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Événements contenant la ou les locutions cherchées



392 événements affichés, le premier en 982 - le dernier en 1851



Mariage de Hermann II de Souabe avec Gerberge des Deux-Bourgognes

Hermann II de Souabe, fils de Konrad Ier Konradiner et Richilde de Saxe, épouse en 982 Gerberge de des Deux-Bourgognes. Leurs enfants sont :



Mariage de Thierry Ier de Lorraine avec Richilde de Lunéville

Thierry Ier de Lorraine épouse en 985 ou 987 Richilde de Lunéville, probablement fille de Folmar Ier, Comte de Lunéville et de Metz et de Bliesgau, et de Berthe de Trèves. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric de Luxembourg avec Ermentrude Konradiner

Frédéric de Luxembourg épouse vers 990 Ermentrude Konradiner,.

Leurs enfants sont :



Mariage de Bernard Ier de Saxe avec Hildegarde de Stade

Bernard Ier de Saxe épouse Hildegarde de Stade. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric II de Lorraine

Ferry ou Frédéric II de Lorraine naît vers 995, fils de Thierry Ier de Lorraine, Comte de Bar et Duc de Haute-Lotharingie, et de Richilde de Lunéville.



Naissance de Frédéric II de Luxembourg

Frédéric II de Luxembourg naît en 1003, fils de Frédéric de Luxembourg et d'Ermentrude Konradiner.



Mariage de Frédéric II de Lorraine avec Mathilde de Souabe

Frédéric II de Lorraine épouse vers 1015 ou en 1019 Mathilde de Souabe, fille d'Herman ou Hermann II de Wetterau, Duc de Souabe, et de Gerberge des Deux-Bourgognes.

Leurs enfants sont :



Naissance de Béatrice de Bar

Béatrix ou Béatrice de Bar naît en 1017, fille de Frédéric II de Lorraine, Comte de Bar, et de Mathilde de Souabe.



Naissance de Sophie de Bar

Sophie de Bar naît en 1018 ou 1019, fille de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe.



Frédéric II de Lorraine associé au Duché de Haute-Lotharingie et au comté de Bar

Thierry Ier de Lorraine associe son fils Frédéric II de Lorraine en 1019 au gouvernement du duché de Haute-Lotharingie.



Mariage de Bernard II de Saxe avec Elika de Schweinfurt

Bernard II de Saxe épouse en 1020 Eilika de Schweinfurt, fille d'Henri Ier de Schweinfurt et de Gerberge Konradiner de Gleiberg. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric III de Lorraine

Frédéric III de Lorraine naît vers 1020, fils de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe.



Mariage d'Eustache Ier de Boulogne avec Mathilde de Louvain

Eustache Ier de Boulogne épouse Mathilde de Louvain, fille de Lambert Ier de Louvain, Comte de Louvain, et de Gerberge de Lotharingie. Leurs enfants sont :



Mariage de Friedrich Ier de Goseck avec Agnès de Weimar

Friedrich Ier de Goseck épouse Agnès de Weimar (née en 983), fille de Guillaume II de Weimar. Leurs enfants sont :



Mort de Frédéric II de Lorraine

Frédéric II de Lorraine meurt en 1026 avant son père Thierry Ier de Lorraine.



Mort de Thierry Ier de Lorraine

Frédéric III de Lorraine Duc de Haute-Lotharingie

Frédéric III de Lorraine Comte de Bar

Thierry Ier de Lorraine meurt entre le 11 avril 1026 et le 2 janvier 1027.

Frédéric III de Lorraine devient Duc de Haute-Lotharingie et Comte de Bar, succédant, en 1028, à son grand-père Thierry Ier car Frédéric II de Lorraine, son père, était déjà mort.



Frédéric II de Luxembourg Comte de Malmedy

Frédéric II de Luxembourg devient Comte de Malmedy en 1035.



Mariage de Louis II de Montbéliard avec Sophie de Bar

Louis II de Montbéliard épouse le 4 mai 1037 Sophie de Bar, fille de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe.

Leurs enfants sont :



Mariage de Boniface de Toscane avec Béatrice de Bar

Boniface, Marquis de Toscane (mort en 1052), épouse en 1037 Béatrice de Bar, fille de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe.



Rébellion de Godefroy II d'Ardennes contre Henri III le Noir

Perte de Valenciennes par Baudouin V de Flandre

Prise de Verdun

Albert II d'Alsace Duc de Haute-Lotharingie

Frédéric II de Luxembourg Duc de Basse-Lotharingie

Prise du château d'Ename et de Gand par Baudouin V de Flandre

Quand son fils meurt en prison, Godefroy II d'Ardennes recommence la guerre.

En 1046, Baudouin V de Flandre prend parti pour Godefroy II d'Ardennes dans la lutte qui l'oppose à Henri III le Noir.

Herman de Hainaut s'allie à eux.

Richilde d'Egisheim, son épouse, qui aurait préféré une alliance avec l'empereur, tente de le faire emprisonner par Wason ou Wazon, Évêque de Liège, mais ce dernier refuse.

Suite à sa rébellion, Baudouin V de Flandre perd le margraviat de Valenciennes.

Thierri, évêque de Verdun, ayant obtenu entre-temps le comté de Verdun, Godefroy II d'Ardennes l'attaque par surprise, met l'évêque en fuite, saccage Verdun et brûle la cathédrale.

Henri III le Noir retire alors ses domaines à Godefroy II d'Ardennes, et donne Zutphen à Gottschalk de Twente, qui épousera Adélaïde, une sœur de Conrad II de Bonnegau.

En 1046, Henri III le Noir attribue :

Allié à Thierry IV de Hollande, Baudouin V de Flandre s'empare du château d'Ename et reprend Gand grâce au noble Lambert.

Grâce à l'aide de son frère Adalbéron III, Évêque de Metz, Frédéric II de Luxembourg réussit à s'imposer dans son nouveau duché et doit lutter contre Godefroy II d'Ardennes qui n'a pas renoncé.



Mariage de Frédéric II de Luxembourg avec Gerberge de Boulogne

Frédéric II de Luxembourg épouse Gerberge de Boulogne, fille d'Eustache Ier de Boulogne et de Mathilde de Louvain.

Leur enfant est :



Mort de Gerberge de Boulogne

Gerberge de Boulogne, épouse de Frédéric II de Luxembourg, meurt vers 1049.



Mariage de Godefroy II d'Ardennes avec Béatrice de Bar

Godefroy II d'Ardennes, veuf de Dode, épouse fin 1053 Béatrice de Bar, fille de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe. Béatrice est veuve de Boniface, marquis de Toscane.



Mariage de Frédéric II de Luxembourg avec Ida de Saxe

Frédéric II de Luxembourg épouse vers 1055 Ida de Saxe, fille de Bernard II de Saxe et d'Eilika de Schweinfurt.



Siège d'Anvers

En 1055, Godefroy II d'Ardennes vient assiéger Frédéric II de Luxembourg dans Anvers. Mais Frédéric est délivré par les Lotharingiens, accourus à son secours et Godefroy II d'Ardennes est forcé de se rendre.



Échec de Baudouin V de Flandre devant Anvers

Baudouin V de Flandre essuie un échec devant Anvers, défendue par Frédéric II de Luxembourg en 1055.



Mariage de Waléran Ier de Limbourg avec Judith de Luxembourg

Waléran Ier de Limbourg, fils de Valéran Ier d'Arlon et d'Adèle de Lorraine, épouse en 1062 Judith de Luxembourg, fille de Frédéric II de Luxembourg et de Gerberge de Boulogne. Leur enfant est :

Frédéric II de Luxembourg donne en dot à sa fille le comté de la Len ou de Lengau, un ancien district du comté de Liège,.

Waléran Ier de Limbourg devient également avoué de l'abbaye de Saint-Trond, dépendant de l'évêché de Metz, que son beau-père a déjà tenu, et dont il transmet la charge à ses descendants.

Waléran Ier de Limbourg fait construire un château, qu'il nomme Limbourg (Len-burg).

Ce château et la ville qui l'entoure deviennent la capitale du comté de Lengau, qui prend ensuite le nom de Limbourg.

Le comté de Limbourg s'étend grosso modo au nord de la ville de Limbourg aujourd'hui Dolhain (Belgique), entre la Meuse et Aix-la-Chapelle (Pays de Herve et sud du Limbourg néerlandais actuel). Il comprend 43 villages dans la franchise de Limbourg, les ban de Baelen, Herve, Montzen, Walhorn et les 7 seigneuries banales dites "d'au-delà des bois". Ces seigneuries, qui constituent une enclave dans la principauté de Liège, sont celles de :



Naissance de Frédéric III de Goseck

Frédéric III de Goseck naît vers 1065, fils de Frédéric II de Goseck comte palatin de Saxe, et d'Hedwige de Bavière.



Mort de Frédéric II de Luxembourg Duc de Basse-Lotharingie

Godefroy II d'Ardennes Duc de Basse-Lotharingie

Godefroy II d'Ardennes Marquis d'Anvers

Frédéric II de Luxembourg meurt le 18 mai ou le 28 août 1065 alors qu'il est en guerre contre l'archevêque de Cologne. L'empereur Henri IV de Franconie rappelle alors Godefroy II d'Ardennes de Toscane où il est exilé. Il le rétablit dans le duché de Basse-Lotharingie et la marche d'Anvers. Godefroy II d'Ardennes installe sa cour à Bouillon.



Mariage d'Albert III de Namur avec Ida de Saxe

Ida de Saxe est veuve de Frédéric II de Luxembourg, Duc de Basse-Lotharingie.

Albert III de Namur épouse en 1065 Ida de Saxe, fille de Bernard II de Saxe et d'Eilika de Schweinfurt. Leurs enfants sont :



Mort de Frédéric II de Goseck

Frédéric IV de Goseck Comté palatin de Saxe

Frédéric II de Goseck meurt à Barby le 27 mai 1088.

Frédéric IV de Goseck dit Putelendorf, succède à son grand-père Frédéric II de Goseck dans le comté palatin de Saxe en 1088.



Mariage de Frédéric Ier de Büren avec Agnès de Waiblingen

Frédéric Ier de Büren épouse en 1089 Agnès de Waiblingen, fille d'Heni IV de Waiblingen. Leurs enfants sont notamment :



Naissance de Frédéric II le Borgne

Frédéric II de Hohenstaufen, dit Frédéric II le Borgne ou le Louche naît en 1090, fils de Frédéric Ier de Büren et d'Agnès de Waiblingen.



Mariage d'Henri VII Welf avec Wulfhilde de Saxe

Henri VII Welf épouse vers 1095 Wulfhilde de Saxe, fille de Magnus Ier de Saxe et Sophine de Hongrie. Leurs enfants sont :


Frédéric II le Borgne

Mort de Frédéric Ier de Büren

Frédéric II le Borgne Duc de Souabe

Frédéric Ier de Büren meurt le 21 juillet 1105. Frédéric II le Borgne succède à son père et devient Duc de Souabe sous le nom Frédéric II de Souabe.



Fondation d'Haguenau

Frédéric II le Borgne fait construire vers 1115 un château en Alsace, sur une île de la Moder, autour duquel se fonde la ville d'Haguenau.


Judith de Bavière

Mariage de Frédéric II le Borgne avec Judith de Bavière

Frédéric II le Borgne épouse en 1120 ou 1121 Judith de Bavière, fille d'Henri VII Welf et de Wulfhilde de Saxe. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric Ier Barberousse

Frédéric III de Hohenstaufen, futur empereur Frédéric Ier Barberousse, naît en 1122 ou 1123 à Waiblingen en Allemagne, fils de Frédéric II le Borgne et de Judith de Bavière.



Naissance de Berthe de Hohenstaufen

Judith ou Bertha ou Berthe de Hohenstaufen naît en 1122 ou 1123, fille de Frédéric II le Borgne et de Judith de Bavière.


Lothaire II de Supplinbourg

Mort de Henri V de Franconie Empereur germanique

Lothaire II de Supplinbourg Roi des Romains

Destitution de Godefroy Ier de Louvain

Waléran II de Limbourg Duc Basse-Lotharingie

Henri V de Franconie meurt le 23 mai 1125 à Utrecht sans héritiers directs.

Mathilde, sa veuve, garde le surnom d'Impératrice ou Emperesse.

Frédéric II le Borgne, son neveu devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad III de Hohenstaufen et de plusieurs familles, il perd cette élection.

Lothaire II de Supplinbourg et Conrad III de Hohenstaufen briguent le trône impérial.

Godefroy Ier de Louvain soutient Conrad III de Hohenstaufen.

Lothaire II de Supplinbourg devient Roi des Romains en 1125.

Lothaire II de Supplinbourg retire la Basse-Lotharingie à Godefroy Ier de Louvain et nomme Waléran II de Limbourg Duc Basse-Lotharingie. Godefroy Ier de Louvain parvient à conserver le marquisat d'Anvers et le titre ducal.

Évidemment, Godefroy Ier de Louvain de ne veut pas céder le duché et empêche Waléran II de Limbourg d'exercer ses nouvelles fonctions.

Le différent dégénère rapidement en lutte armée, à l'occasion de troubles à propos de l'abbaye de Saint-Trond.

Lothaire II de Supplinbourg donne au comté de Hollande la région de Leyde, qui relevait jusqu'alors de l'évêché d'Utrecht.



Mariage d'Henri X le Superbe avec Gertrude de Germanie

Henri X le Superbe épouse le 27 ou 29 mai 1127 Gertrude de Germanie dite de Supplienbourg, fille de Lothaire II de Supplinbourg avec Richence de Northeim. Leur enfant est :

Gertrude est l'héritière des propriétés de trois dynasties saxonnes :

Henri X Le Superbe va être le meilleur allié de Lothaire II de Supplinbourg, son beau-père.

Après le mariage, Henri X Le Superbe participe à la guerre entre Lothaire II de Supplinbourg et Conrad III de Hohenstaufen.

Frédéric II le Borgne est l'allié de Conrad III de Hohenstaufen, son frère, et donc l'ennemi d'Henri X le Superbe qui cherche vainement à réconcilier Frédéric II le Borgne et Lothaire II de Supplinbourg.



Frédéric II le Borgne au secours de Spire

En 1128, Frédéric II le Borgne accourt au secours de Spire, mais il est battu par Henri X le Superbe.

Pendant ces luttes presque fratricides, Henri X le Superbe se charge de supprimer une enclave en Bavière, possession du comte de Bogen, un allié de Frédéric II le Borgne.

Le duc cherche à donner ce comté à l'évêque de Regensburg.



Mort de Judith de Bavière

Judith de Bavière, épouse de Frédéric II le Borgne, meurt en 1132.



Lothaire II de Supplinbourg Empereur Germanique

Nouvel exil d'Innocent II

Lothaire II de Supplinbourg devient empereur du Saint Empire Romain Germanique, couronné par Innocent II le 4 juin 1133 au détriment des neveux d'Henri V de Franconie :

Il ne triomphe qu'avec l'appui du pape et de son gendre Henri X le Superbe, Duc de Bavière.

Aussitôt couronné, Lothaire II rebrousse chemin avec son armée. De nouveau chassé de Rome, Innocent II s'installe à Pise

Lothaire II de Supplinbourg oblige Boleslas III Bouche-Torse à lui prêter hommage pour la Poméranie.



Naissance de Conrad Ier de Hohenstaufen

Conrad Ier de Hohenstaufen naît en 1134 ou 1135, fils de Frédéric II le Borgne et d'Agnès de Saarbrück.



Mariage de Frédéric II le Borgne avec Agnès de Saarbrück

Frédéric II le Borgne épouse en 1134 Agnès de Saarbrück ou Sarrebruck, dite de Saargau, fille de Frédéric Ier Saarbrück, Comte de Saarbrück, et de Gisèle de Haute-Lorraine. Leurs enfants sont :



Naissance de Judith de Hohenstaufen

Judith de Hohenstaufen naît en 1135, fille de Frédéric II le Borgne et d'Agnès de Saarbrück.



Mort de Frédéric II le Borgne

Frédéric Ier Barberousse Duc de Souabe

Frédéric II le Borgne meurt à Alzey en Rhénanie-du-Nord-Westphalie ou à Haguenaudans le Bas-Rhin le 6 avril 1147.

Frédéric Ier Barberousse est couronné Duc de Souabe.



Mariage d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Sancie de Castille

Alphonse-Raymond II le Chaste épouse dans la cathédrale Saint-Sauveur de Saragosse le 18 janvier 1174 Sancha ou Sancie de Castille dite la Jeune, fille Alphonse VII le Bon et de Richilde de Pologne. Leurs enfants sont :


Henri VI le Sévère et Constance de Hauteville

Mariage de Henri VI le Sévère avec Constance de Hauteville

Guillaume II le Bon, Roi de Sicile, donne sa tante en mariage au prince impérial germanique. Henri VI le Sévère épouse le 27 janvier 1186 Constance de Hauteville, fille de Roger II de Hauteville, Roi de Sicile, et de Béatrice de Réthel. Leur enfant est :



Naissance de Frédéric II de Nuremberg

Frédéric II de Nuremberg dit le Lion naît vers 1188, fils de Frédéric III de Zollern et de Sophie de Raabs.



Naissance de Frédéric II de Hohenstaufen

Friedrich ou Frédéric Roger ou Frédéric II de Hohenstaufen naît à Jesi le 26 décembre 1194, fils d'Henri VI le Sévère et de Constance de Hauteville.

Sa naissance est publique, sous une tente dressée sur la place principale de Jesi près d'Ancône en Italie. L'accouchement menace de tourner au drame lorsque l'on fait appel à deux médecins arabes qui sauvent la mère et l'enfant.

Frédéric II de Hohenstaufen est éduqué par un juge musulman à Palerme.


Léopold VI d'Autriche

Levée de l'excommunication de Léopold V d'Autriche

Mort de Léopold V d'Autriche

Frédéric Ier d'Autriche Duc d'Autriche

Léopold VI d'Autriche Duc de Styrie

L'évêque de Vérone est envoyé pour transmettre à Léopold V d'Autriche les conditions pour lever l'excommunication :

Léopold V d'Autriche commence à préparer la nouvelle croisade.

Cependant, Léopold V d'Autriche est blessé lors d'un tournoi et se casse la jambe.

Il promet alors au prêtre d'Hartberg de remplir toutes les conditions nécessaires pour la levée de l'excommunication en cas de guérison.

Léopold V d'Autriche promet également à Adalbert, évêque de Salzbourg, de se soumettre au pape.

L'excommunication est levée, mais Léopold d'Autriche V ne guérit plus.

Léopold V d'Autriche meurt à Graz le 31 décembre 1194 de ses blessures. Il est inhumé à l'abbaye d'Heiligenkreuz.

Ses États sont divisés entre ses deux fils :

Selon la légende, lors du siège de Saint-Jean-d'Acre (1191), la tunique blanche de Léopold se retrouve couverte de sang.

Lorsqu'il retire sa ceinture, une bande blanche apparaît au milieu du rouge, ce qui serait à l'origine du drapeau de l'Autriche.

En réalité, le drapeau n'a été adopté qu'au XIIIe siècle par Frédéric II.



Mariage de Waléran III de Limbourg avec Cunégonde de Haute-Lorraine

Waléran III de Limbourg épouse Cunégonde de Haute-Lorraine. Leurs enfants sont :



Projet de croisade de Henri VI le Sévère

Henri VI le Sévère annonce qu'il souhaite prendre la tête d'une croisade allemande. Il veut faire élire son fils Frédéric II de Hohenstaufen Roi des Romains, afin que sa succession se passe sans problème. Mais la diète de décembre 1195 refuse, de nombreux nobles espérant préserver leurs droits à la couronne.



Frédéric II de Hohenstaufen Roi des Romains

Révolte en Sicile

Henri VI le Sévère finit par obtenir gain de cause et faire élire son fils Frédéric II de Hohenstaufen Roi des Romains en 1196, mais au moment où il se prépare à partir en croisade, une révolte éclate en Sicile, peut-être fomentée par sa femme Constance de Hauteville et le pape Célestin III. Les révoltés sont matés.



Mort de Henri VI le Sévère Empereur Germanique

Honorius III Tuteur de Frédéric II de Hohenstaufen

Henri VI le Sévère meurt le 28 septembre 1197 à Messine en Sicile avant de pouvoir embarquer vers la Terre Sainte.

Constance de Hauteville renvoie un certain nombre de seigneurs germaniques installés dans le royaume de Sicile. Une période d'anarchie s'en suit.

En 1197, Honorius III devient un tuteur du futur empereur Frédéric II de Hohenstaufen, qui est confié à la garde d'Innocent III par l'impératrice Constance de Hauteville.

Innocent III réaffirme l'autorité papale dans le choix des prétendants à la couronne impériale et dans l'arbitrage des candidats.

La succession de Henri VI le Sévère est disputée entre :

Les deux sont candidats auprès d'Innocent III pour la couronne impériale.

Ferry II de Lorraine soutient la candidature de Philippe Ier de Souabe.

Henri III de Limbourg se rallie à Othon IV de Brunswick.

Mathilde de Boulogne soutient d'Othon IV de Brunswick, et Henri Ier de Brabant est un de ses fidèles, comme la plupart des seigneurs de Basse-Allemagne, alors que la Haute-Allemagne soutient Philippe Ier de Souabe.



Mort de Constance de Hauteville

Constance de Hauteville, veuve de Henri VI le Sévère, meurt le 27 novembre 1198, peu de temps après son époux, alors que Frédéric II de Hohenstaufen, leur fils, n'est encore qu'un enfant.



Mort de Guillaume III de Sicile

Revendication de la couronne de Sicile par Gautier III de Brienne

Frédéric II de Hohenstaufen Roi de Sicile

Innocent III tuteur de Frédéric II de Hohenstaufen

Guillaume III de Sicile meurt en 1198.

Elvire de Hauteville, sa sœur, est l'héritière de Guillaume III de Sicile, Roi de Sicile. Gautier son époux revendique la couronne de Sicile.

La succession est également revendiquée Frédéric II de Hohenstaufen, mineur.

Gautier III de Brienne en appelle au pape pour faire valoir ses droits, mais le pape ne l'investit que de la principauté de Tarente et du comté de Lecce, qu'Henri VI le Sévère avait promis à Elvire de Hauteville, et lui recommande de rester fidèle à Frédéric II de Hohenstaufen.

Le pape donne la Sicile à Frédéric II de Hohenstaufen à condition qu'il paye tribut au Saint-Siège.

Mais Gautier III de Brienne engage sa terre de Brienne pour financer la guerre, et entreprend la conquête du royaume de Sicile.

Frédéric II de Hohenstaufen est roi de Sicile en 1198 sous la tutelle du pape jusqu'à sa majorité.

Transféré à la cour royale de Sicile, Frédéric II de Hohenstaufen y rencontre de nombreux étrangers, en particulier des maures, et y apprend : l'arabe, l'italien, l'allemand...



Divorce de Jean-Sans-Terre et d'Isabelle de Gloucester

Mariage de Jean-Sans-Terre avec Isabelle d'Angoulême

Jean-Sans-Terre divorce d'Isabelle de Gloucester en 1200.

Isabelle d'Angoulême est la fiancée d'Hugues X de Lusignan.

Jean-Sans-Terre la soustrait à son fiancé.

Cette péripétie a donné lieu à plusieurs récits.

La version française, populaire et à connotation romanesque, penche pour l'enlèvement. Jean-sans-Terre qui tient alors sa cour à Bordeaux, se rend à Angoulême en tant qu'invité au mariage d' et d'Isabelle, il s'éprend de la beauté de la fiancée, la ravit et l'épouse.

La chronique de Flandres rapporte que Jean-sans-Terre conduit la fiancée à l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême et que lorsqu'ils sont devant l'évêque qui devait faire le mariage avec Hugues X de Lusignan, il lui dit : Unissez-moi par les liens du mariage avec cette dame parce que je la désire pour femme. L'évêque, dit-on, n'osant résister au monarque anglais, les marie. À Angoulême, une petite rue étroite et très en pente, qui descend à la Charente près de l'ancienne abbaye Saint-Cybard, passe pour être le chemin emprunté par les fuyards.

Jean-Sans-Terre épouse à Bordeaux ou Angoulême ou Chinon le 24 août 1200 Isabelle d'Angoulême. Leurs enfants sont :

Philippe d'Angleterre vend Cognac à son oncle Jean-Sans-Terre, Roi d'Angleterre.

Isabelle d'Angoulême est couronnée reine d'Angleterre le 8 octobre 1200 à abbaye, Westminster, Angleterre.



Mort de Frédéric III de Zollern

Conrad Ier de Nuremberg et Frédéric II de Nuremberg Co-comte de Zollern

Frédéric III de Zollern meurt en 1201.

Conrad Ier de Nuremberg et Frédéric II de Nuremberg devienent Co-comte de Zollern et assurent conjointement la gestion des territoires de la famille, et notamment le burgraviat de Nuremberg.

En ce début du XIIIe siècle, les Hohenzollern affermissent leur puissance en Souabe du Sud par des acquisitions ou des unions matrimoniales.



Bataille de Capoue

Gautier III de Brienne époux d'Elvire de Hauteville revendique le royaume de Sicile face aux Hohenstaufen.

Gautier de Montbéliard quitte la quatrième croisade pour soutenir son neveu Gautier III de Brienne.

Gautier III de Brienne bat les partisans de Frédéric II de Hohenstaufen à Capoue le 10 juin 1201.



Bataille de Cannes

Gautier III de Brienne bat les partisans de Frédéric II de Hohenstaufen à Cannes le 1er octobre 1201,



Mort de Joachim de Flore

Joachim de Flore meurt à l'abbaye San Giovanni in Fiore en 1202.

Joachim de Flore modifie le découpage ternaire reçu de saint Augustin et divise l'histoire humaine en trois états :

Après sa mort, l'Ordre des Floriens continue à prospérer et à fonder de nouvelles maisons, mais uniquement dans la péninsule italienne.

Cette vitalité extraordinaire fait que l'ordre comptera jusqu'à 40 maisons et quelques monastères féminins vers 1250.

Avec l'instabilité politique consécutive à la mort de Frédéric II de Hohenstaufen en 1250, l'apparition des ordres mendiants comme les Franciscains, l'introduction de la commende... nombre de monastères italiens vivent une lente agonie avant leur extinction définitive.


Théodora Comnène

Mariage de Léopold VI d'Autriche avec Théodora Comnène

Léopold VI d'Autriche épouse en 1203 Théodora Comnène, une princesse byzantine. Leurs enfants sont :



Frédéric II de Nuremberg Burgrave de Nuremberg

Frédéric II de Nuremberg devient Burgrave de Nuremberg en 1204.



Bataille de Sarno

Mort de Gautier de Brienne Roi titulaire de Sicile

Naissance de Gautier IV de Brienne

Gautier IV de Brienne Comte de Brienne

Diepold de Vohbourg bat Gautier III de Brienne à Sarno le 11 juin 1205.

Gautier III de Brienne est grièvement blessé au cours de l'engagement.

Gautier III de Brienne meurt quelques jours plus tard en prison.

Gautier IV de Brienne, dit le Grand, naît en 1205, fils posthume de Gautier III de Brienne et d'Elvire de Hauteville.

