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Événements contenant la ou les locutions cherchées



36 événements affichés, le premier en 1657 - le dernier en 1738



Mariage d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan avec Olympe Mancini

Certains s'imaginent que Louis XIV espère épouser Olympe Mancini, mais c'est compter sans Anne d'Autriche. Mazarin décide alors de marier Olympe Mancini au comte de Soissons.

Louis XIV ne s'en offusque pas.

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan épouse à Paris le 20 ou le 21 février 1657 Olympe Mancini, fille de Michel-Laurent Mancini et de Hiéronime Mazarin. Leurs enfants sont :

Le comte de Soissons est dépité de voir Louis XIV se détourner d'Olympe.



Naissance d'Eugène-François de Savoie-Carignan

Eugène-François de Savoie-Carignan, connu sous le nom de Prince Eugène, naît à Paris en 1663 fils d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, Comte de Soissons, et d'Olympe Mancini, nièce du cardinal Mazarin.



Disgrâce d'Olympe Mancini

Compromise, comme beaucoup de dames de la cour, dans l'affaire des poisons, Olympe Mancini clame son innocence mais elle est contrainte de s'exiler.

Le 23 janvier 1680, Elle est priée de quitter Versailles et le territoire français sur le champ.

Olympe Mancini s'installe alors à Bruxelles dans une maison construite par Eugène-François de Savoie-Carignan, son fils, dans l'actuelle rue de Flandre, connue des Bruxellois sous le nom de Maison de la Bellone.

Olympe Mancini parcourt l'Europe, rejoignant Marie Mancini et Hortense Mancini, 2 de ses sœurs, en Espagne, puis chaque année en Angleterre, revenant régulièrement à Bruxelles.

À Bruxelles, Olympe porte sur les fonts baptismaux un fils du musicien Pietro Antonio Fiocco et une fille d'Henry Desmarest.



Eugène-François de Savoie-Carignan au service de l'Autriche

Grand stratège, Eugène-François de Savoie-Carignan quitte la France de Louis XIV qui ne veut pas lui accorder un commandement, et entre comme volontaire au service de l'Autriche, en 1683. Il jure de ne revenir en France que les armes à la main.



Eugène-François de Savoie-Carignan Feld-maréchal

Eugène-François de Savoie-Carignan débute dans l'armée Autrichienne comme commandant de cavalerie et devient vite feld-maréchal en 1687.


Bataille de Staffarda ou Staffarde par Jean Baptiste Morret

Bataille de Staffarda

Occupation de Savigliano et Saluzzo

Louis XIV demande à Victor-Amédée II de Savoie qu'il lui cède la citadelle de Turin en signe de fidélité. Victor-Amédée II de Savoie refuse.

La bataille de Staffarda (en italien) francisé en Staffarde se déroule le 18 août 1690 près de l'abbaye de Staffarda et se conclut par une victoire française sur la Ligue d'Augsbourg.

Victor-Amédée II de Savoie attend l'arrivée des troupes impériales.

Il apprend que Nicolas de Catinat, à la tête des troupes française, ne dispose que de 18 000 hommes.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Victor-Amédée II de Savoie, n'écoutant que son enthousiasme, attaque immédiatement.

Le général Eugène-François de Savoie-Carignan, comme le marquis de Louvigny, commandant des troupes espagnoles, ne sont pas du même avis.

Le terrain est boueux et malsain. Victor-Amédée II de Savoie veut aligner ses troupes sur deux rangs, faisant passer l'aile droite sur un terrain marécageux et celle de gauche au bord du Pô.

Le centre des troupes est constitué de la fine fleur de la cavalerie espagnole et piémontaise.

Victor-Amédée II de Savoie fait occuper les fermes autour de Staffarda.

À l'inverse, Victor-Amédée II de Savoie ne juge pas nécessaire de contrôler une vieille digue, pourtant importante pour toucher le flanc français. Il laisse trop d'espace libre entre les fermes.

Cela permet à Nicolas de Catinat de pénétrer les lignes piémontaises. Il ordonne à ses dragons de traverser les troupes postées pour défendre les fermes.

Les Piémontais, impressionnés par l'avancée ennemie, se retire.

Le général de San Silvestre réussit à s'immiscer au milieu du champ de bataille, et l'issue du conflit semble irrévocable.

Victor-Amédée II de Savoie combat sans relâche pour reprendre ses positions.

Nicolas de Catinat ordonne alors à la seconde ligne d'avancer. L'impact est si dur qu'il disperse le front savoyard et Victor-Amédée II de Savoie doit ordonner la retraite.

La retraite de l'armée savoyarde est défendue par les Gardes et les carabiniers de Savoie, pendant que le gros de la troupe se replie sur Carignano et Moncalieri.

Les Piémontais et les Espagnols perdent 4 000 hommes, 1 200 sont faits prisonniers et 1 500 sont blessés. Sont pris 11 canons et beaucoup de drapeaux.

Profitant du succès, Nicolas de Catinat occupe Savigliano et Saluzzo.



Invasion du Dauphiné

Prise de Guillestre

Prise d'Embrun

Prise de Gap

En 1692, Victor-Amédée II de Savoie, partie prenante de la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV, envahit la région de Gap à la tête d'une armée de 40 000 hommes.

La guerre contre la France se déroule alors surtout dans le nord de l'Europe, notamment dans les Pays-Bas espagnols où les armées françaises commandées par François-Henri de Montmorency-Bouteville remportent une série de victoires.

Il s'agit alors pour les coalisés de la Ligue d'Augsbourg d'opérer une diversion en menaçant la France sur ses arrières, du côté de Grenoble et de Lyon.

Il est alors demandé à Victor-Amédée II de Savoie d'intervenir à partir du Piémont.

Le 21 juillet 1692, l'armée de Victor-Amédée II de Savoie se met en marche contre la France.

Elle comprend des contingents piémontais, allemands, espagnols et vaudois que l'on appelle les barbets.

L'armée comporte également un fort contingent de protestants français commandés par un de Montbrun, de la famille du célèbre capitaine huguenot Charles Du Puy de Montbrun.

Trois régiments sont sous les ordres de Ménard de Schomberg, fils du huguenot Armand-Frédéric de Schomberg.

Du côté de la Ligue d'Augsbourg, on peut espérer que les huguenots français, souvent nouveaux convertis au catholicisme vont se révolter et basculer du côté des coalisés.

Les objectifs militaires de la campagne sont très imprécis. On ne sait pas :

Alors que la vallée voisine de Barcelonnette est savoyarde, Victor-Amédée II de Savoie n'a pas mis à profit cette proximité pour déployer un réseau d'espions : il se montre fort ignorant des conditions topographiques.

Les 40 000 hommes des l'armée coalisée franchissent les Alpes au col de Larche puis passent le col de Vars.

Dès le 27 juillet 1692, l'avant-garde formée de réfugiés protestants procède à des pillages et à des incendies.

Les troupes de Victor-Amédée II de Savoie tombent sur Guillestre qui est prise le 29 juillet 1692.

Le 16 août 1692, c'est-au tour d'Embrun de tomber, après un siège de 10 jours, défendue par une garnison de 2 500 hommes sous les ordres du marquis de Larrey.

Embrun est épargnée, peut-être à cause du titre de prince de l'Église dont peut s'enorgueillir Charles Brûlart de Genlis, évêque d'Embrun,

Du côté français, Nicolas de Catinat dispose de 20 500 hommes, mais il doit défendre une vaste zone incluant :

Nicolas de Catinat dispose d'une solide garnison à Aspres-lès-Corps pour défendre la route de Grenoble.

