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Événements contenant la ou les locutions cherchées



951 événements affichés, le premier en 923 - le dernier en 1966



Ferdinand Gonzalez Comte de Castille

En 923, Ferdinand Gonzalez, fils de Gonzalo Fernández, devient Comte de Castille.

Vers 900, Hugues d'Arles poursuit son instruction au monastère de Saint-Chef. Devenu comte de Provence, en reconnaissance, Hugues d'Arles fait en 923 une donation importante à l'abbaye.



Mariage de Sancho II Garcés de Navarre avec Urraca de Castille

Sancho II Garcés de Navarre épouse en 962 Urraca de Castille, fille de Ferdinand, Comte de Castille. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand Gonzalez Comte de Castille

García Ier Fernández Comte de Castille

Ferdinand Gonzalez meurt en 970. En 970, García Ier Fernández, fils de Ferdinand Gonzalez, devient Comte de Castille.



Mariage de Sanche Ier de Castille avec Urraca de Salvador

Sanche Ier de Castille épouse en 994 Urraca Gomez de Saldanha ou Urraca de Salvador de Castille (morte en 1025), fille de Gomez Diez, Comte de Saldanha, et de Muniadona de Castille.

Leurs enfants sont :



Mariage de Sanche III de Navarre avec Munie Elvire Sánchez

Sanche III de Navarre épouse en 1012 Munia Elvira ou Munie Elvire Sánchez, Comtesse de Castille, fille de Sanche, Comte de Castille, et d'Urraca Gomez de Saldanha.

Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand Ier de Castille

Fernando ou Ferdinand Ier de Castille, dit le Grand ou Magno, naît en 1013 ou vers 1016, fils de Sanche III de Navarre et de Munie Elvire Sánchez, Comtesse de Castille.



Mariage d'Alphonse V le Noble avec Elvira Mendes de Portugal

Alphonse V le Noble épouse en 1014 Elvira Mendes de Portugal. Leurs enfants sont :



Munie Elvire Sánchez Comtesse de Castille

En 1029, Munie Elvire Sánchez de Castille, sœur de García II Sánchez, mariée à Sanche III de Navarre, Roi de Navarre devient Comtesse de Castille.

En 1029, Ferdinand Ier le Grand, fils de Munie Elvire Sánchez, devient Comte de Castille.



Mariage Ferdinand Ier le Grand avec Sancie Afonso de León

Fernando ou Ferdinand Ier le Grand épouse en 1032 ou 1033 Sancie Afonso de León. Leurs enfants sont :



Mort de Sanche III de Navarre Roi d'Aragon et de Navarre

Ferdinand Ier le Grand Roi de Castille

Garcia IV de Navarre Roi de Navarre

Ramire Ier d'Aragon Roi d'Aragon

Gonzalo souverain de Sobrarbe et Ribagorza

Sanche III de Navarre meurt assassiné le 18 octobre 1035.

Ses possessions sont partagées entre ses quatre fils :

Gonzalo transfère ses droits à son frère Ramire Ier d'Aragon et l'État de Sobrarbe et Ribagorza se fond bientôt dans le royaume d'Aragon, dont l'origine date de ce partage.

Ramire Ier d'Aragon est le premier roi d'Aragon.



Bataille de Támara

Mort de Bermude III de León

Ferdinand Ier le Grand Roi de Castille, de León et de Galice

Bermude III de León veut reprendre les territoires que lui a pris Sanche II le Grand.

Bermude III de León veut reprendre les places qu'il à données à Ferdinand Ier le Grand avec la main de Sancie Afonso de León, sa sœur.

En 1037, Ferdinand Ier le Grand bat l'armée de Bermude III de León à Támara.

Bermude III de León meurt dans la bataille en 1037.

En lui finit la dynastie des rois de León.

Revendiquant le trône en invoquant le droit de succession de son épouse, Ferdinand Ier de Castille est couronné roi de León en 1037.

La province de León s'ajoute au royaume de Castille.



Naissance de Sanche II le Fort

Sanche II de Castille, dit Sanche II le Fort, naît, vers 1037, fils de Ferdinand Ier le Grand et de Sancha de León.



Naissance d'Alphonse VI de Castille

Alfonso ou Alphonse VI de Castille surnommé le Vaillant naît en 1039 ou 1040, fils de Ferdinand Ier le Grand et de Sancie Afonso de León.



Naissance de Garcia II de Castille

Garcia II de Castille naît vers 1042, fils de Ferdinand Ier le Grand et de Sancie Afonso de León.



Naissance de Garcia de Castille

Garcia de Castille naît vers 1042, fils de Ferdinand Ier le Grand et de Sancie de León.



Bataille d'Atapuerca

Mort de Garcia IV de Navarre Roi de Navarre

Sanche IV Garcia de Navarre Roi de Navarre

Le 1er septembre 1054, Ferdinand Ier le Grand remporte la victoire sur les Navarrais, à Atapuerca près de Burgos. Ferdinand Ier le Grand tue son frère, Garcia IV de Navarre, au cours de la bataille.

La Navarre s'ajoute au royaume de Castille.

En 1054, Sanche IV Garcia de Navarre devient Roi de Navarre.



Conquête de la Nouvelle-Castille

En 1058, Ferdinand Ier le Grand est à l'origine d'une série de guerres contre les Maures, se lançant à la conquête de ce qui allait devenir la Nouvelle Castille :



Transfert des restes de Saint Isidore

Abbad II respectueux de la foi chrétienne, autorise à Ferdinand Ier le Grand en 1063 le transfert, de Séville à León, des restes de saint Isidore, le grand docteur de l'Église wisigothique des VIe et VIIe siècles. Sur mandat de Ferdinand Ier, les évêques léonais et asturiens, Alvito et Ordoño, viennent chercher à Séville les reliques du saint docteur qui sont transférées dans l'église San Juan de León, désormais appelée San Isidoro.



Croisade de Barbastro

Siège de Graus

Bataille de Graus

Mort de Ramire Ier d'Aragon Roi d'Aragon

Sanche Ier Ramirez Roi d'Aragon

Prise de Barbastro

Ermengol III d'Urgell Seigneur de Barbastro

En 1063, la pape Alexandre II transforme la Reconquista en guerre sainte.

Il la la présente comme une urgence de la chrétienté.

Il octroie une indulgence plénière aux soldats qui y participeraient.

La croisade de Barbastro est un épisode de la Reconquista, mais le caractère international de son armée, ainsi que le soutien de la papauté en font un prélude aux Croisades.

Les maigres sources concernant cette croisade sont les récits d'Amatus of Montecassino et d'Ibn Hayyan.

La Reconquista est également prêchée en Bourgogne, avec le soutien de l'abbé Hugues de Cluny, frère de Thomas de Chalon.

Cette participation clunisienne est probablement le résultat des tentatives de Ferdinand Ier de Castille d'introduire la réforme clunisienne en Espagne.

Une importante armée, composée de combattants, venant de toute la chrétienté occidentale, débute le siège de Barbastro en 1063. Elle est composée :

Èbles II de Montdidier participe à cette expédition.

Guillaume VIII d'Aquitaine conduit son armée à travers les Pyrénées en passant par Somport et fait la jonction avec l'armée catalane à Gérone.

L'armée complète prend Graus, qui a d'abord résisté à deux assauts.

Ramire Ier d'Aragon meurt le 8 mai 1063 ou le 8 juin 1064 au cours du siège de Graus près de Huesca.

Sanche Ramirez ou Sancho Ramírez est le fils de Ramire Ier d'Aragon et de Gilberge de Cousserans.

Sanche Ramirez devient Roi d'Aragon sous le nom de Sanche Ier Ramirez.

L'armée croisée marche sur Barbastro, qui fait alors parti du taïfa de Lérida, dirigé par al-Muzaffar.

Pour empêcher l'armée chrétienne de progresser, les musulmans pratiquent la tactique de la terre brulée.

La cité, qui n'a pas de secours depuis Lérida, et dont l'approvisionnement en eau est coupé, est assiégée et rapidement prise.

Les croisés pillent et saccagent la ville sans aucune pitié.

On a dit que 50 000 musulmans sont tués.

Le butin des croisés est considérable.

Amaury IV de Thouars part assister Guillaume VIII d'Aquitaine le pour se battre contre les Sarrazins en Espagne. Amaury IV de Thouars participe à la prise de Barbastro et en ramène un riche butin dans sa ville de Thouars.

Les chroniques mentionnent la capture de nombreuses femmes musulmanes ainsi que nombres de trésors.

Ermengol III d'Urgell reçoit la garde de la cité de Barbastro, qui vient d'être conquise par les troupes chrétiennes.

Volontairement grossi par les clunisiens, la prise de Barbastro eu un retentissement énorme dans la chrétienté. Auparavant, les chevaliers qui venaient combattre les Maures en Espagne le faisaient à titre individuels et se plaçaient sous l'autorité d'un roi ou prince local. C'est la première fois qu'une armée franchit les Pyrénées dans ce but. Cette expédition et de ce fait considérée comme un prélude aux Croisades, qui débutent une trentaine d'années plus tard.

Les troupes, chargées de butins et Guillaume VIII d'Aquitaine, pressé de revenir en ses terres, en tirent prétexte pour faire demi-tour et l'expédition tourne court.



Reconquête définitive de Coimbra sur les musulmans

Ferdinand Ier le Grand s'illustre par ses victoires contre les Maures, auxquels il enlève Coimbra, en 1064.

En 1064, les Chrétiens commandé par Fernand Le Gros de León reprennent Coimbra.



Mort de Ferdinand Ier le Grand Roi de Castille, de León et de Galice

Sanche II le Fort Roi de León et de Castille

Garcia II de Castille Roi de Galice

Garcia II de Castille Comte de Portugal

Nuno II Menéndez Roi de Galice et de Portugal

Avant de mourir, Fernando Magno, Ferdinand Ier le Grand partage ses États entre ses 3 fils et ses 2 filles, ouvrant une lutte fratricide. Ferdinand Ier le Grand meurt le 2 novembre 1065.

Sanche II le Fort, soutenu par le bras armé de Rodrigo Díaz de Bibar, écrase l'armée d'Alphonse VI de Castille, son frère, qui trouve refuge auprès du roi musulman de Tolède.

En 1065, Sanche II le Fort devient roi de León. Sanche II le Fort veut dépouiller ses frères et ses sœurs de leur héritage.

En 1065, Garcia II de Castille devient Roi de Galice et Comte de Portugal en 1065.

Un Royaume de Galice et de Portugal est constitué en 1065 par le comte de Portugal Nuno II Menéndez, qui déclare son indépendance profitant des dissensions provoquées par les guerres entre les fils de Ferdinand.



Mariage d'Alphonse VII le Bon avec Bérengère de Barcelone

Alphonse VII le Bon épouse à Saldana en Espagne le 17 novembre 1128 Bérengère de Barcelone, fille de Raymond-Bérenger III de Barcelone et de Douce Aldonza Ire de Provence. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II de León

Ferdinand II de León ou de León naît en 1137, fils d'Alphonse VII le Bon et de Bérengère de Barcelone.


Mathilde de Savoie

Mariage d'Alphonse Ier le Conquérant avec Mathilde de Savoie

Alphonse Ier le Conquérant, Roi de Portugal, épouse en 1146 Mathilde de Savoie. Leurs enfants sont:



Mort d'Ermengol VI d'Urgell

Ermengol VII d'Urgell Comte d'Urgell

Ermengol VI d'Urgell meurt en Castille le 28 juin 1154.

Ermengol VII d'Urgell devient Comte d'Urgell en 1154.

Le comté d'Urgell est entouré de royaumes chrétiens.

Il se voit ainsi sans possibilité d'expansion territoriale, dans le cadre de la Reconquista.

Ermengol VII d'Urgell se consacre plus à ses possessions catalanes, qu'il tient de Maria Perez Ansúrez, Dame de Valladolid, sa grand-mère paternelle,.

Il vit la plus grande partie de son règne comme vassal de Ferdinand II de León

Il est son intendant et tient pour lui plusieurs châteaux de l'Estrémadure léonais.



Reprise d'Almeria par les Almohades

Mort d'Alphonse VII le Bon Empereur d'Espagne, Roi de León, de Galice et de Castille

Sanche III le Désiré Roi de Castille et de Tolède

Ferdinand II de Léon Roi de León et de Galice

En 1157, les Almohades réduisent l'enclave Castillane d'Almeria.

En portant secours à cette ville, Alphonse VII le Bon meurt à Fresneda (Huelva) le 21 août 1157 ou le 8 septembre 1157, dans la passe de Muradel lors du passage de la Sierra Morena.

La succession est difficile et le León se sépare de la Castille.

Sanche III le Désiré devient Roi de Castille et de Tolède en 1157.

Sanche III le Désiré renonce au León, qu'il laisse à son frère cadet Ferdinand II de Léon qui devient Roi de León et de Galice en 1157.



Mort de Sanche III le Désiré Roi de Castille et de Tolède

Alphonse VIII le Noble Roi de Castille, de León et de Tolède

Ferdinand II de Léon Régent du royaume de Castille

Sanche III meurt le 31 août 1158 à Tolède.

Alphonse VIII le Noble devient Roi de Castille, de León et de Tolède en 1158, à l'âge de 3 ans.

L'enfant-roi est alors un enjeu entre les deux partis nobiliaires qui se disputent le pouvoir, les Lara et les Castro.

Ferdinand II de Léon, son oncle et tuteur, réclame la régence, ce qui conduit à une quasi-guerre civile.

Ferdinand II de Léon apaise les troubles causés en Castille par la rivalité des Castro et des Lara.

Alphonse VIII le Noble est sauvé par un écuyer de la maison royale qui l'emmène dans les villes loyales du nord de la Castille, San Esteban de Gormaz et Ávila.

Alphonse VIII le Noble doit reconquérir son royaume par la force dès son adolescence.

Il reconquiert par surprise la capitale Tolède des mains des Lara.



Fiançailles d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Mathilde de Portugal

Mort de Mathilde de Portugal

Le 10 janvier 1160 ou 1159, Raymond-Bérenger IV de Barcelone rencontre Alphonse Ier le Conquérant dans le village de Santa María del Palo, près de Tuy.

Le 30 janvier 1160, Raymond-Bérenger IV de Barcelone négocie le mariage d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Mathilde de Portugal.

Selon certaines sources, Mathilde de Portugal meurt en 1160, ce qui rend le mariage impossible.

Selon d'autres sources, Ferdinand II de Léon, aurait convaincu Pétronille d'Aragon, après la mort de Raimond Bérenger IV, d'annuler le mariage.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Urraque de Portugal

Ferdinand II de Léon épouse en 1165 Urraque de Portugal, fille d'Alphonse Ier le Conquérant et de Mathilde de Savoie. Leur enfant est :



Naissance d'Alphonse IX de León

Alphonse IX de León naît en 1166 (selon le Grand Larousse encyclopédique) ou le 15 août 1171 (selon l'Encyclopedia Britannica de 1911), fils de Ferdinand II de Léon et d'Urraque de Portugal.



Siège de Badajoz

En 1169, Ferdinand II de Léon prête main forte à la ville musulmane de Badajoz assiégée par les Portugais de Gérard Sans Peur.

Les templiers refusent de soutenir la politique belliqueuse du Roi du León vis à vis du jeune Royaume du Portugal, et donc vis à vis de Chrétiens aux prises avec des musulmans. En conséquence, l'Ordre du Temple intervient pas en León-Castille alors que sa sa vitalité est grande en Aragon-Catalogne et au Portugal.



Fondation de l'Ordre de Santiago

En 1170, sous le roi Ferdinand II de Léon, un chevalier, Pedro Fernandez, avec une douzaine de compagnons, décide de fonder une milice analogue à celle de Calatrava. Cette confrérie de chevaliers, toujours à la pointe du combat, s'établie d'abord à Cacerès, en Estrémadure. Le besoin de posséder une règle se faisant sentir, ils s'adressent aux chanoines réguliers du monastère de Santa Maria de Loyo. La communauté de chanoines est absorbée par la milice et son prieur devient le chef spirituel des chevaliers. Un couvent est fondé dans à Cacerès. L'archevêque de Compostelle donne à Pedro Fernandez la bannière de Saint Jacques conservée dans la cathédrale, faite d'étoffe rouge sur laquelle est brodée l'image de l'apôtre Saint Jacques tueur de Maures (Matamoros) à cheval et brandissant une épée. C'est pouquoi l'Ordre est aussi appelé Ordre de Saint-Jacques de l'Épée.


Aliénor d'Angleterre et Alphonse VIII le Noble concédant le château et la ville d'Uclés à l'Ordre militaire de Santiago. Miniatura del Tumbo Menor de Castilla. Archivo Historico National.Madrid

Implantation de l'Ordre de Santiago à Uclés

La perte de Cacerès, oblige les chevaliers de l'Ordre de Santiago à chercher un refuge. Ils veulent s'établir, contre la volonté du roi de León, dans la place forte de Castrotorafe dont la situation leur permet de prendre pied au Portugal, où le roi Alphonse Ier le Conquérant désire leur confier des commanderies. Ferdinand II de Léon, furieux, annule toutes ses donations.

Le 6 janvier 1174, maître, prieur, chevaliers et chanoines, escortés de l'archevêque de Compostelle, derrière la bannière déployée de Santiago, viennent demander asile, à León, au roi Alphonse VIII le Noble de Castille qui leur donnent la place d'Uclés cédée par les hospitaliers de Saint-Jean. L'Ordre de Santiago s'y organise définitivement.

(Aliénor d'Angleterre et Alphonse VIII le Noble concédant le château et la ville d'Uclés à l'Ordre militaire de Santiago. Miniatura del Tumbo Menor de Castilla. Archivo Historico National.Madrid)

L'Ordre rassemble des clercs qui suivaient la règle de saint Augustin et des séculiers qui assument les missions militaires. Il est dirigé par un maître assisté de deux commandeurs, l'un pour la Castille, l'autre pour le León, et par trois prieurs, des clercs chargés de la direction spirituelle. Les chevaliers pouvent être mariés, et remplacent alors le voeu de chasteté par celui de fidélité conjugale. Cette particularité unique attire la noblesse que rebute l'austérité de la règle de Calatrava conçue pour des moines. L'Ordre de Santiago a comme finalité la défense de la Foi Chrétienne dans la lutte contre l'Islam.



Mariage d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Sancie de Castille

Alphonse-Raymond II le Chaste épouse dans la cathédrale Saint-Sauveur de Saragosse le 18 janvier 1174 Sancha ou Sancie de Castille dite la Jeune, fille Alphonse VII le Bon et de Richilde de Pologne. Leurs enfants sont :



Mariage de Sanche Ier le Colonisateur avec Douce d'Aragon

Un accord est scellé entre Portugal et l'Aragon, par le mariage du prince héritier de Portugal avec l'infante d'Aragon.

Le royaume d'Aragon reconnaît ainsi le Portugal.

Sanche Ier le Colonisateur épouse en 1174 Douce d'Aragon (1152-1er septembre 1198), fille de Raymond-Bérenger IV de Barcelone et de Pétronille d'Aragon. Leurs enfants sont :



Divorce de Ferdinand II de Léon et d'Urraque de Portugal

Ferdinand II de Léon et Urraque de Portugal divorcent en 1175.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Thérèse Nunez Perez de Lara et Trastamare

Ferdinand II épouse en 1176 Thérèse Nunez Perez, Dame de Lara et Trastamare, fille de Nuno, Seigneur de Lara, et de Thérèse de Trava. Leur enfant est :



Mariage d'Alphonse VIII le Noble avec Aliénor d'Angleterre

Alphonse VIII le Noble épouse à la cathédrale de Burgos en 1176 ou en septembre 1177 Aliénor d'Angleterre, fille d'Henri II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine. Leurs enfants sont :

La dote de Aliénor d'Angleterre est constituée du duché de Gascogne.

De nombreux Gascons suivent Aliénor en Castille.



Siège et prise de Cuenca

Rencontre de Alphonse VIII le Noble, Ferdinand II de Léon et Alphonse-Raymond II le Chaste

La trêve conclue en 1173 étant rompue par le Raid sur Uclès et Alharilla, Rodrigo Jiménez de Rada assiége la place arabe de Cuenca.

Les habitants de Cuenca appelent le calife à leur secours… mais en vain. D'autre part, une épidémie originaire du Maroc perturbe le système défensif Almohade, et aucun renfort ne parvint donc à la ville assiégée.

Les armées Almohades de Cordoue et de Séville tentent une diversion en agressant les forteresses de Tolède et de Talavera. Malgré cette diversion la détermination des Chrétiens resta intacte devant Cuenca.

La défense des musulmans est farouche. Maître Giraldo qui avait la fonction de conseiller auprès d'Alphonse VIII le Noble, narre le siège de Cuenca :

Afin que les Maures ne puissent sortir de la ville, les Castillans forment quatre postes d'attaque, :

Cette description, fausse quant aux noms des chefs d'armée, permet de connaître la disposition des troupes et d'estimer le nombre des protagonistes. La fourchette de deux mille à trois mille soldats pour le camp Chrétien semble plausible. La population musulmane, dans Cuenca est de 700 à 800 habitants. Une fois complètement encerclée, de nombreuses balistes sont construites et lancent des projectiles, incessamment, jour et nuit. Les maures manquent bientôt de vivres, mais ils restent fermes et refusent de se rendre. Les Chrétiens utilisent des feux grégeois, et la ville subit des incendies répétés.

S'il faut en croire une légende, les Chrétiens pénétrèrent dans Cuenca à partir d'un endroit proche de la jonction des fleuves Jucar et Huecar (à l'actuelle Puerta de San Juan). Cette légende pieuse et persistante raconte que c'est prêtre dénommé Martín Alhaja ou Alhaxa qui ouvrit la voie aux Chrétiens, après que la Vierge lui soit apparue.

Mais il semble que Cuenca, harcelée en continu, accablée de projectiles, proie des flammes de façon répétée, épuisée, exsangue, privée de l'espoir de tout secours, se rend le 21 septembre 1177, le jour de la fête de l'Apôtre Saint Mathieu après un siège de 9 mois.

L'association de la prise de Cuenca à la fête Saint Mathieu permit aussi d'amalgamer le symbole de la ville (le bol ou "cuenco") au calice de l'Apôtre tel qu'on le retrouve encore dans les armes actuelles de la ville.

L'Ordre de Santiago prend une part non négligeable au siège de Cuenca. Après la prise de la ville, il se consacre à la défense et au repeuplement du territoire conquis, mais aussi, à sa fonction hospitalière et au rachat de prisonniers chrétiens détenus par les musulmans.

Durant le long siège de Cuenca, Alphonse VIII le Noble réunit à Tarazona, Ferdinand II de Léon, Roi de León et Alphonse-Raymond II le Chaste, Roi d'Aragon. Si la coordination des troupes est un des objets de cette entrevue, il s'agit aussi, pour le roi de Castille, de maintenir un bloc diplomatique face au roi de Navarre et de maîtriser le roi de León, Ferdinand II qui aurait menacé les Castillans. Le bloc Castille-Aragon reste soudé. En récompense de ses bons offices et de son aide militaire, Alphonse II le Chaste reçoit d'Alphonse VIII le Noble la levée de son état de vassalité pour la ville de Sarragosse.



Reconnaissance du royaume de Portugal par le Pape

Le 23 mai 1179, le Pape Alexandre III, par sa bulle Manifestus probatum, reconnait le droit d'Alphonse Ier du Portugal à la couronne et le Portugal comme pays indépendant et vassal de l'Église à condition de lui payer un tribut.

Cette reconnaissance est favorisée par le fait de la division des deux royaumes de Castille et de León. Le roi Alphonse VIII le Noble délie le Portugal de tout lien avec la Castille et le roi Ferdinand II de Léon renonce au titre de "Roi des Espagnes".

Dans le nouveau royaume, la royauté est élective et héréditaire. Le roi a pour successeur son fils et son petit-fils. S'il meurt sans postérité, son frère est proclamé roi mais le fils de ce frère n'est pas roi de droit de naissance, il n'est roi qu'en vertu d'un vote des Cortes dont les membres, nommés par le roi, représentent les trois ordres. À défaut d'héritiers mâles, les filles du souverain sont admises à la succession royale afin d'en exclure tout prince étranger.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Urraca Lopez de Haro

Ferdinand II épouse en 1184 Urraca Lopez de Haro, fille de Lope II Diaz de Haro, Comte de Biscaye, et d'Aldonza de Castro.



Mort de Ferdinand II de Léon Roi de León et de Galice

Alphonse IX Roi de León et de Galice

Ferdinand II de Léon meurt à Bénévent en Campanie le 22 janvier 1188.

En 1188, Alphonse IX de León, fils de Ferdinand II de Léon, devient Roi de León et de Galice.



Naissance de Ferrand de Flandre

Ferdinand ou Ferrand de Flandre ou de Portugal dit de Bourgogne naît en 1188, fils de Sanche Ier le Colonisateur et de Douce d'Aragon.



Mariage de Philippe Ier de Souabe avec Irène Ange de Byzance

Philippe Ier de Souabe épouse en 1197 Irène Ange (1172-1208), fille d'Isaac II Ange, Empereur de Byzance. Parmi leurs enfants dont 3 meurent en bas-âge, citons :



Mariage d'Alphonse IX de León avec Bérengère de Castille

Sous l'impulsion de Rodrigo Jimenez de Rada, évêque d'Osma, puis archevêque de Tolède, l'ensemble des Royaumes d'Espagne mettent un terme à leurs différends.

Alphonse IX de León se sépare de Thérèse de Bourgogne

Le contrat de mariage de Bérengère de Castille et de Conrad de Hohenstaufen est annulé.

Alphonse IX de León épouse à Valladolid en décembre 1197 Bérengère de Castille. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand III de Castille

Fernando ou Ferdinand III de Castille dit le Saint ou El Santo naît à Zamora o Ciudad Real vers le 5 août 1199 ou à Valparaiso en Espagne le 5 octobre 1201, fils d'Alphonse IX de León et de Bérengère de Castille.



Mariage d'Alphonse II de Portugal avec Urraque de Castille

Alphonse II de Portugal épouse en 1206 Urraque de Castille, fille d'Alphonse VIII le Noble et d'Aliénor d'Angleterre. Leurs enfants sont :



Mariage de Simon II de Dammartin avec Marie de Ponthieu

Simon II de Dammartin épouse à Compiègne en septembre 1208 Marie de Ponthieu, Comtesse de Ponthieu et de Montreuil. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand de Castille

Henri Ier de Castille devint l'héritier du trône quand son frère Ferdinand meurt subitement en 1211.



Mariage d'Amaury VI de Montfort avec Béatrice de Viennois-Bourgogne

Amaury VI de Montfort épouse à Carcassonne en 1214 ou le 12 avril 1222 Béatrix ou Béatrice de Viennois-Bourgogne (vers 1205-après 1248), fille de Guigues VI de Viennois, Dauphin de Viennois, (André de Bourgogne) et de Béatrice de Sabran. Leurs enfants sont :

Le mariage ne sera consommé qu'en 1220.


Ferdinand III de Castille - par Carlos Múgica y Pérez - musée du Prado à Madrid

Mort d'Henri Ier Roi de Castille et de Tolède

Bérengère de Castille Reine de Castille

Ferdinand III de Castille Roi de Castille et de Tolède

Henri Ier de Castille meurt en 1217, à l'âge de 13 ans à Palencia.

Bérengère de Castille rentre en Castille.

En 1217, Bérengère de Castille est proclamée Reine par les Cortes de Castille.

Elle succède à son frère sous le nom de Bérengère Ire de Castille.

Bérengère de Castille décide d'abdiquer immédiatement en faveur de Ferdinand III de Castille, son fils, qui devient Roi de Castille et de Tolède en 1217.

Une partie de la noblesse castillane se rebelle, appuyée par Alphonse IX de León, désireux d'annexer le royaume voisin.

Brouillé avec Ferdinand III de Castille, son fils, Alphonse IX de León veut le déshériter, mais ses volontés ne sont pas respectées.

Alphonse IX de León pénètre même en Castille, mais est repoussé par Ferdinand III de Castille.



Mariage de Ferdinand III de Castille avec Élisabeth de Hohenstaufen

Ferdinand III de Castille épouse à Burgos le 30 novembre 1219 Élisabeth de Hohenstaufen, fille de Philippe Ier de Souabe et d'Irène Ange de Byzance. Leurs enfants sont :



Naissance d'Alphonse X le Sage

Alphonse X le Sage, dit aussi le Savant, naît à Tolède le 26 novembre 1221, fils de Ferdinand III de Castille et d'Élisabeth de Hohenstaufen.



Traité à Zafra

En 1222, fort du soutien des villes et du clergé, et avec l'aide des talents diplomatiques de Bérengère de Castille, Ferdinand III de Castille parvient à imposer aux Lara de Castille la signature d'un traité à Zafra, qui met fin à l'agitation du royaume de Castille.



Mort d'Alphonse IX Roi de León et de Galice

Ferdinand III de Castille Roi de León et de Galice

Alphonse IX de León meurt le 24 septembre 1230 à Villanueva de Sarria, Espagne.

Ferdinand III de Castille devient également Roi de León et de Galice en 1230. Ferdinand III procède à l'union définitive du León et de la Castille.

Ferdinand III de Castille remporte des succès constants contre les Maures. Ferdinand III de Castille est bienveillant à l'égard des juifs et il ne les spolie de leurs biens.



Naissance de Philippe de Castille

Philippe de Castille naît en 1231, fils de Ferdinand III de Castille et d'Élisabeth de Hohenstaufen.



Naissance d'Emmanuel de Castille

Manuel ou Emmanuel de Castille naît à Carrión de los Condes à 40 km au nord-est de Palencia en 1234, fils de Ferdinand III de Castille et d'Élisabeth de Hohenstaufen.



Mariage de Jacques Ier d'Aragon avec Yolande de Hongrie

Jacques Ier d'Aragon épouse à Barcelone le 8 septembre 1235 Yolande de Hongrie Arpad, fille André II Arpad de Hongrie et de Yolande de Courtenay. Leurs enfants sont :



Liaison de Jacques Ier d'Aragon avec Blanche d'Antillon

Jacques Ier d'Aragon a une liaison avec Blanche d'Antillon. Leur enfant est :



Conquête du royaume de Cordoue

Ferdinand III de Castille conquiert le royaume de Cordoue en 1236.



Mariage de Ferdinand III de Castille avec Jeanne de Dammartin

Ferdinand III de Castille est veuf d'Élisabeth de Hohenstaufen.

Ferdinand III de Castille épouse à Burgos en 1237 Jeanne de Dammartin (vers 1220-1278), Comtesse de Ponthieu et d'Aumale, fille de Simon II de Dammartin, Comte d'Aumale et de Marie de Bellême de Ponthieu et Montreuil-sur-Mer. Leurs enfants sont :

Il a aussi les enfants suivant de mère inconnue :



Naissance d'Éléonore de Castille

Aliénor ou Éléonore de Castille naît en Castille en 1244, fille de Ferdinand III de Castille, Roi de Castille et de Léon, et de Jeanne de Dammartin, Comtesse de Ponthieu et d'Aumale.



Mariage d'Alphonse X le Sage avec Yolande d'Aragon

Alphonse X le Sage épouse à Valladolid le 4 avril 1248 ou en 1251 Violante ou Yolande d'Aragon, fille de Jacques Ier d'Aragon et de Yolande de Hongrie Árpád. Leurs enfants sont :



Conquête du royaume de Séville

Ferdinand III de Castille conquiert le royaume de Séville en 1248.

Pierre de Portugal participe à la prise de Séville par les armées castillanes.


Alphonse X le Sage

Mort de Ferdinand III de Castille Roi de Castille et de Tolède

Alphonse X le Sage Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Séville, de Castille et de Tolède

Ferdinand III de Castille meurt à Séville le 30 mai ou le 31 mai 1252.

Il est inhumé dans la cathédrale de Séville.

Saint Ferdinand de Castille est canonisé en 1671.

En 1252, Alphonse X le Sage, fils de Ferdinand III de Castille, devient roi.



Mariage d'Alphonse III le Boulonnais avec Béatrice de Guzman

Alphonse III le Boulonnais épouse en 1253 Béatrice de Guzman, (1242-1303) infante de Castille.

Leurs enfants sont :



Mariage d'Édouard Ier d'Angleterre avec Éléonore de Castille

Édouard Ier d'Angleterre épouse à Burgos en Espagne le 18 octobre 1254 Éléonore de Castille, fille de Ferdinand III de Castille et de Jeanne de Dammartin. Leurs enfants sont :



Mariage de Thibault V de Champagne avec Isabelle de France

Promesse de mariage entre Ferdinand de la Cerda et Blanche de France

Jean de Joinville est chargé de la négociation du mariage de la fille de Saint-Louis.

Thibault V de Champagne épouse en 1255 Isabelle de France (1242-1271) fille de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.

Thibault V de Champagne trouve un appui chez Saint-Louis qui joue dès lors le rôle d'arbitre dans les relations extérieures de son gendre.

Grâce à une promesse de mariage entre Blanche de France, fille de Saint-Louis, et Ferdinand de la Cerda, héritier d'Alphonse X, Alphonse X le Sage autorise l'usage des ports de Fontarrabie et de San Sebastián par la Navarre (qui en a besoin pour ses exportations), tant que Thibault V de Champagne vivra.



Naissance de Ferdinand de La Cerda

Fernando ou Ferdinand de La Cerda naît en 1255 ou en 1256, fils d'Alphonse X le Sage et de Yolande d'Aragon.



Mariage de Ferdinand de la Cerda avec Blanche de France

Ferdinand de la Cerda épouse à Burgos en 1268 Blanche de France, fille de Saint-Louis et de Marguerite de Provence. Leurs enfants sont :



Naissance d'Alphonse le Déshérité

Alfonso ou Alphonse le Déshérité ou el Desheredado de la Cerda naît à Valladolid en 1270, fils de Ferdinand de la Cerda et de Blanche de France.



Naissance de Ferdinand II de la Cerda

Ferdinand II de la Cerda naît en 1272 ou 1275, fils de Ferdinand de la Cerda et de Blanche de France.



Mariage de Jacques II de Majorque avec Esclarmonde de Foix

Jacques II de Majorque épouse en 1272 ou 1275 Esclarmonde de Foix, fille de Roger IV de Foix et de Brunissende de Cardona. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand de la Cerda

Sanche IV le Brave héritier des Royaumes de Castille et León

En 1275, Alphonse X le Sage, qui tente depuis 20 ans d'accéder à la couronne du saint Empire, part pour la France pour rencontrer le Pape Grégoire X à Beaucaire.

Depuis le Maghreb, les troupes mérinides tentent une invasion par la côte andalouse, encore mal dominée par les castillans à cette époque.

Le roi étant absent, Ferdinand de la Cerda prend alors la tête d'une expédition militaire destinée à faire face à cette menace. Ferdinand de la Cerda meurt prématurément le 25 juillet 1275 en chemin à Ciudad Real. Sanche IV le Brave, son frère, reprend les troupes en main, victorieusement.

Suivant les règles en vigueur à la couronne de Castille, Alphonse le Déshérité, fils aîné de Ferdinand de la Cerda, doit devenir l'héritier des Royaumes de Castille et León.

Après de violentes luttes, par un coup de force institutionnel, Alphonse X le Sage est contraint de désigner comme héritier Sanche IV le Brave, son deuxième fils, qui a pourtant été en révolte contre lui.

Alphonse le Déshérité est alors surnommé le Déshérité

Yolande d'Aragon, sa grand mère paternelle, emmène en Aragon Alphonse le Déshérité et Ferdinand II de la Cerda de Castille, les enfants de Ferdinand de la Cerda.

Elle les place sous la protection de Pierre III d'Aragon, frère de Yolande d'Aragon.

Ils sont installés dans la forteresse de Játiva où ils y demeureront pendant 13 ans.



Naissance de Ferdinand de Majorque

Ferdinand de Majorque, en catalan Ferran de Mallorca, naît en 1278, fils de Jacques II de Majorque et d'Esclarmonde de Foix.



Mariage de Denis Ier le Cultivateur avec Élisabeth d'Aragon

Denis Ier le Cultivateur épouse en 1282 Isabelle ou Élisabeth d'Aragon, fille de Pierre III d'Aragon et de Constance II de Hohenstaufen. Leurs enfants sont :



Mariage de Sanche IV le Brave avec Marie de Molina

Sanche IV le Brave épouse Marie de Molina. Leurs enfants sont :



Charles Ier de Valois Roi titulaire d'Aragon

Croisade d'Aragon

Siège de Gérone

Confiscation des Baléares par Pierre III d'Aragon

Jacques de Majorque, Philippe de Majorque, Ferdinand de Majorque et Sanche de Majorque Prisonniers

Mort d'Amaury d'Harcourt

Le pape Martin IV donne à Charles Ier de Valois le royaume d'Aragon, comme fils d'Isabelle d'Aragon, sous la vassalité du Saint-Siège.

Charles Ier de Valois est couronné en 1285 avec un chapeau de cardinal, ce qui lui vaut le sobriquet de roi du chapeau.

Charles Ier de Valois n'osera jamais user du sceau royal qu'il s'est fait faire à cette occasion.

Charles Ier de Valois et les barons consultés, contre l'avis du futur Philippe IV le Bel, entraînent Philippe III le Hardi dans une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles Ier de Valois le trône d'Aragon, en mars 1285.

Guy VIII de Montmorency-Laval, Jean II d'Harcourt, Roger-Bernard III de Foix, Jean Ier de Brabant et Jean II de Bretagne, Guy II de Châtillon-Saint-Pol accompagnent Philippe III le Hardi qui met le siège devant Gérone pendant 2 mois.

Pendant que Philippe III le Hardi fait le siège de la ville de Roses, qu'il a investie, le 28 juin 1285, il ne peut arriver à son camp aucun convoi, sans qu'il y ait un combat.

On en attend cependant un, lorsqu'on est averti que Pierre III d'Aragon veut l'enlever, et qu'à cet effet, il s'est mis, le 14 août 1285, en embuscade entre Bagnols et Gérone, avec 400 chevaux et 2 000 hommes de pied, l'élite de ses troupes.

Philippe III le Hardi charge Jean II d'Harcourt de soutenir et protéger ce convoi.

Jean II d'Harcourt étant parti, vers la fin de la nuit, avec le connétable Raoul II de Clermont-Nesle et 500 cavaliers, ils arrivent, le 15 août 1285, à la pointe du jour, vers l'endroit où le Pierre III d'Aragon s'est embusqué.

Celui-ci commence alors une charge, que les Français reçoivent avec beaucoup de bravoure et d'intrépidité.

Ils chargent à leur tour avec le plus grand succès, et mettent les Espagnols dans une déroute complète.

Pierre III d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre 1285.

L'armée de Philippe III le Hardi est affaiblie par le paludisme et la flotte française est détruite par la flotte Aragonaise de Roger de Loria.

Jacques II de Majorque choisit le parti de Philippe III le Hardi.

Pierre III d'Aragon arrive par surprise à Perpignan.

Jacques II de Majorque se trouve piégé dans le Palais et doit s'enfuir en cachette par les égouts.

Quand Pierre III entre dans le Palais, il ne peut que constater la mystérieuse disparition du roi de Majorque.

Pierre III d'Aragon confisque en représailles les Baléares.

Pierre III d'Aragon enlève les fils de Jacques II de Majorque :

Amaury d'Harcourt meurt en 1285 durant le siège de Perpignan.



Naissance de Ferdinand IV l'Ajourné

Fernando ou Ferdinand IV l'Ajourné ou El Ajurno naît à Séville le 6 décembre 1285, fils de Sanche Sanche IV le Brave et de Marie de Molina.


Ferdinand IV l'Ajourné à Madrid - F. Vôge en 1753

Mort de Sanche IV le Brave Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Ferdinand IV l'Ajourné Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Séville, de Castille et de Tolède

Sanche IV le Brave meurt à Tolède le 25 avril 1295.

Ferdinand IV l'Ajourné, fils de Sanche IV le Brave, devient roi de León, de Galice, de Cordoue, de Séville, de Castille et de Tolède sous la tutelle de Marie de Molina, sa mère, jusqu'en 1301.



Traité d'Anagni

Le traité d'Anagni est un avenant du traité de Tarascon.

Il est signé le 20 juin 1295, sur l'initiative de Boniface VIII, pour mettre un terme à la guerre opposant la couronne d'Aragon à la France au sujet de la Sicile.

Il est élaboré par :

Les clauses essentielles sont les suivantes :

Retenu au château de Torroella de Montgrí depuis 10 ans :

sont libérés.

Deux clauses secrètes s'ajoutaient :

Ni Frédéric II de Sicile, ni les Siciliens n'acceptent ce traité et poursuivent la lutte pour l'indépendance de l'île contre les troupes angevines et la flotte envoyée par le roi d'Aragon, en respect du traité.

Jaspert V de Castelnou peut rentrer en Vallespir.

Il semble alors avoir avec Jacques II de Majorque des relations plus sereines.



Jean de Castille Roi de Castille

En 1296, Jean de Castille, oncle de Ferdinand IV l'Ajourné, se proclame roi de Castille sous le nom de Jean Ier.



Traité d'Alcanizes

Après de petits conflits avec la Castille, Denis Ier le Cultivateur signe un traité des limites avec Ferdinand IV de Castille le 12 septembre 1297.

Il en la possession des bourgades de Serpa et Moura, les territoires au-delà du Guadiana et la rectification des frontières de Ribacoa.

Ce traité est encore en vigueur.

Une fois le problème des frontières avec la Castille résolu, aucune autre guerre n'a lieu durant le règne de Denis Ier le Cultivateur.



Abdication de Jean de Castille

Majorité de Ferdinand IV l'Ajourné

Jean de Castille est rapidement relégué dans le León et contraint d'abdiquer en faveur de Ferdinand IV l'Ajourné en 1301.

Ferdinand IV l'Ajourné prend le pouvoir sous des auspices cléments grâce à l'action de sa régente mère qui aura su en cette période de troubles maintenir la légitimité de son fils en s'appuyant sur le peuple lorsque cela fut nécessaire contre une partie de la noblesse s'appuyant sur les royaumes chrétiens voisins.

En 1301, Ferdinand IV l'Ajourné s'allie au Portugal puis avec l'Aragon.



Mariage de Ferdinand IV l'Ajourné avec Constance de Portugal

Ferdinand IV l'Ajourné épouse à Valladolid le 23 janvier 1302 Constance de Portugal dite de Bourgogne, fille de Denis Ier de Portugal et d'Isabelle d'Aragon. Leurs enfants sont :


Espagne en 1300

Sentence arbitrale de Torrellas

Le Traité de Torrellas ou Sentence arbitrale de Torrellas est un accord signé en 1304 entre Jacques II le Juste et Ferdinand IV l'Ajourné dans cette cité de la région de Saragosse après la conquête du Royaume de Murcie par Jacques II le Juste.

Dans cet accord, on fixe de nouvelles frontières entre la Couronne d'Aragon et le Royaume de Castille.

L'accord signifie la paix entre les deux rois, et la remise à la Castille de la majeure partie du Royaume de Murcie, conquis antérieurement.

Les cités d'Orihuela, d'Elche, de Caudete, d'Elda et d'Alicante passent du Royaume de Murcie à celui de Valence.

Dans le cadre de ce Traité, Alphonse le Déshérité accepte d'abandonner toutes ses réclamations sur le trône de León.

En retour, Alphonse le Déshérité est nommé Seigneur d'Alba, de Bejar et de Gibraleón, et d'autres seigneuries.

Ses possessions et ses revenus sont répartis sur tout le territoire de Castille et de León, afin qu'il ne puisse pas former un grand empire indépendant.



Mariage de Ferdinand II de la Cerda avec Jeanne Nunez de Lara

Ferdinand II de la Cerda (1275-1322) épouse en 1308 Jeanne Nunez de Lara dite la Palomilla, Dame de Lara et d'Herrera. Leurs enfants sont :



Ferdinand de Majorque Chef des Almogavres

Ferdinand de Majorque reçoit de Jacques II de Majorque, son père, la baronnie d'Aumelas.

Les Almogavres ou Almugàvers en catalan sont des mercenaires catalans, venus dans l'empire byzantin sous la direction de Roger de Flor. Ils ont été trahis par leurs employeurs successifs, l'empereur Andronic II et le Duc d'Athènes Gautier de Brienne.

En 1308, d'esprit aventureux, Ferdinand de Majorque se rend à la cour de son cousin le roi Frédéric II de Sicile. Ce dernier lui confie la direction de ces mercenaires catalans qui cherchent un appui auprès de la monarchie sicilienne pour asseoir leur pouvoir en Grèce.

Toutefois un des chefs de la compagnie catalane, Bernat de Rochafort, jaloux de l'ascendant de Ferdinand de Majorque sur ses hommes, crée une scission dans les rangs des Almogavres, dont quelques-uns seulement, sous la direction de Ramon Muntaner, rejoignent le parti de Ferdinand.



Ferdinand de Majorque Prisonnier

De retour en Sicile, Ferdinand de Majorque est capturé par les Vénitiens, mais relâché peu de temps après.



Liaison d'Alphonse IV le Brave

Alphonse IV Le Brave a une liaison. Leur enfant est :



Lutte de Ferdinand IV l'Ajourné contre les Maures

Ferdinand IV l'Ajourné repousse les Maures qui avaient conquit ses États, et leur enlève provisoirement Gibraltar, en 1310, et Quesada.



Naissance d'Alphonse XI le Justicier

Alfonso ou Alphonse XI de Castille ou Alphonse XI le Justicier (el Justo ou El Justiciero en castillan) ou le Vengeur naît à Salamanque le 11 ou le 13 août 1311, fils de Ferdinand IV l'Ajourné et de Constance de Portugal.



Mort de Ferdinand IV l'Ajourné Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Séville, de Castille et de Tolède

Alphonse XI le Justicier Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

On conte qu'ayant fait jeter du haut d'un rocher deux gentilshommes, les frères Carvajal, accusés d'assassinat, ceux-ci, avant d'être précipités, l'ajournèrent à comparaître devant Dieu dans 30 jours, et qu'en effet il mourut au bout de ce terme.

De ce conte proviendrait son surnom.

Ferdinand IV l'Ajourné meurt à Jaen le 7 septembre 1312, soudainement malade, à l'issu d'un règne relativement court et peu brillant.

Inhumé tout d'abord en la chapelle royale de la cathédrale de Cordoue, son corps sera finalement transféré en l'église collégiale de San Hipolito à Cordoue.

En 1312, Alphonse XI le Justicier, son fils, est proclamé Roi à Jaén., Alphonse XI le Justicier est trop jeune.

Un système de régence se met alors en place jusqu'en 1325.



Mort de Constance de Portugal

Constance de Portugal, veuve de Ferdinand IV l'Ajourné, meurt en novembre 1312 ou 1313.



Revendication du trône de Sicile

Ferdinand de Majorque Seigneur de Catane

Frédéric II de Sicile revendique le trône pour son fils Pierre II de Sicile, en 1313, rompant la paix de Caltabellotta.

C'est le début d'une nouvelle ère de combats pendant laquelle Robert Ier d'Anjou tente, sans succès, de s'emparer de l'île.

Après un épisode guerrier en Castille, à la prise d'Almería, Ferdinand de Majorque revient en Sicile en 1313 pour aider Frédéric II de Sicile, alors en lutte contre les rois angevins de Naples.

Ferdinand de Majorque est créé seigneur de Catane en récompense de ses services.



Mariage de Ferdinand de Majorque avec Isabelle de Sabran

Ferdinand de Majorque épouse en 1314 Isabelle de Sabran, fille et héritière de Marguerite de Villehardouin, prétendante à la principauté d'Achaïe. Leur enfant est :



Naissance de Jacques III de Majorque

Mort d'Isabelle de Sabran

Jacques III de Majorque naît à Catane le 15 avril 1315, fils de Ferdinand de Majorque et d'Isabelle de Sabran de Montgriffon.

Sa mère meurt très peu de temps après sa naissance.



Conquête de l'Achaïe

Ferdinand de Majorque s'emploie à conquérir la Principauté d'Achaïe au nom de Jacques III de Majorque, son fils.

Il y parvient en juin 1315.



Mariage de Ferdinand de Majorque avec Isabelle d'Ibelin

Ferdinand de Majorque épouse en 1315 Isabelle d'Ibelin.

Leur enfant est :



Jacques III de Majorque à Perpignan

Louis de Bourgogne avec Mathilde de Hainaut, Cousine d'Isabelle de Sabran, débarquent en Grèce au début 1316, à la tête d'une armée de chevaliers bourguignons.

Pour mettre Jacques III de Majorque à l'abri des combats, Ferdinand de Majorque confie à Ramon Muntaner le soin de le mener à Perpignan aux soins de sa grand-mère Esclarmonde de Foix, veuve de Jacques II de Majorque.

Jacques est en effet non seulement l'héritier de la principauté d'Achaïe, mais aussi, après son père, celui du royaume de Majorque, dont le souverain, son oncle Sanche Ier, n'a pas de fils.

Après un voyage périlleux, Ramon Muntaner remet l'enfant à sa grand-mère, après avoir pris soin de le faire reconnaitre comme légitime héritier de son père.



Bataille de Manolara

Mort de Ferdinand de Majorque

Mathilde et Louis reçoivent l'aide des Vénitiens, alors que Ferdinand attend en vain des renforts siciliens.

Ferdinand de Majorque est vaincu lors la bataille de Manolara ou Manolada en Élide le 5 juillet 1316.

Ferdinand de Majorque meurt lors des combats.

La fin de sa vie est connue grâce à la chronique écrite par Ramon Muntaner.



Naissance de Marie de La Cerda

Marie de La Cerda naît vers 1319, fille de Ferdinand de Castille (1275-après 1322), Seigneur de La Cerda, et de Juana Núñez dite la Palomilla (1286-1351), Dame de Lara.



Mariage de Jean II Emmanuel de Castille avec Blanche de la Cerda

Jean II Emmanuel de Castille épouse à Lerma en janvier 1329 Blanche de la Cerda (1311-1347), fille de Ferdinand II de la Cerda (1275-1322), Seigneur de Lara, et de Jeanne Nunez de Lara, dite la Palomilla. Leur enfant est :



Naissance de Ferdinand d'Aragon

Ferran ou Ferdinand d'Aragon naît en 1329, fils d'Alphonse IV le Bénin avec Éléonore de Castille.



Mariage d'Alphonse IV le Bénin avec Éléonore de Castille

Alphonse IV le Bénin épouse en 1329 Éléonore, fille de Ferdinand IV de Castille. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand II de la Cerda

Ferdinand II de la Cerda meurt en 1333.



Mort de Alphonse IV le Benin Roi d'Aragon, de Valence et de Sicile et Comte de Barcelone

Pierre IV le Cérémonieux Roi d'Aragon, de Valence

Pierre IV le Cérémonieux Roi de Sicile

Pierre IV le Cérémonieux Comte de Barcelone

Alphonse IV le Bénin meurt à Barcelone en 1336.

Pierre IV le Cérémonieux devient Roi d'Aragon, de Valence et de Sicile en 1336. Il devient Comte de Barcelone sous le nom de Pierre III.

Les premières années du règne de Pierre IV le Cérémonieux sont occupées par des querelles avec Éléonore de Castille, veuve d'Alphonse IV le Bénin, et ses frères les infants Ferdinand ou Ferran, Marquis de Tortosa et Joan ou Juan.

Ces querelles se terminent par la médiation de don Juan Manuel de Castille et de l'infant don Pedro, oncle du roi.

Malgré leur jeunesse et leur proche parenté, Pierre IV le Cérémonieux et Jacques III de Majorque, cousins, se vouent une haine farouche.

Pierre IV le Cérémonieux tente de réimposer à Jacques III de Majorque le serment de vassalité.



Mariage de Pierre Ier le Justicier avec Constance de Castille

Liaison de Pierre Ier le Justicier avec Inès de Castro

Pierre Ier le Justicier épouse en premières noces à Lisbonne en 1340 Constance de Castille, fille de Jean II Emmanuel de Castille et de Constance d'Aragon. Leurs enfants sont :

Pierre Ier le Justicier a une liaison avec Inès de Castro, dame d'honneur de Constance de Castille.

Malgré l'opposition d'Alphonse IV le Brave, Pierre affiche ouvertement son amour pour Inès.



Naissance de Ferdinand Ier le Beau

Ferdinand Ier le Beau ou de Portugal (en portugais Fernando o Belo), dit l'Inconstant, naît le 31 octobre 1345 à Coimbra, fils de Pierre Ier le Justicier et de Constance de Castille.



Mort de Constance de Castille

Constance de Castille, épouse de Pierre Ier le Justicier, meurt en 1345, 3 semaines après la naissance de Ferdinand Ier le Beau.



Mariage de Ferdinand d'Aragon avec Marie de Portugal

Ferdinand d'Aragon épouse en 1354 Marie de Portugal.



Mort de Ferdinand d'Aragon Marquis de Tortosa

Ferdinand d'Aragon meurt en 1363 assassiné par son demi-frère Pierre IV le Cérémonieux.



Naissance d'Isabelle de Portugal

Ferdinand Ier le Beau a en 1364, d'une relation non identifiée, une enfant illégitime :


Ferdinand Ier le Beau

Mort de Pierre Ier le Justicier Roi de Portugal

Ferdinand Ier le Beau Roi de Portugal et des Algarves

Pierre Ier le Justicier meurt le 18 janvier 1367 à Estremoz.

Pierre Ier le Justicier est un bon administrateur, courageux dans la défense de son pays contre l'influence du pape et défendant les moins favorisés.

Ferdinand Ier le Beau devient Roi de Portugal et des Algarves en 1367.


Décapitation de Pierre le Cruel - manuscrit di XVe siècle Henri II de Trastamare

Mort de Pierre Ier le Cruel Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Henri de Trastamare Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Réfugié dans la forteresse de Montiel, Pierre Ier le Cruel est attiré par une ruse dans la tente de Bertrand du Guesclin. C'est là qu'il est tué le 23 mars 1369 sur ordre d'Henri de Trastamare. Il n'a pas d'héritier direct.

Bien des années plus tard, à une époque ou l'autorité royale était bien établie, il y eut une réaction en faveur de Pierre et un surnom alternatif lui fut trouve. Il devint à la mode de parler de lui comme d'El Justiciero, le Justicier.

Ferdinand Ier le Beau, arrière petit–fils de Sanche IV le Brave par sa mère Constance, se déclare héritier du trône de Castille. Les rois d'Aragon et de Navarre et le Duc de Lancaster marié avec Constance, la fille plus âgée de Pierre Ier le Cruel sont aussi concernés.

Mais Henri de Trastamare, fils illégitime d'Alphonse XI le Juste, se déclare Roi sous le nom d'Henri II en 1369 et est définitivement reconnu comme roi de Castille. Il est couronné à Burgos.



Traité de succession de Castille

Projet de mariage de Charles III de Navarre avec Éléonore de Trastamare

Annulation du précédent mariage d'Éléonore Teles de Menezes

Mariage de Ferdinand Ier le Beau avec Éléonore Teles de Menezes

Influence grandissante de Éléonore Teles de Menezes sur Ferdinand Ier le Beau

Après deux campagnes militaires sans succès, les parties acceptent l'intervention du pape Grégoire XI.

Dans le traité de 1371, il est prévu le mariage de Ferdinand Ier le Beau avec Éléonore de Trastamare, fille d'Henri II de Trastamare, mais avant le mariage, le roi tomba amoureux d'Éléonore Teles de Menezes, la femme d'un de ses courtisans.

Henri II de Trastamare ne réagit pas et rapidement offre sa fille à Charles III de Navarre.

Le premier mariage d'Éléonore Teles de Menezes est rapidement annulé.

Ferdinand Ier le Beau épouse à Leça do Bailio le 5 mars 1371 Éléonore Teles de Menezes ou Leonor Telles de Menezes (1345-1386). Leur enfant est :

À partir de son mariage, Éléonore Teles de Menezes devint chaque jour plus influente auprès de Ferdinand Ier le Beau, agissant sur la politique externe et devenant toujours plus impopulaire.

Apparemment, Ferdinand ne parvient pas à avoir de la poigne et l'ambiance politique en souffre.



Naissance de Béatrice de Portugal

Béatrice de Portugal naît en 1372, fille de Ferdinand Ier le Beau et de Éléonore Teles de Menezes.



Émeutes au Portugal

Le mariage de Ferdinand Ier le Beau avec Éléonore Teles de Menezes, impopulaire, entraîne des émeutes l'année suivante en 1372.



Mariage de Jean Ier de Castille avec Éléonore d'Aragon

Jean Ier de Castille épouse le 18 juin 1375 Aliénor ou Éléonore d'Aragon, fille de Pierre IV le Cérémonieux et d'Éléonore de Sicile. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Ier d'Aragon avec Yolande de Bar

Jean Ier d'Aragon épouse à Montpellier le 2 février 1380 ou en 1382 Yolande de Bar, fille de Robert Ier de Bar et de Marie de France. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand Ier le Juste

Ferdinand Ier, dit le Juste ou d'el d'Antequera, naît le 27 novembre 1380, fils de Jean Ier de Castille et d'Éléonore d'Aragon.



Décision de marier Jean Ier de Castille avec Béatrice de Portugal

En 1382, à la fin de la guerre avec la Castille, on décide de marier l'unique fille de Ferdinand le Beau.



Mariage de Jean Ier de Castille avec Béatrice de Portugal

Jean Ier de Castille épouse le 17 mai 1383 Béatrice de Portugal, fille unique du roi Ferdinand Ier le Beau, Roi de Portugal, et d'Éléonore. Le contrat de mariage prévoit explicitement l'annexion du Portugal à la Castille.



Mort de Ferdinand Ier le Beau Roi de Portugal

Éléonore Teles de Menezes Régente du Royaume de Portugal

Période d'Interrègne au Portugal

Ferdinand Ier le Beau meurt le 22 octobre 1383 à Lisbonne, sans héritier direct. La dynastie de Bourgogne s'éteint.

Jean Ier de Castille réclame le trône.

Éléonore Teles de Menezes est nommée régente au nom de sa fille âgée de 11 ans. Elle proclame Béatrice Reine de Portugal. Mais Éléonore fait l'unanimité contre elle et incite son gendre Jean Ier de Castille à venir à son secours et à se faire proclamer Roi de Portugal.

Cependant, la classe moyenne et une partie de la noblesse s'allient à la population contre la transformation du Portugal en une province de Castille.

Pendant la période d'Interrègne de 1383 à 1385, le Portugal n'est gouverné par personne et y règne le chaos. Outre Béatrice, deux prétendants s'opposent :

Jean Ier de Portugal est à la tête des opposants au roi de Castille.



Jean Ier de Portugal relevé de ses vœux

Mariage de Jean Ier de Portugal avec Philippa de Lancastre

Jean Ier de Portugal est relevé des vœux prêtés au sein de son ordre par le pape Urbain VI en 1387.

Jean Ier de Portugal épouse à la Cathédrale d'Oporto le 14 février 1387 Philippa de Lancastre (1360-1415). Leurs enfants sont :

Ce mariage renforce par des liens de famille les accords du traité luso-britannique qui valent encore jusqu'à aujourd'hui.

L'Illustre Génération est un nom donné par les historiens portugais aux enfants du roi Jean Ier de Portugal et de Philippa de Lancastre. Le goût de connaissances de Jean Ier de Portugal passe à ses enfants :



Mort de Jean de Castille Ier Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Henri III le Maladif Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Ferdinand Ier le Juste apanagé d'Antequera

Jean Ier de Castille meurt à Alcalá le 9 octobre 1390, d'une chute de cheval.

Henri III le Maladif, âgé de 11 ans, devient Roi de Castille et de León en 1390. Il n'exerce pas d'influence sur les affaires du royaume avant d'avoir atteint 14 ans.

Henri III le Maladif parvint à soumettre la noblesse et restaurer le pouvoir royal.

Durant son règne, la flotte castillane remporte plusieurs victoires contre les Anglais.

Ferdinand Ier le Juste, frère Henri III le Maladif, est alors apanagé d'Antequera, ce qui lui vaut son surnom d'el d'Antequera.



Mariage de Ferdinand Ier le Juste avec Éléonore Urraca de Castille

Ferdinand Ier le Juste épouse en 1393, Éléonore Urraca de Castille, fille de Sanche de Castille, Comte d'Albuquerque, et de Béatrice de Portugal dite de Bourgogne. Leurs enfants sont :



Naissance d'Alphonse V le Grand

Alphonse V le Grand ou le Magnanime naît à Medina del Campo en Espagne vers 1394, fils de Ferdinand Ier le Juste et d'Éléonore Urraca de Castille.

Alphonse est appelé Adfunch-Ibn-Barbariya, c'est-à-dire Alphonse fils de la femme berbère bien que sa mère soit la comtesse d'Albuquerque, issue d'une ligne cadette de la maison royale de Castille.



Naissance de Marie d'Aragon

Marie d'Aragon naît en 1396, fille de Ferdinand Ier le Juste et d'Éléonore Urraca de Castille.



Naissance de Jean II d'Aragon

Jean II d'Aragon (en catalan : Joan, en castillan : Juan) naît à Medina del Campo en 1397 ou le 29 juin 1398, fils de Ferdinand Ier le Juste et de Éléonore Urraca de Castille



Mariage d'Alphonse de Bragance avec Béatrice Pereira

Alphonse de Bragance épouse à Leyria le 8 novembre 1401 Beatriz ou Béatrice Pereira (morte en 1420). Leurs enfants sont :



Naissance d'Aliénor d'Aragon

Léonor ou Éléonore ou Aliénor d'Aragon naît en 1402, fille Ferdinand Ier le Juste et d'Éléonore Urraca de Castille.



Naissance de Ferdinand

Fernao ou Ferdinand de Portugal, dit le Saint Infant, naît le 29 septembre 1402, fils de Jean Ier et de Philippa de Lancastre.



Naissance de Ferdinand Ier de Bragance

Ferdinand Ier de Bragance naît en 1404, fils d'Alphonse de Bragance et de Béatrice Pereira.



Mort de Martin Ier l'Humain Roi d'Aragon, de Valence et Comte de Barcelone et Roi de Sicile

Guerre de succession d'Aragon

Pour éviter de futurs conflits d'héritage, Martin Ier l'Humain veut poursuivre à tout prix le processus de légitimation de avec l'aide de Benoît XIII le pape d'Avignon.

Ils fixent le 1er juin de 1410 pour cette légitimation.

Mais Martin Ier l'Humain meurt à Barcelone le 31 mai 1410.

Ses enfants : Martin II de Sicile, Jacques, Jean et Marguerite sont tous morts avant leur père.

Benoît XIII refuse d'entériner la légitimation de Frédéric de Luna seul.

Cela déclenche une guerre de succession pour la couronne d'Aragon. Les postulants sont :

Archambaud de Grailly soutient les prétentions de Louis II d'Anjou. Jean Ier de Foix, son fils, lève alors des troupes pour soutenir les prétentions de Louis II d'Anjou.


Proclamation de Ferdinand Ier le Juste comme Roi d'Aragon - Œuvre de Dióscoro Teófilo Puebla Tolín - 1867

Compromis de Caspe

Mort de Jacques II d'Aragon

Dynastie de Trastamare

Ferdinand Ier le Juste Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque

Ferdinand Ier le Juste Roi de Sicile et de Sardaigne

Ferdinand Ier le Juste Duc d'Athènes et de Néopatrie

Ferdinand Ier le Juste Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne

Jean II d'Aragon Duc de Peñafiel

Révolte de Jacques II d'Urgell

La succession de Martin Ier l'Humain déchaîne les partisans des différents postulants.

Depuis sa retraite de Peñíscola, Benoît XIII réussit à rétablir la concorde.

Le 15 février 1412, un accord est trouvé à Alcañiz pour nommer 9 compromissaires (arbitres) qui doivent trancher.

Ils représentent les parlements des royaumes d'Aragon, de Valence et de la principauté de Catalogne, trois pour chacun d'eux. Majorque n'est pas invité.

Benoît XIII, qui soutient Ferdinand Ier le Juste, approuve ce projet.

Les compromissaires qui se réunissent à Caspe, sont :

Les délibérations commencent le 29 mars 1412.

Au moment du vote, les représentants des Catalans se montrent indécis, tandis qu'Aragonais et Valenciens, davantage liés au commerce de la laine et autres intérêts castillans, optent pour Ferdinand Ier le Juste.

L'opinion de Vincent Ferrier l'emporte. Ferdinand Ier le Juste est élu Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque le 25 ou le 28 juin 1412, avec les voix des trois Aragonais, de deux des valenciens et un des Catalans.

Il est le premier roi de la dynastie de Trastamare dans la couronne d'Aragon.

Ferdinand Ier le Juste devient aussi Duc d'Athènes et de Néopatrie, un titre fictif, Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne.

Jean II d'Aragon devient Duc de Peñafiel en 1412.

Sous l'influence de Marguerite de Montferrat, sa mère, Jacques II d'Urgell n'accepte pas le verdict et prend les armes contre son souverain.



Aimery de Narbonne Juge d'Arborée

Mort d'Aimery de Narbonne

En 1414, les habitants de Sassari nomme Aimery de Narbonne nouveau juge d'Arborée et lui font serment en apprenant l'accord conclu entre son frère Guillaume II de Narbonne et Ferdinand Ier le Juste à propos de la cession du judiciat.

Aimery de Narbonne meurt en 1414 ou 1415.


Alphonse le Grand - portrait attribué à Mino da Fiesole - musée du Louvre

Mort de Ferdinand Ier le Juste Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque et de Sicile

Alphonse V le Grand Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque

Alphonse V le Grand Roi de Sardaigne

Alphonse V le Grand Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne.

Ferdinand Ier le Juste meurt le 3 avril 1416.

Alphonse V le Grand ou le Magnanime devient en 1416 :

Il est le second souverain de la dynastie de Trastamare en Aragon.

Alphonse V le Grand devient Comte de Barcelone sous le nom d'Alphonse IV, de Roussillon et de Cerdagne sous le nom d'Alphonse Ier.



Mariage de Jean II de Castille avec Marie d'Aragon

Jean II de Castille épouse en 1420 Marie d'Aragon, fille de Ferdinand Ier d'Aragon et d'Éléonore de Castille, sa cousine. Leur enfant est :



Liaison de Alphonse V le Grand avec Giraldona Carlino

Alphonse V le Grand a une liaison avec Giraldona Carlino, une noble femme espagnole ou mauresque de Valence en Espagne. Leur enfant est :

Elle est la reine de la cour de Naples autant que la muse du roi.



Naissance de Ferdinand Ier de Naples

Ferrante ou Ferdinand Ier de Naples ou d'Aragon naît à Valence en 1423, fils illégitime d'Alphonse V le Grand et de Giraldona Carlino.



Mariage de Jean de Portugal avec Isabelle de Bragance

Jean de Portugal épouse le 11 novembre 1424 Isabelle de Bragance Leurs enfants sont :



Mariage d'Édouard Ier de Portugal avec Aliénor d'Aragon

Édouard Ier de Portugal épouse à Coïmbra le 22 septembre ou le 4 novembre 1428 Aliénor d'Aragon, fille de Ferdinand Ier le Juste et d'Éléonore Urraca de Castille. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand Ier Duc de Bragance avec Jeanne de Castro

Ferdinand Ier Duc de Bragance épouse le 28 décembre 1429 Jeanne de Castro. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II de Bragance

Ferdinand II de Bragance naît en 1430, fils de Ferdinand Ier de Bragance et de Jeanne de Castro.



Naissance de Ferdinand de Portugal

Ferdinand de Portugal, Duc de Beja, Duc de Viseu, naît le 2 mai 1433 à Almeirim, fils d'Édouard Ier de Portugal et d'Aliénor d'Aragon.



Attaque du Maroc par le Portugal

Ferdinand de Portugal Prisonnier

En 1437, Édouard Ier de Portugal est persuadé par ses frères Henri le Navigateur et Ferdinand de Portugal d'attaquer le Maroc afin de consolider la présence portugaise au nord de l'Afrique et pour le transformer en une base pour l'exploration de l'Atlantique.

L'idée n'est pas partagée par tous : Pierre de Coimbra, et Jean, duc d'Aveiro y sont opposés.

La campagne est réussie et Tanger est conquis mais avec de grandes pertes.

Ferdinand de Portugal, Grand-maître d'Aviz, frère d'Édouard Ier de Portugal, est fait prisonnier.



Mort de Ferdinand de Portugal Grand-maître de l'ordre d'Aviz

Ferdinand de Portugal meurt en captivité chez les Maures à Fez après avoir refusé de rendre Ceuta en échange de sa propre liberté en 1443.



Mariage de Ferdinand Ier de Naples avec Isabel de Chiaramonte

Ferdinand Ier de Naples épouse en 1444 Isabel de Chiaramonte. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean II d'Aragon avec Jeanne Enriquez

Jean II d'Aragon épouse le 1er avril 1444 ou en 1447 Jeanne Enriquez, fille de Frédéric II Enriquez et de Marina Fernandez de Cordoba.

Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand II de Bragance avec Léonor de Menezes

Ferdinand II de Bragance épouse en 1447 Léonor de Menezes.



Mariage de Jean II de Castille avec Isabelle de Portugal

Jean II de Castille est veuf de Marie d'Aragon.

Jean II de Castille épouse à Madrigal en août 1447 Isabelle de Portugal, fille de Joao ou Jean de Portugal, Duc de Beja, et d'Isabella ou Isabelle de Bragance. Leurs enfants sont :



Naissance d'Alphonse II de Naples

Alphonse II de Naples naît le 4 novembre 1448, fils de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.



Naissance d'Éléonore de Naples

Eleonora ou Éléonore de Naples ou d'Aragona naît le 22 juin ou le 2 juillet 1450, fille de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.



Mariage de Ferdinand de Viseu avec Béatrice de Portugal

Ferdinand de Portugal, Duc de Beja et de Viseu, épouse à Alcàçovas au Portugal le 16 mars 1452 Béatrice de Portugal. Leurs enfants sont :



Naissance de Frédéric II de Naples

Frédéric II de Naples naît le 19 avril 1452, fils de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.



Naissance de Ferdinand II d'Aragon

Ferdinand II d'Aragon (en catalan : Ferran II, en castillan : Fernando II), dit le Catholique, naît le 10 mars ou le 10 mai 1452, fils de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enriquez.



Liaison de Ferdinand Ier de Naples avec Diana Guardato

Ferdinand Ier de Naples a une liaison avec Diana Guardato. Leur enfant est :



Naissance de Béatrice de Naples

Béatrice de Naples ou d'Aragon naît à Capoue le 16 novembre 1457, fille de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.

À la cour de Ferdinand Ier de Naples, son père, Béatrice de Naples reçoit une excellente éducation.

Ses contemporains vantent sa culture remarquable.

Elle est l'élève de Johannes Tinctoris, compositeur wallon qui lui aurait offert un recueil de ses œuvres à l'occasion de son mariage.



Naissance de Léonor de Viseu

Léonor de Viseu naît le12 mai 1458, fille de Ferdinand de Portugal, Duc de Beja et de Viseu, et de Béatrice de Portugal.


Ferdinand Ier de Naples - Musée du Louvre

Mort de Alphonse V le Grand Roi d'Aragon et de Sicile

Jean II d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque

Jean II d'Aragon Roi de Sardaigne et de Sicile

Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne

Ferdinand Ier de Naples Roi de Naples

Exil de Charles IV de Viane en Sicile puis à Majorque

Alphonse V le Grand meurt à Naples le 27 juin 1458. Ses possessions sont partagées.

Jean II d'Aragon, frère du défunt, dispute la couronne à Charles IV de Viane, son propre fils.

En 1458, Jean II d'Aragon, déjà Roi de Navarre, devient :

Le royaume de Naples passe à Ferdinand, fils bâtard d'Alphonse V le Grand, sous le nom de Ferdinand Ier, Roi de Sicile péninsulaire.

Charles IV de Viane se trouve sans appui, et doit partir en Sicile, où il trouve un soutien populaire dû au souvenir de Blanche Ire de Navarre, sa mère, qui avait été reine de Sicile par son premier mariage avec le roi Martin II de Sicile.

Puis Charles IV de Viane s'exile à Majorque.



Bataille de Sarno

Une partie de l'aristocratie napolitaine fait appel à Jean II d'Anjou.

Ferdinand Ier de Naples est vaincu à Sarno par Jean II d'Anjou en 1460.



Charles IV de Viane Prisonnier

Charles IV de Viane tente de se réconcilier avec Jean II d'Aragon, son père, à Barcelone en 1460. Mais la famille de Jeanne Enriquez, la seconde femme de Jean II d'Aragon, monte le père contre le fils pour assurer l'héritage de Ferdinand II d'Aragon le Catholique.

Charles IV de Viane est arrêté par l'ordre de son père Jean II et emprisonné. Cela déclenche une levée de boucliers de la part des élites catalanes réunies dans les corts (parlement général). Ils obtiennent la libération du prince et le rétablissement de ses droits d'héritier.

Jean II d'Aragon doit consentir au mariage de Charles IV de Viane avec Isabelle Ire de Castille, que la reine Jeanne Enriquez destine à Ferdinand II d'Aragon, son fils.



