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Événements contenant la ou les locutions cherchées



40 événements affichés, le premier en 1568 - le dernier en 1647



Mariage de Guillaume V de Bavière avec Renée de Lorraine

Guillaume V de Bavière épouse à Munich le 22 février 1568 Renée de Lorraine, fille de François Ier de Lorraine et de Christine de Danemark.

Leurs enfants sont :



Mariage de Charles II d'Autriche avec Marie-Anne de Bavière

Charles II d'Autriche épouse le 26 août 1571 Marie-Anne de Bavière, fille d'Albert V de Bavière et d'Anne d'Autriche. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II de Habsbourg

Ferdinand II de Habsbourg naît à Graz en Autriche (province de Styrie) le 9 juillet 1578, fils de l'archiduc Charles Ier de Styrie (1540-1590).

Élevé et instruit par les Jésuites, Ferdinand est un catholique fervent et zélé, farouche adversaire du protestantisme.



Mariage de Vincent Ier Gonzague avec Éléonore de Médicis

Vincent Ier Gonzague épouse à Mantoue le 29 avril 1584 Éléonore de Médicis (1566-1611), fille de François Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Jeanne de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Études de Maximilien Ier de Bavière

Maximilien Ier de Bavière étudie à Ingolstadt à partir de 1587, et s'y lie d'une profonde amitié pour Ferdinand II de Habsbourg, alors appelé Ferdinand de Styrie.



Mariage de Philippe III d'Espagne avec Marguerite d'Autriche-Styrie

Philippe III d'Espagne épouse le 18 avril 1599 sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand II de Habsbourg avec Marie-Anne de Bavière

Ferdinand II de Habsbourg épouse à Graz le 23 avril 1600 Marie-Anne de Bavière, fille de Guillaume V de Bavière et de Renée de Lorraine. Leurs enfants sont :



Naissance de Jean Charles de Habsbourg

Jean Charles de Habsbourg naît le 1er novembre 1605, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.



Naissance de Ferdinand III de Habsbourg

Ferdinand III de Habsbourg naît à Graz en Autriche le 13 juillet 1608, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.

Il est instruit et éduqué dans la religion catholique par les jésuites.



Naissance de Marie-Anne d'Autriche

Marie-Anne d'Autriche naît le 13 janvier 1610, fille de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.


Jean-Georges Ier de Saxe -peinture de Frans Luycx 1652

Mort de Christian II de Saxe

Jean-Georges Ier de Saxe Comte palatin de Saxe et Margrave de Misnie

Christian II de Saxe meurt en 1611 sans enfant.

Jean-Georges Ier de Saxe, son frère, lui succède et devient Électeur de Saxe, Comte palatin de Saxe et Margrave de Misnie en 1611.

Dans un premier temps Jean-Georges Ier de Saxe, bien que protestant, est l'allié de Ferdinand II de Habsbourg, chef du parti catholique.

Il espère des gains territoriaux et, de toutes les façons, voit d'un mauvais œil la montée en puissance d'un de ses collègues Électeurs Frédéric V du Palatinat.



Naissance de Léopold-Guillaume de Habsbourg

Léopold-Guillaume de Habsbourg naît à Wiener Neustadt le 5 ou 6 janvier 1614, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière (1574-1616).



Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Ferdinand II de Habsbourg devient Archiduc d'Autriche et Roi de Bohême en 1617. À ce titre il devient un des sept Électeurs de l'Empire.

Maximilien Ier de Bavière accepte que Ferdinand II de Habsbourg devienne archiduc


Charles-Bonaventure de Longueval - Comte de Bucquoy Charles-Bonaventure de Longueval - Comte de Bucquoy

Charles-Bonaventure de Longueval Maréchal du Saint-Empire

En 1618, Charles-Bonaventure de Longueval est distingué par l'empereur Ferdinand II de Habsbourg qui lui confie le commandement suprême de ses armées et le fait maréchal.



Ferdinand II de Habsbourg Roi de Hongrie

Ferdinand II de Habsbourg devient Roi de Hongrie de 1618 à 1626.



Mort de Matthias Ier de Habsbourg

Matthias Ier de Habsbourg choisit son cousin Ferdinand II de Habsbourg comme successeur.

Matthias Ier de Habsbourg plonge ainsi l'Europe dans la guerre de Trente Ans.

Matthias Ier de Habsbourg meurt le 20 mars 1619.


Ferdinand II de Habsbourg Ferdinand II de Habsbourg

Déposition de Ferdinand II comme Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Empereur germanique

Traité de Munich

Frédéric V du Palatinat Roi de Bohême

Pensant pouvoir restaurer le catholicisme dans un royaume où l'on trouvait de nombreux protestants, Ferdinand II de Habsbourg provoque une rébellion chez les nobles de Bohême.

En août 1619, mécontents de Ferdinand II de Habsbourg qui est catholique, les États de Bohême, à majorité protestante déposent celui-ci et proposent le titre à Frédéric V du Palatinat.