En plus des troupes régulières, Nicolas de Catinat dispose également de milices organisées dans le Diois qui peuvent tirer parti des barrières naturelles que sont la vallée du Buëch et les massifs montagneux pour barrer l'accès à la vallée du Rhône et aux Baronnies.

Nicolas de Catinat fait appel au ban et à l'arrière-ban, c'est-à-dire à tous les hommes en état de porter les armes, encadrés par la noblesse locale, mais comme il se méfie des nouveaux convertis, ses instructions stipulent de ne faire prendre les armes qu'aux anciens catholiques.

En fait, cette méfiance se révèlera injustifiée, car les non-catholiques font preuve du loyalisme le plus absolu.

Victor-Amédée II de Savoie entre dans Gap le 28 août 1692.

Gap est pillée et incendiée; sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites.

Victor-Amédée II de Savoie lance des avant-gardes en direction de Lus-la-Croix-Haute, Veynes et Sisteron.

La stratégie défensive de Nicolas de Catinat se révèle d'une certaine efficacité puisqu'il semble que les armées de Victor-Amédée II de Savoie :

De nombreux villages sont détruits, notamment par Eugène-François de Savoie-Carignan qui se rendant dans le Champsaur le 29 août 1692 avec une partie de la cavalerie, détruit tout sur son passage.

Frappé par la petite vérole, Victor-Amédée II de Savoie est pris d'un violent accès de fièvre après la prise de Gap. Il est évacué sur Embrun pour y être soigné en laissant le commandement à Caprara.

Les détachements lancés en avant-garde se heurtent partout à une vive résistance.

Le 12 septembre 1692 les troupes campées autour de Gap reçoivent l'ordre de se replier vers Embrun.

Victor-Amédée II de Savoie les rejoint à Guillestre le 18 septembre 1692 au soir et repart le lendemain vers Barcelonnette et Coni par le même chemin que celui par lequel il était arrivé.

L'invasion du Dauphiné s'achève donc au bout de moins de 2 mois.



Eugène-François de Savoie-Carignan Feld-maréchal général

Eugène-François de Savoie-Carignan devient feld-maréchal général Autrichien en 1693.


Nicolas de Catinat à la tête de ses hommes lors de la bataille de La Marsaille - par Eugène Devéria (1805–1865)

Siège de Casal

Bataille de La Marsaille

Mort de Charles Fortin de La Hoguette

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, Victor-Amédée II de Savoie poursuit les hostilités contre Louis XIV.

Victor-Amédée II de Savoie bloque Pignerol et assiège Casal en août 1693.

Nicolas de Catinat reçoit la gendarmerie en renfort et est retranché dans son camp de Fenestrelle.

La bataille de La Marsaille, ou de Marsaglia qui se déroule le 4 octobre 1693 oppose :

Nicolas de Catinat qui dispose d'une position dominante, forme son armée sur 3 lignes, l'infanterie au centre et la cavalerie aux ailes :

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille où il est blessé.

René III de Froulay soutient avec succès le siège du fort de Pignerol.

Eugène-François de Savoie-Carignan et d'autres conseillent à Victor-Amédée II de Savoie d'attendre une occasion favorable et de se replier sur Turin.

Mais Victor-Amédée II de Savoie, veut prendre sa revanche de sa défaite à Staffarde. Il range aussi ses troupes en 3 lignes.

L'attaque a lieu sur tout le front et les troupes hispano-savoyardes sont enfoncées.

L'infanterie française renverse à la baïonnette les escadrons intercalés avec les bataillons, sans tirer.

À l'aile droite, la cavalerie déborde l'aile gauche alliée. La gendarmerie, ramène au combat les bataillons de première ligne et attaque l'infanterie ennemie par le flanc.

Les alliés fuient, laissant sur le champ de bataille 8 000 morts ou blessés, 2 000 prisonniers, leurs canons et 32 drapeaux ou étendards.

Les Français ne perdent que 1 800 hommes.

Cependant, faute de matériel et d'argent, Nicolas de Catinat ne peut assiéger Turin mais Casal est débloquée.

Charles Fortin de La Hoguette meurt le 7 octobre 1693 tué lors de la bataille de Marsaglia.


Eugène de Savoie-Carignan par Jacob van Schuppen

Eugène-François de Savoie-Carignan Commandement de l'armée impériale

Bataille de Zenta

En 1697, Claude Florimond de Mercy est rappelé en Hongrie par le prince Eugène de Savoie.

Claude Florimond de Mercy s'illustre lors de cette bataille.

Chargé du commandement de l'armée impériale, Eugène-François de Savoie-Carignan gagne sur les Turcs la bataille décisive de Zenta en 1697.



Construction du palais d'hiver d'Eugène-François de Savoie-Carignan

De 1697 à 1716, Eugène-François de Savoie-Carignan fait édifier son palais d'hiver à Vienne, le Stadtpalais par l'architecte Fischer von Erlach.

Il abrite aujourd'hui le ministère des Finances autrichien.

Lukas von Hildebrandt y fait des modifications de 1702 à 1724.



Guerre de Succession d'Espagne

L'arrivée de Philippe V d'Espagne sur le trône d'Espagne, fait craindre à l'Angleterre une alliance entre la France et l'Espagne, créant ainsi une superpuissance qui dominerait la scène européenne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière choisit le parti de la France et se rallie à Philippe V d'Espagne, peut-être à cause de la rumeur qui accuse la cour de Vienne dans l'empoisonnement de Joseph-Ferdinand de Bavière, son fils.

Charles III Guillaume de Bade-Durlach participe à la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1709.

Pierre II du Portugal est initialement favorable à l'avènement de Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre prend la tête d'une coalition de nations favorables à l'établissement de Charles VI de Habsbourg sur le trône espagnol.

La guerre de Succession d'Espagne oppose cette coalition à Louis XIV de 1701 à 1714.

La coalition comprend l'Autriche, l'Angleterre, le Portugal, les Provinces Unies des Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et Hanovre.

Léopold Ier de Habsbourg y engage l'empire d'Autriche.

Victor-Amédée II de Savoie est allié de la France au début de cette Guerre.

Eugène-François de Savoie-Carignan n'hésite pas à combattre contre la France.

Clément XI prend d'abord parti au début pour Philippe V d'Espagne et la France. Cela lui vaut l'hostilité autrichienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui vaut également le mécontentement de Philippe V d'Espagne.

Louis le Grand Dauphin se signale par sa bravoure au combat, notamment durant cette guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Alexandre de Bourbon est chargé de défendre la Sicile.

Marie-Louise Gabrielle de Savoie soutient Philippe V d'Espagne, son époux, n'hésitant pas à payer de sa personne, parcourant l'Espagne, recrutant des partisans.



Bataille de Carpi

Eugène-François de Savoie-Carignan Blessé

Mort de Louis Nicolas d'Albert

Mort du Marquis de Cambout

La bataille de Carpi ou combats de Carpi est la première bataille de la guerre de Succession d'Espagne.

Au début de l'été 1701, Léopold Ier de Habsbourg décide d'envoyer en Italie une armée sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan, pour déborder les possessions espagnoles dans la péninsule.

Celle-ci se rassemble au Tyrol alors qu'une armée d'opposition composée de Français, Espagnols et Piémontais, placée sous le commandement de Nicolas de Catinat se rassemble lentement entre le Chiesa et l'Adige.

Alors que des difficultés d'approvisionnement entravent l'armée autrichienne, Nicolas de Catinat reçoit l'ordre de bloquer la route de l'armée autrichienne.

Il ne doit pas aller à sa rencontre en traversant la Sérénissime République de Venise restée neutre.