Mort de Charles IV de Viane

Blanche II d'Aragon Reine titulaire de Navarre

Blanche II d'Aragon Prisonnière

Guerre entre Castille et Aragon

Charles IV de Viane meurt à Barcelone le 23 septembre 1461, dans des conditions mystérieuses. Il est peut-être empoisonné par Jeanne Enriquez, sa belle-mère qui éviterait ainsi le mariage de Charles IV de Viane avec Isabelle Ire de Castille.

Ce prince joint à de brillantes qualités le goût des lettres; il a laissé, entre autres écrits, une traduction de la Morale d'Aristote, et en manuscrit une Chronique des rois de Navarre.

Ferdinand II d'Aragon, fils de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enriquez, devient l'héritier des possessions de la couronne d'Aragon.

Blanche II d'Aragon, fille de Jean II d'Aragon et de Blanche Ire de Navarre, est proclamée Reine de Navarre légitime par des membres du parti anti-aragonais. Mais prisonnière de son père, qui souhaite garder le contrôle de la Navarre, elle ne peut faire prévaloir ses droits à la couronne.

Jean II d'Aragon aurait alors livré Blanche II d'Aragon à Éléonore Ire de Navarre, sa sœur, qui la garde en prison.



Bataille de Troïa

Ferdinand Ier de Naples bat Jean II d'Anjou à Troïa en 1462.

Cette victoire est en partie obtenue grâce au renfort de mercenaires albanais, les Arbëresh, qui depuis se sont installés dans le sud de l'Italie.

Jean II d'Anjou doit quitter définitivement l'Italie.



Projet de mariage de Marie de Bourgogne avec Ferdinand II d'Aragon

En 1462, Jean II Roi d'Aragon demande la main de Marie de Bourgogne âgée de 5 ans pour son fils, le futur Ferdinand II d'Aragon.

Vers l'âge de 6 ans, Marie de Bourgogne quitte le château, considéré comme trop près des armées de Louis XI, pour Gand alors que ses parents s'installent à Gorcum en Hollande.

Elle passe la majeure partie de son enfance dans cette ville au château de Ten Walle.



Mariage d'Alphonse II de Naples avec Ippolita Maria Sforza

Alphonse II de Naples épouse Ippolita Maria Sforza (1446-1488), fille de François Ier Sforza et de Blanche Marie Visconti. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II de Naples

Ferdinand II de Naples naît à Naples le 26 août 1469, fils d'Alphonse II de Naples et d'Hyppolitta-Maria Sforza.



Naissance d'Emmanuel Ier le Fortuné

Manuel ou Emmanuel Ier de Portugal, dit le Fortuné ou le Grand, naît à Alcochete le 31 mai 1469, fils de Ferdinand de Portugal, Duc de Beja et de Viseu et de Béatrice de Portugal. Il est le cousin de Jean II le Parfait, petit-fils d'Édouard Ier.



Mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille

Après avoir refusé trois prétendants, violé deux serments, Isabelle Ire la Catholique se choisit Ferdinand II d'Aragon comme époux :

Ferdinand II d'Aragon épouse le 14 ou le 19 octobre 1469 Isabelle Ire de Castille. Leurs enfants sont :

L'Archevêque de Tolède les unit malgré l'opposition d'Henri IV l'Impuissant, frère d'Isabelle. Le lendemain Ferdinand II d'Aragon présente à la foule le drap post-nuptiale preuve de virginité et de mariage consommé.

Henri IV l'Impuissant essaie en vain d'annuler ce mariage puisqu'elle a épousé son neveu sans obtenir la dérogation papale.

L'accord de Los Toros de Guisandovétant rompu, Henri IV l'Impuissant désigner sa fille Jeanne pour lui succéder. Devant la menace que représentait pour eux le renforcement du pouvoir monarchique entre les mains d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon, les grands de castille, par un renversement d'alliance, se rangent derrière le roi et sa fille.



Naissance d'Isabelle d'Aragon

Isabelle d'Aragon ou des Asturies naît à Duenas ou Dueñas le 2 ou le 12 octobre 1470, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Mort de Ferdinand de Portugal Duc de Beja et de Viseu

Ferdinand de Portugal meurt le 18 septembre 1470 à Setubal.



Tentative d'annulation du mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille

Henri IV, demi-frère d'Isabelle, essaie en vain d'annuler le mariage de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille puisqu'elle a épousé son neveu sans obtenir la dérogation papale.



Mariage de René II d'Anjou avec Jeanne d'Harcourt

René II d'Anjou épouse à Angers le 9 septembre 1471 Jeanne d'Harcourt, Comtesse de Tancarville, fille de Guillaume d'Harcourt, Comte de Tancarville, Vicomte de Melun, et de Yolande de Laval.

Sixte IV absout Ferdinand et d'Isabelle d'un acte que Rome sanctionne très souvent par une double excommunication...



Mariage de Leonardo della Rovere avec Jeanne d'Aragon

Ferdinand Ier de Naples engage une politique de rapprochement avec le Saint-Siège. Leonardo della Rovere est le neveu du pape Sixte IV et le frère du pape Jules II.

Leonardo della Rovere, Préfet de Rome, Duc de Sora, épouse en 1472 Jeanne d'Aragon (1455-1501), fille illégitime de Ferdinand Ier de Naples.



Mariage de Ferdinand II de Bragance avec Isabelle

Ferdinand II de Bragance épouse le 19 septembre 1472 Isabelle, fille de Ferdinand et de Béatrice de Portugal. Leurs enfants sont :



Liaison de Ferdinand Ier de Naples avec Eulalia Ravignano

Ferdinand Ier de Naples a une liaison avec Eulalia Ravignano. Leur enfant est :



Liaison de Ferdinand Ier de Naples avec Giovanna Caracciola

Ferdinand Ier de Naples a une liaison avec Giovanna Caracciola. Leur enfant est :


Éléonore de Naples Lamentation - tapisserie, d'après un carton de Cosmé Tura - Madrid - Museo Thyssen-Bornemisza

Mariage d'Hercule Ier d'Este avec Éléonore de Naples

Hercule Ier d'Este épouse le 3 ou le 12 juillet 1473 Éléonore de Naples. Leurs enfants sont :

La Lamentation de Tura, inspirée de Rogier van der Weyden, comprend les portraits :

Le carton de Cosmè Tura est traduit vers 1474-1475 en une tapisserie par Rubinetto di Francia, et entouré d'un cadre serti de pierres.

Hercule Ier d'Este s'en sert comme décoration d'autel.

Une réplique est exécutée par un tapissier du Nord travaillant à la cour de Ferrare, sans doute en guise de cadeau diplomatique.


Isabelle Ire la Catholique - Détail de la Vierge des rois catholiques, musée du Prado

Mort de Henri IV l'Impuissant Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Isabelle Ire la Catholique Reine de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Auto couronnement d'Isabelle Ire la Catholique

Henri IV l'Impuissant meurt le 12 décembre 1474 subitement, sans doute empoisonné, victime d'un naturel trop doux pour une époque féroce. Il n'a pas réglé la question de sa succession, laissant le royaume devant la perspective d'une guerre civile entre les partisans de Jeanne la Beltranéja et ceux d'Isabelle.

Malgré le testament d'Henri IV l'Impuissant, brûlé par Ferdinand II d'Aragon, les reconnaissances de paternité et les prétendues déclarations d'Henri sur son lit de mort, jamais le mystère concernant le véritable père de Jeanne ne seraélucidé.

Henry IV est surnommé de son vivant le libéral parce qu'il a un grand respect de la personne humaine. Il essaie de se montrer juste et discret en gouvernant son peuple avec modestie et sincérité. Il considère la vie comme une chose précieuse qu'il faut vivre sans la risquer inutilement. Cette réputation est rapidement ternie et remplacée après sa mort par les titres : d'impuissant et d'homosexuel (ce qui arrange l'accession au trône d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon).

Ferdinand II d'Aragon se trouve à Saragosse, Isabelle séjourne alors seule à Ségovie. Il fallait près de 24 heures à un bon cavalier pour couvrir la distance de Madrid à Ségovie. Henri IV étant mort à 2 heures du matin, Enrique de Ulloa, un messager, réussit à apporter la nouvelle aux environs de midi. Vêtue de blanc, en signe de deuil, Isabelle se rend immédiatement à l'église et fait célébrer une messe à la mémoire du roi défunt. Puis, tandis que le peuple commence à 1'acclamer, Isabelle ordonne de dresser une tribune et regagna l'Alcazar.

Pour qu'un prince soit couronné, les lois du royaume exigeaient l'assentiment des cortes, des principaux prélats et des Grands.

Le 13 Décembre 1474, la foule, massée derrière un petit nombre de soldats qui font retentir trompettes et tambours, voit s'ouvrir les portes de l'Alcazar. La reine blonde vêtue d'étoffes blanches et d'hermine, les joyaux de la couronne lui faisant une cuirasse, ses magnifiques cheveux ruisselant autour de sa tête, s'avance sur un cheval blanc caparaçonné d'or. Sa beauté lui prête à elles seules une légitimité.

Sous un dais soutenu par 4 gentilshommes vêtus eux aussi de blanc, Isabelle va jusqu'à la tribune, y monte et, de ses propres mains, se coiffe de la couronne. Après quoi, elle jure de maintenir les lois du royaume qu'elle vient de violer. Les trompettes sonnent de nouveau. On crie : " Castille ! Castille ! " Cabrera vient remettre les clefs de Ségovie à la nouvelle reine, qui reprend en cortège le chemin de l'Alcazar.

Le chambellan Cardenas marche devant tous, seul à cheval, tenant dans la main droite une épée par la pointe, la poignée en haut, selon l'usage espagnol, afin que tous se rendent compte que s'approce celle qui peut châtier les coupables avec son autorité royale. Jamais encore une femme n'avait disposé de ce redoutable symbole.

Isabelle âgée de 23 ans crée le fait accompli alors qu'en réalité, elle ne dispose que d'un parti infime. Jamais souverain ne s'empara du pouvoir avec si peu de garanties. Aucun des Grands n'assistait à la cérémonie. Elle envoie partout des messagers annonciateurs de son couronnement, destituant d'avance ceux qui ne la reconnaîtraient pas : bon moyen de jeter le trouble dans les guêpiers de la noblesse et du haut clergé !


Ferdinand II d'Aragon par Cardisco au musée San Martino à Naples

Ferdinand II d'Aragon informé du couronnement d'Isabelle

Isabelle songe alors à prévenir son mari. Elle précise que

sa présence ne serait pas inutile, ce pourquoi il devrait faire ce qui lui paraîtrait le mieux selon les circonstances, car elle ne connaissait pas l'état des choses en Aragon".

Un gentilhomme nommé Gomez Manrique notifie en quelque sorte officiellement au roi de Sicile la mort de son beau-frère et l'avènement de sa femme.

Mais Ferdinand II d'Aragon était déjà au courant. Carrillo, toujours fidèle à l'Aragon malgré de pénibles démêlés au cours des années précédentes, a envoyé un courrier à Saragosse, presque aussi rapide qu'Enrique de Ulloa. Carrillo presse Ferdinand II d'Aragon d'accourir à Ségovie et le nomme Roi de Castille.

Le chroniqueur Palencia, se trouvant auprès du jeune prince, témoigne que, contrairement à sa femme, il éprouve un réel chagrin de la mort du Roi. Peut-être est-ce une habileté qui le met d'emblée en opposition avec la nouvelle reine.

Ferdinand II d'Aragon est blessé au plus profond de son orgueil, certainement heurté dans ses véritables ambitions, dissimulées jusque-là. Le couronnement insolite le scandalise et, il ne peut admettre cette épée de justice portée devant une femme.

Son premier soin est de demander à Palencia et à un savant jurisconsulte nommé Alfonso de la Caballeria si la procédure employée peut se justifier.



Demande de la couronne de Castille par Ferdinand II d'Aragon

Ferdinand II d'Aragon réclame personnellement le trône de Castille. D'après lui, une femme ne peut y accéder et, représentant la branche collatérale des Trastamare, il est le plus proche parent mâle du défunt. Ferdinand II d'Aragon n'a jamais eu l'intention de respecter les conventions matrimoniales établies et jurées à deux reprises, selon lesquelles la reine gouvernerait en personne. Il quitte Saragosse sous une pluie torrentielle et prend le titre de roi de Castille en franchissant la frontière. Mais, prudent, il s'arrête 3 jours à Turegano, près de Ségovie, le temps d'apprécier la situation.



Refus de Ferdinand II d'Aragon d'employer la force

Devant cette situation, Ferdinand II d'Aragon est désarmé. Il répond à ses partisans qui lui conseillent d'employer la force :

qu'il espérait vaincre grâce à sa patience et qu'il était sûr de remporter la victoire en satisfaisant assidûment aux exigences de l'amour conjugal.

Ferdinand II d'Aragon entre à Ségovie le 2 janvier 1475 et trouve sa femme intraitable.

Comme Ferdinand II d'Aragon menace de regagner l'Aragon sur-le-champ, elle accepte pourtant l'arbitrage du cardinal de Mendoza et de l'archevêque de Tolède. Les deux prélats se prononcent en faveur d'Isabelle. De nouveau, Ferdinand II d'Aragon veut partir et sa femme a grand-peine à le retenir. Elle explique à son mari que des conventions ne sauraient le priver de ses droits conjugaux. Elle lui démontre en outre qu'en écartant les femmes du trône il en écarterait du coup la petite infante, leur fille unique. Ferdinand II d'Aragon se laisse convaincre et accepte la co-régence. Mais il disposera jamais, du vivant d'Isabelle, d'une quelconque autorité sur son domaine personnel.



Insatisfaction de Carrillo l'archevêque de Tolède

Isabelle en veut à l'archevêque Carrillo d'avoir tenté de la mettre en tutelle. Carrillo comprend bien vite qu'il n'a aucune chance de gouverner au nom de ses protégés Isabelle et Ferdinand II d'Aragon. Forçant le cours des choses, il demanda immédiatement sept charges importantes. Isabelle ne le reçoit pas. Ferdinand II d'Aragon lui explique que la plupart de ses requêtes sont inacceptables. Furieux, Carrillo s'écria en parlant de la reine :

Je l'ai trouvée qui filait, je la ferai retourner à son rouet"

Et il part pour Alcalà. Cette fois, Isabelle eut peur. Elle charge l'un de ses partisans d'aller apaiser l'archevêque, qui répondit d'une manière inquiétante. Un deuxième envoyé, le comte de Haro, annonce la visite de la reine elle-même. Carrillo déclare que si elle s'avance jusqu'à Alcalà, il sortira immédiatement de la ville.

La meilleure amie d'Isabelle, Béatrix de Bobadilla, et son mari exigent d'avoir la garde de la petite infante Isabelle en échange des clefs du Trésor. L'indomptable reine doit s'incliner !



Alliance entre le duché de Milan, la république de Florence et la république de Venise

En 1475, Ferdinand Ier de Naples se rend à Rome pour se concerter avec le pape Sixte IV suite à la conclusion d'une alliance défensive entre le duché de Milan, la république de Florence et la république de Venise.



Réaction d'Isabelle et de Ferdinand II d'Aragon

Tandis que ses adversaires s'attardent, Isabelle coure le pays et appelle le peuple à soutenir sa cause. Les Castillans sont émerveillés par le courage, l'éloquence et la ténacité de cette jeune femme de 24 ans, de nouveau enceinte. Ferdinand II d'Aragon recrute de son côté. En un mois, le couple disposa de 40 000 hommes, mal équipés et généralement sans expérience militaire. Pendant que son mari s'efforce d'en faire de véritables soldats, Isabelle continue à exhorter les populations et administre les affaires, soin qu'elle ne veut laisser à personne. Épuisée, elle accouche, à Tordesillas, d'un enfant mort.



Prise de Toro et Zamora par Alphonse V de Portugal

L'alliance que lui promit Louis XI de France lui parait cependant un gage de succès. Alphonse prend Toro et Zamora.

Ferdinand II d'Aragon, effrayé, lui proposa de régler l'affaire, selon les vieux usages, en un combat singulier. Alphonse, qui aurait eu le dessous opposé à un si jeune champion, exige qu'en ce cas Isabelle et Jeanne soient échangées et gardées en otage. Évidemment, Ferdinand II d'Aragon refuse.

Ferdinand II d'Aragon demanda à traiter.

Alphonse, qui se heurtait à mille difficultés, accepta, à condition qu'on lui laisse Toro, Zamora et la province de Galice.

Ferdinand II d'Aragon était près d'accepter, mais c'était compter sans le caractère de sa femme.

Pas un créneau ! " déclara énergiquement Isabelle, et cette parole devint en quelque sorte sa devise.

Ce fut Mendoza qui sauva les jeunes souverains complètement démunis, en faisant fondre quantité d'objets d'or et d'argent pieusement remis aux églises et aux monastères.

La dévotion d'Isabelle la fit hésiter, mais ce sentiment n'eut pas la force de l'autre.

Elle disposa ainsi de 30 millions de maravédis, qui lui permirent de lever une nouvelle armée, alors qu'Alphonse annonçait déjà sa victoire à Louis XI.

Il proclamait sa victoire, sans oser s'enfoncer au coeur de la Castille, voulant toujours se ménager une retraite possible vers le Portugal.

Ferdinand II d'Aragon, au contraire, allait de l'avant, s'emparait de Burgos.

Isabelle, véritable armée à elle seule, courait aussitôt y raffermir le loyalisme de ses partisans, puis se précipitait à Tolède, à Leon, à Valladolid, avant d'établir son quartier général à Tordesillas.

Le commandant de la place de Zamora livra le fort à Ferdinand II d'Aragon, qui marcha sur Toro, où le roi du Portugal venait de recevoir des renforts amenés par son fils, le prince Jean.

Ne refusez pas le combat, dit Mendoza au jeune roi, marchez contre lui [Alphonse], ayez foi en Dieu, qui tient dans ses mains toutes les victoires et qui vous la donnera si vous la méritez. "


Béatrice de Naples et Matthias Ier de Hongrie

Mariage de Matthias Ier de Hongrie avec Béatrice de Naples

Matthias Ier de Hongrie est veuf de Catherine de Podebrady.

Matthias Ier de Hongrie épouse dans l'église Matthias de Buda le 22 décembre 1476 Béatrice de Naples, fille de Ferdinand Ier de Naples et d'Isabel de Chiaramonte.

Dix jours plus tard, Béatrice de Naples est couronnée Reine de Hongrie.

A travers son influence, la Hongrie devient un des foyers actifs de la Renaissance.

Elle est le mécène de nombreux savants et artistes italiens qu'elle fait venir à Buda.

Au-dessus de la ville de Visegrád, est pour la première fois construit un palais de la Renaissance hors d'Italie, palais qui devient un lieu de résidence prisé par la cour.

La bibliothèque Corvina qui y est installée, est une des plus importantes de son époque, seulement surpassée par les collections du Vatican.



Mariage de Ferdinand Ier de Naples avec Jeanne d'Aragon

Ferdinand Ier de Naples est veuf d'Isabel de Chiaramonte.

Ferdinand Ier de Naples épouse en 1476 Jeanne d'Aragon (1454-1517), sa cousine germaine, fille de Jean II d'Aragon et de Jeanne Enriquez. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean V de Foix avec Marie d'Orléans

Jean V de Foix épouse en 1476 Marie d'Orléans, fille de Charles Ier d'Orléans et de Marie de Clèves. Leurs enfants sont :



Seconde bataille de Toro

La bataille décisive a lieu près de Toro, le ler mars 1476. Le cardinal de Mendoza et l'archevêque de Tolède, chacun dans le camp opposé à celui qui avait d'abord été le sien, se battent furieusement. Aussi confuse que sanglante, elle coûte la vie à 10 000 hommes. Chacun se déclare vainqueur. Mais le Alphonse V de Portugal abandonne le champ de bataille et se retire à Castromino. Moralement défait, il a compris que ni les trésors portugais ni les machinations de la noblesse de Castille ne peuvent lui donner gain de cause. Ferdinand annonce sa victoire à Isabelle qui fait aussitôt chanter le Te Deum en l'église Saint-Paul de Tordesillas, où elle se rend pieds nus. Elle organise des fêtes, proclame à travers les Espagnes la nouvelle de son triomphe, en sorte que tout le monde y croit. L'archevêque de Tolède, le principal allié d'Alphonse, l'abandonne, suivi par d'autres. Le roi du Portugal forme d'autres plans et quitte la Castille en compagnie de Jeanne, après avoir fortifié la frontière. Cette manoeuvre, et non le succès de leurs armes à Toro, donne leur royaume à Isabelle et Ferdinand.


Début de l'Inquisition

Parallèlement, Isabelle et Ferdinand organisent l'Inquisition, chassent les Juifs d'Espagne, et réduisent l'influence des grands féodaux.



Naissance de Ferdinand Ferrante d'Este

Ferdinand Ferrante d'Este naît le 7 octobre 1477, fils d'Hercule Ier d'Este et d'Éléonore de Naples.



Mort de Ferdinand Ier Duc de Bragance

Ferdinand Ier de Bragance meurt le 1er avril 1478 à la Villa Vicosa à Lisbonne.



Naissance de Jeanne de Naples

Giovanna ou Jeanne de Naples naît en 1478, fille de Ferdinand Ier de Naples et de Jeanne d'Aragon.



Paix entre Laurent de Médicis et Ferdinand Ier de Naples

En 1478 Ferdinand Ier de Naples s'allie avec Sixte IV et la République de Sienne contre Laurent de Médicis.

Laurent de Médicis se rend personnellement à Naples où il parvient à négocier une paix honorable avec Ferdinand Ier de Naples qui accepte d'abandonner ses alliés.



Naissance de Jean d'Aragon

Jean d'Aragon ou d'Espagne dit Don Juan naît le 28 juin 1478, unique fils de Ferdinand II d'Aragon avec Isabelle Ire de Castille.


Ferdinand II d'Aragon le Catholique Ferdinand II d'Aragon le Catholique

Mort de Jean II Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile

Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque

Ferdinand II d'Aragon Roi de Sicile et de Sardaigne

Ferdinand II d'Aragon Comte de Barcelone

Mort d'Éléonore Ire de Navarre Reine de Navarre

François Phébus Roi de Navarre

Madeleine de France Régente du royaume de France

Jean II d'Aragon meurt le 19 janvier 1479 à Barcelone.

Éléonore Ire de Navarre, Reine titulaire, devient Reine de Navarre à part entière le 19 janvier 1479 pour quelques mois.

En 1479, Ferdinand II d'Aragon, fils Jean II d'Aragon, devient Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile.

Ferdinand II d'Aragon forme alors avec sa femme Isabelle Ire de Castille un exemple unique de double monarchie où chaque souverain garde la pleine autonomie de ses territoires propres, tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.

Éléonore Ire de Navarre ne profite guère de sa nouvelle dignité et meurt à Tudela le 12 février 1479.

François Phébus, âgé de 12 ans, hérite de sa grand-mère maternelle Éléonore Ire le trône de Roi de Navarre en 1479.

En 1479, la régence de Navarre est confiée à Madeleine de France.



Naissance de Jeanne la Folle

Jeanne de Castille ou Jeanne la Folle (Juana la Loca) naît le 6 novembre 1479 à Tolède, fille de Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire de Castille.



Naissance de Ferdinand de Magellan

Fernão de Magalhães ou Ferdinand de Magellan naît en 1480, fils de :



Reprise d'Otrante

En 1481, Otrante est reprise par Alphonse II de Naples, Duc de Calabre, fils de Ferdinand Ier de Naples.



Naissance de Marie d'Aragon

Marie d'Aragon naît à Cordoba ou Cordoue en Espagne le 29 juin 1482, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Mort de Ferdinand II de Bragance

Ferdinand II de Bragance meurt le 21 juin 1483 exécuté à Evora au Portugal. Il a conspiré contre Jean II et tenté de susciter une révolte nobiliaire en recherchant l'appui de la Castille.

Les conspirations se terminent par la victoire totale du roi et la mort ou l'exil de ses opposants. Jean II aurait dit concernant le nettoyage dans le pays :

Je suis le seigneur des seigneurs et non le serf des serfs".

Plus personne, au Portugal, n'ose alors défier Jean II qui est donc libre de gouverner le pays sans plus aucune opposition.


Innocent VIII Innocent VIII

Mort de Sixte IV Pape

Innocent VIII Pape

Sixte IV meurt le 12 août 1484 à Rome. Il est inhumé dans la chapelle de la Conception de la basilique Saint-Pierre.

Sous son pontificat, il embellit Rome :

Ses contemporains baptisent son œuvre restauratio Urbis : la restauration de la Ville.

Il fait aménager la chapelle Sixtine.

Il se montre également un mécène humaniste, en partie pour des fins politiques. Il reconstitue l'Académie romaine, embauche des chanteurs pour la chapelle pontificale, accroît les fonds de la Bibliothèque vaticane.

Grâce aux manœuvres du cardinal Della Rovere, Giovanni Battista Cybo est élu et consacré pape le 12 septembre 1484 sous le nom d'Innocent VIII (en latin Innocentius VIII, en italien Innocenzo VIII).

En 1484, profitant de la faiblesse relative des États pontificaux, Ferdinand Ier de Naples exige que soient annexées à son royaume les enclaves pontificales de Bénévent, Terracina et Pontecorvo.

Voyant Gênes, sa patrie, en proie aux factions, Andrea Doria s'éloigne et s'engage au service du pape Innocent VIII.



Révolte au royaume de Naples

Guerre entre le Pape et le royaume de Naples

Ferdinand Ier de Naples a refuse à plusieurs reprises de payer le tribut d'investiture au pape. Profitant d'une révolte d'une partie de la noblesse du royaume napolitain restée fidèles aux Angevins, exaspérée par le gouvernement autoritaire de Ferdinand Ier de Naples, le pape Innocent VIII se porte solidaire des révoltés et déclare la guerre aux Napolitains le 14 octobre 1485.

Milan, Florence et Matthias Ier de Hongrie, beau-fils du roi Ferdinand Ier de Naples se rangent de son côté.



Naissance de Catherine d'Aragon

Catherine d'Aragon naît le 15 décembre 1485, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.



Rejet du projet de Christophe Colomb par la Castille

Mariage de Christophe Colomb avec Beatriz de Arana

Veuf, Colomb quitte Lisbonne avec son fils Diego, alors âgé de 5 ans. Il est accueilli au monastère franciscain de la Rabida, près de Huelva, en Espagne, où il reçoit l'appui fervent du père Marchena. Celui-ci le recommande à des armateurs de Séville, les frères Martin Alonzo et Vicente Yanez Pinzon, et lui ménage une première entrevue avec les rois d'Espagne, Ferdinand V d'Aragon et Isabelle Ire de Castille, en 1486. Isabelle est intéressée mais rien ne se concrétise. Une commission de savants présidée par le confesseur de la reine, Hernando de Talavera, rejette son projet.

Colomb ne se décourage pas. Il s'installe en Espagne et se met en ménage avec une jeune femme de Cordoue, Beatriz de Arana, qui lui donne un second fils, Ferdinand. Son frère Bartolomeo se rend en Angleterre pour tenter de convaincre le roi Henri VII Tudor puis en France pour rencontrer la régente Anne de France. Échec sur toute la ligne.



Mariage de Frédéric II de Naples avec Isabelle des Baux

Frédéric II de Naples est veuf d'Anne de Savoie.

Frédéric II de Naples épouse le 16 décembre 1486 Isabelle des Baux. Leurs enfants sont :



Traité de Paix entre le Pape et le royaume de Naples

Une première campagne entre le Pape et le royaume de Naples tourne en faveur de Naples.

Innocent VIII fait appel à Charles VIII de France qui peut être intéressé à revendiquer les droits angevins sur la couronne de Naples, droits qu'il a hérités par testament.

Pour parer à ce danger, Ferdinand Ier de Naples se montre accommodant et accepte de signer une paix mitigée le 11 août 1486, qui n'apaise pas l'hostilité entre les deux monarques.

Ferdinand Ier de Naples ne respecte pas les termes du traité de paix qui prévoit une amnistie générale des nobles s'étant révoltés.

Dans la salle supérieure du Châteauneuf de Naples Ferdinand Ier de Naples réunit ces barons pour les arrêter en masse. Il fait assassiner une grande partie des conjurés. Les autres se réfugient en France.

Très rapidement Ferdinand Ier de Naples récuse les autres clauses du traité de paix dont le versement du tribut dû au pape, son suzerain, et la nomination par le pape aux bénéfices ecclésiastiques du royaume napolitain.



Révolte dans le royaume de Naples

En 1488, les sujets de Ferdinand Ier de Naples, Roi de Naples, se révoltent et offrent la couronne à René II d'Anjou, qui monte une expédition pour prendre possession du royaume, mais Charles VIII de France le lui interdit, voulant lui-même en faire la conquête.



Excommunication de Ferdinand Ier de Naples

En 1489, Innocent VIII excommunie Ferdinand Ier de Naples et demande l'intervention de Charles VIII de France, lui promettant officiellement le royaume de Naples.



Opération dans le Roussillon

En 1489, Gilbert de Bourbon-Montpensier opère dans le Roussillon contre les Aragonais de Ferdinand II d'Aragon.



Traité de Medina del Campo

Henri VII Tudor désire ardemment consolider son royaume par une alliance avec l'Espagne nouvellement unifiée d'Isabelle Ire la Catholique et de Ferdinand II d'Aragon. Chacun a besoin de l'assistance de l'autre face à la France, dont on appréhende une possible agression.

Le traité de Medina del Campo est signé le 27 mars 1489.

Le traité est plutôt favorable à l'Angleterre.

Une de ses clauses prévoit le mariage d'Arthur Tudor avec Catherine d'Aragon.

Henri VII étant d'une avarice sordide, les tractations durent des années, on marchande âprement :


Isabelle d'Este -portrait par le Titien (1534/1536)

Mariage de François II Gonzague avec Isabelle d'Este

François II Gonzague épouse le 12 février 1490 Isabelle d'Este, fille d'Hercule Ier d'Este et d'Éléonore de Naples. Leurs enfants sont :

Isabelle d'Este est une princesse d'une rare beauté, une des grandes figures de la Renaissance italienne.



Naissance de Fernando de Avalos

Ferdinand-François ou Fernando Francesco ou Fernando de Avalos naît en 1490, d'une illustre maison du royaume de Naples, d'origine castillane.



Ferdinand de Magellan Page de la Reine du Portugal

Ferdinand de Magellan part pour Lisbonne en 1492 et devient page de Léonore de Viseu, Reine du Portugal.

Ferdinand de Magellan étudie l'astronomie et la navigation, enseignées notamment par Martin Behaim.



Accord entre Innocent VIII et Ferdinand Ier de Naples

Le conflit entre Innocent VIII et Ferdinand Ier de Naples prend fin en janvier 1492. Les deux parties parviennent à un accord :

L'accord est scellé par le mariage du petit-fils de Ferdinand avec la nièce du pape.



Andrea Doria au service de Ferdinand Ier de Naples.

Andrea Doria s'engage au service de Ferdinand Ier de Naples.


Alexandre VI

Mort du Pape Innocent VIII

Alexandre VI Pape

Innocent VIII meurt à Rome le 25 juillet 1492. Son corps repose dans la basilique Saint-Pierre.

Contre les Turcs, Innocent VIII tente comme ses prédécesseurs de lancer une croisade, en vain. Innocent VIII finit, même par nouer des contacts avec le sultan Bajazet II, qui lui remet la Sainte Lance, censée avoir transpercé Jésus-Christ au moment de sa passion.

Innocent VIII approuve la très dure répression menée par l'Inquisition espagnole contre les marranes, Juifs convertis et soupçonnés de continuer à pratiquer leur religion originelle.

Innocent VIII condamne également en bloc les thèses de Pic de la Mirandole.

Innocent VIII restaure plusieurs églises romaines. Innocent VIII fait bâtir un palais pour la Curie romaine, qui n'existe plus aujourd'hui, ainsi que le palais du Belvédère. Innocent VIII fait travailler Antonio Pollaiolo, le Pinturrichio, Andrea Mantegna ou encore le Pérugin.

Roderic de Borja est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave le 11 août 1492 sous le nom d'Alexandre VI (en latin Alexander VI, en italien Alessandro VI).

Alexandre VI est élu contre le candidat poussé par Ferdinand Ier de Naples

Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à ce jour. Léon X fait parti des opposants farouche a l'élection d'Alexandre VI.

Après l'élection, Léon X retourne à Florence, où son père venait de mourir.


Reddition de Grenade

Conquête du royaume de Grenade

Bérault Stuart entre au service de Ferdinand II d'Aragon.

Le 2 janvier 1492, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire la Catholique achèvent la Reconquista, 7 siècles après son début.

Ils prennent le royaume de Grenade et l'évincent le dernier Roi musulman de la péninsule ibérique.


Christophe Colomb

Capitulations de Santa Fé

Colomb se rend dans leur camp de Santa Fé (la Sainte Foi), à quelques kilomètres de Grenade. Il leur présente une nouvelle fois son projet sans plus de succès et, dépité, prend le chemin de la France. Mais la reine Isabelle ne tarde pas à se raviser et à convaincre son mari. Dans l'euphorie de leur victoire sur Grenade, Isabelle et Ferdinand décident in fine de soutenir Colomb avec l'espoir de damer le pion aux Portugais. Ils rappellent le Génois sur le chemin de la France. Par les Capitulations de Santa Fé le 17 avril 1492, ils accordent à Christophe Colomb le titre très prestigieux d'Amiral, d'ordinaire réservé à un membre de la famille royale. Le titre concerne toutes les terres et les îles à découvrir, donnant au navigateur le droit d'y exercer la justice et d'y percevoir l'impôt au nom des Rois. La générosité des souverains s'explique aussi par la quasi-certitude que l'explorateur ne reviendra jamais de son voyage.



Traité de Barcelone

Cession du Roussillon et de la Cerdagne

Par le traité de Barcelone du 19 janvier 1493, Charles VIII de France abandonne à Ferdinand II d'Aragon les acquisitions de son père Louis XI : le Roussillon et la Cerdagne afin d'avoir sa pleine liberté pour concrétiser ses prétentions sur le royaume de Naples, sur Chypre et sur Jérusalem.



Mariage de Geoffroi Borgia

Pour acquérir les bonnes grâces d'Alexandre VI et son soutien contre Charles VIII de France, en 1493, Ferdinand Ier de Naples négocie le mariage de sa petite fille Sancha avec le fils du pape, Geoffroi Borgia.



Mort de Ferdinand Ier de Naples

Alphonse II de Naples Roi de Sicile péninsulaire

Ferdinand Ier de Naples meurt le 20 ou le 25 janvier 1494 rongé de soucis peu de temps avant le déclenchement des Guerres d'Italie.

Ferdinand Ier de Naples laisse l'image d'un prince faux et cruel. Son peuple se soulève plusieurs fois contre lui ; mais il parvient à maintenir son autorité par la terreur.

Alphonse II de Naples devient Roi de Sicile péninsulaire.

Andrea Doria s'engage au service d'Alphonse II de Naples.

Charles VIII prend le titre de Roi de Naples et de Jérusalem.

Jean de Ganay conseille à Charles VIII de conquérir le Royaume de Naples, faisant valoir des droits que les derniers princes de la maison d'Anjou ont légués à sa famille.

Charles VIII de France envoie Jean de Ganay et Louis II de La Trémoïlle comme ambassadeurs auprès du pape Alexandre VI.

Cette mission diplomatique échoue.



Isabelle et Ferdinand qualifiés de "Rois Catholiques"

Ce succès dans la reconquête de terres autrefois chrétiennes valut à Isabelle et Ferdinand d'être qualifiés de "Rois Catholiques" par le pape Alexandre VI en 1494.



Prise de Capoue

Ayant rallié le parti Guelfe, Jacques de Trivulce est banni de son pays et entre au service de Ferdinand II d'Aragon.

Lors de l'expédition de Charles VIII de France, Jacques de Trivulce se joint ouvertement aux Français, leur livre Capoue en 1495.



Abdication d'Alphonse II de Naples

Ferdinand II de Naples Roi de Naples

Prise de Naples

Charles VIII de France Roi de Naples et de Jérusalem

Prise de Monte San Giovanni

Andrea Doria reste fidèle à Alphonse II de Naples tant qu'il y a espoir de salut.

Alphonse II de Naples mal secondé par ses sujets, dont il s'est aliéné le cœur par ses vices, abdique en février 1495 en faveur de son fils Ferdinand II de Naples.

Il quitte Naples avant que les Français l'atteignent, et se retire en Sicile.

L'inimitié du peuple napolitain s'étend à Ferdinand II de Naples.

Il se retire dans l'île d'Ischia.

Charles VIII de France prend possession de Naples le 22 février 1495 où il vit dans une ambiance festive, fort de ses succès.

De nombreux soldats français contractent un mal jusqu'alors inconnu : la syphilis.

Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy et Jean II de Nicolaï participent à cette campagne.

Jean II de Nicolaï est alors chargé de plusieurs négociations avec les princes italiens.

Charles VIII de France est couronné Roi de Naples et de Jérusalem sans avoir eu à se battre.

Pour lui, Naples est une étape obligée pour une éventuelle croisade vers la ville sainte.

Charles VIII de France fait Jean II de Nicolaï Chancelier du royaume de Naples.

Jean de Ganay est nommé chancelier du Royaume de Naples.

On peut croire que la puissance française en Italie va redevenir ce qu'elle était au temps des premiers Angevins.

Mais l'arrogance des français provoque l'hostilité de la population.

L'armée royale se comporte comme en pays conquis et les Italiens souhaitent vite s'en débarrasser.

En 1495, Louis II de La Trémoïlle mène l'assaut de Monte San Giovanni, place forte du marquis de Pescara.

La prise est rapide et les 7 à 800 défenseurs sont tués.

Cela connaît un immense retentissement en Italie qui n'a plus l'habitude d'une telle sauvagerie.

Jean Caracciolo, un noble napolitain, s'attache aux Français pendant l'occupation de Naples par Charles VIII.



Constitution de la Ligue de Venise

Guerre contre la Ligue de Venise

Prise de Novare

Les souverains européens, quoique payés pour leur neutralité, veulent enfermer le Roi dans ses nouvelles conquêtes, laissant ainsi la France vulnérable.

À partir de fin mars 1495, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, une coalition, la Ligue de Venise, se forme contre la France, comprenant :

François II Gonzague est nommé gouverneur général des armées vénitiennes et prend la tête des armées de la coalition.

La Ligue de Venise rend aux Français le séjour en Italie impossible.

Ludovic le More attaque Louis II d'Orléans, futur Louis XII, sur le comté d'Asti le 6 avril 1495.

Charles VIII de France fête son titre le 12 mai 1495.

Prévenu par Philippe de Commynes, Charles VIII de France prend le chemin du retour prématurément avec seulement 9 000 hommes, le 20 mai 1495.

Il fait retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège.

Ne pouvant se résoudre à abandonner totalement sa conquête, Charles VIII laisse de fortes garnisons dans les villes les plus importantes, réduisant d'autant l'effectif de son armée.

Gilbert de Bourbon-Montpensier y demeure à la tête d'une garnison française.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, reste en Lombardie avec une partie des troupes.

Il a reçu l'ordre de ne pas attaquer Ludovic le More, le duc de Milan.

Mais il ne peut résister à l'envie de s'emparer de Novare où il entre le 10 juin 1495.

Il y est très bien reçu par les habitants, mais ne pousse pas jusqu'à Milan, pourtant peu défendue et sans doute prête à l'accueillir de la même façon.



Bataille de Fornoue

Après avoir quitté Naples, l'armée française fait plusieurs haltes prolongées, notamment à Sienne puis à Pise, ce qui donne le temps à l'armée ennemie de la devancer et de l'attendre au débouché des Apennins, à proximité de Parme.

Charles VIII de France fait traverser à grand-peine les Apennins à son artillerie qu'il ne peut se décider à abandonner.

Il arrive devant les coalisés menés par François II Gonzague à Fornoue près de Parme le 5 juillet 1495.

L'armée française comporte 9 000 hommes dont 2 500 Suisses et 1 000 cavaliers

L'armée des coalisés comporte 35 000 hommes dont 5 000 chevau-légers et 2 600 cavaliers.

Le 6 juillet 1495, Charles VIII de France envoie Philippe de Commines proposer en vain aux coalisés de laisser l'armée française poursuivre son chemin vers la France.

En vain, les Français, à court de vivres, sont obligés d'accepter le combat.

Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené, Maréchal de Gyé, commandent l'avant-garde, Louis II de La Trémoïlle le corps de bataille et le Vicomte de Narbonne l'arrière-garde.

Ils sont dans un vallon d'où ils ne peuvent déboucher qu'en prêtant le flanc à l'armée ennemie située sur une colline de l'autre côté d'un torrent guéable à cette période de l'année.

Voyant les Français en mouvement, l'ennemi passe le torrent et attaque simultanément l'avant et l'arrière-garde française.

La charge italienne menace par deux fois Charles VIII de France qui fait preuve de bravoure et est encerclé.

Le roi risque de se faire capturer ou blesser.

Il crie : À la rescousse Montoison.

Philibert de Clermont dit le brave Montoison, Chambellan du Roi, Lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Ferrare, sauve alors le Roi.

S'emparant du bagage de l'armée française, les coalisés se mettent à le piller plutôt que de combattre.

Les coalisés perdent la bataille et s'enfuit en déroute.

Le combat dure moins d'une heure.

Les troupes françaises montrent un courage et une fougue que les Italiens reconnaissent en lui donnant le nom de furia francese.

Jacques II de Chabannes s'illustre lors de cette bataille.

Les Français ont 1 000 morts et les coalisés 2 000.

Les Français n'osent pas poursuivre les coalisés jusqu'à Parme pour tenter de leur infliger une défaite plus nette.

C'est une victoire de la Ligue de Venise dans la mesure où le bagage et le trésor de guerre napolitain de l'armée française est repris par les troupes de François II Gonzague.

Menacés par la disette, les Français lèvent le camp en secret pendant la nuit et prennent une certaine avance sur les coalisés.

Après s'être regroupés et avoir pris conscience du départ des Français, les coalisés sont bloqués par le torrent dont le débit a brusquement augmenté.

L'armée française poursuit sa retraite pour arriver à Asti dans un état de délabrement certain.

François II Gonzague est remercié par une nomination au grade de capitaine général et ses appointements sont augmentés.

Pierre de Rohan-Guémené conclut une trêve avec les Vénitiens.

Charles VIII de France regagne la France où il arrive en octobre 1495.

Les Napolitains ne tardent pas à rappeler Ferdinand II de Naples, leur roi.

Au retour cette expédition, Louis Malet de Graville est remboursé par Charles VIII, d'une somme de 23 175 livres qu'il avait avancé de ses deniers.

Charles VIII de France revient en France, nourri de l'art italien, faisant ainsi entrer la Renaissance en France.

Il ramène de prodigieuses collections dérobées à Florence et à Rome, qui vont enrichir les collections françaises.

Il fait connaître en France, sous de nouveaux aspects, l'Antiquité et la Renaissance italienne.



Mariage de Ferdinand II de Naples avec Jeanne de Naples

Ferdinand II de Naples épouse en 1496 Giovanna ou Jeanne de Naples, sa tante.



Mort de Ferdinand II de Naples

Frédéric II de Naples Roi de Naples

Ferdinand II de Naples meurt en mai 1496.

Frédéric II de Naples, son oncle, devient Roi de Naples.



Gilbert de Bourbon-Montpensier Vice-Roi de Naples

Mort de Gilbert de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Louis II de Bourbon-Montpensier Comte de Montpensier et de Clermont

Le trône de Naples à la famille d'Aragon

Gilbert de Bourbon-Montpensier devient Vice-roi de Naples.

Les Français laissés sur les débris du royaume de Naples combattent pour en conserver la possession.

Ferdinand II d'Aragon débarque en Calabre et les assiège dans Naples.

Gilbert de Bourbon-Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France.

Ceux-ci tardent à arriver : Ludovic le More ne tient pas son engagement d'envoyer une flotte pour acheminer les troupes vers Naples et Charles VIII de France est à court d'argent.

Le coût de cette expédition en Italie aurait dû être partiellement couvert par des dons des Florentins, dons conditionnés au retour sous leur contrôle des places fortes prêtées au roi.

Ces places fortes sont finalement vendues à Lucques, Venise, Gênes ou Pise, après la trahison du commandant français en Toscane, Robert de Balsac.

Charles VIII de France se voit donc contraint à rembourser les prêts florentins et ne reçoit pas de nouveaux fonds de cette ville.

Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne.

Son armée, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manque souvent de vivres et n'a pas reçu sa solde depuis fort longtemps.

Elle se laisse enfermer par Ferdinand II d'Aragon dans la petite ville d'Atella.

Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation.

L'armée française retenue prisonnière est décimée par les fièvres et la faim.

Gilbert de Bourbon-Montpensier meurt à Pouzzoles le 15 octobre 1496 de ces fièvres.

Louis II de Bourbon-Montpensier devient Comte de Montpensier, Dauphin d'Auvergne et Comte de Clermont.



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.



Mort de Jean de Castille

Jeanne la Folle héritière de la couronne espagnole

Jean de Castille, seul fils de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille, meurt le 4 octobre 1497.

Jeanne la Folle, sa sœur devient l'héritière de la couronne espagnole.

Marguerite d'Autriche, effondrée, attend un enfant : elle accouche quelques mois après le 8 décembre 1497 d'une fille, morte-née.

Marguerite d'Autriche demeurera encore 2 ans en Espagne.



Mort de Perkin Warbeck

Mort d'Édouard Plantagenêt

Les parents de Catherine d'Aragon sont peu pressés de la voir mariée à Arthur Tudor, et, bien que le traité Medina del Campo soit signé, ils restent ouverts à d'autres possibilités.

Ferdinand II d'Aragon est même plus que prêt à rompre ce traité si tous les prétendants au trône d'Angleterre ne sont pas éliminés.

Perkin Warbeck est retenu à la tour de Londres aux côtés d'Édouard Plantagenêt.

Ils tentent de s'échapper.

Repris, le 23 novembre 1499, Perkin Warbeck est transféré à Tyburn à Londres, le lieu d'exécution des criminels anglais, où il doit lire une confession puis est pendu.

Perkin Warbeck aurait couté à Henry VII Tudor plus de £ 13.000, affaiblissant encore ses finances déjà mauvaises.

Également repris, Édouard Plantagenêt meurt le 28 novembre 1499 pendu pour trahison.

Le titre de Comte de Salisbury revient à la couronne.


Marie d'Aragon

Mariage de Emmanuel Ier le Fortuné avec Marie d'Aragon

Emmanuel Ier le Fortuné est veuf d'Isabelle d'Aragon, sœur aînée de Marie.

Emmanuel Ier le Fortuné épouse à l'Alcazar de Sal en Espagne le 30 octobre 1500 Marie d'Aragon.

Leurs enfants sont :

Marie d'Aragon, est comme Isabelle, son épouse précédente, une fille des rois catholiques, mais n'est pas la princesse héritière qui est Jeanne la Folle.



Troisième guerre d'Italie

Traité de Grenade

La troisième guerre d'Italie dure de 1500 à 1504.

Tout comme Charles VIII de France, Louis XII se tourne vers le royaume de Naples.

Une fois encore, il obtient l'appui du pape Alexandre VI qui reproche à Frédéric II de Naples de s'être allié aux Turcs.

Le 11 novembre 1500, Louis XII signe dans le plus grand secret le traité de Grenade avec Ferdinand II d'Aragon pour attaquer le royaume de Naples et se le partager :

Jean II de Nicolaï accompagne Louis XII au delà des monts.


Arthur Tudor

Mariage d'Arthur Tudor avec Catherine d'Aragon

Pendant 2 ans, Arthur Tudor écrit de nombreuses lettres à sa fiancée, laquelle y répond régulièrement.

Les lettres sont écrites sur les recommandations de leurs tuteurs respectifs et leur ton est plus poli que passionné.

C'est bien à contrecœur et en ayant encore atermoyé pendant des mois que Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ire de Castille se résolvent à laisser partir Catherine d'Aragon, leur fille, pour l'Angleterre.

Le 21 mai 1501, Catherine d'Aragon quitte l'Alhambra de Grenade.

Le 27 septembre 1501, sa flottille met la voile vers l'Angleterre au départ de La Corogne.

Catherine ne reverra plus jamais le ciel d'Espagne.

Après une traversée tumultueuse, l'infante débarque à Plymouth le 2 octobre1501.

Le couple se rencontre pour la première fois au manoir de Dogmersfield, dans le Hampshire.

Arthur écrit à son beau-père et à sa belle-mère qu'il sera un époux bon et aimant, il dit plus tard à ses parents qu'il est très heureux de voir le visage de sa ravissante épouse.

Quant à Henri VII Tudor, il admire beaucoup sa beauté autant que ses manières agréables et distinguées.

Le 12 novembre 1501, la princesse fait son entrée dans la capitale, au milieu des acclamations et d'un concours de peuple qui est qualifié de si grand que jamais on n'eut rien vu de tel en Angleterre.

Arthur Tudor épouse à la Cathédrale Saint-Paul le 14 novembre 1501 Catherine d'Aragon.

Les souverains espagnols payent aussitôt la moitié de la dot comme convenu, soit 100 000 couronnes.

À la fin des festivités, les jeunes époux sont mis au lit par la cour.

Les deux jeunes mariés partent sans tarder pour le château de Ludlow, résidence officielle du prince de Galles, aux confins des marches galloises.

Les appartements sont tristes et froids aménagés dans une tour de l'imposante forteresse développée autour de son donjon.

Le prince de Galles vient y présider le conseil du pays de Galles et des marches, établi par Henri VII Tudor pour amortir l'action de la noblesse locale.


Anne de Foix

Mariage de Vladislas II Jagellon avec Anne de Foix

Ce mariage est la conséquence d'un rapprochement politique entre Louis XII et les Jagellon contre les avancées turques et l'expansion de la famille Habsbourg.

Le contrat de mariage est signé le 23 mars 1502.

Anne de Foix part en Hongrie le 29 septembre 1502, avant les noces.

Vladislas II Jagellon épouse en 1502 Anne de Foix.

Leurs enfants sont :

Anne de Foix est couronnée Reine de Hongrie à Székesfehérvár reine de Hongrie.

Fervente catholique, Anne de Foix a d'importants préjugés contre les utraquistes, et refusera d'entrer dans les terres de Bohême.



Jean II de Nicolaï Grand chancelier de Naples

Entrée de Louis XII dans Gênes

L'accord entre Louis XII et Ferdinand II d'Aragon prend fin en début 1502.

Français et Espagnols n'attendant qu'un faux mouvement de l'autre pour se déclarer la guerre.

Louis XII nomme Jean II de Nicolaï Grand chancelier de Naples en 1502, et lui confie le gouvernement civil.

En juin 1502, Français et Espagnols ne s'entendent pas sur le partage du royaume de Naples.

Commence une guerre confuse menée par Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, et le général Gonzalve de Cordoue

De juillet à septembre 1502, Louis XII fait un voyage en Italie, sans aller dans le Sud.

Charles II d'Amboise, Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené accompagnent Louis XII lors de son entrée solennelle dans Gênes le 26 août 1502.



Naissance de Ferdinand Ier de Habsbourg

Ferdinand Ier de Habsbourg naît à Alcalá de Henares en Espagne le 10 mars 1503, fils de l'archiduc Philippe Ier le Beau et de Jeanne la Folle.



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Bérault Stuart sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.

Bérault Stuart est fait prisonnier.

Remis en liberté sans rançon, Bérault Stuart rentre en France où il est reçu avec honneur.



Batailles Cérignole

Mort de Louis d'Armagnac

Dans le cadre de la troisième guerre d'Italie, la bataille de Cérignole ou Cerinola ou Cerignola, petite ville Italienne dans le Comté d'Apulie (Royaume de Naples), oppose les armées françaises et espagnoles.

La bataille de Cérignole se déroule le 28 avril 1503.

L'armée française est commandée par Louis d'Armagnac, à la tête de 9 500 hommes et de 26 pièces d'artillerie.

Elle est organisée comme une armée médiévale :

L'armée espagnoles, commandée par Gonzalve de Cordoue, surnommé le Gran Capitán, comprend :

Gonzalve de Cordoue, connaissant le goût des Français pour la charge de la cavalerie lourde, décide de les attirer vers ses troupes retranchées derrière des fosses et des clôtures.

La cavalerie espagnole simule une charge mais bat en retraite rapidement, incitant la cavalerie française à se lancer à sa poursuite.

Les Français tombent dans le piège et se précipitent vers l'ennemi jusqu'à arriver à portée de tir des arquebuses et de l'artillerie.

La cavalerie française essaie de contourner l'obstacle du fossé et du talus par la gauche mais sont mitraillés pendant le mouvement.

Louis d'Armagnac tombe sous les tirs ennemis.

Le reste de l'armée française entre en action et, bien que l'artillerie espagnole soit brutalement anéantie par l'explosion de la réserve de munitions, les fantassins sont décimés par les tirs d'arquebuse.

Les arquebusiers espagnols finissent pas être menacés par l'avancée des fantassins français et doivent se retirer, pour laisser le champ libre aux piquiers allemands, qui finissent par repousser leurs assaillants suisses et gascons.

Gonzalve de Cordoue donne l'ordre de l'assaut final à l'ensemble de ses troupes.

Sa cavalerie légère met en fuite la cavalerie française et se joint aux autres unités pour submerger ce qu'il reste de l'infanterie française, qui finit par se rendre.

La bataille n'a duré qu'à peine une heure.

Les Français perdent 3 764 morts, les Espagnols 100 hommes.

Cette bataille caractérise un tournant dans l'organisation des armées et la conduite de la guerre.

C"est la première bataille pendant laquelle les arquebusiers tiennent un rôle majeur et l'organisation adoptée par Gonzalve de Cordoue, sur la base de coronelías, prépare la création des fameux tercios de l'armée espagnole.

En moins d'une semaine, les Espagnols s'emparent de la Capitanate et de la Basilicate, causes du litige.

Par la vigueur de son administration et l'énergique résistance qu'il oppose jusqu'au dernier instant aux progrès des Espagnols, Jean II de Nicolaï justifie la confiance du roi.

Le 6 mai 1503, Gonzalve de Cordoue entre dans Naples qui jure fidélité à Ferdinand II d'Aragon.

Le 12 juin 1503, Gonzalve de Cordoue force les Français à abandonner Naples.

En juillet 1503, Louis XII se hâte d'envoyer une armée de secours aux ordres de Louis II de La Trémoïlle qui passe les Alpes et fait route vers le Sud de l'Italie.

Mais le 13 juillet 1503, alors qu'il tient un conseil de guerre à Parme, Louis II de La Trémoïlle est terrassé par une attaque de fièvre, probablement une atteinte de paludisme, et manque de mourir.



Capitulation de Gaète

Trêve de Lyon

Malgré les prouesses des chevaliers français, Gaète capitule le 1er janvier 1504.

Le 31 mars 1504, Louis XII accepte de signer une trêve de 3 ans à Lyon, reconnaissant les droits de Ferdinand II d'Aragon sur le royaume de Naples.



Traité de Blois

Louis XII confirmé Duc de Milan

Ferdinand II d'Aragon Roi des Deux-Siciles

Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Sous l'influence d'Anne de Bretagne et conformément aux engagements pris lors des accords de Lyon d'avril 1503, Louis XII signe le traité de Blois le 22 septembre 1504 dans lequel :

Ferdinand II d'Aragon unit le royaume de Naples et de Sicile à la monarchie d'Espagne.

Il est Roi des Deux-Siciles sous le nom de Ferdinand Ier.

Louis XII se laisse convaincre de fiancer sa fille Claude de France à Charles Quint.

Anne de Bretagne considère que l'indépendance de la Bretagne est mieux sauvegardée par un mariage autrichien que par un français.

Ce traité est extrêmement dangereux pour la France, car le pays serait dépecé si Louis XII n'avait pas d'héritiers.

Charles Quint est le petit-fils de l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, premier mari d'Anne de Bretagne.

Par ce même traité, Germaine de Foix, fille de Marie d'Orléans, sœur du roi de France, doit épouser Ferdinand II d'Aragon.

Louis XII ainsi cède à sa nièce ses droits sur le trône de Naples.

A noter qu'un dernier accord, resté secret, prévoit la mise en place d'une ligue entre le pape Jules II, Louis XII et Maximilien Ier de Habsbourg contre Venise.


Philippe Ier le Beau

Mort d'Isabelle Ire de Castille

Philippe Ier le Beau Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade

Isabelle Ire de Castille meurt le 26 novembre 1504 à Medina del Campo.

On affirme que lorsque Isabelle meurt, son mari Ferdinand II d'Aragon demande la main de la clarisse : sœur Jeanne la Beltranéja.

Elle lui la refuse.

Par son testament, la Castille est soumise à la régence de son époux, le Roi Ferdinand d'Aragon, jusqu'à ce que le prince Charles ait atteint l'âge de 20 ans.

Cette clause est justifiée par l'incapacité de l'infante Jeanne (dite Jeanne la Folle, la mère de Charles Quint).

Ferdinand II qui continue à régner sur l'Aragon, essaie de mettre la main sur la régence de la Castille mais les nobles qui ne l'aiment pas et le craignent, l'obligent à y renoncer.

En 1504, l'archiduc Philippe Ier le Beau refuse de reconnaître le testament, et se fait proclamer Roi de Castille, de León, de Tolède, de Grenade, et prince d'Aragon et des Deux-Siciles.

Il est le fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne.



Expédition de Francisco de Almeida en Indes

Départ de Ferdinand de Magellan pour les Indes

Le 25 mars 1505, Emmanuel Ier le Fortuné envoie de Lisbonne, sous le commandement de Francisco de Almeida, une flotte considérable comprenant 22 navires et 15 000 hommes pour débarrasser le commerce portugais des entraves que lui mettent les musulmans, et explorer la mer Rouge.

Francisco de Almeida, nommé vice-roi d'Inde, s'empare de Quiloa le 22 juillet 1505 dont il remplace le roi, hostile aux Portugais, par un prince à sa dévotion.

Après avoir fait relâche à Malindi, il bâtit des forts à Anchedhiva et à Cananor, puis il couronne solennellement le roi de Cochin.

Quelques princes hindous, et parmi eux le roi de Narsingue, s'empressent de lui envoyer des ambassadeurs et de faire avec lui des traités de paix et d'amitié.

Ferdinand de Magellan se fait soldat.

En 1505, Ferdinand de Magellan quitte Lisbonne avec la flotte portugaise qui part aux indes établir le monopole sur le commerce des épices.

Ferdinand de Magellan se fait remarquer aux indes pour sa conduite et sa bravoure au combat.


Germaine de Foix

Mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Germaine de Foix

Ferdinand II d'Aragon est veuf d'Isabelle Ire la Catholique.

Une dispense est accordée par Louis II d'Amboise, Évêque d'Albi.

Ferdinand II d'Aragon épouse le 19 octobre 1505 Germaine de Foix, fille de Jean V de Foix et de Marie d'Orléans. Leur enfant est :

Louis Malet de Graville est témoin à ce mariage.

La noce est célébrée, au château de Blois conformément aux accords de paix signés entre Louis XII et Ferdinand II d'Aragon dans le traité de Blois.

Le roi de France cède à sa nièce les droits dynastiques sur le Royaume de Naples et lui concède le titre de roi de Jérusalem, droits qui doivent revenir à la France si le mariage reste sans descendance.

En échange, Ferdinand II d'Aragon s'engage à désigner comme héritier le possible fils de ce mariage.

La célébration de ces noces provoque la colère des nobles de Castille, qui le voit comme une manœuvre de Ferdinand II d'Aragon pour empêcher que Philippe Ier le Beau et Jeanne la Folle héritent de la Couronne d'Aragon.



Mort de Philippe Ier le Beau

Charles Quint Roi de Castille et des Pays-Bas

Charles Quint Comte de Bourgogne

Ferdinand II d'Aragon Régent de Castille

Philippe Ier le Beau meurt à Burgos le 25 ou le 26 septembre 1506, apparemment d'une fièvre typhoïde.

En 1506, Charles Quint hérite :

Les États généraux des Pays-Bas repoussent l'offre de tutorat du Roi de France Louis XII.

Ils offrent la tutelle et la régence à l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, grand-père de Charles Quint, qui accepte.

Du fait de la maladie de Jeanne la Folle, Ferdinand II d'Aragon assure la régence de Castille au nom de son petit-fils Charles Quint qu'il parvient à faire reconnaître comme Roi de Castille en parallèle avec Jeanne la Folle qui conserve le titre jusqu'à sa mort.



Perte de Naples

Dès 1506, les troupes françaises sont chassées de Naples par celles de Ferdinand d'Aragon.



Naissance de Ferdinand Ier Gonzague

Ferdinand Ier Gonzague ou Ferrante Gonzaga en italien naît le 28 janvier 1507, fils de François II Gonzague et d'Isabelle d'Este.



Naissance de Ferdinand Alvare de Tolède

Ferdinand Alvare de Tolède ou Fernando Álvarez de Toledo y Pimentel naît à Piedrahíta le 29 octobre 1508, fils de Frédéric Hernandez de Tolède, Duc d'Albe.



Quatrième guerre d'Italie

Traité de Cambrai

Ligue de Cambrai

Louis XII admet Étienne de Poncher dans son conseil.

Étienne de Poncher a le courage de combattre la colère aveugle de Louis XII contre les Vénitiens et de s'opposer à la ligue de Cambrai.

Le traité de Cambrai est signé le 10 décembre 1508 et débouche sur la quatrième guerre d'Italie qui durera de 1508 à 1513.

La ligue de Cambrai est une coalition militaire dirigée contre Venise. Elle regroupe :

Jean de Ganay assiste, en 1508, à l'acte de serment fait par Louis XII de France de respecter le traité de Cambrai.



Naissance et Mort de Jean d'Aragon

Jean d'Aragon naît le 3 mai 1509, fils de Ferdinand II d'Aragon et de Germaine de Foix. Sa naissance suppose la séparation des royaumes de Castille et d'Aragon mais il meurt au bout de quelques heures.


Catherine d'Aragon

Mariage de Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon

Henri VIII Tudor épouse à l'Église Greyfriars de Greenwich le 7 juin 1509 Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille. Leurs enfants sont :



Ferdinand de Magellan Officier

Ferdinand de Magellan est nommé officier en 1510.

Ferdinand de Magellan combat en Afrique et notamment au Maroc où il est blessé.

Il claudiquera toute sa vie.



Campagne contre le Pape

Excommunication d'Alphonse Ier d'Este

Mais les ententes évoluent rapidement.

Inquiet des progrès de Louis XII, Jules II manifeste sa volonté de chasser d'Italie les étrangers et se retourne alors contre la France.

Le soutien de l'Angleterre est donc très important pour lui.

Après la restitution de Faenza et de Ravenne, Jules II se réconcilie avec Venise. Le 24 février 1510, il lève l'excommunication de Venise.

Alphonse Ier d'Este est excommunié et déclaré théoriquement déchu de ses possessions pour ne pas vouloir adhérer à la paix conclue par Jules II avec Venise.

Les Vénitiens reprenant progressivement leurs territoires sur la Terre Ferme.

En septembre 1510, Jean de Ganay préside le concile de Tours qui essaie de régler le différent entre le pape Jules II et Louis XII de France.

Louis XII commence la lutte contre Jules II en suscitant contre lui toute une campagne de pamphlets.

Louis XII convoque un concile à Pise, destiné à destituer le pape.

Les suisses, précédemment alliés des français, se mettent au service du pape et entre en Italie.

Jules II s'allie avec le cardinal de Sion, Matthieu Schiner, adversaire des Français, qui agit sur les cantons suisses.

En octobre 1510, la guerre éclate entre les français et la papauté.

Ferdinand II d'Aragon, Henri VIII Tudor et le pape s'en prennent au Duc de Ferrare, ami des français.

Bayard combat les armées du pape et tente d'enlever le pape Jules II.



Charles III de Bourbon Gouverneur du Languedoc

Invasion de la Navarre par le Duc d'Albe

Jacques II de Chabannes au secours de Jean III d'Albret

Intégration de la Haute-Navarre au royaume de Castille

En 1512, Louis XII fait Charles III de Bourbon Gouverneur du Languedoc.

Ferdinand II d'Aragon prend prétexte de l'ascendance de son épouse Germaine de Foix pour revendiquer la couronne de Navarre.

Ferdinand II d'Aragon fait envahir Pampelune par Fadrique Álvarez de Toledo y Enríquez de Quiñones, deuxième Duc d'Albe, en 1512 puis toute la Navarre au Nord comme au Sud.

Rentré en France à l'automne 1512, Jacques II de Chabannes est envoyé dans les Pyrénées au secours de Jean III d'Albret.

Louis XII envoie Charles III de Bourbon combattre Ferdinand II d'Aragon.

Jean III d'Albret de Navarre perd ses territoires au-delà des Pyrénées. La Haute-Navarre et une partie de la Basse-Navarre sont annexées par le royaume de Castille.

L'Espagne achève ainsi son unité.

L'usurpation est sanctionnée par une bulle du pape Jules II.



Mariage de Nicolas Perrenot de Granvelle avec Nicole Bonvalot

Nicolas Perrenot de Granvelle épouse en 1513 Nicole Bonvalot, fille de Jacques Bonvalot et de Marguerite Merceret. Leurs enfants sont :

Jacques Bonvalot est Magistrat co-gouverneur de Besançon et chevalier de l'Éperon d'or

Nicole Bonvalot est la sœur de François Bonvalot, Abbé de Luxeuil et de Saint Vincent de Besançon.



Ferdinand II d'Aragon Comte de Roussillon et de Cerdagne

Ferdinand II d'Aragon devient Comte de Roussillon et de Cerdagne en 1513.



Ligue de Malines

Les vénitiens ont peur d'une trop grande influence de la papauté et des espagnols. Aussi souhaite-t-elle partager le nord de l'Italie avec la France. Léon X est contre cette répartition.

Le pape Léon X constitue la Ligue de Malines le 5 avril 1513. Il resserre les liens entre :

Ses objectifs sont :

Elle prévoit l'invasion de la France dans les 2 mois.



Trêve entre Louis XII et Ferdinand d'Aragon

Louis XII signe une trêve avec Ferdinand d'Aragon le 13 mars 1514.



Accord dynastique entre les Jagellon et les Habsbourg

En 1515, Anne Jagellon est promise à Ferdinand Ier de Habsbourg par accord dynastique entre les Jagellon et les Habsbourg.


Charles Quint

Mort de Ferdinand II d'Aragon Roi d'Aragon et de Sicile

Jeanne la Folle Reine d'Aragon et de Castille

Charles Quint Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne

Charles Quint Roi de Sicile

Au cours des deux années précédentes, Ferdinand II d'Aragon aurait pâti de problèmes de santé, dont l'origine serait la prise d'herbes lui permettant d'espérer une descendance de Germaine de Foix.

Ferdinand II d'Aragon le Catholique meurt le 23 ou 25 janvier 1516 à Madrigalejo.

Ferdinand II d'Aragon laisse à Germaine de Foix dans son testament des rentes annuelles de plus de 50 000 florins, un usufruit de veuvage qui serait annulé en cas de remariage.

Dans sa dernière lettre à son petit-fils Charles Quint, Ferdinand II d'Aragon lui recommande de ne pas abandonner sa veuve et de s'assurer du respect de son testament.

Jeanne la Folle devient reine d'Aragon et de Castille sous le nom de Jeanne Ire.

Cependant sa santé l'empêche d'exercer le pouvoir.

En 1516, Ferdinand II d'Aragon laisse un empire immense à son petit-fils Charles Quint.

Charles Quint devient Roi de Castille, conjointement avec sa mère.

Il hérite aussi de l'Aragon, la Haute-Navarre, Grenade, Naples, la Sicile, la Sardaigne, les Baléares, Malte et les possessions espagnoles en Amérique.

Les couronnes de Castille et d'Aragon sont définitivement unies et forment le royaume d'Espagne.

Charles Quint prend le titre de Roi catholique de tous les royaumes d'Espagne sous le nom de Charles Ier d'Espagne mais il est surtout connu sous le nom de Carlos Quinto en Espagne et en Amérique latine.

Il est roi de Sicile sous le nom de Charles IV

Germaine de Foix part vivre en Castille.



Mariage de Ferdinand de Brandebourg avec Germaine de Foix

En 1519, Germaine de Foix accompagne Charles Quint et Éléonore de Habsbourg, la sœur de ce dernier, à Saragosse et à Barcelone pour l'assemblée des Cortes et le serment du roi.

Pour mettre fin à la liaison de Charles Quint avec la veuve de son grand-père et améliorer l'image du futur empereur dans l'opinion publique, est décidé le remariage de Germaine de Foix.

Ferdinand de Brandebourg, Marquis de Brandebourg, de la suite personnelle de Charles, épouse Germaine de Foix.

Charles Quint nomme Germaine de Foix Vice-reine et Lieutenant général du Royaume de Valence, Ferdinand de Brandebourg étant nommé capitaine général du royaume.

Ils doivent faire face au banditisme et aux luttes internes, à la piraterie venant d'Afrique du Nord, à l'endettement des nobles et à la rébellion des morisques.

Durant son mandat elle ordonne une persécution féroces contre les agermanats, dont les biens sont confisqués, et entreprend un processus de reféodalisation.



Mort de Ferdinand de Brandebourg

Mariage de Ferdinand d'Aragon avec Germaine de Foix

Ferdinand de Brandebourg meurt.

Germaine de Foix est de nouveau veuve.

Charles Quint organise un nouveau mariage.

Ferdinand d'Aragon, Duc de Calabre, épouse Germaine de Foix.


Ferdinand de Magellan

Mariage de Ferdinand de Magellan

Ferdinand de Magellan rentre au Portugal.

Ferdinand de Magellan est convaincu qu'il existe un passage entre l'atlantique et les mers du sud.

Il forme le projet de rejoindre les Indes par l'ouest en contournant l'Amérique.

Il pense parvenir aux îles Moluques par une nouvelle voie.

Ferdinand de Magellan se présente devant Emmanuel Ier le Fortuné.

Ferdinand de Magellan demande :

Il est éconduit par Emmanuel Ier le Fortuné qui ne lui accorde rien et qui l'autorise même à aller proposer ses services ailleurs.

Ferdinand de Magellan épouse Béatrice Barbosa, fille de Diego Barbosa, portugais installé à Séville, marchand, armateur et Alcade de l'arsenal de Séville.

Il se crée ainsi des relations qui lui permettent d'approcher Charles Quint, roi d'Espagne.

Après quelques aléas, le projet Ferdinand de Magellan est approuvé.


Ferdinand de Magellan

Voyage de Ferdinand de Magellan

Une flotte de 5 nefs est mise à sa disposition, avec des approvisionnements pour 2 ans :

Ces navires a faible tirant d'eau, permettent de longer les côtes et de remonter les estuaires.

Ferdinand de Magellan appareille du port de Las Muelas de Séville le 10 août 1519 et passe devant l'ancienne ville Maure d'Aznalfarache.

Il descend le Guadalquivir en 2 jours et va prier à l'église de San Lucar de Barrameda près de Cadix.

Les effectifs répartis sur les 5 bâtiments se montent à 237 hommes.

Le 20 septembre 1519, l'expédition de Ferdinand de Magellan quitte San Lucar.

Ils croisent devant Madère.

La 1ère escale se fait à Ténérife aux Canaries, le 26 septembre 1519.

4 marins embarquent et un débarque.

Ils passent à l'est du Cap-Vert et continue de longer l'Afrique jusqu'en Sierra Leone.

Juan de Cartagena, commandant du San Antonio, pour insubordination, est mis aux arrêts dès fin octobre 1519.

Il est remplacé par Antonio de Coca.

Ils traversent l'atlantique.

Ils atteignent Pernambouco au Brésil: 29 novembre 1519.

La flotte fait escale à Santa Lucia, dans la baie de Rio de Janeiro le 13 décembre 1519.

Joao Lopes Carvalho, pilote du roi, embarqué à bord de la Conception, retrouve à cette escale, juanillo, son fils de 7 ans, qu'il a eu d'une indienne lors d'un précédent voyage.

Il l'embarque avec lui.

Antonio de Coca, commandant du San Antonio, est remplacé durant l'escale de Rio de Janeiro, par Alvaro de Mesquita.



Ferdinand Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Frère cadet de l'empereur Charles Quint, Ferdinand Ier de Habsbourg prend la succession de ce dernier dans les possessions héréditaires des Habsbourg (Autriche, Styrie, Hongrie, etc.) et devient Archiduc d'Autriche et terres adjacentes en 1520.


Franchissement du détroit de Magellan

Naufrage du Santiago

Mutinerie à San Julian

Désertion du San Antonio

Franchissement du détroit de Ferdinand de Magellan

En février mars 1520 Ferdinand de Magellan atteint l'embouchure du Rio de la Plata et Montevidéo.

Le 21 février 1520, ils sont au Golf de San Matias en Argentine.

Le 1er avril 1520, dimanche des rameaux, l'expédition arrive dans le rio de San Julian.