Gautier IV de Brienne devient Comte de Brienne.

Jean Ier de Brienne doit céder face à Frédéric II de Hohenstaufen et rentre en France avec son neveu Gautier IV de Brienne.

La principauté de Tarente et le comté de Lecce sont confisqués à la famille de Brienne en 1205.



Mort d'Otton Ier de Gueldre

Gérard III de Gueldre Comte de Gueldre et de Zutphen

Otton Ier de Gueldre meurt en 1207.

Otton Ier de Gueldre se querelle régulièrement avec les comtes de Hollande et les évêques d'Utrecht.

Otton Ier de Gueldre fait également la guerre au duché de Brabant, soutenant son ennemi le duc de Limbourg.

Otton Ier de Gueldre attaque les Frisons.

Lors des luttes entre Philippe de Souabe et Othon IV de Brunswick, Otton Ier de Gueldre soutient les Hohenstaufen.

Gérard III de Gueldre devient Comte de Gueldre et de Zutphen.

Durant son règne, Gérard III de Gueldre augmente les frais de douanes le long de la frontière avec l'évêché d'Utrecht et le long du Rhin, ce qui lui permet de s'enrichir.

Gérard III de Gueldre a des litiges avec ses voisins, le duc de Brabant, archevêque de Cologne et le comte de Hollande, à propos de ces frais de douanes

Mais Gérard III de Gueldre se tient à l'écart de la lutte entre Othon IV de Brunswick et Frédéric II de Hohenstaufen.


Couronnement de Marie de Montferrat et de Jean Ier de Brienne - Histoire d'Outremer - XIIIe siècle

Mariage de Jean Ier de Brienne avec Marie de Montferrat

Jean Ier de Brienne Roi de Jérusalem

Jean Ier de Brienne épouse à Tyr au Liban le 4 ou le 14 septembre 1210 Marie de Montferrat, fille de Conrad Ier de Montferrat et d'Isabelle Ire d'Anjou. Leurs enfants sont :

Jean Ier de Brienne devient ainsi Roi de Jérusalem.

Les époux sont sacrés roi et reine de Jérusalem le 3 octobre 1210 dans la cathédrale de Tyr.

Guy de Montfort assiste à ce couronnement.

Jean Ier de Brienne continue la politique de paix de Jean d'Ibelin.



Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Constance d'Aragon

Frédéric II de Hohenstaufen épouse à Messine en février 1210 Constance d'Aragon (1179-1222), Infante d'Aragon, fille d'Alphonse-Raymond II le Chaste et de Sancie de Castille dite la Jeune. Leurs enfants sont :

Frédéric II de Hohenstaufen a d'autres enfants illégitimes :



Naissance de Henri VII de Hohenstaufen

Henri VII de Hohenstaufen naît en 1211, fils de Frédéric II de Hohenstaufen et de Constance d'Aragon.



Naissance de Frédéric II d'Autriche

Frédéric II d'Autriche, dit le Querelleur ou le Batailleur, naît le 25 avril 1211, fils de Léopold VI d'Autriche et de Théodora Comnène.



Diète de Nuremberg

En 1211, à la Diète de Nuremberg, Innocent III soutient la candidature de Frédéric II de Hohenstaufen comme roi d'Allemagne.

Ferry II de Lorraine se rallie alors à Frédéric II de Hohenstaufen.



Louis Ier de Wittelsbach partisan de Frédéric II de Hohenstaufen

Louis Ier de Wittelsbach devint partisan à partir de 1211 de Frédéric II de Hohenstaufen.



Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne

Frédéric II de Hohenstaufen Duc de Souabe

En 1212, Frédéric II de Hohenstaufen, Duc de Souabe, devient Roi d'Allemagne. Mais ce titre de roi d'Allemagne, qui est un préalable à la couronne impériale, ne signifie rien tant qu'Othon IV de Brunswick est empereur.

Ne pouvant dominer le nord de l'Italie, Frédéric II de Hohenstaufen consacre ses efforts à asseoir son autorité sur le riche royaume des Deux-Siciles, dont il a hérité par sa mère, Constance de Hauteville.



Confirmation des conquêtes faites par Canut VI de Danemark entre l'Eider et l'Elbe

Après 1212, Frédéric II de Hohenstaufen confirme à Valdemar II de Danemark les conquêtes faites par Canut VI de Danemark entre l'Eider ou Elde et l'Elbe.



Bulle d'or de Sicile

Ottokar Ier de Bohême soutient le jeune empereur Frédéric II de Hohenstaufen et se voit confirmer, en 1212, dans ses droits par la Bulle d'or de Sicile.

Cet édit impérial reconnaît à Ottokar Ier de Bohême et ses descendants le titre de roi de Bohême, sans nécessiter l'aval de l'empereur.

L'édit garantit aussi le titre de prince-électeur aux-dits rois de Bohême.

Il n'impose pour seule obligation que de procurer une escorte de 300 hommes armés lors du voyage à Rome de tout empereur allant se faire couronner par le pape.



Couronnement de Frédéric II de Hohenstaufen

Frédéric II de Hohenstaufen est couronné le 25 juillet 1213.



Mort de Ferry II de Lorraine

Thiébaud Ier de Lorraine Duc de Lorraine

Ferry II de Lorraine meurt le 10 octobre 1213.

Thiébaud Ier de Lorraine devient Duc de Lorraine et conserve les alliances de Ferry II de Lorraine, notamment celle de l'empereur Othon IV de Brunswick contre Frédéric II de Hohenstaufen.



Mariage de Jean Ier de Chalon avec Mahaut de Bourgogne

Dans le conflit entre les deux branches du comté de Bourgogne, Frédéric II de Hohenstaufen apporte un soutien invariable à Othon Ier de Méranie.

Étienne III d'Auxonne resserre les liens avec Eudes III de Bourgogne en mariant son fils à la demi-sœur du duc. Une paix précaire règne sur le comté de Bourgogne.

Jean Ier de Chalon épouse en janvier 1214 Mahaut de Bourgogne (1190-1242), fille d'Hugues III de Bourgogne et de Béatrice d'Albon. Leurs enfants sont :


Bataille de la Roche aux Moines

Préparation d'un débarquement en Angleterre

Bataille de la Roche-aux-Moines

En 1214, Philippe-Auguste est obligé de suspendre ses préparatifs de débarquement en Angleterre contre Jean-Sans-Terre car le royaume est menacé.

Jean-Sans-Terre a réussi à monter, contre Philippe-Auguste son suzerain, une vaste coalition avec :

La plupart des seigneurs installés entre l'Escaut et le Rhin se joignent à cette coalition.

Ferrand de Flandre, quoique vassal de Philippe-Auguste, se déclare pour le roi d'Angleterre.

Philippe-Auguste est l'allié des Gibelin et est soutenu par Frédéric II de Hohenstaufen.

En Flandre, Philippe-Auguste ne contrôle plus que les villes de Douai et de Cassel.

Les coalisés envisagent un plan d'invasion d'envergure dans lequel :

Ils ont pour objectif Paris.

Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle.

Philippe-Auguste descend le plus rapidement possible jusqu'à Châtellerault avec Louis VIII le Lion, son fils.

Jean-Sans-Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris.

Mais Philippe-Auguste sent le danger et arrête son armée à Chinon.

Apprenant alors l'attaque d'Othon IV de Brunswick au nord, Philippe-Auguste décide de scinder sa force en deux pour la faire affronter les deux menaces qui pèsent sur son royaume.

Lui va alors au nord pour se confronter à l'empereur tandis que Louis VIII le Lion garde la Loire à la tête d'une armée de 14 000 hommes.

Craignant de se faire couper toute voie de repli en cas d'échec devant Paris, Jean-Sans-Terre prend la décision de s'arrêter devant la forteresse de la Roche-aux-Moines (Savennières), plutôt que de l'éviter.

De là, Jean-Sans-Terre peut se diriger vers Paris, plus tranquillement, sans devoir constamment se retourner pour voir si Louis VIII le Lion n'est pas en train de le poursuivre.

La forteresse de la Roche aux Moines est dirigée par Guillaume des Roches, le sénéchal d'Anjou.

Lorsque le siège commence, le prince Louis VIII le Lion arrive, le 2 juillet 1214.

Amaury Ier de Craon se bat au côté de Louis VIII le Lion.

Guillaume des Roches, beau-père d'Amaury Ier de Craon, mène l'action décisive qui permet la victoire des Français.

Jean-Sans-Terre, estimant le danger trop important, s'enfuit finalement sans combattre, en laissant sur place ses machines de siège.

L'affrontement de la Roche-aux-Moines permet aux Français de consolider leurs positions au sud, et d'affaiblir la force anglaise, en la privant de ses engins de siège, donc en l'empêchant de prendre d'assaut d'autres places fortes.



Louis Ier de Wittelsbach Comte palatin du Rhin

Frédéric II de Hohenstaufen récompense Louis Ier de Wittelsbach du titre de Comte palatin du Rhin de 1214 à 1227. Le Palatinat devient ainsi bavarois.

Les puissants évêques de Freising, Ratisbonne, Salzbourg, Passau et Augsbourg tirent leur opulence du commerce du sel. En instaurant de nouveaux octrois concurrents sur l'Isar, Louis Ier de Wittelsbach les amène à traiter avec lui.



Guillaume III des Baux Vice-roi Royaume d'Arles et de Bourgogne

En 1214 ou 1215, à Metz, Frédéric II de Hohenstaufen souhaite affirmer son pouvoir en Provence.

Guillaume III des Baux reçoit le Royaume d'Arles et de Bourgogne. Il est probablement nommé Vice-roi de ce royaume.



Mort de Manfred II de Saluces

Manfred III de Saluces Marquis de Saluces

Manfred II de Saluces meurt entre le 20 et le 27 février 1215.

Manfred III de Saluces devient Marquis de Saluces.

Alasia de Montferrat assume la régence de Manfred III de Saluces, son petit-fils,

Alasia de Monferrat doit chaque année rendre l'Hommage féodal à la Savoie pendant la régence de Manfred III de Saluces, son petit-fils

Pendant tout son règne, Manfred III de Saluces se montrera un allié fidèle de Frédéric II de Hohenstaufen et un membre actif de la faction des gibelins.



Déposition d'Othon IV de Brunswick

Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne

Othon IV de Brunswick empereur romain germanique est déposé.

Les princes allemands, soutenus par Innocent III, élisent à nouveau Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne en 1215.

Le pape Innocent III vient porter à Frédéric II de Hohenstaufen la couronne à Aix la Chapelle alors qu'il parvient à sa majorité.

Henri Ier de Brabant se rallie à Frédéric II de Hohenstaufen.

En 1215, Frédéric II de Hohenstaufen accorde des privilèges aux ducs polonais qui rendent ceux-ci plus indépendants du Saint-Empire.

Manfred II de Saluces abandonne son parti et se rallie immédiatement à celui de Frédéric II du Saint-Empire. Cette politique prudente lui permet de consolider ses états



Mariage d'Henri de Looz avec Mathilde de Vianden

Henri de Looz renonce à une carrière cléricale.

Mathilde de Vianden est veuve de Lothaire, Comte de Hochstaden.

Henri de Looz épouse Mathilde de Vianden (morte en 1241), fille de Frédéric II, Comte de Vianden.

Henri de Looz devient comte de Hochstaden par ce mariage.


Honorius III Pape par Giotto

Mort d'Innocent III Pape

Honorius III Pape

Innocent III meurt à Pérouse le 16 juillet 1216. Il est inhumé d'abord à la cathédrale San Lorenzo de Pérouse.

Innocent III, juriste hors pair, est le plus puissant des papes du Moyen Âge, proclamant l'indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains.

Innocent III développe une importante administration ecclésiastique et fait progresser la fiscalité pontificale.

Innocent III encourage la conquête et la christianisation des régions d'Occident restées aux mains des Infidèles (Espagne) ou des païens (Prusse).

Innocent III établit son autorité temporelle sur Rome (un sénateur unique remplace les organismes municipaux) et accroît les États de l'Église du duché de Spolète et de la marche d'Ancône.

Tuteur de Frédéric II de Hohenstaufen, jeune Roi de Sicile, Innocent III obtient la réduction des pouvoirs régaliens sur l'Église de Sicile et la vassalité du prince pour son royaume.

Innocent III distingue la pleine souveraineté (auctoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d'origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir.

Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats.

Les États et leurs souverains, par leurs devoirs envers Dieu, se placent sous l'autorité spirituelle du pape.

Dans le domaine temporel, le pape n'intervient qu'en cas de péché grave des princes, de nécessité urgente (pour trancher un problème que nulle juridiction n'a pu régler), défense du domaine ecclésiastique contre les usurpations des souverains.

Le pape Innocent III essaye d'interdire tout trafic avec les Sarrasins mais doit renoncer sous la pression de Venise. Il interdit l'usage de l'arbalète, mais n'est pas écouté. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux, qui sont parmi les premiers à porter la rouelle.

Le 18 juillet 1216, 19 cardinaux se rassemblent à Pérouse, où vient de mourir Innocent III, pour élire son successeur. Cencio Savelli devient Pape sous le nom ou d'Honoré ou Honorius III et est consacré le 24 juillet 1216.

La famille Savelli est ainsi nommée d'après la forteresse de Sabellum, près d'Albano.

Honorius III a pour projets principaux de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, et la réforme de l'Église.



Guerre de succession de Champagne

Soutien de Thiébaud Ier de Lorraine à Érard de Brienne

Prise de Rosheim par Frédéric II de Hohenstaufen

La guerre de succession de Champagne dure de 1216 à 1221.

La succession de Thibault IV de Champagne lui est contestée par son cousin Érard de Brienne qui se met en tête de réclamer le comté de Champagne.

Érard de Brienne et Philippine de Champagne-Jérusalem débarquent en France au début 1216.

De passage au Puy-en-Velay, Érard de Brienne est mis en arrestation par les agents de Philippe-Auguste, mais parvient à s'échapper et se rend en Champagne.

Thiébaud Ier de Lorraine soutient Érard de Brienne.

Frédéric II de Hohenstaufen soutient Thibault IV de Champagne.

Frédéric II de Hohenstaufen, estimant comme une félonie le fait que son vassal soutienne un candidat opposé au sien, occupe la ville de Rosheim qu'il avait donné à Ferry II de Lorraine.

Henri II de Bar soutient activement le Thibaut IV de Champagne. Une amitié subsiste pendant plusieurs années entre les deux comtes.

Hugues II de Vaudémont prend parti pour Érard de Brienne

Blanche de Navarre assiège Noyers en avril 1216, où Érard de Brienne et ses partisans se sont retranchés.

Érard de Brienne accepte la trêve et s'en remet à l'arbitrage de Philippe-Auguste.

Guillaume Ier de Joigny est l'un des 12 barons appelés au tribunal du roi.

Celui-ci ordonne en octobre 1216 d'attendre la majorité de Thibault IV de Champagne pour faire valoir ses droits.



Mariage d'Albert IV de Habsbourg avec Heilwig de Kybourg

Albert IV de Habsbourg épouse en 1217 Heilwig de Kybourg, fille de Ulrich III, Seigneur de Kybourg, et d'Anna de Zähringen.Leurs enfants sont :



Préparation de la cinquième croisade

Honorius III commence les préparatifs de la cinquième croisade en 1217. Honorius III lève une dîme exceptionnelle :

Mais ces fonds restent insuffisants. Honorius III attend avec impatience le soutien de Frédéric II de Hohenstaufen, qui a juré de s'embarquer.



Frédéric II de Hohenstaufen Roi de Thessalonique

À la mort de Déméter de Montferrat, en 1217, le royaume de Thessalonique passe à l'Empereur Frédéric II de Hohenstaufen.



Guerre de succession de Champagne

Prise de Rosheim par Thiébaud Ier de Lorraine

Campagne de Frédéric II de Hohenstaufen en Lorraine

Thiébaud Ier de Lorraine Prisonnier

Mais la guerre de succession de Champagne reprend, et les barons champenois, tous plus ou moins apparentés aux Brienne, abandonnent Blanche de Navarre pour se rallier à Érard. Il faut l'intervention du roi de France Philippe-Auguste, d'Eudes III, Duc de Bourgogne, et de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, pour ramener la paix en Champagne.

Thiébaud Ier de Lorraine reprend la ville de Rosheim à Frédéric II de Hohenstaufen en 1218 et ravage le nord de l'Alsace.

Immédiatement Frédéric II de Hohenstaufen contre attaque, envahit la Lorraine, prend et incendie Nancy, puis assiège et prend le château d'Amance où s'est réfugié Thiébaud Ier de Lorraine.

Prisonnier, il est contraint de renoncer à soutenir Érard de Brienne, se reconnaît vassal du Comte de Champagne pour quelques seigneuries avant d'être libéré.

Il ne se remettra pas de son échec.


Conrad Ier de Nuremberg

Partage des possessions de la maison de Hohenzollern

Conrad Ier de Nuremberg Burgrave de Nuremberg

Frédéric II de Nuremberg comte de Zollern

Les deux frères se partagent les possessions de la maison de Hohenzollern en 1218 :

Frédéric II de Nuremberg transmet notamment à son frère les possessions des comtes d'Adenberg :

Frédéric II de Nuremberg conserve le château de Hohenzollern et les territoires de Souabe.



Mort d'Adolphe III de Berg

Engelbert Ier de Berg Comte de Berg

Siège de Damiette

En août 1218, les croisés attaquent la citadelle de Damiette.

Adolphe III de Berg, Comte de Berg, meurt à Damiette.

Léopold VI d'Autriche prend alors le commandement de l'armée et réussit le 26 août 1218 à se rendre maître de la tour.

En octobre 1218, Léopold VI d'Autriche entreprend le siège de la ville de Damiette.

Henri IV de Limbourg et Ermengarde de Berg ne peuvent hériter immédiatement du comté de Berg.

Celui-ci est revendiqué par Engelbert Ier de Berg, Archevêque de Cologne, et principal conseiller de Frédéric II de Hohenstaufen.

Engelbert Ier de Berg a gain de cause, et reçoit le comté de Berg à titre viager, moyennant une rente versée à Henri IV de Limbourg et à Ermengarde de Berg.



Henri VII de Hohenstaufen Roi de Bourgogne

Henri VII de Hohenstaufen, fils de Frédéric II de Hohenstaufen, devient Roi de Bourgogne 1219.


Frédéric II et son faucon représentés dans son livre De arte venandi cum avibus (De l'art de chasser au moyen des oiseaux) - XIIIe siècle.

Frédéric II de Hohenstaufen Empereur germanique

Le pape Honorius III accepte d'accorder l'Empire à Frédéric II de Hohenstaufen à la condition que le royaume de Sicile et l'Empire germanique ne soient pas unis.

Le pape couronne Frédéric II de Hohenstaufen empereur à Rome en 1220.

Le nouvel empereur d'Allemagne et de Sicile prête serment d'allégeance au St Siège et promet de partir en croisade pour libérer les lieux saints, mais il continue à temporiser son expédition.

Comme Frédéric II de Hohenstaufen n'a pas l'intention de séparer ses deux héritages, la Sicile maternelle et l'Allemagne paternelle. Cela met fin à l'entente entre l'Empire et la Papauté.



Henri VII de Hohenstaufen Roi des Romains

Henri de Hohenstaufen, fils de Frédéric II de Hohenstaufen, devient Roi des Romains sous le nom d'Henri VII en 1220.



Investiture donnée par Frédéric II de Hohenstaufen à Manfred III de Saluces pour l'ensemble de ses états

Le 5 mai 1221 Frédéric II de Hohenstaufen donne l'investiture à Manfred III de Saluces pour l'ensemble de ses états et plusieurs autres privilèges.



Liaison de Frédéric II de Hohenstaufen avec Mathilde

Frédéric II de Hohenstaufen a une laison avec Mathilde. Leur enfant est :



Jean Ier de Brienne en Occident

Jean Ier de Brienne décide de se rendre en Italie afin de discuter avec les principaux souverains du sort des états latins d'Orient.

Débarqué à Brindisi en octobre 1222, Jean Ier de Brienne rencontre le pape Honorius III, auquel il se plaint du comportement du légat Pélage qui a fait échouer la croisade par son intransigeance.

Honorius III lui donne raison, puis lui propose le mariage d'Isabelle II de Brienne la princesse héritière à l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen.

Ce dernier est intéressé par le projet, qui lui permet d'ébaucher un empire méditerranéen, tandis que Jean Ier de Brienne apprécie la possibilité de bénéficier des troupes germaniques.

Philippe-Auguste, à qui Jean Ier de Brienne vient ensuite rendre visite, apprécie moins et reproche à Jean Ier de Brienne de s'être fait manipulé.



Mort de Constance d'Aragon

Constance d'Aragon, épouse de Frédéric II de Hohenstaufen, meurt à Catane en Sicile le 23 juin 1222.



Mariage d'Ezzelino III da Romano avec Selvaggia de Hohenstaufen

L'alliance de Ezzelino III da Romano avec Frédéric II de Hohenstaufen est renforcée par le mariage d'Ezzelino III da Romano avec Selvaggia de Hohenstaufen, fille illégitime de l'empereur.



Naissance d'Enzio de Hohenstaufen

Enrico ou Enzio de Hohenstaufen naît à Palerme en 1224, fils de Frédéric II de Hohenstaufen et de Constance d'Aragon.



Bataille de Mölln

Albert II de Weimar-Orlamünde Prisonnier

Adolphe IV de Holstein Comte de Schauenburg

Libération de Valdemar II de Danemark

Adolphe IV de Holstein remporte en 1225 la Bataille de Mölln contre Albert II de Weimar-Orlamünde, régent du Danemark, qui est capturé.

Adolphe IV de Holstein devient Comte de Schauenburg en 1225.

Bien que Frédéric II de Hohenstaufen réprouve publiquement la félonie dont a été victime Valdemar II de Danemark, il ne fait rien pour libérer le roi danois.

Jacob de Møn finit par réunir l'énorme rançon de 45 000 marks d'argent nécessaire à la délivrance de Valdemar II de Danemark et de Valdemar III de Danemark le Jeune.

Un traité est signé le 17 novembre 1225 entre Valdemar II de Danemark et Henri de Schwerin.

Valdemar II de Danemark doit céder la Nordalbingie en 1225.

L'empire danois au sud de l'Ejder est en grande partie perdu.

Libéré, Valdemar II de Danemark proteste de la félonie de son vassal et des mauvais traitements.



Traité de San Germano

Le 21 juin 1225 est fixé comme date pour le départ vers la Terre Sainte de Frédéric II de Hohenstaufen.

Pour obtenir des renforts, Jean Ier de Brienne négocie le mariage entre sa fille et l'Empereur germanique. Honorius III organise son mariage avec Isabelle II de Brienne, héritière du Royaume de Jérusalem, pour lui donner enfin une incitation à partir.

Frédéric II de Hohenstaufen signe le traité de San Germano en juillet 1225 pour obtenir un nouveau report de 2 ans de son départ en Croisade.



Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Isabelle II de Brienne

Abdication de Jean Ier de Brienne comme Roi de Jérusalem

Isabelle II de Brienne Reine de Jérusalem

Frédéric II de Hohenstaufen Roi de Jérusalem

Couronnement d'Henri Ier de Lusignan

Une escadre impériale vient chercher Isabelle II de Brienne en août 1225.

Frédéric II de Hohenstaufen épouse à Brindisi dans les Pouilles le 9 novembre 1225 Isabelle II de Brienne, fille de Jean Ier de Brienne et de Marie de Montferrat. Leur enfant est :

Le lendemain, Frédéric II de Hohenstaufen dépossède Jean Ier de Brienne de la baile du royaume de Jérusalem et revendique celle de Chypre.

Scandalisé par cette manœuvre que les négociations du mariage ne laissaient pas présager, et aussi par le viol dont Frédéric II de Hohenstaufen s'est rendu coupable auprès d'une des cousines d'Isabelle II de Brienne, Jean Ier de Brienne abdique comme Roi de Jérusalem et quitte définitivement le royaume de Jérusalem.

Philippe d'Ibelin décide par précaution de faire couronner Henri Ier de Lusignan en 1225 mais Frédéric II de Hohenstaufen réussit à se faire des partisans parmi les nobles chypriotes.



Prise de contrôle de Montferrat par Boniface II de Montferrat

Seconde Ligue lombarde

Au printemps 1226, Boniface II de Montferrat prend totalement le contrôle de Montferrat.

Pendant l'absence de Frédéric II de Hohenstaufen, en 1226, le Pape Honorius III envahit la Sicile et fomente contre l'empereur la seconde Ligue lombarde.

Boniface II de Montferrat ne parvient pas à rembourser les fortes dettes contractées par Guillaume VI de Montferrat, son père, auprès de la couronne germanique.

Malgré la médiation entreprise par le pape Honorius III, les deux hommes n'ont plus confiance l'un envers l'autre.

En 1226, menacé par une disgrâce impériale, Boniface II de Montferrat s'allie avec la ligue lombarde contre Frédéric II de Hohenstaufen.

Boniface II de Montferrat conclut une alliance avec Manfred III de Saluzzo, son cousin, qui stipule que si l'un d'entre eux venait à mourir sans héritiers, l'autre prendrait possession du domaine.

Ceci a pour avantage de prévenir :



Guerre entre Ottokar Ier de Bohême et Frédéric II de Hohenstaufen

En 1226, Ottokar Ier de Bohême fait la guerre à Frédéric II de Hohenstaufen après que celui-ci a rendu impossible le mariage d'Henri VII de Hohenstaufen, son fils, avec Agnès de Bohême, fille d'Ottokar Ier de Bohême.

Ottokar Ier de Bohême tente ensuite de marier Agnès de Bohême à Henri III Plantagenêt, mariage qui reçoit de nouveau le veto de l'empereur.



Troisième croisade contre les Albigeois

Honorius III fait en sorte d'obtenir l'aide du roi de France Louis VIII, à qui il accorde d'assiéger et de prendre Avignon, malgré les protestations de Frédéric II de Hohenstaufen qui la considère comme une ville impériale.

En 1226, Louis VIII le Lion engage contre eux la troisième croisade.

Roger-Bernard II de Foix tente de maintenir la paix, mais le roi rejette son ambassade, et Raymond IX de Toulouse et Roger-Bernard II de Foix reprennent les armes.

Raymond IX de Toulouse refuse les conditions du Concile de Bourges.



Mort de Valéran IV de Limbourg Marquis d'Arlon, Comte de Luxembourg

Henri IV de Limbourg Duc de Limbourg

Mort d'Engelbert Ier de Berg

Henri IV de Limbourg Comte de Berg

Waléran de Montjoie Seigneur de Montjoie et de Fauquemont.

Waléran III de Limbourg participe aux différentes diètes, et accompagne Frédéric II de Hohenstaufen en Italie.

Waléran III de Limbourg meurt à Rolduc en juin ou le 2 juillet 1226 au retour d'un de ces voyages.

Veuve une seconde fois, Ermesinde Ire de Luxembourg administre le Luxembourg pendant 21 ans, et son gouvernement, sage et prudent, en fait un pays prospère.

Henri IV de Limbourg devient Duc de Limbourg en 1226.

Engelbert Ier de Berg meurt le 7 novembre 1226 assassiné.

