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Événements contenant la ou les locutions cherchées



42 événements affichés, le premier en 1703 - le dernier en 1786



Acte de Schönberg de renonciation pour les possessions franconiennes de la maison de Hohenzollern

Surendettés, Christian-Henri de Brandebourg-Culmbach et Georges II Frédéric de Brandebourg-Bayreuth signent au château de Schönberg le 23 novembre 1703 en faveur de la Prusse l'acte de renonciation concernant les possessions franconiennes de la Maison de Hohenzollern :

En compensation, Frédéric II de Prusse verse à Christian-Henri de Brandebourg-Culmbach un revenu et lui donne comme résidence, le château de Weferlingen.


Sophie-Dorothée de Hanovre - par Knobelsdorff

Mariage de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse avec Sophie-Dorothée de Hanovre

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse épouse à Berlin le dimanche 28 novembre 1706 Sophie-Dorothée de Hanovre, fille de George Ier de Grande-Bretagne et de Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg. Leurs enfants sont :


Wilhelmine de Prusse et Frédéric II de Prusse enfants

Naissance de Frédéric II de Prusse

Fréderick ou Frédéric II de Prusse dit le Grand, en allemand Friedrich der Große, naît à Berlin le 24 janvier 1712, fils de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse et de Sophie-Dorothée de Hanovre.

Il est aussi surnommé affectueusement der alte Fritz (le vieux Fritz).

Frédéric-Guillaume et Sophie-Dorothée ont déjà perdu deux fils en bas-âge avant Frédéric.

Dans un souci de continuité dynastique, on lui donne le même prénom que son grand-père.

Frédéric II de Prusse a une grande sœur, Wilhelmine de Prusse, qui sera sa confidente et avec qui il entretiendra une relation privilégiée.

Hostile à la France, Frédéric-Guillaume Ier de Prusse confie pourtant l'éducation de Frédéric II de Prusse, son fils, à Madame de Montbail, une huguenote française chassée comme tant d'autres par Louis XIV.

Son gouverneur est le maréchal Finck von Finckenstein.

En cachette, avec la complicité de ses précepteurs, Frédéric II de Prusse découvre la poésie et la philosophie. Il apprend le français qui plus tard deviendra la langue de la Cour, et le latin.

Ses goûts pour la philosophie, les langues, la littérature française ainsi que pour la musique, il joue bien de la flûte, ne peuvent que déplaire à son père.



Mariage de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern avec Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern épouse à Brunswick en Basse-Saxe le samedi 15 octobre 1712 Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg, fille de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :



Fiançailles de Frédéric II de Prusse et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse décide de marier Frédéric II de Prusse à une princesse allemande.

Frédéric II de Prusse n'a pas d'autre choix que de s'incliner.

Bien qu'ayant été élevée dans la religion luthérienne, Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern est promise à un de confession calviniste.

Les fiançailles de Frédéric II de Prusse et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern sont célébrées à Berlin, le 10 mai 1732.


Elisabeth-Christine de Brunswick-Bevern par Antoine Pesne

Mariage de Frédéric II de Prusse avec Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric II de Prusse épouse au château de Salzdahlum aujourd'hui en Basse-Saxe le 12 juin 1733 Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.

On remarque la présence à ce mariage de François III Étienne de Lorraine.

Après la cérémonie, on donne :

Élisabeth-Christine de Brunswick-Bevern est la nièce de l'empereur Charles VI de Habsbourg.

Le ménage princier s'installe séparément :


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.



Réaménagé du château de Rheinsberg

Le château de Rheinsberg est réaménagé en 1736.

Ensuite Frédéric II de Prusse et Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern y mène une vie commune jusqu'en 1740.

La princesse passe l'été dans son château de Schönhausen aujourd'hui à Berlin-Pankow.


Frédéric II de Prusse Frédéric II de Prusse

Mort de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse

Frédéric II de Prusse Roi de Prusse

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse meurt à Berlin le mardi 31 mai 1740.

Il est inhumé à Potsdam.

Frédéric II de Prusse est couronné Roi de Prusse en 1740.

Frédéric préfère la compagnie masculine.

Frédéric II de Prusse et Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern cesse toute vie commune, mais se retrouve pour des cérémonies officielles, de rares anniversaires...

Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern vit au château de Berlin.

Frédéric II de Prusse vit à Sans-Souci.

Il ne viendra jamais rendre visite à son épouse à Schönhausen et elle ne viendra pas non plus à Potsdam. Ainsi ils n'auront pas d'enfant.



Frédéric Henri Louis de Prusse Colonel du 35e régiment d'infanterie

En 1740, Frédéric II de Prusse, son frère, nomme Frédéric Henri Louis de Prusse colonel du 35e régiment d'infanterie.



Invasion de la Silésie

Prise de Glogów, de Brzeg et de Neisse

Frédéric II de Prusse demande en vain la Silésie pour prix de son vote à l'élection impériale.

La Silésie, peuplée de 1 000 000 d'habitants, riche territoire appartenant à la couronne de Bohème (aux Habsbourg), est une cible tentante.

Frédéric II de Prusse mène la première guerre de Silésie de 1740 à 1742.

Il profite de la faiblesse autrichienne pour donner une unité géographique à son territoire morcelé et doubler sa population, prendre possession de la grande industrie de cette province.

Frédéric II de Prusse envahit la Silésie, en décembre 1740.

Marie-Thérèse de Habsbourg compte sur George II de Grande-Bretagne pour intervenir. Mais Robert Walpole refuse d'entraîner son pays dans le conflit.

Le 16 décembre 1740, Frédéric II de Prusse remporte ses premières victoires avec une armée petite mais très bien entraînée et équipée qui permet à l'infanterie de tirer 5 coups quand ses adversaires en tirent 3.

Il capture les forteresses de Glogów, Brzeg et Neisse.

Ses troupes s'installent dans leurs résidences d'hiver.



Siège de Neisse

Bataille de Mollwitz

Les Prussiens assiègent la ville de Neisse, tout au nord de la Silésie. La ville résiste à une petite force prussienne.

Marie-Thérèse de Habsbourg envoie une armée d'environ 20 000 hommes, sous la conduite de Wilhelm Reinhard de Neipperg, pour reconquérir la Silésie.

Les deux armées se précipitent en deux colonnes parallèles :

Les conditions météorologiques sont mauvaises.