Gaspar de Quesada, Juan de Cartagena, Antonio de Coca, aidés par Juan Sebastiano Del Cano, se mutinent et s'emparent du San Antonio.

Juan de Elorriaga ne voulant pas coopérer avec les mutins, est poignardé par Gaspar de Quesada et laissé pour mort.

Le 2 avril 1520, Ferdinand de Magellan échafaude un plan de reprise en mains de la situation.

Il envoie à bord de la Victoria un esquif avec 5 hommes pour présenter une lettre au capitaine Luis de Mendoza.

Pendant que Luis de Mendoza la lit, il est poignardé et tué.

La Victoria, se range alors aux côtés de Ferdinand de Magellan.

Juan Rodriguez Serrano, capitaine de la Santiago, est resté fidèle à Magellan

Ferdinand de Magellan, capitaine de la Trinidad, se retrouve en position de force.

Il manœuvre pour amener à la raison les 2 autres nefs :

Ces derniers après leur capture sont interrogés et jugés.

Luis de Mendoza est condamné à mort et exécuté le 7 avril 1520.

Juan de Cartagena, grand d'Espagne, parent du cardinal de Burgos et très proche de Charles Quint, est condamné au bannissement avec le prêtre espagnol Pedro Sanchez de la Reina, qui a été très influent dans le déroulement de la mutinerie.

Juan de Cartagena et Pedro Sanchez de la Reina sont abandonnés le 24 août 1520, en Patagonie, lors de l'appareillage de la flotte de San Julian.

L'expédition arrive à l'embouchure de la rivière Santa Cruz.

Le 3 mai 1520, le Santiago naufrage par échouement dans les parages du río Santa Cruz

L'expédition hiberne jusqu'en octobre 1520

Le 21 octobre 1520, l'expédition de Ferdinand de Magellan pénètre le fleuve des sardines.

Après une mutinerie dans le détroit de Magellan, le 8 novembre 1520, le San Antonio déserte l'expédition avec 57 hommes à bord pour retourner en Espagne.

Le 27 ou 28 novembre 1520, les trois nefs de l'expédition sortent du passage au cap Désiré ou Desedao dans un océan qui ce jour est d'un calme plat.

Il le nomme Océan Pacifique.

L'expédition prend la route Nord/Nord-Ouest et remonte au large des îles d'Hanover, de Wellington, de Campana au Chili.

La traversée de l'Océan Pacifique est douloureuse. De nombreux hommes meurent.

Le 21 décembre 1520, ils atteignent l'île du désappointement ou île du caillou.



Retour du San Antonio à Séville

Le San Antonio, ayant déserté l'expédition de Ferdinand de Magellan, regagne Séville le 6 mai 1521.


Ferdinand de Magellan aux Philippines

Ferdinand de Magellan aux Philippines

Mort de Ferdinand de Magellan

Plus de 3 mois après la sortie du détroit de Magellan, le 6 mars 1521, les 3 caravelles de Ferdinand de Magellan atteignent la position 12 degré de latitude septentrionale 146 degré de longitude.

Ils sont dans île de Guam aux îles Mariannes alors appelées peu flatteusement les îles des larrons.

Ils sont à court de vivres et les équipages sont en proie au scorbut.

Le 16 mars 1521, ils sont aux Philippines.

Ferdinand de Magellan baptise cet archipel encore inconnu de Saint-Lazare, du nom du martyr que l'on fêtait ce jour-là.

Il s'y lie avec les indigènes chez qui il perçoit des influences chinoises.

Le jour de Pâques de 1521, Ferdinand de Magellan fait dire la première messe sur le sol philippin.

Un pilote local conduit la flotte jusqu'à Cebu le 7 avril 1521.

À la surprise générale, Enrique, l'esclave et serviteur de Ferdinand de Magellan comprend la langue des indigènes.

Ferdinand de Magellan se sait de ce fait en Orient.

Humabon, sultan d'Humunu à coté de Suluan, se lie rapidement d'amitié avec Ferdinand de Magellan.

Le 14 avril 1521, sont baptisées 800 personnes.

Humabon reçoit le prénom de Charles en l'honneur de Charles Quint, le roi d'Espagne.

Ferdinand de Magellan remet à la reine de l'île une statuette de bois représentant l'Enfant Jésus que lui avait donnée l'archevêque de Séville avant son départ.

Aujourd'hui, 500 ans plus tard, c'est encore l'objet d'un culte, dans l'église de Saint-Augustin de Cebú, appelée Basílica del Santo Niño.

Grâce à Humabon, dont il devient l'ami inséparable, Ferdinand de Magellan obtient l'adhésion de tous les souverains voisins, à l'exception le rajah Cipapulapa ou Lapu-Lapu, roi de l'île de Mactan.

Lapu-Lapu est récalcitrant à la conversion et à l'alliance avec Cebu

Pour être agréable à Humabon, Ferdinand de Magellan accepte de soutenir une expédition militaire contre l'île de Mactan, un combat qui ne s'imposait pas.

Il se rend sur cette île avec 60 de ses hommes.

Son adversaire est à la tête de 2 000 à 3 000 guerriers.

La rencontre a lieu le 27 avril 1521 au matin.

Malgré les mousquets et les arquebuses, les troupes de Magellan sont submergées.

Elle tourne à la déroute pour les Espagnols qui laissent sur le rivage 8 ou 13 morts.

Ferdinand de Magellan meurt, atteint par une flèche empoisonnée, tué par Lapu-Lapu, le roi local,.

Son corps ne sera pas rendu.

Duarte Barbosa est nommé capitaine-général de la flotte et Juan Serrano, son second.

Le 1er mai 1521, sous prétexte d'une invitation à diner, Humabon voyant l'impuissance des Espagnols et l'abus des marins, fait assassiner 26 membres de l'expédition.

La flotte appareille alors précipitamment de Cebu.

Le 2 mai 1521, faute d'effectifs suffisants pour armer les 3 bateaux restant, la Conception est incendiée devant l'île de Bohol, près de Cebu.

Les 113 survivants sont répartis entre la Trinidad et la Victoria.

Joao Lopes Carvalho est élu capitaine général et capitaine de la Trinidad.

Gonzalo Gomez de Espinosa devient capitaine de la Victoria.

La Victoria et la Trinidad errent d'île en île et passent près:

Le 16 septembre 1521, Joao Lopes Carvalho est démis de ses fonctions de capitaine général et est remplacé par Gonzalo Gomez de Espinosa, qui prend le commandement de la Trinidad.

Il est secondé par Juan Sebastiano Del Cano, qui devient capitaine de la Victoria.

La Victoria et la Trinidad se dirigent vers Archipel des Moluques où est installé un comptoir portugais.

À l'approche de ces îles, le Trinidad est victime d'une énorme voie d'eau.

Ils y parviennent le novembre 1521 aux Ile de Tidore, de Ternate, de Buru et de Malva

Le Trinidad doit réparer et laisse le Victoria partir.

Après la réparation, le Trinidad tente de rentrer par une voie qui le ferait passer par le Nord.

Échec, après 6 mois de navigation, ils reviennent à Ternate où les 20 marins survivants, épuisés sont mis en prison par les Portugais....

Juan Sebastiano Del Cano, un basque ancien bagnard, prend le commandement de la Victoria, la dernière caravelle.

Il la charge d'épices.

Les Molluques regorgent de cannelle et de gingembre, Java offre son musc.

Les ordres au départ; était de regagner l'Espagne par le même trajet qu'à l'aller.

Le 21 décembre 1521, la Victoria part de l'île de Tidore avec 47 européens et 13 moluquois à bord.

Juan Sebastiano Del Cano décide de passer par le cap de Bonne-Espérance.


Anne Jagellon

Mariage de Ferdinand Ier de Habsbourg avec Anne Jagellon

Ferdinand Ier de Habsbourg épouse à Linz en Autriche le 25 mai 1521 Anne Jagellon, fille et héritière de Vladislas II Jagellon, Roi de Bohême et de Hongrie, et d'Anne de Foix.

Leurs enfants sont :


Jacqueline Marie de Bade - par Refinger

Mariage de Guillaume IV de Bavière avec Jacqueline Marie de Bade

Guillaume IV de Bavière épouse à Munich le 5 octobre 1522 Jacqueline Marie de Bade, fille du margrave Philippe Ier de Bade et de la princesse Élisabeth de Palatinat.

Leurs enfants sont :



Retour de l'expédition de Ferdinand de Magellan

Juan Sebastiano Del Cano traverse donc l'Océan Indien.

Le 25 janvier 1522, l'expédition atteint l'île de Timor.

Le 18 mars 1522, par 38 degré de latitude le froid se fait sentir...

L'expédition fait une escale rapide à 20 lieue du cap de Bonne-Espérance.

Le 19 mai 1522, double le cap de Bonne-Espérance.

Le 4 avril 1522, l'expédition est en vue des Açores.

Le 9 juillet 1522, La Victoria arrive au Cap-Vert à Sao Tiago.

13 membres d'équipage, dont un moluquois, sont faits prisonniers par les portugais.

12 Européens et 1 Moluquois sont faits prisonniers par les portugais au Cap-Vert.

Ils découvrent qu'en faisant le tour du monde, ils ont gagné 24 heures sur ceux qui étaient restés sur place.

La Victoria appareille vers l'Espagne le 15 juillet 1522.

Après 10 mois pénibles de navigation, la Victoria rentre à San Lucar de Barrameda le 6 septembre 1522.

Le 8 septembre 1522, la Victoria arrive au port de la Muelas à Séville avec 18 Européens et 3 Moluquois.

Les 12 Européens et le Moluquois laissés au Cap-Vert rejoignent Séville peu après.

Les épices embarquées à Ternate remboursent tous les frais occasionnés, plus un bénéfice notoire.

L'expédition a parcouru 14 460 lieues soit 85 000 km.

La preuve est faite que la terre est ronde.

Juan Sebastiano Del Cano est anobli par Charles Quint.

D'après Antonio Pigafetta, l'un des 18 rescapés, le seul écrivain de l'expédition, a rapporté les détails de l'histoire de l'expédition.



Ferdinand Ier Gonzague à la cour de Charles Quint

Ferdinand Ier Gonzague va dès 1523 à la cour de Charles Quint, auquel il restera fidèle toute sa vie.



Naissance d'Élisabeth d'Autriche

Élisabeth d'Autriche naît en 1526, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.


Jean Ier de Hongrie - gravure du XVIe siècle Soliman le Magnifique apporte la Sainte Couronne à Jean Ier de Hongrie après la bataille de Mohács

Bataille de Mohács

Mort de Louis II de Hongrie

Jean Ier de Hongrie Roi de Hongrie

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

La bataille de Mohács le 29 août 1526 se conclut par la défaite de Louis II de Hongrie.

Louis II de Hongrie meurt le 29 août 1526 lors de cette bataille.

La capitale Buda est prise momentanée par les Turcs.

La victoire des Ottomans entraîne la partition de la Hongrie entre :

Jean Ier de Hongrie se fait élire roi de Hongrie avec l'appui de la majorité des grands du pays et de la petite noblesse, par une diète réunie à Székesfehérvár le 10 novembre 1526.

Il est couronné le lendemain sous le nom de Jean Ier de Hongrie.

Ferdinand Ier de Habsbourg devient Roi de Bohême et de Hongrie.

Il est couronné roi de Hongrie le 16 décembre 1526 à Presbourg.



Réunion de Spire

En 1526, à la réunion de Spire, Philippe Ier de Hesse soutient ouvertement la cause protestante rendant possible les prédications.

Philippe Ier de Hesse empêche l'élection en tant que Roi des Romains de Ferdinand Ier de Habsbourg.

Philippe Ier de Hesse détermine l'organisation de l'Église luthérienne selon les principes protestants. En cela, Philippe Ier de Hesse est aidé par son chancelier Feige de Lichtenau et son aumônier Adam Krafft, mais également par l'ex-franciscain François Lambert d'Avignon.

Les activités contre la progression de la Réforme des évêques de Wurtzbourg et des archevêques-électeurs de Mayence, la combinaison de plusieurs circonstances, y compris les rumeurs de guerre, ont convaincu Philippe Ier de Hesse de l'existence d'une ligue secrète parmi les princes catholiques.

Philippe Ier de Hesse est conforté dans ses soupçons par un aventurier employé dans diverses missions importantes par Georges de Saxe, ce conspirateur allemand se nommait Otto von Parck.

Martin Luther et le chancelier, convaincus de l'existence de cette ligue, conseillent à Philippe Ier de Hesse, l'action.

L'autorité impériale réunie à Spire interdit toute infraction à la paix et, après de longues négociations, Philippe Ier de Hesse réussit à extorquer des fonds couvrant les dépenses pour l'armement des diocèses de Wurtzbourg, de Bamberg et de Mayence.


Charles IV de Bourbon-Vendôme

Prise et Sac de Rome

Mort de Charles III de Bourbon

Clément VII Prisonnier

Charles IV de Bourbon-Vendôme Duc de Bourbon

Charles Quint fait Philibert de Châlon-Arlay gouverneur et capitaine général du Royaume de Naples.

Abandonné par Charles Quint, qui ne veut pas satisfaire ses ambitions, Charles III de Bourbon résout de se créer une principauté en Italie.

Les mercenaires allemands qui stationnent en Italie du Nord sous les ordres du connétable Charles III de Bourbon décident de descendre sur Rome afin de se rétribuer par le pillage, comme il était assez courant à l'époque.

Charles III de Bourbon met le siège devant Rome qu'il prend mais il meurt pendant l'assaut le 6 mai 1527.

La ville est pillée.

Philibert de Châlon-Arlay est acclamé par les troupes comme généralissime et tente de calmer les lansquenets protestants de Georg von Frundsberg sans pouvoir empêcher le sac de Rome.

Ferdinand Ier Gonzague prend part au sac de Rome où il pille les palais de ses propres parents.

Philibert de Châlon-Arlay réussit néanmoins à garantir la sécurité de Clément VII qui, assiégé dans le château Saint-Ange, se rend à lui.

Clément VII est emprisonné quelques mois. Cela permet d'empêcher le pape d'annuler le mariage d'Henri VIII Tudor et de Catherine d'Aragon, tante de Charles Quint, qui ne pouvait pas donner d'héritier à l'Angleterre.

Jules III figure parmi les otages donnés par Clément VII aux Impériaux et aurait été tué par les lansquenets impériaux à Campo di Fiori, s'il n'avait pas été libéré en secret par le Cardinal Pompeo Colonna.

Les domaines de Charles III de Bourbon, dont le duché de Bourbon, sont réunis à la couronne. Charles IV de Bourbon-Vendôme devient Duc de Bourbon en 1527.



Prise de Buda

Bataille de Tokaj

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

Le 20 juin 1527, Ferdinand Ier de Habsbourg déclare la guerre à son compétiteur Jean Ier de Hongrie.

Il rentre dans Buda le 20 août 1527.

L'armée de mercenaires de Ferdinand Ier de Habsbourg écrase celle de Jean Ier de Hongrie près de Tokaj le 27 septembre 1527.

Une partie des nobles, dont Peter Perényi le nouveau voïvode de Transylvanie nommé par Jean Ier de Hongrie, se soumettent à l'empereur.

Jean Ier de Hongrie doit de se réfugier en Transylvanie.

Giorgio Martinuzzi rencontre Jean Ier de Hongrie en 1527. Il devient l'un de ses plus habiles conseillers et est nommé au conseil royal avec la charge de Trésorier.

Ferdinand Ier de Habsbourg, époux d'Anne Jagellon, sœur de Louis II de Hongrie, se considère comme l'héritier naturel du trône du fait de conventions entre les deux familles.

Ferdinand Ier de Habsbourg se fait élire Roi de Hongrie lors d'une diète réunie à Pozsony (Presbourg) le 25 octobre 1527.

Il est couronné le 3 novembre 1527.



Naissance de Maximilien II de Habsbourg

Maximilien II de Habsbourg naît à Vienne le 1er août 1527, fils de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Naissance d'Anne d'Autriche

Anne d'Autriche naît en 1528, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Bataille de Kassa

Alliance de Jean Ier de Hongrie avec les Turcs

Traités de Fontainebleau et de Paris

En 1528, Jean Ier de Hongrie subit une nouvelle défaite contre Ferdinand Ier de Habsbourg près de Kassa et se trouve alors dans une position très difficile.

Jean Ier de Hongrie accepte les propositions d'aide des Turcs et devient vassal de l'empire ottoman en février 1528, suite aux négociations conduites par Jérôme Laski.

L'indignation provoquée par cette alliance favorise les Habsbourg.

Par ailleurs, François Ier de France promet d'aider Jean Ier de Hongrie. En échange, celui-ci consent à poursuivre la lutte contre Ferdinand Ier de Habsbourg et à fournir des troupes hongroises à François Ier de France en Italie.

Le traité entre François Ier de France et Jean Ier de Hongrie est signé en France à Fontainebleau et à Paris les 23 et 28 octobre 1528.

Les turcs permettent à Jean Ier de Hongrie de reconquérir, en novembre 1528, la plaine hongroise et la Transylvanie qui devient alors la base de sa puissance.



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Naissance de Ferdinand II de Tyrol

Ferdinand II de Tyrol naît à Linz le 14 juin 1529, fils de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Naissance de César Gonzague

César Gonzague naît en 1530, fils de Ferdinand Ier Gonzague et d'Isabelle de Capoue.


Philibert de Chalon-Arlay

Siège et prise de Florence

Reddition de la République de Florence

Retour au pouvoir des Médicis

Bataille de Gavinana

Mort de Philibert de Châlon-Arlay Prince d'Orange

René de Chalon Prince d'Orange Seigneur d'Arlay et de Nozeroy

Philibert de Chalon-Arlay combat pour rétablir la famille de Médicis à Florence

Les troupes impériales prennent Florence en 1530, après un siège de 11 mois.

Ferdinand Ier Gonzague obtient la reddition de la République de Florence.

Clément VII peut y installer son fils illégitime Alexandre comme Duc de Toscane. Le règne des Médicis est restauré après un bannissement de 3 ans.

Clément VII nomme Ferdinand Ier Gonzague gouverneur de Bénévent.

Philibert de Châlon-Arlay meurt le 3 août 1530, lors de la bataille de Gavinana, à côté de Florence.

Ses cendres sont rapatriées à Lons le Saunier où sa mère Philiberte de Luxembourg lui fait célébrer des obsèques grandioses.

René de Chalon, cousin germain de Philibert de Châlon-Arlay, hérite de ses biens.

Le château de Montfort et le château de Nozeroy passent à la famille de Nassau, résidant aux Pays-Bas.

Jusqu'à la conquête française en 1678, des capitaines-gouverneurs issus de la famille des Montrichard de Sirod gèreront les affaires du château de Nozeroy.

Ferdinand Ier Gonzague succède à Philibert de Châlon-Arlay comme capitaine général des armées impériales en Italie.



Naissance de Marie de Habsbourg

Marie de Habsbourg naît à Prague le 15 mai 1531, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Ferdinand Ier de Habsbourg Roi des Romains

Ferdinand Ier de Habsbourg est élu roi des Romains en 1531.



Bataille de Koszeg

Soliman le Magnifique effectue nouvelle marche sur Vienne.

Alfonso de Avalos l'arrêté à Koszeg en août 1532

Ferdinand Ier de Habsbourg doit négocier avec les turcs.



Naissance de Catherine de Habsbourg

Catherine de Habsbourg ou d'Autriche naît en 1533, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Mariage de Ferdinand Ier Gonzague avec Isabelle de Capoue

Ferdinand Ier Gonzague épouse en 1534 Isabelle de Capoue, unique héritière de Ferdinand de Termoli, Duc de Termoli et Prince de Molfetta. Leurs enfants sont :



Naissance d'Éléonore d'Autriche

Éléonore d'Autriche naît en 1533 ou en 1534, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Ferdinand Ier Gonzague Vice-roi de Sicile

Charles Quint nomme Ferdinand Ier Gonzague Vice-roi de Sicile en 1535.



Paix de Nagyvárad

La paix est signée à Nagyvárad entre Jean Ier de Hongrie et Ferdinand Ier de Habsbourg le 24 février 1538.

Les deux souverains conservent leur titre de Roi de Hongrie en gardant les territoires qu'ils possèdent.

Jean Ier de Hongrie s'engage en outre à ce que la partie du pays qu'il contrôle passe à Charles Quint après sa mort.


Ferdinand Ier Gonzague

Cession de la seigneurie de Guastalla

En 1539, Ferdinand Ier Gonzague achète pour la somme de 22 280 écus d'or, à la duchesse Ludovica Torello, la seigneurie de Guastalla, sur la rive gauche du Pô, seigneurie que Charles Quint érige en comté.


Isabelle Jagellon - portrait vers 1553-1555

Mariage de Jean Ier de Hongrie avec Isabelle Jagellon

Jean Ier de Hongrie épouse à Székesfehérvár le 2 mars 1539 Isabelle Jagellon, fille de Sigismond Ier de Pologne et de Bonne Sforza. Leur enfant est :

Après de nombreuses luttes avec Ferdinand Ier du Saint-Empire, Jean Ier de Hongrie assoit ainsi sa légitimité.



Naissance de Barbara de Habsbourg

Barbara de Habsbourg naît en 1539, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.


Éléonore de Tolède

Mariage de Cosme Ier de Médicis avec Éléonore de Tolède

Cosme Ier de Médicis épouse en 1539 Éléonore de Tolède. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand Ferrante d'Este

Ferdinand Ferrante d'Este meurt le 3 mars 1540.



Naissance de Charles II d'Autriche

Karl II Franz ou Charles II d'Autriche naît à Vienne le 3 juin 1540, fils de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.


François III Gonzague

Mort de Frédéric II Gonzague

François III Gonzague Duc de Mantoue et Marquis de Montferrat

Marguerite de Montferrat, Ercole Gonzague et Ferdinand Gonzague Régents du duché de Mantoue

Frédéric II Gonzague meurt à Marmirolo le 28 juin 1540, miné par la petite vérole (variole).

François III Gonzague, âgé de 7 ans, devient 2e Duc de Mantoue, sous le nom de François III, et Marquis de Montferrat, sous le nom de François Ier.

La régence est assumée par :

Ercole Gonzague, vivant à Mantoue, est le plus actif et stabilise les finances de l'État, entre autres en favorisant la création de nouvelles manufactures citadines.


Jean II de Hongrie Giorgio Martinuzzi

Naissance de Jean II de Hongrie

Mort de Jean Ier de Hongrie

Jean II de Hongrie Roi de Hongrie

Jean Sigismond Szapolyai ou Jean II de Hongrie (en hongrois Szapolyai János Zsigmond) naît à Buda le 7 juillet 1540, fils de Jean Ier de Hongrie et d'Isabelle Jagellon.

15 jours après la naissance de son fils, Jean Ier de Hongrie meurt à Szeben le 22 juillet 1540.

Il confie la régence à Isabelle Jagellon, son épouse, et à son conseiller Giorgio Martinuzzi, dit le moine Gyorgi ou Gyorgy, son tuteur devenu cardinal.

En dépit du traité de Nagyvárad avec le Saint-Empire, Isabelle Jagellon fait rapidement élire Roi de Hongrie son fils Jean II de Hongrie par les partisans de Jean Ier de Hongrie.

On surnomme Isabelle Jagellon la reine Isabelle, compte tenu de sa forte personnalité et de sa ténacité :

La cour s'installe à Buda.

Ferdinand Ier de Habsbourg s'empresse d'assiéger pour obtenir la suprématie totale sur la Hongrie.



Campagne de Soliman le Magnifique contre l'Autriche

Le 28 août 1542, le sultan Soliman le Magnifique vainc les armées autrichiennes et enlève les chefs militaires hongrois venus le visiter dans son camp.

Il fait installer un gouverneur turc à Buda et occuper la Cisdanubie en permanence.

La Hongrie est divisée entre :


Claude d'Annebault - par Adolphe Brune - 1833 - Œuvre commandée par Louis-Philippe Ier de France pour le musée historique de Versailles

Prise de Landrecies et de Luxembourg

Charles Quint apprend alors que Landrecies, dont il voulait faire le siège, est pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'est retirée auprès du Cateau-Cambresis.

Il poursuivit l'arrière-garde commandée par Charles Ier de Cossé qui le repousse.

Les succès français sont mal exploités. Charles Quint rencontre des problèmes avec son armée. Toutes ces raisons entraînent un enlisement du conflit.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Landrecies.

François Gouffier le Jeune et Louis IV de Bueil participent à la bataille de Landrecies.

Ferdinand Ier Gonzague s'illustre lors de la bataille de Landrecies.

En 1543, Claude d'Annebault mène une campagne réussie sur la frontière nord du royaume avec la prise de Landrecies et de Luxembourg avec l'appui de Guillaume de Clèves.

Rentré en France en 1543, Pierre Strozzi prend part au siège de Luxembourg sous Charles II d'Orléans.

Gaspard de Saulx suit Charles II d'Orléans dans sa campagne du Luxembourg.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Luxembourg.

Claude d'Annebault participe en même temps au gouvernement, grâce à la proximité du roi, qui suit les armées, en retrait, avec ses autres conseillers.



Mariage de Sigismond II Auguste avec Élisabeth d'Autriche

Sigismond II Auguste épouse en 1543 Élisabeth d'Autriche, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.


Batailles dans le nord de la France avant la trêve de Crépy-en-Laonnois

Mort d'Antoine II de Lorraine

François Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Paix de Crépy-en-Laonnois

Antoine II de Lorraine meurt de maladie à Bar-le-Duc le 14 juin 1544.

François Ier de Lorraine, son fils, devient duc de Lorraine et de Bar en 1544.

François Ier de Lorraine poursuit la politique paternelle de neutralité et sert d'intermédiaire entre François Ier de France et Charles Quint.

Claude d'Annebault négocie une paix peu avantageuse avec Charles Quint.

Antoine Sanguin, gouverneur de Paris, fait partie des négociateurs de la paix.

La trêve de Crépy-en-Laonnois met un terme à la neuvième guerre d'Italie.

Le 16 ou le 18 septembre 1544, François Ier de France et Charles Quint signe la paix à Crespi ou Crépy-en-Laonnois dans l'Aisne au sein de l'église Notre-Dame :

Sa mort un an plus tard rendra caduque cette clause.

Saint-Dizier est restituée à la France.

Cette paix séparée permet à la France de lutter contre le seul Henri VIII Tudor.



Ferdinand Ier Gonzague Gouverneur du duché de Milan

Charles Quint nomme Ferdinand Ier Gonzague Gouverneur du duché de Milan en 1546.


Albert V de Bavière et Anne d'Autriche jouent aux échecs - par Hans Mielich

Mariage d'Albert V de Bavière avec Anne d'Autriche

Albert V de Bavière épouse en 1546 Anne d'Autriche, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon. Leur enfant est :



Mariage de Guillaume de Clèves avec Marie de Habsbourg

Guillaume de Clèves épouse à Ratisbonne le 18 juillet 1546 Marie de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon. Leurs enfants sont :



Naissance de Jeanne de Habsbourg

Mort d'Anne Jagellon

Jeanne de Habsbourg naît en 1547, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.

Anne Jagellon meurt le 27 janvier 1547 quelques jours après avoir donné naissance à Jeanne de Habsbourg.



Bataille de Muehlberg

Philippe Ier de Hesse Prisonnier

Diète d'Augsbourg

En s'emparant de la ville de Wurzen, Jean-Frédéric Ier de Saxe lèse les droits de son cousin Maurice de Saxe.

Emmanuel-Philibert de Savoie sert Charles Quint dans la guerre contre les confédérés de Smalkalde en 1547.

Le 24 avril 1547, Maurice de Saxe et Ferdinand Alvare de Tolède gagne pour Charles Quint la bataille de Mühlberg ou Muehlberg sur :

Antoine Perrenot de Granvelle prend part aux négociations de paix qui suivent cette bataille. Il y fait preuve d'une grande finesse.

Jean-Frédéric Ier de Saxe est emprisonné par Maurice de Saxe.

Condamné à mort, Jean-Frédéric Ier de Saxe a la vie sauve en abandonnant tous ses droits et possessions à son cousin. Jean-Frédéric Ier de Saxe perd l'électorat de Saxe.

Jean-Frédéric Ier de Saxe ne garde que le titre de Duc de Saxe.

Charles Quint fait emprisonner Philippe Ier de Hesse. Il le retiendra 4 ans.

En 1547, lors de la Diète d'Augsbourg, Charles Quint crée un compromis doctrinal, qu'il espère convenir à la fois aux catholiques et aux protestants.



Ferdinand II de Tyrol Gouverneur de Bohême

Ferdinand II de Tyrol obtient le gouvernement de la Bohême, en 1547.



Mort de Pierre Louis Farnèse

Occupation de Plaisance

Octave Farnèse Duc de Parme

Octave Farnèse Gonfalonier de l'Église

Horace Farnèse Duc de Castro

Une querelle survient entre Paul III et Ferdinand Ier Gonzague, gouverneur impérial de Milan.

Pierre Louis Farnèse meurt à Plaisance le 10 septembre 1547, poignardé par un noble de cette ville avec l'accord de Ferdinand Ier Gonzague.

Les troupes de Charles Quint sous le commandement de Ferdinand Ier Gonzague, occupent Plaisance.

Paul III, sans perdre de temps, convoque le consistoire et déclare expressément qu'Octave Farnèse est Duc de Parme et inféodé à l'Église selon l'investiture réalisé par lui même.

Au cours du même consistoire, Paul III attribue à Octave Farnèse la charge de Gonfalonier de l'Église.

Paul III continue de négocier avec Charles Quint.

Charles Quint considère le Duché de Parme et Plaisance comme une dépendance de l'empire.

Paul III décide d'exiger Parme pour l'église et de donner Castro et Cametino à ces deux petits fils Charles Farnèse et Alexandre Farnèse.

Paul III, profitant de l'absence d'Octave Farnèse, envoie Camillo Orsini comme légat pour prendre possession de la ville.

A peine Octave Farnèse en est-il informé qu'il se précipita à Parme pour faire valoir son droit. Il cherche à reconquérir Parme par la force mais c'est un échec.

Le courage montré par Octave Farnèse pour la reconquête de Parme face aux ambitions de l'Empereur et du pape amène Marguerite à porter un jugement nouveau à l'encontre de son mari, sentiment composé d'amitié et de compréhension.

Horace Farnèse devient troisième Duc de Castro et reçoit la charge de préfet de Rome.



Mariage de Maximilien II de Habsbourg avec Marie d'Espagne

Maximilien II de Habsbourg épouse en 1548 Marie d'Espagne, sa cousine, fille de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal. Leurs enfants sont :



Convention de Nyirbator

En 1549, pour des raisons militaires face aux turcs, Giorgio Martinuzzi, tuteur de Jean II de Hongrie signe la Convention de Nyirbator, à l'insu d'Isabelle Jagellon, qui elle travaille en silence à réunifier la contrée.

Cette convention :



Naissance de Ferdinand Ier de Médicis

Ferdinando I de Medici ou Ferdinand Ier de Médicis naît à Florence le 30 juillet 1549, fils de Cosme Ier de Médicis et d'Éléonore de Tolède.



Mariage de François III Gonzague avec Catherine de Habsbourg

François III Gonzague épouse à Mantoue le 22 octobre 1549 Catherine de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.



Mort de Paul III Pape

Réunion du Conclave

Octave Farnèse négocie alors avec Ferdinand Ier Gonzague et se confie à la générosité de l'empereur.

Peu avant sa mort, son petit fils Alexandre Farnèse convainc Paul III d'envoyer une bulle au légat Camillo Orsini lui enjoignant de se retirer de Parme pour Bologne laissant ainsi la cité à Octave Farnèse.

La rébellion d'Octave Farnèse à l'égard de Paul III, son grand père, accélère sa mort..

Paul III est pris d'une violente fièvre et meurt au Quirinal à Rome le 10 novembre 1549.

Il repose sous la chaire de Pierre dans la Basilique Saint-Pierre dans la tombe dessinée par Michel-Ange et érigée par Guglielmo della Porta.

Les 15 années de son pontificat virent la complète restauration de la Foi Catholique et de la piété retournant le cours des choses en faveur de la religion.

Dans Rome, Paul III effectue de nombreuses rénovations : la Chapelle Pauline, les travaux de Michel-Ange à la Chapelle Sixtine. Il l allonge et élargit les rues.

Paul accorde ses faveurs aux nouveaux ordres religieux : Capucins, Barnabites, Théatins, Jésuites, Ursulines et bien d'autres.

Son règne est l'un des plus fructueux de l'histoire de l'Église.

Mais la nouvelle du siège papal vacant arrive à Parme et le légat refuse de suivre l'ordre de se retirer de Parme à moins qu'il ne soit donné par un autre pape.

Les 48 cardinaux présents à Rome entrent en conclave le 29 novembre 1549. Ils sont divisés en 3 fractions dont aucune n'a la majorité :

Les amis de Farnèse s'unissent avec le parti Impérial et proposent comme leurs candidats Reginald Pole et Juan de Toledo.

Le parti français les rejette tous deux et, bien que minoritaire, est assez fort pour empêcher l'élection de tout autre candidat.


Statue monumentale de bronze représentant Jules III érigée à Pérouse en 1555

Jules III Pape

Charles Quint exclut expressément Jules III de la liste des candidats.

Jean du Bellay recueille 8 voix du conclave lors de l'élection du nouveau pape.

Mais les partisans de Farnèse et du parti français passent finalement un compromis et s'entendent sur le nom Giovan Maria de'Ciocchi del Monte, qui est élu en bonne et due forme le 7 février 1550, après un conclave de 10 semaines, sous le nom de Jules III (en latin Julius III, en italien Giulio III).

Antoine Sanguin participe à ce conclave.

Obéissant aux promesses faites pendant le conclave, le nouveau pape ne se montre pas ingrat et enjoint à Camillo Orsini de remettre Parme entre les mains d'Octave Farnèse.

Quelques jours après, Octave Farnèse fait une entrée triomphale dans la ville et avec l'appui du pape, quelques mois après, il entre en possession de Plaisance.

Ces faits sont rapportés par Ferdinand Ier Gonzague à Charles Quint de manière négative.

Henri II de France envoie Robert IV de La Marck en ambassade auprès du pape Jules III pour lui porter son obédience filiale.

La grande faute de son pontificat est le népotisme.

Peu de temps après son accession au trône, il a accorde la pourpre à son favori, l'indigne Innocenzo del Monte, un jeune garçon de 17 qu'il a ramassé dans les rues de Parme quelques années plus tôt et qui a été adopté par Baudouin, le frère du pape. Un tel acte est le prétexte de quelques rumeurs venimeuses concernant la relation entre le pape et Innocenzo.

Jules III se montre aussi extrêmement généreux dans l'attribution à ses parents de dignités ecclésiastiques et de bénéfices.



Occupation de la Transylvanie par Ferdinand Ier de Habsbourg

Exil en Silésie d'Isabelle Jagellon et de Jean II de Hongrie

Isabelle Jagellon dénonce le traité de Nyirbator et réaffirme les droits de Jean II de Hongrie son fils.

Les troupes de Ferdinand Ier de Habsbourg de 6 à 7 000 hommes commandées par Giovanni Battista Castaldo occupent la Transylvanie afin de prévenir une réaction violente des Turcs.

Isabelle Jagellon doit abdiquer le 19 juin 1551, et se retirer avec Jean II de Hongrie en Silésie

La diète de Cluj ou de Kolozsvár du 26 juillet 1551 reconnaît Ferdinand Ier de Habsbourg comme seul souverain.

En échange :

Rapidement, les forces de Giovanni Battista Castaldo, trop nombreuses pour une garde d'honneur, pas assez nombreuses pour une armée, se révèlent n'être d'aucun secours pour le pays.



La guerre de Parme

Traité entre Octave Farnèse et Henri II de France

Perte du Duché de Parme par Octave Farnèse

Perte des titres d'Horace Farnèse

Ferdinand Ier Gonzague distille des horreurs dans l'esprit d'Octave Farnèse lui faisant croire que Charles Quint, son beau père, veut lui enlever le duché de Parme.

Jules III enjoint à Octave Farnèse de restituer Parme en échange de Camerino. Octave Farnèse refuse.

Octave Farnèse se rapproche de ses frères et d'un commun accord, ils décident de négocier avec le roi de France Henri II de France contre le pape Jules III et l'empereur Charles Quint.

Le 27 mai 1551, ils signent un traité dans lequel Octave Farnèse promet de ne pas abandonner l'alliance avec les Valois et Henri II de France prend sous sa protection la maison Farnèse lui assurant des troupes et de l'argent.

Sienne, l'île de Corse, et les princes d'Allemagne recherchent aussi la protection d'Henri II de France, qui est nommé par ces derniers le Protecteur de l'empire, et Restaurateur de la liberté germanique.

Jules III, suite à cet accord, déclare Octave Farnèse rebelle et lui ôte son titre et son duché. Jules III envoie des troupes sous les ordres de son neveu Giambattista del Monte pour prendre Parme de concert avec Ferdinand Ier Gonzague.

Horace Farnèse rejoint immédiatement son frère. Le pape lui retire la préfecture de Rome et met sous séquestre la Duché de Castro.

La guerre commence mal pour les Farnèse : Ferdinand Ier Gonzague prend rapidement Colorno et peu après Horace Farnèse est battu vers Mirandola.

Pour rendre la défaite plus cuisante, Ferdinand Ier Gonzague dévaste la campagne parmesane prenant le risque de déclencher la colère du pape et provoquant une famine.

Marguerite de Parme reste toujours en ville ce qui réconforte, par sa présence, les Parmesans. Don Ferrante fait régulièrement arriver des provisions pour Marguerite de Parme pour ne pas encourir des sanctions de l'empereur.



Campagne de l'armée française en Lombardie

Siège de Lenz

Henri II de France qui a maintenu d'excellentes relations avec le sultan Soliman, reçoit de lui l'aide d'une flotte.

Le 12 septembre 1551, une armée française traverse les Alpes et Ferdinand Ier Gonzague doit retirer ses troupes pour défendre la Lombardie.

À partir de ce moment, les perspectives de la guerre changent.

Charles Ier de Cossé, en 1551, se rend maître de Quiers et de plusieurs autres villes en Piémont ces succès obligent Ferdinand Ier Gonzague à lever le siège de Parme.

Claude II de Lorraine et René II de Lorraine-Guise participent à la conquête du Piémont en 1551

François de Montmorency fait ses premières armes au siège de Lens ou Lenz en Piémont, en 1551.

Lieutenant de cent hommes d'armes, Artus de Cossé-Brissac se signale lors de ce siège.

Jacques de Savoie-Nemours se signale également lors de ce siège.


Assassinat de Giorgio Martinuzzi par des assassins envoyés par Giovanni Battista Castaldo

Mort de Giorgio Martinuzzi

Les principaux acteurs de la politique interne transylvaine, les Trois Nations : noblesse hongroise, Saxons et Sicules, s'inquiètent sourdement de la stratégie du voïvode.

Choisissant de louvoyer, Giorgio Martinuzzi :

Ses actions en sous-main auprès des Ottomans sont découvertes et considérées comme une trahison.

Giorgio Martinuzzi meurt le 16 ou le 17 décembre 1551 assassiné dans son palais d'Alvinc, au cœur du voïvodat de Transylvanie, par les spadassins italiens de Sforza Pallavicini.

Meurtre d'un prince de l'Église qui paraît impliquer Ferdinand Ier de Habsbourg, cette fin contribue grandement au renom du gouverneur, sur la mort de qui le pape lui-même exige une enquête en des temps où l'esprit de croisade nourrit encore curiosité et admiration envers les héros forcés de se battre contre la marée turque aux marges de la chrétienté.



Prise de Verceil

En 1553, Charles Ier de Cossé prend, par escalade, Verceil, et la livre au pillage.

Les meubles précieux, les pierreries et le trésor de Charles III de Savoie sont enlevés. Ce prince les avait fait transporter dans cette place qu'il croyait imprenable.

Charles Ier de Cossé n'a pas assez de canon pour forcer la citadelle. Il se retire, toujours suivi par les ennemis, et ne perd rien du butin qu'il emporte.

Ferdinand Ier Gonzague, redoutant les entreprises de Charles Ier de Cossé, double toutes ses garnisons et affaiblit son armée.

C'est ce que désire Charles Ier de Cossé. Presque toujours sans argent, Charles Ier de Cossé n'est point en état de tenir la campagne. Le peu de troupes qui lui reste depuis qu'il a envoyé des détachements en France, n'est pas payé et ne se soutient que par son attachement pour son général.



Maximilien II de Habsbourg héritier du trône impérial

Philippe II d'Espagne, fils de Charles Quint, est normalement mieux placé que Maximilien II de Habsbourg dans l'ordre de succession.

Mais, aux termes d'un accord en 1553 entre Ferdinand Ier de Habsbourg et Charles Quint, Maximilien II de Habsbourg supplante son cousin Philippe II d'Espagne comme héritier au trône impérial.

En 1553, Antoine Perrenot de Granvelle arrange les détails du mariage de Philippe II d'Espagne avec Marie Ire Tudor.



Prise de Casal

En 1555, par un coup aussi heureux que hardi, Charles Ier de Cossé surprend Casal.

Toute la noblesse de l'armée impériale y assiste à un tournoi, le gouverneur et ses soldats, n'ont que le temps de se jeter dans la citadelle, la plupart sans habits, et presque tous sans armes.

Charles Ier de Cossé entre dans la ville, interdit le pillage, attaque la citadelle, défendue par un bon fossé et quatre bastions, et se dispose à un assaut général. Les ennemis capitulent et promettent de se rendre si, dans 24 heures, ils ne sont point secourus. La capitulation est à peine signée qu'on apprend que Pescaire marche avec 3 000 hommes pour se jeter dans la citadelle.

Charles Ier de Cossé tient ses troupes toute la nuit sous les armes et fait avancer les horloges. La citadelle se rend, il y trouve, comme dans la ville, une artillerie nombreuse, tire de la rançon de la noblesse allemande qui y est rassemblée, écus qui réjouissent fort le soldat, mal payé, jusque-là.

Henri II de France lui fait présent de l'épée qu'il porte à la guerre, accompagnée d'une lettre où sa valeur, sa diligence, son zèle est peints avec les plus vives couleurs.

Le roi lui ordonne de lever un impôt sur le clergé, la noblesse et le peuple du Piémont. Charles Ier de Cossé se comprend le premier dans cette taxe, et donne 10 000 écus de son bien.

Les maladies qui se répandent dans son armée, par la mauvaise nourriture, ne l'empêchent pas de soumettre encore quelques places qu'il fait raser.

Charles Ier de Cossé reçoit un renfort de la France.

Suivi de plusieurs princes et d'un grand nombre de seigneurs volontaires, Charles Ier de Cossé marche au secours de Santhia, assiégée par le Ferdinand Alvare de Tolède, qui a remplacé Don Ferrante Gonzaga.

Il le force à se retirer.

Il laisse dans son camp 400 malades, ses vivres et une bonne partie de son artillerie.

François Gouffier le Vieux s'illustre à Santhia.


Philippe II d'Espagne Ferdinand Ier de Habsbourg Table de Ferdinand Ier de Habsbourg à Francfort en 1558

Abdication de Charles Quint

Retraite de Charles Quint

Philippe II d'Espagne Roi d'Espagne

Philippe II d'Espagne Comte de Bourgogne et de Charolais

Ferdinand Ier de Habsbourg Empereur germanique

En 1556, affaibli par la vieillesse, malade de la goutte, aigri par les revers, Charles Quint abdique de ses différentes fonctions et partage son empire.

Philippe II d'Espagne est couronné Roi d'Espagne le 16 janvier 1556 à Bruxelles. Il devient également Comte de Bourgogne et de Charolais.

Personnage intransigeant et fervent défenseur du catholicisme, partout où il allait, sa gravité, son inflexibilité et sa prédilection pour son entourage espagnol (notamment le duc d'Albe) lui attire l'aversion durable de ses sujets.

Ferdinand Ier de Habsbourg, frère cadet de Charles Quint, lui succède dans ses possessions autrichiennes et comme empereur germanique en 1556. Il est à l'origine de la branche des Habsbourg d'Autriche dits aussi Habsbourg de Vienne.

Le pape Paul IV refuse de le reconnaître pour chef de l'empire, par la raison que le consentement du Saint-Siège n'était intervenu ni à son élection ni à l'abdication de Charles Quint : Ferdinand nie la nécessité de ce consentement, et depuis, les empereurs cessent de demander la confirmation du pape.

Charles Quint se retire en 1556 dans son palais monastère résidentiel de Yuste près de Madrid en Espagne.

Éprouvée par toutes ses années de gouvernance et sa santé fragile, Marie de Habsbourg suit son frère dans sa retraite en Espagne avec leur sœur Éléonore d'Autriche.

Charles Quint se retire dans l'abbaye d'Yuste, en Estrémadure.



Onzième guerre d'Italie

Campagne de Philippe II d'Espagne en Italie

La onzième guerre d'Italie dure de 1556 à 1559.

Philippe II d'Espagne continue la lutte contre la France d'Henri II de France alliée au pape Paul IV.

En 1556, François Ier de Lorraine-Guise prend la tête de l'expédition qui doit reprendre Naples aux Espagnols.

François Ier de Lorraine-Guise arrive en Italie au début 1557.

En 1556 et 1557, Claude de La Châtre accompagne François Ier de Lorraine-Guise en Piémont et en Lombardie.

L'Espagne y tente des offensives, partant de Naples, occupant Anagni, Tivoli près de Rome. Les français, dont Blaise de Lasseran doivent se retirer de Toscane.

Philippe II d'Espagne charge Ferdinand Alvare de Tolède d'envahir les états pontificaux en automne 1556.



Mariage de Ferdinand II de Tyrol avec Philippine Welser

Ferdinand II de Tyrol épouse morganatiquement en secret en 1557 Philippine Welser, une femme issue de la bourgeoisie. Leurs enfants sont :

Ils vivent au château d'Ambras au Tyrol.

Bien que la résidence principale de Ferdinand II de Tyrol soit en ville, il passe le plus clair de son temps au château, où il collectionne les armures et possède un cabinet de curiosités.

Lorsqu'ils avoueront leur union, la famille impériale acceptera à condition que le mariage restât secret, et l'empereur titra les deux enfants, non dynastes, Comtes de Burgau.



Siège Saint-Quentin

Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Jacques d'Albon et Louis III de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Construction du Palais de l'Escurial

Mort de François III de La Tour d'Auvergne

Mort de Jean de Bourbon Duc d'Estouteville

Mort de René II de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau, Seigneur de Précigné et de Saint Mars

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, Philippe II d'Espagne fait ligue avec les Anglais et accompagne son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie, sur le sol français avec 40 à 60 000 hommes.

Les espagnols assiègent la ville de Saint-Quentin.

Lamoral d'Egmont sert dans l'armée espagnole.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort prend part à cette bataille.

Philippe II d'Espagne se montre plus dévot que brave et passe en prière le temps de la bataille.

Les 8 000 habitants résistent 17 jours et 17 nuits.

Gaspard II de Coligny parvient dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557, avec 500 hommes armés et avec l'aide :

Chargé de conduire des secours à Gaspard II de Coligny, François Ier de Coligny-d'Andelot se trouve enfermé dans la place, contribue à en prolonger le siège.

Il ne se rendra que lorsqu'accablé par le nombre des ennemis qui pénétraient dans la ville par les brèches faites aux remparts, toute résistance aurait été inutile.

Honorat II de Savoie est blessé lors de ce siège.

Lors de cette bataille, François Gouffier le Jeune voit son cheval tué sous lui

François Gouffier le Jeune est fait prisonnier mais réussit à s'échapper.

Le 10 août 1557, le jour de la Saint Laurent, la ville est emportée d'assaut par les Espagnols de Emmanuel-Philibert de Savoie.

Gaspard II de Coligny doit se rendre. La ville s'abîme dans le sang et dans les flammes. Il y a plus de 9 000 morts.

Ferdinand Ier Gonzague fait une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

Albert de Gondi, François de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé participent à ce combat.

Jean VI d'Aumont est blessé et fait prisonnier.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat à Saint-Quentin en 1557 où son cheval est tué sous lui.

Philippe II de Montmorency-Nivelle commande l'aile droite de l'infanterie avec le comte de Mansfeld lors de l'assaut final contre Anne de Montmorency.

François Ier de Coligny-d'Andelot, Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Louis III de Bourbon-Vendôme, Léonor d'Orléans-Longueville et Jacques d'Albon sont fait prisonnier.

Louis de Gonzague est fait prisonnier et ne sera libéré que contre une forte rançon.

René II de Laval meurtlors de la bataille.

François III de La Tour d'Auvergne et Jean de Bourbon meurent tué lors de cette bataille.

Henri de La Tour d'Auvergne est orphelin à l'âge de 2 ans. Henri II de France qui est son parrain fait nommer un curateur pour s'occuper de ses biens.

L'armée espagnole de Philippe II d'Espagne s'empare de Hamm, du Câtelet, …, déferle jusqu'à Noyon mais elle ne remporte pas de victoire décisive et ne peut pas marcher sur Paris faute de ravitaillement.

Philippe II d'Espagne fait ériger le magnifique palais de l'Escurial en l'honneur de la victoire de Saint-Quentin.

François de Clèves se retrouve à la bataille de St Quentin et combat avec vaillance, rallie les débris de l'armée française et ne néglige rien pour faire perdre à l'ennemi le fruit de sa victoire.

Ses qualités guerrières et de cœur le rendent cher à ses troupes.

Charles Ier de Cossé bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin.

Il reçoit l'ordre de faire partir 5 000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

Henri II de France a perdu ses meilleurs capitaines et la route de Paris est ouverte à l'invasion.



Mort de Ferdinand Ier Gonzague

César Gonzague Comte de Guastalla

Ferdinand Ier Gonzague meurt à Bruxelles le 15 novembre 1557 des suites d'une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

César Gonzague, son fils, lui succède et devient Comte de Guastalla.


Claude de France

Mariage de Charles III de Lorraine avec Claude de France

Majorité de Charles III de Lorraine

Charles III de Lorraine, Duc de Lorraine et de Bar, épouse à Paris le 22 janvier 1559 Claude de France, âgé de 12 ans, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Leurs enfants sont :

Charles III de Lorraine est à l'occasion déclaré majeur.

Charles III de Lorraine a aussi un fils illégitime, Charles de Remoncourt (mort en 1648), Abbé de Lunéville et de Senones.

Claude de France, fort discrète, est la fille préférée de Catherine de Médicis. Elle quitte fréquemment Nancy, la capitale de Lorraine pour vivre au coté de sa mère à la cour de France.



Guillaume Gonzague Chevalier de l'Ordre de la Toison d'or

Ferdinand Ier de Habsbourg, son beau père, fait Guillaume Gonzague Chevalier de l'Ordre de la Toison d'or en 1559.



Pie V à Mondovi

En 1559, Pie V est transféré au diocèse de Mondovi.

Au sein du Sacré Collège, Pie V s'oppose vigoureusement à Pie IV qui entend y admettre Ferdinand de Médicis, âgé d'à peine 13 ans.

Pie V s'oppose vigoureusement à Maximilien II de Habsbourg, qui veut renoncer au célibat des prêtres.

Pie V tombe en disgrâce.

À Mondovi, Pie V mène une intense activité pastorale.

Pie V se bat contre le Duc de Savoie pour maintenir les privilèges de l'Église et protège les barnabites.



Majorité de Guillaume Gonzague

Mariage de Guillaume Gonzague avec Éléonore d'Autriche

En 1561, à sa majorité, une des premières actions de Guillaume Gonzague, libéré de la régence, est de prendre épouse et de consacrer le lien avec la maison impériale des Habsbourg qui a tourné court avec le décès de son frère François III Gonzague.

Guillaume Gonzague épouse à Mantoue le 26 avril 1561 Éléonore d'Autriche, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon. Leurs enfants sont :

Très administratif, Guillaume Gonzague organise, parfois à outrance. Guillaume Gonzague réorganise les institutions de Mantoue comme, par exemple, la justice pour laquelle il met en place un Sénat de Justice, reflet d'une mainmise étatique.

Au plan économique, Guillaume Gonzague, comme Ercole Gonzague, son oncle, favorise l'implantation dans Mantoue de manufactures voire d'usines qui vont largement contribuer à l'enrichissement du duché.

Sa sévérité conservatrice transparaît aussi dans ses goûts artistiques. Guillaume Gonzague apprécie fort la musique au point de composer lui-même quelques œuvres polyphoniques qui reflètent une conception austère. Il n'en reste pas moins mécène et accueille, entre autres :

Guillaume Gonzague fait également construire par Giovanbattista Bertani, architecte mantouan, la basilique palatine de Santa Barbara.


Ferdinand Ier de Médicis Cardinal

Ferdinand Ier de Médicis Cardinal

Ferdinand Ier de Médicis est nommé Cardinal en 1562.


Maximilien II de Habsbourg Charles II d'Autriche

Mort de Ferdinand Ier de Habsbourg Empereur germanique

Maximilien II de Habsbourg Empereur germanique

Charles II d'Autriche Régent de Styrie, Carinthie et Carniole

Ferdinand II de Tyrol Archiduc de Tyrol

Ferdinand Ier de Habsbourg meurt le 25 juillet ou le 1er août 1564, à Vienne en Autriche.

Le règne de Ferdinand Ier de Habsbourg est paisible : ses dernières années sont consacrées à concilier les Protestants et les Catholiques.

Maximilien II de Habsbourg est élu Empereur germanique.

Philippe II d'Espagne, était normalement mieux placé que lui dans l'ordre de succession, mais, aux termes d'un accord de 1553, Maximilien supplante son cousin comme héritier au trône impérial.

Charles II d'Autriche devient Régent d'Autriche Intérieure : Styrie, Carinthie et Carniole en 1564.

Contrairement à son frère Maximilien II de Habsbourg, Charles II d'Autriche est un catholique pieux qui promeut la contre-réforme Il invite par exemple les Jésuites sur ses terres.

Ferdinand II de Tyrol devient Archiduc de Tyrol.

Ferdinand II de Tyrol reçoit le château d´Ambras, à Innsbruck.

Maximilien II de Habsbourg mène une guerre contre l'empire ottoman de Soliman le Magnifique.

En 1564, Philippe Strozzi di Piero aide Maximilien II de Habsbourg contre les Ottomans.



Rencontre de Catherine de Médicis avec Ferdinand Alvare de Tolède

En juin 1565, Ferdinand Alvare de Tolède dirige une ambassade espagnole qui rencontre la Catherine de Médicis à Bayonne.

Ferdinand Alvare de Tolède exige que la monarchie française organise une répression plus sévère du protestantisme en France, proteste contre les visées françaises en Floride.

Ferdinand Alvare de Tolède refuse aussi nettement les projets d'alliance matrimoniale proposés par la régente française.



Mariage de François Ier de Médicis avec Jeanne de Habsbourg

François Ier de Médicis épouse en 1565 Jeanne de Habsbourg, fille de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne Jagellon.

Leurs enfants sont :


Ferdinand Alvare de Tolède - Duc d'Albe - peint par le Titien

Révolte aux Pays-Bas

Ferdinand Alvare de Tolède vice-roi des Pays-Bas

À la suite de Marguerite de Parme, Ferdinand Alvare de Tolède, Duc d'Albe, est nommé en 1566 gouverneur des Pays-Bas pour Philippe II d'Espagne, avec le titre de vice-roi, et investi d'un pouvoir absolu afin de réprimer les velléités d'indépendance qu'y avaient excités les dissensions religieuses.

Ferdinand Alvare de Tolède réunit une immense armée, qu'il mène d'Italie en Flandres par la Savoie et la Franche-Comté, et pénètre dans son vice-royaume en août 1566.

En août 1566, le passage du duc d'Albe le long du nord-est de la France inquiète les protestants, qui croient que l'armée mobilisée pour protéger le royaume, avec les milliers de Suisses recrutés à cette occasion, va finalement être tournée contre eux.

Le nom sous lequel il est connu lui vient de son château d'Alba-de-Tormès.



Ferdinand Alvare de Tolède Régent des Pays-Bas

Création du Conseil des troubles

Lamoral d'Egmont et Philippe II de Montmorency-Nivelle Prisonniers

Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau Prisonnier

En 1567, les désaccords avec son frère conduisent Marguerite de Parme à demander la fin de sa charge.

Elle est remplacée par Ferdinand Alvare de Tolède.

Alors qu'il fait route vers les provinces des Pays-Bas, Guillaume Ier d'Orange-Nassau s'échappe de Bruxelles et conseille à Lamoral d'Egmont et à Philippe II de Montmorency-Nivelle de faire de même, mais ils ne le font pas.

Ferdinand Alvare de Tolède fait son entrée dans Bruxelles à la tête de l'armée espagnole le 8 août 1567.

Ferdinand Alvare de Tolède s'illustre par la cruauté de sa politique répressive.

Il établit, sous le titre de Conseil des troubles, un tribunal qui déploie tant de rigueur qu'on ne l'appela que le Conseil de sang.

Il prononcera 8000 condamnations à mort.

Ferdinand Alvare de Tolède fait arrêter Lamoral d'Egmont, Comte d'Egmont, et Philippe II de Montmorency-Nivelle, Comte d'Hornes.

En 1567, Philippe-Guillaume d'Orange-Nassau, âgé de 13 ans, est pris en otage à l'Université de Louvain par Ferdinand Alvare de Tolède et est envoyé en Espagne pour conclure ses études.

Demeuré catholique, il est tenu à l'écart de la rébellion et demeure fidèle à la couronne d'Espagne.

Il poursuit ses études à l'université d'Alcalá de Henares.



Mariage de Guillaume V de Bavière avec Renée de Lorraine

Guillaume V de Bavière épouse à Munich le 22 février 1568 Renée de Lorraine, fille de François Ier de Lorraine et de Christine de Danemark.

Leurs enfants sont :


Bataille de Heiligerlee Statue du Comte d'Egmont et du Comte de Hornes dans le Petit-Sablon à Bruxelles

Guerre de Quatre-vingts Ans

Bataille de Heiligerlee

Mort de Lamoral d'Egmont Comte d'Egmont

Mort de Philippe II de Montmorency-Nivelle Comte d'Altena et de Hornes, Seigneur de Hachicourt, de Wimy, de Farbus, du Bosquet, d'Escarpel, de Sauchy-le-Caucher

Bataille de Jemmingen

Les troupes Guillaume Ier d'Orange-Nassau, commandées par Louis de Nassau-Dillenbourg, remportent l'escarmouche d'Heiligerlee le 23 mai 1568.

Ferdinand Alvare de Tolède fait exécuter Lamoral d'Egmont et Philippe II de Montmorency-Nivelle, accusés de rébellion, bien qu'ils ne soient pas protestants.

Ils sont décapités sur la Grand Place à Bruxelles le 5 juin 1568.

Lamoral d'Egmont est inhumé le lendemain de son exécution à Zottegem, dans la propriété de sa femme, dans une crypte où tous deux reposent entourés de leurs onze enfants.

Ces excès décident les Flamands à combattre pour une sécession définitive.

La révolte contre la monarchie espagnole des Provinces du Nord (les Pays-Bas actuels), qui leur permit d'accéder à l'indépendance, est appelée guerre de Quatre-vingts Ans.

Elle durera jusqu'en 1648.

Ferdinand Alvare de Tolède remporte une grande victoire sur les insurgés commandés par Guillaume Ier d'Orange-Nassau à la bataille de Jemmingen en 1568.



Mariage de Joachim III Frédéric de Brandebourg avec Catherine de Brandebourg-Küstrin

Joachim III Frédéric de Brandebourg épouse en 1570 Catherine de Brandebourg-Küstrin, fille de Jean Ier de Brandebourg-Küstrin.

Parmi leurs 11 enfants citons :



Mariage de Philippe II d'Espagne avec Anne de Habsbourg

Philippe II d'Espagne épouse en 1570 Anne de Habsbourg, sa nièce, fille de Maximilien II de Habsbourg et de Marie d'Espagne.

Leurs enfants sont :



Mariage de Charles II d'Autriche avec Marie-Anne de Bavière

Charles II d'Autriche épouse le 26 août 1571 Marie-Anne de Bavière, fille d'Albert V de Bavière et d'Anne d'Autriche. Leurs enfants sont :


Pedro Gonzalès avec Catherine Raffelin

Mariage de Pedro Gonzalès avec Catherine Raffelin

Catherine de Médicis choisit une épouse pour Pedro Gonzalès.

Pedro Gonzalès épouse peu avant 1572 Catherine Raffelin.

Parmi leurs 7 enfants citons :

4 enfants seront atteints d'hypertrichose

Tognina Gonzalès sera la première à être sérieusement examinée pour cette tare (notamment par le savant italien Ulisse Aldrovandi).

Ce mariage aurait inspiré le conte La Belle et la Bête.

Dans le château d'Ambras en Autriche sont conservés 4 tableaux d'un auteur inconnu dans lequel Petrus Gonsalve est représenté avec plusieurs de ses enfants.

Ces peintures sont dans la Chambre d'Art et Curiosités créée par l'archiduc Ferdinand II d'Autriche.

Ces retrados ont donné naissance au nom par lequel est également connu l'hypertrichose, le syndrome d'Ambras.



Bataille de Haarlem

Luís de Zúñiga y Requesens Gouverneur des Pays-Bas

Ferdinand Alvare de Tolède remporte une grande victoire sur les insurgés commandés par Guillaume Ier d'Orange-Nassau à la bataille de Haarlem en 1573

Mais il ne peut les réduire entièrement.

Dégoûté d'une lutte perpétuelle, il finit par demander lui-même son rappel en 1573.

Ferdinand Alvare de Tolède quitte ce pays au bout de 7 ans, après l'avoir hérissé de forteresses et inondé de sang, laissant la réputation d'un grand capitaine, mais d'un homme impitoyable.

À son retour en Espagne, Ferdinand Alvare de Tolède reste pendant quelque temps en disgrâce.

Ferdinand Alvare de Tolède est même exilé par suite d'une intrigue de cour.

En 1573, Philippe II d'Espagne rappelle le duc d'Albe et le remplace par Luís de Zúñiga y Requesens.



Cession de la villa Médicis à Ferdinand Ier de Médicis

La villa Médicis est acquise en 1576 par Ferdinand Ier de Médicis qui fait exécuter les projets de Bartolomeo Ammannati.

Ferdinand Ier de Médicis se fait représenter dans la chambre des Muses en Jupiter régnant sur les Arts par le peintre Jacopo Zucchi.

La villa est aménagée pour servir d'écrin à sa collection d'œuvres d'art, dans laquelle figurent :

De nos jours, les sculptures comme les Niobides ou le Mercure ont été remplacées par des moulages, les originaux ayant rejoint les musées.

Il l'enrichit de 7 hectares de jardins plantés de pins, de cyprès et de chênes verts, et décorés de sculptures, qui rappellent le palais Spada.

À l'extrême nord, se situe le studiolo orné de fresques murales à thématique animalière.

Devant l'entrée, une terrasse offre une vue panoramique sur Rome.


Don Juan d'Autriche

Attribution de la rose d'or à Don Juan d'Autriche

Don Juan d'Autriche Gouverneur des Pays-Bas

La victoire de Lépante vaut à Don Juan d'Autriche de recevoir du pape, en 1576, la rose d'or, d'abord réservée exclusivement au préfet de Rome, puis, plus tard offerte à un fidèle catholique qui rend un service important à l' Église.

Pour récompenser Don Juan d'Autriche de sa victoire à Lépante, peut-être aussi pour mettre fin à ses ambitions, Philippe II d'Espagne investit Don Juan d'Autriche comme gouverneur aux Pays-Bas en 1576.

Ferdinand Alvare de Tolède et Luís de Zúñiga y Requesens ont déjà échoués à ce poste extrêmement difficile, incapables de mettre fin à la rébellion protestante.

Pour convaincre Don Juan d'Autriche d'accepter cette mission périlleuse, Philippe II d'Espagne évoque la possibilité de lancer par la suite une invasion de l'Angleterre, destinée à placer sur le trône britannique une reine catholique, Marie Ire Stuart.

Très rapidement, Don Juan d'Autriche comprend le caractère irréaliste de ce projet, tandis qu'il échoue entretemps jour après jour dans sa tentative de contenir la rébellion des Pays-Bas.

À son arrivée, Don Juan d'Autriche trouve toutes les provinces unies contre les armées espagnoles qui ravagent le pays.

Philippe III de Croÿ réserve un accueil mitigé à Don Juan d'Autriche.



Naissance de Ferdinand de Bavière

Ferdinand de Bavière naît en 1577, fils de Guillaume V de Bavière et de Renée de Lorraine.



Naissance de Ferdinand II de Habsbourg

Ferdinand II de Habsbourg naît à Graz en Autriche (province de Styrie) le 9 juillet 1578, fils de l'archiduc Charles Ier de Styrie (1540-1590).

Élevé et instruit par les Jésuites, Ferdinand est un catholique fervent et zélé, farouche adversaire du protestantisme.


Marphise d'Este

Mariage d'Alderano Cibo-Malaspina avec Marphise d'Este

Alderano Cibo-Malaspina, Prince héritier de Massa et Carrare, épouse en 1580 Marphise d'Este. Leurs enfants sont :



Le comte d'Egmont Prisonnier

François III de la Noue Prisonnier des Espagnols

Fatigué des rivalités aux visées essentiellement politiques, François III de la Noue quitte la France pour apporter son soutien aux protestants révoltés des Pays-Bas, opprimé par Ferdinand Alvare de Tolède, Duc d'Albe.

François III de la Noue prend de nombreuses villes et capture le comte d'Egmont, en 1580.

Odet de La Noue est aux côtés de son père et commande la cavalerie.

François III de la Noue est fait prisonnier par les Espagnols le 9 mai 1580.

François III de la Noue est enfermé pendant 5 ans au château de Limbourg. C'est là qu'il compose ses Discours politiques et militaires. S'appuyant sur son expérience, l'auteur y analyse avec acuité la situation politique de la France. Il préconise une politique de tolérance tout en manifestant sa foi dans l'action.

Publiés en 1587 à Bâle, en 1590 à La Rochelle, en 1592 et en 1612 à Francfort, les Discours politiques et militaires sont une œuvre d'un intérêt majeur, ayant eu une influence importante sur les armées de tous les pays en raison de l'étude approfondie de l'art et de la stratégie militaires qu'il y présente. Napoléon Ier qualifiera plus tard ces discours de "Bible du soldat".

Enfin, il entreprend une réflexion sur le rôle et la place de la noblesse dans le royaume de France. Il préconise la création d'académies pour une formation polyvalente des jeunes nobles qui les préparerait aussi bien au métier militaire qu'aux fonctions civiles.

Célèbre pour sa galanterie, son honneur et sa pureté de caractère, François III de la Noue force l'admiration de tous, ce qui va malheureusement concourir à rendre ses conditions de détention épouvantables, et les conditions de sa libération exagérées.



Conquête du Portugal

Dynastie de Habsbourg

Philippe Ier Roi de Portugal

En 1581, Philippe II d'Espagne rappelle Ferdinand Alvare de Tolède pour le mettre à la tête d'une armée qu'il envoie en Portugal.

Ferdinand Alvare de Tolède réussit à soumettre le pays, chasse don Antonio, prince de Crato, qui avait été proclamé roi, et s'empare de Lisbonne.

Mais Ferdinand Alvare de Tolède y laisse commettre des cruautés qui souillent sa victoire.

Les Cortes de Tomar sont contraint de reconnaître Philippe II d'Espagne comme Roi de Portugal sous le nom de Philippe Ier. Une condition est imposée : le royaume et ses colonies ne pourraient pas devenir des provinces espagnoles. Il réalise un rêve vieux de cent ans: unifier la péninsule. En recevant du même coup les colonies portugaises, il constitue un empire sur lequel "le soleil ne se couche jamais".

Philippe a prend plus de temps pour réussir á conquérir les Açores, et subit de fréquentes attaques sur les côtes et les îles portugaises de la part de résistants, aidés par les anglais et les français.

A Macao, pendant toute la durée de la dynastie des Habsbourg, les rois Philippes n'ont jamais réussi a se faire rendre hommage, et la ville ne retourna à la couronne portugaise qu'a l'accession au trône de Jean IV de Portugal, en 1640.

En 1581, Catherine de Médicis, avec l'assentiment du roi Henri III de France, décide d'armer une flotte de corsaires commandée par Philippe Srozzi di Piero pour soutenir les prétentions de son candidat au trône du Portugal, dom Antonio, prior de Crato, et contrer celles de Philippe II d'Espagne qui a déjà envahi le pays.


Ferdinand II de Tyrol

Mariage de Ferdinand II de Tyrol avec Anne Catherine de Gonzague

Pour donner à Ferdinand un héritier mâle de sang royal, Ferdinand II de Tyrol épouse en 1582 Anne Catherine de Gonzague ou de Mantoue (1566-1621). Parmi leurs 3 enfants sitons :

Elle est plus jeune que son époux de 37 ans.



Mort de Ferdinand Alvare de Tolède Duc d'Albe de Tormes et de Huescar, Marquis de Coria, Comte de Salvatierra

Ferdinand Alvare de Tolède meurt à Lisbonne le 11 décembre 1582.



Naissance de Wallenstein

Albrecht Wenzel Eusebius von Wallenstein ou Waldstein (en tchèque Valdštejn) naît le 24 septembre 1583.

Issu d'une des plus riches familles protestantes de Bohême, recevant une éducation sévère et austère, il est orphelin à l'âge de 12 ans. Il est pris en charge par son oncle maternel, le margrave de Burgau, fils cadet de l'archiduc Ferdinand II de Tyrol. Ce dernier lui montre l'ampleur de la culture catholique qui le séduit, et il se convertit sans toutefois devenir vraiment un bon croyant.



Mariage de Vincent Ier Gonzague avec Éléonore de Médicis

Vincent Ier Gonzague épouse à Mantoue le 29 avril 1584 Éléonore de Médicis (1566-1611), fille de François Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Jeanne de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne du Tyrol

Anne du Tyrol naît le 4 octobre 1585, fille de Ferdinand II de Tyrol et d'Anne Catherine de Gonzague.



Naissance de Ferdinand Ier de Gonzague

Ferdinand Ier de Gonzague, en italien Ferdinando Gonzaga ou Ferdinand de Mantoue naît à Mantoue le 26 avril 1587, fils de Vincent Ier Gonzague et d'Éléonore de Médicis.


Ferdinand Ier de Médicis Grand-duc de Toscane

Mort de François Ier de Médicis

Mort de Bianca Capello

Ferdinand Ier de Médicis Grand-duc de Toscane

François Ier de Médicis et Bianca Capello meurent le 19 octobre 1587, empoisonnés à l'arsenic. L'assassin probable est le Ferdinand Ier de Médicis, frère et héritier de François Ier de Médicis.

L'hypothèse de l'empoisonnement, a été confirmée en 2007 par une équipe de chercheurs italo-américains dont les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal.

Ferdinand Ier de Médicis succède à son frère et devient Grand-duc de Toscane, en 1587.

Ferdinand Ier de Médicis gardera son poste de Cardinal jusqu'à son mariage.

À cette époque, Ferdinand Ier de Médicis transporte alors de la villa Médicis à Florence beaucoup d'œuvres.

En 1587, Ferdinand Ier de Médicis fait placer à la villa Médicis une fontaine, qu'on retrouve comme sujet d'un tableau de Camille Corot, La Vasque de la villa Médicis (1828).

Une légende raconte que la boule située au centre de la vasque est un boulet de canon tiré du château Saint-Ange sur la villa par la reine Christine de Suède, reine réputée pour son goût des plaisanteries. Elle aurait ainsi voulu réveiller le maître de maison pour l'inviter à une partie de chasse...

À beaucoup d'égards, Ferdinand Ier de Médicis est l'opposé de son frère.

Accessible et généreux, régnant de manière douce, Ferdinand Ier de Médicis rétablit un système de justice et se préoccupe véritablement du bien-être de ses sujets.

Sous son règne, la Toscane retrouve l'indépendance que son frère avait abandonnée.



Études de Maximilien Ier de Bavière

Maximilien Ier de Bavière étudie à Ingolstadt à partir de 1587, et s'y lie d'une profonde amitié pour Ferdinand II de Habsbourg, alors appelé Ferdinand de Styrie.


Christine de Lorraine

Mariage de Ferdinand Ier de Médicis avec Christine de Lorraine

Malgré un visage disgracieux, ses prétendants sont nombreux.

Catherine de Médicis opte pour Ferdinand Ier de Médicis, un sien cousin.

Pour des raisons dynastiques, Ferdinand Ier de Médicis épouse à Florence le 2 mai 1589 Christine de Lorraine. Leurs enfants sont :

Ce mariage est l'occasion de festivités somptueuses.


Henri IV de France - par Frans Pourbus le jeune

Dynastie des Bourbons

Henri IV de France Roi de France

Abandon du Siège de Paris

Suite au décès de Henri III de France, Henri III de Navarre, Roi protestant de Navarre, est appelé à régner en août 1589 sous le nom d'Henri IV de France, premier roi de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.

