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27 événements affichés, le premier en -362 - le dernier en -315



Naissance d'Eumène de Cardia

Euménès ou Eumène de Cardia naît à Cardia vers 362 avant Jésus-Christ, Grec et donc d'origine étrangères à l'aristocratie macédonienne.

Cardia est une ancienne colonie athénienne située en Chersonèse de Thrace.

Eumène de Cardia vit dès son enfance à Pella, son père s'étant attaché au roi Philippe II de Macédoine.



Eumène de Cardia chancelier d'Alexandre le Grand

Scribe à la cour de Pella, Eumène de Cardia devient le secrétaire de Philippe II de Macédoine puis celui (archigrammate) d'Alexandre le Grand qui le nomme chancelier en 335 avant Jésus-Christ.

C'est à lui de rédiger toute la correspondance et les décrets royaux.



Eumène de Cardia chargé de la logistique

Eumène de Cardia est chargé de la logistique de l'armée d'Alexandre le Grand en campagne :

Pour y parvenir tout en évitant le pillage des régions conquises, chose qu'Alexandre le Grand veut éviter :

Placé à la tête de la chancellerie du roi, Eumène possède, malgré l'inimitié patente d'Héphaistion un pouvoir considérable. Il reçoit les mêmes honneurs que les Compagnons les plus influents.



Rédaction des Éphémérides royales

A la mort de Darius III Codoman., Alexandre le Grand confie à Eumène de Cardia la rédaction des Ephémérides royales selon un usage perse qui remonte à Xerxès Ier. Alexandre le Grand y fait logiquement suite à Darius III.

Ce compte-rendu journalier des faits et gestes d'Alexandre le Grand se démarque de la biographie rédigée par Callisthène.

Alexandre le Grand aurait choisi un nouveau type de journal au moment même où il introduit les usages perses au sein de la cour.



Héphaestion chiliarque de la cavalerie des Compagnons.

Vers 327 avant Jésus-Christ, Héphaestion est nommé chiliarque (chef de la cavalerie des Compagnons et équivalent du vizir achéménide), ce qui en fait le second dans la hiérarchie macédonienne.

Cette nomination provoque une vive concurrence avec Eumène de Cardia qui a autorité sur les correspondances royales et l'intendance de l'armée. Plusieurs différends d'ordre financier et protocolaire les opposent.


L'Empire d'Alexandre le Grand

Alexandre en Inde

Afin d'achever sa conquête sur l'empire perse, qui, à un certain moment comprenait une partie de l'Inde occidentale, Alexandre le Grand traverse l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et envahit le Panjab jusqu'à l'Hyphase.

Séleucos Ier Nicator accompagne Alexandre en qualité d'officier dans la cavalerie des Compagnons. Séleucos Ier Nicator se distingue notamment en Inde.

Parvenus à cet endroit, les Macédoniens se révoltent et refusent d'aller plus loin.

En Inde, Cratère joue un rôle plus effacé, ou moins connu, et entre semble-t-il en rivalité avec Héphaestion.

Héphaestion et Cratère, grand rivaux, en viennent à se battre durant l'expédition d'Inde.

Eumène de Cardia obtient un commandement militaire en Inde.



Conseil d'Alexandre le Grand

À la fin du règne d'Alexandre le Grand, son conseil comprend :



Noces de Suse

Mariage d'Alexandre le Grand avec Stateira

Mariage d'Héphaestion avec Dryptéis

Mariage de Ptolémée Ier Sôter avec Artacama

Mariage de Néarque

Mariage de Cratère avec Amastris

Mariage d'Eumène de Cardia avec Artonis

Mariage de Séleucos Ier Nicator avec Apama

Alexandre le Grand encourage et entraîne ses généraux à prendre des épouses perses. Cette politique d'assimilation lui fait perdre la confiance de nombreux Macédoniens.

Héphaestion soutient Alexandre le Grand dans sa tentative d'unir à la cour les usages grecs et perses comme en témoigne l'épisode de la proskynèse (prosternation), très contestée parmi les officiers macédoniens.

