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Événements contenant la ou les locutions cherchées



51 événements affichés, le premier en 1447 - le dernier en 1598



Mariage de Jean II d'Aragon avec Jeanne Enriquez

Jean II d'Aragon épouse le 1er avril 1444 ou en 1447 Jeanne Enriquez, fille de Frédéric II Enriquez et de Marina Fernandez de Cordoba.

Leurs enfants sont :



Mariage de Jean II de Castille avec Isabelle de Portugal

Jean II de Castille est veuf de Marie d'Aragon.

Jean II de Castille épouse à Madrigal en août 1447 Isabelle de Portugal, fille de Joao ou Jean de Portugal, Duc de Beja, et d'Isabella ou Isabelle de Bragance.

Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II d'Aragon

Ferdinand II d'Aragon (en catalan : Ferran II, en castillan : Fernando II), dit le Catholique, naît le 10 mars ou le 10 mai 1452, fils de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enriquez.



Charles IV de Viane Prisonnier

Charles IV de Viane tente de se réconcilier avec Jean II d'Aragon, son père, à Barcelone en 1460. Mais la famille de Jeanne Enriquez, la seconde femme de Jean II d'Aragon, monte le père contre le fils pour assurer l'héritage de Ferdinand II d'Aragon le Catholique.

Charles IV de Viane est arrêté par l'ordre de son père Jean II et emprisonné. Cela déclenche une levée de boucliers de la part des élites catalanes réunies dans les corts (parlement général). Ils obtiennent la libération du prince et le rétablissement de ses droits d'héritier.

Jean II d'Aragon doit consentir au mariage de Charles IV de Viane avec Isabelle Ire de Castille, que la reine Jeanne Enriquez destine à Ferdinand II d'Aragon, son fils.



Mort de Charles IV de Viane

Blanche II d'Aragon Reine titulaire de Navarre

Blanche II d'Aragon Prisonnière

Guerre entre Castille et Aragon

Charles IV de Viane meurt à Barcelone le 23 septembre 1461, dans des conditions mystérieuses. Il est peut-être empoisonné par Jeanne Enriquez, sa belle-mère qui éviterait ainsi le mariage de Charles IV de Viane avec Isabelle Ire de Castille.

Ce prince joint à de brillantes qualités le goût des lettres; il a laissé, entre autres écrits, une traduction de la Morale d'Aristote, et en manuscrit une Chronique des rois de Navarre.

Ferdinand II d'Aragon, fils de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enriquez, devient l'héritier des possessions de la couronne d'Aragon.

Blanche II d'Aragon, fille de Jean II d'Aragon et de Blanche Ire de Navarre, est proclamée Reine de Navarre légitime par des membres du parti anti-aragonais. Mais prisonnière de son père, qui souhaite garder le contrôle de la Navarre, elle ne peut faire prévaloir ses droits à la couronne.

Jean II d'Aragon aurait alors livré Blanche II d'Aragon à Éléonore Ire de Navarre, sa sœur, qui la garde en prison.



Projet de mariage de Marie de Bourgogne avec Ferdinand II d'Aragon

En 1462, Jean II Roi d'Aragon demande la main de Marie de Bourgogne âgée de 5 ans pour son fils, le futur Ferdinand II d'Aragon.

Vers l'âge de 6 ans, Marie de Bourgogne quitte le château, considéré comme trop près des armées de Louis XI, pour Gand alors que ses parents s'installent à Gorcum en Hollande.

Elle passe la majeure partie de son enfance dans cette ville au château de Ten Walle.



Mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille

Après avoir refusé trois prétendants, violé deux serments, Isabelle Ire la Catholique se choisit Ferdinand II d'Aragon comme époux :

Ferdinand II d'Aragon épouse le 14 ou le 19 octobre 1469 Isabelle Ire de Castille. Leurs enfants sont :

L'Archevêque de Tolède les unit malgré l'opposition d'Henri IV l'Impuissant, frère d'Isabelle. Le lendemain Ferdinand II d'Aragon présente à la foule le drap post-nuptiale preuve de virginité et de mariage consommé.

Henri IV l'Impuissant essaie en vain d'annuler ce mariage puisqu'elle a épousé son neveu sans obtenir la dérogation papale.

L'accord de Los Toros de Guisandovétant rompu, Henri IV l'Impuissant désigner sa fille Jeanne pour lui succéder. Devant la menace que représentait pour eux le renforcement du pouvoir monarchique entre les mains d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon, les grands de castille, par un renversement d'alliance, se rangent derrière le roi et sa fille.



Naissance d'Isabelle d'Aragon

Isabelle d'Aragon ou des Asturies naît à Duenas ou Dueñas le 2 ou le 12 octobre 1470, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Tentative d'annulation du mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille

Henri IV, demi-frère d'Isabelle, essaie en vain d'annuler le mariage de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille puisqu'elle a épousé son neveu sans obtenir la dérogation papale.


Isabelle Ire la Catholique - Détail de la Vierge des rois catholiques, musée du Prado

Mort de Henri IV l'Impuissant Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Isabelle Ire la Catholique Reine de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Auto couronnement d'Isabelle Ire la Catholique

Henri IV l'Impuissant meurt le 12 décembre 1474 subitement, sans doute empoisonné, victime d'un naturel trop doux pour une époque féroce. Il n'a pas réglé la question de sa succession, laissant le royaume devant la perspective d'une guerre civile entre les partisans de Jeanne la Beltranéja et ceux d'Isabelle.