Wilhelm Reinhard de Neipperg atteint Neisse le premier et installe son camp.

Frédéric II de Prusse est maintenant derrière l'armée ennemie qui coupe ses lignes d'approvisionnement et de communication vers le reste de son royaume.

L'interrogatoire de quelques Autrichiens capturés renseigne précisément Frédéric II de Prusse sur les positions de Wilhelm Reinhard de Neipperg.

Le 10 avril 1741 à Mollwitz (Malujowice), le brouillard et la neige matinale permettent à l'armée prussienne d'approcher à moins de 2 000 pas, sans se faire repérer.

La plupart des commandants auraient alors donné l'ordre de charger, sans laisser à l'ennemi le temps de réagir.

Frédéric II de Prusse, inexpérimenté, décide de déployer son armée en ligne de bataille. Un épais manteau de neige éblouit les assaillants.

Frédéric II de Prusse a mal calculé la distance entre le fleuve et son aile droite. Plusieurs unités sont positionnées derrière un coude de la rivière et ne pourront prendre part à l'action.

À droite, certaines unités sont déployées perpendiculairement aux lignes de bataille.

Curt Christophe de Schwerin, qui a tout de suite compris la situation, prévient Frédéric II de Prusse de ses erreurs, mais celui-ci n'en tient pas compte.

Quand il découvre l'armée entière de Frédéric II de Prusse à son seuil, alors que la plupart de ses soldats dorment encore, et que le gros de ses troupes est cantonné plus loin au nord-ouest, Wilhelm Reinhard de Neipperg se croit en bien mauvaise posture.

L'armée autrichienne se réveille précipitamment et tente d'improviser une ligne de défense cohérente.

Vers 13 heures, les deux camps sont en ordre de bataille, le combat peut s'engager.

Les Prussiens avancent sur la ligne autrichienne en deux sections, mais 4 500 à 5 000 cavaliers autrichiens attaquent la cavalerie prussienne, qui n'est efficace qu'à la parade. L'aile droite prussienne est brisée par la charge autrichienne. Profitant de la brèche ainsi ouverte, ils chargent ensuite l'infanterie qui est à leur merci.

En vétéran accompli, Curt Christophe de Schwerin s'aperçoit que l'armée prussienne est sur le point d'être défaite et conseille à Frédéric II de Prusse de quitter le champ de bataille. Cette fois, le roi écoute son conseil, car il a bien manqué d'être pris.

La cavalerie autrichienne pénètre maintenant entre les deux lignes prussiennes.

La scène est chaotique car les unités d'infanterie qui étaient rangées perpendiculairement essayent de résister et, ce faisant, font feu sur d'autres troupes prussiennes.

Cependant, ces unités très bien entrainées se tournent spontanément sur la droite et salve après salve, font des ravages dans les rangs des cavaliers.

Le général Römer, qui commande la cavalerie autrichienne, reçoit à la tête un coup mortel. Une deuxième charge de cavalerie autrichienne est repoussée.

Alarmé par la mort de ses supérieurs, un officier prussien demande à Curt Christophe de Schwerin vers quelle direction battre en retraite, mais celui-ci lui répond " Nous ne retraiterons qu'au-dessus des corps de nos ennemis ".

Bientôt sur la droite prussienne, la situation se rétablit. Maintenant débarrassé d'un supérieur bien novice en la matière, Curt Christophe de Schwerin a pris les choses en main et commande à toutes les unités d'avancer.

L'infanterie prussienne, sans doute la meilleure de l'époque, capable de tirer au mousquet 4 à 5 projectiles à la minute, engage sérieusement l'adversaire. Bientôt les Autrichiens sont repoussés hors du champ de bataille.

Frédéric II de Prusse obtient sa première victoire dont le mérite revient à Curt Christophe de Schwerin.

Frédéric II de Prusse cimente son autorité sur la Silésie nouvellement conquis.

Jusqu'à sa mort, Frédéric II de Prusse ne quittera plus jamais le champ de bataille et ne restera jamais en arrière de ses troupes.

Mollwitz était mon école " aura-t-il coutume de dire.

Frédéric II de Prusse tire un certain nombre de leçons de cette bataille, dont celle d'entraîner sa cavalerie à des charges rapides, alors qu'auparavant elle attendait statiquement la charge adverse, conformément à la tactique de la caracole. Frédéric II de Prusse généralise l'utilisation de la cavalerie légère, et la soumet à un entraînement intensif permettant la charge au galop.

Sa devise sera " L'armée prussienne toujours attaque ".



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Friedrich August von Finck Aide de camp Frédéric II de Prusse

En 1742 Friedrich August von Finck se rend à Berlin, et Frédéric II de Prusse fait de lui son aide de camp, avec le grade de major.


Annexions de la Prusse sous Frédéric II - la Silésie en 1742 - la Frise orientale en 1744 - la Prusse royale avec le district de Netze lors du premier partage de la Pologne en 1772 -Mansfeld en 1780

Fin de la première guerre de Silésie

Traité de Breslau

Le traité de Breslau est signé le 11 juin 1742 entre Frédéric II de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche.

Il met fin à la première guerre de Silésie.

Par ce traité, l'Autriche cède presque toute la Silésie à la Prusse sauf les districts de Troppau, Teschen, et Jägerndorf.



Charles VII Albert de Bavière à Munich

En 1744, Frédéric II de Prusse ayant fait dans la Bohême une diversion qui occupe l'armée impériale, Charles VII Albert de Bavière en profite pour recouvrer ses États et rentre enfin dans Munich.



Bataille de Hohenfriedberg

Bataille de Bassignana

Siège d'Alessandria

Prise d'Asti et de Casale

Bataille de Kesselsdorf

Paix de Dresde

Vint de Madrid l'ordre de faire la jonction entre les deux armées dans le pays génois :

De fait, Gages arrive à Sarzana le 1er juin 1745, puis se porte à Pontedecimo dans le Val di Polcevera.

Frédéric II de Prusse écrase les Autrichiens à la bataille de Hohenfriedberg le 4 juin 1745.

En face, Lobkowitz quitte la région de Reggio et de Parme pour rejoindre Charles-Emmanuel III de Savoie sur une ligne commune le long du Tanaro, entre Pavone et Bassignana.