Mais le 28 août 1619, les Électeurs le désignent comme empereur du Saint Empire romain germanique, avant que la nouvelle de sa destitution ne parvienne à Francfort. À 41 ans, Ferdinand II de Habsbourg devient enfin empereur du Saint Empire.

Frédéric V du Palatinat dispose de 2 voix sur les 7 du collège électoral.

Maximilien Ier de Bavière soutient l'élection impériale et signe avec Ferdinand II de Habsbourg, au nom de la Ligue catholique, un traité à Munich le 8 octobre 1619 aux termes duquel il lui dépêche une armée de 30.000 hommes dirigée par Tilly.

La Ligue catholique regroupe :

D'abord réticent, Frédéric V du Palatinat accepte finalement le titre de Roi de Bohême et est sacré le 4 novembre 1619 à Prague.

Élisabeth Stuart, son épouse, est couronnée reine le 7 novembre 1619.

Connue pour son esprit et sa légèreté, Élisabeth Stuart charme ses sujets par sa beauté et sa grâce. On la surnomme la reine des cœurs.



Bataille entre l'armée de Bohème et l'armée impériale

Frédéric V du Palatinat qui se rend compte du potentiel énorme des forces ennemis, commande à sa propre armée d'harceler et d'attaquer les troupes qui s'avancent séparément avant qu'elles ne se regroupent.

Heinrich Matthias von Thurn prend le commandement de l'armée nationale Tchèques.

Heinrich Matthias von Thurn bat une armée impériale et menacent Vienne le 6 juin 1619 puis le 26 novembre 1619, mais cet avantage est momentané.

Sur ordre de Maximilien Ier de Bavière, Tilly prend sous son commandement le reste de l'armée impériale de Ferdinand II de Habsbourg et regroupe les forces de la Ligue catholique.



Mort de Jean Charles de Habsbourg

Jean Charles de Habsbourg meurt le 26 décembre 1619.

Ferdinand III de Habsbourg devient l'héritier de Ferdinand II de Habsbourg.


Bataille de la Montagne Blanche

Trêve d'Ulm entre catholiques et luthériens

Bataille de la Montagne Blanche

Exil de Frédéric V du Palatinat

Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

À la tête de l'armée de Maximilien Ier de Bavière, Tilly se rend en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée et prendre possession de la Haute-Autriche que Ferdinand II de Habsbourg lui concède pour ses frais.

La France offre sa médiation, concrétisée à Ulm en juillet 1620 par une trêve entre catholiques et luthériens. La Bohême calviniste n'est donc pas concernée.

Abandonné par les puissances étrangères et l'Union Protestante, Frédéric V du Palatinat a peu de moyens financiers et humains.

Tilly se dirige directement vers Prague. Le 8 septembre 1620, Charles-Bonaventure de Longueval fait sa jonction avec Tilly.

La bataille de la Montagne Blanche se déroule le 8 novembre 1620, non loin de Prague. Elle oppose :

Charles IV de Lorraine combat lors de cette bataille pour l'empereur Ferdinand II de Habsbourg et montre ses compétences de chef de guerre.

Henri de Lorraine-Harcourt y fait ses premières armes. Ses compagnons s'aperçoivent qu'il a l'étoffe d'un grand capitaine et le surnomment Cadet la Perle, parce qu'il portait une perle à l'oreille.

Le commandant protestant, Christian d'Anhalt-Bernburg, rassemble ses troupes, et les déploie sur les pentes d'une colline, la montagne blanche (en Tchèque : Bílá Hora, en Allemand : Weissenberg) bloquant ainsi la route de Prague. Les troupes occupent une solide position : Le flanc droit est couvert par un pavillon de chasse, et le flanc gauche par un ruisseau. Un autre ruisseau et quelques mares sont devant eux.

Tilly observant la position ennemie envoie ses hommes les mieux entrainés sur un petit pont pour traverser le ruisseau et attaquer le centre, soutenus par un feu d'artillerie très nourri.

En à peine 2 heures de combats acharnés, le centre de la ligne ennemie est écrasé, ce qui met fin aux combats. L'armée tchèque est détruite.

Tilly entre dans Prague. La liberté de religion est supprimée. Cette bataille met fin à l'indépendance de la Bohême pour une période de 300 ans.

Tilly se rend maître ensuite, sans grandes difficultés, du Haut-Palatinat.

Cette bataille marque la fin de la première période dite bohémienne de la guerre de Trente Ans.

Le 13 novembre 1620, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand II de Habsbourg comme Roi de Bohême et Archiduc d'Autriche. La Bohême devient propriété personnelle des Habsbourg.

Démis de tous ses titres et dépouillé de ses possessions par décret impérial, Frédéric V du Palatinat s'enfuit, contraint à l'exil à Sedan, auprès de son oncle Henri Ier de La Tour d'Auvergne entre 1620 et 1623. La brièveté de son règne, un an et 4 jours, lui vaut le surnom de Roi d'un hiver (Winterkönig).

Ferdinand II de Habsbourg récompense Charles-Bonaventure de Longueval en lui attribuant plusieurs possessions en Bohême :

Ces possessions demeureront à ses descendants jusqu'au XXe siècle.