Alexandre le Grand épouse en 324 avant Jésus-Christ Stateira, fille de Darius III Codoman.

Héphaestion épouse en février 324 avant Jésus-Christ Dryptéis, la fille cadette de Darius III.

Ptolémée Ier Sôter épouse Artacama, fille d'Artabase.

Néarque épouse en 324 avant Jésus-Christ une fille de Mentor de Rhodes et de Barsine.

Cratère rejoint Alexandre le Grand à Harmozia (en face du détroit d'Ormuz). Alexandre le Grand lui montre sa faveur en le mariant à une princesse achéménide.

Cratère épouse Amestris ou Amastris fille d'Oxyathres, le frère de Darius III Codoman.

Eumène de Cardia épouse Artonis.

Artonis est la sœur de Barsine, avec qui Alexandre le Grand a eu un fils, et la sœur d'Artacane, l'épouse de Ptolémée Ier Sôter.

Séleucos Ier Nicator épouse Apama, fille de Spitaménès. Leurs enfants sont :

Antiochos est donc le seul des Épigones à être d'ascendance iranienne.



Mort d'Héphaestion

Perdiccas chiliarque de la cavalerie

Héphaestion tombe malade, suite à des excès de nourriture et de boisson, et meurt à Ecbatane le 10 novembre 324 avant Jésus-Christ probablement de la fièvre typhoïde.

Alexandre le Grand serait resté à pleurer une journée entière sur le corps de son défunt favori, comme Achille devant Patrocle, et ordonne que le médecin d'Héphaestion soit exécuté.

En l'honneur de son favori, Alexandre le Grand aurait fait raser l'acropole et les remparts d'Ecbatane.

Alexandre le Grand impose l'héroïsation d'Héphaestion au sein de l'empire asiatique et des cités grecques d'Europe dont Athènes.

D'abord honoré en tant que héros, Héphaestion sera l'objet à la mort d'Alexandre le Grand d'un culte divin à Alexandrie où sa popularité est grande.

Sous l'influence d'Eumène de Cardia tous les officiers contribuent à la construction à Babylone d'un tombeau majestueux, de forme pyramidale ou cubique selon les sources.

Les cérémonies fastueuses prévues pour Héphaestion auraient coûté la somme considérable de 12 000 talents.

Perdiccas remplace Héphaestion comme second dans la hiérarchie impériale, bien qu'Alexandre le Grand n'ait pas en lui la même confiance qu'en son défunt favori.

Perdiccas exerce la fonction de chiliarque de la cavalerie, commandant de la cavalerie des Compagnon, mais n'est pas chiliarque aulique c'est-à-dire vizir.



Eumène de Cardia à la tête d'une hipparchie

En 324 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia succède à Perdiccas à la tête d'une hipparchie : un escadron d'environ 500 cavaliers.


L'Empire d'Alexandre le Grand

Mort d'Alexandre le Grand

Philippe III Arrhidée Roi de Macédoine

Alexandre IV de Macédoine Roi de Macédoine

Perdiccas Régent de l'empire d'Alexandre le Grand

Antigone le Borgne Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie

Cratère tuteur des rois

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Alexandre le Grand passe près d'un an à organiser ses possessions et à achever une étude du golfe Persique en préparation à de futures conquêtes.

Pour unifier ses conquêtes, Alexandre le Grand fonde un grand nombre de cités, beaucoup du nom d'Alexandrie.

Bien situées, correctement pavées et approvisionnées en eau potable, ces cités sont autonomes mais sujettes aux édits du roi.

Alexandre le Grand étend très loin l'influence de la civilisation grecque et prépare la voie aux conquêtes de l'empire romain.

Alexandre le Grand arrive à Babylone au printemps de 323 avant Jésus-Christ.

En mai 323 avant Jésus-Christ, le banquet dionysiaque fatal à Alexandre le Grand réunit les Compagnons les plus proches du roi, parmi lesquels figurent Eumène de Cardia.

Alexandre le Grand contracte une fièvre maligne qui l'emporte en une dizaine de jour le 13 juin 323 avant Jésus Christ. D'après les symptômes décrits par les témoins, on pense qu'il est mort :

l'hypothèse de l'empoisonnement est écarté vu le temps qu'il met à mourir.