Les armées de Don Philippe de Bourbon, du Maréchal Jean-Baptiste François Desmarets et de Gages se rassemblent donc, atteignant le chiffre de 60 000 hommes, et s'approchent de la ligne du Tanaro.

Tortona, assiégée par les Français et les espagnols, tombe le 3 septembre 1745.

Envoyant de forts détachements à Pavie et Plaisance, sur le conseil de Jean-Baptiste François Desmarets, les alliés franco-hispano-napolitains séparent les Autrichiens de Charles-Emmanuel III de Savoie et menacent la Lombardie.

Augustin-Joseph de Mailly se signale à la Bataille de Pavie où, séparé de l'armée française, il la rejoint en perçant un corps considérable de cavalerie ennemi auquel il enlève 4 canons et 150 prisonniers.

Schulemberg, remplaçant de Lobkowitz à la tête des troupes autrichiennes, croit que ses ennemis visent l'invasion du Milanais, et abandonne la ligne du Tanaro pour y courir.

La disproportion des forces est en défaveur de l'armée sarde, qui ne peut aligner que 20 000 hommes face aux 60 000 de ses ennemis.

Schulemberg parti, les Piémontais sont attaqués à Bassignana ou Bassignano le 27 septembre 1745. La bataille est acharnée, mais devant le nombre, les Sardes se retirent à Valenza, puis à Casale.

Lors de cette bataille, les Miquelets, l'infanterie légère espagnole, parvient à encercler la brigade de Piémont, la Milice vaudoise, dirigée par Alexandre Guibert de Sayssac, qui n'échappe que de peu à l'anéantissement.

Leur équipement partiel en armes a canon rayé, qui rallonge sensiblement les temps de rechargement s'ajoute à leur peu d'habitude de la bataille rangée en terrain plat.

Pendant la phase finale de l'affrontement, un élément d'infanterie légère faillit complètement à sa mission, qui est de couvrir le retrait de l'aile droite sarde, qui subit de ce fait des pertes sévères.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père à Bassignano.

Au lieu de poursuivre l'armée sarde, les alliés franco-hispano-napolitains mettent le siège en octobre 1745 devant Alessandria, défendue par le marquis Isnardi, qui abandonne la cité après une brève résistance, et s'enferme dans la citadelle.

Laissant là de quoi les surveiller, les alliés se dirigèrent sur Valenza, défendue par Balbiano, qui ne pouvant tenir, détruit ses canons et se retira à Casale.

Asti et Casale tombent à leur tour aux mains des alliés, qui alors se séparent :

Frédéric II de Prusse écrase les Saxons à la bataille de Kesselsdorf le 15 décembre 1745.

À l'approche de l'hiver, les opérations de guerre sont suspendues, et Louis XV cherche pendant cette trêve forcée à séparer Charles-Emmanuel III de Savoie de ses alliés autrichiens, lui promettant toute la Lombardie à gauche du Pô et les territoires entre ce fleuve et la Scrivia.

Le roi de Sardaigne est sur le point de céder, mais Marie-Thérèse de Habsbourg est contrainte à la paix de Dresde avec la Prusse le 25 décembre 1745.

Marie-Thérèse de Habsbourg, libérée de la pression prussienne, expédie en Italie une armée dirigée par le général Browne devant faire jonction avec Lichtenstein qui succède à Schulemberg.

Fort de cet appui, Charles-Emmanuel III rompt les tractations avec la France et prépare la campagne suivante.


Wilhelmine de Hesse-Cassel Château de Rheinsberg en 1857, dans le recueil édité par Alexander Duncker

Mariage de Frédéric Henri Louis de Prusse avec Wilhelmine de Hesse-Cassel

Frédéric Henri Louis de Prusse épouse à Charlottenburg ou Charlottenbourg le 25 juin 1752 Wilhelmine de Hesse-Cassel. Ils n'auront pas d'enfant.

Elle est réputée pour sa grande beauté et son charme.

Frédéric II de Prusse donne son château de Rheinsberg aux époux qui aimeront y vivre ainsi que dans leur palais d'Unter den Linden de Berlin.



Guerre de Sept Ans

Attaque de la Saxe par Frédéric II de Prusse

Alliance franco-autrichienne

Louis XV se trouve contraint d'entrer en guerre.

La guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763, est un conflit majeur souvent comparé à la Première Guerre mondiale par le fait qu'il s'est déroulé sur de nombreux théâtres d'opérations :

Il produit un rééquilibrage important des puissances européennes :

Ce conflit oppose principalement :

Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, la plupart des pays européens et leurs colonies se retrouvent en guerre.

La France est alliée avec l'Autriche, la Russie, la Suède et la Saxe.

La Prusse est alliée avec la Grande-Bretagne et le Hanovre

La Grande-Bretagne déclare la guerre à la France le 15 ou 18 mai 1756.

Ferdinand VI d'Espagne prend bien soin de ne pas prendre part au conflit.

Charles-Emmanuel III de Savoie refuse de prendre part à la Guerre de Sept Ans.

L'affrontement a débuté plus tôt dans les colonies d'Amérique du Nord avant de dégénérer en guerre ouverte en Europe.

En 1756, Marie-Thérèse de Habsbourg s'allie à la France et reprend la guerre contre Frédéric II de Prusse afin de récupérer la Silésie. Mais à l'issue de cette guerre, elle aura échoué.

Andreas Peter Bernstorff évite l'implication du Danemark dans cette guerre malgré la proximité de pays en guerre tels que la Russie ou la Suède.



Mariage d'Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach avec Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel

Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 16 mars 1756 Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel (24 octobre 1739-10 avril 1807), fille de Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et de Philippine de Prusse. Leurs enfants sont :

Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel est une nièce de Frédéric II de Prusse.



Siège de Pirna

Frédéric II de Prusse envahit la Saxe le 29 août 1756 contre le conseil de ses alliés britanniques.

Frédéric Henri Louis de Prusse, son frère, commande une brigade.

Ni les Saxons, ni l'armée autrichienne ne sont prêts pour la guerre.

Frédéric II de Prusse occupe Dresde, la capitale de l'Électorat de Saxe le 9 septembre 1756

L'armée saxonne fuit en direction du sud et se rassemble dans une position défensive près de la forteresse de Pirna sous les ordres de Friedrich August Rutowski.

Frédéric II de Prusse n'a que l'option de l'isoler et de l'affamer.

