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Événements contenant la ou les locutions cherchées



38 événements affichés, le premier en 1779 - le dernier en 1831



Mariage d'Alexandre de Beauharnais avec Joséphine de Beauharnais

Ce mariage est voulu par Marie-Euphémie-Désirée Tascher de la Pagerie, Madame Renaudin, tante de la mariée.

Alexandre de Beauharnais accepte la main de Joséphine de Beauharnais qui quitte son île natale.

Alexandre de Beauharnais épouse en l'église Saint Sulpice de Noisy-le-Grand le 13 décembre 1779 Joséphine de Beauharnais. Leurs enfants sont :

Si Alexandre de Beauharnais cherche à se faire un nom, Joséphine de Beauharnais, elle, est reçue dans les cercles de la noblesse et même aux chasses du comte d'Artois, frère du roi, les Tascher de la Pagerie étant d'extraction suffisamment ancienne pour avoir le droit de fréquenter la famille royale quand les Beauharnais ne le sont pas.



Naissance d'Eugène de Beauharnais

Eugène Rose ou Eugène de Beauharnais naît à Paris le 3 septembre 1781, fils d'Alexandre de Beauharnais et de Joséphine de Beauharnais.


Wilhelmine de Hesse-Darmstadt

Mariage de Maximilien Ier Joseph de Bavière avec Wilhelmine de Hesse-Darmstadt

Maximilien Ier Joseph de Bavière épouse en 1785 Wilhelmine de Hesse-Darmstadt, fille de Georges-Guillaume de Hesse-Darmstadt et de Louise de Linange ou Leiningen. Leurs enfants sont :



Jeunesse d'Eugène de Beauharnais

En 1789 et 1790, alors que Joséphine de Beauharnais, sa mère, et Hortense de Beauharnais, sa jeune sœur, sont en Martinique, Eugène de Beauharnais assiste aux séances de l'Assemblée constituante auxquelles participe Alexandre de Beauharnais, son père.


Frédéric Josias de Saxe-Cobourg

Guerre entre la France et l'Autriche

Le 20 avril 1792, l'Assemblée législative, sur proposition du roi Louis XVI, déclare la guerre à François Ier d'Autriche.

Il est le neveu de la reine Marie-Antoinette d'Autriche.

Il n'a pas encore été couronné Empereur et est notre allié depuis 1756.

Cette guerre durera 23 ans

Alexandre de Beauharnais rejoint l'armée et fait venir son fils auprès de lui.

Eugène de Beauharnais partage alors son temps entre un collège strasbourgeois et le quartier général de Wissembourg.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg est mis à la tête de l'armée autrichienne dans la première coalition destinée à envahir la France en 1792.

François-Sébastien de Croix est mis à la tête d'un corps de 12 000 Autrichiens pour attaquer la France de concert avec l'armée prussienne.



Mort d'Alexandre de Beauharnais Vicomte de Beauharnais

Mort de Frédéric de Salm-Kyrbourg

Joséphine de Beauharnais Prisonnière

En janvier 1794, Alexandre de Beauharnais est arrêtés sur l'ordre du Comité de sûreté générale.

Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration et est enfermé dans la prison des Carmes à Paris.

Joséphine de Beauharnais s'expose naïvement pour sauver des royalistes. Pour faire peuple, elle met Eugène de Beauharnais en apprentissage comme menuisier chez monsieur Cochard à Croissy-sur-Seine.

Joséphine de Beauharnais est emprisonnée dans la prison des Carmes en avril 1794.

Frédéric de Salm-Kyrbourg, frère d'Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg, meurt à Paris à Paris le 6 messidor an II soit le 24 juin 1794 guillotiné sur la place de la Nation, dite place du Trône renversé.

Il est inhumé dans une des fosses du Cimetière Picpus.

Alexandre de Beauharnais est amant d'Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg.

Le dernier amour d'Alexandre de Beauharnais est Delphine de Custine qu'il rencontre à la prison des Carmes.

Le 22 juillet 1794, Alexandre de Beauharnais est condamné à mort.

Alexandre de Beauharnais meurt à Paris le 5 thermidor an II soit le 23 juillet 1794 guillotiné sur la place de la Nation, dite du Trône renversé

Il est inhumé dans une des fosses du Cimetière Picpus.

Joséphine de Beauharnais évite l'échafaud par miracle et est relâchée le 6 août 1794.

Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg vit à Paris.

Amie de Joséphine de Beauharnais, Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg, recueille alors Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais à l'Hôtel de Salm.



Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais pensionnaires

À l'automne 1795, Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais entre dans la pension de Mme Campan à Saint-Germain.


Joséphine de Beauharnais - Madame Bonaparte dans son salon - vers 1801

Mariage de Napoléon Ier avec Joséphine de Beauharnais

Napoléon Ier épouse civilement dans le 2e arrondissement ancien à Paris le 9 mars 1796 Joséphine de Beauharnais. Elle a 6 ans de plus que lui.

Jean-Lambert Tallien est témoin à ce mariage.

Leur vie de couple est orageuse sous le Directoire, à cause des infidélités chroniques de Joséphine de Beauharnais, qui refuse de quitter Paris pour suivre Napoléon Ier dans ses campagnes.

Napoléon Ier, très épris, jaloux et possessif, transforme le deuxième prénom de sa promise, Josèphe, en Joséphine pour ne pas avoir à prononcer un prénom prononcé par les amants de sa femme...

