbé de Saint-Jacques de Montfort

On ne sait pas ce qui s'est passé dans l'abbaye Saint-Jacques de Montfort.

François de Laval dispute la crosse de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort à Guillaume de Cocé.

Ils semblent s'accorder, pour se partager les revenus de l'abbaye.

Guillaume de Cocé meurt le 8 juillet 1535.

François de Laval n'en profite pas pour se faire conférer l'abbaye.

Elle est donnée à Charles Pineau, son protégé, qu'il fera chanoine de Dol, puis son vicaire général et enfin son auxiliaire comme évêque in partibus de Castarie.



Fin de la reconstruction du château de Villers-Cotterêts

En 1535, le château de Villers-Cotterêts est terminé. Des réunions fastueuses y sont organisées, des fêtes littéraires, avec François Rabelais et Clément Marot.



Naissance de François III d'Orléans-Longueville

François III d'Orléans-Longueville, dit Le Petit Duc, naît à Châteaudun le 30 octobre 1535, fils de Louis II de Longueville et de Marie de Guise.



Confiscation du domaine de Chenonceau

Àprès la mort de Thomas Bohier, un contrôle des comptes publics met en évidence des malversations. François Ier de France impose alors une forte amende à ses héritiers.

Le roi réclame à Antoine Bohier, fils de Thomas, près de 190 000 livres tournois et confisque le domaine de Chenonceau en 1535.



Accord entre François Ier de France et Jean III de Brosse

En 1535, François Ier de France cède à Jean III de Brosse tout ce qu'il tenait du comté de Penthièvre, et ce seigneur abandonne au roi tous les droits qu'il pouvait avoir sur le duché de Bretagne par représentation de Nicole de Bretagne, sa bisaïeule.


Claude Gouffier - par François Clouet (vers 1515-1572)

Claude Gouffier Premier gentilhomme de la chambre du Roi

Claude Gouffier devient premier gentilhomme de la chambre de François Ier de France en 1535.



Mariage de Guy XVII de Laval avec Claude de Foix

Guy XVII de Laval est élevé dans la maison Jean de Laval-Châteaubriant, dont l'épouse, Françoise de Foix, a déjà auprès d'elle Claude de Foix, sa nièce.

Claude de Foix et Guy XVII de Laval sont à peu près de même âge.

Françoise de Foix propose le mariage de ses 2 pupilles à François Ier de France et aux parents respectifs, et le fait agréer.

Guy XVII de Laval épouse à Châteaubriant le 22 ou le 23 octobre 1535 Claude de Foix, vicomtesse de Lautrec.

Guy XVII de Laval, formé aux exercices militaires par Anne de Montmorency, son oncle, le suit dans toutes ses expéditions à partir de 1535.



Ambassade vers les princes protestants allemands

François Ier de France envoie Guillaume du Bellay et Jean du Bellay comme ambassadeurs pour s'allier aux princes protestants allemands. Mais ces derniers se méfient du Roi français, compte tenu de la répression qui est effective en France contre les protestants.


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Mort de François-Marie II Sforza Duc de Milan

Conquête du Bugey, de la Bresse, de la Savoie et du Piémont

François-Marie II Sforza meurt le 1er novembre 1535 sans héritier.

François Ier de France réclame le Milanais pour Henri II de France, son fils.

François Ier estime que sa meilleure chance d'obtenir le duché de Milan est de négocier un échange de territoires.

Il décide pour cela de s'emparer de la Savoie, sachant que Charles Quint, son principal rival en Milanais, ne pourra pas facilement abandonner Charles III de Savoie qui est son beau-frère et son allié.

S'appuyant sur les prétentions de sa mère Louise de Savoie, il pénètre donc en Piémont, alors neutralisé par un grave conflit avec Berne et Genève.

Il envoie à la tête de ses troupes François III de Bretagne et Henri II de France, avec ordre de ne pas s'attaquer directement au Milanais.

Envoyé à la tête d'une armée en 1535, Philippe Chabot conquiert rapidement le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont.



Traité de capitulation

Alliance de François Ier de France avec Soliman le Magnifique

Ayant pris la mesure de son adversaire, dans la troisième phase du conflit, François Ier de France cherche des alliés : Soliman le Magnifique, Henri VIII Tudor, les princes protestants allemands.

En janvier 1536, François Ier de France s'allie avec Soliman le Magnifique contre Charles Quint. C'est le traité de capitulation. Cette alliance avec les turcs choque le monde catholique.



Mariage de François-Armand de Polignac avec Anne de Montboissier-Beaufort-Canillac

François-Armand de Polignac épouse le 30 mars 1536 Anne de Montboissier-Beaufort-Canillac. Leur enfant est :



Fondation du collège de Tournon

En 1536, François de Tournon fonde le collège de Tournon.



Mise sous séquestre des biens suisses de François II de Luxembourg-Martigues

Trop liés aux Savoie, François II de Luxembourg-Martigues ne prêtent pas hommage à Berne en 1536 et ses biens sont séquestrés.



Transfert du siège des évêques de Maguelonne à Montpellier

En 1536, Guillaume Pellicier obtient le transfert de l'évêché de Maguelone à Montpellier avec le consentement de Paul III.

La cité rayonnante de vie universitaire et intellectuelle devient ainsi capitale religieuse.

Grand ami de François Rabelais et de Guillaume Rondelet, Guillaume Pellicier y devient l'un des plus ardents promoteurs de la Renaissance.



Huitième guerre d'Italie

Conquête de la Savoie et du Piémont

La Huitième guerre d'Italie se déroule de 1536 à 1538.

François Ier de France réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny.

Au début 1536, envahissant la Savoie et s'arrêtant à la frontière lombarde, François Ier espérant trouver une solution négociée.

En février 1536, François Ier de France et 40 000 soldats français franchissent la frontière.

Ces troupes prennent Chambéry puis Turin et s'empare de la Savoie et du Piémont

En mars 1536, Claude d'Annebault est l'un des principaux chefs de l'armée qui conquiert le Piémont.

Durant cette campagne, Claude d'Annebault conserve Turin malgré un siège de plusieurs mois.

Paul de La Barthe sert lors de la conquête du Piémont.

La Savoie et le Piémont resteront possession française jusqu'au Second traité de Cateau-Cambrésis en 1559.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol est chargé de la conquête de la Savoie.

Charles III de Savoie est obligé de se réfugier à Verceil.

Dans les territoires contrôlés par les Bernois, la conversion à la Réforme protestante est générale, bien qu'en majeure partie contrainte, créant de ce fait un fossé cultuel désormais insurmontable.



Mariage de François de Rohan-Gié avec Catherine de Silly

François de Rohan-Gié, fils de Charles de Rohan-Gié (mort en 1528) et de Giovanna Sanseverino, épouse le 25 mars 1536 Catherine de Silly, Comtesse de Rochefort. Leurs enfants sont :



Charles Quint à Rome

Charles Quint se présente de plus en plus comme le défenseur de la foi.

Le 5 avril 1536, Charles Quint fait une entrée triomphale à Rome, accueilli par le pape Paul III.

Jean du Bellay assiste à un consistoire, où Charles Quint s'emporte tellement contre François Ier de France, que Jean du Bellay croit devoir se rendre immédiatement auprès de ce monarque pour l'en prévenir.



Naissance de François II de Bourbon-Saint-Pol

François II de Bourbon-Saint-Pol naît en 1536, fils de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville.



Transfert de l'évêché de Maguelone à Montpellier

Guillaume Pellicier II Évêque de Montpellier

En 1536, Guillaume Pellicier II obtient le transfert de l'évêché de Maguelone à Montpellier.

Montpellier, ville universitaire distante d'une douzaine de kilomètres, connaît un essor considérable. La vie y est plus douce et animée que sur l'île austère de Maguelone.

Grand ami de François Rabelais, ou encore du naturaliste Guillaume Rondelet, Guillaume Pellicier II y devient l'un des plus ardents promoteurs de la Renaissance.



Hippolyte II d'Este en France

Hippolyte II d'Este fait ses débuts en France en 1536, appelé par François Ier de France, en raison de ses liens étroits avec la dynastie des Valois : Hippolyte II d'Este est le frère Hercule d'Este marié à Renée de france.



Édit de Crémieu, servant de règlement pour les justices inférieures

L'édit de Crémieu est un règlement composé de 31 articles donné par François Ier à Crémieu en Isère le 19 juin 1536.

Cet édit fixe les compétences respectives des bailliages et des prévôtés ainsi que sièges présidiaux, prévôts, châtelains et autres juges ordinaires.

Cette ordonnance est notamment une illustration de l'apparition du mot police, service public qui se développe sous l'Ancien Régime.

L'édit est :

Il est néanmoins qualifié de perpétuel et irrévocable.


Jacqueline de Rohan-Gyé Portrait par François Clouet

Mariage de François d'Orléans-Longueville avec Jacqueline de Rohan-Gyé

François d'Orléans-Longueville, fils de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg, épouse à Lyon le 19 juillet 1536 Jacqueline de Rohan-Gyé. Leurs enfants sont :



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Robert Stuart d'Aubigny sert en Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.



François de Scépeaux au service d'Henri II de France

En 1536, François de Scépeaux s'attache à la maison d'Henri II de France, alors duc d'Orléans.



Mort de François III de Bretagne Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Mort de Sebastiano de Montecuculli

Henri II de France Dauphin de Viennois et Duc de Bretagne

Charles II d'Orléans Duc d'Orléans

En août 1536, François est pris d'un malaise lors d'une partie de paume après avoir bu un verre d'eau glacée.

Le verre d'eau lui est apporté à sa demande par le Comte Sebastiano de Montecuculli un seigneur piémontais de sa suite, commissaire de Charles Quint.

François III de Bretagne, Dauphin de Viennois, meurt au château de Tournon en Ardèche quelques jours plus tard le 10 août 1536.

De nombreuses rumeurs circulent à l'époque.

Persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint, François Ier de France fait arrêter Sebastiano de Montecuculli. Celui-ci est jugé coupable, condamné à mort et écartelé à Lyon, en présence de François Ier et de la Cour. Les quartiers de son corps sont pendus aux 4 portes de la ville.

D'autres rumeurs attribuent la mort aux Médicis.

François III de Bretagne n'a contracté aucun mariage et n'a aucune descendance légitime ou illégitime.

La famille de Catherine de Médicis, épouse d'Henri II de France, n'a qu'à éliminer François III de Bretagne pour faire accéder Catherine au trône de France.

D'autres enfin disent que François III de Bretagne serait mort d'une trop fatigante nuit d'amour avec Mademoiselle de L'Estrange, sa maîtresse.

La thèse de la mort naturelle par pleurésie, contractée dans des forteresses insalubres espagnoles quand il était otage de Charles Quint, reste la plus admise.

Henri II de France devient Duc de Bretagne et Dauphin de Viennois. Mais il ne gouverne pas la Bretagne dont son père garde l'usufruit.

La situation de Diane de Poitiers est encore renforcée. Sous prétexte d'hommages platoniques, Henri II de France adopte pour sa livrée ordinaire les couleurs de Diane : le noir et blanc (noir et blanc rayée d'or).

Henri II de France identifie l'emblème, le croissant, à celui que la mythologie attribue à la divinité chasseresse, arbore le monogramme fameux où le H et le D s'entrelacent.

Diane de Poitiers n'en entretient pas moins avec Catherine de Médicis des rapports qui se veulent cordiaux.

Elle est officiellement la gouvernante des enfants que Catherine, après 11 ans de stérilité, met enfin au monde.

Catherine de Médicis se résigne, serre les dents et attend sa revanche.

En 1536, Charles II d'Orléans, autre fils de François Ier de France, reçoit en apanage le duché d'Orléans.

Il a comme page Pierre de Ronsard.



Mariage de Jacques V d'Écosse avec Madeleine de France

Mort de Madeleine de France

Jacques V d'Écosse épouse à Paris le 1er janvier 1537 Madeleine de France, fille de François Ier et de Claude de France.

Madeleine de France meurt le 2 juillet 1537.



Premières armes de François de Clèves

En 1537 François de Clèves fait ses premières armes sous Anne de Montmorency qu'il suit en Piémont.


Artus Ier de Prunier

Mariage d'Artus Ier de Prunier avec Jeanne de la Colombière

Artus Ier de Prunier débutepar la profession des armes en Italie au service de François Ier de France.

De passage en Dauphiné avec une partie de l'armée, Artus Ier de Prunier décide de s'y établir

Artus Ier de Prunier épouse le 6 ou le 16 mars 1537 Jeanne de la Colombière, fille de François de La Colombière, Seigneur de Peyrins. Parmi leurs 6 fils et 6 filles citons :

Artus Ier de Prunier commande les troupes du roi dans la Principauté d'Orange.



Mariage de François III d'Avaugour avec Charlotte de Pisseleu

François III d'Avaugour épouse en 1537 Charlotte de Pisseleu, fille de Guillaume de Pisseleu et de Madeleine de Laval.



François de Tournon Intendant

En 1537, François de Tournon assure l'intendance pendant la huitième guerre d'Italie en Piémont.



Prise de Saint-Pol-sur-Ternoise

En 1537 François Ier ne laisse qu'une petite garnison d'un millier d'hommes.

Saint-Pol-sur-Ternoise est assiégée par Charles Quint.

Prise, la ville est pillée et brûlée, ainsi que le château, dont il ne reste que quelques ruines.

Plus de 4000 personnes sont massacrées.



Ravitaillement de Thérouanne

Claude d'Annebault Prisonnier

Gaspard de Saulx sert à la défense de Thérouanne.

Paul de La Barthe participe au ravitaillement de Thérouanne en 1537.

Après avoir pris la place de Saint-Pol, Claude d'Annebault sauve Thérouanne en la ravitaillant par 2 fois.

Claude d'Annebault s'y révèle un ingénieux stratège, mais il est capturé au retour du deuxième trajet.

Le montant de sa rançon est très élevé, mais François Ier de France offre immédiatement de la payer.

Le siège de Thérouanne est levé le 30 juillet 1537, François Ier de France ayant conclu une trêve avec Charles Quint.

Toutefois, Marie de Habsbourg ne libère pas Claude d'Annebault avant la conclusion de la paix, qu'elle prépare avec le concours de son prisonnier.

Une fois libre, Claude d'Annebault est récompensé de ses bons services

Antoine van Halewijn est fait prisonnier par les Impériaux.



Perte de la châtellenie de Rochefort par François de la Trémoïlle

Le 31 octobre 1537 François de la Trémoïlle perd la châtellenie de Rochefort.



Invasion de l'Artois

En 1537, François Ier de France envahit l'Artois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Artois.

En 1537 des trêves sont signées.



Campagne en Piémont

Prise de Veillane

Prise du château de Suze

Henri II de France commande en 1537, l'armée que François Ier de France, son père, envoie en Piémont et prend l'avantages sur l'armée des Impériaux, commandée par le marquis du Guast.

Henri II de France force le Pas-de-Suze.

François Gouffier le Jeune fait ses premières armes auprès Henri II de France au siège du Pas de Suze.

Henri II de France prend Veillane, Rivoles, Montcallier,...

Charles Ier de Cossé commandait cent chevau-légers à la prise de Veillane et à celle du château de Suze en 1537.



Mariage de François Ier de Clèves avec Marguerite de Bourbon-Vendôme

François Ier de Clèves épouse au château du Louvre à Paris le 10 ou le 20 janvier 1538 Marguerite de Bourbon-Vendôme, fille de Charles IV de Bourbon-Vendôme et de Françoise d'Alençon. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage date du 19 janvier 1538 au château du Louvre à Paris.

Un bal masqué est organisé dans lequel :

sont costumés en satyres.


René de Montejean - Portrait par Jean Clouet en 1538

René de Montejean Maréchal de France

René de Montejean est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

On envoie François de Scépeaux en Italie surveiller l'état des affaires du maréchal de Montejean.



Échange de l'archevêché de Bourges contre l'archevêché d'Auch

En 1538, François de Tournon obtient l'échange avec François Guillaume de Clermont-Lodève de l'archevêché de Bourges contre l'archevêché d'Auch, plus riche.

François de Tournon cède à son neveu les abbayes de Saint-Florent et de Chandeil.

À la même époque, François de Tournon devient abbé de Tournus et entre en possession de la commanderie des antonistes de Bailleul.

Les bénéfices que François de Tournon obtient de François Ier de France lui permettent d'avoir un revenu de 60 000 livres tournois.



François de Tournon Archevêque d'Auch

François de Tournon devient Archevêque d'Auch en 1538.


Anne de Montmorency Claude d'Annebault - vers 1535

Anne de Montmorency Connétable de France

Claude d'Annebault Maréchal de France

Pour le récompenser de la défense de la Provence contre Charles Quint, Anne de Montmorency, Grand maître de France, est fait Connétable de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

Claude d'Annebault est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.



Mariage de Jehan IV du Quélennec avec Jehanne de Maure

Jehan IV du Quélennec est Seigneur du Quélennec, de Quintin, du Hart, de Villepépin, du Vaugaillart, de Carnoët, Baron du Pons et de Rostrenen, Vicomte du Faou et de Coëtmur.

Jehan IV du Quélennec épouse en 1538 Jehanne de Maure, fille du comte François de Maure, Baron de Lohéac, Vicomte de Fercé, et d'Hélène de Rohan. Leurs enfants sont :

Jehanne de Maure reçoit en dot de ses parents 2 000 livres de rentes assises sur les terres de la Clarté, Brétignolles.

Jeanne de Maure est protestante, et habite son manoir de la Clarté avec ses enfants.



Libération de Claude Gouffier

François Ier de France participe pour 6000 écus d'or à la rançon de Claude Gouffier en 1538.



Mariage de François du Bellay avec Louise de Clermont-Tallard

François du Bellay épouse le jeudi 10 mars 1538 Louise de Clermont-Tallard. Leur enfant est :

François du Bellay est un esprit cultivé.

Louise de Clermont-Tallard fréquente le cousin de celui-ci Joachim du Bellay, le poète de la Pléiade, et le cardinal du Bellay, le protecteur de François Rabelais et de Philibert de l'Orme.



Convocation d'un Concile à Vicence

Paul III publie une nouvelle bulle, convoquant un concile à Vicence pour le 1er mai 1538. L'obstacle majeur y est le regain d'hostilité entre Charles Quint et François Ier de France.

Bien des causes contribuent à retarder l'ouverture du concile œcuménique. L'accroissement de puissance qu'une Allemagne réunifiée a mis entre les mains de Charles Quint est si intolérable à François Ier de France, que lui, qui persécute l'hérésie dans son propre royaume avec tant de cruauté que le pape doit l'appeler à réfréner sa violence, devient l'allié fidèle de la Ligue Smalcaldique, qu'il encourage à rejeter toutes les ouvertures de réconciliation.

Charles Quint lui-même n'était pas à blâmer car, malgré son désir pour la tenue d'un concile, il tient à l'idée que les différences religieuses en Allemagne peuvent être réglées par des conférences réunissant les deux parties. Ces conférences, comme toute tentative de ce genre pour régler les différences en dehors des cours normales de l'Église, menaient à une perte de temps, et faisaient beaucoup plus de mal que de bien.

Charles Quint se fait une idée fausse de l'organisation d'un concile œcuménique. Dans son désir d'unir toutes les parties, il recherche une vague formule à laquelle tous auraient pu souscrire, retombant dans l'erreur des empereurs Byzantins. Un concile de l'Église, au contraire, doit formuler la foi avec une telle précision que nul hérétique ne peut y souscrire : cela prit plusieurs années de convaincre l'Empereur et ses conseillers que le Catholicisme et le Protestantisme sont aussi opposés que la lumière et les ténèbres.


Lieu où fut signé la Paix de Nice

Conférence de Nice

Paix d'Aigues-Mortes

Anne de Montmorency profite de son crédit auprès de François Ier de France pour l'amener à négocier.

François de Tournon participe aux négociations de la paix de Nice.

Le Pape Paul III parvient à convaincre François Ier de France et Charles Quint de tenir avec lui une conférence à Nizza aujourd'hui Nice en juin 1538.

La Paix de Nice également appelé Trêve ou Congrès de Nice est signé le 18 juin 1538 dans le couvent des Franciscains de la Sainte-Croix, situé hors les murs de la forteresse niçoise pour mettre fin à la huitième guerre d'Italie.

Ce traité prévoit:

Une trêve de 10 ans au moins est alors décrétée entre les deux belligérants.

Comme gage de bonne volonté :

Du 14 au 16 juillet 1538, François Ier de France et Charles Quint se réconcilient officiellement à Aigues-Mortes :

À l'emplacement de l'ancien couvent, aujourd'hui disparu, à hauteur du n 27 de la rue de France à Nice, s'élève un monument protégeant une grande croix sur lequel on peut lire l'inscription :

Signum. Hoc. Crucis. Dedicarunt. Nibilis. Melchio. Maletus. Marius Baldoinus. Manuel. Gerbonus. iac. Rus. Cigia. Coss.e.n. Dnlshoronatus Grimaldus. Richerus. Assesor. Anno 1558 Die 4 Martis.e.e.



Liaison de Henri II de France avec Filippa Duci

Lors d'une campagne au Piémont, Henri II de France a une liaison avec Filippa Duci ou Ducci une Piémontaise. Leur enfant est :


Marie de Guise

Mariage de Jacques V d'Écosse avec Marie de Guise

Jacques V d'Écosse épouse à Saint-Andrews le 12 juin 1538 Marie de Guise. Leur enfant est :



Mariage de Louis III de Bourbon-Vendôme avec Jacqueline de Longwy

Louise de Bourbon-Montpensier Duchesse de Montpensier

Louis III de Bourbon-Vendôme épouse en août 1538 Jacqueline de Longwy, Comtesse de Bar-sur-Seine, fille de Jean IV de Longwy et de Jeanne d'Orléans. Leurs enfants sont :

À l'occasion de ce mariage, François Ier de France rend à sa mère Louise de Bourbon-Montpensier les terres de son grand-père Gilbert de Bourbon-Montpensier :

Le comté de Montpensier est érigé en duché pour l'occasion.

Louise de Bourbon-Montpensier devient Duchesse de Montpensier



Guillaume Pellicier Ambassadeur pour François Ier de France

Envoyé à Rome, puis ambassadeur à Venise en 1539, Guillaume Pellicier mène pour François Ier de France une activité de diplomatie secrète.

Guillaume Pellicier en profite pour pourchasser les manuscrits grecs.

Guillaume Pellicier en réunit plusieurs centaines, faisant de la bibliothèque royale la plus riche d'Europe.



Foi et hommage de René II de Laval à François Ier de France

René II de Laval fait foi et hommage à François Ier de France pour le fief de Saint Mars en 1539.



Naissance d'Éléonore de Rohan-Gié

Léonore ou Éléonore de Rohan-Gié naît en 1539, fille de François de Rohan-Gié et de Catherine de Silly.



Légitimation de François de Laval

François Ier de France légitime François de Laval en mars 1539 ou 1540



Naissance de Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Marie II de Bourbon-Saint-Pol naît au château de La Fère dans l'Aisne le 30 mai 1539, fille de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville.


François Ier de Clèves - Portrait par Jean Clouet en 1538

François Ier de Clèves Duc de Nevers

François Ier de Clèves devient le 1er Duc de Nevers le 7 février 1538 ou en 1539.

Par lettre de François Ier de France en janvier 1539 et enregistrées le 17 février 1739, le comté de Nevers est érigé en duché pairie.

Le roi accorde à François de Clèves le titre de duc de Clèves du consentement de Marie d'Albret, sa mère.



Mariage de Jean de Ligny avec Françoise de Polignac

Françoise de Polignac est veuve de Jean de Poitiers.

Jean de Ligny ou de Lugny (mort en 1557), Comte de Brancion, épouse Françoise de Polignac (versa 1512-1542). Leur enfant est :



Activité diplomatique secrète de Guillaume Pellicier II

Envoyé à Rome, puis ambassadeur à Venise en 1539, Guillaume Pellicier II mène pour François Ier de France une activité de diplomatie secrète.

En Italie, il pourchasse les manuscrits grecs; Il en réunit plusieurs centaines, faisant de la bibliothèque royale la plus riche d'Europe.



Ordonnance de Villers-Cotterêts

Pour centraliser et renforcer la monarchie française, François Ier de France fait rédiger une Ordonnance. Il la signe à Villers-Cotterêts le 31 Août 1539.

Cette ordonnance générale pour la police et la justice comporte 192 articles.

Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès.

Cette ordonnance est à l'origine de l'état civil.

Les articles 110 et 111 imposent la rédaction des actes officiels et notariés en français.

Si le latin s'impose chez les érudits, l'aristocratie, qui anime la politique française, impose le français dans son milieu.

L'usage des langues régionales recule, bien qu'elles restent présentes dans la vie courante.



Décision d'une troisième voyage de Jacques Cartier

Mort de Donnacona Chef des Iroquois du Saint-Laurent

Donnacona, le chef Iroquois, qui a compris ce que cherchent les Français, de l'or, des gemmes, des épices, leur fait la description qu'ils veulent entendre, celle du riche royaume de Saguenay, et François Ier de France, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions d'implanter une colonie. L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de la Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs.

Donnacona meurt vers 1539 en France, comme d'autres Iroquois, les autres se sont mariés, aucun ne reviendra.


Éléonore de Tolède

Mariage de Cosme Ier de Médicis avec Éléonore de Tolède

Cosme Ier de Médicis épouse en 1539 Éléonore de Tolède. Leurs enfants sont :



Révolte de Gand contre Charles Quint

En 1539-1540, devant mater une révolte dans la ville de Gand, Charles Quint reçoit de François Ier de France l'autorisation de passer par la France. Il est d'ailleurs reçu avec faste à Paris. Le Roi de France espère ainsi obtenir son duché milanais. La révolte des gantois est vite réprimée par Charles Quint. La Concession Caroline enlève à la ville tous ses anciens privilèges.


Françoise Robertet - par François Clouet

Mariage de Jean II Babou de La Bourdaisière avec Françoise Robertet

Jean II Babou de La Bourdaisière épouse à Blois le 6 décembre 1539 ou le 5 janvier 1540 Françoise Robertet (1519-1580), Dame d'Alluyes au Perche-Gouët. Leurs enfants sont :



Naissance de François II de Clèves

François II de Clèves naît en 1540, fils de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon-Vendôme.



Naissance de Léonor d'Orléans-Longueville

Léonor d'Orléans-Longueville naît en 1540, fils de François d'Orléans-Longueville et de Jacqueline de Rohan-Gyé.


François III Gonzague

Mort de Frédéric II Gonzague

François III Gonzague Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat

Marguerite de Montferrat, Ercole Gonzague et Ferdinand Gonzague Régents du duché de Mantoue

Frédéric II Gonzague meurt à Marmirolo le 28 juin 1540, miné par la petite vérole (variole).

François III Gonzague, âgé de 7 ans, devient 2e Duc de Mantoue, sous le nom de François III, et Marquis de Montferrat, sous le nom de François Ier.

La régence est assumée par :

Ercole Gonzague, vivant à Mantoue, est le plus actif et stabilise les finances de l'État, entre autres en favorisant la création de nouvelles manufactures citadines.



Mort d'Henri de Foix

Henri de Foix laisse un testament, fait à Évreux le 1er août 1540.

Par ce testament, il choisit comme exécuteurs :

Henri de Foix meurt le 29 septembre 1540, sans enfants.

Claude de Foix reste la dernière de la branche de Foix-Lautrec.

Guy XVII de Laval et Claude de Foix réunissent sur leurs têtes le patrimoine de leurs deux maisons.

Cette alliance fait entrer dans la maison de Laval tous les biens de celle de Lautrec, savoir :

Cette immense succession, rend la maison de Laval l'une des plus opulentes du royaume.



Claude d'Annebault Au conseil étroit

En novembre 1540, Claude d'Annebault entre au conseil étroit et devient l'un des principaux favoris de François Ier de France.


Guy XVII de Laval - Portrait par Clouet Guy XVII de Laval

Majorité de Guy XVII de Laval

Le 3 novembre 1540, à Paris, François Ier de France décide que Guy XVII de Laval, est désormais apte à gouverner ses biens.

Guy XVII de Laval est mis hors de la tutelle :

Dorénavant il administre sa fortune sans leur concours.

Cet acte, qui n'a pas été conservé, est homologué par le parlement de Paris, dès le 2 décembre 1540.



Siège de Perpignan

Paul de La Barthe participe au siège de Perpignan en 1541.

François de Scépeaux sert au siège de Perpignan, où il est adoubé chevalier.

François Gouffier le Jeune participe à ce siège.



Jean du Bellay Évêque de Limoges

François Ier de France nomme Jean du Bellay Évêque de Limoges en 1541.



Mort de François Guillaume de Clermont-Lodève

François Guillaume de Clermont-Lodève, doyen du Sacré collège, meurt à Avignon en 1540 ou le 13 mars 1541.

Il est inhumé au couvent des Célestins d'Avignon laissant une considérable fortune.



Naissance de François Ier de Médicis

Francesco ou François Ier de Médicis naît à Florence en 1541, fils de Cosme Ier de Médicis et d'Éléonore de Tolède.



Fabrication de statuts en bronze

À la demande de François Ier, Primatice se rend à Rome et y réalise des copies en plâtre de sculptures en marbre à sujet mythologique.

Un atelier de fonderie est installé au château de Fontainebleau, cour du Cheval blanc. Entre 1541 et 1543, l'atelier permet de mener à bien la fonte de statuts en bronzes à partir de ces copies, sous la direction de Vignole.

Ils orneront, lors de sa construction, la façade de l'aile de la Belle Cheminée.

On peut encore voir 5 originaux installés depuis 1967 dans la Galerie des Cerfs :



Mort de François de la Trémoïlle

François de la Trémoïlle meurt en 1541.



Disgrâce d'Anne de Montmorency

Le chancelier Poyet emprisonné

Réhabilitation de l'amiral Chabot

Dans les dernières années de règne de François Ier de France renonce à une politique pacifique. Deux factions se forment dans l'entourage du Roi :

En 1541, Anne de Pisseleu pousse le roi à disgracier Anne de Montmorency à la politique duquel son parti est opposé.

Les amis d'Anne de Pisseleu reviennent à la Cour.

Cette dernière fait chasser le chancelier Poyet qui est emprisonné.

L'amiral Philippe Chabot est réhabilité.

François de Tournon se rallie à Anne de Pisseleu.

Le Conseil du roi subit un changement radical avec le passage du triumvirat Anne de Montmorency-Lorraine- Guillaume Poyet à celui de Philippe Chabot-Claude Annebault-François de Tournon.

François de Tournon est un des principaux interlocuteurs des agents étrangers à la cour et un des concepteurs de la diplomatie française et va intervenir dans les discussions avec Rome et dans les rapports avec Charles Quint et les princes allemands.



Troisième voyage de Jacques Cartier

Construction du fort de Charlesbourg-Royal

On prépare l'expédition, arme 5 navires, embarque du bétail, libère des prisonniers pour en faire des colons. Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente puis décide de s'engager sur l'océan sans attendre en mai 1541.