Malgré le testament d'Henri IV l'Impuissant, brûlé par Ferdinand II d'Aragon, les reconnaissances de paternité et les prétendues déclarations d'Henri sur son lit de mort, jamais le mystère concernant le véritable père de Jeanne ne seraélucidé.

Henry IV est surnommé de son vivant le libéral parce qu'il a un grand respect de la personne humaine. Il essaie de se montrer juste et discret en gouvernant son peuple avec modestie et sincérité. Il considère la vie comme une chose précieuse qu'il faut vivre sans la risquer inutilement. Cette réputation est rapidement ternie et remplacée après sa mort par les titres : d'impuissant et d'homosexuel (ce qui arrange l'accession au trône d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon).

Ferdinand II d'Aragon se trouve à Saragosse, Isabelle séjourne alors seule à Ségovie. Il fallait près de 24 heures à un bon cavalier pour couvrir la distance de Madrid à Ségovie. Henri IV étant mort à 2 heures du matin, Enrique de Ulloa, un messager, réussit à apporter la nouvelle aux environs de midi. Vêtue de blanc, en signe de deuil, Isabelle se rend immédiatement à l'église et fait célébrer une messe à la mémoire du roi défunt. Puis, tandis que le peuple commence à 1'acclamer, Isabelle ordonne de dresser une tribune et regagna l'Alcazar.

Pour qu'un prince soit couronné, les lois du royaume exigeaient l'assentiment des cortes, des principaux prélats et des Grands.

Le 13 Décembre 1474, la foule, massée derrière un petit nombre de soldats qui font retentir trompettes et tambours, voit s'ouvrir les portes de l'Alcazar. La reine blonde vêtue d'étoffes blanches et d'hermine, les joyaux de la couronne lui faisant une cuirasse, ses magnifiques cheveux ruisselant autour de sa tête, s'avance sur un cheval blanc caparaçonné d'or. Sa beauté lui prête à elles seules une légitimité.

Sous un dais soutenu par 4 gentilshommes vêtus eux aussi de blanc, Isabelle va jusqu'à la tribune, y monte et, de ses propres mains, se coiffe de la couronne. Après quoi, elle jure de maintenir les lois du royaume qu'elle vient de violer. Les trompettes sonnent de nouveau. On crie : " Castille ! Castille ! " Cabrera vient remettre les clefs de Ségovie à la nouvelle reine, qui reprend en cortège le chemin de l'Alcazar.

Le chambellan Cardenas marche devant tous, seul à cheval, tenant dans la main droite une épée par la pointe, la poignée en haut, selon l'usage espagnol, afin que tous se rendent compte que s'approce celle qui peut châtier les coupables avec son autorité royale. Jamais encore une femme n'avait disposé de ce redoutable symbole.

Isabelle âgée de 23 ans crée le fait accompli alors qu'en réalité, elle ne dispose que d'un parti infime. Jamais souverain ne s'empara du pouvoir avec si peu de garanties. Aucun des Grands n'assistait à la cérémonie. Elle envoie partout des messagers annonciateurs de son couronnement, destituant d'avance ceux qui ne la reconnaîtraient pas : bon moyen de jeter le trouble dans les guêpiers de la noblesse et du haut clergé !


Ferdinand II d'Aragon par Cardisco au musée San Martino à Naples

Ferdinand II d'Aragon informé du couronnement d'Isabelle

Isabelle songe alors à prévenir son mari. Elle précise que

sa présence ne serait pas inutile, ce pourquoi il devrait faire ce qui lui paraîtrait le mieux selon les circonstances, car elle ne connaissait pas l'état des choses en Aragon".

Un gentilhomme nommé Gomez Manrique notifie en quelque sorte officiellement au roi de Sicile la mort de son beau-frère et l'avènement de sa femme.

Mais Ferdinand II d'Aragon était déjà au courant. Carrillo, toujours fidèle à l'Aragon malgré de pénibles démêlés au cours des années précédentes, a envoyé un courrier à Saragosse, presque aussi rapide qu'Enrique de Ulloa. Carrillo presse Ferdinand II d'Aragon d'accourir à Ségovie et le nomme Roi de Castille.

Le chroniqueur Palencia, se trouvant auprès du jeune prince, témoigne que, contrairement à sa femme, il éprouve un réel chagrin de la mort du Roi. Peut-être est-ce une habileté qui le met d'emblée en opposition avec la nouvelle reine.

Ferdinand II d'Aragon est blessé au plus profond de son orgueil, certainement heurté dans ses véritables ambitions, dissimulées jusque-là. Le couronnement insolite le scandalise et, il ne peut admettre cette épée de justice portée devant une femme.

Son premier soin est de demander à Palencia et à un savant jurisconsulte nommé Alfonso de la Caballeria si la procédure employée peut se justifier.



Demande de la couronne de Castille par Ferdinand II d'Aragon

Ferdinand II d'Aragon réclame personnellement le trône de Castille. D'après lui, une femme ne peut y accéder et, représentant la branche collatérale des Trastamare, il est le plus proche parent mâle du défunt. Ferdinand II d'Aragon n'a jamais eu l'intention de respecter les conventions matrimoniales établies et jurées à deux reprises, selon lesquelles la reine gouvernerait en personne. Il quitte Saragosse sous une pluie torrentielle et prend le titre de roi de Castille en franchissant la frontière. Mais, prudent, il s'arrête 3 jours à Turegano, près de Ségovie, le temps d'apprécier la situation.