Très vite, soutenant son mari, Joséphine de Beauharnais devient un relais efficace pour le promouvoir à Paris quand il est en campagne.

C'est en grande partie grâce à son épouse que Napoléon Ier est nommé général en chef de l'armée d'Italie.

Joséphine de Beauharnais tire de substantiels revenus sur des marchés de fournitures plutôt douteux avec l'armée afin de subvenir à ses goûts luxueux.

L'entente avec sa belle-famille est des plus mauvaises, Pauline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier, qui a le même âge qu'Hortense, l'appelle la vieille.

Napoléon Ier adopte Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais.

Le jeune général doit partir quelques jours plus tard pour le front d'Italie et s'attache Eugène de Beauharnais comme aide de camp.

Par la suite, la situation s'inversera. Napoléon Ier ne répugnera pas à prendre des maîtresses dans l'entourage de son épouse, et Joséphine de Beauharnais, qui ne l'ignore pas, doit subir la présence de ses rivales.



L'expédition d'Égypte

Escale sur l'île de Malte

Napoléon Ier, fort de ces victoires remportées en Italie, est dangereux pour le Directoire. Très populaire, surtout chez le petit peuple parce que sortit du rang, il est capable à tout moment de renverser le gouvernement corrompu, d'autant qu'il a le soutient de l'armée.

On lui propose d'envahir l'Angleterre. Il ne peut le faire sans avoir au préalable détruit la flotte anglaise, chaque jour plus redoutable.

Mais il sait que la Grande-Bretagne vit du commerce de l'une de ses colonies, l'Inde. Il se propose donc de couper la route des Indes pour affaiblir économiquement l'Angleterre.

Les directeurs donnent leur accord et le désignent pour commander l'armée d'orient, pensant être débarrassés de Napoléon Ier pendant longtemps.

Napoléon Ier prend avec lui les meilleurs soldats, ceux de la campagne Italie, mais aussi ceux des armées du Nord, très expérimentés par plus de 6 ans d'affrontements ininterrompus.

Eugène de Beauharnais fait partie de cette expédition et se trouvera aux actions les plus meurtrières.

Napoléon Ier embarque aussi avec lui des savants, des mathématiciens, des géographes, des historiens, et des spécialistes de l'Égypte dont Champolion.


Bataille terrestre d'Aboukir

Bataille terrestre d'Aboukir

Napoléon Ier a échoué dans sa tentative du siège de Saint-Jean-d'Acre et doit battre en retraite.

L'Angleterre pousse les sultans de la région à prendre les armes.

Mais les chefs arabes qui n'ont pas oublié la défaite du Mont Thabor du pacha de Damas, restent neutres. Ce dernier voue une haine incalculable pour les français et décide de reprendre le combat.

Une immense flotte anglaise se rue sur la presqu'île d'Aboukir, tenu par une petite garnison de 300 hommes dirigés par le chef de bataillon Godart. 15 000 hommes débarquent sur la plage et les attaquent. Napoléon Ier, présent, ne bouge pas ! Cependant, il envoie ses ordres partout en Égypte pour rapatrier le plus de troupes possibles.

Il envoie 300 hommes en soutien, commandés par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, pour faire bonnes figures devant des officiers atterrés. Ils se battent à 1 contre 60 et sont écrasés.

Les bateaux anglais, dirigés par Nelson, pilonne les positions françaises. Bientôt, la presqu'île a changé de camp et les étendards turcs flottent sur les bastions pris aux français.

Quand le gros de l'armée d'Égypte est là, Napoléon Ier met en place ses troupes :

Eugène de Beauharnais participe à cette bataille.

L'attaque est lancée le 25 juillet 1799, à midi.

Il place son artillerie et repousse les navires anglais de Nelson. L'appui naval des Turcs du Pacha est détruit.

Napoléon Ier peut se préparer en toute tranquillité à refouler les Turcs. Mais leur résistance est inattendue. Louis Charles Antoine Desaix piétine, Joachim Murat n'ose pas trop charger, vu la mitraille qui s'abat au-dessus de sa tête.

Louis Charles Antoine Desaix revient plus près de Napoléon pour attendre d'autres directives. Le pacha sort avec ces hommes et coupe les têtes des soldats français, morts ou vifs !

La haine s'empare des français, qui, sans ordre, se ruent vers les bastions et les prennent à la baïonnette.

Henri Gatien Bertrand est légèrement blessé à la tête à Aboukir, son cheval tué sous lui.

Le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Henri Gatien Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse.

Les cavaliers de Joachim Murat chargent sans aucune crainte les hommes du Pacha. Le dernier fort, complètement au bout de la bande de terre, résiste farouchement et Jean Lannes butte.

Mais Joachim Murat trouve la faille, suivi de tous ces cavaliers. Il sabre tout ce qui bouge et parvient devant le pacha de Damas et lui coupe 3 doigts. Il lui lance :

Si tu refais ça à mes soldats, je te le jure par Allah, je te couperai d'autres choses...

La victoire lors de cette bataille finit la campagne d'Égypte en apothéose.

Napoléon Ier a confirmé ses talents de stratège, mais il apparaît aussi qu'il suffit d'un choc émotionnel de son armée pour soudain avoir l'impression qu'elle double de volume...