Peu après avoir hérité du Limbourg, Henri IV de Limbourg héritecomté du Berg,

Henri IV de Limbourg confie alors Montjoie à son frère Waléran de Montjoie qui possédait déjà Fauquemont.

Henri IV de Limbourg combat ensuite le comte d'Isambert, son beau-frère, qui est soupçonné de l'assassinat d'Engelbert.



Prise de Brunswick

En 1227, Othon Ier de Brunswick-Lunebourg s'empare de la ville de Brunswick.

Il prend le titre de Duc du consentement des citoyens, avant même d'avoir reçu de de Frédéric II de Hohenstaufen l'investiture de ce duché.



Ezzelino III da Romano Maitre de Vérone

Ezzelino III da Romano se met à la tête des Gibelins, s'allie avec l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen

Ezzelino III da Romano devient le maitre de Vérone en 1227.



Suspension et excommunication de Frédéric II de Hohenstaufen

L'un des premiers actes du pontificat de Grégoire IX est de suspendre l'Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, pour son retard de 8 années à entreprendre la Sixième croisade.

Grégoire IX va même jusqu'à l'appeler l'Antéchrist.

La suspension est suivie par l'excommunication et des menaces de déposition après que Frédéric II de Hohenstaufen se soit plaint de ce traitement auprès des autres souverains.



Thomas Ier de Savoie Vicaire impérial

Thomas Ier de Savoie Seigneur de Piémont.

Majeur, Thomas Ier de Savoie soutient l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen contre la papauté. Thomas Ier de Savoie reçoit alors le titre de vicaire impérial.

Thomas Ier de Savoie étend ses domaines jusqu'au Bugey, pays de Vaud et au Piémont.

Thomas Ier de Savoie prend le titre de seigneur de Piémont.



Mort de Louis IV de Thuringe

Hermann II de Thuringe Landgrave de Thuringe

En 1227, Louis IV de Thuringe part en croisade avec Frédéric II de Hohenstaufen.

Louis IV de Thuringe meurt le 11 septembre 1227 en Italie.

Hermann II de Thuringe, son fils, lui succède et devient Landgrave de Thuringe sous la régence de ses oncles :

Conrad de Thuringe prend le titre de comte de Gudensberg en Hesse et aide son frère à gouverner.



Invasion des États pontificaux

Sixième croisade

Henri VII Régent du royaume germanique

Frédéric II de Hohenstaufen tente une invasion des États pontificaux en 1228 mais elle échoue et il est contraint d'implorer l'absolution et la levée de l'excommunication.

Frédéric II de Hohenstaufen part en 1228 avec seulement 3 000 hommes alors que son excommunication n'est pas levée.

Henri VII de Hohenstaufen, son fils, assure la régence en Allemagne sous la tutelle d'Engelbert Ier de Berg, l'archevêque de Cologne. Des légats du Pape défendent aux chrétiens de lui obéir.

Henri IV de Limbourg précède Frédéric II de Hohenstaufen en Terre Sainte.

Mathieu II de Lorraine accompagne Frédéric II de Hohenstaufen durant la sixième croisade.

Philippe Ier de Montfort-Castres part en 1228 avec la sixième croisade, mais ne reste pas en Orient.

En juillet 1228, Frédéric II de Hohenstaufen arrive à Chypre.

Comme il est suzerain du royaume de Chypre, il écarte le régent Jean d'Ibelin et se déclare régent et tuteur du jeune roi Henri Ier de Lusignan.

Puis Frédéric II de Hohenstaufen rejoint la Palestine.

Son islamophilie et la brutalité avec laquelle il mène sa politique outremer lui vaut la révolte des barons d'Orient.

Frédéric II de Hohenstaufen entame des négociations avec le sultan d'Égypte Al-Kamel neveu de Saladin.

Al-Kamel qui l'appelle son ami, lui donne un droit de passage aux lieux saints pour les pèlerins, la neutralité de Jérusalem, ainsi qu'un droit d'accès aux lieux saints de Nazareth et de Bethléem.

Durant la croisade de Frédéric II Hohenstaufen, Bohémond IV d'Antioche réussit à éviter que la principauté d'Antioche ne tombe sous la suzeraineté germanique.

Il affirme qu'il ne tient ce fief que de l'empereur d'Orient (ce qui est juridiquement vrai depuis la soumission en droit puis en fait des princes d'Antioche aux Comnènes).

Cette déclaration est aussi appuyée par la forte communauté hellénique d'Antioche qui joue un rôle important dans le maintien de la ville hors de la domination du royaume arménien de Cilicie.



Naissance de Conrad IV de Hohenstaufen

Conrad IV de Hohenstaufen Duc de Souabe

Conrad IV de Hohenstaufen naît à Andria en Apulie en 1228, fils de Frédéric II de Hohenstaufen et d'Isabelle II de Brienne. Il est duc de Souabe.



Mort Isabelle II de Brienne

Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Richilde de Wolfsolden

Isabelle II de Brienne meurt en 1228.

Frédéric II de Hohenstaufen épouse en 1228 Richilde de Wolfsolden. Leur enfant est :



Frédéric II de Hohenstaufen Roi de Jérusalem

Traité de Jaffa

Mariage d'Henri Ier de Lusignan avec Alix de Montferrat

Frédéric II de Hohenstaufen est couronné Roi de Jérusalem le 18 mars 1229.

En 1229, par le traité de Jaffa, Frédéric II de Hohenstaufen obtient du sultan d'Égypte, Al-Kamil, la rétrocession des principales villes chrétiennes en Palestine : Jérusalem, Bethléem, Nazareth, Sidon.

Frédéric II de Hohenstaufen s'intéresse à la culture arabe et reconnaît sa grandeur et son raffinement.

Il tente de concilier les deux partis : croisés et djihad, afin d'instaurer une paix durable et une cohabitation pacifique.

Au prix de nombreux efforts, il est sur le point d'atteindre cet objectif mais une crise interne à l'empire le rappelle en Europe, ne lui laissant pas le temps d'achever son travail.

Frédéric II de Hohenstaufen quitte la Terre Sainte, en mai 1229.

Il laisse la régence de Chypre à 5 barons qui figurent parmi ses partisans et fiance Henri Ier de Lusignan à Alix de Montferrat, sœur de Boniface II de Montferrat, un de ses fidèles qui l'accompagne en croisade, afin de tenter de se le concilier.

Henri Ier de Lusignan épouse à Limassol par procuration vers 1229 Alix de Montferrat (1210-1233), fille de Guillaume VI de Montferrat et de Berthe de Clavesans.

Par ce mariage Alix de Montferrat devient reine de Chypre et sera surnommée La Reine Lombarde par ses sujets



Confiscation des fiefs des Ibelins à Chypre

En 1229, Jean de Jaffa quitte Chypre avec sa famille lorsque Frédéric II de Hohenstaufen, l'empereur germanique, confisque les fiefs des Ibelins sur l'île.

Ils s'installent temporairement dans le nord de la Palestine, où la famille a des fiefs.



Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Blanche de Lancia

Frédéric II de Hohenstaufen épouse, peut être en secret, en 1229 Bianca ou Blanche de Lancia, Comtesse de Lancia ou Lanzia. Leurs enfants (illégitimes) sont :



Cession des droits sur le Royaume de Thessalonique

Démetrios de Montferrat cède ses droits sur le Royaume de Thessalonique à Frédéric II de Hohenstaufen en 1230.



Paix de San Germano

Le 20 mai 1230, Malatesta della Penna prend part à la ligue de Frédéric II de Hohenstaufen, passant ainsi du côté des Gibelins avec Ravenne, Forlì et Bertinoro.

Soutenu par le pape Grégoire IX, Jean Ier de Brienne tente d'envahir le royaume de Sicile, mais est vaincu par Frédéric II de Hohenstaufen, son gendre.

Le traité de Paix de San Germano, négocié par le dominicain Guala, est signé le 23 juillet 1230 entre l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et le pape Grégoire IX.

L'empereur accorde amnistie à tous ses ennemis, et révoque le ban prononcé contre la Ligue Lombarde.

Gaète et Sant'Agata qui s'étaient mises sous la protection du pape resteront pendant une année entre ses mains, après quoi, si l'on n'a pu s'accorder sur une manière de les rendre à l'empereur qui ne soit pas contraire à l'honneur du souverain pontife, cette affaire sera réglée par des arbitres.

Toutes les présentations et élections dans les églises et fondations se feront d'après les lois de l'Église.

Frédéric II de Hohenstaufen donnera des otages pour assurer l'exécution du traité et promet de laisser le Saint-Siège jouir des terres de l'Église, spécialement de la Marche d'Ancône et du duché de Spolète.

Le 28 août 1230, Frédéric II de Hohenstaufen est absous de l'excommunication qui pesait contre lui.


Frédéric II d'Autriche (arbre généalogique des Babenberg, 1489-1492)

Confirmation des privilèges du duché d'Autriche

Mort de Léopold VI d'Autriche

Frédéric II d'Autriche Duc d'Autriche et de Styrie

En 1230, Henri VII de Hohenstaufen, gendre de Léopold VI d'Autriche, confirme les privilèges du duché d'Autriche avec le consentement des princes-électeurs.

Léopold, parti pour l'Italie pour participer à l'accord de paix entre l'empereur et Grégoire IX, le pape.

Léopold VI d'Autriche meurt à San Germano le 26 ou 28 juillet 1230.

Ses entrailles sont inhumées au Mont-Cassin et son corps rapporté à l'abbaye cistercienne de Lilienfeld, qu'il a fondée.

Frédéric II d'Autriche devient Duc d'Autriche et de Styrie en 1230, le dernier Duc de la maison de Babenberg.



Combat de Frédéric II de Hohenstaufen contre la ligue lombarde

Manfred III de Saluces et Thomas Ier de Savoie secondent Frédéric II de Hohenstaufen dans son combat contre la ligue lombarde en 1231.



Alix de Montferrat couronnée Reine de Chypre

Alix de Montferrat se rend en Orient en 1231, accompagnant Roger Filangeri et des troupes impériales.

On ne sait quand et où elle épouse Henri Ier de Lusignan.

On pense que c'est en Palestine plutôt qu'à Chypre, alors en pleine guerre civile, entre les partisans de Frédéric II de Hohenstaufen et ceux de Jean d'Ibelin.

Elle est cependant couronnée reine à Nicosie.



Privilège de Worms

En Allemagne, pour réduire la puissance croissante des villes, Frédéric II de Hohenstaufen concède aux princes, laïques et ecclésiastiques, un grand nombre des droits régaliens. La féodalité triomphe. En 1231, ils obtiennent ainsi, par le privilège de Worms, la pleine souveraineté dans leurs États.



Publication des Constitutions de Melfi

En 1231, Frédéric II de Hohenstaufen promulgue les Constitutions de Melfi (ou Liber Augustalis), un recueil des lois de son royaume qui devait unifier les lois complexes de l'Empire, soumis aux droits régaliens multiples que possédent les princes et autres roitelets du Saint Empire.

Sous couvert d'une uniformisation des systèmes politico-judiciaires, ce recueil n'a pour autre but, que d'empêcher la mainmise des petits seigneurs sur les villes et leurs corps de métiers.



Naissance de Manfred Ier de Hohenstaufen

Manfredi I von Hohenstaufen ou Manfred Ier de Hohenstaufen naît à Venosa dans la province de Potenza en 1232, fils illégitime de Frédéric II de Hohenstaufen et de Blanche de Lancia.



Révolte des Romains

Le conflit entre Frédéric II de Hohenstaufen et le Pape Grégoire IX reprend.

Le groupe des gibelins est constitué des cités italiennes de Lombardie qui prennent parti pour Frédéric II de Hohenstaufen.

Le groupe des guelfes est constitué des cités plus nombreuses qui s'opposent au pouvoir impérial et s'allient au Pape.

Parfois l'opposition entre les factions traverse la même ville selon les alliances politiques.

Les Romains se soulèvent contre Grégoire IX qui doit s'exiler à Anagni et demander l'aide de Frédéric II de Hohenstaufen contre les citoyens de la Ville éternelle en 1232.



Bataille de Casal-Imbert

Bataille d'Agridi

Siège du château de Cérines

Jean d'Ibelin arme une escadre qui débarque à Chypre, élimine les régents et conquiert l'île de Chypre.

Mais Frédéric II de Hohenstaufen envoie Riccardo Filangieri ou Roger Filangeri qui prend le contrôle de quelques cités de Syrie, dont Beyrouth qui appartient à Jean d'Ibelin.

Jean d'Ibelin est battu à Casal-Imbert en mai 1232.

Jean de Jaffa, son neveu, combat lors de cette bataille.

Jean d'Ibelin défait les impériaux à Agridi le 15 juin 1232.

Jean d'Ibelin assiègent les 5 régents retranchés dans le château de Cérines.



Gouvernement collégial du royaume de Jérusalem

Conrad IV de Hohenstaufen Roi de Jérusalem

En 1232, les barons vainquent les forces de Frédéric II de Hohenstaufen, Empereur germanique et Roi de Jérusalem.

Les barons décident d'assurer une direction collégiale du royaume, tout en maintenant une fiction de la royauté.

Conrad IV de Hohenstaufen est Roi de Jérusalem mais ne viendra jamais en Terre Sainte.

Pour que les prérogatives royales prévues dans les Assises de Jérusalem soient respectées ils créent le titre de régent de Jérusalem.

Ils confiront ce titre à un descendant chypriote de Isabelle Ire d'Anjou, à la condition qu'il soit adulte.

Alix de Champagne-Jérusalem s'intitule alors régente de Jérusalem, mais sans exercer le moindre pouvoir.



Visite à Colmar de Frédéric II de Hohenstaufen

En 1235, Frédéric II de Hohenstaufen rend visite à Colmar.

Selon le chroniqueur dominicain de Colmar, il est accompagné de nombreux chameaux



Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Isabelle d'Angleterre

Autres enfants illégitimes de Frédéric II de Hohenstaufen

Henri Ier de Brabant escorter et ramène d'Angleterre Isabelle d'Angleterre, fiancée à Frédéric II de Hohenstaufen.

Frédéric II de Hohenstaufen épouse à Worms en Rhénanie-Palatinat le 15 juillet 1235 Elizabeth ou Isabelle d'Angleterre (1214-1241), fille de Jean-Sans-Terre et d'Isabelle dite Taillefer. Leurs enfants sont :



Othon Ier de Brunswick-Lunebourg Duc de Brunswick et de Lunebourg

Othon Ier de Brunswick-Lunebourg fait la paix avec Frédéric II de Hohenstaufen lors de la diète de Mayence en 1235.

Othon Ier de Brunswick-Lunebourg reçoit l'investiture de ses États comme fief de l'Empire.

Othon Ier de Brunswick-Lunebourg devient le premier Duc de Brunswick et de Lunebourg.



Déposition de Henri VII de Hohenstaufen comme Roi des Romains

Henri VII de Hohenstaufen prisonnier

En 1235, Henri VII de Hohenstaufen se soulève contre Frédéric II de Hohenstaufen, son père.

Mathieu II de Lorraine accompagne Frédéric II de Hohenstaufen en Italie en 1235.

Frédéric II de Hohenstaufen défait Henri VII de Hohenstaufen, le dépose comme Roi des Romains et l'emprisonne en Italie.



Conflit entre Wenceslas Ier de Bohême et Frédéric II d'Autriche

En 1236, sur ordre de Frédéric II de Hohenstaufen, mais en raison d'antagonismes propres, Wenceslas Ier de Bohême entre en conflit avec Frédéric II d'Autriche.

Wenceslas Ier de Bohême envahit la Basse-Autriche et Vienne.

Wenceslas Ier de Bohême signe un traité de paix qui stipule que Gertrude, la nièce et héritière de Frédéric II de Hohenstaufen épousera Vladislav, le fils de Venceslas.


Ezzelino III da Romano

Bataille de Cortenuova

Excommunication de Frédéric II de Hohenstaufen

En 1237, Frédéric II de Hohenstaufen remporte la bataille de Cortenuova contre la ligue des villes lombardes, ce qui lui vaut une nouvelle excommunication.

Ezzelino III da Romano est l'un des principaux capitaines de l'armée impériale à partir de cette bataille.

Ezzelino III da Romano soumet de nouveau Vérone qui était passée dans le camp des Guelfes

Ezzelino III da Romano contrôle également les villes de Vicence, Padoue.

Ezzelino III da Romano dispose d'un potentiel militaire supérieur à celui de ses opposants

Il met en avant la discipline et la tactique dans son organisation.

Il soumet les militès à son contrôle.

Pour ce faire, il leur interdit de se livrer à des conflits militaires de leur propre intérêt, les empêchent de définir leurs objectifs et leur impose de nouvelles techniques de combat (manœuvres groupées, interdiction du pillage).

Dans un premier temps, pour étendre son contrôle, il respecte les institutions existantes. Il soumet les communes à son autorité en nommant des podestats qui lui sont favorables comme avec Salinguerra Torelli à Ferrare.

Il forme aussi une nouvelle élite au sein de la société. Il nomme de nouveaux cavaliers issus des rangs des péditès qui deviennent acquis à sa cause. Ils sont les membres les plus riches du popolo, ceux qui disposent de moyens suffisants pour se payer un équipement de cavalier. Dans la ville de Padoue ce sont les petits aristocrates clients des châtelains et parmi les familles dont la fortune s'est constituée récemment. Cet assentiment est plus fondé sur la recherche d'un intérêt immédiat que sur une adhésion idéologique.

Il concentre progressivement tous les pouvoirs autour de sa personne.



Nomination d'un Vice-roi à Arles

Dès 1237 ou 1238, Frédéric II de Hohenstaufen suit de près les affaires en Provence en nommant un vice-roi à Arles,



Frédéric II de Hohenstaufen à Pavie

En 1238 Manfred III de Saluces rejoint Frédéric II de Hohenstaufen à Pavie



Rinaldo Ier d'Este otage de Frédéric II de Hohenstaufen

Rinaldo Ier d'Este est pris en Otage par Frédéric II de Hohenstaufen en 1238.



Amédée IV de Savoie Comte d'Aoste et du Chablais

Partisan de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen dans la lutte de ce dernier contre la papauté, Amédée IV de Savoie reçoit de ce dernier les titres de comte d'Aoste et du Chablais en 1238.



Boniface II de Montferrat Roi (titulaire) de Thessalonique

À la suite d'une rupture de ses relations avec Saluzzo et la maison de Savoie, Boniface II de Montferrat est empêché de voir Marguerite de Savoie, son épouse, celle-ci ayant rejoint le Piémont.

Boniface II de Montferrat décide alors de changer de camp et se tourne vers l'empire.

Boniface II de Montferrat escorte Frédéric II de Hohenstaufen lors de ses séjours en Italie.

En 1239, Boniface II de Montferrat reçoit le titre de roi (titulaire) de Thessalonique, une principauté latine.



Politique extérieure d'Henri II le Pieux

En 1239, Henri II le Pieux met en déroute l'armée du Brandebourg qui assiège Lubusz.

Henri II le Pieux reprend Santok, perdue en 1238.

En 1239, Henri II le Pieux soutient le pape dans le conflit qui oppose celui-ci à Frédéric II de Hohenstaufen.

En Grande-Pologne, Henri II le Pieux remporte quelques succès contre son rival Ladislas Odonic.

Henri II le Pieux étend les frontières de son territoire en s'emparant de Lad, Gniezno et Srem.

Henri II le Pieux entreprend des démarches auprès du pape pour obtenir la couronne royale.


États croisés en 1240

Croisade des barons

Amaury VI de Montfort Prisonnier

La croisade des barons, menée en 1239, est la suite de la VIe croisade de Frédéric II de Hohenstaufen.

Thibault IV de Champagne en obtient la direction en raison de son titre de roi de Navarre.

Y participent :

Hugues III de Vaudémont prend la croix et part en juin 1239.

Thibault IV de Champagne quitte Marseille et débarque à Saint-Jean d'Acre.

Cette croisade, sans grandes batailles, est faite de négociations avec le sultan de Damas et celui du Caire.

Les barons obtiennent la confirmation de l'évacuation de Jérusalem par les Arabes ainsi que la libération de plusieurs places de l'ancien royaume de Jérusalem :



Nouvelle excommunication de Frédéric II de Hohenstaufen

Les hostilités entre l'Empereur et le pape reprennent ensuite et le Pape renouvelle une excommunication en 1239, ce qui déclencha une nouvelle guerre dont Grégoire IX ne verra pas la fin.


Château d'Ursino

Construction du château d'Ursino

Le château d'Ursino, en italien Castello Ursino, est un château situé à Catane, en Sicile, et autrefois réputé inexpugnable. Construit sur une falaise dominant la mer aux environs de 1239, il appartient à Frédéric II de Hohenstaufen.

Le château est organisé selon un plan rectangulaire, avec de larges tours circulaires à chaque coin.



Mort de Guillaume de Savoie

Le pape Grégoire IX désigne Guillaume de Savoie pour commander les troupes engagées contre Frédéric II de Hohenstaufen.

Guillaume de Savoie meurt à Viterbe le 1er novembre 1239, probablement empoisonné.

Il est enterré à l'abbaye d'Hautecombe.



Tentative de réconciliation de Grégoire IX avec Frédéric II de Hohenstaufen

En 1240, Arnoul IV de Looz s'associe avec Henri II de Brabant et Henri IV de Limbourg pour tenter de réconcilier le pape Grégoire IX avec Frédéric II de Hohenstaufen.



Affaires en Provence

En 1240 Frédéric II de Hohenstaufen demande au comte Raymond IX de Toulouse d'intervenir militairement contre Raymond-Bérenger V Comte de Provence et Jean Baussan, l'archevêque d'Arles.



Manfred Ier de Sicile Prince de Tarente et représentant en Italie de Conrad IV

Frédéric II de Hohenstaufen semble avoir considéré Manfred Ier de Sicile comme légitime. Il le nomme en 1240 Prince de Tarente et représentant en Italie de son demi-frère, le roi des Romains, Conrad IV de Hohenstaufen. Bien que seulement âgé de 18 ans, Manfred Ier de Sicile agit fidèlement et avec zèle dans l'exécution de cette tâche.



Traité entre les Ibelin et Frédéric II de Hohenstaufen

En 1241, Jean de Jaffa est probablement responsable d'un traité de compromis entre les Ibelin et Frédéric II de Hohenstaufen dans lequel Simon V de Montfort, 6ème comte de Leicester doit gouverner le royaume.

Ce compromis ne sera jamais mis en application et Simon ne viendra jamais en Terre Sainte.

Les Ibelin continueront à lutter contre les partisans des Hohenstaufen.



Arrestation de cardinaux par Frédéric II Hohenstaufen

En 1241, Frédéric II de Hohenstaufen arrête les cardinaux chargés de le condamner.



Édit autorisant la dissection de cadavres humains

Depuis le IIIe siècle avant Jésus-Christ., époque où les médecins et anatomistes grecs Erasistrate et Hérophile ont connu leur heure de gloire, aucun professeur de médecine n'a disséqué de cadavre humain, car la religion interdit la mutilation des corps.

Dès le XIe siècle, à la célèbre école de Salerne par exemple, l'anatomie était enseignée d'après celle du porc, ou d'après les schémas établis par Galien au IIe siècle...

En 1241, Frédéric II de Hohenstaufen promulgue un édit autorisant la dissection de cadavres humains, s'opposant ainsi à l'Église. La levée de cet interdit par l'édit permet à l'italien Mondino à Bologne de perfectionner certaines notions de l'anatomie humaine.

L'Église s'empressera d'annuler l'édit à la mort.


Célestin IV Pape Célestin IV Pape

Siège de Rome

Mort de Grégoire IX

Célestin IV Pape

Les troupes de Frédéric II de Hohenstaufen assiègent Rome.

Gofredo ou Goffredo Castiglioni, né à Milan, neveu du pape Urbain III, est moine à Hautecombe en Savoie où il a écrit une histoire de l'Écosse.

Grégoire IX meurt le 22 août 1241.

Grégoire IX a canonisé Sainte Élizabeth, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise, qu'il avait personnellement connu.

Les cardinaux sont enfermés en conclave d'août à octobre car Goffredo Castiglioni qui, déjà malade, ne réussit pas à avoir la majorité. On raconte que les Romains menacent les cardinaux de les enfermer avec le cadavre du défunt Grégoire IX s'ils n'arrivent pas à un choix.

Goffredo Castiglioni est finalement élu par 7 cardinaux seulement le 25 octobre 1241 mais il n'occupe le trône que 17 jours.



Reconnaissance de la légitimé de Jean Ier d'Avesnes et de Baudouin Ier d'Avesnes

La légitimé de Jean Ier d'Avesnes et Baudouin Ier d'Avesnes est reconnue par Frédéric II de Hohenstaufen en mars 1243.



Prise de Tyr

Une lutte oppose les barons du royaume de Jérusalem et les partisans de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen.

Philippe Ier de Montfort-Castres prend avec son cousin Balian d'Ibelin la tête du parti des barons.

Philippe Ier de Montfort-Castres prend la ville de Tyr, tenue par les impériaux, en 1243.

Jean de Jaffa prend part au siège Tyr.


Innocent IV Pape

Innocent IV Pape

L'Église demeure plus d'un an sans pape.

Le nouveau conclave a lieu à Anagni.

Sinibaldo de Fieschi, évêque d'Albenga, devient Pape le 25 juin 1243 sous le nom d'Innocent IV

L'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, avec qui il a eu de bons rapports, dit qu'il perd l'amitié d'un cardinal et gagne l'inimité d'un pape.

L'empereur commence des négociations pour mettre fin à l'excommunication et au conflit qui dure depuis Grégoire IX.



Mariage de Jean III Doukas Vatatzès avec Constance de Hohenstaufen

Jean III Doukas Vatatzès épouse en 1244 Constance de Hohenstaufen (1230-1307), fille de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et de Bianca Lancia.



Exil d'Innocent IV

Les différends entre Innocent IV et Frédéric II de Hohenstaufen ne se règlent pas et Innocent IV fuit Rome et se retire à l'été 1244 dans sa ville de Gênes.



Boniface II de Montferrat Réintégré dans le giron impérial

En 1245, quand Frédéric II de Hohenstaufen vient visiter Turin, Boniface II de Montferrat le rencontre et requiert son pardon.

Il est de nouveau réintégré dans le giron impérial.



Atrocités commises par Ezzelino III da Romano

La politique d'Ezzelino III da Romano s'intensifie à partir du moment où Galvano Lancia, l'envoyé de Frédéric II de Hohenstaufen, qui jouait un rôle de modérateur - est renvoyé sous un prétexte.

L'historien Gérard Rippe qualifie Ezzelino III da Romano de " monomaniaque de la terreur " à partir de 1245.

Les prisonniers de guerre qui, jusqu'alors, avaient la possibilité d'accéder à une libération sous caution, sont désormais mis en détention voire exécutés.

Ezzelino III da Romano, surnommé le Féroce (en italien:Il feroce), commet des atrocités dans ses prisons puisqu'il crève les yeux des détenus.



Premier concile de Lyon

Déposition de Frédéric II de Hohenstaufen

Grand Interrègne

Innocent IV se retire vers Lyon où il appelle un Concile général qui se réunit en 1245.