Refus de Ferdinand II d'Aragon d'employer la force

Devant cette situation, Ferdinand II d'Aragon est désarmé. Il répond à ses partisans qui lui conseillent d'employer la force :

qu'il espérait vaincre grâce à sa patience et qu'il était sûr de remporter la victoire en satisfaisant assidûment aux exigences de l'amour conjugal.

Ferdinand II d'Aragon entre à Ségovie le 2 janvier 1475 et trouve sa femme intraitable.

Comme Ferdinand II d'Aragon menace de regagner l'Aragon sur-le-champ, elle accepte pourtant l'arbitrage du cardinal de Mendoza et de l'archevêque de Tolède. Les deux prélats se prononcent en faveur d'Isabelle. De nouveau, Ferdinand II d'Aragon veut partir et sa femme a grand-peine à le retenir. Elle explique à son mari que des conventions ne sauraient le priver de ses droits conjugaux. Elle lui démontre en outre qu'en écartant les femmes du trône il en écarterait du coup la petite infante, leur fille unique. Ferdinand II d'Aragon se laisse convaincre et accepte la co-régence. Mais il disposera jamais, du vivant d'Isabelle, d'une quelconque autorité sur son domaine personnel.



Insatisfaction de Carrillo l'archevêque de Tolède

Isabelle en veut à l'archevêque Carrillo d'avoir tenté de la mettre en tutelle. Carrillo comprend bien vite qu'il n'a aucune chance de gouverner au nom de ses protégés Isabelle et Ferdinand II d'Aragon. Forçant le cours des choses, il demanda immédiatement sept charges importantes. Isabelle ne le reçoit pas. Ferdinand II d'Aragon lui explique que la plupart de ses requêtes sont inacceptables. Furieux, Carrillo s'écria en parlant de la reine :

Je l'ai trouvée qui filait, je la ferai retourner à son rouet"

Et il part pour Alcalà. Cette fois, Isabelle eut peur. Elle charge l'un de ses partisans d'aller apaiser l'archevêque, qui répondit d'une manière inquiétante. Un deuxième envoyé, le comte de Haro, annonce la visite de la reine elle-même. Carrillo déclare que si elle s'avance jusqu'à Alcalà, il sortira immédiatement de la ville.

La meilleure amie d'Isabelle, Béatrix de Bobadilla, et son mari exigent d'avoir la garde de la petite infante Isabelle en échange des clefs du Trésor. L'indomptable reine doit s'incliner !



Réaction d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon

Tandis que ses adversaires s'attardent, Isabelle coure le pays et appelle le peuple à soutenir sa cause. Les Castillans sont émerveillés par le courage, l'éloquence et la ténacité de cette jeune femme de 24 ans, de nouveau enceinte. Ferdinand II d'Aragon recrute de son côté. En un mois, le couple disposa de 40 000 hommes, mal équipés et généralement sans expérience militaire. Pendant que son mari s'efforce d'en faire de véritables soldats, Isabelle continue à exhorter les populations et administre les affaires, soin qu'elle ne veut laisser à personne. Épuisée, elle accouche, à Tordesillas, d'un enfant mort.



Prise de Toro et Zamora par Alphonse V de Portugal

L'alliance que lui promit Louis XI de France lui parait cependant un gage de succès. Alphonse prend Toro et Zamora.

Ferdinand II d'Aragon, effrayé, lui proposa de régler l'affaire, selon les vieux usages, en un combat singulier. Alphonse, qui aurait eu le dessous opposé à un si jeune champion, exige qu'en ce cas Isabelle et Jeanne soient échangées et gardées en otage. Évidemment, Ferdinand II d'Aragon refuse.

Ferdinand II d'Aragon demanda à traiter.

Alphonse, qui se heurtait à mille difficultés, accepta, à condition qu'on lui laisse Toro, Zamora et la province de Galice.

Ferdinand II d'Aragon était près d'accepter, mais c'était compter sans le caractère de sa femme.

Pas un créneau ! " déclara énergiquement Isabelle, et cette parole devint en quelque sorte sa devise.

Ce fut Mendoza qui sauva les jeunes souverains complètement démunis, en faisant fondre quantité d'objets d'or et d'argent pieusement remis aux églises et aux monastères.

La dévotion d'Isabelle la fit hésiter, mais ce sentiment n'eut pas la force de l'autre.

Elle disposa ainsi de 30 millions de maravédis, qui lui permirent de lever une nouvelle armée, alors qu'Alphonse annonçait déjà sa victoire à Louis XI.

Il proclamait sa victoire, sans oser s'enfoncer au coeur de la Castille, voulant toujours se ménager une retraite possible vers le Portugal.

Ferdinand II d'Aragon, au contraire, allait de l'avant, s'emparait de Burgos.

Isabelle, véritable armée à elle seule, courait aussitôt y raffermir le loyalisme de ses partisans, puis se précipitait à Tolède, à Leon, à Valladolid, avant d'établir son quartier général à Tordesillas.

Le commandant de la place de Zamora livra le fort à Ferdinand II d'Aragon, qui marcha sur Toro, où le roi du Portugal venait de recevoir des renforts amenés par son fils, le prince Jean.

Ne refusez pas le combat, dit Mendoza au jeune roi, marchez contre lui [Alphonse], ayez foi en Dieu, qui tient dans ses mains toutes les victoires et qui vous la donnera si vous la méritez. "



Mariage de Jean V de Foix avec Marie d'Orléans

Jean V de Foix épouse en 1476 Marie d'Orléans, fille de Charles Ier d'Orléans et de Marie de Clèves. Leurs enfants sont :



Naissance de Jean d'Aragon

Jean d'Aragon ou d'Espagne dit Don Juan naît le 28 juin 1478, unique fils de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille.