Il renonce ainsi à occuper des positions plus favorables comme le défilé de Rivoli.

Il doit se contenter d'intimider les Autrichiens en les empêchant de traverser l'Adige, avec interdiction de déclencher le premier les hostilités.

Invitant les autorités vénitiennes à ne pas s'opposer au passage de ses troupes en échange de la bonne conduite de celles-ci, Eugène-François de Savoie-Carignan commence sa marche le 27 mai 1701, par des chemins qu'aucune armée n'a utilisés depuis Charles Quint.

Son objectif est de traverser l'Adige sans combattre et en évitant de ravager les territoires du Duc de Nantua pour inciter ce prince à changer de camp.

Sûr de la neutralité vénitienne, Nicolas de Catinat pensant que l'intention des Autrichiens est d'envahir les possessions espagnoles au sud du Pô a concentré ses troupes aux abords de Rivoli qu'occupe une partie de l'infanterie, le reste est dispersé sur le long de l'Adige, de part et d'autre de Vérone.

Pendant 5 semaines, Eugène-François de Savoie-Carignan trompe son adversaire, et avance ses troupes vers le Pô, faisant mine de vouloir traverser vers Ferrare où il a entrepris de faire construire des ponts.

Ce mouvement engage Nicolas de Catinat à s'étaler encore davantage et à faire passer un corps d'infanterie de l'autre côté du Pô à Seraglio.

Finalement, Eugène-François de Savoie-Carignan, trouve un point de passage peu défendu plus haut sur l'Adige.

Trompant même sa propre armée, Eugène-François de Savoie-Carignan change de direction, et traverse la rivière la nuit du 8 au 9 juillet 1701 à proximité de Carpi en Émilie-Romagne dans le nord de l'Italie.

L'infanterie maîtrise facilement le corps de dragons commandé par Saint-Fremont qui défend la ville, et attaque aussitôt avec quelques canons le village de Castagno où un corps d'infanterie est isolé.

Au bruit du canon, le comte de Tessé, éloigné seulement de 3 kilomètres, accourt avec la cavalerie.

Un orage très violent, qui transforme la plaine en marécage, oblige la cavalerie autrichienne à faire un large détour de 5 lieues.

Cela laisse un répit aux Français qui se regroupent.

Malgré leur petit nombre, ils chargent plusieurs fois les Autrichiens.

Eugène-François de Savoie-Carignan est blessé, mais ses troupes grossissent à chaque instant.

Louis Nicolas d'Albert et 7 officiers de son régiment de Dragons meurent le 9 juillet 1701.

Le marquis de Cambout est blessé à mort.

Perdant au total 300 hommes et 50 officiers, accablés sous le nombre, les Français se replient, abandonnant Rivoli et les rives de l'Adige et se réfugient derrière l'Adda.

Les Autrichiens sont maîtres de tous les pays entre Adige et Adda.

Ils pénètrent dans le Bressan.

Nicolas de Catinat recule jusque derrière l'Oglio.

Bien que beaucoup d'officiers aient approuvé cette retraite qui leur parait sage et que le manque de munition rend nécessaire, les courtisans font regarder Nicolas de Catinat comme l'opprobre de la nation.

François de Neufville, favori du Roi, persuade Louis XIV qu'il réparera l'honneur national, et obtient le commandement de l'armée d'Italie.

Le régiment d'infanterie dont Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est colonel, est réformé.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly obtient le régiment de dragons de Louis Nicolas d'Albert, son frère.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly devient aide de camp de Louis le Petit Dauphin, Duc de Bourgogne



Bataille de Chiari

Retraite de l'armée française

Nicolas de Catinat doit maintenant servir sous les ordres de François de Neufville. Nicolas de Catinat, en fidèle serviteur accepte de le seconder

Arrivé à l'armée le 22 août 1701, François de Neufville est sans doute plus habile courtisan que général. Il est pressé de plaire à Louis XIV. Il repasse triomphalement l'Oglio et à travers rivières et canaux, marche droit aux Autrichiens.

Toute l'armée autrichienne est retranchée dans la petite ville de Chiari, dans une position formidable, mais trompé par deux cuirassiers fait prisonniers, François de Neufville est persuadé qu'il n'y a pas d'Impériaux dans la place mais seulement un petit corps de 6 000 hommes.

François de Neufville a hâte d'attaquer pour empêcher l'ennemi de recevoir des renforts. Dans sa précipitation, il ne se donne pas le temps de positionner son artillerie. Le 1er septembre 1701, quand il approche à découvert, il est reçu par un feu de mousqueterie et d'artillerie tel que 2 000 Français restent en un instant sur le champ de bataille. Il donne l'ordre de revenir à la charge. Eugène-François de Savoie-Carignan réussit à rendre cette dernière tentative infructueuse, mais se garde bien de poursuivre les vaincus quand ils se retirent, satisfait d'avoir obtenu, sans perte sensible, la victoire sur un ennemi supérieur en nombre.

Pendant la bataille, Nicolas de Catinat fait preuve d'un courage exceptionnel.

Eugène-François de Savoie-Carignan, déjà blessé 5 semaines plus tôt à la bataille de Carpi, a son cheval tué sous lui.

Rendu plus circonspect par ce revers, François de Neufville se poste dans un bon campement à Urago, près de Chiari où il tient longtemps l'ennemi en échec.

Mais après 2 mois écoulés sans action importante, les Français, très mal ravitaillés par le pays qu'ils défendent contre son gré, partent le 12 novembre 1701 et se reportent sur l'autre rive de l'Oglio, puis se cantonnent devant Crémone.



Bataille de Crémone

Prise de de Cerese

Louis-Joseph de Vendôme commandant de l'armée française

François de Neufville est coupable de la négligence avec laquelle se fait le service dans Crémone et de ne pas bien surveiller les faits et gestes d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

À Crémone, un aqueduc souterrain sert à conduire au dehors les immondices et passe sous la maison d'un prêtre dévoué au Impériaux.

Le 1er février 1702, après d'habiles préparatifs, ils introduisent dans la ville par cette voie 300 grenadiers et quelques ouvriers qui se dirigent vers la vieille porte Sainte-Marguerite, abattent le mur qui la condamne, et ouvrent ainsi le chemin à la cavalerie. Celle-ci occupe le cœur de Crémone.

Claude Florimond de Mercy montre un grand courage lors de cette bataille.

Mais Eugène-François de Savoie-Carignan commet la faute d'amener à l'intérieur de la ville, plus de cavaliers que de fantassins.

Un régiment français, le régiment des vaisseaux, qui manœuvre depuis le point du jour, chasse les cuirassiers de l'empereur, se barricade dans les rues voisines, et appelle du secours.

Les Impériaux progressent d'un autre côté, investissent une partie des casernes, y font prisonnières plusieurs compagnies.

Les troupes françaises, prises à l'improviste, déploient du sang-froid, de l'énergie, de la persévérance. Ils parviennent à se réunir et à gagner du terrain, aidés des troupes irlandaises au service de Louis XIV. Ils reprennent le dessus.

Le régiment des Vaisseaux réussit à forcer le retranchement construit par les Impériaux à l'entrée de la ville, près du débouché de l'aqueduc.

Les troupes d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont malmenées dans la plupart des combats de rue, les magistrats de la ville refusent de se déclarer en sa faveur. Il songe donc à se retirer. Garnissant de troupes la porte Sainte-Marguerite, il se replie vers cette issue et après un combat furieux dans une église, évacue la ville.

En l'absence du colonel Lally, le major Daniel O'Mahony prend le commandement du régiment de Dillon et repousse l'attaque surprise d'Eugène-François de Savoie-Carignan, forçant à la retraite les troupes impériales et sauvant ainsi la ville de Crémone.