Innocent IV excommunie et dépose Frédéric II de Hohenstaufen, accordant même à ceux qui partent en guerre contre lui le statut de croisés.

Innocent IV appelle les électeurs à choisir un autre empereur.

La querelle ne s'arrêtera plus avant le décès de l'empereur.

Mathieu II de Lorraine commence à prendre ses distances par rapport à Frédéric II de Hohenstaufen.

On ignore si Henri de Suse assiste au premier concile de Lyon car bien que la chose soit probable, son nom n'apparaît dans aucun des rôles de présence et n'est cité dans aucun des récits qui nous sont parvenus de cet événement.

Watt estime qu'un pamphlet demandant la déposition de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen ayant circulé au cours du concile pourrait bien être de sa main.

La déposition de Frédéric II de Hohenstaufen et la fin de la dynastie des Hohenstaufen est suivie d'une grande période d'anarchie nommée : le Grand Interrègne.



Rupture d'Arnaud de Vogüé avec Frédéric II de Hohenstaufen

En 1245, Arnaud de Vogüé rompt avec Frédéric II de Hohenstaufen, son suzerain, et se rapproche du Roi de France.



Investiture de Guigues VII de Viennois pour les comtés de Gap et d'Embrun

En 1245, Guigues VII reçoit de l'Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, l'investiture des comtés de Gap et d'Embrun.



Mort de Frédéric II d'Autriche

Frédéric II d'Autriche meurt le 15 juin 1246 tué dans un combat.

Frédéric II d'Autriche est le dernier descendant de la dynastie des Babenberg.

Gertrude devient l'héritière de Frédéric II d'Autriche, son oncle.

L'Autriche revient à Frédéric II de Hohenstaufen.



Prise de Feltre

Excommunication d'Ezzelino III da Romano

Ezzelino III da Romano conquiert Feltre en 1248.

On trouve deux sources d'opposition à la politique menée par Ezzelino III da Romano.

La famille rivale des Este en est la première source.

Le pouvoir religieux est aussi une source d'opposition à son pouvoir.

Ezzelino III da Romano est excommunié par le pape Innocent IV en 1248 comme partisan de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen.



Thomas II de Savoie Vicaire général du Saint-Empire en Italie

Excommunication de Thomas II de Savoie

En 1248, Frédéric II de Hohenstaufen confirme à Thomas II de Savoie ses droits sur le Piémont et lui donne des propriétés, dont Moncalieri et Castelvecchio.

Frédéric II de Hohenstaufen fait de Thomas II de Savoie un Vicaire général du Saint-Empire en Italie.

Sa proximité avec Thomas II de Savoie lui vaut l'excommunication.


Mont Granier Sanctuaire de Myans

Éboulement du Mont Granier

Le Mont Granier est un sommet situé entre Chapareillan en Isère et Entremont-le-Vieux en Savoie, limitant le massif de la Chartreuse.

C'est une montagne calcaire, karstique; elle possède un réseau de grottes et de galeries creusées par l'eau, jusqu'à 500 milligrammes de calcaire par litre d'eau de pluie.

Il est recensé 341 gouffres de 10 à 560 m de profondeur, correspondant à 66 km de galeries.

Ces réseaux constituent le point de faiblesse de la montagne.

Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248, une partie de la corniche cède, et tombe sur un terrain composé de strates de marnes, gorgées d'eau des pluies abondantes de l'automne.

Cette chute déclenche un glissement du terrain.

Le frottement des strates l'une contre l'autre crée une élévation de la température qui provoque la vaporisation de l'eau présente dans les interstices qui accélère le glissement et génère des coulées de boue.

Tout un pan de la montagne perd ainsi une partie de la base sur laquelle elle était posée.

La largeur de la falaise, l'actuelle face nord, ainsi créée est de 700 à 800 m, sa hauteur est d'environ 900 m.

Le volume des éboulis est estimé à 500 millions de m³, les roches de la corniche ayant déclenché l'éboulement ne composant que 1 % du total.

Les éboulis suivent la pente naturelle vers le nord-est et sont été stoppés par les moraines des Marches, de Murs et de Seloge.

La zone d'épandage fait environ 23 km², avec une longueur et une largeur maximales de, respectivement, 7,5 km et 6,5 km.

Il y a une accumulation sur certaines zones de plus de 40 m d'éboulis.

Cette zone, la Diluvium Granerii, est appelée les abymes de Myans à cause de la forme bosselée qu'a pris le terrain.

Elle est utilisée depuis le début du XIVe siècle pour la culture des vignes d'où provient le vin d'Apremont.

Le nombre de victimes est habituellement estimé à 5 000 personnes, mais ce chiffre a été récemment revu à la baisse, avec une estimation d'un peu plus de 1 000 de morts.

Cinq paroisses ont été entièrement détruites par ensevelissement :

et 16 hameaux.

Deux paroisses ont été partiellement détruites :

Le mont Granier s'appelait auparavant le mont Apremont, et a été rebaptisé suite à cette catastrophe avec le nom d'un des villages engloutis.

Réciproquement, le village d'Apremont, construit sur les éboulis, a pris l'ancien nom de la montagne.

Il y a plusieurs textes relatifs à cette catastrophe :

Les textes complets, en latin et traduits, sont présentés et commentés dans un livre de Jacques Berlioz.

Matthieu Paris, moine bénédictin anglais, considère qu'il s'agit d'une punition divine et rejette la faute sur les Savoyards, qu'il accuse de trois péchés : ce sont des usuriers hypocrites, ils pratiquent la simonie et ils abusent les voyageurs de passage.

Son jugement est sans doute influencé par la haine qu'il porte aux Savoyards, suite aux épousailles en 1236 d'Henri III Plantagenêt avec Éléonore de Provence dont l'entourage savoyard prend trop d'importance, selon lui, dans les affaires du royaume d'Angleterre.

Étienne de Bourbon considère lui aussi qu'il s'agit d'une punition divine, mais sur la faute d'un seul homme.

Jacques Benevais ou Bonivard est Conseiller d'Amédée IV de Savoie et intrigue auprès du pape Innocent IV pour obtenir la jouissance d'un prieuré sous la promesse de détourner son maître de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et le ramener sous l'influence papale.

L'éboulement a lieu la nuit même du jour où il expulse sans ménagement les moines du prieuré.

Une légende dit que les moines expulsés du prieuré se réfugièrent dans l'église Notre-Dame de Myans, et prièrent la Vierge, qui arrêta les diables et leur œuvre destructrice au pied de l'édifice religieux.



Prise de Aix-la-Chapelle

Couronnement de Guillaume Ier du Saint-Empire

Henri III de Brabant fait ses premières armes aux côtés de son parent Guillaume Ier du Saint-Empire.

Après un siège de 5 mois, Guillaume Ier du Saint-Empire prend Aix-la-Chapelle aux partisans de Frédéric II de Hohenstaufen.

Il peut alors être couronné Roi des Romains le 1er novembre 1248 à Aix-la-Chapelle.

Arnoul IV de Looz assiste au couronnement Guillaume Ier du Saint-Empire.

Guillaume concède des privilèges à plusieurs villes, dont Haarlem, Delft et Alkmaar.

La ville de La Haye se développe autour d'un château qu'il construit en 1248.



Mariage de Frédéric II de Nuremberg avec Élisabeth de Habsbourg

Frédéric II de Nuremberg épouse Élisabeth de Habsbourg, fille d'Albert IV de Habsbourg.

Leurs enfants sont :



Hostilité de Frédéric II de Hohenstaufen envers Innocent IV

Saint-Louis tente de mettre fin à l'hostilité de Frédéric II de Hohenstaufen envers Innocent IV.

Saint-Louis fait céder plusieurs fois Frédéric II et protège le Pape sans adhérer pour autant à la politique guelfe.



Mort de Frédéric II de Hohenstaufen

Conrad IV de Hohenstaufen Empereur germanique

Conrad IV de Hohenstaufen Roi de Sicile

Frédéric II de Hohenstaufen meurt le 13 décembre 1250 au château de Fiorentino près de San Severo et de Lucera dans les Pouilles avant d'avoir vu la conclusion de la guerre civile qui déchire l'Allemagne et la Sicile.

Il est le dernier empereur de la famille des Hohenstaufen.

Après sa mort, Frédéric II Hohenstaufen devient légendaire et est surnommé Stupor Mundi, "l'émerveillement du monde", au point qu'on attendait même son retour (son personnage était alors confondu avec celui de son grand-père Frédéric Ier Barberousse).

Frédéric II de Hohenstaufen gère son État d'une manière radicalement nouvelle.

Il met en place un système centralisé d'administration en Sicile et tente de le généraliser (avec moins de succès) dans les États allemands, où il doit octroyer de plus en plus d'indépendance aux princes allemands, au fur et à mesure que son conflit en Lombardie se détériore.

Il montre parfois une extrême cruauté envers ses ennemis.

Cultivé, Frédéric II de Hohenstaufen lit et parle 9 langues: le latin, le grec, le sicilien, l'arabe, le normand, l'allemand, l'hébreu, le yiddish et le slave.

Il est un mécène des sciences, portant un grand intérêt aux sciences et aux arts, accueillant à sa cour des savants du monde entier.

Il écrit un manuel de fauconnerie "De arte venandi cum avibus" (De l'art de chasser au moyen des oiseaux) dont la préface contient un éloge de l'expérience contre les théories de l'École.

L'ouvrage déborde largement la simple fauconnerie et contient aussi une partie sur l'anatomie des oiseaux.

Ainsi les différentes positions des ailes durant le vol sont remarquablement décrites.

Les illustrations situées dans les marges sont d'une grande qualité pour l'époque.

Ce livre, du fait des opinions de Frédéric II de Hohenstaufen, est mis à l'index par l'Église et ne reparaît qu'à la fin du XVIe siècle.

Les ornithologues n'en découvrent son intérêt qu'au XVIIIe siècle.

Très critiqué par l'Église qui le surnomme : l'Antéchrist, cela ne l'empêche pas d'être le défenseur de l'orthodoxie chrétienne et d'autres religions comme le judaïsme et l'Islam.

Frédéric II de Hohenstaufen indigne son époque en adoptant les moeurs de l'Islam en s'habillant parfois en tenue orientale.

Pour imiter les princes musulmans, il a même un harem et une ménagerie à sa cour de Sicile où il se plait à résider habituellement.

Il écrit qu'il envie les califes qui sont à la fois dirigeants spirituels et terrestres.

Par contre il se montre sévère contre les sectes accusées d'hérésies surtout en Allemagne où il laisse l'Inquisition brûler de nombreux Juifs, Vaudois, Cathares ou autres dissidents contestataires...

Conrad IV de Hohenstaufen, Duc de Souabe, est élu Empereur germanique en 1250.

Le pape Innocent IV combat son élection, lui oppose Guillaume Ier du Saint-Empire, et fait prêcher une croisade contre lui.

Durant les deux premières années, Conrad IV de Hohenstaufen oriente sa politique vers l'Allemagne.

Son absence du Royaume de Sicile profite momentanément à Manfred Ier de Hohenstaufen, qui tente alors de rallier les barons siciliens à sa cause afin d'usurper le titre de roi de Sicile.

Pour éviter que leurs fiefs ne subissent les troubles liés à l'anarchie qui suit la mort de Frédéric II de Hohenstaufen, Henri de Gueldre, l'évêque de Liège, Henri III de Brabant et Otton II de Gueldre concluent une confédération chargée d'assurer leur défense commune.

La mort de Frédéric II de Hohenstaufen donne un bref sursis à Boniface II de Montferrat et calme ses velléités politiques.



Retour d'Innocent IV à Rome

Innocent IV peut alors revenir à Rome en 1253.

La fin de son pontificat est consacrée à la lutte contre Manfred Ier de Hohenstaufen, fils naturel de Frédéric II de Hohenstaufen, qui est soutenu comme successeur légitime du royaume de Sicile par les villes et les nobles.



Mort de Frédéric II de Nuremberg

Frédéric II de Nuremberg meurt vers 1255.



Richard de Cornouailles Roi des romains

En 1257, les Électeurs du Saint-Empire se réunissent en Diète à Francfort afin de trouver un successeur à Guillaume Ier du Saint-Empire.

Othon III de Brandebourg brigue la couronne impériale.

Ils ne réussissent pas à se mettre d'accord et désignent deux empereurs :

Richard de Cornouailles est élu roi des Romains, mais le titre lui est contesté par Alphonse X le Sage et il ne sera jamais sacré empereur.

Il est couronné roi romain en 1257 à Londres.



Mariage de Pierre III d'Aragon avec Constance II de Hohenstaufen

Jacques Ier d'Aragon marie l'infant Pierre, lui assurant des droits sur la Sicile.

Pierre III d'Aragon épouse à Montpellier le 13 juin 1262 Constance II de Hohenstaufen, fille de Manfred Ier de Hohenstaufen, Roi de Sicile, et de Béatrice de Savoie. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles II d'Anjou avec Marie Arpad de Hongrie

Charles II d'Anjou épouse en 1270 Marie Arpad de Hongrie, fille d'Étienne V de Hongrie et d'Élisabeth de Coumans. Leurs enfants sont :

Marie Arpad de Hongrie est la sœur et l'héritière de Ladislas IV de Hongrie



Mort d'Enzio de Hohenstaufen

Enzio de Hohenstaufen meurt en exil à Bologne en Émilie en 1272.

Enzio de Hohenstaufen écrit des poèmes d'amour d'un ton assez maniéré et souvent obscur, et contribue, avec Manfred Ier de Sicile, son frère, et Frédéric II de Hohenstaufen, son père, à l'École de Sicile qui produit les premières œuvres littéraires en langue italienne populaire.



Naissance de Frédéric II de Sicile

Fadric ou Frédéric II de Sicile, dit le Sage, naît le 13 décembre 1272, fils de Pierre III d'Aragon et de Constance II de Hohenstaufen.



Construction du Châteauneuf de Naples

Charles Ier d'Anjou ne trouve pas adaptée la résidence royale du château de Capoue, bien que rendu faste et accueillant par Frédéric II de Hohenstaufen.

Il décide de construire un palais fortifié, de préférence proche de la mer.

Il choisit une zone à l'extérieur des murs, connue comme le Campus oppidi, où au centre s'éleve une église franciscaine.

Le temple est démoli et reconstruit ailleurs.

Le Châteauneuf, le Castel Nuovo, est appelé Nouveau pour le distinguer des châteaux déjà existants de l'Œuf et de Capoue.

Sa construction est confiée aux architectes français Pierre de Chaulnes et Pierre d'Angicourt.

De style très gothique, la construction est entamée en 1279 et terminée en 1282.

Le plan est un quadrilatère irrégulier, avec 4 tours de défense, des murs hauts, des meurtrières, un profond fossé qui l'entourait entièrement et un vaste portail d'entrée avec le pont Levatoio.

Charles Ier d'Anjou n'y séjourna jamais.



Premier séjour de Frédéric II de Sicile en Sicile

Après la conquête de la Sicile par Pierre III d'Aragon, son père, Frédéric II de Sicile se rend en compagnie de la reine Constance et de son frère Jacques II le Juste, au printemps 1283.



Frédéric II de Sicile Roi de Sicile insulaire

Couronnement de Charles II d'Anjou Roi de Naples

Charles II d'Anjou s'efforce inutilement de reconquérir la Sicile.

Charles Ier d'Anjou-Sicile fait ses premières armes en 1289 avec Charles II d'Anjou, son père, et Robert II d'Artois dans une expédition en Sicile contre Frédéric II de Sicile.

Charles II d'Anjou renonce à la lutte, malgré les pressions belliqueuses du Pape Nicolas IV et du Comte d'Artois.

Charles II d'Anjou conclut une trêve avec l'Aragon et un traité par lequel il reconnaissait la Sicile à Frédéric II de Sicile.

Robert II d'Artois courroucé, quitte l'Italie.

Nicolas IV couronne Charles II d'Anjou en tant que roi de Naples ou de Sicile péninsulaire en 1289.

Il gouverne ses peuples avec plus de douceur et de sagesse que son père.

Charles II d'Anjou commande d'importants travaux d'agrandissement du Châteauneuf de Naples.


Jacques II le Juste

Mort d'Alphonse III d'Aragon Roi d'Aragon

Jacques II le Juste Roi d'Aragon, de Valence

Jacques II le Juste Comte de Barcelone

Frédéric II de Sicile Lieutenant général du royaume de Sicile

Alphonse III d'Aragon, âgé de 26 ans, meurt en 1291 sans descendance.

Alphonse III d'Aragon lègue ses États à son frère Jacques II le Juste à la condition qu'il renonce à la couronne de Sicile en faveur de son frère puîné Frédéric II de Sicile.

Jacques II le Juste, frère d'Alphonse III, devient Roi d'Aragon et de Valence et Comte de Barcelone en 1291 sous le nom de Jacques II.

Jacques II le Juste tente néanmoins de conserver la souveraineté de l'île en dépit de cette clause, en ne nommant Frédéric II de Sicile que lieutenant général du royaume.

Dès la mort de son père, Jacques II le Juste entame des pourparlers de paix avec Charles II d'Anjou.



Traité d'Anagni

Le traité d'Anagni est un avenant du traité de Tarascon.

Il est signé le 20 juin 1295, sur l'initiative de Boniface VIII, pour mettre un terme à la guerre opposant la couronne d'Aragon à la France au sujet de la Sicile.

Il est élaboré par :

Les clauses essentielles sont les suivantes :

Retenu au château de Torroella de Montgrí depuis 10 ans :

sont libérés.

Deux clauses secrètes s'ajoutaient :

Ni Frédéric II de Sicile, ni les Siciliens n'acceptent ce traité et poursuivent la lutte pour l'indépendance de l'île contre les troupes angevines et la flotte envoyée par le roi d'Aragon, en respect du traité.

Jaspert V de Castelnou peut rentrer en Vallespir.

Il semble alors avoir avec Jacques II de Majorque des relations plus sereines.



Frédéric II de Sicile Roi de Sicile

Les Siciliens refusent de retomber sous le joug des Français, qu'ils avaient chassés de l'île en 1282.

Le 11 décembre 1295 le Parlement sicilien réuni au château d'Ursino de Catane proclame Frédéric II de Sicile Roi de Sicile.

Le Pape tente, sans succès, de les faire revenir sur leur décision en leur faisant miroiter des privilèges.

Frédéric désire prendre le titre de Frédéric III pour s'inscrire dans la continuité de la dynastie souabe des Hohenstaufen, dont il descend par sa mère.

Proche de son peuple, Frédéric II de Sicile sait réformer l'administration et accroître les prérogatives du Parlement sicilien, composé de barons, de prélats et de représentants de toutes les villes de l'île.



Couronnement de Frédéric II de Sicile

Frédéric II de Sicile est couronné roi dans la cathédrale de Palerme le 25 mars 1296.



Tentative d'invasion de la Sicile par Jacques II le Juste

Bataille navale du cap d'Orlando

Jacques II le Juste se prépare à débarquer en Sicile pour renverser son frère. Lorsque Frédéric II de Sicile apprend ce coup bas, il envoie un messager en Catalogne afin de convaincre les barons, les chevaliers et les villes d'inciter le Roi à renoncer à son attaque.

Malheureusement pour Frédéric II de Sicile, une partie des nobles aragonais et siciliens rejoignent les troupes de Jacques II le Juste.

Jean de Procida et Roger de Lauria, les héros des Vêpres siciliennes, abandonnent Frédéric II de Sicile.

Roger de Lauria vainc la flotte sicilienne au cap d'Orlando le 4 juillet 1299.



Mort d'Henri II de Vaudémont

Henri III de Vaudémont Comte de Vaudémont

En 1299, Henri II de Vaudémont prend part à un engagement naval contre les troupes de Frédéric II de Sicile près des côtes de la Sicile.

Henri II de Vaudémont meurt dans l'engagement.

Henri III de Vaudémont, son fils, devient comte de Vaudémont. Henri III de Vaudémont est mineur. Le gouvernement du comté est assuré par Gaucher V de Châtillon-sur-Marne.



Tentative de reconquête de la Sicile par Robert Ier d'Anjou

Bataille de Formicara

Philippe Ier d'Anjou Prisonnier

Remis en liberté, Robert Ier d'Anjou s'emploie à reconquérir la Sicile occupée par Frédéric II de Sicile.

Charles II d'Anjou charge ses fils Robert Ier d'Anjou et Philippe Ier d'Anjou de combattre Frédéric II de Sicile. Ils sont aidés par Roger de Loria. Ils débarquent en Sicile.

Voulant réussir seul, Philippe Ier d'Anjou s'engage sans attendre son frère dans un combat à Formicara où il est blessé et fait prisonnier.

Les Angevins de Naples sont contraint, par sa défaite, de renoncer à leur expédition.

Plusieurs villes de Calabre sont alors prises par les Siciliens.

La guerre durera encore deux ans, jalonnée de hauts et de bas.



Expédition de Charles Ier de Valois en Italie

Charles Ier de Valois Vicaire pontifical

En 1301, Philippe IV le Bel déduit un peu vite de la réussite en Flandres de 1297 que Charles Ier de Valois, son frère, peut conduire une expédition en Italie. Charles Ier de Valois à la tête d'une armée va secourir Charles II d'Anjou contre Frédéric II de Sicile.

Nommé vicaire pontifical, Charles Ier de Valois se perd dans l'imbroglio de la politique italienne :



Mort d'Henri III de Bar

Édouard Ier de Bar Comte de Bar

Henri III de Bar se rend dans le royaume de Naples dans le but de s'embarquer pour l'Orient.

À Naples, il prête main-forte à Charles II d'Anjou, qui doit repousser une invasion de Frédéric II de Sicile. Il est grièvement blessé au cours d'un engagement.

Henri III de Bar meurt à Naples en septembre 1302.

Édouard Ier de Bar devient Comte de Bar.

Édouard Ier d'Angleterre, son grand-père maternel, tente de se faire nommer gardien du comté de Bar.

Mais la régence est assurée par ses oncles, Jean de Bar, Seigneur de Puisaye, Thiébaud de Bar, Évêque de Liège, et Renaud de Bar, Évêque de Metz.



Échec de Charles Ier de Valois en Italie

Traité de Caltabellotta

Frédéric II de Sicile Roi de Trinacrie

En 1302, Robert Ier d'Anjou seconde Charles Ier de Valois qui vient avec une armée de secours.

Bernard VI d'Armagnac et Jean II d'Harcourt participent à cette campagne. Jean II d'Harcourt commande la gendarmerie et déploie une grande vaillance.

Charles Ier de Valois est dans l'obligation de demander la paix, car son armée est décimée par les maladies.

Titré duc de Calabre, Robert Ier d'Anjou est envoyé en Sicile auprès de Jacques II le Juste dit le Juste dans son combat contre Frédéric II de Sicile.

Robert Ier d'Anjou remporte plusieurs succès,

Philippe Ier d'Anjou, son frère, est battu.

Frédéric II de Sicile adopte une tactique de harcèlement,

Robert Ier d'Anjou renonce et négocie la paix de Caltabellotta qui est signée, le 31 août 1302.

Elle met fin à la longue lutte opposant la Maison d'Aragon-Catalogne à la Maison d'Anjou, appuyée par la papauté, pour la possession de la Sicile.

Charles II d'Anjou reconnait Frédéric II de Sicile comme Roi de Trinacrie sous le nom de Frédéric III de Trinacrie.

Frédéric II de Sicile s'engage à épouser Éléonore d'Anjou, fille de Charles II d'Anjou et à rendre la Sicile à la Maison d'Anjou à sa mort, clause qui ne sera jamais appliquée.

Frédéric II de Sicile laisse à Charles II d'Anjou tout ce qu'il possède en Calabre et dans le royaume de Naples.

Philippe Ier d'Anjou prisonnier à Cefalù est libéré.

Charles Ier de Valois rentre en France déconsidéré en 1302.

À la suite de cette paix, Roger de Flor et les Almogavres, qui ont combattu avec Frédéric II de Sicile, se retrouvent sans emploi et offrent leurs services à Andronic II Paléologue.

Bernat de Rocafort, l'un des chefs des Almogavres, se fait remarquer en ne voulant pas rendre à Charles II d'Anjou deux châteaux qu'il occupe en Calabre avant d'être payé de la solde qu'on lui doit.



Mariage de Frédéric II de Sicile avec Éléonore d'Anjou

Frédéric II de Sicile épouse en 1302 Éléonore d'Anjou, fille de Charles II d'Anjou et de Marie Arpad de Hongrie. Leurs enfants sont :



Liaison de Frédéric II de Sicile avec Sybille Sormella

Frédéric II de Sicile a une liaison avec Sybille Sormella. Leurs enfants sont :



Ratification par le Pape de la Paix de Caltabellotta

Le Pape insiste auprès de Charles II d'Anjou pour l'obliger à rompre la Paix de Caltabellotta, mais ce dernier y tient vraiment.

Finalement Boniface VIII la ratifie en 1303, à la condition que Frédéric II de Sicile lui paie un tribut.



Traité secret entre Jacques II le Juste et Frédéric II de Sicile

Jacques II le Juste craint de voir la Sicile revenir aux Angevins selon les clauses du traité de Caltabellotta.

Jacques II le Juste envoie en 1303 un de ses conseillers les plus fidèles, le vicomte Jaspert V de Castelnou auprès de Frédéric II de Sicile son frère afin de conclure un traité secret stipulant que la succession de Sicile resterait dans la maison d'Aragon, même en cas d'extinction de la descendance de Frédéric II de Sicile.



Naissance de Pierre II de Sicile

Pierre II de Sicile naît à Catane en 1304 ou le 24 juillet 1305, fils de Frédéric II de Sicile et d' Éléonore d'Anjou.



Ferdinand de Majorque Chef des Almogavres

Ferdinand de Majorque reçoit de Jacques II de Majorque, son père, la baronnie d'Aumelas.

Les Almogavres ou Almugàvers en catalan sont des mercenaires catalans, venus dans l'empire byzantin sous la direction de Roger de Flor. Ils ont été trahis par leurs employeurs successifs, l'empereur Andronic II et le Duc d'Athènes Gautier de Brienne.

En 1308, d'esprit aventureux, Ferdinand de Majorque se rend à la cour de son cousin le roi Frédéric II de Sicile. Ce dernier lui confie la direction de ces mercenaires catalans qui cherchent un appui auprès de la monarchie sicilienne pour asseoir leur pouvoir en Grèce.

Toutefois un des chefs de la compagnie catalane, Bernat de Rochafort, jaloux de l'ascendant de Ferdinand de Majorque sur ses hommes, crée une scission dans les rangs des Almogavres, dont quelques-uns seulement, sous la direction de Ramon Muntaner, rejoignent le parti de Ferdinand.



Naissance d'Élisabeth de Sicile

Élisabeth de Sicile naît en 1309 ou 1310, fille de Frédéric II de Sicile et d'Éléonore d'Anjou.



Bataille de Soncino

Mort de Thiébaut de Bar Évêque de Liège

Henri VII de Luxembourg Roi des Lombards

Henri VII de Luxembourg Empereur Germanique

En 1312, Henri VII de Luxembourg fait le voyage de Rome pour recevoir la couronne impériale, qui est restée sans titulaire depuis la mort de Frédéric II de Hohenstaufen.