La mort d'Alexandre le Grand apparaît être une bonne nouvelle pour Antipater.

La coïncidence entre l'arrivée de Cassandre de Macédoine et d'Iolas et la mort brutale du roi alimente rapidement les suspicions. Iolas est l'échanson d'Alexandre le Grand, c'est à dire l'officier chargé de servir à boire au roi, ce qui lui donne nombre d'opportunités d'empoisonner le roi.



Partage de Babylone

Perdiccas Régent

Antipater Stratège d'Europe

Cratère protecteur des rois

Satrape de la Grande-Phrygie, de la Lycie et de la Pamphylie,

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Ptolémée Ier Sôter Satrape d'Égypte

Lysimaque Satrape de Thrace

Lors du conseil de Babylone, Ptolémée Ier Sôter propose que l'on conduise les délibérations autour du trône et des attributs d'Alexandre le Grand.

Afin de conserver l'intégrité de l'empire d'Alexandre le Grand, à Babylone, les généraux d'Alexandre le Grand et la phalange arrive à compromis qui prévoit que Alexandre IV de Macédoine, encore in utero, devient roi conjointement avec son oncle Philippe III Arrhidée.

Un triumvirat est formé d'Antipater, de Perdiccas et de Cratère.

La légende suivant laquelle Alexandre le Grand aurait donné l'anneau royal à Perdiccas sur son lit de mort lui sert de légitimation royale selon certaines sources.

Perdiccas conserve, en tant que chiliarque (régent), l'exercice de l'autorité centrale au nom de Philippe III Arrhidée, déficient mental et incapable de gouverner.

Perdiccas s'oppose rapidement aux divers satrapes, méfiants envers son autoritarisme et désireux eux-mêmes d'accroître leur pouvoir.

Antipater est confirmé dans ses fonctions de stratège d'Europe.

Cratère est en Cilicie, sur le chemin de la Macédoine avec les vétérans, lors de la mort d'Alexandre le Grand.

Malgré son absence, le prestige de Cratère est tel qu'il obtient la charge de protecteur ou tuteur (prostatès) des rois Philippe III Arrhidée et le futur Alexandre IV.

Antigone le Borgne, lui aussi absent au moment du partage, obtient, en plus de la Grande-Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, ce qui lui offre une vaste façade maritime.

La satrapie de Cappadoce est donnée à Eumène de Cardia.

Ptolémée Ier Sôter reçoit la riche satrapie d'Égypte.

Dès 323 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter s'empare au mépris des accords de Babylone de la Cyrénaïque.

Archon reçoit la satrapie de Babylonie.

Séleucos Ier Nicator est nommé hipparque de la cavalerie, commandement prestigieux qu'ont exercé avant lui Héphaistion et Perdiccas. Il passe, ainsi, à côté de la répartition des diverses satrapies.

Membre de l'entourage de Perdiccas dont Séleucos Ier Nicator commande la cavalerie.

Lysimaque reçoit la Thrace, dont la Chersonèse qui offre une position stratégique sur l'Hellespont.



Guerre lamiaque

Siège de Lamia

Mort de Léosthène

La guerre lamiaque dure de 323 avant Jésus-Christ à 322 avant Jésus-Christ.

Sparte est trop faible pour y participer.

Dès la mort d'Alexandre le Grand, les Athéniens se soulèvent contre la domination macédonienne. Hypéride suscite une alliance et reçoit des contingents d'Étolie, de Locride, de Phocide et même d'Épire et en confie le commandement au stratège Léosthène

Antipater doit faire face à cette nouvelle coalition.

Fort d'un contingent de mercenaires payés avec le trésor pris à Harpale, Léosthène défait les Macédoniens en Béotie.

En fin 323 avant Jésus-Christ, Antipater doit abandonner les Thermopyles et décide, vu l'infériorité numérique de son armée, de s'enfermer dans Lamia en attendant les renforts venus d'Asie.

