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Événements contenant la ou les locutions cherchées



347 événements affichés, le premier en 303 - le dernier en 1967



Eugène Empereur en Syrie

En 303, Eugène usurpateur.



Eugène Empereur en Occident

Le général Franc Arbogast, ne pouvant prétendre lui-même à la couronne impériale, choisit de régner au travers de Flavius Eugenius dit d'Eugène, un ancien et fort respectable professeur de rhétorique devenu maître des Offices.

Le 22 août 392, Arbogast fait proclamer Eugène, qui lui aussi, était païen.

Jean est impliqué dans l'usurpation d'Eugène.



Restauration du culte des anciens dieux à Rome

Confrontés à l'hostilité de Théodose Ier le Grand, le général Arbogast et Eugène n'eurent d'autre recours que de s'appuyer sur le parti païen. En 392, la restauration du culte des anciens dieux est proclamée à Rome.



Bataille d'Aquilée

Mort d'Arbogast

Mort d'Eugène

Théodose Ier le Grand Empereur romain d'Occident

En 394, Alaric Ier de Wisigothie devient chef des fédérés wisigoths et participe sous les ordres de Stilicon à la campagne contre l'usurpateur Eugène.

En 394, Théodose Ier le Grand et ses troupes, composées de barbares Goths, combattent les troupes franco romaines d'Arbogast et d'Eugène aux environs d'Aquilée, sur les rives du Frigidus.

L'affrontement est très violent.

Le général Arbogast vaincu préfère se suicider le 6 septembre 394.

Eugène, fait prisonnier, a la tête tranchée.

De leur côté, les fœderati Goths sont furieux de se voir spoliés de leur part de butin.

Théodose Ier le Grand une dernière fois, rétablit l'unité.

C'est le dernier empereur à régner sur un empire romain unifié.

C'est pourquoi il est parfois appelé le dernier des Romains.



Eugène Ier Pape

Eugène Ier, né à Rome, est élu Pape en 654, du vivant de Martin Ier que l'empereur Constantin II a déposé. Eugène Ier tente inutilement de ramener au sein de l'Église les Monothélites.


Vitalien Pape

Mort d'Eugène Ier Pape

Vitalien Pape

Eugène Ier meurt en 657. Il est fait Saint.

Vitalien devient pape en 657.



Mort de Pascal Ier Pape

Eugène II Pape

Négociation de la Constitutio romana

Pascal Ier Pape meurt en 824.

Il sera fait saint.

Eugène II, né à Rome, devient 99e Pape en 824.

Eugène II négocie avec Louis Ier le Pieux la Constitutio romana.

Eugène II tient un concile à Rome pour la réforme du clergé.

À cette occasion Hilduin de Saint-Denis prend part à la controverse accompagnant l'élection du pape Eugène II.

Hilduin de Saint-Denis rapporte de Rome quelques reliques de saint Sébastien qu'il remet à l'abbaye Saint-Médard.



Mort du Pape Eugène II

Valentin Pape

Eugène II meurt en 827.

Sa charité lui mérite le titre de père des pauvres.

On lui attribue l'institution de l'épreuve par l'eau froide.

Valentin naît à Rome, fils d Leonzio, qui réside dans le district aristocratique de via Lata.

Sa carrière ecclésiastique commence sous Pascal Ier, alors qu'il a 25 ans.

Nommé sous-diacre, il devient rapidement diacre puis archidiacre.

Valentin peut parler aussi bien avec le peuple romain qu'avec l'aristocratie.

La faveur du jeune homme se confirme sous Eugène II.

Après une longue période de vacances du trône pontifical, Valentin est élu 100e pape à l'unanimité en août 827.

On lui annonce la nouvelle alors qu'il se trouve en prière à Sainte-Marie-Majeure.

Il est escorté jusqu'à la basilique du Latran, où il est couronné.



Amédée de Clermont Évêque de Lausanne

Rodolphe Abbé d'Hautecombe

Pendant la construction de la future abbaye de Hautecombe, la réputation d'Amédée de Clermont devient telle qu'elle se répand jusqu'à l'évêché de Lausanne qui est alors vacant. Le clergé et le peuple de la ville décident de l'élire à cette tâche.

Amédée ne s'estime pas digne d'une telle charge et la refuse plusieurs fois.

C'est le pape, connaissant la prudence et la piété d'Amédée de Clermont, qui confirme son élection, l'obligeant ainsi à se rendre à Lausanne. On suppose que la date de sa consécration est le 21 janvier 1145. Il est pourvu des droits Régaliens.

Amédée est appelé évêque de Lausanne dans un diplôme de Conrad III de Hohenstaufen datant de 1145.

Une fois évêque, il s'adresse à Conrad III de Hohenstaufen pour lui recommander son église et c'est ainsi que l'empereur prend sous sa protection l'évêché de Lausanne et confirme toutes ses possessions.

De même, le pape Eugène III, qui avait été religieux à Clairveaux en même temps qu'Amédée de Clermont, confirme les donations faites à l'église de Lausanne.

Après le départ d'Amédée de Clermont, Rodolphe est nommé Abbé d'Hautecombe. Mais il est vite éclipsé par Amédée de Clermont qui continue à gérer Hautecombe depuis sa demeure de Lausanne.


Eugène III Pape Eugène III Pape

Mort de Lucius II Pape

Eugène III Pape

Sommé par les partisans d'Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, Lucius II réclame l'appui de l'empereur Conrad III de Hohenstaufen et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes. Lucius II est blessé à mort en montant à l'assaut du Capitole et meurt le 15 février 1145.

Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, moine à Cîteaux et à Clairvaux, est élu pape en 1145 sous le nom d'Eugène III.

Eugène III bénéficie de l'appui de Bernard de Clairvaux avec qui il poursuivit la réforme engagée par Grégoire VII.

En 1145, Nicolas Breakspear, futur Adrien IV, rejoint la cour pontificale.

Durant un court intermède, Henri de France est moine cistercien sous Bernard de Clairvaux.

À cette occasion, Henri de France fait la connaissance du pape Eugène III.



Ambassades à Rome

Mélisende de Jérusalem, Reine du Royaume de Jérusalem et veuve de Foulques V d'Anjou et mère du jeune roi Baudouin III d'Anjou, envoie une ambassade désespérée à Rome afin d'obtenir l'envoi de troupes pour soutenir la défense des États Latins d'Orient. En arrivant à Viterbe, où le pape Eugène III se trouve, cette ambassade en rencontre une autre envoyée par les Arméniens.



Jean de Salisbury à Rome

Jean de Salisbury traverse 10 fois les Alpes pour s'enquérir des avancées des universités italiennes, mais aussi pour se rendre à Rome en pèlerinage et surtout en diverses missions pour son pays natal.

Jean de Salisbury remplit de nombreuses missions à Rome auprès d'Eugène III.