Heinrich Matthias von Thurn perd l'intégralité de ses possessions en Bohême.

Ferdinand II de Habsbourg le fait proscrire, comme tous les autres meneurs du soulèvement.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar refuse de se soumettre à Ferdinand II de Habsbourg.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar est par conséquent dépouillé de ses titres.

Guillaume Ier de Saxe-Weimar, son frère cadet, assure la régence du duché de Saxe-Weimar.



Exécution des chefs des insurgés de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg, pour écraser une fois pour toute la rébellion, fait décapiter publiquement sur la place de la Vielle ville, au centre de Prague le 21 juin 1621, 27 des principaux chefs insurgés. Les protestants quittent le pays.



Combat de François II de Lorraine contre les Protestants allemands

Brouillé avec Henri II de Lorraine, son frère, en 1621, François II de Lorraine rejoint Ferdinand II de Habsbourg et combat pour lui les Protestants allemands.



Mariage de Ferdinand II de Habsbourg avec Éléonore de Mantoue

Ferdinand II de Habsbourg est veuf de Marie-Anne de Bavière.

Ferdinand II de Habsbourg épouse le 4 février 1622 Éléonore de Mantoue (1598-1655), fille de Vincent Ier Duc de Mantoue.



Wallenstein Général des armées impériales

Après avoir financé un régiment pour le futur empereur Ferdinand II de Habsbourg, Wallenstein voit plus grand et décide de créer une armée pour l'empereur en 1623. Son armée, forte de 15 000 fantassins et 6 000 cavaliers initialement va progressivement s'agrandir pour approcher les 50 000 hommes. Elle impressionne par sa taille plus que par la qualité de ses soldats. En effet, vu la faiblesse de la solde et son irrégularité, elle n'attire pas les meilleurs soldats.

Wallenstein est nommé général des armées impériales en 1623.



Guerre de succession de Mantoue

Invasion de Mantoue et du Montferrat

Siège de Casal

Le décès de Vincent II Gonzague amène le tourbillon de la guerre de Trente Ans dans le nord de l'Italie dans ce qu'on appelle la guerre de succession de Mantoue.

Elle dure de 1628 à 1631.

L'Empereur Ferdinand II de Habsbourg est marié depuis 5 ans avec Éléonore de Mantoue, sœur des 3 derniers ducs de Mantoue, et est donc ainsi le beau-frère de Vincent II Gonzague.

Ferdinand II de Habsbourg tente de rattacher le duché de Mantoue à l'Empire au titre d'un bien en déshérence, dans le but de l'attribuer à une branche cadette, celle des Gonzague de Guastalla.

Ferdinand II de Guastalla, descendant d'un frère cadet de Frédéric II Gonzague, a l'avantage d'être dans le camp des Espagnols et des Autrichiens.

Ceux-ci ont aussi rallié à leur cause Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui espère rattacher le Montferrat à son duché.

Les prétentions de Charles Ier Gonzague sont appuyées par le pape Urbain VIII et surtout par Louis XIII qui voit un danger mortel dans l'encerclement progressif de ses domaines par les Habsbourg et leurs alliés.

Un nouvel épisode de la lutte des Guelfes (partisans de la Papauté) contre les Gibelins (partisans de l'Empereur) s'ouvre.

Dès 1628, les troupes impériales s'emparent de Mantoue.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie conquiert le Montferrat avec l'aide de troupes espagnoles, bloquant ainsi Charles Ier Gonzague dans la ville de Casal (Casale Monferrato).

Le gouvernement espagnol doit ajouter cette guerre à ses autres charges militaires.

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba résiste à l'avance française au Monferrat et intervient dans la succession de Mantoue.

Matthias Gallas combat en Italie comme officier supérieur sous le commandement de Collälto et est d'une grande efficacité lors de la prise de Mantoue, à laquelle il participe aux côtés de son grand ami, Johann von Aldringen.

François de Vendôme entre très jeune dans l'armée et participe à l'expédition de Savoie dès 1628.

Egon de Fürstenberg participe en 1629 à la guerre de Succession de Mantoue.



Édit de Restitution

Ferdinand II de Habsbourg décrète le 6 mars 1629 le fameux Édit de Restitution qui ordonne à tous les protestants de rendre à l'Église catholique les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis la paix d'Augsbourg depuis 1552.

Tilly est chargé de la mise en œuvre. Il y gagne auprès des protestants une réputation détestable, largement outrancière car lui-même fait ce qu'il peut pour limiter les exactions de ses troupes.



Paix de Lübeck

Pour sauver son royaume, Christian IV de Danemark est contraint de signer avec Ferdinand II de Habsbourg la paix de Lübeck le 12 mai ou le 6 juin 1629, par laquelle le Danemark s'engage à ne plus intervenir dans les affaires de l'Empire. Toutefois le Danemark ne subit pas de diminution de territoire.

Elle marque ainsi le déclin du Danemark en tant que grande puissance européenne.

Christian IV de Danemark est maintenant un homme brisé.

Son action est temporairement ralentie par l'accumulation de déboires.