Ferdinand II d'Aragon le Catholique Ferdinand II d'Aragon le Catholique

Mort de Jean II Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile

Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque

Ferdinand II d'Aragon Roi de Sicile et de Sardaigne

Ferdinand II d'Aragon Comte de Barcelone

Mort d'Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

François Phébus Roi de Navarre

Madeleine de France Régente du royaume de France

Jean II d'Aragon meurt le 19 janvier 1479 à Barcelone.

Éléonore Ire de Navarre, Reine titulaire, devient Reine de Navarre à part entière le 19 janvier 1479 pour quelques mois.

En 1479, Ferdinand II d'Aragon, fils Jean II d'Aragon, devient Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile.

Ferdinand II d'Aragon forme alors avec sa femme Isabelle Ire de Castille un exemple unique de double monarchie où chaque souverain garde la pleine autonomie de ses territoires propres, tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.

Éléonore Ire de Navarre ne profite guère de sa nouvelle dignité et meurt à Tudela le 12 février 1479.

François Phébus, âgé de 12 ans, hérite de sa grand-mère maternelle Éléonore Ire le trône de Roi de Navarre en 1479.

En 1479, la régence de Navarre est confiée à Madeleine de France.



Naissance de Jeanne la Folle

Jeanne de Castille ou Jeanne la Folle (Juana la Loca) naît le 6 novembre 1479 à Tolède, fille de Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire de Castille.



Naissance de Marie d'Aragon

Marie d'Aragon naît à Cordoba ou Cordoue en Espagne le 29 juin 1482, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Naissance de Catherine d'Aragon

Catherine d'Aragon naît le 15 décembre 1485, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Opération dans le Roussillon

En 1489, Gilbert de Bourbon-Montpensier opère dans le Roussillon contre les Aragonais de Ferdinand II d'Aragon.



Traité de Medina del Campo

Henri VII Tudor désire ardemment consolider son royaume par une alliance avec l'Espagne nouvellement unifiée d'Isabelle Ire la Catholique et de Ferdinand II d'Aragon. Chacun a besoin de l'assistance de l'autre face à la France, dont on appréhende une possible agression.

Le traité de Medina del Campo est signé le 27 mars 1489.

Le traité est plutôt favorable à l'Angleterre.

Une de ses clauses prévoit le mariage d'Arthur Tudor avec Catherine d'Aragon.

Henri VII étant d'une avarice sordide, les tractations durent des années, on marchande âprement :


Reddition de Grenade

Conquête du royaume de Grenade

Le 2 janvier 1492, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire la Catholique achèvent la Reconquista, 7 siècles après son début. Ils prennent le royaume de Grenade et l'évincent le dernier Roi musulman de la péninsule ibérique.



Traité de Barcelone

Cession du Roussillon et de la Cerdagne

Par le traité de Barcelone du 19 janvier 1493, Charles VIII de France abandonne à Ferdinand II d'Aragon les acquisitions de son père Louis XI : le Roussillon et la Cerdagne afin d'avoir sa pleine liberté pour concrétiser ses prétentions sur le royaume de Naples, sur Chypre et sur Jérusalem.



Prise de Capoue

Ayant rallié le parti Guelfe, Jacques de Trivulce est banni de son pays et entre au service de Ferdinand II d'Aragon.

Lors de l'expédition de Charles VIII de France, Jacques de Trivulce se joint ouvertement aux Français, leur livre Capoue en 1495.



Constitution de la Ligue de Venise

Guerre contre la Ligue de Venise

Prise de Novare

Les souverains européens, quoique payés pour leur neutralité, veulent enfermer le Roi dans ses nouvelles conquêtes, laissant ainsi la France vulnérable.

À partir de fin mars 1495, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, une coalition, la Ligue de Venise, se forme contre la France, comprenant :

François II Gonzague est nommé gouverneur général des armées vénitiennes et prend la tête des armées de la coalition.

La Ligue de Venise rend aux Français le séjour en Italie impossible.

Ludovic le More attaque Louis II d'Orléans, futur Louis XII, sur le comté d'Asti le 6 avril 1495.

Charles VIII de France fête son titre le 12 mai 1495.

Prévenu par Philippe de Commynes, Charles VIII de France prend le chemin du retour prématurément avec seulement 9 000 hommes, le 20 mai 1495.

Il fait retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège.

Ne pouvant se résoudre à abandonner totalement sa conquête, Charles VIII laisse de fortes garnisons dans les villes les plus importantes, réduisant d'autant l'effectif de son armée.

Gilbert de Bourbon-Montpensier y demeure à la tête d'une garnison française.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, reste en Lombardie avec une partie des troupes.

Il a reçu l'ordre de ne pas attaquer Ludovic le More, le duc de Milan.

Mais il ne peut résister à l'envie de s'emparer de Novare où il entre le 10 juin 1495.

Il y est très bien reçu par les habitants, mais ne pousse pas jusqu'à Milan, pourtant peu défendue et sans doute prête à l'accueillir de la même façon.



Gilbert de Bourbon-Montpensier Vice-Roi de Naples

Mort de Gilbert de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Louis II de Bourbon-Montpensier Comte de Montpensier et de Clermont

Le trône de Naples à la famille d'Aragon

Gilbert de Bourbon-Montpensier devient Vice-roi de Naples.

Les Français laissés sur les débris du royaume de Naples combattent pour en conserver la possession.

Ferdinand II d'Aragon débarque en Calabre et les assiège dans Naples.

Gilbert de Bourbon-Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France.