Il déclare très vite vouloir "maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine".

Tenant le futur Henri IV de France responsable du triste sort d'Henri III de France, Jean-Louis de Nogaret retire ses troupes du siège de Paris.

Henri IV de France doit abandonner le siège de Paris car les seigneurs catholiques rentrent chez eux, ne voulant pas servir un Protestant et refusant de reconnaître la légitimité de cette succession.

Philippe II prête à la Ligue une coopération active contre Henri IV de France.

Les ligueurs proclament Charles Ier de Bourbon Roi de France sous le nom de Charles X. Il est toujours emprisonné à Fontenay-le-Comte.

Les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et Charles II de Mayenne, son chef.

Les Parisiens hostile aux vues de Philippe II, l'Espagnol, reconnaissent Henri IV de France pour Roi.

La guerre éclate à nouveau et le protestant Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne, ravage le nord du duché de Lorraine.

Henri IV de France est contraint à lentement reconquérir le royaume par la force. L'armée royale n'est plus que l'ombre d'elle-même. Il ne peut compter que sur 20 000 hommes. Henri IV de France répartit son armée sous 3 commandements distincts :

Ferdinand Ier de Médicis soutient Henri IV de France dans sa lutte contre la ligue catholique.

Louis de Gonzague reste neutre en dépit des appels répétés par la Ligue à la rejoindre.



Naissance de Cosme II de Médicis

Cosme II de Médicis naît à Florence en 1590, fils de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.

Il est faible et maladif.



Abandon du Calvinisme par Henri IV de France

Ferdinand Ier de Médicis prête de l'argent à Henri IV de France et l'encourage à se convertir au catholicisme.

Encouragé par l'amour de sa vie, Gabrielle d'Estrées, et surtout très conscient de l'épuisement des forces en présence, tant au niveau moral que financier, Henri IV de France, en fin politique, choisit d'abjurer la foi calviniste.

Par une déclaration connue sous le nom d'expédient, Henri IV de France annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique le 4 avril 1592.



Conférence de Suresnes

Abjuration solennelle du protestantisme par Henri IV de France

Ralliement de François de Joyeuse à Henri IV de France

Jacques Davy du Perron s'occupe avec insistance de la conversion du roi, et le détermine enfin à se faire instruire dans la religion catholique.

En 1593, Maximilien de Béthune conseille au roi de se convertir au catholicisme, afin de pacifier le royaume, mais refuse lui-même d'abjurer.

Suresnes est choisi pour accueillir les délégations chargées de débattre des questions religieuses et surtout politiques qui empoisonnent le pays.

Les conférences de Suresnes sont présidées par Renaud de Beaune, l'archevêque de Bourges.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy est commissaire à cette conférence.

Habile politique, Henri IV de France parvient à vaincre politiquement les ligueurs en abjurant solennellement le protestantisme et en se reconvertissant au catholicisme.

Il se fait baptiser par Jacques Davy du Perron en la basilique Saint-Denis le 25 juillet 1593.

On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel "Paris vaut bien une messe".

Jean de Sponde, conseiller du roi, fait de même.

Maximilien de Béthune négocie alors le ralliement de quelques chefs de la Ligue :

François de La Rochefoucauld reconnait la légitimité d'Henri IV de France.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy, adhérant de la Ligue, la quitte lors de la conversion d'Henri IV.

Dès 1593, François de Joyeuse préfère se rallier à Henri IV de France.

François de Joyeuse devient Abbé de La Grasse en 1593.

Ferdinand Ier de Médicis joue de son influence pour forcer le Pape à accepter la conversion d'Henri IV. Clément VIII donne l'absolution au roi de France Henri IV de France lors de sa conversion.

Malgré toute cette sollicitude, Henri IV n'a jamais récompensé Ferdinand Ier de Médicis pour ces services.

Ferdinand Ier se concentre alors à nouveau sur l'indépendance de la Toscane.



Naissance de Catherine de Médicis

Catherine de Médicis naît en 1593, fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.



Mort de Ferdinand II de Tyrol

Matthias Ier de Habsbourg Duc du Tyrol

Ferdinand II de Tyrol meurt à Innsbruck le 24 janvier 1595 sans héritier mâle légitime.

La loi salique veut que ce soit Rodolphe II de Habsbourg, fils aîné du frère aîné de Ferdinand II de Tyrol qui prenne sa succession.

Mais Rodolphe II de Habsbourg permet que ce soit son frère Matthias Ier de Habsbourg, époux de la seule fille légitime de Ferdinand II de Tyrol qui monte sur le trône de Vorlande (en allemand : Vorderösterreich), qui inclut :

Charles de Burgau, second fils morganatique de Ferdinand II de Tyrol vend le château d´Ambras, à Innsbruck à l'empereur Rodolphe II de Habsbourg.

Le château est laissé à l'abandon, et les œuvres et curiosités principales seront transférées par Léopold Ier de Habsbourg au Kunsthistoriches Museum de Vienne, où l'on peut encore les admirer aujourd'hui.



Bataille de Fontaine-Française

Henri IV de France déclare officiellement la guerre à l'Espagne et entame une campagne en Bourgogne.

Début juin 1595, don Ferdinand de Vélasco, Gouverneur du Milanais et Connétable de Castille, franchit les Alpes à la tête d'une armée forte de 12.000 hommes venus des garnisons d'Italie et de Sicile.

À Besançon, il est rejoint par la petite troupe de Charles II de Mayenne, chef de la Ligue catholique. Ensemble, ils se dirigent vers Dijon afin de reprendre la ville.

Henri IV de France, prévenu de leur arrivée, accourt de Troyes avec les 3 000 hommes qu'il a réussi à rassembler.

La confrontation a lieu à Fontaine-Française qui était au Moyen Âge une seigneurie importante du duché de Bourgogne. Cette seigneurie dépendait cependant de la couronne française, d'où son nom.

Henri IV de France part le matin du 5 juin 1595 en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles et les charge en chevau-légers.

Contre toute attente Henri IV de France réussit à les surprendre et à les obliger à battre en retraite de façon temporaire.

Henri IV de France aurait sauvé la vie à Charles de Gontaut-Biron durant ce combat.

Guillaume de Saulx se distingue lors de ce combat.

Après cette charge, Henri IV de France, en homme rusé, décide de recruter parmi les habitants du coin, principalement des paysans, et de les armer de leurs faux ou de tout objet métallique qui peut briller au soleil. Il regroupe ensuite tout ce monde sur la colline tenue par ses troupes militaires et les fait manœuvrer avec ses troupes, laissant croire à l'ennemi à une grande force de frappe.

Alors replié un peu plus bas, Vélasco est persuadé qu'Henri IV de France attend de nombreux renforts, car à ses yeux, Henri IV de France ne peut pas être venu avec seulement 3 000 hommes.

Alors, Vélasco, en homme prudent, attend et observe de loin la position française, mais se laisse berner par les apparences.

Croyant avoir affaire à une armée supérieure en nombre et en armes, il décide finalement de rebrousser chemin, laissant le champ libre aux Français.

Elle marque la fin définitive de la Ligue, un des plus grands dangers que connut la monarchie française avant l'avènement de l'absolutisme.



Mariage de Charles de Neufville avec Jacqueline de Harlay de Sancy

Charles de Neufville est veuf de Marguerite de Mandelot.

Charles de Neufville épouse le 11 février 1596 Jacqueline de Harlay de Sancy. Leurs enfants sont :



Traité de Vervins

Accablé par de nombreux revers, les armées de la Ligue et d'Espagne s'épuisent progressivement. La France et l'Espagne sont à bout de force.

Nicolas Brûlart de Sillery négocie le traité de Vervins qui est signé le 2 mai 1598 à Vervins dans l'Aisne entre Henri IV de France et Philippe II d'Espagne, mettant fin à la guerre avec l'Espagne.

Il confirme les clauses du traité franco-espagnol de Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559 entre Philippe II d'Espagne et Henri II de France, en y ajoutant diverses clauses nouvelles fixant les limites entre l'Espagne et la France.

Clément VIII contribue beaucoup à cette paix.

Philippe II d'Espagne restitue à la France la plupart des places conquises en France et abandonne la Belgique.

Henri IV de France se refuse toutefois à entériner l'annexion de la Navarre espagnole, réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole. Malgré près de 40 ans de guerre civile en France, elle n'a pu s'imposer :

Philippe II d'Espagne décide d'octroyer leur indépendance aux Pays-Bas avec à leur tête Albert VII de Habsbourg lequel doit épouser Isabelle Claire Eugénie d'Espagne, sa fille.

Une clause du traité stipule que si le couple s'éteint sans descendance, les Pays-Bas redeviendront possession espagnole.

Or, il semble qu'Albert soit dans l'impossibilité physique d'engendrer.

Cette indépendance n'est qu'un tour de passe-passe politique permettant aux Pays-Bas de retrouver la paix avant de retourner dans le giron Espagnol.



Mariage de Charles Ier Gonzague avec Catherine de Mayenne

Charles Ier Gonzague épouse à Soissons le 1er février 1599 Catherine de Mayenne, fille de Charles II de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe III d'Espagne avec Marguerite d'Autriche-Styrie

Philippe III d'Espagne épouse le 18 avril 1599 sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand II de Habsbourg avec Marie-Anne de Bavière

Ferdinand II de Habsbourg épouse à Graz le 23 avril 1600 Marie-Anne de Bavière, fille de Guillaume V de Bavière et de Renée de Lorraine. Leurs enfants sont :



Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Comte de Granville

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin ou de Marchin devient Comte de Granville en 1601.

Il est originaire du pays de Liège,



Ferdinand de Bavière coadjuteur

Concernant la dynastie des Bavière, le dauphin est coadjuteur. C'est-à-dire que le prince-évêque peut choisir une personne de sa famille pour lui succéder.

C'est ainsi que la dynastie de Bavière va régner pendant 136 ans à Liège.

De ce fait, Ferdinand de Bavière, 11 ans, devient coadjuteur de son oncle en 1601



Naissance de Claude de Médicis

Claudia ou Claude de Médicis naît en 1604, fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.



Mariage de Sigismond III Vasa avec Constance d'Autriche

Sigismond III Vasa est veuf d'Anne d'Autriche.

Sigismond III Vasa épouse en 1605 Constance d'Autriche, fille de Charles II d'Autriche et de Marie-Anne de Bavière. Leurs enfants sont :



Naissance de Jean Charles de Habsbourg

Jean Charles de Habsbourg naît le 1er novembre 1605, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.



Ferdinand Ier de Gonzague Cardinal

Deuxième fils de la famille, son avenir tout tracé était, comme la coutume le voulait, d'être ecclésiastique. Après des études en université, à Ingolstadt et Pise, Ferdinand Ier de Gonzague est nommé, en 1607, à 20 ans, cardinal et se voit appelé à Rome.



Naissance de Ferdinand de Neufville de Villeroy

Ferdinand de Neufville de Villeroy naît à Rome en 1608, fils de Charles de Neufville, Marquis de Villeroy et d'Alincourt, et de Jacqueline de Harlay de Sancy.

Charles de Neufville est alors ambassadeur près le Saint-Siège.

Il a pour parrain Ferdinand de Médicis, Grand-duc de Toscane, qui lui donna son nom.



Naissance de Ferdinand III de Habsbourg

Ferdinand III de Habsbourg naît à Graz en Autriche le 13 juillet 1608, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.

Il est instruit et éduqué dans la religion catholique par les jésuites.


Marie Madeleine d'Autriche - par Tiberio Titi - galerie des Offices

Mariage de Cosme II de Médicis avec Marie Madeleine d'Autriche

Cosme II de Médicis épouse à Padoue le 19 octobre 1608 Marie Madeleine d'Autriche. Leurs enfants sont :



Bataille navale du cap Celidonio

Ferdinand Ier de Médicis accueille à sa cour Robert Dudley, fils naturel du Comte de Leicester, véritable expert naval qui fait du port de Livourne l'arsenal le plus moderne de toute la Méditerranée.

Ferdinand Ier de Médicis développe fortement la flotte toscane qui a obtient des victoires contre des pirates ainsi que sur la flotte turque.

Ferdinand Ier de Médicis soutient le Saint Empire romain germanique dans sa lutte contre les Turcs.

La flotte toscane vainc la flotte turque au cap Celidonio, le 20 octobre 1608.

Des fresques retracent ses exploits dans le Palais Pitti à Florence.


Ferdinand d'Autriche par Bartolomé González y Serrano

Naissance de Ferdinand d'Autriche

Cardenal-infante don Fernando de España ou Ferdinand von Österreich ou Ferdinand d'Autriche naît au palais de L'Escurial en 1609 ou en 1610, fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche-Styrie.


Cosme II de Médicis

Mort de Ferdinand Ier de Médicis

Cosme II de Médicis Grand-duc de Toscane

Ferdinand Ier de Médicis meurt le 17 février 1609.

Ferdinand Ier de Médicis encourage le commerce et il accumule une grande fortune grâce aux banques des Médicis, implantées à travers les plus grandes villes d'Europe.

Ferdinand Ier de Médicis proclame un édit de tolérance envers les Juifs et les hérétiques. Livourne devient un asile pour les Juifs espagnols, expulsés d'Espagne en 1492, ainsi que tous les étrangers persécutés.

Ferdinand améliore le port Cosimo et fait construire un canal appelé le Naviglio en déviant une partie des eaux de l'Arno, ce qui facilite grandement le commerce entre Florence et Pise.

Ferdinand Ier de Médicis favorise un projet d'irrigation :

Sa politique étrangère tend à libérer la Toscane de la domination espagnole notamment en se rapprochant de la France.

Ferdinand Ier de Médicis obtient l'investiture formelle de Sienne, que son père a conquise.

Cosme II de Médicis, son fils, lui succède devient Grand-duc de Toscane.



Publication de la Majestät

Cherchant à recevoir l'appui des domaines de Bohême, Rodolphe II de Habsbourg publie en 1609 une charte royale appelée le Majestät ou Majestätsbrief, garantissant une liberté de culte aux nobles et aux villes.

Heinrich Matthias von Thurn est l'un des rédacteurs de la Lettre de Majesté solennelle adressée à Ferdinand II.



Naissance de Marie-Anne d'Autriche

Marie-Anne d'Autriche naît le 13 janvier 1610, fille de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière.



Naissance de Ferdinand II de Médicis

Ferdinand II de Médicis naît en 1610, fils de Cosme II de Médicis et de Marie Madeleine d'Autriche.



Naissance de Ferdinand Gonzague

Ferdinand Gonzague, en italien Ferdinando Gonzaga, naît en 1610, fils de Charles Ier Gonzague et de Catherine de Mayenne.



Mariage de Matthias Ier de Habsbourg avec Anne du Tyrol

Matthias Ier de Habsbourg épouse en 1611 Anne du Tyrol (1585-1618), fille de Ferdinand II de Tyrol et d'Anne Catherine de Gonzague. Ils n'auront pas d'héritier. Anne est la cousine et la petite cousine de Matthias.


Jean-Georges Ier de Saxe -peinture de Frans Luycx 1652

Mort de Christian II de Saxe

Jean-Georges Ier de Saxe Comte palatin de Saxe et Margrave de Misnie

Christian II de Saxe meurt en 1611 sans enfant.

Jean-Georges Ier de Saxe, son frère, lui succède et devient Électeur de Saxe, Comte palatin de Saxe et Margrave de Misnie en 1611.

Dans un premier temps Jean-Georges Ier de Saxe, bien que protestant, est l'allié de Ferdinand II de Habsbourg, chef du parti catholique.

Il espère des gains territoriaux et, de toutes les façons, voit d'un mauvais œil la montée en puissance d'un de ses collègues Électeurs Frédéric V du Palatinat.



Mort de François IV Gonzague

Ferdinand Ier de Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Démission de Ferdinand Ier de Gonzague comme Cardinal

François IV Gonzague meurt le 22 décembre 1612 à Mantoue, âgé de 26 ans, après 10 mois de règne, victime de la petite vérole (variole).

Il est resté dans l'histoire de Mantoue comme un homme de justice (et particulièrement très attentif aux droits des juifs de sa cité). Pour faire face aux nombreuses dettes accumulées par son père prodigue, il se voit contraint de se séparer de Claudio Monteverdi bien qu'il soit un grand amateur de musique et de théâtre.

François IV Gonzague a pour seule héritière sa fille Marie de Mantoue, alors âgée de 3 ans. Une controverse survient avec la Maison de Savoie au sujet de la succession du Montferrat. Charles-Emmanuel Ier de Savoie envoie son fils Victor-Amédée Ier de Savoie chercher leur petite-fille et nièce, Marie, qu'ils considèrent comme l'héritière du duché de Montferrat. La famille Gonzague leur oppose une fin de non-recevoir.

Faute de descendant masculin, Ferdinand Ier de Gonzague, âgé de 25 ans, frère de François IV Gonzague, lui succède et devient 6e Duc de Mantoue et 4e Duc de Montferrat. François IV Gonzague rentre à Mantoue pour prendre en charge le pouvoir. François IV Gonzague quitte la pourpre cardinalice avec une dispense particulière du pape Paul V.



Naissance de Léopold-Guillaume de Habsbourg

Léopold-Guillaume de Habsbourg naît à Wiener Neustadt le 5 ou 6 janvier 1614, fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière (1574-1616).



Mariage de Ferdinand Ier de Gonzague avec Camilla Faa di Bruno

Vincent II Gonzague Cardinal

Le devenir du duché inquiète Ferdinand Ier de Gonzague. La première chose à laquelle il pense, après avoir pris les rênes du pouvoir, est d'assurer une descendance à la famille Gonzague.

Ferdinand Ier de Gonzague épouse en secret en 1615 Camilla Faa di Bruno (1589-1662). Leur enfant est :

Ferdinand Ier de Gonzague rejette tout intérêt pour le pouvoir au profit de sa marotte artistique et laisse le duché entrer dans une grave crise politique et économique.

L'usage veut que le puîné d'une famille se consacre à l'Église alors que l'aîné reprend les rênes du pouvoir paternel. Vincent II Gonzague se retrouve dans la position de second après le décès en 1612 du frère aîné, François IV Gonzague. Il va donc être ecclésiastique.

En 1615, Vincent II Gonzague devient cardinal.



Répudiation de Camilla Faa di Bruno par Ferdinand Ier de Gonzague

Ferdinand Ier de Gonzague répudie Camilla Faa di Bruno en 1616.



Mariage de Ferdinand Ier de Gonzague avec Catherine de Médicis

Ferdinand Ier de Gonzague épouse officiellement à Turin le 17 février 1617 Catherine de Médicis, fille de Ferdinand Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane, et de Christine de Lorraine.



Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Ferdinand II de Habsbourg devient Archiduc d'Autriche et Roi de Bohême en 1617. À ce titre il devient un des sept Électeurs de l'Empire.

Maximilien Ier de Bavière accepte que Ferdinand II de Habsbourg devienne archiduc


Charles-Bonaventure de Longueval - Comte de Bucquoy Charles-Bonaventure de Longueval - Comte de Bucquoy

Charles-Bonaventure de Longueval Maréchal du Saint-Empire

En 1618, Charles-Bonaventure de Longueval est distingué par l'empereur Ferdinand II de Habsbourg qui lui confie le commandement suprême de ses armées et le fait maréchal.


Défenestration de Prague

Deuxième défenestration de Prague

Le 23 mai 1618, les nobles protestants renversent la règle du Saint Empire romain germanique et jettent le gouverneur catholique de la Bohême d'une fenêtre de l'hôtel de ville de Prague.

Le 23 mai 1618, en réaction à la fermeture de deux temples protestants à Broumov et Hrob, une délégation de protestants de Bohême se rend à la résidence du roi Matthias à Prague, le château de Prague ou Hradshin.

Heinrich Matthias von Thurn mène les 30 Défenseurs de la Foi, délégués par les États de Bohême.

Ils rappellent que le précédent roi, Rodolphe II de Habsbourg, leur a garanti le droit de pratiquer leur religion par une lettre de majesté solennelle. Ils déplorent par ailleurs que le roi Matthias, sans héritier direct, ait choisi son cousin Ferdinand, Archiduc de Styrie, pour lui succéder à la tête du royaume de Bohême.

La réunion s'envenime entre les représentants du roi et la délégation protestante. Deux gouverneurs habsbourgeois, Wilhelm Slavata ou Slawata et Jaroslav Martinic ou Martinitz, ainsi que l'un de leur domestique nommé Fabricius, sont jetés par une fenêtre du palais. Ils s'en tirent sans grand mal, tombant sur un tas d'ordures ou de fumier.

Bien qu'anodine, cet évènement mineur, appelé "Défenestration de Prague" va de fil en aiguille conduire l'Europe vers la guerre de Trente Ans.

Henri II Lorraine, garde une position neutre et cherche à jouer un rôle d'apaisement auprès des ennemis.



Ferdinand II de Habsbourg Roi de Hongrie

Ferdinand II de Habsbourg devient Roi de Hongrie de 1618 à 1626.


Ferdinand d'Autriche - Cardinal-Infant - par Gaspar De Crayer

Ferdinand d'Autriche Archevêque de Tolède

Ferdinand d'Autriche Cardinal

Philippe III d'Espagne, son père, veut assurer à Ferdinand d'Autriche une carrière dans l'Église catholique.

Ferdinand d'Autriche devient Archevêque de Tolède en 1619.

Peu de temps après Ferdinand d'Autriche reçoit, à titre honorifique, son chapeau de cardinal.

Ferdinand d'Autriche ne sera jamais ordonné prêtre.


Christine-Marie de France

Mariage de Victor-Amédée Ier de Savoie avec Christine-Marie de France

Charles d'Albert conseille à Louis XIII ce mariage.

Le contrat de mariage est signé le 11 janvier 1619.

Victor-Amédée Ier de Savoie épouse à Paris le 10 février 1619 Christine-Marie de France. Leurs enfants sont :

Victor-Amédée Ier de Savoie devient ainsi le beau-frère de Louis XIII de France, de Philippe IV d'Espagne et de Charles Ier Stuart.



Mort de Matthias Ier de Habsbourg

Matthias Ier de Habsbourg choisit son cousin Ferdinand II de Habsbourg comme successeur.

Matthias Ier de Habsbourg plonge ainsi l'Europe dans la guerre de Trente Ans.

Matthias Ier de Habsbourg meurt le 20 mars 1619.


Ferdinand II de Habsbourg Ferdinand II de Habsbourg

Déposition de Ferdinand II comme Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Empereur germanique

Traité de Munich

Frédéric V du Palatinat Roi de Bohême

Pensant pouvoir restaurer le catholicisme dans un royaume où l'on trouvait de nombreux protestants, Ferdinand II de Habsbourg provoque une rébellion chez les nobles de Bohême.

En août 1619, mécontents de Ferdinand II de Habsbourg qui est catholique, les États de Bohême, à majorité protestante déposent celui-ci et proposent le titre à Frédéric V du Palatinat.

Mais le 28 août 1619, les Électeurs le désignent comme empereur du Saint Empire romain germanique, avant que la nouvelle de sa destitution ne parvienne à Francfort. À 41 ans, Ferdinand II de Habsbourg devient enfin empereur du Saint Empire.

Frédéric V du Palatinat dispose de 2 voix sur les 7 du collège électoral.

Maximilien Ier de Bavière soutient l'élection impériale et signe avec Ferdinand II de Habsbourg, au nom de la Ligue catholique, un traité à Munich le 8 octobre 1619 aux termes duquel il lui dépêche une armée de 30.000 hommes dirigée par Tilly.

La Ligue catholique regroupe :

D'abord réticent, Frédéric V du Palatinat accepte finalement le titre de Roi de Bohême et est sacré le 4 novembre 1619 à Prague.

Élisabeth Stuart, son épouse, est couronnée reine le 7 novembre 1619.

Connue pour son esprit et sa légèreté, Élisabeth Stuart charme ses sujets par sa beauté et sa grâce. On la surnomme la reine des cœurs.



Bataille entre l'armée de Bohème et l'armée impériale

Frédéric V du Palatinat qui se rend compte du potentiel énorme des forces ennemis, commande à sa propre armée d'harceler et d'attaquer les troupes qui s'avancent séparément avant qu'elles ne se regroupent.

Heinrich Matthias von Thurn prend le commandement de l'armée nationale Tchèques.

Heinrich Matthias von Thurn bat une armée impériale et menacent Vienne le 6 juin 1619 puis le 26 novembre 1619, mais cet avantage est momentané.

Sur ordre de Maximilien Ier de Bavière, Tilly prend sous son commandement le reste de l'armée impériale de Ferdinand II de Habsbourg et regroupe les forces de la Ligue catholique.



Mort de Jean Charles de Habsbourg

Jean Charles de Habsbourg meurt le 26 décembre 1619.

Ferdinand III de Habsbourg devient l'héritier de Ferdinand II de Habsbourg.


Bataille de la Montagne Blanche

Trêve d'Ulm entre catholiques et luthériens

Bataille de la Montagne Blanche

Exil de Frédéric V du Palatinat

Ferdinand II de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg Archiduc d'Autriche

À la tête de l'armée de Maximilien Ier de Bavière, Tilly se rend en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée et prendre possession de la Haute-Autriche que Ferdinand II de Habsbourg lui concède pour ses frais.

La France offre sa médiation, concrétisée à Ulm en juillet 1620 par une trêve entre catholiques et luthériens. La Bohême calviniste n'est donc pas concernée.

Abandonné par les puissances étrangères et l'Union Protestante, Frédéric V du Palatinat a peu de moyens financiers et humains.

Tilly se dirige directement vers Prague. Le 8 septembre 1620, Charles-Bonaventure de Longueval fait sa jonction avec Tilly.

La bataille de la Montagne Blanche se déroule le 8 novembre 1620, non loin de Prague. Elle oppose :

Charles IV de Lorraine combat lors de cette bataille pour l'empereur Ferdinand II de Habsbourg et montre ses compétences de chef de guerre.

Henri de Lorraine-Harcourt y fait ses premières armes. Ses compagnons s'aperçoivent qu'il a l'étoffe d'un grand capitaine et le surnomment Cadet la Perle, parce qu'il portait une perle à l'oreille.

Le commandant protestant, Christian d'Anhalt-Bernburg, rassemble ses troupes, et les déploie sur les pentes d'une colline, la montagne blanche (en Tchèque : Bílá Hora, en Allemand : Weissenberg) bloquant ainsi la route de Prague. Les troupes occupent une solide position : Le flanc droit est couvert par un pavillon de chasse, et le flanc gauche par un ruisseau. Un autre ruisseau et quelques mares sont devant eux.

Tilly observant la position ennemie envoie ses hommes les mieux entrainés sur un petit pont pour traverser le ruisseau et attaquer le centre, soutenus par un feu d'artillerie très nourri.

En à peine 2 heures de combats acharnés, le centre de la ligne ennemie est écrasé, ce qui met fin aux combats. L'armée tchèque est détruite.

Tilly entre dans Prague. La liberté de religion est supprimée. Cette bataille met fin à l'indépendance de la Bohême pour une période de 300 ans.

Tilly se rend maître ensuite, sans grandes difficultés, du Haut-Palatinat.

Cette bataille marque la fin de la première période dite bohémienne de la guerre de Trente Ans.

Le 13 novembre 1620, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand II de Habsbourg comme Roi de Bohême et Archiduc d'Autriche. La Bohême devient propriété personnelle des Habsbourg.

Démis de tous ses titres et dépouillé de ses possessions par décret impérial, Frédéric V du Palatinat s'enfuit, contraint à l'exil à Sedan, auprès de son oncle Henri de La Tour d'Auvergne entre 1620 et 1623. La brièveté de son règne, un an et 4 jours, lui vaut le surnom de Roi d'un hiver (Winterkönig).

Ferdinand II de Habsbourg récompense Charles-Bonaventure de Longueval en lui attribuant plusieurs possessions en Bohême :

Ces possessions demeureront à ses descendants jusqu'au XXe siècle.

Heinrich Matthias von Thurn perd l'intégralité de ses possessions en Bohême.

Ferdinand II de Habsbourg le fait proscrire, comme tous les autres meneurs du soulèvement.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar refuse de se soumettre à Ferdinand II de Habsbourg.

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar est par conséquent dépouillé de ses titres.

Guillaume Ier de Saxe-Weimar, son frère cadet, assure la régence du duché de Saxe-Weimar.



Exécution des chefs des insurgés de Bohême

Ferdinand II de Habsbourg, pour écraser une fois pour toute la rébellion, fait décapiter publiquement sur la place de la Vielle ville, au centre de Prague le 21 juin 1621, 27 des principaux chefs insurgés. Les protestants quittent le pays.


Ferdinand II de Médicis

Mort de Cosme II de Médicis

Ferdinand II de Médicis Grand-duc de Toscane

Cosme II de Médicis meurt à Florence en 1621.

Cosme II de Médicis fait fermer la banque des Médicis, source de richesse de la famille.

Ferdinand II de Médicis devient Grand-duc de Toscane.

Marie Madeleine d'Autriche se dédie avec sa belle-mère Christine de Lorraine à l'éducation de ses 8 enfants.

Elles se disputent la régence.

Extrêmement dévotes, elles favorisent l'Inquisition.

Ferdinand II de Médicis demeura 7 ans encore sous leur tutelle.

La Toscane est alors un pays pauvre.

L'intelligence de Ferdinand II de Médicis est limitée mais il est généreux et cultivé.

Il essaie de relever les finances du grand-duché en plaçant ses frères à ses côtés au gouvernement :

Ferdinand II de Médicis lance plusieurs initiatives dans le domaine de l'agronomie.

Malgré cela, il ne parvint jamais à sortir le pays de la spirale peste-famine. Durant ces années, ces deux fléaux font 9 000 victimes rien qu'à Florence, sans compter les habitants de la campagne.



Combat de François II de Lorraine contre les Protestants allemands

Brouillé avec Henri II de Lorraine, son frère, en 1621, François II de Lorraine rejoint Ferdinand II de Habsbourg et combat pour lui les Protestants allemands.



Mariage de Ferdinand II de Habsbourg avec Éléonore de Mantoue

Ferdinand II de Habsbourg est veuf de Marie-Anne de Bavière.

Ferdinand II de Habsbourg épouse le 4 février 1622 Éléonore de Mantoue (1598-1655), fille de Vincent Ier Duc de Mantoue.



Ferdinand de Neufville de Villeroy Abbé de Saint-Wandrille

Chevalier de Malte, Ferdinand de Neufville de Villeroy embrasse la carrière ecclésiastique et, en 1622, devient abbé de Saint-Wandrille.

Au cours de son abbatiat, Ferdinand de Neufville de Villeroy entreprend la restauration des bâtiments ruinés par les Huguenots et favorise l'introduction de la Réforme de Saint-Maur.



Wallenstein Général des armées impériales

Après avoir financé un régiment pour le futur empereur Ferdinand II de Habsbourg, Wallenstein voit plus grand et décide de créer une armée pour l'empereur en 1623. Son armée, forte de 15 000 fantassins et 6 000 cavaliers initialement va progressivement s'agrandir pour approcher les 50 000 hommes. Elle impressionne par sa taille plus que par la qualité de ses soldats. En effet, vu la faiblesse de la solde et son irrégularité, elle n'attire pas les meilleurs soldats.

Wallenstein est nommé général des armées impériales en 1623.



Mariage de Guillaume Ier de Bade-Bade avec Marie von Hohenzollern-Hechingen

Guillaume Ier de Bade-Bade épouse le 13 octobre 1624 Marie von Hohenzollern-Hechingen, fille de Jean Georges de Hohenzollern-Hechingen. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand-Maximilien de de Zähringen

Ferdinand-Maximilien de Zähringen naît à Baden-Baden le 23 septembre 1625, fils de Guillaume Ier de Bade-Bade (30 juillet 1593-2 mai 1677) et de Catherine Ursule de Hohenzollern-Hechingen (morte le 2 juin 1640).



Mariage de Thomas-François de Savoie-Carignan avec Marie de Bourbon-Condé

Thomas-François de Savoie-Carignan épouse à Paris le 14 avril 1625 Marie de Bourbon-Condé, fille de Charles de Bourbon-Soissons, Comte de Soissons et de Dreux, et d'Anne de Montafié. Leurs enfants sont :

Il est à l'origine de la branche de Savoie-Carignan au sein de la Maison de Savoie.



Mariage de Léopold V d'Autriche-Tyrol avec Claude de Médicis

Le 19 avril 1626, Léopold V d'Autriche-Tyrol quitte ses fonctions d'évêque de Passau et de Strasbourg.

Léopold V d'Autriche-Tyrol épouse en 1626 Claude de Médicis (1604-1648), fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine. Leurs enfants sont :


Vincent II Gonzague par Rubens

Mort de Ferdinand Ier de Gonzague

Vincent II Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Ferdinand Ier de Gonzague meurt à Mantoue le 29 octobre 1626, âgé de 39 ans.

Le patrimoine artistique de Mantoue est alors considérable mais le duché est au bord d'un gouffre économique.

À l'instar de son père Vincent Ier atteint de "collectionnite", Ferdinand Ier de Gonzague est un maniaque de la collection d'œuvres d'art. Toutefois, chez lui, c'est une passion organisée, méthodique, pragmatique. Non seulement il va classer et ranger les achats effectués par ses prédécesseurs mais il va effectuer les siens sans jamais rien oublier, en les cataloguant dans sa mémoire.

Faute de descendance, Vincent II Gonzague, âgé de 32 ans, son frère, lui succède et devient 7e Duc de Mantoue, titré Vincent II, et 5e Duc de Montferrat, titré Vincent II.



Ferdinand III de Habsbourg Roi de Hongrie

Ferdinand III de Habsbourg devient Roi de Hongrie le 8 décembre 1626.



Ferdinand III de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand III de Habsbourg devient Roi de Bohême le 21 novembre 1627.



Mariage de Charles II de Nevers-Mantoue avec Marie de Mantoue

Mort de Vincent II Gonzague

Charles Ier Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Vincent II Gonzague n'a pas de perspective de descendance. Il souhaite que la branche des Nevers de la famille Gonzague prenne sa succession à la tête de Mantoue et Montferrat.

Vincent II Gonzague et Charles Ier Gonzague organise le mariage de la nièce de Vincent avec le dernier fils survivant de Charles.

Charles II de Nevers-Mantoue épouse à Mantoue le 26 décembre 1627 Marie de Mantoue. Leurs enfants sont :

Vincent II Gonzague meurt à Mantoue, âgé de 33 ans, quelques heures après la célébration.

Charles Ier Gonzague succède à son petit-cousin et devient Duc de Mantoue sous le titre de Charles Ier de Mantoue et Duc de Montferrat sous le titre de Charles Ier de Montferrat. Charles II de Nevers-Mantoue en est l'héritier.



Naissance de Ferdinand-Charles d'Autriche

Ferdinand-Charles d'Autriche (en allemand Erzherzog Ferdinand Karl von Österreich) naît le 17 mai 1628, fils de Léopold V d'Autriche-Tyrol et de Claude de Médicis.



Guerre de succession de Mantoue

Invasion de Mantoue et du Montferrat

Siège de Casal

Le décès de Vincent II Gonzague amène le tourbillon de la guerre de Trente Ans dans le nord de l'Italie dans ce qu'on appelle la guerre de succession de Mantoue.

Elle dure de 1628 à 1631.

L'Empereur Ferdinand II de Habsbourg est marié depuis 5 ans avec Éléonore de Mantoue, sœur des 3 derniers ducs de Mantoue, et est donc ainsi le beau-frère de Vincent II Gonzague.

Ferdinand II de Habsbourg tente de rattacher le duché de Mantoue à l'Empire au titre d'un bien en déshérence, dans le but de l'attribuer à une branche cadette, celle des Gonzague de Guastalla.

Ferdinand II de Guastalla, descendant d'un frère cadet de Frédéric II Gonzague, a l'avantage d'être dans le camp des Espagnols et des Autrichiens.

Ceux-ci ont aussi rallié à leur cause Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui espère rattacher le Montferrat à son duché.

Les prétentions de Charles Ier Gonzague sont appuyées par le pape Urbain VIII et surtout par Louis XIII qui voit un danger mortel dans l'encerclement progressif de ses domaines par les Habsbourg et leurs alliés.

Un nouvel épisode de la lutte des Guelfes (partisans de la Papauté) contre les Gibelins (partisans de l'Empereur) s'ouvre.

Dès 1628, les troupes impériales s'emparent de Mantoue.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie conquiert le Montferrat avec l'aide de troupes espagnoles, bloquant ainsi Charles Ier Gonzague dans la ville de Casal (Casale Monferrato).

Le gouvernement espagnol doit ajouter cette guerre à ses autres charges militaires.

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba résiste à l'avance française au Monferrat et intervient dans la succession de Mantoue.

Matthias Gallas combat en Italie comme officier supérieur sous le commandement de Collälto et est d'une grande efficacité lors de la prise de Mantoue, à laquelle il participe aux côtés de son grand ami, Johann von Aldringen.

François de Vendôme entre très jeune dans l'armée et participe à l'expédition de Savoie dès 1628.

Egon de Fürstenberg participe en 1629 à la guerre de Succession de Mantoue.



Édit de Restitution

Ferdinand II de Habsbourg décrète le 6 mars 1629 le fameux Édit de Restitution qui ordonne à tous les protestants de rendre à l'Église catholique les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis la paix d'Augsbourg depuis 1552.

Tilly est chargé de la mise en œuvre. Il y gagne auprès des protestants une réputation détestable, largement outrancière car lui-même fait ce qu'il peut pour limiter les exactions de ses troupes.



Paix de Lübeck

Pour sauver son royaume, Christian IV de Danemark est contraint de signer avec Ferdinand II de Habsbourg la paix de Lübeck le 12 mai ou le 6 juin 1629, par laquelle le Danemark s'engage à ne plus intervenir dans les affaires de l'Empire. Toutefois le Danemark ne subit pas de diminution de territoire.

Elle marque ainsi le déclin du Danemark en tant que grande puissance européenne.

Christian IV de Danemark est maintenant un homme brisé.

Son action est temporairement ralentie par l'accumulation de déboires.

Entre 1629 et 1643, Christian IV de Danemark gagne en popularité et influence. Christian IV de Danemark obtient à nouveau le contrôle de la politique extérieure du Danemark et de la douane du Sund. Christian IV de Danemark espère même accroître encore son pouvoir avec l'aide des ses beau-fils, Corfitz Ulfeldt et Hannibal Sehested qui occupent le devant de la scène.

Même au plus bas de sa fortune, Christian IV de Danemark ne perd jamais espoir de la retrouver.

La situation en Europe entre 1629 et 1643 offre d'infinies possibilités pour les politiciens en mal d'aventure. Christian IV de Danemark n'est pas un chef d'État, et est incapable de mener une politique cohérente. Christian IV de Danemark ne peut ni se concilier la Suède, son plus dangereux ennemi, ni s'en protéger par un jeu de contre-alliances.



Ferdinand d'Autriche Successeur comme gouverneur des Pays-Bas espagnols

En 1630, Isabelle Claire Eugénie d'Espagne, tante de Ferdinand d'Autriche, projette de faire de Ferdinand d'Autriche son successeur comme gouverneur des Pays-Bas espagnols.



Siège de Magdebourg

Le nord de l'Allemagne est divisé en principautés gouvernées par des princes électeurs qui tolèrent mal la présence sur leurs terres d'une armée suédoise de 36.000 hommes.

Toutefois, ces principautés sont sous la menace d'une invasion des armées de la Sainte-Ligue, levées par l'empereur d'Autriche Ferdinand II de Habsbourg. Ces armées, dirigées par Tilly, regroupent 40.000 hommes.

En novembre 1630, pour forcer Gustave II Adolphe de Suède à intervenir, et pour s'assurer le contrôle d'une place stratégique de première importance, Tilly met le siège devant Magdebourg, Capitale protestante de la Saxe-Anhalt, et ville hanséatique, ou stationne une garnison suédoise.

Bien fortifiée, la ville résiste et attend les renforts de Gustave II Adolphe de Suède.

Les princes électeurs interdisent à l'armée suédoise de traverser leurs États pour venir en aide à la ville.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Traité de Bärwald

La Suède qui vient de vaincre la Pologne, a des vues sur la Poméranie et voit défavorablement la puissance catholique s'installer en Allemagne du Nord.

Louis XIII et Gustave II Adolphe de Suède signe le traité de Bärwald le 13 ou le 23 janvier 1631.

Ce traité marque l'entrée larvée de la France dans la Guerre de Trente ans contre les Habsbourg. Louis XIII ne déclare pas directement la guerre au Saint Empire Romain Germanique mais il soutient les ennemis des Habsbourg.

L'alliance a pour but :

Il a aussi pour objectif que les forteresses et les fortifications qui ont été construites dans les ports et sur les plages de la Baltique et de la Mer Océane et dans les Grisons c'est-à-dire en Savoie, soient démolies et remises en l'état où elles se trouvaient avant les commencements de la présente guerre allemande.

Le traité assure à Gustave II Adolphe de Suède une aide financière importante. La France s'engage à verser 1,5 millions de livres tournois ou 400 000 écus par an, payables sur les places de Paris et d'Amsterdam, aux échéances des 15 mai et 15 novembre.

Ce traité permet à Richelieu d'équiper la marine royale qu'il s'attache à construire.

Une clause prévoit des échanges commerciaux entre les deux parties. La Suède s'engage à livrer à la France des agrès, des pièces d'artillerie, des mâts, du chanvre, du cuivre et d'une manière générale tous les matériaux nécessaires à la construction navale.

Les Suédois doivent respecter le culte catholique et l'indépendance de la Bavière.

Dès la fin du mois, les Suédois mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg.

Un traité secret est par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin.

Au printemps 1631, Charles IV de Lorraine envoie son armée pour soutenir l'empereur Ferdinand II de Habsbourg.



Mariage de Ferdinand III de Habsbourg avec Marie-Anne d'Autriche

Ferdinand III de Habsbourg épouse en 1631 Marie-Anne d'Autriche, fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche-Styrie. Leurs enfants sont :



Girolamo Colonna Légat du pape

Mazarin Secrétaire du Légat

Traité de Cherasco

Fin de la guerre de succession de Mantoue

Charles Ier Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Les événements d'Allemagne et l'intervention suédoise dans la guerre de Trente Ans, force Ferdinand II de Habsbourg à détourner son attention de Mantoue vers le principal théâtre d'opérations.

On envoie Girolamo Colonna dans le Montferrat en Italie, en qualité de légat du pape, pour traiter de la paix entre la France et l'Espagne.

Des deux côtés, on est prêt pour la bataille.

Girolamo Colonna obtient que Mazarin soit attaché à la légation au titre de secrétaire.

Le légat apostolique négocie la paix avec grand zèle.

Mazarin, comme secrétaire, va d'un camp à l'autre, pour hâter la conclusion d'un traité.

Jean de Saint-Bonnet, resté sur place, négocie pour la France.

Mazarin ne met pas longtemps à s'apercevoir que le marquis de Santa-Cruz, qui représente la couronne d'Espagne, a une peur violente de perdre son armée, et un ardent désir d'arriver à un accommodement.

Comprenant tout le parti qu'il peut tirer de cette faiblesse, Mazarin presse le général espagnol, lui représentant avec exagération la force des Français.

Les négociations de Mazarin aboutissent le 6 avril 1631 au traité de Cherasco ou de Querasque.

Les plénipotentiaires de Ferdinand II de Habsbourg, de Louis XIII et de Victor-Amédée Ier de Savoie règlent la question italienne dans la Valteline.

Ferdinand II de Habsbourg et Victor-Amédée Ier de Savoie reconnaissent :

Ce traité met fin à la guerre de succession de Mantoue.

Maurice de Savoie est envoyé en France pour négocier auprès deLouis XIII l'éclaircissement de quelques articles.

Un autre accord du 19 juin 1631 confirme le premier et édicte en outre de nouvelles dispositions concernant le déroulement du retrait des troupes.

Toutes les troupes étrangères doivent se retirer de la région en guerre ;

Victor-Amédée Ier de Savoie renonce à ses droits sur le duché de Montferrat et, en compensation, en reçoit près de la moitié d'une valeur de 15 000 écus.

Charles Ier Gonzague est indemnisé de la perte de ses territoires par un versement de Victor-Amédée Ier de Savoie fait en une fois et équivalant aux recettes totales annuelles de ces territoires.

Charles Ier Gonzague reçoit les territoires qui lui restent à titre de fief de l'empire.

Dès lors, partagé entre ses duchés italiens et sa principauté ardennaise, Charles Ier Gonzague consacre son énergie à gérer les premiers et à poursuivre la construction de Charleville.

Louis XIII et le cardinal de Richelieu sont tellement satisfaits qu'ils ont le vif désir de le connaître personnellement Mazarin.

Richelieu le mande à Paris, où il se rend avec un plaisir inexprimable.

Richelieu l'accueille avec de grandes démonstrations d'affection, l'engage par les plus belles promesses, et lui fait donner une chaîne d'or avec le portrait de Louis XIII, des bijoux et une épée d'une valeur considérable.



Mort de Charles II de Nevers-Mantoue

Ferdinand Gonzague Duc de Mayenne et d'Aiguillon

Ferdinand Gonzague Marquis de Villars

Ferdinand Gonzague Comte du Maine, de Tende et de Sommerive

Charles II de Nevers-Mantoue meurt à Cavriana près de Mantoue le 14 ou le 30 août 1631.

Ferdinand Gonzague hérite des fiefs de son frère Charles II de Nevers-Mantoue. Il devient ainsi Duc de Mayenne et d'Aiguillon, sous le nom de Ferdinand de Mayenne, Marquis de Villars, Comte du Maine, de Tende et de Sommerive.

Il devient également héritier en puissance des fiefs de Charles Ier Gonzague, leur père : les duchés de Nevers et Rethel et la principauté d'Arches.


Bataille de Breitenfeld

Bataille de Breitenfeld

Rappel de Wallenstein

En septembre 1631, Jean-Georges Ier de Saxe, électeur de Saxe, hésite encore à se joindre aux suédois.

Magdebourg ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigent vers la Thuringe ravage la Saxe.

Leipzig est menacée du même sort que Magdebourg.

C'est à Duban que les Saxons joignent leurs forces à l'armée de Gustave II Adolphe de Suède et les troupes se précipitent au secours de Leipzig, située à 80 kilomètres plus au sud.

À l'aube du 17 septembre 1631, catholiques et protestants se font face dans la plaine au nord-est de Breitenfeld, au nord de Leipzig.

Tilly dispose ses 40.000 hommes à la manière espagnole, le long d'une colline.

Depuis le début du XVIe siècle, l'Europe a adopté les méthodes espagnoles. Le tercio est une formation massive composée autour d'un groupe central d'hommes munis d'armes blanches avec sur les quatre coins, des mousquetaires disposés en carrés. Comprenant de 1.500 à 3.000 hommes, le tercio se déplace avec lenteur au cours des batailles.

La cavalerie n'est pas en reste avec la tactique de la caracole que les Espagnols ont apprise des Maures : au lieu de charger à l'épée, les cavaliers avancent au trot, sur 10 rangs, et utilisent le pistolet. Le coup tiré, le cavalier revient en arrière pour recharger et retourne ensuite à la charge...

Les Protestants sont aux ordres du roi de Suède Gustave II Adolphe de Suède et de Jean-Georges Ier Électeur de Saxe.

Gustaf Karlsson Horn commande le flanc gauche.

Johan Banér commande l'aile droite de la cavalerie suédoise.

Gustave II Adolphe de Suède adopte un dispositif novateur.

Au centre, il place 4 brigades d'infanterie soutenues, en deuxième échelon, par 2 autres brigades et un régiment de cavalerie. Trois brigades et deux régiments de cavalerie sont en réserve.

Sur la droite se trouvent 3 régiments de cavalerie et 2 sections de mousquetaires ainsi que deux régiments de réserve. A gauche se trouve le contingent saxon.

Grâce aux nouvelles technologies, les mousquets sont allégés et peuvent dorénavant être maniés sans le trépied. Le lent processus de chargement est simplifié par l'adoption de cartouches en papier contenant la poudre et la balle. Chaque régiment d'infanterie est doté d'une artillerie légère.

L'artillerie lourde est placée au centre, légèrement en avant des formations.

La mobilité suédoise est le résultat d'un entraînement poussé et d'une discipline de fer. L'armée est organisée en petites unités, dotées d'un armement léger, contrairement aux régiments catholiques vêtus de lourdes cuirasses.

Franz Freiherr von Mercy participe à cette bataille.

Egon de Fürstenberg participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume II de Saxe-Altenbourg, sous les ordres de Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, son frère, participe à cette bataille.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

La bataille débute par un duel d'artillerie qui dura 2 heures et 1/2.

La puissance de feu suédoise se révèle supérieure à celle de la Sainte-Ligue.

Le flanc gauche catholique se trouve pris sous un tel déluge que le comte Pappenheim, qui le commande, décide de charger à la tête de ses 5.000 cavaliers sans attendre les ordres de Tilly. Sept assauts sont lancés mais sont repoussés par les mousquetaires de Gustave II Adolphe de Suède. Les Impériaux finissent par fuir le champ de bataille.

Les cavaliers du flanc droit chargent également sans en avoir reçu l'ordre; ils se précipitent sur les Saxons qui prennent directement la fuite, laissant le flanc gauche de Gustave II Adolphe de Suède largement ouvert.

Tilly fait exécuter à son infanterie lourde une lente manœuvre destinée à tourner le flanc gauche suédois. Mais les Suédois disposent de petites unités très mobiles. Gustave II Adolphe de Suède ordonne aux troupes de son aile gauche, de même qu'à ses réserves, principalement constituées par la cavalerie, de faire face à l'ennemi.

Les suédois reconstituent rapidement leurs positions sur leur gauche et soumettent l'ennemi à un feu nourri.

La capacité des Suédois à former un nouveau front sur le flanc ouvert par la fuite des Saxons s'avéra le facteur décisif.

Gustave II Adolphe de Suède ordonne à la cavalerie de son flanc droit, qui n'est plus menacé, de charger le flanc gauche ennemi. Au même instant, l'artillerie suédoise déclenchent des tirs meurtriers sur l'infanterie catholique.

Les soldats de Tilly tentent de résister mais leurs formations ne tardent pas à se défaire et ils prennent la fuite poursuivis par la cavalerie suédoise menée par Gustave II Adolphe de Suède en personne.

La Ligue catholique perd 13.000 hommes et les Suédois environ 3.000.

Puis les suédois se dirigent vers le sud de l'Allemagne jusqu'en Danube, combattant à plusieurs reprises l'armée impériale reconstituée.

Les pays sillonnés sont dévastés semant partout ruine et désolation, malgré les recommandations de Gustave II Adolphe de Suède qui se veut clément et magnanime.

Les Suédois atteignant la Franconie, l'Alsace, les pays rhénans, se dirigent vers Munich.

Ferdinand II de Habsbourg ne peut que rappeler Wallenstein.

Celui-ci accepte de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le font discuter à pied d'égalité avec l'empereur.



Mort de Ferdinand Gonzague

Charles II Gonzague Duc de Mayenne

Ferdinand Gonzague, fils de Charles Ier Gonzague, meurt à Charleville le 25 mai 1632, sans s'être marié.

Charles II Gonzague, son neveu, devient Duc de Mayenne.


Bataille de Lützen

Bataille de Lützen

Mort de Pappenheim

Mort de Gustave II Adolphe de Suède

Christine de Suède Reine de Suède

Axel Oxenstierna Régent du royaume de Suède

Poursuivant son invasion vers le sud, Gustave II Adolphe de Suède marche vers Munich, poussant par là l'empereur Ferdinand II de Habsbourg à engager une nouvelle armée dirigée par Wallenstein.

Alors que Gustave II Adolphe de Suède se prépare à assiéger Ingolstadt, début d'octobre 1632, il apprend l'arrivée sur ses arrières de l'armée de Wallenstein.

Menacé d'être coupé de ses bases, le roi de Suède rebrousse chemin vers le nord, vers Erfurt, parcourant 260 kilomètres en 18 jours.

Au 31 octobre 1632, les deux forces ne sont plus séparées que d'une quarantaine de kilomètres mais l'arrivée d'un temps froid amène les adversaires à penser qu'aucune opération d'envergure n'aura plus lieu et à diviser leurs forces en cantonnements multiples.

Wallenstein s'installe à Lützen avec 20 000 soldats, non loin du cantonnement de Gustave II Adolphe de Suède qui dispose de 12 000 fantassins et 7 500 cavaliers.

Matthias Gallas combat dans l'armée de Wallenstein.

Heinrich Matthias von Thurn, devenu Lieutenant général dans l'armée du roi de Suède, prend part à cette bataille.

Jean-Georges II de Saxe est absent de cette bataille.

Sachant que Wallenstein s'est séparé de la majeure partie de sa cavalerie, Gustave II Adolphe de Suède décide de prendre le risque d'une attaque contre une force encore supérieure.

Par malchance, son mouvement est détecté par un faible rideau de cavalerie impériale, dirigée par von Colloredo.

Ce dernier entreprend de résister sur la rivière Rippach et stoppe la progression suédoise durant une demi-journée avant d'être contraint à la retraite.

La résistance de von Colloredo permet à Wallenstein de regrouper ses forces et de rappeler 8 000 cavaliers dirigés par Pappenheim alors distants de 50 kilomètres.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, l'élément de surprise est perdu...

Les deux armées se retrouvent face à face dans la plaine de Lützen, séparées par une route joignant Lützen à Leipzig.

Cette route est bordée de fossés qui sont approfondis par les soldats impériaux.

A 3 kilomètres de Lützen, la route franchit une rivière, le Flossgraben.

Les soldats impériaux de Wallenstein se massent en une seule ligne, du côté nord de la route, entre une crête garnie de moulins et le Flossgraben.

Au centre se trouve l'infanterie, sur les flancs la cavalerie.

Au matin du 16 novembre 1632, l'armée suédoise organisée sur deux rangs, s'avance à la rencontre des Impériaux dans un épais brouillard.

Gustave II Adolphe de Suède se rend rapidement compte qu'il lui est nécessaire de déloger Wallenstein de sa position défensive avant l'arrivée de Pappenheim et de son renfort de cavalerie.

Il choisit alors de placer ses troupes d'élite au sein de son aile droite, dont il prend personnellement le commandement, en vue de percer le flanc impérial et d'envelopper l'ensemble du dispositif de Wallenstein.

Le brouillard ne se lève que vers 11 heures.

Gustave II Adolphe de Suède lance l'assaut avec 3 heures de retard sur ses prévisions.

A la tête de l'imposante cavalerie de l'aile droite, il met en fuite les mousquetaires impériaux retranchés le long de la route puis parvient à la hauteur de la cavalerie impériale de l'aile gauche (commandée par Ottavio Piccolomini) qu'il repousse aisément.

À ce moment, Pappenheim fait son apparition sur le champ de bataille et rétablit l'équilibre en faveur des Impériaux.

Le répit n'est toutefois que de courte durée.

Pappenheim tombe et sa mort démoralise plusieurs de ses régiments qui ne tardent pas à prendre la fuite.

Sur la gauche suédoise, la cavalerie met à mal la cavalerie impériale de Colloredo, tandis qu'au centre, l'infanterie suédoise s'empare de batteries impériales qui sont retournées contre leurs anciens possesseurs.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, la victoire semblait assurée.

Toutefois, le brouillard se reforme, gênant les impeccables manœuvres de l'armée suédoise.

La gauche suédoise est contrainte au repli.

De même, au centre, les Impériaux parviennent à récupérer leurs pièces d'artillerie.

Voyant son armée en difficulté, Gustave II Adolphe de Suède chevauche jusqu'à son centre mais se retrouve isolé dans le brouillard et est aperçu par des cavaliers impériaux.

Il s'effondre, touché de plusieurs balles, tandis que son cheval, ensanglanté, retourne vers les rangs suédois, portant la nouvelle de la mort du roi.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède galvanise les Suédois.

Bernard de Saxe-Weimar prend le commandement de l'armée Suédoise et achève la victoire.

Vers 14 heures, ceux-ci réussissent à s'emparer des moulins à vents et de l'artillerie de Wallenstein.

Vers 17 heures, Wallenstein, ayant perdu son appui à droite et ne comptant plus que sur la résistance désespérée de son infanterie (organisée en grands carrés de piquiers et de mousquetaires selon le modèle espagnol), décide de se replier vers Leipzig, laissant la victoire aux Suédois.

Épuisés, ceux-ci ne peuvent organiser la poursuite.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède désorganise quelque peu par la suite le commandement de l'armée.

Ce grand roi à la carrière si courte poursuivit l'œuvre de Gustave Ier de Suède (Gustav Vasa) et de son père.

Christine de Suède devient Reine de Suède en 1632.

Christine de Suède, âgée de 6 ans, laisse gouverner le régent Axel Oxenstierna qui poursuit la politique allemande de Gustave II Adolphe de Suède.

En offrant sa médiation en faveur de l'empereur, après la mort de Gustave II Adolphe de Suède, Christian IV de Danemark tente de minimiser l'influence de la Suède en Allemagne.

Christian IV de Danemark y gagne quelques avantages mineurs.



Naissance de Ferdinand IV de Habsbourg

Ferdinand-François de Habsbourg ou Ferdinand IV de Habsbourg naît à Vienne en Autriche le 8 septembre 1633, fils de Ferdinand III de Habsbourg et de Marie-Anne d'Autriche.



Mariage de Ferdinand II de Médicis avec Vittoria Della Rovere

Ferdinand II de Médicis épouse en 1633 Vittoria Della Rovere. Leurs enfants sont :

Ferdinand II de Médicis perd le duché d'Urbin, auquel il peut aspirer en tant que mari de la dernière héritière de la famille Della Rovere.



Invasion de la Lorraine par la France

Siège de Nancy

Traité de Charmes

Charles IV de Lorraine et de Bar refuse de rendre hommage à la France et s'allie à Ferdinand II de Habsbourg. Il soutient les ennemis de Richelieu.

Le 30 juillet 1633 le Parlement de Paris prononce la confiscation du Barrois.

Deux jours plus tard, Richelieu fait envahir le Barrois et la Lorraine.

Les troupes françaises commencent à prendre les villes dont Bar-le-Duc et le 26 août 1633 mettent le siège devant Nancy.

Henri II de La Ferté-Senneterre se retrouve devant Nancy en 1633.

Le 25 septembre 1633, Louis XIII et Richelieu pénétrent dans Nancy peuplée de 16 000 habitants qui viennent d'être évacuée par Henry Louis de Lorraine-Chaligny et sa garnison lorraine.

Nommé maître de camp du régiment d'infanterie qu'il lève en 1633, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste au siège de Nancy.

Le 30 septembre 1633, Charles IV de Lorraine par le traité de Charmes livre sa capitale.

Seules résistent quelques places fortes, telles que :

Henriette de Lorraine, jeune veuve, est contrainte à une fuite assez romanesque.



Abdication de Charles IV de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont Duc de Lorraine

Mariage de Nicolas II François de Vaudémont avec Claude-Françoise de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée

Fuite de Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine

Nicole de Lorraine transférée à Fontainebleau

Charles IV de Lorraine juge plus favorable aux intérêts de la Lorraine d'abdiquer le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas II François de Vaudémont, et va prendre un commandement dans les troupes impériales.

Nicolas II François de Vaudémont est plus apprécié des Français que Charles IV de Lorraine.

Nicolas II François de Vaudémont s'accorde par provision une dispense pour un mariage avec Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine.

Cette dispense sera ensuite confirmée.

Nicolas II François de Vaudémont envoie le lendemain au pape une lettre pour signaler les raisons pour lesquelles il renonce au cardinalat et se fait relever de ses vœux.

Nicolas II François de Vaudémont veut contrecarrer les projets que fait Louis XIII de marier Claude de Lorraine à un prince étranger à la Lorraine, la loi salique ne s'appliquant pas en Lorraine et barrois.

Nicolas II François de Vaudémont épouse à Lunéville le 17 février ou le 8 mars 1634 Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine germaine, fille d'Henri II de Lorraine et de Marguerite de Gonzague. Leurs enfants sont :

La population lorraine reste profondément hostile à l'occupant français, à l'image de :

Le mariage inopiné du "cardinal", incite les Français à mettre Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine réussirent à s'échapper le 1er avril 1634 et se réfugient en Franche-Comté, terre espagnole.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine se rendent ensuite en Toscane chez leur tante Christine, épouse du grand duc,

Après les fuites de son mari, de sa sœur et de son beau-frère, Nicole de Lorraine reste le seul membre de la famille dans le duché.

Le 24 avril 1634, Nicole de Lorraine est transférée à Fontainebleau.


Assassinat de Wallenstein Matthias Gallas à la tête de l'armée

Mort de Wallenstein

Wallenstein n'exploite pas l'avantage qu'il aurait pu tirer de la nouvelle situation et commence à travailler pour son propre compte, négociant avec les ennemis de l'empereur : Suède, France, électeurs de Saxe et de Brandebourg, dans le but de se constituer son propre royaume.

Ferdinand II de Habsbourg, convaincu de sa trahison, le démet secrètement de ses fonctions à la tête de l'armée le 24 janvier 1634.

Il le fait assassiner à Eger le 25 février 1634 avec l'aide de certains de ses officiers menés par Walter Leslie, notamment Matthias Gallas et Ottavio Piccolomini.

Féru d'astrologie au point d'en dépendre sur le plan de la prévision, Wallenstein est cependant un homme d'affaires de génie. C'est un gestionnaire plus qu'un militaire.

Dans le territoire de Friedland, Wallenstein force l'admiration en redressant l'économie. Des artisans italiens, des armuriers, et bien d'autres viennent enrichir cette terre qui devient convoitée.

Wallenstein a sous ses ordres 300 vassaux et possède le quart des territoires de Bohême.

Malgré ses erreurs, Wallenstein est le véritable fondateur de l'armée autrichienne. Il finance ses opérations militaires par le système des contributions de guerre. Toutefois sa politique, incompatible avec les libertés germaniques, suscite dans l'Empire des haines mortelles qui le conduisent à sa perte.

Matthias Gallas est richement récompensé et nommé à la tête de l'armée que Wallenstein avait recrutée et commandée.


Bataille de Nördlingen par Jacques Courtois Albert de Brandebourg-Ansbach - par Benjamin Block en 1643

Prise de Ratisbonne

Première Bataille de Nördlingen

Gustaf Karlsson Horn Prisonnier

Mort de Frédéric de Brandebourg-Ansbach

Albert II de Brandebourg-Ansbach Margrave de Brandebourg-Ansbach

Sophie de Solms-Laubach Régente

Les Suédois ne peuvent tirer bénéfice de la victoire protestante à Lützen à cause de la mort de leur roi Gustave II Adolphe.

Ferdinand III de Habsbourg, en compagnie de Ferdinand d'Autriche, son cousin espagnol, assisté de Matthias Gallas et d'Ottavio Piccolomini, reprend l'avantage et occupent la ville de Ratisbonne le 26 juillet 1634, menaçant d'avancer plus loin en Saxe.

La première Bataille de Nördlingen a lieu le 5 et 6 septembre 1634.

Armand-Frédéric de Schomberg se fait connaître sous les ordres de Bernard de Saxe-Weimar lors de cette bataille.

Les protestants réalisent qu'ils doivent faire un effort pour reprendre la ville et planifient alors une attaque de nuit.

L'attaque des protestants se trouve en difficulté lorsque leur avance est bloquée par leur artillerie et les chariots de ravitaillement qui se trouvent devant l'infanterie.

Cela donne un délai aux troupes impériales pour se préparer.

Ensuite l'infanterie suédoise attaque sans l'appui de son artillerie, et parvient néanmoins à enfoncer une aile.

Le commandant des impériaux ordonne une attaque coordonnée sur la ligne saxonne. Les Suédois sont mis en déroute.

La rivalité de Gustaf Karlsson Horn et de Bernard de Saxe-Weimar qui lui dispute le commandement de l'armée suédoise est une des causes de leur défaite commune.

Bernard de Saxe-Weimar perd la bataille.

Gustaf Karlsson Horn est capturé et les alliés des protestants perdent entre 12 000 et 14 000 soldats.

Bien que la France ne soit pas engagée directement, des unités françaises servent du côté des protestants : Charles de Sainte-Maure, futur gouverneur de Louis le Grand Dauphin, Duc de Montausier, fait partie des rescapés.

Maximilien Ier de Bavière renoue avec le succès lors de cette bataille qui constitue le premier revers suédois dans la guerre de Trente Ans.

Cette importante victoire des forces impériales et espagnoles décide la France à intervenir ouvertement dans le conflit.

Frédéric de Brandebourg-Ansbach meurt le 6 septembre 1634 tué lors de cette bataille.

Albert II de Brandebourg-Ansbach lui succède et devient Margrave de Brandebourg-Ansbach.

Comme Albert II de Brandebourg-Ansbach est encore mineur, Sophie de Solms-Laubach, sa mère assure la régence jusqu'en 1639.



Naissance de Marie-Anne d'Autriche

Marianne (en espagnol " Mariana ") ou Marie-Anne d'Autriche naît à Wiener Neustadt le 24 décembre 1634, fille de Ferdinand III de Habsbourg et de Marie-Anne d'Autriche.



Retour d'Adam von Schwartzenberg à Berlin

Paix de Prague

Rapprochement de Jean-Georges Ier de Saxe avec le parti catholique

Les revers de fortune des Suédois entraînent le rappel d'Adam von Schwartzenberg à Berlin.

La Paix de Prague est négociée entre Ferdinand II de Habsbourg, fatigué, et plusieurs princes protestants dont :

Ferdinand III de Habsbourg, fils de Ferdinand II participe aux négociations.

Le 30 mai 1635, Ferdinand II de Habsbourg signe cette paix qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

La guerre se poursuivra néanmoins encore 11 années.

Les armées impériales commandées par Ottavio Piccolomini se retournent vers les Pays-Bas.

Sur le Rhin, les impériaux, commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles IV de Lorraine, font équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar.

Adam von Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume Ier de Brandebourg qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d'appuyer militairement les Habsbourg.

Il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes.

Le recrutement est un échec et Georges-Guillaume Ier de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette paix.

Guillaume V de Hesse-Cassel conclut un pacte d'alliance avec la France, entraînant l'invasion de la Hesse-Cassel par les troupes de Ferdinand II de Habsbourg. Guillaume V doit s'enfuir avec sa famille.



Projet de Ligue entre les états italiens

En 1635, Ferdinand II de Médicis échoue dans sa tentative de construire une Ligue entre les états italiens afin de se soustraire aux hégémonies alternées des Français et Espagnols.


Maximilien Ier de Bavière et Marie-Anne de Habsbourg

Mariage de Maximilien Ier de Bavière avec Marie-Anne d'Autriche

Maximilien Ier de Bavière est veuf d'Élisabeth-Renée de Lorraine.

Maximilien Ier de Bavière épouse en 1635 Marie-Anne d'Autriche, fille de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand-Marie de Bavière

Ferdinand-Maria ou Ferdinand-Marie de Bavière ou de Wittelsbach naît le 31 octobre 1636, fils de Maximilien Ier de Bavière et de Marie-Anne d'Autriche.



Ferdinand III de Habsbourg Roi des Romains

Ferdinand III de Habsbourg devient Roi des Romains, c'est-à-dire héritier présomptif de l'Empire, le 30 décembre 1636.


Ferdinand III de Habsbourg

Mort de Ferdinand II de Habsbourg Empereur des Romains

Ferdinand III de Habsbourg Empereur germanique

Ferdinand II de Habsbourg meurt le 15 février 1637.

Ferdinand II de Habsbourg avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-réforme.

Son règne se solde par la perte pour l'Allemagne de la moitié de sa population et ruine pour les 200 ans à venir sa puissance politique.

Ferdinand III de Habsbourg devient Empereur germanique.

Il continue la guerre de Trente Ans, commencée par son père, et a à combattre à la fois les Suédois et les Français leurs alliés.

Ferdinand III appelle les troupes de Matthias Gallas qui rejettent les Suédois en Poméranie.

C'est la fin de la supériorité suédoise incontestée en Allemagne.



Mort de Charles Ier Gonzague

Charles II Gonzague Duc de Nevers, de Rethel de Mantoue et de Montferrat

Charles II Gonzague Marquis de Sommerive

Charles II Gonzague Comte de Rodigo et Rivalta, de Villars, de Tende

Incorporation du duché d'Aiguillon à la couronne de France

Marie de Mantoue Régente

Charles Ier Gonzague meurt dans son palais ducal de Mantoue le 14 juin 1637.

Toute sa vie, il aura montré l'image d'un prince-soldat de la Renaissance menant grand train, croyant, cultivé et bâtisseur.

Charles Ier Gonzague et Catherine de Mayenne sont sincèrement pieux.

En atteste leur quasi-frénésie de création de fondations pieuses, abbayes, monastères, collèges ou hôpitaux, les projets de croisade toutefois déçus ou le décès de Charles Ier Gonzague vêtu en moine franciscain.

Charles II Gonzague est le seul descendant masculin de Charles Ier Gonzague.

Il devient :

Le duché d'Aiguillon est requis par Richelieu qui le réintègre à la couronne de France.

Marie de Mantoue sa mère assure la régence jusqu'en 1647.

Marie de Mantoue adopte une politique sociale honnête et se fait aimer du peuple en réduisant les taxes.

Marie abandonne rapidement la politique pro-française de son beau-père, pour se rapprocher de l'Empire, beaucoup plus présent en Italie du nord.

Pour consacrer les liens avec les Habsbourg, Marie de Mantoue organise :

Elle déchaînant ainsi la colère de Louis XIV.


Marie de Neufville de Villeroy

Mariage de Louis-Charles de Champlais avec Marie de Neufville de Villeroy

Marie de Neufville de Villeroy est veuve d'Alexandre de Bonne.

Louis-Charles de Champlais, Marquis de Courcelles, épouse le 12 mars 1640 Marie de Neufville de Villeroy, fille de Charles de Neufville et de Jacqueline de Harlay de Sancy.

Leurs enfants sont :



Naissance de Léopold Ier de Habsbourg

Léopold Ier de Habsbourg naît à Vienne en 1640, fils de Ferdinand III de Habsbourg et de Marie-Anne d'Autriche.



Complot du Comte de Soissons

Bataille de la Marfée

Mort de Louis de Bourbon-Condé Comte de Soissons

Siège de Sedan

Condamnation d'Henri II de Lorraine-Guise

Sedan forme en 1640 une principauté indépendante dont le prince, Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, accueille les protestants et factieux fuyant la France et Richelieu.

Charles IV de Lorraine soutient le complot de Louis de Bourbon-Condé.

Marie Aimée de Rohan participe à cette conspiration.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne prend part à la conspiration des Princes de la paix, avec le Louis de Bourbon-Condé et Henri II de Lorraine-Guise, visant à rétablir les privilèges des grands féodaux.

Louis XIII envoie une arméee à Sedan sous les ordres de Gaspard III de Coligny pour mettre fin à ses agissements.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne demande et obtient une aide de Ferdinand III de Habsbourg, son ami personnel.

L'armée royale est déroutée vers la Marfée, proche de Sedan.

Gênée par le mauvais temps qui rend les chemins boueux, l'armée royale n'arrive sur le plateau que vers 11 heures le 6 juillet 1641, attendue par l'armée sedanaise.

L'affrontement commence et les Sedanais résistent bien au choc.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, commandant la cavalerie, contourne le champ de bataille à l'abri de collines, et tombe sur le flanc de l'armée royale.

C'est alors la débandade, l'armée de Gaspard III de Coligny abandonne ses bagages.

Abraham de Fabert d'Esternay se signale lord de cette bataille.

Dès midi, le combat tourne de manière quasi-décisive à l'avantage de Louis de Bourbon-Condé.

Louis de Bourbon-Condé a la fâcheuse habitude de relever la visière de son casque avec son pistolet.

Louis de Bourbon-Condé fait ce geste machinal et le coup part.

Louis de Bourbon-Condé meurt.

Sans héritier légitime, avec lui s'éteint la branche des Soissons.

Son corps est placé en l'église de la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance d'Aubevoye, autrement dénommée chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon.

Louis XIII fait le projet d'intenter un procès pour lèse-majesté à la dépouille de Louis de Bourbon-Condé.

Malgré la défaite, l'armée royale commence le siège de Sedan.

Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne négocie sa soumission dans un traité signé le 4 août 1641 avec Louis XIII, qui lui confie le commandement de l'armée d'Italie.

Richelieu, après avoir maîtrisé les coupables, décide d'arrêter Charles IV de Lorraine qui réussit à s'enfuir fin juillet 1641 et reprend le combat contre la France ennemie.

Henri II de Lorraine-Guise est condamné à mort, mais s'enfuit dans les Flandres.

Ses biens sont alors confisqués.



Mort de Ferdinand d'Autriche

Ferdinand d'Autriche meurt à Bruxelles le 9 novembre 1641.



Fondation de l'Académie d'Expérimentation des Médicis

Ferdinand II de Médicis fonde l'Académie d'Expérimentation des Médicis en 1642.