Lysimaque ne peut venir en aide à Antipater car il est occupé à soumettre les tribus thraces.

Antipater envoie une ambassade conduite par Hécatée, tyran de Cardia, auprès de Léonnatos afin que celui-ci, qui est censé mener campagne en Cappadoce au profit d'Eumène de Cardia, passe en Macédoine.

Antigone le Borgne et Léonnatos refuse d'aider Eumène de Cardia, le scribe grec, à entrer en possession de la satrapie de Cappadoce qui lui a été attribuée.

Léonnatos, arrivé aux portes de la Cappadoce, vole au secours d'Antipater à Lamia, avec l'armée prévue pour la conquête de la Cappadoce.

Au cours du siège de Lamia, lors de l'hiver 323 avant Jésus-Christ, Léosthène s'approche imprudemment des murs de la cité et est tué d'un jet de pierre.

Il est remplacé à la tête des Grecs coalisés par Antiphile.



Ariarathe Roi de Cappadoce,

Mort d'Ariarathe

Eumène de Cardia Satrape de Cappadoce

Perdiccas tuteur des rois

En 322 avant Jésus-Christ, Perdiccas prend le commandement de l'armée royale en Cappadoce, avec Philippe III Arrhidée à ses côtés.

Ariarathe, le dynaste perse, s'est proclamé Roi de Cappadoce.

Perdiccas défait Ariarathe qu'il fait crucifier, châtiment que les Perses réservent aux insurgés.

Perdiccas installe Eumène de Cardia comme Satrape de Cappadoce, celui-ci devenant alors son principal allié.

Eumène s'attache à la défense de l'intégrité de l'empire face aux tendances centrifuges des diadoques.

Suite à cette victoire, Perdiccas usurpe à Cratère le titre de prostatès (tuteur) des rois et manifeste son intention de maintenir à son profit l'unité de l'empire.



Coalition d'Antipater, de Ptolémée Ier Sôter, de Cratère et d'Antigone le Borgne contre Perdiccas

Perdiccas désire en effet capter à son profit le prestige de la dynastie argéade afin de conforter sa prétention au trône de Macédoine.

Convoqué par Perdiccas devant un tribunal de l'armée, Antigone le Borgne s'enfuit avec Démétrios Ier Poliorcète, son fils, auprès d'Antipater et de Cratère.

Arrivée en Macédoine, Antigone le Borgne révèle à Antipater et Cratère les ambitions royales de Perdiccas. Cela les incite à abandonner ce projet d'invasion de l'Étolie.

Antigone le Borgne entre dans la coalition qui réunit Antipater, Ptolémée Ier Sôter et Cratère contre Perdiccas.

Perdiccas charge Eumène de Cardia e de contenir en Asie Mineure les armées d'Antipater, d'Antigone et de Cratère.



Dépouille d'Alexandre le Grand aux mains de Ptolémée Ier Sôter

Vers 322 avant Jésus-Christ, Ptolémée Ier Sôter détourne vers Alexandrie le convoi funéraire qui doit conduire la dépouille sacrée d'Alexandre le Grand de Babylone jusqu'en Macédoine.

Ce qui suscite la réaction immédiate de Perdiccas, chiliarque de l'empire, qui porte son armée contre l'Égypte.

Perdiccas laisse Eumène de Cardia en Asie Mineure avec son frère, Alcétas, pour lutter contre la coalition d'Antipater, de Cratère et d'Antigone le Borgne.

Nikaia arrive en Asie Mineure où se trouve Perdiccas avant l'automne 322 avant Jésus-Christ.



Guerre Antigone le Borgne et Cratère contre Eumène de Cardia

Mort de Cratère

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Antigone le Borgne débarque à Éphèse.

Antipater et Cratère traversent sans difficulté l'Hellespont, les troupes de Perdiccas désertant en masse.

Perdiccas, alors stationné en Cilicie avec les rois, décide de marcher contre Ptolémée Ier Sôter, tandis qu'Eumène de Cardia est chargé de défendre l'Asie Mineure contre Antipater et ses alliés.

Au printemps 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia défait Cratère en Asie Mineure.