Arrivée de Louis Charles Antoine Desaix à Marengo Mort de Desaix - par Jean Broc

Bataille de Zurich

Siège de Gênes

Bataille de Marengo

Mort de Louis Charles Antoine Desaix

Alors qu'il mène un long travail de réorganisation, Napoléon Ier est menacé par une coalition formée de l'Autriche et de l'Angleterre.

Napoléon Ier dirige son armée vers les Vosges, et attaque en Suisse.

La victoire de Zurich affole les Autrichiens.

Napoléon Ier passe le col du Grand-Saint-Bernard et fond sur les autrichiens mais ne parvient pas à les écraser.

On apprend qu'André Masséna a capitulé à Gênes, en sauvant ses hommes c'est vrai, mais en perdant une place stratégique importante.

André Burthe d'Annelet reçoit 2 blessures graves au siège de Gênes, le 10 avril 1800.

Le 4 juin 1800, André Burthe d'Annelet est chargé par André Masséna de porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi.

Les troupes autrichiennes se lancent à l'assaut à Marengo le 14 juin 1800, prenant en tenaille l'armée française.

Les troupes françaises qui attendent patiemment près de San Guliano, sont réveillées par le canon à 8 heures le 14 juin 1800.

Les lignes sont enfoncés, mais les français, galvanisés par un chef qui a compris l'issu de la bataille, tiennent bon.

Napoléon Ier envoie des messages à ces armées disséminées partout en Italie.

Il reprend confiance et enraye l'attaque autrichienne sur son flanc gauche.

Mais voici qu'Ott, un général autrichien, attaque une nouvelle fois avec beaucoup plus de force.

Napoléon Ier fait donner la Garde consulaire sans succès. À une 13 heures la situation se stabilise. Mais à 15 heures, elle est critique pour les français. Jean Lannes et Victor se replie.

Mélas, très heureux de sa victoire n'ordonne la poursuite qu'à partir de 17 heures. Napoléon Ier s'apprête à faire sonner la retraite.

Envoyé sur ordre de Napoléon Ier à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Louis Charles Antoine Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières, à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre (les deux versions ont leurs partisans).

Arrivant avec environ 10 000 hommes, Louis Charles Antoine Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et rentre dans la bataille.

Les hommes vaincus se redressent et reprennent le combat sans se soucier de leurs souffrances.

Le bataillon autrichien de poursuite, un flot de soldats atterrés, fuit l'artillerie de Louis Charles Antoine Desaix, le feu des enfers comme la nomme Napoléon Ier.

La troupe de Napoléon Ier a été fortement éprouvée et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée.

Mélas est maintenant dans une mauvaise passe. Il envoie la colonne de Zachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue.

Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes.

Mélas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Bormida, avec 10 000 hommes en moins.

Louis Charles Antoine Desaix meurt pendant cette bataille mortellement blessé d'une balle en plein cœur.

Eugène de Beauharnais est fait chef d'escadron sur le champ de bataille.

Bonaparte bien que victorieux, n'est pas fier de lui car il a commit une série d'erreurs. Néanmoins, cette victoire met fin à la deuxième coalition.



Eugène de Beauharnais Colonel

En 1802, Eugène de Beauharnais est fait colonel.



Cession de l'hôtel de Beauharnais

Le 20 mars 1803, Eugène de Beauharnais achète l'hôtel de Beauharnais pour la somme de 195 000 francs.

L'hôtel est alors assez délabré.



Eugène de Beauharnais Général de brigade

Eugène de Beauharnais devient général de brigade au début 1804.



Constitution du 2 floréal an XII

Napoléon Ier Empereur héréditaire des Français

Le Sénat vote à l'unanimité la Constitution le 2 floréal an XII soit le 18 mai 1804.

Cette constitution instaure le gouvernement impérial.

Lazare Carnot vote contre.

Ce jour, Napoléon Ier est proclamé empereur héréditaire des Français au château de Saint-Cloud.

Royaliste dans l'âme, Joséphine de Beauharnais supplie Napoléon de renoncer au trône.

Je t'en prie, Napoléon, ne te fais pas roi !

Ce sénatus consulte octroie le titre de prince impérial au futur fils aîné de l'empereur et celui de prince français aux autres princes dynastes.

Joseph Bonaparte est altesse impériale et porte le titre de prince français.

Eugène de Beauharnais est nommé colonel-général des chasseurs de la Garde.

Napoléon Ier lui fait confiance.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé prince-archichancelier.

Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, Jean-Jacques Régis de Cambacérès assurera la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration.

Charles-François Lebrun devient prince-architrésorier du Premier Empire.



Eugène de Beauharnais Archichancelier d'État

Eugène de Beauharnais Grand-officier de la Légion d'honneur

En 1805, Eugène de Beauharnais obtient le titre d'archichancelier d'État et de grand-officier de la Légion d'honneur.


Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais Vice-roi d'Italie

Le 7 juin 1805, Eugène de Beauharnais est chargé, en qualité de vice-roi, de l'administration du royaume d'Italie, où il passe presque la moitié de son temps.


Stéphanie de Beauharnais

Mariage d'Eugène de Beauharnais avec Augusta-Amélie de Bavière

Eugène de Beauharnais Prince de Venise

Stéphanie de Beauharnais Princesse impériale

Mariage de Charles II Frédéric de Bade avec Stéphanie de Beauharnais

Napoléon Ier veut marier Augusta-Amélie de Bavière à Eugène de Beauharnais, son fils adoptif.