Entre 1629 et 1643, Christian IV de Danemark gagne en popularité et influence. Christian IV de Danemark obtient à nouveau le contrôle de la politique extérieure du Danemark et de la douane du Sund. Christian IV de Danemark espère même accroître encore son pouvoir avec l'aide des ses beau-fils, Corfitz Ulfeldt et Hannibal Sehested qui occupent le devant de la scène.

Même au plus bas de sa fortune, Christian IV de Danemark ne perd jamais espoir de la retrouver.

La situation en Europe entre 1629 et 1643 offre d'infinies possibilités pour les politiciens en mal d'aventure. Christian IV de Danemark n'est pas un chef d'État, et est incapable de mener une politique cohérente. Christian IV de Danemark ne peut ni se concilier la Suède, son plus dangereux ennemi, ni s'en protéger par un jeu de contre-alliances.



Siège de Magdebourg

Le nord de l'Allemagne est divisé en principautés gouvernées par des princes électeurs qui tolèrent mal la présence sur leurs terres d'une armée suédoise de 36.000 hommes.

Toutefois, ces principautés sont sous la menace d'une invasion des armées de la Sainte-Ligue, levées par l'empereur d'Autriche Ferdinand II de Habsbourg. Ces armées, dirigées par Tilly, regroupent 40.000 hommes.

En novembre 1630, pour forcer Gustave II Adolphe de Suède à intervenir, et pour s'assurer le contrôle d'une place stratégique de première importance, Tilly met le siège devant Magdebourg, Capitale protestante de la Saxe-Anhalt, et ville hanséatique, ou stationne une garnison suédoise.

Bien fortifiée, la ville résiste et attend les renforts de Gustave II Adolphe de Suède.

Les princes électeurs interdisent à l'armée suédoise de traverser leurs États pour venir en aide à la ville.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Traité de Bärwald

La Suède qui vient de vaincre la Pologne, a des vues sur la Poméranie et voit défavorablement la puissance catholique s'installer en Allemagne du Nord.

Louis XIII et Gustave II Adolphe de Suède signe le traité de Bärwald le 13 ou le 23 janvier 1631.

Ce traité marque l'entrée larvée de la France dans la Guerre de Trente ans contre les Habsbourg. Louis XIII ne déclare pas directement la guerre au Saint Empire Romain Germanique mais il soutient les ennemis des Habsbourg.

L'alliance a pour but :

Il a aussi pour objectif que les forteresses et les fortifications qui ont été construites dans les ports et sur les plages de la Baltique et de la Mer Océane et dans les Grisons c'est-à-dire en Savoie, soient démolies et remises en l'état où elles se trouvaient avant les commencements de la présente guerre allemande.

Le traité assure à Gustave II Adolphe de Suède une aide financière importante. La France s'engage à verser 1,5 millions de livres tournois ou 400 000 écus par an, payables sur les places de Paris et d'Amsterdam, aux échéances des 15 mai et 15 novembre.

Ce traité permet à Richelieu d'équiper la marine royale qu'il s'attache à construire.

Une clause prévoit des échanges commerciaux entre les deux parties. La Suède s'engage à livrer à la France des agrès, des pièces d'artillerie, des mâts, du chanvre, du cuivre et d'une manière générale tous les matériaux nécessaires à la construction navale.

Les Suédois doivent respecter le culte catholique et l'indépendance de la Bavière.

Dès la fin du mois, les Suédois mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg.

Un traité secret est par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin.

Au printemps 1631, Charles IV de Lorraine envoie son armée pour soutenir l'empereur Ferdinand II de Habsbourg.



Girolamo Colonna Légat du pape

Mazarin Secrétaire du Légat

Traité de Cherasco

Fin de la guerre de succession de Mantoue

Charles Ier Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Les événements d'Allemagne et l'intervention suédoise dans la guerre de Trente Ans, force Ferdinand II de Habsbourg à détourner son attention de Mantoue vers le principal théâtre d'opérations.

On envoie Girolamo Colonna dans le Montferrat en Italie, en qualité de légat du pape, pour traiter de la paix entre la France et l'Espagne.

Des deux côtés, on est prêt pour la bataille.

Girolamo Colonna obtient que Mazarin soit attaché à la légation au titre de secrétaire.

Le légat apostolique négocie la paix avec grand zèle.

Mazarin, comme secrétaire, va d'un camp à l'autre, pour hâter la conclusion d'un traité.

Jean de Saint-Bonnet, resté sur place, négocie pour la France.

Mazarin ne met pas longtemps à s'apercevoir que le marquis de Santa-Cruz, qui représente la couronne d'Espagne, a une peur violente de perdre son armée, et un ardent désir d'arriver à un accommodement.

Comprenant tout le parti qu'il peut tirer de cette faiblesse, Mazarin presse le général espagnol, lui représentant avec exagération la force des Français.

Les négociations de Mazarin aboutissent le 6 avril 1631 au traité de Cherasco ou de Querasque.