Révolte contre le pape Eugène III

Mort Arnaud de Brescia

Forcé de s'éloigner de Rome, où dominait Arnaud de Brescia, Eugène III erre en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que épisodiquement à Rome.

A Rome, Arnaud de Brescia, réformateur politique, prend la tête d'une révolution contre le pouvoir temporel du pape Eugène III, en 1145.



Concile de Paris

Pendant son séjour en France, Eugène III tient à Paris un concile pour examiner les erreurs de Gilbert de la Porée et visite Clairvaux en 1146.



Séparation des évêchés de Noyon et de Tournai

Simon de Vermandois Évêque de Noyon

En 1146, Eugène III sépare de nouveau les évêchés de Noyon et de Tournai. Simon de Vermandois n'est plus qu'Évêque de Noyon et le restera jusqu'en 1148. Anselme devient Évêque de Tournai.


Bernard de Clairvaux et Louis VII le Jeune Bernard de Clairvaux prêchant la 2e croisade- à Vézelay

Prédication de la deuxième croisade par Bernard de Clairvaux

Prise de la Croix par Louis VII le Jeune

Lorsque le royaume de Jérusalem est menacé, Eugène III, lui-même cistercien, envoie deux ambassades à Viterbe pour demander à Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade dans le but de reprendre Édesse aux musulmans.

Le 31 mars 1146, vers Paques, il est à Vézelay.

Eugène III promulgue la bulle qui proclame l'organisation de la Deuxième Croisade.

Louis VII le Jeune prend la croix en même temps que de nombreux barons :

Robert III d'Auvergne laisse la garde de ses biens à son frère, Guillaume VIII d'Auvergne,

Marie de France assure la régence du comté de Champagne, au nom d'Henri Ier le Libéral, son époux.



Déposition de Guillaume FitzHerbert comme Archevêque d'York

Guillaume FitzHerberest suspendu puis déposé comme Archevêque d'York par Eugène III en 1147


Cathédrale de Verdun

Consécration de la Cathédrale de Verdun

Le 11 novembre 1147, la cathédrale de Verdun est consacrée par le Pape Eugène III.



Concile de Reims

Le pape Eugène III légitime le mariage de Raoul Ier de Vermandois avec Pétronille d'Aquitaine au concile tenu à Reims en 1148.



Retour en France de Louis VII le Jeune

Réconciliation de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine

Louis VII le Jeune reste encore plusieurs mois en Palestine et ne s'embarque pour la France qu'après Pâques 1149.

De retour à Paris vers novembre 1149, Louis VII le Jeune et Aliénor envisagent de se séparer : le pape Eugène III et l'abbé Suger réussissent à les réconcilier. Suger dissuade Louis VII le jeune de déclarer la guerre aux Anglais.



Adrien IV Cardinal d'Albano

Adrien IV Légat en Scandinavie

Avant 1150, Eugène III fait Nicolas Breakspear cardinal d'Albano, et l'envoie comme légat en Scandinavie.



Alexandre III cardinal-diacre de saints Côme et Damien

En octobre 1150, Eugène III nomme Alexandre III cardinal diacre de saints Côme et Damien. Ensuite il devient cardinal prêtre de Saint Marc. C'est probablement à cette période qu'il compose ses Sentences, basées sur l'Introductio ad theologiam de Pierre Abélard.



Fin du conflit entre Henri de France et les bourgeois de Beauvais

Le pape Eugène III parvient à mettre fin au conflit entre Henri de France et les bourgeois de Beauvais en 1151.



Mention du nom de Frènes

En 1152, dans une bulle du pape Eugène III est mentionné une première fois du nom de Frènes, stipulant que le prieuré de Longpont y possède le tiers des dîmes.


Anastase IV Pape

Mort d'Eugène III

Anastase IV Pape

Eugène III meurt le 8 juillet 1153 à Tivoli. Il est fait Bienheureux.

Eugène III crée le Sacré Collège. Eugène III commence la construction du palais pontifical. Eugène III approuve l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (devenu Ordre de Malte).

Corrado del Suburra, né à Rome, est élu Pape le 9 juillet 1153 et couronné 12 juillet 1153 sous le nom d'Anastase IV.



Naissance d'Eugène IV

Gabriele Condulmer, futur Eugène IV, naît à Venise en 1383, neveu par sa mère de Grégoire XII.



Prise de la marche d'Ancône

François Ier Sforza se met au service des Visconti de Milan contre Venise et le pape Eugène IV auquel il enlève la marche d'Ancône.


Eugène IV Eugène IV

Début du Concile de Bâle

Mort de Martin V Pape

Eugène IV Pape

Martin V réunit le 17e concile œcuménique à Bâle en 1431 en application d'un décret du concile de Constance (le décret Frequens, qui prévoit la tenue périodique d'un concile).

L'ouverture du concile de Bâle est prévue pour le 3 mars 1431.

Martin V meurt à Rome en 1431.

Jean de La Rochetaillée participe à ce conclave.

Gabriele Condulmer, un moine bénédictin, est élu 207e pape de l'Église catholique le 3 mars 1431, sous le nom d'Eugène IV.

Il est vénitien et, de ce fait, hostile aux Visconti.

Invoquant la maladie, Eugène IV n'ose pas se présenter au concile de Bâle qu'il veut œcuménique, mais en l'absence de l'Église d'Orient, il le nomme Concile Général.

Giuliano Cesarini, cardinal de Saint-Ange et légat en Allemagne, doit présider le concile, mais aucun prélat n'était encore arrivé à Bâl.

Le concile est ouvert le 23 juillet 1431 par Jean de Polémar, chapelain du pape, et Jean de Raguse, procureur général des Dominicains, délégués par le cardinal Cesarini.

Profitant de son absence, encore traumatisés par le souvenir du Schisme d'Occident pourtant déjà réglé par le récent concile de Constance, les évêques penchent en majorité pour le conciliarisme c'est-à-dire la supériorité d'un concile d'évêques par rapport à la voix d'un pape.

C'est une nouveauté ecclésiologique déduite d'une interprétation erronée du concile de Constance.

Le 14 décembre 1431, le concile s'affirme supérieur au pape et confirme le décret Frequens rendu à Constance.

Le 18 décembre 1431, Eugène IV, prétextant une faible participation, dissout le concile de Bâle et le transfère à Bologne, mais appuyé par l'empereur Sigismond, il continue à siéger.



Émeute populaire à Rome

Eugène IV en exil

Quelques semaines plus tard une émeute populaire dans Rome, oblige le pape Eugène IV à venir s'installer à Florence pour 9 ans.

Le concile de Bâle poursuit ses travaux malgré la dissolution ordonnée par le pape.



Paul II Prêtre

D'abord éduqué comme futur homme d'affaires, Paul II entre dans la prêtrise en 1431 lorsque son oncle maternel devient pape sous le nom d'Eugène IV.