Les fiançailles de Charles II Frédéric de Bade avec Augusta-Amélie de Bavière sont rompues sur les instances de Napoléon Ier.

En compensation, Napoléon Ier adopte Stéphanie de Beauharnais, une cousine d'Eugène de Beauharnais.

Napoléon Ier fait Stéphanie de Beauharnais princesse impériale en 1806.

Eugène de Beauharnais épouse le 14 janvier 1806 Augusta-Amélie de Bavière, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière. Leurs enfants sont :

Cette union est particulièrement heureuse.

Napoléon Ier investit Eugène de Beauharnais du titre de Prince de Venise, le déclare son fils adoptif et l'héritier présomptif de la couronne d'Italie.

Napoléon Ier donne à Claude de Beauharnais, père de Stéphanie de Beauharnais, la sénatorerie d'Amiens le 16 mars 1806.

Charles II Frédéric de Bade épouse le 8 avril 1806 Stéphanie de Beauharnais, fille de Claude de Beauharnais et de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia. Leurs enfants sont :

Aux commencements, le mariage n'est pas heureux, les deux époux étant plutôt immatures.

De plus Charles II Frédéric de Bade subit l'influence de son oncle Louis Ier de Bade, un débauché notoire qui l'entraîne dans ses excès.

Charles II Frédéric de Bade délaisse pendant 6 ans une épouse coquette.



Bertrand de Clauzel à l'armée d'Italie

Mis à nouveau en disponibilité en 1806, Bertrand de Clauzel passe à l'armée d'Italie sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, qui le charge du commandement de tous les dépôts de l'armée de Naples.



Travaux à l'hôtel de Beauharnais

Les dépenses occasionnées par les travaux à l'hôtel de Beauharnais émeuvent l'opinion publique et Napoléon Ier charge Fouché de se renseigner sur les agissements des architectes Calmelet et Bataille.

Le 3 février 1806, par une lettre, Napoléon Ier tance Eugène de Beauharnais son beau-fils d'avoir jeté des sommes immenses à la rivière.

Eugène de Beauharnais défend ses architectes et met en avant ses charges pour justifier son manque de surveillance.

Napoléon Ier lui répond qu'il met l'embargo sur l'hôtel qui n'est pas habité par son propriétaire.



Naissance de Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais

Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais naît en 1807, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Naissance d'Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais

Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais naît à Milan le 23 décembre 1808, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Guerre entre l'Autriche et l'Italie

Bataille de Sacile

Prise de Vicence

Prise de Bassano

Bataille de la Piave

Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie, devant la menace que constitue les troupes de Jean-Baptiste d'Autriche, positionne ses troupes en Frioul et Vénétie.

La 3e division, menée par le Général Grenier est en particulier basée à Sacile.

Eugène de Beauharnais, à la tête de l'armée d'Italie, commande en chef pour la première fois.

Parti de Milan le 5 avril 1809, Eugène de Beauharnais va à la rencontre de Jean-Baptiste d'Autriche, qui s'avance sur l'Isonzo avec des forces considérables.

L'Autriche déclare la guerre à l'Italie le 9 avril 1809.

Devant l'avance autrichienne rapide, les troupes franco-italiennes se replient derrière le fleuve Tagliamento, puis derrière la Livenza.

Le 14 avril 1809, Eugène de Beauharnais organise la défense sur cette ligne et inspecte notamment Sacile, où il décide de faire construire de nouveaux ponts par le 102e régiment d'infanterie, pour faciliter la contre-attaque.

Le 16 avril 1809, Eugène de Beauharnais, commande contre l'avis de son état-major de tenir Sacile sur la Piave, bien qu'en infériorité numérique.

Les Français sont 36 000 hommes, les Autrichiens 40 000.

Des combats de retardement de l'avance ennemie, à Pordenone, à Ospedaletto sont autant de sacrifices français.

La cavalerie française est décimée.

Toute la matinée, le 102e régiment doit combattre plus de cinq heures, autour du pont de Sacile, contre la cavalerie de Jean-Baptiste d'Autriche, appuyée par quelques pièces d'artillerie.

Un mouvement autrichien sur le côté des armées franco-italiennes force Eugène de Beauharnais à la retraite.

Les troupes françaises lâchent pied et une retraite en désordre a lieu, en direction de la Piave, atteinte le 19 avril 1809.

L'Adige est atteinte le 27 avril 1809.

Les troupes françaises s'y réorganisent.

Le bilan de la bataille est :

L'archiduc commet alors l'erreur de ne pas exploiter cet avantage, car le temps est particulièrement mauvais.

Il décide de souffler quelques jours.

Napoléon Ier ne sera mis au courant de la situation réelle que le 30 avril 1809.

Eugène de Beauharnais, qui est fier et ne veut pas laisser le commandement à Joachim Murat, fait semblant de ne pas avoir reçu l'ordre envoyé par l'empereur.

Eugène de Beauharnais rétablit la situation et avec l'aide de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, envoyé en renfort

Eugène de Beauharnais lance une contre-attaque efficace le 28 avril 1809 sur les 30 000 hommes de l'avant-garde de l'archiduc.

Aidé des généraux Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, Baraguay d'Hilliers, Barbou, Grenier, Broussier, Eugène de Beauharnais repousse bientôt l'ennemi, s'empare de Vicence et de Bassano.