Thiébaut de Bar l'accompagne.

Henri VII de Luxembourg est accueilli avec joie par les gibelins qui voient en lui l'artisan de la paix.

Une ligue gibeline est organisée incluant des villes fidèles à l'Empereur : Milan, Côme, Novare, Verceil, Bergame, Brescia, Lodi, Crémone, Plaisance.

Henri VII de Luxembourg entend restaurer la gloire du Saint-Empire romain germanique, et restaure le pouvoir impérial dans certaines régions d'Italie du nord, face à la résistance de la commune de Florence.

Il entre en querelle avec les Guelfes, notamment dans les cités libres de Toscane.

Les troupes guelfes de Passerino della Torre sont défaites, en mars 1312 à Soncino.

Les manières autoritaires d'Henri VII de Luxembourg suscitent l'inquiétude de Robert Ier d'Anjou et du Pape Clément V.

Robert Ier d'Anjou charge Jean d'Anjou, son frère, d'empêcher l'empereur Henri VII de Luxembourg d'entrer dans Rome.

Robert Ier d'Anjou fait faire à Elzéar de Sabran ses premières armes.

En compagnie d'Hugues des Baux, Comte de Soletto, le nouveau Comte d'Ariano, prend le commandement des troupes guelfes.

Les deux nobles provençaux ont pour mission d'aller attaquer l'armée d'Henri VII de Luxembourg, lors de sa calata sur Rome.

Lors de ses déplacements en Provence ou auprès de la papauté d'Avignon, Robert Ier d'Anjou confie à Elzéar de Sabran la régence de son royaume et le met en charge de l'éducation de Charles de Calabre, son fils aîné.

Jean d'Anjou défait les Colonna et s'empare de la moitié de la ville.

Il interdit l'entrée de Rome à l'empereur et l'attaque dans les faubourgs le 25 mai 1312.

Mortellement blessé, Thiébaut de Bar meurt peu après.

Henri VII de Luxembourg ne réussit pas à prendre le Vatican.

Les Guelfes bloquent l'accès de la basilique St Pierre.

Henri VII de Luxembourg ne peut être couronné Empereur romain germanique que par des cardinaux mandés par le Pape à Saint-Jean de Latran le 29 juin 1312, sous le nom d'Henri VIII, et reçoit la couronne de fer des Lombards.

Jacques de Longuyon compose les Vœux du Paon pourThiébaut de Bar, prince-évêque de Liège compagnon de l'empereur Henri VII de Luxembourg.



Revendication du trône de Sicile

Ferdinand de Majorque Seigneur de Catane

Frédéric II de Sicile revendique le trône pour son fils Pierre II de Sicile, en 1313, rompant la paix de Caltabellotta.

C'est le début d'une nouvelle ère de combats pendant laquelle Robert Ier d'Anjou tente, sans succès, de s'emparer de l'île.

Après un épisode guerrier en Castille, à la prise d'Almería, Ferdinand de Majorque revient en Sicile en 1313 pour aider Frédéric II de Sicile, alors en lutte contre les rois angevins de Naples.

Ferdinand de Majorque est créé seigneur de Catane en récompense de ses services.



Mort de Henri VII de Luxembourg Empereur germanique

Henri VII de Luxembourg cherche à punir Robert Ier d'Anjou, nominalement son vassal.

Henri VII de Luxembourg s'allie à Frédéric II de Sicile.

En allant à la rencontre de Robert Ier d'Anjou, Henri VII de Luxembourg meurt à Buonconverto aux environs de Sienne en Toscane le 24 août 1313, d'une violente fièvre.

Simon de Marville déplore sa mort dans les Vœux de l'Épervier.



Excommunication de Frédéric II de Sicile

Frédéric II de Sicile est excommunié par le pape Jean XXII pour s'être emparé de possessions du Saint-Siège.



Naissance de Jean de Sicile

Giovanni ou Jean de Sicile naît en 1317, fils de Frédéric II de Sicile et d'Éléonore de Sicile.



Trêve entre Charles II d'Anjou et Frédéric II de Sicile

En 1317, une nouvelle trêve est signée entre Charles II d'Anjou et Frédéric II de Sicile, reconnaissant la succession de la maison d'Aragon en Sicile.



Mariage d'Henri II de Lusignan avec Constance de Sicile

Henri II de Lusignan épouse le 16 octobre 1317 Constance de Sicile, fille de Frédéric II de Sicile et d'Éléonore d'Anjou, mais n'eut pas d'enfants.



Manfred de Sicile Duc d'Athènes

Mort de Manfred de Sicile

Guillaume de Sicile Duc d'Athènes

Les Almogavres s'emparent du duché d'Athènes et en proposent la souveraineté à Frédéric II de Sicile.

En 1317, Frédéric II de Sicile nomme Duc d'Athènes Manfred de Sicile, son fils alors âgé de 5 ans.

Il envoie Alphonse-Frédéric, l'un fils naturel qu'il a eu avec Sybille Sormella, gouverner à sa place à Athènes.

Manfred de Sicile meurt le 9 novembre 1317.

Guillaume de Sicile, frère de Manfred de Sicile, devient Duc d'Athènes.

Alphonse Frédéric sera vicaire général du duché, de 1317 à 1330.



Pierre II de Sicile Roi de Sicile associé

Pierre II de Sicile devient Roi de Sicile, en association avec Frédéric II de Sicile, son père, le 19 avril 1321.



Mariage d'Étienne II de Bavière avec Élisabeth de Sicile

Étienne II de Bavière épouse le 27 juin 1328 Élisabeth de Sicile, fille de Frédéric II de Sicile et d'Éléonore d'Anjou. Leur enfant est :



Naissance de Frédéric III de Thuringe

Frédéric III de Thuringe dit Le Vaillant ou le Sévère (en allemand: der Strenge) naît 14 décembre 1332, fils de Frédéric II le Sérieux et de Mathilde de Bavière.

Il appartient à la première branche de la Maison de Wettin.


Benoît XII Pape

Mort de Jean XXII Pape

Benoît XII Pape

Jean XXII meurt en 1334 à Avignon.

Jean XXII fait adapter le palais épiscopal d'Avignon, situé au voisinage de la cathédrale, aux nécessités de la cour pontificale et s'attache à l'agrandir, à le fortifier et l'embellir.

Jean XXII est avant tout le grand organisateur de l'administration pontificale et de la mainmise papale sur le fonctionnement ordinaire de l'Église.

Il étend la réserve des collations, met en place une fiscalité sur les bénéfices, crée les rouages d'un gouvernement central.

Il fait face difficilement à l'opposition des Spirituels de l'ordre franciscain.

Il publie les derniers livres des Décrétales.

Il modifie la carte ecclésiastique pour tenir compte de l'évolution géographique du monde laïque, créant en particulier de nouveaux diocèses et une nouvelle province (Toulouse) dans le midi de la France.

Il contraint les ordres religieux à la réforme.

Il amplifie malheureusement le népotisme inauguré par Clément V.

Jacques de Novelles, abbé de l'abbaye de Fontfroide, est élu pape le 20 décembre 1334 sous le nom de Benoît XII,

Benoît XII entreprend de vastes réformes:

En vue d'une éventuelle croisade, Benoît XII œuvre pour la paix entre les royaumes chrétiens, notamment entre la France et l'Angleterre, et tente une réconciliation avec l'empereur excommunié Louis IV de Wittelsbach.

Benoît XII entretient de bonnes relations avec Frédéric II de Sicile, mettant fin à l'animosité du Saint-Siège contre lui.



Mort de Frédéric II de Sicile

Pierre II de Sicile Roi de Sicile insulaire

Frédéric II de Sicile meurt à Paternò près de Catane le 25 juin 1337. Sa tombe se trouve dans la cathédrale Sainte-Agathe de Catane, avec tous les souverains siciliens de la dynastie catalane.

L'intérêt qu'il prend à l'indépendance de l'île lui vaut l'estime de tous ses sujets.

Homme cultivé et amateur des lettres, il a beaucoup contribué à l'essor des sciences et des arts en Europe. Faisant traduire des ouvrages de l'arabe au latin, il stimule la découverte par les savants occidentaux de textes arabes et de textes grecs qui étaient perdus en Europe. De par le fait même, la Sicile devient un pont entre deux cultures et jouit d'un rayonnement considérable.

La cour du souverain est d'ailleurs un foyer d'activité intellectuelle intense, et il entretient des relations avec Dante Alighieri et Nicolas de Cues.

Pierre II de Sicile, son fils, lui succède, en dépit des termes de la Paix de Caltabellotta et devient Roi de Sicile.

Son règne personnel commence sous l'influence des frères Mathieu et Damien Palice, qui doivent quitter l'île sous la pression du peuple révolté par leur tyrannie. Ils se réfugient à Pise.

Après leur départ, leur palais est détruit et leurs biens distribués aux soldats, et les villes dont ils jouissaient sont données au prince Jean de Sicile.



Naissance de Frédéric II de Bavière-Landshut

Frédéric II de Bavière-Landshut dit le Sage ou le Riche (der Weise) naît en 1339, fils d'Étienne II de Bavière et d'Élisabeth de Sicile.



Destitution de Louis IV de Wittelsbach

Charles Ier de Luxembourg Roi des Romains

Charles Ier de Luxembourg Roi de Germanie

Pendant la vacance du trône, Charles Ier de Luxembourg, Comte de Moravie et de Bohême sous le nom de Wenceslas, âgé de 30 ans, promet d'annuler les mesures prises par son grand-père, Henri VII de Luxembourg, et reconnaît au Saint-Père Clément VI le vicariat d'empire.

Après de solides préparatifs diplomatiques et militaires, le pape enjoint le 28 avril 1346 à l'Empire d'élire un nouveau roi.

Le 11 ou le 26 juillet 1346, les princes électeurs se réunissent.

Le duc de Saxe et les trois électeurs ecclésiastiques, mené par Baudouin de Trèves, destituent l'empereur Louis IV de Wittelsbach.

Quelques semaines après la mort de Jean Ier de Luxembourg, Charles Ier de Luxembourg est élu roi des Romains et couronné Roi de Germanie, à Bonn sous le nom de Charles IV du Saint-Empire.

Louis V de Bavière, banni, ne peut pas prétendre à la couronne germanique et son parti essaie de décider Frédéric II de Misnie, Margrave de Misnie, à accepter la couronne germanique. Toutefois, celui-ci n'a pas confiance en l'inconstance de son électorat et rejette la demande.



Guerre entre Magnus Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et l'archevêque de Magdebourg

En 1346, une guerre éclate à la frontière de Wolfenbüttel entre Magnus Ier de Brunswick-Wolfenbüttel avec l'archevêque de Magdebourg.

En échange de son soutien, Magnus Ier de Brunswick-Wolfenbüttel cède la marche de Landsberg à Frédéric II de Misnie, dit le Sévère.



Mariage de Frédéric V de Nuremberg avec Élisabeth de Meissen

Frédéric V de Nuremberg épouse en 1350 Élisabeth de Meissen (1329-1375), fille de Frédéric II de Saxe, landgrave de Thuringe.

Leurs enfants sont :



Mariage de Barnabé Visconti avec Béatrice Reine delle Scala

Comme prévu depuis 1345, Barnabé Visconti épouse à Vérone le 27 septembre 1350 Béatrice Reine delle Scala, fille de Mastino II della Scala, Seigneur de Vérone et Vicence, et de Taddea.

Leurs enfants sont :

Sous la mainmise de Barnabé, au caractère pour le moins autoritaire et indépendant, elle va vivre dans Milan au palais San Giovanni in Conca et son existence sera surtout rythmée par les grossesses successives, mettant au monde 15 enfants en 25 ans.



Mort de Frédéric d'Aci

Mort de Louis Ier de Sicile

Frédéric III de Sicile Roi de Sicile

Frédéric d'Aci, Seigneur d'Aci, fils de Jean de Sicile, meurt en 1355.

Louis Ier de Sicile, son cousin, tente d'échapper à l'épidémie et quitte la forteresse d'Agira pour se réfugier au château d'Aci.

Louis Ier de Sicile meurt au Château d'Aci le 16 octobre 1355, de la peste.

Il est inhumé dans la cathédrale de Catane, aux côtés de Frédéric II de Sicile et de Jean de Sicile, le vieux régent.

Frédéric III de Sicile devient Roi de Sicile en 1355.



Mariage de Frédéric II de Bavière-Landshut avec Anne de Neuffen

Frédéric II de Bavière-Landshut épouse en 1360 Anne de Neuffen, fille de Berthold VII de Neuffen.

Leur enfant est :



Naissance d'Élisabeth de Bavière

Isabelle ou Élisabeth de Bavière naît en 1361, fille de Frédéric II de Bavière-Landshut et d'Anne de Neuffen.



Mort d'Étienne II de Bavière

Étienne III de Bavière Co-Duc de Basse-Bavière

Frédéric II de Bavière-Landshut Co-Duc de Basse-Bavière

Jean II de Bavière Co-Duc de Basse-Bavière

Étienne II de Bavière meurt à Landshut le 10 mai 1375.

Étienne III de Bavière, Frédéric II de Bavière-Landshut et Jean II de Bavière règnent d'abord conjointement sur la Basse-Bavière.



Mariage de Frédéric II de Bavière-Landshut avec Maddalena Visconti

Frédéric II de Bavière-Landshut épouse le 2 septembre 1381 Maddalena Visconti, fille de Barnabé Visconti. Leurs enfants sont :



Naissance d'Élisabeth de Bavière-Landshut

Élisabeth de Bavière-Landshut naît en 1383, fille de Frédéric II de Bavière-Landshut et de Maddalena Visconti.



Naissance d'Henri XVI de Bavière

Henri XVI de Bavière, dit le Riche (der Reiche), naît en 1386, fils de Frédéric II de Bavière-Landshut.



Naissance de Frédéric II Enriquez

Fadrique ou Frédéric II Enriquez ou Henriquez est le fils d'Alphonse Enriquez et de Jeanne Gonzales de Mendoza.

Jeanne Gonzales est la fille de Pedro et de Elvira Lopez de Ayala.



Étienne III de Bavière Duc de Bavière-Ingolstadt

Frédéric II de Bavière-Landshut Duc de Bavière-Landshut

Jean II de Bavière Duc de Bavière-Munich

Jean II de Bavière répugne à participer aux aventures italiennes de ses frères, tous deux mariés à des filles de Barnabé Visconti.

En 1392, les frères procèdent à un partage la Basse-Bavière.



Mort de Frédéric II de Bavière-Landshut

Henri XVI de Bavière Duc de Bavière-Landshut

Frédéric II de Bavière-Landshut meurt le 4 décembre 1393.

Henri XVI de Bavière devient Duc de Bavière-Landshut.



Mariage de Frédéric Ier de Brandebourg avec Élisabeth de Bavière-Landshut

Frédéric Ier de Brandebourg épouse en 1401 Élisabeth de Bavière-Landshut (1383-1442), fille du Duc Frédéric de Bavière-Landshut. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric Ier de Saxe avec Catherine de Brunswick-Lunebourg

Frédéric Ier de Saxe épouse le 7 février 1402 Catherine de Brunswick-Lunebourg, fille d'Henri II de Brunswick-Lunebourg et de Sophie de Poméranie. Leurs enfants sont :



Mariage d'Ernest Ier d'Autriche avec Cymburge de Masovie

Ernest Ier d'Autriche est veuf de Marguerite de Poméranie.

Ernest Ier d'Autriche épouse à Bruck an der Mur en 1412 Cymburge de Masovie, une princesse polonaise. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric II de Saxe

Frédéric II de Saxe, dit le Bon ou le Doux ou le Placide ou le Pacifique, naît à Leipzig le 22 août 1412, fils de Frédéric Ier de Saxe et Catherine de Brunswick-Lunebourg.

Frédéric II de Saxe est issu de la première branche de la Maison de Wettin.



Naissance de Frédéric II de Brandebourg

Frédéric II de Brandebourg naît en 1413, fils de Frédéric Ier de Brandebourg et d'Élisabeth de Bavière-Landshut.



Naissance de Jeanne Enriquez

Juana Enríquez y Fernández de Córdoba ou Jeanne Enriquez ou Henriquez naît à Torrelobaton en 1425, fille de Fadrique ou Frédéric II Enriquez ou Henriquez, Amiral de Castille, et de Marina Fernandez de Cordoba ou Marina Fernández de Córdova.



Mort de Frédéric Ier de Saxe

Frédéric II de Saxe Électeur de Saxe et Comte palatin de Saxe

Frédéric Ier de Saxe meurt à Altenburg le 4 janvier 1428.

Frédéric II de Saxe, son fils, devient Électeur de Saxe et Comte palatin de Saxe.

Frédéric II de Saxe, Guillaume III de Saxe, Henri de Saxe et Sigismond de Saxe reprennent conjointement le gouvernement de la Saxe.



Mariage de Frédéric II de Saxe avec Marguerite de Habsbourg

Frédéric II de Saxe épouse le 3 juin 1431 Marguerite de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric II Enriquez avec Marie-Thérèse de Quinones

Frédéric II Enriquez est veuf de Marina Fernandez de Cordoba.

Frédéric II Enriquez épouse Marie-Thérèse de Quinones. Leur enfant est :



Paix avec les Hussites

En 1433, après plus de 15 années de guerres, Frédéric II de Saxe, Guillaume III de Saxe, Henri de Saxe et Sigismond de Saxe concluent enfin la paix avec les Hussites.



Naissance d'Amélie de Saxe

Amalie ou Amélie de Saxe naît en 1435 ou 1436, fille de Frédéric II de Saxe et de Marguerite de Habsbourg.



Naissance d'Anne de Saxe

Anne de Saxe naît le 7 mars 1437, fille de Frédéric II de Saxe et de Marguerite de Habsbourg.



Mort de Frédéric le Pacifique Landgrave de Thuringe

Frédéric II de Saxe Landgrave de Thuringe et Margrave de Misnie

Frédéric le Pacifique meurt en 1440.

La Thuringe revient à l'électorat de Saxe.

Frédéric II de Saxe devient Landgrave de Thuringe et le dernier Margrave de Misnie en 1440.



Naissance d'Ernest Ier de Saxe

Ernest Ier de Saxe naît à Meissen le 24 janvier ou mars 1441, fils de Frédéric II de Saxe et de Marguerite de Habsbourg.



Naissance d'Albert III de Saxe

Albert III de Saxe, dit l'Intrépide, naît à Grimma le 31 juillet 1443, fils de Frédéric II de Saxe et de Marguerite de Habsbourg.



Mariage de Ferdinand Ier de Naples avec Isabel de Chiaramonte

Ferdinand Ier de Naples épouse en 1444 Isabel de Chiaramonte. Leurs enfants sont :



Traité d'Altenburg

Après le retrait d'Henri de Saxe et de Sigismond de Saxe comme corégents, Frédéric II de Saxe et Guillaume III de Saxe se partagent les territoires.

Le traité d'Altenburg en 1445 attribue :

Les mines doivent rester possession commune.



Guerre de Saxe

Les désaccords sur l'application du partage entre Frédéric II de Saxe et Guillaume III de Saxe conduisent en 1446 à la Guerre fratricide de Saxe.



Mariage de Jean II d'Aragon avec Jeanne Enriquez

Jean II d'Aragon épouse le 1er avril 1444 ou en 1447 Jeanne Enriquez, fille de Frédéric II Enriquez et de Marina Fernandez de Cordoba.

Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric II de Brunswick-Lunebourg

Frédéric II de Brunswick-Lunebourg naît en 1449, fils de Guillaume Ier de Brunswick-Wolfenbuttel (mort en 1482) et de Cécile de Brandebourg (morte en 1449).



Naissance de Frédéric II de Naples

Frédéric II de Naples naît le 19 avril 1452, fils de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.



Mariage de Louis IX de Bavière avec Amélie de Saxe

Louis IX de Bavière épouse en 1452 Amélie de Saxe, fille de Frédéric II de Saxe et de Marguerite de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mariage d'Amédée IX de Savoie avec Yolande de France

Amédée IX de Savoie, Prince de Piémont, épouse à Tours le 16 août 1452 Yolande de France (1434-1478), fille de Charles VII de France et de Marie d'Anjou. Leurs enfants sont :



Mariage de Casimir IV Jagellon avec Élisabeth de Habsbourg

Casimir IV Jagellon épouse à Cracovie le 10 février 1454 Élisabeth de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Alors qu'il a été imaginé pour des motifs purement politiques, prendre la Bohême et la Hongrie, ce mariage est particulièrement heureux. Élisabeth est appelée la mère des rois, 4 de ses fils le seront en effet.


Albert III de Brandebourg et Anne de Saxe

Mariage d'Albert III de Brandebourg avec Anne de Saxe

Albert III de Brandebourg est veuf de Marguerite de Bade

Albert III de Brandebourg épouse le 12 novembre 1458 Anne de Saxe (1437-1512), fille de Frédéric II de Saxe, Électeur de Thuringe, et de Marguerite de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Traité d'Eger

Le traité d'Eger en 1459, signé par :

fixe la frontière entre la Bohême et Saxe sur le sommet des monts Métallifères et au milieu de l'Elbe.

Cette frontière subsiste en grande partie aujourd'hui et fait ainsi partie des frontières encore existantes les plus anciennes d'Europe.



Naissance de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach naît à Ansbach le 8 mai 1460, fils de d'Albert III de Brandebourg et d'Anne de Saxe.



Mariage de Frédéric II de Brunswick-Lunebourg avec Anne de Brunswick-Grubenhagen

Frédéric II de Brunswick-Lunebourg épouse en février 1463 Anne de Brunswick-Grubenhagen.



Mort d'Otto III de Poméranie

Otto III de Poméranie, duc de Stettin, meurt en 1464 de la peste.

Un conflit met aux prises Éric II de Poméranie Warcislaw X de Poméranie et Frédéric II de Brandebourg,prince électeur de Brandebourg.

Finalement, Stettin est attribué à Éric II de Poméranie qui cède Wolgast à Warcislaw X de Poméranie qui y règne.



Mort d'Otto III de Poméranie Duc de Szczecin.

Otto III de Poméranie meurt en 1464 de la peste.

Malgré l'opposition de Frédéric II de Brandebourg, Éric II de Poméranie devient Duc de Szczecin.



Mort de Frédéric II de Saxe

Frédéric II de Saxe meurt à Leipzig le 7 septembre 1464.

Ernest Ier de Saxe et Albert III de Saxe, ses deux fils, deviennent Co-électeur de Saxe, Comte palatin de Saxe, Co-margrave de Misnie.


Albert III de Brandebourg

Mort de Frédéric II de Brandebourg

Albert III de Brandebourg Électeur de Brandebourg

Frédéric II de Brandebourg meurt le 10 février 1471.

Albert III de Brandebourg hérite de l'électorat de Brandebourg et devient Burgrave de Nuremberg.



Mort de Frédéric II Enriquez Amiral de Castille

Frédéric II Enriquez meurt en 1473.



Mariage de Philippe Ier du Palatinat avec Marguerite de Bavière-Landshut

Philippe Ier du Palatinat épouse le 21 février 1474 Marguerite de Bavière-Landshut, fille de Louis IX de Bavière. Leurs enfants sont :

Philippe Ier du Palatinat reçoit l'Oberpfalz : le district du Haut-Palatinat.



Mariage de Frédéric II de Naples avec Anne de Savoie

Louis XI arrange selon sa vue politique le mariage d'Anne de Savoie, sa nièce, à qui il constitue une dot de 12.000 livres de rente.

Le contrat est signé le 1er septembre 1478, à la Lande, au diocèse de Chartres.

Frédéric II de Naples épouse le 11 septembre 1478 Anne de Savoie, fille d'Amédée IX de Savoie et de Yolande de France. Leur enfant est :



Mariage de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach avec Sophie Jagellon

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach épouse à Francfort-sur-l'Oder le 14 février 1479 Sophie Jagellon. Leurs enfants sont :



Naissance de Charlotte d'Aragon-Naples

Carlotta d'Aragona Charlotte d'Aragon-Naples naît en 1480, fille de Frédéric II de Naples et d'Anne de Savoie.

En août 1480, Louis XI assigne 12.000 livres tournois de rente au profit de Charlotte d'Aragon-Naples sur les seigneuries de Villefranche-de-Rouergue, Villeneuve, Peyrusse, Rieuperoux, la Salvetat, Montrosier, la Roque-Boillac, dit Pétrasac, Flagnac, Marcillac, Cassanges-Comtaux.



Naissance de Casimir de Brandebourg-Kulmbach

Casimir de Brandebourg-Kulmbach naît à Ansbach le 27 septembre 1481, fils de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach et de Sophie Jagellon.



Naissance de Frédéric II du Palatinat

Frédéric II du Palatinat dit le Sage naît à Neustadt an der Weinstraße le 9 décembre 1482, fils de Philippe Ier du Palatinat et de Marguerite de Bavière-Landshut.

Il est un membre de la dynastie des Wittelsbach.



Naissance de Georges Ier de Brandebourg-Ansbach

Georges Ier de Brandebourg-Ansbach dit le Pieux ou der Fromme naît à Ansbach le 4 mars 1484, fils de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach et de Sophie Jagellon.


Jean Ier Cicéron de Brandebourg Frédéric II de Brandebourg-Ansbach

Mort d'Albert III de Brandebourg

Jean Ier Cicéron de Brandebourg Prince-électeur de Brandebourg

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach Margrave d'Ansbach

Albert III de Brandebourg meurt à Francfort-sur-le-Main le 11 mars 1486. Il est inhumé en la cathédrale de Heilsbronn, Il laisse une grosse fortune à ses héritiers.

Jean Ier Cicéron de Brandebourg, son fils, devient officiellement 4e Prince-électeur de Brandebourg en 1486.

Lors de son accession au trône en 1486, Jean Ier Cicéron confirme les privilèges des villes-sœurs de Berlin et Cölln.

Il en fait son lieu de résidence. C'est de là que Berlin tire son statut de capitale.

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach; demi-frère de Jean Ier Cicéron de Brandebourg, devient margrave d'Ansbach.



Mariage de Frédéric II de Naples avec Isabelle des Baux

Frédéric II de Naples est veuf d'Anne de Savoie.

Frédéric II de Naples épouse le 16 décembre 1486 Isabelle des Baux. Leurs enfants sont :



Rattachement de la Souabe Habsbourgeoise au duché de Bavière-Munich

Formation de la Ligue de Souabe

Paix entre George le Riche et Frédéric III de Habsbourg

Albert IV de Bavière hérite de Simon le Riche, son cousin, toute la Souabe Habsbourgeoise, la Haute-Autriche, de sorte que sa puissance devient énorme.

Frédéric III de Habsbourg, furieux des menées expansionnistes de la maison des Wittelsbach, forme la Ligue de Souabe, une coalition des seigneurs de Souabe et des États de Straubing, ainsi que la bourgeoisie des villes d'Empire indépendantes.

Frédéric III de Habsbourg met Albert IV de Bavière et la ville de Ratisbonne au ban de l'Empire.

Le 10 juillet 1489, George le Riche conclut une paix séparée avec les chevaliers de la ligue de Souabe, laissant Albert IV de Bavière seul face à ses ennemis.