Louis de Melun Archevêque de Sens

Le chapitre, sur la recommandation de Charles VII de France, défère à Louis de Melun la crosse pastorale. Il devient Archevêque de Sens en 1432.

Eugène IV confirme son élection.



Pierre Cauchon Évêché de Lisieux

Jean II Jouvenel des Ursins Évêque de Beauvais

Pierre Cauchon ne peut espérer retourner à Beauvais, tenue par les Armagnacs à la solde de Charles VII de France.

Coupé de son diocèse, Pierre Cauchon n'en perçoit plus les revenus.

En 1432, Pierre Cauchon obtient du pape Eugène IV l'évêché de Lisieux, ville tenue depuis une vingtaine d'années par les Anglais.

C'est un évêché secondaire, mais le siège présente toutefois quelques avantages : l'évêque est de droit comte de la ville et le diocèse possède une exemption dans Rouen même.

Pierre Cauchon perçoit une rente de 1000 livres en tant que conseiller d'Henri VI Plantagenêt et continue ses missions pour lui.

Jean II Jouvenel des Ursins succède à Pierre Cauchon et devient évêques de Beauvais.



Publication de la nomination de Guillaume de Montfort comme cardinal

Eugène IV publie la nomination comme cardinal de Guillaume de Montfort lors du consistoire du 11 mars 1432.

Guillaume de Montfort reçoit le chapeau cardinalice et le titre de cardinal de Sainte-Anastasie le 13 juin 1432.

Dès lors, Guillaume de Montfort est surnommé le cardinal de Bretagne.



Procès du concile contre Eugène IV

Les quatorze premières sessions du concile de Bâle se déroulent du 15 février 1432 au 14 novembre 1433.

Jean de La Rochetaillée participe à ce concile.

Le 29 avril 1432, les pères du concile somment le pape Eugène IV de révoquer la bulle de dissolution du concile, sinon ils procèderont selon le droit divin et humain, pour le bien de l'Église.

Le concile ouvre un procès contre le pape Eugène IV le 6 septembre 1432.



Reconnaissance de la légitimité du concile par Eugène IV

Le 13 juillet 1433 le concile retire au pape Eugène IV le droit de conférer les hautes dignités ecclésiastiques et lui donne 60 jours pour se rétracter.

Le 29 juillet 1433, le pape Eugène IV déclare nul et non avenu tout ce que décidera le concile contre lui.

Le 15 décembre 1433, Eugène IV doit reconnaître la nullité de sa décision et la légitimité du concile par la bulle Dudum Sacrum.



Réaffirmation de la supériorité du concile de Bâle sur Eugène IV

Jean de La Rochetaillée Chancelier de la Sainte-Église et Protecteur de l'Ordre Teutonique

Après la réconciliation avec le pape, à partir de la seizième session, le 5 février 1434, le concile devient véritablement canonique.

Jean de La Rochetaillée y est nommé en 1434 vice-chancelier de la Sainte-Église et protecteur de l'Ordre Teutonique.

Jean de La Rochetaillée est nommé encore légat apostolique à Bologne.

Le 26 juin 1434, le concile de Bâle réaffirme solennellement sa supériorité au pape Eugène IV.

En août 1434, Pierre Cauchon est envoyé comme ambassadeur au Concile de Bâle.



François Ier Sforza Vicaire pontifical

En 1434, le pape Eugène IV offre à François Ier Sforza le titre de vicaire pontifical et de gonfalonier de l'Église en échange de son service contre Milan.



Exploration des portugais

Bulle Sicut Dudum

En 1436, le pape Eugène IV reconnaît la possession des îles Canaries à la Castille.

Gil Eanes et Afonso Gonçalves Baldaia atteignent le Rio de Oro.

Eugène IV interdit clairement la possession d'hommes dans la bulle Sicut Dudum.



Jean de Harcourt Évêque de Narbonne

Le pape Eugène IV nomme Jean de Harcourt à l'évêché de Narbonne en 1436.

Jean de Harcourt d'abord ne l'accepte pas, se sentant appuyé par Charles VII de France.

Tournai affectionne beaucoup Jean de Harcourt et prend son parti pour lui.

Le comte d'Estampes, envoyé de Philippe III le Bon, vient en son nom prendre possession du siège.

Il s'assied dans la chaire épiscopale, il en est arraché par le peuple.



Ambassade de Nicolas de Cues à Jean VIII Paléologue

Nicolas de Cues est envoyé en 1437 porter une invitation du Pape Eugène IV à l'Empereur Romain d'Orient Jean VIII Paléologue à Constantinople alors menacée par les ottomans.

Nicolas de Cues est nommé évêque de Brixen au Tyrol et s'opposa à l'archiduc Sigismond d'Autriche.



Transfert du concile de Bâle à Ferrare

Le 18 septembre 1437, le pape Eugène IV, arguant de la nécessité de tenir un concile d'union avec les orthodoxes, transfère le concile de Bâle à Ferrare.

Seuls restent à Bâle les extrémistes.



Négociation pour la réunion des les églises latine et orthodoxe

Transfert du Concile de Bâle à Ferrare

En 1438, l'Église d'Orient, qui cherche du soutien pour faire face à la menace turque, donne son accord pour participer à un concile œcuménique, sous réserve qu'il se situe sur les bords de la Mer Adriatique, afin qu'en cas d'attaque turque les orientaux puissent retourner rapidement dans leur pays.

Après une série de conflits, Eugène IV décide de transférer le concile de Bâle à Ferrare en 1438.

Seule une minorité accepte d'abord cette décision et le concile décide de continuer à siéger à Bâle.

Jean VIII Paléologue prend la mer pour l'Italie. Il est accompagné de 21 métropolites et évêques, dont le Patriarche de Constantinople, et une suite d'archimandrites et de membres du clergé, jusqu'à concurrence d'environ 700.

La session préliminaire d'ouverture, à Ferrare, a lieu le 8 janvier 1438, suivie de plusieurs congrégations les 8 et 10 février...

Le 14 février 1438, le cardinal Louis Aleman est élu président du concile de Bâle, mais les jours suivants, Eugène IV lance l'anathème contre toutes les décisions prises.

Eugène IV, devant la dérive du noyau dur de Bâle vers un conciliarisme effréné de plus en plus en contradiction avec la Tradition de l'Église condamne les conciliaristes demeurés en rébellion à Bâle.

La première séance publique à Ferrare se tient le 9 avril 1438, en présence de l'empereur d'Orient.

Eugène IV souhaite réaliser enfin l'union de Rome et des Églises d'Orient.

Les débats à partir du 11 octobre 1438 tournent principalement autour de la question du Filioque, considéré par les orientaux comme une addition illégitime au Symbole de Nicée-Constantinople.



Rencontre d'Eugène IV et du Patriarche Joseph de Constantinople

Le 24 janvier 1439, Eugène IV rencontre à Ferrare le patriarche Joseph de Constantinople.