Cratère meurt en Cappadoce dans l'affrontement.



Mort de Perdiccas

En 321 avant Jésus-Christ, la frontière orientale est bien défendue par Ptolémée Ier Sôter.

Perdiccas échoue devant Péluse et tente en vain de faire passer le Nil à son armée.

Mais sa morgue lui aliène ses soldats dont les Argyraspides. Perdiccas meurt en Égypte en 321 avant Jésus-Christ assassiné dans sa tente par deux de ses officiers :

À l'automne 321 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia manque de livrer bataille à Antipater en Lydie mais Cléopâtre parvient à le convaincre de quitter Sardes et d'éviter le combat avec le prestigieux régent.



Conseil de Triparadisos

Antipater protecteur des rois

Antigone le Borgne Stratège d'Asie

Cassandre de Macédoine Chiliarque de la cavalerie

Mariage de Démétrios Ier Poliorcète avec Phila

La mort de Perdiccas sonne le glas de l'unité impériale et entraîne un nouveau partage de l'empire.

Le conseil de Triparadisos a lieu en Syrie. Antipater est présent pour la première fois en Asie.

Ptolémée Ier Sôter refuse intelligemment la régence de l'empire.

Le titre d'épimélète (protecteur) des rois est d'abord prévu pour échoir à Antigone le Borgne.

Antipater subit à Triparadisos une mutinerie fomentée par Eurydice. L'armée réclame en effet auprès d'Antipater les gratifications promises par Alexandre le Grand. Eurydice accuse Antipater en public mais l'intervention des troupes d'Antigone le Borgne permet au régent de reprendre le contrôle de la situation.

Le pouvoir d'Antipater à la tête de la régence de Macédoine est renforcé. Il reçoit les pleins pouvoirs avec ce titre d'épimélète des rois.

En plus d'un maintien dans ses satrapies, Antipater confie à Antigone le Borgne le poste de stratège d'Asie alors que Cassandre de Macédoine lui est adjoint comme second et nommé chiliarque de la cavalerie.

Antigone le Borgne se voit confier le commandement de la guerre contre Eumène de Cardia avec mission de le tuer.

Cassandre de Macédoine, qui n'accepte pas d'être ainsi placé au second rang, entre en conflit avec Antigone le Borgne.

Succédant à Archon, Séleucos Ier Nicator reçoit la satrapie de Babylonie.

Les grands satrapes n'ont plus à rendre de compte à une autorité centrale.

Antipater se laisse convaincre par Cassandre de Macédoine, son fils, de revenir en Macédoine accompagné d'Alexandre IV plutôt que de le laisser sous la tutelle d'Antigone, marquant ainsi sa défiance envers se dernier. Pour compenser cette défiance, Antipater marie sa fille au fils d'Antigone.

Phila est veuve de Cratère.

Démétrios Ier Poliorcète, fils d'Antigone le Borgne, épouse Phila, fille d'Antipater. Leurs enfants sont :

Cette union, qui durera 33 ans, ne sera guère heureuse car Démétrios Ier Poliorcète s'entoure rapidement de nombreuses maîtresses. Phila ne semble guère avoir joué un rôle politique.

La décision de ramener les rois en Macédoine est lourde de conséquences. Ils quittent le centre de l'empire et commencent à être marginalisés. L'Asie est désormais livrée aux ambitions d'Antigone le Borgne.



Mort d'Alcétas

Eumène de Cardia est progressivement éliminé de l'Asie Mineure.

Alcétas, allié d'Eumène de Cardia, frère de Perdiccas, est tué.

En 320 avant Jésus-Christ, Eumène de Cardia se réfugie dans la forteresse de Nora en Cappadoce, où une armée qui marche pour lui venir en aide est défaite par Antigone le Borgne.

Occupé à conquérir les satrapies de Lydie et de Phrygie, Antigone le Borgne négocie un armistice avec Eumène de Cardia par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia.



Négociations de paix entre Eumène de Cardia et Antipater

Au début 319 avant Jésus-Christ, la menace que représente désormais Antigone en Asie oblige Antipater à infléchir sa politique, et peut-être déjà à préparer un recours à Eumène de Cardia.