Naissance de Cosme III de Médicis

Cosme III de Médicis, en italien, Cosimo III de' Medici, naît le 14 août 1642, fils de Ferdinand II de Médicis et de Vittoria Della Rovere.



Seconde bataille de Breitenfeld

Prise de Leipzig

En 1642 Lennart Torstenson avance à travers le Brandebourg et la Silésie vers la Moravie, prenant sur sa route toutes les forteresses de quelque importance.

Le maréchal Lennart Torstenson, commandant en chef de l'armée suédoise, pour achever une brillante campagne militaire, se dispose à assiéger la forteresse impériale de Leipzig.

Léopold-Guillaume de Habsbourg, commandant avec Ottavio Piccolomini une armée de Saxons et d'Impériaux, supérieure en nombre, marche à sa rencontre.

Lennart Torstenson dispose son armée à Breitenfeld, entre les hameaux de Gross Widderitsch et de Haun à 6 km au nord-ouest de Leipzig.

Le 23 octobre 1642, la cavalerie suédoise parvient à briser la résistance de l'infanterie impériale.

Elle n'en compte pour autant, pas moins 4 000 hommes et 8 généraux tués ou blessés dont Torsten Stålhandske, commandant de la cavalerie, qui est sérieusement touché.

Les Saxons et les Impériaux, pour leur part, comptent 15 000 morts et blessés et perdent 46 canons, 191 drapeaux ainsi que tout leurs bagages.

Le lendemain 24 octobre 1642, Leipzig tombe aux mains des Suédois.

La victoire permet aux Suédois d'occuper la Saxe.

Elle amène l'Empereur Ferdinand III de Habsbourg à renoncer aux Préliminaires de Hambourg et à signer la paix.



Naissance de Nicolas Auguste de La Baume

Nicolas Auguste de La Baume naît en 1643, fils de Ferdinand de La Baume, Comte de Montrevel, et de Marie Olier-Nointel.

Il est issu d'une maison illustre, originaire de Bresse.

Son père est lieutenant-général des armées du roi.



Ferdinand de Neufville de Villeroy coadjuteur à Saint-Malo

Protégé de Mgr Achille de Harlay de Sancy, son oncle, Ferdinand de Neufville de Villeroy est nommé évêque in partibus infidelium de Sebaste, coadjuteur à Saint-Malo, avec droit de succession.

Ferdinand de Neufville de Villeroy est sacré le 28 août 1644 :



Johann Eberhard Nithard Précepteur des enfants de Ferdinand III d'Autriche

En 1646, Ferdinand III de Habsbourg choisit Johann Eberhard Nithard comme précepteur de ses enfants :



Mariage de Ferdinand-Charles d'Autriche avec Anne-Claude de Médicis

Ferdinand-Charles d'Autriche épouse en 1646 Anne-Claude de Médicis, fille de Cosme II de Médicis et de Marie Madeleine d'Autriche.

Leur enfant est :


Ferdinand-Charles d'Autriche

Ferdinand IV de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand-Charles d'Autriche Archiduc d'Autriche antérieure

Ferdinand-Charles d'Autriche Comte de Tyrol

Ferdinand IV de Habsbourg devient Roi de Bohême en 1646.

Dès qu'il le peut légalement, Ferdinand-Charles d'Autriche met fin à la régence de Claude de Médicis, sa mère, et devient Archiduc d'Autriche antérieure et Comte de Tyrol en 1646.



Mort de Marie-Anne d'Autriche

Marie-Anne d'Autriche, épouse de Ferdinand III de Habsbourg, meurt en 1646.



Ferdinand de Neufville de Villeroy Évêque de Saint-Malo

Mort d'Achille de Harlay de Sancy

Achille de Harlay de Sancy démissionne le 20 novembre 1646.

Ferdinand de Neufville de Villeroy devient titulaire du siège épiscopal de Saint-Malo le 20 novembre 1646.

Achille de Harlay de Sancy meurt le 26 novembre 1646.

Embaumé, il est inhumé en sa cathédrale le 18 décembre suivant, à proximité des fonts baptismaux.

Ferdinand de Neufville de Villeroy est promu abbé de Saint-Méen et Gaël.


Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin ou de Marchin

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Lieutenant général

En 1647, Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est fait lieutenant général, général en chef de l'armée de Catalogne.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin sert l'Espagne quand Louis II de Bourbon-Condé fait sa paix avec la cour.



Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Lieutenant général

En 1647, Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est lieutenant général, général en chef de l'armée de Catalogne.



Ferdinand IV de Habsbourg Roi de Hongrie

Ferdinand IV de Habsbourg devient Roi de Hongrie en 1647.



Trêve d'Ulm

Maximilien Ier de Bavière souhaite ardemment la fin de la guerre.

Il conclut en 1647 la trêve d'Ulm avec la France et la Suède, et se réconcilie avec Ferdinand II de Habsbourg.



Ferdinand-Charles d'Autriche Souverain absolutiste

Ferdinand-Charles d'Autriche est un souverain absolutiste et ne réunit pas de diète (assemblée) avant 1648.


Banquet de la garde civique d'Amsterdam à l'occasion de la paix de Münster par Bartholomeus van der Helst - peint en 1648 Carte de l'Europe après la Paix de Westphalie en 1648 Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire Charles Ier Louis du Palatinat

Les traités de Westphalie

Paix de Münster

Paix d'Osnabrück

Pendant les négociations préparatoires aux traités de Westphalie :

Incapable de lutter contre de pareils adversaires, Ferdinand III de Habsbourg se voit forcé de signer le 24 octobre 1648, les traités de Westphalie.

Ces traités concluent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-vingts ans.

Négociés pendant plusieurs années, ces traités sont signés en deux lieux distincts :

Hugues de Lionne remplit une mission lors de ce traité.

La guerre entre la France et l'Espagne n'est pas incluse dans leurs dispositions.

Charles IV de Lorraine, ayant échoué dans ses négociations avec Mazarin, est également exclu de ces traités.

Les décisions remodèlent l'Europe pour de longues années.

La France annexe :

L'indépendance des Provinces-Unies (Pays-Bas) est reconnue par l'Europe.

La Suède annexe la Poméranie occidentale et d'autres territoires qui lui donnent le contrôle des bouches de l'Oder, de l'Elbe et de la Weser.

Wismar, l'île Poel et la ville de Neukloster deviennent suédoise.

Wismar prend alors le nom de Wisborg.

Le Brandebourg annexe la Poméranie orientale.

La dignité électorale de Maximilien Ier de Bavière est confirmée ainsi que sa possession du Haut-Palatinat

Charles Ier Louis du Palatinat rentre en possession du Bas-Palatinat, qu'a perdu son père, et obtient, en dédommagement du reste de ses États héréditaires, l'investiture d'un huitième électorat, qui est créé en sa faveur, ainsi que la charge d'architrésorier de l'empire.

Élisabeth Stuart, sa mère, reste cependant en Hollande.

L'indépendance des Cantons suisses est reconnue.

Ces traités accordèrent la liberté de conscience à l'Allemagne, reconnaissaient les 3 confessions, catholique, luthérienne et calviniste dans le Saint-Empire : les princes conservent le droit d'imposer leur religion à leurs sujets.

Le Saint Empire se trouve morcelé en 350 petits États, sonnant le glas de la puissance des Habsbourg.

Le traité également érige l'État-nation souverain comme socle du droit international, mettant fin (en théorie) au droit du plus fort.

C'est une nouvelle conception de la souveraineté.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette Paix.



Mariage de Ferdinand III de Habsbourg avec Marie-Léopoldine de Tyrol

Ferdinand III de Habsbourg est veuf de Marie-Anne d'Autriche.

Ferdinand III de Habsbourg épouse en 1648 Marie-Léopoldine de Tyrol, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol, Comte de Tyrol, Électeur du Tyrol, et de Claude de Médicis.

Leur enfant est :



Achat de Pontremoli

Achat du comté de Santa Fiora

Ferdinand II de Médicis sait qu'il n'a pas le caractère de Cosme Ier de Médicis, son arrière grand-père. C'est pourquoi Ferdinand II de Médicis préfère agrandir son domaine en le payant.

En 1649, Ferdinand II de Médicis débourse 50 000 écus afin d'acquérir :


Philippe IV d'Espagne - peint vers 1652-1655 Marie-Anne d'Autriche, - par Diego Vélasquez- vers 1655 - huile sur toile, 128,8 x 99 cm - Kunsthistorisches Museum de Vienne

Mariage de Philippe IV d'Espagne avec Marie-Anne d'Autriche

Philippe IV d'Espagne est veuf d'Élisabeth de France.

Philippe IV d'Espagne épouse en 1649 Marie-Anne d'Autriche, sa nièce, fille de Ferdinand III de Habsbourg et de Marie-Anne d'Autriche, sœur puînée de Philippe IV d'Espagne. Leurs enfants sont :

Marie-Anne d'Autriche, une jeune fille gaie, devient froide et moins enjouée après son mariage.

Elle est alors assujettit à l'implacable et oppressante étiquette de la cour Espagnole.

Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne, et d'Élisabeth de France, n'a que 3 ans de moins que Marie-Anne d'Autriche.

Elle est alors l'héritière de la couronne en l'absence d'héritier mâle.

Johann Eberhard Nithard suit Marie-Anne d'Autriche à Madrid. Il garde son rôle d'Aumônier et de Confesseur.

Johann Eberhard Nithard gagne la confiance de Philippe IV d'Espagne qui le nomme dans une série de commissions qui ont pour but d'améliorer le sort du peuple.

Johann Eberhard Nithard remplit ces tâches mineures à la satisfaction du roi qui, semble-t-il, souhaite le voir créer cardinal. Nithard, l'en dissuade. L'estime du roi n'en est que plus grande.



Mariage de Charles II Gonzague avec Isabelle Claire de Tyrol

Charles II Gonzague épouse le 7 novembre 1649 Isabelle-Claire de Tyrol, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol, Comte de Tyrol, et de Claude de Médicis. Leur enfant est :


Maximilien-Henri de Bavière

Mort de Ferdinand de Bavière

Maximilien-Henri de Bavière Prince-archevêque-Électeur de Cologne

Ferdinand de Bavière meurt en 1650.

En 1650, Maximilien-Henri de Bavière devient prince-archevêque-Électeur de Cologne de par la coadjution de Ferdinand de Bavière, son oncle et prédécesseur.

Maximilien-Henri de Bavière obtient aussi les diocèses d'Hildesheim, de Liège en 1650.

Maximilien-Henri de Bavière a un rôle actif et essentiel lors de la Guerre de Trente Ans, opposant protestants et catholiques prenant naturellement parti pour ces derniers.



Mariage de Guillaume Ier de Bade-Bade avec Maria Magdalena von Öttingen

Guillaume Ier de Bade-Bade épouse en 1650 Maria Magdalena von Öttingen (1619-31 août 1688), fille. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin avec Marie de Balzac d'Entraigues

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin épouse le 28 mai 1651 Marie de Balzac d'Entraigues (1617-9 novembre 1691). Leurs enfants sont :



Mort de Guillaume Biener

En 1651, Ferdinand-Charles d'Autriche fait exécuter illégalement son chancelier Guillaume Biener après un procès secret.


Éléonore de Nevers-Mantoue

Mariage de Ferdinand III de Habsbourg avec Éléonore de Nevers-Mantoue

Ferdinand III de Habsbourg est veuf de Marie-Léopoldine de Tyrol.

Ferdinand III de Habsbourg épouse à Wiener Neustadt en Autriche le 30 avril 1651 Éléonore de Nevers-Mantoue, fille de Charles II de Nevers-Mantoue et de Marie de Mantoue. Leurs enfants sont :


Ferdinand-Marie de Bavière – sur un mémorial du couronnement - 1658

Mort de Maximilien Ier de Bavière

Ferdinand-Marie de Bavière Électeur de Bavière

Vers la fin de sa vie, après avoir œuvré pour relever son pays des ruines du conflit, Maximilien Ier de Bavière se consacre presque exclusivement à la dévotion.

Maximilien Ier de Bavière meurt à Ingolstadt le 27 septembre 1651.

Ferdinand-Marie de Bavière devient Électeur de Bavière.



Mariage de Ferdinand-Marie de Bavière avec Henriette-Adélaïde de Savoie

Ferdinand-Marie de Bavière épouse en 1652 Henriette-Adélaïde de Savoie, fille de Victor-Amédée Ier de Savoie et de Christine de France. Parmi leurs 11 enfants citons :


Ferdinand-Maximilien de Zähringen Louise-Christine de Savoie-Carignan

Mariage de Ferdinand-Maximilien de Zähringen avec Louise-Christine de Savoie-Carignan

Depuis 1631, la monarchie française et les princes de Savoie-Piémont sont en paix.

Des négociations ont lieu entre le cardinal Mazarin, agissant pour le compte du jeune Louis XIV, et Krebs, chancelier du prince de Bade.

Ferdinand-Maximilien de Zähringen épouse en l'église Saint-Eustache à Paris le 15 mars 1653 Louise-Christine de Savoie-Carignan. Leur enfant est :

L'église Saint-Eustache est proche de l'hôtel de Soissons appartenant à la famille de la mariée

Leur contrat de mariage, signé le 15 mars 1653, est conservé à l'Institut de France, parmi les manuscrits de la collection Godefroy.

Ferdinand-Maximilien de Zähringen est de religion catholique.



Naissance de Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol

Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol naît en 1653, fille de Ferdinand-Charles d'Autriche et d'Anne-Claude de Médicis.



Naissance d'Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg

Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg naît en 1653, fille de Ferdinand III de Habsbourg et d'Éléonore de Nevers-Mantoue.


Ferdinand IV de Habsbourg

Ferdinand IV de Habsbourg Roi des romains

Ferdinand IV de Habsbourg est élu Roi des romains le 31 mai 1653.

Il couronné à Ratisbonne le 18 juin 1653.



Naissance de Marie-Anne Josèphe de Habsbourg

Marie-Anne Josèphe de Habsbourg naît en 1654, fille de Ferdinand III de Habsbourg et d'Éléonore de Nevers-Mantoue.



Mort de Ferdinand IV de Habsbourg

Ferdinand IV de Habsbourg meurt le 9 juillet 1654 avant son père laissant la succession au trône à Léopold Ier de Habsbourg, son frère.



Naissance de Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade

Ludwig Wilhelm von Baden-Baden ou Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade dit Louis le Turc ou Louis le Rouge naît à Paris le 8 avril 1655, fils de Ferdinand-Maximilien de Zähringen et de Louise-Christine de Savoie-Carignan.

Le parrain est le roi Louis XIV de France.



Enlèvement de Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade

En juillet 1655, Ferdinand-Maximilien de Zähringen est rappelé par Guillaume Ier de Bade-Bade, son père.

Ferdinand-Maximilien de Zähringen s'efforce en vain de décider Louise-Christine de Savoie-Carignan, son épouse, à quitter les fastes de la Cour de Versailles pour Bade et à lui confier Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade, leur fils.

Le margrave fait alors enlever Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade, âgé de 3 mois, par Charles Maurice de Lassolaye, un gentilhomme savoyard, qui a ses entrées à l'hôtel de Soissons (son frère est au service de la princesse).

Louise-Christine de Savoie-Carignan, qui est sous l'influence de Marie de Bourbon-Condé, sa mère, refuse de quitter Paris.

L'enfant est confié à Maria Magdalena von Öttingen,deuxième épouse de Guillaume Ier de Bade-Bade.



Naissance de Ferdinand de Marsin

Ferdinand de Marsin ou de Marcin naît à Liège en Belgique le 10 février 1656, fils de Jean-Gaspard Ferdinand de Marchin ou Marsin et de Marie de Balzac d'Entraigues.



Création de l'Accademia del Cimento

Léopold de Médicis crée l'Accademia del Cimento en 1657, première société scientifique européenne au caractère expérimental. Sa devise est Essayer et réessayer.

Ferdinand II de Médicis protège cette académie.



Ferdinand de Neufville de Villeroy Évêque de Chartres

Fondation du séminaire diocésain de Chartres

Ferdinand de Neufville de Villeroy est nommé Évêque de Chartres le 19 mai 1657.

Ferdinand de Neufville de Villeroy mit en œuvre les directives du Concile de Trente, fondant ainsi un séminaire diocésain au Coudray.



Mort de Ferdinand III de Habsbourg

Ferdinand III de Habsbourg meurt à Vienne le 2 avril 1657.

Devenue veuve, Éléonore de Nevers-Mantoue continue activement son action culturelle et religieuse.

Éléonore est considérée comme une femme très cultivée et pieuse. Elle écrit des poèmes, dirige une académie littéraire et encourage la vie culturelle de Vienne.

Bien qu'elle soit catholique, elle se montre très tolérante à l'égard des écrivains protestants. Elle fonde plusieurs monastères, dont le cloître des Ursulines à Vienne.

Elle est la protectrice de l'ordre de Carmélites fondé en 1662 à Vienne.

Elle fonde un ordre religieux appelé Les esclaves de la vertu (Sklavinnen der Tugend).

Vienne lui doit aussi l'agrandissement du Hofburg.



Mort de Ferdinand Philippe de Vaudémont

Charles V de Lorraine héritier de la maison de Lorraine

Ferdinand Philippe de Vaudémont meurt en 1659. Charles V de Lorraine, son frère, devient héritier de la maison de Lorraine. Il renonce à sa carrière religieuse pour une carrière militaire au service de l'empereur.



Naissance de Marie-Anne-Christine de Bavière

Maria-Anna ou Marie Anne Christine Victoire Josèphe Bénédicte Rosalie Pétronille de Bavière ou Marie-Anne-Christine de Bavière ou von Bayern ou von Wittelsbach naît à Munich le 28 novembre 1660, fille de Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette-Adelaïde de Savoie.



Naissance de Maximilien II Emmanuel de Bavière

Maximilien II Emmanuel de Bavière naît à Munich le 11 juillet 1662, fils de Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette-Adelaïde de Savoie.


Sigismond-François d'Autriche

Mort de Ferdinand-Charles d'Autriche

Sigismond-François d'Autriche Archiduc d'Autriche antérieure

Sigismond-François d'Autriche Comte de Tyrol

Ferdinand-Charles d'Autriche meurt à Kaltern le 30 décembre 1662.

Ferdinand-Charles est un mélomane. Des Opéras italiens étaient donnés à sa cour.

Sigismond-François d'Autriche devient Archiduc d'Autriche antérieure et Comte de Tyrol en 1662.

Il semble plus compétent que son frère.



Mariage de Charles Ferdinand de Champlais avec Marie Sidonia de Lénoncourt

Marie de Neufville de Villeroy est amie de Louise-Christine de Savoie-Carignan.

Marie de Neufville de Villeroy, et sa fille Catherine de Bonne, dite Mme de la Baume, intriguent pour que Marie Sidonia de Lénoncourt épouse Charles Ferdinand de Champlais, leur frère.

Marie de Bourbon-Condé et Louise-Christine de Savoie-Carignan marient Marie Sidonia de Lénoncourt à Charles de Champlais.

Charles Ferdinand de Champlais, neveu de Louvois, épouse en l'hôtel de Soissons à Paris le 19 février 1666 Marie Sidonia de Lénoncourt.

Ce mariage n'a pour but avoué que de livrer Marie Sidonia de Lénoncourt à Louvois, un admirateur impatient. Tous se liguentpour qu'elle cède à la passion de Louvois.


Louis XIV visitant une tranchée pendant la guerre de Dévolution

Prise Binche

Prise d'Ath

Prise de Charleroi

Siège de Tournai

Siège de Douai

Déclaration de guerre de l'Espagne à la France

Siège de Lille

Prise d'Alost

Rattachement de la Flandre à la France

Charles-Paris d'Orléans accompagne Louis XIV à la campagne de Flandre.

Louis XIV prend Binche et Ath.

Louis Victor de Rochechouart se distingue au siège d'Ath.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège d'Ath.

En juin 1667 après l'abandon de Charleroi par le gouverneur Castel-Rodriguo, celle-ci est prise par les Français.

Victor-Maurice de Broglie participe à ce siège.

Le roi veut alors s'emparer de Bruxelles alors qu'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon préfère que ses troupes s'aguerrissent en assiégeant les principales villes flamandes.

Antoine d'Aumont de Rochebaron rejoint Louis XIV durant le siège de Tournai qui tombe le 25 juin 1667.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Tournai.

Louis Ier de Rohan-Chabot participe, Nicolas Auguste de La Baume et Victor-Maurice de Broglie, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Douai est assiégée et tombe en juillet 1667.

Louis Ier de Rohan-Chabot, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue à ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume commence à être remarqué à ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Douai,

Un mois après le début de la campagne, la régente d'Espagne déclare la guerre à la France.

Louis XIV s'empare Audenarde.

Nicolas Auguste de La Baume participe au siège d'Audenarde.

Après 15 jours de siège, Lille capitule le 17 août 1667.

Jean-François de La Baume Le Blanc prend part à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume, Louis Ier de Rohan-Chabot, François VI de La Rochefoucauld, Claude de Choiseul et Victor-Maurice de Broglie y participent.

François VI de La Rochefoucauld met un terme à sa carrière militaire.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin commande les troupes espagnoles au nord de la France.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est battu par le François de Blanchefort de Créquy.

Henri Goyon de Matignon se distingue lors de cette bataille.

Alost près de Bruxelles donne sa reddition à fin août 1667.

La Flandre, possession espagnole, est devenue française.

La campagne en Flandre se termine, la cour revient à Paris.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin se retire ensuite au château de Modave.

Il dépense toute sa fortune à sa restauration, qui durera 15 ans.



Liaison de François de Neufville avec Marie Sidonia de Lénoncourt

Liaison de François de Neufville avec Catherine-Charlotte de Gramont

Liaison de Jacques de Rostaing de La Ferrière avec Marie Sidonia de Lénoncourt

Marie Sidonia de Lénoncourt tombe amoureuse de François de Neufville, cousin de Charles Ferdinand de Champlais, son mari.

François de Neufville est aussi l'amant de Catherine-Charlotte de Gramont.

Il alterne entre les 2 femmes.

Or, l'imprudence des amants permet à Charles Ferdinand de Champlais d'apprendre l'infidélité de sa femme avec son cousin.

Charles Ferdinand de Champlais retire Marie Sidonia de Lénoncourt de la cour et la confie à la garde de Marie de Neufville de Villeroy, sa mère, en province au château de Courcelles.

Le jeune Jacques de Rostaing de La Ferrière a une liaison avec Marie Sidonia de Lénoncourt.

Marie Sidonia de Lénoncourt accouche en 1669 d'une fille qui ne vivra pas.

Charles Ferdinand de Champlais, en prison à la Bastille à l'époque de la conception, ne peut être le père de l'enfant.

De sa prison, Charles Ferdinand de Champlais fait interner Marie Sidonia de Lénoncourt au couvent des Filles de Sainte-Marie, rue du Faubourg Saint-Antoine.

Marie Sidonia de Lénoncourt y fait la connaissance d'Hortense Mancini, qu'Armand-Charles de la Porte, son mari, vient aussi de faire enfermer.

Le 17 septembre 1669, Marie Sidonia de Lénoncourt parvient à s'enfuir du couvent.



Mort de Ferdinand-Maximilien de Zähringen

En octobre 1669, Ferdinand-Maximilien de Zähringen rend une visite au prince Charles Ier Louis du Palatinat, à Heidelberg, en compagnie de :

Charles Ier Louis du Palatinat veut les régaler d'une chasse, il monte en voiture avec ses hôtes, chacun ayant son fusil chargé à son côté.

Celui de Ferdinand-Maximilien de Zähringen part accidentellement, le blessant à la main.

Les chirurgiens ayant trop tardé à pratiquer l'amputation, Ferdinand-Maximilien de Zähringen meurt à Heidelberg le 4 novembre 1669.

Ferdinand-Maximilien de Zähringen meurt avant d'avoir pu succéder à Guillaume Ier de Bade-Bade, son père, comme régent du margraviat de Bade-Bade.



Mort de Ferdinand II de Médicis

Ferdinand II de Médicis meurt en 1670.



Mariage de Michal Wisniowiecki avec Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg

Michal Wisniowiecki épouse en 1670 Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg, fille de Ferdinand III de Habsbourg et d'Éléonore de Nevers-Mantoue.

Cette union restera sans postérité.



Ferdinand III de Castille Canonisé

Son action contre les Maures vaut à Ferdinand III de Castille d'être Canonisé par le pape Clément X le 4 février 1671.



Naissance de Joseph-Clément de Bavière

Joseph-Clément de Bavière (en allemand Joseph Clemens Kajetan von Bayern) naît à Munich le 5 décembre 1671, fils de Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette-Adelaïde de Savoie.



Marie Sidonia de Lénoncourt Prisonnière

La jalousie de Louvois combinée à celle de Charles Ferdinand de Champlais, son mari, ne la protège plus.

Le 28 février 1672, Marie Sidonia de Lénoncourt est de nouveau mise en prison suite à un jugement d'un tribunal la condamnant pour infidélité.

Elle est arrêtée et conduite à la Conciergerie.

Le tribunal la déclare coupable et se saisit de ses biens.

Elle est condamnée à être cloitrée et privée de sa dot.



Mort de Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin

Ferdinand de Marsin commandant d'une compagnie de gendarmes de Flandres

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est seigneur de Mézières en Drouais (Eure-et-Loir).

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin meurt en 1673.

Ferdinand de Marsin, son fils, passe à la cour de Louis XIV.

Ferdinand de Marsin reçoit le commandement d'une compagnie de gendarmes de Flandres, créée pour lui.



Mariage de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach avec Marie-Anne Josèphe de Habsbourg

Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach épouse en 1678 Marie-Anne Josèphe de Habsbourg, fille de Ferdinand III de Habsbourg avec Éléonore de Nevers-Mantoue.



Mariage de Charles V de Lorraine avec Éléonore d'Autriche

Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg est veuve de Michal Wisniowiecki, Roi de Pologne.

Charles V de Lorraine épouse en 1678 Éléonore Marie Josèphe de Habsbourg, fille de Ferdinand III de Habsbourg et d'Éléonore de Nevers-Mantoue.

Leurs enfants sont :

Ce mariage le fait beau-frère de l'empereur Léopold Ier.



Mort de Charles Ferdinand de Champlais Marquis de Courcelles

Marie Sidonia de Lénoncourt Prisonnière

Charles Ferdinand de Champlais est Lieutenant général de l'artillerie de France.

Charles Ferdinand de Champlais meurt le 18 septembre 1678.

Marie Sidonia de Lénoncourt, son épouse, revient à Paris, où elle est de nouveau arrêtée le 21 décembre 1678.

Les charges contre elle sont reprises par Camille de Champlais, frère de son époux.


Maximilien II Emmanuel de Bavière - par Joseph Vivien

Mort de Ferdinand-Marie de Bavière

Maximilien II Emmanuel de Bavière Électeur de Bavière

Ferdinand-Marie de Bavière meurt au vieux château de Schleissheim le 26 mai 1679.

Maximilien II Emmanuel de Bavière, son fils, devient Électeur de Bavière.

Louis XIV et Léopold Ier de Habsbourg, ses puissants cousins français et autrichiens, rivalisent pour étendre leur influence sur cet adolescent qui est le premier Électeur du Saint-Empire.

Joseph-Clément de Bavière, un autre fils, est destiné à succéder à Maximilien-Henri de Bavière, son oncle le Prince-Électeur archevêque de Cologne

Joseph-Clément de Bavière est nommé coadjuteur dès l'adolescence.


Marie Sidonia de Lénoncourt vers 1680 - par Nicolas de Largillière

Mariage de Jacques de Gaultier de Chiffreville avec Marie Sidonia de Lénoncourt

Marie Sidonia de Lénoncourt est veuve de Charles Ferdinand de Champlais.

A sa sortie de prison, elle tombe folle amoureuse, de Jacques Gaultier de Chiffreville, seigneur du Tilleul, capitaine de Dragons.

Jacques de Gaultier épouse en 1680 Marie Sidonia de Lénoncourt.



Naissance de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern ou Brunswick-Wolfenbüttel naît le dimanche 19 ou le 29 mai 1680, fils de Ferdinand-Albert Ier de Brunswick-Wolfenbüttel-Bevern et de Christine de Hesse-Eschwege.


Château Lustheim ou de plaisance à Schleissheim

Construction du château Lustheim à de Schleissheim

Mariage de Maximilien II Emmanuel de Bavière avec Marie-Antoinette d'Espagne

Le château Lustheim à de Schleissheim est construit à partir de 1684 pour le mariage de Maximilien II Emmanuel de Bavière avec Marie-Antoinette d'Espagne.

Il se trouve dans le parc des châteaux de Schleissheim et sert de maison de plaisance et de pavillon de chasse au prince électeur Maximilien II Emmanuel de Bavière.

Situé sur un îlot artificiel, il détermine, vu depuis le Nouveau Château, la frontière du parc.

Maximilien II Emmanuel de Bavière épouse le 15 juillet 1685 Marie-Antoinette d'Espagne, fille de Léopold Ier de Habsbourg et de Marguerite-Thérèse d'Autriche. Leurs enfants sont :

Elle apporte en dot ses droits à la succession espagnole.


Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Duc de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient Duc de Brunswick-Lunebourg en 1687.



Ferdinand de Marsin Brigadier

Ferdinand de Marsin devient Brigadier en 1688.



Mort de Ferdinand de Neufville de Villeroy

Ferdinand de Neufville de Villeroy meurt à Paris le 8 janvier 1690. Il est inhumé dans la chapelle du séminaire de Chartres qu'il a fondé.



Mariage de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel avec Christine-Louise d'Oettingen-Oettingen

Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel Comte de Blankenburg

Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel épouse en 1690 Christine-Louise d'Oettingen-Oettingen (1671-1747), fille du Comte Albert-Ernest Ier d'Oettingen-Oettingen. Leurs enfants sont :

En 1690, Antoine-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel, son père, donne à Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel le comté de Blankenburg.


Bataille de Fleurus

Bataille de Fleurus

Mort de Charles-Édouard Colbert

Le 1er juillet 1690, la bataille de Fleurus oppose une armée française aux armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l'Espagne et l'Angleterre.

Les troupes françaises sont sous le commandement de François-Henri de Montmorency-Bouteville accompagné de Louis François de Boufflers, de Louis-Auguste de Bourbon, de Claude de Choiseul, de Philippe de Vendôme et de François-Louis de Bourbon-Conti.

Les armées de la coalition sont commandées par le général allemand Waldeck.

Les artilleurs français tirent sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'ont pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçoivent alors, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

La France remporte une grande victoire sur la coalition qui perd 20 000 hommes alors que la France ne perd que 4 000 hommes.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre à la tête d'un régiment de cavalerie lors de cette bataille.

Yves d'Alègre et Antoine V de Gramont participent à cette bataille.

Louis d'Aubusson prend part à cette bataille.

César III Auguste de Choiseul commande l'aile droite de l'armée française.

Ferdinand de Marsin est blessé au cours de cette bataille.

Claude de Jussac meurt lors de cette bataille.

Charles-Édouard Colbert meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert, son frère, hérite du régiment de Champagne le 11 juillet 1690.



Naissance de Joseph-Ferdinand de Bavière

Mort de Marie-Antoinette d'Espagne

Joseph-Ferdinand de Bavière naît en 1692, fils de Maximilien II Emmanuel de Bavière et de Marie-Antoinette d'Espagne.

Marie-Antoinette d'Espagne meurt en 1692 des suites de ses couches.



Ferdinand de Marsin Maréchal de camp

Ferdinand de Marsin devient Maréchal de camp en 1693.


Plan de Charleroy - Ville Forte des Pays-Bas dans le Comté de Namur située sur une hauteur pres de la Sambre - actuellement dans le Hainaut en Belgique

Siège de Charleroi

Mort de Joseph-Hyacinthe de Broglie

Le siège de Charleroi est une bataille opposant les Espagnols, gouvernant les Pays-Bas espagnols, à la France, au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

La place forte de Charleroi, occupée par les Espagnols, est assiégée par les Français qui l'investissent le 10 septembre 1693.

François-Henri de Montmorency-Bouteville prend Charleroi.

Joseph-Hyacinthe de Broglie meurt durant ce siège.

Ferdinand de Marsin participe à ce siège.



Ferdinand de Marsin Directeur Général de la cavalerie

Ferdinand de Marsin Directeur est nommé général de la cavalerie en 1695.



Mariage de Philippe Le Valois avec Marie-Claire Des Champs de Marcilly

Philippe Le Valois est veuf de Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf.

Philippe Le Valois épouse le dimanche 3 avril 1695 Marie-Claire Des Champs de Marcilly. Leurs enfants sont :



Mariage de Maximilien II Emmanuel de Bavière avec Thérèse-Cunégonde Sobieska

Maximilien II Emmanuel de Bavière est veuf de Marie-Antoinette d'Espagne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière épouse en 1695 Thérèse-Cunégonde Sobieska, fille de Jean III Sobieski et de Marie Casimire Louise de la Grange d'Arquien. Leurs enfants sont :

Maximilien II Emmanuel de Bavière et Jean III Sobieski sont anciens compagnons d'armes.


Joseph-Ferdinand de Bavière

Joseph-Ferdinand de Bavière Héritier du trône d'Espagne

En 1698, Charles II d'Espagne désigne comme héritier du trône d'Espagne et des possessions espagnoles Joseph-Ferdinand de Bavière.

De tous les prétendants, le jeune infant est d'après Louis III de Rouvroy de Saint-Simon le plus fort en droit, le plus faible en puissance.



Naissance de Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière naît à Bruxelles le 5 août 1699, fils de Maximilien II Emmanuel de Bavière et de Thérèse Cunégonde Sobieska.



Mort de Joseph-Ferdinand de Bavière

Joseph-Ferdinand de Bavière meurt en 1699 subitement, dans des rumeurs d'empoisonnement.



Ferdinand de Marsin Ambassadeur de France auprès du roi d'Espagne

De 1701 à 1702, Ferdinand de Marsin est ambassadeur de France auprès du roi d'Espagne.


Marie-Louise Gabrielle de Savoie

Mariage de Philippe V d'Espagne avec Marie-Louise Gabrielle de Savoie

Philippe V d'Espagne épouse à Figueras, à la frontière franco-espagnole en Catalogne, le 3 novembre 1701 Marie-Louise Gabrielle de Savoie. Leurs enfants sont :

Les trois premiers fils reçoivent des prénoms d'origine française inusités à la cour d'Espagne, le quatrième un prénom remontant à l'époque d'avant les Habsbourgs, en hommage au premier Prince espagnol canonisé par l'Église.

Par ce mariage, Marie-Louise Gabrielle de Savoie est :

Marie-Louise Gabrielle de Savoie est Surnommée par ses sujets La Savoyana.

Elle sera très aimée en Espagne.


Louis XIV en grand costume royal - à 63 ans - par Hyacinthe Rigaud

Guerre de Succession d'Espagne

L'arrivée de Philippe V d'Espagne sur le trône d'Espagne, fait craindre à l'Angleterre une alliance entre la France et l'Espagne, créant ainsi une superpuissance qui dominerait la scène européenne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière choisit le parti de la France et se rallie à Philippe V d'Espagne, peut-être à cause de la rumeur qui accuse la cour de Vienne dans l'empoisonnement de Joseph-Ferdinand de Bavière, son fils.

Charles III Guillaume de Bade-Durlach participe à la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1709.

Pierre II du Portugal est initialement favorable à l'avènement de Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre prend la tête d'une coalition de nations favorables à l'établissement de Charles VI de Habsbourg sur le trône espagnol.

La guerre de Succession d'Espagne oppose cette coalition à Louis XIV de 1701 à 1714.

La coalition comprend l'Autriche, l'Angleterre, le Portugal, les Provinces Unies des Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et Hanovre.

Léopold Ier de Habsbourg y engage l'empire d'Autriche.

Victor-Amédée II de Savoie est allié de la France au début de cette Guerre.

Eugène-François de Savoie-Carignan n'hésite pas à combattre contre la France.

Clément XI prend d'abord parti au début pour Philippe V d'Espagne et la France.

Cela lui vaut l'hostilité autrichienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui vaut également le mécontentement de Philippe V d'Espagne.

Louis le Grand Dauphin se signale par sa bravoure au combat, notamment durant cette guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Alexandre de Bourbon est chargé de défendre la Sicile.

Marie-Louise Gabrielle de Savoie soutient Philippe V d'Espagne, son époux, n'hésitant pas à payer de sa personne, parcourant l'Espagne, recrutant des partisans.



Marie-Louise Gabrielle de Savoie Régente de l'Espagne

Bataille de Luzzara

Mort de François Joseph de Créquy Marquis de Créquy

Le 12 juillet 1702 à Crémone, Philippe V d'Espagne vient en personne à la tête d'un petit contingent d'environ 2 000 soldats, pour défendre les possessions d'Espagne en Italie.

Philippe V d'Espagne confie la régence de l'Espagne à Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son épouse.

Il rejoint l'armée française composée d'environ 30 000 hommes commandés par Louis-Joseph de Vendôme.

Ils sont rejoints par un contingent du prince de Vaudémont, gouverneur général du Milanais pour le compte du roi d'Espagne

L'armée impériale est un peu moins nombreuse, mais à l'avantage du soutien de la population qui désire mettre fin à l'occupation espagnole.

Dans ses rangs se trouve Charles Thomas de Lorraine-Vaudémont, fieldmarshall de l'armée autrichienne, fils de Charles Henri de Lorraine-Vaudémont.

Dans ses mémoires, Saint Simon raconte que les deux armées arrivent ensemble le 15 août 1702 sur les 4 heures de l'après-midi, de part et d'autre d'une digue, près de la ville de Luzzara, sur la rive droite du Pô, sans apparemment avoir connaissance de la présence de l'autre.

Selon d'autres auteurs, Eugène-François de Savoie-Carignan serait arrivé le premier pour tendre une embuscade.

L'armée française doit combattre en ordre de marche et non en ordre de bataille.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Ferdinand de Marsin prend part à cette bataille où il se couvre de gloire.

Le combat est très violent.

La nuit met fin aux hostilités et les deux camps en profite pour fortifier leur position.

François Joseph de Créquy meurt à Luzzara en 1702.

Après la bataille, les deux armées restent longtemps à proximité l'une de l'autre.

Les deux camps revendiquent la victoire, à Paris comme à Vienne on célèbre la victoire par une messe.

Les Français, à l'approche de la mauvaise saison, quittent la région le 4 novembre 1702, mettant ainsi fin à la campagne de 1702.


Ferdinand de Marsin

Ferdinand de Marsin Maréchal de France

Après la prise de Spire, Ferdinand de Marsin est élevé à la dignité de Maréchal de France en 1703 par Louis XIV.



Mariage de Louis-Auguste d'Albert d'Ailly avec Marie-Anne Romaine de Beaumanoir-Lavardin

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly épouse à l'église Notre Dame de Versailles le 22 janvier 1704 Marie-Anne Romaine de Beaumanoir-Lavardin, fille de Henri-Charles de Beaumanoir et d'Anne-Louise-Marie de Noailles. Leurs enfants sont :


Eugène de Savoie par Jacob van Schuppen John Churchill signant une dépêche à Blenheim - par Robert Alexander Hillingford

Bataille de Höchstädt

Bataille de Blenheim

Camille d'Hostun Prisonnier

Une armée franco-bavaroise de 60 000 hommes avec 50 canons, sous le commandement de Camille d'Hostun, et de Maximilien II Emmanuel de Bavière, Électeur de Bavière, avance vers Vienne, la capitale autrichienne.

Pour contrer cette menace le commandant autrichien, Eugène-François de Savoie-Carignan se déplace vers le nord tandis que ses alliés Britanniques et Hollandais vont vers le sud à partir de la Flandre.

Une fois réunis, ils rencontrent le 13 août 1704 leurs opposants dans le petit village bavarois de Blenheim (en allemand Blindheim), près d'Höchstädt.

L'armée de la Grande Alliance compte 52 000 hommes avec 60 canons. Elle comprend des contingents hollandais, britanniques, hanovriens, prussiens, hessois et danois placés au centre. Eugène-François de Savoie-Carignan est sur la droite. Un troisième groupe est sur la gauche appuyé sur le Danube.

La bataille commence à midi par une canonnade, avec les alliés attaquant à gauche et deux fois repoussés, tandis que l'aile gauche française attaque Eugène-François de Savoie-Carignan qui tient bon.

La cavalerie française, inhabituellement placée au centre, est affaiblie par l'obligation de renforcer les flancs. Elle est attaquée par les 60 canons de John Churchill et mise en déroute vers 17 heures.

Ensuite John Churchill attaque à gauche et jette les Français à la rivière.

Ferdinand de Marsin protège la retraite.

Les troupes de Savoie nettoient le terrain des adversaires restants.

Les pertes des Franco-Bavarois sont d'environ 13 000 hommes et 17 000 prisonniers.

Celles des alliés sont d'environ 12 000 hommes.

Camille d'Hostun est fait prisonnier et conduit à Nottingham (Angleterre).

Pendant sa détention, Louis XIV octroie Camille d'Hostun le gouvernement de la Franche-Comté.

Les Britanno-Hollando-Autrichiens remportent une victoire décisive.

Les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin tandis que la Bavière est occupée.

Les alliés de la France, la Savoie et le Portugal changent rapidement de camp.

Maximilien II Emmanuel de Bavière perd ses terres.

John Churchill, Premier duc de Marlborough donne le nom de Blenheim au château familial.

Cette défaite met un terme définitif aux velléités d'intervention de Louis XIV en Europe centrale.



Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient 3e Duc de Brunswick-Bevern en 1704.



Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Adjudant-major de l'empereur

En 1704, Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient adjudant-major de l'empereur.



Mort de Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Comte de Marsin ou de Marchin

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin meurt le 7 septembre 1706.



Bataille de Turin

Mort de Ferdinand de Marsin

En août 1706, Louis d'Aubusson échoue à prendre Turin en dépit des moyens considérables mis à sa disposition.

Ferdinand de Marsin est :

Ferdinand de Marsin est gravement blessé et fait prisonnier à la bataille de Turin, le 7 septembre 1706 livrée contre son avis.

Ferdinand de Marsin meurt à Turin le 9 septembre 1706 des suites de ses blessures.


Sophie-Dorothée de Hanovre - par Knobelsdorff

Mariage de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse avec Sophie-Dorothée de Hanovre

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse épouse à Berlin le dimanche 28 novembre 1706 Sophie-Dorothée de Hanovre, fille de George Ier de Grande-Bretagne et de Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg. Leurs enfants sont :



Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Général

En 1707, Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient Général.



Mariage de Marc de Beauvau-Craon avec Anne Marguerite de Ligniville

Marc de Beauvau-Craon épouse Anne Marguerite de Ligniville (1686-1772). Leurs enfants sont :


Marie-Anne d'Autriche

Mariage de Jean V de Portugal avec Marie-Anne d'Autriche

Jean V de Portugal épouse le 28 octobre 1708 Marie-Anne d'Autriche, fille de Léopold Ier de Habsbourg et d'Éléonore de Neubourg. Leurs enfants sont :



Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Maréchal de camp

En 1711, Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient Maréchal de camp.



Mariage de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern avec Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern épouse à Brunswick en Basse-Saxe le samedi 15 octobre 1712 Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg, fille de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand VI d'Espagne

Ferdinand VI d'Espagne dit le Sage naît l'Alcazar Royal à Madrid le 23 septembre 1713, fils de Philippe V d'Espagne et de Marie-Louise Gabrielle de Savoie.



Naissance d'Antoine-Ulrich de Brunswick-Bevern

Antoine-Ulrich de Brunswick-Bevern naît en 1714, fils de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et de Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg.



Mort de Charles de Berry Duc de Berry

Édit relatif au droit de succession des bâtards

Charles de Berry, fils du Grand Dauphin, meurt à Marly le 4 ou 5 mai 1714, victime d'un accident de cheval.

Il en réclame la grâce de celui qui l'a blessé.

Il est inhumé à St Denis. Son cœur est transporté au Val de Grace.

Voyant Louis XV, son frêle arrière-petit-fils, Louis XIV, récemment encore patriarche d'une nombreuse lignée prometteuse, ne peut s'empêcher de soupirer en présence de ses courtisans :

Voilà tout ce qu'il me reste de ma famille.

En effet Hormis Philippe V d'Espagne, le seul descendant mâle légitime de Louis XIV est alors son arrière-petit-fils : Louis XV, fils cadet de Louis le Petit Dauphin.

Il ne reste qu'un petit nombre de princes du sang dans d'autres branches.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé passe en huitième rang dans l'ordre de succession, derrière :

Louis XIV promulgue un édit le 23 juillet 1714 qui donne le droit de succession au trône, au dernier rang :

fils illégitimes qu'il a eu de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart.

Ils ont désormais de la qualité de princes du sang.

Louis III de Rouvroy de Saint-Simon, pourtant adversaire déclaré de Louis-Auguste de Bourbon, vient lui faire ses compliments au lendemain de l'enregistrement par le Parlement de Paris.


Famille de Philippe V d'Espagne - par Louis Michel van Loo - peint en 1743

Mariage de Philippe V d'Espagne avec Élisabeth Farnèse

Philippe V d'Espagne est veuf de Marie-Louise Gabrielle de Savoie.

Philippe V d'Espagne épouse à Guadalajara le 24 décembre 1714 Élisabeth Farnèse, fille d'Édouard II Farnèse et de Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg, nièce du Duc de Parme. Leurs enfants sont :

Sur la toile on trouve de gauche à droite :

les deux enfants sont :

Par ce mariage, le duché de Parme passera aux mains des Bourbon.



Naissance d'Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern naît à Wolfenbüttel le 8 novembre 1715, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg

Elle appartient à la branche de Bevern des Brunswick Wolfenbüttel.



Bataille de Petrovaradin

Mort de Silâhdâr Ali

Prise de Timisoara

Les origines albanaises du Pape Clément XI jouent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il est le promoteur de la Ligue européenne contre les turcs.

En 1716, pendant la troisième guerre austro-turque, le grand vizir Silâhdâr Ali rassemble à Belgrade une armée forte de plus de 100 000 hommes, dont 40 000 janissaires, 20 000 spahis et 10 000 tatars, ainsi que de la cavalerie kuruc (hongrois hostiles aux Habsbourg).

Cette armée traverse la Save à Zemun à fin juillet 1716, et se déplace sur la rive droite du Danube en direction de Sremski Karlovci.

Le commandant des forces autrichiennes, Eugène-François de Savoie-Carignan, décide d'attaquer les turcs à Peterwaradin ou Peterwardein ou Petrovaradin en Serbie. Petrovaradin fait maintenant partie de l'agglomération de Novi Sad.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et Claude Florimond de Mercy participent à cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan organise la construction d'un campement fortifié à l'intérieur de la forteresse, et met en ordre de marche une armée impériale d'environ 80 000 hommes qui est stationnée à Futog.

La forteresse de Petrovaradin compte une garnison de 8 000 hommes, principalement des serbes, alors que l'armée autrichienne est quant à elle constituée environ pour moitié de régiments hongrois et croates.

Le 2 août 1716, a lieu la première escarmouche entre l'avant-garde autrichienne et des cavaliers ottomans.

Le 3 août 1716, Silâhdâr Ali atteint pratiquement Petrovaradin et envoie immédiatement 30 000 janissaires à l'assaut des positions impériales.

Les janissaires creusent des tunnels de sapes et commencent à bombarder la forteresse.

Le gros de l'armée autrichienne traverse le Danube sur deux pontons dans la nuit du 4 au 5 août 1716 et établit son campement.

Le 5 août 1716, à sept heures du matin, Eugène-François de Savoie-Carignan fait débuter l'offensive autrichienne.

Alors que le flanc droit, sous les ordres du prince Charles-Alexandre de Wurtemberg, prend d'assaut une batterie d'artillerie ottomane, le centre de l'armée impériale se déploie avec difficulté devant les petites portes de la forteresse.

Les janissaires mènent une contre-attaque immédiate et forcent les autrichiens à se replier dans la forteresse.

Eugène-François de Savoie-Carignan enraye cette contre-attaque en engageant ses renforts et envoie sa cavalerie sur les flancs ottomans dans une manœuvre d'encerclement.

Silâhdâr Ali ne parvient pas à briser cet encerclement avec ses spahis et il ne peut non plus regrouper ses troupes.

Les tatars se retirent avant même d'avoir engagé le combat.

Les ottomans étant en déroute, Eugène-François de Savoie-Carignan mène personnellement ses troupes contre le campement de Silâhdâr Ali.

Avec l'appui de la canonnade de 6 frégates de la flotte du Danube, les autrichiens remportent la bataille vers 14 heures.

Silâhdâr Ali meurt dans ce combat. Il est inhumé à la forteresse de Belgrade dans la tombe connue sous le nom Damad Ali Pašino Turbe.

Seulement 50 000 ottomans parviennent à regagner Belgrade.

Après la bataille, Eugène-François de Savoie-Carignan se tourne contre Timisoara et s'en empare malgré une résistance acharnée et les tentatives désespérées des ottomans pour secourir la ville.

Après la guerre, une église sera bâtie sur la colline dominant le champ de bataille.

Elle est consacrée à Notre Dame de Tekije, également connue sous le nom de Marie des neiges.

Elle est utilisée à la fois par les confessions catholique et orthodoxe.



Liaison de Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière avec Marie Adélaïde Fortunata Spaur (1694-1781). Leur enfant est :

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière a une liaison avec



Mariage d'Hercule II Mériadec de Rohan-Guémené avec Julie Louise Gabrielle de Rohan-Soubise

Hercule II Mériadec de Rohan-Guémené épouse en 1718 Julie Louise Gabrielle de Rohan-Soubise, fille d'Hercule-Mériadec de Rohan-Soubise et d'Anne-Geneviève de Lévis-Ventadour. Leurs enfants sont :



Mariage d'Hercule II Meriadec de Rohan-Guémené avec Louise Gabrielle de Rohan

Hercule II Meriadec de Rohan-Guémené épouse le 4 août 1718 Louise Gabrielle de Rohan (1704-1780), Princesse de Guémené. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière avec Marie-Anne-Caroline de Palatinat-Neubourg

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière épouse à Zákupy le 5 février 1719 Marie-Anne-Caroline de Palatinat-Neubourg, une fille de Philippe-Guillaume-Auguste de Palatinat-Neubourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric-Auguste II de Saxe avec Marie-Josèphe d'Autriche

Frédéric-Auguste II de Saxe épouse en 1719 Marie-Josèphe d'Autriche, fille de Joseph Ier de Habsbourg et de Wilhelmine de Brunswick-Lunebourg. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg ou de Brunswick-Bevern naît à Brunswick le 12 janvier 1721, fils de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg.



Naissance de Louise-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel

Luise Amalie ou Louise-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel (von Braunschweig-Wolfenbüttel) d'Este naît à Beverne en Basse-Saxe le jeudi 29 janvier 1722, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.



Naissance de Clément-François de Bavière

Clément-François de Bavière de Paul naît à Munich le 19 avril 1722, fils de Ferdinand Marie-Innocent de Bavière (1699-1738) et de Marie-Anne-Caroline de Palatinat-Neubourg.



Naissance de Sophie-Antoinette de Brunswick-Bevern

Sophie-Antoinette de Brunswick-Bevern naît en 1724, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg.


Marie Leszczynska

Rupture des fiançailles de Louis XV avec Marie-Anne d'Espagne

Retraite de Marie Anne de Bourbon

Mariage de Louis XV de France avec Marie Leszczynska

Le roi devenant adulte est apte à procréer. Se pose alors la question de l'héritier du trône.

Marie-Anne d'Espagne n'a que 6 ans et Louis IV Henri de Bourbon-Condé redoute de perdre le pouvoir au cas où le jeune roi, de santé fragile, viendrait à disparaître.

En 1725, on prend la décision de rompre les fiançailles de Louis XV avec Marie-Anne d'Espagne et de la renvoyer dans son pays. Marie Anne de Bourbon se retire alors dans ses châteaux où elle mène une vie de plus en plus recluse.

On chercher une nouvelle fiancée. Fleuriau de Morville, l'un des secrétaires d'État, dresse une liste des partis possibles. Cent noms de Princesses européennes sont présentés et l'on n'en retint que 8.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé ne peut imposer une de ses sœurs. Aussi refuse-t-il toutes les princesses alliées à la branche rivale des Orléans en dépit des intérêts du Royaume, notamment les filles du Duc et de la Duchesse de Lorraine.

On prête un rôle à Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf dans ces manœuvres.

Le 31 mars 1725, faute de mieux et à la grande déception de la cour et de la nation toute entière, Marie Leszczynska, fille du roi détrôné de Pologne est choisie par Luis XV et André Hercule de Fleury.

Elle vit alors chichement en Alsace d'une pension que lui verse la France. Elle est de 7 ans plus âgée que le roi.

Le 2 avril 1725, Louis IV Henri de Bourbon-Condé demande à Stanislas Ier Leszczynski sa fille en mariage au nom de Louis XV.

Néanmoins, le 15 août 1725, Louis Ier d'Orléans épouse Marie Leszczynska par procuration dans la cathédrale de Strasbourg, devant le cardinal de Rohan, grand aumônier de France.

Le 4 septembre 1725, Marie Leszczynska rencontre Louis XV.

Louis XV de France épouse à la chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau le 5 septembre 1725 Marie Leszczynska. Leurs enfants sont :

Seule l'aînée des sœurs se mariera, les autres resteront à la cour, auprès de leurs mères et frères.

Le mariage est consommé le soir même, et le roi fera durer la lune de miel à Fontainebleau jusqu'en décembre. Marie tombe aussitôt amoureuse du roi, qui lui-même en est très épris.

On donne à la nouvelle reine, André Hercule de Fleury comme grand aumônier, et des serviteurs qui ont veillé sur Louis XV enfant, afin de lui permettre de mieux connaître son mari.

Elle se fait instruire dans les questions de cérémonial et d'étiquette et assume ses devoirs de représentation lors des fréquentes absences de Louis XV, à la chasse ou ailleurs.

Grande amatrice de musique et de peinture, elle peint elle-même des aquarelles, c'est elle la véritable mécène de la culture à la cour.

Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf noue une amitié de 2 années qui en fait, pendant un temps, la femme la plus puissante de la cour.

Charles VII Albert de Bavière est à Versailles pour ce mariage.


Marie-Barbara de Portugal - par Jacopo Amigoni - 1758

Mariage de Ferdinand VI d'Espagne avec Marie-Barbara de Portugal

L'adolescence de Ferdinand VI d'Espagne est assez déprimante. Élisabeth Farnèse est une femme autoritaire qui n'a d'affection que pour ses propres enfants, et qui regarde Ferdinand VI d'Espagne comme un obstacle à leur fortune. L'hypocondrie de Philippe V d'Espagne laisse Élisabeth maîtresse du palais. Ferdinand VI d'Espagne est d'un tempérament mélancolique, timide, méfiant et renfermé.

Ferdinand VI d'Espagne épouse en 1729 Marie-Barbara de Portugal, fille de Jean V de Portugal et de Marie-Anne d'Autriche.

Il forme avec elle un couple harmonieux, mais la santé de la reine étant mauvaise, ils n'auront pas de postérité.



Naissance de Julienne-Marie de Brunswick-Bevern

Juliane ou Julienne-Marie de Brunswick-Bevern ou de Brunswick-Wolfenbutel naît en 1729, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg.



Naissance de Louis-Ferdinand de France

Louis-Ferdinand de France Dauphin de France

Louis-Ferdinand de France naît au château de Versailles le 4 septembre 1729, fils de Louis XV de France et de Marie Leszczynska. Il devient aussitôt Dauphin de France.

Son éducation est confiée à Boyer, évêque de Mirepoix, homme vertueux mais de caractère étroit. Il n'est pas un élève très brillant. Il déteste l'activité physique, mais devient un excellent musicien.

Cette arrivée d'un héritier mâle qui assure la pérennité de la dynastie, est accueillie avec une immense joie et célébrée dans toutes les sphères de la société française, et également dans la plupart des cours européennes.

Le couple royal, à l'époque très uni, se manifeste un amour réciproque et le jeune roi est extrêmement populaire.



Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Maréchal général de camp

En 1733 Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient Maréchal général de camp.


Elisabeth-Christine de Brunswick-Bevern par Antoine Pesne

Mariage de Frédéric II de Prusse avec Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern

Frédéric II de Prusse épouse au château de Salzdahlum aujourd'hui en Basse-Saxe le 12 juin 1733 Élisabeth Christine de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et d'Antoinette-Amélie de Brunswick-Blankenberg d'Este.

On remarque la présence à ce mariage de François III Étienne de Lorraine.

Après la cérémonie, on donne :

Élisabeth-Christine de Brunswick-Bevern est la nièce de l'empereur Charles VI de Habsbourg.

Le ménage princier s'installe séparément :



Liaison de Charles-Guillaume-Frédéric de Brandebourg-Ansbach avec Élisabeth Wünsch

Charles-Guillaume-Frédéric de Brandebourg-Ansbach a une liaison avec Élisabeth Wünsch. Leurs enfants sont :



Mort de Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern Duc de Brunswick-Wolfenbüttel

Louis-Rodolphe de Brunswick-Wolfenbüttel meurt à Brunswick le 1er mars 1735.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern, son cousin et gendre, hérite de ses biens et de ses titres.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern devient 17e Duc de Brunswick-Wolfenbüttel.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern démissionne de l'armée.



Mort de Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern meurt à Wolfenbüttel en Basse-Saxe le 2 ou 3 septembre 1735.



Naissance de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel naît à Wolfenbüttel le 9 octobre 1735, fils de Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et de Charlotte Philippine de Prusse.

Charles-Guillaume-Ferdinand reçoit une éducation exceptionnellement large et complète, et voyage dans sa jeunesse dans les Pays-Bas, en France et dans diverses parties de l'Allemagne.



Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon Gouverneur du Dauphin

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est nommé gouverneur de Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, par André Hercule de Fleury le 15 novembre 1735.

Il prête serment de fidélité le 21 novembre 1735.



Cession de Mauléon

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon Duc de Châtillon-sur-Sèvres et pair de France

Vers 1736, Gilles de Granges de Surgères revend la baronnie de Mauléon dans les Deux-Sèvres à Alexis Madelaine Rosalie de Châtillon, gouverneur de Louis-Ferdinand de France.

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est créé Duc de Châtillon-sur-Sèvres, et pair de France le 1er mars 1736.

Usant de son influence à la cour, Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon donne à Mauléon son nom.

Mauléon devient pour un temps Châtillon-sur-Sèvre (un duché-pairie).

Cependant la Sèvre nantaise, ne passe qu'à 8 kilomètres environ.


Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Mariage de Frédérick-Guillaume de Galles avec Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg

Frédérick-Guillaume de Galles épouse en 1736 Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg. Leurs enfants sont :

Lors de ce mariage, une querelle éclate entre George II de Grande-Bretagne et Frédéric-Guillaume de Galles.



Mariage de François III Étienne de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg

François III Étienne de Lorraine épouse le 12 février 1736 Marie-Thérèse de Habsbourg, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse est une épouse très amoureuse. On l'a dite parfois envahissante!

Ils sont les fondateurs de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Les époux vont ensuite prendre possession de la Toscane où ils ne restent que 3 mois.

Marie-Thérèse décide qu'elle sera la marraine de la fille aînée de chacun de ses enfants, qui tous devront donner à leur fille aînée le prénom de leur grand-mère.


Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière Maréchal de camp impériale

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière sert comme général dans l'armée impériale.

En 1738, Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière est promu maréchal de camp impériale.


Marie-Amélie de Saxe vers 1750

Mariage de Charles III d'Espagne avec Marie-Amélie de Saxe

Charles III d'Espagne épouse en 1738 Marie-Amélie de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière

Ferdinand-Marie-Innocent Michael Joseph de Bavière meurt à Munich le 9 décembre 1738.

Il est inhumé dans l'église Theatine de Munich.


Philippe Ier de Parme et Marie-Louise-Élisabeth de France - vers 1756

Mariage de Philippe Ier de Parme avec Marie-Louise-Élisabeth de France

Fin février 1739, Louis XV annonce officiellement qu'il promet sa chère Babette à Philippe d'Espagne, un des fils cadets de Philippe V d'Espagne.

La cour s'offusque de cette alliance, car l'infant n'a guère de chance de monter sur le trône espagnol.

Philippe Ier de Parme épouse par procuration le 26 août 1739 Marie-Louise-Élisabeth de France.

Elle quitte Versailles le 30 août 1739. Les adieux à sa famille sont déchirants.

En larmes, elle quitte sa sœur jumelle sur ces mots : C'est pour toujours, mon Dieu, c'est pour toujours !

Marie-Louise-Élisabeth de France rencontre son époux à Alcalá de Henares, à 30 km de Madrid.

Philippe Ier de Parme épouse le 25 octobre 1739 Marie-Louise-Élisabeth de France, fille de Louis XV et de Marie Leszczynska. Leurs enfants sont :

Les enfants seront éduqués selon la Philosophie des Lumières en leur donnant pour précepteur Mably et Condillac.

Par ce mariage, Marie-Louise-Élisabeth de France prend de nom de Madame Infante.

Philippe Ier de Parme n'est guère brillant mais les époux s'entendront bien.



Disgrâce d'Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est estimé responsable de certaines allusions faites par Louis-Ferdinand de France, à propos de Marie-Anne de Mailly-Nesle.

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon est chassé dela cour et terminera tristement sa vie dans une longue disgrâce.

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon s'établit dans son hôtel de Béthune-Sully du 11, rue du Cherche Midi.



Épisode de Metz

Louis XV autorise Marie-Anne de Mailly-Nesle à le rejoindre dans les Flandres en juin 1744.

Louis XV et son Quartier Général se rendent à Metz.

Louis XV loge Marie-Anne de Mailly-Nesle sa maîtresse dans une bâtisse proche de son palais.

Pour faciliter les rencontres des deux amants une galerie couverte est édifiée entre les deux maisons au grand dam de la population messine qui voit dans sa ville s'étaler publiquement l'adultère royal.

En août 1744, à Metz, Louis XV tombe gravement malade et ses médecins pronostiquent une mort imminente. Les prières se multiplient à travers le pays pour son salut.

Sous la pression du parti dévot, Monseigneur de Fitz-James, Évêque de Soissons, premier aumônier du roi, exige le renvoi de la favorite Marie-Anne de Mailly-Nesle à Paris.

Elle quitte discrètement la ville et la fameuse galerie couverte est démolie

Marie Leszczynska et Louis-Ferdinand de France, le dauphin, accourent en hâte à Metz.

Mené par son précepteur, Louis-Ferdinand de France, âgé de 14 ans, et apte à accéder au trône.

Monseigneur de Fitz-James refuse de donner l'absolution sans une confession publique de ses pêchés.

Louis XV effectue devant les Messins cette humiliante confession.

Le roi y apparait comme une personne immorale, indigne de porter le titre de Roi Très Chrétien.

Colporté dans tout le pays par le clergé, la confession royale ternit le prestige de la monarchie.

Pendant ce temps, les dévots, place ostensiblement un second oreiller dans le lit de la reine et pousse celle-ci, pourtant quadragénaire, à s'habiller comme une adolescente, abusant du rouge et des parfums.

Le roi échappe à la mort.

À la suite de la messe d'Action de Grâce célébrée en l'église Notre-Dame de Metz en présence de la famille royale, le pays tout entier reprend les qualificatifs du célébrant et appelle le Roi Louis le Bien-Aimé.

Louis XV ressent douloureusement l'humiliation.

De retour à Versailles, Louis XV démet Monseigneur de Fitz-James de ses fonctions d'aumônier, l'exile dans son diocèse.

Louis XV rappelle Marie-Anne de Mailly-Nesle.

Jean Frédéric Phélypeaux est chargé de lui apporter la lettre du Roi qui le lui annonce.

La carrière de Jean Frédéric Phélypeaux, membre très influant de la haute noblesse franc-maçonne, est marquée par ses démêlés avec les maîtresses du Roi. Marie-Anne de Mailly-Nesle le déteste et l'appelle le Comte de Faquinet.

Marie-Anne de Mailly-Nesle se propose de faire renvoyer Jean Frédéric Phélypeaux sans tarder.

Louis XV songe à confier à sa maîtresse la place lucrative et stratégique de surintendante de la maison de Marie-Thérèse d'Espagne, sa belle-fille, la future Dauphine.

La vie sexuelle déréglée Louis XV le fait souffrir d'un profond sentiment de culpabilité mais il ne renoue pas avec la reine.

Cet événement marquera la personnalité du roi et la suite de la vie politique française.


Marie-Thérèse d'Espagne - par Daniel Klein

Mariage de Louis-Ferdinand de France avec Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne

Louis-Ferdinand de France épouse au château de Versailles le 23 février 1745 Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne, sa cousine, fille de Philippe V d'Espagne.


Bataille de Fontenoy

Siège de Tournai

Mort de Daniel de Talleyrand-Périgord Marquis de Talleyrand, Comte de Grignols et de Mauriac

Bataille de Fontenoy

Mort de Louis VII de Gramont

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche, Hermann Maurice de Saxe, commande l'armée française.

Sous le couvert d'une diversion lancée vers Mons, il rabat le gros de ses troupes vers Tournai qui est totalement investie le 26 avril 1745.

Le duc de Cumberland commande l'ensemble des forces alliées : Provinces-Unies, Grande-Bretagne, Hanovre et Autriche.

Leurrés par la diversion française, les généraux alliés rassemblent dans la précipitation leurs effectifs près de Bruxelles et se mettent d'abord en route le 30 avril 1745 vers Mons avant finalement d'obliquer leur marche vers Tournai.

Prévoyant l'arrivée de l'armée alliée, Hermann Maurice de Saxe ordonne d'édifier des retranchements sur la rive droite de l'Escaut.

Dès le 8 mai 1745, le village de Fontenoy est fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry.

Daniel de Talleyrand-Périgord, Brigadier d'infanterie et colonel du régiment de Normandie; meurt le 9 mai 1745 lors du Siège de Tournai.

Le 10 mai 1745, 3 nouvelles redoutes sont érigées entre Fontenoy et Antoing.

La bataille entre les deux armées se déroule le mardi 11 mai 1745 sur la plaine de Fontenoy, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai.

La bataille débute dès 5 heures du matin par de violents tirs d'artillerie

Suite à de nombreux retards dans le déploiement des troupes alliées, les premières attaques ne débutent que vers 9 heures du matin. Par deux fois, les attaques menées par les régiments hollandais contre Fontenoy et Antoing sont repoussées par la puissante artillerie française et les défenseurs français.

Voulant forcer le destin, le Duc de Cumberland ordonne dès lors vers 10h30 à ses bataillons anglo-hanovriens d'attaquer entre la corne du bois de Barry et le village de Fontenoy. Malgré une canonnade meurtrière, les régiments britanniques arrivent au contact vers 11 heures avec la première ligne française.

S'avançant à la tête du 1er bataillon des Gardes britanniques, un officier, Charles Hay, veut encourager ses hommes en se moquant des Français. Sortant une petite flasque d'alcool, il boit à leur santé en se moquant d'eux. Apercevant cet insolent Britannique, un officier français, le comte d'Anterroches, croit qu'il s'agit d'une invitation à tirer. Il lui aurait répondu des mots, vraisemblablement proches du célèbre: Messieurs les Anglais, tirez les premiers! Les Français furent toutefois les premiers à tirer.

Ouvrant à leur tour de terribles feux, les troupes britanniques ne tardent pas à culbuter les premiers rangs ennemis, à ouvrir une brèche et à s'avancer dans le camp français.

Craignant que l'armée française ne soit coupée en deux, Hermann Maurice de Saxe entreprend aussitôt de lancer de sanglantes contre-attaques qui, finalement, bloquent l'avance des britanniques.

Philippe de Noailles charge la colonne anglaise à la tête d'une brigade de cavalerie.

Gaspard de Clermont-Tonnerre intervient d'une façon décisive à la tête de la cavalerie, en dirigeant une attaque fulgurante qui disloque le carré ennemi et permet de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.

Forcés de se réorganiser défensivement, les régiments anglo-hanovriens de Cumberland adoptent dès lors une position de rectangle à 3 côtés fermés.

Voyant apparaître vers 13h les premiers renforts français, menés par Ulrich Frédéric Woldemar de Lowendal, le duc de Cumberland ordonne finalement à ses troupes de se replier sur Vezon.

Au cours de ce repli, le régiment irlandais de Bulkeley parvient à s'emparer du drapeau du second bataillon des Gardes britanniques.

Louis François Armand de Vignerot du Plessis a l'idée et la direction de la manœuvre qui anéantit la colonne de Cumberland.

La bataille prend fin vers 14h.

Une heure plus tard, les derniers éléments hollandais quittent le champ de bataille.

Les forces alliées se replient au cours de la nuit vers la place d'Ath.

Louis-Ferdinand de France participe aux côtés de Louis XV à cette bataille qui est son baptême du feu et où il fit preuve de courage, recevant cependant de la bouche même du roi une belle leçon d'humanité propre à édifier le futur chef d'état :

le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire c'est de l'épargner.

Après la victoire de Fontenoy, les troupes du roi de France s'emparent aisément de la ville de Tournai.

Louis Antoine de Gontaut-Biron participe à cette bataille.

Louis Charles César Le Tellier s'illustre lors de cette bataille .

Marc-René de Voyer d'Argenson se distingue personnellement lors de cette bataille où il commande le régiment de Berry.

Hermann Maurice de Saxe distingue Noël Jourda de Vaux lors de cette bataille et lors des sièges de Tournai, d'Oudenarde, de Dendermonde et d'Ath.

Louis VII de Gramont meurt durant cette bataille tué d'un coup de canon.

Durant cette bataille, Antoine Adrien Charles de Gramont est auprès de Louis VII de Gramont, son père.

L'incapacité à pousser l'avantage diplomatique de la France après cette victoire de Fontenoy expose René Louis de Voyer de Paulmy aux critiques.


Madame de Pompadour - par François Boucher - 1750 Madame de Pompadour - pastel de Maurice Quentin de La Tour – 1755 - Musée du Louvre

Liaison de Louis XV avec la Marquise de Pompadour

Les frères Paris, le cardinal de Tencin, sa sœur la marquise de Tencin et Louis François Armand de Vignerot du Plessis souhaitent se positionner auprès de Louis XV. La jeune Jeanne-Antoinette, qui est très proche des Paris, se révèle susceptible de plaire au roi.

Jeanne Antoinette Poisson est invitée à un bal masqué royal à l'occasion du mariage de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. Louis XV la remarque.

Louis XV a une liaison de 1745 à 1751 avec la Marquise de Pompadour. De cette liaison, elle n'aura que des fausses couches entre 1746 et 1749.

Louis XV l'installe au château de Versailles au troisième niveau dans un appartement situé juste au-dessus du sien, relié par un escalier secret. Elle y organise des soupers intimes avec des invités choisis, où le roi oublie les obligations de la cour qui l'ennuient.

Elle est d'une taille au dessus de l'ordinaire, assez belle, svelte, aisée, souple, élégante. Son visage est d'un ovale parfait, ses cheveux plutôt châtain clair que blond... Ses yeux ont un charme particulier, qu'ils doivent peut-être à l'incertitude de leur couleur. Le nez est parfaitement bien formé, la bouche charmante, les dents très belles, un sourire délicieux la plus belle peau du monde.

Elle est cultivée, intelligente et sincèrement attachée au roi.



Présentation de la Marquise de Pompadour à la cour

Le 14 septembre 1745, la Marquise de Pompadour est officiellement présentée à la cour.

Louis-Ferdinand de France et Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne font front commun contre la nouvelle favorite.

La reine, appuyée par les milieux dévots, presse le roi de faire cesser cette relation.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï et Christophe de Beaumont, l'archevêque de Paris, sont considérés comme guides spirituels du clan des dévots.

Anne-Henriette de France, Marie-Adélaïde de France et Louis-Ferdinand de France forment un groupe uni qui, par amour pour leur mère, s'oppose à la Marquise de Pompadour, qu'ils appellent en privée "Maman Putain".

Les milieux dévots et les milieux aristocratiques conservateurs qui craignent l'influence grandissante de la bourgeoisie dans la société, concentrent leurs attaques sur la nouvelle maîtresse du roi. Elle a contre elle d'appartenir au Tiers-État.

Bourgeoise proche des milieux financiers, elle est aussi attaquée par le peuple qui hait ce monde de la finance qui l'exploite...

Les maîtresses officielles de Louis XIV, et celles de Louis XV jusqu'à présent, choisies dans les hautes sphères de l'aristocratie, avaient été d'autant plus tolérées qu'elles n'exerçaient aucune influence sur le gouvernement, à l'exception de Françoise d'Aubigné.

Parurent bientôt des chansons et des pamphlets injurieux appelés Poissonades, par allusion aux Mazarinades du siècle précédent. Par exemple :

Fille de sangsue et sangsue elle même

Poisson d'une arrogance extrême

Étale en ce château sans crainte et sans effroi

La substance du peuple et la honte du Roi

La Marquise de Pompadour est trop ambitieuse pour accepter dans l'entourage de Louis XV un prince du sang investi de missions importantes au service des stratégies européennes de la France. Elle n'aura de cesse de diminuer l'influence de Louis François Ier de Bourbon-Conti sur le Roi, ce qui est d'autant plus efficace qu'elle sait le Roi hésitant à accorder son entière confiance au prince.