Après une traversée calamiteuse, il arrive enfin sur le site de Stadaconé en août 1541 après 3ans d'absence. Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona, puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal, du nom du troisième fils de François Ier de France, au confluent du Saint-Laurent et la rivière du Cap Rouge pour préparer la colonisation.


Christine de Danemark - Portrait tiré du Recueil d'Arras

Mariage de François Ier de Lorraine avec Christine de Danemark

Afin de conserver la l'équilibre entre le France et l'Empire et pour permettre au duc de Lorraine de poursuivre sa politique de neutralité, François Ier de Lorraine épouse une nièce de Charles Quint.

Christine de Danemark est veuve de François-Marie II Sforza.

François Ier de Lorraine épouse à Bruxelles le 10 juillet 1541 Christine de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Campagne de Charles Quint à Alger

L'assassinat d'Antoine de Rincon déclenche un nouveau conflit entre François Ier de France et Charles Quint.

François Ier de France n'a de soutient qu'auprès de Soliman et des turcs.

Charles Quint attaque le premier le 28 septembre 1541 à Alger contre les turcs.

C'est un échec et le Roi français en profite pour riposter.

Ses avancées aux Luxembourg et à Perpignan se transforment en échec. Il se replie sur le Piémont.

Nicolas Durand de Villegagnon prend part à l'expédition de Charles Quint contre Alger dont il écrit le récit.

Octave Farnèse revient blessé de l'expédition à Alger en 1541 et l'aversion de Marguerite de Parme se transforme en affection.



Sebastiano Serlio en France

A la suite de la publication de son Quarto Libro sur les ordres vitruviens, François Ier appelle Sebastiano Serlio à titre consultatif pour la construction du château de Fontainebleau. Peintre et architecte du Roy, il y est actif dès l'automne 1541.

Ses projets pour le domaine de Fontainebleau ou pour le Louvre ne conviennent pas au roi.



Traité de Fontainebleau

François de Tournon négocie le traité de Fontainebleau avec le roi de Danemark Christian III, signé le 29 novembre 1541.



Traité d'Anet

François de Tournon négocie le traité d'Anet avec Guillaume de Clèves.



Mariage de Gilles de L'Aubespine avec Marie Gobelin

Gilles de L'Aubespine épouse Marie Gobelin, fille de Jacques Gobelin, marchand drapier, bourgeois de Paris, et de Nicole Croquet. Leurs enfants sont :



Mariage de Guy Ier de Castelnau-Caylus avec Louise d'Avaugour

Louise d'Avaugour est fille de François II d'Avaugour (1493-1517), Comte de Vertus, et de Madeleine d'Astarac, Dame de Fontenay-le-Comte (morte en 1547).

Guy Ier de Castelnau-Caylus épouse à Bar-sur-Seine le 10 mai 1542 Louise d'Avaugour (morte en 1608), Dame d'honneur d'Élisabeth de France. Leur enfant est :



Lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor

En juillet 1542, Claude II de L'Aubespine est chargé de remettre des lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor. Pour cette mission, Claude II de L'Aubespine reçoit 787 livres 10 sous.



Paul de La Barthe Gouverneur de Savillan

En 1542, François Ier de France nomme Paul de La Barthe Gouverneur de Savillan.



Hippolyte II d'Este Abbé commendataire de l'abbaye de Chaalis

L'abbaye de Chaalis est mise en commende, ce qui signifie que son administration est confiée à une personne nommée à l'extérieur de la communauté.

Hippolyte II d'Este est nommé Abbé commendataire par François Ier.

Hippolyte II d'Este fait travailler à Chaalis l'architecte Sebastiano Serlio et les peintres Primatice et Nicolò dell'Abbate.

Après lui, l'abbaye de Chaalis déclinera progressivement faute d'entretien.



Interdiction en France de l'Institution chrétienne

Répression contre les protestants

Les idées réformatrices connaissent des censures.

La Sorbonne en 1542 interdit les œuvres de Calvin, Luther, Dolet ou Marot.

Le Roi accepte une répression militaire entre le 13 et le 23 avril 1542 où plus de 2 700 personnes sont tuées.

L'institution chrétienne, le livre de Calvin, est interdit par un édit du parlement de Paris le 1 er juillet 1542. Pour les théologiens, l'utilisation du français dénote une évidente volonté subversive puisque l'auteur s'adresse ainsi au peuple, et non plus seulement aux seuls érudits.

Des livres sont brûlés en place publique sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Le luthéranisme, ou inflexion vers les idées réformatrices de Luther, devient un crime d'état. Les condamnations pour hérésie se multiplient.

La communauté vaudoise est épargnée par François Ier de France mais en reniement de leur religion.



Oudard du Biez Maréchal de France

Oudard du Biez est fait Maréchal de France en 1542 par François Ier de France.



Naissance d'Henriette de Clèves

Henriette de Clèves naît à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher le 31 octobre 1542, fille de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon-Vendôme.

Elle a pour parrain Henri II de France.



Siège de Perpignan

Dans le cadre de la Neuvième guerre d'Italie, Henri II de France commande l'armée de Roussillon en 1542, et assiège inutilement Perpignan.

François II de Saint-Nectaire sert au siège de Perpignan.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Roussillon en 1542

François-Armand de Polignac sert lors de ce siège.

La jeune noblesse de l'armée française est livrée au plaisir et au jeu sous les tentes du prince.

Elle veille peu aux mouvements des assiégés.

Ceux-ci font une sortie, comblent les tranchées et se portent sur le parc de l'artillerie.

Ils détruisent la majeure partie de l'artillerie lourde française

Charles Ier de Cossé s'avance une pique à la main, reçoit tout le feu des ennemis, et, malgré une blessure à la cuisse, entretient le combat jusqu'à l'arrivée de l'infanterie qui le dégage.

Le dauphin lui dit en l'embrassant : qu'il voudrait être Brissac, s'il n'était pas dauphin.

Le siège s'enlise.

Une épidémie frappe le camp français, affaiblissant considérablement les troupes.

Au cours de ce siège, Ambroise Paré, accompagnant l'armée française, a l'idée d'une nouvelle technique.

Charles Ier de Cossé ayant reçu une balle dans l'épaule

Ambroise Paré a l'idée de replacer le blessé dans la position initiale au moment de l'impact pour révéler l'emplacement de la balle perdue et ainsi permettre à Nicole Lavernault, chirurgien du Dauphin de l'extraire.

L'arrivée d'une armée de secours espagnole commandée par Ferdinand Alvare de Tolède oblige les Français à lever le siège et à battre en retraite.



Naissance de François Ier de Bourbon-Vendôme

François Ier de Bourbon-Vendôme naît en 1542, fils de Louis III de Bourbon-Vendôme et de Jacqueline de Longwy.



François Ier de Montholon Premier président du Parlement de Paris

François Ier de Montholon devient Premier président du Parlement de Paris le 9 août 1542.



Indépendance du duché de Lorraine

Par le traité de Nuremberg du 26 août 1542, Antoine II de Lorraine réussit à obtenir de l'empereur l'indépendance du duché de Lorraine.

Mais il subsiste un problème qui l'inquiète : François Ier de France ayant renoncé à l'Italie, les champs de bataille entre Valois et Habsbourg se déplacent plus au nord, et notamment en Lorraine.

Antoine II de Lorraine tente des démarches auprès des deux souverains pour que la Lorraine soit épargnée, mais sans succès.

Tandis que le duc Antoine négocie avec Charles Quint pour que la Lorraine soit épargnée par les conflit, son fils François Ier de Lorraine entreprend la même démarche auprès du roi François Ier de France, mais sans succès.



Retour en France de Guillaume du Bellay

En 1542, Guillaume du Bellay part du Piémont, en litière, pour venir donner quelques avis importants à François Ier de France.

Sans postérité, Guillaume du Bellay teste en faveur de ses frères.



Philibert Babou Commissaire aux vivres de l'armée du Hainaut

Cession des terres de Bergeresse et de Chissé

En 1543, Philibert Babou est nommé commissaire aux vivres de l'armée du Hainaut.

Philibert Babou achète de François Bérard, Seigneur de Bléré, les terres de Bergeresse et de Chissé pour 16 690 livres.



Mariage de Pierre de Salcède avec Françoise de Beaucaire

Pierre de Salcède est parent de don Bernardin de Mendoza, ambassadeur d'Espagne en Angleterre.

Pierre de Salcède épouse Françoise de Beaucaire-Péguillou.

Françoise de Beaucaire-Péguillou est la sœur de François de Beaucaire, évêque de Beaucaire.

Françoise de Beaucaire-Péguillou est la tante de Marie de Luxembourg épouse de Philippe-Emmanuel de Lorraine.



Renée de Bourbon Abbesse de Chelles

Renée de Bourbon devient Abbesse de Chelles en 1543.

Compte tenu de sa jeunesse, François Ier de France décide de confier l'abbaye de Chelles à Jacqueline Amignon comme Vicaire Générale.



États du Languedoc

Just Ier de Tournon est commissaire de François Ier de France aux États du Languedoc en 1543.



Accord d'invasion de la France entre Henri VIII Tudor et Charles Quint

François d'Este Prisonnier

Charles Ier de Cossé commanda en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont.

Le 11 février 1543, Henri VIII Tudor et Charles Quint signent un accord d'invasion de la France.

Le nord du pays est l'objet de nombreux affrontements.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol fait partie de l'état-major français contre les Anglais et les Espagnols en Picardie.

Charles Ier de Cossé suit en 1543 François Ier de France en Flandre,

Charles Ier de Cossé bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers.

L'alarme se répandit dans le reste de l'armée ennemie.

Elle abandonna l'attaque de Bohain, le siège de Guise, et se retire en désordre sur le Quesnoy.

Charles Ier de Cossé attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale.

L'armée française se retire. Charles Ier de Cossé, pour faciliter la marche de François Ier de France et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde.

Investi avec 12 cavaliers, Charles Ier de Cossé fait de prodigieux efforts pour se dégager.

Quelques Français accourent à son secours.

On lui avait arraché ses brassards, son hausse-col. Ses habits étaient en pièces.

Un Allemand fort et vigoureux l'enlevait de dessus son cheval; Brissac se débattait encore avec le tronçon de son épée.

Enfin les gens d'armes attachés à sa personne l'arrachent aux ennemis.

Charles Ier de Cossé saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui doit son salut. François Ier de France lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre.


Claude d'Annebault - par Adolphe Brune - 1833 - Œuvre commandée par Louis-Philippe Ier de France pour le musée historique de Versailles

Prise de Landrecies et de Luxembourg

Charles Quint apprend alors que Landrecies, dont il voulait faire le siège, est pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'est retirée auprès du Cateau-Cambresis.

Il poursuivit l'arrière-garde commandée par Charles Ier de Cossé qui le repousse.

Les succès français sont mal exploités. Charles Quint rencontre des problèmes avec son armée. Toutes ces raisons entraînent un enlisement du conflit.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Landrecies.

François Gouffier le Jeune et Louis IV de Bueil participent à la bataille de Landrecies.

Ferdinand Ier Gonzague s'illustre lors de la bataille de Landrecies.

En 1543, Claude d'Annebault mène une campagne réussie sur la frontière nord du royaume avec la prise de Landrecies et de Luxembourg avec l'appui de Guillaume de Clèves.

Rentré en France en 1543, Pierre Strozzi prend part au siège de Luxembourg sous Charles II d'Orléans.

Gaspard de Saulx suit Charles II d'Orléans dans sa campagne du Luxembourg.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Luxembourg.

Claude d'Annebault participe en même temps au gouvernement, grâce à la proximité du roi, qui suit les armées, en retrait, avec ses autres conseillers.



François III Gonzague confirmé Duc de Mantoue et de Marquis de Montferrat

Charles Quint, à nouveau de passage à Mantoue en 1543, confirme à François l'investiture comme Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat et lui accorde la main de sa nièce Catherine de Habsbourg.



Mort de François Ier de Montholon Chevalier, seigneur du Vivier, d'Aubervilliers et de Gaillonnet à Seraincourt

François Ier de Montholon meurt à Villers-Cotterets le 12 juin 1543.

Il est inhumé dans la chapelle Saint-François de l'Église Saint-André-des-Arts à Paris.

D'après François Eudes de Mézeray, il était un personnage d'une probité rare.


Tombeau de Philippe Chabot - musée du Louvre

Mort de Philippe Chabot Comte de Brion et Amiral de France

Philippe Chabot est Seigneur de Brion et d'Aspremont, Comte de Charny et de Buzançais, Chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Jarretière, Gouverneur de Bourgogne et de Normandie, et Amiral de France

Philippe Chabot meurt le 15 juin 1543, de langueur due au chagrin que lui a causé son procès.

François de France le fait enterrer dans la chapelle d'Orléans du monastère des Célestins de Paris. Son tombeau est surmonté d'un gisant en albâtre, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture de la Renaissance en France.



Naissance de Charles III de Lorraine

Charles III de Lorraine naît le 18 février 1543, fils de François Ier de Lorraine et de Christine de Danemark.



Naissance de François V de Bonne

François V de Bonne naît à Saint-Bonnet dans les Hautes-Alpes le 1er avril 1543, fils de Jean II de Bonne, Seigneur de Lesdiguières ou des Diguières ou d'Esdiguières, et de Françoise de Castellane.



Siège de Nice

Alfonso de Avalos est gouverneur du Milanais.

François Ier de France, allié au sultan Turc Soliman le Magnifique, ordonne de prendre la ville de Nice, se parjurant en transgressant sa propre décision de 1523 de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice.

20 000 Franco-Turcs, sous les ordres François de Bourbon-Vendôme, mettent le siège devant la ville pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandées par Keir-El Dîn Barberousse, attaquent Nice par la mer. Cette armada est accompagnée de 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises.

Le premier assaut est repoussé le 2 août 1543 : les ennemis installent une batterie de 25 canons à Cimiez, 20 canons et 6 couleuvrines sur la pente du mont Gros, ainsi que 28 canons et 2 couleuvrines géantes au mont Boron.

Le 7 août 1543, les Turcs attaquent le quartier Riquier.

Les 8 et le 9 août 1543 on se bat dans les faubourgs Lympia et Sincaire.

Un chroniqueur de l'époque raconte : "Le mardi 11, l'artillerie du château embocqua une canonnière des Turcs et tua le neveu de Barberousse, capitaine d'artillerie… Barberousse s'arrachoit la barbe de dépit".

Les assauts reprirent, et du 12 au 15 août 1543, plus de 1 200 coups de canons sont tirés sur la ville.

Le jour de l'Assomption, la flotte ennemie tire 975 coups de canons et autant de boulets de 75 et 109 livres.

La défense faiblit. Une bugadière, Catherine Ségurane, monte aux créneaux, assomme avec son battoir à linge un porte-étendard turc et lui arrache son drapeau.

Malgré cet acte héroïque, la ville basse est contrainte de capituler le 22 août 1543, mais le château résiste. Les Français ravagent la ville basse.

Pendant une trêve, Barberousse envoie ses janissaires piller la ville en même temps que d'autres escouades vont razzier jusque dans le haut pays.

Du donjon qui arbore toujours le pavillon de Savoie on voit passer une longue file de 5 000 prisonniers enchaînés, natifs de Nice, la Bolène, Sospel, Lantosque ou d'autres villages. Ils sont entassés dans les bateaux pour être vendus comme esclaves. Fort heureusement apparait la flotte espagnole de l'amiral Garcié qui bloque la baie et contraint Barberousse à libérer son butin humain.

Les Franco-Turcs se retirent précipitamment dans la nuit du 7 au 8 septembre 1543, Charles Quint et Charles III de Savoie arrivant à la tête des armées de secours commandée par Alfonso de Avalos.



Horace Farnèse à la cour de François Ier de France

En 1543, pour respecter la règle d'équilibre entre la France et l'Empire voulu par Paul III, Horace Farnèse est envoyé à la cour de François Ier de France pour apprendre les traditions de la chevalerie.


Portrait de François II à Plessis-les-Tours

Naissance de François II de France

François II de France naît à Fontainebleau le 19 janvier 1544, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Diane de Poitiers se fait confier l'éducation de leurs enfants, qu'elle conserve jusqu'en 1551.

Catherine de Médicis, dont la position se consolide grâce à la mise au monde un héritier concède son ascendant à la favorite.

François II de France est baptisé à Fontainebleau le 10 février 1544.

Philippe Strozzi di Piero devient page de François II de France.


François Gouffier le Jeune - Portrait par François Clouet en 1555

Mariage de François Gouffier le Jeune avec Anne de Carnazet

François Gouffier le Jeune épouse Montargis le 10 février 1544 Anne de Carnazet (1522-1595). Leurs enfants sont :


Château de Glatigny

Construction du Château de Glatigny

Le Château de Glatigny est construit en 1544 par Martin du Bellay sur les plans, dit-on, de François Rabelais qui séjournait souvent au château.

On dit même qu'il est un temps chapelain de la Chapelle Sainte-Barbe de Glatigny.

Le château est coiffé d'un toit aigu surmonté d'un campanile.

L'édifice est flanqué au nord par 2 ailes perpendiculaires, édifié en briques losangées avec de larges et hautes fenêtres en pierre à meneaux et croisillons.



Naissance de Renée de Lorraine

Renée de Lorraine naît en 1544, fille de François Ier de Lorraine et de Christine de Danemark.



Bataille de Cérisoles

Paul de La Barthe Prisonnier

Mort de Jean IV de Hautemer Seigneur du Fournet, de Fervaques et du Mesnil-Tison

François de Bourbon-Vendôme, Lieutenant Général du roi, commande les forces françaises du nord de l'Italie et François Ier de Bourbon-Saint-Pol s'oppose à la bataille de Cérisoles, mais Blaise de Lasseran parvient à décider François Ier de France.

Le 14 ou 15 avril 1544, François de Bourbon-Vendôme remporte la bataille de Cérisoles ou Ceresole Alba, Coni en Italie sur les troupes impériales commandées par Alfonso de Avalos.

François de Scépeaux se signale à cette bataille.

Blaise de Lasseran participe à cette bataille.

Gaspard de Saulx se distingue lors de cette journée.

A la bataille de Cerisoles, François Gouffier le Jeune combat la pique à la main au milieu de l'infanterie, n'ayant pu trouver de cheval de service. Il est blessé.

François Ier de Coligny-d'Andelot fait ses premières armes en Italie, et se distingue tellement à cette bataille que François de Bourbon-Vendôme l'arme chevalier sur le champ de bataille. Il est alors surnommé le chevalier Sans-Peur.

Paul de La Barthe est colonel de la cavalerie légère à la bataille de Cérisolles où il met en déroute la cavalerie florentine. Il y est cependant fait prisonnier.

Jean IV de Hautemer, enseigne de la compagnie de Jacques d'Albon, meurt le 14 avril 1544 lors de cette bataille.


La cité fortifiée de Saint-Dizier et son château 10 ans après le siège René de Chalon Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Anthonis Mor

Siège de Saint-Dizier

Mort de René de Chalon

Sac de Joinville-en-Champagne

Après le désastre de Cérisoles dans le Piémont, Charles Quint est sur le point de perdre le Milanais.

Dans le cadre de la neuvième guerre d'Italie, Charles Quint ouvre un second front dans le nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais.

Les troupes impériales pénètrent dans le duché de Lorraine au printemps 1544 pour attaquer la Champagne.

Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint, contre la France.

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Claude II de Lorraine combat dans l'armée du Duc de Lorraine.

Charles Quint assiège Saint-Dizier et fait mettre à sac Joinville en Champagne.

François II de Saint-Nectaire sert en Champagne.

Louis IV de Bueil, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par Louis de Bimont et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande).

Ils peuvent compter sur 2 000 soldats, 100 gens d'armes de Charles II d'Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires.

Louis IV de Bueil fait hisser en haut du clocher de l'église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

Charles Quint amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet 1544 sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs).

Lors de l'assaut du 14 juillet 1544, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l'artillerie ennemie qui brise l'épée de Louis IV de Bueil et une partie de son armure.

Au cours d'un assaut très violent, René de Chalon, capitaine des impériaux, est frappé à mort par les défenseurs, et agonise le 15 juillet 1544 avec Charles Quint à son chevet.

Louis IV de Bueil envoie une dépêche à François Ier de France, qui ordonne alors une procession et une messe d'action de grâces pour célébrer ce succès.

La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : Regnum sustinent (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Une armée menée par Henri II de France prend position à Jâlons entre Châlons-en-Champagne et Épernay.

Elle tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier.

Saint-Dizier est épuisée et, le 3 août 1544, Louis IV de Bueil envoie à Claude de Lorraine-Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l'impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres.

Cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s'empressent d'en tirer parti.

Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur, possède le chiffre utilisé par Louis IV de Bueil, et n'a aucun mal à déchiffrer la missive.

Il possède également le sceau de Claude de Lorraine-Guise.

Le 7 août 1544, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

Saint-Dizier se rend le 17 août 1544.

Mais de graves problèmes financiers empêchent Charles Quint de rémunérer ses troupes, où se multiplient les désertions.

Charles Quint renonce à se retourner contre l'armée d'Henri II de France et marche sur Soissons.

François Ier de France salue l'héroïsme des habitants de Saint-Dizier.

François Ier de France, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant François de Bourbon-Vendôme de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

En 1544, Charles Ier de Cossé est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois.

De là, il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Champagne.

Charles de Bourbon-Montpensier est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne.

Charles Quint détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie.

La partie était trop inégale, Charles Ier de Cossé l'abandonne, et se retire vers Chalons.

Dans une vive escarmouche, Charles Ier de Cossé est pris 2 fois et 2 fois délivré par ses troupes.



Siège de Boulogne

Siège de Montreuil-sur-Mer

En 1544, Henri VIII Tudor offre son appui à Charles Quint, trop heureux de pouvoir soulager la pression française.

Un important corps expéditionnaire anglais part de Calais, se divise en 2 corps d'armée, avec pour mission première de sécuriser les territoires adjacents :

Ils ravagent les côtes jusqu'à l'estuaire de la Somme.

Quelques semaines plus tard, Henri VIII Tudor prend lui-même la direction du siège.

Les bas quartiers de la ville, peu protégés, tombent après quelques jours de bombardement, puis les tirs se poursuivirent jusqu'en août 1544.

En septembre 1544, une brèche est ouverte dans les remparts de la ville haute, mais le donjon tient toujours.

Les tirs d'artillerie des défenseurs français empêchant toute approche, les Anglais entreprennent de saper les fondations de l'édifice.

Le 13 ou le 18 septembre 1544, après 60 jours de siège, Jacques Ier de Coucy, Seigneur de Vervins, gouverneur militaire, offre la reddition de la ville.

L'armée d'Henri II de France, renforcée de contingents franco-italiens rappelés du Piémont, contre-attaque sur Montreuil-sur-Mer, et contraint Thomas Howard à lever le siège.

Henri VIII Tudor lui-même repart pour l'Angleterre à fin septembre 1544, ordonnant à ses deux généraux, Thomas Howard et Charles Brandon, de défendre Boulogne à n'importe quel prix.

Mais les deux ducs de Norfolk et Suffolk ne laissent qu'une garnison de 4 000 hommes dans la citadelle, et replient prudemment le reste de leurs forces sur Calais.

L'armée anglaise, en infériorité numérique, est encerclée à Calais et Henri II de France, maître du terrain, se consacre alors au siège de Boulogne.

François Ier de France doit faire face au manque de ressources financières.

François Ier de France charge Jacques Ier de Coucy de reprendre la citadelle et de construire un fort près la Tour d'Ordre.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1544.

Jacques Ier de Coucy construisit le fort au-dessous du lieu qui avait été prescrit.

Sa cavalerie est battue dans une sortie, et l'armée est obligée de se retirer.

S.Les troupes se livret au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

Dans les 3 années qui suivent, ni l'Angleterre ni la France ne pourront disposer de suffisamment d'argent pour reprendre une guerre ouverte.



Claude d'Annebault Responsable de toutes les affaires de l'État

De 1544 à 1547, François Ier de France confie à Claude d'Annebault la responsabilité et la direction de toutes les affaires de l'État.


Batailles dans le nord de la France avant la trêve de Crépy-en-Laonnois

Mort d'Antoine II de Lorraine

François Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Paix de Crépy-en-Laonnois

Antoine II de Lorraine meurt de maladie à Bar-le-Duc le 14 juin 1544.

François Ier de Lorraine, son fils, devient duc de Lorraine et de Bar en 1544.

François Ier de Lorraine poursuit la politique paternelle de neutralité et sert d'intermédiaire entre François Ier de France et Charles Quint.

Claude d'Annebault négocie une paix peu avantageuse avec Charles Quint.

Antoine Sanguin, gouverneur de Paris, fait partie des négociateurs de la paix.

La trêve de Crépy-en-Laonnois met un terme à la neuvième guerre d'Italie.

Le 16 ou le 18 septembre 1544, François Ier de France et Charles Quint signe la paix à Crespi ou Crépy-en-Laonnois dans l'Aisne au sein de l'église Notre-Dame :

Sa mort un an plus tard rendra caduque cette clause.

Saint-Dizier est restituée à la France.

Cette paix séparée permet à la France de lutter contre le seul Henri VIII Tudor.



Mort de Guy Ier de Castelnau-Caylus Seigneur de Clermont-Lodève

Naissance de Guy II de Castelnau-Caylus

Guy Ier de Castelnau-Caylus est Chambellan de François Ier de France.

Guy Ier de Castelnau-Caylus meurt après le 18 septembre 1544.

Guy II de Castelnau-Caylus naît en 1544, fils de Guy Ier de Castelnau-Caylus et de Louise d'Avaugour.

Il naît après la mort de son père.

Louise d'Avaugour va être dame d'honneur d'Élisabeth de France, épouse de Philippe II d'Espagne.



Naissance de Jacques de Clèves

Jacques de Clèves ou Jacques d'Isles naît à Nevers le 1er octobre 1544, fils de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon-Vendôme.



Antoine de Lettes-Desprez Maréchal de France

Antoine de Lettes-Desprez, Seigneur de Montpezat, est fait Maréchal de France en 1544 par François Ier de France.



Jean Caracciolo Maréchal de France

Jean Caracciolo, Prince de Melphes, est fait Maréchal de France en 1544 par François Ier de France.



Prise de Lagny-sur-Marne

En septembre 1544, devant la menace de Charles Quint sur Paris, François Ier de France charge Jacques de Montgomery, Seigneur de Lorges, d'occuper Lagny-sur-Marne.

Mais les habitants refusent l'entrée de la ville à la soldatesque.

Lagny-sur-Marne est prise d'assaut et mise à sac.



Comté de Nesle érigé en marquisat

En janvier 1545, François Ier de France érige le comté de Nesle en marquisat en faveur de Guy XVIII de Laval.



Continuation du siège de Boulogne

François Ier de France continue de se battre contre Henri VIII Tudor.

Il fait face au manque de ressources financières.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1545 en se livrant au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

François Ier de Lorraine-Guise et Claude II de Lorraine prennent part à ce siège.

François Ier de Lorraine-Guise y est grièvement blessé, d'où son surnom du "balafré".

En 1545, Charles Ier de Cossé défait les Anglais sur la terre d'Oye, située en Boulonnais.



Mariage de François Hocquart avec Marie d'Origny

François Hocquart épouse par contrat du 10 septembre 1545 Marie d'Origny (née vers 1515). Leurs enfants sont :



Claude Gouffier capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison du Roi

Claude Gouffier devient capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison de François Ier de France en 1545.



Mort de François Ier de Lorraine

Charles III Duc de Lorraine et Bar

Nicolas de Lorraine Régent du duché de Lorraine

Christine de Danemark Régente du duché de Lorraine

François Ier de Lorraine meurt à Remiremont le 12 juin 1545.

Charles III, son fils âgé de 2 ans, lui succède et devient Duc de Lorraine.

Charles III de Lorraine aurait dû être numéroté Charles II, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), duc de Basse-Lotharingie.

Christine de Danemark, mère de Charles III de Lorraine, et Nicolas de Lorraine, frère de François Ier de Lorraine, âgé de 21 ans, assument la régence.

Mais les États de Lorraine décident en novembre 1545 de laisser Christine de Danemark seule régente.

Nièce de l'Empereur Charles Quint, Christine de Danemark, la jeune douairière, adopte une politique favorable à l'Empire, malgré l'opposition des barons lorrains et de Nicolas de Lorraine, tout en cherchant à maintenir la neutralité lorraine.



Mort de François Ier de Bourbon-Saint-Pol

François Ier de Bourbon-Saint-Pol meurt à Cotignan près de Reims le 1er septembre 1545.



Mort de Charles II d'Orléans

Marguerite d'Angoulême fait un bref retour au Louvres à partir de janvier 1545.

Marguerite d'Angoulême a à assumer les décès du deuxième fils du roi. Charles II d'Orléans, fils de François Ier de France, meurt le 9 septembre 1545, ce qui affecte beaucoup ce dernier.



Bruit concernant Guy Chabot

Henri II de France fait courir le bruit, à l'instigation sans doute de Diane de Poitiers, que Guy Chabot doit à sa belle-mère, Magdelaine de Puyguyon, seconde épouse de son père, le baron Charles Ier Chabot, des faveurs de toutes sortes.

Anne de Pisseleu, outragée, demande à Francois Ier, son royal amant, justice de ces bruits calomnieux, et Francois Ier ne peut qu'accéder à sa demande.

Henri II de France craint la colère de son père. François de Vivonne, ami du dauphin et redoutable bretteur, se dévoue pour dire que c'est lui l'auteur de ces bruits, et qu'il n'a d'ailleurs fait que répéter ce que Guy Chabot lui a dit.

Guy Chabot ne peut, à son tour, que demander au roi la permission de venger son honneur, mais Francois Ier ne donnera jamais son accord, bien conscient qu'il ne s'agit là que de querelles de femmes jalouses.



Gabriel Miron Conseiller au Parlement de Paris

Gabriel Miron ou Myron est le fils de François Miron (mort en 1566), Seigneur de Beauvoir sur Cher, et de Geneviève de Morvilliers.

Gabriel Miron devient Conseiller au Parlement de Paris en 1546.

Gabriel Miron devient Intendant de Lyon.

Gabriel Miron devient lieutenant civil de la prévôté de Paris au Châtelet.



Naissance de François de Luxembourg

François de Luxembourg naît vers 1546, fils d'Antoine de Luxembourg (mort en 1557), Comte de Rousy, et de Marguerite de Savoie (vers 1515-1591).



États du Languedoc

Just Ier de Tournon est commissaire de François Ier de France aux États du Languedoc en 1546.



Mort de François de Bourbon-Vendôme, Comte d'Enghien

François de Bourbon-Vendôme meurt le 23 février 1546.



Jean du Bellay Protecteur des lettres

Jean du Bellay protége et cultive les lettres. On a de lui :



Traité d'Ardres

En mai 1546, Claude d'Annebault rencontre son homologue anglais près d'Ardres.

Les difficultés se résolvent peu à peu et Claude d'Annebault obtient des conditions plus heureuses que prévu dans ses instructions.

Dans les affaires du royaume, Claude d'Annebault s'emploie à restaurer l'ordre tant à la cour que dans les provinces, tout en consolidant les frontières.

La remise en ordre s'étend aux finances de la couronne, si bien qu'en peu de temps, les coffres de la monarchie sont de nouveau pleins.