Eugène de Beauharnais bat à plates-coutures Jean-Baptiste d'Autriche à la bataille de la Piave, et s'empare de toutes les positions sur le revers des montagnes de la Carinthie.

Eugène de Beauharnais poursuit sa marche victorieuse vers les frontières de la Hongrie.

Eugène de Beauharnais apprend que le général autrichien Jellachich, cherche à se réunir à Jean-Baptiste d'Autriche.

Eugène de Beauharnais l'attaque et l'oblige à poser les armes avec la totalité des troupes qu'il commande.

Le succès de cette journée lui permet d'opérer sa jonction avec la Grande Armée sur les hauteurs de Semmering aux environs de Vienne.

On remarque avec étonnement qu'Eugène de Beauharnais depuis le passage de la Piave jusqu'à Semmering, fait aux ennemis un plus grand nombre de prisonniers qu'il n'a de soldats sous les drapeaux.

C'est à l'occasion de cette marche que Napoléon Ier adresse aux soldats du vice-roi ces paroles célèbres :

Soldats de l'armée d'Italie, vous avez glorieusement atteint le but que je vous avais marqué, soyez les bienvenus! Je suis content de vous.



Bataille de la Piave

La bataille de la Piave eut lieu les 7 et 8 mai 1809, entre les forces franco-italiennes du prince Eugène de Beauharnais et les armées autrichiennes sous les ordres de Jean-Baptiste d'Autriche, au Nord-est de l'Italie, près du Piave.

La bataille se termine par une victoire franco-italienne sur les Autrichiens.


Joséphine de Beauharnais

Divorce de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais

Joséphine de Beauharnais Duchesse de Navarre

Joséphine de Beauharnais ayant déjà 2 enfants, Napoléon Ier croit être stérile, jusqu'au jour où une suivante de sa femme lui donne un fils, le Comte Léon.

Napoléon Ier se décide alors à répudier son épouse pour asseoir son pouvoir en fondant une dynastie.

Le divorce est prononcé en 1809.

Joséphine de Beauharnais se retire au château de Malmaison.

Napoléon conserve néanmoins à Joséphine le titre d'impératrice et la fait duchesse de Navarre.

Ce majorat, constitué autour du domaine de Navarre à Évreux, sera transmis à son fils Eugène de Beauharnais.

Dépensière, toujours endettée, extrêmement coquette, Joséphine de Beauharnais continue après son divorce à bénéficier des largesses de Napoléon Ier.

Eugène de Beauharnais vient à Paris, mandé par l'Empereur, et prie Napoléon Ier de lui accorder une explication en présence de l'Impératrice.

Le divorce de sa mère le navre.

Eugène de Beauharnais veut renoncer aux affaires, mais vaincu par les instances de Joséphine de Beauharnais et de Napoléon Ier lui-même, il sacrifie ses ressentiments personnels, mais dès lors refuse toute faveur nouvelle qui n'aurait été pour lui que le prix du divorce de sa mère.


Bataille de Raab - Graphique en couleur d'Eduard Kaiser (1820-1895)

Bataille de Raab

La Bataille de Raab se déroule près de Gyor en Hongrie le 14 juin 1809, entre les forces franco-italiennes et les armées autrichiennes.

Après la bataille de Sacile en Italie, l'armée française comportant 39 902 hommes, sous les ordres d'Eugène de Beauharnais poursuit les Autrichiens en retraite vers le nord-est.

Les troupes Autrichiennes, fortes de 35 525 hommes, sont commandées par Jean-Baptiste d'Autriche.

Jacques Jean Alexandre Bernard Law prend une part active à cette bataille, où il commande l'artillerie de la Garde.

Cette bataille et se termine par une victoire de l'armée franco-italienne.

Suite à cette bataille :

Napoléon Ier qualifie cette bataille de petite-fille de Marengo et de Friedland.

Les forces franco-italiennes ont 700 tués et 1 500 blessés.

Les Pertes autrichiennes comptent 743 tués, 1 757 blessés, 2 406 prisonniers, 1 305 disparus et 3 canons.


Napoléon Ier regarde le champs de bataille de de Wagram

Bataille de Wagram

Mort de Général de Lasalle

Paix de Schönbrunn

Après la bataille d'Essling, l'armée autrichienne est en partie détruite.

Les derniers carrés se sont enfuis vers Wagram.

Napoléon Ier, logé dans le palais impérial de Schönbrunn, décide d'en finir.

Pour obtenir la capitulation des autrichiens, il faut impérativement détruire leurs deux grandes armées.

Les espions révèlent à Napoléon Ier que Charles-Louis de Teschen va tenter de contourner l'armée française, mais le flanc précis est inconnu.

L'armée de Napoléon Ier est installée sur l'île de Lobau.

Il lui fait traverser le Danube.

Henri Gatien Bertrand construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube.

Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Le 5 juillet 1809, 100 000 hommes ont franchi le fleuve.

Les maréchaux de Napoléon Ier établissent des positions défensives, de façon à pouvoir intervenir rapidement et efficacement :

Jacques Jean Alexandre Bernard Law commande l'artillerie de la Garde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

À la tête de la cavalerie saxonne, Maurice Étienne Gérard contribue de manière significative à la victoire française.

À l'issue de la bataille de Wagram, Napoléon octroie à Jacques Jean Alexandre Bernard Law le grand cordon de la Couronne de Fer.

A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire.