Mort de Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne

Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne meurt à Versailles le 22 juillet 1746 en donnant le jour à une petite fille qui ne vit que 2 ans.

Louis-Ferdinand de France est très affecté par la mort de son épouse.


Ferdinand VI d'Espagne

Mort de Philippe V d'Espagne

Ferdinand VI d'Espagne Roi des Espagnes et des Indes

Philippe V d'Espagne meurt le 9 juillet 1746.

Ferdinand VI d'Espagne succède à son père et devient Roi des Espagnes et des Indes.

Le nouveau roi rappelle ses troupes.

Les Français, alliés de l'Espagne sont obligés de se retirer sur le Var.



Mariage de Louis-Ferdinand de France avec Marie-Josèphe de Saxe

Louis-Ferdinand de France est veuf de Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. La raison d'état oblige Louis-Ferdinand de France à avoir des enfants mâles aptes à accéder au trône.

Louis-Ferdinand de France épouse à Versailles le 9 février 1747 Marie-Josèphe de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche. Leurs enfants sont :

Louis-Ferdinand de France, toujours attaché à Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne, ne montre d'abord à la jeune princesse allemande que froideur voire mépris.

Mais Marie-Josèphe de Saxe est une femme d'un esprit supérieur et est soutenue par ses belles-sœurs.

Anne-Henriette de France se prend d'affection pour Marie-Josèphe de Saxe et, avec succès, s'emploie à faire changer les sentiments de Louis-Ferdinand de France, son frère.

Conseillée par son oncle le Maréchal de Saxe, Marie-Josèphe de Saxe apprivoise son mari, modère ses excès de dévotion et de rigueur morale tout en étant elle-même très pieuse. Leur couple sera finalement très uni.



Antoine Adrien Charles de Gramont Colonel lieutenant du Régiment Dauphin Infanterie

Le 1er janvier 1748, Antoine Adrien Charles de Gramont est menin de Louis-Ferdinand de France et colonel lieutenant du régiment Dauphin Infanterie.

Un menin est l'un des 6 gentilshommes qui sont affectés particulièrement à la personne du dauphin. On les appelle aussi gentilshommes de la manche.

La charge de Menin et la charge de dame de palais de Marie-Louise de Faoucq, son épouse, retient Antoine Adrien Charles de Gramont et Marie-Louise de Faoucq à la cour.

Antoine Adrien Charles de Gramont ne s'en éloigne que pour son service à l'armée.


Philippe Ier de Parme Duc de Parme

Second traité d'Aix-la-Chapelle

Philippe Ier de Parme Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla

Un congrès se réunit à Aix-la-Chapelle à partir du 24 avril 1748 et mène les négociations pour terminer la guerre de Succession d'Autriche.

Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg est négociateur.

Les préliminaires sont signés à Aix-la-Chapelle le 30 avril 1748.

Le Traité d'Aix-la-Chapelle est signé le 18 octobre 1748.

La France et la Grande-Bretagne sont les principales puissances qui influencent les négociations du traité, les autres puissances impliquées suivant leurs décisions.

Les termes du second traité d'Aix-la-Chapelle sont :

Ce traité termine notamment la guerre de l'oreille de Jenkins, lancée sur un prétexte dérisoire par le lobby impérialo-mercantile britannique, guerre qui entraîna d'énormes pertes matérielles et humaines (29 000 morts au moins).

Finalement, la gouaille populaire britannique sous-entendit qu'ils n'avaient pas gagné dans cette affaire plus que la valeur d'un petit bout de cartilage.

Ce traité rétablit le statu quo ante bellum entre les empires espagnols et anglais.

À Guastalla la dynastie des Gonzagues, s'est éteinte.

Les duchés parmesans des Farnèse et de Guastalla sont inféodés au Saint-Empire sous la tutelle de la France et de l'Espagne.

Philippe Ier de Parme, demi-frère de Ferdinand VI d'Espagne et gendre de Louis XV, devient Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla.

Dans la lutte commerciale entre la Grande-Bretagne et la France dans les Indes occidentales, en Afrique et en Inde rien n'est réglé. Le traité n'établit pas une paix stable.

Au rétablissement de la paix en 1748, Charles Théodore de Bavière ne s'occupe que du bien-être de ses sujets.



Naissance de Marie Zéphyrine de France

Marie Zéphyrine de France naît en 1750, fille de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.


Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne

Mariage de Victor-Amédée III de Savoie avec Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne

Afin de consolider le traité d'Aix-la-Chapelle, Ferdinand VI d'Espagne marie sa sœur.

Victor-Amédée III de Savoie épouse à Oulx près de Turin le 31 mai 1750 Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne (1729-1785), fille de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse, Princesse de Parme. Leurs enfants sont :

Après son mariage, elle vit dans son pays adoptif et demeure au Palais royal de Turin. C'est là que naissent la plupart de ses enfants.



Naissance de Ferdinand Ier des Deux-Siciles

Ferdinand Ier des Deux-Siciles naît le 12 janvier 1751, fils de Charles III d'Espagne et de Marie-Amélie de Saxe.



Naissance de Ferdinand Ier de Parme

Ferdinand Ier de Parme naît à Parme le 20 janvier 1751, fils de Philippe Ier de Parme et de Marie-Louise-Élisabeth de France.



Naissance de Louis de France

Louis de France naît en 1751, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Jean-Gilles du Coëtlosquet est un homme modeste et sincèrement pieux ce qui lui vaut d'être choisi comme précepteur de Louis de France, duc de Bourgogne,


Julienne-Marie de Brunswick-Bevern

Mariage de Frédéric V de Danemark avec Julienne-Marie de Brunswick-Bevern

Frédéric V de Danemark est veuf de Louise de Grande-Bretagne.

Frédéric V de Danemark épouse en 1752 Julienne-Marie de Brunswick-Bevern, fille de Ferdinand Albert II de Brunswick-Wolfenbüttel et d'Antoinette Amélie de Brunswick-Luneburg. Parmi leurs 5 enfants citons :



Naissance de Louis-Xavier Marie Joseph de France

Louis-Xavier Marie Joseph de France Duc d'Aquitaine

Xavier Marie Joseph de France naît à Versailles le 8 septembre 1753, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe. Il est titré Duc d'Aquitaine par Louis XV de France.


Mariage de François III Étienne et Marie-Thérèse de Habsbourg et leur famille en 1754 - par Martin van Meytens

Naissance de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine naît au palais de Schönbrunn à Vienne en Autriche le 1er juin 1754, fils de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

La famille impériale de gauche à droite :

Marie-Antoinette d'Autriche naîtra l'année suivante suivie un an plus tard par Maximilien François d'Autriche.



Naissance de Louis XVI

Louis-Auguste de France, futur Louis XVI, naît le 23 août 1754, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Il porte le titre de Duc de Berry.

Louis XVI est élevé dans une éducation religieuse stricte et est formé à des principes conservateurs sous la tutelle du duc de La Vauguyon.

Élève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques et révèle dans ses temps de loisirs un talent caché pour la serrurerie.



Naissance de Louis XVIII

Louis-Stanislas de France, futur Louis XVIII, naît à Versailles le 17 novembre 1755, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.



Guerre de Sept Ans

Attaque de la Saxe par Frédéric II de Prusse

Alliance franco-autrichienne

Louis XV se trouve contraint d'entrer en guerre.

La guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763, est un conflit majeur souvent comparé à la Première Guerre mondiale par le fait qu'il s'est déroulé sur de nombreux théâtres d'opérations :

Il produit un rééquilibrage important des puissances européennes :

Ce conflit oppose principalement :

Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, la plupart des pays européens et leurs colonies se retrouvent en guerre.

La France est alliée avec l'Autriche, la Russie, la Suède et la Saxe.

La Prusse est alliée avec la Grande-Bretagne et le Hanovre

La Grande-Bretagne déclare la guerre à la France le 15 ou 18 mai 1756.

Ferdinand VI d'Espagne prend bien soin de ne pas prendre part au conflit.

Charles-Emmanuel III de Savoie refuse de prendre part à la Guerre de Sept Ans.

L'affrontement a débuté plus tôt dans les colonies d'Amérique du Nord avant de dégénérer en guerre ouverte en Europe.

En 1756, Marie-Thérèse de Habsbourg s'allie à la France et reprend la guerre contre Frédéric II de Prusse afin de récupérer la Silésie. Mais à l'issue de cette guerre, elle aura échoué.

Andreas Peter Bernstorff évite l'implication du Danemark dans cette guerre malgré la proximité de pays en guerre tels que la Russie ou la Suède.



Mariage d'Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach avec Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel

Ernest-Auguste II de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 16 mars 1756 Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel (24 octobre 1739-10 avril 1807), fille de Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et de Philippine de Prusse. Leurs enfants sont :

Anne-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel est une nièce de Frédéric II de Prusse.


Victor Riqueti de Mirabeau

Publication de l'Ami des hommes ou Traité sur la population

En 1756, Victor Riqueti de Mirabeau débute la parution de l'Ami des hommes ou Traité sur la population : l'ouvrage va contribuer à la renommée de son auteur comme économiste politique.

Il y paraphrase en partie François Quesnay (1694-1774) et ses amis de l'école des Physiocrates.

D'après lui, la vraie richesse ne consiste que dans la population. Or la population dépend de sa subsistance, et la subsistance ne se tire que de l'agriculture. Ainsi tout dépend de l'agriculture : elle reste le premier des arts. Il se range derrière l'idée que Plus vous faites rapporter à la terre et plus vous la peuplez.

Louis-Ferdinand de France qualifie l'ouvrage de Victor Riqueti de Mirabeau : l'Ami des hommes, de bréviaire des honnêtes gens et le cite sans cesse. Il veut même confier l'éducation du futur Louis XVI à Victor Riqueti de Mirabeau, mais finalement un militaire très catholique et conservateur lui est préféré.



Mécontentement populaire

Attentat de Robert François Damiens contre Louis XV

À l'intérieur du royaume, le mécontentement s'amplifie, alimenté par le train de vie de la cour.

Le peuple de France est également influencé par la campagne violente à l'encontre de la marquise de Pompadour.

Les dépenses de la cour ne sont pas spécialement élevées, comparées à celles des précédents monarques français, ou encore d'autres cours européennes, comme celle de Russie.

L'ambassadeur d'Autriche écrit à Vienne : le mécontentement public est général. Toutes les conversations tournent autour du poison et de la mort. Le long de la galerie des glaces apparaissent des affiches menaçant la vie du roi.

Le mercredi 5 janvier 1757, alors que la cour en effectif réduit est au Grand Trianon plus facile à chauffer que Versailles et que la famille royale s'apprête à tirer les rois, Louis XV rend visite à sa fille, Madame Victoire, qui est restée alitée au château de Versailles.

Robert François Damiens loue épée et chapeau dans une boutique sur la place d'armes devant le château pour se faire passer pour noble. Il entre au palais de Versailles, parmi les milliers de personnes qui essayent d'obtenir des audiences royales.

Vers 18 heures, alors que Louis XV va regagner son carrosse, Robert François Damiens fend la haie des gardes, le chapeau sur la tête, frappe le roi et recule par la trouée qu'il a pratiquée.

Louis XV croit d'abord à un coup de poing, puis trouve son côté ensanglanté.

Louis-Ferdinand de France et ses compagnons maîtrisent Robert François Damiens qu'ils remettent aux gardes alors que le roi s'écrie

Qu'on l'arrête et qu'on ne le tue pas !

Louis XV retourne à sa chambre et, se croyant moribond, demande un confesseur et l'extrême onction.

On trouve l'arme du crime dans la poche de Robert François Damiens : un canif à 2 lames rentrantes acheté chez une marchande de quincaillerie.

La lame qui a frappé le roi mesure 8,1 cm. Elle n'a pénétré que d'un centimètre entre les 4e et 5e côte du côté droit.

Les nombreuses couches de vêtement notamment celles en soie et en velours, nécessaires à cause de l'hiver rigoureux, ont amorti la plus grande force du coup.

La Martinière, premier chirurgien, sonde la blessure : aucun organe n'est atteint.

On craint un éventuel empoisonnement.

Le roi restera cloîtré dans sa chambre pendant 10 jours.



Bannissement de la marquise de Pompadour

Louis-Ferdinand de France et la parti jésuite bannissent la marquise de Pompadour.

Louis César de La Baume Le Blanc, directeur de la troupe des petits appartements du roi, cherche à vendre le domaine de Champs-sur-Marne mais, faute de trouver un acquéreur, il le loue à son amie la marquise de Pompadour, pour 12 000 livres par an.

En février 1757, Louis XV remis du coup de couteau reçu rappelle à ses cotés la marquise de Pompadour qui n'est pas allée à Champs-sur-Marne.


Robert François Damiens devant ses juges Supplice de Robert François Damiens

Mort de Robert François Damiens

On traîne Robert François Damiens jusqu'à la salle des gardes. On l'interroge sur de possibles complicités. L'homme se récrie :

Non, sur mon âme, je jure que non.

Les gardes lui tenaillent les pieds de Robert François Damiens avec des pincettes rougies au feu. Pour faire cesser la torture, il s'écrie " Qu'on prenne garde à M. le Dauphin ! ".

Machaut d'Arnouville, le garde des Sceaux, ordonne qu'on mette un gros fagot dans le feu et qu'on l'y jette. Il est interrompu par l'arrivée du grand prévôt de l'hôtel qui prend en charge le prisonnier.

Robert François Damiens apparaît comme un déséquilibré qui a surtout entendu beaucoup de discours critiques à l'encontre du roi.

Louis XV déclare tout de suite qu'il pardonne. Il aurait sans doute préféré une peine symbolique pour une blessure bénigne mais ce genre de décision ne lui revient pas personnellement.

Le crime de Robert François Damiens relève de la prévôté de l'Hôtel du roi, chargée de la police dans les résidences royales.

Les premiers conseils tenus par le Louis-Ferdinand de France évoquent une commission de conseillers d'État et de maîtres des requêtes.

Des tractations secrètes ont lieu entre le Parlement de Paris et Louis XV.

Louis XV doit accepter que le Parlement soit chargé de l'instruction sous le chef d'accusation de régicide.

Le 15 janvier 1757, des lettres patentes ordonnent donc que Robert François Damiens soit jugé par la grande chambre du Parlement, au lieu de la Tournelle, salle ordinaire des audiences criminelles.

Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1757, Robert François Damiens est transféré de Versailles à la Conciergerie à Paris, là où Ravaillac avait été enfermé.

Aucune torture n'est épargnée au malheureux qui est attaché sur son lit par un assemblage inouï de courroies de cuir qui lui tiennent chaque membre et sont retenues par des anneaux scellés au plancher.

Mais les deux médecins qui s'assurent de sa santé obtiennent des magistrats qu'il lui soit permis de se déplacer dans sa chambre et de marcher chaque jour.

Les magistrats instructeurs entendent le prisonnier dans le plus grand secret et font arrêter tous les proches, tous également mis au secret.

Le procès s'ouvre à la Grande chambre le 12 février 1757. Dix audiences se passent.

Robert François Damiens n'est entendu que le 26 mars 1757.

Robert François Damiens est condamné pour régicide.

Les détails de sa mise à mort sont élaborés par le parlement de Paris, peut-être avec le souci de se réconcilier avec le monarque :

Une fois la sentence prononcée, Robert François Damiens aurait eu cette phrase laconique restée célèbre : la journée sera rude.

Robert François Damiens meurt le 28 mars 1757 écartelé en place de Grève à Paris.

Une foule immense assiste à ce spectacle, les balcons des maisons de la place de Grève sont loués jusqu'à 100 livres.

Les 16 bourreaux venus de toute la France, sans réelle pratique de ce genre de torture, attachent 4 chevaux rétifs conduits par des cavaliers enivrés, probablement pour les besoins de la cause.

Le supplice dure 2 heures et 1/4, les bourreaux ayant l'interdiction des juges de couper d'abord les tendons des membres pour faciliter l'arrachement.

La mort de Robert François Damiens survient seulement à la tombée de la nuit, à l'enlèvement du bras droit. Cette image qui hantera Charles-Henri Sanson, un des bourreaux, alors âgé de 18 ans.

Les femmes du grand monde croient se faire bien voir du roi en trouvant plaisant le spectacle.

La foule elle gronde car les exécuteurs ne réussissent leur œuvre qu'au bout de 60 reprises.

Robert François Damiens sera la dernière personne à subir le supplice de l'écartèlement en France, sous l'Ancien Régime.

Après sa mort, sa maison natale est rasée avec interdiction de rebâtir.

Sa femme, sa fille et son père sont bannis du royaume, sous peine de mort immédiate en cas de retour, et le reste de sa famille est contraint de changer de nom.

Plusieurs branches de la famille reprendront le nom de Damiens pendant la Révolution française.

L'élan de sympathie envers Louis XV provoqué par la tentative de meurtre disparait rapidement du fait de l'inhumanité de l'exécution de Robert François Damiens, qui est durement condamnée par le parti philosophique.

Mais plus que tout, le peuple ne pardonne pas au roi de ne pas s'être séparé de la Pompadour.

Louis XV parait profondément affecté dans les semaines qui suivent.

Toutes les tentatives de réformes sont abandonnées. Sur la proposition de la marquise de Pompadour, Louis XV renvoie :



Louis-Ferdinand de France au Conseil du Roi

Louis-Ferdinand de France est invité à participer aux séances du Conseil du Roi, où il se fait remarquer par ses positions cléricales.

Louis-Ferdinand de France est un homme fort pieux, chaste, sobre et fidèle à son épouse, ce qui est rare à la cour.

Préférant la méditation aux exercices physiques, il ne pratique pas la chasse, activité pourtant réservée aux seuls nobles et est le premier Bourbon à être obèse (héritage de son grand-père maternel).

Son sérieux le fait passer pour pédant. D'aucuns cherchent à le diffamer lui prêtant maîtresses ou excès d'alcool.

Très proche de sa mère, souffrant des adultères du roi, Louis-Ferdinand de France est le centre du parti dévot, qui condamne la politique et la vie privée du roi et ne se gène pas pour montrer son mépris à la marquise de Pompadour, qui soutient le parti des philosophes. Louis-Ferdinand de France et ses sœurs surnomment la favorite Maman Putain.



Éducation de Ferdinand Ier de Parme

De 1757 à 1769, Ferdinand Ier de Parme est élevé par l'abbé de Condillac et Auguste de Keralio, installés par Marie-Louise-Élisabeth de France, tous deux fervents partisans français des idées des philosophes mais pas forcément bons pédagogues.



Convention de Kloster Zeven

Louis François Armand de Vignerot du Plessis, successeur de Louis Charles César Le Tellier, impose à l'ennemi la capitulation dite de Klosterzeven ou de Klosterzeven.

Signée le 9 septembre 1757, la Convention Kloster Zeven prévoit :

Ces dispositions si clémentes provoquèrent l'indignation de Versailles qui s'attendait a voir l'adversaire purement et simplement désarmé.

Prétextant le pillage auxquels se livraient les troupes de Louis François Armand de Vignerot du Plessis au Hanovre la Cour de Londres refuse de la ratifier.

Enhardie par la victoire prussienne de Rossbach, elle confie à Ferdinand de Brunswick le commandement des nouvelles troupes coalisées et la reprise des combats.



Naissance de Charles X de France

Charles-Philippe ou Charles X de France naît au château de Versailles le 9 octobre 1757, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Il est titré Petit-fils de France et Comte d'Artois, en mémoire de Robert de France, Comte d'Artois, frère de Saint-Louis.


Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg Commandant des armées de Hanovre et de Prusse

Voyant son domaine héréditaire menacé, George II de Grande-Bretagne prie Frédéric II de Prusse, son allié, de confier le commandement des armées alliées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réputé pour sa valeur militaire.

Après quelques hésitations, Frédéric II de Prusse accepte et confie le 23 novembre 1757 la direction des armées à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.



Mort de Marie-Barbara de Portugal

Marie-Barbara de Portugal meurt le 27 août 1758.

Ferdinand VI d'Espagne, son époux, tombe dans un état de prostration.

Il s'enferme dans son château de Villaviciosa et refuse de s'occuper des affaires du gouvernement.


Bataille de Bergen

Bataille de Bergen

Louis Georges Érasme de Contades prend la direction des opérations au début de 1759.

Le généralissime français doit s'emparer des places-fortes de Lippstadt et Münster en Westphalie.

Les troupes hanovriennes commandées par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg comportent 35 000 hommes et barrent la route à l'armée française.

L'armée française, commandée par Victor-François de Broglie sous les ordres de Louis Georges Érasme de Contades, est forte de 28 000 hommes.

Les troupes hanovriennes sont défaites à la bataille de Bergen le 13 avril 1759.

Les Français comptent 500 morts et 1 300 blessés.

Les troupes hanovriennes ont 415 morts, 1 770 blessés et 188 disparus


Bataille de Minden - Version en couleur d'une gravure de 1785 - Les monts des Wiehengebirge sont visibles à l'arrière-plan Plan de la bataille de Minden - vers 6h30 du matin

Bataille de Minden

Les Français, amenant de nouveaux renforts, dépassent Korbach et Cassel.

Venus du sud, ils font traverser la Diemel à leurs régiments en plusieurs fois et atteignirent ainsi sans encombres Bielefeld et Herford.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg se replie sur Osnabrück.

Le 8 juillet 1759, Victor-François de Broglie réussit un coup de main sur la place de Minden en Rhénanie-Westphalie.

Louis Georges Érasme de Contades le rejoint avec le gros de l'armée à longues journées et fait camper les troupes au sud-ouest de la ville, dans une plaine entourée de marécages et les monts des Wiehengebirge : cette position était pratiquement inexpugnable.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, prend position au nord-ouest de Minden, pour attirer les Français hors de leurs positions et les provoquer à une bataille rangée.

Melchior-Cérice François de Vogüé prend part à cette bataille où il est blessé.


Charles III d'Espagne Ferdinand Ier des Deux-Siciles

Mort de Ferdinand VI d'Espagne

Charles III d'Espagne Roi d'Espagne

Ferdinand Ier des Deux-Siciles Roi de Sicile péninsulaire

Ferdinand Ier des Deux-Siciles Roi de Sicile insulaire

Ferdinand VI d'Espagne meurt à Villaviciosa de Odón à Madrid le 10 août 1759. Il est inhumé en l'église de Santa Bárbera, au couvent de Salesas Reales.

Ce prince atteint de neurasthénie profonde tout comme son père, est parfois en proie à des scrupules torturants.

Il se passionne pour la chasse et la musique.

Il pensionne le castrat Farinelli qu'il nomme directeur de l'opéra de Madrid et qu'il fait chevalier de l'ordre de calatava, la plus haute dignité espagnole.

Ferdinand VI d'Espagne fait mener à bien des réformes financières et militaires :

Malgré ces dépenses, les coffres de l'Espagne sont pleins.

Charles III d'Espagne, son demi-frère, devient Roi d'Espagne en 1759.

Charles III d'Espagne laisse le trône de Naples à Ferdinand Ier des Deux-Siciles sous la tutelle de Tanucci.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles devient :

Pour simplifier, il prend le nom de Ferdinand Ier roi des Deux-Siciles.



Naissance de Clotilde de France

Marie Adélaïde Clotilde Xavière ou Clotilde de France, surnommée Gros Madame, naît au château de Versailles le 23 septembre 1759, fille de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Elle est élevée par Madame de Marsan.



Mort de Marie-Louise-Élisabeth de France

La santé de Marie-Louise-Élisabeth de France, toujours à Versailles, se fait de plus en plus chancelante. Les épreuves l'ont très lourdement affectée.

Au début de décembre 1759, la petite vérole se déclare.

Marie Leszczynska écrit : Ma pauvre infante est bien malade d'une grosse fièvre je suis très inquiète.

Marie-Louise-Élisabeth de France meurt à Versailles le 6 décembre 1759. Elle est inhumée le 27 mars 1760 à Saint-Denis, auprès d'Anne-Henriette de France.

Marie-Isabelle de Bourbon-Parme, sa fille, est alors fréquemment angoissée par les pensées liées à la mort.

Elle prend soin de Ferdinand Ier de Parme, son frère héritier du duché de Parme, et de Marie Louise de Bourbon-Parme, sa sœur.


La Saint-Nicolas 1760 de la famille impériale - Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine reçoit des verges tandis que Marie-Antoinette d'Autriche et Maximilien François d'Autriche, reçoivent des cadeaux - Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, auteur de l'aquarelle, fait la morale à son jeune frère

Mariage de Joseph II d'Autriche avec Marie-Isabelle de Bourbon-Parme

Pour consolider la nouvelle alliance avec la France signée en 1756, dans le cadre du rapprochement des maisons de Bourbon et de Habsbourg-Lorraine, Joseph II d'Autriche épouse le 6 octobre 1760 Marie-Isabelle de Bourbon-Parme. Leurs enfants sont :

Marie-Isabelle de Bourbon-Parme est une jeune fille d'un esprit et d'une intelligence supérieurs, mais d'un tempérament mélancolique presque morbide. Elle fascine la cour de Vienne par sa beauté. Dotée d'un grand sens politique, elle fait rapidement la conquête du couple impérial et de son mari.

Joseph II d'Autriche la surnomme affectueusement Tya-Tya.

Si elle fait bonne figure, elle s'ennuie à Vienne et écrit différents ouvrages historique ou philosophique et même un ouvrage de piété.

Marie-Isabelle de Bourbon-Parme et Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, sa belle-sœur, deviennent très rapidement amies.

Même si elles se rencontrent tous les jours, elles s'écrivent beaucoup, dans une des lettres enflammées.

Marie-Isabelle de Bourbon-Parme écrit : Je vous écris encore, sœur cruelle, bien que je sois à peine partie, je ne peux supporter d'attendre de connaître mon destin, et de savoir si vous me considérez digne de votre amour, ou bien si vous voulez que je me jette dans le fleuve ... Je ne réussis à penser à rien, seulement que je suis très amoureuse.

Dans une autre lettre, elle écrivit : D'habitude je dis que le jour commence en pensant à Dieu. Cependant je débute le jour en pensant à l'objet de mon amour, c'est pour cela que je pense continuellement à elle.

Élisabeth Badinter, qui a édité les 194 lettres enflammées qu'Isabelle adressa à Marie Christine, estime qu'il s'agi d'un amour lesbien.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine est un enfant turbulent et est souvent puni.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine craint énormément sa mère.

Une de ses premières apparitions publiques a lieu à l'occasion du mariage de Joseph II d'Autriche avec Marie-Isabelle de Bourbon-Parme.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine, Marie-Antoinette d'Autriche et Maximilien François d'Autriche y dansent un ballet.


Bataille de Kloster Kampen - En bleu les mouvements français Mort du chevalier d'Assas

Bataille de Kloster Kampen

Mort de Louis d'Assas

Pendant la guerre de Sept Ans, au cours de l'automne 1760, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, commandant de l'armée alliée, menace Hanovre occupée par les Français.

Pour créer une diversion, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg attire 20 000 soldats français plus à l'ouest.

Le commandement français se prépare à défendre la ville de Wesel, sur la rive orientale du Rhin, et décide de brûler les ponts à proximité de l'embouchure de la Lippe.

Le 4 octobre 1760, le régiment d'Auvergne quitte Weildungen, où il était cantonné, pour se rapprocher du Rhin.

Le régiment d'Auvergne arrive le 13 octobre 1760 à Neuss.

Le régiment d'Auvergne entre le 13 octobre 1760 dans le camp de Moers, non loin de la route qui va à l'abbaye de Camp ou Kloster Kamp.

Charles Eugène Gabriel de La Croix vient renforcer la garnison locale.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg entame alors le siège de Wesel avec la création de 2 ponts de bateaux.

Il se résout à une bataille contre l'armée de Charles Eugène Gabriel de La Croix dans le Kloster Kampen à l'ouest de la rivière.

Le général George Augustus Elliot commande l'avant-garde constituée :

La cavalerie hessoise et celle de Hanovre doivent constituer la réserve.

La bataille de Kloster Kampen ou Clostercamp (selon l'orthographe fluctuante de l'époque) en Westphalie commence au milieu de la nuit le 15 octobre 1760 et finie le 16 octobre 1760.

L'avant-garde alliée repousse les Français de Kloster Kampen et prend le pont sur le canal.

Le son de la bataille prévient le gros de l'armée française du début de l'offensive adverse.

L'aube s'est alors levée alors que les Anglais et les Prussiens s'apprêtent à passer à l'attaque.

Les régiments de Highlanders se mettent alors à déborder les ailes françaises.

Cela oblige les Français à se replier.

En danger, Charles Eugène Gabriel de La Croix décide de faire entrer dans la bataille ses réserves, qui rallient les régiments en retraite.

Il lance alors une contre-offensive contre l'infanterie alliée.

Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès commande le régiment de la reine lors de cette bataille.

L'attaque française surprend Anglais et Prussiens dont les régiments se désorganisent.

Ces derniers doivent alors se replier de l'autre côté du canal.

Malgré la mise en branle par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg de ses réserves, celles-ci, trop éloignées du champ de bataille, ne peuvent arrêter la contre-offensive française.

À l'extrémité ouest du canal, George Augustus Elliot conduit 3 régiments de cavalerie britannique dans une charge qui provoque la confusion dans les rangs français.

Cela permet aux autres forces battant en retraite de toutes se replier sur l'autre rive sans trop de dommages.

Mais Ferdinand de Brunswick-Lunebourg est conscient que la victoire lui a échappé.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réorganise ses troupes et se replie en direction du Rhin.

À son arrivée, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg constate que les ponts flottants qu'il avait établis ont été détruits.

La traversée durera 2 jours.

Heureusement pour lui et ses hommes, Charles Eugène Gabriel de La Croix n'a pas ordonné la poursuite.

Le régiment d'Auvergne est sous les ordres :

Louis d'Assas en est capitaine en second des chasseurs d'Auvergne.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se doutant d'une surprise, envoie Louis d'Assas à la nuit à la découverte.

À peine a-t-il fait quelques pas dans le bois voisin, des grenadiers ennemis l'environnent, le saisissent, et lui présentent la baïonnette, l'avertissant qu'au moindre bruit, il est mort.

Louis d'Assas semble d'abord obéir, puis tout à coup, renforçant sa voix, il crie :

A moi, Auvergne ; voici l'ennemi !

Il tombe percé de coups mais n'expire pas sur le coup.

La relation de la bataille ne fait nullement mention du dévouement de Louis d'Assas ; il se trouve seulement porté le premier des capitaines d'Auvergne tués.

Ce mot sublime appartient au valeureux Dubois, sergent de ce régiment et par une erreur presque inévitable un jour de combat, il sera attribué à l'officier.

Louis d'Assas répète à ceux qui le transportent : Enfants, ce n'est pas moi qui ai crié, c'est Dubois.

Le régiment d'Auvergne perd 800 soldats, a 58 officiers tués ou blessés dont ses colonel, lieutenant-colonel et capitaines commandant.

À la compagnie des chasseurs, il ne survit que 7 soldats et son capitaine commandant.

Cette victoire tactique française est lourde de pertes, mais les ennemis quittent le terrain et abandonnent la manœuvre de diversion.

Jean Henri Becays Ferrand est grièvement blessé lors de ce combat.



Mort de Charles Joseph d'Autriche

Charles Joseph d'Autriche est fiancé à Marie Béatrix Éléonore de Modène.

Charles Joseph d'Autriche meurt le 18 janvier 1761 prématurément.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine est fiancé à Marie Béatrix Éléonore de Modène de 4 ans son aînée.



Mort de Louis de France

Louis de France, Duc de Bourgogne, fils aîné de Louis-Ferdinand de France, enfant précoce et prometteur, meurt en 1761.

Cela cause à Louis-Ferdinand de France un immense chagrin. Il ne reporte pas son affection sur Louis-Auguste de France, son fils suivant le futur Louis XVI mais sur Louis-Stanislas, le cadet, plus ouvert et spirituel, le futur Louis XVIII.

Marie Louise de Bourbon-Parme est alors promise à Charles IV d'Espagne.

Jean-Gilles du Coëtlosquet est nommé précepteur des frères de Louis de France :


Bataille de Villinghausen

Bataille de Villinghausen

Mort de Pierre-François de Rougé Marquis de Rougé, Baron de Coëtmen, Seigneur de La Bellière et du Tremblay

Au départ, en juillet 1761, 2 armées françaises dirigées respectivement par Victor-François de Broglie et Charles de Rohan-Soubise, se réunissent avec comme but la prise de la ville de Lippstadt.

La bataille de Villinghausen ou Fillinghausen ou Vellinghausen en Westphalie est un épisode de la guerre de Sept Ans qui se déroule les 15 et 16 juillet 1761 entre :

En face, les Alliés se sont établis le long d'une série de collines avec :

Victor-François de Broglie progresse au nord de l'Allemagne repoussant les troupes allemandes de Wutginau.

Les troupes britanniques commandées par John Manners, marquis de Granby, positionnées juste au sud de Wutginau résistent à l'assaut français et bloquent celui-ci.

À ce moment, des renforts arrivent des deux côtés et Ferdinand de Brunswick-Lunebourg décide de renforcer sa gauche au détriment de sa droite.

Le 16 juillet 1761, Victor-François de Broglie poursuit son attaque sur la gauche adverse en espérant que Charles de Rohan-Soubise attaquera à droite. Mais ce dernier se limite à de petites actions contre l'aile droite adverse.

Ce problème de commandement s'explique par le grade équivalent des 2 hommes, aucun n'ayant le droit de commandement sur l'autre.

Très vite, les renforts alliés commandés par Wolff arrivent du côté de la rivière Lippe.

Cela permet à Ferdinand de Brunswick-Lunebourg d'attaquer le flanc français et de stopper l'offensive de Victor-François de Broglie.

Assez vite, les Français sont contraints au repli.

Pierre-François de Rougé et son cousin le Duc de Croÿ-Havré sont blessés, par le même boulet, lors de cette bataille.

Pierre-François de Rougé meurt le 17 juillet 1761 à Soest en Allemagne.

Victor-François de Broglie est disgracié à la suite de cette défaite.


Bataille de Wilhelmsthal

Bataille de Wilhelmsthal

Louis Charles César Le Tellier est rappelé au service.

Le 24 juin 1762, pendant la guerre de Sept Ans, la bataille de Wilhelmsthal près de Cassel oppose :

Les coalisés sont commandés par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.

Les troupes françaises sont commandées par Louis Charles César Le Tellier et par Charles de Rohan-Soubise.

Ils tentent de marcher sur la ville de Hanovre.

Les forces de la coalition opèrent sur le flanc des Français qui subissent une défaite cuisante.

Les Français perdent 3 600 soldats, dont 2 700 prisonniers,

Les coalisés perdent 700 hommes.

Selon un militaire français contemporain, Antoine-Rigobert Mopinot de La Chapotte, on voit 19 compagnies de grenadiers de France et 6 de grenadiers royaux, ayant à leur tête l'élite de la noblesse française, une fourmilière de colonels, mettre bas les armes dans un bois sans connaître ni le nombre ni la qualité des troupes qui les attaquaient, ou plutôt qui les allaient attaquer.

Les Français perdent l'initiative en Allemagne.

Ils s'enferment dans Cassel où ils sont assiégés.



Seconde bataille de Lutzelberg

La seconde bataille de Lutterberg, un épisode de la guerre de Sept Ans, a lieu le 23 juillet 1762.

Les armées française et saxonne, commandées par François-Xavier de Saxe, Comte de Lusace, affrontent l'armée du Brunswick, alliée des Anglo-Hanovriens, commandée par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg coupe les communications des Français qui doivent évacuer la Hesse.

Les Français sont forcés à la capitulation et abandonnent Cassel le 1er novembre 1762.


Augusta Charlotte de Hanovre avec son fils Charles-Georges-Auguste - 1767

Mariage de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel avec Augusta Charlotte de Hanovre

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel épouse le 16 janvier 1764 Augusta Charlotte de Hanovre, fille de Frédérick-Guillaume de Galles, prince de Galles et de Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg. Leurs enfants sont :



Expulsion des Jésuites en France

Dissolution de l'ordre des jésuites

Louis-Ferdinand de France s'oppose vivement à Étienne-François de Choiseul et désapprouve la dissolution de l'ordre des jésuites mais soutient Louis XV contre les parlements.

Le 9 mars 1764, les jésuites doivent renoncer à leurs vœux sous peine de bannissement.

Clément XIII répond par une protestation contre la violation des droits de l'Église et casse l'arrêt de 1762.

Mais les ministres de Louis XV ne peuvent permettre qu'on annule ainsi une loi française et Louis XV signe un acte de dissolution de l'ordre dans tout le royaume à fin novembre 1764.



Naissance d'Élisabeth Philippine de France

Élisabeth Philippine de France naît en 1764, fille de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Elle est élevée par Madame de Marsan avec sa jeune sœur Clotilde de France.


Ferdinand Ier de Parme - portrait de Pietro Melchiorre Ferrari

Mort de Philippe Ier de Parme

Ferdinand Ier de Parme Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla

Philippe Ier de Parme meurt à Alexandrie le 18 juillet 1765.

Ferdinand Ier de Parme, son fils, lui succède et devient Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla.



Mariage de Léopold II d'Autriche avec Marie-Louise de Bourbon

Léopold II d'Autriche épouse à Innsbruck le 5 août 1765 Marie-Louise de Bourbon (1745-1792), fille de Charles III d'Espagne et de Marie-Amélie de Saxe. Leurs enfants sont :

Léopold II d'Autriche devient Grand-Duc de Toscane en 1765.



Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine Gouverneur du Milanais

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine est nommé Gouverneur du Milanais sous la tutelle de François III de Modène, grand-père estimé de Marie Béatrix Éléonore de Modène, la petite fiancée de Ferdinand.


Charles IV d'Espagne et Marie Louise de Bourbon-Parme - par Goya - la reine dominatrice est représentée au centre du tableau pour signifier sa domination sur son mari - musée du Prado Madrid

Mariage de Charles IV d'Espagne avec Marie Louise de Bourbon-Parme

Marie-Louise est nubile. Charles IV d'Espagne épouse au palais de la Granja à San Ildefonso le 4 septembre 1765 Marie Louise de Bourbon-Parme, sa cousine. Leurs enfants sont :

Les relations amoureuses entre Manuel Godoy et Marie Louise de Bourbon-Parme seront de notoriété publique au point de lui attribuer la paternité des infants


Allégorie de la mort du Dauphin Louis-Ferdinand de France - par Louis Jean François Lagrenée – 1765 - huile sur toile de 129 x 97 cm - Musée national du château de Fontainebleau

Mort de Louis-Ferdinand de France Dauphin de France

Louis-Ferdinand de France confie à Jean-Aymard II de Nicolaï ses instructions secrètes qui ne devront être soumises à Louis XVI, son fils, que le jour ou ce dernier montera sur le trône.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï est si proche de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe que la cour pense qu'il serait nommé Premier ministre à l'avènement du prince.

Dans son testament, Louis-Ferdinand de France recommande à Louis XVI, la famille de Nicolaï qui a été de tout temps fidèle et dévouée à la nôtre.

Paul d'Albert de Luynes est ami de Louis-Ferdinand de France.

Il l'assiste dans ses derniers moments.

Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, meurt au château de Fontainebleau le 20 décembre 1765, de la tuberculose.

Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens.

Sa vie morale irréprochable édifie, Louis XV, son père.

Le bruit court qu'Étienne-François de Choiseul l'a fait empoisonner.

Louis XVI devient alors l'héritier au trône de France et devient le Dauphin.



Naissance de Charles-Georges-Auguste de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles-Georges-Auguste de Brunswick-Wolfenbüttel naît en 1766, fils de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et d'Augusta Charlotte de Hanovre.



Naissance de Carl Philipp Joseph von Wrede

Karl ou Carl Philipp Joseph von Wrede naît à Heidelberg le 29 avril 1767, fils de Ferdinand-Joseph de Wrede.

Ferdinand-Joseph de Wrede est conseiller intime et secrétaire de la cour suprême.



Mort de Marie-Josèphe de Saxe

Marie-Josèphe de Saxe, épouse de Louis-Ferdinand de France, qui l'a veillé pendant sa maladie, contracte sa tuberculose. Marie-Josèphe de Saxe meurt en 1767.



Mariage de Guillaume V d'Orange-Nassau avec Wilhelmine de Prusse

Guillaume V d'Orange-Nassau épouse à Berlin le 4 octobre 1767 Wilhelmine de Prusse, fille d'Auguste Guillaume de Prusse et de Louise-Amélie de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :



Naissance de Caroline Amélie Élisabeth de Brunswick-Wolfenbüttel

Caroline Amalie ou Caroline Amélie Élisabeth de Brunswick-Wolfenbüttel naît en 1768, fille de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et d'Augusta Charlotte de Hanovre.



Renvoie des jésuites à Parme

À l'instar des autres monarchies catholiques, le Portugal, la France et l'Espagne, Ferdinand Ier de Parme renvoie les jésuites.

Particulièrement pieux, Ferdinand Ier de Parme recule l'échéance jusqu'en 1768.


Ferdinand Ier des Deux-Siciles et Marie-Caroline d'Autriche avec leurs enfants – par Angelica Kauffmann - 1783

Mariage de Ferdinand Ier des Deux-Siciles avec Marie-Caroline d'Autriche

Ferdinand Ier des Deux-Siciles épouse le 12 mai 1768 Marie-Caroline d'Autriche. Leurs enfants sont :

Mariée pour des raisons purement politiques et diplomatiques, Marie-Caroline d'Autriche ne sera pas heureuse auprès de son époux. Possédant une forte personnalité, elle le dominera.

C'est elle qui gouvernera en réalité.

Le destin tragique de Marie-Antoinette d'Autriche, sa sœur cadette, en fait une adversaire acharnée de la Révolution.

Poursuivant la politique de sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg, elle cherche à renforcer les liens tissés par cette dernière entre les Maison de Habsbourg-Lorraine et de Bourbon.

Pour ce faire, elle marie fort avantageusement ses enfants, accaparant les trônes d'Europe.



Naissance de Ferdinand III de Toscane

Ferdinand Joseph Jean-Baptiste ou Ferdinand III de Toscane naît à Florence le 6 mai 1769, fils de Léopold II d'Autriche et de Marie-Louise de Bourbon.


Marie-Amélie d'Autriche

Mariage de Ferdinand Ier de Parme avec Marie-Amélie d'Autriche

La France et l'Espagne mettent tout en œuvre pour organiser le mariage de Ferdinand Ier de Parme.

Guillaume du Tillot, Premier ministre toujours en exercice, préfère Marie Béatrix Éléonore de Modène, fille d'Hercule III d'Este duc de Modène. À la mort de celui-ci, les deux duchés auraient été réunis entre les mains de Ferdinand.

Étienne-François de Choiseul propose Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans particulièrement riche, mais l'Espagne repousse cette proposition.

Pour sa part, l'empereur Joseph II d'Autriche calcule que si le duché reste sans héritier, il pourrait faire retour aux possessions autrichiennes.

La France et l'Espagne tergiversant, la cour de Vienne fait converger les avis de tous en proposant l'archiduchesse Marie-Amélie d'Autriche.

Le 21 juin 1769, Ferdinand Ier de Parme demande officiellement la main de Marie-Amélie d'Autriche.

Une fois obtenue la dispense papale nécessaire en raison de leur proche parenté, le mariage est célébré à Vienne par procuration le 27 juin 1769.

Marie-Amélie d'Autriche quitte l'Autriche le 1er juillet 1769.

Elle arrive à Mantoue le 16 juillet 1769, accompagnée de son frère Joseph II d'Autriche.

Ferdinand Ier de Parme va à leur encontre accompagné du Duc Sforza-Cesarini et du Duc Grillo.

Au cours d'une cérémonie, l'évêque confirme le mariage le 19 juillet 1769 dans le Palazzo Ducale de Colorno.

Leurs enfants sont :

S'ensuivent fêtes et spectacles.

Le couple ducal rejoint Parme le 24 juillet 1769 au matin.



Renvoi de Guillaume Du Tillot

José Augustin de Llano Premier Ministre du duché de Parme

À son arrivée, Marie-Amélie d'Autriche veut substituer l'influence autrichienne à celles de la France et de l'Espagne.

Elle s'oppose ouvertement à Guillaume Du Tillot et obtient de Ferdinand Ier de Parme, son mari, son renvoi malgré l'opposition de la France et de l'Espagne et même de l'Autriche.

Les deux premières puissances envoient l'Espagnol José Augustin de Llano en qualité de ministre, avec des ordres très sévères pour assainir les caisses du duché, continuellement vides en raison de la vie désordonnée du couple ducal.



Projet de mariage de Louis Philippe Joseph d'Orléans avec Cunégonde de Saxe

Louis-Philippe Ier d'Orléans, père de Louis Philippe Joseph d'Orléans, envisage de le marier à Cunégonde de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe.

Marie-Josèphe de Saxe, épouse de Louis-Ferdinand de France, considère que Louis Philippe Joseph d'Orléans est de trop petite naissance pour prétendre épouser sa sœur Cunégonde. Elle insiste auprès de Louis XV pour qu'il s'oppose à ce projet.



Naissance de Caroline de Bourbon-Parme

Carolina ou Caroline de Bourbon-Parme naît le 22 novembre 1770, fils fille de Ferdinand Ier de Parme et de Marie-Amélie d'Autriche.


Marie Béatrix Éléonore de Modène - atelier d'Anton von Maron - Château de Versailles

Mariage de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine avec Marie Béatrix Éléonore de Modène

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine épouse en 1771 Marie Béatrix Éléonore de Modène. Leurs enfants sont :

Ils donnent naissance à la branche de Modène (ou d'Este) de la maison impériale.

Dès ce mariage, la tutelle de François III de Modène s'achève sur Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine.



Naissance de Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles

Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles naît en 1772, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Naissance de Louis-Ferdinand de Prusse

Louis-Ferdinand de Prusse naît au château de Friedrichsfelde le 18 novembre 1772, fils d'Auguste Ferdinand de Prusse et de Louise de Brandebourg-Schwedt.



Naissance de Marie-Thérèse d'Autriche-Este

Marie-Thérèse d'Autriche-Este naît en 1773, fille de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et de Marie Béatrix Éléonore de Modène.



Naissance de Clément-Wenceslas de Metternich

Clément-Wenceslas-Népomucène-Lothaire ou Clément-Wenceslas de Metternich (en allemand : Klemens Wenzel Nepomuk Lothar Fürst von Metternich-Winneburg zu Beilstein) naît à Coblence dans l'électorat de Trèves le 15 mai 1773, fils de Franz Georg Karl von Metternich et de Marie-Béatrice de Kageneck.

Il est issu de la Maison de Metternich qui fait partie de la haute noblesse rhénane.

Il est le filleul et porte le prénom de Clément Wenceslas de Saxe, archevêque-électeur.

Clément Wenceslas de Saxe est oncle de Louis XVI de France, de Charles IV d'Espagne et de Ferdinand IV de Naples.



Naissance de Louise-Marie de Bourbon-Siciles

Louise-Marie de Bourbon-Siciles naîte le 27 juillet 1773, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Naissance de Louis de Bourbon-Parme

Ludovico ou Louis de Bourbon-Parme naît le 5 août 1773, fils de Ferdinand Ier de Parme et de Marie-Amélie d'Autriche.

La France, l'Autriche et l'Espagne se réconcilient avec Parme à l'occasion de cette naissance.

L'influence de ces puissances tutélaires est amoindrie.


Marie-Thérèse de Sardaigne - par Jean-Baptiste-André Gautier d'Agoty - 1775

Mariage de Charles X de France avec Marie-Thérèse de Sardaigne

Marie-Thérèse de Sardaigne arrive au château de Fontainebleau le 14 novembre 1773.

Charles X de France épouse au château de Versailles le 16 novembre 1773 Marie-Thérèse de Sardaigne. Leurs enfants sont :

Ils sont les derniers Bourbon en ligne directe.

Les noces ne semblent convenir à aucun des deux intéressés. Charles devait épouser sa cousine Mademoiselle de Condé. Marie-Thérèse reste muette et lasse durant toutes les fêtes. Elle ne sera pas aimée à la Cour.



Mariage de Frédéric de Danemark avec Sophie Frédérique de Mecklembourg-Schwerin

Frédéric de Danemark épouse en 1774 Sophie Frédérica ou Sophie Frédérique de Mecklembourg-Schwerin (1758-1794), fille de Louis de Mecklembourg-Schwerin (1725-1778). Leurs enfants sont :



Retour de Étienne-François de Choiseul à Paris

À l'avènement de Louis XVI, Étienne-François de Choiseul espère son rappel. Il est expérimenté et populaire et a été l'homme de l'alliance avec l'Autriche.

Marie-Antoinette d'Autriche apprécie Étienne-François de Choiseul et souhaite son retour.

Mais Louis XVI ne lui pardonne pas de s'être vivement opposé à son père, Louis-Ferdinand de France, à propos de l'expulsion des Jésuites en 1764.

Le Roi ne rappelle pas Étienne-François de Choiseul mais, cédant aux instances de la Reine, il met fin à son exil et lui permet de revenir à Paris.

Étienne-François de Choiseul reparaît à la Cour le 12 juin 1774.

À cette date, Maurepas domine le Conseil et Charles Gravier occupe le poste de secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Louis XVI lui réserve un accueil maussade, se bornant à lui dire : Monsieur de Choiseul, vous avez perdu une partie de vos cheveux.

Étienne-François de Choiseul comprend qu'il n'y a rien à espérer et repart dès le lendemain pour Chanteloup.



Mariage de Charles-Emmanuel IV de Savoie avec Clotilde de France

Clotilde de France est d'abord promise à Antoine Ier de Saxe.

Charles-Emmanuel IV de Savoie épouse à Chambéry le 6 septembre 1775 Clotilde de France, fille de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Ils n'auront pas d'enfants.

Ils sont très liés, unis par une piété solide et une foi sincère.

Le Château des Ducs de Savoie à Chambéry est prolongé vers le Pavillon et un escalier monumental est édifié par l'architecte Piacenza.



Naissance de Ferdinand Baptista von Schill

Ferdinand Baptista von Schill naît à Wilmsdorf (aujourd'hui ortsteil de Bannewitz) en Saxe le 6 janvier 1776.

Il est issu d'une famille noble mais peu fortunée.


Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et Marie Béatrix Éléonore de Modène et leur famille vers 1776

Naissance de Marie-Léopoldine de Modène

Marie-Léopoldine de Modène naît à Milan le 10 décembre 1776, fille de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et de Marie Béatrix Éléonore de Modène.



Naissance de François Ier des Deux-Siciles

François Ier des Deux-Siciles naît en 1777, fils de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.

Il est prénommé François en l'honneur de François III Étienne de Lorraine, son grand-père maternel.



Mariage de François de Saxe-Cobourg-Saalfeld avec Auguste Caroline Sophie Reuss d'Ebersdorf

François de Saxe-Cobourg-Saalfeld est veuf de Sophie de Saxe-Hildburghausen.

François de Saxe-Cobourg-Saalfeld épouse le 13 juin 1777 Auguste Caroline Sophie Reuss d'Ebersdorf, fille d'Henri XXIV de Reuss. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles Ferdinand d'Artois

Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry

Charles Ferdinand d'Artois naît Versailles le 24 janvier 1778, fils de Charles X de France et de Marie-Thérèse de Sardaigne.

Charles Ferdinand d'Artois est fait Duc de Berry à sa naissance.



Naissance de Marie-Christine-Thérèse de Bourbon-Siciles

Marie-Christine-Thérèse de Bourbon-Siciles naît en 1779, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Naissance de François IV de Modène

François IV de Modène ou de Habsbourg-Lorraine naît à Milan le 6 octobre 1779, fils de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et de Marie Béatrix Éléonore de Modène.


Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel

Mort de Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel Duc Brunswick

Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel meurt en 1780.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel, son fils, devient Duc Brunswick sous le nom de Charles II.

Il devient rapidement un modèle de souverain. Il est peut être le meilleur représentant des despotes éclairés du XVIIIe siècle : sage, rationnel, prudent et aimable.

Sa prudence habituelle, si elle l'a incité dans certains cas à laisser certaines réformes incomplètes, le sauve souvent des échecs qui jalonnent les efforts de tant de princes libéraux de cette époque.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel ambitionne d'éviter à son duché de passer sous contrôle étranger.



Mort de Marie-Thérèse de Habsbourg

Joseph II d'Autriche Roi de Hongrie

Marie-Thérèse de Habsbourg meurt à Vienne le 29 novembre 1780.

Durant son règne, elle entreprit diverses réformes centralisatrices, notamment grâce à l'aide de son chancelier, Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg.

Elle fut aussi une adepte du mercantilisme.

Joseph II d'Autriche hérite des possessions héréditaires des Habsbourg.

Joseph II d'Autriche succède à sa mère comme roi de Hongrie, titre qu'elle a conservé.

Empereur élu du Saint-Empire, Joseph II d'Autriche est à titre héréditaire le souverain des États qui composent les Pays-Bas belgiques :

Despote éclairé, Joseph II d'Autriche tente de leur imposer de nombreuses réformes centralisatrices et laïques, mais sans passer par la procédure habituelle : la consultation des États provinciaux.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et Marie Béatrix Éléonore de Modène s'installent au palais royal de Milan où naissent leurs enfants.



Naissance de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles naît à Caserte le 26 avril 1782, fils de Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751-1825) et de Marie-Caroline d'Autriche.



Naissance de Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles

Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles naît en 1783 ou 1784, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Naissance de Ferdinand VII d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne naît le 14 octobre 1784, fils de Charles IV d'Espagne et de Marie-Louise de Bourbon-Parme.



Naissance de Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld

Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld naît en 1785, fils de François de Saxe-Cobourg-Saalfeld et d'Auguste Caroline Sophie Reuss d'Ebersdorf.



Mariage de Jean VI de Portugal avec Charlotte Joachime d'Espagne

Jean VI de Portugal épouse en 1785 Charlotte Joachime d'Espagne (1775-1830), fille de Charles IV d'Espagne et de Marie Louise de Bourbon-Parme. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie-Louise Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este

Marie-Louise Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este dite Marie-Ludovika naît à Monza le 14 décembre 1787, fille de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et de Marie Béatrix Éléonore de Modène.



Liaison de Louis-Ferdinand de Prusse avec Eberhardine Charlotte Justine von Schieben

Louis-Ferdinand de Prusse a une liaison avec Eberhardine Charlotte Justine von Schieben. Leur enfant est :



Mariage de Victor-Emmanuel Ier de Savoie avec Marie-Thérèse d'Autriche-Este

Victor-Emmanuel Ier de Savoie épouse le 25 avril 1789 Marie-Thérèse d'Autriche-Este, fille de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et de Marie Béatrix Éléonore de Modène. Leurs enfants sont :



Charles X de France Émigré

Charles X de France, Marie-Thérèse de Sardaigne, Charles Ferdinand d'Artois et toute la famille partent parmi les premiers le 16 juillet 1789 en émigration à Graz.

En 1789, Clotilde de France a la joie de revoir Charles X de France, son frère.

Il parcourt les diverses cours de l'Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.

Charles X de France se trouve à Turin, chez son beau-père et son beau-frère, de septembre 1789 à juillet 1791.

Il porte alors le titre de marquis de Maisons.

Charles X de France séjourne également à Bruxelles.



Abrogation de la loi salique ratifiée par les Cortes

Ferdinand VII d'Espagne Prince des Asturies

L'abrogation de la loi salique est ratifiée par les Cortes de 1789 mais ne sera pas promulguée.

Ferdinand VII d'Espagne est reconnu comme prince des Asturies par les Cortes contrôlées par le José Moñino y Redondo lors d'une cérémonie célébrée au monastère San Jeronimo el Real de Madrid le 13 septembre 1789.

Lorsque les nouvelles de France parviennent en Espagne, la nervosité de la couronne s'accroit et Charles IV d'Espagne renvoie les Cortes.

L'isolement semble être le meilleur moyen d'éviter les propagations des idées révolutionnaires à l'Espagne.

José Moñino y Redondo, face à la gravité des faits, suspend les Pactes de famille, établit des contrôles à la frontière pour empêcher l'expansion révolutionnaire et exerce une forte pression diplomatique en appui à Louis XVI.

Il met fin aux projets réformistes du règne précédent et les remplace par le conservatisme et la répression, essentiellement aux mains de l'Inquisition :



Ferdinand Baptista von Schill Dragon de l'armée prussienne

Ferdinand Baptista von Schill s'engage en 1790 dans un régiment de dragons de l'armée prussienne, au sein duquel il parvient progressivement au grade de lieutenant.



Naissance de Léopold-Michel de Bourbon-Siciles

Léopold Jean Joseph Michel ou Léopold-Michel de Bourbon-Siciles naît en 1790, fils de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Mariage de Jean Raymond de Salignac-Fénelon avec Christine d'Incourt d'Hangard

Jean Raymond de Salignac-Fénelon est veuf de Marie-Anne de Rocquard.

Jean Raymond de Salignac-Fénelon épouse à Saint Jacques du Haut Pas à Paris le 15 juin 1790 Marie Marthe Christine d'Incourt d'Hangard (1755 à Amiens-27 janvier 1837 à Saint-Germain-en-Laye), fille de Pierre François d'Incourt (mort en 1760) et de Marie Jeanne Boistel d'Welles (morte en 1783). Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric VI de Danemark avec Marie Sophie de Hesse-Cassel

Frédéric VI de Danemark épouse en 1790 Marie Sophie de Hesse-Cassel (1767-1852), fille de Charles de Hesse-Cassel. Leurs enfants sont :


Léopold II d'Autriche Ferdinand III de Toscane

Mort de Joseph II d'Autriche

Léopold II d'Autriche Empereur germanique

Léopold II d'Autriche Roi de Hongrie

Léopold II d'Autriche Roi de Bohême

Léopold II d'Autriche Grand-Duc d'Autriche

Ferdinand III de Toscane Grand-duc de Toscane

Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg maintenu Chancelier de cour et d'État des Habsbourg

Joseph II d'Autriche meurt à Vienne le 20 février 1790, dans la tristesse, sans postérité, totalement incompris.

Léopold II d'Autriche est élu empereur le 30 septembre 1790.

Il est couronné empereur des Romains à Francfort-sur-le-Main le 9 octobre 1790

Mozart compose le Concerto du Couronnement : concerto pour piano no 26 en ré majeur K. 537.

Léopold II d'Autriche est couronné Roi de Hongrie à Bratislava le 15 novembre 1790.

Léopold II d'Autriche devient Roi de Bohême

Léopold II d'Autriche devient Grand-Duc d'Autriche sous le nom de Léopold XII.

Ferdinand III de Toscane succède à Léopold II d'Autriche, son père, et devient Grand-duc de Toscane en 1790.

Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg est maintenu à son poste de chancelier de cour et d'État des Habsbourg par Léopold II.



Mariage de Ferdinand III de Toscane avec Louise-Marie de Bourbon-Siciles

Ferdinand III de Toscane épouse à Naples le 15 août 1790 Louise-Marie de Bourbon-Siciles, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche. Leurs enfants sont :



Mariage de François Ier d'Autriche avec Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles

François Ier d'Autriche est veuf d'Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg.

François Ier d'Autriche épouse en 1790 Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles (1772-1807) fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis de Hesse-Philippsthal avec Marie Franziska Berghe de Trips

Louis de Hesse-Philippsthal épouse à Susteren le 21 janvier 1791 Marie Franziska Berghe de Trips (1771-1805). Leurs enfants sont :

Ses parents ne ont pas au courant de ce mariage et ne le reconnaissent.

Louis de Hesse-Philippsthal doit démissionner de l'armée hollandaise, les officiers n'étant pas autorisés à épouser des catholiques.

Marie Franziska Berghe de Trips a des relations, et réussit à obtenir à Louis de Hesse-Philippsthal une position dans l'armée du royaume de Naples.



Émigration de Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie

En 1791, Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie émigre auprès de Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, qu'il a combattu 30 ans auparavant.


Maximilien de Saxe

Mariage de Maximilien de Saxe avec Caroline de Bourbon-Parme

Maximilien de Saxe épouse le 9 mai 1792 Caroline de Bourbon-Parme, fille de Ferdinand Ier de Parme et de Marie-Amélie d'Autriche. Leurs enfants sont :


Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé Commandant de l'Armée Royale Française

En 1792, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé part aux Pays-Bas pour lever sa propre armée.

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé prend la tête de l'Armée Royale Française qui s'engage dans la tentative d'invasion avortée de la France aux côtés des armées alliées Autrichienne et Prussienne réunies sous le commandement du Duc Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick.

De 1792 à 1797, Charles Ferdinand d'Artois sert dans l'armée de Condé.

François VII de Beauharnais émigre et sert comme major général dans l'armée de Condé.

Après cet échec, Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé s'installe à Ettenheim, dans le margraviat de Bade, en compagnie de la princesse Charlotte de Rohan-Rochefort.



Mort de Ferdinand de Brunswick-Lunebourg

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg meurt le 3 juillet 1792.



Manifeste de Brunswick

Le manifeste de Brunswick est une proclamation en date du 25 juillet 1792, attribuée à Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel, chef de l'armée prussienne, et adressée au peuple de Paris.

Il est destiné à intimider Paris et promet que si la famille royale française est épargnée, les civils français ne seront pas atteints. Il ne sert au contraire qu'à radicaliser un peu plus la Révolution française.

Ce texte émane en réalité des milieux émigrés, fruit de la correspondance avec la famille royale, et est rédigé par Jacques Mallet du Pan, Geoffroy de Limon et Pellenc, ancien secrétaire de Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau.

Inspiré par Axel de Fersen, et très dur à l'égard des révolutionnaires. On ne sait si le duc de Brunswick a réellement signé le manifeste.

Proclamé à Coblence, le manifeste est publié le 3 août 1792 dans le Moniteur.



Invasion de la France

Bataille de Fontoy

Prise de Longwy

Prise de Verdun

Prise de Stenay

Le 12 août 1792, au lever du soleil les troupes légères prussiennes pénètrent sur le territoire français.

Le 15 août 1792, l'armée prussienne vient camper entre Sierck et Luxembourg, et le général François-Sébastien de Croix, à la tête des Autrichiens, coupe la communication entre Longwy et Montmédy.

Les forces anti ou contre-révolutionnaires envahissent la France le 18 août 1792.

Une armée de 150 000 hommes formée de troupes :

sous le commandement de Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick, représentant de Frédéric Guillaume II de Prusse, s'avance contre la France, sur toute la ligne de ses frontières, entre Dunkerque et la Suisse.

S'y sont joints 20 000 émigrés.

Victor-François de Broglie commande l'armée contre-révolutionnaire de Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1792 qui opère en Champagne.

Louis Auguste Victor de Ghaisne participe à cette campagne.

Le 17 août 1792, Nicolas de Luckner est attaqué par 22 000 Autrichiens qu'il écrase du feu de ses batteries.

Le 19 août 1792, Nicolas de Luckner résiste courageusement à une attaque de 22 000 Autrichiens à Fontoy.

Il est néanmoins rappelé et relégué dans un commandement secondaire.

De plus, Nicolas de Luckner est appelé à la barre de la Convention pour y rendre compte de sa conduite.

Il proteste de son dévouement à la France et n'en reçoit pas moins l'ordre de ne point s'éloigner de Paris.

Le 20 août 1792, les forces prussiennes battent les troupes françaises à Verdun.

Le 23 août 1792, après un bombardement de 3 jours, Longwy se rend aux alliés qui marchent alors lentement vers la Place de Verdun indéfendable.

Le colonel Beaurepaire, commandant de la place de Verdun, indigné de la lâcheté du conseil de guerre qui veut capituler, prend un pistolet et se suicide.

Le 2 septembre 1792, Verdun, place forte réputée imprenable, capitule. La route de Paris est alors ouverte.

Le jeune Marceau, qui veut comme Beaurepaire s'ensevelir sous les ruines de la place, finit par se rendre le 3 septembre 1792.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick prend possession de Verdun au nom du roi de France.

L'armée d'invasion réunie à Verdun est forte de 80 000 hommes.

Dès 4 septembre 1792, Frédéric Guillaume II de Prusse donne ordre à cette armée d'avancer à travers les plaines de la Champagne et de marcher droit sur Paris.

Il s'arrête cependant à quelques lieues de Châlons-sur-Marne, arrivé au terme de son voyage qui devait être une suite de fêtes et de triomphes.

François-Sébastien de Croix entre en Champagne et s'empare de Stenay

Les troupes françaises n'ont subi que des revers depuis la déclaration de guerre. Les commandants en chef des armées françaises deviennent suspects.

Aussi, avant qu'une action sérieuse puisse être entreprise, les trois armées :

sont réparties entre les généraux Charles François du Perrier du Mouriez et François Étienne Christophe Kellermann.


Bataille de Valmy Carte de la bataille de Valmy Charles François du Perrier du Mouriez

Bataille de Valmy

Abolition de la royauté en France

Charles François du Perrier du Mouriez entraîne ses nouvelles troupes à Valenciennes avec des engagements fréquents mais réduits dans le dessein d'envahir la Belgique.

Il comprend que les Prussiens vont vers Paris et se porte dans l'Argonne par une marche rapide et osée presque sous les yeux de l'avant-garde prussienne.

Charles François du Perrier du Mouriez barre la route de Paris, enjoignant à François Étienne Christophe Kellermann de l'assister depuis Metz.

L'objectif de Charles François du Perrier du Mouriez, qui s'en vante, est de faire des clairières de l'Argonne par lesquelles les colonnes étrangères doivent traverser la forêt, un nouveau Thermopyles pour la France.

François Étienne Christophe Kellermann se rapproche lentement et, avant qu'il n'arrive, la partie nord de la ligne de défense de Charles François du Perrier du Mouriez est enfoncée.

Charles François du Perrier du Mouriez fait une remarquable manœuvre de nuit qui regroupe ses troupes en changeant le front pour faire face au nord, avec son aile droite dans l'Argonne et sa gauche s'allongeant vers Châlons-sur-Marne.

C'est sur cette position que François Étienne Christophe Kellermann fait sa jonction à Sainte-Menehould le 19 septembre 1792.

Charles François du Perrier du Mouriez campe à une lieue en avant de Sainte-Menehould, sur un plateau peu élevé au-dessus des prairies à droite du chemin qui conduit à Châlons.

Cette position s'appuie sur la droite à l'Aisne qui descend de Sainte-Menehould, des prairies marécageuses et un étang en couvrent la gauche. Une vallée étroite sépare le camp des hauteurs de l'Iron et de la Lune où campent les Prussiens. Entre ces deux élévations se trouve un bassin de prairies d'où sortent quelques tertres dont le plus élevé est celui qui se trouve couronné par le moulin de Valmy. Deux petites rivières séparent cet espace qui tombent dans l'Aisne au-dessus et au-dessous de Sainte-Menehould. L'Auve est au sud et la Bionne est au nord.

Le quartier général est placé à Sainte-Menehould à une égale distance du corps d'armée et de l'avant-garde commandée par Arthur Dillon, sur la rive droite de l'Auve.

Joseph de Miaczynski commande une brigade de la division d'Arthur Dillon.

Un bataillon de troupes de ligne se trouve dans le château de Saint-Thomas.

Vienne-le-Château, Moiremont et La Neuville-au-Pont sont occupés par 3 autres bataillons d'infanterie et de la cavalerie.

Le front du camp est couvert de batteries qui couvrent le vallon dans tous ses prolongements.

La gauche du camp se termine sur le chemin de Châlons-sur-Marne, la rive droite de l'Auve est laissée à l'armée de François Étienne Christophe Kellermann.

François Étienne Christophe Kellermann, arrivé le 18 septembre 1792 à Dampierre-le-Château, y reçoit le soir une dépêche de Charles François du Perrier du Mouriez lui indiquant en arrière et sur la gauche une position excellente, formant équerre avec la sienne, ce qui sera déterminant pour couvrir une attaque sur François Étienne Christophe Kellermann en la canonnant par les flancs depuis les positions de Charles François du Perrier du Mouriez.

Le lendemain, François Étienne Christophe Kellermann obéit et fait passer l'Auve à ses troupes.

Mais à peine est-il rendu sur l'emplacement désigné par Charles François du Perrier du Mouriez que, frappé par ses inconvénients, il court à Sainte-Menehould pour faire observer au général en chef combien cette position est dangereuse :

François Étienne Christophe Kellermann prévient Charles François du Perrier du Mouriez qu'il est décidé à repasser l'Auve le lendemain 20 septembre 1792, à la pointe du jour, mais il n'a pas le temps de s'exécuter.

L'armée prussienne, instruite de son arrivée et jugeant bien la difficulté de sa position, est déjà en marche pour l'attaquer.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick a en effet passé les défilés du nord et pivoté pour couper Charles François du Perrier du Mouriez de Châlons.

La manœuvre prussienne est presque achevée.

François Étienne Christophe Kellermann, commandant en l'absence momentanée de Charles François du Perrier du Mouriez, fait avancer son aile gauche et prend position sur le plateau adossé au moulin entre Sainte-Menehould et Valmy.

À 3 heures du matin, le 20 septembre 1792, les Prussiens et les Autrichiens sont déjà en mouvement et bientôt l'avant-garde prussienne, commandée par le prince de Hohenlohe-Singelfingen, rencontre celle du général François Étienne Christophe Kellermann, sous les ordres du général Després-Crassier, établie en avant du village de Hans pour éclairer cette partie et couvrir la gauche de l'armée.

L'attaque de l'ennemi fait prendre conscience qu'il s'agit d'une affaire sérieuse et non d'une escarmouche d'avant-postes, les coalisés veulent en finir et écraser d'un seul coup les deux petites armées qui s'opposent à leur marche.

L'avant-garde prussienne se porte directement sur Hans, entre la Bionne et la Tourbe, tandis que le gros de l'armée remonte la rivière à Somme-Tourbe suivi des Autrichiens du général Clairfayt.

À la première nouvelle de l'attaque de son avant-garde, François Étienne Christophe Kellermann ordonne de plier les tentes, de prendre les armes et de déblayer la route en arrière en faisant filer les équipages par le grand chemin de Sainte-Menehould.

Il n'est plus question de repasser l'Auve, le temps presse.

L'avant-garde, vigoureusement attaquée, se replie déjà sur l'armée.

François Étienne Christophe Kellermann prend aussitôt ses dispositions pour une bataille en règle.

Jusque vers 7 heures, un brouillard épais empêche les deux armées de connaître leurs dispositions respectives.

Lorsqu'il se dissipe un peu, l'artillerie commence à tirer de part et d'autre, et le feu se soutient avec vivacité, sans être vraiment meurtrier pour aucun parti.

Vers 10 heures, François Étienne Christophe Kellermann, placé au centre de la ligne, étudie les manœuvres de l'ennemi lorsque son cheval est tué sous lui d'un coup de canon.

Presque dans le même temps, des obus éclatent au milieu du dépôt de munitions et font sauter deux caissons d'artillerie, blessant beaucoup de monde alentour.

Dans le désordre ainsi causé, les conducteurs s'enfuient avec leurs caissons.

Faute de munitions, le feu diminue d'intensité.

Une partie de l'infanterie opère alors un mouvement de recul et ajoute à la confusion générale.

François Étienne Christophe Kellermann s'y rend en personne, et reprend la première position.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick voyant que le feu de son artillerie n'a pas réussi à ébranler les troupes françaises, veut essayer une attaque de vive force.

Vers 11 heures, le feu de ses batteries redouble.

Il forme 3 colonnes d'attaque soutenues par la cavalerie.

Les 2 colonnes de gauche se dirigent sur le moulin de Valmy, la droite se tenant à distance.

Ces attaques en ordre oblique sont la tactique habituelle des Prussiens.

François Étienne Christophe Kellermann comprend que dans cet état d'esprit, il n'est pas non plus possible de maintenir la discipline tout en restant statique.

Aussi, il ordonne d'avancer.

Il dispose son armée en colonnes par bataillon.

Quand elles sont formées, il les parcourt et leur adresse cette courte harangue :

Camarades, voilà le moment de la victoire; laissons avancer l'ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette.

L'armée, pleine d'enthousiasme et déjà aguerrie par une canonnade de quatre heures, répond aux paroles de son général par des cris multipliés de : Vive la nation ! François Étienne Christophe Kellermann lui-même, et alors que soufflé par l'explosion d'un convoi français il est tombé de cheval, met son chapeau au bout de son sabre et répète : Vive la nation ! en passant devant les troupes sur un cheval trouvé.

En un instant, tous les chapeaux sont sur les baïonnettes et un immense cri s'élève de tous les rangs de l'armée.

Ces mouvements, cet enthousiasme, annonce une armée qui brûle de combattre.

L'ennemi s'étonne, ses colonnes s'arrêtent : " La victoire est à nous ! " crie François Étienne Christophe Kellermann, et l'artillerie, dont le feu redouble, foudroie les têtes de colonnes prussiennes.

Devant tant de détermination, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick donne le signal de la retraite.

Le feu continue jusqu'à 4 heures du soir.

Encore une fois l'ennemi reforme ses colonnes et essaie une nouvelle attaque.