Les Saxons espèrent alors obtenir le renfort d'une armée autrichienne, située de l'autre côté de la frontière en Bohême, sous les ordres de Maximilian Ulysses Browne.



Bataille de Lobositz

L'armée autrichienne, forte de 34 000 hommes, menée par Maximilian Ulysses Browne, tente de venir à l'aide de la Saxe

Elle est arrêtée par l'armée de Prusse forte de 29 000 hommes de Frédéric II Prusse près de la ville de Lobositz, le long de l'Elbe.

Le 1er octobre 1756 Maximilian Ulysses Browne, ordonne à une petite troupe sur la rive opposée de l'Elbe de faire mouvement vers l'armée encerclée des Saxons à Pirna

Il la rappelle quand il a connaissance de l'avance de Frédéric II de Prusse.

L'armée autrichienne se met en formation défensive sur une colline près de l'Elbe alors que les Prussiens approchent au centre d'une importante brume.

Quand ils se font tirer dessus par un détachement autrichien, Frédéric II de Prusse pense qu'il a affaire à une simple arrière-garde et donne l'ordre d'attaquer à son infanterie.

Mais, comme celle-ci est prise pour cible par l'artillerie autrichienne, Frédéric II de Prusse comprend que c'est une armée entière qui se trouve en face de lui. Il envoie alors sa cavalerie en reconnaissance pour la contourner.

Les assauts de la cavalerie prussienne sont cependant repoussés par deux fois

Frédéric II de Prusse pense alors à battre en retraite, quand son aile gauche, commandée par August Wilhelm von Brunswick-Bevern, parvient à repousser le flanc droit autrichien.

Devant la charge des Prussiens, les Autrichiens se replient, laissant leurs adversaires maîtres du champ de bataille.

Malgré des pertes équivalentes et une retraite en bon ordre de l'armée autrichienne, c'est un succès stratégique pour les Prussiens qui empêchent les Saxons assiégés à Pirna de recevoir des renforts

Les Autrichiens tenteront de rallier Pirna en empruntant une route différente mais échoueront à rallier les défenseurs de la forteresse.

La bataille Lobositz qui marque le début de la guerre de Sept Ans, se solde par une victoire de la Prusse car ces derniers ont empêché l'armée autrichienne de renforcer l'armée assiégée de leurs alliés saxons.



Capitulation de Pirna

Malgré une tentative de l'armée saxonne d'essayer de traverser l'Elbe, sa situation devient vite sans espoir.

Le 14 octobre 1756, Friedrich August Rutowski signe l'acte de capitulation de l'armée saxonne avec Frédéric II de Prusse qui fait son entrée dans Pirna.

Le duché de Saxe reconnaissant sa défaite dès le lendemain.

Les 18 000 hommes qui se rendent sont rapidement incorporés de force dans les troupes prussiennes, ce qui cause des protestations, y compris dans les rangs prussiens.


Bataille de Kolin Bataille de Kolin - Infanterie prussienne

Bataille de Kolin

Le maréchal autrichien Leopold Joseph von Daun est arrivé trop tard pour participer à la bataille de Prague mais il a, en plus de son armée, rassemblé 16 000 hommes rescapés de la défaite autrichienne

Il avance prudemment pour délivrer Prague du siège

Frédéric II de Prusse prend 32 000 hommes avec lui pour l'intercepter

Sachant que les Prussiens n'ont pas assez d'hommes pour assiéger Prague et tenir son armée éloignée de la ville, Leopold Joseph von Daun prend des positions défensives sur des collines près de Kolin à environ 50 kilomètres à l'est de Prague.

Frédéric II de Prusse est alors forcé d'attaquer les Autrichiens le 18 juin 1757.

Son plan est d'envelopper l'aile droite autrichienne avec le plus gros de son armée et il laisse juste assez de troupes le long des autres lignes ennemies pour cacher la concentration de son armée sur sa gauche.

L'infanterie croate des Autrichiens harcèle continuellement l'infanterie prussienne et provoque son attaque prématurée.

Les Prussiens attaquent les positions autrichiennes frontalement au lieu de les contourner

Les prussiennes se lancent maladroitement dans une série d'attaques non coordonnées et la cavalerie saxonne du général Nastiz décime l'infanterie prussienne.

Dans l'après-midi, après 5 heures de combat, les Autrichiens repoussent définitivement les Prussiens et lancent la contre-attaque.

Johann Pierre de Beaulieu est blessé lors de cette bataille.

Les cuirassiers prussiens de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se lancent alors dans une série de charges pour couvrir la retraite de leur armée, évitant que la défaite ne se transforme en déroute.

Frédéric Henri Louis de Prusse dirige la retraite avec le feld-maréchal Keith.

Cette première défaite prussienne force Frédéric II de Prusse à lever le siège de Prague et à se retirer sur Litomerice

Les Autrichiens, désormais renforcés par les 48 000 hommes qui se trouvaient dans Prague, le poursuivent et surprennent les forces d'Auguste Guillaume de Prusse qui s'étaient repliées sur Zittau, leur infligeant un sévère échec

Frédéric II de Prusse est alors forcé d'abandonner la Bohême.

Le régiment wallon qui était du côté des vainqueurs, avait comme devise " Qui s'y frotte, s'y pique " Leur étendard représentait une feuille de houx.

Friedrich August von Finck est nommé colonel.



Bataille de Hastenbeck

L'armée de Hanovre (pour 60 %) et de Hesse-Cassel (25 %) et quelques troupes de Brunswick forment l'armée hanovrienne d'observation d'environ 40 000 hommes. Elle est commandée par le prince William Augustus de Grande-Bretagne.

La Prusse étant occupée ailleurs, seuls 6 régiments d'une garnison participent à cette campagne.

William Augustus de Grande-Bretagne concentre d'abord son armée à Bielefeld, puis fait retraite à Brackwede avant de traverser la Weser au sud de Minden.

L'idée est d'utiliser la rivière comme ligne de défense mais en été elle est facilement passable à gué.

Pendant la nuit du 7 juillet 1757 un fort détachement français traverse la Weser près de la ville de Beverungen.

Elle va vers le nord et établit une tête de pont à Höxter permettant au reste de l'armée de passer.

William Augustus de Grande-Bretagne n'a d'autre choix que de déployer ses forces au sud de Hamelin et engager l'armée de Louis Charles César Le Tellier sans pouvoir compter sur l'appui de Frédéric II de Prusse

Les deux armées se rencontrent finalement au matin du 25 juillet 1757 près du village d'Hastenbeck.