Diplomate et politique autant que militaire, Claude d'Annebault songe à une alliance anglaise contre Charles Quint, voire à une rupture commune des deux royaumes avec Rome.

Le 7 juin 1546, François Ier de France signe avec Henri VIII Tudor le traité d'Ardres qui est sa dernière paix.

Claude II de L'Aubespine est l'un des auteurs de ce traité qui rend Boulogne à la France.



Mort de Claude Hocquart

La succession de Claude Hocquart est partagée à Sainte-Ménehould le 27 août 1546 entre ses deux enfants.

Claude Hocquart possède et demeure dans une maison en la rue de la coste du château lui venant de Philibert Hocquart, son père.

Elle est estimée 1.500 £ tournois et échoit à François Hocquart, en même temps que des terres et vignes.

Anne Hocquart reçoit des terres à Villers Allerant à la montagne de Reims, estimées 1.600 £ tournois, et d'autres biens.



Cession de Brie-Comte-Robert à Jean-François d'Acquaviva

Jean-François d'Acquaviva, Duc d'Atry, devient Seigneur engagiste de Brie-Comte-Robert, en 1546.



Mort de François II de Bourbon-Saint-Pol

Marie II de Bourbon-Saint-Pol Comtesse de Saint-Pol

François II de Bourbon-Saint-Pol meurt en 1546.

Marie II de Bourbon-Saint-Pol, sa sœur, devient Comtesse de Saint-Pol en 1546, sous la tutelle d'Adrienne d'Estouteville, sa mère.


château du Grand Jardin à Joinville en Champagne

Construction du château du Grand Jardin à Joinville

Tout au long de ses campagnes en Italie, Claude de Lorraine-Guise est impressionné par les chefs-d'œuvre des architectes de la Renaissance italienne, suivant en cela l'attitude de François Ier.

Claude de Lorraine-Guise fait reconstruire la ville de Joinville en Champagne.

En 1546, Claude de Lorraine-Guise fait achever la construction à Joinville en Champagne le château du Grand Jardin, pour s'y retirer paisiblement. Les travaux avaient débutés 13 ans plus tôt.

Ce château, d'une rare élégance, Claude de Lorraine l'a voulu d'agrément entouré d'un jardin extraordinaire et luxuriant au bord de la marne et aux pieds de son imposant château féodal. Un jardin à l'italienne, fidèle à l'esprit Renaissance,

Situé en contrebas de son château-fort, le bâtiment est de taille modeste, mais aux façades richement ornées de sculptures. Il est entouré de canaux qui traversent un jardin magnifique.

Claude de Lorraine-Guise a le goût des fastes et protège les artistes capables de faire briller sa maison.

À Joinville, il entretient de nombreux musiciens, chantres et instrumentistes. Ceux-ci se produisent lors des cérémonies religieuses et des fêtes données au château. Il envoie même des chantres comme cadeau au pape Clément VII.

Il apprécie également les gens de lettres. Clément Marot compose ainsi une ode à Claude de Lorraine-Guise.



Mort de Jacques Hurault

François Ier de France lui rend la liberté et le rétablit dans ses biens et dignités.

Jacques Hurault meurt à Blois le 26 juin 1546.



François Gouffier de Bonnivet Évêque de Béziers

François Gouffier de Bonnivet s'engage d'abord dans l'ordre de Malte,

François Gouffier de Bonnivet est notaire du Siège apostolique.

Le pape Paul III préconise François Gouffier de Bonnivet pour l'évêché de Béziers le 15 octobre 1546.

François Gouffier de Bonnivet devient Évêque de Béziers.

Jacques d'Arnoye est abbé de Saint Jacques.

François Gouffier de Bonnivet institue Jacques d'Arnoye pour vicaire général.



Cession de Saint-André-en-Royans

Antoine III de Clermont vend Saint-André-en-Royans et autres places, à François Artaud de Montauban d'Agoult, Sieur de Sault, pour la somme de 3 000 écus d'or le 15 décembre 1546.



Mariage de François de Rochefort avec Jeanne de Courtenay

François de Rochefort (mort en 1578), Seigneur de Chard épouse avant 1547 Jeanne de Courtenay. Leur enfant est :



François Rabelais à Rome

François Rabelais accompagne Jean du Bellay à Rome comme médecin en 1547.

À son retour, Jean du Bellay donne à François Rabelais la cure de Meudon.


Plaque commémorative située impasse Chartière qui rappelle la situation du collège de Coqueret

Rencontre de Joachim du Bellay avec Jacques Peletier du Mans et Pierre de Ronsard

En 1547, Joachim Du Bellay fait la connaissance de Jacques Peletier du Mans et de Pierre de Ronsard.

Joachim Du Bellay rejoint Pierre de Ronsard au collège de Coqueret à Paris.

Dans cet établissement, sous l'influence de Jean Dorat, professeur de grec les 2 hommes décident de former un groupe de poètes appelé d'abord la Brigade.

Leur objectif est de créer des chefs-d'œuvre en français d'aussi bonne facture que ceux des Latins et des Grecs.

Ce but s'accorde à la perfection avec celui de François Ier qui souhaite donner des lettres de noblesse au français.

Jacques Peletier du Mans approuve leur projet et les accompagne dans leur entreprise.



Récupération partielle des biens suisses de François II de Luxembourg-Martigues

Malgré l'appui du roi de France, François II de Luxembourg-Martigues n'obtient qu'en 1547 la restitution, partielle, de ses terres (Belmont, Ternier et Vevey).



François de L'Aubépine Lieutenant-général à Bourges

François de L'Aubépine, fils de Claude Ier de L'Aubespine et de Marguerite Le Berruyer, devient Lieutenant-général à Bourges en 1547.



Jeanne d'Halluin Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Jeanne d'Halluin devient dame d'honneur de Catherine de Médicis en 1547.

François de Montmorency en tombe amoureux et lui fait une promesse de mariage.

Jeanne d'Halluin est envoyée pendant un temps dans un couvent.


Claude II de Lorraine - Galerie des batailles - Versailles

Mariage de Claude II de Lorraine avec Louise de Brézé

Claude II de Lorraine épouse le 1er août 1547 Louise de Brézé (1518-1577), fille de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers. Leurs enfants sont :

En mariant sa fille cadette, Diane de Poitiers sait se ménager une alliance qui deviendra sa plus sûre protection.



Disgrâce de Jean du Bellay

Eustache du Bellay Évêque de Paris

Retraite de Jean du Bellay à Rome

En 1547, à la mort de François Ier, Jean du Bellay est privé de son rang et de son crédit, par les intrigues de Charles Ier Cardinal de Lorraine.

Jean du Bellay se démet de l'évêché de Paris en faveur d'Eustache du Bellay, son cousin, et de l'archevêché de Bordeaux.

Jean du Bellay se retire à Rome.


Henri II de France - Atelier de François Clouet vers 1550

Mort de François Ier de France

Henri II de France Roi de France

Éviction du pouvoir d'Anne de Pisseleu et de ses amis

Malade, sans doute atteint de la syphilis, François Ier est affaibli. Il se prépare à la mort, demandant l'extrême onction le 29 mars 1547.

François Ier de France meurt le 31 mars 1547.

La messe de funérailles a lieu le 22 mai 1547.

Lors de ces funérailles, Claude d'Annebault porte le coffret contenant le cœur, puis mène le cortège jusqu'à Saint-Denis.

François Ier de France, le plus fastueux de la dynastie des Valois, a prouvé tout au long de son règne son remarquable sens politique en renforçant l'autorité royale et en posant les bases d'un État centralisé.

Son règne de 32 ans marque profondément le XVIe siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec les Habsbourg, donnant, à l'intérieur, une impulsion décisive à la pratique d'une "monarchie absolue".

Ses portraits, que ce soit celui plus décoratif de Clouet ou celui plus psychologique du Titien, nous montrent un cavalier rieur, tout à la fois athlétique et élégant, type accompli de l'homme de la Renaissance, aimable et séducteur, dénué de scrupules s'il est nécessaire.

Mais François Ier de France est en même temps fantasque, sujet aux emballements, d'une intelligence un peu superficielle.

Prince de la Renaissance, il est amateur de femmes et de belles choses ; ouvert aux nouveautés de l'époque, il est mécène et lui-même quelque peu artiste.

Face à l'échec français des ambitions italiennes, la puissance de Charles Quint dissimule l'invraisemblable tour de force que constitue le maintien de la disparate puissance habsbourgeoise progressivement recentrée des Flandres à l'Espagne.

À l'intérieur de la France, la croissance des besoins financiers, n'aboutit pas à la mise en place d'un système fiscal cohérent.

D'emprunts en vénalité des offices, d'inflation involontaire en maniements des monnaies se dégage un certain style financier français, qui durera jusqu'en 1789.

Si le mot absolutisme a un sens, sa progression est incontestable.

Signe des temps : l'emblème des Valois est déjà le soleil (à côté de la salamandre), l'expression "Sa Majesté" devient obligatoire et c'est François Ier de France qui a forgé la formule "Car tel est notre bon plaisir."

Ainsi, qu'il s'agisse de la situation extérieure ou intérieure, le règne de François Ier de France se termine sans apporter rien de décisif.

L'Espagne reste virtuellement très dangereuse, la question protestante est en suspens, le problème financier n'est pas résolu.

Finalement, la grande réussite du monarque se situe sur le plan intellectuel et artistique.

Il a aussi fait appel aux grands artistes italiens tels que Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Primatice.

Son règne s'auréole du prestige de l'école de Fontainebleau.

François Ier de France ne valait peut-être pas, sur le plan personnel, son adversaire Charles Quint.

Pourtant, sans la conquête de l'Amérique, il l'eût probablement emporté sur lui.

C'est l'Amérique qui, par le poids de ses richesses, a fondé la puissance habsbourgeoise et, paradoxalement, ce sont les découvreurs et les conquistadores espagnols et italiens qui ont empêché, jusqu'au XVIIe siècle, cette suprématie française sur l'Europe occidentale qui se dessinait déjà au temps de Saint-Louis.

Face à cette situation nouvelle, dont on ne peut reprocher à François Ier de France d'avoir mal mesuré l'importance, le mérite du Roi a été de maintenir, tant bien que mal, l'équilibre.

Parallèlement à ses activités internationales, François Ier de France poursuit l'unification de la France, jusque là constituée de différentes régions plus ou moins indépendantes.

François Ier de France a réussi à conserver le domaine royal.

Ses rêves italiens n'ont pu se réaliser, engloutissant beaucoup d'argent et coûtant de nombreuses vies.

A l'intérieur du pays, il réussit à asseoir son autorité face au parlement, la noblesse ou le peuple quand ce dernier se révolte suite aux pressions fiscales.

Le bilan culturel est lui très important.

François Ier de France encourage également les lettres en favorisant la traduction des écrits grecs et latins.

François Ier de France soutient les artistes de la Renaissance.

Il fait appel aux architectes italiens comme Sébastiano Serlio, aux peintres comme Giovanni Battista Rosso ou Lucas Penni, à l'ébéniste Francisque Scibec de Carpi.

La France entre dans la modernité.

François Ier de France assoit son pouvoir sur trois plans : religieux, féodal et juridique.

Son pouvoir paraît absolu et véhiculé par les images qu'il y associe.

Il se fait peindre en 1526 par Jean Clouet et en 1530 par François Clouet, fils du précédent peintre.

Il veut donner l'image d'un bon cavalier, d'un courageux chevalier et d'un séducteur.

L'administration est composée de personnes détenant ce qui est appelé un office. Illimitée dans le temps, cet office peut être acquis.

Cela intéresse la bourgeoisie qui souhaite s'élever dans la société et permet à François Ier de France de récupérer de l'argent.

Les officiers les plus proches du Roi sont des nobles, principalement d'épée.

Mais l'ascension des bourgeois formant la noblesse de robe est importante durant le règne de François Ier de France.

En 1547, Henri II de France devient Roi.

Il hérite du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États.

Mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale.

Henri II de France est physiquement un homme mince, aux épaules larges, au visage agréable. Il est devenu hypocondriaque à cause de son emprisonnement en Espagne, en compagnie de son frère, de l'âge de 7 à 10 ans. Peu curieux intellectuellement, on le dit moyennement intelligent. Il préfère les exercices physiques, notamment le jeu de paume dans lequel il excelle. Il rétablit les tournois.

Du temps de François Ier de France, Diane de Poitiers partage toute l'influence à la cour avec Anne de Pisseleu. Chacune d'elles a son parti, et leur rivalité occasionne plusieurs scènes scandaleuses.

Anne de Pisseleu reste la favorite en titre de Francois Ier jusqu'à sa mort. Mais après, Anne de Pisseleu doit restituer les bijoux que Francois Ier lui avait offerts. Elle subit un procès en haute trahison pour ses relations avec Charles Quint. Puis elle est bannie de la cour. Ses amis sont évincés du pouvoir.

Anne de Pisseleu est poursuivie impitoyablement par la jalousie de Diane de Poitiers, qui a subi ses années de pouvoir.

Henri II de France confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers.

Claude d'Annebault est disgracié. Cependant, sa charge d'amiral lui permet de continuer à servir le roi.

Henri II de France rappelle Anne de Montmorency de l'exil où l'avait confiné François Ier de France.

Henri II admire beaucoup le connétable qu'il appelle son compère, et lui rend sa puissance, partagée toutefois avec les Guise.

Il met en place une police expéditive qui fait naître ce proverbe :

Dieu nous garde des patenôtres de Monsieur le connétable.



Le Coup de Jarnac

Mort de François de Vivonne Seigneur de La Châtaigneraie

À l'avènement d'Henri II de France, Guy Chabot, Seigneur de Beaucamps-le-Jeune, demande à nouveau la permission de venger son honneur. Cette demande est accueillie favorablement.

Il s'agit du dernier duel judiciaire qui sera autorisé par le Roi

La réputation de François de Vivonne, sire de la Châtaigneraie, en tant qu'escrimeur est telle que Guy Chabot prend des leçons avec un spadassin italien qui lui enseigne un coup de revers inconnu jusque-là.

Jarnac n'est donc pas l'inventeur du coup qui porte son nom.

Ce maître d'escrime prévoit d'exploiter une faiblesse de François de Vivonne, une vieille blessure reçue au genou, en choisissant une arme lourde, l'épée à deux mains, afin de le fatiguer, et de le ralentir dans ses déplacements.

François de Vivonne, s'attendant à remporter facilement le duel, prévoit de donner un superbe repas le jour même du duel.

Le duel a lieu au château de Saint-Germain en Laye le 10 juillet 1547. Le début de la rencontre est en faveur de François de Vivonne jusqu'au moment où Guy Chabot peut placer ce coup qui fendit le jarret de son adversaire. Le coup est régulier et, à la surprise générale, Guy Chabot est déclaré vainqueur.

Ce coup est alors trouvé très habile et fournit une expression qui a pris un sens odieux. Mais c'est un tort de l'usage, car le coup de Jarnac n'a rien que de loyal, et le duel se passe dans toutes les règles de l'honneur.

À la suite de cela, un jarnac s'est dit aussi pour un poignard.

François de Vivonne est tellement humilié de cette défaite qu'il arrache le soir venu les pansements de sa blessure.

François de Vivonne meurt dans la nuit.



Jacques d'Albon Premier gentilhomme de la Chambre

Jacques d'Albon Maréchal de France

Compagnon d'enfance d'Henri II de France, le 3 avril 1547, 3 jours après la mort de François Ier de France, Jacques d'Albon est appelé au Conseil, et nommé premier gentilhomme de la Chambre.

Jacques d'Albon est gouverneur d'Auvergne, du Bourbonnais et du Lyonnais.

Jacques d'Albon, Marquis de Fronsac, Seigneur de Montrond et de Saint-André d'Apchon, est fait chevalier de Saint-Michel et Maréchal de France par Henri II de France le 29 mai 1547.


François Ier de Coligny-d'Andelot - École de Clouet François Ier de Coligny-d'Andelot

François Ier de Coligny-d'Andelot Inspecteur général de l'infanterie

François Ier de Coligny-d'Andelot est nommé, en 1547, inspecteur général de l'infanterie, et commande les troupes envoyées en Écosse pour soutenir les droits de Marie.



Mariage de Gaspard II de Coligny avec Charlotte de Laval

Gaspard II de Coligny épouse dans la chapelle du château de Montmuran en Ille-et-Vilaine le 16 juin 1547 Charlotte de Laval, fille de Guy XVI de Laval et d'Antoinette de Daillon. Leurs enfants sont :



Cession de la seigneurie de Baudricourt

Par acte du 29 septembre 1547 et actes des 23 et 28 décembre 1550, Henri II de Lenoncourt vend la terre, seigneurie, maison forte et domination de Baudricourt à François de Bassompierre, son cousin germain, et à Marguerite de Dommartin, son épouse.

La vente porte le sceau de Charles III de Lorraine, en son tabellionnage de Mirecourt.



Renflouement des caisses

François Ier de France ayant été dans les derniers mois quelque peu laxiste sur les finances, il est nécessaire de renflouer les caisses de l'état. Anne Montmorency persuade les citoyens, par la force si nécessaire (notamment dans le Sud-Ouest), de payer leurs impôts.

Henri II de France souhaite prolonger la politique extérieure de son père, François Ier de France. Il est conseillé en cela par :

En politique étrangère, Henri II de France se montre agressif.

Les Habsbourg et les Valois s'opposant depuis 1519, Henri II de France voue une haine envers Charles Quint et souhaite se venger de Charles Quint pour sa captivité en Espagne pendant 3 ans.

Pour se préserver du danger que représente l'empereur, Henri II de France se rapproche des puissances qui pourraient contrebalancer celle de Charles Quint et intensifie ses relations :

Henri II de France s'allie avec le pape Paul III qui a besoin de la France pour installer son ambitieuse famille.



François Gouffier le Vieux Colonel général de l'infanterie française en Piémont

François Gouffier le Vieux succède à Jean de Taix comme colonel général de l'infanterie française en Piémont en 1547.



Laurent Strozzi Évêque de Béziers

Laurent Strozzi entre ensuite dans le clergé et est abbé de Staffarda, en Piémont.

François Gouffier de Bonnivet démissionne de l'évêché de Béziers, le 5 décembre 1547.

Laurent Strozzi devient Évêque de Béziers.



Fiançailles de François II de France et de Marie Ire Stuart

Marie Ire Stuart en France

François II de France et Marie Ire Stuart sont fiancés le 27 janvier 1548, renforçant du même coup l'alliance déjà ancienne entre Écossais et Français.

Cette nouvelle affaiblit la position d'Edward Seymour le Vieux puisque l'Angleterre n'est absolument pas en mesure de s'opposer simultanément aux deux pays.

En 1548, Marie de Guise envoie en France la princesse Marie Ire Stuart où elle est élevée.

Nicolas Durand de Villegagnon commande la flotte envoyée en Écosse pour ramener Marie Ire Stuart à la cour de France.

Il réalise alors un exploit naval considéré jusqu'alors comme impossible pour tromper la vigilance des Anglais.

Après le débarquement des Français à Perth, il contourne en galères l'Écosse par le nord au large des Orcades.

Il descend la mer d'Irlande et fait embarquer Marie Ire Stuart à Dumbarton dans l'estuaire de la Clyde pour gagner Morlaix.



Naissance de Catherine de Clèves

Catherine de Clèves, dite aussi Catherine de Nevers, naît en 1548, fille de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon-Vendôme.



Naissance de François IV du Plessis de Richelieu

François IV du Plessis de Richelieu naît à Richelieu en Indre-et-Loire en 1548, fils de Louis du Plessis (mort en 1551), Seigneur de Richelieu, et de Françoise de Rochechouart (vers 1520-1595).



François Gouffier de Bonnivet Ambassadeur de France en Angleterre

Mort de François Gouffier de Bonnivet

Henri II de France envoie François Gouffier de Bonnivet comme ambassadeur en Angleterre en 1548.

François Gouffier de Bonnivet y meurt en 1548.



Mariage de François de L'Aubespine avec Antoinette Marie Cotton

François de L'Aubespine épouse Antoinette Marie Cotton, fille de Nicole Coton et d'Antoinette de La Grange. Leur enfant est :



Mort de François III d'Avaugour

François III d'Avaugour meurt en 1548.



Mort de Jean II de Bonne

François V de Bonne Seigneur de Lesdiguières

Jean II de Bonne meurt en 1548.

François V de Bonne devient Seigneur de Lesdiguières.



Mariage de François Ier de Lorraine-Guise avec Anne d'Este

François Ier de Lorraine-Guise épouse à Saint-Germain-en-Laye le 29 avril 1548 ou le 4 décembre 1548 Anne d'Este, fille d'Hercule II d'Este et de Renée de France. Leurs enfants sont :



Henri II de France au Piémont

Henri II de France décide de gagner le Piémont, en août 1548, dont il s'estime le légitime possesseur.

En effet, contrairement à ses engagements, son père François Ier de France n'a pas rendu ce territoire de l'autre côté des Alpes.

Les Piémontais réservent à Henri II de France un accueil chaleureux.

Philippe de Cossé fait partie du conseil de Régence constitué pendant la campagne piémontaise de 1548.



Mort de François d'Orléans-Longueville

François d'Orléans-Longueville meurt le 25 octobre 1548.



Expéditions d'Henri II de France en Écosse

Leone Strozzi se distingue lors des expéditions d'Henri II de France en Écosse en 1548 et 1549.

François II de Saint-Nectaire sert en Écosse en 1548.


Claudine de Rieux - Portrait attribué à Clouet

Mariage de François Ier de Coligny-d'Andelot avec Claudine de Rieux

François Ier de Coligny-d'Andelot épouse au château royal de Saint-Germain-en-Laye le 9 décembre 1548 Claudine de Rieux, Dame de la Roche-Bernard, de Rieux, et de Rochefort. Leurs enfants sont :



Naissance de Henri de Luxembourg-Martigues

Mort de Claude de Foix Vicomtesse de Lautrec

Henri de Luxembourg-Martigues naît et meurt en 1549, fils de Charles de Luxembourg-Martigues et de Claude de Foix.

Claude de Foix meurt en février 1549 en couches à la naissance d'Henri de Luxembourg-Martigues.

François Ier de Clèves, son cousin, entre en possession du Réthelois et du Donziois.



Liaison de Louis III de La Trémoïlle avec Charlotte Couronneau

Louis III de La Trémoïlle a une liaison avec Charlotte Couronneau. Leurs enfants sont :

Il n'est pas absolument certain que la mère de Louis de La Trémoïlle soit Charlotte Couronneau.



Siège de Boulogne

En 1549, Henri II de France souhaite reprendre Boulogne aux anglais qu'ils détiennent depuis 5 ans.

Henri II de France déclare la guerre à l'Angleterre.

François de Scépeaux participe au siège de Boulogne.



Naissance de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville

Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville naît à Châteaudun le 5 avril 1549, fille posthume de François d'Orléans-Longueville et de Jacqueline de Rohan-Gyé.


Antoine Ier de Gramont Hélène de Clermont - École de Jean Clouet

Mariage d'Antoine Ier de Gramont avec Hélène de Clermont

Antoine Ier de Gramont épouse le 29 septembre 1549 Hélène de Clermont (vers 1530-1594), fille de François de Clermont, Seigneur de Traves, et d'Anne Gouffier. Leurs enfants sont :



Mariage de François III Gonzague avec Catherine de Habsbourg

François III Gonzague épouse à Mantoue le 22 octobre 1549 Catherine de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.


François Ier de Clèves - Portrait par François Clouet

Mort de Marie d'Albret Comtesse de Rethel

François Ier de Clèves Comte de Rethel

Marie d'Albret meurt le 27 octobre 1549.

François Ier de Clèves devient Comte de Rethel.



Naissance de Rostaing d'Ancézune

Mort de Jean d'Ancézune Seigneur de Thor

Rostaing d'Ancézune naît en 1550, fils de Jean d'Ancézune et de Philiberte de Clermont-en-Trièves.

Jean d'Ancézune meurt 2 mois après cette naissance.

François Armand de Polignac rencontre Philiberte de Clermont-en-Trièves à la cour et est frappé par la beauté de la jeune veuve.

Selon Brantome, François Armand de Polignac déclare à Anne de Montboissier-Beaufort-Canillac, son épouse qu'elle ne doit pas s'aviser à mourir, sinon il s'empressera d'épouser la veuve d'Ancezune.

Elle était accompagnée d'une telle douceur, gravité et majesté qu'elle se faisait aimer, honorer, craindre et respecter tout ensemble par toutes sortes de personnes depuis les plus petits jusques aux plus grands.



Mariage de Pierre Ier Séguier avec Louise Boudet

Pierre Ier Séguier épouse en 1550 Louise Boudet, fille de Simon Boudet (né en 1474) et de Marguerite Marie de La Saussaye. Leurs enfants sont :


Guillaume Gonzague

Mort de François III Gonzague

Retour de Catherine d'Autriche dans son pays

Guillaume Gonzague Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat

Marguerite de Montferrat, Ercole Gonzague Régents du duché de Mantoue

François III Gonzague meurt le 22 février 1550 :

Son mariage avec Catherine de Habsbourg n'aura duré que 4 mois. Elle retourne dans sa patrie.

Guillaume Gonzague devient 3e Duc de Mantou et Marquis de Montferrat, sous le nom de Guillaume X.

Guillaume Gonzague était destiné à la carrière ecclésiastique et l'on a d'abord pensé à Louis qui a 11 ans, pour succéder à François, d'autant que Guillaume est affligé de cette bosse dorsale due à la gibbosité héréditaire qui afflige certains descendants des Malatesta.

Guillaume Gonzague se montre digne et fort capable d'être à la hauteur de la tâche qui va lui incomber. En tout état de cause, il n'a pas les 23 ans requis et la régence de Marguerite de Montferrat, sa mère, et d'Ercole Gonzague, son oncle, continue.


Château d'Ancy-le-Franc

Construction du château d'Ancy-le-Franc

Depuis le XIIe siècle existe à Ancy-le-Franc un château fort, dont une tour subsiste encore à la fin du XVIe siècle.

Antoine III de Clermont-Tonnerre est Vicomte de Tallart, Seigneur d'Ancy-le-Franc, de Husson, de Laignes, Gouverneur du Dauphiné, Grand-maître et général réformateur des eaux et forêts de France.

Antoine III de Clermont-Tonnerre hérite des terres d'Ancy-le-Franc d'Anne de Husson, sa mère, Comtesse de Tonnerre, et y fait construire à partir de 1544 un château.

Les plans de l'édifice sont traditionnellement attribués à l'architecte italien Sebastiano Serlio que François Ier a fait venir en France.

Une autre hypothèse avance le nom de l'architecte Pierre Lescot, dont les travaux sont visiblement inspirés de ceux de Serlio.

La décoration intérieure est l'œuvre du Primatice, qui travaille alors au château de Fontainebleau.

Le château d'Ancy-le-Franc est achevé vers 1550.


François de Guise François Ier de Lorraine - Duc de Guise - par François Clouet

Mort de Claude de Lorraine-Guise

François Ier de Lorraine-Guise Duc de Guise

Claude II de Lorraine Marquis de Mayenne

Claude II de Lorraine Duc d'Aumale

René II de Lorraine-Guise Baron d'Elbeuf

Claude de Lorraine-Guise reçoit les grandes distinctions de Pair de France et de Grand veneur.

Claude de Lorraine-Guise meurt au château de Joinville-en-Champagne le 12 avril 1550.

Antoinette de Bourbon-Vendôme, sa veuve, fait édifier un somptueux tombeau, dessiné par le sculpteur Primatice et réalisé par Dominique Florentin.

François Ier de Lorraine-Guise est couronné 2e Duc de Guise en 1550.

Claude II de Lorraine devient Marquis de Mayenne et Duc d'Aumale en 1550.

René II de Lorraine-Guise devient Baron d'Elbeuf en 1550.



Naissance d'Henri Ier de Guise

Henri Ier de Guise dit le Balafré naît le 31 décembre 1550, fils de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.

Il est placé sous la tutelle de son oncle le Charles Ier Cardinal de Lorraine qui se charge de son éducation.



Naissance de Suzanne de La Porte

Suzanne de La Porte naît le 13 février 1551, fille de François de La Porte, Seigneur de La Lunardière, et de Claude Bochart (morte en 1559).



François de Clèves Commandant de l'armée des Pays Bas

En 1551, Henri II de France confie à François de Clèves le commandement de l'armée des Pays Bas sur les frontières de la Lorraine.



François II de Montholon Chancelier de France

François II de Montholon devient Garde des sceaux et Chancelier de France en 1551.



Édit de Chateaubriand

Création d'une chambre ardente pour réprimer la Réforme

Henri II de France signe en 1551 l'Édit de Chateaubriand qui donne toute autorité aux officiers pour chasser et expulser les protestants.

Plusieurs édits faits en 1551 et 1559 réglementent très fermement les relations avec les protestants et la punition de ceux-ci surpris à exercer leur culte ou toute personne en relation avec eux.

En France, poursuivant la répression accrue à la fin du règne de son père, François Ier, Henri II de France, encouragé par Diane de Poitiers, créé une chambre spéciale chargée de combattre les réformés. Elle sera surnommée "chambre ardente", envoyant au bûcher ceux qu'elle condamne.

Une Chambre ardente était une cour de justice investie d'un pouvoir extraordinaire pour juger des faits exceptionnels. La salle des audiences était tendue de noir et éclairée par des flambeaux, même de jour.

Pierre Lizet est à l'origine de cette Chambre ardente.



Visite d'Henri II de France au château de Durtal

Du 31 mai au 2 juin 1551, François de Scépeaux reçoit Henri II à son château de Durtal.



Naissance de Henri III de France

Henri III Duc d'Angoulême

Alexandre-Édouard, futur Henri III de France, naît à Fontainebleau le 19 septembre 1551, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Il reçoit d'abord le titre de Duc d'Angoulême et est le préféré de sa mère.

Il grandit à Amboise, avec Jacques Amyot et François de Carnavalet pour précepteurs.



Mort de François III d'Orléans-Longueville

François III d'Orléans-Longueville est Duc de Longueville, Comte de Montgommery, de Tancarville, Vicomte d'Abberville, Comte de Neufchâtel, Pair de France.

François III d'Orléans-Longueville meurt à Amiens le 22 septembre 1551.



Naissance de Jacques Nompar de Caumont

Jacques Nompar de Caumont naît en 1551 ou le 30 décembre 1558, fils de François de Caumont (1524-1572), Seigneur de Castelnaut, et de Philippa de Beaupoil (vers 1526-1558), Dame de La Force.


Éléonore de Roye

Mariage de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Éléonore de Roye

Louis Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé épouse le 22 juin 1551 Éléonore de Roye, Dame de Conti, fille de Charles de Roye et de Madeleine de Mailly. Leurs enfants sont :

Le Cardinal de Bourbon Vendôme donne Condé-en-Brie à son neveu Louis pour son mariage.

C'est précisément à dater de la mort du Cardinal que son neveu et héritier, Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons, prend le nom de Condé (si l'on en croit le Père Anselme, Louis se dit Prince de Condé dans un acte de 1556).