Mais la bonne contenance de l'armée française, son ardeur manifestée par de nouveaux cris, suffit à l'arrêter une seconde fois.

Vers 7 heures du soir, les coalisés regagnent leurs premières positions, laissant aux Français le champ de bataille jonché de morts.

Le lendemain, 21 septembre 1792, François Étienne Christophe Kellermann, dont la position, malgré la retraite de l'ennemi, n'en est pas moins hasardeuse, s'établit sur les hauteurs de Voilemont, son front couvert par l'Auve et sa droite appuyée sur la gauche de Charles François du Perrier du Mouriez.

La bataille est marquée surtout par une intense canonnade (les Français tirent 20 000 coups de canon) au cours de laquelle la nouvelle artillerie française créée par Gribeauval montre sa supériorité.

Les 2 armées ont assisté à la bataille sans vraiment y prendre part.

Le 1er bataillon de la Haute Vienne combat l'ennemi à la côte de Brienne.

Charles François du Perrier du Mouriez a pris toutes ses dispositions pour venir au secours de François Étienne Christophe Kellermann en cas d'échec, ou pour prendre part à l'affaire si elle devenait générale.

François-Sébastien de Croix s'est contenté de montrer 3 têtes de colonnes vers Valmy et Maffrievart pour tenir les Français dans l'incertitude et menacer en même temps la tête du camp de Sainte-Menehould et les derrières de la droite de François Étienne Christophe Kellermann.

Avec ses 100 000 Austro-Prussiens engagés contre seulement 24 000 Français, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick est si sûr de vaincre, qu'il a cru pouvoir se passer de l'assistance efficace de François-Sébastien de Croix et des Autrichiens.

Il n'y a finalement que 300 morts côté français, 184 chez les Prussiens.

Francisco de Miranda, général dans l'armée de Dumouriez, participe à la bataille de Valmy.

Goethe assiste à la bataille aux côtés du duc de Saxe-Weimar.

Le 21 septembre 1792, la nouvelle parvient à Paris.

Lors de sa première séance, la Convention nationale est assurée de la sauvegarde du pays et est sûre de sa force.

Elle décrète que la royauté est abolie en France et que l'An I de la République française part de ce jour.

Louis XVI est donc détrôné.

François Étienne Christophe Kellermann passe pour le sauveur de la patrie.

80 000 ennemis, qui avaient marché comme en triomphe, reculent alors et l'armée française inexpérimentée, devant des soldats aguerris et disciplinés, s'aperçoit que le courage et le patriotisme peuvent la rendre redoutable.

La bataille de Valmy est donc à l'origine du mythe du citoyen en arme qui fonde la conscription (ou service militaire).

Les conséquences de cette bataille est l'évacuation du territoire français par l'armée coalisée le 22 octobre 1792.



François-Bernard de Chauvelin ministre plénipotentiaire à Florence

Le Gouvernement britannique signifie à François-Bernard de Chauvelin l'ordre de sortir de l'Angleterre avant le 1er février 1793.

François-Bernard de Chauvelin revient en France et est envoyé à Florence, comme ministre plénipotentiaire.

N'ayant pu obtenir de Ferdinand III de Toscane la reconnaissance de la République, François-Bernard de Chauvelin renonce à ses fonctions.

De retour en France, François-Bernard de Chauvelin est poursuivi pour trahison et emprisonné.


Louis Ferdinand de Prusse - par Jean-Laurent Mosnier - 1799 Siège de Mayence

Siège de Mayence

L'état-major français prend pratiquement le pouvoir à Mayence le 2 avril 1793.

La ville est encerclée le 14 avril 1793 par 32 000 soldats de la Première coalition, surtout des Prussiens.

Louis-Ferdinand de Prusse prend part à ce siège où il est blessé.

Claude François Ferey se trouve dans Mayence.

Claude François Ferey est blessé pendant ce siège d'un coup de feu au genou gauche.

23 000 Français défendent la ville, ce qui suffit pour tenir les fortifications, même lorsque les assiégeants reçoivent 11 000 Autrichiens en renfort.

Jean-Baptiste Kléber s'illustre dans la défense de Mayence.

D'abord les Prussiens tentent sans succès une série de manœuvres visant à s'emparer des forts.

Dans la nuit du 17 juin 1793, ils entreprennent le bombardement de la ville.

Ce siège est raconté en détail par le jeune Johann Wolfgang von Goethe dans son livre Die Belagerung von Mainz.

En ville, le siège et le bombardement suscitent une tension croissante entre les citadins, la municipalité et l'état-major français.

Le 13 juillet 1793 la loi martiale est instituée, irritant davantage la population restante.

Les renforts ne parviennent pas. L'état-major doit se résigner le 17 juillet 1793 à des pourparlers avec l'assiégeant.

L'état-major français capitule le 23 juillet 1793, obtenant que les 18 000 soldats défendant encore la ville puissent repartir libres.

En contrepartie, l'état-major français promet de ne plus s'attaquer aux armées des puissances coalisées pendant un an.

La forteresse Mayence devient ainsi un avant-poste prussien.

Le bombardement a défiguré Mayence :

Le siège marquent le déclin de l'aristocratique Mayence : la ville perd son statut de siège de l'archevêché, de l'électorat de Mayence et par là-même son meilleur atout.

L'armée défaite, menée par Jean-Baptiste Kléber arrive à Nantes le 6 septembre 1793.



Naissance de Ferdinand Ier d'Autriche

Ferdinand Ier Charles Léopold Joseph François Marcellin ou Ferdinand Ier d'Autriche dit le Débonnaire naît à Vienne le 19 avril 1793, fils de François Ier d'Autriche et de Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles.

Il est surnommé :


Frédéric-Guillaume III de Prusse et Louise de Mecklembourg-Strelitz - 1799

Mariage de Frédéric-Guillaume III de Prusse avec Louise de Mecklembourg-Strelitz

Frédéric-Guillaume III de Prusse épouse en 1793 Louise de Mecklembourg-Strelitz, fille de Charles II de Mecklembourg-Strelitz et de Friederike de Hesse-Darmstadt. Leurs enfants sont :



Bataille de Kaiserslautern

Ayant échoué dans la prise du fort de Bitche, Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel décide de se retirer dans les Vosges. Les conditions météo sont épouvantables, il neige, la boue rend les chemins impraticables.

Lazare Louis Lazare Hoche, se lance à la poursuite des Prussiens. Il débute et ne connait ni son armée, ni le pays et perd beaucoup de temps à chercher son ennemi.

Lazare Louis Lazare Hoche divise alors son armée pour tenter de le repérer.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel met sagement ce temps à profit pour choisir soigneusement le lieu de la bataille. Kaiserslautern est protégée par les rives marécageuses de la Lauter.

Le 28 novembre 1793, l'armée française s'avance sur 3 colonnes :

Les chemins sont trop mauvais et Louis Lazare Hoche perd beaucoup de temps.

Alexandre Camille Taponnier entre le premier au contact de l'ennemi et remporte aussitôt quelques succès.

Jean-Jacques Ambert a beaucoup de mal à traverser la Lauter et se trouve, avec seulement 6 000 hommes face au corps de Friedrich Adolf von Kalckreuth bien supérieur en nombre. Menacé d'encerclement, Jean-Jacques Ambert doit se replier et rejoindre les forces de Louis Lazare Hoche, qui vient à son secours.

Le 29 novembre 1793, l'armée française franchit la rivière.

L'avant-garde de Dubois et Molitor est sévèrement accrochée devant le plateau d'Erlenbach. Jean-Jacques Ambert doit se porter à leur secours en contournant le plateau. Seule une forte batterie installée sur les hauteurs voisine en vient à bout.

Louis Lazare Hoche reforme alors ses troupes sur le mont Otterberg.

Attaquée par plusieurs escadrons français, l'aile gauche prussienne, qui semble pourtant isolée, résiste.

La brigade Simon se perd en attaquant l'aile droite ennemie et ne rejoint la division Paillard qu'à la tombée du jour.

Il est trop tard pour entreprendre une nouvelle attaque, et Jean-Jacques Ambert reçoit ordre de marcher toute la nuit pour rejoindre Louis Lazare Hoche.

De son côté, Alexandre Camille Taponnier attaque Kaiserslautern, mais seul et devant une forte résistance, il est repoussé dans les bois.

Lui aussi passe la nuit sur le qui-vive.

Au matin du 30 novembre 1793, la canonnade fait rage des deux côtés.

Louis Lazare Hoche lance de nouvelles attaques.

Sur la gauche, à la tête de 4 bataillons, Molitor manque de prendre le Buchberg, mais il est repoussé.

À droite la division Huet à du mal à se maintenir.

Au centre, les cavaleries des deux camps chargent tour à tour, à l'envi, sans ordre et sans but précis : toutes ces attaques sont bien désordonnées.

Voyant ses flancs bien appuyés, Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel fait marcher ses lignes pour reprendre le Otterberg et Louis Lazare Hoche ordonne finalement d'abandonner le combat.

Épuisée, l'armée de Moselle se replie, après avoir perdu 3 000 hommes.

Avec 5 bataillons, Jean-Jacques Ambert est chargé de protéger la retraite, mais Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel renonce à la poursuite.



Bataille de Wœrth-Frœschwiller

Forts de leurs premiers succès, les Prussiens commandés par Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et les Autrichiens par Dagobert Sigmund von Wurmser envahissent l'Alsace.

Louis Lazare Hoche réorganise son armée et lance une contre-offensive victorieuse.

Le 22 décembre 1793, Louis Lazare Hoche attaque les Autrichiens du général Hotze à Wœrth et à Frœschwiller.

Devant les hésitations de ses soldats, Louis Lazare Hoche leur lance cette formule devenue célèbre : Allons soldats, à cent livres pièces le canon autrichien.

Les volontaires et vétérans français s'élancent alors à la baïonnette et s'emparent des redoutes tenues par les soldats autrichiens.

Le corps de Hotze est mis en déroute.

Du 22 décembre au 25 décembre 1793, les lieutenants de Louis Lazare Hoche passent à leur tour à l'offensive, chassant les Prussiens de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel de positions en positions.



Bataille du Geisberg

La bataille de Wissembourg se déroule du 26 au 29 décembre 1793 et oppose une armée française sous le commandement de Louis Lazare Hoche aux armées coalisées.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et Dagobert Sigmund von Wurmser regroupent alors leurs forces près du Geisberg, non loin de Weissembourg.

Louis Lazare Hoche est nommé à la tête des deux armées de la Moselle et du Rhin.

Le 26 décembre 1793, Louis Lazare Hoche lance une offensive générale contre les positions ennemies.

Louis Lazare Hoche prend lui-même la tête des attaques qui sont menées contre les troupes autrichiennes de Dagobert Sigmund von Wurmser.

Malgré les violentes charges de la cavalerie autrichienne, les soldats français résistent puis enfoncent les lignes d'infanterie autrichiennes.

Dans le même temps, Championnet et Nicolas Jean-de-Dieu Soult réussissent à repousser les Prussiens de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel.

Afin de protéger sa retraite, le général prussien tente une dernière attaque contre Louis Lazare Hoche.

Les Français la repoussent assez vite.

Battus de manière décisive, les Autrichiens et les Prussiens évacuent définitivement l'Alsace.



Profanation du tombeau de Louis-Ferdinand de France

Le tombeau de Louis-Ferdinand de France, dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens, est profané en mars 1794 par les révolutionnaires, qui jettent sa dépouille dans une fosse commune de la ville.



Un pacte secret de Parme avec l'Autriche

Les changements apportés par la Révolution française et l'exécution de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche, dont Marie-Amélie d'Autriche était très proche font de Ferdinand Ier de Parme et de Marie-Amélie d'Autriche des ennemis irréductibles des révolutionnaires.

Si le danger de guerre contraint Ferdinand Ier de Parme à se déclarer neutre, dans le même temps, il signe un pacte secret avec l'Autriche, le 13 mai 1794.



Mariage d'Ernest Constantine de Hesse-Philippsthal avec Christiane de Schwarzbourg-Rudolstadt

Ernest Constantine de Hesse-Philippsthal épouse le 10 avril 1796 Christiane de Schwarzbourg-Rudolstadt (1775-1808), fille de Frédéric de Schwarzbourg-Rudolstadt. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis-Ferdinand de Prusse avec Marie-Adélaïde de la Grange

Louis-Ferdinand de Prusse épouse morganatiquement la Comtesse Marie-Adélaïde de la Grange. Leur enfant est :



Invasion des États de Ferdinand III de Toscane

Ferdinand III de Toscane est forcé par les Anglais de prendre parti contre la France.

Il voit en conséquence ses États envahis en 1796 par Napoléon Ier.



Mariage de Guillaume II de Hesse-Cassel avec Augusta de Prusse

Guillaume II de Hesse-Cassel épouse en 1797 Augusta de Prusse (1780-1841), fille de Frédéric-Guillaume II de Prusse et de Frédérique de Hesse-Darmstadt. Leurs enfants sont :



Mariage de François Ier des Deux-Siciles avec Marie-Clémentine d'Autriche

François Ier des Deux-Siciles épouse en 1797 Marie-Clémentine d'Autriche. Leur enfant est :


Marie-Caroline d'Autriche vers 1790

Perte du Royaume de Sicile péninsulaire par Ferdinand Ier des Deux-Siciles

Possédant une forte personnalité, Marie-Caroline d'Autriche domine Ferdinand Ier des Deux-Siciles, son époux. C'est elle qui gouverne en réalité.

Le destin tragique de Marie Antoinette d'Autriche, sa sœur cadette, en fait une adversaire acharnée de la Révolution française.

Le soutien de son favori Joseph Acton et de l'ambassadeur britannique Hamilton permet à Marie-Caroline d'Autriche d'engager les hostilités contre les armées de la France révolutionnaire. Les victoires de la France l'obligent à trouver refuge en Sicile.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles perd son Royaume de Sicile péninsulaire en 1798.



Ferdinand Ier des Deux-Siciles Roi de Sicile péninsulaire

Après un court intermède, ramené par le cardinal Ruffo, Ferdinand Ier des Deux-Siciles est à nouveau Roi de Sicile péninsulaire en 1799.

Il y exerce de cruelles vengeances.



Exil de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine Marie Béatrix Éléonore de Modène

En 1800, chassés par les troupes de Napoléon Ier, Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine et Marie Béatrix Éléonore de Modène doivent se réfugier :

Ils doivent sérieusement restreindre leur train de vie princier.

Marie Béatrix Éléonore de Modène ne pardonnera pas cette humiliation à l'ogre corse.



Traité de Lunéville

Ferdinand Ier de Parme Grand-duc de Toscane

Joseph Bonaparte signe la paix de Lunéville avec l'Autriche en février 1801.

François Ier d'Autriche perd toutes ses possessions sur la rive gauche du Rhin.

Maximilien Ier Joseph de Bavière est grandement récompensé par d'importantes annexions territoriales mais il doit toutefois céder à la France le Palatinat rhénan.

Ferdinand Ier de Parme reçoit le Grand-duché de Toscane.

Ferdinand III de Toscane se retire à Vienne. Il est dédommagé en recevant les terres de l'archidiocèse de Salzbourg et de plusieurs autres princes ecclésiastiques en Allemagne, et il est fait prince-électeur du Saint-Empire.



Naissance de Marie-Thérèse Albertine de Toscane

Marie Thérèse Françoise Josèphe Jeanne Bénédicte de Habsbourg-Toscane ou Marie-Thérèse Albertine de Toscane ou d'Autriche-Toscane naît à Vienne en Autriche le 21 mars 1801, fille de Ferdinand III de Toscane et de de Louise-Marie de Bourbon-Siciles.



Traité d'Aranjuez

Louis de Bourbon-Parme Roi d'Étrurie

Le traité d'Aranjuez reprend le Grand-duché de Toscane à Ferdinand Ier de Parme en avril 1801.

En lieu et place, Napoléon Ier crée de toutes pièces le royaume d'Étrurie, qu'il confie à Louis de Bourbon-Parme, fils de Ferdinand Ier de Parme.

Ferdinand Ier de Parme est alors sous la surveillance de la France en la personne de Moreau de Saint-Méry, qui lui est présenté par le comte Francesco Schizzati le 17 mars 1801.

Louis de Bourbon-Parme renonce à Parme pour devenir Roi d'Étrurie.

Marie-Amélie d'Autriche trouve refuge en Bohême.

Manuel Godoy signe la convention d'Aranjuez.

Cette convention met à la disposition de Napoléon Ier l'escadre espagnole.

Cela entraine de nouveau la guerre de l'Espagne contre la Grande-Bretagne.



Mariage de Ferdinand VII d'Espagne avec Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles

Ferdinand VII d'Espagne épouse en 1802 Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles (1784-1806), sa cousine, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et Marie-Caroline d'Autriche.

Marie-Antoinette fera deux fausses couches et n'aura pas d'enfant.


Marie-Isabelle d'Espagne

Mariage de François Ier des Deux-Siciles avec Marie-Isabelle d'Espagne

François Ier des Deux-Siciles est veuf de Marie-Clémentine d'Autriche.

François Ier des Deux-Siciles épouse le 6 octobre 1802 Marie-Isabelle d'Espagne. Leurs enfants sont :



Mort de Ferdinand Ier de Parme

Prise du duché de Parme par la France

Mourant, Ferdinand Ier de Parme désigne son fils Louis de Bourbon-Parme, alors en Espagne, pour lui succéder au duché de Parme, avec pour régents le comte Schizzati et le marquis Ventura sous la présidence de Marie-Amélie d'Autriche, sa femme.

Ferdinand Ier de Parme meurt à Fontevivo le 9 octobre1802, peut-être par un empoisonnement dont le comte Corrado Marazzini est suspecté.

La régence ne dure que quelques jours, Moreau de Saint-Méry prend possession du duché au nom de la France.


Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine Duc de Modène

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine devient Duc de Modène en 1803 et prince royal de Hongrie.

Il est également nommé par sa mère gouverneur du Milanais.



Liaison de Louis-Ferdinand de Prusse avec Friederike Susanne Henriette Fromme

Louis-Ferdinand de Prusse a une liaison avec Friederike Susanne Henriette Fromme.

Leurs enfants sont :



Mort d'Hercule III de Modène

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine Duc de Modène

Hercule III de Modène meurt à Trévise le 14 octobre 1803.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine succède à son beau-père.



Naissance de Ferdinand de Lesseps

Ferdinand Marie ou Ferdinand de Lesseps naît rue des Réservoirs à Versailles le 19 novembre 1805, fils de Mathieu de Lesseps et de Catherine de Grevignée.

Catherine de Grevignée, espagnole, est tante de la comtesse de Montijo, mère d'Eugénie de Montijo.

Ferdinand de Lesseps est le neveu du diplomate Jean-Baptiste Barthélemy, baron de Lesseps.

Ferdinand de Lesseps passe ses premières années en Italie, où Mathieu de Lesseps, son père, est en poste.

Ferdinand de Lesseps suit ses études au lycée Henri-IV à Paris.

Son éveil intellectuel se serait produit dans un cycle de conférences donné par l'abbé de La Mennais et ses amis ultramontains.

Bachelier à Amiens, Ferdinand de Lesseps s'inscrit aux cours de droit commercial en vue du quai d'Orsay, mais il préfère de loin les séances d'équitation.

Il devient un cavalier remarquable, d'une adresse qui lui donnera grand crédit auprès de ses partenaires arabes.



Joseph Bonaparte Roi de Naples

Antoine Christophe Saliceti Ministre de la Police à Naples

Ferdinand Ier des Deux-Siciles perd de nouveau le royaume de Sicile péninsulaire en 1806 pour avoir violé la neutralité qu'il avait jurée.

Napoléon Ier donne ce royaume à Joseph Bonaparte, son frère.

Joseph Bonaparte nomme Antoine Christophe Saliceti ministre de la Police le 22 février 1806.

Joseph Bonaparte devient Roi de Naples le 31 mars 1806.

Il tâche de se faire aimer de la population mais échoue à rallier la noblesse.

Entouré d'une équipe très compétente : Antoine Christophe Saliceti, Roederer, Miot, Girardin, Dumas, Joseph Bonaparte réforme les ordres monastiques et réorganise le système judiciaire, éducatif et financier.

Joseph Bonaparte est nommé Grand-Maitre à Naples du Grand Orient d'Italie.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles continue néanmoins à régner en Sicile insulaire.



Mort de Charles-Georges-Auguste de Brunswick-Wolfenbüttel

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel perd son fils aîné.

Charles-Georges-Auguste de Brunswick-Wolfenbüttel meurt en 1806.

À la demande personnelle de Louise de Mecklembourg-Strelitz, la reine de Prusse, Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel consent à commander l'armée prussienne.

Mais à nouveau la présence du roi de Prusse et les vues conflictuelles des nombreux conseillers de haut rang entravent son action.



Ferdinand III de Toscane Duc de Franconie

Établissement de la Confédération du Rhin

Charles Ier Frédéric de Bade Grand-Duc de Bade

Louis Ier de Bade Ministre des finances

Ferdinand III de Toscane renonce à Salzbourg, annexé par François Ier d'Autriche, son frère.

Lors de l'établissement de la Confédération du Rhin le 12 juillet 1806, François Ier d'Autriche doit renoncer au titre d'empereur germanique.

Ferdinand III de Toscane accepte de Napoléon Ier le duché de Franconie, nouvel État créé pour lui avec les possessions de l'évêché de Wurtzbourg et rejoint la confédération du Rhin.

Charles Ier Frédéric de Bade est élevé à la dignité grand-ducale par Napoléon Ier en 1806.

En 1806, le margraviat de Bade entre dans la Confédération du Rhin sous la protection de Napoléon Ier.

Louis Ier de Bade devient alors ministre des finances.

Napoléon Ier n'ayant pas confiance en ce prince prussophile, débauché et manipulateur, le fait disgracier et écarter des affaires.

En 1806, Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen rejoint la Confédération du Rhin.

La principauté d'Hechingen adhère à la Confédération du Rhin. Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen sert comme officier dans l'armée napoléonienne.


Mort du prince Louis Ferdinand - Nouveau Palais à Potsdam Napoléon harangue ses troupes du haut de la butte d'Iéna

Bataille de Saalfeld

Mort de Louis-Ferdinand de Prusse

Bataille d'Auerstaedt

Bataille d'Iéna

Presque un an après l'éclatante victoire d'Austerlitz, Napoléon a très peur que la Prusse s'engage dans la guerre.

Le problème est que ce pays a une très bonne armée, beaucoup mieux encadrée que les armées autrichienne et russe.

Sous la pression des Russes et poussé par Louise de Mecklembourg-Strelit, son épouse, Frédéric-Guillaume III de Prusse entre dans la Quatrième Coalition, décrète le réarmement en octobre 1806.

Partout en Prusse des jeunes gens s'enrôlent, les industries tournent à plein régime.

En deux semaines à peine, l'armée est prête, toute fraîche et déterminée.

Napoléon réagit et place ses armées à tous les points stratégiques de l'Allemagne :

les français sont prêts à la contre-offensive.

Le 7 octobre 1806, Frédéric-Guillaume III de Prusse envoie un ultimatum à Napoléon Ier, le sommant de quitter la Prusse et l'ensemble des États allemands de la future Confédération du Rhin.

Napoléon Ier refuse, l'affrontement est inéluctable...

Farouche partisan de la reprise de la guerre contre la France, Louis-Ferdinand de Prusse, fraîchement nommé lieutenant-général, conduit un corps de 8 500 hommes à l'avant garde des troupes prussiennes.

Le 10 octobre 1806, Louis-Ferdinand de Prusse s'oppose au 5e corps de Jean Lannes lors de la bataille de Saalfeld.

En très nette infériorité numérique et hors d'état de résister, Louis-Ferdinand de Prusse refuse pourtant de se rendre au maréchal des logis Jean-Baptiste Guindey.

D'un coup de sabre, il taillade celui-ci au visage.

En retour, Guindey lui administre un coup de sabre au bas du crâne puis un coup mortel à la poitrine.

Eu égard à son rang et à sa vaillance, Jean Lannes fait rendre les honneurs au prince.

Son corps est déposé dans le tombeau des princes de Cobourg à Saalfeld.

La gravure reproduite ici est tirée d'un ouvrage sur la reine Louise édité à Berlin en 1896, œuvre de Richard Knötel (1857-1914), et s'inspire d'un tableau du peintre français Jean-Laurent Mosnier qui avait fui la France à la Révolution.

En plus d'être un vaillant soldat, Louis-Ferdinand de Prusse est également un élève de Beethoven qui lui dédie son Concerto pour piano nº 3.

Louis-Ferdinand de Prusse est un grand pianiste qui brille dans de nombreux salons à Berlin où il improvise au piano.

C'est aussi un compositeur talentueux.

Au nord, Louis Nicolas Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à la bataille Auerstäedt le 14 octobre 1806.

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel est mortellement blessé.

Ferdinand Baptista von Schill est blessé lors de cette Bataille.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Gebhard Leberecht von Blücher est chef d'avant-garde à Auerstaedt.

Le 3e corps, soit environ 30 000 hommes, triomphe d'une armée prussienne au moins deux fois plus forte;

À la fin de l'action, Louis Nicolas Davout dit à Charles Antoine Louis Alexis Morand, devant sa division : Général, vous avez sauvé le corps d'armée !

S'étant échappé, Ferdinand Baptista von Schill se réfugie en Poméranie, à Colberg.

La bataille d'Iéna à lieu le 14 octobre 1806.

Henri Gatien Bertrand est à Iéna.

Philippe Paul de Ségur se trouve à Iéna.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier.

Michel Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.

Face à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue.

Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique.

Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable.

Mais Napoléon Ier observe un vaste champ de raisins bordant tout le plateau.

Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit.

Les vignes cachent les français montant la colline.

Oui mais, les canons n'avancent plus dans leur ascension, la pente devient trop raide.

Napoléon Ier joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie.

Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés.

Maurice Étienne Gérard charge la cavalerie prussienne à la tête du 4e régiment de hussards, la culbute et lui fit un grand nombre de prisonniers.

La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentent de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

Cette bataille entraîne la capitulation prussienne et engendre le terrible duel : France-Russie...

Napoléon Ier n'apprend la victoire Auerstäedt que le soir du 14 octobre 1806.

Les Français occupent, entre autres, de grandes parties de l'Allemagne du Nord, dont le Mecklembourg-Schwerin.

Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin se réfugie sous la protection du Danemark à Altona près de Hambourg, dans le Schleswig-Holstein.

Poursuivi par les Français jusqu'en Prusse-Orientale, Frédéric-Guillaume III de Prusse doit alors s'exiler avec les débris de son armée chez le tsar Alexandre Ier de Russie.

Lorsque Napoléon Ier occupe Berlin en 1806, Wilhelmine de Hesse-Cassel est l'un des seuls membres de la famille royale à rester dans la capitale.



Mort de Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel

Frédéric Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel Duc de Brunswick

Transporté pendant près d'un mois au milieu de l'armée prussienne en déroute, Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel meurt à Ottensen près de Hambourg le 10 novembre 1806.

Frédéric Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel, son fils, lui succède et devient Duc de Brunswick.

Il est alors l'un des opposants les plus acharnés à la domination napoléonienne sur l'Allemagne.



Mort de Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine meurt au palais de Schönbrunn à Vienne en Autriche le 24 décembre 1806.

Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine est inhumé dans la crypte des Capucins à Vienne.

François Ier d'Autriche rencontre Marie-Louise Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este au cours de la visite qu'il a rend à Marie Béatrix Éléonore de Modène après le décès Ferdinand Charles Antoine de Habsbourg-Lorraine.



Pensions versées aux émigrés

Toutes les communications du continent avec l'Angleterre sont interdites et les militaires de l'armée de Condé ne peuvent plus recourir à Londres pour y toucher du gouvernement britannique leurs pensions alimentaires.

À partir de 1807, Monsieur le comte de La Fare, évêque de Nancy, est chargé par Louis XVIII de verser à Charles Ferdinand d'Artois et à Louis Antoine d'Artois, des sommes importantes pour l'entretien de leur Maison, les pensions de l'armée des princes et pour assurer la subsistance de ses compatriotes.

Monseigneur de La Fare est chargé d'ordonnancer et de vérifier le paiement de ces pensions sur des maisons de banque de Vienne, :

Parmi les bénéficiaires des pensions, on trouve les noms :

Monseigneur de La Fare exercera cet emploi périlleux jusqu'à la Restauration.



Exil des Bourbons en Angleterre

En 1807, perdant tout espoir de revenir en France, les Bourbons gagnent l'Angleterre et s'installent à Hartwell.

Marie-Thérèse de France y retrouve Charles X de France, son beau-père, et Charles Ferdinand d'Artois, son beau-frère.



Mariage de Charles-Félix de Savoie avec Marie-Christine-Thérèse de Bourbon-Siciles

Charles-Félix de Savoie épouse le 6 avril 1807 Marie-Christine-Thérèse de Bourbon-Siciles, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.



Création d'un corps franc par Ferdinand Baptista von Schill

Siège de Colberg

Afin de continuer la lutte contre l'ennemi en harcelant ses troupes, Ferdinand Baptista von Schill organise un corps franc, basé d'abord dans l'île de Rügen puis sous les murs de Colberg, assiégés par les Français entre avril et juillet 1807.



Conjuration de l'Escurial

La conjuration de l'Escurial a lieu fin 1807.

Elle est menée par Ferdinand VII d'Espagne, prince des Asturies, qui veut la destitution de Manuel Godoy et la déposition de Charles IV d'Espagne, son propre père.

La tentative échoue et Ferdinand VII d'Espagne dénonce tous ses partisans.



Ferdinand Baptista von Schill Major

Ferdinand Baptista von Schill est promu major et placé à la tête d'un régiment de hussards basé à Berlin en 1808.

Membre du Tugendbund, une société secrète libérale et nationaliste d'inspiration maçonnique, Ferdinand Baptista von Schill n'accepte ni la paix humiliante imposée à la Prusse, ni la domination napoléonienne en Allemagne.


Ferdinand VII d'Espagne - par Goya

Invasion de l'Espagne

Prise de Madrid

Arrestation de Manuel Godoy

Abdication de Charles IV d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne Roi d'Espagne

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon prisonnier et condamné à mort

En février 1808, Napoléon Ier, avec l'excuse que le blocus contre l'Angleterre n'était pas respecté par tous les ports espagnols, envoie une puissante armée aux ordres de Joachim Murat, son beau-frère.

Des troupes françaises entrent en Catalogne pour occuper les places qu'elles rencontrent à leur passage.

Bon Adrien Jeannot de Moncey prend part à cette campagne.

En février et mars 1808, des cités comme Barcelone et Pampelune restent sous domination française.

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot participe à l'invasion militaire de l'Espagne par Joseph Bonaparte.

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane fait cette campagne d'Espagne.

Lorsque Madrid est prise en 1808, Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot rallie Paris pour annoncer personnellement la nouvelle à Napoléon Ier en couvrant la distance deux fois plus vite que les courriers habituels.

La présence des troupes françaises sur le territoire espagnol accroit l'opposition à Manuel Godoy, critiqué par les secteurs traditionnels pour sa politique réformiste et sa soumission à Napoléon Ier.

En mars 1808, face à l'occupation française, Manuel Godoy conseille à Charles IV d'Espagne et à Ferdinand VII d'Espagne de quitter l'Espagne.

Profitant de la présence royale au Palais d'Aranjuez, le Soulèvement d'Aranjuez, le 17 mars 1808, provoque l'arrestation de Manuel Godoy.

Le 19 mars 1808, Ferdinand VII d'Espagne écarte son père du trône.

Charles IV d'Espagne abdique en faveur de son fils Ferdinand VII d'Espagne.

Ferdinand VII d'Espagne revient à Madrid.

Le père et le fils se trouvent virtuellement prisonniers de l'armée française.

Napoléon Ier les oblige tous les deux, d'abord le père puis le fils, à le rejoindre à Bayonne.

Ferdinand VII arrive à Bayonne le 20 avril 1808.

Ayant pris part à la défense de Madrid assiégée par les Français, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est pris et condamné à mort.

Françoise Marie de Rouvroy, sa fille, arrache sa grâce à Napoléon Ier.

La peine est commuée, et Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon enfermé dans la citadelle de Besançon, où Françoise Marie de Rouvroy le rejoint, compagne volontaire de sa prison.



Liaison de Charles Ferdinand d'Artois avec Amy Brown

Charles Ferdinand d'Artois a une liaison avec Amy Brown (1783-1876), avec qui il s'unit peut-être secrètement.

Leurs enfants sont :


Défense du parc d'artillerie de Montéléon - par Joaquín Sorolla y Bastida Charge des Mamelouks - Carga de los Mamelucos – qui reflète la lutte de rue de ce jour – par Francisco Goya El Tres de Mayo - Los fusilamientos en la montaña del Príncipe Pío - Illustre la répression qui met fin au soulèvement populaire du Dos de Mayo - par Francisco Goya

Insurrection à Madrid

En l'absence de Ferdinand VII d'Espagne et de Charles IV d'Espagne, la situation se fait de plus en plus tendue à Madrid.

Le 2 mai 1808, la foule commence à affluer devant le Palais Royal.

Elle voit comment les soldats français font sortir du palais les plus jeunes infants pour les mener auprès de leurs parents.

Lorsque les français forcent l'infant François de Paule d'Espagne à partir, la multitude se lance à l'assaut des carrosses au cri de Ils nous l'enlève - Que nos lo llevan.

Les soldats français tirent sur la foule.

La lutte dure pendant des heures et s'étend à tout Madrid.

Les militaires espagnols, victimes de la confusion institutionnelle ambiante, restent passifs dans leurs casernes.

Seul le parc d'Artillerie situé dans le Palais de Monteleón prend finalement les armes contre les français, sous la direction des capitaines Luis Daoíz y Torres et Pedro Velarde Santillán.

Après avoir repoussé une première offensive française commandée par le général Lefranc, ils meurent en luttant héroïquement contre les renforts envoyés par Joachim Murat.

Peu à peu, les foyers de résistance tombent.

Des centaines d'espagnols, hommes et femmes, et des soldats français meurent dans cet affrontement.

La répression est cruelle.

Dans le Salón del Prado et dans les champs de La Moncloa, on fusille par centaines des patriotes, en application du décret de Joachim Murat contre tout espagnol qui porte des armes.


Joseph Bonaparte

Joseph Ier Bonaparte roi des Espagnes et des Indes

Abolition de l'Inquisition espagnole

Ferdinand VII d'Espagne, sous la pression, impériale et paternelle, rend la couronne à Charles IV d'Espagne le 6 mai 1808, sans savoir que le jour avant Charles avait accepté la cession de ses droits en faveur de Napoléon Ier.

Charles IV d'Espagne et Marie Louise de Bourbon-Parme séjournent au château de Fontainebleau du 23 mai à début juin 1808.

Ils sont accompagnés de Manuel Godoy.

Napoléon Ier désigne finalement comme roi d'Espagne son frère Joseph Bonaparte qui règne sous le nom de Joseph-Napoléon Ier.

Joseph Bonaparte est perçu par une majorité d'Espagnols comme un roi illégitime, un roi intrus.

Ses ennemis lui attribuent le surnom de Pepe Botella (Jojo la bouteille) car ses premiers décrets ont concerné les boissons alcooliques et les jeux de cartes.

Joseph Bonaparte abolit en 1808 l'Inquisition espagnole.



Charles IV d'Espagne et Ferdinand VII d'Espagne en résidence surveilléeà Valençay

Napoléon Ier fait mettre Charles IV d'Espagne et Ferdinand VII d'Espagne en résidence surveillée au château de Valençay, propriété de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, son ministre.


Ferdinand von Schill La Mort des 11 officiers de Ferdinand Baptista von Schill devant la Wesel – par Adolf Hering - 1899

Création d'un un nouveau corps franc par Ferdinand Baptista von Schill

Libération de Wittemberg, Dessau, Halle et Halberstadt

Prise de Stendal et de Wolmirstedt

Bataille de à Dodendorf

Prise de Wismar

Bataille du défilé de Damgarten

Mort de Ferdinand Baptista von Schill

La formation de la Cinquième Coalition, la reprise des hostilités et la rébellion tyrolienne d'Andreas Hofer ayant renforcé le sentiment national antifrançais.

Ferdinand Baptista von Schill décide de passer à l'action en formant un nouveau corps franc, mais ne peut cependant compter sur le soutien officiel de la Prusse, celle-ci n'ayant pas rejoint la coalition.

À fin avril 1809, Ferdinand Baptista von Schill quitte Berlin à la tête de 500 hussards de son régiment, renforcés par des volontaires, et se dirige d'abord vers l'Elbe sans rencontrer de résistance, libérant sur son passage les villes de Wittemberg, Dessau, Halle et Halberstadt.

Ferdinand Baptista von Schill entre ensuite dans le royaume de Westphalie, alors gouverné par Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon.

Ferdinand Baptista von Schill s'empare de plusieurs petites villes, dont Stendal et Wolmirstedt, se livrant à des réquisitions pour financer son expédition, et disperse un corps de troupes westphaliennes qui est envoyé contre sa petite armée.

Ferdinand Baptista von Schill est battue le 5 mai 1809 à Dodendorf (aujourd'hui ortsteil de Sülzetal) près de Magdebourg par une division de troupes franco-wetsphaliennes envoyée par le général Michaud.

Contraint de battre en retraite et de fuir vers le Mecklembourg, Ferdinand Baptista von Schill s'empare de Wismar et défait les troupes du duc au défilé de Damgarten, ce qui lui permit de rejoindre la Poméranie.

Arrivé à Warnemünde, où il comptait s'embarquer avec le reste de ses compagnons pour l'île de Rügen, Ferdinand Baptista von Schill est rattrapé par les troupes hollandaises lancées à ses trousses et renforcées par un corps auxiliaire envoyé par le roi de Danemark et commandé par le général Ewald.

Ferdinand Baptista von Schill se retranche alors dans la ville fortifiée de Stralsund le 27 mai 1809, promptement attaquée par Pierre Guillaume Gratien et Ewald.

La place est investie dès le 31 mai 1809 par ses ennemis.

Ferdinand Baptista von Schill tente une charge désespérée.

Il est grièvement blessé par un coup de pistolet danois.

Ferdinand von Schill meurt à Stralsund le 31 mai 1809 achevé, à sa demande, par un fantassin.

Officiellement en paix avec Napoléon Ier, la Prusse se hâte de désavouer la tentative de Ferdinand Baptista von Schill, le déclarant traître à sa patrie.

Les officiers survivants du corps franc sont dégradés et 11 d'entre eux sont fusillés à Wesel le 16 septembre 1809.


Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles - Portrait par Louis Hersent – 1830 - Musée Condé à Chantilly

Mariage de Louis-Philippe Ier de France avec Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

Louis-Philippe Ier de France épouse à Palerme le 25 novembre 1809 Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.

Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand II des Deux-Siciles

Ferdinando Carlo ou Ferdinand II des Deux-Siciles naît à Palerme le 12 janvier 1810, fils de François Ier des Deux-Siciles et de Marie-Isabelle d'Espagne.



Naissance de Ferdinand-Philippe d'Orléans

Ferdinand-Philippe d'Orléans naît le 3 septembre 1810, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.



Constitution accordée à la Sicile

Ferdinand Ier des Deux-Siciles donne une Constitution anglaise à la Sicile imposée par lorsque Lord William Bentinck en 1812

Ferdinand Ier des Deux-Siciles remet le gouvernement de l'État à François Ier des Deux-Siciles, son fils, avec le titre de vicaire général (alter ego).



Mariage de François IV de Modène avec Marie Béatrice de Savoie

François IV de Modène épouse en 1812 Marie Béatrice de Savoie, sa nièce.

Leurs enfants sont :

La princesse, révulsée par ce mariage consanguin, pourtant habituel dans les familles royales, les conséquences funestes de la consanguinité étant ignorées, refuse pendant 4 ans de consommer son mariage.



Traité de Valençay

En 1813, par le traité de Valençay, Napoléon Ier rend le trône d'Espagne à Ferdinand VII d'Espagne.



Retour de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon en Espagne

En octobre 1814, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon revient en Espagne lors de la restauration de Ferdinand VII d'Espagne qui l'éleve à la dignité de 1er duc de Saint-Simon.


Louis XVIII signe la Déclaration de Saint-Ouen

Déclaration de Saint-Ouen

En 1814, après l'abdication de Napoléon Ier, Louis XVIII, de retour d'exil, signe dans le château de Saint-Ouen la déclaration de Saint-Ouen qui fonde la Restauration.

Louis XVIII rachète la propriété, fait raser le château de Saint-Ouen et charge l'architecte J. J. M Huvé de construire une demeure de style palladien qu'il offre à sa favorite la Comtesse du Cayla.

Rentrée en France, après vingt années d'exil, Marie-Thérèse de France défend la monarchie.

Elle est plus proche des idées conservatrices de Charles X de France, son beau-père, que des idées plus modérées de Louis XVIII.

Charles Ferdinand d'Artois revient en France.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès se retire de la vie politique.

Élie Louis Decazes accueille la Restauration avec empressement.



Ferdinand III de Toscane à nouveau Grand-duc de Toscane

Ferdinand III de Toscane revient en Toscane, où il règnera jusqu'à sa mort.

Ferdinand III de Toscane ne sera pas rancunier envers les Bonaparte, car certains d'entre eux finiront tranquillement leurs jours à Florence.



Mort de Marie-Caroline d'Autriche

Mariage de Ferdinand Ier des Deux-Siciles avec Lucia Migliaccio

Privée de son influence, Marie-Caroline d'Autriche s'exile en son Autriche natale.

Marie-Caroline d'Autriche meurt le 8 septembre 1814.

Son époux se remarie avant la fin de l'année. Ferdinand Ier des Deux-Siciles épouse en 1814 Lucia Migliaccio, Duchesse de Floridia et Princesse de Castura.



Le corps de Louis-Ferdinand de France replacé dans son tombeau

Sur ordre de Louis XVIII, son fils et grâce à des témoins, on retrouve le corps de Louis-Ferdinand de France et on le replace dans la dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens le 8 décembre 1814.



Les Cent-Jours

Guillaume II des Pays-Bas commandant de l'armée néerlandaise

Napoléon Ier débarque sur les côtes françaises à Golfe-Juan.

Au tout début mars 1815, Napoléon Ier rencontre par hasard Honoré V Grimaldi.

La légende veut que l'Empereur, s'étant entendu répondre Je vais chez moi à Monaco aurait affirmé que lui aussi se rendait chez lui aux Tuileries.

En 1815, Guillaume II des Pays-Bas prend le commandement de l'armée néerlandaise pour combattre Napoléon Ier pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles Ferdinand d'Artois suit Louis XVIII à Gand.

Charles César de Damas accompagne Louis XVIII en Belgique.

En 1815, pendant les Cent-Jours, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé cherche à organiser la résistance royaliste en Anjou avant de fuir en Espagne.

Marie-Thérèse de France se trouve à Bordeaux, où elle tente d'organiser la résistance à Napoléon Ier, quand le roi s'est réfugié en terre étrangère, à Gand.

Napoléon, admiratif, dit de Marie-Thérèse de France qu'elle est le seul homme de la famille, et la laisse s'embarquer pour l'Angleterre.

Hortense de Beauharnais est fidèle à l'Empereur pendant les Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, François Étienne Christophe Kellermann reste à l'écart des évènements.

Joseph Bonaparte est Lieutenant-général de l'Empire lors des Cent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, Charles-Marie Denys de Damrémont est nommé colonel et reste sous les ordres d'Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont.

Charles-François Lebrun accepte pendant les Cent-Jours la charge de grand maître de l'Université.

Henri Gatien Bertrand se réinstalle aux Tuileries et devient grand Maréchal du Palais et conseiller militaire de Napoléon Ier.

Se déclarant royaliste, Élie Louis Decazes refuse de signer une adresse de félicitations à Napoléon Ier après son retour de l'île d'Elbe et reste fidèle aux Bourbons.

Isaac Thuret est un des rares diplomates à rester à Paris lors des Cent Jours.



Ferdinand Ier des Deux-Siciles Roi de Sicile péninsulaire

Ferdinand Ier des Deux-Siciles est à nouveau Roi de Sicile péninsulaire en 1815.


Famille de Charles-Louis de Teschen

Mariage de Charles-Louis de Teschen avec Henriette Alexandrine de Nassau-Weilburg

Charles-Louis de Teschen épouse en 1815 Mariage de Charles-Louis de Teschen avec Henriette Alexandrine de Nassau-Weilburg (1797-1829), fille de Frédéric-Guillaume, Prince de Nassau-Weilburg et de Louise de Sayn-Hachenburg-Kirchberg. Leurs enfants sont :



Liaison de Charles Ferdinand d'Artois avec Eugénie-Virginie Oreille

Charles Ferdinand d'Artois a une liaison avec Eugénie-Virginie Oreille (1795-1875). Leurs enfants sont :


Marie-Caroline des Deux-Siciles et ses enfants : Louise d'Artois et Henri d'Artois - par François Gérard - 1822 Charles Ferdinand d'Artois

Mariage de Charles Ferdinand d'Artois avec Marie-Caroline des Deux-Siciles

Charles Ferdinand d'Artois épouse en la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1816 Marie-Caroline des Deux-Siciles, fille de François Ier des Deux-Siciles et de Marie-Clémentine d'Autriche. Parmi leurs enfants citons :



Naissance de Ferdinand II de Portugal

Ferdinand II de Portugal ou de Saxe Cobourg-Gotha de Bavière naît en 1816, fils de Ferdinand de Saxe-Cobourg et e d'Antonia de Kohary Csabrag.



Mariage de Charles Marie Isidore Benoît de Bourbon avec Marie-Françoise de Portugal

Charles Marie Isidore Benoît de Bourbon épouse en 1816 Marie-Françoise de Portugal (1800-1834), sa nièce, fille de Jean VI de Portugal et de Charlotte Joachime d'Espagne. Leurs enfants sont :


Marie-Isabelle de Portugal

Mariage de Ferdinand VII d'Espagne avec Marie-Isabelle de Portugal

Ferdinand VII d'Espagne épouse en 1816 Marie-Isabelle de Portugal, sa nièce, fille de Jean VI de Portugal et de Charlotte Joachime d'Espagne. Leur enfant est :

Marie-Isabelle de Portugal mourra des suites d'une césarienne qui provoque également la mort de leur unique fille.



Retrait de la Constitution de la Sicile

Ferdinand Ier des Deux-Siciles retire sa Constitution à la Sicile en 1816.


Marie-Thérèse Albertine de Toscane

Mariage de Charles-Albert de Savoie-Carignan avec Marie-Thérèse Albertine de Toscane

Charles-Albert de Savoie-Carignan épouse à Florence le 3 septembre 1817 Marie-Thérèse Albertine de Toscane, fille de Ferdinand III de Toscane et de Louise-Marie de Bourbon-Siciles. Leurs enfants sont :



Liaison de Charles Ferdinand d'Artois avec Marie-Sophie de La Roche

Charles Ferdinand d'Artois a une liaison avec Marie-Sophie de La Roche (1795-1883). Leurs enfants sont :



Mariage de Pierre IV de Portugal avec Marie Léopoldine d'Autriche

Pierre IV de Portugal épouse à Rio de Janeiro le 6 novembre 1817 Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826). Leurs enfants sont :



Naissance d'Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary

Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary naît à Vienne en Autriche le 13 juin 1818, fils de Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1785-1851) et d'Antoinette de Kohary (1797-1862).

Antoinette de Kohary (1797-1862) est la richissime princesse hongroise, héritière des domaines de Cabrad et Sitno, dans l'actuelle Slovaquie.



Naissance de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans Prince de Joinville

François Ferdinand d'Orléans naît à Neuilly le 14 août 1818, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

François Ferdinand d'Orléans est fait Prince de Joinville.

Sa marraine est Louise Marie Adélaïde Eugénie d'Orléans, sa tante paternelle, qui lui léguera son château d'Arc-en-Barrois.

Comme ses frères, il passe ses premières années au lycée Henri-IV.



Naissance de Charles-Ferdinand d'Autriche

Charles-Ferdinand d'Autriche ou de Teschen naît à Vienne le 29 juillet 1818, fils de Charles-Louis de Teschen et d'Henriette Alexandrine de Nassau-Weilburg.



Mariage de Ferdinand VII d'Espagne avec Marie-Josèphe de Saxe

Ferdinand VII d'Espagne épouse en 1819 Marie-Josèphe de Saxe (1803-1829), fille de Maximilien de Saxe et de Caroline de Bourbon-Parme.



Mariage de Joseph Antoine d'Autriche avec Dorothée de Wurtemberg

Joseph Antoine d'Autriche est veuf d'Hermine d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg.

Joseph Antoine d'Autriche épouse le 24 août 1819 Dorothée de Wurtemberg, fille de Louis Frédéric de Wurtemberg et d'Henriette de Nassau-Weilbourg. Leurs enfants sont :

Dorothée de Wurtemberg est de confession protestante.

Ils résident au château de Buda en Hongrie.



Naissance de Louise Marie Thérèse d'Artois

Louise Marie Thérèse d'Artois naît à Paris le 21 septembre 1819, fille de Charles Ferdinand d'Artois et de Marie-Caroline des Deux-Siciles.


Marie-Thérèse de Savoie

Mariage de Charles II de Bourbon-Parme avec Marie-Thérèse de Savoie

Charles II de Bourbon-Parme épouse le 15 août 1820 Marie-Thérèse de Savoie. Leurs enfants sont :



Insurrection en Sicile

En 1820, une insurrection éclate à Naples et à Palerme que Ferdinand Ier des Deux-Siciles réprime avec le secours de l'Autriche.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles remet le gouvernement de l'État à François Ier des Deux-Siciles, son fils, avec le titre de vicaire général (alter ego).


Mort de Charles Ferdinand d'Artois

Mort de Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry

Charles Ferdinand d'Artois est assassiné à sa sortie de l'Opéra de la rue de Richelieu le 13 février 1820, vers onze heures du soir, par l'ouvrier Louvel, un bonapartiste, qui veut éteindre en lui la race des Bourbons.

Charles Ferdinand d'Artois a la force d'arracher la lame puis tombe en syncope.

Il est transporté dans une des salles du théâtre.

Au cours de sa longue agonie, le prince révèle que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile est enceinte.

Il demande que son assassin soit gracié et regrette d'être mort de la main d'un Français.

Le prince mortellement blessé expire le lendemain 14 février 1820 à six heures du matin.

Conséquence du deuil royal, le préfet de police Jules Anglès promulgue le jour-même une ordonnance interdisant les réjouissances du Carnaval prévues dans les rues de Paris les 14 et 15 février (mardi gras).

À cette époque, Louis XVIII songe à l'abolition de la loi salique. Louise Marie Thérèse d'Artois serait alors devenu prétendante au trône.



Naissance d'Henri d'Artois

Henri d'Artois Duc de Bordeaux

Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné ou Henri d'Artois naît au palais des Tuileries à Paris le 29 septembre 1820, fils de Charles Ferdinand d'Artois et de Marie-Caroline des Deux-Siciles.

Son père ayant été assassiné 7 mois avant, Alphonse de Lamartine le surnomme d'enfant du miracle.

À sa naissance, il est titré Duc de Bordeaux.

Le projet d'abolition de la loi salique est abandonné.



Naissance d'Auguste Mariette

François Auguste Ferdinand ou Auguste Mariette naît à Boulogne-sur-Mer le 11 février 1821.



Mariage de Ferdinand III de Toscane avec Marie-Ferdinande de Saxe

Ferdinand III de Toscane épouse à Florence le 6 mai 1821 Marie-Ferdinande de Saxe.



Naissance de Ferdinand Charles de Modène

Ferdinand Charles Victor ou Ferdinand Charles de Modène ou d'Autriche-Este naît en 1821, fils de François IV de Modène et de Marie Béatrice de Savoie.



Naissance de Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary

Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary naît en 1822, fille de Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1785-1851) et d'Antoinette de Kohary.



Naissance de François d'Assise de Bourbon

François d'Assise de Bourbon naît au palais royal d'Aranjuez le 13 mai 1822, fils de François de Paule d'Espagne et de Louise de Bourbon-Siciles.

Il est titré Duc de Cadix et Infant d'Espagne par son oncle le roi Ferdinand VII d'Espagne.



Mariage de Jean Ier de Saxe avec Amélie Augusta de Bavière

Jean Ier de Saxe épouse en 1822 Amélie Augusta de Bavière. Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand de Savoie

Ferdinand Marie Albert Amédée Philibert Vincent ou Ferdinand de Savoie naît à Florence le 15 novembre 1822, fils de Charles-Albert de Savoie-Carignan et de Marie-Thérèse Albertine de Toscane.



Naissance de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme

Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme naît à Lucques le 14 janvier 1823, fils de Charles II de Bourbon-Parme et de Marie-Thérèse de Savoie.



Mort de Ferdinand III de Toscane

Ferdinand III de Toscane meurt à Florence le 18 juin 1824.


François-Charles d'Autriche et Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière vers 1865

Mariage de François-Charles d'Autriche avec Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière

Peu brillant et d'un naturel effacé, François-Charles d'Autriche épouse en 1824 Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière et de Frederica Caroline Wilhelmina de Bade Leurs enfants sont :

Cette union aurait été décidée lors du Congrès de Vienne.


François Ier des Deux-Siciles

Mort de Ferdinand Ier des Deux-Siciles

François Ier des Deux-Siciles Roi des Deux-Siciles

Ferdinand Ier des Deux-Siciles meurt le 4 janvier 1825. Il est inhumé en la basilique Santa Chiara de Naples, nécropole des rois des Deux-Siciles.

Ce prince faible est gouverné par la reine Marie-Caroline d'Autriche et son favori Joseph Acton.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles fonde dans son palais de San Leucio, près de Caserte, une manufacture de soie aux visées utopistes. Les 291 artisans, venus de toute l'Europe, y sont égaux.

Ferdinand Ier des Deux-Siciles crée le musée archéologique de Naples, pour y exposer les objets découverts à Pompéi et Herculanum.

François Ier des Deux-Siciles devient Roi des Deux-Siciles.

Assez aimé de ses sujets, il ne fit rien de remarquable.



Ferdinand de Lesseps Vice-consul auxiliaire à Lisbonne

De 1825 à 1827, Ferdinand de Lesseps est vice-consul auxiliaire à Lisbonne où Jean-Baptiste Barthélemy, son oncle, est chargé d'affaires.

Jean-Baptiste Barthélemy embarque sur l'Astrolabe, commandée par Fleuriot de Langle, et participe ainsi à l'expédition de La Pérouse.

Alors que l'expédition faisait relâche à la presqu'île de Kamtchatka, La Pérouse lui demande d'apporter ses documents à Versailles (journaux, cartes et notes), lui sauvant ainsi la vie, sans le savoir.



Ferdinand de Lesseps Vice-consul auxiliaire à Tunis

En 1828, Ferdinand de Lesseps est envoyé en tant que vice-consul auxiliaire à Tunis, où Mathieu de Lesseps, son père, est consul-général.

Ferdinand de Lesseps facilite courageusement l'évasion d'un certain Yusuf, poursuivi par les soldats du Bey dont il est un des officiers.

Yusuf se montrera reconnaissant de cette protection française en se distinguant dans les rangs de l'armée française à l'heure de la conquête de l'Algérie.



Mariage d'Édouard-Léon Roger du Nord avec Henriette Aimée de Guilleminot

Édouard-Léon Roger du Nord épouse à l'église catholique de Gagny le 1er juin 1828 Henriette Aimée de Guilleminot, fille du Général Comte de Guilleminot et de Marie Adrienne Fernig. Leurs enfants sont :


Ludovica de Bavière en 1836 avec ses 2 aînés Louis Guillaume et Hélène

Mariage de Maximilien Joseph de Wittelsbach avec Ludovica de Bavière

D'un caractère fantasque voire misanthrope, Maximilien Joseph de Wittelsbach mène une vie plutôt bohème.

Passant ses étés dans son domaine de Possenhofen et ses hivers dans son palais de Munich, il ne fréquente la cour royale de Bavière que contraint et forcé, lors des cérémonies officielles ou familiales et préfère de loin la compagnie des gens simples.

Maximilien Ier Joseph de Bavière décide de réconcilier les différentes branches de la famille de Bavière.

Maximilien Joseph de Wittelsbach épouse à Tegernsee le 9 septembre 1828 Ludovica de Bavière, sa cousine, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière et de Frederica Caroline Wilhelmina de Bade. Leurs enfants sont :

Ludovica de Bavière passa sa nuit de noces enfermée dans une chambre, refusant d'aller retrouver son mari.

Maximilien Joseph de Wittelsbach se contentera de lui faire des enfants et lui laissera gérer la famille à sa guise, afin qu'elle le laisse vivre plus librement.

Veuve, la duchesse révélera que son mari n'eut aucune attention pour elle avant leurs noces d'or.

Fille du roi Maximilien Ier Joseph de Bavière, Ludovica de Bavière a à souffrir de ce mariage avec un prince de second rang alors que toutes ses sœurs épousent des têtes couronnées.



Naissance de Charles Ferdinand Édouard Roger

Charles Ferdinand Édouard Roger naît à Paris le 6 avril 1829, fils d'Édouard-Léon Roger du Nord et d'Henriette Aimée de Guilleminot.


Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles - Portrait par Vicente López Portaña - Musée du Prado à Madrid

Mariage de Ferdinand VII d'Espagne avec Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles

Ferdinand VII d'Espagne épouse le 11 décembre 1829 Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles, sa nièce, fille de François Ier des Deux-Siciles et de Marie-Isabelle d'Espagne. Leurs enfants sont :

Néanmoins, sur les instances de sa plus jeune belle-sœur (et nièce), l'intelligente, opiniâtre et libérale Louise de Bourbon-Siciles, il contracte en 1829, une quatrième union avec Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles, sœur de Louise et donc également sa nièce.



Naissance d'Isabelle II d'Espagne

Isabelle II d'Espagne naît à Madrid le 10 octobre 1830, fille de Ferdinand VII d'Espagne et de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles.


Ferdinand II des Deux-Siciles

Mort de François Ier des Deux-Siciles

Ferdinand II des Deux-Siciles Roi des Deux-Siciles

François Ier des Deux-Siciles meurt en 1830. Il est inhumé en la basilique Santa Chiara de Naples, nécropole des rois des Deux-Siciles.

Ferdinand II des Deux-Siciles monte sur le trône du royaume des Deux-Siciles le 8 novembre 1830.

Il fait rapidement preuve de détermination afin de réorganiser le gouvernement de l'État, s'attachant à réduire la dette publique et à pacifier le pays encore agité par les turbulences qui suivent la période napoléonienne.

La réintégration de beaucoup d'officiers, qui avaient servi sous Joachim Murat et avaient été suspendus au cours des émeutes révolutionnaires de 1820, témoigne de son désir de réconciliation.

Pour ces raisons, il est un roi très apprécié de son peuple quoique très impopulaire parmi les libéraux napolitains et siciliens.



Mission de Ferdinand de Lesseps auprès de Bertrand de Clauzel

Ferdinand de Lesseps se voit confier par Mathieu de Lesseps, son père, une mission auprès du comte Bertrand de Clauzel, général en chef de l'armée de conquête en Algérie.

Dans une lettre du 18 décembre 1830 à Mathieu de Lesseps, le général écrit :

J'ai eu le plaisir de rencontrer votre fils, qui promet de soutenir avec grand crédit le nom qu'il porte.



Ferdinand de Savoie Duc de Gênes

Ferdinand de Savoie devient le premier duc de Gênes en 1831.



François Ferdinand d'Orléans Aspirant de 2e classe

Autant pour obéir aux ordres de Louis-Philippe Ier de France, son père, que pour suivre ses propres goûts, François Ferdinand d'Orléans se dispose à entrer dans la marine par des études spéciales, subit ses premiers examens à Brest et commence en 1831 l'apprentissage du métier de marin.

François Ferdinand d'Orléans s'embarque à Toulon en mai 1831, comme aspirant de 2e classe sur la frégate l'Arthémise.

Il navigue sur les côtes de France et se rend en Corse, à Livourne, à Naples, à Alger.

Là, il est soumis à toutes les épreuves imposées aux élèves de l'École navale.



Mariage de Ferdinand Ier d'Autriche avec Marie Anne de Savoie

Ferdinand Ier d'Autriche épouse en 1831 Marie Anne de Savoie (1803-1884).

On suppose que le mariage ne fut jamais consommé.



Naissance de Louise-Fernande de Bourbon

Luisa Fernanda ou Marie-Louise-Ferdinande ou Louise-Fernande de Bourbon naît à Madrid le 30 janvier 1832, fille de Ferdinand VII d'Espagne et de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles.


Mehemet Ali

Ferdinand de Lesseps Vice-consul à Alexandrie

En 1832, Ferdinand de Lesseps est nommé vice-consul à Alexandrie.

Afin de le faire patienter pendant la quarantaine du navire, le Diogène (des Postes françaises) qui l'a conduit en Égypte, monsieur Jean-François Mimaut, consul-général de France à Alexandrie, lui envoie plusieurs livres, parmi lesquels le mémoire écrit, selon les instructions de Bonaparte, par l'ingénieur Jacques-Marie Le Père, membre de l'expédition scientifique d'Égypte, chargé d'étudier le creusement d'un canal à travers l'isthme de Suez.

De ces lectures et de sa rencontre avec les Saint-Simoniens venus là marier l'Orient et l'Occident, naît le projet du canal dans l'imagination de Ferdinand.

Ferdinand de Lesseps est amicalement et affectueusement accueilli par Mehemet Ali.

Mehemet Ali, qui est le vice-roi d'Égypte, doit, dans une certaine mesure, sa position aux recommandations faites au gouvernement français par Mathieu de Lesseps, consul-général en Égypte quand Mehemet Ali n'était qu'un simple colonel.


Léopold Ier de Belgique et sa famille

Mariage de Léopold Ier de Belgique avec Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans

Pour défendre son nouveau titre royal, et en gratitude à la France, Léopold Ier de Belgique épouse à Compiègne le 9 août 1832 Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand II des Deux-Siciles avec Marie Christine de Savoie

Ferdinand II des Deux-Siciles épouse à Voltri le 21 novembre 1832 Marie-Christine de Savoie, fille de Victor-Emmanuel Ier de Savoie et de Marie-Thérèse d'Autriche-Este. Leur enfant est :



Naissance de Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche

Ferdinand Joseph Maximilien Marie de Habsbourg-Lorraine ou Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche, dit Max naît à Vienne en Autriche le 6 juillet 1832, fils de François-Charles d'Autriche et de Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière.



Ferdinand de Lesseps Consul général à Alexandrie

En 1833, Ferdinand de Lesseps est nommé consul au Caire, et peu après consul général à Alexandrie.

Il conservera ce poste jusqu'en 1837.

Pendant cette période, une terrible épidémie de peste sévit pendant 2 années, coûtant la vie de plus d'un tiers des habitants du Caire et d'Alexandrie.

Faisant preuve d'une ardeur imperturbable, Ferdinand poursuit sa mission, allant d'une ville à l'autre selon la présence du danger.



Mort de Ferdinand VII d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne meurt en 1833.



Voyage de Louis-Philippe Ier de France dans le département du Nord

En janvier 1833, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, Ferdinand-Philippe d'Orléans et François Ferdinand d'Orléans, accompagnent Louis-Philippe Ier de France dans son voyage dans le département du Nord.


Isabelle II d'Espagne avec Isabelle sa fille – 1852 - par Winterhalter

Mort de Ferdinand VII d'Espagne

Isabelle II d'Espagne Reine d'Espagne

Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles Régente du royaume d'Espagne

Crise de succession d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne meurt le 29 septembre 1833 sans héritier mâle.

Isabelle II d'Espagne est proclamée Reine d'Espagne sous la régence de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles, sa mère.

Charles Marie Isidore Benoît de Bourbon considère que, comme frère du Roi, il est l'héritier légitime et se déclare également Roi sous le nom de Charles V d'Espagne.

Ses partisans qui prennent le nom de carlistes, sont conservateurs et régionalistes. Ils sont défenseurs acharnés du catholicisme institutionnel et du maintien du droit des provinces.

Leurs adversaires, les isabellistes sont libéraux, anticléricaux et centralisateurs.

La crise de succession durera de 1833 à 1846.

Elle se traduit par des affrontements armés qui touchent surtout le nord de l'Espagne, affrontements connus aussi sous le nom de guerres carlistes.

Les carlistes se soulèvent mais ne parviennent pas à prendre Madrid.

La France de Louis-Philippe Ier de France se pose comme le premier allié des Isabellistes.

Isabelle II d'Espagne est soutenu par des contingents anglais et français.



François Ferdinand d'Orléans élève de première classe

En août 1834, François Ferdinand d'Orléans passe de nouveaux examens à Brest sous la direction du chevalier Préaux Locré.

Reçu élève de première classe, François Ferdinand d'Orléans s'embarque immédiatement à Lorient sur la frégate La Syrène, se rend à Lisbonne, aux Açores, et rentre en France après 3 mois de navigation.


Ferdinand Ier d'Autriche

Mort de François Ier d'Autriche

Ferdinand Ier d'Autriche Empereur d'Autriche

Ferdinand Ier d'Autriche Roi de Lombardie-Vénétie

Ferdinand Ier d'Autriche Roi de Bohême

Ferdinand Ier d'Autriche Roi de Hongrie

François Ier d'Autriche meurt à Vienne le 2 mars 1835.

Son fils Ferdinand Ier d'Autriche lui succède et devient Empereur d'Autriche, Roi de Lombardie-Vénétie et Roi de Bohême et de Hongrie sous le nom de Ferdinand V.

Il est le dernier Roi de Bohême à être couronné à Prague, dans la cathédrale Saint-Guy.

Il est épileptique. Pendant les réunions du conseil, Ferdinand Ier d'Autriche s'amuse à gober des mouches.

Ferdinand Ier d'Autriche laisse la totalité du pouvoir à Clément-Wenceslas de Metternich, désormais tout puissant.



Naissance de Ferdinand IV de Toscane

Ferdinand IV de Toscane ou de Habsbourg-Lorraine-Toscane naît à Florence le 10 juin 1835, fils de Léopold II de Toscane et de Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles.



François Ferdinand d'Orléans Lieutenant de frégate

Le 25 mai 1835, François Ferdinand d'Orléans part, en qualité de lieutenant de frégate, sur La Didon et visite tous les détails des grands établissements de marine britanniques de Portsmouth et de Cork.



Naissance de François II des Deux-Siciles

Mort de Marie Christine de Savoie

François II des Deux-Siciles naît le 16 janvier 1836, fils de Ferdinand II des Deux-Siciles et de Marie-Christine de Savoie.

Marie Christine de Savoie meurt en 1836 en couches.

Il reçoit une éducation humaniste dans les milieux ecclésiastiques, mais aussi une éducation politique et militaire dans les académies que fréquente également la jeunesse locale.



François Ferdinand d'Orléans Lieutenant de vaisseau

En 1836, François Ferdinand d'Orléans fait un voyage dans les mers du Levant, sur l'Iphigénie, en qualité de lieutenant de vaisseau.

François Ferdinand d'Orléans visite Smyrne, où il essuie une tempête horrible, Rhodes, Chypre, Latakié, Tripoli de Syrie, Beyrouth, Jaffa, Jérusalem, et une partie de la Terre sainte.



Mariage de Ferdinand II de Portugal avec Marie II de Portugal

Marie II de Portugal est veuve d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais.

Ferdinand II de Portugal épouse en 1836 Marie II de Portugal. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand II des Deux-Siciles avec Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen

Ferdinand II des Deux-Siciles est veuf de Marie Christine de Savoie.

Ferdinand II des Deux-Siciles épouse à Naples le 27 janvier 1837 Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen (1816-1867), fille de Charles Louis de Habsbourg-Lorraine, Archiduc d'Autriche, et d'Henriette de Nassau-Weilburg. Leurs enfants sont :

François II des Deux-Siciles recevra de son père et de Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen, sa belle-mère, une éducation fortement religieuse, dispensée par des pères jésuites.



Monument érigé à la mémoire de Ferdinand Baptista von Schill

Le major Ferdinand Baptista von Schill, dont les portraits se diffusent en Allemagne, est considéré - surtout à partir de 1813 - comme un héros de la lutte nationale contre l'oppression étrangère.

En 1837, les restes de Ferdinand Baptista von Schill (sa tête, conservée dans de l'esprit-de-vin) sont solennellement placés dans un monument élevé à sa mémoire dans la ville de Brunswick.


Ferdinand II de Portugal

Naissance de Pierre V de Portugal

Ferdinand II de Portugal Roi de Portugal jure uxoris

Pierre V de Portugal naît à Lisbonne en 1837, fils de Ferdinand II de Portugal et de Marie II de Portugal.

Selon la loi portugaise, Ferdinand II de Portugal devient Roi de Portugal jure uxoris ou Roi consort, après la naissance de Pierre V de Portugal son fils aîné.

Au Portugal, il est connu comme le Roi Artiste.


Hélène de Mecklembourg-Schwerin et son fils Philippe - par Franz Xaver Winterhalter – 1839 - Château de Versailles

Mariage de Ferdinand-Philippe d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin

Louis-Philippe Ier de France entreprend des travaux de restauration au château de Fontainebleau dirigés par Alaux, Picot, et Abel de Pujol. Il fait refaire la décoration intérieure et l'ameublement.

Ferdinand-Philippe d'Orléans épouse à Fontainebleau le 30 mai 1837 Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Leurs enfants sont :


Obsèques de Charles-Marie Denys de Damrémont devant Constantine - par Édouard Detaille

Expédition de Constantine de 1837

Mort de Charles-Marie Denys de Damrémont

Sylvain Charles de Valée Maréchal de France

Le 12 février 1837, Louis-Philippe Ier de France nomme Charles-Marie Denys de Damrémont gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique.

Constantine est encore aux mains d'Ahmed Bey.

À ce moment la monarchie de Juillet est consolidée et la prospérité économique est rétablie.

Louis-Philippe Ier de France envisage une dissolution de la Chambre des députés.

Il cherche à obtenir un meilleur résultat aux élections en offrant au pays un peu de gloire militaire et en vengeant l'échec de l'expédition de Constantine de 1836.

Louis-Philippe Ier de France et Louis-Mathieu Molé, le chef de son gouvernement, décident de lancer une nouvelle Expédition de Constantine par à l'été 1837.

La préparation de l'expédition est l'occasion, à fin août 1837, d'une vive rivalité entre les deux fils aînés de Louis-Philippe Ier de France :

qui se disputent l'honneur d'y participer.

Le premier estime qu'en tant qu'aîné, le premier rôle lui revient de droit, tandis que le second, qui a participé à l'expédition infructueuse de l'an passé, tient absolument à venger cette humiliation.

Ferdinand-Philippe d'Orléans s'incline.

L'armée se réunit dans le camp de Merdjez-Hammar, établi sur les bords de la Seybouse, en avant de Ghelma, à moitié chemin de Bône à Constantine.

Placée sous les ordres de Charles-Marie Denys de Damrémont elle a pour chef d'état-major :

Le tout ne comprend pas plus de 7 000 hommes.

Patrice de Mac Mahon se distingue lors de ce siège de Constantine.

En 1837, à bord du vaisseau l'Hercule, François Ferdinand d'Orléans se rend à Gibraltar, à Tanger, à Ténériffe.

Il débarque à Bône en octobre 1837, et se met en route en toute hâte pour rejoindre l'armée qui marche contre Constantine.

Un témoin oculaire allemand qui sert l'armée en volontaire donne le récit de cette expédition.

L'armée française part de Bône le 1er octobre 1837 ; elle sort du camp de Merdjez-Hammar pour marcher sur Constantine..

Les deux premières brigades bivouaquentsur les hauteurs de Rez-el-Akba.

Le 2 octobre 1837, l'armée campe auprès du marabout de Sidi-Tamtam.

Les troisième et quatrième brigades, commandées par le général Rulhières et le colonel Combes, se tiennent une demi-journée en arrière pour protéger le convoi qui, avec sa multitude de voitures et de mulets, occupedeux lieues de route.

Le 3 octobre 1837, l'armée campe auprès de Ouad-el-Aria.

Depuis Rez-el-Akba, l'armée française marche dans un pays très-élevé, dont les vallées mêmes sont au moins à 1 500 pieds au-dessus du niveau de la mer.

La marche des soldats français jusqu'à Constantine dura près de 6 jours, quoique cette ville ne soit éloignée que de 19 lieues de Merdjez-el-Hammar et de 41 lieues de Bone.

Dès qu'il fait assez jour pour distinguer la route, l'avant-garde française se met en marche.

Tous les corps suivent dans l'ordre prescrit.

L'artillerie et l'immense convoi se traînent ensuite, puis viennent la troisième et la quatrième brigade.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans passe la Seybousse à la tête de 3 brigades.

L'armée prend position sous les murs de la ville le 6 octobre 1837.

Sans perdre un instant les batteries de brèche sont établies.

Le 10 octobre 1837, toutes les pièces de 24 sont placées sur la colline.

Le 11 octobre 1837 les forces françaises commencent à lancer leurs boulets contre les murs, entre les portes Bal-el-Oued et Bab-el-Decheddid.