Ceux-ci tardent à arriver : Ludovic le More ne tient pas son engagement d'envoyer une flotte pour acheminer les troupes vers Naples et Charles VIII de France est à court d'argent.

Le coût de cette expédition en Italie aurait dû être partiellement couvert par des dons des Florentins, dons conditionnés au retour sous leur contrôle des places fortes prêtées au roi.

Ces places fortes sont finalement vendues à Lucques, Venise, Gênes ou Pise, après la trahison du commandant français en Toscane, Robert de Balsac.

Charles VIII de France se voit donc contraint à rembourser les prêts florentins et ne reçoit pas de nouveaux fonds de cette ville.

Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne.

Son armée, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manque souvent de vivres et n'a pas reçu sa solde depuis fort longtemps.

Elle se laisse enfermer par Ferdinand II d'Aragon dans la petite ville d'Atella.

Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation.

L'armée française retenue prisonnière est décimée par les fièvres et la faim.

Gilbert de Bourbon-Montpensier meurt à Pouzzoles le 15 octobre 1496 de ces fièvres.

Louis II de Bourbon-Montpensier devient Comte de Montpensier, Dauphin d'Auvergne et Comte de Clermont.



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.



Mort de Jean de Castille

Jeanne la Folle héritière de la couronne espagnole

Jean de Castille, seul fils de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille, meurt le 4 octobre 1497.

Jeanne la Folle, sa sœur devient l'héritière de la couronne espagnole.

Marguerite d'Autriche, effondrée, attend un enfant : elle accouche quelques mois après le 8 décembre 1497 d'une fille, morte-née.

Marguerite d'Autriche demeurera encore 2 ans en Espagne.



Mort de Perkin Warbeck

Mort d'Édouard Plantagenêt

Les parents de Catherine d'Aragon sont peu pressés de la voir mariée à Arthur Tudor, et, bien que le traité Medina del Campo soit signé, ils restent ouverts à d'autres possibilités.

Ferdinand II d'Aragon est même plus que prêt à rompre ce traité si tous les prétendants au trône d'Angleterre ne sont pas éliminés.

Perkin Warbeck est retenu à la tour de Londres aux côtés d'Édouard Plantagenêt.

Ils tentent de s'échapper.

Repris, le 23 novembre 1499, Perkin Warbeck est transféré à Tyburn à Londres, le lieu d'exécution des criminels anglais, où il doit lire une confession puis est pendu.

Perkin Warbeck aurait couté à Henry VII Tudor plus de £ 13.000, affaiblissant encore ses finances déjà mauvaises.

Également repris, Édouard Plantagenêt meurt le 28 novembre 1499 pendu pour trahison.

Le titre de Comte de Salisbury revient à la couronne.



Troisième guerre d'Italie

Traité de Grenade

La troisième guerre d'Italie dure de 1500 à 1504.

Tout comme Charles VIII de France, Louis XII se tourne vers le royaume de Naples.

Une fois encore, il obtient l'appui du pape Alexandre VI qui reproche à Frédéric II de Naples de s'être allié aux Turcs.

Le 11 novembre 1500, Louis XII signe dans le plus grand secret le traité de Grenade avec Ferdinand II d'Aragon pour attaquer le royaume de Naples et se le partager :

Jean II de Nicolaï accompagne Louis XII au delà des monts.


Arthur Tudor

Mariage d'Arthur Tudor avec Catherine d'Aragon

Pendant 2 ans, Arthur Tudor écrit de nombreuses lettres à sa fiancée, laquelle y répond régulièrement.

Les lettres sont écrites sur les recommandations de leurs tuteurs respectifs et leur ton est plus poli que passionné.

C'est bien à contrecœur et en ayant encore atermoyé pendant des mois que Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire de Castille se résolvent à laisser partir Catherine d'Aragon, leur fille, pour l'Angleterre.

Le 21 mai 1501, Catherine d'Aragon quitte l'Alhambra de Grenade.

Le 27 septembre 1501, sa flottille met la voile vers l'Angleterre au départ de La Corogne.

Catherine ne reverra plus jamais le ciel d'Espagne.

Après une traversée tumultueuse, l'infante débarque à Plymouth le 2 octobre1501.

Le couple se rencontre pour la première fois au manoir de Dogmersfield, dans le Hampshire.

Arthur écrit à son beau-père et à sa belle-mère qu'il sera un époux bon et aimant, il dit plus tard à ses parents qu'il est très heureux de voir le visage de sa ravissante épouse.

Quant à Henri VII Tudor, il admire beaucoup sa beauté autant que ses manières agréables et distinguées.

Le 12 novembre 1501, la princesse fait son entrée dans la capitale, au milieu des acclamations et d'un concours de peuple qui est qualifié de si grand que jamais on n'eut rien vu de tel en Angleterre.

Arthur Tudor épouse à la Cathédrale Saint-Paul le 14 novembre 1501 Catherine d'Aragon.

Les souverains espagnols payent aussitôt la moitié de la dot comme convenu, soit 100 000 couronnes.

À la fin des festivités, les jeunes époux sont mis au lit par la cour.

Les deux jeunes mariés partent sans tarder pour le château de Ludlow, résidence officielle du prince de Galles, aux confins des marches galloises.

Les appartements sont tristes et froids aménagés dans une tour de l'imposante forteresse développée autour de son donjon.

Le prince de Galles vient y présider le conseil du pays de Galles et des marches, établi par Henri VII Tudor pour amortir l'action de la noblesse locale.