Aux termes des conditions de paix, George le Riche doit, non seulement verser 36 000 florins à Frédéric III de Habsbourg, mais aussi restituer sans compensation la marche de Burgau.

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach cherche à faire annuler la mise au ban de l'empire d'Albert IV de Bavière.


Isabelle d'Este -portrait par le Titien (1534/1536)

Mariage de François II Gonzague avec Isabelle d'Este

François II Gonzague épouse le 12 février 1490 Isabelle d'Este, fille d'Hercule Ier d'Este et d'Éléonore de Naples. Leurs enfants sont :

Isabelle d'Este est une princesse d'une rare beauté, une des grandes figures de la Renaissance italienne.



Naissance d'Albert de Brandebourg

Albert de Brandebourg, en allemand Albrecht von Brandenburg-Ansbach, naît à Ansbach le 17 mai 1490, fils de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach et de Sophie Jagellon.

Albert de Brandebourg-Ansbach est un membre de la lignée de Brandebourg-Ansbach de la Maison de Hohenzollern.



Mort de Frédéric II de Brunswick-Lunebourg

Frédéric II de Brunswick-Lunebourg meurt en 1495.



Mort de Sigismond de Brandebourg-Bayreuth

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach Margrave d'Ansbach

Sigismond de Brandebourg-Bayreuth meurt en 1495.

En 1495, Frédéric II de Brandebourg-Ansbach, son frère, lui succéde comme margrave de Brandebourg-Kulmbach.



Mort de Ferdinand II de Naples

Frédéric II de Naples Roi de Naples

Ferdinand II de Naples meurt en mai 1496.

Frédéric II de Naples, son oncle, devient Roi de Naples.



Conventions de mariage de Guy XVI de Laval avec Charlotte d'Aragon-Naples

Les conventions du mariage de Guy XVI de Laval avec Charlotte d'Aragon-Naples sont arrêtées à Vierzon, le 27 janvier 1499.

Par le contrat de leur mariage, Frédéric II s'engage à verser à son gendre les 100 000 livres de la dot de sa fille.

Il exige en retour l'engagement pour elle et ses ayants droit de respecter les droits successifs de ses héritiers mâles.

Frédéric II de Naples reconnaît pour la postérité de Charlotte le droit d'hériter à son tour, à défaut des mâles.



Naissance de Frédéric II Gonzague

Frédéric II Gonzague, en italien Federico II Gonzaga ou Frédéric II de Mantoue naît à Mantoue le 17 mai 1500, fils de François II Gonzague et d'Isabelle d'Este.



Troisième guerre d'Italie

Traité de Grenade

La troisième guerre d'Italie dure de 1500 à 1504.

Tout comme Charles VIII de France, Louis XII se tourne vers le royaume de Naples.

Une fois encore, il obtient l'appui du pape Alexandre VI qui reproche à Frédéric II de Naples de s'être allié aux Turcs.

Le 11 novembre 1500, Louis XII signe dans le plus grand secret le traité de Grenade avec Ferdinand II d'Aragon pour attaquer le royaume de Naples et se le partager :

Jean II de Nicolaï accompagne Louis XII au delà des monts.



Prises de Merillano et de Capoue

Frédéric II de Naples Comte du Maine

Louis d'Armagnac Vice-roi de Naples

Mort de Louis II de Bourbon-Montpensier

Charles III de Bourbon Comte de Montpensier, de Clermont

Charles III de Bourbon Dauphin d'Auvergne

Le 1er juin 1501, l'armée française et les troupes de César Borgia quittent Milan pour Naples.

Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Louis II de Bourbon-Montpensier prend part à la troisième guerre d'Italie en 1501, et participe aux prises de Merillano et de Capoue.

Pendant qu'ils descendent la Péninsule, les Espagnols prennent pied en Calabre et dans les Pouilles.

Jacques II de Chabannes s'empare de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles;

En août 1501, les Français sont devant Naples.

Frédéric II de Naples est abandonné par le pape Alexandre VI qui s'est allié avec Louis XII.

Plutôt que de soutenir un siège, Frédéric II de Naples négocie avec Louis XII et capitule le 26 septembre 1501.

Il se réfugie auprès de Louis XII qui lui attribue une pension et les titres de Duc d'Anjou et de Comte du Maine en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples.

Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, est nommé vice-roi de Naples

Louis II de Bourbon-Montpensier meurt à Naples en 1501.

Charles III de Bourbon, son frère, devient Comte de Montpensier et de Clermont et Dauphin d'Auvergne en 1501.



Création du duché du Palatinat-Neuburg

Frédéric II du Palatinat peut administrer le Duché du Palatinat-Neuburg nouvellement créé.



Mort de Frédéric II de Naples

Frédéric II de Naples meurt à Tours le 9 novembre 1504 dans son comté du Maine.



Othon-Henri du Palatinat Duc de Palatinat-Neubourg

À la suite de la guerre de succession de Landshut, Othon-Henri du Palatinat hérite en 1505 d'une partie des biens de ses deux aïeux, composant le duché de Palatinat-Neubourg.

Trop jeune pour régner, Othon-Henri du Palatinat est mis sous la tutelle de Frédéric II du Palatinat, son oncle, qui réside souvent à la cour de Charles Quint.



François II Gonzague Gonfalonier dans les troupes pontificales

Frédéric II Gonzague à la cour du pape Jules II

François II Gonzague devient Gonfalonier dans les troupes pontificales en 1510.

Frédéric II Gonzague, son fils âgé de 10 ans, doit quitter la cour de Mantoue et Isabelle d'Este, sa mère, fort aimante, pour la cour du pape Jules II à Rome.

Il y restera jusqu'en 1513 en gage de fidélité de son père.

Il y vit tout à fait normalement, comme un membre de la cour, et a l'occasion de faire la rencontre des artistes et hommes de lettres les plus en vue de l'époque.

Lui-même fait montre de sa riche culture et de son éducation.

À Rome, le peintre Raphaël le représente dans sa fresque de l'École d'Athènes et l'on peut penser qu'il y rencontre également Michel-Ange, Bramante, Pérugin et le Sodoma.


Georges Ier de Brandebourg-Ansbach - vers 1560- par Hans Guldenmundt

Déposition de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach Prisonnier

Georges Ier de Brandebourg-Ansbach Margrave de Brandebourg-Ansbach

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach obère les finances des principautés d'Ansbach et de Kulmbach avec son train de vie onéreux.

En conséquence, Casimir de Brandebourg-Kulmbach et Georges Ier de Brandebourg-Ansbach, son frère, le déposent et l'emprisonnent en 1515.

Ils se partagent les deux principautés :



Frédéric II Gonzague à la cour de François Ier

En 1515, Frédéric II Gonzague, âgé de 15 ans, part pour un séjour obligé à la cour du roi de France, François Ier de France, où il restera jusqu'en 1517.

Le roi de France lui fait rencontrer Léonard de Vinci dans son château d'Amboise.



Frédéric II Gonzague Gonfalonier de l'Église

En 1517, de retour de France, il fut enrôlé comme gonfalonier de l'Église comme son père l'avait été.



Frédéric II Gonzague Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel

Mort de François II Gonzague

Frédéric II Gonzague Marquis de Mantoue

En 1519, François Ier de France lui décerne le grade de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel dont il démissionnera deux ans plus tard.

François II Gonzague meurt à Mantoue le 29 mars 1519.

Au plan de l'administration de son marquisat, François II Gonzague est l'organisateur d'un certain nombre d'améliorations de la vie publique.

Il encourage l'agriculture en instituant l'emmagasinage du grain dans le but de lutter contre les éventuelles disettes.

Il crée un corps de fonctionnaires communaux chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité de Mantoue.

Il réorganise également l'administration de la justice.

Frédéric II Gonzague devient le 5e Marquis de Mantoue, titré Frédéric II.


Frédéric II Gonzague conquiert Parme – peint par le Tintoret pour Guillaume Gonzague en 1578 - 79 - Ancienne Pinacothèque de Munich

Prise de Parme et de Plaisance

Le pape Léon X soutenu par l'Empereur Charles Quint, souhaite reprendre Parme et Plaisance, les considérant possessions de l'Église.

En août 1521, Prospero Colonna, généralissime des armées coalisées, assisté de Frédéric II Gonzague et du Marquis de Pescara pénètre sur le territoire de Parme avec une armée de 1 200 hommes d'armes et 18 000 fantassins et assiège la ville.

Fin août 1521, les portes s'ouvrent mais Colonna renonce, croyant que les troupes du Duc de Ferrare et qu'une armée française approchent.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.



Mariage de Philippe Ier de Hesse avec Christine de Saxe

Philippe Ier de Hesse épouse le 11 décembre 1523 Christine de Saxe, fille de Georges de Saxe et de Barbara de Pologne.

Leurs enfants sont :



Naissance de Sophie de Liegnitz

Sophie de Liegnitz naît vers 1525, fille de Frédéric II de Liegnitz.


Palais du Te à Mantoue

Construction du Palais du Te

Frédéric II Gonzague marquis de Mantoue, décida, en 1524, de la construction d'un palais résidentiel ou villa Suburbana.

L'emplacement prévu est celui des écuries seigneuriales sur l'île du Te (Isla del Te) qui se situe au milieu d'un lac marécageux à présent asséché, à l'extérieur des murs d'enceinte de Mantoue.

En 1525, l'architecte chargé de sa construction est Jules Romain, un des élèves de Raphaël. Il crée le corps du bâtiment, un édifice rectangulaire autour d'une cour, en un délai de 18 mois. La construction est complétée par un jardin bordé de rangées de colonnes devant les bâtiments attenants, eux-mêmes terminés par un hémicycle de colonnes ou exèdre.

Une fois la structure du bâtiment terminée, il fallut près de 10 ans de travaux avec plâtriers, sculpteurs et peintres de fresques, jusqu'à ce que la moindre petite surface dans les loggias et les salons soit décorée. Les fresques signées Benedetto Pagni ou Rinaldo Mantovano (le Mantouan) sont aujourd'hui la plus remarquable curiosité du Palais. Le Palais est achevé en 1534

Le Corrège exécute pour Frédéric la série de peintures mythologiques sur les amours de Zeus : Antiope (Paris, Louvre), Ganymède, Io (Vienne), Danae (Rome, Galerie Borghèse), Léda (Berlin, Musée d'État).



Mariage de Christian III de Danemark avec Dorothée de Saxe-Lauenbourg

Christian III de Danemark épouse le 29 octobre 1525 Dorothée de Saxe-Lauenbourg, fille de Magnus Ier de Saxe-Lauenbourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean-Frédéric Ier de Saxe avec Sybille de Clèves

Jean-Frédéric Ier de Saxe épouse en 1526 Sybille de Clèves (morte en 1554), fille de Jean III de Clèves et Marie de Juliers de Gulik. Leurs enfants sont :



Primatice à Mantoue

Primatice part vers 1526 pour Mantoue, la cité de Frédéric II Gonzague. Il y devient l'élève et l'assistant de Giulio Romano, l'un des plus puissants héritiers de Raphaël.



Naissance de Jean-Frédéric II de Saxe

Jean-Frédéric II de Saxe naît à Torgau en 1528 ou 1529, fils de Jean-Frédéric Ier de Saxe et de Sybille de Clèves.

Il appartient à la branche ernestine issue de la première branche de la Maison de Wettin.


Frédéric II Gonzague Portrait par Le Titien -ca 1525 - Musée du Prado à Madrid

Frédéric II Gonzague Duc de Mantoue

Projet de mariage de Frédéric II Gonzague avec Marguerite de Montferrat

À force de sollicitations, Isabelle d'Este, sa mère réussit à obtenir de l'Empereur le titre de Duc de Mantoue pour son fils. Frédéric II Gonzague devient le 1er Duc de Mantoue. Le 8 avril 1530, Charles Quint vient à Mantoue lui décerner le titre.

À cette occasion, Anne d'Alençon veuve de Guillaume IX Paléologue, Marquis de Montferrat, propose au nouveau Duc la main de sa fille Marguerite.

Après Jean Georges de Montferrat, son oncle, Marquis de Montferrat régnant, elle est l'héritière du marquisat. Anne souhaite, par ce mariage, renforcer Montferrat face aux visées du Duc de Savoie soutenu par la France.



Mariage de Frédéric II Gonzague avec Marguerite de Montferrat

Frédéric II Gonzague épouse à Casal le 5 octobre 1531 Marguerite de Montferrat, fille de Guillaume IX Paléologue et d'Anne d'Alençon. Leurs enfants sont :



Naissance de François III Gonzague

François III Gonzague, en italien Francesco III Gonzaga, ou François III de Mantoue naît à Mantoue le 10 mars 1533, fils de Frédéric II Gonzague et de Marguerite de Montferrat.



Mort de Jean Georges de Montferrat

Frédéric II Gonzague Marquis de Montferrat

Jean Georges de Montferrat meurt en 1533.

Frédéric II Gonzague devint Marquis de Montferrat titré Frédéric Ier



Naissance de Frédéric II de Danemark

Frédéric II de Danemark naît le 1er juillet 1534, fils de Christian III de Danemark et de Dorothée de Saxe Laenbourg (morte en 1751).



Mariage de Frédéric II du Palatinat avec Dorothée de Danemark

Frédéric II du Palatinat épouse le 26 septembre 1535 Dorothée de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg.



Mort de Frédéric II de Brandebourg-Ansbach

Frédéric II de Brandebourg-Ansbach meurt à Ansbach le 4 avril 1536.



Convocation d'un Concile à Mantoue

L'empereur et le pape conviennent de l'organisation d'un concile pour ramener les princes protestants allemands dans le giron catholique.

Le 2 juin 1536, Paul III convoque un concile œcuménique à Mantoue pour mai 1537 mais l'opposition des princes protestants et le refus de Frédéric II Gonzague d'assumer la responsabilité de maintenir l'ordre contrecarrent le projet.



Mariage de Frédéric III du Palatinat avec Marie de Brandebourg-Kulmbach

Frédéric III du Palatinat épouse en 1537 Marie de Brandebourg-Kulmbach, fille de Casimir de Brandebourg-Kulmbach et de Suzanne II de Bavière. Leurs enfants sont :



Naissance de Guillaume Gonzague

Guillaume Gonzague, en italien Guglielmo Gonzaga ou Guillaume de Mantoue naît à Mantoue le 23 janvier 1538, fils puîné de Frédéric II Gonzague et de Marguerite de Montferrat.



Naissance de Louis de Gonzague

Ludovico ou Louis de Gonzague ou Gonzaga naît à Mantoue le 18 septembre ou le 22 octobre 1539, fils de Frédéric II Gonzague, Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat, et de Marguerite de Montferrat.


François III Gonzague

Mort de Frédéric II Gonzague

François III Gonzague Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat

Marguerite de Montferrat, Ercole Gonzague et Ferdinand Gonzague Régents du duché de Mantoue

Frédéric II Gonzague meurt à Marmirolo le 28 juin 1540, miné par la petite vérole (variole).

François III Gonzague, âgé de 7 ans, devient 2e Duc de Mantoue, sous le nom de François III, et Marquis de Montferrat, sous le nom de François Ier.

La régence est assumée par :

Ercole Gonzague, vivant à Mantoue, est le plus actif et stabilise les finances de l'État, entre autres en favorisant la création de nouvelles manufactures citadines.


Frédéric II du Palatinat en 1546

Mort de Louis V du Palatinat

Frédéric II du Palatinat Comte Palatin du Rhin et Électeur palatin

Louis V du Palatinat meurt à Heidelberg le 16 mars 1544.

Frédéric II du Palatinat devient Comte Palatin du Rhin et



Mariage de Jean II Georges de Brandebourg avec Sophie de Liegnitz

Jean II Georges de Brandebourg épouse en 1545 Sophie de Liegnitz (vers 1525-6 février 1546), fille de Frédéric II de Liegnitz. Leur enfant est :


Jean-Guillaume de Saxe-Weimar Jean-Frédéric II de Saxe Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha à droite - avec ses frères ainés Jean-Frédéric II de Saxe et Jean-Guillaume de Saxe-Weimar

Mort de Jean-Frédéric Ier de Saxe

Jean-Frédéric II de Saxe Duc de Saxe-Cobourg-Eisenach

Jean-Guillaume de Saxe-Weimar devient Duc de Saxe-Weimar

Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha devient Duc de Saxe-Gotha

Jean-Frédéric Ier de Saxe meurt à Weimar le 3 mars 1554.

Il est un des grands protecteurs de Luther.

Les fils de Jean-Frédéric Ier de Saxe se partagent le duché paternel :

Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha est encore mineur, Ses possessions sont mises sous l'administration de Jean-Frédéric II de Saxe, son frère.



Mariage de Jean-Frédéric II de Saxe avec Agnès de Hesse

Jean-Frédéric II de Saxe épouse en 1555 Agnès de Hesse, fille de Philippe Ier de Hesse et de Christine de Saxe.


Othon-Henri du Palatinat - par Georg Pencz- Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Mort de Frédéric II du Palatinat

Othon-Henri du Palatinat Comte palatin du Rhin et Prince électeur du Saint-Empire

Frédéric II du Palatinat meurt à Alzey le 26 février 1556.

Othon-Henri du Palatinat, son neveu, hérite du trône électoral devient Comte palatin du Rhin et prince électeur du Saint-Empire.



Mort de Frédéric II du Palatinat

Frédéric II du Palatinat meurt à Alzey le 26 février 1556.



Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha Censé régner seul sur la Saxe-Gotha

En 1557, Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha obtient de régner seul sur la Saxe-Gotha.

Cependant Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha conclut un pacte avec Jean-Frédéric II de Saxe, son frère, aux termes duquel il lui laisse encore pour 4 ans l'administration de son duché.



Mariage de Jean-Frédéric II de Saxe avec Élisabeth du Palatinat

Jean-Frédéric II de Saxe est veuf d'Agnès de Hesse.

Jean-Frédéric II de Saxe épouse en 1558 Élisabeth du Palatinat. Leurs enfants sont :


Frédéric II de Danemark Frédéric II de Danemark

Mort de Christian III de Danemark

Frédéric II de Danemark Roi de Danemark et de Norvège

Christian III de Danemark meurt à Koldinghus le 1er janvier 1559.

Il est inhumé en la cathédrale de Roskilde.

Son fils Frédéric II de Danemark lui succède et devient Roi de Danemark et de Norvège.

Le début de son règne est marqué par la conquête de la république indépendante de Dithmarschen (aujourd'hui région d'Allemagne), située dans la partie occidentale du duché d'Holstein.



Prorogation du contrat entre Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha et Jean-Frédéric II de Saxe

En 1561, le contrat de Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha avec Jean-Frédéric II de Saxe est prorogé pour 4 nouvelles années.



Guerre nordique de Sept Ans

Frédéric II de Danemark, expansionniste, déclare la guerre à son cousin Éric XIV de Suède en 1563.

Éric XIV de Suède repousse avec succès la plupart des tentatives danoises de conquêtes, mais où il n'est pas capable de conserver ses propres conquêtes.

À la recherche d'alliances politiques utiles, Éric XIV de Suède fait des propositions de mariage restées sans succès entre autres à :



Mort de Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha

Jean-Frédéric III de Saxe-Gotha meurt à Iéna le 21 octobre 1565 célibataire et sans enfants.

Il est inhumé dans l'église de la cité de Weimar.

Jean-Frédéric II de Saxe et Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, ses frères, se répartissent ses possessions.



Naissance de Jean-Ernest de Saxe-Eisenach

Jean-Ernest de Saxe-Eisenach naît à Gotha le 9 juillet 1566, fils de Jean-Frédéric II de Saxe et d'Élisabeth du Palatinat.



Wilhelm von Grumbach Proscrit

Jean-Frédéric II de Saxe Proscrit

En 1566, Jean-Frédéric II de Saxe cherche à récupérer son rang d'électeur de Saxe.

Jean-Frédéric II de Saxe s'allie au chevalier Wilhelm von Grumbach qui proscrit, s'est réfugié après de lui.

La diète d'Augsbourg somme Jean-Frédéric II de Saxe de livrer Wilhelm von Grumbach le 12 août 1566.

Devant son refus, Jean-Frédéric II de Saxe est lui même proscrit en décembre 1566.

Ses biens reviennent à Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, qui rassemble ainsi l'intégralité du duché de Saxe.



Siège de Gotha

Mort de Wilhelm von Grumbach

Jean-Frédéric II de Saxe Prisonnier

Le 8 janvier 1567, Auguste Ier de Saxe, chargé d'exécuter la sentence, le fait assiéger dans Gotha où il s'est enfermé avec ses partisans.

Jean-Frédéric II de Saxe capitule le 13 avril 1567.

Wilhelm von Grumbach et le chancelier de Jean-Frédéric II de Saxe meurent le 18 avril 1567 écartelés.

Jean-Frédéric II de Saxe est condamné à la prison à vie et enfermé au château de Wiener Neustadt le 27 juin 1567.


Jean-Ernest de Saxe-Eisenach

Division d'Erfurt

En 1572 a lieu la division d'Erfurt entre Jean-Guillaume de Saxe-Weimar et les fils de Jean-Frédéric II de Saxe :



Mariage de Frédéric II de Danemark avec Sophie de Mecklembourg Gustrow

Frédéric II de Danemark épouse en 1572 Sophie de Mecklembourg Gustrow (1557-1631), fille d'Ulrich de Mecklembourg-Güstrow et d'Élisabeth.

Leurs enfants sont :



Naissance de Christian IV de Danemark

Christian IV de Danemark naît à Frederiksborg le 12 avril 1577, fils de Frédéric II de Danemark et de Sophie de Mecklembourg Gustrow.



Naissance d'Hedwige de Danemark

Hedwige de Danemark naît en 1581, fille de Frédéric II de Danemark et de Sophie de Mecklembourg Gustrow.


Christian IV de Danemark Couronnement de Christian IV de Danemark - 1596

Mort de Frédéric II de Danemark

Christian IV de Danemark Roi de Danemark et de Norvège

Frédéric II de Danemark meurt le 4 avril 1588.

Frédéric II de Danemark établit la domination du Danemark sur la Baltique.

Frédéric II de Danemark crée une marine qui met fin à l'hégémonie de la Hanse dans la Baltique et construit la forteresse de Kronborg, à Elseneur, qui sert de cadre à la pièce de Shakespeare, Hamlet.

Christian IV de Danemark succède à son père et devient Roi de Danemark et de Norvège.



Mariage de Jacques VI avec Anne de Danemark

Jacques VI Stuart épouse à Oslo le 22 décembre 1589 Anne de Danemark, fille de Frédéric II de Danemark et de Sophie de Mecklembourg-Gustrow. Leurs enfants sont :



Jean-Frédéric II de Saxe toujours Prisonnier

Jean-Frédéric II de Saxe est transféré au château de Steier vers 1592.



Naissance d'Henri-Frédéric Stuart

En anglais Henry Frederick ou Henri-Frédéric Stuart naît au château de Stirling le 19 février 1594, fils de Jacques VI Stuart et d'Anne de Danemark.

Il est placé très tôt chez Alexander Erskine, comte de Mar,.

Son nom provient de ses grands-pères Henri Stewart Darnley et Frédéric II de Danemark.



Mort de Jean-Frédéric II de Saxe

Jean-Frédéric II de Saxe meurt au château de Steier le 6 mai 1595.



Mariage de Christian II de Saxe avec Hedwige de Danemark

Christian II de Saxe épouse le 12 septembre 1602 Hedwige de Danemark, fille de Frédéric II de Danemark et de Sophie de Mecklembourg-Gustrow.



Guerre de succession de Mantoue

Invasion de Mantoue et du Montferrat

Siège de Casal

Le décès de Vincent II Gonzague amène le tourbillon de la guerre de Trente Ans dans le nord de l'Italie dans ce qu'on appelle la guerre de succession de Mantoue.

Elle dure de 1628 à 1631.

L'Empereur Ferdinand II de Habsbourg est marié depuis 5 ans avec Éléonore de Mantoue, sœur des 3 derniers ducs de Mantoue, et est donc ainsi le beau-frère de Vincent II Gonzague.

Ferdinand II de Habsbourg tente de rattacher le duché de Mantoue à l'Empire au titre d'un bien en déshérence, dans le but de l'attribuer à une branche cadette, celle des Gonzague de Guastalla.

Ferdinand II de Guastalla, descendant d'un frère cadet de Frédéric II Gonzague, a l'avantage d'être dans le camp des Espagnols et des Autrichiens.

Ceux-ci ont aussi rallié à leur cause Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui espère rattacher le Montferrat à son duché.

Les prétentions de Charles Ier Gonzague sont appuyées par le pape Urbain VIII et surtout par Louis XIII qui voit un danger mortel dans l'encerclement progressif de ses domaines par les Habsbourg et leurs alliés.

Un nouvel épisode de la lutte des Guelfes (partisans de la Papauté) contre les Gibelins (partisans de l'Empereur) s'ouvre.

Dès 1628, les troupes impériales s'emparent de Mantoue.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie conquiert le Montferrat avec l'aide de troupes espagnoles, bloquant ainsi Charles Ier Gonzague dans la ville de Casal (Casale Monferrato).

Le gouvernement espagnol doit ajouter cette guerre à ses autres charges militaires.

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba résiste à l'avance française au Monferrat et intervient dans la succession de Mantoue.

Matthias Gallas combat en Italie comme officier supérieur sous le commandement de Collälto et est d'une grande efficacité lors de la prise de Mantoue, à laquelle il participe aux côtés de son grand ami, Johann von Aldringen.

François de Vendôme entre très jeune dans l'armée et participe à l'expédition de Savoie dès 1628.



Naissance de Marie-Henriette-Françoise de Hohenzollern-Hechingen

Marie-Henriette-Françoise de Hohenzollern-Hechingen naît en 1642, fille de d'Eitel-Frédéric II ou V, Prince de Hohenzollern-Hechingen.



Majorité de Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach

Mariage de Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach avec Jeanne de Bade-Durlach

Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach atteint sa majorité en 1672 et commence à gouverner seul ses États.

Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach épouse à Durlach le 5 février 1672 Jeanne de Bade-Durlach, fille de Frédéric VI de Bade-Durlach. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg naît à Gotha le 28 juillet 1676, fils de Frédéric Ier de Saxe-Gotha-Altenbourg et de Madeleine Sybille de Saxe-Weissenfels.


Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg Duc de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg devient Duc de Saxe-Gotha-Altenbourg en 1691.



Mariage de Jean-Ernest III de Saxe-Weimar avec Charlotte-Dorothée-Sophie de Hesse-Hombourg

Jean-Ernest III de Saxe-Weimar est veuf de Sophie-Augusta d'Anhalt-Zerbst.

Jean-Ernest III de Saxe-Weimar épouse le 4 novembre 1694 Charlotte-Dorothée-Sophie de Hesse-Hombourg (17 juin 1672-29 août 1738), fille de Frédéric II de Hesse-Homburg. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg avec Madeleine-Augusta d'Anhalt-Zerbst

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg épouse en 1696 Madeleine-Augusta d'Anhalt-Zerbst (1679-1740), fille de Charles d'Anhalt-Zerbst et de Sophie de Saxe-Weissenfels (morte en 1724). Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg naît à Gotha le 14 avril 1699, fils de Frédéric II de Saxe-Gotha et de Madeleine-Augusta d'Anhalt-Zerbst.