En effet celui-ci, réfugié dans la forteresse de Nora en Cappadoce, a proposé des négociations de paix à Antipater par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia, le futur historien des diadoques.

Cette ambassade, accueillie avec les honneurs par Antipater, démontre qu'un rapprochement a eu lieu entre Antipater et Eumène de Cardia au détriment d'Antigone le Borgne.



Mort d'Antipater

Polyperchon Régent de Macédoine

Eumène de Cardia Commandement de l'armée royale macédonienne

Eumène de Cardia satrape de Cappadoce

Antipater prend soin d'établir un testament dans lequel il nomme à sa succession selon la tradition Polyperchon, l'aîné des généraux macédoniens, le stratège le plus expérimenté.

Ce choix conduit à l'éviction volontaire et réfléchie de Cassandre de Macédoine, fils d'Antipater.

Antipater meurt à l'été 319 avant Jésus-Christ.

Polyperchon devient régent de Macédoine et épimélète des rois, à charge pour lui de maintenir la Macédoine hors du giron d'Antigone le Borgne et de Ptolémée Ier Sôter.

Cassandre de Macédoine est confirmé dans ses fonctions de chiliarque équestre.

Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter et Antigone le Borgne refusent de reconnaître l'autorité de Polyperchon.

Des factions s'organisent autour de chacun des protagonistes :

Cassandre de Macédoine revendique l'héritage de son père et s'impose en Macédoine.

Antigone le Borgne s'institue comme le maître de toute l'Asie mineure.

Ptolémée Ier Sôter s'empare de la Syrie-Phénicie face à Laomédon, qui a pourtant été choisi pour cette tâche par le pouvoir central.

Eumène de Cardia, toujours enfermé dans Nora, reçoit de Polyperchon le titre de stratège autokrator d'Asie au nom des rois et le commandement de l'armée royale, à charge pour lui de vaincre Antigone le Borgne. Il récupère la satrapie de Cappadoce.

Polyperchon ordonne aux trésoriers de Kyinda en Cilicie, où demeure une grande partie du trésor de guerre d'Alexandre le Grand, de donner les moyens financiers nécessaires à Eumène pour lever une armée.

Parvenant à quitter Nora, Eumène de Cardia lève une armée et forme une coalition avec les satrapes des provinces orientales.

Pour obtenir la fidélité des troupes, essentiellement constituées de Macédoniens, Eumène de Cardia, d'origine grecque, doit rappeler sans cesse son attachement à Alexandre et aux Argéades. Le bataillon des 3 000 Argyraspides, vétérans des campagnes asiatiques, se range à l'ambition de lutter pour le maintien de l'empire.

Eumène de Cardia n'hésite pas à refuser toute gratification personnelle.

Olympias d'Épire s'allie à Polyperchon, lequel à besoin de son autorité pour vaincre Cassandre de Macédoine.



Cérémonie du trône d'Alexandre le Grand

Dès sa prise de fonction à la tête de l'armée royale en 319 avant Jésus-Christ, et alors qu'il se trouvait en Cilicie, Eumène de Cardia instaure une cérémonie autour du trône d'Alexandre le Grand.

Selon la tradition issue de Hiéronymos de Cardia, Eumène de Cardia aurait fait un songe dans lequel Alexandre le Grand aurait suggéré de ne plus prendre de décisions en dehors de la tente.

Eumène dresse au sein du quartier des stratèges, auprès de sa propre tente, une tente dite d'Alexandre, puis il ordonne que l'on fabrique un trône en or au frais du trésor royal.

Il fait déposer les insignes royaux : le diadème, la couronne d'or et le sceptre, et les armes d'Alexandre le Grand. Une table en or, qui soutient un brasier et un encensoir, est placée devant le trône.

Les généraux et les satrapes ralliés à Eumène brûlent les encens et les myrrhes et se prosternent devant le trône. La troupe accepte sans difficulté ce nouveau rite. Aucune décision ne pourra se prendre en dehors de la tente de 319 avant Jésus-Christ à 316 avant Jésus-Christ.