Ainsi l'adoption du nom de Condé par ce prince du sang coïncide avec sa prise de possession de la seigneurie de Condé-en-Brie et aucun doute ne peut s'élever sur l'origine de ce nom de famille.

Dès 1556, dans les actes féodaux, on n'hésite pas à donner à la terre de Condé-en-Brie le titre de Principauté.

Rappelons qu'à cette époque, Condé sur l'Escaut (Château de l'Hermitage) n'est plus en possession des Bourbon-Montpensier (cousins issus de germains de Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons).



Campagne de l'armée française en Lombardie

Siège de Lenz

Henri II de France qui a maintenu d'excellentes relations avec le sultan Soliman, reçoit de lui l'aide d'une flotte.

Le 12 septembre 1551, une armée française traverse les Alpes et Ferdinand Ier Gonzague doit retirer ses troupes pour défendre la Lombardie.

À partir de ce moment, les perspectives de la guerre changent.

Charles Ier de Cossé, en 1551, se rend maître de Quiers et de plusieurs autres villes en Piémont ces succès obligent Ferdinand Ier Gonzague à lever le siège de Parme.

Claude II de Lorraine et René II de Lorraine-Guise participent à la conquête du Piémont en 1551

François de Montmorency fait ses premières armes au siège de Lens ou Lenz en Piémont, en 1551.

Lieutenant de cent hommes d'armes, Artus de Cossé-Brissac se signale lors de ce siège.

Jacques de Savoie-Nemours se signale également lors de ce siège.



Dixième guerre d'Italie

Charles Quint Vicaire de l'empire

Traité de Chambord

La dixième guerre d'Italie se déroule de 1552 à 1556

Les risques d'invasion de la France ne peuvent venir que du Nord-est.

Charles Quint se fait nommé vicaire de l'empire par les princes allemands.

Par le traité de Chambord du 15 janvier 1552, Henri II de France allie la France aux princes protestants d'Allemagne face à Charles Quint.

La France assure la protection des évêchés de Toul, Metz et Verdun.

François de Clèves concourt à la défense de Metz contre les troupes de Charles Quint puis à celle de Toul.



Mort de François de Bassompierre Seigneur de Bassompierre et d'Harouel Bailly des Vosges

François de Bassompierre meurt en 1552 ou 1553.



Naissance de Catherine-Marie de Lorraine

Catherine-Marie de Lorraine naît en 1552, fille de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.

Elle grandit dans un contexte de guerre civile.



François de Scépeaux au conseil d'Henri II de France

Catherine de Médicis régente du Royaume de France

Soumission de Metz

Prise de Toul

Protectorat de la France sur Nancy et Verdun

Nicolas de Lorraine Régent des duchés de Lorraine et de Bar

François de Scépeaux est appelé au conseil d'Henri II de France en 1552.

François de Scépeaux suggère de mettre un terme aux invasions des armées de Charles Quint en s'emparant des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun.

L'empereur vous fait la guerre en sous-main, dit-il au roi, il faudrait la lui déclarer ouvertement. Ainsi emparez-vous desdites cités, puisqu'il vous en offre l'occasion.

Henri II de France souhaite imposer sa protection aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires du duché de Lorraine sous le prétexte, incongru pour l'époque, que leurs habitants étaient de langue romane.

La campagne est soigneusement préparée sur le plan diplomatique.

La campagne est, menée avec une armée de quelque 35 000 hommes, loin des armées de 10 000 soldats du début des guerres d'Italie.

Elle est menée sous le commandement de François Ier de Lorraine-Guise, protégé du clan de Diane de Poitiers.

Gaspard de Saulx est placé à la tête de l'armée chargée d'envahir les Trois-Évêchés.

Jacques d'Albon et Robert IV de La Marck participe à cette campagne.

S'y rendant, Henri II de France confie la régence du pays à Catherine de Médicis.

Honorat II de Savoie accompagna Henri II de France dans ce voyage.

Le 2 avril 1552, Henri II de France arrive sur Toul.

Devant l'imposante armée française, les clés de la ville de Metz sont remises au Roi le 10 avril 1552.

Le 13 avril 1552, Henri II de France prend la ville de Toul qui n'offre aucune résistance.

D'autres villes importantes vont être placées sous le protectorat de la France comme Nancy ou Verdun.

Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, Henri II de France destitue arbitrairement Christine de Danemark, la régente.

Il nomme régent des duchés de Lorraine et de Bar le francophile Nicolas de Lorraine et, d'autorité, emmène le jeune duc Charles III de Lorraine, âgé de 9 ans, terminer sa formation à Paris afin de le soustraire à l'influence de la duchesse-douairière.

Christine de Danemark se retire dans sa terre de Blâmont, qu'elle a reçu en douaire, puis à Bruxelles et en Bavière.

Henri II de France s'avance jusqu'à Strasbourg, ville pourtant germanophone, à la frontière d'Allemagne.

Jacques II de Goyon fait ses premières armes durant cette conquête.

Robert IV de La Marck reprend possession des places de son duché de Bouillon, 30 ans après l'usurpation de Charles Quint.



Mort d'Henri II de Lenoncourt Comte de Vignory, de Nanteuil-le-Haudouin, Seigneur de Lenoncourt, de Ville, de Baudricourt et de Pacy

Henri II de Lenoncourt est Chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, Gouverneur et Bailly de Valois et de Vitry-le-François, Capitaine de 50 hommes d'armes, Lieutenant du duc de Lorraine

Henri II de Lenoncourt meurt le 8 mai 1552 ambassadeur en Suisse.

Il est inhumé en la chapelle des comtes de Nanteuil-le-Haudouin.

Marguerite de Broyes est représentée près de lui dans l'église de Nanteuil-le-Haudouin mais n'y est pas inhumée.



Prise de Damvillers

Prise d'Ivoy

Lors du voyage d'Allemagne, Henri II de France revient d'Alsace et s'empare le 11 juin 1552 de Damvillers qui a soutenu un siège de 8 jours.

Claude d'Annebault rejoint Henri II de France au siège de Damvillers, où il prouve la valeur de son expérience au roi.

Lors de cette bataille Ambroise Paré, chirurgien du roi, expérimente Damvillers la ligature artérielle lors de l'amputation.

François de Montmorency accompagne et assiste aux prises de Damvillers et d'Ivoy.

Gaspard de Saulx sert lors de ces prises.

Henri II de France envoie ensuite Claude d'Annebault défendre la Picardie.

Fiévreux, Claude d'Annebault s'enferme à La Fère-sur-Oise, qu'il a le temps de mettre en défense.



Guerre de Sienne

La ville de Sienne chasse sa garnison espagnole le 26 juillet 1552 et demandé l'intervention française.

Dans le cadre de la dixième guerre d'Italie, la France ouvre un nouveau front : cette guerre de Sienne durera 3 ans.

Paul de La Barthe commande l'armée du roi à Sienne.

François II de Saint-Nectaire sert en Piémont en 1552.

On retrouve Paul de La Barthe sur l'ile de la Corse.

Pendant l'absence de Charles Ier de Cossé, Paul de La Barthe assure le commandement du Piémont.



Siège de Metz

Claude II de Lorraine Prisonnier

Artus de Cossé-Brissac Gouverneur de Metz.

Charles Quint a fait la paix avec les Princes allemands.

Irrité des conquêtes d'Henri II de France, il vient attaquer Metz.

Henri II de France fait fortifier la ville de Metz et nomme François Ier de Lorraine-Guise, gouverneur.

Le 10 novembre 1552, l'armée de Charles Quint, forte de 100 000 hommes, met le siège devant la ville. Emmanuel-Philibert de Savoie combat pour Charles Quint.

Metz est défendue par François Ier de Lorraine-Guise avec l'élite de la noblesse dont Claude II de Lorraine, René II de Lorraine-Guise, Jacques de Savoie-Nemours, Artus de Cossé-Brissac, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Gouffier le Jeune, René de Rochechouart et François de Montmorency.

Antoine van Halewijn est l'un des seigneurs qui s'enferme dans Metz.

Libéré, Charles de Bourbon-Montpensier fait partie de l'expédition chargé de défendre Metz.

Claude II de Lorraine est fait prisonnier.

Anne de Montmorency ne réussit pas à faire lever le siège.

Alors Henri II de France s'oppose au ravitaillement des soldats de Charles Quint.

La disette, la fatigue et l'humidité pousse l'empereur à lever piteusement le siège le 26 décembre 1552.

Artus de Cossé-Brissac est fait gouverneur de Metz.



Mariage de Gabriel Miron avec Madeleine Batonneau

Gabriel Miron épouse à Paris le 26 janvier 1553 Madeleine Batonneau ou Bastonneau. Leurs enfants sont :



François Ier de France au Puy-en-Velay et à Polignac

En 1553 François-Armand de Polignac reçoit François Ier de France au Puy-en-Velay et à Polignac.



Naissance de François de Maillé de La Tour-Landry

François de Maillé de La Tour-Landry naît en 1553.



Érection en pairie du Nivernais

François Ier de Clèves fait ériger en pairie et incorporer le Donziois au Nivernais par lettres enregistrées le 23 février 1553.



Mort de François du Bellay

François du Bellay est Gouverneur de Compiègne.

François du Bellay meurt en 1553.



Diane de Poitiers Duchesse d'Étampes

Diane de Poitiers est faite Duchesse d'Étampes en 1553. Elle s'entoure d'une cour brillante mais néanmoins plus austère que celle de François Ier.

Henri II de France lui fait cadeau de bijoux de la couronne et de la propriété royale de Chenonceau sur laquelle elle charge Philibert Delorme, son architecte, de bâtir un des plus beaux ouvrages de l'époque.

Jusqu'à la mort d'Henri II de France, Diane de Poitiers exerce une grande influence sur lui qu'elle veille à préserver.



Guillaume V de Hautemer Militaire

Guillaume V de Hautemer est destiné dès l'enfance à la profession des armes.

Vers 1553 Guillaume V de Hautemer est engagé au service du François d'Alençon par Gaspard de Saulx, son parent.



Mort de François Rabelais

François Rabelais meurt à Paris le 9 avril 1553.


Antoine van Halewijn - Portrait de 1550 par Clouet

Bataille de Thérouanne

François de Montmorency Prisonnier de Charles Quint

Mort d'Antoine van Halewijn Seigneur de Maignelais

Les Français perdent Hesdin et Thérouanne mais les villes de Bouvines, Dinant, avec presque toutes celles du Piémont, sont soumises par eux.

François de Montmorency participe à l'héroïque résistance de la ville de Thérouanne contre les assauts des troupes de Charles Quint.

Finalement, il doit se rendre et est fait prisonnier le 30 mai 1553 avec de nombreux français.

Charles de Luxembourg-Martigues et Sébastien de Luxembourg-Martigues, au service de la France en Picardie, sont faits prisonniers lors de cette bataille.

Thérouanne ne se relèvera jamais de la destruction ordonnée par Charles Quint.

François Gouffier le Vieux s'illustre à Thérouanne.

Antoine van Halewijn meurt lors de l'assaut de Thérouanne.

En 1553, François de Clèves fait la campagne de Picardie et se signale avec des exploits en Flandres et dans le pays de Liège.



Mort de François II de Luxembourg-Martigues

François II de Luxembourg-Martigues est Vicomte de Martigues, Seigneur d'Évian, de Festerne, de La Tour du Peil, de Montay, de Vevay et de Blomay.

François II de Luxembourg-Martigues meurt en 1553.



François de Scépeaux est nommé gouverneur des Trois-Évêchés

François de Scépeaux est nommé gouverneur des Trois-Évêchés en 1553. Il y introduit Ambroise Paré.



Bataille d'Hesdin

Mort de Charles de Luxembourg-Martigues Vicomte de Martigues

Mort d'Horace Farnèse

Octave Farnèse Duc de Castro

Robert IV de La Marck et François de Montmorency Prisonniers de Charles Quint

Françoise de Brézé Régente de la principauté de Sedan

Durant l'été 1553, Emmanuel-Philibert de Savoie entreprend le siège de Hesdin, une petite ville frontière de l'Artois pour le compte de Charles Quint.

Charles de Luxembourg-Martigues meurt durant ce siège.

Horace Farnèse, Duc de Castro, meurt le mardi 18 juillet 1553 tué par un arquebusier, laissant Diane de France veuve seulement après 5 mois et 5 jours de mariage.

Il n'a pas d'héritier et le duché de Castro passe aux mains de son frère Octave Farnèse.

Honorat II de Savoie secourt la ville de Hesdin.

Le château d'Hesdin est pris.

Lieutenant Général en Normandie, Robert IV de La Marck est fait prisonnier.

René de Rochechouart est à Hesdin où il est pris les armes à la main en 1553.

Conduit au château fort de l'Écluse en Flandre, Robert IV de La Marck est très mal traité par les Espagnols.

Françoise de Brézé, épouse de Robert IV de La Marck, devient régente de la principauté de Sedan. Elle contribue à l'embellissement de la ville et dote l'hôpital des douze apôtres.



Philippe III de Croÿ Prisonnier

François II de Saint-Nectaire sert en Flandre et en Hainaut en 1553.

En 1553, commandant d'un corps de cavalerie, François II de Saint-Nectaire affronte Philippe III de Croÿ et le fait prisonnier.



Naissance de Marie de Clèves

Marie de Clèves naît en 1553, fille de François Ier de Clèves, Duc de Nevers et de Rethel, et de Marguerite de Bourbon-Vendôme.

Ayant assez jeune perdu ses parents, Marie de Clèves est placée sous la tutelle de sa tante Jeanne III d'Albret qui l'élève dans la religion protestante.



Mariage de Sigismond II Auguste avec Catherine de Habsbourg

Sigismond II Auguste est veuf de Barbara Radziwill

Catherine de Habsbourg est veuve de François III Gonzague.

Sigismond II Auguste épouse en 1553 Catherine de Habsbourg, jeune sœur d'Élisabeth d'Autriche, sa première épouse.



Naissance de François IV de La Rochefoucauld

François IV de La Rochefoucauld naît en 1554, fils de François III de La Rochefoucauld (1521-1572), Comte de La Rochefoucauld, et de Silvia Pic de la Mirandole (1530-1557).



Naissance de Catherine de Parthenay

Catherine de Parthenay ou de Parthenay-L'Archevêque naît au parc-Mouchamps le 22 mars 1554, fille de Jean V de Parthenay-L'Archevêque, dit Soubise, et d'Antoinette d'Aubeterre.

Catherine de Parthenay a pour précepteur le mathématicien François Viète.

Célèbre par sa beauté, son esprit, elle cultive la poésie et écrit en latin et en grec.



Naissance de Charles II de Mayenne

Charles de Lorraine ou Charles II de Mayenne, naît le 26 mars 1554 à Alençon, fils de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.



Mariage de François-Armand de Polignac avec Philiberte de Clermont-en-Trièves

Philiberte de Clermont-en-Trièves est veuve de Jean d'Ancézune.

François-Armand de Polignac est veuf d'Anne de Montboissier-Beaufort-Canillac.

François-Armand de Polignac épouse le 27 avril 1554 Philiberte de Clermont-en-Trièves. Leurs enfants sont :

Le contrat est passé à Caderousse dans le Vaucluse.



Naissance de François de La Grange d'Arquien

François de La Grange d'Arquien naît en 1554.



François de L'Aubépine Premier président de la justice souveraine de Metz

François de L'Aubépine devient Premier président de la justice souveraine de Metz par lettre donnée à Compiègne le 22 mai 1554.



Mort de Sebastiano Serlio

Sebastiano Serlio meurt à Fontainebleau en 1554.

Sa plus grande contribution est son traité sur l'architecture en 8 volumes, écrit dans l'optique de servir de manuel illustré pour les architectes.

Les œuvres tardives de Sebastiano Serlio sont :

À la fin de sa vie, il se consacrera à la construction de théâtres.

Il est resté dans la mémoire des architectes pour la serlienne, un groupement de 3 baies. Il s'agit en fait d'une déclinaison des arcs de triomphe romains antiques.



Don de Louis III de La Trémoïlle à 3 de ses enfants bâtards

Le 23 juin 1554, Louis III de La Trémoïlle, fait don à 3 de ses enfants bâtards, mais légitimés par le Roi, de plusieurs terres et seigneuries :


Henri II de France remet sa propre écharpe de l'Ordre de Saint-Michel à Gaspard de Saulx - Peinture de Nicolas Guy Brenet - Musée de Versailles

Marche sur Bruxelles

Prise de Dinant

Bataille de Renty

En juin 1554, Anne de Montmorency reprend le projet avorté d'une marche sur Bruxelles, il dispose de 40 000 fantassins et de 1 200 cavaliers.

Gaspard II de Coligny prend Dinant, mais le connétable, vieilli et irrésolu se replie devant l'armée impérial vers Cambrai, Calais, Boulogne et enfin Renty, petit village doté d'un solide château aux mains des troupes impériales.

De part et d'autre, les effectifs sont importants : plus de 30 000 hommes.

Coté Français, les meilleurs chefs de guerre sont présents :

Albert de Gondi et François-Armand de Polignac servent lors de cette bataille.

Charles de Bourbon-Montpensier et François Gouffier participe à cette bataille.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Claude de La Châtre prend part à cette bataille dans la cornette d'Henri Ier de Montmorency.

À midi le 13 août 1554, l'artillerie Française commence à tirer contre le château de Renty.

L'avant-garde impériale, au nombre de 12 000 hommes, attaque.

Le connétable Anne de Montmorency fait mettre ses troupes en bataille, au pied de la colline dominant Renty.

Les gens de pied, rangés en 3 bataillons carrés, sont encadrés par les gens d'armes.

En avant de cette infanterie, du coté des positions de François Ier de Lorraine-Guise, se trouvaient les chevau-légers de Claude II de Lorraine.

Un furieux combat s'engage, où meurent de nombreux gentilshommes français.

La cavalerie des seigneurs de Guise, de Gaspard de Saulx, de François II de Clèves et de Claude II de Lorraine repousse les soldats impériaux dans la ville de Bois-Guillaume, sans pouvoir eux-mêmes y pénétrer.

Il faut à tout prix les en déloger, car qui tient Bois-Guillaume emportera la victoire.

Devant le péril, l'Amiral Gaspard II de Coligny met pied à terre, et, prenant avec lui un bon millier de soldats parmi les meilleurs, entre dans le bois, pique au poing.

Là, ils se battent avec acharnement, infligeant de lourdes pertes à leurs ennemis, les passants par le fil de leurs épées. Ils s'emparent des pistolets de l'Empereur, sorte de gros canons sur 4 roues.

Gens d'armes et chevau-légers poursuivirent la victoire, et le connétable Anne de Montmorency peut placer son artillerie dans le bois.

Malgré cette victoire incontestable, faute de munitions, le siège du château est levé le 15 août 1554 et l'armée se retire à Compiègne.

Après l'action, Henri II de France ôte de son col le collier de l'ordre du Saint Esprit, et le met à celui de Gaspard de Saulx, en l'embrassant, et accompagnant cette grâce des plus grands éloges sur ses services qu'il lui a rendus dans cette journée.

Pendant ce temps, Maurice de Saxe se dirige vers Innsbruck où réside Charles Quint.

L'empereur s'enfuit de peur d'être fait prisonnier des français.



Mort de François de Laval Évêque de Dol-de-Bretagne

François de Laval meurt au prieuré Sainte-Catherine de Laval. le 2 juillet 1554 d'une violente attaque de goutte.

Voici l'épitaphe qui est inscrite sur son tombeau dans l'église cathédrale de Dol :

Mes. François de Laval, évesque de Dol, Abbé de Paimpont et du Tronchet, qui fonda céans 12 obits, décédé le 2e juillet 1554, Dort icy Requiescat in pace

Malgré son protestantisme, Renée de Rieux est l'héritière de François de Laval.



Mariage de François Artaud de Montauban d'Agoult avec Jeanne de Vesc

François Artaud de Montauban d'Agoult naît au château de Sault dans le Vaucluse, fils de Louis d'Agoult, Baron de Sault et de Blanche de Lévis.

François Artaud de Montauban d'Agoult épouse le 26 novembre 1554 Jeanne de Vesc (vers 1534-1558), Dame de Grimaud. Leurs enfants sont :



Naissance de François de Malherbe

François de Malherbe naît à Caen en 1555, issu d'une famille noble. Son père est conseiller au Présidial de Caen



Mariage de Nicolas de Lorraine avec Jeanne de Savoie-Nemours

Nicolas de Lorraine est veuf de Marguerite d'Egmont.

Nicolas de Lorraine épouse à Fontainebleau le 24 février 1555 Jeanne de Savoie-Nemours, fille de Philippe de Savoie-Nemours, Duc de Nemours, et de Charlotte d'Orléans-Longueville. Leurs enfants sont :

Jeanne de Savoie-Nemours, est pour Louise de Lorraine-Vaudémont une belle-mère pleine d'attention, qui lui fait donner une solide instruction classique et l'introduit à la cour de Nancy à l'âge de 10 ans.



Prise de Casal

En 1555, par un coup aussi heureux que hardi, Charles Ier de Cossé surprend Casal.

Toute la noblesse de l'armée impériale y assiste à un tournoi, le gouverneur et ses soldats, n'ont que le temps de se jeter dans la citadelle, la plupart sans habits, et presque tous sans armes.

Charles Ier de Cossé entre dans la ville, interdit le pillage, attaque la citadelle, défendue par un bon fossé et quatre bastions, et se dispose à un assaut général. Les ennemis capitulent et promettent de se rendre si, dans 24 heures, ils ne sont point secourus. La capitulation est à peine signée qu'on apprend que Pescaire marche avec 3 000 hommes pour se jeter dans la citadelle.

Charles Ier de Cossé tient ses troupes toute la nuit sous les armes et fait avancer les horloges. La citadelle se rend, il y trouve, comme dans la ville, une artillerie nombreuse, tire de la rançon de la noblesse allemande qui y est rassemblée, écus qui réjouissent fort le soldat, mal payé, jusque-là.

Henri II de France lui fait présent de l'épée qu'il porte à la guerre, accompagnée d'une lettre où sa valeur, sa diligence, son zèle est peints avec les plus vives couleurs.

Le roi lui ordonne de lever un impôt sur le clergé, la noblesse et le peuple du Piémont. Charles Ier de Cossé se comprend le premier dans cette taxe, et donne 10 000 écus de son bien.

Les maladies qui se répandent dans son armée, par la mauvaise nourriture, ne l'empêchent pas de soumettre encore quelques places qu'il fait raser.

Charles Ier de Cossé reçoit un renfort de la France.

Suivi de plusieurs princes et d'un grand nombre de seigneurs volontaires, Charles Ier de Cossé marche au secours de Santhia, assiégée par le Ferdinand Alvare de Tolède, qui a remplacé Don Ferrante Gonzaga.

Il le force à se retirer.

Il laisse dans son camp 400 malades, ses vivres et une bonne partie de son artillerie.

François Gouffier le Vieux s'illustre à Santhia.



Naissance de Guy XIX de Laval

Paul de Coligny dit Guy XIX de Laval naît en Italie sur le Pô le 13 août 1555, fils de François Ier de Coligny-d'Andelot et de Claudine de Rieux.



Naissance d'Henri de La Tour d'Auvergne

Henri de La Tour d'Auvergne naît au château de Joze en Auvergne, le 28 septembre 1555, fils de François III de La Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne en Corrèze, et d'Éléonore de Montmorency, fille du connétable Anne de Montmorency.



Naissance de François d'Alençon

Hercule puis François de Valois ou François d'Alençon naît à Fontainebleau le 18 mars 1555, fils d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Presque nain à la naissance, il est pourtant baptisé Hercule. On le débarrassera ensuite de ce prénom pour lui donner celui de son frère aîné le roi François II de France.

Étant jeune, François d'Alençon est gravement touché par la petite vérole et son visage en est durement marqué. Il est, selon Turenne, l'un des plus laids hommes qui se voyaient.



Naissance de Louis II de Lorraine

Louis II de Lorraine naît à Dampierre le 6 juillet 1555, fils de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.



Mariage de François de Villelume de Thianges avec Barbe de Courtenay

François de Villelume de Thianges (vers 1525-1572), Seigneur de La Beuvrière, épouse à La Ferté Loupière le 8 octobre 1555 Barbe de Courtenay.

Charlotte du Mesnil Simon est témoin.



Mariage de François de Courtenay avec Louise de Jaucourt

François de Courtenay épouse le 15 décembre 1555 Louise de Jaucourt (née vers 1528), fille de jean de Jaucourt et de Françoise de Bar. Leurs enfants sont :

Il embrasse la religion protestante dans laquelle est née son épouse.



François Ier de Coligny-d'Andelot Prisonnier

La guerre ayant éclaté de nouveau en Italie, François Ier de Coligny-d'Andelot y retourne et s'enferme dans la ville de Parme menacée d'un siège.

François Ier de Coligny-d'Andelot est fait prisonnier lors d'une sortie, et conduit au château de Milan où il reste jusqu'à la trêve de Vaucelles.

Dans sa prison, François Ier de Coligny-d'Andelot lit des livres qu'on lui procure du dehors, les ouvrages des Réformateurs, et qui le confirment dans les doutes où ses conversations avec des protestants l'avaient jeté au sujet de la religion.

François Ier de Coligny-d'Andelot se convertit au protestantisme.



Mariage de François III de Bricquevil le avec Gabrielle de La Luzerne

François III de Bricqueville épouse en 1556 Gabrielle de La Luzerne, Dame de la Luzerne, de Ver, de Percy et de Soulles, fille de Jean de La Luzerne et de Gironde Thézard. Leurs enfants sont :



François Ier de Coligny-d'Andelot Colonel-général de l'infanterie

Conversion au protestantisme de la famille de François Ier de Coligny-d'Andelot

À son retour en France, libéré suite à la trêve de Vaucelles, François Ier de Coligny-d'Andelot remplace Gaspard II de Coligny dans sa fonction de Colonel-général de l'infanterie.

François Ier de Coligny-d'Andelot est le premier de sa maison a embrassé les nouvelles opinions et y entraîne ses frères.

François Ier de Coligny-d'Andelot convertit sa famille au protestantisme en 1556 et 1557.

Avec l'accord de Claudine de Rieux, son épouse, François Ier de Coligny-d'Andelot se rend sur ses terres de Bretagne où il établit le protestantisme dans le pays de Rieux.

Le pasteur Lenoir, reprenant son prédécesseur Louveau, décrit l'épouse de François Ier de Coligny-d'Andelot comme très pieuse et zélée :

Madame sa femme, secondant son zèle, et pour donner bon exemple à tous ses sujets, surtout à ses officiers, qui étaient dans de bons sentiments pour la vraie religion :

François Ier de Coligny-d'Andelot éleve Guy XIX de Laval dans les mêmes principes.



François II de Saint-Nectaire Lieutenant-général au gouvernement de Metz

François II de Saint-Nectaire est nommé lieutenant-général au gouvernement de Metz et au pays Messin en 1556.



Cession du comté de Nanteuil-le-Haudouin

François Ier de Lorraine-Guise convoite le comté de Nanteuil-le-Haudouin et contraint Marguerite de Broyes à lui vendre pour 260 000 livres en 1556.

Elle enlève ainsi son héritage à Philippe de Lenoncourt, son fils ainé.

Elle s'en réserve l'usufruit à vie durant.



Mariage d'Antoine de Crussol avec Louise de Clermont-Tallard

Louise de Clermont-Tallard est veuve de François du Bellay.

Antoine de Crussol épouse au château d'Amboise le mardi 10 avril 1556 Louise de Clermont-Tallard.

Sont présents :

Le roi, par lettres patentes d'avril 1556 érige la baronnie de Crussol en comté.



François de Montmorency Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel

François de Montmorency Gouverneur de Paris

A son retour de captivité, François de Montmorency est fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et pourvu du Gouvernement de Paris et de l'Île-de-France en 1556.

Monsieur de Montmorency, dit Brantôme, était valeureux, sage capitaine et fort politique. Pour ce, Roi quand il alla faire le tour de son royaume, le laissa Gouverneur de Paris. Ayant trouvé ce peuple de Paris mutin, séditieux et bouillant, il le rendit souple et maniable comme un gant de chevrotin de Vendôme, dont le Roi eut un grand contentement.



Onzième guerre d'Italie

Campagne de Philippe II d'Espagne en Italie

La onzième guerre d'Italie dure de 1556 à 1559.

Philippe II d'Espagne continue la lutte contre la France d'Henri II de France alliée au pape Paul IV.

En 1556, François Ier de Lorraine-Guise prend la tête de l'expédition qui doit reprendre Naples aux Espagnols.

François Ier de Lorraine-Guise arrive en Italie au début 1557.

En 1556 et 1557, Claude de La Châtre accompagne François Ier de Lorraine-Guise en Piémont et en Lombardie.

L'Espagne y tente des offensives, partant de Naples, occupant Anagni, Tivoli près de Rome. Les français, dont Blaise de Lasseran doivent se retirer de Toscane.

Philippe II d'Espagne charge Ferdinand Alvare de Tolède d'envahir les états pontificaux en automne 1556.



Mort de François Gouffier le Vieux Seigneur de Bonnivet

François Gouffier le Vieux meurt à Saint Germain en Laye en décembre 1556 de sa blessure reçue au siège de Volpiano.



Mariage de François de Béthune avec Charlotte Dauvet

François de Béthune épouse le 13 janvier 1557 Charlotte Dauvet. Leurs enfants sont :



Testament de François-Armand de Polignac

François-Armand de Polignac teste le 13 juillet 1557 demandant à être enterré à Saint Laurent.



Alliance de Henri II de France avec Paul IV

Prise d'Ostie

Siège de Rome

En 1557, Henri II de France répond à l'appel au secours du pape Paul IV et met un terme à la trêve de Vaucelles et reprend les hostilités dans le royaume de Naples.

François de Montmorency est envoyé en Italie pour chasser les espagnols de la péninsule italienne.

Pierre Strozzi est nommé Lieutenant général de l'armée qui doit défendre le Pape.

Pierre Strozzi reprend la ville d'Ostie et quelques autres places aux environs de Rome fait lever le siège de Rome

Philippe Strozzi di Piero débute sa carrière dans l'armée française et fait ses premièrs armes dans des batailles au Piémont.

Henri II de France envoie François Ier de Lorraine-Guise avec 10 000 hommes en Italie.

Il franchit les Alpes en décembre 1557.

Loup de Courtenay accompagne François Ier de Lorraine-Guise.

En réponse, la couronne d'Espagne reprend sa stratégie coutumière, elle contre-attaque en Picardie.

Concentrant tous ses moyens, Philippe II d'Espagne mobilise en 1557 une formidable armée de 50 000 hommes, multitude encore jamais rassemblée.

Les Français subissent des épidémies.

François Ier de Lorraine-Guise est rappelé en toute urgence en France et doit quitter la péninsule et rentre à en France qui est menacée sur son territoire national.

Après le départ de François Ier de Lorraine-Guise, Gaspard de Saulx ramène l'armée envoyée en Italie au secours du pape.

François Ier de Lorraine-Guise ne peut faire face à Philippe II d'Espagne, augmentés d'anglais envoyés par Marie Ire Tudor.