Augustin-Joseph de Mailly se trouve à la bataille de Hastenbeck.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti et Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle participent à la bataille de Hastenbeck

François de Chevert, commandant l'aile droite française, est chargé d'engager les troupes hanovriennes mais ne parvient pas à les repousser.

Louis Charles César Le Tellier décide alors de repousser la bataille au lendemain car l'aile gauche française, sous le commandement de Victor-François de Broglie est encore en train de traverser la Weser près d'Hamelin.

Le 26 juillet 1757, les Hanovriens tiennent une ligne de Hamelin jusqu'au village de Voremberg, avec leur centre au nord d'Hastenbeck et leur gauche sur l'Obensburg, une colline que William Augustus de Grande-Bretagne considère comme infranchissable et ne défend que faiblement en y déployant 3 compagnies.

À 9h du matin, François de Chevert, à la tête de 4 brigades, se lance à l'assaut de l'Obensburg et submerge rapidement ses adversaires.

William Augustus de Grande-Bretagne, voyant sa position menacée par l'arrière, fait donner :

Quand les Français donnent l'assaut sur les batteries de canons, celles-ci repoussent plusieurs attaques mais finissent par être prises faute de défenseurs.

Dans le même temps, les Hanovriens arrivent sur l'Obensburg et l'occupent à nouveau mais William Augustus de Grande-Bretagne a alors déjà commencé à battre en retraite et ils ne peuvent tenir bien longtemps leur position désormais isolée.

Cette victoire de l'armée française commandée par Louis Charles César Le Tellier débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.



Marche de Frédéric II de Prusse en direction de l'armée franco-autrichiennes

Frédéric II de Prusse part de Dresde le 31 août 1757 avec 22 000 hommes et conduit ses troupes à marche forcée parcourant 300 km en 13 jours.

Afin d'accélérer sa marche, Frédéric II de Prusse laisse derrière lui ses moyens de transport de vivres, privilégiant un approvisionnement tout au long du périple.

Les franco-autrichiens essaient de rester hors de portée.

Pendant ce temps, une opération militaire autrichienne manque de peu la capture toute la famille royale prussienne après l'attaque de Berlin.


Bataille de Rossbach Friedrich Wilhelm von Seydlitz

Bataille de Rossbach

Mort de Jacques Pelet de Beaufranchet

L'armée franco-autrichienne est devenue un danger immédiat pour Frédéric II de Prusse après sa marche sur le Thuringe.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen manœuvrent les jours précédents afin d'éviter l'affrontement avec Frédéric II de Prusse.

Le matin du 5 novembre 1757, le camp de Frédéric II de Prusse se trouve entre Rossbach sur sa gauche et Bedra sur sa droite.

Le village de Rossbach se trouve dans la commune de Braunsbedra, dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne.

Les franco-autrichiens se trouvent en face entre Branderoda sur leur droite et Mücheln sur leur gauche.

Les franco-autrichiens avec environ 42 000 hommes disposent d'une supériorité numérique de 2 contre 1.

Leurs postes avancés dépassent toutes les parties du camp de Frédéric II de Prusse.

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen est déterminé à prendre l'offensive.

Charles de Rohan-Soubise n'ose pas prendre le risque d'un affrontement et a probablement l'intention d'engager la bataille le plus tard possible avec l'idée de gagner quelques avantages par une action partielle.

Le plan des franco-autrichiens nécessite :

Ils pensent ainsi couper les forces de Frédéric II de Prusse des villes sur la Saale.

Les franco-autrichiens s'inquiètent du risque d'intervention des Prussiens sur leur flanc.

Frédéric II de Prusse passe la matinée à observer l'ennemi depuis le toit d'une maison de Rossbach.

Les premiers mouvements convainquent Frédéric II de Prusse que les Alliés déplacent leurs vivres du sud vers le nord. À midi il part déjeuner laissant le capitaine von Gaudi au poste d'observation.

L'officier a une toute autre interprétation des intentions des Alliés parce que les colonnes, que l'on peut observer de temps à autre au travers des ondulations du terrain, semblent tourner vers l'est en direction de Zeuchfeld. Frédéric II de Prusse s'aperçoit à son tour que la cavalerie et l'infanterie ennemies se sont rapprochées de Pettstädt, il réalise les intentions réelles de ses ennemis.

Frédéric II de Prusse saisit sans hésitation l'occasion. L'armée prussienne quitte ses quartiers et se déplace en laissant un petit contingent de troupes pour s'opposer à l'avant-garde française, le flanc protégé par la colline Schortau. Une 1/2 heure plus tard, Frédéric II de Prusse donne l'ordre d'attaquer l'ennemi.

Les Alliés en marche se partagent en grandes colonnes:

entre la première et la deuxième colonne se trouve l'artillerie.

L'aile droite de cavalerie est en tête alors que l'aile gauche de cavalerie se trouve à la queue des deux colonnes principales.

Au début, ils observent les consignes de distances, mais après Zeuchfeld, une certaine confusion s'installe.

Une partie de l'infanterie appartenant à la réserve s'insère entre les deux colonnes principales entravant les mouvements de l'artillerie.

Une petite troupe est lancée vers Rossbach.

Les Alliés constatent que les Prussiens se déplacent vers l'est, ils pensent que ces derniers sont sur le point de se retirer pour éviter d'être attaqués sur le flanc et sur l'arrière.

Les généraux Alliés ordonnent donc d'accélérer la marche, envoyant la première ligne et la cavalerie de l'aile droite vers Reichardtswerben. Ils font appel à une partie de la cavalerie de l'aile gauche afin de participer à l'opération. Cela se révèle une erreur fatale.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen ne comprennent pas que la manœuvre de Frédéric II de Prusse a pour but une attaque avant qu'ils prennent position.

Les franco-autrichien ont pris plus de 3 heures pour démonter leur campement et il leur paraît impossible que les troupes de Frédéric II de Prusse aient pu en faire autant en 6 fois moins de temps.

Les Prussiens ne se déploient pas en ordre de bataille face à Rossbach et Nahlendorf. Frédéric II de Prusse n'a pas l'intention de se placer parallèlement à l'ennemi ni de se retirer.