Il est chargé d'apporter au roi la nouvelle à Versailles. Le roi le fait colonel. Il devient connu comme le brave de Crémone et gagne ainsi sa renommée internationale.

Eugène-François de Savoie-Carignan échoue ainsi dans sa tentative de prendre la porte du Pô.

Cependant, François de Neufville est fait prisonnier, suscitant l'ironie des chansonniers :

Par la faveur de Bellone,

Et par un bonheur sans égal,

Nous avons conservé Crémone,

Et perdu notre général.

Cette bataille aussi appelée surprise de Crémone coûte de part et d'autres environ 1 200 hommes, tués ou blessés.

Dans sa retraite, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare de postes et de magasins sur l'Oglio.

Il rentre ensuite dans ses cantonnements et resserre Mantoue.

15 000 hommes de renforts lui étant arrivés, Eugène-François de Savoie-Carignan enlève sous cette ville le village de Cerese.

René III de Froulay défend Mantoue assiégée et reçoit 3 blessures. en 1702.

Louis-Joseph de Vendôme prend le commandement de l'armée française.



Marie-Louise Gabrielle de Savoie Régente de l'Espagne

Bataille de Luzzara

Mort de François Joseph de Créquy Marquis de Créquy

Le 12 juillet 1702 à Crémone, Philippe V d'Espagne vient en personne à la tête d'un petit contingent d'environ 2 000 soldats, pour défendre les possessions d'Espagne en Italie.

Philippe V d'Espagne confie la régence de l'Espagne à Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son épouse.

Il rejoint l'armée française composée d'environ 30 000 hommes commandés par Louis-Joseph de Vendôme.

Ils sont rejoints par un contingent du prince de Vaudémont, gouverneur général du Milanais pour le compte du roi d'Espagne

L'armée impériale est un peu moins nombreuse, mais à l'avantage du soutien de la population qui désire mettre fin à l'occupation espagnole.

Dans ses rangs se trouve Charles Thomas de Lorraine-Vaudémont, fieldmarshall de l'armée autrichienne, fils de Charles Henri de Lorraine-Vaudémont.

Dans ses mémoires, Saint Simon raconte que les deux armées arrivent ensemble le 15 août 1702 sur les 4 heures de l'après-midi, de part et d'autre d'une digue, près de la ville de Luzzara, sur la rive droite du Pô, sans apparemment avoir connaissance de la présence de l'autre.

Selon d'autres auteurs, Eugène-François de Savoie-Carignan serait arrivé le premier pour tendre une embuscade.

L'armée française doit combattre en ordre de marche et non en ordre de bataille.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Ferdinand de Marsin prend part à cette bataille où il se couvre de gloire.

Le combat est très violent.

La nuit met fin aux hostilités et les deux camps en profite pour fortifier leur position.

François Joseph de Créquy meurt à Luzzara en 1702.

Après la bataille, les deux armées restent longtemps à proximité l'une de l'autre.

Les deux camps revendiquent la victoire, à Paris comme à Vienne on célèbre la victoire par une messe.

Les Français, à l'approche de la mauvaise saison, quittent la région le 4 novembre 1702, mettant ainsi fin à la campagne de 1702.


Eugène de Savoie par Jacob van Schuppen John Churchill signant une dépêche à Blenheim - par Robert Alexander Hillingford

Bataille de Höchstädt

Bataille de Blenheim

Camille d'Hostun Prisonnier

Une armée franco-bavaroise de 60 000 hommes avec 50 canons, sous le commandement de Camille d'Hostun, et de Maximilien II Emmanuel de Bavière, Électeur de Bavière, avance vers Vienne, la capitale autrichienne.

Pour contrer cette menace le commandant autrichien, Eugène-François de Savoie-Carignan se déplace vers le nord tandis que ses alliés Britanniques et Hollandais vont vers le sud à partir de la Flandre.

Une fois réunis, ils rencontrent le 13 août 1704 leurs opposants dans le petit village bavarois de Blenheim (en allemand Blindheim), près d'Höchstädt.

L'armée de la Grande Alliance compte 52 000 hommes avec 60 canons. Elle comprend des contingents hollandais, britanniques, hanovriens, prussiens, hessois et danois placés au centre. Eugène-François de Savoie-Carignan est sur la droite. Un troisième groupe est sur la gauche appuyé sur le Danube.

La bataille commence à midi par une canonnade, avec les alliés attaquant à gauche et deux fois repoussés, tandis que l'aile gauche française attaque Eugène-François de Savoie-Carignan qui tient bon.

La cavalerie française, inhabituellement placée au centre, est affaiblie par l'obligation de renforcer les flancs. Elle est attaquée par les 60 canons de John Churchill et mise en déroute vers 17 heures.

Ensuite John Churchill attaque à gauche et jette les Français à la rivière.

Ferdinand de Marsin protège la retraite.

Les troupes de Savoie nettoient le terrain des adversaires restants.

Les pertes des Franco-Bavarois sont d'environ 13 000 hommes et 17 000 prisonniers.

Celles des alliés sont d'environ 12 000 hommes.

Camille d'Hostun est fait prisonnier et conduit à Nottingham (Angleterre).

Pendant sa détention, Louis XIV octroie Camille d'Hostun le gouvernement de la Franche-Comté.

Les Britanno-Hollando-Autrichiens remportent une victoire décisive.

Les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin tandis que la Bavière est occupée.

Les alliés de la France, la Savoie et le Portugal changent rapidement de camp.

Maximilien II Emmanuel de Bavière perd ses terres.

John Churchill, Premier duc de Marlborough donne le nom de Blenheim au château familial.

Cette défaite met un terme définitif aux velléités d'intervention de Louis XIV en Europe centrale.


Joseph Ier de Habsbourg

Mort de Léopold Ier de Habsbourg

Joseph Ier de Habsbourg Empereur germanique

Joseph Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

Joseph Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Léopold Ier de Habsbourg meurt à Vienne le 5 mai 1705.

Joseph Ier de Habsbourg, son fils aîné lui succède et devient Empereur germanique, Roi de Hongrie et Archiduc d'Autriche.

Il a à son service Eugène-François de Savoie-Carignan qu'il fait entrer dans ses conseils et pour qui il est comme un frère.

Toute la durée de son règne sera marquée par la révolte de François II Rakoczy en Hongrie orientale.

Joseph Ier de Habsbourg n'a que deux filles et il parait évident qu'il n'aura pas d'autres enfants.

Seul Charles VI de Habsbourg représente encore un avenir pour la dynastie.



Siège de Montmélian

Bataille de Cassano

Mort de Joseph de Lorraine

Mort du Prince de Wurtemberg

Eugène-François de Savoie-Carignan blessé

En 1705, l'armée de Louis-Joseph de Vendôme, qui a reçu des renforts, tente de soumettre Victor-Amédée II de Savoie, récent allié des Autrichiens.

Louis XIV met le siège devant Montmélian en 1705.

Prise, la citadelle est détruite en 1706, sur ordre du roi de France et le conseil de Sébastien Le Prestre.

La colline qui l'accueillait est aujourd'hui nue et est devenue un belvédère.

Victor-Amédée II de Savoie implore l'empereur de lui envoyer de l'aide.

Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant ces renforts, se trouve opposé à Philippe de Vendôme, le grand prieur.

Cet homme, un dilettante, se laisse surprendre sur les rives de l'Adda par l'attaque féroce d'Eugène-François de Savoie-Carignan, mais celui-ci, plus à cause de la profondeur du fleuve qu'à cause de la résistance des Français, ne parvient pas à traverser et décide de reporter son attaque sur Cassano en Lombardie au nord de l'Italie.