Transfert du Concile de Ferrare à Florence

Aucun décret n'ayant été publié à Ferrare, ni sur la discipline, ni sur la foi, ou ne peut considérer les actes de ce concile que comme les préliminaires de celui de Florence.

Le futur Nicolas V participe au concile de Florence où il met en pratique ses connaissances patrologiques et scolastiques, ce qui lui permet de dialoguer avec les évêques grecs.

Au cours de la 16e session, le 10 janvier 1439, Eugène IV propose aux Grecs de transférer le concile à Florence, la peste s'étant déclarée à Ferrare.

L'empereur et le patriarche y ayant consenti, le concile est repris à Florence.


Antipape Félix V Louis Ier de Savoie

Tentative de déposition Eugène IV

Décrets du concile de Bâle

Félix V Antipape

Abdication d'Amédée VIII de Savoie

Louis Ier de Savoie Duc de Savoie, Comte d'Aoste et de Maurienne

En 1439, Louis Aleman obtient le soutien de l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg et de Philippe Marie Visconti.

Le concile de Bâle prétend déposer Eugène IV le 25 février 1439.

Louis Aleman, Archevêque d'Arles et Cardinal, joue souvent un rôle décisif au sein du concile mais les maîtres des universités y font le gros des assemblées.

Le 16 mai 1439, Louis Aleman préside la 33e session du concile de Bâle, soutenu par les archevêques de Tours et de Lyon, et par le docteur parisien Thomas de Courcelles. Ils font publier 3 décrets déjà minutés dans les congrégations précédentes. C'est l'évêque de Marseille, Louis de Glandève qui les prononce :

Le 30 octobre 1439, s'appuyant de manière erronée sur le décret Haec sancta du concile de Constance, le concile de Bâle prétend déposer Eugène IV.

Quelques évêques et 300 ecclésiastiques élise le 5 novembre 1439 comme antipape Amédée VIII de Savoie, alors âgé de 56 ans, sous le nom de Félix V.

Il n'est même pas cardinal, et n'est reconnu que par la Lituanie et la Pologne.

Amédée VIII de Savoie est le dernier antipape officiellement reconnu comme tel par l'Église catholique.

Il prend comme secrétaire Enea Silvio Piccolomini, qui deviendra le futur pape Pie II, et qui prend rapidement ses distances avec Bâle.

Amédée VIII de Savoie abdique du duché de Savoie.

Louis Ier de Savoie devient deuxième Duc de Savoie, Prince de Piémont, Comte d'Aoste et de Maurienne en 1439.

Louis Ier de Savoie subit les intrigues de l'entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais.

Louis Ier de Savoie doit ainsi renoncer au Valentinois et ne peut s'emparer du duché de Milan à la mort du dernier Visconti.

Eugène IV réagit en excommuniant Amédée VIII de Savoie et Louis Aleman qu'il en prive de toutes ses charges ecclésiastiques.


Ladislas Ier de Habsbourg

Naissance de Ladislas Ier de Habsbourg

Ladislas Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Ladislas Ier de Habsbourg Roi de Bohême et de Hongrie

Ladislas III Jagellon Roi de Hongrie

Ladislaus ou Ladislav Pohrobek ou Ladislas Ier de Habsbourg, dit le Posthume, naît a Komárom (aujourd'hui Komárno en Slovaquie) le 22 février 1440, fils d'Albert II de Habsbourg et d'Élisabeth de Luxembourg.

Il naît 4 mois après la mort de son père.

Dès sa naissance, Ladislas Ier de Habsbourg devient :

Ladislas Ier de Habsbourg est couronné roi de Hongrie le 15 mai 1440 sous le nom de László ou Ladislas VII de Hongrie.

En échange de son aide dans l'organisation d'une croisade, le pape Eugène IV, soutien la candidature de Ladislas III Jagellon.

Ladislas Ier de Habsbourg est toutefois écarté du trône de Hongrie par l'élection du roi de Pologne Ladislas III Jagellon couronné roi de Hongrie le 17 juillet 1440.

Les deux pays se trouvent unis dans la lutte contre l'Empire ottoman.



Union de l'Église catholiques et des Églises d'Orient

Le Concile s'enlise 16 mois sur la version byzantine du Credo de Nicée. Une interprétation commune du Filioque latin est enfin adoptée en 1440. Elle est due à une avancée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople. L'union entre les deux Églises est rapidement proclamée.

Eugène IV peut retourner à Rome.

Mais à Byzance Jean VIII Paléologue ne peut imposer à son peuple cette union. La plupart des dignitaires de l'Église orthodoxe, condamnant, les résultats du concile, affaiblissent la position de l'Empereur. Ni le monde orthodoxe grec, ni l'Église slave n'acceptent cette union sacrée.

Le pape Eugène confie alors à Nicolas V des tâches diplomatiques de première importance.



Paul II Cardinal

Paul II devient rapidement archidiacre de Bologne et évêque de Cervia et Vincenza.

En 1440, âgé de 23 ans, Paul II reçoit la barrette de cardinal des mains d'Eugène IV, son oncle.



Bulle pontificale contre les Ottomans

Le pape Eugène IV le 16 janvier 1443 publie une bulle pontificale contre les Ottomans.

Il délivre Ladislas III Jagellon de son serment et le presse d'entamer une nouvelle croisade.



Jean VII d'Estampes Évêque de Nevers

Jean Tronçon a la protection du pape Eugène IV, de Charles de Bourgogne et de Philippe III le Bon.

Jean VII d'Estampes a la confiance de Louis de Melun, archevêque de Sens, et de Charles VII de France.

Jean VII d'Estampes est élu évêque de Nevers par le chapitre en 1445, mais le pape Eugène IV nomme Jean Tronçon.

Il se forme à Nevers et dans le diocèse 2 partis.

Charles VII de France envoie des hommes d'armes à Nevers et plusieurs partisans de Jean de Tronçon sont tués.



Jean VII d'Étampes le Jeune Évêque de Nevers

Jean Tronçon Évêque de Nevers

Jean VII d'Étampes le Jeune est Trésorier et Grand-chantre de Bourges, Chanoine de Chartres, Conseiller du roi et maître des requêtes.

Jean VII d'Étampes le Jeune est élu 82e Évêque de Nevers par le chapitre le 20 novembre 1445.

Le pape Eugène IV nomme de son côté Jean Tronçon au siège de Nevers.

Jean Tronçon a la protection du pape, de Charles de Bourgogne, Comte de Nevers, et de Philippe III le Bon.

Jean VII d'Étampes le Jeune a la confiance de Louis de Melun, Archevêque de Sens, et de Charles VII de France.

Il se forme à Nevers et dans le diocèse deux partis.

Charles VII de France envoie des hommes d'armes à Nevers et plusieurs partisans de Jean de Tronçon sont tués.