Napoléon Ier remarque une faiblesse dans une ligne de défense ennemie.

Nicolas Charles Marie Oudinot attaque à Russbach détenue par Hohenzollern, qu'il prend sans aucun problème.

Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Louis Nicolas Davout se trouve en difficulté.

Le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, composé de Saxons, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud.

La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens qui veulent tenir leurs positions jusqu'au bout, se défendent comme des lions.

Grâce à ce courage désespéré, Napoléon Ier échoue dans sa tentative d'encerclement de l'armée de Charles-Louis de Teschen.

Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus).

Alexandre Gaulthier de Rigny commande la compagnie en l'absence de son capitaine, qui vient d'être tué et se fait remarquer par son courage.

Le lendemain, le 6 juillet 1809, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective.

Charles-Louis de Teschen concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par André Masséna et Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Plus de 75 000 soldats attaquent.

Sous cette pression, les deux chefs français se replient sur Wagram.

La situation commence à devenir critique.

À 14 heures, Napoléon Ier rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville.

En fait, il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et l'anéantir, puis fondre ensuite sur les derniers carrés encore debout de la ville.

Il ordonne à Drout, surnommé le "Sage de la Grande Armée", d'exécuter la manœuvre.

Drout met en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblées en un même point, anéantissant les charges autrichiennes.

Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures.

Jacques Joseph Alexandre Macdonald enfonce le centre de l'armée ennemie que protègent 200 pièces de canon.

L'armée autrichienne de Charles-Louis de Teschen est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne.

Les autrichiens comptent plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

Cette victoire, durement acquise, se solde par la capitulation de François Ier d'Autriche qui est contraint de demander la paix de Schönbrunn.

Sur le champ de bataille de Wagram, le colonel Gambin présente à l'Empereur les drapeaux pris à Gratz.

Colonel, lui dit Napoléon, je suis content de la bravoure de votre régiment et de la vôtre, vous ferez graver sur vos aigles : UN CONTRE DIX.

Napoléon Ier, mécontent de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, lui retire son commandement, et le renvoie à Paris.



Naissance d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais

Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais naît en 1810, fils d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Séjour d'Eugène de Beauharnais à l'hôtel de Beauharnais

Eugène de Beauharnais ne fait un court séjour à l'hôtel de Beauharnais qu'en 1811.



Naissance d'Amélie Auguste Eugénie Napoléone de Beauharnais

Amélie Auguste Eugénie Napoléone de Beauharnais naît en 1812, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.


La Grande Armée en action sur le plateau de la Moskova Napoléon Ier et ses généraux à la bataille de la Moskowa

Bataille de la Moskova

Mort d'Auguste Caulincourt

Le 4 septembre 1812, les éclaireurs de Joachim Murat repèrent les positions ennemies sur le plateau de Borodino sur la rive droite de la Kolotscha (affluent de la Moskova ou Moskowa).

Les russes, emmenés par Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov vont dresser un certain nombre de redoutes, flèches et tranchées en tout genre pour barrer la route de Moscou La Sainte aux français.

La supériorité en nombre et en matériel confère aux russes une certaine confiance :

Louis Nicolas Davout propose à Napoléon Ier d'effectuer une marche de nuit à travers la forêt d'Outitza pour tomber sur les arrières ennemis, mais ce dernier refuse, pendant qu'il a juste assez de monde pour effectuer une manœuvre classique.

Il prévoit l'attaque de Michel Ney et de Jean-Andoche Junot sur les flèches de la Kolotscha, soit 80 000 hommes sur un front de trois kilomètres.

Joseph Poniatowski et ses fiers lanciers polonais devront contourner Kutusov pour l'enfermer au maximum, et il reviendra à Louis Nicolas Davout d'écraser le tout quand le moment sera venu.

Jean-Andoche Junot commande le 8e corps avec compétence.

Mais, en plus des formidables défenses russes, les corps d'Ostermann, de Platov, d'Udarov, de Rajevski, de Doktorov et de Pahlen sont là pour mener la vie dure à la Grande Armée...

Les premiers affrontements commencent à partir du 5 septembre 1812.

Les français du 61ème régiment d'infanterie du général Compans enlèvent, avec beaucoup de difficultés, la redoute de Schwardino.

Deux jours plus tard, le 7 septembre 1812, dans le courant de la nuit, les premiers coups de canons réveillent les deux armées.

A 6 heures du matin, le véritable affrontement s'engage.

À gauche, les Italiens d'Eugène de Beauharnais enlèvent Borodino, mais ne peuvent maintenir la position très longtemps.

À Borodino, Pierre de Bagration subit l'essentiel de l'attaque française, sur la gauche de son armée.

André Burthe d'Annelet est blessé lors de cette bataille.

Pierre de Bagration résiste vaillamment mais reçoit une blessure mortelle en fin de journée.

Louis Nicolas Davout se rend maître de la redoute de Semenovskoïe, mais doit lui-aussi battre en retraite après la contre-attaque russe.

Joachim Murat se présente en soutien avec deux régiments de cuirassiers et repousse l'offensive de la Garde Impériale Russe, déblaie le terrain et ouvre la voie aux corps d'armées de Ney et de Louis Nicolas Davout.

À 10 heures, des mêlées d'une violence inouïe s'engagent sur la Grande Redoute.

La victoire reste aux français, tandis que les artilleries de chaque camp noient le plateau de la Moskova d'un déluge de feu.