Comme son armée peut se déplacer 2 fois plus rapidement que ses adversaires, il a l'intention de faire un détour, caché par les collines de Janus et Pölzen, et fondre sur eux par surprise par l'est.

Le prussien Friedrich Wilhelm von Seydlitz avec tous les escadrons disponibles, se hâte à l'est de Rossbach, derrière la colline de Janus vers celle de Pölzen

Le colonel von Moller, avec 18 canons lourds, entre en action sur la colline de Janus à 3h15 contre les colonnes de la cavalerie alliée qui avancent vers lui, et l'infanterie prussienne suit aussi rapidement que possible.

La cavalerie alliée qui se trouve au nord de Reichardtswerben et bien en avance sur l'infanterie, est sous le feu de l'artillerie de Moller et subit de grosses pertes.

Comme il est habituel d'employer des armes lourdes pour protéger une retraite, les Alliés se contentent de ne mettre que quelques batteries en action.

Ils sont surpris lorsque les 38 escadrons de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se jettent, à une vitesse incroyable, à la tête et sur le flanc droit de leurs colonnes depuis la colline de Polzen. Le résultat reste incertain pendant un court moment.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz lance son dernier escadron, et combat lui-même comme un simple soldat, il reçoit une grave blessure.

La mêlée se déplace rapidement vers le sud, au-delà de l'infanterie alliée, et finalement Friedrich Wilhelm von Seydlitz réaligne ses cavaliers dans un terrain creux près de Tagewerhen, prêts pour une prochaine attaque.

Ce premier épisode ne dure qu'une 1/2 heure, et pendant ce temps l'infanterie prussienne, répartie sur la gauche, descend de la colline de Janus afin d'affronter l'infanterie alliée, en pleine confusion et découragée.

Une grande partie de la cavalerie alliée a été réduite en morceaux et bon nombre de cavaliers piétinent les hommes en tentant de fuir.

L'infanterie alliée, comme avait tenté la cavalerie, essaie de déployer certains régiments à la tête de la colonne.

Les Français en particulier forment une ou deux colonnes et attaquent à la baïonnette.

Mais les canons de Moller, qui avaient avancé avec l'infanterie prussienne perforent les lignes d'attaque. Quand les Français arrivent à une distance efficace, l'attaque est anéantie par les rapides et méthodiques salves des Prussiens.

Pendant ce temps les Alliés tentent en vain de former une ligne de bataille. Les deux principales colonnes sont proches l'une de l'autre au cours de leur marche vers Pettstädt. La réserve qui est enchevêtrée entre les deux colonnes principales réussit à s'extraire seulement par morceaux, s'efforçant de se regrouper et l'artillerie de réserve essaie sans succès de faire de même.

L'infanterie prussienne encore échelonnée sur la gauche et qui a déjà repoussé les Français intervient rapidement contre cette masse désordonnée.

Quelques salves contre la tête et le flanc gauche de la colonne suffit à créer d'autres désordres, et puis depuis Tagewerben, les escadrons regroupés par Friedrich Wilhelm von Seydlitz chargent de manière inattendue l'ennemi. L'infanterie alliée rompt les rangs et s'enfuit.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen, tous deux blessés, réussissent à conserver un ou deux régiments compacts, mais le reste des troupes est dispersé dans la campagne.

La bataille a duré moins d'une heure et demie et le dernier sursaut de l'infanterie moins de 15 minutes.

Seulement 7 bataillons prussiens ont été engagés contre l'ennemi.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz et Frédéric Henri Louis de Prusse, les commandants de la cavalerie et de l'infanterie ont été tous deux blessés.

Le total des pertes de l'armée prussienne se monte à 550 hommes contre environ 8 000 soldats hors de combat dont 5 000 prisonniers pour les Alliés.

Nicolas de Luckner montre une grande valeur lors de cette bataille.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se distingue lors de cette bataille où il reçoit deux blessures.

Jacques Pelet de Beaufranchet meurt lors de cette bataille.

Augustin-Joseph de Mailly est blessé à la tête d'un coup de sabre et est fait prisonnier.

Victor-François de Broglie participe à cette a bataille. Il garde ses troupes réunies et peut se retirer à Hanovre.

Augustin-Joseph de Mailly est l'ami de Frédéric II de Prusse.

Les conséquences de la bataille peuvent être qualifiées de modestes, l'adversaire principal de la Prusse reste l'Autriche et son énergique impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg.

Frédéric II de Prusse, après la bataille qu'il définit comme une promenade, est vénéré comme une idole en Angleterre et en Amérique du Nord, des rues et des auberges reçoivent son nom.

À Paris, ont lieu d'enthousiastes démonstrations de sympathie de la part de l'opposition constituée d'intellectuels autour de Voltaire et d'autres, parmi lesquels des représentants de l'aristocratie française, s'expriment en faveur du monarque prussien.

Blessé par cette défaite, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen renonce à toutes affaires militaires.


Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg Commandant des armées de Hanovre et de Prusse

Voyant son domaine héréditaire menacé, George II de Grande-Bretagne prie Frédéric II de Prusse, son allié, de confier le commandement des armées alliées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réputé pour sa valeur militaire.

Après quelques hésitations, Frédéric II de Prusse accepte et confie le 23 novembre 1757 la direction des armées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.


La Bataille de Kunersdof - par Alexander Kotzebue - 1848

Bataille de Kunersdorf

Dans le cadre de la guerre de Sept ans, pendant l'été 1759, les armées de russes et autrichiennes se rejoignirent près de Francort-sur-Oder dans la province de Brandenbourg.

Cette armée comporte un total de 62 400 soldats, 16 600 cavaliers et 211 canons : 59 800 russes et 19 200 autrichiens. Elle est commandée par le maréchal Piotr Saltykov.

L'armée de Frédéric II de Prusse compte 49 900 hommes : 36 900 soldats, 13 000 cavaliers et 160 canons.

L'armée prussienne attaque l'armée alliée à Kunersdorf le 12 août 1759.

Un mouvement tournant des Prussiens échoue et leur attaque n'atteint que la plus petite partie des lignes adverses.

Frédéric Henri Louis de Prusse exhorte alors Frédéric II de Prusse à rompre le combat

Le roi, qui a déjà envoyé à Berlin la nouvelle de la victoire, le presse d'attaquer.

Les russes, après 6 heures de combat, restent maîtres du terrain.