Pas de sauf-conduit pour les pères du concile de Bâle

En 1447, Frédéric III de Habsbourg, après des négociations avec Eugène IV, commande au bourgmestre de Bâle de ne pas délivrer de sauf-conduit aux pères du concile de Bâle dans la ville impériale.


Nicolas V

Mort d'Eugène IV Pape

Nicolas V Pape

Eugène IV meurt le 23 février 1447.

Eugène IV instaure une taxe sur le vin pour recueillir des fonds pour l'Université de Rome "la Sapienza" mais cet argent sert à construire un palais près de Saint-Eustache, que l'on baptise à son tour "la Sapienza" (la sagesse).

Tommaso Parentucelli est élu pape le 8 mars 1447 sous le nom de Nicolas V.

Surnommé le "pape humaniste", Nicolas V a Lorenzo Valla à sa cour en tant que notaire apostolique.

Nicolas V fonde la Bibliothèque vaticane.

Constructeur de fortifications et restaurateur d'églises, Nicolas V commence son pontificat en embellissant Rome et en invitant les peintres, les architectes et avant tout les écrivains.

Nicolas V accorde aux dirigeants municipaux un certain nombre de privilèges tout en gardant fermement le contrôle de la commune.

Nicolas V met en place à Rome de nouveaux équilibres politiques et internationaux.

Nicolas V stabilise ses rapports avec Naples, et garde une position de neutralité en Italie jusqu'à la paix de Lodi en 1454.

Voulant assurer la réussite de la réforme catholique, Nicolas V envoie plusieurs légats, dont Nicolas de Cues, Jean Capistran et Guillaume d'Estouteville, au nord et au sud de l'Allemagne, en Angleterre, et en France.



Concordat germanique

Transfert du concile de Bâle à Lausanne

Lors de la diète d'Aschaffembourg, Frédéric III de Habsbourg signe avec le Saint-Siège le concordat germanique le 17 février 1448.

La Convention restitue au pape Eugène IV tous les droits que lui a enlevés le concile de Bâle et provoque l'indignation des clercs allemands qui pensent avoir été privés de leurs libertés traditionnelles.

Le 4 juillet 1448, les pères du concile quittent Bâle pour Lausanne.


Jacques Jouvenel des Ursins - Bibliothèque Carnegie de Reims Jean II Jouvenel des Ursins - Collection Gaignière

Fin du concile de Bâle

Soumission d'Amédée VIII de Savoie

Amédée VIII de Savoie Évêque de Genève, Légat pontifical et Cardinal

Louis Aleman Légat en Allemagne

Jacques Jouvenel des Ursins Patriarche d'Antioche

Jean II Jouvenel des Ursins Archevêque de Reims

Sur les conseils de Louis Aleman, Amédée VIII de Savoie aussi connu comme Félix V abdique le 7 avril 1449 se soumet au pape Nicolas V.

Jacques Jouvenel des Ursins notifie sa déchéance à Amédée VIII de Savoie en avril 1449.

Amédée VIII de Savoie est alors nommé Évêque de Genève, légat pontifical et cardinal.

Lors de sa deuxième session le 16 avril 1449, le concile de Lausanne lève toutes les sentences prononcées par le concile de Bâle contre ceux qui ont soutenu Eugène IV.

Le concile de Bâle devenu conciliabule pour toute sa période postérieure à 1438, condamné par Eugène IV, déconsidéré par ses excès, réduit à un noyau conciliariste, se disperse lors d'une assemblée épiscopale tenue à Lyon le 25 avril 1449.

Le concile de Lausanne se réunit pour la dernière fois le 25 avril 1449.

Nicolas V restitue à Louis Aleman tous ses honneurs et nomme Louis Aleman légat en Allemagne en 1449.

En récompense de quoi, Jacques Jouvenel des Ursins se voit attribuer le patriarcat d'Antioche par le pape Nicolas V.

Jacques Jouvenel des Ursins démissionne en tant Archevêque de Reims en 1449 en faveur de son frère.

Jean II Jouvenel des Ursins devient Archevêque de Reims.

Nicolas V ratifie tous les décrets des onciles de Bâle et de Lausanne dans une bulle du 18 juin 1449.



Mariage de Thomas-François de Savoie-Carignan avec Marie de Bourbon-Condé

Thomas-François de Savoie-Carignan épouse à Paris le 14 avril 1625 Marie de Bourbon-Condé, fille de Charles de Bourbon-Soissons, Comte de Soissons et de Dreux, et d'Anne de Montafié. Leurs enfants sont :

Il est à l'origine de la branche de Savoie-Carignan au sein de la Maison de Savoie.



Mariage de Michel-Laurent Mancini avec Hiéronime Mazarin

Michele Lorenzo ou Michel-Laurent Mancini épouse le 6 août 1634 Hiéronime Mazarin, fille de Pierre Mazarin. Leurs enfants sont :



Naissance d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan naît à Chambéry le 2 mars 1635, fils de Thomas-François de Savoie-Carignan et de Marie de Bourbon-Condé, comtesse de Soissons.



Mort de Thomas-François de Savoie-Carignan

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan Comte de Soissons et de Dreux

Thomas-François de Savoie-Carignan entreprend une expédition pour secourir François Ier d'Este, duc de Modène, attaqué par les Espagnols.

Thomas-François de Savoie-Carignan meurt à Turin le 22 janvier 1656.

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan devient Comte de Soissons et de Dreux en 1656.



Mariage d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan avec Olympe Mancini

Certains s'imaginent que Louis XIV espère épouser Olympe Mancini, mais c'est compter sans Anne d'Autriche. Mazarin décide alors de marier Olympe Mancini au comte de Soissons.

Louis XIV ne s'en offusque pas.

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan épouse à Paris le 20 ou le 21 février 1657 Olympe Mancini, fille de Michel-Laurent Mancini et de Hiéronime Mazarin. Leurs enfants sont :

Le comte de Soissons est dépité de voir Louis XIV se détourner d'Olympe.



Naissance de Louis-Thomas de Savoie-Carignan

Louis-Thomas de Savoie-Carignan naît le 1er août 1657, fils de Louis XIV de France et d'Olympe Mancini (1638-1708), Comtesse de Soissons.

Il est supposé être fils naturel de Louis XIV, car il nait 6 mois après le mariage d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan et d'Olympe Mancini.



Mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche

Louis XIV est amoureux de Marie Mancini. Conscient des intérêts de la France et des siens, Mazarin préfère faire épouser Louis XIV et l'infante d'Espagne.

En 1670, Jean Racine s'inspirera de l'histoire du Roi et de Marie Mancini pour écrire "Bérénice".

Louis XIV accepte bon gré, mal gré de respecter une des clauses du traité des Pyrénées pour rapprocher la France de l'Espagne.

Antoine III de Gramont, Ambassadeur à Madrid, organise le mariage de Louis XIV

Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche se rencontrent sur l'île des Faisans en plein milieu la rivière de la Bidassoa.