Jean II de Nicolaï Grand chancelier de Naples

Entrée de Louis XII dans Gênes

L'accord entre Louis XII et Ferdinand II d'Aragon prend fin en début 1502.

Français et Espagnols n'attendant qu'un faux mouvement de l'autre pour se déclarer la guerre.

Louis XII nomme Jean II de Nicolaï Grand chancelier de Naples en 1502, et lui confie le gouvernement civil.

En juin 1502, Français et Espagnols ne s'entendent pas sur le partage du royaume de Naples.

Commence une guerre confuse menée par Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, et le général Gonzalve de Cordoue

De juillet à septembre 1502, Louis XII fait un voyage en Italie, sans aller dans le Sud.

Charles II d'Amboise, Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené accompagnent Louis XII lors de son entrée solennelle dans Gênes le 26 août 1502.



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Stuart d'Aubigny sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.



Batailles Cérignole

Mort de Louis d'Armagnac

Dans le cadre de la troisième guerre d'Italie, la bataille de Cérignole ou Cerinola ou Cerignola, petite ville Italienne dans le Comté d'Apulie (Royaume de Naples), oppose les armées françaises et espagnoles.

La bataille de Cérignole se déroule le 28 avril 1503.

L'armée française est commandée par Louis d'Armagnac, à la tête de 9 500 hommes et de 26 pièces d'artillerie.

Elle est organisée comme une armée médiévale :

L'armée espagnoles, commandée par Gonzalve de Cordoue, surnommé le Gran Capitán, comprend :

Gonzalve de Cordoue, connaissant le goût des Français pour la charge de la cavalerie lourde, décide de les attirer vers ses troupes retranchées derrière des fosses et des clôtures.

La cavalerie espagnole simule une charge mais bat en retraite rapidement, incitant la cavalerie française à se lancer à sa poursuite.

Les Français tombent dans le piège et se précipitent vers l'ennemi jusqu'à arriver à portée de tir des arquebuses et de l'artillerie.

La cavalerie française essaie de contourner l'obstacle du fossé et du talus par la gauche mais sont mitraillés pendant le mouvement.

Louis d'Armagnac tombe sous les tirs ennemis.

Le reste de l'armée française entre en action et, bien que l'artillerie espagnole soit brutalement anéantie par l'explosion de la réserve de munitions, les fantassins sont décimés par les tirs d'arquebuse.

Les arquebusiers espagnols finissent pas être menacés par l'avancée des fantassins français et doivent se retirer, pour laisser le champ libre aux piquiers allemands, qui finissent par repousser leurs assaillants suisses et gascons.

Gonzalve de Cordoue donne l'ordre de l'assaut final à l'ensemble de ses troupes.

Sa cavalerie légère met en fuite la cavalerie française et se joint aux autres unités pour submerger ce qu'il reste de l'infanterie française, qui finit par se rendre.

La bataille n'a duré qu'à peine une heure.

Les Français perdent 3 764 morts, les Espagnols 100 hommes.

Cette bataille caractérise un tournant dans l'organisation des armées et la conduite de la guerre.

C"est la première bataille pendant laquelle les arquebusiers tiennent un rôle majeur et l'organisation adoptée par Gonzalve de Cordoue, sur la base de coronelías, prépare la création des fameux tercios de l'armée espagnole.

En moins d'une semaine, les Espagnols s'emparent de la Capitanate et de la Basilicate, causes du litige.

Par la vigueur de son administration et l'énergique résistance qu'il oppose jusqu'au dernier instant aux progrès des Espagnols, Jean II de Nicolaï justifie la confiance du roi.

Le 6 mai 1503, Gonzalve de Cordoue entre dans Naples qui jure fidélité à Ferdinand II d'Aragon.

Le 12 juin 1503, Gonzalve de Cordoue force les Français à abandonner Naples.

En juillet 1503, Louis XII se hâte d'envoyer une armée de secours aux ordres de Louis II de La Trémoïlle qui passe les Alpes et fait route vers le Sud de l'Italie.

Mais le 13 juillet 1503, alors qu'il tient un conseil de guerre à Parme, Louis II de La Trémoïlle est terrassé par une attaque de fièvre, probablement une atteinte de paludisme, et manque de mourir.



Capitulation de Gaète

Trêve de Lyon

Malgré les prouesses des chevaliers français, Gaète capitule le 1er janvier 1504.

Le 31 mars 1504, Louis XII accepte de signer une trêve de 3 ans à Lyon, reconnaissant les droits de Ferdinand II d'Aragon sur le royaume de Naples.



Traité de Blois

Louis XII confirmé Duc de Milan

Ferdinand II d'Aragon Roi des Deux-Siciles

Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Sous l'influence d'Anne de Bretagne et conformément aux engagements pris lors des accords de Lyon d'avril 1503, Louis XII signe le traité de Blois le 22 septembre 1504 dans lequel :

Ferdinand II d'Aragon unit le royaume de Naples et de Sicile à la monarchie d'Espagne.

Il est Roi des Deux-Siciles sous le nom de Ferdinand Ier.

Louis XII se laisse convaincre de fiancer sa fille Claude de France à Charles Quint.

Anne de Bretagne considère que l'indépendance de la Bretagne est mieux sauvegardée par un mariage autrichien que par un français.

Ce traité est extrêmement dangereux pour la France, car le pays serait dépecé si Louis XII n'avait pas d'héritiers.

Charles Quint est le petit-fils de l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, premier mari d'Anne de Bretagne.

Par ce même traité, Germaine de Foix, fille de Marie d'Orléans, sœur du roi de France, doit épouser Ferdinand II d'Aragon.