De plus son allié Octave Farnèse s'est rangé du côté de l'empereur.



Siège Saint-Quentin

Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Jacques d'Albon et Louis III de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Construction du Palais de l'Escurial

Mort de François III de La Tour d'Auvergne

Mort de Jean de Bourbon Duc d'Estouteville

Mort de René II de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau, Seigneur de Précigné et de Saint Mars

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, Philippe II d'Espagne fait ligue avec les Anglais et accompagne son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie, sur le sol français avec 40 à 60 000 hommes.

Les espagnols assiègent la ville de Saint-Quentin.

Lamoral d'Egmont sert dans l'armée espagnole.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort prend part à cette bataille.

Philippe II d'Espagne se montre plus dévot que brave et passe en prière le temps de la bataille.

Les 8 000 habitants résistent 17 jours et 17 nuits.

Gaspard II de Coligny parvient dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557, avec 500 hommes armés et avec l'aide :

Chargé de conduire des secours à Gaspard II de Coligny, François Ier de Coligny-d'Andelot se trouve enfermé dans la place, contribue à en prolonger le siège.

Il ne se rendra que lorsqu'accablé par le nombre des ennemis qui pénétraient dans la ville par les brèches faites aux remparts, toute résistance aurait été inutile.

Honorat II de Savoie est blessé lors de ce siège.

Lors de cette bataille, François Gouffier le Jeune voit son cheval tué sous lui

François Gouffier le Jeune est fait prisonnier mais réussit à s'échapper.

Le 10 août 1557, le jour de la Saint Laurent, la ville est emportée d'assaut par les Espagnols de Emmanuel-Philibert de Savoie.

Gaspard II de Coligny doit se rendre. La ville s'abîme dans le sang et dans les flammes. Il y a plus de 9 000 morts.

Ferdinand Ier Gonzague fait une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

Albert de Gondi, François de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé participent à ce combat.

Jean VI d'Aumont est blessé et fait prisonnier.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat à Saint-Quentin en 1557 où son cheval est tué sous lui.

Philippe II de Montmorency-Nivelle commande l'aile droite de l'infanterie avec le comte de Mansfeld lors de l'assaut final contre Anne de Montmorency.

François Ier de Coligny-d'Andelot, Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Louis III de Bourbon-Vendôme, Léonor d'Orléans-Longueville et Jacques d'Albon sont fait prisonnier.

Louis de Gonzague est fait prisonnier et ne sera libéré que contre une forte rançon.

René II de Laval meurt lors de cette bataille.

François III de La Tour d'Auvergne et Jean de Bourbon meurent tué lors de cette bataille.

Henri de La Tour d'Auvergne est orphelin à l'âge de 2 ans. Henri II de France qui est son parrain fait nommer un curateur pour s'occuper de ses biens.

L'armée espagnole de Philippe II d'Espagne s'empare de Hamm, du Câtelet, …, déferle jusqu'à Noyon mais elle ne remporte pas de victoire décisive et ne peut pas marcher sur Paris faute de ravitaillement.

Philippe II d'Espagne fait ériger le magnifique palais de l'Escurial en l'honneur de la victoire de Saint-Quentin.

François de Clèves se retrouve à la bataille de St Quentin et combat avec vaillance, rallie les débris de l'armée française et ne néglige rien pour faire perdre à l'ennemi le fruit de sa victoire.

Ses qualités guerrières et de cœur le rendent cher à ses troupes.

Charles Ier de Cossé bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin.

Il reçoit l'ordre de faire partir 5 000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

Henri II de France a perdu ses meilleurs capitaines et la route de Paris est ouverte à l'invasion.



Mariage de François de Montmorency avec Diane de France

Mariage de Florimond III Robertet avec Jeanne d'Halluin

François de Montmorency a contracté un mariage demeuré secret avec Jeanne d'Halluin, mais après avoir subi les foudres de la colère paternelle, il se soumet.

Le mariage secret est rompu.

Diane de France est veuve d'Horace Farnèse. Henri II de France la remarie.

François de Montmorency, contre son gré, épouse à Villers-Cotterêts le 3 mai 1557 Diane de France, fille d'Henri II de France et de Filippa Ducci. Leurs enfants sont :

François de Montmorency dira d'ailleurs de Diane de France à Henri II de France que c'était la seule de ses enfants qui lui ressemblât.

Florimond III Robertet épouse en 1557 Jeanne d'Halluin. Leur enfant est :



François Ier de Lorraine-Guise Lieutenant général

François Ier de Lorraine-Guise est nommé lieutenant général le 20 octobre 1557.



François de L'Aubépine Président du Grand Conseil à Paris

François de L'Aubépine devient Président du Grand Conseil à Paris le 7 janvier 1558.



Construction du petit Château de Tanlay

François Ier de Coligny-d'Andelot entreprend la construction du petit château de Tanlay à partir de 1558.



François-Armand de Polignac Chevalier

François-Armand de Polignac est fait chevalier de ses ordres par Henri II de France en 1558.



Mariage de François Chabot avec Françoise de Lugny

François Chabot épouse en 1558 Françoise de Lugny. Leur enfant est :


Prise de Calais par les Français -François-Édouard Picot - 1838

François Ier de Lorraine-Guise Lieutenant général du royaume de France

Siège et prise de Calais

Pour faire face à l'invasion espagnole depuis les Pays-Bas, Henri II de France rappelle François Ier de Lorraine-Guise en Picardie et le promeut lieutenant général du royaume de France.

Pour éviter l'intervention d'un corps expéditionnaire anglais, le roi Henri II de France, prévoit, dans le plus grand secret, d'attaquer Calais en hiver avec 30 000 hommes rassemblés à Compiègne, Montreuil-sur-Mer et Boulogne-sur-Mer.

Calais est ville anglaise depuis le 4 août 1347 soit 211 ans.

François Ier de Lorraine-Guise et son frère Claude II de Lorraine se prépare afin de marcher sur Calais.

C'est en Forêt d'Eu que l'on prépare des claies enduites de poix, alors qu'ailleurs on rassemble les vêtements, le pain et le vin, la poudre, la viande... la surprise est totale.

François Ier de Coligny-d'Andelot parvient à s'échapper du camp des Espagnols et rejoint l'armée devant Calais.

Pierre Strozzi et Philippe Strozzi di Piero, son fils, prennent part au siège de Calais en 1558 contre l'Angleterre.

René de Rochechouart est à la prise de Calais.

François de Montmorency assiste au siège de Calais.

François Gouffier le Jeune participe à ce siège.

Claude de La Châtre participe à la reprise de Calais, dont il rédige une relation.

En l'absence de toute défense naturelle, le maintien de la mainmise anglaise sur Calais dépend de fortifications entretenues et améliorées à prix d'or.

Or la proximité de Calais avec la frontière franco-bourguignonne, puis franco-espagnole a opposé fréquemment la garnison anglaise aux forces de France et du duché de Bourgogne. Longtemps soulagée par l'affrontement entre la Bourgogne et la France, la domination anglaise sur Calais a pu s'épanouir pendant 150 ans, ces deux voisins convoitant la ville mais préférant la voir aux mains des Anglais plutôt que de leur rival.

Le samedi 1er janvier 1558, l'avant-garde Française investit Sangatte, Fréthun et Nielles.

Le 2 janvier 1558, les corps d'armée enlèvent le fort Risban.

Les marais autour de la ville étant gelés, François Ier de Lorraine-Guise fait passer les canons français sur ceux-ci, et prend ses ennemis par surprise

Le 3 janvier 1558, l'artillerie s'installe au fort Nieulay et au fort Risban.

Le 7 janvier 1558, à 2 heures du matin, Lord Thomas Wentworth, complètement débordé par cette attaque foudroyante remet les clefs de la ville aux Français.

La ville est prise le 8 janvier 1558 après un siège de seulement 8 jours. Calais e revient définitivement à la Couronne de France.

François Ier de Coligny-d'Andelot se conduit si vaillamment que François Ier de Lorraine-Guise, qui ne porte pourtant pas les Coligny dans son cœur, déclare, selon Brantôme, que, pour conquérir un monde de places, il lui suffirait d'avoir d'Andelot, Strozzi et d'Estrées.

Quelques jours plus tard, l'arrière pays reconquis lui aussi voit tomber les défenses anglaises de Guines et Hames.

Le butin est inespéré : des vivres pour 3 mois et près de 300 canons.

Lord Wentworth, gouverneur de la ville, et les habitants anglais de Calais et de Guînes sont renvoyés en Angleterre.

Le 23 janvier 1558, Henri II de France fait son entrée à Calais.

Les Pays Reconquis deviennent l'objet d'un suivi particulièrement efficace :



Mariage de Guillaume V de Hautemer avec Renée L'Evesque de Marconay

Guillaume V de Hautemer épouse le 28 juillet 1558 Renée L'Evesque de Marconay, fille de François L'Évêque et de Jacqueline Gillier. Leurs enfants sont :



Antoine Senneton Premier président de la justice souveraine de Metz

François de L'Aubépine est remplacé comme premier président de la justice souveraine de Metz en juin 1558 par Antoine Senneton.



Naissance de François de La Rochefoucauld

François de La Rochefoucauld naît à Paris le 8 décembre 1558, fils de Charles de La Rochefoucauld, Comte de Randan, et de Fulvie Pic de La Mirandole.



Mort d'Éléonore d'Autriche

Éléonore d'Autriche s'en va alors visiter l'infante Maria, sa fille, au Portugal mais celle-ci la rejette. Éléonore doit s'en retourner. Éléonore d'Autriche, veuve de François Ier, meurt à Talavera sur le chemin du retour, d'une crise d'asthme, le 13 ou le 18 ou le 25 février 1558.



François Ier de Coligny-d'Andelot Prisonnier

François Ier de Coligny-d'Andelot revient à Paris, où les Guise, jaloux de sa faveur auprès Henri II de France, le desservent en rapportant certains discours qu'il a tenus sur la religion.

Le roi fait appeler François Ier de Coligny-d'Andelot, et en ayant confirmation, entre dans une grande colère, le fait arrêter et conduire au château de Melun, où il reste jusqu'à ce qu'Anne de Montmorency, son oncle, ait obtenu sa grâce.



Naissance de François de Bourbon-Condé

François de Bourbon-Condé naît au château de la Ferté-sous-Jouarre en 1558, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé et d'Éléonore de Roye.


Francois II et Marie Stuart

Mariage de François II de France avec Marie Ire Stuart

François II de France Roi d'Écosse

À l'instigation d'Henri II de France, François II de France, âgé de 14 ans, épouse à la Cathédrale Notre-Dame de Paris le 12 avril 1558 Marie Ire Stuart, 16 ans, nièce des Guise. François II de France reçoit ainsi le titre de Roi d'Écosse.

François Ier de Lorraine-Guise éclipse momentanément le connétable Anne de Montmorency de la faveur royale.



Conversion à la Réforme de François III de la Noue

François III de la Noue est envoyé en Piémont pour participer aux Guerres d'Italie, où il montre son habileté et son courage.

Il y rencontre François Ier de Coligny-d'Andelot, frère de Gaspard II de Coligny. Ils nouent des liens d'amitié.

À la suite de la venue en Bretagne de François d'Andelot, François III de la Noue se converti à la Réforme en 1558. À partir de là, il tisse des liens de foi et de fidélité avec la famille de Châtillon.



Siège de Thionville

Mort de Pierre Strozzi Seigneur d'Épernay

Bataille de Gravelines

Après la prise de Calais, François Ier de Lorraine-Guise peut contre-attaquer les espagnols.

Étant au siège de Thionville, alors qu'il va reconnaître un emplacement de batterie, Pierre Strozzi meurt le 21 juin 1558 frappé d'un coup d'arquebuse.

Pierre Strozzi est inhumé à Épernay.

L'armée française commandée par le Paul de La Barthe est composée de 12 000 fantassins, de 2 000 cavaliers et d'une nombreuse artillerie.

L'armée espagnole est commandée par Lamoral d'Egmont.

François de Scépeaux s'empare de Pont-à-Mousson et de Thionville en 1558.

François Ier de Lorraine-Guise prend Thionville et Arlon en juillet 1558.

Paul de La Barthe prend la ville de Dunkerque mais perd la bataille de Gravelines le 13 ou 14 juillet 1558.

Albert de Gondi participe à cette bataille.

François Gouffier le Jeune participe à cette bataille.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Seul 1.500 français en réchappent.

La route de Paris est ouverte. Henri II de France réunit alors une armée de 50 000 hommes et se porte à la rencontre de ses adversaires.

Stupéfaction, les Espagnols doivent licencier leur armée, faute d'argent.



Mort de Charles Quint Empereur germanique

Charles Quint meurt au monastère de Yuste en Espagne le 21 ou le 25 septembre 1558, âgé de 58 ans, d'une épidémie de malaria, maladie qui restera endémique dans la région jusqu'en 1960. Il repose au Panthéon des Rois d'Espagne, à 40 km de Madrid, dans le Site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial construit par son fils Philippe II d'Espagne pour l'occasion et pour tous ses descendants.

Pendant de nombreuses années, Charles combat l'Empire ottoman et son sultan, Soliman le Magnifique, qui, le long des côtes de la Méditerranée, menacent les possessions des Habsbourg et la paix dans l'Europe occidentale.

Dernier empereur germanique à nourrir le rêve médiéval de la monarchie universelle, Charles Quint voit son ambition d'unité européenne se briser sur la longue résistance à l'hégémonie Habsbourg, opposée par les rois de France François Ier et Henri II de France, mais aussi sur la déchirure religieuse irrémédiable provoquée par la Réforme protestante à partir de 1517.

L'ensemble trop disparate de ses possessions, qui l'oblige tout son règne à d'épuisants voyages, est désormais géré séparément par les Habsbourg d'Espagne et les Habsbourg d'Autriche.



François de L'Aubépine Maître des requêtes

François de L'Aubépine devient maître des requêtes le 30 décembre 1558.


Claude de France

Mariage de Charles III de Lorraine avec Claude de France

Majorité de Charles III de Lorraine

Charles III de Lorraine, Duc de Lorraine et de Bar, épouse à Paris le 22 janvier 1559 Claude de France, âgé de 12 ans, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Leurs enfants sont :

Charles III de Lorraine est à l'occasion déclaré majeur.

Charles III de Lorraine a aussi un fils illégitime, Charles de Remoncourt (mort en 1648), Abbé de Lunéville et de Senones.

Claude de France, fort discrète, est la fille préférée de Catherine de Médicis. Elle quitte fréquemment Nancy, la capitale de Lorraine pour vivre au coté de sa mère à la cour de France.



Mariage de Claude Gouffier avec Marie de Gaignon de Saint-Bohaire

Claude Gouffier épouse le 25 juin 1559 Marie de Gaignon de Saint-Bohaire (vers 1530-1565). Leurs enfants sont :


Antoine IV d'Estrées - par François Clouet en 1560 Françoise Babou de La Bourdaisière

Mariage d'Antoine IV d'Estrées avec Françoise Babou de La Bourdaisière

Antoine IV d'Estrées épouse à Chartres le 14 février 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière. Leurs enfants sont :

Ils se sépareront.



Mariage de François de Rohan-Gié avec Renée de Rohan-Guémené

François de Rohan-Gié épouse Renée de Rohan-Guémené



Mort de François de Rohan-Gié

François de Rohan-Gié est Baron de Château-du-Loir, Seigneur de Gié, du Verger, de Mortier-Croulle et de Marigné et Vicomte de Fronsac

François de Rohan-Gié meurt en 1559.



Premier traité de Cateau-Cambrésis

Le premier traité du Cateau-Cambrésis, est conclu en deux temps, les 12 mars et 2 avril 1559, entre Henri II de France, Roi de France, et Élisabeth Ire Tudor, Reine d'Angleterre.

Il permet notamment à la France, en contrepartie d'un versement de 500 000 écus, de conserver Calais.

Le Roi envoie François de Montmorency en ambassade auprès de la Reine Élisabeth Ire Tudor pour recevoir d'elle l'engagement d'observer le Traité de Paix du Cateau-Cambrésis.

François de Scépeaux est un des négociateurs des traités de Cateau-Cambrésis.

Claude II de L'Aubespine est rédacteur et signataire du traité de Cateau-Cambrésis avec l'Angleterre et l'Espagne.


Marguerite de Valois vers 1560

Marguerite de Valois et Catherine de Médicis

Avec Catherine de Médicis, sa mère, Marguerite de Valois entretient des rapports distants, éprouvant pour elle un mélange d'admiration et de crainte.

Marguerite de Valois est principalement élevée avec ses frères Henri III de France et François d'Alençon puisque Élisabeth de France et Claude de France, ses sœurs viennent de se marier.



Mariage d'Emmanuel-Philibert de Savoie avec Marguerite de Valois

Jacques de Savoie-Nemours est l'ambassadeur d'Emmanuel-Philibert de Savoie.

Emmanuel-Philibert de Savoie épouse à Paris le 10 juillet 1559 Marguerite de Valois, fille de François Ier de France et de Claude de France et sœur d'Henri II de France. Leur enfant est :


Mort d'Henri II de France Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery - Gravure allemand e- XVIe siècle L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles Francois II Roi de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

François II de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente du Royaume de France

La famille de Guise au pouvoir

François de Montmorency Maréchal de France

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber.

Furieux, Henri II de France veut un deuxième affrontement.

Gabriel Ier de Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer.

Mais Henri II de France, ne change pas de position.

La lance de Gabriel Ier de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi.

Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi.

Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi.

Emmanuel-Philibert de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arrivera le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Gabriel Ier de Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II de France. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte.

Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.

En 1559, François II de France devient Roi de France.

Bien qu'il soit majeur, il est immature et incapable de gouverner.

Enfant d'une santé très fragile, il souffre de maux de tête continuels.

Il est fragile psychologiquement, souvent en proie à des colères subites ou des angoisses.

Profitant de sa fragilité, Catherine de Médicis, sa mère, exerce réellement le pouvoir.

François de Montmorency doit céder la charge de Grand-maître, héritée de son père, François Ier de Lorraine-Guise

Le jeune roi confie à François Ier de Lorraine-Guise et à Charles Ier Cardinal de Lorraine le gouvernement.

Les Guise, oncles de la jeune reine Marie Ire Stuart, exercent un ascendant sur le roi par son intermédiaire.

La famille des Guise est au summum de sa puissance.

Le Cardinal de Lorraine, véritable tête politique de la famille, a alors entièrement l'administration des finances.

Garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée, ils sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre.

François de Montmorency est fait Maréchal de France en 1559 par François II de France.



Philibert Babou de La BourdaisièreAmbassadeur au Saint-Siège

Philibert Babou de La Bourdaisière devient Ambassadeur au Saint-Siège de François II de France en 1559.



Jacques d'Albon Connétable

Le 18 septembre 1559, le jour du sacre de François II de France, Jacques d'Albon reçoit l'épée de connétable à la place de Montmorency disgracié.



Disgrâce de Diane de Poitiers

Catherine de Médicis renvoie Diane de Poitiers et l'oblige à restituer le château de Chenonceau et à accepter en échange le château de Chaumont-sur-Loire, dominant la Loire, entre Blois et Amboise. Diane de Poitiers se retire à Anet.

Diane restitue également les bijoux de la couronne. Marie Ire Stuart apparaît aux fêtes du sacre de son époux François II de France avec les bijoux arrachés à Diane de Poitiers.

Catherine de Médicis fera édifier au château de Chenonceau sur le pont de Diane deux galeries superposées formant un espace de réception unique au monde, et donnant ainsi au château son aspect actuel.

Réfugiée à Anet, loin de la cour, humiliée mais non écrasée, Diane de Poitiers se consacre à l'administration de ses nombreux domaines.


Jean II Babou de La Bourdaisière - par François Clouet en 1553 - Musée Condé au château de Chantilly

Ambassade auprès du pape Pie IV envoyé par le François II de France

Le 26 novembre 1559, Jean II Babou de La Bourdaisière est chargé de diriger l'ambassade extraordinaire envoyée à Rome auprès du pape Pie IV par François II de France.



Aveu d'Anne de Laval à François II de France

Anne de Laval, veuve de Louis de Silly, rend aveu à François II de France de la baronnie d'Acquigny le 14 janvier 1560.


Philippe de Lenoncourt - Évêque d'Auxerre

Philippe de Lenoncourt Évêque d'Auxerre

Robert de Lenoncourt se démet de l'évêché d'Auxerre le 7 février 1560.

Philippe de Lenoncourt est transféré à Auxerre et devient 94e Évêque d'Auxerre de 1560 à 1563.

Philippe de Lenoncourt prend possession de ce siège avec grande pompe, le 8 décembre 1560.

Le roi, en sa qualité de comte d'Auxerre, délègue pour le porter :

René de Pernay et Jean de Chelles représentent François II de Clèves, pour la seigneurie de Donzy.

René de Prie représente Edmond ou Aimar de Prie, son père, baron de Toucy.

La cérémonie est suivie d'un magnifique repas auquel assistent tous les membres du clergé de la cathédrale.

Le lendemain de cette prise de possession, le chapitre députe plusieurs dignitaires au prélat, pour le prier de renfermer dans une nouvelle châsse d'argent les reliques de saint Chrysanthe.

On ignore si Philippe de Lenoncourt y acquiesce. Ce sera peut-être le seul acte important concernant l'église cathédrale, qu'il ait fait pendant les 2 années et 1/2 que dure son épiscopat.



François Gouffier le Jeune chevalier de l'ordre du roi

En 1560, François Gouffier le Jeune est fait chevalier de l'ordre du roi à Poissy le jour de la Saint-Michel.



Naissance de François Miron

François Miron surnommé le Père du Peuple naît en 1560, fils de Gabriel Miron et de Madeleine Batonneau.



Fondation de l'église calviniste de Vitré

François Ier de Coligny-d'Andelot est le fondateur de l'église calviniste de Vitré qui, dès 1560, est pourvue d'un pasteur résidant.



Mariage de François de Balsac avec Jacqueline de Rohan-Gié

François de Balsac, Seigneur d'Entragues, épouse Jacqueline de Rohan-Gié. Leurs enfants sont :


Exécution des conjurés d'Amboise

Siège de Pertuis

Conjuration d'Amboise ou Tumulte d'Amboise

À partir de 1560, en France, les tensions politiques, religieuses et militaires se font de plus en plus dures entre catholiques et protestants. Les protestants sont plus que jamais confiants dans leur avenir et espèrent obtenir enfin leur émancipation. Ils attendent du nouveau roi, le jeune François II de France, un retournement en leur faveur.

Plusieurs protestants souhaitent dès lors soustraire le roi à l'influence des Guise et organisent un complot pour enlever le roi et la reine mère, Catherine de Médicis, et placer au pouvoir le prince Louis Ier de Bourbon-Condé.

Le chef de la conjuration est Godefroy de Barry, Seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord, qui réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme :

Sont également complices des marchands des villes d'Orléans, Tours et Lyon. Louis Ier de Bourbon-Condé, qui attend à Orléans de recueillir les fruits du complot, est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés.

Gaspard II de Coligny, nouveau chef des huguenots, refuse cette voie de la violence, et empêche qu'une partie de la noblesse protestante de Normandie s'associe au complot.

Jurant de venger son frère Antoine, Paulon de Mauvans rallie les églises protestantes de Provence à la conjuration à Mérindol, et lève 2000 hommes et en envoie 100 à Nantes.

Le 1er février 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan.

Quelques jours plus tard, le 12 février 1560, les Guise sont informés par Pierre des Avenelle, un avocat parisien.

En 1560, François Ier de Clèves est le premier à donner l'éveil de la conjuration d'Amboise à François II de France. François de Clèves restera fidèle à la famille royale

Le 22 février 1560, les Guise décident de transférer François II de France et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les gardes sont changés et les défenses renforcées. Les Guise s'attendent à tout.

Avec sa troupe, Paulon de Mauvans fait le siège de Pertuis en mars 1560, puis s'en détourne.

Le 8 mars 1560, l'édit d'Amboise rapporte l'édit d'Écouen et accorde le pardon royal aux protestants.

Les conjurés ont prévu leur action principale pour le 1er mars mais la remettent au 16 mars 1560.

Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance doivent préparer l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guise font fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient.

À partir du 17 mars 1560 commencent les exécutions :

Le 19 mars 1560, La Renaudie est capturé. Il est écartelé et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville. La répression fait 1200 à 1500 morts.

Jacques d'Albon et François Ier de Clèves participent à la répression.

Louis Ier de Bourbon-Condé combat finalement la conjuration pour donner le change.

Louis Ier de Bourbon-Condé est mis en arrestation mais est libéré quelques semaines plus tard parce que les Guise n'ont pas de preuve de sa participation à la conjuration.

Les rois de France ne séjournent plus vraiment à Amboise ensuite.

Les enfants de France continuent cependant à y être élevés.



Mariage de Guillaume II de Joyeuse avec Marie de Batarnay

Guillaume II de Joyeuse épouse Marie de Batarnay (1539-1595). Leurs enfants sont :



Édit de Romorantin

En mai 1560, François II de France signe l'édit de Romorantin, inspiré par Michel de L'Hospital et destiné à arrêter l'installation de l'Inquisition en France. Il interdit les réunions publiques et privées, sans qu'il soit possible d'appliquer cette mesure mais distingue entre hérésie et sédition, cette dernière seule relevant des tribunaux royaux, ce qui marque un assouplissement par rapport à l'édit d'Écouen, et esquisse une solution politique qui ne soit pas en même temps religieuse.



François Ier de Clèves e Gouverneur de Champagne et de Brie

À l'été 1560, François Ier de Clèves est nommé Gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en ses pays de Champagne, Brie et Luxembourg.



Mariage de François Ier de Clèves avec Marie II de Bourbon-Saint-Pol

François Ier de Clèves est veuf de Marguerite de Bourbon-Vendôme.

Marie II de Bourbon-Saint-Pol est veuve de Jean de Bourbon.

Marie II de Bourbon-Saint-Pol est la cousine germaine de Marguerite de Bourbon-Vendôme.

François Ier de Clèves épouse le 1er octobre 1560 Marie II de Bourbon-Saint-Pol.

Le contrat de mariage date du 2 octobre 1560 à Saint-Germain-en-Laye.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France.

Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.

Jean II Babou de La Bourdaisière se retire la cour.


Louis Ier de Bourbon Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé Chef du parti protestant

Proche de la Réforme, Antoine de Bourbon participe aux cérémonies protestantes mais sans véritables convictions religieuses, il oscille plusieurs fois, entre le catholicisme et le protestantisme.

Les désaccords conjugaux d'Antoine de Bourbon avec la très rigoureuse Jeanne III d'Albret et l'appel du pouvoir auprès de Catherine de Médicis l'amène à choisir le camp catholique en 1560.

Son frère cadet Louis Ier de Bourbon-Condé, prince de Condé devient alors le chef du parti protestant.

François Ier de Coligny-d'Andelot est parmi les premiers à rejoindre Louis Ier de Bourbon-Condé.

François Ier de Coligny-d'Andelot voit sa place de colonel-général confisquée au profit du Duc de Randari.



François de Scépeaux Ambassadeur en Allemagne

À l'avènement de Charles IX de France, François de Scépeaux se rend en Allemagne y traite des questions du concile de Trente et du futur mariage du roi ;



Naissance de Maximilien de Béthune

Maximilien de Béthune, dit Sully, naît à Rosny-sur-Seine, près de Mantes le 13 décembre 1560, fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet. Il appartient à la branche cadette, peu fortunée et calviniste, d'une famille descendante des comtes souverains d'Artois, apparentée aux comtes de Flandres.



Retour de Marie Ire Stuart en Écosse

Marie Ier Stuart revient en Écosse en 1561 après la mort de son époux François II de France.



Création du triumvirat catholique

Le 6 avril 1561, Anne de Montmorency, François Ier de Lorraine-Guise et Jacques d'Albon créent le triumvirat catholique.


Tour de l'ancien château des Agoult - seigneurs du comté de Sault

François Artaud de Montauban d'Agoult Comte de Sault

Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, François Artaud de Montauban d'Agoult est un soldat expérimenté et il a la confiance de Charles IX de France.

Par la lettre du 22 avril 1561, Charles IX de France réunit à la baronnie de Sault tous les fiefs et arrière-fiefs possédés par François Artaud de Montauban d'Agoult et érige l'ensemble en comté, avec création d'un signe d'appeaux.

François Artaud de Montauban d'Agoult devient Comte de Sault.

François Artaud de Montauban d'Agoult embrasse le calvinisme.

François Artaud de Montauban d'Agoult est l'un des plus braves capitaines de son siècle.



Majorité de Guillaume Gonzague

Mariage de Guillaume Gonzague avec Éléonore d'Autriche

En 1561, à sa majorité, une des premières actions de Guillaume Gonzague, libéré de la régence, est de prendre épouse et de consacrer le lien avec la maison impériale des Habsbourg qui a tourné court avec le décès de son frère François III Gonzague.

Guillaume Gonzague épouse à Mantoue le 26 avril 1561 Éléonore d'Autriche, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon. Leurs enfants sont :

Très administratif, Guillaume Gonzague organise, parfois à outrance. Guillaume Gonzague réorganise les institutions de Mantoue comme, par exemple, la justice pour laquelle il met en place un Sénat de Justice, reflet d'une mainmise étatique.

Au plan économique, Guillaume Gonzague, comme Ercole Gonzague, son oncle, favorise l'implantation dans Mantoue de manufactures voire d'usines qui vont largement contribuer à l'enrichissement du duché.

Sa sévérité conservatrice transparaît aussi dans ses goûts artistiques. Guillaume Gonzague apprécie fort la musique au point de composer lui-même quelques œuvres polyphoniques qui reflètent une conception austère. Il n'en reste pas moins mécène et accueille, entre autres :

Guillaume Gonzague fait également construire par Giovanbattista Bertani, architecte mantouan, la basilique palatine de Santa Barbara.



Mariage de Louis VI de Rohan-Guémené avec Éléonore de Rohan-Gié

Louis VI de Rohan-Guémené épouse le 22 juillet 1561 Éléonore de Rohan-Gié, Comtesse de Rochefort. Leurs enfants sont :



Mariage de François II de Clèves avec Anne de Bourbon-Montpensier

François II de Clèves épouse le 6 septembre 1561 Anne de Bourbon-Montpensier.



Testament de François Ier de Clèves

Le Père Anselme dit que François Ier de Clèves teste à Champ-sur Marne le 26 octobre 1561.



Mort de François de Tournon

François de Tournon meurt en 1562.



Prise de Bayeux

En 1562, François III de Bricqueville s'empare de Bayeux.



Mort de François Ier de Clèves

François II de Clèves Duc de Nevers, Comte de Rethel et Vicomte de Saint-Florentin

François Ier de Clèves achève sa vie dans la foi calviniste.

Maxim Olenev dit que François Ier de Clèves meurt le 13 février 1561.

Le Père Anselme dit que François Ier de Clèves meurt à Nevers le 13 février 1562.

Le Bulletin historique et littéraire de la Société de l'histoire du protestantisme français (XLIII, 1894, p. 185, n. 1) indique que François Ier de Clèves, meurt, protestant, le 14 février 1562 après avoir été consolé par le pasteur d'Issoudun (Jean Poterat ou Jacques Spifame, Hist. eccl., I, 749).