Le 16 août 1705, grâce à une marche forcée, Louis-Joseph de Vendôme se trouve face à lui, ce qui ne détourne pas Eugène-François de Savoie-Carignan de son idée.

Il attaque si violemment l'armée française, que ses troupes parviennent à traverser et poussent leurs ennemis à l'eau.

Ceux-ci reviennent à la charge et obligent les Impériaux à retraverser.

Pendant une heure, malgré les efforts Louis-Joseph de Vendôme qui se met 2 fois à la tête de ses troupes pour les ramener au combat, les Français sont de nouveau repoussés avec pertes au delà de l'Adda, par la droite de l'armée impériale.

L'attaque n'est pas moins rude sur le flanc droit des Français dont plusieurs bataillons sont renversés.

Mais les Autrichiens ne parviennent pas à y soutenir leur assaut car leurs armes à feu sont mouillées après avoir traversé la rivière. Ils sont repoussés, et beaucoup périssent noyés.

Les Autrichiens ne parvenant pas à traverser le fleuve, le combat tourne donc finalement à l'avantage des Français.

Louis-Joseph de Vendôme et Jacques Éléonor Rouxel gagnent cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan qui se trouve durant l'action au plus fort du feu, ordonne le repli.

La bataille, commencée à une 13 heures, finit à 17 heures.

Les deux camps subissent de fortes pertes, mais les Français en sortent victorieux.

Les Impériaux qui ne sont pas poursuivis, se retirent sur Treviglio.

La nuit du combat, Eugène-François de Savoie-Carignan fait conduire les blessés à Palazzuolo, où selon un état du commissaire impérial, on en compte 4 347.

Ils laissent sur le champ de bataille 6 584 hommes et 1 942 prisonniers.

Parmi les blessés se trouvent le prince Joseph de Lorraine et le prince de Wurtemberg qui meurent de leurs blessures.

Eugène-François de Savoie-Carignan est également blessé.

La résistance française à Cassano ruine toutes les dispositions qu'avait prises Eugène-François de Savoie-Carignan pour pénétrer en Piémont et pour secourir Victor-Amédée II de Savoie, qui se trouve ainsi fort pressé.

Elle contraint les Impériaux à prendre leurs quartiers d'hiver sur place.



Conquête du Montferrat

Victor-Amédée II de Savoie en Piémont

Perte de la Savoie par Victor-Amédée II de Savoie

En 1706 et 1707, Eugène-François de Savoie-Carignan fait rentrer tout le Milanais et la Lombardie sous l'obédience de Joseph Ier de Habsbourg.

En 1706, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Montferrat, pour le compte de Victor-Amédée II de Savoie.

En 1706, par une victoire d'Eugène de Savoie près de Turin, Victor-Amédée II de Savoie peut rentrer dans le Piémont.

Mais une nouvelle défaite de Victor-Amédée II de Savoie lui fait perdre la Savoie.

Lors des campagnes difficiles de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV confie à Philippe II d'Orléans l'armée d'Italie.

Philippe II d'Orléans prouve sa bravoure à Turin en 1706.


Cloudesley Shovell, (1650–1707) - par Michael Dahl

Siège de Toulon

Siège de Toulon

Eugène-François de Savoie-Carignan et Victor-Amédée II de Savoie traversent la Savoie et la Provence.

Eugène-François de Savoie-Carignan traverse le Var le 11 juillet 1707.

Malgré le dilettantisme de Victor-Amédée II de Savoie, Eugène-François de Savoie-Carignan atteint Fréjus le 16 juillet 1707, faisant sa jonction avec Cloudesley Shovell et la flotte anglaise.

Mais l'attentisme de Victor-Amédée II de Savoie ralentit à nouveau la progression vers l'arsenal de Méditerranée.

Cela laisse aux troupes de Jacques Ier Fitz-James, stationnées en Espagne, suffisamment de temps pour appuyer René III de Froulay avant l'arrivée des assaillants le 26 juillet 1707.

Eugène-François de Savoie-Carignan met le siège devant Toulon le 29 juillet 1707.

Le 14 août 1707, René III de Froulay reprend les hauteurs de Sainte-Catherine, que les Impériaux ont prises la semaine précédente.

Eugène de Savoie-Carignan, voyant ses arrières près d'être coupés et réalisant la distance qui reste à franchir pour assiéger Toulon, n'a plus qu'à renoncer à son offensive le 22 août 1707.

Les forces franco-espagnoles repoussent les troupes impériales le 23 août 1707.

Eugène de Savoie-Carignan repasse le Var, perdant 10 000 hommes dans cette équipée.

Le seul bénéfice de cette campagne est le sabordage de 50 vaisseaux, que les Français ont entrepris de peur que l'ennemi ne s'empare de cette flotte, ce qui met pour longtemps un terme à leur influence en Méditerranée.



Campagne de Flandres

Prise de Bruges

Prise Gand

Prise de Lessines

Bataille d'Audenarde

En 1708, Louis XIV tente de renouveler l'invasion des Flandres avec cette fois une armée beaucoup plus importante.

Les 100 000 hommes de l'armée française soit 130 bataillons d'infanterie et 216 escadrons de cavalerie sont massés près de Mons.

L'Angleterre ne peut opposer d'emblée que 90 000 Anglo-hollandais soit 112 bataillons d'infanterie et 197 escadrons de cavalerie.

Ils stationnent sur la défensive au sud de Bruxelles.

Les armées alliées d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont à Coblence, groupées sur le Rhin.

Ces deux armées sont donc disjointes.

En juin 1708, John Churchill est le généralissime des forces coalisées.

Il doit faire sa jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant les forces du Saint-Empire, avant d'affronter l'ennemi.

Les forces françaises sont dirigées:

Soutenu par Louis XIV, Jacques François Édouard Stuart participe à la campagne de Flandres de 1708 à 1709 aux côtés des petits-fils du roi.

Louis-Joseph de Vendôme préconise d'attaquer la place d'Huy, avec l'idée de forcer John Churchill à intervenir avec des forces inférieures, tandis que les ordres de Louis XIV sont d'attaquer dans les Flandres.

L'armée française fait marche vers l'est jusqu'à Braine-l'Alleud, quelques 25 km au sud de Bruxelles, menaçant la citadelle voisine de Louvain. Pour couvrir ces deux places, John Churchill dispose ses forces quelques kilomètres au sud de Louvain.

Mais l'armée française demeure dans ses retranchements pendant un mois.

Le 5 juillet 1708, l'armée française fait marche vers l'ouest. John Churchill envoie 300 hommes qui s'oppose aux Français qui s'emparant des places de Bruges et de Gand.

Pendant ce temps, Eugène-François de Savoie-Carignan progresse vers les Flandres, atteint Audenarde et opère sa jonction avec John Churchill.

Les troupes françaises tiennent à présent toute la vallée de l'Escaut, depuis Valenciennes jusqu'à la Mer du Nord.

Seule la citadelle d'Audenarde reste aux mains des coalisés.

Que cette place vienne à tomber, et les communications seraient coupées avec l'Angleterre.

John Churchill devine la tactique des Français pour s'emparer de la place d'Audenarde, à savoir progresser par la rive orientale de l'Escaut pour attaquer de flanc l'armée britannique, tout en maintenant l'essentiel des troupes en couverture sur le front principal.

L'armée française fait en effet mouvement à partir du 8 juillet 1708 vers Lessines.

Charles Armand de Gontaut-Biron, Lieutenant-général, commande l'avant-garde française.