Louis XIV épouse le 9 juin 1660 à Saint-Jean-de-Luz l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne, et d'Élisabeth de France. Leurs enfants sont :

Il est à noter que les époux sont doublement cousins germains :

Louis XIV ne connaît sa femme que depuis 3 jours. Celle-ci ne parle pas un mot de français. Mais le Roi l'honore fougueusement et devant témoins dès la nuit de noce.

Marie Mancini tombe en disgrâce après le mariage du roi.

Olympe Mancini conserve l'estime du roi et demeure à la cour avec Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, son époux, et ses enfants.

Marie-Françoise de Paule de Béthisy est sous-gouvernante des filles d'honneur de la reine Marie-Thérèse d'Autriche.

Perrette Dufour devient femme de chambre de Marie-Thérèse d'Autriche.



Naissance d'Eugène-François de Savoie-Carignan

Eugène-François de Savoie-Carignan, connu sous le nom de Prince Eugène, naît à Paris en 1663 fils d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, Comte de Soissons, et d'Olympe Mancini, nièce du cardinal Mazarin.



Mariage de Charles-Honoré d'Albert d'Ailly avec Jeanne Marie Thérèse Colbert

Charles-Honoré d'Albert d'Ailly épouse le 3 février 1667 Jeanne Marie Thérèse Colbert, fille de Jean-Baptiste Colbert et de Marie Charron de Menars. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles Antoine de Lévis avec Marie-Françoise de Béthisy

Charles Antoine de Lévis épouse le 4 août 1668 Marie-Françoise de Béthisy. Leurs enfants sont :



Naissance de Charles-Eugène de Lévis

Charles-Eugène de Lévis naît à Paris le 21 juin 1669, fils de Charles Antoine de Lévis et de Marie-Françoise de Béthisy.

Charles Antoine de Lévis est Lieutenant pour le roi dans la province du Bourbonnais en survivance de son père.



Mort d'Eugène-Maurice de Savoie-Carignan

Eugène-Maurice de Savoie-Carignan meurt à Unna en Westphalie le 6 juin 1673.



L'affaire des poisons

En 1679 éclate l'affaire des poisons.

Catherine Deshayes, épouse de Monvoisin, est arrêtée car soupçonnée de sorcellerie.

Louis XIV décide de créer une cour d'exception, la Chambre Ardente, pour juger des actes commis par Catherine Deshayes,et ses complices.

L'affaire est étouffée par le roi lorsqu'il apparaît que Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart a pris part à ces agissements.

La favorite du roi ne peut être compromise sans compromettre les enfants qu'elle a eus avec le Roi.

Toutefois, cette affaire consomme la disgrâce dans laquelle la favorite était tombée quelques mois auparavant.

Louvois prétexte les anciennes expériences d'alchimiste de François-Henri de Montmorency-Bouteville pour l'accuser d'assassinat et de pacte avec le diable.

Compromise dans l'Affaire des poisons, Marie-Anne Mancini rentrera en grâce contrairement à sa sœur.

Olympe Mancini est accusée d'avoir fréquenté Catherine Deshayes, et autres devineresses et est dite profonde en crimes et docteur en poisons.

La comtesse aurait résolu d'empoisonner Françoise Louise de La Baume Le Blanc, bien qu'elle soit au Carmel depuis plusieurs années, craignant que le roi la fasse revenir à la cour.

Olympe Mancini va jusqu'à menacer Louis XIV que s'il ne revenait pas à elle, il s'en repentirait.

Olympe Mancini est également soupçonnée d'avoir empoisonné, Eugène-Maurice de Savoie-Carignan, son mari, pourtant complaisant, ainsi que Marie-Louise d'Orléans, fille d'Henriette-Anne Stuart et nièce de Louis XIV.

Antoinette Louise de Mesme est impliquée par Catherine Deshayes, mais ne sera pas inquiétée sur ordre de Louis XIV.



Disgrâce d'Olympe Mancini

Compromise, comme beaucoup de dames de la cour, dans l'affaire des poisons, Olympe Mancini clame son innocence mais elle est contrainte de s'exiler.

Le 23 janvier 1680, Elle est priée de quitter Versailles et le territoire français sur le champ.

Olympe Mancini s'installe alors à Bruxelles dans une maison construite par Eugène-François de Savoie-Carignan, son fils, dans l'actuelle rue de Flandre, connue des Bruxellois sous le nom de Maison de la Bellone.

Olympe Mancini parcourt l'Europe, rejoignant Marie Mancini et Hortense Mancini, 2 de ses sœurs, en Espagne, puis chaque année en Angleterre, revenant régulièrement à Bruxelles.

À Bruxelles, Olympe porte sur les fonts baptismaux un fils du musicien Pietro Antonio Fiocco et une fille d'Henry Desmarest.



Mariage de Louis-Thomas de Savoie-Carignan avec Uranie de la Cropte

Louis-Thomas de Savoie-Carignan épouse le 12 octobre 1680 Uranie de la Cropte (1655-1717). Leurs enfants sont :



Eugène-François de Savoie-Carignan au service de l'Autriche

Grand stratège, Eugène-François de Savoie-Carignan quitte la France de Louis XIV qui ne veut pas lui accorder un commandement, et entre comme volontaire au service de l'Autriche, en 1683. Il jure de ne revenir en France que les armes à la main.



Eugène-François de Savoie-Carignan Feld-maréchal

Eugène-François de Savoie-Carignan débute dans l'armée Autrichienne comme commandant de cavalerie et devient vite feld-maréchal en 1687.



Charles-Eugène de Lévis Militaire

Charles-Eugène de Lévis commence à servir en 1688.


Bataille de Fleurus

Bataille de Fleurus

Mort de Charles-Édouard Colbert

Le 1er juillet 1690, la bataille de Fleurus oppose une armée française aux armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l'Espagne et l'Angleterre.

Les troupes françaises sont sous le commandement de François-Henri de Montmorency-Bouteville accompagné de Louis François de Boufflers, de Louis-Auguste de Bourbon, de Claude de Choiseul, de Philippe de Vendôme et de François-Louis de Bourbon-Conti.

Les armées de la coalition sont commandées par le général allemand Waldeck.

Les artilleurs français tirent sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'ont pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçoivent alors, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

La France remporte une grande victoire sur la coalition qui perd 20 000 hommes alors que la France ne perd que 4 000 hommes.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre à la tête d'un régiment de cavalerie lors de cette bataille.

Yves d'Alègre et Antoine V de Gramont participent à cette bataille.

Louis d'Aubusson prend part à cette bataille.

César III Auguste de Choiseul commande l'aile droite de l'armée française.

Ferdinand de Marsin est blessé au cours de cette bataille.

Claude de Jussac meurt lors de cette bataille.