Les plénipotentiaires de Ferdinand II de Habsbourg, de Louis XIII et de Victor-Amédée Ier de Savoie règlent la question italienne dans la Valteline.

Ferdinand II de Habsbourg et Victor-Amédée Ier de Savoie reconnaissent :

Ce traité met fin à la guerre de succession de Mantoue.

Maurice de Savoie est envoyé en France pour négocier auprès deLouis XIII l'éclaircissement de quelques articles.

Un autre accord du 19 juin 1631 confirme le premier et édicte en outre de nouvelles dispositions concernant le déroulement du retrait des troupes.

Toutes les troupes étrangères doivent se retirer de la région en guerre ;

Victor-Amédée Ier de Savoie renonce à ses droits sur le duché de Montferrat et, en compensation, en reçoit près de la moitié d'une valeur de 15 000 écus.

Charles Ier Gonzague est indemnisé de la perte de ses territoires par un versement de Victor-Amédée Ier de Savoie fait en une fois et équivalant aux recettes totales annuelles de ces territoires.

Charles Ier Gonzague reçoit les territoires qui lui restent à titre de fief de l'empire.

Dès lors, partagé entre ses duchés italiens et sa principauté ardennaise, Charles Ier Gonzague consacre son énergie à gérer les premiers et à poursuivre la construction de Charleville.

Louis XIII et le cardinal de Richelieu sont tellement satisfaits qu'ils ont le vif désir de le connaître personnellement Mazarin.

Richelieu le mande à Paris, où il se rend avec un plaisir inexprimable.

Richelieu l'accueille avec de grandes démonstrations d'affection, l'engage par les plus belles promesses, et lui fait donner une chaîne d'or avec le portrait de Louis XIII, des bijoux et une épée d'une valeur considérable.


Bataille de Breitenfeld

Bataille de Breitenfeld

Rappel de Wallenstein

En septembre 1631, Jean-Georges Ier de Saxe, électeur de Saxe, hésite encore à se joindre aux suédois.

Magdebourg ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigent vers la Thuringe ravage la Saxe.

Leipzig est menacée du même sort que Magdebourg.

C'est à Duban que les Saxons joignent leurs forces à l'armée de Gustave II Adolphe de Suède et les troupes se précipitent au secours de Leipzig, située à 80 kilomètres plus au sud.

À l'aube du 17 septembre 1631, catholiques et protestants se font face dans la plaine au nord-est de Breitenfeld, au nord de Leipzig.

Tilly dispose ses 40.000 hommes à la manière espagnole, le long d'une colline.

Depuis le début du XVIe siècle, l'Europe a adopté les méthodes espagnoles. Le tercio est une formation massive composée autour d'un groupe central d'hommes munis d'armes blanches avec sur les quatre coins, des mousquetaires disposés en carrés. Comprenant de 1.500 à 3.000 hommes, le tercio se déplace avec lenteur au cours des batailles.

La cavalerie n'est pas en reste avec la tactique de la caracole que les Espagnols ont apprise des Maures : au lieu de charger à l'épée, les cavaliers avancent au trot, sur 10 rangs, et utilisent le pistolet. Le coup tiré, le cavalier revient en arrière pour recharger et retourne ensuite à la charge...

Les Protestants sont aux ordres du roi de Suède Gustave II Adolphe de Suède et de Jean-Georges Ier Électeur de Saxe.

Gustaf Karlsson Horn commande le flanc gauche.

Johan Banér commande l'aile droite de la cavalerie suédoise.

Gustave II Adolphe de Suède adopte un dispositif novateur.

Au centre, il place 4 brigades d'infanterie soutenues, en deuxième échelon, par 2 autres brigades et un régiment de cavalerie. Trois brigades et deux régiments de cavalerie sont en réserve.

Sur la droite se trouvent 3 régiments de cavalerie et 2 sections de mousquetaires ainsi que deux régiments de réserve. A gauche se trouve le contingent saxon.

Grâce aux nouvelles technologies, les mousquets sont allégés et peuvent dorénavant être maniés sans le trépied. Le lent processus de chargement est simplifié par l'adoption de cartouches en papier contenant la poudre et la balle. Chaque régiment d'infanterie est doté d'une artillerie légère.

L'artillerie lourde est placée au centre, légèrement en avant des formations.

La mobilité suédoise est le résultat d'un entraînement poussé et d'une discipline de fer. L'armée est organisée en petites unités, dotées d'un armement léger, contrairement aux régiments catholiques vêtus de lourdes cuirasses.

Franz Freiherr von Mercy participe à cette bataille.

Egon de Fürstenberg participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume II de Saxe-Altenbourg, sous les ordres de Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, son frère, participe à cette bataille.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

La bataille débute par un duel d'artillerie qui dura 2 heures et 1/2.

La puissance de feu suédoise se révèle supérieure à celle de la Sainte-Ligue.

Le flanc gauche catholique se trouve pris sous un tel déluge que le comte Pappenheim, qui le commande, décide de charger à la tête de ses 5.000 cavaliers sans attendre les ordres de Tilly. Sept assauts sont lancés mais sont repoussés par les mousquetaires de Gustave II Adolphe de Suède. Les Impériaux finissent par fuir le champ de bataille.