Au cours de cette bataille Frédéric II de Prusse n'échappe à la capture que grâce au capitaine de cavalerie et commandant d'escadron Joachim Bernhard von Prittwitz.

L'armée prussienne est pratiquement anéantie et laisse le royaume sans défense.

C'est la pire défaite qu'ait connue Frédéric II de Prusse.

Les pertes sont lourdes des deux côtés :

Friedrich August von Finck commande un corps et se distingue malgré la défaite, assumant le commandement après le départ de Frédéric II de Prusse.

La victoire des Russes et des Autrichiens leurs ouvre la route de Berlin, mais leur désaccord les empêche d'exploiter stratégiquement leur victoire.

Ils sont obligés d'abandonner la ville quelques jours plus tard.

La Russie montre aux grandes puissances, que le corps des officiers et des soldats russes, forment maintenant une armée disciplinée, bien armée et aguerrie.

Cependant, Frédéric II de Prusse peut maintenir la jonction à l'Ouest avec les Britanniques contre les troupes françaises.

Dans une lettre du 1er septembre 1759 à Frédéric Henri Louis de Prusse, son frère, Frédéric II de Prusse s'étonne que contre toute attente les troupes de l'alliance soient reparties.

Frédéric II de Prusse n'en était pas moins dans une situation critique.



Bataille de Korblitz

Bataille de Hoyerswerda

Frédéric Henri Louis de Prusse est chargé d'organiser la déroute, et désormais Frédéric II de Prusse se fie à lui pour commander l'armée prussienne sur le front de l'est.

Bien lui en prend, car Frédéric Henri Louis de Prusse ne perdra plus jamais de bataille.

Le 21 septembre 1759, Friedrich August von Finck se trouve au côté du général Wunsch dans la bataille de Korbitz, durant laquelle les Autrichiens et les contingents des États de l'Empire sont sévèrement bousculés.

Pour cette action, Friedrich August von Finck se voit décerner par Frédéric II de Prusse l'ordre de l'Aigle noir.

La bataille de Hoyerswerda est une bataille mineure qui oppose le 25 septembre 1759 l'armée prussienne commandée par Frédéric Henri Louis de Prusse et un corps autrichien commandé par le général Wehla.

Ces petites victoires prussiennes redonnent un peu de confiance à Frédéric II de Prusse.



Bataille de Maxen

Pendant la guerre de Sept Ans, larmée prussienne forte de 14 000 hommes commandés par le général Friedrich August von Finck, un des généraux de Frédéric II de Prusse les plus capables, est envoyée à l'arrière des troupes autrichiennes, afin de couper les lignes de communication avec la Bohême.

Mais Leopold Joseph von Daun profite de l'isolement de Friedrich August von Finck, et l'encercle totalement avec des forces bien supérieures en nombre.

Le 20 novembre 1759, l'attaque autrichienne est lancée, obligeant Friedrich August von Finck à battre en retraite sur Maxen en Saxehh

Friedrich August von Finck se rend le 21 novembre 1759 avec son armée tout entière.

Leopold Joseph von Daun n'exploite pas cette écrasante victoire.

Cette bataille met un terme à la carrière de Friedrich August von Finck.



Gebhard Leberecht von Blücher Prisonnier

Gebhard Leberecht von Blücher est cornette d'un régiment de hussards suédois pendant la guerre de Sept Ans.

Après la bataille de Kavelpass, Gebhard Leberecht von Blücher est fait prisonnier par les Prussiens en août 1760 au manoir de Galenbeck.

Gebhard Leberecht von Blücher est incorporé de force, dans les troupes de Frédéric II de Prusse.

Devenu capitaine, Gebhard Leberecht von Blücher se fait remarquer par son courage et donne sa démission à l'occasion d'un passe-droit. Frédéric II de Prusse signe cette démission en ces termes :

le capitaine de Blücher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient (en allemand : der Rittmeister von Blücher kann sich zum Teufel scheren).


Pierre III de Russie - par Lucas Conrad Pfandzelt

Mort d'Élisabeth Ire de Russie

Pierre III de Russie Empereur de Russie

Catherine II de Russie assigné à résidence

Élisabeth Ire de Russie meurt à Saint-Pétersbourg le 5 janvier 1762 ou le 25 décembre 1761 du calendrier julien.

Pierre III de Russie devient Empereur de Russie le 5 janvier 1762.

Il est le premier souverain russe de la branche de Holstein-Gottorp, branche qui reprend le nom de Romanov.

Les armées russes assiègent Berlin. Frédéric II de Prusse, complètement vaincu, songe au suicide et la Prusse s'attend à être partagée entre les vainqueurs.

Mais Pierre III de Russie est un admirateur inconditionnel de Frédéric II de Prusse.

Il change immédiatement de politique étrangère et d'alliance, en stoppant la participation russe à la Guerre de Sept-Ans.

Tous les territoires conquis sont évacués et rendus sans contrepartie à Frédéric II de Prusse, au grand dam de l'armée russe.

Un traité de paix est signé le 5 mai 1762.

Pierre III de Russie promet de se joindre à Frédéric II de Prusse dans sa guerre contre l'Autriche.

Un traité d'alliance est signé le 16 juin 1762.

Pierre III de Russie s'apprête à déclarer la guerre au Danemark afin de s'emparer du Schleswig et de l'annexer à son duché du Holstein.

Pierre III de Russie assigne Catherine II de Russie à Peterhof et part rejoindre ses troupes à Kronstadt.

En quelques mois, Pierre III de Russie réussit à se faire détester de tous ceux qui pourraient lui être favorables à la cour de Russie.

Un premier oukase oblige l'armée à se vêtir d'uniformes prussiens.

Un second oblige les popes à se couper la barbe et à s'habiller comme des pasteurs protestants.

Les icônes sont enlevées des églises et les biens du clergé orthodoxe sont confisqués.

Un dernier oukase contente une partie de la noblesse car il met fin au service militaire perpétuel de cette classe en vigueur depuis Pierre Ier de Russie. Désormais, les nobles ne sont plus obligés de servir l'État, sauf en temps de guerre. Les tsars suivants n'oseront pas abroger ce dernier oukase.


Frédéric-Christian de Brandebourg-Bayreuth

Mort de Frédéric III de Brandebourg-Bayreuth

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth Margrave de Brandebourg-Bayreuth

Frédéric III de Brandebourg-Bayreuth meurt à Bayreuth le 26 février 1763.