Il a l'ordre de Louis-Joseph de Vendôme d'attaquer sans retard.

Simultanément, John Churchill amène ses troupes à marches forcées vers Lessines, dont il s'empare le 10 juillet 1708.

La bataille d'Audenarde ou Oudenarde a lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708.

Avec le seul escadron des Gendarmes Écossais, Louis III de Mailly-Nesle bat 2 escadrons ennemis.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

John Churchill ordonne à nouveau une marche forcée, pour poster 11 000 hommes sur l'autre berge de l'Escaut, à l'endroit où les Français franchissent la rivière. Il confie cette manœuvre à William Cadogan, général de cavalerie irlandais, son aide de camp.

William Cadogan parvient facilement à contenir l'ennemi sur l'autre rive, pendant que John Churchill fait franchir l'Escaut par le reste de son armée, près de 100 000 hommes.

William Cadogan ordonne à un escadron de dragons commandé par le général danois Jørgen Rantzau, d'encercler les éclaireurs de l'avant-garde française en reconnaissance sur la rive droite de l'Escaut, et de ne laisser personne s'enfuir. Ce coup de main échoue, et quelques fuyards peuvent prévenir Charles Armand de Gontaut-Biron que des troupes ennemies se massent sur la rive droite.

Charles Armand de Gontaut-Biron part se rendre compte par lui-même et se trouve décontenancé devant l'importance du dispositif anglais, à un endroit totalement inattendu. Par ailleurs, ses éclaireurs l'ont mis en garde contre l'état boueux du sol sur la berge opposée, qui limitera la mobilité de la cavalerie.

Il hésite sur le parti à prendre. Il estime qu'il ne peut exécuter l'ordre d'attaque avec seulement 7 bataillons de mercenaires suisses dont celui commis à la garde des pontons, et 20 escadrons contre 20 bataillons.

Sur ces entrefaites, Eugène-François de Savoie-Carignan franchit l'Escaut avec 20 escadrons de Prussiens et occupe quelques points clef sans rencontrer d'opposition.

Finalement, les troupes de Charles Armand de Gontaut-Biron commencent à manœuvrer lorsqu'elles sont arrêtées par la première brigade d'infanterie anglaise, menée par John Campbell, 2e duc d'Argyll, un jeune officier.

William Cadogan, sur un signal de John Churchill, attaque avec sa cavalerie les 7 bataillons de Charles Armand de Gontaut-Biron.

L'assaut anglais est mené pour l'essentiel par les escadrons de Rantzau qui compte dans ses rangs George II de Grande-Bretagne, le futur roi d'Angleterre.

L'infanterie suisse est promptement rejetée à la rivière, et les escadrons français sont détruits, lorsque l'arrivée du corps de cavalerie française contraint les Anglais à se replier.

Louis le Petit Dauphin commet à ce moment une erreur décisive en lançant une contre-attaque immédiate, contre l'avis de Louis-Joseph de Vendôme.

L'aile droite française engage donc les lignes des coalisés sur Eyne, pendant que l'aile gauche reste passivement en faction sur Huy, laissant le temps aux Anglais de se regrouper sur cette aile.

Les 28 escadrons de cavalerie couvrent ainsi le flanc droit de l'infanterie de William Cadogan, qui supporte le choc décisif vers 16 heures.

Louis le Petit Dauphin donne le signal de l'attaque des escadrons prussiens.

Malgré un combat acharné, les assaillants sont débandés.

À ce moment, Louis-Joseph de Vendôme décide de lancer une attaque au corps-à-corps avec 12 régiments d'infanterie.

Il n'y a alors plus aucune liaison entre les deux généraux :

Louis-Joseph de Vendôme demande à Louis le Petit Dauphin la permission d'engager la deuxième aile, ce qui lui est refusé, mais le courrier ne parvient pas à transmettre cette réponse. La situation empire tandis que Louis-Joseph de Vendôme attend toujours la réponse de l'état-major.

Louis-Joseph de Vendôme déploie ses troupes, menaçant d'envelopper le flanc gauche des Anglais. À l'approche des régiments du Duc d'Argyll, les lignes anglaises se déploient, mais ne parviennent pas à desserrer l'étau des Français.

John Churchill déplace à ce moment son quartier général sur le flanc gauche menacé, laissant à Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement du flanc droit, toujours attaqué par le corps d'armée principal des Français.

Tandis que son collègue subit une pression croissante, John Churchill imagine une manœuvre décisive, consistant à renforcer l'aile gauche avec 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, pour envoyer les 20 bataillons du général prussien Carl von Lottum en renfort vers les troupes du Eugène-François de Savoie-Carignan.

Puis John Churchill prépare une double manœuvre d'enveloppement. Il a sous ses ordres toute l'armée des Provinces-Unies, commandée par le Field Marshal Hendrik Overkirk, un officier aguerri.

Toutefois, ces troupes ne peuvent franchir l'Escaut sur de simples pontons en moins d'une heure.

Pour dégager les ponts de pierre d'Audenarde, John Churchill dépêche la cavalerie d'Eugène-François de Savoie-Carignan, qui lance son assaut sur l'État-major Français.

Cette attaque est repoussée par les escadrons de la Maison du Roi, et John Churchill, ne disposant plus que de ses 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, doit se limiter à contenir les assauts de la cavalerie française.

Vers 20h 30, les troupes d'Hendrik Overkirk atteignent finalement leur objectif et commencent à encercler le flanc droit des Français, en conjonction avec une attaque simultanée de John Churchill et d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Cette fois, l'assaut réussit complètement, débandant l'aile droite ennemie et faisant de nombreux prisonniers.

L'obscurité empêche le vainqueur de poursuivre les Français, et d'anéantir le reste de leur armée.

Les Français perdent dans cette bataille 15 000 hommes dont environ 8 000 prisonniers, et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes.

Près de la moitié des troupes françaises ne participe pas au combat.

Un grand nombre de fantassins et de cavaliers se tiennent en réserve sur une hauteur surplombant au nord la Norken. La cavalerie ne charge pas, principalement parce que l'idée générale prévaut que le terrain, trop boueux, est impraticable.

L'aile droite anglaise aurait probablement pu être anéantie si l'aile gauche française était intervenue.

Il semble qu'une attaque conjuguée de toutes les forces françaises :

aurait décidé d'une victoire française.

Les troupes françaises se replient sur Gand, l'état-major en proie aux déchirements internes que l'on devine. Seuls les pontons maintenus intacts par les corps de sapeurs sauvent l'armée du Roi-Soleil du désastre.


Siège de Lille - 1708

Bataille de Wattignies

Prise de Lille

Prise de Gand

La route de France étant désormais dégagée, Eugène-François de Savoie-Carignan marche vers le sud dans les jours qui suivent avec 75 000 hommes pour porter le combat sur le territoire français.

Louis François de Boufflers arrive juste à temps, le 28 juillet 1708 avec un contingent de 15 000 hommes.

Antoine V de Gramont participe à cette campagne.

Jean-Baptiste Desmarets se distingue lors de ce siège.

Louis François de Boufflers parvient à défendre Lille jusqu'au 12 août 1708 mais, obligé de l'abandonner, il se replie dans la nouvelle citadelle.

À fin septembre 1708, Louis François de Boufflers envoie un appel à l'aide à Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg.

Ce dernier, avec 2000 cavaliers, parvient à forcer les lignes anglo-autrichiennes et apporte un chargement de 40 000 livres de poudre aux assiégés.

Louis XIV envoie des troupes fraîches depuis Paris vers Lille.

Elles sont confrontées au double cercle défensif construit par John Churchill autour de Lille. Le système défensif s'appuie sur la rivière Deûle à l'ouest avec des marais environnant et sur la rivière la Marque à l'est.