Les cavaliers du flanc droit chargent également sans en avoir reçu l'ordre; ils se précipitent sur les Saxons qui prennent directement la fuite, laissant le flanc gauche de Gustave II Adolphe de Suède largement ouvert.

Tilly fait exécuter à son infanterie lourde une lente manœuvre destinée à tourner le flanc gauche suédois. Mais les Suédois disposent de petites unités très mobiles. Gustave II Adolphe de Suède ordonne aux troupes de son aile gauche, de même qu'à ses réserves, principalement constituées par la cavalerie, de faire face à l'ennemi.

Les suédois reconstituent rapidement leurs positions sur leur gauche et soumettent l'ennemi à un feu nourri.

La capacité des Suédois à former un nouveau front sur le flanc ouvert par la fuite des Saxons s'avéra le facteur décisif.

Gustave II Adolphe de Suède ordonne à la cavalerie de son flanc droit, qui n'est plus menacé, de charger le flanc gauche ennemi. Au même instant, l'artillerie suédoise déclenchent des tirs meurtriers sur l'infanterie catholique.

Les soldats de Tilly tentent de résister mais leurs formations ne tardent pas à se défaire et ils prennent la fuite poursuivis par la cavalerie suédoise menée par Gustave II Adolphe de Suède en personne.

La Ligue catholique perd 13.000 hommes et les Suédois environ 3.000.

Puis les suédois se dirigent vers le sud de l'Allemagne jusqu'en Danube, combattant à plusieurs reprises l'armée impériale reconstituée.

Les pays sillonnés sont dévastés semant partout ruine et désolation, malgré les recommandations de Gustave II Adolphe de Suède qui se veut clément et magnanime.

Les Suédois atteignant la Franconie, l'Alsace, les pays rhénans, se dirigent vers Munich.

Ferdinand II de Habsbourg ne peut que rappeler Wallenstein.

Celui-ci accepte de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le font discuter à pied d'égalité avec l'empereur.


Bataille de Lützen

Bataille de Lützen

Mort de Pappenheim

Mort de Gustave II Adolphe de Suède

Christine de Suède Reine de Suède

Axel Oxenstierna Régent du royaume de Suède

Poursuivant son invasion vers le sud, Gustave II Adolphe de Suède marche vers Munich, poussant par là l'empereur Ferdinand II de Habsbourg à engager une nouvelle armée dirigée par Wallenstein.

Alors que Gustave II Adolphe de Suède se prépare à assiéger Ingolstadt, début d'octobre 1632, il apprend l'arrivée sur ses arrières de l'armée de Wallenstein.

Menacé d'être coupé de ses bases, le roi de Suède rebrousse chemin vers le nord, vers Erfurt, parcourant 260 kilomètres en 18 jours.

Au 31 octobre 1632, les deux forces ne sont plus séparées que d'une quarantaine de kilomètres mais l'arrivée d'un temps froid amène les adversaires à penser qu'aucune opération d'envergure n'aura plus lieu et à diviser leurs forces en cantonnements multiples.

Wallenstein s'installe à Lützen avec 20 000 soldats, non loin du cantonnement de Gustave II Adolphe de Suède qui dispose de 12 000 fantassins et 7 500 cavaliers.

Matthias Gallas combat dans l'armée de Wallenstein.

Heinrich Matthias von Thurn, devenu Lieutenant général dans l'armée du roi de Suède, prend part à cette bataille.

Jean-Georges II de Saxe est absent de cette bataille.

Sachant que Wallenstein s'est séparé de la majeure partie de sa cavalerie, Gustave II Adolphe de Suède décide de prendre le risque d'une attaque contre une force encore supérieure.

Par malchance, son mouvement est détecté par un faible rideau de cavalerie impériale, dirigée par von Colloredo.

Ce dernier entreprend de résister sur la rivière Rippach et stoppe la progression suédoise durant une demi-journée avant d'être contraint à la retraite.

La résistance de von Colloredo permet à Wallenstein de regrouper ses forces et de rappeler 8 000 cavaliers dirigés par Pappenheim alors distants de 50 kilomètres.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, l'élément de surprise est perdu...

Les deux armées se retrouvent face à face dans la plaine de Lützen, séparées par une route joignant Lützen à Leipzig.

Cette route est bordée de fossés qui sont approfondis par les soldats impériaux.

A 3 kilomètres de Lützen, la route franchit une rivière, le Flossgraben.

Les soldats impériaux de Wallenstein se massent en une seule ligne, du côté nord de la route, entre une crête garnie de moulins et le Flossgraben.

Au centre se trouve l'infanterie, sur les flancs la cavalerie.

Au matin du 16 novembre 1632, l'armée suédoise organisée sur deux rangs, s'avance à la rencontre des Impériaux dans un épais brouillard.

Gustave II Adolphe de Suède se rend rapidement compte qu'il lui est nécessaire de déloger Wallenstein de sa position défensive avant l'arrivée de Pappenheim et de son renfort de cavalerie.