Acte de Schönberg de renonciation pour les possessions franconiennes de la maison de Hohenzollern

Surendettés, Christian-Henri de Brandebourg-Culmbach et Georges II Frédéric de Brandebourg-Bayreuth signent au château de Schönberg le 23 novembre 1703 en faveur de la Prusse l'acte de renonciation concernant les possessions franconiennes de la Maison de Hohenzollern :

En compensation, Frédéric II de Prusse verse à Christian-Henri de Brandebourg-Culmbach un revenu et lui donne comme résidence, le château de Weferlingen.


Caroline de Brandebourg-Ansbach

Mariage de George II de Grande-Bretagne avec Caroline de Brandebourg-Ansbach

George II de Grande-Bretagne épouse à la chapelle de Herrenhausen de Hanovre le 2 septembre 1705 Caroline de Brandebourg-Ansbach, fille de Jean-Frédéric, Margrave d'Ansbach, et d'Éléonore de Saxe-Eisenach. Leurs enfants sont :

La complicité et, grâce à la reine, la dignité règnent dans le couple royal.

George II de Grande-Bretagne s'affiche volontiers avec sa maîtresse, Henriette Howard, mais Caroline de Brandeburg-Ansbach ne lui en tient aucune rigueur.


Sophie-Dorothée de Hanovre - par Knobelsdorff

Mariage de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse avec Sophie-Dorothée de Hanovre

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse épouse à Berlin le dimanche 28 novembre 1706 Sophie-Dorothée de Hanovre, fille de George Ier de Grande-Bretagne et de Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles-Louis-Frédéric de Mecklembourg-Strelitz

Charles-Louis-Frédéric de Mecklembourg-Strelitz ou Charles Ier de Mecklembourg-Strelitz (en allemand Karl I von Mecklenburg-Strelitz) naît à Strelitz le 23 février 1708, fils d'Adolphe-Frédéric II de Mecklembourg-Strelitz et de Christiane de Schwarzbourg-Sonderhausen.


Wilhelmine de Prusse et Frédéric II de Prusse enfants

Naissance de Frédéric II de Prusse

Fréderick ou Frédéric II de Prusse dit le Grand, en allemand Friedrich der Große, naît à Berlin le 24 janvier 1712, fils de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse et de Sophie-Dorothée de Hanovre.

Il est aussi surnommé affectueusement der alte Fritz (le vieux Fritz).

Frédéric-Guillaume et Sophie-Dorothée ont déjà perdu deux fils en bas-âge avant Frédéric.

Dans un souci de continuité dynastique, on lui donne le même prénom que son grand-père.

Frédéric II de Prusse a une grande sœur, Wilhelmine de Prusse, qui sera sa confidente et avec qui il entretiendra une relation privilégiée.

Hostile à la France, Frédéric-Guillaume Ier de Prusse confie pourtant l'éducation de Frédéric II de Prusse, son fils, à Madame de Montbail, une huguenote française chassée comme tant d'autres par Louis XIV.

Son gouverneur est le maréchal Finck von Finckenstein.

En cachette, avec la complicité de ses précepteurs, Frédéric II de Prusse découvre la poésie et la philosophie. Il apprend le français qui plus tard deviendra la langue de la Cour, et le latin.

Ses goûts pour la philosophie, les langues, la littérature française ainsi que pour la musique, il joue bien de la flûte, ne peuvent que déplaire à son père.



Mariage de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern avec Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern épouse à Brunswick en Basse-Saxe le samedi 15 octobre 1712 Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg, fille de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :



Naissance d'Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg naît en 1719, fille de Frédéric II de Saxe-Gotha et de Magdalena Augusta d'Anhalt-Zerbst.



Naissance d'Ernest-Frédéric III de Saxe-Hildburghausen

Ernest-Frédéric III de Saxe-Hildburghausen naît à Königsberg le 10 juin 1727, fils d'Ernest-Frédéric II de Saxe-Hildburghausen et de Caroline von Erbach.


Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg

Mort de Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg Duc de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédéric II de Saxe-Gotha-Altenbourg meurt à Altenburg le 23 mars 1732.

Frédéric II de Saxe-Gotha enrichit la collection de peintures du château de Friedenstein par l'acquisition d'œuvres de maîtres néerlandais et allemands.

Il a pour maître de chapelle Gottfried Heinrich Stölzel.

Frédéric III de Saxe-Gotha-Altenbourg devient Duc de Saxe-Gotha-Altenbourg.



Fiançailles de Frédéric II de Prusse et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse décide de marier Frédéric II de Prusse à une princesse allemande.

Frédéric II de Prusse n'a pas d'autre choix que de s'incliner.

Bien qu'ayant été élevée dans la religion luthérienne, Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern est promise à un de confession calviniste.

Les fiançailles de Frédéric II de Prusse et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern sont célébrées à Berlin, le 10 mai 1732.


Elisabeth-Christine de Brunswick-Bevern par Antoine Pesne

Mariage de Frédéric II de Prusse avec Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric II de Prusse épouse au château de Salzdahlum aujourd'hui en Basse-Saxe le 12 juin 1733 Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.

On remarque la présence à ce mariage de François III Étienne de Lorraine.

Après la cérémonie, on donne :

Élisabeth-Christine de Brunswick-Bevern est la nièce de l'empereur Charles VI de Habsbourg.

Le ménage princier s'installe séparément :


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.



Réaménagé du château de Rheinsberg

Le château de Rheinsberg est réaménagé en 1736.

Ensuite Frédéric II de Prusse et Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern y mène une vie commune jusqu'en 1740.

La princesse passe l'été dans son château de Schönhausen aujourd'hui à Berlin-Pankow.


Frédéric II de Prusse Frédéric II de Prusse

Mort de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse

Frédéric II de Prusse Roi de Prusse

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse meurt à Berlin le mardi 31 mai 1740.

Il est inhumé à Potsdam.

Frédéric II de Prusse est couronné Roi de Prusse en 1740.

Frédéric préfère la compagnie masculine.

Frédéric II de Prusse et Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern cesse toute vie commune, mais se retrouve pour des cérémonies officielles, de rares anniversaires...

Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern vit au château de Berlin.

Frédéric II de Prusse vit à Sans-Souci.

Il ne viendra jamais rendre visite à son épouse à Schönhausen et elle ne viendra pas non plus à Potsdam. Ainsi ils n'auront pas d'enfant.



Frédéric Henri Louis de Prusse Colonel du 35e régiment d'infanterie

En 1740, Frédéric II de Prusse, son frère, nomme Frédéric Henri Louis de Prusse colonel du 35e régiment d'infanterie.



Invasion de la Silésie

Prise de Glogów, de Brzeg et de Neisse

Frédéric II de Prusse demande en vain la Silésie pour prix de son vote à l'élection impériale.

La Silésie, peuplée de 1 000 000 d'habitants, riche territoire appartenant à la couronne de Bohème (aux Habsbourg), est une cible tentante.

Frédéric II de Prusse mène la première guerre de Silésie de 1740 à 1742.

Il profite de la faiblesse autrichienne pour donner une unité géographique à son territoire morcelé et doubler sa population, prendre possession de la grande industrie de cette province.

Frédéric II de Prusse envahit la Silésie, en décembre 1740.

Marie-Thérèse de Habsbourg compte sur George II de Grande-Bretagne pour intervenir. Mais Robert Walpole refuse d'entraîner son pays dans le conflit.

Le 16 décembre 1740, Frédéric II de Prusse remporte ses premières victoires avec une armée petite mais très bien entraînée et équipée qui permet à l'infanterie de tirer 5 coups quand ses adversaires en tirent 3.

Il capture les forteresses de Glogów, Brzeg et Neisse.

Ses troupes s'installent dans leurs résidences d'hiver.



Siège de Neisse

Bataille de Mollwitz

Les Prussiens assiègent la ville de Neisse, tout au nord de la Silésie. La ville résiste à une petite force prussienne.

Marie-Thérèse de Habsbourg envoie une armée d'environ 20 000 hommes, sous la conduite de Wilhelm Reinhard de Neipperg, pour reconquérir la Silésie.

Les deux armées se précipitent en deux colonnes parallèles :

Les conditions météorologiques sont mauvaises.

Wilhelm Reinhard de Neipperg atteint Neisse le premier et installe son camp.

Frédéric II de Prusse est maintenant derrière l'armée ennemie qui coupe ses lignes d'approvisionnement et de communication vers le reste de son royaume.

L'interrogatoire de quelques Autrichiens capturés renseigne précisément Frédéric II de Prusse sur les positions de Wilhelm Reinhard de Neipperg.

Le 10 avril 1741 à Mollwitz (Malujowice), le brouillard et la neige matinale permettent à l'armée prussienne d'approcher à moins de 2 000 pas, sans se faire repérer.

La plupart des commandants auraient alors donné l'ordre de charger, sans laisser à l'ennemi le temps de réagir.

Frédéric II de Prusse, inexpérimenté, décide de déployer son armée en ligne de bataille. Un épais manteau de neige éblouit les assaillants.

Frédéric II de Prusse a mal calculé la distance entre le fleuve et son aile droite. Plusieurs unités sont positionnées derrière un coude de la rivière et ne pourront prendre part à l'action.

À droite, certaines unités sont déployées perpendiculairement aux lignes de bataille.

Curt Christophe de Schwerin, qui a tout de suite compris la situation, prévient Frédéric II de Prusse de ses erreurs, mais celui-ci n'en tient pas compte.

Quand il découvre l'armée entière de Frédéric II de Prusse à son seuil, alors que la plupart de ses soldats dorment encore, et que le gros de ses troupes est cantonné plus loin au nord-ouest, Wilhelm Reinhard de Neipperg se croit en bien mauvaise posture.

L'armée autrichienne se réveille précipitamment et tente d'improviser une ligne de défense cohérente.

Vers 13 heures, les deux camps sont en ordre de bataille, le combat peut s'engager.

Les Prussiens avancent sur la ligne autrichienne en deux sections, mais 4 500 à 5 000 cavaliers autrichiens attaquent la cavalerie prussienne, qui n'est efficace qu'à la parade. L'aile droite prussienne est brisée par la charge autrichienne. Profitant de la brèche ainsi ouverte, ils chargent ensuite l'infanterie qui est à leur merci.

En vétéran accompli, Curt Christophe de Schwerin s'aperçoit que l'armée prussienne est sur le point d'être défaite et conseille à Frédéric II de Prusse de quitter le champ de bataille. Cette fois, le roi écoute son conseil, car il a bien manqué d'être pris.

La cavalerie autrichienne pénètre maintenant entre les deux lignes prussiennes.

La scène est chaotique car les unités d'infanterie qui étaient rangées perpendiculairement essayent de résister et, ce faisant, font feu sur d'autres troupes prussiennes.

Cependant, ces unités très bien entrainées se tournent spontanément sur la droite et salve après salve, font des ravages dans les rangs des cavaliers.

Le général Römer, qui commande la cavalerie autrichienne, reçoit à la tête un coup mortel. Une deuxième charge de cavalerie autrichienne est repoussée.

Alarmé par la mort de ses supérieurs, un officier prussien demande à Curt Christophe de Schwerin vers quelle direction battre en retraite, mais celui-ci lui répond " Nous ne retraiterons qu'au-dessus des corps de nos ennemis ".

Bientôt sur la droite prussienne, la situation se rétablit. Maintenant débarrassé d'un supérieur bien novice en la matière, Curt Christophe de Schwerin a pris les choses en main et commande à toutes les unités d'avancer.

L'infanterie prussienne, sans doute la meilleure de l'époque, capable de tirer au mousquet 4 à 5 projectiles à la minute, engage sérieusement l'adversaire. Bientôt les Autrichiens sont repoussés hors du champ de bataille.

Frédéric II de Prusse obtient sa première victoire dont le mérite revient à Curt Christophe de Schwerin.

Frédéric II de Prusse cimente son autorité sur la Silésie nouvellement conquis.

Jusqu'à sa mort, Frédéric II de Prusse ne quittera plus jamais le champ de bataille et ne restera jamais en arrière de ses troupes.

Mollwitz était mon école " aura-t-il coutume de dire.

Frédéric II de Prusse tire un certain nombre de leçons de cette bataille, dont celle d'entraîner sa cavalerie à des charges rapides, alors qu'auparavant elle attendait statiquement la charge adverse, conformément à la tactique de la caracole. Frédéric II de Prusse généralise l'utilisation de la cavalerie légère, et la soumet à un entraînement intensif permettant la charge au galop.

Sa devise sera " L'armée prussienne toujours attaque ".



Entrée de la France dans la Guerre de Succession d'Autriche

Traité d'alliance Franco-prussien

La France a accepté à mi-mot la Pragmatique Sanction, pour autant qu'elle ne lésât pas les intérêts des tiers. En l'espèce, elle lèse ceux de Charles VII Albert de Bavière.

Dans l'opinion, un fort courant se dessine pour affaiblir l'ennemi traditionnel, les Habsbourg. Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle se fait le champion de cette position. André Hercule de Fleury, devenu vieux, n'a plus la force de s'y opposer.

Louis XV succombe à la pression du parti antiautrichien de la cour.

Le 5 juin 1741, Frédéric II de Prusse signe un traité d'alliance avec Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

Par ce traité, Louis XV :

En contrepartie, Frédéric II de Prusse ne consent que des promesses.

Les autres alliés de la Prusse, hormis la France, sont l'Espagne et la Bavière.

La cause autrichienne est elle soutenue par la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France. D'autres alliés les ont joints plus ou moins constamment : le royaume de Piémont-Sardaigne, et la Saxe.

Étienne-François de Choiseul s'engage dans l'armée dans le régiment de Navarre, avec lequel il participe à la campagne de Bohême en 1741.

Victor Riqueti de Mirabeau fait la campagne de Bavière en 1741 et 1742.

Louis Auguste II de Bourbon prend part à la Guerre de Succession d'Autriche.

Louis François Ier de Bourbon-Conti sollicite un commandement mais, faute d'avoir obtenu satisfaction, il part sans autorisation rejoindre l'armée de Jean-Baptiste François Desmarets. Louis XV, apprenant son insubordination, le fait mettre aux arrêts mais, grâce à l'intercession de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, sa mère, Louis François Ier de Bourbon-Conti est libéré et peut faire la campagne de Bohême comme simple volontaire sans grade.



Friedrich August von Finck Aide de camp Frédéric II de Prusse

En 1742 Friedrich August von Finck se rend à Berlin, et Frédéric II de Prusse fait de lui son aide de camp, avec le grade de major.


Annexions de la Prusse sous Frédéric II - la Silésie en 1742 - la Frise orientale en 1744 - la Prusse royale avec le district de Netze lors du premier partage de la Pologne en 1772 -Mansfeld en 1780

Fin de la première guerre de Silésie

Traité de Breslau

Le traité de Breslau est signé le 11 juin 1742 entre Frédéric II de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche.

Il met fin à la première guerre de Silésie.

Par ce traité, l'Autriche cède presque toute la Silésie à la Prusse sauf les districts de Troppau, Teschen, et Jägerndorf.



Le front France-Autriche

Traité de Francfort

Le 15 mars 1744, Louis XV déclare officiellement la guerre à l'Angleterre et à l'Autriche.

Les Français, mis au courant du traité de Worms, décident alors de répliquer.

En avril 1744, la France, la Prusse, la Suède et la Bavière signent le traité de Francfort.

Charles VII Albert de Bavière est confirmé dans sa dignité impériale, et récupére ses États.

Frédéric II conserve la Silésie.

Louis Antoine de Gontaut est nommé Chevalier des ordres du roi en 1744.



Charles VII Albert de Bavière à Munich

En 1744, Frédéric II de Prusse ayant fait dans la Bohême une diversion qui occupe l'armée impériale, Charles VII Albert de Bavière en profite pour recouvrer ses États et rentre enfin dans Munich.



Bataille de Hohenfriedberg

Bataille de Bassignana

Siège d'Alessandria

Prise d'Asti et de Casale

Bataille de Kesselsdorf

Paix de Dresde

Vint de Madrid l'ordre de faire la jonction entre les deux armées dans le pays génois :

De fait, Gages arrive à Sarzana le 1er juin 1745, puis se porte à Pontedecimo dans le Val di Polcevera.

Frédéric II de Prusse écrase les Autrichiens à la bataille de Hohenfriedberg le 4 juin 1745.

En face, Lobkowitz quitte la région de Reggio et de Parme pour rejoindre Charles-Emmanuel III de Savoie sur une ligne commune le long du Tanaro, entre Pavone et Bassignana.

Les armées de Don Philippe de Bourbon, du Maréchal Jean-Baptiste François Desmarets et de Gages se rassemblent donc, atteignant le chiffre de 60 000 hommes, et s'approchent de la ligne du Tanaro.

Tortona, assiégée par les Français et les espagnols, tombe le 3 septembre 1745.

Envoyant de forts détachements à Pavie et Plaisance, sur le conseil de Jean-Baptiste François Desmarets, les alliés franco-hispano-napolitains séparent les Autrichiens de Charles-Emmanuel III de Savoie et menacent la Lombardie.

Augustin-Joseph de Mailly se signale à la Bataille de Pavie où, séparé de l'armée française, il la rejoint en perçant un corps considérable de cavalerie ennemi auquel il enlève 4 canons et 150 prisonniers.

Schulemberg, remplaçant de Lobkowitz à la tête des troupes autrichiennes, croit que ses ennemis visent l'invasion du Milanais, et abandonne la ligne du Tanaro pour y courir.

La disproportion des forces est en défaveur de l'armée sarde, qui ne peut aligner que 20 000 hommes face aux 60 000 de ses ennemis.

Schulemberg parti, les Piémontais sont attaqués à Bassignana ou Bassignano le 27 septembre 1745. La bataille est acharnée, mais devant le nombre, les Sardes se retirent à Valenza, puis à Casale.

Lors de cette bataille, les Miquelets, l'infanterie légère espagnole, parvient à encercler la brigade de Piémont, la Milice vaudoise, dirigée par Alexandre Guibert de Sayssac, qui n'échappe que de peu à l'anéantissement.

Leur équipement partiel en armes a canon rayé, qui rallonge sensiblement les temps de rechargement s'ajoute à leur peu d'habitude de la bataille rangée en terrain plat.

Pendant la phase finale de l'affrontement, un élément d'infanterie légère faillit complètement à sa mission, qui est de couvrir le retrait de l'aile droite sarde, qui subit de ce fait des pertes sévères.

Victor-Amédée III de Savoie combat avec son père à Bassignano.

Au lieu de poursuivre l'armée sarde, les alliés franco-hispano-napolitains mettent le siège en octobre 1745 devant Alessandria, défendue par le marquis Isnardi, qui abandonne la cité après une brève résistance, et s'enferme dans la citadelle.

Laissant là de quoi les surveiller, les alliés se dirigèrent sur Valenza, défendue par Balbiano, qui ne pouvant tenir, détruit ses canons et se retira à Casale.

Asti et Casale tombent à leur tour aux mains des alliés, qui alors se séparent :

Frédéric II de Prusse écrase les Saxons à la bataille de Kesselsdorf le 15 décembre 1745.

À l'approche de l'hiver, les opérations de guerre sont suspendues, et Louis XV cherche pendant cette trêve forcée à séparer Charles-Emmanuel III de Savoie de ses alliés autrichiens, lui promettant toute la Lombardie à gauche du Pô et les territoires entre ce fleuve et la Scrivia.

Le roi de Sardaigne est sur le point de céder, mais Marie-Thérèse de Habsbourg est contrainte à la paix de Dresde avec la Prusse le 25 décembre 1745.

Marie-Thérèse de Habsbourg, libérée de la pression prussienne, expédie en Italie une armée dirigée par le général Browne devant faire jonction avec Lichtenstein qui succède à Schulemberg.

Fort de cet appui, Charles-Emmanuel III rompt les tractations avec la France et prépare la campagne suivante.


Wilhelmine de Hesse-Cassel Château de Rheinsberg en 1857, dans le recueil édité par Alexander Duncker

Mariage de Frédéric Henri Louis de Prusse avec Wilhelmine de Hesse-Cassel

Frédéric Henri Louis de Prusse épouse à Charlottenburg ou Charlottenbourg le 25 juin 1752 Wilhelmine de Hesse-Cassel. Ils n'auront pas d'enfant.

Elle est réputée pour sa grande beauté et son charme.

Frédéric II de Prusse donne son château de Rheinsberg aux époux qui aimeront y vivre ainsi que dans leur palais d'Unter den Linden de Berlin.



Guerre de Sept Ans

Attaque de la Saxe par Frédéric II de Prusse

Alliance franco-autrichienne

Louis XV se trouve contraint d'entrer en guerre.

La guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763, est un conflit majeur souvent comparé à la Première Guerre mondiale par le fait qu'il s'est déroulé sur de nombreux théâtres d'opérations :

Il produit un rééquilibrage important des puissances européennes :

Ce conflit oppose principalement :

Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, la plupart des pays européens et leurs colonies se retrouvent en guerre.

La France est alliée avec l'Autriche, la Russie, la Suède et la Saxe.

La Prusse est alliée avec la Grande-Bretagne et le Hanovre

La Grande-Bretagne déclare la guerre à la France le 15 ou 18 mai 1756.

Ferdinand VI d'Espagne prend bien soin de ne pas prendre part au conflit.

Charles-Emmanuel III de Savoie refuse de prendre part à la Guerre de Sept Ans.

L'affrontement a débuté plus tôt dans les colonies d'Amérique du Nord avant de dégénérer en guerre ouverte en Europe.

En 1756, Marie-Thérèse de Habsbourg s'allie à la France et reprend la guerre contre Frédéric II de Prusse afin de récupérer la Silésie. Mais à l'issue de cette guerre, elle aura échoué.

Andreas Peter Bernstorff évite l'implication du Danemark dans cette guerre malgré la proximité de pays en guerre tels que la Russie ou la Suède.



Mariage d'Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach avec Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel

Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 16 mars 1756 Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel (24 octobre 1739-10 avril 1807), fille de Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et de Philippine de Prusse. Leurs enfants sont :

Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel est une nièce de Frédéric II de Prusse.



Siège de Pirna

Frédéric II de Prusse envahit la Saxe le 29 août 1756 contre le conseil de ses alliés britanniques.

Frédéric Henri Louis de Prusse, son frère, commande une brigade.

Ni les Saxons, ni l'armée autrichienne ne sont prêts pour la guerre.

Frédéric II de Prusse occupe Dresde, la capitale de l'Électorat de Saxe le 9 septembre 1756

L'armée saxonne fuit en direction du sud et se rassemble dans une position défensive près de la forteresse de Pirna sous les ordres de Friedrich August Rutowski.

Frédéric II de Prusse n'a que l'option de l'isoler et de l'affamer.

Les Saxons espèrent alors obtenir le renfort d'une armée autrichienne, située de l'autre côté de la frontière en Bohême, sous les ordres de Maximilian Ulysses Browne.



Bataille de Lobositz

L'armée autrichienne, forte de 34 000 hommes, menée par Maximilian Ulysses Browne, tente de venir à l'aide de la Saxe

Elle est arrêtée par l'armée de Prusse forte de 29 000 hommes de Frédéric II Prusse près de la ville de Lobositz, le long de l'Elbe.

Le 1er octobre 1756 Maximilian Ulysses Browne, ordonne à une petite troupe sur la rive opposée de l'Elbe de faire mouvement vers l'armée encerclée des Saxons à Pirna

Il la rappelle quand il a connaissance de l'avance de Frédéric II de Prusse.

L'armée autrichienne se met en formation défensive sur une colline près de l'Elbe alors que les Prussiens approchent au centre d'une importante brume.

Quand ils se font tirer dessus par un détachement autrichien, Frédéric II de Prusse pense qu'il a affaire à une simple arrière-garde et donne l'ordre d'attaquer à son infanterie.

Mais, comme celle-ci est prise pour cible par l'artillerie autrichienne, Frédéric II de Prusse comprend que c'est une armée entière qui se trouve en face de lui. Il envoie alors sa cavalerie en reconnaissance pour la contourner.

Les assauts de la cavalerie prussienne sont cependant repoussés par deux fois

Frédéric II de Prusse pense alors à battre en retraite, quand son aile gauche, commandée par August Wilhelm von Brunswick-Bevern, parvient à repousser le flanc droit autrichien.

Devant la charge des Prussiens, les Autrichiens se replient, laissant leurs adversaires maîtres du champ de bataille.

Malgré des pertes équivalentes et une retraite en bon ordre de l'armée autrichienne, c'est un succès stratégique pour les Prussiens qui empêchent les Saxons assiégés à Pirna de recevoir des renforts

Les Autrichiens tenteront de rallier Pirna en empruntant une route différente mais échoueront à rallier les défenseurs de la forteresse.

La bataille Lobositz qui marque le début de la guerre de Sept Ans, se solde par une victoire de la Prusse car ces derniers ont empêché l'armée autrichienne de renforcer l'armée assiégée de leurs alliés saxons.



Capitulation de Pirna

Malgré une tentative de l'armée saxonne d'essayer de traverser l'Elbe, sa situation devient vite sans espoir.

Le 14 octobre 1756, Friedrich August Rutowski signe l'acte de capitulation de l'armée saxonne avec Frédéric II de Prusse qui fait son entrée dans Pirna.

Le duché de Saxe reconnaissant sa défaite dès le lendemain.

Les 18 000 hommes qui se rendent sont rapidement incorporés de force dans les troupes prussiennes, ce qui cause des protestations, y compris dans les rangs prussiens.


Bataille de Kolin Bataille de Kolin - Infanterie prussienne

Bataille de Kolin

Le maréchal autrichien Leopold Joseph von Daun est arrivé trop tard pour participer à la bataille de Prague mais il a, en plus de son armée, rassemblé 16 000 hommes rescapés de la défaite autrichienne

Il avance prudemment pour délivrer Prague du siège

Frédéric II de Prusse prend 32 000 hommes avec lui pour l'intercepter

Sachant que les Prussiens n'ont pas assez d'hommes pour assiéger Prague et tenir son armée éloignée de la ville, Leopold Joseph von Daun prend des positions défensives sur des collines près de Kolin à environ 50 kilomètres à l'est de Prague.

Frédéric II de Prusse est alors forcé d'attaquer les Autrichiens le 18 juin 1757.

Son plan est d'envelopper l'aile droite autrichienne avec le plus gros de son armée et il laisse juste assez de troupes le long des autres lignes ennemies pour cacher la concentration de son armée sur sa gauche.

L'infanterie croate des Autrichiens harcèle continuellement l'infanterie prussienne et provoque son attaque prématurée.

Les Prussiens attaquent les positions autrichiennes frontalement au lieu de les contourner

Les prussiennes se lancent maladroitement dans une série d'attaques non coordonnées et la cavalerie saxonne du général Nastiz décime l'infanterie prussienne.

Dans l'après-midi, après 5 heures de combat, les Autrichiens repoussent définitivement les Prussiens et lancent la contre-attaque.

Johann Pierre de Beaulieu est blessé lors de cette bataille.