Les deux armées se trouvent en contact sur un front ouest-est entre Wattignies et Fretin, au sud de Lille.

Le principal engagement se déroule à Wattignies au lieu dit champ de bataille.

Les Français tentent de passer sur le flanc ouest. Ils sont mis en déroute le 22 octobre 1708.

Il n'y a plus d'espoir pour Louis François de Boufflers qui doit capituler finalement avec 8 000 survivants le 28 octobre 1708.

John Churchill et Eugène-François de Savoie-Carignan se retournent alors vers Gand, où les troupes battues à Audenarde se sont repliées, et s'emparent de cette place le 29 décembre 1708.

Les Français doivent évacuer les Flandres et le Hainaut.

La presque totalité des places fortes du Nord de la France sont alors sous le contrôle des Austro-Anglais coalisés.

Louis XIV refuse les conditions de paix humiliantes.



Charles VI de Habsbourg reconnu comme Roi d'Espagne par Clément XI

Les revers des troupes franco-espagnoles face à l'Empire laissent à découvert les États pontificaux. Eugène-François de Savoie-Carignan y fait entrer ses troupes.

Clément XI doit se résigner à reconnaître Charles VI de Habsbourg comme roi d'Espagne en 1709.



Famine en France

Bataille de Malplaquet

Claude Louis Hector de Villars Pair de France

L'hiver 1709 est l'un des plus rigoureux de ce début de siècle. S'ajoute une crise économique entraînant une famine très meurtrière.

Les caisses de l'État sont pratiquement vides et la population est soumise au lourd fardeau de l'occupation ennemie.

En 1709, Louis Antoine de Noailles vend son argenterie pour soulager le peuple, accablé par la famine.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy est l'un des inspirateurs de l'appel au sursaut national lancé par Louis XIV en 1709.

Le commandement de l'armée du Nord est rendu à Claude Louis Hector de Villars. Celui-ci ne perd pas de temps et œuvre à sa réorganisation.

Les alliés cherchent à exploiter l'avantage obtenu l'année précédente grâce à Audenarde et à Lille.

Les Français tentent timidement de soutenir Mons assiégé après la chute prématurée de Tournai fin juillet 1709.

Les forces alliées, la plupart autrichiennes et hollandaises, sont commandées par John Churchill, Duc de Marlborough, et Eugène-François de Savoie-Carignan.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse combat sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan et participe directement à la bataille.

Jacques François Édouard Stuart participe à cette bataille.

Les Français sont commandés par Claude Louis Hector de Villars.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Le 11 septembre 1709, à Malplaquet au sud de Mons en Belgique, Eugène-François de Savoie-Carignan amorce une offensive sur l'aile gauche française.

Il y a massé 83 bataillons et n'en laisse que 30 face à l'aile droite française qui, elle, en compte 70.

L'idée directrice de ce plan est de forcer Claude Louis Hector de Villars à engager ses réserves et ainsi à affaiblir son centre.

Il fait au contraire glisser sa première ligne.

Les cavaleries de la maison du roi sous Guillaume François Gibert de Lhène et celles du prince de Hesse-Cassel s'affrontent au centre.

Claude Louis Hector de Villars et Antoine V de Gramont sont blessés lors de cette bataille.

Lorsque la situation est stabilisée, Louis François de Boufflers qui remplace Claude Louis Hector de Villars, préfère ordonner le repli.

Dans cette bataille, la plus sanglante de la guerre de Succession d'Espagne, les alliés sont victorieux mais perdent 20 à 25 000 hommes et renoncent à envahir la France.

Les Français ne perdent qu'environ 12 000 hommes, et se replient en bon ordre sur Bavay et Valenciennes.

Encore une défaite comme ça, sire, et nous avons gagné la guerre.

Les Français croient John Churchill mort qui n'est que blessé.

C'est l'origine de la chanson populaire "Marlbrough s'en va-t-en guerre".

Ce bilan mitigé leur donne aux Français un léger avantage qui leur permet de poursuivre la guerre.

Claude Louis Hector de Villars est fait pair de France en 1709.


Claude Louis Hector de Villars à la Bataille de Denain - Peinture de Jean Alaux (1788-1858)

Prise du Quesnoy

Bataille de Denain

En mai 1712, dans ce contexte calme mais fragile Claude Louis Hector de Villars décide de reprendre l'offensive.

Les alliés, hollando-anglo-saxons sont installés le long de la Scarpe entre Douai et Marchiennes, où est situé le dépôt de ravitaillement. Ils occupent Denain et Landrecies.

Plus tard les Anglais trahiront leurs alliés austro-hollandais, se repliant soudainement sur les ordres secrets de Londres.

Les Français rassemblent une armée de 200 000 hommes sur la frontière du Nord, s'étirant d'Arras à Cambrai.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Claude Louis Hector de Villars veut ainsi contrôler toute offensive ennemie sur les places de Condé-sur-l'Escaut, Valenciennes et Le Quesnoy.

En juin 1712, Eugène-François de Savoie-Carignan, à la tête des impériaux, prend l'initiative.

Malgré la réputation flatteuse des fortifications, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Quesnoy en 6 jours.

Le gouverneur de la cité, monsieur de la Badie, est alors embastillé pour s'expliquer sur sa prétendue médiocre résistance.

M de la Badie sera rapidement libéré car la ville, aux mains des Autrichiens, assiégée par les Français Claude Louis Hector de Villars ne résistera qu'une journée de plus, soit 7 jours.

Le 17 juillet 1712, les anglais, après s'être séparés des alliés austro-hollandais, campent à Avesnes-le-Sec.

Le clocher d'Avesnes-le-Sec est incendié le 17 juillet 1712.

Pendant ce temps Eugène-François de Savoie-Carignan renforce le camp de Denain par une ceinture de fortifications.

Devant l'impatience de Versailles, Claude Louis Hector de Villars doit tenter quelque chose pour reprendre l'initiative.

Les troupes françaises sont au sud du Cateau à Mazinghien. Après un examen minutieux du dispositif ennemi, Claude Louis Hector de Villars décide dans le plus grand secret de porter son attaque à Denain.

Des cavaliers sont envoyés tout le long de la Selle, pour prendre possession des ponts. Ainsi un détachement arrive à Haspres et prend position dans la soirée du cours du moulin, bloquant ainsi le franchissement de la rivière.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 1712 les troupes se mettent en marche et prennent la direction de Landrecies où se trouve Eugène-François de Savoie-Carignan. Cette manœuvre de diversion a pour but d'obliger les alliés à se renforcer sur ce point et ainsi alléger leur aile droite à Denain. L'ennemi mord à l'appât.

À l'aube du 24 juillet 1712, Claude Louis Hector de Villars fait pivoter le long de la Selle son armée et la dirige en 3 colonnes vers Denain.

À 5 heures du matin (7 heures actuellement, avec l'horaire d'été), Villars et ses principaux lieutenants établissent leur plan d'attaque à Avesnes-le-Sec. Ils choisissent le moulin comme point d'observation de la plaine environnante.

À 7h00 les fantassins français sont à Neuville-sur-Escaut. Aussitôt l'ordre de franchir les ponts enjambant l'Escaut est donné.

À 8h00 les alliés sont étonnés de la présence française dans le secteur.

Albermarle fait prévenir Eugène-François de Savoie-Carignan. Celui-ci ne s'inquiète pas de la situation.

À 13h00 l'assaut de la palissade de Denain est donné. Les sapeurs, la hache à la main, entrainent l'infanterie qui se rue sur l'ennemie baïonnette au canon. Les alliés pris de panique s'enfuient et encombrent le pont du moulin, qui s'écroule sous leur poids, entraînant ainsi à la noyade des milliers de fantassins.