François II de Clèves devient Duc de Nevers, Comte de Rethel et Vicomte de Saint-Florentin.



Cession de Saint-André-en-Royans

Le 10 mars 1562, Artus II de Prunier a fait l'acquisition de la seigneurie de Saint-André-en-Royans à François Artaud de Montauban d'Agoult.

La vente s'est faite certainement en raison du mauvais état du château et de l'environnement hostile.


Sac de Lyon par les Calvinistes en 1562 - attribué à Antoine Caron - vers 1566

Prise de Lyon par les Calvinistes

En 1562, François Artaud de Montauban d'Agoult est envoyé comme lieutenant général à Lyon en remplacement d'Antoine d'Albon, jugé trop sévère.

Mais manquant d'initiative dans une situation devenant explosive, François Artaud de Montauban d'Agoult laisse les protestants organiser la prise de la ville durant la nuit du 29 au 30 avril 1562.



Démission de Philippe de Lenoncourt de l'Évêché d'Auxerre

Philibert Babou de La Bourdaisière Évêque d'Auxerre

Philippe de Lenoncourt Abbé commendataire de Rabais

Philippe de Lenoncourt prend séance au parlement de Paris, avec voix délibérative, le lundi 27 avril 1562.

Prévoyant la longueur de son absence et ne voulant pas que, à cette époque si périlleuse pour la foi, son diocèse fût privé des avantages de la visite d'un évêque, Philippe de Lenoncourt :

Philippe de Lenoncourt, se voyant obligé de rester à la cour, finit par se démettre de son évêché d'Auxerre en faveur de Philibert Babou de La Bourdaisière, en septembre 1562.

Les grandes dépenses cardinalices de Philibert Babou de La Bourdaisière amènent le pape Pie IV à le nommer à un évêché aux revenus plus importants que celui d'Angoulême.

Pie IV nomme Philibert Babou de La Bourdaisière 95e Évêque d'Auxerre, suggérant assez clairement dans sa bulle la motivation financière de sa translation.

Les bulles de Philibert Babou de La Bourdaisière sont du 16 décembre 1562.

Philibert Babou de La Bourdaisière donne à Philippe de Lenoncourt en retour l'abbaye de Rebais, ne retenant sur ce bénéfice qu'une pension de 1000 livres.



Geoffroy de Caumont Protestant

Geoffroy de Caumont quitte l'habit pour recueillir la succession de François de Caumont, son frère, mort assassiné, sans enfant.

Geoffroy de Caumont embrasse la foi protestante.



Construction du tombeau de Claudine de Rieux

En 1562, François Ier de Coligny-d'Andelot fait élever à Claudine de Rieux, son épouse, un tombeau à l'italienne dans la chapelle de l'Hôpital de La-Roche-Bernard, dite chapelle du Dôme, devenue alors le temple protestant de la cité.



Mariage de François de Champlais avec Jeanne de Beaumont

François de Champlais, fils de Christophe de Champlais, Seigneur des Vieilles-Courcelles, et d'Hélène du Puy-Jourdain, épouse en 1562 Jeanne de Beaumont, fille de Philippe de Beaumont, Seigneur des Dorides, et de Marie Macquaire. Leurs enfants sont :


Guerres de religion

Première guerre de religion

Édit de Saint-Germain

Massacre de Wassy

Retour forcé de la famille royale à Paris

Le 17 janvier 1562, Catherine de Médicis promulgue l'Édit de Saint-Germain ou l'édit de Janvier qui constitue une véritable révolution.

Il autorise la liberté de conscience et la liberté de culte pour les protestants, à la condition que ceux-ci restituent tous les lieux de culte dont ils s'étaient emparés.

La tolérance civile instaurée par la reine va produire l'effet contraire à celui recherché.

François Ier de Lorraine-Guise est violemment opposé à la nouvelle politique de tolérance menée par Catherine de Médicis.

Louis de Gonzague se pose comme le mentor politique d'Henri III de France. Profondément dévot, Louis de Gonzague se présente comme un catholique opposé à la conciliation.

Le 1er ou le 15 mars 1562, François Ier de Lorraine-Guise, revenant de négociations en Alsace, fait tuer par ses gens à Wassy en Champagne, dans des circonstances peu claires, 23 ou 37 huguenots regroupés dans une grange pour célébrer leur culte. 100 autres sont blessés.

Ce massacre plonge la France dans les guerres de religion.

Au cours des guerres opposant catholiques et protestants, Catherine de Médicis essaiera tant bien que mal de maintenir un certain équilibre entre les deux parties.

À son retour à Paris, François Ier de Lorraine-Guise est accueilli en héros et le peuple réclame une croisade contre les huguenots.

Prise au dépourvue par la précipitation des événements, Catherine de Médicis tente une ultime démarche pour maintenir la paix.

Mais François Ier de Lorraine-Guise surgit en force avec ses troupes à Fontainebleau où la famille royale se trouve.

Il contraint Charles IX de France et Catherine de Médicis à le suivre à Paris sous le prétexte de les protéger des protestants, les obligeant par ce moyen à prendre le parti des catholiques.



Mort de Charles de La Rochefoucauld

Charles de La Rochefoucauld meurt en 1562 au siège de Rouen.

François de La Rochefoucauld, son fils, n'a que 4 ans.

Confié à Jean de La Rochefoucauld, son oncle, abbé de Marmoutier, François de La Rochefoucauld fait ses humanités et étudie la philosophie et la théologie au collège de Clermont tenu par les Jésuites.



Naissance de François de Joyeuse

François de Joyeuse naît à Carcassonne le 24 juin 1562, fils de Guillaume II de Joyeuse et de Marie de Batarnay.



Traité d'Hampton Court

Débarquement des Anglais au Havre

Siège de Dieppe

Briquemault (1502-1572), puis Jean II de Ferrière (1520-1586), Seigneur de Maligny et Vidame de Chartres et R. de la Haye sont chargés de négocier avec Cecil, Ministre d'Élisabeth Ire Tudor, l'aide de l'Angleterre protestante.

François de Scépeaux fait une infructueuse démarche auprès d'Élisabeth Ire Tudor pour empêcher son intervention en faveur des protestants.

Le traité d'Hampton Court est signé entre les Huguenots et Élisabeth Ire Tudor le 20 septembre 1562.

Selon les termes du traité :

Le jour même, Élisabeth Ire Tudor fait publier une déclaration justifiant ce traité par la nécessité de :

Aux mains des Anglais, Le Havre devient alors un redoutable foyer de guerre de course où s'illustrent nombre de corsaires huguenots pourchassant les vaisseaux catholiques, dont Sores, Bontemps, et surtout Leclerc, dit Pié de Palo (jambe de bois) qui rendent dangereuse la navigation dans la Manche.

Les 3000 hommes débarqués à la mi-octobre 1562 à Dieppe, d'où ils comptent rallier Rouen, y sont bientôt assiégés avant d'être autorisés à repasser la Manche.



Mort de François-Armand de Polignac Vicomte de Polignac

François-Armand de Polignac meurt au château de Polignac en Haute-Loire le 29 novembre 1562.


Bataille de Dreux

Bataille de Dreux

Anne de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé Prisonnier

Mort de Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André

Mort de René d'Anglure

Mort de François II de Clèves

Mort de Jean d'Annebault Baron de Retz, Seigneur de Machecoul, d'Annebault et de La Hunaudaye

Jacques de Clèves Duc de Nevers

L'armée royale commandée par le connétable Anne de Montmorency constituée de 20 000 fantassins, 2 000 cavaliers et de 30 pièces d'artillerie, marche sur Dreux pour intercepter l'armée protestante et passe l'Eure sans être repérée le 18 décembre 1562.

À l'aube du 19 décembre 1562, les protestants commandés par Gaspard II de Coligny se retrouvent au sud-est de Dreux face à l'armée royale avec 3 fois moins d'infanterie et 2 fois plus de cavaliers ainsi que 3 fois moins de canons.

Armand de Gontaut-Biron et François de Montmorency prennent part à cette bataille dans l'armée catholique.

Claude de La Châtre, dans le camp catholique, se distingue à cette bataille.

Passé maréchal de camp, François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

François de La Noue et Guillaume V de Hautemer sont du coté protestant.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

François Gouffier le Jeune participe à cette bataille.

Bien que souffrant de la fièvre, François Ier de Coligny-d'Andelot participe à cette bataille

Gaspard II de Coligny, conscient de son infériorité numérique veut se replier sur le village de Tréon, mais pendant la manœuvre, il présente le flanc aux troupes catholiques qui avancent et, se servant de leur artillerie, provoque la panique chez les lansquenets.

Louis Ier de Bourbon-Condé, avec ses cavaliers et 4 régiments de reîtres enfonce les suisses, mais ils se reforment et repoussent une deuxième attaque.

Gaspard II de Coligny s'élance successivement sur la gendarmerie, les vieilles bandes françaises et l'infanterie bretonne.

Anne de Montmorency, blessé à la mâchoire, est fait prisonnier au début de la bataille.

Les suisses réagissent devant les lansquenets qu'ils haïssent et les battent.

Lors de cette bataille, on remarqua la lenteur des reîtres allemands dans l'action, car ils devaient attendre la traduction des ordres.

François Ier de Lorraine-Guise jusqu'alors en réserve attaque à son tour Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé. Celui-ci, occupé à rallier les allemands est fait prisonnier.

Gaspard II de Coligny rallie les gendarmes de Condé et 1 000 reîtres, et attaque la cavalerie catholique.

François Ier de Lorraine-Guise lance dans la bataille les vieilles bandes du Piémont. Gaspard II de Coligny, contraint de battre en retraite, le fait en ordre

Le bilan est lourd : 7 000 à 8 000 hommes sont hors de combat.

Du coté catholique sont tués :

Côté protestants sont morts :

René d'Anglure et François II de Clèves meurent lors de cette bataille.

Jacques de Clèves devient Duc de Nevers.

Louis Ier de Bourbon-Condé est traité courtoisement par François Ier de Lorraine-Guise, de même que Anne de Montmorency par Gaspard II de Coligny.

C'est surtout Catherine de Médicis qui tire profit de la bataille : le triumvirat est rompu, avec la mort Jacques d'Albon et la captivité d'Anne de Montmorency.


François de Scépeaux - par François Clouet en 1557 - Musée des Beaux-Arts de Besançon

François de Scépeaux Maréchal de France

François de Scépeaux, Seigneur de Vieilleville, est fait Maréchal de France le 27 décembre 1562 par Charles IX de France.

Il remplace Jacques d'Albon.



Débarquement au Havre-de-Grâce

En 1563, François III de Bricqueville fait débarquer au Havre-de-Grâce 2 régiments d'infanterie auxiliaires anglais, 14 pièces de canon, 150 000 ducats et des munitions de guerre.



Rencontre de François V de Bonne et d'Henri IV de France

François V de Bonne rencontre pour la première fois, le futur Henri IV de France, de 9 ans son cadet, au collège de Navarre à Paris.



Siège d'Orléans

Mort de François Ier de Lorraine-Guise Duc de Guise

Mort du chevalier de Turenne

Henri Ier de Guise Duc de Guise

François Ier de Lorraine-Guise à la tête de l'armée royale met le siège devant Orléans.

Le chevalier de Turenne reforme une armée et remonte vers Orléans où il est tué durant le siège de la ville.

François Ier de Coligny-d'Andelot défend Orléans.

François Ier de Lorraine-Guise est assassiné le 18 ou le 24 février 1563 d'un coup de pistolet par un gentilhomme protestant, Jean de Poltrot de Méré, un chef influent du parti protestant.

Charles Ier de Cossé va se mettre à la tête de l'armée devant Orléans, après l'assassinat du duc de Guise.

Le siège est levé et le calme revient pour quelque temps sur le royaume.

D'abord Prince de Joinville, Henri Ier de Guise devient Duc de Guise en 1563 et Pair de France, Comte d'Eu et Grand Maître de France.

Charles Ier Cardinal de Lorraine devient le meneur de la famille des Guise et du parti catholique en France.

Il prend sous sa tutelle les enfants de François Ier de Lorraine-Guise, son frère, décédé et cherche par tous les moyens à nuire aux Montmorency et plus particulièrement à l'amiral de Gaspard II de Coligny qu'il considère comme responsable de la mort de son frère.



Reprise du château de Caen

Une troupe de 2 000 hommes, commandée par François IV du Plessis de Richelieu, reprend finalement le château de Caen le 14 avril 1563.



Siège du Havre

L'Angleterre a fait insérer dans le traité d'Hampton Court la clause "sans que ce présent traité puisse préjudicier au droit de la reine d'Angleterre sur Calais " et tente de profiter de sa présence au Havre pour récupérer Calais en refusant de quitter Le Havre tant que Calais ne lui aura pas été restitué.

La cour, en paix avec les calvinistes, entreprend de chasser les Anglais de la Normandie.

En mai 1563, Catherine de Médicis déclare le Traité d'Hampton Court invalide et demande résolument le retour immédiat du Havre à la France.

Le refus d'Élisabeth amène des préparations militaires. La garnison anglaise est décimée par la maladie à raison d'environ 60 hommes par jour.

À l'été 1563, les troupes françaises où catholiques et protestants joignent leurs forces assiègent le Havre.

Charles Ier de Cossé commande sous le roi et Anne de Montmorency au siège du Havre: c'est sa dernière expédition.

François de Scépeaux participe à ce siège, sous les ordres d'Anne de Montmorency.

Malade, François Ier de Coligny-d'Andelot ne peut participer à ce siège.

François de Montmorency prend part à ce combat.

Le 27 juillet 1563, au bout de 8 jours, le connétable Anne de Montmorency, accompagné de son neveu Gaspard II de Coligny et de Louis Ier de Bourbon-Condé, obtient au nom de Charles IX de France la reddition d'Ambrose Dudley, 3e comte de Warwick.

Catherine de Médicis qui avait, jusque alors, cherché des arrangements avec l'amiral Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé perd définitivement confiance en eux, bien qu'ils aient dénoncé le traité d'Hampton Court.

Les troupes anglaises ramènent la maladie à Londres où elle fait 21 000 morts. Ce désastre détermine par la suite la réticence de l'Angleterre à s'engager dans des conflits étrangers.


Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Mariage de Léonor d'Orléans-Longueville avec Marie II de Bourbon-Saint-Pol

Marie II de Bourbon-Saint-Pol est veuve de François Ier de Clèves.

Léonor d'Orléans-Longueville épouse le 2 juillet 1563 Marie II de Bourbon-Saint-Pol, fille de François Ier de Bourbon-Saint-Pol et d'Adrienne d'Estouteville. Leurs enfants sont :

Léonor d'Orléans-Longueville est Duc de Longueville, Comte de Tancarville et de Dunois, Souverain de Neufchâtel et de Vallengin en Suisse.

Léonor d'Orléans-Longueville portera le titre des ducs d'Estouteville sans en prendre le nom, comme l'a demandé François Ier de Bourbon-Saint-Pol, le père de Marie.



Naissance d'Anne de Courtenay

Anne de Courtenay naît en 1564, fille de François de Courtenay et de Louise de Jaucourt.



Mariage de François de Maillé de La Tour-Landry avec Françoise de Rohan-Gié

François de Maillé de La Tour-Landry épouse le 3 février 1564 Françoise de Rohan-Gié dite Diane, fille de François de Rohan-Gié et de Catherine de Silly. Leurs enfants sont :



Mariage de François II de Saint-Nectaire avec Jehanne de Laval

François II de Saint-Nectaire épouse le 14 février 1564 Jehanne de Laval, fille de Gilles II de Laval (mort en 1559), Seigneur de Loué, et de Louise de Sainte-Maure, Dame de Nesle. Leurs enfants sont :



François de Scépeaux Comte de Durtal

François de Scépeaux Gouverneur de Lyon

Jean de Losses Gouverneur de Lyon

En octobre 1564, Charles IX de France crée le comté de Durtal.

François de Scépeaux est le 1er Comte de Durtal

Le roi nomme François de Scépeaux gouverneur de Lyon, où il rétablit la situation en faveur du roi.

Il désarme les huguenots, met un terme aux affrontements, rouvre les églises et permet la construction de trois temples.

Il est cependant remplacé par Jean de Losses.



Mort de Jacques de Clèves Seigneur d'Orval, Duc de Nevers, Pair de France

Henriette de Clèves Duchesse de Nevers et Comtesse de Rethel

Jacques de Clèves meurt à Montagny en septembre 1564.

François II de Clèves et Jacques de Clèves, ses frères n'ayant pas de descendance, Henriette de Clèves devient Duchesse de Nevers et Comtesse de Rethel.



Tour de France de Charles IX de France

Marguerite de Valois accompagne Charles IX de France durant son grand tour de France de 1564 à 1566.

Marguerite de Valois entretient d'excellents rapports avec ses frères.

Des rumeurs feront par la suite état de relations incestueuses avec Henri III de France et François d'Alençon, voire Charles IX de France.

Claude II de L'Aubespine et Honorat II de Savoie accompagne Charles IX de France dans son grand tour de France.



Mariage de François Ier de Coligny-d'Andelot avec Anne de Salm

François Ier de Coligny-d'Andelot épouse le 27 août 1564 Anne de Salm, fille de Jean de Salm, Comte de Salm. Leurs enfants sont :



Mariage de François Chabot avec Catherine de Silly

François Chabot épouse le 25 novembre 1565 Catherine de Silly. Leurs enfants sont :



Algarade entre Charles Ier Cardinal de Lorraine et François de Montmorency

En 1565, alors que la cour se trouve dans le Midi, Charles Ier Cardinal de Lorraine manque de peu de se battre personnellement dans une rue de Paris pour un désaccord de préséance avec François de Montmorency, fils du connétable Anne de Montmorency.



Naissance d'Anne de Coligny-d'Andelot

Anne de Coligny-d'Andelot naît en 1565, fille de François Ier de Coligny-d'Andelot et d'Anne de Salm.



Naissance de Philippe de Béthune

Philippe de Béthune naît vers 1565, fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet.


Claude Catherine de Clermont-Tonnerre

Mariage d'Albert de Gondi avec Claude Catherine de Clermont-Tonnerre

Albert de Gondi épouse le 4 septembre 1565 Claude Catherine de Clermont-Tonnerre, Baronne de Retz et de Dampierre, fille de Claude de Clermont-Tonnerre et de Jeanne de Vivonne. Leurs enfants sont :


Louis de Gonzague et Henriette de Clèves - Lithographie du XIXe siècle

Mariage de Louis de Gonzague avec Henriette de Clèves

Louis de Gonzague Duc de Nevers

Il semblerait que ce soit par le biais d'Anne d'Alençon, sa grand-mère, que Louis de Gonzague fasse la connaissance de son épouse.

En effet, la sœur d'Anne d'Alençon, Françoise d'Alençon, est la grand-mère maternelle d'Henriette de Clèves.

Louis de Gonzague épouse à Moulins en Bourbonnais le 4 mars 1565 Henriette de Clèves, Duchesse de Nevers et Comtesse de Rethel, dernière descendante de la Maison de Clèves. Leurs enfants sont :

Louis de Gonzague acquiert le titre de Duc de Nevers par courtoisie sous le nom de Louis IV de Nevers.



Mariage de Henri Stewart Darnley avec Marie Ire Stuart

Henri Stewart Darnley Roi des Écossais

Marie Ire Stuart est veuve de François II de France.

Henri Stewart Darnley épouse au palais de Holyrood à Édimbourg le 29 juillet 1565 Marie Ire Stuart, sa cousine.

Leur enfant est :

Marie Ire Stuart conçoit pour Henri Stewart Darnley une vive passion.

Par ce mariage, Henri Stewart Darnley, chef des catholiques, devient Roi des Écossais et Duc d'Albany.



Henri de La Tour d'Auvergne à la Cour de France

En 1565, Henri de La Tour d'Auvergne est envoyé à la Cour à l'âge de 10 ans et est attaché à François d'Alençon.



Mariage de François Ier de Médicis avec Jeanne de Habsbourg

François Ier de Médicis épouse en 1565 Jeanne de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.

Leurs enfants sont :



Mariage de Jacques de la Croix avec Diane d'Albenas

Jacques de la Croix épouse le 15 septembre 1565 Diane d'Albenas (morte en 1623), Dame de Colias, fille de Jean d'Albenas, Seigneur de Colias. Leurs enfants sont :



Visite de Charles IX de France au château de Durtal

Le 9 novembre 1565, François de Scépeaux reçoit Charles IX de France au château de Durtal.



Naissance d'Éléonore de Médicis

Eleonora de' Medici ou Éléonore de Médicis naît en 1566 ou en 1567, fille de François Ier de Médicis et de Jeanne de Habsbourg.


François IV du Plessis de Richelieu

Mariage de François IV du Plessis de Richelieu avec Suzanne de La Porte

François IV du Plessis de Richelieu épouse vers 1566 Suzanne de La Porte. Leurs enfants sont :


Claudine de Bérenger

Mariage de François V de Bonne avec Claudine de Bérenger du Gua

François V de Bonne épouse vers 1566 Claudine de Bérenger ou Béranger du Gua. Leurs enfants sont :

C'est une jeune femme simple, discrète, effacée avec qui il a des relations très distantes.

Il ne lui écrit que rarement lors des campagnes militaires, et ses lettres sont froides et sans états d'âme.



Mort de Girolamo della Robbia

Girolamo della Robbia meurt à Paris le 4 août 1566.

Appelé par François Ier, Girolamo della Robbia fait l'essentiel de sa carrière en France.



Mariage de François Ier de Bourbon-Vendôme avec Renée d'Anjou

Renée d'Anjou passe pour avoir été éprise d'Henri de Guise.

Cet amour suscitera au 17e une nouvelle de Mme de la Fayette.

François Ier de Bourbon-Vendôme épouse en 1566 Renée d'Anjou, Marquise de Mézières, Duchesse de Saint-Fargeau, fille de Nicolas d'Anjou, Marquis de Mézières et de Gabrielle de Mareuil.

Leur enfant est :


François d'Alençon Duc d'Alençon - par Nicholas Hilliard

Henri III de France Duc d'Anjou

Henri III de France Duc de Bourbon

Henri III de France Duc de Berry

François d'Alençon Duc d'Alençon

Le voyage de Charles IX de France en son royaume ne calme pas la lutte des partis.

Henri III de France devient Duc apanagiste de Bourbon de Berry et d'Anjou en 1566.

François d'Alençon devient Duc d'Alençon en 1566.

François, un prince revêche, taciturne et ambitieux, est le dernier de la famille royale et souffre des grands égards qu'on porte à son frère ainé Henri III qu'il jalouse à l'extrême.

Tout l'oppose à ce frère : la physionomie, l'allure et le caractère.


Dame au bain - Tableau de François Clouet dont le modèle est réputé être Diane de Poitiers - vers 1571

Mort de Diane de Poitiers

De retour du Dauphiné, à Anet, Diane de Poitiers est atteinte à la fin de l'hiver d'une brusque maladie.

Diane de Poitiers meurt à Anet le 25 ou le 26 avril 1566.

Sa fille fait ériger un monument avec sa statue dans l'église, mais en 1795 lors de la Révolution, son tombeau est profané et ses restes déplacés dans une tombe à côté de l'église, à l'exception de sa chevelure que les membres du comité révolutionnaire se partagèrent en souvenir.

Son sarcophage fut converti en auge, et le socle en plomb fut utilisé par les révolutionnaires pour fabriquer des "balles patriotes".

Mécène comme tous les grands de son époque, Diane de Poitiers a inspiré plusieurs peintres et sculpteurs, comme le Primatice ou François Clouet.

Ils l'ont parfois représentée sous les traits de la déesse chasseresse comme sur le tableau "Diane de Poitiers en Diane" (École de Fontainebleau - Musée de la vénerie de Senlis).

Sa contribution à l'architecture par le biais en particulier de Philibert de l'Orme qu'elle fait nommer surintendant des bâtiments royaux est bien connue.

Elle protège aussi différents hommes de lettres à tour de rôle, comme Ronsard.

Louise de Brézé, fille de Diane, hérite de la seigneurie d'Anet.


Jacques de Savoie-Nemours - par Jean Clouet - en 1566 Anne d'Este

Mariage de Jacques de Savoie-Nemours avec Anne d'Este

Anne d'Este, petite-fille de Louis XII, est veuve de François Ier de Lorraine-Guise.

Jacques de Savoie-Nemours épouse dans l'abbaye jouxtant le château de Saint-Maur-des-Fossés le 29 avril 1566 Anne d'Este, Comtesse de Gisors, fille d'Hercule II d'Este et de Renée de France. Leurs enfants sont :

Jeanne d'Albret, parente des Rohan, a vainement tenté d'empêcher le mariage.

Françoise de Rohan envoie Vincent Petit, un huissier de justice, interrompre la cérémonie.

L'huissier est emprisonné et la cérémonie se poursuit sous la houlette du Cardinal de Lorraine.

Cette interruption intempestive, et contraire aux règles de la bienséance, déclenche des passions et déchire la noce.

Renée d'Este, la belle mère de Jacques de Nemours et Jeanne d'Albret, qui sont amies, se fâchent et échangent des mots.

Jeanne d'Albret confie l'éducation du fils de Françoise de Rohan à Théodore de Bèze.


Michelade de Nîmes

Deuxième guerre de religion

La surprise de Meaux

Michelade de Nîmes

Bataille de Saint-Denis

Mort d'Anne de Montmorency

Mort de François Artaud de Montauban d'Agoult Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais

François de Montmorency Duc de Montmorency

Henri III de France Lieutenant général

Sentant monter les périls, Louis Ier de Bourbon-Condé décide de monter une action préventive malgré les réserves de Gaspard II de Coligny.

Prenant prétexte que le roi de France est menacé par les Italiens qui envisagent de le capturer, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Ier de Coligny-d'Andelot et Renée de Rieux font investir, le 28 septembre 1567 le château de Monceaux en Brie ou Montceaux-les-Meaux, près de Meaux pour s'emparer de la personne de Charles IX de France.

Celui-ci et Catherine de Médicis, sa mère, ne parviennent à échapper aux protestants que d'extrême justesse et peuvent s'enfuir à Meaux puis gagner Paris.

Jacques de Savoie-Nemours commande les Suisses qui ramènent Charles IX de France à Paris.

Cette opération extravagante que l'histoire a retenue sous le nom de Surprise de Meaux ou Poursuite de Meaux est de nouveau le prétexte au déclenchement de nouvelles violences.

On range toute l'infanterie française en 6 régiments dont 3 sous les ordres de Timoléon de Cossé, colonel général de là les monts.

Dans le Midi, les protestants s'emparent de plusieurs villes, notamment Nîmes, où une vingtaine de catholiques sont tués le 30 septembre 1567, lors de la Saint-Michel, d'où le nom de "Michelade" donné à ce massacre.

L'armée de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Gaspard II de Coligny assiège la capitale.

Le connétable Anne de Montmorency tente une sortie à Saint-Denis, le 10 novembre 1567, combat au cours duquel il est mortellement blessé d'un coup de fusil dans le dos.

Participent à cette bataille :

Odet de Coligny combat pour les protestants lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Antoine de Clermont d'Amboise signale sa valeur dans le parti protestant dans cette bataille.

François Artaud de Montauban d'Agoult meurt tué les armes à la main lors de cette la bataille dans la cavalerie du prince de Condé.

Artus de Cossé-Brissac se distingue dans l'armée catholique lors de cette bataille, à la tête d'un corps de cavalerie.

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments lors de cette bataille.

Participent à cette bataille dans l'armée catholique :

Guillaume V de Hautemer obtient une compagnie d'ordonnance et devient chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Anne de Montmorency meurt le 12 novembre 1567.

Henri III de France, alors duc d'Anjou, lui succède à la tête de l'armée royale dont il est nommé lieutenant général.

François de Montmorency devient Duc de Montmorency.

Les protestants se replient alors et se portent vers Chartres.

François de Montmorency participe à ce combat coté catholique et François III de la Noue coté protestant.

Jacques de Savoie-Nemours est chargé de s'opposer à l'entrée des troupes que Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts, envoie aux protestants.

Jacques de Savoie-Nemours échoue dans cette expédition par la faute du duc d'Aumale, son rival, et se retire dans son duché de Genève, où il se livre à la culture des lettres et des arts.



Procès de Renée de Rieux

Mort de Renée de Rieux

Guy XIX de Laval Comte de Laval

Le procès de Renée de Rieux, fait au parlement de Paris, la condamne par arrêt, à être décapitée, avec confiscation de ses biens au profit du roi.

L'arrêt porte outre cela, que les armes de Renée de Rieux, comtesse de Laval seront renversées et traînées par les rues de Paris, à la queue d'un cheval.

Cependant, Renée de Rieux n'est pas mise à mort, à cause de son dérangement mental, réel ou supposé.

François Ier de Coligny-d'Andelot prend position sur la Loire entre Angers et Saumur.

On craint qu'il ne vienne se fortifier à Laval qui appartient à Renée de Rieux, mais qui est resté catholique.

Charles IX de France y envoie en conséquence une garnison.

Néanmoins, les amis de François Ier de Coligny-d'Andelot rendent le séjour à Laval assez périlleux.

Renée de Rieux vient se réfugier à Laval. Son séjour fait redouter un coup de main, rendu facile par la complicité des protestants de la suite de la comtesse enfermés avec elle dans le château de Laval.

La Barre décide qu'on fera dans Laval une grande procession identique à celle de la Fête-Dieu et qu'on y demandera à Dieu l'extirpation de l'hérésie.

Le jour choisi, le 13 décembre 1567 le Saint-Sacrement est solennellement porté de la collégiale Saint-Tugal à la Trinité, puis ramené à son point de départ à travers les rues richement tendues.

Renée de Rieux meurt le 13 décembre 1567.

Renée de Rieux est :

Elle est enterrée à petit bruit, probablement sans aucune cérémonie religieuse, puisqu'elle n'est pas morte catholique.

Son corps est quand même enterré dans le chœur de la Collégiale Saint-Tugal de Laval.

Elle est une comtesse protestante enterrée dans une église catholique.

Dès le 24 décembre 1567, Paul de Coligny, son plus proche héritier, prend le nom de Guy XIX de Laval, mais il ne peut être mis de suite en possession de ses fiefs.

Tous les meubles de Renée de Rieux sont mis sous séquestre et saisie à la requête du procureur général du Roi du comté de Laval.



Prise d'Orléans

François III de la Noue s'empare d'Orléans et de Saumur à la tête de seulement 50 cavaliers en 1567.

Orléans devient le quartier général des huguenots.

Les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises.

Déplorant ces excès, Louis Ier de Bourbon-Condé, à la tête des protestants, fait murer les portes de la Cathédrale d'Orléans pour éviter de nouveaux saccages.



Naissance de Louis II de Rouvroy

Louis II de Rouvroy naît vers 1568, fils de François de Rouvroy de Saint-Simon (mort en 1620), Seigneur de Rasse, et de Suzanne Popillon, Dame d'Ansac.



Construction du grand Château de Tanlay

François Ier de Coligny-d'Andelot entreprend la construction du grand château de Tanlay de 1550 à 1568.