Charles-Marie Denys de Damrémont, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et le général Perregaux, se rendent de Mansourah à Coudiat-Aty pour observer les effets produits par les batteries de brèche.

La communication entre ces deux positions n'a jamais été interrompue, mais le passage du Rummel est toujours dangereux.

300 Arabes environ campent sur les hauteurs auprès de l'aqueduc colossal des Romains ; leur quartier général est à une petite demi-lieue au sud de Coudiat-Aty.

Ces derniers s'approchent quelquefois des tirailleurs français jusqu'à une demi-portée de fusil.

Dans la matinée du le 12 octobre 1837, la brèche est devenue large.

Vers huit heures, Charles-Marie Denys de Damrémont fait cesser le feu parce qu'il attenda le retour d'un parlementaire envoyé dans la ville pour sommer les habitants de se rendre.

Charles-Marie Denys de Damrémont meurt le 12 octobre 1837 mortellement touché par un boulet alors qu'il se rendait à la batterie de brèche

Il est inhumé à l'hôtel des Invalides.

Lors de sa messe funéraire, est joué pour la première fois le Requiem de Berlioz.

Un conseil de guerre est convoqué et le commandement de l'armée est confié à Sylvain Charles de Valée.

Il est opposé au système de négociations et de traités que les français ont adopté depuis quelque temps.

Sylvain Charles de Valée donne sur-le-champ l'ordre de doubler le nombre et la célérité des coups.

Le 13 octobre 1837 au matin, la première colonne d'attaque française est formée par :

La seconde colonne d'assaut se compose :

Le colonel Combe, qui la commande, arrive devant la brèche au moment où les Zouaves demandent des échelles.

La ville de Constantine a encore au moment de l'assaut 6 000 défenseurs.

Les habitants continuent quelque temps encore leur résistance dans les rues, pour s'assurer la retraite vers la Kasbah et une issue hors la ville.

Vers 9 heures, le drapeau tricolore remplace sur le rocher le drapeau rouge.

Adolphe Jean Casimir Niel se distingue lors de la prise de la ville.

Cependant, le mauvais temps et la difficulté des routes retardent François Ferdinand d'Orléans, et il n'arrive que le 17 octobre 1837 alors que le drapeau français flotte déjà sur les murs de la ville.

Le ministre de la Guerre félicite Adolphe Jean Casimir Niel le 26 octobre 1837 après le rapport qu'a fait Sylvain Charles de Valée.

L'armée française reste à Constantine jusqu'à fin novembre 1837.

Sylvain Charles de Valée laisse alors une garnison sous les ordres du général Bernelle et revient à Bône avec Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans.

Il y reçoit la nouvelle de sa promotion.

Sylvain Charles de Valée, Comte de Valée, est fait Maréchal de France le 11 novembre 1837 par Louis-Philippe Ier de France.

Avec le regret d'avoir manqué une occasion d'acquérir de la gloire, François Ferdinand d'Orléans reprend la mer, explore les côtes du Sénégal et visite Gorée.

François Ferdinand d'Orléans fait également plusieurs excursions à l'intérieur du continent noir, où il rend visite à quelques chefs de tribus.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans revient ensuite en France par Gibraltar et l'Atlantique.

Sur le chemin de retour, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans se blesse au bras, ce qui ne l'empêche pas d'assister à l'ouverture des Chambres, le 18 décembre 1837.



Liaison d'Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld avec Margaretha Braun

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld a une liaison avec Margaretha Braun. Leurs enfants sont :


François Ferdinand d'Orléans observant le bombardement de Saint-Jean d'Uloa depuis l'arrière de son navire – par Horace Vernet

François Ferdinand d'Orléans Capitaine de corvette

Puis, François Ferdinand d'Orléans fait voile pour le Brésil et arrive en janvier 1838 à Rio de Janeiro.

François Ferdinand d'Orléans consacre ce mois à visiter les provinces et reçoit à Rio sa nomination au grade de capitaine de corvette.

Du Brésil, François Ferdinand d'Orléans se rend en Guyane, à Cayenne, à la Martinique, à la Guadeloupe.

François Ferdinand d'Orléans visite Washington, Philadelphie, Baltimore, les chutes du Niagara, New York, Boston, etc.

Partout, François Ferdinand d'Orléans recherche avec ardeur les occasions de s'instruire, étudiant les mœurs et les usages et suivant surtout avec intérêt les divers développements de la puissance maritime.

Après 10 mois de navigation, François Ferdinand d'Orléans débarque à Brest le 11 juillet 1838; mais son repos n'est pas de longue durée.

En août 1838, une escadre reçoit l'ordre de se diriger vers les côtes du Mexique pour mettre ses ports en état de blocus.

François Ferdinand d'Orléans ayant reçu le commandement de La Créole, corvette de 24 canons, part de Brest le 1er septembre 1838 avec le contre-amiral Baudin, commandant de l'escadre.

Le 27 novembre 1838, l'amiral donne l'ordre d'attaquer Saint-Jean-d'Ulloa, fort qui défend la ville de Veracruz.



Naissance de Louis-Marie des Deux-Siciles

Louis-Marie des Deux-Siciles naît à Naples le mercredi 1er août 1838, fils de Ferdinand II des Deux-Siciles et de Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen.



Cession du monastère de Notre-Dame de la Péna

En 1838, Ferdinand II de Portugal achète l'ancien monastère de Notre-Dame de la Péna, plus toutes les forêts et les propriétés avoisinantes.



Naissance de Louis Philippe Albert d'Orléans

Louis Philippe Albert d'Orléans Comte de Paris

Louis Philippe Albert d'Orléans naît au palais des Tuileries à Paris le 24 août 1838, fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans et d'Hélène de Mecklembourg-Schwerin.

À sa naissance, il reçoit le titre de Comte de Paris.



Ferdinand de Lesseps Consul à Rotterdam

En 1839, Ferdinand de Lesseps est nommé consul à Rotterdam,



Mariage de Ferdinand de Lesseps avec Agathe Delamalle

Ferdinand de Lesseps épouse Agathe Delamalle (1819-1853), petite-fille de Gaspard Gilbert Delamalle. Leurs enfants sont :


Passage des Portes de fer Passage des Portes de fer le 18 octobre 1839 - par Adrien Dauzats

Expédition des Portes de Fer

En mai 1839, le général Galbois revient à Sétif où de nombreux chefs de tribus viennent lui offrir leur soumission, non sans quelque résistance du khalifa Abdeslam El Mokrani, cousin d'Ahmed, qui échouant dans sa tentative d'attaquer la troupe près de Sidi Embarek se replie sur Zemmoura.

Le 16 octobre 1839, Sylvain Charles de Valée, gouverneur général, et Ferdinand-Philippe d'Orléans, partis de Constantine, arrivent à Sétif où une cérémonie grandiose les attend.

Les khalifas au service de la colonisation sont là, chacun accompagné de son goum richement paré.

Ferdinand-Philippe d'Orléans a pour aide de camp honoraire, le futur général de l'Union Philip Kearny qui sera décoré de la croix de la Légion d'Honneur pour sa participation à cette expédition.

Élie-Frédéric Forey est à nouveau remarqué lors de cette expédition.

Le 25 octobre 1839, Sylvain Charles de Valée et Ferdinand-Philippe d'Orléans s'arrêtent à Aïn Turc où Ahmed El Mokrani les rejoint pour leur annoncer que la route vers l'Ouest est sûre. Il les invite chez lui à Medjana où ils passent la nuit.

Le 27 octobre 1839, Sylvain Charles de Valée et Ferdinand-Philippe d'Orléans traversent les Portes de Fer par Bab Es Seghir.

L'Émir Abd el-Kader, alors à Tagmount dans la région de Tiaret, est mis au courant de l'opération dès le 31 octobre 1839 par l'entremise d'un messager envoyé par Abdeslam El Mokrani.

Sylvain Charles de Valée et Ferdinand-Philippe d'Orléans rejoignent sans encombre Alger le 2 novembre 1839.

Ce voyage effectué pour la première fois sans incidents permet à l'autorité militaire d'affirmer la souveraineté française sur des régions encore insoumises, avec l'appui des chefs locaux.

Abd el-Kader part immédiatement pour Médéaet y arrive le 3 novembre 1839.

Louis Rinn écrit :

Pour faire tomber les oppositions de la féodalité indigène disposée à se rallier à nous, pour vaincre l'inertie des démocraties berbères désireuses de s'isoler de la lutte, le 20 novembre 1839, le jour de l'Aïd el Kebir, Abd el-Kader, parlant avec le double prestige de Chérif et de moqadem des Qadiriyya, proclamait le djihad contre la Franc...

Aussitôt, des soulèvements ont lieu dans toutes les régions y compris dans les Bibans et la plaine de Sétif.


François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans Capitaine de vaisseau

Le 10 février 1839, Louis-Philippe Ier de France décore François Ferdinand d'Orléans de la Légion d'honneur et l'élève au grade de capitaine de vaisseau.

En mai 1839, François Ferdinand d'Orléans prend à Cherbourg le commandement de la frégate la Belle-Poule.

François Ferdinand d'Orléans s'embarque à Toulon où il rejoint l'escadre d'évolutions commandée par l'amiral Lalande.

François Ferdinand d'Orléans est nommé chef d'état-major de la division navale et fait bientôt voile vers le Levant, sur le Jupiter.

François Ferdinand d'Orléans débarque à Constantinople où un épouvantable incendie ayant éclaté à Péra et à Galata menace d'engloutir le plus riche quartier de la capitale.

François Ferdinand d'Orléans accourt alors à la tête de ses marins et dirige les plus actifs secours.

Son intrépidité et celle de son équipage parviennent à préserver la ville du plus immense danger.

De Constantinople, François Ferdinand d'Orléans rejoint son escadre à Smyrne et débarque à Toulon à fin décembre 1839.



Ferdinand de Lesseps à Malaga

En 1840, Ferdinand de Lesseps est transféré à Malaga, dans le pays d'origine de la famille de Catherine de Grevignée, sa mère.



Naissance de Robert d'Orléans

Robert d'Orléans naît à Paris le 9 novembre 1840, fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans et d'Hélène de Mecklembourg-Schwerin.


Mariage de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans avec Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary

Mariage de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans avec Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary

Le 25 janvier 1840, le Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult, chef du gouvernement, annonce le prochain mariage de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans avec Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary et dépose un projet de loi instituant une dotation de 500 000 francs de revenu annuel pour le Prince et une allocation de 500 000 francs pour frais de mariage et d'établissement.

Ce projet de loi suscite aussitôt une véhémente opposition.

Cormenin publie un pamphlet venimeux : Questions scandaleuses d'un jacobin au sujet d'une dotation.

Des pétitions circulent à Paris et en province.

Victor Hugo, dans son journal, évoque une honteuse querelle entre un Roi grippe-sou et des bourgeois tire-liards.

Le projet est repoussé par les députés le 20 février 1840, ce qui entraîne la démission immédiate du ministère de Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

Dans une lettre à un ami, Proudhon, pourtant républicain, note le 27 février 1840 l'inconséquence des députés de la bourgeoisie : Qui veut le Roi, veut une famille royale, veut une cour, veut des princes du sang, veut tout ce qui s'ensuit. Le Journal des débats dit vrai : les bourgeois conservateurs et dynastiques démembrent et démolissent la royauté, dont ils sont envieux comme des crapauds."

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans épouse à Saint-Cloud le 26 avril 1840 Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, fille de Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld et d'Antoinette de Kohary. Leurs enfants sont :

Aucune dotation extraordinaire n'est versée pour l'événement.


Transfert des cendres de Napoléon Ier – par Eugène Isabey

Transfert des cendres de Napoléon Ier aux Invalides

Les cendres de Napoléon Ier sont restées à Sainte-Hélène depuis mai 1821.

Avec, Henri Gatien Bertrand et Arthur Bertrand, son dernier fils, embarque sur la Belle Poule le 7 juillet 1840 et participe à l'expédition organisée pour ramener ces cendres.

Arthur Bertrand a d'ailleurs raconté ce retour des cendres dans un ouvrage intitulé - Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840 -.

Le 15 octobre 1840, François Ferdinand d'Orléans participe au transfert en France des restes mortels de Napoléon Ier à bord de La Belle Poule.

Les cendres de Napoléon Ier sont transférées aux Invalides le 15 décembre 1840.

Henri Gatien Bertrand remet à Louis-Philippe l'épée de l'Empereur.

Cet acte soulève l'indignation de la famille Bonaparte qui réclame ce legs que leur illustre parent leur avait laissé par testament.



Voyages de François Ferdinand d'Orléans

En mai 1841, François Ferdinand d'Orléans, embarqué sur la Belle-Poule, visite Amsterdam et tous les ports ou établissements maritimes de la Hollande.

Il fait ensuite voile vers l'Amérique, visite le Cap-Rouge, Halifax, New York, Philadelphie, Washington.

François Ferdinand d'Orléans revient en Europe par Lisbonne, où il est reçu par Marie II de Portugal.



Retour de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans rentre en France en janvier 1842.



Ferdinand de Lesseps Consul général à Barcelone

En 1842, Ferdinand de Lesseps est envoyé à Barcelone, et bientôt promu au rang de consul général.

Au cours d'une insurrection sanglante en Catalogne, qui finit par le bombardement de Barcelone, Ferdinand de Lesseps fait preuve du courage le plus persistant en sauvant de la mort, sans distinction, des hommes appartenant aux factions rivales, et en protégeant non seulement les Français en danger mais aussi des étrangers de toutes les nationalités.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans à Naples, puis à Lisbonne

En juin 1842, François Ferdinand d'Orléans repart sur la Belle-Poule avec l'escadre aux ordres du vice-amiral Hugon.

Il accompagne alors Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, son jeune frère, à Naples, puis à Lisbonne.


Christian IX de Danemark et sa famille - en 1862 - Photographie de Georg Emil Hansen

Mariage de Christian IX de Danemark avec Louise de Hesse-Cassel

Christian IX de Danemark épouse en 1842 Louise de Hesse-Cassel, nièce du Roi Christian VIII de Danemark Leurs enfants sont :

Quatre de ses enfants sont devenus monarques, montant sur les trônes (directement ou en tant que consort) du Danemark, du Royaume-Uni, de Grèce et de Russie.

Un cinquième, sa fille Thyra, serait devenue Reine de Hanovre si le royaume de son mari n'avait pas été annexé par la Prusse avant le début de son règne.

La grande réussite dynastique des six enfants n'était pas due, en grande partie, à Christian IX lui-même, mais aux ambitions dynastiques de sa femme Louise.


Ferdinand-Philippe d'Orléans - par Dominique Ingres - 1842

Mort de Ferdinand-Philippe d'Orléans

Ferdinand-Philippe d'Orléans reçoit le commandement en chef de l'armée d'opération sur la Marne.

Ferdinand-Philippe d'Orléans conduit Hélène de Mecklembourg-Schwerin, son épouse, à Plombières. À son retour, Ferdinand-Philippe d'Orléans se dispose à partir pour Saint-Omer, où il doit passer en revue une partie de son armée.

Ferdinand-Philippe d'Orléans se rend le 13 juillet 1842 à Neuilly-sur-Seine pour faire ses adieux à sa famille.

Les chevaux de sa calèche s'étant emportés, le prince veut s'élancer de la voiture et se brise la tête sur le pavé.

Ferdinand-Philippe d'Orléans meurt quelques heures plus tard.

Alfred de Musset évoque cet accident dans son poème Le Treize Juillet.

Les Chambres dissoutes la veille sont convoquées de nouveau.

Elles votent à une immense majorité la loi qui leur est proposée. Elle fait de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans le régent en cas d'accession au trône de Louis Philippe Albert d'Orléans, le fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans.

Mais les réserves de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, qui ne cache pas ses sympathies légitimistes, et son peu d'attrait pour les fonctions publiques, rendent le Prince impopulaire auprès de l'opinion française.


Palais de Péna

Construction du Palais de Péna

En 1842, Ferdinand II de Portugal fait construire le Palais de Péna ou Palácio Nacional da Pena sur les ruines du monastère de Notre-Dame de la Péna. Les travaux dureront 12 ans.

Cette demeure royale est située dans les collines de Sintra à 29 kilomètres de Lisbonne.

Le palais national de Pena est un mélange de styles aux couleurs vives : gothique, maure, Renaissance et manuélin.

Ferdinand II de Portugal fait aménager, en outre, un parc ombragé regroupant, à côté des essences locales, de nombreuses essences exotiques.



Mariage d'Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary avec Clémentine d'Orléans

Au sein de sa famille, Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary est réputé niais et fanfaron.

Ses fiançailles avec la brillante Clémentine d'Orléans, fille de Louis-Philippe Ier de France, sont plusieurs fois compromises à cause du jugement négatif que portent sur lui plusieurs de ses parents.

Pourtant, le prince est bel homme et Clémentine, qui désespère de trouver un jour un mari, tombe véritablement amoureuse de lui.

Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary épouse au château de Saint-Cloud le 20 avril 1843 Clémentine d'Orléans (1817-1907), fille de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles. Leurs enfants sont :

Ce mariage prestigieux du prince renforce considérablement sa position à Vienne.

Après leur mariage, Auguste et Clémentine parcourent l'Europe et visitent notamment le Portugal, la Belgique, l'Angleterre, Cobourg et la Hongrie où règnent leurs parents.



Mariage de François Ferdinand d'Orléans avec Françoise de Bragance

François Ferdinand d'Orléans Contre-amiral

François Ferdinand d'Orléans se dirige vers le Brésil, où il arrive le 27 mars 1843.

Ce voyage a pour but la demande en mariage de Françoise de Bragance.

François Ferdinand d'Orléans épouse à Rio de Janeiro le 1er mai 1843 Françoise de Bragance, fille de Pierre IV de Portugal et de Marie Léopoldine d'Autriche. Leurs enfants sont :

Lors du mariage, le territoire où se trouve la ville brésilienne de Joinville, constitue une partie de la dot de la princesse.

Immédiatement après, le prince emmène son épouse en France où naîtront bientôt leurs deux enfants.

François Ferdinand d'Orléans et Françoise de Bragance vont rendre visite à la reine Victoria de Grande-Bretagne.

Le 31 juillet 1843, François Ferdinand d'Orléans est nommé contre-amiral avec voix délibérative aux séances du Conseil d'Amirauté.



Naissance de Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles

Marie-Annonciade ou Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles naît en 1843, fille de Ferdinand II des Deux-Siciles ou de Bourbon et de Marie-Thérèse.



Étienne de Habsbourg-Lorraine Gouverneur civil de la Bohème

Étienne de Habsbourg-Lorraine est membre de l'armée impériale autrichienne. Il est nommé Gouverneur civil de la Bohème par l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche en décembre 1843.



Naissance de Philippe de Saxe-Cobourg-Kohary

Ferdinand Philippe Marie Auguste Raphaël ou Philippe de Saxe-Cobourg-Kohary naît à Paris le 28 mars 1844, fils d'Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary (1818-1881) et de Clémentine d'Orléans (1817-1907).



Naissance de Françoise d'Orléans

Françoise d'Orléans naît en 1844, fille de François Ferdinand d'Orléans, Prince de Joinville, et de Françoise de Bragance.



Expédition au Maroc de François Ferdinand d'Orléans

En 1844, le gouvernement français, mécontent des agressions réitérées des Marocains et de l'asile que ceux-ci accordent à Abd El-Kader, exige de leur part une réparation.

Une escadre est alors envoyée sur les côtes du Maroc sous le commandement de François Ferdinand d'Orléans.



Tranfert du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis-Philippe Ier de France, ayant apprenant que l'église Saint-Michel de Barcelone doit être démolie, ordonne à Ferdinand de Lesseps, Consul de France, de faire procéder à l'exhumation du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti.

Embarqué sur le Lavoisier, il est transporté à Dreux et ré inhumé le 2 avril 1844 dans la chapelle royale.



Naissance de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans naît au château de Neuilly-sur-Seine le 12 juillet 1844, fils de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et de Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary.

Il est prénommé Ferdinand Philippe en hommage à Ferdinand-Philippe d'Orléans, son oncle.



Naissance d'Antonia de Portugal

Antónia ou Antonia de Portugal ou de Bragance naît à Lisbonne le 17 février 1845, fille de Ferdinand II de Portugal et de Marie II de Portugal.



Antoine Marie d'Orléans Lieutenant-colonel

Voyage d'Antoine Marie d'Orléans e au Proche-Orient, en Grèce, en Turquie et en Égypte

Antoine Marie d'Orléans est nommé Lieutenant-colonel le 22 mars 1845.

Il se distingue encore au combat contre les Kabyles.

En 1845, Antoine Marie d'Orléans entreprend un voyage au Proche-Orient, en Grèce, en Turquie et en Égypte, avec son secrétaire et ami Antoine de La Tour.

Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uni négocient un traité d'État concernant le mariage des deux héritières de Ferdinand VII d'Espagne :


Louise Marie Thérèse d'Artois et son fils Robert Ier de Parme - 1854

Mariage de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme avec Louise Marie Thérèse d'Artois

Princesse en exil mais femme de tête, Marie-Thérèse de France réussit à marier Louise Marie Thérèse d'Artois.

Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme épouse en 1845 Louise Marie Thérèse d'Artois. Leurs enfants sont :



François Ferdinand d'Orléans Commandant de l'escadre d'évolutions

En juin 1846, François Ferdinand d'Orléans prend le commandement de l'escadre d'évolutions réunie en Méditerranée.

Passionné par les progrès très rapides des technologies nouvelles, François Ferdinand d'Orléans prend la tête de la commission chargée d'étudier l'organisation d'une marine à vapeur.

Il apporte tout son appui à l'ingénieur Dupuy de Lôme.

Sur le terrain politique, l'opposition de François Ferdinand d'Orléans à François Pierre Guillaume Guizot accroit sa popularité.


François d'Assise de Bourbon

Mariage de François d'Assise de Bourbon avec Isabelle II d'Espagne

François d'Assise de Bourbon président du Conseil des ministres

Mariage d'Antoine Marie d'Orléans avec Louise-Fernande de Bourbon

François d'Assise de Bourbon épouse le 10 octobre 1846 Isabelle II d'Espagne, sa cousine germaine. Leurs enfants sont :

Isabelle II d'Espagne donne à François d'Assise de Bourbon, son époux, le titre de roi consort d'Espagne de 1846.

François d'Assise de Bourbon préside le Conseil des ministres.

François d'Assise de Bourbon est un homosexuel avéré. Il est surnommé "Paquita", le féminin de son diminutif Paquito. Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles ne peut se retenir de soupirer Ce mariage ne devrait pas être.

La plupart des historiens ont des doutes sur la filiation paternelle.

François d'Assise de Bourbon donnera à ses chiens le nom des amants d'Isabelle II d'Espagne qui ont pu ainsi parvenir jusqu'à nous. Les préférences de la reine se portaient vers le monde de la musique (compositeurs, chanteurs lyriques) mais on compte aussi des militaires, officiers voire hommes du rang et des diplomates.

Antoine Marie d'Orléans épouse le 10 octobre 1846 Louise-Fernande de Bourbon, fille de Ferdinand VII d'Espagne et de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles. Leurs enfants sont :

La princesse Louise-Fernande de Bourbon est l'héritière présomptive de sa sœur, la jeune reine Isabelle II d'Espagne, elle-même mariée à un prince réputé impuissant.

Ce mariage est souhaité par Louis-Philippe Ier de France car si Isabelle II d'Espagne n'a pas d'enfant, Antoine Marie d'Orléans montera sur le trône Espagnol avec Louise-Fernande de Bourbon, la sœur d'Isabelle.



Derniers devoirs rendu aux restes des prisonniers français de la Bataille de Bailén

Le 3 juin 1847, François Ferdinand d'Orléans fait rendre les derniers devoirs aux restes des prisonniers français de la Bataille de Bailén (Guerre d'Espagne, 1808), morts de misère sur le rocher de Cabrera, et dont les ossements étaient restés sans sépulture.


Tombeau de Joseph Antoine d'Autriche au château royal de Buda Étienne de Habsbourg-Lorraine - en 1847

Mort de Joseph Antoine d'Autriche Palatin de Hongrie

Joseph Antoine d'Autriche meurt à Hofen (Buda) le 13 janvier 1847. Il est inhumé dans le château royal de Buda.

Sa tombe sera pillée et saccagée en 1970.

En 1980, Stephen Kiszely (né en 1932), professeur hongrois de biologie, entreprend de la restaurer.

Dorothée de Wurtemberg, son épouse, et ses enfants désirent rester en Hongrie.

Ferdinand Ier d'Autriche, contrairement au contrat de mariage, refuse, probablement à cause de sa foi protestante. Elle doit alors séjourner à Vienne.



Mariage de Ferdinand Charles de Modène avec Élisabeth de Habsbourg-Hongrie

Ferdinand Charles de Modène (1821-1849) épouse à Vienne le 4 octobre 1847 Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, fille de Joseph Antoine d'Autriche et de Dorothée de Wurtemberg. Leur enfant est :



Renversement de la Monarchie de juillet

Proclamation de la IIe république

Exil de la famille royale

Une révolution a lieu en France en février 1848.

Antoine Marie d'Orléans se trouve alors auprès de Louis-Philippe Ier de France, son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans tient les Tuileries assez longtemps pour permettre à Louis-Philippe Ier de France de se retirer de la capitale mais s'abstient de mener toute action militaire contre les insurgés.

La famille royale fuit les Tuileries prises d'assaut par la foule.

Antoine Marie d'Orléans oublie Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, qui n'échappe à la multitude que grâce à l'intervention d'un député.

Le Roi ayant abdiqué, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans accompagne ensuite sa belle-sœur, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, Duchesse d'Orléans, partie à l'Assemblée avec ses 2 enfants pour faire proclamer l'aîné Roi des Français.

Conscient de son impopularité, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur.

Mais la tentative est un échec.

Le Palais-Royal est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848.

L'assemblée proclame la IIe république.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est séparé de sa famille par les insurgés et ne parvient à s'échapper qu'en se déguisant en garde national.

Napoléon III profit de cette révolution pour revenir en France.

Napoléon III emmène avec lui Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre et Martin Constantin Haryett.

Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles s'exilent à Claremont dans le Surrey en Angleterre.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles prend le titre de courtoisie de Comtesse de Neuilly.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans s'embarque pour l'Angleterre où il rejoint Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, son épouse, et ses parents, à Claremont.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary ainsi que Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, leur fils, s'installent auprès de Louis-Philippe Ier de France.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans effectue 2 années de public school à Édimbourg.

Antoine Marie d'Orléans et Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, gagne aussi l'Angleterre.

Le couple décide ensuite de partir en Espagne et s'installe d'abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d'Orléans.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux accueille avec bienveillance la révolution de février 1848.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux est élu député à l'Assemblée nationale, comme " républicain du lendemain ",



Exil d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans se trouve à Alger, près d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, son frère.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans se démet de ses fonctions de Gouverneur général de l'Algérie.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles s'exilent en Angleterre 24 février 1848.

Le 3 mars 1848, François Ferdinand d'Orléans et Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans s'embarquent sur le Solon pour le Royaume-Uni où ils rejoignent leurs parents.

L'amitié qui lie Marie-Caroline à la reine Victoria facilite alors l'exil des Orléans.



Ferdinand de Lesseps Ministre de la France à Madrid

De 1848 à 1849, Ferdinand de Lesseps est ministre de la France à Madrid.



Naissance de Robert Ier de Parme

Roberto ou Robert Ier de Parme naît à Florence le 9 juillet 1848, fils de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme et de Louise Marie Thérèse d'Artois.



Mariage d'Auguste-Alexandre Ducrot avec Marie-Ursule de Champs

Auguste-Alexandre Ducrot épouse le 5 décembre 1848 Marie-Ursule de Champs (née le 23 janvier 1828), fille de Ferdinand, François Joseph de Champs, ancien officier, et de Françoise Agathe Dollet de Chassenet.

Marie-Ursule de Champs est domiciliée à Varennes-lès-Nevers.


François-Joseph Ier d'Autriche en Feld Maréchal

Révolution du Printemps des Peuples

Felix zu Schwarzenberg Chancelier

Abdication de Ferdinand Ier d'Autriche

François-Joseph Ier d'Autriche Empereur d'Autriche

Lors de la révolution du Printemps des Peuples, alors que le peuple marche sur le palais, Ferdinand Ier d'Autriche demande une explication à Clément-Wenceslas de Metternich, et se voit répondre qu'ils font une révolution.

On lui attribue cette réponse : Oui… ont-ils le droit de faire ça ?

Clément-Wenceslas de Metternich doit s'enfuir.

Le Prince Felix zu Schwarzenberg est nommé chancelier en remplacement de Clément-Wenceslas de Metternich, par l'entregent de son beau-frère, Alfred, Prince de Windisch-Graetz.

Le Prince Felix zu Schwarzenberg fait partie de l'entourage de Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière, la belle-sœur de l'empereur.

Avec l'aide de Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière, Felix zu Schwarzenberg convainc Ferdinand Ier d'Autriche d'abdiquer au profit de François Joseph Ier d'Autriche, fils de François-Charles d'Autriche et de Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière.

François-Joseph Ier d'Autriche devient Empereur d'Autriche le 2 décembre 1848.

Ferdinand Ier d'Autriche et Marie Anne de Savoie, son épouse, se retirent à Prague.



Naissance d'Alice-Marie de Bourbon-Parme

Alice-Marie de Bourbon-Parme naît en 1849, fille de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme et de Louise Marie Thérèse d'Artois.



Naissance de Maria Pia de Bourbon-Siciles

Maria Pia de Bourbon-Siciles naît en 1849, fille de Ferdinand II des Deux-Siciles et de Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen.


Charles III de Parme

Abdication de Charles II de Bourbon-Parme

Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme Duc de Parme

Charles II de Bourbon-Parme abdique le 14 mars 1849 face à la pression populaire.

Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme devient Duc de Parme en 1849.



Mort de Ferdinand Charles de Modène

Naissance de Marie-Thérèse de Modène

Ferdinand Charles de Modène meurt en 1849.

Marie-Thérèse de Modène naît à Brno le 2 juillet 1849, fille de Ferdinand Charles de Modène et d'Élisabeth de Habsbourg-Hongrie.

Elle est orpheline de père dès la naissance.


Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe

Mariage de Ferdinand de Savoie avec Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe

Ferdinand de Savoie épouse à Dresde en Allemagne le 22 avril 1850 Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe, fille de Jean Ier de Saxe et Amélie Augusta de Bavière. Leurs enfants sont :


Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary - par Franz Xaver Winterhalter

Mort de Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld

Ferdinand de Saxe-Cobourg-Saalfeld meurt en 1851.

Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary, son fils, devient membre de la Chambre des Seigneurs de Hongrie et s'occupe surtout de la gestion des domaines de sa famille.



Naissance de Ferdinand Foch

Ferdinand Foch naît en 1851.



Mort d'Agathe Delamalle

En 1853, Ferdinand de Lesseps perd d'une épidémie de scarlatine en l'intervalle de quelques jours :

Agathe Delamalle meurt en 1853.


Marie-Henriette d'Autriche et Léopold II de Belgique

Mariage de Léopold II de Belgique avec Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine

Léopold II de Belgique épouse à Bruxelles le 22 août 1853 Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine. Leurs enfants sont :


Pierre V de Portugal

Naissance d'Eugène de Portugal

Mort de Marie II de Portugal

Pierre V de Portugal Roi de Portugal

Ferdinand II de Portugal Régent du royaume de Portugal

Marie II de Portugal meurt à Lisbonne le 15 novembre 1853 en donnant naissance à Eugène de Portugal, son dernier enfant.

Pierre V de Portugal, son fils, devient Roi de Portugal en 1853 sous la régence de Ferdinand II de Portugal son père.


Robert Ier de Parme

Mort de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme

Robert Ier de Parme Duc de Parme et de Plaisance

Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme meurt à Parme le 27 mars 1854 assassiné.

Robert Ier de Parme, son fils, devient Duc de Parme et de Plaisance.

Il règne sous la tutelle de Louise Marie Thérèse d'Artois, sa mère.

La duchesse congédie quelques uns des collaborateurs les plus réactionnaires de son mari.

Suite aux mouvements révolutionnaires inspirés par Giuseppe Mazzini de juillet 1854, Louise Marie Thérèse d'Artois elle met en place une politique répressive.


Élisabeth de Habsbourg-Hongrie et ses enfants

Mariage de Charles-Ferdinand d'Autriche avec Élisabeth de Habsbourg-Hongrie

François-Joseph Ier d'Autriche s'éprend de sa cousine Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, veuve de Ferdinand Charles de Modène, mère d'une petite fille et demi-sœur de Étienne de Habsbourg-Lorraine qui a soutenu les rebelles lors de la révolution de 1848 à 1849.

Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière s'oppose à ce mariage. Elle somme Charles-Ferdinand d'Autriche et Élisabeth de Habsbourg-Hongrie de se marier au plus tôt.

Charles-Ferdinand d'Autriche épouse le 18 avril 1854 Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, sa nièce, fille de Joseph Antoine d'Autriche et Dorothée de Wurtemberg. Leurs enfants sont :



Signature de la concession pour la construction du canal de Suez

En 1854, l'accession au trône de vice-roi d'Égypte de Saïd Pacha, fils de Mehemet Ali, son vieil ami, donne une nouvelle impulsion aux idées qui l'ont hanté pendant les 22 dernières années au sujet du canal de Suez.

Ferdinand de Lesseps est invité par Saïd Pacha, et le 7 novembre 1854 débarque à Alexandrie.

Le 30 novembre 1854, Saïd Pacha signe la concession autorisant Ferdinand de Lesseps à percer l'isthme Suez.

Sur les indications de Ferdinand de Lesseps, un premier plan est immédiatement dessiné par 2 ingénieurs français :



Mort de Ferdinand de Savoie

Thomas de Savoie-Gênes Duc de Gênes

Ferdinand de Savoie meurt à Turin le 10 février 1855.

Thomas de Savoie-Gênes, son fils, lui succède et devient Duc de Gênes.



Continuation du Siège de Sébastopol

Mort de Michel Bizot

Mort de Pavel Nakhimov

Mort de Charles Ferdinand Édouard Roger

Une fois l'hiver passé, les Alliés sont capables de rétablir leurs routes d'approvisionnement.

Une voie ferrée est utilisée pour amener des vivres de Balaclava jusqu'au front, livrant plus de 500 canons et des munitions.

Claude Théodore Decaen est envoyé devant Sébastopol et devient colonel du 7e de ligne le 21 mars 1855.

À partir du dimanche de Pâques le 8 avril 1855, les Alliés reprennent leurs bombardements des défenses russes.

Le 11 avril 1855, le général Michel Bizot, qui commande le Génie, est touché par une balle russe

Michel Bizot meurt le 15 avril 1855.

Dans la nuit du 2 mai 1855, François Grenier conduit le 2e bataillon du régiment lors d'une attaque menée contre des ouvrages de contre approche montés par les Russes devant Sébastopol.

Le 30 juin 1855, Pavel Nakhimov meurt d'une blessure à la tête infligée par un tireur d'élite allié.

Charles Ferdinand Édouard Roger meurt le 12 juillet 1855, au grade de lieutenant, pendant le siège de Sébastopol.


Canal de Suez

Adoption du plan du canal de Suez

Après avoir été légèrement modifié, le plan du canal de Suez est adopté en 1856 par la commission Internationale pour le percement de l'isthme des Suez à laquelle il a été soumis.

Ferdinand de Lesseps est encouragé par ce verdict.

L'opposition de Lord Palmerston, qui craint alors pour la position commerciale du Royaume-Uni, et les avis amusés prédisant le comblement du canal par les sables du désert, n'arrêtent pas Ferdinand de Lesseps.

Ferdinand de Lesseps prend d'ailleurs comme secrétaire un journaliste, humoriste et auteur dramatique anglais Charles Lamb Kenney, qui a néanmoins le diplôme d'avocat.

Parmi les 3 propositions faites à Ferdinand de Lesseps, c'est Luigi Negrelli, un ingénieur italien, à qui est assigné la direction générale du travail.

Luigi Negrelli a proposé la canalisation directe, le respect de la forme et de l'absence des écluses à l'embouchure du canal.

Luigi Negrelli meurt après quelques jours de maladie.

Les travaux sont continués par Ferdinand de Lesseps selon les plans établis par Luigi Negrelli.



Fondation de la Compagnie Universelle du canal maritime de Suez

Poussé par ses convictions, soutenu par Napoléon III et Eugénie de Montijo, Ferdinand de Lesseps réunit par souscription plus de la moitié du capital de 200 millions de francs nécessaires pour fonder la Compagnie Universelle du canal maritime de Suez.

Le gouvernement égyptien souscrit pour 80 millions.



Mariage de Ferdinand IV de Toscane avec Anne de Saxe

Ferdinand IV de Toscane épouse en 1856 Anne de Saxe. Leur enfant est :



Naissance de Frédéric de Habsbourg-Lorraine

Frédéric de Habsbourg-Lorraine naît à Groß Seelowitz le 4 juin 1856, fils de Charles-Ferdinand d'Autriche et d'Élisabeth de Habsbourg-Hongrie.



Mariage de Nicolas Rapallo avec Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe

Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe est veuve de Ferdinand de Savoie.

Nicolas Rapallo (1825-1882), marquis Rapallo épouse à Agliè le 4 octobre 1856 Marie Élisabeth Maximiliane de Saxe.

Nicolas est son chambellan. L'union est découverte et le scandale est retentissant. La princesse est chassée de la cour de Turin. Elle ne reverra jamais ses 2 enfants.



Mort de Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary

Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary meurt en 1857.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans témoigne peu de tendresse à Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, son fils, et l'élève à la dure, pensant ainsi l'aguerrir.

Malgré tout, Ferdinand Philippe Marie d'Orléans reste très proche de son père. Celui-ci jouira toute sa vie d'une grande influence sur lui.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, sa grand-mère, s'occupe avec beaucoup de tendresse de l'éducation de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, son petit sonnet, et de ses frères et sœurs.


Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche et Marie Charlotte de Belgique au début de leur mariage

Mariage de Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche avec Marie Charlotte de Belgique

Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche épouse le 27 juillet 1857 Marie Charlotte de Belgique.



Auguste Mariette Conservateur adjoint au Louvre

Auguste Mariette à nouveau en Égypte

À son retour en France, Auguste Mariette est nommé conservateur adjoint au Louvre, place qu'il occupera jusqu'en 1861.

En 1857, Auguste Mariette revient donc en Égypte et y rencontre Ferdinand de Lesseps.

Ce dernier apprécie la tournure d'esprit de Mariette en ce qui concernait la destination des antiquités.

Aussi est-il présenté à Mohammed Said Pacha qui a succédé à Méhémet Ali.

Durant cette mission, Auguste Mariette mène des fouilles à Gizeh, Saqqara, Abydos, Thèbes et Éléphantine.

Il ouvre un chantier à Dra Abou el-Naggah (Thèbes).

En décembre 1857, le sarcophage du roi Ahmôsis Ier est retrouvé intact.

Ahmôsis Ier, fondateur de la XVIIIe dynastie, règne jusqu'en 1567 avant Jésus-Christ. Il met fin à la dynastie des envahisseurs Hyksôs, lors de la prise d'Avaris.



Naissance de Marie-Christine d'Autriche

Marie-Christine d'Autriche ou de Habsbourg-Lorraine-Teschen naît à Groß Seelowitz (château de Zidlochovice) en Moravie le 21 juillet 1858, fille de Charles-Ferdinand d'Autriche et Élisabeth de Habsbourg-Hongrie.



Création d'une école française à Barcelone

En 1859, Ferdinand de Lesseps crée une école pour scolariser les enfants des Français immigrés à Barcelone, cet établissement qui porte son nom est aujourd'hui le plus ancien établissement français de la péninsule ibérique.


Ferdinand de Lesseps Canal de Suez

Construction du Canal de Suez

La compagnie de Ferdinand de Lesseps construit le canal de Suez entre avril 1859 et 1869.

Ferdinand de Lesseps s'entoure d'un vaste réseau de compétences, sinon de connivences, notamment dans la presse, qui lui seront toujours de la plus grande utilité.


Ferdinand IV de Toscane

Mort d'Anne de Saxe

Mort de Léopold II de Toscan

Ferdinand IV de Toscane Grand-duc de Toscane

Anne de Saxe meurt en 1859.

Léopold II de Toscan meurt en 1859.

Ferdinand IV de Toscane, son fils, jeune veuf, lui succède et devient le dernier Grand-duc de Toscane.


François II des Deux-Siciles

Mort de Ferdinand II des Deux-Siciles

François II des Deux-Siciles Roi des Deux-Siciles

Ferdinand II des Deux-Siciles meurt à Caserta en Italie le dimanche 22 mai 1859.

François II des Deux-Siciles monte sur le trône des Deux-Siciles.

Il gouverne sous la férule de Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen, sa très autoritaire et très conservatrice belle-mère.



Rencontre de Ferdinand II de Portugal avec Élisa Friedericke Hensler

Le 2 février 1860, Élisa Friedericke Hensler arrive au Portugal en tant que membre de la compagnie de l'Opéra de Laneuville.

Elle chante alors au Teatro Nacional São João de Porto puis au Teatro Nacional de São Carlos de Lisbonne, où elle interprète un page dans l'opéra Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi.

Le 15 avril 1860, Ferdinand II de Portugal assiste à une représentation de l'œuvre et est séduit par la voix et la beauté de la jeune fille.

Rapidement, une relation se noue entre l'ancien souverain et la cantatrice et Ferdinand II de Portugal découvre que sa maîtresse pratique non seulement le chant mais encore la sculpture, la céramique, la peinture, l'architecture et la fleuriculture.



Conquête de la Romagne, de Modène, Parme et la Toscane

Expédition de Garibaldi dans le royaume des Deux-Siciles

En 1860, profitant des troubles intérieurs des états voisins, Victor-Emmanuel II de Savoie agrandit ses possessions de la Romagne, de Modène, Parme et la Toscane dont il chasse les souverains légitimes.

Ferdinand IV de Toscane est déchu de son trône de Grand-duc de Toscane et s'exile à Vienne.

Ferdinand IV de Toscane et Albert Ier de Saxe, son beau-frère, est un des rares amis intimes de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche. Ils aiment, entre autres choses, chasser ensemble.

Leurs relations s'espaceront quand les enfants de Ferdinand IV de Toscane feront entrer le scandale au sein de leur vie conjugale.

Victor-Emmanuel II de Savoie soutient discrètement l'expédition de Garibaldi dans le royaume des Deux-Siciles.



Naissance de Charles-Étienne d'Autriche

Karl Stephan ou Charles-Étienne d'Autriche ou de Teschen naît à Groß Seelowitz le 5 septembre 1860, fils de Charles-Ferdinand d'Autriche et d'Élisabeth de Habsbourg-Hongrie.



Cession du château d'Anet

Adolphe de Caraman ayant subi des revers de fortune doit vendre, en 1860, le domaine et le château d'Anet à Ferdinand Moreau, député de la Seine et conseiller général d'Eure-et-Loir, qui poursuit l'œuvre de sauvetage si bien commencée.

Le nouveau propriétaire charge 3 architectes de restaurer les bâtiments anciens.

Les pièces sont garnies de meubles provenant du château et retrouvés souvent dans la région.

Ainsi sont rachetés le lit de Diane qui était utilisé dans une auberge du bourg, des buffets, des vitraux, des pièces d'orfèvrerie ou de céramique, des reliures, des tableaux...

Les 4 grandes tapisseries de l'histoire de Diane, faites au XVIe siècle pour Anet, sont acquises dans une vente, à Paris.



Mariage de Louis-Marie des Deux-Siciles avec Mathilde Louise de Bavière

Louis-Marie des Deux-Siciles épouse à Munich le mercredi 5 juin 1861 Mathilde Louise de Bavière, (samedi 30 septembre 1843 à Munich- jeudi 18 juin 1925 à Munich), fille de Max Joseph de Bavière, (1808-1888) et Maria Ludovika Wilhelmine de Bavière (1808-1892). Leur enfant est :


Antonia de Portugal Léopold de Hohenzollern-Sigmaringenleopold

Mariage de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen avec Antonia de Portugal

Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen épouse à Lisbonne le 12 septembre 1861 Antonia de Portugal, fille de Ferdinand II de Portugal et de Marie II de Portugal. Leurs enfants sont :


Arrivée des Français à Vera-Cruz - sous le commandement de Jurien de la Gravière - L'Illustration 1862

Arrivée des Britanniques et des Français au Mexique

Convention de Soledad

Départ des Britanniques et des Espagnols du Mexique

Les Britanniques envoient 700 marines à bord d'une escadre formée de 2 vaisseaux et de 4 frégates commandées par l'amiral Dunlop qui débarquent à Vera-Cruz le 4 janvier 1862.

Le 8 janvier 1862, les Français arrivent avec l'escadre de l'amiral Jurien de La Gravière avec :

amenant les prémices du corps expéditionnaire :

Sous le commandement du général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, il comprend :

Une légion belge de 4 000 hommes accompagne les Français sous le commandement du lieutenant-colonel Van der Smissen.

Le général Prim, représentant les 3 puissances alliées, rencontre le 19 février 1862 l'envoyé du gouvernement mexicain.

La convention de Soledad est signée par :

L'accord prend acte de la présence alliée et renvoie le problème épineux des dettes à une rencontre prévue le 15 avril à Orizaba.

Connue à Paris mi-mars 1862, le gouvernement de Napoléon III désapprouve la convention.

Les anglais et les espagnols, moins engagés vis-à-vis des discussions avec Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche, retirent leurs troupes.

Anglais et Espagnols retournent au port de Veracruz et quittent le pays dès le 24 avril 1862 laissant les français poursuivre seuls l'expédition.

En 1862, Élie-Frédéric Forey est choisi pour remplacer Charles Ferdinand Latrille de Lorencez à la tête du corps expéditionnaire au Mexique.

Il y fait preuve de ses limites.

Le bataillon de Louis Charles Auguste Morand échoue devant le premier assaut de Puébla.

Grâce à François Achille Bazaine, Élie-Frédéric Forey prend Puébla.

Julien Léon Loizillon n'est pas tendre avec Élie-Frédéric Forey au Mexique :


Charles-Louis d'Autriche

Mariage de Charles-Louis d'Autriche avec Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles

Charles-Louis d'Autriche est veuf de Marguerite de Saxe.

Charles-Louis d'Autriche épouse en 1862 Marie-Annonciade ou Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles (1843-1871) fille de Ferdinand II des Deux-Siciles ou de Bourbon et de Marie-Thérèse. Leurs enfants sont :



Naissance de François-Ferdinand d'Autriche

François-Ferdinand d'Autriche (en allemand : Franz Ferdinand von Österreich-Este) naît à Graz en Styrie le 18 décembre 1863, fils de Charles-Louis d'Autriche et de Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles.


Ferdinand Philippe Marie d'Orléans

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans aux Philippines

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans étudie le métier des armes à l'école militaire de Ségovie.

Étant interdit de séjour en France, Ferdinand Philippe Marie d'Orléans s'engage en tant qu'officier dans l'armée espagnole.

Il participe alors à un corps expéditionnaire chargé de réprimer une insurrection aux Philippines.

Sa bravoure lui vaut le grade de capitaine.



Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche Empereur du Mexique

Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche devient Empereur du Mexique en 1864.



Naissance de Ferdinand Ier de Roumanie

Ferdinand Ier de Roumanie naît à Sigmaringen le 24 août 1865, fils de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen et d'Antonia de Portugal.


Exécution de Maximilien – Image d'Épinal

Mort de Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche

Mort de Miguel Miramon

Mort de Tomas Mejia

En juin 1867, Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche se considère comme devenu Mexicain.

Il se croit capable de maintenir l'Empire Mexicain sans aide étrangère.

Il refuse d'abdiquer et se réfugie dans Santiago de Querétaro.

Bientôt cerné par les troupes de Benito Juarez, il se rend.

Maximilien pense naïvement qu'il aurait le droit d'être conduit à Veracruz et rembarqué sur le premier navire en partance pour l'Europe.

Tout au contraire, il est condamné à mort.

Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche meurt à Querétaro au Mexique le 19 juin 1867 sous les balles des républicains de Benito Juarez.

Miguel Miramon et Tomas Mejia, d'origine indigène, ses généraux meurent également fusillés.



Naissance de Ferdinand de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand de Habsbourg-Lorraine naît en 1868, fils de Charles-Louis d'Autriche et de Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles.



Mariage de Ferdinand de Lesseps avec Louise-Hélène Autard de Bragard

Ferdinand de Lesseps est veuf d'Agathe Delamalle.

Ferdinand de Lesseps épouse Louise-Hélène Autard de Bragard (1848-1909), originaire de l'Ile Maurice. Leurs enfants sont :



Mariage de Ferdinand IV de Toscane avec Alice-Marie de Bourbon-Parme

Ferdinand IV de Toscane est veuf d'Anne de Saxe.

Ferdinand IV de Toscane épouse en 1868 Alice-Marie de Bourbon-Parme, fille de Ferdinand Charles III de Bourbon-Parme et de Louise Marie Thérèse d'Artois. Leurs enfants sont :


Marie-Thérèse de Modène

Mariage de Louis III de Bavière avec Marie-Thérèse de Modène

François V de Modène, Duc de Modène, oncle de Marie-Thérèse de Modène est un zélé catholique. Avant de donner son accord au mariage, il exige que Louis III de Bavière renonce à ses droits au trône de Grèce, ce qui garantit que ses enfants seront élevés dans le catholicisme.

Louis III de Bavière épouse à l'église Saint-Augustin de Vienne le 20 février 1868 Marie-Thérèse de Modène. Leurs enfants sont :



Révolution espagnole

Exil d'Antoine Marie d'Orléans

Exil de François d'Assise de Bourbon

Le 7 juillet 1868 commence la révolution espagnole du général Juan Prim y Prats.

Parmi les principaux financeurs de cet événement se trouve Antoine Marie d'Orléans, son beau-frère.

Le nouveau gouvernement de Gonzalez Bravo demande à Antoine Marie d'Orléans et à sa famille de quitter l'Espagne. Le 16 juillet 1868, Antoine Marie d'Orléans s'exécute et s'installe pour un an au Portugal.

Le 30 septembre 1868, Isabelle II d'Espagne est renversée.

Isabelle II d'Espagne rejoint Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles, sa mère, en France.

François d'Assise de Bourbon est contraint à l'exil. Il prend le titre de courtoisie de Comte de Moratalla.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans est obligé à démissionner de l'armée espagnole. Le nouveau gouvernement espagnol songe à Ferdinand Philippe Marie d'Orléans pour succéder à la souveraine.

Par loyauté envers Isabelle II d'Espagne mais aussi pour ne pas contrarier les ambitions d'Antoine Marie d'Orléans, son oncle, Ferdinand décline la proposition.


Sophie-Charlotte de Wittelsbach

Mariage de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans avec Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans épouse à Possenhofen le 28 septembre 1868 Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach, fille de Maximilien Joseph de Wittelsbach et de Ludovica de Bavière. Leurs enfants sont :

Le couple désargenté s'installe en Angleterre, dans la demeure du Duc de Nemours.



Mariage d'Humbert Ier d'Italie avec Marguerite de Savoie-Gênes

Humbert Ier d'Italie épouse en 1868 Marguerite de Savoie-Gênes, fille de Ferdinand, Duc de Gênes, et d'Élisabeth. Leur enfant est :

Une recette de pizza, la Margherita, est dénommée en l'honneur de Marguerite de Savoie-Gênes.


Ferdinand II de Portugal et Elisa Friedericke Hensler

Mariage de Ferdinand II de Portugal avec Elisa Friedericke Hensler

Peu avant la cérémonie, Elisa Friedericke Hensler est titrée comtesse d'Edla par son cousin le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha.

Ferdinand II de Portugal est veuf de Marie II de Portugal.

Ferdinand II de Portugal épouse à Benfica morganatiquement le 10 juin 1869 Elisa Friedericke Hensler.

Au Portugal, le couple mène une vie discrète et se rend fréquemment à Sintra, au Palais de Péna.

Passionnés de botanique, ils s'occupent d'immenses serres, que l'on peut encore visiter aujourd'hui.

Dans les jardins du palais, Elisa Friedericke Hensler plante différentes essences américaines, que lui conseille son beau-frère, le sylviculteur John Slade.

Au milieu du parc, elle fait édifier le Chalet dont elle dessine elle-même les plans et qui s'inspire du style des maisons rurales des États-Unis.

Ils soutiennent différents artistes, parmi lesquels on trouve le peintre Columbano Bordalo Pinheiro et le pianiste Viana da Mota.



Naissance de Louise Victoire Marie Amélie Sophie d'Orléans

Louise Victoire Marie Amélie Sophie d'Orléans naît à Londres le 19 juillet 1869, fille de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans et de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans et Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach vivent heureux, en Sicile puis à Rome, chez le Roi des Deux-Siciles, pour soigner la santé de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach, fortement fragilisée par un premier accouchement.



Mariage de Robert Ier de Parme avec Maria Maria Pia de Bourbon-Siciles-Siciles

Robert Ier de Parme épouse en 1869 Maria Maria Pia de Bourbon-Siciles-Siciles. Leurs enfants sont :


Inauguration du canal de Suez - Arrivée de l'Aigle portant Eugénie de Montijo à la station d'El Guisr Yacht l'Aigle

Inauguration du canal de Suez

Le 30 septembre 1869, Eugénie de Montijo part pour l'Égypte retrouver Ferdinand de Lesseps, son cousin.

Eugénie de Montijo, accompagnée d'une suite de 37 personnes, quitte Paris en chemin de fer à destination de Venise pour embarquer à bord du yacht impérial l'Aigle.

Après un accueil strictement protocolaire de Victor-Emmanuel II de Savoie, l'Aigle quitte Venise pour une escale de 4 jours à Athènes où le roi George Ier de Grèce organise quelques excursions dans les sites antiques les plus significatifs.

Le yacht poursuit sa croisière et, le 13 octobre 1869, arrive à Constantinople où Eugénie de Montijo réside dans le palais Beyierbey, résidence mise à sa disposition par le sultan Abdùl Aziz.

Elle arrive en Égypte où le Khévide lui réserve un accueil fastueux.

Pendant un mois, Eugénie de Montijo demeure sur les bords du Nil, avec sa suite, au palais de Ghezireh (aujourd'hui Guizeh) non loin du site des pyramides.

Eugénie de Montijo rejoint Port-Saïd pour la cérémonie d'ouverture du 16 novembre 1869.

Le 17 novembre 1869 à 8 heures du matin, l'Aigle ayant à son bord Eugénie de Montijo, Ferdinand de Lesseps, promoteur du canal, et sa famille, suivi des bateaux :

parcourent le canal, les uns derrière les autres de Port-Saïd à Ismaïlia.

Le 19 novembre 1869 à midi, l'Aigle reprend la tête du convoi jusqu'aux lacs Amers.

À Suez le 20 novembre 1869, Ferdinand de Lesseps envoie un télégramme à Paris :

Suez, 20 novembre, 11 heures 30 du matin - L'Aigle a mouillé dans la mer Rouge !

Le canal est ouvert à la circulation maritime le 17 novembre 1869

Napoléon III propose de nommer Ferdinand de Lesseps Duc de Suez.



Ferdinand Philippe Marie d'Orléans Volontaire

En 1870, Ferdinand Philippe Marie d'Orléans fait savoir au gouvernement de Napoléon III qu'il désire ardemment participer aux combats, même en tant que soldat de seconde classe. Mais l'armée française rejette sa requête.



Retour en France d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

En septembre 1870, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans apprend à Bruxelles de Jules Claretie le désastre de Sedan et assiste impuissant à la déroute.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans revient en France avec son frère François Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville.

Après un refus formel, ils se voient forcés, sur l'ordre du gouvernement de quitter la France. Ils refusent cependant d'en sortir sans passeports officiels, et ne partent qu'en possession de ces documents.



Naissance de Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane

Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane naît à Salzbourg le 2 septembre 1870, fille de Ferdinand IV de Toscane et d'Alice de Bourbon-Parme.



François Ferdinand d'Orléans Député de la Manche et de la Haute-Marne

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Député de l'Oise

Le 8 février 1871, François Ferdinand d'Orléans devient député de la Manche et de la Haute-Marne.

François Ferdinand d'Orléans est Réintégré dans son grade.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est élu député de l'Oise.

Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine vient s'établir en France avec Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans son gendre après 1871.

Il l'installe dans la belle "maison de Nonette", propriété qu'il possède au fond du parc de Chantilly.



Abrogation des lois d'exil

Retour en France de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans

Sur proposition de M. Alfred Giraud, député de la Vendée, l'Assemblée Nationale vote, par 472 voix contre 97, la loi du 8 juin 1871 qui abroge les lois d'exil de 1832 et de 1848 concernant les deux branches de la dynastie capétienne.

Le même jour, l'élection d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de François Ferdinand d'Orléans, son frère, est validée à une majorité de 448 voix contre 113.

Ils rentrent en France à Bordeaux où l'Assemblée nationale doit se réunir.

Pendant la Commune, ils sont à Dreux et la famille d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans rentre en France, le 6 juillet 1871, après l'abrogation des lois d'exil.

Le 28 octobre 1871, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et François Ferdinand d'Orléans arrivent au château de Chantilly assez dénué de tout ce qui est nécessaire à l'habitation.

Le château ne sera remeublé que l'hiver suivant, lorsque le duc fait venir d'Angleterre les meubles et la bibliothèque qui, en partie, s'y trouvent encore aujourd'hui.

En 1871, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans revient en France.



Naissance de Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans est soupçonnés à tort de préparer avec les deux ex-souverains le rétablissement des Bourbons sur le trône des Deux-Siciles.

Pour ne pas causer d'embarras à leurs parents, Ferdinand Philippe Marie d'Orléans et Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach quittent l'Italie et s'installent à Méran et à Mentelberg, dans le Tyrol autrichien (actuellement en Italie).

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans naît à Orbermais ou Méran le 18 janvier 1872, fils de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans et de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, son fils, sont alors à Paris pour préparer la venue de leur famille.


Charles-Ferdinand d'Autriche (à droite) avec son frère Albert de Teschen

Mort de Charles-Ferdinand d'Autriche

Charles-Ferdinand d'Autriche meurt à Groß Seelowitz le 20 novembre 1874. Il est inhumé dans la crypte des capucins à Vienne.



Mort de Ferdinand Ier d'Autriche

Ferdinand Ier d'Autriche meurt à Prague le 29 juin 1875. Il laisse sa fortune à l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche,



Mort de Charles Louis Constant d'Agoult Comte d'Agoult

Charles Louis Constant d'Agoult est Colonel de cavalerie, Commandeur de la Légion d'honneur, Chevalier de Saint-Louis, de Saint-Lazare et de Saint-Maurice de Sardaigne, et de Saint-Ferdinand d'Espagne.

Charles Louis Constant d'Agoult a laissé d'intéressants mémoires sur la Guerre d'Espagne publiés au Mercure de France.

Charles Louis Constant d'Agoult meurt à Paris le 16 mars 1875.



Création de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama

La Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama est créée en 1879.

Le canal de Panama doit traverser l'isthme de Panama, reliant l'océan Pacifique et l'océan Atlantique.

En 1879, une étude pour le creusement du canal de Panama, menée par Adolphe Godin de Lépinay, un ingénieur français, est rejetée par le congrès dirigé par Ferdinand de Lesseps.


Marie-Christine d'Autriche

Mort de Marie-Christine d'Orléans

Mariage d'Alphonse XII d'Espagne avec Marie-Christine d'Autriche

Alphonse XII d'Espagne est veuf de Marie de las Mercedes d'Orléans.

Sa fiancée, Marie-Christine d'Orléans meurt en 1879 avant les noces.

Alphonse XII d'Espagne épouse en 1879 Marie-Christine d'Autriche. Leurs enfants sont :

Marie-Christine d'Autriche est abbesse séculière d'un chapitre de dames nobles.

Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, mère de Marie-Christine d'Autriche, reste une femme séduisante. En rencontrant sa fiancée et sa future belle-famille, Alphonse XII d'Espagne aurait déclaré à un proche : la mère me plaît énormément mais c'est la fille que je dois épouser.

Alphonse XII d'Espagne, marié contraint et forcé, trompera copieusement Marie-Christine d'Autriche.



Première tentative de construction du canal de Panama

En 1880, sous l'impulsion de Ferdinand de Lesseps commence la première tentative de construction du canal de Panama, grâce une collecte géante de fonds à la Bourse de Paris.



Tremblement de terre à Panama

Le 1er janvier 1882, sous la direction de Ferdinand de Lesseps les Français commencent au Panama la construction d'un canal au niveau de la mer et sans écluse.

En septembre 1882 un tremblement de terre secoue l'isthme panaméen. Le cours de l'action de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama baisse à la Bourse de Paris.



Mort de Ferdinand Moreau

Nouvelles améliorations au château d'Anet

Ferdinand Moreau meurt en 1884.

Sa fille et son gendre, le Comte Guy de Leusse, héritent du château d'Anet.

De nouvelles et intelligentes améliorations sont encore apportées au domaine : le grand canal est rétabli dans son ancienne largeur en amont de la cascade, les collations sont enrichies, les portes dorées du vestibule restaurées, des vitraux en grisaille posés aux fenêtres de la chapelle à la place de ceux qui avaient été brisés sous la Révolution.



Mort de Ferdinand II de Portugal

Ferdinand II de Portugal meurt en 1885.

Dans son testament, Ferdinand II de Portugal laisse tous ses biens à Elisa Friedericke Hensler, son épouse, y compris le Castelo dos Mouros et le Palais de Péna.

Charles Ier de Portugal doit alors verser 410 millions d'escudos à Elisa Friedericke Hensler pour racheter ces propriétés.

Elisa Friedericke Hensler abandonne Sintra et s'installe avec Alice Hensler, sa fille, et Manuel de Azevedo Gomes, son gendre.



Ferdinand Ier de Roumanie Héritier du trône roumain

En 1886, Ferdinand Ier de Roumanie est proclamé héritier du trône roumain par Charles Ier de Roumanie son oncle.



Mariage de Charles de Portugal avec Amélie d'Orléans

Loi d'exil

Charles de Portugal, héritier du trône de Portugal, épouse à l'hôtel Matignon le 14 mai 1886 Amélie d'Orléans.

Le luxe que déploient à cette occasion les Orléans et la chronique qu'en font les journaux monarchistes, en particulier, Le Figaro, soulèvent la consternation des milieux républicains.

Cet événement donne lieu à de nombreuses attaques contre la famille royale et la famille impériale et aboutit à la promulgation de la loi du 26 juin 1886.

Celle-ci interdit l'accès et le séjour sur le sol français aux chefs des familles royales et impériales ayant régné sur la France, ainsi qu'à leurs fils aînés.

Elle interdit également à tous les hommes de ces familles de servir dans l'armée française.

Mais, à la différence des précédentes, cette loi ne concerne que les prétendants ainsi que leurs fils aînés, ce qui explique que la princesse Amélie pourra revenir vivre en France quand la république sera proclamée au Portugal.

François Ferdinand d'Orléans est à nouveau exclu de la Marine par cette loi d'exil.



Condamnation de Ferdinand de Lesseps

En 1893, poursuivi pour trafic d'influences et détournement de fonds dans le cadre des suites judiciaires dû au scandale de Panamá, Ferdinand de Lesseps est condamné à 5 ans de prison qu'il n'effectuera pas.



Mariage de Ferdinand Ier de Roumanie avec Marie d'Édimbourg

Ferdinand Ier de Roumanie épouse le 10 janvier 1893 Marie Saxe-Cobourg et Gotha ou Marie d'Édimbourg (1875-1938), fille d'Alfred de Saxe-Cobourg et Gotha, Duc d'Édimbourg, et de Maria-Alexandrovna de Russie. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles II de Roumanie

Carol ou Charles II de Roumanie naît à Sinaia le 15 octobre 1893, fils de Ferdinand Ier de Roumanie et de Marie d'Édimbourg.

Charles II de Roumanie est élevé entre Londres, Berlin, Paris et Nice.

Charles II de Roumanie reçoit une éducation internationale et, bien qu'étant un Hohenzollern-Sigmaringen, s'exprime de préférence en anglais et en français.

Charles II de Roumanie voyage beaucoup, s'adonne aux fêtes, développe une addiction pour le jeu de hasard, se passionne pour les chevaux, les voitures et les aéroplanes


Tombe de Ferdinand de Lesseps

Mort de Ferdinand de Lesseps

Ferdinand de Lesseps meurt dans son château de La Chesnaye à Guilly dans l'Indre le 7 décembre 1894.

Embaumé à Guilly, son corps est emmené en train à Paris où il est inhumé dans une chapelle familiale au cimetière du Père-Lachaise (division 6).

Le service funèbre se fait en présence uniquement de sa famille, d'un représentant de la Société de géographie et de directeurs de la Compagnie du canal de Suez.

Une partie de son sang repose dans un obélisque blanc au cimetière de Guilly.



Mort de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans meurt à Versailles le 26 janvier 1896.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans devient Duc titulaire de Nemours.



Mariage de Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans avec Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans est veuf de Louise de Maillé de la Tour Landry.

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans épouse à Bruxelles le 12 février 1896 Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique. Leurs enfants sont :



Incendie du Bazar de la Charité

Mort de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach

Mort d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Duc d'Aumale

Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach meurt à Paris VIIIe le 4 mai 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité.

On ne retrouve d'elle que quelques parcelles de son corps calciné qui sont identifiées par son dentiste.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, brisé, cherchera par la suite à prendre l'habit. Ce désir n'est cependant pas exaucé et ce malgré un recours auprès du pape Pie X.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans meurt au domaine du Zucco à Giardinello en Sicile le 7 mai 1897 d'une crise cardiaque en apprenant le décès dans des circonstances tragiques de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Selon Edmond et Jules de Goncourt dans le Journal de 1874 :

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, le duc d'Aumale, est le type du vieux colonel de cavalerie légère. Il en a l'élégance svelte, l'apparence ravagée, la barbiche grisâtre, la calvitie, la voix brisée par le commandement.

Albert Ier de Belgique et Élisabeth Gabrielle Valérie Marie de Bavière se rencontre en 1897 à Paris, lors des funérailles de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Quelques mois plus tard le jeune prince ose faire sa demande en mariage : " Croyez-vous que vous pourriez supporter l'air de la Belgique ? ".



Mort de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans meurt à Paris le 16 juin 1900.

Il a laissé de savoureux Vieux Souvenirs illustrés de sa main, différentes études sur la Marine, l'État des Forces navales de la France, le gouvernement britannique et la guerre de Sécession.

Connu comme joueur, il aurait déposé sa montre pour honorer une dette de jeu. Quelque peu honteux, il aurait alors prétendu l'avoir oubliée chez sa tante. D'où l'expression "ma tante" pour qualifier le mont-de-piété.


Sophie Chotek

Mariage de François-Ferdinand d'Autriche avec Sophie Chotek

François-Ferdinand d'Autriche épouse en la chapelle du château de Reichstadt en Bohême le 28 juin ou 1er juillet 1900 Sophie Chotek. Leurs enfants sont :

Le couple, très uni, vivra à l'écart de la cour.

Sophie Chotek est la Princesse souveraine de Hohenberg, aujourd'hui Zákupy en République tchèque.



Naissance de Charles Philippe d'Orléans

Charles Philippe Emmanuel Ferdinand Louis Gérard Joseph Marie Ghislain Baudoin Christophe Raphaél Antoine d'Orléans ou Charles Philippe d'Orléans naît à Neuilly-sur-Seine le 4 avril 1905, fils de Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans et d'Henriette Marie Charlotte Antoinette de Belgique.



Mariage de Guillaume III de Prusse avec Cécilie de Mecklembourg-Schwerin

Guillaume III de Prusse épouse à Berlin le 6 juin 1905 Cécilie de Mecklembourg-Schwerin (1886-1954), fille de Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin et d'Anastasia Mikhaïlovna de Russie. Leurs enfants sont :



Mariage d'Enrico Toselli avec Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane

Enrico Toselli, compositeur italien, épouse en 1907 Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane. Leur enfant est :

Le couple rencontre des problèmes financiers pour vivre à peu près normalement.

Les Habsbourg suppriment son titre d'archiduchesse et lui font interdiction d'utiliser les armes des Habsbourg, Habsbourg-Lorraine et Habsbourg-Toscane.

Ferdinand IV de Toscane, son père, lui accorde le titre de Comtesse Montignoso, car à cette époque, une dame de haute naissance ne peut vivre sans titre de noblesse.

De son côté, le roi de Saxe lui accorde un apanage.



Mort de Ferdinand IV de Toscane

Ferdinand IV de Toscane meurt à Salzbourg le 17 janvier 1908.



Naissance d'Ileana de Roumanie

Hélène Hohenzollern ou Ileana de Roumanie naît à Bucarest le 5 janvier 1909, fille de Ferdinand Ier de Roumanie et de Marie d'Édimbourg.



Mariage de Ferdinand de Habsbourg-Lorraine avec Berthe Czuber

Ferdinand de Habsbourg-Lorraine épouse morganatiquement en 1909 ou en 1911 Berthe Czuber (1879-1979).

Ferdinand de Habsbourg-Lorraine doit renoncer à ses titres, à son nom et quitter la cour impériale.

Il prend le nom Burg.


Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans

Mort de Ferdinand Philippe Marie d'Orléans

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans Duc de Nemours

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans meurt au château de Belmont à Wimbledon le 29 juin 1910.

Son corps et celui de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach, son épouse, sont aujourd'hui réunis dans la chapelle royale des Orléans à Dreux.

Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d'Orléans devient Duc titulaire de Nemours.


François-Ferdinand d'Autriche

Mort de François-Ferdinand d'Autriche

Mort de Sophie Chotek

Déclenchement de la Première Guerre mondiale

François-Ferdinand d'Autriche et Sophie Chotek, son épouse, meurent à Sarajevo le 28 juin 1914 assassiné par l'étudiant pro-serbe Gavrilo Princip.

Le 28 juin est la date anniversaire de la bataille de Fehrbellin, alors célébrée en Allemagne.

Cet assassinat est le déclencheur de la Première Guerre mondiale.

Charles Ier d'Autriche devient l'héritier du trône d'Autriche.


Ferdinand Ier de Roumanie

Mort de Charles Ier de Roumanie

Ferdinand Ier de Roumanie Roi de Roumanie

Charles Ier de Roumanie meurt le 9 ou 10 octobre 1914.

Ferdinand Ier de Roumanie, son neveu, devient Roi de Roumanie.

Ferdinand Ier de Roumanie est moins germanophile que son prédécesseur.



Mort de Ferdinand de Habsbourg-Lorraine

Ferdinand de Habsbourg-Lorraine meurt en 1915.



Ferdinand Foch Maréchal de France

Ferdinand Foch est fait Maréchal de France en 1918 par Raymond Poincaré.



Mariage de Charles II de Roumanie avec Ioana Valentina

Contre la volonté de Ferdinand Ier de Roumanie, son père, Charles II de Roumanie épouse le 31 août 1918 Ioana Valentina dite Zizi Lambrino (1898-1953), une roturière, fille d'un officier d'état-major, connue pendant la Première Guerre mondiale. Leur enfant est :



Michel Ier de Roumanie Héritier de la couronne

En 1925, la vie privée relativement dissolue de Charles II de Roumanie incite Ferdinand Ier de Roumanie à nommer son petit-fils Michel Ier de Roumanie, le fils aîné de Charles, comme héritier de la couronne.

La Roumanie est alors une monarchie parlementaire.

Ce changement reçoit l'approbation du Parti libéral, au pouvoir en Roumanie et hostile à Charles II de Roumanie perçu comme trop proche de leurs adversaires politiques du Parti paysan.

Charles II de Roumanie s'installe à Nice, en France, sous le nom de Carol Caraiman.

Charles II de Roumanie y mène grand train et lance, par médecins interposés, la rumeur qu'il serait priapique, afin d'attirer davantage de maîtresses potentielles.

Charles II de Roumanie dilapide une partie de sa fortune à Monaco.


Michel Ier de Roumanie

Mort de Ferdinand Ier de Roumanie

Michel Ier de Roumanie Roi de Roumanie

Ferdinand Ier de Roumanie meurt à Sinaia le 20 juillet 1927.

Michel Ier de Roumanie, son petit-fils, lui succède et devient Roi de Roumanie sous une régence composée :

La régence laisse le parlement gouverner.



Mort de Ferdinand Foch

Ferdinand Foch meurt en 1929.



Mariage d'Antoine de Habsbourg-Toscane avec Ileana de Roumanie

Antoine de Habsbourg-Toscane épouse le 26 septembre 1931 Ileana de Roumanie, fille de Ferdinand Ier de Roumanie et de Marie d'Édimbourg.

Leurs enfants sont :



Mariage de Claus von Amsberg avec Béatrix des Pays-Bas

Claus von Amsberg (1926-2002) épouse à Amsterdam le 10 mars 1966 Béatrix des Pays-Bas.

Leurs enfants sont :

L'Allemand Claus von Amsberg devient à cette occasion le prince consort Claus des Pays-Bas.


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