Il choisit alors de placer ses troupes d'élite au sein de son aile droite, dont il prend personnellement le commandement, en vue de percer le flanc impérial et d'envelopper l'ensemble du dispositif de Wallenstein.

Le brouillard ne se lève que vers 11 heures.

Gustave II Adolphe de Suède lance l'assaut avec 3 heures de retard sur ses prévisions.

A la tête de l'imposante cavalerie de l'aile droite, il met en fuite les mousquetaires impériaux retranchés le long de la route puis parvient à la hauteur de la cavalerie impériale de l'aile gauche (commandée par Ottavio Piccolomini) qu'il repousse aisément.

À ce moment, Pappenheim fait son apparition sur le champ de bataille et rétablit l'équilibre en faveur des Impériaux.

Le répit n'est toutefois que de courte durée.

Pappenheim tombe et sa mort démoralise plusieurs de ses régiments qui ne tardent pas à prendre la fuite.

Sur la gauche suédoise, la cavalerie met à mal la cavalerie impériale de Colloredo, tandis qu'au centre, l'infanterie suédoise s'empare de batteries impériales qui sont retournées contre leurs anciens possesseurs.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, la victoire semblait assurée.

Toutefois, le brouillard se reforme, gênant les impeccables manœuvres de l'armée suédoise.

La gauche suédoise est contrainte au repli.

De même, au centre, les Impériaux parviennent à récupérer leurs pièces d'artillerie.

Voyant son armée en difficulté, Gustave II Adolphe de Suède chevauche jusqu'à son centre mais se retrouve isolé dans le brouillard et est aperçu par des cavaliers impériaux.

Il s'effondre, touché de plusieurs balles, tandis que son cheval, ensanglanté, retourne vers les rangs suédois, portant la nouvelle de la mort du roi.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède galvanise les Suédois.

Bernard de Saxe-Weimar prend le commandement de l'armée Suédoise et achève la victoire.

Vers 14 heures, ceux-ci réussissent à s'emparer des moulins à vents et de l'artillerie de Wallenstein.

Vers 17 heures, Wallenstein, ayant perdu son appui à droite et ne comptant plus que sur la résistance désespérée de son infanterie (organisée en grands carrés de piquiers et de mousquetaires selon le modèle espagnol), décide de se replier vers Leipzig, laissant la victoire aux Suédois.

Épuisés, ceux-ci ne peuvent organiser la poursuite.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède désorganise quelque peu par la suite le commandement de l'armée.

Ce grand roi à la carrière si courte poursuivit l'œuvre de Gustave Ier de Suède (Gustav Vasa) et de son père.

Christine de Suède devient Reine de Suède en 1632.

Christine de Suède, âgée de 6 ans, laisse gouverner le régent Axel Oxenstierna qui poursuit la politique allemande de Gustave II Adolphe de Suède.

En offrant sa médiation en faveur de l'empereur, après la mort de Gustave II Adolphe de Suède, Christian IV de Danemark tente de minimiser l'influence de la Suède en Allemagne.

Christian IV de Danemark y gagne quelques avantages mineurs.



Invasion de la Lorraine par la France

Siège de Nancy

Traité de Charmes

Charles IV de Lorraine et de Bar refuse de rendre hommage à la France et s'allie à Ferdinand II de Habsbourg. Il soutient les ennemis de Richelieu.

Le 30 juillet 1633 le Parlement de Paris prononce la confiscation du Barrois.

Deux jours plus tard, Richelieu fait envahir le Barrois et la Lorraine.

Les troupes françaises commencent à prendre les villes dont Bar-le-Duc et le 26 août 1633 mettent le siège devant Nancy.

Henri II de La Ferté-Senneterre se retrouve devant Nancy en 1633.

Le 25 septembre 1633, Louis XIII et Richelieu pénétrent dans Nancy peuplée de 16 000 habitants qui viennent d'être évacuée par Henry Louis de Lorraine-Chaligny et sa garnison lorraine.

Nommé maître de camp du régiment d'infanterie qu'il lève en 1633, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste au siège de Nancy.

Le 30 septembre 1633, Charles IV de Lorraine par le traité de Charmes livre sa capitale.

Seules résistent quelques places fortes, telles que :

Henriette de Lorraine, jeune veuve, est contrainte à une fuite assez romanesque.


Assassinat de Wallenstein Matthias Gallas à la tête de l'armée

Mort de Wallenstein

Wallenstein n'exploite pas l'avantage qu'il aurait pu tirer de la nouvelle situation et commence à travailler pour son propre compte, négociant avec les ennemis de l'empereur : Suède, France, électeurs de Saxe et de Brandebourg, dans le but de se constituer son propre royaume.

Ferdinand II de Habsbourg, convaincu de sa trahison, le démet secrètement de ses fonctions à la tête de l'armée le 24 janvier 1634.

Il le fait assassiner à Eger le 25 février 1634 avec l'aide de certains de ses officiers menés par Walter Leslie, notamment Matthias Gallas et Ottavio Piccolomini.