Les auteurs antiques suggére que ce cérémonial est une manœuvre d'Eumène pour asseoir son autorité et centraliser à son profit le commandement.

Eumène souhaite affermir la fidélité des soldats macédoniens, peu enclins à suivre un général grec, et à assurer la cohésion entre les commandants, car ceux-ci sont traités de manière égale lors du conseil.



Descente d'Eumène de Cardia vers la Phénicie

Eumène de Cardia à Babylone

La première opération menée par Eumène de Cardia, qui se trouve rapidement à la tête d'une armée importante, sans doute plus de 20 000 hommes, est de descendre sur la Phénicie au début de 318 avant Jésus-Christ. Son objectif est de construire une flotte afin de rejoindre Polyperchon en mer Égée.

Mais la menace de la flotte de Ptolémée Ier Sôter, allié de Cassandre de Macédoine et d'Antigone le Borgne, et le désastre subi par la flotte de Polyperchon le font renoncer à son projet.

Eumène de Cardia remonte alors vers la Babylonie afin de rallier les satrapes de la partie orientale de l'empire : Mésopotamie, Perse, Carmanie, Arachosie, Arie-Drangiane et Gandhâra, en révolte contre Peithon, le satrape de Médie allié à Antigone le Borgne.

Eumène hiverne en Babylonie entre 318 avant Jésus-Christ et 317 avant Jésus-Christ.



Prise de Babylone

Bataille en Paraitacène

Eumène de Cardia se heurte à Séleucos Ier Nicator et Peithon qui ont pris parti pour Antigone le Borgne.

Eumène de Cardia livre bataille à Séleucos Ier Nicator sur les rives de l'Euphrate et s'empare de la citadelle de Babylone.

Eumène de Cardia tente ensuite de traverser le Tigre mais Séleucos Ier Nicator fait inonder le passage en rompant les digues d'un canal.

Craignant que sa satrapie ne soit complètement occupée, Séleucos Ier Nicator finit par proposer une trêve à Eumène de Cardia.

En Susiane, Eumène de Cardia reçoit le renfort des satrapes révoltés. On peut estimer l'effectif total de son armée à 36 500 fantassins, 7 000 cavaliers et 120 éléphants. Mais certains de ses alliés sont peu fiables.

Peucestas, sômatophylaque d'Alexandre et Satrape de Perside, a été promu stratège en chef par les satrapes de Haute Asie en raison de son rang et de l'importance de sa satrapie. Il affirme donc que le commandement de l'armée doit lui revenir de droit.

Antigénès, le chef des Argyraspides, déclare quant à lui que le stratège doit être désigné par la seule assemblée des Macédoniens.

Plutarque décrit les mœurs en vigueur au sein du camp, devenu un lieu de fête, de débauche, et aussi d'intrigues électorales pour le choix des généraux, tout comme dans un état démocratique.

Eumène parvient néanmoins à imposer un commandement collégial formel mais il semble que seul Eumène délivre sentences et promotions en vertu de son rang de stratège autokrator.

La première rencontre d'Eumène de Cardia avec l'armée d'Antigone le Borgne a lieu à l'automne 317 avant Jésus-Christ en Paraitacène, aux confins de la Susiane et de la Carmanie, aux confins de la Perse et de la Médie, et se termine par la victoire d'Antigone le Borgne mais avec des pertes sévères.

Chaque armée se retire pour hiverner.



Bataille en Gabiène

Mort d'Eumène de Cardia

Alliance entre Séleucos Ier Nicator, Ptolémée Ier Sôter, Lysimaque et Cassandre de Macédoine contre Antigone le Borgne

Au début 316 avant Jésus-Christ, Antigone le Borgne parvient par une attaque surprise à contraindre Eumène de Cardia à livrer une nouvelle bataille en Gabiène, une sous-région de la Susiane.

Malgré une vive résistance des Argyraspides, Eumène de Cardia est vaincu à cause de la trahison de Peucestas qui rompt le combat avec ses cavaliers.