Charles-Édouard Colbert meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert, son frère, hérite du régiment de Champagne le 11 juillet 1690.


Bataille de Staffarda ou Staffarde par Jean Baptiste Morret

Bataille de Staffarda

Occupation de Savigliano et Saluzzo

Louis XIV demande à Victor-Amédée II de Savoie qu'il lui cède la citadelle de Turin en signe de fidélité. Victor-Amédée II de Savoie refuse.

La bataille de Staffarda (en italien) francisé en Staffarde se déroule le 18 août 1690 près de l'abbaye de Staffarda et se conclut par une victoire française sur la Ligue d'Augsbourg.

Victor-Amédée II de Savoie attend l'arrivée des troupes impériales.

Il apprend que Nicolas de Catinat, à la tête des troupes française, ne dispose que de 18 000 hommes.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Victor-Amédée II de Savoie, n'écoutant que son enthousiasme, attaque immédiatement.

Le général Eugène-François de Savoie-Carignan, comme le marquis de Louvigny, commandant des troupes espagnoles, ne sont pas du même avis.

Le terrain est boueux et malsain. Victor-Amédée II de Savoie veut aligner ses troupes sur deux rangs, faisant passer l'aile droite sur un terrain marécageux et celle de gauche au bord du Pô.

Le centre des troupes est constitué de la fine fleur de la cavalerie espagnole et piémontaise.

Victor-Amédée II de Savoie fait occuper les fermes autour de Staffarda.

À l'inverse, Victor-Amédée II de Savoie ne juge pas nécessaire de contrôler une vieille digue, pourtant importante pour toucher le flanc français. Il laisse trop d'espace libre entre les fermes.

Cela permet à Nicolas de Catinat de pénétrer les lignes piémontaises. Il ordonne à ses dragons de traverser les troupes postées pour défendre les fermes.

Les Piémontais, impressionnés par l'avancée ennemie, se retire.

Le général de San Silvestre réussit à s'immiscer au milieu du champ de bataille, et l'issue du conflit semble irrévocable.

Victor-Amédée II de Savoie combat sans relâche pour reprendre ses positions.

Nicolas de Catinat ordonne alors à la seconde ligne d'avancer. L'impact est si dur qu'il disperse le front savoyard et Victor-Amédée II de Savoie doit ordonner la retraite.

La retraite de l'armée savoyarde est défendue par les Gardes et les carabiniers de Savoie, pendant que le gros de la troupe se replie sur Carignano et Moncalieri.

Les Piémontais et les Espagnols perdent 4 000 hommes, 1 200 sont faits prisonniers et 1 500 sont blessés. Sont pris 11 canons et beaucoup de drapeaux.

Profitant du succès, Nicolas de Catinat occupe Savigliano et Saluzzo.


Siège de Mons

Siège de Mons

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le siège de Mons se déroule du 15 mars au 10 avril 1691.

Avec une armée de 46 000 hommes, Louis François de Boufflers investit la ville le 15 mars.

Une armée d'observation équivalente en nombre, commandée par François-Henri de Montmorency-Bouteville, couvre le siège

François-Louis de Bourbon-Conti participe au siège de Mons.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de ce siège.


Siège de Namur - par Jean-Baptiste Martin (1659 - 1735)

Siège de Namur

Pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg, Louis XIV se déplace personnellement pour assister au siège de Namur et de sa citadelle.

L'armée sous le commandement François-Henri de Montmorency-Bouteville couvre le siège.

L'ingénieur en chef du roi, Sébastien Le Prestre est responsable des opérations de siège.

Désormais membre de l'armée de Flandre, Jean-Jules-Armand Colbert fait la campagne et participe aux sièges de Mons et de Namur.

Après un mois, la garnison commandée par Coehoorn capitule le 30 juin 1692 et quitte la ville avec les honneurs de la guerre.

Elle reprendra la ville 3 ans plus tard.

En 1692, François-Louis de Bourbon-Conti et Antoine V de Gramont participent à ce siège.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de ce siège.



Invasion du Dauphiné

Prise de Guillestre

Prise d'Embrun

Prise de Gap

En 1692, Victor-Amédée II de Savoie, partie prenante de la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV, envahit la région de Gap à la tête d'une armée de 40 000 hommes.

La guerre contre la France se déroule alors surtout dans le nord de l'Europe, notamment dans les Pays-Bas espagnols où les armées françaises commandées par François-Henri de Montmorency-Bouteville remportent une série de victoires.

Il s'agit alors pour les coalisés de la Ligue d'Augsbourg d'opérer une diversion en menaçant la France sur ses arrières, du côté de Grenoble et de Lyon.

Il est alors demandé à Victor-Amédée II de Savoie d'intervenir à partir du Piémont.

Le 21 juillet 1692, l'armée de Victor-Amédée II de Savoie se met en marche contre la France.

Elle comprend des contingents piémontais, allemands, espagnols et vaudois que l'on appelle les barbets.

Aeneas Sylvius de Caprara est impliqué dans cette invasion.

L'armée comporte également un fort contingent de protestants français commandés par un de Montbrun, de la famille du célèbre capitaine huguenot Charles Du Puy de Montbrun.

Trois régiments sont sous les ordres de Ménard de Schomberg, fils du huguenot Armand-Frédéric de Schomberg.

Du côté de la Ligue d'Augsbourg, on peut espérer que les huguenots français, souvent nouveaux convertis au catholicisme vont se révolter et basculer du côté des coalisés.

Les objectifs militaires de la campagne sont très imprécis. On ne sait pas :

Alors que la vallée voisine de Barcelonnette est savoyarde, Victor-Amédée II de Savoie n'a pas mis à profit cette proximité pour déployer un réseau d'espions : il se montre fort ignorant des conditions topographiques.

Les 40 000 hommes des l'armée coalisée franchissent les Alpes au col de Larche puis passent le col de Vars.

Dès le 27 juillet 1692, l'avant-garde formée de réfugiés protestants procède à des pillages et à des incendies.

Les troupes de Victor-Amédée II de Savoie tombent sur Guillestre qui est prise le 29 juillet 1692.

Le 16 août 1692, c'est-au tour d'Embrun de tomber, après un siège de 10 jours, défendue par une garnison de 2 500 hommes sous les ordres du marquis de Larrey.

Embrun est épargnée, peut-être à cause du titre de prince de l'Église dont peut s'enorgueillir Charles Brûlart de Genlis, évêque d'Embrun,

Du côté français, Nicolas de Catinat dispose de 20 500 hommes, mais il doit défendre une vaste zone incluant :

Nicolas de Catinat dispose d'une solide garnison à Aspres-lès-Corps pour défendre la route de Grenoble.

En plus des troupes régulières, Nicolas de Catinat dispose également de milices organisées dans le Diois qui peuvent tirer parti des barrières naturelles que sont la vallée du Buëch et les massifs montagneux pour barrer l'accès à la vallée du Rhône et aux Baronnies.