Le front russe risque de craquer, et Pierre de Bagration, avec l'approbation de Barclay de Tolly, demande des renforts urgents à Kutusov.

Kutusov se présente sur le champ de bataille, à l'abri des tirs français.

Cela donne un regain d'optimisme dans l'armée du Tsar.

La Grande Redoute retombe aux mains des russes.

Ney et Louis Nicolas Davout sont attaqués furieusement par Pierre de Bagration, et battent en retraite.

L'Empereur lance alors ses compagnies de Wurtembourgeois menés par Marchand.

Ceux-ci résistent aux charges successives et bousculent les fantassins russes.

3 heures plus tard, la situation commence à devenir critique pour les russes pourtant bien partis dans la bataille.

Leur résistance s'affaiblit, et ils n'arrivent pas à enfoncer les lignes françaises.

Mais, ils sont toujours en possession de la Grande Redoute, qui se révèle être le point stratégique capitale de l'affrontement.

Ney et Joachim Murat se concerte : une victoire éclatante est à portée de main si Napoléon Ier décide de faire donner la Garde.

Mais il refuse de se séparer de sa dernière réserve.

Il place 300 pièces d'artillerie pour faire tomber la Grande Redoute.

Il charge Auguste Caulincourt, le frère du Grand Écuyer de l'Empire, de renforcer cette offensive.

Celui-ci s'élance avec courage, sabrant lui-même les tirailleurs russes, et enlève finalement la Redoute avant de tomber, mortellement blessé.

Emmanuel de Grouchy se porte alors en renfort, et conforte les nouvelles positions françaises.

Là aussi, il faudrait des troupes fraîches pour exploiter le succès, mais l'Empereur ne veut toujours pas risquer sa dernière réserve.

Cependant les russes ne veulent pas quitter le champ de bataille.

Napoléon décide de les pilonner.

Il prononcera cette phrase célèbre : Puisqu'ils en veulent, dit-il au général d'artillerie Sorbier, donnez-leur en.

Ce n'est pas moins de 400 canons qui vomissent la mort selon le commandant Lachouque sur les pauvres fuyards russes.

A 15 heures, la bataille la plus meurtrière de l'Empire est finie.

La victoire aura été particulièrement difficile...

Le carnage aura duré 14 heures :

48 généraux sont morts pendant cet affrontement :

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot est laissé pour mort sur le champ de bataille.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Retrouvé parmi les cadavres par son aide de camp, il est envoyé à Berlin pour soigner ses 17 blessures et se rétablir.

Napoléon Ier résumera ainsi la Moskova : Jamais je ne vis briller dans mon armée autant de mérite.

La route de Moscou, située à 125 km, est ouverte.



Bataille de Lutzen ou de Grossgorschen

Prise de Leipzig

Après le combat de Weissenfels, Napoléon Ier décide de progresser vers Leipzig afin de passer l'Elster et rejoindre le corps d'Eugène de Beauharnais au nord de la ville.

Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre Napoléon Ier dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.

Le 2 mai 1813, pour garder ses flancs, Napoléon Ier envoie Michel Ney protéger la route au sud de Lützen et tenir les villages de Großgörschen, Kleingörschen, Rahna et Kaja.

Le reste de l'armée est en colonne entre Weissenfels et Leipzig.

En tête, le corps de Lauriston attaque les troupes du général Kleist qui tiennent le village de Lindenau, à l'entrée de Leipzig.

À midi, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, venant de Pegau, attaque le centre français en direction de la ville de Lützen.

Pour passer, il faut s'emparer des 4 villages.

Gebhard Leberecht von Blücher attaque en tête, mais se heurte à la division Joseph Souham.

Celle-ci se replie sur la deuxième ligne défensive établie par Michel Ney, laissant les villages aux Prussiens.

Wintzingerode attaque la gauche française à Starsiedel, mais est arrêté par la division Gérard.

Napoléon Ier, surpris par l'attaque d'un ennemi qu'il croyait être à Leipzig, rappelle alors tous ses corps pour repousser l'assaut des Coalisés.

Il se rend auprès de Michel Ney.

L'Empereur dispose les renforts au fur et à mesure qu'ils arrivent.

La ligne française résiste aux assauts des Coalisés.

À 18 heures, Gebhard Leberecht von Blücher tente une dernière percée.

À la tête de la Garde royale prussienne, il lance un nouvel assaut et prend Kleingörschen, Eisdorf et Kaja.

Wintzingerode menace Starsiedel.

Michel Ney envoie la division Gérard qui contre-attaque, reprend les villages de Kleingörschen, Rahna et Kaja, et poursuit la division de la Garde royale prussienne.

Seul Großgörschen reste aux mains des Coalisés.

La Garde Impériale s'installe en avant de Starsiedel.

Drouot dispose l'artillerie de la Garde sur le flanc des troupes de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg.

Attaquées sur les flancs, les forces coalisées se replient.

Napoléon Ier ordonne une attaque générale pour poursuivre les Coalisés, mais la nuit vient mettre un terme à la manœuvre.

L'absence de cavalerie empêche Napoléon Ier d'obtenir un succès complet.

Les pertes alliées s'élèvent à environ 20 000 hommes, celles des Français à 18 000.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Alexandre Gaulthier de Rigny, attaché à l'état-major de Louis Alexandre Berthier, reçoit une grave blessure à la tête et est fait prisonnier.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Le lendemain, Leipzig est occupée.