Le camp des Argyraspides est pris avec femmes et enfants.

Eumène de Cardia est livré à Antigone le Borgne et est exécuté conformément à la décision prise lors du conseil de Triparadisos.

Antigone le Borgne réclame de nouveau l'autorité sur la plus grande partie de l'Asie.

Antigone le Borgne parvient à écarter les divers satrapes pour les remplacer par ses propres hommes. Il écarte notamment Peucestas, un de ses fidèles, qui pourtant était à l'origine de sa victoire récente sur Eumène de Cardia, mais qui bénéficie d'une trop grande popularité.

Antigone le Borgne met la main sur un trésor considérable à Kyinda, en Cicilie, s'imposant ainsi comme le plus riche et le plus puissant des diadoques.

Antigone le Borgne saisit les trésors de Suse et entre dans Babylone, dont Séleucos Ier Nicator est le satrape. Séleucos Ier Nicator fuit en Égypte.

La puissance grandissante d'Antigone le Borgne commence à inquiéter ses alliés. Une coalition s'engage contre lui regroupant Séleucos Ier Nicator, Cassandre de Macédoine, Ptolémée Ier Sôter. Ils réclament un nouveau partage des satrapies :

Antigone le Borgne s'allie à Polyperchon et à son fils Alexandros, qui se sont repliés sur des terres du Péloponnèse ainsi qu‘à Eacides, Roi d'Épire, un cousin d'Olympias d'Épire, hostile à Cassandre de Macédoine.

Enfin, Antigone le Borgne s'allie avec les partisans de la démocratie en Grèce, puisque Cassandre de Macédoine s'appuie sur la faction oligarchique d'Athènes pour gouverner.



Siège de Tyr

Proclamation de Tyr

Antigone le Borgne Régent auto proclamé de Macédoine

Combats en Grèce

Mort d'Alexandros

En 315 avant Jésus-Christ, Lysimaque se joint la coalition contre Antigone le Borgne.

En 315 avant Jésus-Christ, les coalisés adressent à Antigone le Borgne un ultimatum lui enjoignant :

Antigone le Borgne envahit alors la Syrie, qui dépend de Ptolémée Ier Sôter, et assiège Tyr pendant plus d'un an.

Antigone le Borgne établit la proclamation de Tyr en 315 avant Jésus-Christ.

Afin d'affaiblir la position de Cassandre de Macédoine en Grèce et de Lysimaque en Thrace et dans l'Hellespont, Antigone le Borgne y annonce sa volonté de rendre leur autonomie aux cités grecques.

Antigone le Borgne dénonce les méthodes de Cassandre de Macédoine qui s'appuie sur les oligarques, alors que ce type de pouvoir est de moins en moins répandu dans les cités grecques. Antigone espère ainsi voir les cités grecques se rebeller contre Cassandre de Macédoine.

Il y accuse Cassandre de Macédoine :

Antigone profite de cette proclamation pour s'auto proclamer régent.

Cassandre de Macédoine n'est pourtant pas militairement le plus dangereux de ses adversaires, mais il est le maître de Macédoine et peut donc bénéficier d'un recrutement militaire important.

Ptolémée Ier Sôter, qui pourtant est un allié de Cassandre de Macédoine, suit les pas d'Antigone et lance à son tour une proclamation en faveur de l'autonomie des cités.

Cette prise de position peut sembler étonnante, mais Ptolémée Ier Sôter se méfie également de Cassandre de Macédoine qui dans le cas où la coalition contre Antigone arriverait à son terme, gagnerait en puissance et deviendrait à son tour un adversaire redoutable.

Les combats commencent en Grèce en 315 avant Jésus-Christ.

Antigone le Borgne, qui a le soutien de Polyperchon ainsi que des Etoliens, engage le combat contre Cassandre de Macédoine.

Cassandre de Macédoine engage le combat contre Polyperchon et son fils, Alexandros, dans le Péloponnèse.

Alexandros est rapidement massacré par les démocrates de Sicyone. Polyperchon, affaibli, choisit de se rallier à la cause de Cassandre de Macédoine.


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