Louis XII ainsi cède à sa nièce ses droits sur le trône de Naples.

A noter qu'un dernier accord, resté secret, prévoit la mise en place d'une ligue entre le pape Jules II, Louis XII et Maximilien Ier de Habsbourg contre Venise.


Philippe Ier le Beau

Mort d'Isabelle Ire de Castille

Philippe Ier le Beau Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade

Isabelle Ire de Castille meurt le 26 novembre 1504 à Medina del Campo.

On affirme que lorsque Isabelle meurt, son mari Ferdinand II d'Aragon demande la main de la clarisse : sœur Jeanne la Beltranéja.

Elle lui la refuse.

Par son testament, la Castille est soumise à la régence de son époux, le Roi Ferdinand d'Aragon, jusqu'à ce que le prince Charles ait atteint l'âge de 20 ans.

Cette clause est justifiée par l'incapacité de l'infante Jeanne (dite Jeanne la Folle, la mère de Charles Quint).

Ferdinand II qui continue à régner sur l'Aragon, essaie de mettre la main sur la régence de la Castille mais les nobles qui ne l'aiment pas et le craignent, l'obligent à y renoncer.

En 1504, l'archiduc Philippe Ier le Beau refuse de reconnaître le testament, et se fait proclamer Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade, et prince d'Aragon et des Deux-Siciles.

Il est le fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne.


Germaine de Foix

Mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Germaine de Foix

Ferdinand II d'Aragon est veuf d'Isabelle Ire la Catholique.

Une dispense est accordée par Louis II d'Amboise, Évêque d'Albi.

Ferdinand II d'Aragon épouse le 19 octobre 1505 Germaine de Foix, fille de Jean V de Foix et de Marie d'Orléans. Leur enfant est :

Louis Malet de Graville est témoin à ce mariage.

La noce est célébrée, au château de Blois conformément aux accords de paix signés entre Louis XII et Ferdinand II d'Aragon dans le traité de Blois.

Le roi de France cède à sa nièce les droits dynastiques sur le Royaume de Naples et lui concède le titre de roi de Jérusalem, droits qui doivent revenir à la France si le mariage reste sans descendance.

En échange, Ferdinand II d'Aragon s'engage à désigner comme héritier le possible fils de ce mariage.

La célébration de ces noces provoque la colère des nobles de Castille, qui le voit comme une manœuvre de Ferdinand II d'Aragon pour empêcher que Philippe Ier le Beau et Jeanne la Folle héritent de la Couronne d'Aragon.



Mort de Philippe Ier le Beau

Charles Quint Roi de Castille et des Pays-Bas

Charles Quint Comte de Bourgogne

Ferdinand II d'Aragon Régent de Castille

Philippe Ier le Beau meurt à Burgos le 25 ou le 26 septembre 1506, apparemment d'une fièvre typhoïde.

En 1506, Charles Quint hérite :

Les États généraux des Pays-Bas repoussent l'offre de tutorat du Roi de France Louis XII.

Ils offrent la tutelle et la régence à l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, grand-père de Charles Quint, qui accepte.

Du fait de la maladie de Jeanne la Folle, Ferdinand II d'Aragon assure la régence de Castille au nom de son petit-fils Charles Quint qu'il parvient à faire reconnaître comme Roi de Castille en parallèle avec Jeanne la Folle qui conserve le titre jusqu'à sa mort.



Quatrième guerre d'Italie

Traité de Cambrai

Ligue de Cambrai

Louis XII admet Étienne de Poncher dans son conseil.

Étienne de Poncher a le courage de combattre la colère aveugle de Louis XII contre les Vénitiens et de s'opposer à la ligue de Cambrai.

Le traité de Cambrai est signé le 10 décembre 1508 et débouche sur la quatrième guerre d'Italie qui durera de 1508 à 1513.

La ligue de Cambrai est une coalition militaire dirigée contre Venise. Elle regroupe :

Jean de Ganay assiste, en 1508, à l'acte de serment fait par Louis XII de France de respecter le traité de Cambrai.



Naissance et Mort de Jean d'Aragon

Jean d'Aragon naît le 3 mai 1509, fils de Ferdinand II d'Aragon et de Germaine de Foix. Sa naissance suppose la séparation des royaumes de Castille et d'Aragon mais il meurt au bout de quelques heures.


Catherine d'Aragon

Mariage de Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon

Henri VIII Tudor épouse à l'Église Greyfriars de Greenwich le 7 juin 1509 Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille. Leurs enfants sont :



Campagne contre le Pape

Excommunication d'Alphonse Ier d'Este

Mais les ententes évoluent rapidement.

Inquiet des progrès de Louis XII, Jules II manifeste sa volonté de chasser d'Italie les étrangers et se retourne alors contre la France.

Le soutien de l'Angleterre est donc très important pour lui.

Après la restitution de Faenza et de Ravenne, Jules II se réconcilie avec Venise. Le 24 février 1510, il lève l'excommunication de Venise.

Alphonse Ier d'Este est excommunié et déclaré théoriquement déchu de ses possessions pour ne pas vouloir adhérer à la paix conclue par Jules II avec Venise.

Les Vénitiens reprenant progressivement leurs territoires sur la Terre Ferme.

En septembre 1510, Jean de Ganay préside le concile de Tours qui essaie de régler le différent entre le pape Jules II et Louis XII de France.

Louis XII commence la lutte contre Jules II en suscitant contre lui toute une campagne de pamphlets.

Louis XII convoque un concile à Pise, destiné à destituer le pape.