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth devient margrave de Brandebourg-Bayreuth.

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth tente de redresser les finances de son État en réduisant de façon radicale le train de vie de sa cour.

La plupart des artistes qui y résident, tel que Karl von Gontard, quittent Bayreuth pour la cour de Frédéric II de Prusse à Berlin.

Presque tous les travaux entrepris pour la construction des châteaux et des jardins sont abandonnés.



Études d'Antonio Ricardos en Prusse

En 1763, nommé maréchal de camp, Antonio Ricardos étudie les tactiques de cavalerie dans les écoles de Frédéric II de Prusse, Roi de Prusse.



Mort de Friedrich August von Finck

Après la paix, Frédéric II de Prusse traduit Friedrich August von Finck devant un tribunal militaire qui le condamne à une peine d'emprisonnement en forteresse.

À l'expiration de cette peine, Friedrich August von Finck entre au service du Danemark comme général d'infanterie.

Friedrich August von Finck meurt à Copenhague le 22 février 1766.



Liaison de Wilhelmine de Hesse-Cassel

Séparation de Frédéric Henri Louis de Prusse et de Wilhelmine de Hesse-Cassel

Wilhelmine de Hesse-Cassel a une prétendue liaison.

Frédéric Henri Louis de Prusse et Wilhelmine de Hesse-Cassel se séparent en 1766.

Wilhelmine de Hesse-Cassel demeure dans le palais d'Unter den Linden, tandis que le prince se préoccupe d'affaires militaires, sujet de controverses avec Frédéric II de Prusse.



Paul Ier de Russie en âge de se marier

En 1772, Paul Ier de Russie atteint ses 18 ans et Catherine II de Russie, sa mère, se met en quête d'une épouse convenable pour son fils.

Elle se tourna vers Frédéric II de Prusse qui pense aux 3 filles non mariées de Louis IX de Hesse-Darmstadt :

Après de nombreuses recherches, Catherine II de Russie fixe son choix :


République des Deux Nations après le premier partage de la Pologne - protectorat de l'Empire russe

Premier partage de la Pologne

Les confédérés du Bar déposent les armes en août 1772.

Le 5 août 1772, la Russie, la Prusse et l'Autriche signent un traité par lequel ils se partagent la Pologne (en polonais Rozbiór ou Rozbiory Polski).

Ce traité est ratifié le 30 septembre 1772 par la Diète polonaise, qui ampute la Pologne du tiers de sa population et de 30 % de son territoire :

La Russie reçoit les territoires biélorusses à l'est de la ligne formée par la Dvina et le Dniepr.

Sont entre autres comprises les villes suivantes :

La Prusse obtient la riche région de la Prusse royale, peuplée d'Allemands à 90 %, avec la partie nord de la Grande-Pologne (Wielkopolska), peuplée de Polonais.

Marie-Thérèse de Habsbourg se laisse entraîner, malgré elle, obtient :

Cependant, les populations de ces régions, notamment les juifs, eurent moins à souffrir de l'occupation autrichienne, qui durera jusqu'en 1918, que celles soumises à l'autorité prussienne ou russe.

Frédéric II de Prusse, cynique, écrit de l'impératrice catholique Marie-Thérèse d'Autriche, dans une lettre au sujet de leur participation commune au premier partage de la Pologne :

Catherine et moi-même sommes de simples voleurs mais je voudrais volontiers savoir comment l'impératrice a calmé son confesseur ?

Elle pleurait alors même qu'elle volait, et plus elle pleurait, plus elle volait !

Un certain nombre de polonais capturés par les Russes sont envoyés dans des camps en Sibérie avec leur famille, constituant le premier contingent de déportés polonais dans la région.

D'autres insurgés partent pour l'exil, notamment en France.


Sophie-Dorothée de Wurtemberg par Alexandre Roslin (1777) - 18 ans

Mariage de Paul Ier de Russie avec Sophie-Dorothée de Wurtemberg

Frédéric II de Prusse propose Sophie-Dorothée de Wurtemberg, sa nièce, en mariage.

Louis de Hesse-Darmstadt reçoit une compensation financière pour la rupture des fiançailles.

Catherine II de Russie se réjouit de cette union, car Sophie-Dorothée de Wurtemberg et elle-même ont reçu le même genre d'éducation et sont natives toutes deux de Stettin.

Frédéric II de Prusse arrange donc le mariage et invite Paul Ier de Russie et Sophie-Dorothée de Wurtemberg à Berlin.

Les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre.

Sophie-Dorothée de Wurtemberg se rend à Saint-Pétersbourg, en septembre 1776 et se convertit à la foi orthodoxe russe en prenant le nom de Marie Féodorovna.

Paul Ier de Russie épouse à la chapelle du palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg le 6 ou le 26 septembre 1776 Sophie-Dorothée de Wurtemberg. Leurs enfants sont :

Paul Ier de Russie est d'un caractère difficile, mais Sophie-Dorothée de Wurtemberg se montre satisfaite de son sort : Mon cher mari est un ange parfait et je l'aime à la folie écrit-elle à un ami.

Ces sentiments ne changeront jamais.

Contrairement aux autres membres de la famille impériale, Sophie-Dorothée de Wurtemberg est une personne frugale, vertu rare pour une princesse de cette époque.

Sa parcimonie est telle qu'elle n'hésite pas à se vêtir des vêtements de Wilhelmine-Louise de Hesse-Darmstadt, la première épouse Paul Ier de Russie ; elle chausse même les pantoufles de la défunte.



Rencontres de Joseph II d'Autriche avec Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie

Par deux fois, Joseph II d'Autriche rencontre Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie en 1780.


Frédéric-Guillaume II de Prusse

Mort de Frédéric II de Prusse

Frédéric-Guillaume II de Prusse Roi de Prusse

Frédéric II de Prusse meurt à Sans-Souci à Potsdam dans le Brandebourg le 17 août 1786

Frédéric-Guillaume II de Prusse devient roi de Prusse le 17 août 1786.

Frédéric-Guillaume II de Prusse prend une série de mesures pour alléger le fardeau fiscal, réduire les droits de douane et améliorer l'infrastructure : routes et canaux.

Il devient populaire, tandis que les classes éduquées apprécient l'utilisation de la langue allemande et l'admission d'écrivains la pratiquant à l'académie.


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