Féru d'astrologie au point d'en dépendre sur le plan de la prévision, Wallenstein est cependant un homme d'affaires de génie. C'est un gestionnaire plus qu'un militaire.

Dans le territoire de Friedland, Wallenstein force l'admiration en redressant l'économie. Des artisans italiens, des armuriers, et bien d'autres viennent enrichir cette terre qui devient convoitée.

Wallenstein a sous ses ordres 300 vassaux et possède le quart des territoires de Bohême.

Malgré ses erreurs, Wallenstein est le véritable fondateur de l'armée autrichienne. Il finance ses opérations militaires par le système des contributions de guerre. Toutefois sa politique, incompatible avec les libertés germaniques, suscite dans l'Empire des haines mortelles qui le conduisent à sa perte.

Matthias Gallas est richement récompensé et nommé à la tête de l'armée que Wallenstein avait recrutée et commandée.



Retour d'Adam von Schwartzenberg à Berlin

Paix de Prague

Rapprochement de Jean-Georges Ier de Saxe avec le parti catholique

Les revers de fortune des Suédois entraînent le rappel d'Adam von Schwartzenberg à Berlin.

La Paix de Prague est négociée entre Ferdinand II de Habsbourg, fatigué, et plusieurs princes protestants dont :

Ferdinand III de Habsbourg, fils de Ferdinand II participe aux négociations.

Le 30 mai 1635, Ferdinand II de Habsbourg signe cette paix qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

La guerre se poursuivra néanmoins encore 11 années.

Les armées impériales commandées par Ottavio Piccolomini se retournent vers les Pays-Bas.

Sur le Rhin, les impériaux, commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles IV de Lorraine, font équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar.

Adam von Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume Ier de Brandebourg qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d'appuyer militairement les Habsbourg.

Il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes.

Le recrutement est un échec et Georges-Guillaume Ier de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette paix.

Guillaume V de Hesse-Cassel conclut un pacte d'alliance avec la France, entraînant l'invasion de la Hesse-Cassel par les troupes de Ferdinand II de Habsbourg. Guillaume V doit s'enfuir avec sa famille.


Maximilien Ier de Bavière et Marie-Anne de Habsbourg

Mariage de Maximilien Ier de Bavière avec Marie-Anne d'Autriche

Maximilien Ier de Bavière est veuf d'Élisabeth-Renée de Lorraine.

Maximilien Ier de Bavière épouse en 1635 Marie-Anne d'Autriche, fille de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière. Leurs enfants sont :


Ferdinand III de Habsbourg

Mort de Ferdinand II de Habsbourg Empereur des Romains

Ferdinand III de Habsbourg Empereur germanique

Ferdinand II de Habsbourg meurt le 15 février 1637.

Ferdinand II de Habsbourg avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-réforme.

Son règne se solde par la perte pour l'Allemagne de la moitié de sa population et ruine pour les 200 ans à venir sa puissance politique.

Ferdinand III de Habsbourg devient Empereur germanique.

Il continue la guerre de Trente Ans, commencée par son père, et a à combattre à la fois les Suédois et les Français leurs alliés.

Ferdinand III appelle les troupes de Matthias Gallas qui rejettent les Suédois en Poméranie.

C'est la fin de la supériorité suédoise incontestée en Allemagne.



Mort de Charles Ier Gonzague

Charles II Gonzague Duc de Nevers, de Rethel de Mantoue et de Montferrat

Charles II Gonzague Marquis de Sommerive

Charles II Gonzague Comte de Rodigo et Rivalta, de Villars, de Tende

Incorporation du duché d'Aiguillon à la couronne de France

Marie de Mantoue Régente

Charles Ier Gonzague meurt dans son palais ducal de Mantoue le 14 juin 1637.

Toute sa vie, il aura montré l'image d'un prince-soldat de la Renaissance menant grand train, croyant, cultivé et bâtisseur.

Charles Ier Gonzague et Catherine de Mayenne sont sincèrement pieux.

En atteste leur quasi-frénésie de création de fondations pieuses, abbayes, monastères, collèges ou hôpitaux, les projets de croisade toutefois déçus ou le décès de Charles Ier Gonzague vêtu en moine franciscain.

Charles II Gonzague est le seul descendant masculin de Charles Ier Gonzague.

Il devient :

Le duché d'Aiguillon est requis par Richelieu qui le réintègre à la couronne de France.

Marie de Mantoue sa mère assure la régence jusqu'en 1647.

Marie de Mantoue adopte une politique sociale honnête et se fait aimer du peuple en réduisant les taxes.

Marie abandonne rapidement la politique pro-française de son beau-père, pour se rapprocher de l'Empire, beaucoup plus présent en Italie du nord.

Pour consacrer les liens avec les Habsbourg, Marie de Mantoue organise :

Elle déchaînant ainsi la colère de Louis XIV.



Trêve d'Ulm

Maximilien Ier de Bavière souhaite ardemment la fin de la guerre.

Il conclut en 1647 la trêve d'Ulm avec la France et la Suède, et se réconcilie avec Ferdinand II de Habsbourg.


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