Les cuirassiers prussiens de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se lancent alors dans une série de charges pour couvrir la retraite de leur armée, évitant que la défaite ne se transforme en déroute.

Frédéric Henri Louis de Prusse dirige la retraite avec le feld-maréchal Keith.

Cette première défaite prussienne force Frédéric II de Prusse à lever le siège de Prague et à se retirer sur Litomerice

Les Autrichiens, désormais renforcés par les 48 000 hommes qui se trouvaient dans Prague, le poursuivent et surprennent les forces d'Auguste Guillaume de Prusse qui s'étaient repliées sur Zittau, leur infligeant un sévère échec

Frédéric II de Prusse est alors forcé d'abandonner la Bohême.

Le régiment wallon qui était du côté des vainqueurs, avait comme devise " Qui s'y frotte, s'y pique " Leur étendard représentait une feuille de houx.

Friedrich August von Finck est nommé colonel.



Bataille de Hastenbeck

L'armée de Hanovre (pour 60 %) et de Hesse-Cassel (25 %) et quelques troupes de Brunswick forment l'armée hanovrienne d'observation d'environ 40 000 hommes. Elle est commandée par le prince William Augustus de Grande-Bretagne.

La Prusse étant occupée ailleurs, seuls 6 régiments d'une garnison participent à cette campagne.

William Augustus de Grande-Bretagne concentre d'abord son armée à Bielefeld, puis fait retraite à Brackwede avant de traverser la Weser au sud de Minden.

L'idée est d'utiliser la rivière comme ligne de défense mais en été elle est facilement passable à gué.

Pendant la nuit du 7 juillet 1757 un fort détachement français traverse la Weser près de la ville de Beverungen.

Elle va vers le nord et établit une tête de pont à Höxter permettant au reste de l'armée de passer.

William Augustus de Grande-Bretagne n'a d'autre choix que de déployer ses forces au sud de Hamelin et engager l'armée de Louis Charles César Le Tellier sans pouvoir compter sur l'appui de Frédéric II de Prusse

Les deux armées se rencontrent finalement au matin du 25 juillet 1757 près du village d'Hastenbeck.

Augustin-Joseph de Mailly se trouve à la bataille de Hastenbeck.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti et Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle participent à la bataille de Hastenbeck

François de Chevert, commandant l'aile droite française, est chargé d'engager les troupes hanovriennes mais ne parvient pas à les repousser.

Louis Charles César Le Tellier décide alors de repousser la bataille au lendemain car l'aile gauche française, sous le commandement de Victor-François de Broglie est encore en train de traverser la Weser près d'Hamelin.

Le 26 juillet 1757, les Hanovriens tiennent une ligne de Hamelin jusqu'au village de Voremberg, avec leur centre au nord d'Hastenbeck et leur gauche sur l'Obensburg, une colline que William Augustus de Grande-Bretagne considère comme infranchissable et ne défend que faiblement en y déployant 3 compagnies.

À 9h du matin, François de Chevert, à la tête de 4 brigades, se lance à l'assaut de l'Obensburg et submerge rapidement ses adversaires.

William Augustus de Grande-Bretagne, voyant sa position menacée par l'arrière, fait donner :

Quand les Français donnent l'assaut sur les batteries de canons, celles-ci repoussent plusieurs attaques mais finissent par être prises faute de défenseurs.

Dans le même temps, les Hanovriens arrivent sur l'Obensburg et l'occupent à nouveau mais William Augustus de Grande-Bretagne a alors déjà commencé à battre en retraite et ils ne peuvent tenir bien longtemps leur position désormais isolée.

Cette victoire de l'armée française commandée par Louis Charles César Le Tellier débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.



Marche de Frédéric II de Prusse en direction de l'armée franco-autrichiennes

Frédéric II de Prusse part de Dresde le 31 août 1757 avec 22 000 hommes et conduit ses troupes à marche forcée parcourant 300 km en 13 jours.

Afin d'accélérer sa marche, Frédéric II de Prusse laisse derrière lui ses moyens de transport de vivres, privilégiant un approvisionnement tout au long du périple.

Les franco-autrichiens essaient de rester hors de portée.

Pendant ce temps, une opération militaire autrichienne manque de peu la capture toute la famille royale prussienne après l'attaque de Berlin.


Bataille de Rossbach Friedrich Wilhelm von Seydlitz

Bataille de Rossbach

Mort de Jacques Pelet de Beaufranchet

L'armée franco-autrichienne est devenue un danger immédiat pour Frédéric II de Prusse après sa marche sur le Thuringe.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen manœuvrent les jours précédents afin d'éviter l'affrontement avec Frédéric II de Prusse.

Le matin du 5 novembre 1757, le camp de Frédéric II de Prusse se trouve entre Rossbach sur sa gauche et Bedra sur sa droite.

Le village de Rossbach se trouve dans la commune de Braunsbedra, dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne.

Les franco-autrichiens se trouvent en face entre Branderoda sur leur droite et Mücheln sur leur gauche.

Les franco-autrichiens avec environ 42 000 hommes disposent d'une supériorité numérique de 2 contre 1.

Leurs postes avancés dépassent toutes les parties du camp de Frédéric II de Prusse.

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen est déterminé à prendre l'offensive.

Charles de Rohan-Soubise n'ose pas prendre le risque d'un affrontement et a probablement l'intention d'engager la bataille le plus tard possible avec l'idée de gagner quelques avantages par une action partielle.

Le plan des franco-autrichiens nécessite :

Ils pensent ainsi couper les forces de Frédéric II de Prusse des villes sur la Saale.

Les franco-autrichiens s'inquiètent du risque d'intervention des Prussiens sur leur flanc.

Frédéric II de Prusse passe la matinée à observer l'ennemi depuis le toit d'une maison de Rossbach.

Les premiers mouvements convainquent Frédéric II de Prusse que les Alliés déplacent leurs vivres du sud vers le nord. À midi il part déjeuner laissant le capitaine von Gaudi au poste d'observation.

L'officier a une toute autre interprétation des intentions des Alliés parce que les colonnes, que l'on peut observer de temps à autre au travers des ondulations du terrain, semblent tourner vers l'est en direction de Zeuchfeld. Frédéric II de Prusse s'aperçoit à son tour que la cavalerie et l'infanterie ennemies se sont rapprochées de Pettstädt, il réalise les intentions réelles de ses ennemis.

Frédéric II de Prusse saisit sans hésitation l'occasion. L'armée prussienne quitte ses quartiers et se déplace en laissant un petit contingent de troupes pour s'opposer à l'avant-garde française, le flanc protégé par la colline Schortau. Une 1/2 heure plus tard, Frédéric II de Prusse donne l'ordre d'attaquer l'ennemi.

Les Alliés en marche se partagent en grandes colonnes:

entre la première et la deuxième colonne se trouve l'artillerie.

L'aile droite de cavalerie est en tête alors que l'aile gauche de cavalerie se trouve à la queue des deux colonnes principales.

Au début, ils observent les consignes de distances, mais après Zeuchfeld, une certaine confusion s'installe.

Une partie de l'infanterie appartenant à la réserve s'insère entre les deux colonnes principales entravant les mouvements de l'artillerie.

Une petite troupe est lancée vers Rossbach.

Les Alliés constatent que les Prussiens se déplacent vers l'est, ils pensent que ces derniers sont sur le point de se retirer pour éviter d'être attaqués sur le flanc et sur l'arrière.

Les généraux Alliés ordonnent donc d'accélérer la marche, envoyant la première ligne et la cavalerie de l'aile droite vers Reichardtswerben. Ils font appel à une partie de la cavalerie de l'aile gauche afin de participer à l'opération. Cela se révèle une erreur fatale.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen ne comprennent pas que la manœuvre de Frédéric II de Prusse a pour but une attaque avant qu'ils prennent position.

Les franco-autrichien ont pris plus de 3 heures pour démonter leur campement et il leur paraît impossible que les troupes de Frédéric II de Prusse aient pu en faire autant en 6 fois moins de temps.

Les Prussiens ne se déploient pas en ordre de bataille face à Rossbach et Nahlendorf. Frédéric II de Prusse n'a pas l'intention de se placer parallèlement à l'ennemi ni de se retirer.

Comme son armée peut se déplacer 2 fois plus rapidement que ses adversaires, il a l'intention de faire un détour, caché par les collines de Janus et Pölzen, et fondre sur eux par surprise par l'est.

Le prussien Friedrich Wilhelm von Seydlitz avec tous les escadrons disponibles, se hâte à l'est de Rossbach, derrière la colline de Janus vers celle de Pölzen

Le colonel von Moller, avec 18 canons lourds, entre en action sur la colline de Janus à 3h15 contre les colonnes de la cavalerie alliée qui avancent vers lui, et l'infanterie prussienne suit aussi rapidement que possible.

La cavalerie alliée qui se trouve au nord de Reichardtswerben et bien en avance sur l'infanterie, est sous le feu de l'artillerie de Moller et subit de grosses pertes.

Comme il est habituel d'employer des armes lourdes pour protéger une retraite, les Alliés se contentent de ne mettre que quelques batteries en action.

Ils sont surpris lorsque les 38 escadrons de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se jettent, à une vitesse incroyable, à la tête et sur le flanc droit de leurs colonnes depuis la colline de Polzen. Le résultat reste incertain pendant un court moment.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz lance son dernier escadron, et combat lui-même comme un simple soldat, il reçoit une grave blessure.

La mêlée se déplace rapidement vers le sud, au-delà de l'infanterie alliée, et finalement Friedrich Wilhelm von Seydlitz réaligne ses cavaliers dans un terrain creux près de Tagewerhen, prêts pour une prochaine attaque.

Ce premier épisode ne dure qu'une 1/2 heure, et pendant ce temps l'infanterie prussienne, répartie sur la gauche, descend de la colline de Janus afin d'affronter l'infanterie alliée, en pleine confusion et découragée.

Une grande partie de la cavalerie alliée a été réduite en morceaux et bon nombre de cavaliers piétinent les hommes en tentant de fuir.

L'infanterie alliée, comme avait tenté la cavalerie, essaie de déployer certains régiments à la tête de la colonne.

Les Français en particulier forment une ou deux colonnes et attaquent à la baïonnette.

Mais les canons de Moller, qui avaient avancé avec l'infanterie prussienne perforent les lignes d'attaque. Quand les Français arrivent à une distance efficace, l'attaque est anéantie par les rapides et méthodiques salves des Prussiens.

Pendant ce temps les Alliés tentent en vain de former une ligne de bataille. Les deux principales colonnes sont proches l'une de l'autre au cours de leur marche vers Pettstädt. La réserve qui est enchevêtrée entre les deux colonnes principales réussit à s'extraire seulement par morceaux, s'efforçant de se regrouper et l'artillerie de réserve essaie sans succès de faire de même.

L'infanterie prussienne encore échelonnée sur la gauche et qui a déjà repoussé les Français intervient rapidement contre cette masse désordonnée.

Quelques salves contre la tête et le flanc gauche de la colonne suffit à créer d'autres désordres, et puis depuis Tagewerben, les escadrons regroupés par Friedrich Wilhelm von Seydlitz chargent de manière inattendue l'ennemi. L'infanterie alliée rompt les rangs et s'enfuit.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen, tous deux blessés, réussissent à conserver un ou deux régiments compacts, mais le reste des troupes est dispersé dans la campagne.

La bataille a duré moins d'une heure et demie et le dernier sursaut de l'infanterie moins de 15 minutes.

Seulement 7 bataillons prussiens ont été engagés contre l'ennemi.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz et Frédéric Henri Louis de Prusse, les commandants de la cavalerie et de l'infanterie ont été tous deux blessés.

Le total des pertes de l'armée prussienne se monte à 550 hommes contre environ 8 000 soldats hors de combat dont 5 000 prisonniers pour les Alliés.

Nicolas de Luckner montre une grande valeur lors de cette bataille.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se distingue lors de cette bataille où il reçoit deux blessures.

Jacques Pelet de Beaufranchet meurt lors de cette bataille.

Augustin-Joseph de Mailly est blessé à la tête d'un coup de sabre et est fait prisonnier.

Victor-François de Broglie participe à cette a bataille. Il garde ses troupes réunies et peut se retirer à Hanovre.

Augustin-Joseph de Mailly est l'ami de Frédéric II de Prusse.

Les conséquences de la bataille peuvent être qualifiées de modestes, l'adversaire principal de la Prusse reste l'Autriche et son énergique impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg.

Frédéric II de Prusse, après la bataille qu'il définit comme une promenade, est vénéré comme une idole en Angleterre et en Amérique du Nord, des rues et des auberges reçoivent son nom.

À Paris, ont lieu d'enthousiastes démonstrations de sympathie de la part de l'opposition constituée d'intellectuels autour de Voltaire et d'autres, parmi lesquels des représentants de l'aristocratie française, s'expriment en faveur du monarque prussien.

Blessé par cette défaite, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen renonce à toutes affaires militaires.


Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg Commandant des armées de Hanovre et de Prusse

Voyant son domaine héréditaire menacé, George II de Grande-Bretagne prie Frédéric II de Prusse, son allié, de confier le commandement des armées alliées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réputé pour sa valeur militaire.

Après quelques hésitations, Frédéric II de Prusse accepte et confie le 23 novembre 1757 la direction des armées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.


La Bataille de Kunersdof - par Alexander Kotzebue - 1848

Bataille de Kunersdorf

Dans le cadre de la guerre de Sept ans, pendant l'été 1759, les armées de russes et autrichiennes se rejoignirent près de Francort-sur-Oder dans la province de Brandenbourg.

Cette armée comporte un total de 62 400 soldats, 16 600 cavaliers et 211 canons : 59 800 russes et 19 200 autrichiens. Elle est commandée par le maréchal Piotr Saltykov.

L'armée de Frédéric II de Prusse compte 49 900 hommes : 36 900 soldats, 13 000 cavaliers et 160 canons.

L'armée prussienne attaque l'armée alliée à Kunersdorf le 12 août 1759.

Un mouvement tournant des Prussiens échoue et leur attaque n'atteint que la plus petite partie des lignes adverses.

Frédéric Henri Louis de Prusse exhorte alors Frédéric II de Prusse à rompre le combat

Le roi, qui a déjà envoyé à Berlin la nouvelle de la victoire, le presse d'attaquer.

Les russes, après 6 heures de combat, restent maîtres du terrain.

Au cours de cette bataille Frédéric II de Prusse n'échappe à la capture que grâce au capitaine de cavalerie et commandant d'escadron Joachim Bernhard von Prittwitz.

L'armée prussienne est pratiquement anéantie et laisse le royaume sans défense.

C'est la pire défaite qu'ait connue Frédéric II de Prusse.

Les pertes sont lourdes des deux côtés :

Friedrich August von Finck commande un corps et se distingue malgré la défaite, assumant le commandement après le départ de Frédéric II de Prusse.

La victoire des Russes et des Autrichiens leurs ouvre la route de Berlin, mais leur désaccord les empêche d'exploiter stratégiquement leur victoire.

Ils sont obligés d'abandonner la ville quelques jours plus tard.

La Russie montre aux grandes puissances, que le corps des officiers et des soldats russes, forment maintenant une armée disciplinée, bien armée et aguerrie.

Cependant, Frédéric II de Prusse peut maintenir la jonction à l'Ouest avec les Britanniques contre les troupes françaises.

Dans une lettre du 1er septembre 1759 à Frédéric Henri Louis de Prusse, son frère, Frédéric II de Prusse s'étonne que contre toute attente les troupes de l'alliance soient reparties.

Frédéric II de Prusse n'en était pas moins dans une situation critique.



Bataille de Korblitz

Bataille de Hoyerswerda

Frédéric Henri Louis de Prusse est chargé d'organiser la déroute, et désormais Frédéric II de Prusse se fie à lui pour commander l'armée prussienne sur le front de l'est.

Bien lui en prend, car Frédéric Henri Louis de Prusse ne perdra plus jamais de bataille.

Le 21 septembre 1759, Friedrich August von Finck se trouve au côté du général Wunsch dans la bataille de Korbitz, durant laquelle les Autrichiens et les contingents des États de l'Empire sont sévèrement bousculés.

Pour cette action, Friedrich August von Finck se voit décerner par Frédéric II de Prusse l'ordre de l'Aigle noir.

La bataille de Hoyerswerda est une bataille mineure qui oppose le 25 septembre 1759 l'armée prussienne commandée par Frédéric Henri Louis de Prusse et un corps autrichien commandé par le général Wehla.

Ces petites victoires prussiennes redonnent un peu de confiance à Frédéric II de Prusse.



Bataille de Maxen

Pendant la guerre de Sept Ans, larmée prussienne forte de 14 000 hommes commandés par le général Friedrich August von Finck, un des généraux de Frédéric II de Prusse les plus capables, est envoyée à l'arrière des troupes autrichiennes, afin de couper les lignes de communication avec la Bohême.

Mais Leopold Joseph von Daun profite de l'isolement de Friedrich August von Finck, et l'encercle totalement avec des forces bien supérieures en nombre.

Le 20 novembre 1759, l'attaque autrichienne est lancée, obligeant Friedrich August von Finck à battre en retraite sur Maxen en Saxehh

Friedrich August von Finck se rend le 21 novembre 1759 avec son armée tout entière.

Leopold Joseph von Daun n'exploite pas cette écrasante victoire.

Cette bataille met un terme à la carrière de Friedrich August von Finck.



Gebhard Leberecht von Blücher Prisonnier

Gebhard Leberecht von Blücher est cornette d'un régiment de hussards suédois pendant la guerre de Sept Ans.

Après la bataille de Kavelpass, Gebhard Leberecht von Blücher est fait prisonnier par les Prussiens en août 1760 au manoir de Galenbeck.

Gebhard Leberecht von Blücher est incorporé de force, dans les troupes de Frédéric II de Prusse.

Devenu capitaine, Gebhard Leberecht von Blücher se fait remarquer par son courage et donne sa démission à l'occasion d'un passe-droit. Frédéric II de Prusse signe cette démission en ces termes :

le capitaine de Blücher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient (en allemand : der Rittmeister von Blücher kann sich zum Teufel scheren).


Pierre III de Russie - par Lucas Conrad Pfandzelt

Mort d'Élisabeth Ire de Russie

Pierre III de Russie Empereur de Russie

Catherine II de Russie assigné à résidence

Élisabeth Ire de Russie meurt à Saint-Pétersbourg le 5 janvier 1762 ou le 25 décembre 1761 du calendrier julien.

Pierre III de Russie devient Empereur de Russie le 5 janvier 1762.

Il est le premier souverain russe de la branche de Holstein-Gottorp, branche qui reprend le nom de Romanov.

Les armées russes assiègent Berlin. Frédéric II de Prusse, complètement vaincu, songe au suicide et la Prusse s'attend à être partagée entre les vainqueurs.

Mais Pierre III de Russie est un admirateur inconditionnel de Frédéric II de Prusse.

Il change immédiatement de politique étrangère et d'alliance, en stoppant la participation russe à la Guerre de Sept-Ans.

Tous les territoires conquis sont évacués et rendus sans contrepartie à Frédéric II de Prusse, au grand dam de l'armée russe.

Un traité de paix est signé le 5 mai 1762.

Pierre III de Russie promet de se joindre à Frédéric II de Prusse dans sa guerre contre l'Autriche.

Un traité d'alliance est signé le 16 juin 1762.

Pierre III de Russie s'apprête à déclarer la guerre au Danemark afin de s'emparer du Schleswig et de l'annexer à son duché du Holstein.

Pierre III de Russie assigne Catherine II de Russie à Peterhof et part rejoindre ses troupes à Kronstadt.

En quelques mois, Pierre III de Russie réussit à se faire détester de tous ceux qui pourraient lui être favorables à la cour de Russie.

Un premier oukase oblige l'armée à se vêtir d'uniformes prussiens.

Un second oblige les popes à se couper la barbe et à s'habiller comme des pasteurs protestants.

Les icônes sont enlevées des églises et les biens du clergé orthodoxe sont confisqués.

Un dernier oukase contente une partie de la noblesse car il met fin au service militaire perpétuel de cette classe en vigueur depuis Pierre Ier de Russie. Désormais, les nobles ne sont plus obligés de servir l'État, sauf en temps de guerre. Les tsars suivants n'oseront pas abroger ce dernier oukase.


Frédéric-Christian de Brandebourg-Bayreuth

Mort de Frédéric III de Brandebourg-Bayreuth

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth Margrave de Brandebourg-Bayreuth

Frédéric III de Brandebourg-Bayreuth meurt à Bayreuth le 26 février 1763.

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth devient margrave de Brandebourg-Bayreuth.

Frédéric V Christian de Brandebourg-Bayreuth tente de redresser les finances de son État en réduisant de façon radicale le train de vie de sa cour.

La plupart des artistes qui y résident, tel que Karl von Gontard, quittent Bayreuth pour la cour de Frédéric II de Prusse à Berlin.

Presque tous les travaux entrepris pour la construction des châteaux et des jardins sont abandonnés.



Études d'Antonio Ricardos en Prusse

En 1763, nommé maréchal de camp, Antonio Ricardos étudie les tactiques de cavalerie dans les écoles de Frédéric II de Prusse, Roi de Prusse.



Mort de Friedrich August von Finck

Après la paix, Frédéric II de Prusse traduit Friedrich August von Finck devant un tribunal militaire qui le condamne à une peine d'emprisonnement en forteresse.

À l'expiration de cette peine, Friedrich August von Finck entre au service du Danemark comme général d'infanterie.

Friedrich August von Finck meurt à Copenhague le 22 février 1766.



Liaison de Wilhelmine de Hesse-Cassel

Séparation de Frédéric Henri Louis de Prusse et de Wilhelmine de Hesse-Cassel

Wilhelmine de Hesse-Cassel a une prétendue liaison.

Frédéric Henri Louis de Prusse et Wilhelmine de Hesse-Cassel se séparent en 1766.

Wilhelmine de Hesse-Cassel demeure dans le palais d'Unter den Linden, tandis que le prince se préoccupe d'affaires militaires, sujet de controverses avec Frédéric II de Prusse.



Paul Ier de Russie en âge de se marier

En 1772, Paul Ier de Russie atteint ses 18 ans et Catherine II de Russie, sa mère, se met en quête d'une épouse convenable pour son fils.

Elle se tourna vers Frédéric II de Prusse qui pense aux 3 filles non mariées de Louis IX de Hesse-Darmstadt :

Après de nombreuses recherches, Catherine II de Russie fixe son choix :


République des Deux Nations après le premier partage de la Pologne - protectorat de l'Empire russe

Premier partage de la Pologne

Les confédérés du Bar déposent les armes en août 1772.

Le 5 août 1772, la Russie, la Prusse et l'Autriche signent un traité par lequel ils se partagent la Pologne (en polonais Rozbiór ou Rozbiory Polski).

Ce traité est ratifié le 30 septembre 1772 par la Diète polonaise, qui ampute la Pologne du tiers de sa population et de 30 % de son territoire :

La Russie reçoit les territoires biélorusses à l'est de la ligne formée par la Dvina et le Dniepr.

Sont entre autres comprises les villes suivantes :

La Prusse obtient la riche région de la Prusse royale, peuplée d'Allemands à 90 %, avec la partie nord de la Grande-Pologne (Wielkopolska), peuplée de Polonais.

Marie-Thérèse de Habsbourg se laisse entraîner, malgré elle, obtient :

Cependant, les populations de ces régions, notamment les juifs, eurent moins à souffrir de l'occupation autrichienne, qui durera jusqu'en 1918, que celles soumises à l'autorité prussienne ou russe.

Frédéric II de Prusse, cynique, écrit de l'impératrice catholique Marie-Thérèse d'Autriche, dans une lettre au sujet de leur participation commune au premier partage de la Pologne :

Catherine et moi-même sommes de simples voleurs mais je voudrais volontiers savoir comment l'impératrice a calmé son confesseur ?

Elle pleurait alors même qu'elle volait, et plus elle pleurait, plus elle volait !

Un certain nombre de polonais capturés par les Russes sont envoyés dans des camps en Sibérie avec leur famille, constituant le premier contingent de déportés polonais dans la région.

D'autres insurgés partent pour l'exil, notamment en France.


Sophie-Dorothée de Wurtemberg par Alexandre Roslin (1777) - 18 ans

Mariage de Paul Ier de Russie avec Sophie-Dorothée de Wurtemberg

Frédéric II de Prusse propose Sophie-Dorothée de Wurtemberg, sa nièce, en mariage.

Louis de Hesse-Darmstadt reçoit une compensation financière pour la rupture des fiançailles.

Catherine II de Russie se réjouit de cette union, car Sophie-Dorothée de Wurtemberg et elle-même ont reçu le même genre d'éducation et sont natives toutes deux de Stettin.

Frédéric II de Prusse arrange donc le mariage et invite Paul Ier de Russie et Sophie-Dorothée de Wurtemberg à Berlin.

Les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre.

Sophie-Dorothée de Wurtemberg se rend à Saint-Pétersbourg, en septembre 1776 et se convertit à la foi orthodoxe russe en prenant le nom de Marie Féodorovna.

Paul Ier de Russie épouse à la chapelle du palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg le 6 ou le 26 septembre 1776 Sophie-Dorothée de Wurtemberg. Leurs enfants sont :

Paul Ier de Russie est d'un caractère difficile, mais Sophie-Dorothée de Wurtemberg se montre satisfaite de son sort : Mon cher mari est un ange parfait et je l'aime à la folie écrit-elle à un ami.

Ces sentiments ne changeront jamais.

Contrairement aux autres membres de la famille impériale, Sophie-Dorothée de Wurtemberg est une personne frugale, vertu rare pour une princesse de cette époque.

Sa parcimonie est telle qu'elle n'hésite pas à se vêtir des vêtements de Wilhelmine-Louise de Hesse-Darmstadt, la première épouse Paul Ier de Russie ; elle chausse même les pantoufles de la défunte.



Rencontres de Joseph II d'Autriche avec Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie

Par deux fois, Joseph II d'Autriche rencontre Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie en 1780.


Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin Duc du Mecklembourg-Schwerin

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin succède à Frédéric II de Mecklembourg-Schwerin, son oncle, et devient Duc souverain du Mecklembourg-Schwerin en 1785.


Frédéric-Guillaume II de Prusse

Mort de Frédéric II de Prusse

Frédéric-Guillaume II de Prusse Roi de Prusse

Frédéric II de Prusse meurt à Sans-Souci à Potsdam dans le Brandebourg le 17 août 1786

Frédéric-Guillaume II de Prusse devient roi de Prusse le 17 août 1786.

Frédéric-Guillaume II de Prusse prend une série de mesures pour alléger le fardeau fiscal, réduire les droits de douane et améliorer l'infrastructure : routes et canaux.

Il devient populaire, tandis que les classes éduquées apprécient l'utilisation de la langue allemande et l'admission d'écrivains la pratiquant à l'académie.



Mariage d'Adolphe de Nassau avec Adélaïde d'Anhalt-Dessau

Veuf, Adolphe de Nassau épouse en 1851 Adélaïde d'Anhalt-Dessau (1833-1916), fille de Frédéric, Prince d'Anhalt-Dessau. Leurs enfants sont :


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