Les suisses, précédemment alliés des français, se mettent au service du pape et entre en Italie.

Jules II s'allie avec le cardinal de Sion, Matthieu Schiner, adversaire des Français, qui agit sur les cantons suisses.

En octobre 1510, la guerre éclate entre les français et la papauté.

Ferdinand II d'Aragon, Henri VIII Tudor et le pape s'en prennent au Duc de Ferrare, ami des français.

Bayard combat les armées du pape et tente d'enlever le pape Jules II.



Charles III de Bourbon Gouverneur du Languedoc

Invasion de la Navarre par le Duc d'Albe

Jacques II de Chabannes au secours de Jean III d'Albret

Intégration de la Haute-Navarre au royaume de Castille

En 1512, Louis XII fait Charles III de Bourbon Gouverneur du Languedoc.

Ferdinand II d'Aragon prend prétexte de l'ascendance de son épouse Germaine de Foix pour revendiquer la couronne de Navarre.

Ferdinand II d'Aragon fait envahir Pampelune par Fadrique Álvarez de Toledo y Enríquez de Quiñones, deuxième Duc d'Albe, en 1512 puis toute la Navarre au Nord comme au Sud.

Rentré en France à l'automne 1512, Jacques II de Chabannes est envoyé dans les Pyrénées au secours de Jean III d'Albret.

Louis XII envoie Charles III de Bourbon combattre Ferdinand II d'Aragon.

Jean III d'Albret de Navarre perd ses territoires au-delà des Pyrénées. La Haute-Navarre et une partie de la Basse-Navarre sont annexées par le royaume de Castille.

L'Espagne achève ainsi son unité.

L'usurpation est sanctionnée par une bulle du pape Jules II.



Ferdinand II d'Aragon Comte de Roussillon et de Cerdagne

Ferdinand II d'Aragon devient Comte de Roussillon et de Cerdagne en 1513.



Ligue de Malines

Les vénitiens ont peur d'une trop grande influence de la papauté et des espagnols. Aussi souhaite-t-elle partager le nord de l'Italie avec la France. Léon X est contre cette répartition.

Le pape Léon X constitue la Ligue de Malines le 5 avril 1513. Il resserre les liens entre :

Ses objectifs sont :

Elle prévoit l'invasion de la France dans les 2 mois.


Charles Quint

Mort de Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon et de Sicile

Jeanne la Folle Reine d'Aragon et de Castille

Charles Quint Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne

Charles Quint Roi de Sicile

Au cours des deux années précédentes, Ferdinand II d'Aragon aurait pâti de problèmes de santé, dont l'origine serait la prise d'herbes lui permettant d'espérer une descendance de Germaine de Foix.

Ferdinand II d'Aragon le Catholique meurt le 23 ou 25 janvier 1516 à Madrigalejo.

Ferdinand II d'Aragon laisse à Germaine de Foix dans son testament des rentes annuelles de plus de 50 000 florins, un usufruit de veuvage qui serait annulé en cas de remariage.

Dans sa dernière lettre à son petit-fils Charles Quint, Ferdinand II d'Aragon lui recommande de ne pas abandonner sa veuve et de s'assurer du respect de son testament.

Jeanne la Folle devient reine d'Aragon et de Castille sous le nom de Jeanne Ire.

Cependant sa santé l'empêche d'exercer le pouvoir.

En 1516, Ferdinand II d'Aragon laisse un empire immense à son petit-fils Charles Quint.

Charles Quint devient Roi de Castille, conjointement avec sa mère.

Il hérite aussi de l'Aragon, la Haute-Navarre, Grenade, Naples, la Sicile, la Sardaigne, les Baléares, Malte et les possessions espagnoles en Amérique.

Les couronnes de Castille et d'Aragon sont définitivement unies et forment le royaume d'Espagne.

Charles Quint prend le titre de Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne sous le nom de Charles Ier d'Espagne mais il est surtout connu sous le nom de Carlos Quinto en Espagne et en Amérique latine.

Il est roi de Sicile sous le nom de Charles IV

Germaine de Foix part vivre en Castille.



Traité de Vervins

Accablé par de nombreux revers, les armées de la Ligue et d'Espagne s'épuisent progressivement. La France et l'Espagne sont à bout de force.

Nicolas Brûlart de Sillery négocie le traité de Vervins qui est signé le 2 mai 1598 à Vervins dans l'Aisne entre Henri IV de France et Philippe II d'Espagne, mettant fin à la guerre avec l'Espagne.

Il confirme les clauses du traité franco-espagnol de Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559 entre Philippe II d'Espagne et Henri II de France, en y ajoutant diverses clauses nouvelles fixant les limites entre l'Espagne et la France.

Clément VIII contribue beaucoup à cette paix.

Philippe II d'Espagne restitue à la France la plupart des places conquises en France et abandonne la Belgique.

Henri IV de France se refuse toutefois à entériner l'annexion de la Navarre espagnole, réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole. Malgré près de 40 ans de guerre civile en France, elle n'a pu s'imposer :

Philippe II d'Espagne décide d'octroyer leur indépendance aux Pays-Bas avec à leur tête Albert VII de Habsbourg lequel doit épouser Isabelle Claire Eugénie d'Espagne, sa fille.

Une clause du traité stipule que si le couple s'éteint sans descendance, les Pays-Bas redeviendront possession espagnole.

Or, il semble qu'Albert soit dans l'impossibilité physique d'engendrer.

Cette indépendance n'est qu'un tour de passe-passe politique permettant aux Pays-Bas de retrouver la paix avant de retourner dans le giron Espagnol.


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