Il reçoit pour cela le soutien financier de Gaspard II de Coligny, son frère.

Pendant les heures sombres des guerres de religion Gaspard II de Coligny choisit Tanlay pour réunir les chefs protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé y séjourne fréquemment, son château de Noyers étant voisin de Tanlay.



Naissance de Françoise-Marie de Courtenay

Françoise-Marie de Courtenay naît vers 1568, fille de François de Courtenay et de Louise de Jaucourt.



Mariage de Guillaume V de Bavière avec Renée de Lorraine

Guillaume V de Bavière épouse à Munich le 22 février 1568 Renée de Lorraine, fille de François Ier de Lorraine et de Christine de Danemark.

Leurs enfants sont :



Prise du château de Mornas

En 1568, Mornas est reprise par François de La Baume.

La garnison protestante est à son tour précipitée du haut des remparts.



Paix de Longjumeau

Disgrâce du chancelier Michel de L'Hospital

Ruinés, les deux partis doivent se résoudre une nouvelle fois à entamer des négociations.

Armand de Gontaut-Biron négocie la paix de Longjumeau.

La paix de Longjumeau est signée le 23 mars 1568 entre Charles IX de France et Louis Ier de Bourbon-Condé mettant fin à la deuxième guerre de religion.

Méchante petite paix " écrit François III de la Noue.

Le traité confirme les droits accordés aux protestants par la paix d'Amboise.

Ce n'est en fait qu'une simple trêve mise à profit pour reconstituer les forces militaires.

Pendant cette trêve, Louis Ier de Bourbon-Condé se retire à Noyers.

Cette paix entraîne la disgrâce du chancelier Michel de L'Hospital, et marque la fin des tentatives de tolérance religieuse.

Haï des Guise, Michel de l'Hospital est renvoyé et se retire alors dans son château de Vignay en Essonne.



Troisième guerre de religion

Édit de Saint-Maur

Siège de La Rochelle

Mais la trêve de Longjumeau est de courte durée.

Les réformés, envahis de craintes, cherchent des alliances extérieures.

En août 1568, les réformés concluent un accord avec les gueux en révolte aux Pays-Bas espagnols contre le roi d'Espagne Philippe II d'Espagne qui les réprime de façon terrible.

Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé s'accordent avec Guillaume Ier d'Orange-Nassau et Louis de Nassau-Dillenbourg pour s'aider réciproquement.

On a parlé alors d'une internationalisation du conflit.

Ravie de cette mission, elle s'en acquitte consciencieusement mais, à son retour, il ne lui en témoigne aucune gratitude.

C'est du moins ce qu'elle raconte dans ses mémoires.

Charles IX de France prend la tête des factions catholiques intransigeantes, et veut faire arrêter en août 1568 Louis Ier de Bourbon-Condé rejoint avec Gaspard II de Coligny, alors en Bourgogne.

Gaspard de Saulx, chargé de cette mission, ne peut se saisir des chefs protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé fuit de Noyers le 23 août 1568, menacé par les troupes royales et rallume une troisième guerre de religion par un manifeste du 25 août 1568.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Gaspard II de Coligny rejoignent La Rochelle le 19 septembre 1568.

Ils y retrouvent Jeanne d'Albret et ses Gascons, accompagnée du sieur de Piles et ses gentilshommes périgourdins, et des cavaliers du sénéchal de Poitou Fonteraille.

François III de Bricqueville prend la tête des Réformés normands aux côtés de Gabriel Ier de Montgomery, et se présente à leurs côtés à La Rochelle.

Le roi publie alors l'édit de Saint-Maur le 23 septembre 1568, qui interdit le culte réformé.

En 1568, Jeanne III d'Albret prend la tête du mouvement protestant et emmène son fils âgé de 15 ans participer au siège de La Rochelle.

Jeanne III d'Albret administre La Rochelle dans tous les domaines, à l'exception des affaires militaires.

Jeanne III d'Albret fait traduire en béarnais du Psautier de Marot, par Arnaud de Salette en 1568.



François d'Alençon Gouverneur de la ville de Paris

En 1569, François d'Alençon est chargé du gouvernement de la ville de Paris en l'absence du roi.

Catherine de Médicis ne lui fait guère confiance et François en conçoit du dépit.



François III de la Noue Gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge

Bataille de Tonnay-Charente

Charles II de Quélennec Blessé

Le 20 février 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé nomme François III de la Noue gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge.

Henri IV de France n'étant pas encore majeur, Jeanne III d'Albret adjoint Charles II de Quélennec à René II de Rohan, pour diriger les troupes huguenotes de l'Angoumois.

Les troupes de René II de Rohan et de Charles II de Quélennec triomphent à Tonnay-Charente, puis s'emparent de tout le littoral de la Saintonge.

Saintes se rend à eux.

Charles II de Quélennec est blessé à la mâchoire.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Mariage de Jacques de Morogues avec Marie Bochetel

Jacques de Morogues (mort en 1595), Seigneur de Sauvages, épouse à Paris le 30 août 1569 Marie Bochetel. Leurs enfants sont :

L'acte est passé chez Gaudicher, notaire au Châtelet.

Marie Bochetel et son mari embrassent la religion protestante, probablement suite aux liaisons de François d'Alençon avec le parti protestant.

Jean de Morvilliers, son oncle, irrité de ce second mariage et de l'abjuration, déshérite Marie Bochetel, sa nièce, ne lui léguant que la somme de 100 écus.



Naissance de Jean-François de La Guiche

Jean-François de La Guiche naît vers 1569, fils de Claude de La Guiche (mort en 1592), Seigneur de Saint-Geran, et de Suzanne d'Isserpent ou des Serpents (morte après le 26 avril 1628), Dame de Chitain.


François III de la Noue - gravure de Martin-Claverie

Mort de François Ier de Coligny-d'Andelot

François III de la Noue Commandant général de l'infanterie huguenote

Après la bataille de Jarnac, François Ier de Coligny-d'Andelot recueille une partie des débris de l'armée protestante avant de se retirer à Saintes.

François Ier de Coligny-d'Andelot est pris d'une fièvre violente et meurt à Saintes en Charente-Maritime le 27 mai 1569.

Les protestants attribuèrent sa mort au poison.

Les propos du chancelier de Birague, comme quoi cette guerre finirait non par les armes, mais par les cuisiniers, purent susciter des soupçons.

D'Andelot, capitaine vaillant et habile, n'avait ni la prudence ni la modération de Gaspard II de Coligny, son frère, avec lequel il vécut cependant toujours très uni.

Le 10 juin 1569, François III de la Noue succède à François Ier de Coligny-d'Andelot comme commandant général de l'infanterie huguenote.



Prise de Saint-Jean-d'Angély

François Ier de Bourbon-Vendôme combat avec Louis III de Bourbon-Vendôme, son père, les Huguenots.

Après la prise de Saint-Jean-d'Angély, en 1569, François Ier de Bourbon-Vendôme est chargé de combattre les protestants en Saintonge, mais échoue.


Bataille de Moncontour

Bataille de Moncontour

François III de la Noue Prisonnier

La Bataille de Moncontour a lieu durant la troisième guerre de religion.

Gaspard II de Coligny, venant du sud, met le siège devant Poitiers.

Après 7 semaines, près de prendre la ville, Gaspard II de Coligny doit lever le siège devant l'avancée de l'armée royale, qu'il rencontre au nord-ouest de Poitiers, près de la commune de Moncontour.

L'armée royale française comporte notamment les Provençaux du comte de Tende et les reîtres du rhingrave et du margrave de Bade.

L'armée huguenote comporte 12 000 fantassins et 7000 cavaliers

L'armée royale comporte 18 000 fantassins et 9000 cavaliers.

Gaspard II de Coligny court à l'assaut de la ville de Châtellerault attaquée par Henri III de France qui se replie sur Chinon.

Gaspard II de Coligny décide alors de s'emparer de tous les passages sur le Thouet et sur la Dive...

Le 30 septembre 1569 vers 2 heures du matin, Gaspard II de Coligny et son armée arrivent dans la plaine de Saint-Clair, près de Marnes.

Il envoie aussitôt de Mouy en éclaireur avec 300 chevaux et 200 arquebusiers.

Ils tombent alors nez à nez avec l'armée catholique commandée par Gaspard de Saulx.

Le lundi 3 octobre 1569, la bataille a lieu entre Moncontour, Douron, les portes d'Airvault, et la Grimaudière.

À cette époque, la vallée de la Dive est une zone marécageuse particulièrement dangereuse :

La préparation de la bataille est marquée par la trahison de mercenaires au service des protestants, ce qui affaiblie l'armée protestante.

Armand de Gontaut-Biron, quoiqu'il soit secrètement porté vers les Huguenots, combat à Moncontour.

Charles-Louis de Téligny combat bravement sous Gaspard II de Coligny.

Guillaume Ier d'Orange-Nassau, Louis de Nassau-Dillenbourg et Henry de Nassau-Dillenbourg prennent part à cette bataille dans l'armée de Gaspard II de Coligny.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

Honorat II de Savoie participe à cette bataille.

Charles du Puy de Montbrun participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à cette bataille.

Artus de Cossé-Brissac est commandant en second de l'armée catholique.

Guillaume V de Hautemer combat dans l'armée catholique

Albert de Gondi, Henri Ier de Guise et Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

Jean II Babou de La Bourdaisière se distingue lors de cette bataille par son courage et son habileté et permet la victoire par une adroite manœuvre de son artillerie.

L'assaut est de brève durée, à peine une heure, mais particulièrement sanglant. Les catholiques massacrent leurs prisonniers, bien qu'Henri III de France sauve quelques gentilshommes français.

La nouvelle de la victoire est portée à Charles IX de France et à Catherine de Médicis, qui sont alors à Tours, par leur favori, Albert de Gondi.

Gaspard II de Coligny, blessé, se replie sur Parthenay, puis sur Niort ou il rassemble les débris de son armée.

Voyant qu'il ne peut pas tenir plus longtemps dans le Poitou, il décide de rejoindre la Guyenne en attendant les secours venus d'Angleterre.

Gaspard II de Coligny avec ses troupes, échappe à Monluc et Montmorency-Damville, et rejoint l'armée des vicomtes en Languedoc.

François III de la Noue est fait prisonnier.

Estimé par les catholiques, François III de la Noue est libéré en échange d'un prisonnier catholique.

Après la défaite protestante, Charles du Puy de Montbrun retourne avec François V de Bonne en Dauphiné.

Charles du Puy de Montbrun et François V de Bonne battent de Gordes au passage du Rhône.

Contrairement aux prévisions, le parti huguenot tient bon, et même après la défaite de Moncontour, Jeanne III d'Albret refuse de se rendre.



Mariage de François III de la Noue avec Marguerite de Téligny

François III de la Noue épouse Marguerite de Téligny. Leurs enfants sont :


René de Rochechouart - Portrait par François Clouet

Mariage de René de Rochechouart avec Jeanne de Saulx de Tavannes

Gaspard de Saulx fait épouser sa fille à René de Rochechouart.

René de Rochechouart épouse le 1er janvier 1570 Jeanne de Saulx de Tavannes. Leurs enfants sont :



Naissance d'Odet de La Noue

Odet de La Noue naît peut-être à Montreuil-Bonnin entre 1560 et 1565 ou vers 1570, fils de François III de la Noue et de Marguerite de Téligny.



Procès en annulation du mariage de Charles II de Quélennec et de Catherine de Parthenay

Enlèvement de Catherine de Parthenay par Charles II de Quélennec

En 1570, Catherine de Parthenay quitte Mouchamps dans le Poitou pour La Rochelle.

Elle retrouve Antoinette d'Aubeterre, sa mère, à qui elle confie l'impuissance de Charles II de Quélennec.

Elles accusent Charles II de Quélennec de ne pouvoir assurer la descendance des Soubise et demande le divorce.

Mis en demeure de se justifier par Jeanne III d'Albret et Théodore de Bèze, Charles II de Quélennec assure les chefs huguenots d'avoir possédé son épouse.

Peu après, Charles II de Quélennec enlève Catherine de Parthenay de la Rochelle et l'enferme dans son château du Pont.

Catherine de Parthenay entreprend alors de correspondre avec sa mère par vers latins et grecs, langues qu'ignore le baron.

Elle use même d'encre sympathique, du jus d'orange, et de citations d'Horace, de Virgile et de Martial pour demander où en est son procès.

Le procès se poursuit pendant 2 ans.

François Viète, avocat des dames Soubise, refuse de le soutenir.



Naissance de François III d'Orléans

François III d'Orléans naît en 1570, fils de Léonor d'Orléans-Longueville et de Marie II de Bourbon-Saint-Pol.



Visite de Charles IX de France au château de Durtal

En avril 1570, François de Scépeaux reçoit Charles IX de France au château de Durtal.



Siège de Fontenay-le-Comte

En 1570, commandant au siège de Fontenay-le-Comte en Poitou, François III de la Noue est blessé grièvement.

On doit l'amputer du bras gauche.

Un mécanicien de La Rochelle lui confectionne alors une prothèse métallique, ce qui lui vaut le surnom de Bras-de-Fer.



Paix de Saint-Germain-en-Laye

Armand de Gontaut-Biron et Henri de Mesmes, Seigneur de Malassise, sont chargé de conclure la Paix avec les Huguenots.

Charles-Louis de Téligny négocie pour les protestants.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est signée le 5 ou le 8 août 1570 au château royal de Saint-Germain-en-Laye entre le roi Charles IX de France et l'amiral Gaspard II de Coligny.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est dite "boiteuse et malassise" par allusion à la claudication d'Armand de Gontaut-Biron et au nom de la seigneurie (Malassise) de Mesmes

Elle met fin à la troisième guerre de religion.

Elle octroie aux protestants quatre places fortes de sûreté La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

Les dispositions de l'édit de Saint-Maur sont annulées : les protestants recouvrent la liberté de culte dans les lieux où il avait été autorisé.

Les protestants sont admis aux fonctions publiques.

La paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

Le retour des protestants à la cour de France les choque, mais la reine mère Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX de France sont décidés à ne pas laisser la guerre reprendre.

Conscients des difficultés financières du royaume, ils défendent la paix et laissent Gaspard II de Coligny, le chef des protestants, revenir dans le conseil royal.

Le pape Pie V et Philippe II d'Espagne, condamnent vigoureusement la politique de Catherine de Médicis.

François de Montmorency a la tâche très difficile de faire respecter à Paris la Paix de Saint-Germain-en-Laye.

Négociatrice intraitable, Jeanne III d'Albret proteste contre la mauvaise application de cette Paix.

Catherine de Médicis projette de marier sa fille Marguerite de Valois au prince protestant Henri de Navarre, futur Henri IV de France.

Jeanne III d'Albret entreprend de longues négociations à Paris pour régler cette union.

Elle doit accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante.

Le mariage princier est prévu le 18 août 1572.

Catherine de Médicis se rapproche de l'Angleterre et de l'Empire.

Elle négocie avec Élisabeth Ire d'Angleterre pour qu'elle épouse son fils Henri III de France.

Elle songe à réformer l'Église catholique.

Elle s'appuie :

Le retour à la paix permet à François III de la Noue de concilier l'obéissance au roi et le respect de la foi réformée.


Catherine-Marie de Lorraine - vers 1570 par Léonard Limosin

Mariage de Louis III de Bourbon-Vendôme avec Catherine-Marie de Lorraine

Louis III de Bourbon-Vendôme épouse en 1570 Catherine-Marie de Lorraine, fille de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.


Henri Ier Duc de Guise (vers 1570) Catherine de Clèves vers 1578

Mariage d'Henri Ier de Guise avec Catherine de Clèves

Déjà très ambitieux à 20 ans, le duc de Guise espère épouser la princesse Marguerite de France.

Cette alliance qui n'est pas du goût de la reine mère, ne se fait pas.

Henri Ier de Guise, dit le Balafré, épouse le 4 octobre 1570 Catherine de Clèves, Comtesse d'Eu et Princesse de Château-Renault, fille de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon. Leurs enfants sont :

Catherine de Clèves devient ainsi Duchesse de Guise.



Mort de Marguerite de Durfort

Mariage de Léonor Chabot avec Marie de Rochechouart

Marguerite de Durfort meurt début 1571.

Marie de Rochechouart est veuve de Philippe de Belleville, Comte de Caunac.

Léonor Chabot épouse le 11 mars 1571 Marie de Rochechouart, fille et héritière de Charles de Saint-Amand, Baron de Saint-Amand, et de Françoise de Maricourt.

Leurs enfants sont :



Visite de Charles IX de France au château de Durtal

Mort de François de Scépeaux

Albert de Gondi Lieutenant général au pays messin et Gouverneur de Metz

En novembre 1571, François de Scépeaux, Gouverneur de Bretagne, reçoit Charles IX de France au château de Durtal.

François de Scépeaux meurt au château de Durtal le 30 novembre 1571, empoisonné par "quelques méchants jaloux du bon visage et de l'amitié que lui portait le roi".

Albert de Gondi devient Gouverneur et Lieutenant général au pays messin, et gouverneur de la ville de Metz, par provisions données à Duretal, le 30 novembre 1571.



Projet de mariage de François d'Alençon avec Élisabeth Ire d'Angleterre

En 1571, l'échec des négociations pour marier Henri III de France avec la reine d'Angleterre Élisabeth Ire Tudor, pousse Catherine de Médicis à proposer son fils François d'Alençon dont la carrière politique commence.



Mariage d'Artus II de Prunier avec Honorade de Simiane

Artus II de Prunier épouse à Lacoste dans le Vaucluse le 12 février 1572 Honorée ou Honorade de Simiane (morte en 1579), fille de François de la Coste et de Claire de Guérin. Parmi leurs 14 enfants citons :

Le contrat est signé devant Maitre Hortie à Forcalquier.



Mort d'Hippolyte II d'Este

Dégoûté par les intrigues nouées autour de lui, et fatigué par ses obligations politiques, Hippolyte II d'Este meurt à Rome en 1572 après une brève maladie.

Grand protecteur des arts, Hippolyte II d'Este :


François d'Escoubleau

Mariage de François d'Escoubleau avec Isabelle Babou de la Bourdaisière

François d'Escoubleau est le fils de Jean d'Escoubleau (mort en 1569), Seigneur de Sourdis et de Antoinette de Brives (vers 1500-1580).

François d'Escoubleau épouse le 8 juillet 1572 Isabelle ou Isabeau Babou de la Bourdaisière, Dame d'Alluyes. Leurs enfants sont :



Signature du traité d'alliance entre la France et l'Angleterre

Le traité d'alliance entre la France et l'Angleterre est signé le 19 avril 1572.

Les deux pays doivent se porter mutuellement secours contre l'Espagne.

François de Montmorency, se trouvant auprès d'Élisabeth Ire Tudor pour faire signer ce traité, reçoit l'Ordre de la Jarretière.



Naissance de François II de Lorraine

François II de Lorraine Comte de Vaudémont

François II de Lorraine naît à Nancy le 27 février 1572, fils de Charles III de Lorraine et de Claude de France.

Second fils de Charles III de Lorraine, il reçoit le titre de comte de Vaudémont.



Révolte aux pays Bas

Prise de Mons et de Valenciennes par Louis de Nassau-Dillenbourg

En 1572, les gueux s'emparent de la Brielle.

Les provinces de Hollande et de Zélande prennent les armes.

Le 1er mai 1572, Charles IX de France envoie François III de la Noue soutenir le comté de Hainaut révolté contre son souverain Philippe II d'Espagne.

Il rejoint le prince Louis de Nassau-Dillenbourg pour soutenir les révoltés des Pays-Bas.

Louis de Nassau-Dillenbourg et François III de la Noue s'empare de Mons et de Valenciennes le 24 et 29 mai 1572.

Charles IX de France et Catherine de Médicis quittent les bords de la Loire pour rentrer à Paris.

Le roi et toute la cour arrive du à Paris le 5 juin 1572.

En juin 1572, Gaspard II de Coligny envoie Genlis à la tête de 4 000 hommes pour secourir les protestants et Louis de Nassau-Dillenbourg enfermé dans Mons, assiégés par le duc d'Albe.



Mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois

Le mariage occasionne la présence à Paris d'un très grand nombre de gentilshommes protestants venus escorter leur prince.

Paris est une ville farouchement anti-huguenote.

Les Parisiens, catholiques à l'extrême, n'acceptent pas leur présence.

Du fait du martèlement des prédicateurs, capucins au premier chef, le mariage d'une princesse de France avec un protestant leur est une horreur.

Le Parlement de Paris lui-même décide de bouder la cérémonie du mariage.

Le peuple parisien est très remonté.

En outre, les récoltes ont été mauvaises.

Les hausses des prix et le luxe déployé à l'occasion des noces royales accentuent la haine du peuple.

La cour est très tendue.

Catherine de Médicis n'obtient pas l'accord du pape pour célébrer ce mariage exceptionnel.

Par conséquent, les prélats français hésitent sur l'attitude à adopter.

Il faut toute l'habileté de la reine mère pour convaincre le cardinal de Bourbon à unir les époux.

Par ailleurs, les rivalités entre les grandes familles réapparaissent.

Les Guise ne sont pas prêts à laisser la place aux Montmorency.

François de Montmorency, gouverneur de Paris, de retour d'Angleterre, est plus que jamais impopulaire et ne parvient pas à contrôler les troubles urbains.

Finalement, il abandonne son poste de gouverneur de la ville.

Les Fiançailles ont lieu le dimanche 17 août 1572.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, épouse à Notre-Dame de Paris le lundi 18 août 1572 Marguerite de Valois, aussi connue sous le nom de reine Margot, Duchesse de Valois, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Margot étant catholique ne peut se marier que devant un prêtre, et Henri, lui, ne peut aller dans une église.

Mais les reines mères ont trouvé la solution.

Charles Ier de Bourbon unit Henri de Navarre et Marguerite de Valois sur le parvis Notre-Dame de Paris.

Le mariage est suivi d'une réception au Palais de la Cité et de plusieurs jours de fête :

Cédant face au danger parisien, François de Montmorency préfère quitter la ville quelques jours après le mariage, laissant ainsi le champ libre au Guise.

Jacques de L'Hôpital est Chevalier d'Honneur de la Marguerite de Valois.

François III de Bricqueville assiste à ce mariage qui doit acter la réconciliation des protestants et des catholiques,

François III de Bricqueville se réfugie un temps à Guernesey avec d'autres nobles normands huguenots.



Tentative d'assassinat de Gaspard II de Coligny

Quelque mois plus tôt, Louis de Gonzague a écrit pour le gouvernement un rapport qui préconise l'élimination des chefs huguenots.

Catherine de Médicis juge que l'amiral huguenot Gaspard II de Coligny qui est entré au Conseil exerce une trop grande influence sur le Roi.

Elle laisse les Guise attenter à la vie de Gaspard II de Coligny sans avertir le Roi.

Le vendredi 22 août 1572, un peu avant midi, Maurevel tire sur Gaspard II de Coligny depuis une maison appartenant aux Guise.

L'Histoire ne retient que 3 instigateurs possibles :

Les huguenots protestent contre cet attentat contre leur chef le plus respecté, et réclament vengeance.

La capitale est au bord de la guerre civile entre les partisans des Guise et les partisans des Montmorency.



Massacre des chefs protestants

Mort de Gaspard II de Coligny

Mort de Charles-Louis de Téligny

Peu de temps après cette décision, les autorités municipales de Paris sont convoquées.

Il leur est ordonné de fermer les portes de la ville et d'armer les bourgeois afin de prévenir toute tentative de soulèvement.

Un signal est semble-t-il donné par la sonnerie de matines (au sens strict, entre minuit et l'aube), à la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, proche du Louvre et paroisse des Rois de France.

Dans la nuit du samedi 23 août 1572, les nobles et chefs protestants sont chassés du palais du Louvre puis massacrés dans les rues.

Henri Ier de Guise est à la tête des groupes qui doivent exécuter les principaux chefs protestants.

L'amiral Gaspard II de Coligny est tiré de son lit, achevé et défenestré par Charles Danowitz.

Les corps sont traînés dans les rues et rassemblés dans la cour du Louvre.

Gaspard II de Coligny a à notre époque des descendants nombreux, dont la totalité des maisons souveraines d'Europe.

Le corps de Gaspard II de Coligny est exhibé, pendu par les pieds au gibet de Montfaucon.

On dit que François de Montmorency, fait lui même partie de la liste des chefs à exécuter durant le massacre.

Charles-Louis de Téligny, gendre de Gaspard II de Coligny, est assassiné.

Il sera inhumé au château de Téligny en 1617.

En 1625, l'évêque de Castres fera jeter dans le fleuve les restes de Charles-Louis de Téligny.

Henri Ier de Guise pourchasse les protestants logés sur la rive sud qui se sont échappés hors de Paris par une porte non gardée.

Henri Ier de Guise n'est donc pas à Paris quand commence le massacre de la Saint-Barthélemy.

Il n'y revient que le lendemain, bredouille dans sa course contre Gabriel Ier de Montgomery qui s'est échappé.

Claude II de Lorraine joue un rôle déterminant dans le massacre de la Saint-Barthélemy en aidant activement Henri Ier de Guise, son neveu.

Louis de Gonzague intervient personnellement dans les rues de Paris.


Le Massacre de la Saint-Barthélemy - d'après François Dubois Le massacre de la Saint-Barthélemy par Giorgio Vasari - 1572-1573 - Sala Regia au Vatican

Massacre de la Saint-Barthélemy

Mort de Pierre de Salcède

Mort d'Antoine de Clermont d'Amboise Marquis de Reynel

Au petit matin, le dimanche 24 août 1572, le peuple, découvrant le massacre, se met à pourchasser les protestants dans toute la ville.

Le massacre dure dans la capitale plusieurs jours, malgré les tentatives du roi pour le faire arrêter.

Les étudiants étrangers, les libraires, les changeurs sont massacrés par le peuple, encouragé par les prêtres.

Les cadavres sont jetés dans la Seine.

Celui de Gaspard II de Coligny, retrouvé par la foule, est émasculé, plongé dans la Seine, avant d'être pendu au gibet de Montfaucon.

François de Montmorency vient discrètement faire décrocher le cadavre de Coligny, son cousin, du gibet de Montfaucon.

Le massacre des protestants n'est pas général.

Nombre d'entre eux sont des familiers de la famille royale ou du clan des Guise.

Pour se protéger de la furie populaire, plusieurs groupes de protestants viennent chercher une protection à l'hôtel de Guise.

Renée de France, duchesse de Ferrare, se réfugie avec ses serviteurs à l'hôtel de la duchesse de Nemours, mère du duc de Guise.

D'autres sont restés au Louvre auprès de la famille royale.

C'est le cas de la duchesse d'Uzès, amie de Catherine de Médicis et des princes et des princesses de sang.

Les protestants présents à Paris le 24 août 1572 qui survivent sont surtout ceux qui logent hors de la ville, dans le faubourg Saint-Germain.

Gabriel Ier de Montgomery est parmi les survivants.

Sagement retiré de la ville après la tentative d'assassinat de Gaspard II de Coligny, un Huguenot blessé traverse la Seine à la nage pour l'avertir.

La tête de Gabriel Ier de Montgomery est mise à prix et des chasseurs de prime le pourchassent jusqu'en Angleterre où Catherine de Médicis réclame à plusieurs reprises son extradition.

La reine Élisabeth lui fait répondre : Dites à la Reine-mère que je ne serai pas le bourreau de la France.

Élève au collège de Bourgogne à Paris, Maximilien de Béthune échappe au massacre.

Geoffroy de Caumont échappe de peu au massacre de la Sainte-Barthélemy.

Galiot de Crussol, frère d'Antoine de Crussol, fait partie des victimes.

Dès le matin du 24 août 1572, Louis de Gonzague est envoyé par Charles IX de France pour empêcher les tueries et arrêter les pilleurs.

Il sauve ainsi les protestants réfugiés à l'ambassade d'Angleterre.

Antoine de Clermont d'Amboise meurt à Paris assassiné par Louis de Clermont d'Amboise seigneur de Bussy, son propre cousin, avec qui il est en procès.

Louis de Clermont d'Amboise s'empare du château Antoine de Clermont d'Amboise.

Catholique, Guillaume V de Hautemer cache François de Moneins, son ami protestant.

Il va demander sa grâce à Charles IX de France qui la lui refuse et lui ordonne de le tuer, s'il ne veut être frappé lui même.

À contre codeur, Guillaume V de Hautemer indique la retraite de son ami, qui est aussitôt assassiné.

Pierre de Salcède, alors même qu'il est catholique, haï par les Guises, meurt le 25 août 1572 lors de ces massacres. Sa maison est pillée.



Capitulation de Mons

Faute de soutien, Mons est obligée de capituler le 28 septembre 1572.

François III de la Noue qui défend Mons n'est donc pas à Paris lors de la Saint-Barthélemy.


Marie de La Châtre

Mariage de Guillaume de L'Aubespine avec Marie de la Châtre

Guillaume de L'Aubespine épouse à Orléans le 31 décembre 1572 Marie de la Châtre (vers 1550-1626). Leurs enfants sont :

En 1572, Marie de la Châtre est fille d'honneur de Catherine de Médicis.



Naissance de Marie de Médicis

Marie de Médicis naît à Florence le 26 avril 1573 ou 1575, fille de François Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Jeanne de Habsbourg, Archiduchesse d'Autriche.

Mais, elle reçoit une bonne éducation.

Elle aimera les disciplines scientifiques, se passionnera pour les bijoux, les pierres précieuses.

Elle est très douée pour le dessin, elle joue de la musique, elle apprécie le théâtre et la danse.

Et elle sera très dévote.

Elle passe une enfance triste et solitaire, au palais Pitti.

Elle a pour seuls compagnons, deux sœurs, Anne et Éléonore, et un frère.

Son frère et sa sœur Anne mourront tous les deux très jeunes, il ne restera que sa sœur Éléonore, qui quelques années plus tard partira pour se marier.

Après le mariage de sa sœur, il lui restera pour seul compagnon de jeux, son cousin germain Virginio Orsini sur qui, elle reporte toute son affection.



Naissance de François-Hannibal d'Estrées

François Annibal ou François-Hannibal d'Estrées naît vers 1573, fils de d'Antoine IV d'Estrées et de Françoise Babou de La Bourdaisière.


François d'Alençon - 1572

Suite du siège de La Rochelle

Mort de Claude II de Lorraine

Charles Ier d'Aumale Duc d'Aumale

Henri III de France Roi de Pologne

Henri de La Tour d'Auvergne participe au siège de La Rochelle en 1573.

Albert de Gondi participe à ce siège où il est blessé.

Jean-Louis de Nogaret participe à ce siège et y rencontre Henri III de France.

Jean de Saulx suit Henri III de France à ce siège.

Catherine de Parthenay y fait jouer sa tragédie Holopherne afin de galvaniser, semble-t-il, le moral des femmes, dont certaines participent aux combats.

François d'Alençon marque son opposition à Henri III de France et se lie d'amitié avec Henri de Navarre, le futur Henri IV de France.

Charles IX de France envoie François III de la Noue, un noble protestant rallié aux Valois, afin de parlementer avec les insurgés.

Les rochelais, ulcérés par la tragédie qui vient de se jouer, refusent toute négociation.