Gerhard Johann David von Scharnhorst, l'âme de la rébellion antinapoléonienne en terre allemande, est blessé par balle au genou lors de la bataille.

La bataille est initialement perçue en Russie comme une victoire de la coalition :



Récupération et reprise en main du Piémont et de la Savoie par Victor-Emmanuel Ier de Savoie

Charles-Félix de Savoie à nouveau Vice-roi de Sardaigne

À la disparition de l'Empire de Napoléon Ier, en 1814, Victor-Emmanuel Ier de Savoie récupère le Piémont et la Savoie.

Victor-Emmanuel Ier de Savoie entreprend une politique profondément Réactionnaire et hostile aux idées démocratiques, révolutionnaires et à l'Empire Napoléonien, qu'il considérait comme une trahison de la foi de ses ancêtres.

Dès le lendemain de son arrivée à Turin, le 14 mai 1814, Victor-Emmanuel Ier de Savoie :

Son implacable ressentiment envers l'usurpation napoléonienne l'amène à entreprendre la destruction de la route du Mont-Cenis et du pont sur le Pô, tous deux construits par l'ex vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais, fils adoptif de l'Empereur.

Charles-Félix de Savoie est à nouveau Vice-roi de Sardaigne en 1814.



Exil d'Hortense de Beauharnais à Arenenberg

Hortense de Beauharnais est contrainte de gagner la Suisse en 1817.

Elle achète le château d'Arenenberg dans le canton de Thurgovie, dominant le lac de Constance. Elle s'y installe avec ses deux fils survivants.

Ses seuls soutiens sont Eugène de Beauharnais, son frère, et Stéphanie, leur cousine, grande-duchesse douairière de Bade.

Grâce à la succession de sa mère et à l'intercession de son frère, Eugène de Beauharnais, gendre du roi de Bavière, récemment créé par son beau-père duc de Leuchtenberg, elle dispose d'une fortune de 3 millions qui lui assure un revenu confortable de 120 000 francs.

Sans soucis d'ordre matériel, Napoléon III est élevé par sa mère en Suisse ou à Rome. Il y rencontre sa grand-mère paternelle Laetitia Bonaparte.

Il est élevé dans la certitude de sa vocation dynastique dans le culte de Napoléon Ier qu'enfant, il l'a connu.

Il reçoit à Constance l'enseignement de nombreux professeurs, en particulier de Philippe Le Bas, fils d'un conventionnel jacobin. Un ancien officier de son oncle Napoléon Ier, lui enseigne, par ailleurs, l'art de la guerre.



Retour en Suède de Bernardine Eugénie Désirée Clary

Construction du Palais de Rosendal

Mariage d'Oscar Ier de Suède avec Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais

Bernardine Eugénie Désirée Clary revient définitivement en Suède le 13 juin 1823.

Bernardine Eugénie Désirée Clary finit par s'accoutumer à son nouveau pays d'adoption et gagne l'estime de ses sujets. Elle ne songe plus à un retourner en France.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte pardonne son infidélité à Bernardine Eugénie Désirée Clary.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte fait construire à son intention le Palais de Rosendal de 1823 à 1826, sur l'île de Djurgården, où Bernardine Eugénie Désirée Clary mène une vie à sa convenance, loin de l'étiquette et des fastes de la Cour.

Oscar Ier de Suède épouse le 19 juin 1823, Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière. Leurs enfants sont :



Mort d'Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais meurt à Munich le 21 février 1824, d'une attaque d'apoplexie.

Ses funérailles sont grandioses, le deuil étant conduit par son beau-père le roi de Bavière en personne. Il est sincèrement pleuré dans sa belle-famille et par le peuple de Bavière qu'il avait su séduire par son intelligence et la droiture de son caractère.

Eugène de Beauharnais est l'ancêtre de la plupart des dynasties régnantes d'Europe actuelles : roi de Norvège, de Suède, de Belgique, de Luxembourg, de Danemark et de Grèce.


Constantin de Hohenzollern-Hechingen et Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais - dans la Collégiale d'Hechingen

Mariage de Constantin de Hohenzollern-Hechingen avec Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais

Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen marie son fils.

Constantin de Hohenzollern-Hechingen épouse le 22 mai 1826 Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais, Princesse de Leuchtenberg, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Séjour d'Hortense de Beauharnais à Paris

À fin d'avril 1831, Hortense de Beauharnais se rend à Paris.

Par l'entremise du général d'Houdetot, aide-de-camp de Louis-Philippe Ier de France et ancien ami d'Eugène de Beauharnais, elle obtient une entrevue secrète avec le souverain, qui n'oublie pas qu'elle est intervenue en faveur de sa mère, la duchesse d'Orléans, et de sa tante, la duchesse de Bourbon, durant les Cent-Jours.

Il est probable qu'elle veut discuter des conditions d'un établissement durable en France pour elle et pour Napoléon III.

On a évoqué une possible élévation de Napoléon III à la pairie avec le titre de duc de Saint-Leu-La'Forêt.

Le 5 mai 1831, jour du dixième anniversaire de la mort de l'Empereur, elle assiste avec son fils depuis les fenêtres de l'hôtel où elle est descendue rue de la Paix au défilé des bonapartistes venus en pèlerinage à la colonne Vendôme.

Hortense de Beauharnais repart rapidement pour l'Angleterre.


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