Eugène-François de Savoie-Carignan, parti trop tard, tente de franchir l'Escaut à Prouvy pour secourir Albermarle.

Sous le commandement de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, des régiments français venus en renfort parviennent à repousser pendant plusieurs heures les assauts des Autrichiens.

La journée déclinant, les Français font sauter le pont pour empêcher qu'il ne tombe aux mains de l'ennemi.

Sur son flanc gauche, Eugène est bloqué par l'Escaut et ne peut contre-attaquer pour prendre Denain qui reste donc aux mains des Français.

La victoire française, permet après plusieurs défaites, de négocier une paix favorable.



Négociation entre la France et l'Autriche

Eugène-François de Savoie-Carignan et le Claude Louis Hector de Villars mènent des négociations entre la France et l'Autriche à partir de novembre 1713.



Guerre vénéto-austro-ottomane

Frédéric Louis de Hohenzollern-Hechingen est Maréchal impérial.

Frédéric Louis de Hohenzollern-Hechingen participe activement à la Guerre vénéto-austro-ottomane (1714-1718) sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan.


Palais du Belvédère à Vienne

Construction du Belvédère à Vienne

De 1714 à 1723, Eugène-François de Savoie-Carignan fait construire le Palais du Belvédère par Lukas von Hildebrandt.

Il y rassemble ses collections d'art et de livres. On peut voir plus de 15 000 ouvrages de sa collection à la Bibliothèque nationale autrichienne (Österreichische Nationalbibliothek).



Bataille de Petrovaradin

Mort de Silâhdâr Ali

Prise de Timisoara

Les origines albanaises du Pape Clément XI jouent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il est le promoteur de la Ligue européenne contre les turcs.

En 1716, pendant la troisième guerre austro-turque, le grand vizir Silâhdâr Ali rassemble à Belgrade une armée forte de plus de 100 000 hommes, dont 40 000 janissaires, 20 000 spahis et 10 000 tatars, ainsi que de la cavalerie kuruc (hongrois hostiles aux Habsbourg).

Cette armée traverse la Save à Zemun à fin juillet 1716, et se déplace sur la rive droite du Danube en direction de Sremski Karlovci.

Le commandant des forces autrichiennes, Eugène-François de Savoie-Carignan, décide d'attaquer les turcs à Peterwaradin ou Peterwardein ou Petrovaradin en Serbie. Petrovaradin fait maintenant partie de l'agglomération de Novi Sad.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et Claude Florimond de Mercy participent à cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan organise la construction d'un campement fortifié à l'intérieur de la forteresse, et met en ordre de marche une armée impériale d'environ 80 000 hommes qui est stationnée à Futog.

La forteresse de Petrovaradin compte une garnison de 8 000 hommes, principalement des serbes, alors que l'armée autrichienne est quant à elle constituée environ pour moitié de régiments hongrois et croates.

Le 2 août 1716, a lieu la première escarmouche entre l'avant-garde autrichienne et des cavaliers ottomans.

Le 3 août 1716, Silâhdâr Ali atteint pratiquement Petrovaradin et envoie immédiatement 30 000 janissaires à l'assaut des positions impériales.

Les janissaires creusent des tunnels de sapes et commencent à bombarder la forteresse.

Le gros de l'armée autrichienne traverse le Danube sur deux pontons dans la nuit du 4 au 5 août 1716 et établit son campement.

Le 5 août 1716, à sept heures du matin, Eugène-François de Savoie-Carignan fait débuter l'offensive autrichienne.

Alors que le flanc droit, sous les ordres du prince Charles-Alexandre de Wurtemberg, prend d'assaut une batterie d'artillerie ottomane, le centre de l'armée impériale se déploie avec difficulté devant les petites portes de la forteresse.

Les janissaires mènent une contre-attaque immédiate et forcent les autrichiens à se replier dans la forteresse.

Eugène-François de Savoie-Carignan enraye cette contre-attaque en engageant ses renforts et envoie sa cavalerie sur les flancs ottomans dans une manœuvre d'encerclement.

Silâhdâr Ali ne parvient pas à briser cet encerclement avec ses spahis et il ne peut non plus regrouper ses troupes.

Les tatars se retirent avant même d'avoir engagé le combat.

Les ottomans étant en déroute, Eugène-François de Savoie-Carignan mène personnellement ses troupes contre le campement de Silâhdâr Ali.

Avec l'appui de la canonnade de 6 frégates de la flotte du Danube, les autrichiens remportent la bataille vers 14 heures.

Silâhdâr Ali meurt dans ce combat. Il est inhumé à la forteresse de Belgrade dans la tombe connue sous le nom Damad Ali Pašino Turbe.

Seulement 50 000 ottomans parviennent à regagner Belgrade.

Après la bataille, Eugène-François de Savoie-Carignan se tourne contre Timisoara et s'en empare malgré une résistance acharnée et les tentatives désespérées des ottomans pour secourir la ville.

Après la guerre, une église sera bâtie sur la colline dominant le champ de bataille.

Elle est consacrée à Notre Dame de Tekije, également connue sous le nom de Marie des neiges.

Elle est utilisée à la fois par les confessions catholique et orthodoxe.



Eugène-François de Savoie-Carignan Gouverneur des Pays-Bas autrichiens

De 1716 à 1725, Eugène-François de Savoie-Carignan est gouverneur en titre des Pays-Bas autrichiens, remplacé par son ministre plénipotentiaire le marquis de Prié.



Bataille de Belgrade

Sous le règne de Charles VI de Habsbourg, Eugène-François de Savoie-Carignan remporte une grande victoire à Belgrade sur les Turcs à en 1717.

Charles de Bourbon se distingue lors de cette bataille.

Louis Auguste II de Bourbon sert dans l'armée d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Nommé peu après gouverneur du Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy commande une charge décisive de cavalerie lors de ce siège.

Charles VII Albert de Bavière se joint aux armées autrichiennes dans ces campagnes menées contre les Turcs et sert dans les corps auxiliaires bavarois.



Godefroi-Ernest von Wuttgenau Commandement de la citadelle de Philippsburg

Le baron Godefroi-Ernest von Wuttgenau reçoit d'Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement de la citadelle de Philippsburg en décembre 1733.

La place-forte est délabrée.

Les fossés sont comblés par endroits au point que les remparts sont à portée de l'ennemi qui s'y présenterait.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau s'attaque en priorité à la remise en état des écluses de submersion des fossés.

Son ingénieur Gerhard-Cornelius von Walrave dirige les travaux de réparation et de confortement des ouvrages défensifs côté Est, contre lesquels les attaques s'étaient acharnées par le passé.


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.



Mort d'Eugène-François de Savoie-Carignan

À la fin de sa vie, Eugène-François de Savoie-Carignan, principal conseiller de Charles VI de Habsbourg, se consacre au gouvernement du Conseil de guerre aulique qu'il préside.

Début avril 1736, un de ses valets découvre Eugène-François de Savoie-Carignan étouffé dans son lit, sans doute à la suite des problèmes respiratoires qu'il a depuis longtemps. Il est enterré dans la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne.



Mariage de Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen avec Marie-Anne de Savoie-Carignan

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen épouse à Paris le 17 avril 1738 Marie-Anne de Savoie-Carignan, nièce et seule héritière de l'immense fortune d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Marie-Anne de Savoie-Carignan a vingt ans de plus que lui.

Par cette union, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen devient propriétaire de grands domaines et d'une immense fortune.

Le couple ne sera pas heureux


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