N'oubliant pas ses convictions huguenotes, François III de la Noue devient avec l'accord du roi le chef des Rochelais et organise la défense de la ville.

Le souverain espère ainsi favoriser une solution.

Le 2 février 1573, Henri III de France, duc d'Anjou, l'incite à se rendre dans des conditions favorables, tout en exigeant une reddition sous 3 jours.

Faisant face au refus de ses coreligionnaires extrémistes, qui pour certains l'accusent de traîtrise, François III de la Noue quitte la ville pour attendre l'issue du siège de La Rochelle au camp royal, sans prendre part aux combats.

Le 11 février 1573, Henri III de France prend le commandement de l'armée royale qui compte bientôt 28 000 hommes.

Claude II de Lorraine qui accompagne le duc d'Anjou au siège de La Rochelle, y meurt le 3 mars 1573.

Charles Ier d'Aumale, son fils, devient Duc d'Aumale.

Louis de Gonzague s'illustre lors de ce siège en tentant de bloquer l'entrée côté mer.

Henri III de France apprend alors qu'il vient d'être élu Roi de Pologne le 10 mai 1573.

Sa candidature a été soutenue auprès de la Diète par Jean de Monluc, Évêque de Valence et, en sous main, par les Turcs.

Jean de Monluc promet aux nobles polonais s'ils élisent Henri comme Roi :

Malheureusement pour elle, après avoir été élu, Henri retirera sa promesse.

Henri III de France met un terme à ses opérations militaires contre les réformés.

François III de la Noue signe finalement la paix le 24 juin 1573.

Le siège est levé le 6 juillet 1573.



Départ d'Henri III de France pour la Pologne

Henri III de France part de Fontainebleau début octobre 1573.

Albert de Gondi, Jean de Saulx et Louis de Gonzague accompagnent Henri III de France en Pologne.

Colonel sous Charles IX, Roger de Saint-Lary accompagne également Henri III de France en Pologne.

Il devient le principal favori du roi et provoque le mécontentement des autres courtisans.

Louis de Gonzague se fâche avec Roger de Saint-Lary.

Après le départ d'Henri III de France, François d'Alençon espère succéder comme roi de France à Charles IX de France dont la santé se détériore de jour en jour.



Naissance d'Henri Ier de Bourbon-Montpensier

Henri Ier de Bourbon-Montpensier ou de Bourbon-Vendôme naît à Mézières en mai 1573 fils de François Ier de Bourbon-Vendôme et de Renée d'Anjou.



François de Malherbe au service d'Henri d'Angoulême

François de Malherbe s'attache vers 1574 à Henri d'Angoulême, fils naturel d'Henri II de France et de Janet Fleming, et grand prieur de France.



Siège de Saint-Lô

Mort de François III de Bricqueville

En février 1574, les protestants normands font de Saint-Lô leur quartier général.

Les troupes conduites par Jacques II de Goyon assiègent Saint-Lô le 1er mai 1574.

Gabriel Ier de Montgomery s'échappe par la porte de la Dollée au cinquième jour du siège.

François III de Bricqueville prend la tête de la défense de la place.

À la veille de la prise de la ville, Matignon amène Gabriel Ier de Montgomery, pris en son château de Domfront, devant les remparts saint-lois, en espérant convaincre François III de Bricqueville de Colombières de se rendre.

En réponse, François III de Bricqueville répond :

Non, non, mon capitaine, je n'ai pas le cœur si poltron de me rendre pour être mené à Paris servir de spectacle à ce sot peuple, dans la place de Grève, comme je m'assure qu'on vous y verra bientôt.

Voilà, dit-il en montrant la brèche, le lieu où je me résous de mourir, peut-être demain, et mon fils auprès de moi.

Jacques II de Goyon montent à l'assaut le 10 juin 1574 et s'empare de la Ville.

François III de Bricqueville meurt à Saint-Lô le 10 juin 1574 d'un coup d'arquebuse dans l'œil, avec ses deux fils de 10 et 12 ans, armés d'un javelot à ses côtés.

Jean III de Ravalet participe avec Jacques II de Goyon à ce siège.

Guillaume V de Hautemer se trouve à ce siège.

On compte plus de 500 morts

La ville est cédée à Jacques II de Matignon qui fait construire la citadelle.


François Ier de Médicis jeune

Mort de Cosme Ier de Médicis

François Ier de Médicis Grand-duc de Toscane

Cosme Ier de Médicis meurt en 1574.

Parmi ses nombreuses réalisations on trouve :

François Ier de Médicis devient Grand-duc de Toscane en 1574.

Il se révèle piètre souverain et gouverne de manière despotique.

Ses sujets le détestent.

Peu intéressé par la politique, il se consacre aux sciences, à la recherche, à l'alchimie, à l'architecture et à la décoration.

Il commence une galerie de tableaux aux offices et fait exécuter son " studiolo ".

Réalisé de 1570 à 1572 sous la direction de Giorgio Vasari et sur le projet de Vincenzo Borghini, ce petit cabinet d'étude typiquement maniériste est rempli de ses œuvres préférées à l'intérieur du Palazzo Vecchio de Florence.

Il présente une symbolique ésotérique des 4 éléments, de l'Art et de la Nature, du Temps et de l'Homme.



Bref retour de François de Montmorency à la cour

En 1574, Charles IX de France laisse François de Montmorency revenir à la cour, mais la haine est si forte entre lui et le duc de Guise qu'il est contraint de quitter à nouveau la cour.



François Ier de Bourbon-Vendôme Gouverneur général du Languedoc et du Dauphiné

En 1574, François Ier de Bourbon-Vendôme est nommé gouverneur général du Languedoc et du Dauphiné.



Siège de Serres

Bataille de la Bâtie-Montsaléon

Siège de Grenoble

Le 27 avril 1574, Charles Du Puy de Montbrun met le siège devant Serres.

Charles Du Puy de Montbrun et François V de Bonne battent les catholiques du capitaine Gargas à la Bâtie-Montsaléon le 8 mai 1574, leur faisant 100 à 200 morts.

La ville se rend peu après.

Charles Du Puy de Montbrun tente le siège de Grenoble, repris par le parti catholique, mais la ville leur résiste.



François III de la Noue Général de La Rochelle

François III de la Noue occupe la fonction de général de La Rochelle de 1574 à 1578.

L'édit de paix de Boulogne n'est pas été exécuté.

François III de la Noue en conçoit une certaine rancœur qui l'amène à durcir sa position et à modifier son attitude à l'égard de Charles IX de France.

François III de la Noue se rapproche du parti des Malcontents rassemblés autour de François d'Alençon, le jeune frère du roi.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

Henri IV de France Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

Mort de Joseph Boniface Seigneur de la Môle

Mort d'Annibal de Coconas

Artus de Cossé-Brissac Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de Henri III de France, son frère.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Joseph Boniface est un favori du prince François d'Alençon.

D'après certaines rumeurs, Joseph Boniface aurait été l'amant de Marguerite de Valois et aussi de François d'Alençon.

Joseph Boniface est accusé d'avoir attenté à la vie de Charles IX de France en détenant une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggieri.

Joseph Boniface est soumis à la question.

Annibal de Coconas est son coaccusé.

Leur grâce, demandée par François d'Alençon et Marguerite de Valois auprès de Charles IX de France, est refusée.

Joseph Boniface de la Môle et Annibal de Coconas meurent le 30 avril 1574 décapités en place de Grève à Paris.

On raconte que Marguerite de Valois ensevelira le corps de son amant dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac.

Le pamphlet protestant Le Divorce satyrique, publié en 1607; prétend que Marguerite de Valois emporte la tête de son amant après l'exécution, la fait embaumer et la conserve dans un cabinet derrière son lit à l'Hôtel de Nesle.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Catherine de Médicis le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Mariage de Michel II le Tellier avec Perrette Locquet Loquet

Michel II le Tellier, fils de Michel Ier le Tellier, épouse le 20 novembre 1574 Perrette Locquet Loquet. Leurs enfants sont :



Naissance de François Louis d'Estrées

François Louis d'Estrées naît en 1575, fils d'Antoine IV d'Estrées et de Françoise Babou de La Bourdaisière.



Don d'Henri III de France à François Gouffier le Jeune

En 1575, Henri III de France fait don à François Gouffier le Jeune de 12 000 livres



François de La Rochefoucauld Abbé commendataire de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus

En 1575, Louis II de Lorraine fait François de La Rochefoucauld Abbé commendataire de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus.

Malgré son jeune âge, François de La Rochefoucauld se révèle excellent administrateur et emploie l'essentiel des revenus de l'abbaye à sa restauration et à l'aide aux pauvres.



Mort de François de Béthune

François de Béthune meurt en 1575.



Libération de François de Montmorency

François de Montmorency est libéré en avril 1575, et le Roi reconnait son innocence par lettres patentes enregistrées au Parlement.



Liaison de François d'Alençon avec Charlotte de Sauve

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte de Sauve

Charlotte de Sauve est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.

François d'Alençon a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Henri IV de France a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Elle provoque une brouille entre François d'Alençon et Henri IV de France, tous deux ses amants.

Les rapports entre Henri IV de France et Marguerite de Valois se détériorent également.



Cinquième guerre de Religion

Fuite de François d'Alençon

Fuite d'Henri IV de France

En 1575, François d'Alençon continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère.

Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François d'Alençon se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat les protestants en 1575 dans le Poitou, y commettant de nouvelles exactions.

Lors de la cinquième guerre de religion en 1575, François III de la Noue envoie Henri de La Tour d'Auvergne à l'aide des huguenots de la région de Montauban : c'est son premier commandement d'une armée et il chasse les troupes royales qui empêchent les récoltes et les vendanges.

En 1575, Louis de Gonzague est chargé d'aller, à Dreux, enlever François d'Alençon qui s'est échappé de la Cour, mais il échoue.

Jean-Louis de Nogaret s'attache ensuite au futur Henri IV de France, roi de Navarre, et fuit la cour avec lui en septembre 1575. Ils rejoignent François d'Alençon.

Henri IV n'avertit même pas Marguerite de Valois de son départ. Marguerite de Valois se retrouve recluse au Louvre, des gardes aux portes de sa chambre, car Henri III de France la tient pour complice.

Henri IV de France et Marguerite de Valois se réconcilieront au point que, pendant le conflit, elle lui a rapportera ce qu'elle apprend à la cour.

Henri IV de France rappelle bientôt Marguerite de Valois, sa femme auprès de lui.

Mais Catherine de Médicis et Henri III de France refusent de la laisser partir, étant susceptible de devenir une otage aux mains des huguenots ou de renforcer l'alliance entre Henri IV de France et François d'Alençon.



Menace de Siège de Paris

Paris risque d'être assiégé par les troupes:

Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc, catholique mais allié aux protestants de sa province, se tient en réserve.



Naissance de Madeleine de Bonne

Magdeleine ou Madeleine de Bonne naît en 1576, fille de François V de Bonne et de Claudine de Bérenger du Gua.



Mariage de François de Luxembourg avec Diane de Lorraine-Aumale

François de Luxembourg épouse le 13 novembre 1576 Diane de Lorraine-Aumale. Leurs enfants sont :



Paix d'Étigny

Édit de Beaulieu

François d'Alençon Duc d'Anjou, de Touraine et de Berry

Henri III de France n'a ni troupes ni argent pour payer des mercenaires. Il envoie sa mère Catherine de Médicis pour négocier la paix. Celle-ci se fait accompagner d'un escadron volant de jolies demoiselles pour rendre les négociations moins longues.

La situation n'est guère meilleure du côté protestant :

Toute la France ou presque est à genoux, ravagée par les passages des mercenaires venus ou retournant en Allemagne, des bandes protestantes ou de l'armée royale, qui toutes vivent sur le pays.

François Alençon refuse de négocier tant que Marguerite de Valois, sa sœur sera captive. Elle est donc libérée et assiste avec sa mère aux pourparlers de paix.

La paix est signée le 6 mai 1576, à Étigny, entre Catherine de Médicis et son fils François d'Alençon.

Elle est confirmée le lendemain par l'édit signé à par Henri III de France à Beaulieu ou Beaulieu-lès-Loches, surnommé La paix de Monsieur, qui met fin à la cinquième guerre de Religion.

Les clauses sont favorables aux protestants :

Cet Édit prend plusieurs mesures pour satisfaire les princes :

Le roi renonce à poursuivre tous les pillards, qui peuvent garder leurs prises, tous ceux qui ont volé le domaine royal, et renonce à tous les arriérés d'impôt.

Diverses clauses sont prévues :

Enfin, l'on convint de convoquer les états généraux avant la fin de l'année

François d'Alençon se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour sous le titre de Monsieur.

Profondément catholique, Charles III de Lorraine a des bonnes relations avec les rois de France jusqu'à cette Paix.



Prise de la Charité-sur-Loire

En 1576, la ville La Charité-sur-Loire est reprise par François d'Alençon presque sans combat.



Mort d'Antoine Rambaud

François V de Bonne Chef des protestants du Champsaur

Antoine Rambaud meurt en 1576.

François V de Bonne, son cousin, est désigné comme chef des protestants du Champsaur, et livre de nombreux combats.

A partir de 1576, François V de Bonne séjourne régulièrement à Serres, donnée aux Protestants comme place de sûreté.

Louis Videl (1598-1675), secrétaire et biographe de François V de Bonne, est originaire de Serres.

La tradition lui prête plusieurs demeures dans cette ville : les Maison dite de Lesdiguières.

François V de Bonne livre de nombreux combats. C'est à ce moment que François V de Bonne se fait remarquer par Henri III de France.



Mariage d'Alphonse d'Ornano avec Marguerite Louise de Pontevès

Alphonse d'Ornano épouse à Marseille le 2 juin 1576 Marguerite Louise de Pontevès, de la famille des comtes de Carcès. Leurs enfants sont :

Il est connu pour être le grand-père du comte de Grignan, mari de la fille de la marquise de Sévigné,



Mort d'Isabella Romola de Médicis

Mort de Troilo Orsini

Isabella Romola de Médicis meurt dans la villa di Cerreto Guidi près de Florence le 16 juillet 1576 assassinée avec la complicité de Paolo-Giordano Ier Orsini, son mari, et probablement de François Ier de Médicis, son frère.

Elle a été inhumée dans une tombe anonyme de la basilique San Lorenzo.

Ce meurtre est, selon toute vraisemblance, perpétré en représailles à la relation adultère d'Isabella Romola de Médicis avec Troilo Orsini, cousin de Paolo-Giordano Ier Orsini.

Troilo Orsini meurt assassiné quelques mois plus tard à Paris.



Soulèvement de Montpellier

Réunion des États généraux à Blois

Ralliement de Henri Ier de Montmorency à Henri III de France

Siège de Montpellier

En 1576, Henri Ier de Montmorency rejoint le parti d'Henri III de France contre la promesse d'obtenir le marquisat de Saluces en Italie.

Montpellier se soulève alors contre cette trahison. Henri Ier de Montmorency l'assiège de 1576 à 1577, l'enlève, mais finit par accepter de négocier.

Les états généraux sont réunis à Blois de novembre 1576 à mars 1577. Louise de Lorraine-Vaudémont figure en bonne place à la séance d'ouverture.

Henri III de France charge Jean de Morvilliers de composer le discours d'ouverture.

Pourtant réclamés par les malcontents et les protestants, les états généraux tournent à l'avantage des catholiques intransigeants et contribuent en partie au renforcement du pouvoir royal.

Cela explique que, de nouveau, les protestants prennent les armes.

Cette fois, cependant, ils ne peuvent compter :

Henri III de France, qui voulut un temps la guerre, cherche à annuler les dispositions de l'édit de Beaulieu.


Jacques de Savoie-Nemours - par Clouet - en 1576

Sixième guerre de religion

Constitution des ligues catholiques

D'un point de vue religieux, l'édit de Beaulieu est le plus libéral de tous ceux signés jusqu'alors :

Le traité est exorbitant pour le Trésor, qui ne peut faire face seul. D'ailleurs, le surintendant des finances, Bellièvre est emmené en otage dans le Palatinat. La reine-mère engage ses bijoux, mais cela ne suffit pas. La noblesse catholique se cotise, les Guise en tête. Les huguenots et les politiques ne paient rien, voire profitent de la paix. La ville de Lucques, les ducs de Savoie, de Parme, de Lorraine, le pape doivent aussi aider le roi de France.

Aucun gouverneur de ville n'accepte de livrer une ville aux princes, protestants ou catholique (ainsi d'Angoulême ou de Bourges, qui devaient revenir au duc d'Alençon).

Les protestants, toujours vaincus dans la guerre, sont toujours vainqueurs grâce aux traités de paix.

Inacceptable pour les catholiques, cette paix provoque la constitution de ligues locales de défense de la religion catholiques.

Dès 1576, la première Ligue picarde est formée sous l'autorité de Jacques d'Humières, gouverneur de Picardie qui s'oppose à la livraison de Péronne à Henri Ier de Bourbon-Condé, le nouveau gouverneur.

Les ligues locales sont bientôt réunies en une Ligue unique, la Sainte Ligue, dont Henri Ier de Guise qui jouit d'un immense prestige, devient le chef. La Ligue force la reprise des combats débutant la sixième guerre de religion.

Bien que zélé catholique, François Ier de Bourbon-Vendôme ne rejoint pas la Sainte Ligue et reste fidèle à Henri III de France.

Louis de Gonzague hésite par fidélité à Henri III de France à adhérer au mouvement ligueur.

Conseillé par Jacques de Savoie-Nemours, Duc de Nemours, son oncle maternel, Philippe-Emmanuel de Lorraine fait ses premières armes lors de la sixième guerre de religion



Mariage de Jacques Nompar de Caumont avec Charlotte de Gontaut Biron

Jacques Nompar de Caumont épouse le 5 février 1577 Charlotte de Gontaut-Biron. Parmi leurs enfants citons :



François Gouffier le Jeune Lieutenant général en Picardie

En 1575 ou 1577, Henri III de France fait François Gouffier le Jeune Lieutenant général en Picardie.

Il conservera cette charge jusqu'en 1586 ou 1588.

En Picardie, François Gouffier le Jeune hérite du surnom de "chevalier sans reproche".



François Gouffier le Jeune Vice amiral

François Gouffier le jeune devient Vice amiral de 1577 à 1586.


Élisabeth d'Anhalt-Zerbst

Mariage de Jean II Georges de Brandebourg avec Élisabeth d'Anhalt-Zerbst

Jean II Georges de Brandebourg est veuf de Sabine de Brandebourg.

Jean II Georges de Brandebourg épouse en 1577 Élisabeth d'Anhalt-Zerbst (25 septembre 1563-5 octobre 1607), fille de Joachim-Ernest d'Anhalt. Leurs enfants sont :



Naissance de François Ravaillac

François Ravaillac naîtà Angoulême vers 1577.

La famille Ravaillac est établie en Angoumois au commencement du XVIe siècle. Elle possède à Angoulême ces offices de judicature par lesquels tant de familles bourgeoises arrivent aux charges communales ou judiciaires, d'où elles s'élèveront plus tard jusqu'à la noblesse.



Naissance de Père Joseph

François Leclerc du Tremblay, dit le père Joseph, naît en 1577, fils de Jean Leclerc du Tremblay, président de la Chambre de requêtes du Parlement de Paris et de Marie Motier de Lafayette.

Il reçoit une éducation classique très soignée.



Mariage de François de Pas avec Madeleine Motier de La Fayette

François de Pas, Marquis de Feuquière, épouse le 11 avril 1578 Madeleine Motier de La Fayette. Leurs enfants sont :



Mort de François de Courtenay Seigneur de Bontin et de La Caltinière

François de Courtenay meurt en 1578.


Henri de Noailles

Mariage d'Henri de Noailles avec Jeanne-Germaine d'Espagne

Henri de Noailles épouse le 22 juin 1578 Jeanne-Germaine d'Espagne (morte en 1593), fille de Jacques Mathieu d'Espagne (mort en 1556), Seigneur de Panassac et de Catherine de Narbonne. Leurs enfants sont :



Mort de Jeanne de Habsbourg

Mariage de François Ier de Médicis avec Bianca Capello

Jeanne de Habsbourg meurt en 1578.

François Ier de Médicis épouse Bianca Capello, sa maîtresse.

Cela scandalise le peuple florentin qui l'accuse de débauches.



Mariage de François de Balzac avec Marie Touchet

François de Balzac, Seigneur d'Entragues et de Marcoussis, Gouverneur d'Orléans, épouse en 1578 Marie Touchet, Dame de Belleville. Leur enfant est :



Mort de François de Montmorency

Henri Ier de Montmorency Duc de Montmorency

Henri Ier de Montmorency Comte de Dammartin et d'Alais

Henri Ier de Montmorency Baron de Châteaubriant, Seigneur de Chantilly et d'Écouen

François de Montmorency meurt au Château d'Écouen en 1578 ou le 6 mai 1579 sans postérité. Il est inhumé en l'église de Saint-Martin de Montmorency.

Son frère Henri Ier de Montmorency devient Duc de Montmorency, Comte de Dammartin et d'Alais, Baron de Châteaubriant, Seigneur de Chantilly et d'Écouen

Diane de France se fait construire à l'angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Pavée un bel hôtel connu de nos jours sous le nom d'hôtel Lamoignon. Veuve, ses moeurs sont irréprochables auprès de la Cour qui est corrompue.

Par méfiance du roi, Henri Ier de Montmorency reste éloigné de la cour de France et continue de résider en Languedoc.



Antoine IV d'Estrées Chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit et de l'ordre de Saint-Michel

Albert de Gondi Chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit et de l'ordre de Saint-Michel

François Gouffier le Jeune Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Philippe de Lenoncourt Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit

Pour remercier François Gouffier le Jeune de ses services, Henri III de France le fait Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel dans la première promotion le 31 décembre 1578.

Antoine IV d'Estrées devient Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit et Chevalier de l'ordre de Saint-Michel le 31 décembre 1578.

Albert de Gondi devient Chevalier des ordres du roi le 31 décembre 1578.

Henri III de France fait Philippe de Lenoncourt Chancelier ou Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit à la première promotion du 31 décembre 1578,



Mariage de Jean de Saulx avec Catherine Chabot

Jean de Saulx épouse le 14 janvier 1579 Catherine Chabot de Mirebel, fille de François Chabot et de Françoise de Lugny. Leurs enfants sont :



Naissance d'Henriette de Balzac d'Entragues

Henriette de Balzac d'Entragues naît en 1579, fille de François de Balzac, Seigneur d'Entragues et de Marcoussis, et de Marie Touchet, Dame de Belleville.



Naissance de François de Bassompierre

François de Bassompierre naît au château d'Haroué en Lorraine le 12 avril 1579, fils de Christophe de Bassompierre et de Louise de Radeval.



Mort de Louis de Clermont d'Amboise

Louis de Clermont d'Amboise, tout nouveau gouverneur d'Anjou, et qui s'ennuie à périr de sa vie à la campagne, pose les yeux sur Françoise de Maridor, et décide d'en faire la conquête.

Louis de Clermont d'Amboise éloigne Charles de Chambes en le nommant grand veneur de François d'Alençon dont il est le gouverneur.

Louis de Clermont d'Amboise commence la séduction de Françoise de Maridor.

Rien n'indique qu'il ne réussise dans sa tentative si ce n'est un courrier qu'il adresse à François d'Alençon, son mentor, se vantant d'avoir pris dans ses filets la biche du grand veneur.

François d'Alençon, par jeu, montre la lettre à Henri III de France, son frère, qui déteste Louis de Clermont d'Amboise.

Henri III de France saisit le prétexte pour prévenir Charles de Chambes, assurant à ce dernier l'impunité s'il tient à venger son honneur.

Charles de Chambes rentre à bride abattue dans sa province, ordonne à Françoise de Maridor, son épouse, d'écrire une lettre à Louis de Clermont d'Amboise lui donnant rendez vous la nuit, au château de la Coutancière, à quelques lieues de là.

Le 13 aout 1579, Louis de Clermont d'Amboise, qui ne se méfie pas, se rend au lieu indiqué, tombe dans un guet-apens et tente de défendre sa vie mais en vain.

Maurice Rat raconte sa fin pitoyable :

...après un combat acharné à 1 contre 5, Louis de Clermont d'Amboise s'approche d'une fenêtre, un valet d'armes brandit son pistolet et tire.

Louis de Clermont d'Amboise tombe, son corps reste accroché aux pointes de fer d'une grille, au bas de la fenêtre, et ses assaillants l'achevent à coups d'arquebuse...

Comme promis, Charles de Chambes ne sera pas inquiété, et reprendra sa fonction à la cour.

Françoise de Maridor reprendra son role d'épouse, et donnera dans les années qui suivirent, 7 enfants à son mari...


Judith d'Acigné

Mariage de Charles II de Cossé avec Judith d'Acigné

Charles II de Cossé épouse en 1569 ou le 6 octobre 1579 Judith d'Acigné, Baronne de Sillé. Leurs enfants sont :



Invitation de François d'Alençon par Guillaume Ier d'Orange-Nassau

Les Pays-Bas se cherchent un prince pour mettre fin à la sujétion qu'exerce sur eux le roi d'Espagne. Leur regard se porte sur François d'Alençon.

En 1579, François d'Alençon est invité par Guillaume Ier d'Orange-Nassau pour devenir le souverain des provinces des Pays-Bas.

Henri de La Tour d'Auvergne accompagne François d'Alençon aux Pays-Bas.

Claude de La Châtre accompagne François d'Alençon en tant que commandant de sa cavalerie légère.



Mariage de François de La Trémoïlle avec Charlotte Berthelot

François de La Trémoïlle épouse Charlotte Berthelot.



François de Luxembourg Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel

François de Luxembourg est fait Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel en 1580.



Naissance de Charlotte des Essarts

Charlotte des Essarts naît en 1580, fille de François des Essarts (mort en 1590), Seigneur de Sautour, et de Charlotte de Harlay, Dame de Bonnard.



Naissance de Claude de Champlais

Claude de Champlais naît vers 1580, fille de François de Champlais, Seigneur du Cerneau, et de Jeanne de Beaumont.



Mort de François Hocquart

François Hocquart est Licencié ès-lois, conseiller procureur du roi aux sièges de Sainte-Menehould.

François Hocquart meurt après le 7 décembre 1580.



Le comte d'Egmont Prisonnier

François III de la Noue Prisonnier des Espagnols

Fatigué des rivalités aux visées essentiellement politiques, François III de la Noue quitte la France pour apporter son soutien aux protestants révoltés des Pays-Bas, opprimé par Ferdinand Alvare de Tolède, Duc d'Albe.

François III de la Noue prend de nombreuses villes et capture le comte d'Egmont, en 1580.

Odet de La Noue est aux côtés de son père et commande la cavalerie.

François III de la Noue est fait prisonnier par les Espagnols le 9 mai 1580.

François III de la Noue est enfermé pendant 5 ans au château de Limbourg. C'est là qu'il compose ses Discours politiques et militaires. S'appuyant sur son expérience, l'auteur y analyse avec acuité la situation politique de la France. Il préconise une politique de tolérance tout en manifestant sa foi dans l'action.

Publiés en 1587 à Bâle, en 1590 à La Rochelle, en 1592 et en 1612 à Francfort, les Discours politiques et militaires sont une œuvre d'un intérêt majeur, ayant eu une influence importante sur les armées de tous les pays en raison de l'étude approfondie de l'art et de la stratégie militaires qu'il y présente. Napoléon Ier qualifiera plus tard ces discours de "Bible du soldat".

Enfin, il entreprend une réflexion sur le rôle et la place de la noblesse dans le royaume de France. Il préconise la création d'académies pour une formation polyvalente des jeunes nobles qui les préparerait aussi bien au métier militaire qu'aux fonctions civiles.

Célèbre pour sa galanterie, son honneur et sa pureté de caractère, François III de la Noue force l'admiration de tous, ce qui va malheureusement concourir à rendre ses conditions de détention épouvantables, et les conditions de sa libération exagérées.



Mariage de François Aguesseau avec Françoise Le Gay

Christophe ou François Aguesseau est le fils de Christophe Aguesseau (mort en 1563), Seigneur de La Cailletière, et d'Antoinette Stample (morte vers 1584), Dame de Puiseux.

François Aguesseau, Bourgeois et échevin d'Amiens, épouse à Chambly dans l'Oise le 10 mai 1580 Françoise Le Gay (morte en 1613). Leurs enfants sont :



Fin du procès de Françoise de Rohan contre Jacques de Savoie-Nemours

Françoise de Rohan Duchesse du Ludonois

François Viète, un mathématicien, trouve une solution qui satisfait toutes les parties

En 1580, après 20 ans de procès, Henri III de France ordonne qu'on ne médise plus de Françoise de Rohan. Il élève Françoise de Rohan au rang de Duchesse du Ludonois.



Naissance de Catherine Marie d'Escoubleau

Catherine Marie d'Escoubleau naît en 1580, fille de François d'Escoubleau, Marquis d'Alluye, et d'Isabeau Babou.



Traité de Plessis-lès-Tours

François d'Alençon Protecteur de la liberté des Pays-Bas

Le 19 septembre 1580, les représentants des Provinces Unies des Pays-Bas se réunissent au château de Plessis-lez-Tours avec François d'Alençon.

Le 29 septembre 1580, les provinces, à l'exception de la Zélande et de la Hollande, signent un traité provisoire de Plessis-Lès-Tours avec François d'Alençon qui accepte d'occuper le trône de la République Hollandaise en tant que souverain et prend le titre de Défenseur ou protecteur de la liberté des Pays-Bas.

Ce traité sera rapidement rompu.



Paix de Fleix

La paix du Fleix, connue aussi sous le nom de convention ou conférence du Fleix, est signée le 26 novembre 1580, mettant fin à la septième guerre de Religion.

La septième guerre de religion s'achève avec la paix signée au château de Fleix, près de Bergerac, accordant des baux de 6 ans aux places de sûreté protestantes.

Elle est signée au village du Fleix en Périgord, dans le château du marquis de Trans Germain Gaston de Foy, cousin du roi de Navarre, en présence :

Extrait du traité :

...Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26e jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, François. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est négociateur de cette paix.



Naissance de François Petit de Passy

François Petit de Passy naît en 1581.



Mariage de François de Bourbon-Condé avec Jeanne de Coëme

François de Bourbon-Condé épouse en 1581 Jeanne de Coëme.


François de Luxembourg

François de Luxembourg Duc de Piney-Luxembourg

François de Luxembourg devient premier Duc de Piney en 1581.

François de Luxembourg est Capitaine de gendarmerie et ambassadeur de France près le Saint-Siège à Rome en 1581.



Mariage de François de La Trémoïlle avec Jeanne de Cugnac

François de La Trémoïlle épouse le 12 octobre 1581 Jeanne de Cugnac (née en 1556).



François de Joyeuse Archevêque de Narbonne

Étant le cadet, François de Joyeuse est destiné à une carrière ecclésiastique. François de Joyeuse devient Archevêque de Narbonne en 1581.



Négociations pour le mariage de François d'Alençon avec Élisabeth Ire Tudor

En 1581, Artus de Cossé-Brissac se rend en Angleterre pour négocier le mariage d'Élisabeth Ire Tudor avec