Nicolas de Catinat fait appel au ban et à l'arrière-ban, c'est-à-dire à tous les hommes en état de porter les armes, encadrés par la noblesse locale, mais comme il se méfie des nouveaux convertis, ses instructions stipulent de ne faire prendre les armes qu'aux anciens catholiques.

En fait, cette méfiance se révèlera injustifiée, car les non-catholiques font preuve du loyalisme le plus absolu.

Victor-Amédée II de Savoie entre dans Gap le 28 août 1692.

Gap est pillée et incendiée; sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites.

Victor-Amédée II de Savoie lance des avant-gardes en direction de Lus-la-Croix-Haute, Veynes et Sisteron.

La stratégie défensive de Nicolas de Catinat se révèle d'une certaine efficacité puisqu'il semble que les armées de Victor-Amédée II de Savoie :

De nombreux villages sont détruits, notamment par Eugène-François de Savoie-Carignan qui se rendant dans le Champsaur le 29 août 1692 avec une partie de la cavalerie, détruit tout sur son passage.

Frappé par la petite vérole, Victor-Amédée II de Savoie est pris d'un violent accès de fièvre après la prise de Gap. Il est évacué sur Embrun pour y être soigné en laissant le commandement à Caprara.

Les détachements lancés en avant-garde se heurtent partout à une vive résistance.

Le 12 septembre 1692 les troupes campées autour de Gap reçoivent l'ordre de se replier vers Embrun.

Victor-Amédée II de Savoie les rejoint à Guillestre le 18 septembre 1692 au soir et repart le lendemain vers Barcelonnette et Coni par le même chemin que celui par lequel il était arrivé.

L'invasion du Dauphiné s'achève donc au bout de moins de 2 mois.


Bataille de Steinkerque

Bataille de Steinkerque

Mort de Louis-Christophe Gigault

Après la prise de Namur par les Français, ceux-ci établissent une forte position défensive.

Le 2 août 1692, François-Henri de Montmorency-Bouteville, commandant de l'armée des Flandres, apprend par un espion que les Coalisés feront grand fourrage le lendemain, sur la droite française, et s'attend donc à une belle journée calme.

Pourtant, le Comte de Tracy découvre que l'ennemi se livre à de considérables mouvements de troupes et avertit son supérieur.

Guillaume III d'Orange-Nassau commandant en chef des alliés de la Ligue d'Augsbourg (majoritairement des anglo-hollandais) décident de lancer une attaque surprise à l'aube du 3 août 1692.

Le 3 août 1692 au matin, l'attaque de l'avant-garde alliée surprend complètement les Français mais leur armée principale perd beaucoup de temps durant sa marche. Les Français ont le temps d'organiser une ligne de défense efficace quand débute l'attaque principale, aux alentours de midi.

Les premières lignes françaises perdent du terrain mais une extrême confusion règne dans l'armée alliée avec notamment la cavalerie hollandaise qui gêne la progression de l'infanterie anglaise.

Pris de court, François-Henri de Montmorency-Bouteville ordonne à ses brigades de se ranger en ligne dès que possible, et masse son infanterie en un pâté de 5 rangs.

La cavalerie est déployée derrière l'infanterie, et sur les ailes afin de couvrir les flancs.

François-Henri de Montmorency-Bouteville donne l'ordre de contre-attaquer et, après de rudes combats, les alliés sont repoussés.

À 9 heures, l'ennemi débouche entre Rebecq et le Petit-Enghien, au nord de Steinkerque.

Steinkerque est aujourd'hui devenue Steenkerque en Belgique wallonne.

Mais le terrain très accidenté entrave leur avance.

Il faudra une heure pour que les coalisés soient au contact, ce qui ôte quelque peu l'effet de surprise.

Les Coalisés portent leurs coups sur l'aile droite des troupes françaises, mais toute cohésion tactique est illusoire en un lieu si peu commode.

Par fraction séparée, toutes les lignes françaises prendront part à l'action.

Par ailleurs, au cours de l'engagement, les piquiers abandonnent leurs armes obsolètes pour ramasser les fusils de l'ennemi.

Enfin, Louis François de Boufflers arrive d'Enghien à marche forcée avec ses dragons, il charge la cavalerie ennemie.

Voyant que les pertes subies par son infanterie sont sévères et que la bataille est en train de lui échapper, Guillaume III d'Orange-Nassau donne l'ordre de la retraite.

Il a perdu 10 000 soldats et 9 drapeaux qui iront décorer la nef de Notre-Dame, et 10 canons.

Les Français, ayant également souffert de lourdes pertes, ne sont pas en état de poursuivre leurs adversaires.

François-Louis de Bourbon-Conti y a 2 chevaux tués sous lui.

Un coup de feu casse le bras d'Yves d'Alègre.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Louis-Christophe Gigault meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert participe à ce combat où il est blessé.

César III Auguste de Choiseul commande la Maison du roi lors de cette bataille.



Eugène-François de Savoie-Carignan Feld-maréchal général

Eugène-François de Savoie-Carignan devient feld-maréchal général Autrichien en 1693.



Bataille de Neerwinden

Mort de Patrick Sarsfield

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, la bataille de Neerwinden ou de Landen se déroule le 29 juillet 1693 entre :

L'armée française se compose de 190 escadrons de cavalerie, 90 bataillons d'infanterie et 2 régiments d'artillerie, soit 75 000 hommes.

Les forces alliées se composent de 142 escadrons de cavalerie et de 64 bataillons d'infanterie dont au moins 2 bataillons espagnols provenant des Tercios de Zúñiga et Mancheño, soit 50 000 hommes.

Guillaume III d'Orange-Nassau est installé sur une bonne position défensive et décide d'attendre l'attaque française qui porte d'abord sur le centre l'obligeant à dégarnir ses flancs.

Puis les français débordent les ailes et provoquent la déroute mais ils ne suivent pas car leurs pertes sont lourdes avec 9 000 morts. Les alliés perdent 18 000 hommes.

Au cours de cette bataille V, furieux que les Français ne reculent pas face au feu des forces alliés, s'écrie : Oh ! l'insolente nation !

François-Louis de Bourbon-Conti est blessé d'un coup de sabre avant d'abattre son agresseur.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Claude François Bidal marche à la tête des dragons, attaque 3 le retranchement des ennemis près du village, les force à la dernière attaque.

Claude François Bidal a l'épaule cassée.

Patrick Sarsfield, exilé irlandais, chef de la Brigade irlandaise, commande l'aile gauche de l'armée française. Il est mortellement blessé durant cette bataille et mourra à Huy quelques jours plus tard.

Henri de Massue prend part à cette bataille pour Guillaume III d'Orange-Nassau où il est blessé.

Henri de Massue s'échappe par ruse en parlant français.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est surnommé le Tapissier de Notre-Dame en raison du grand nombre de drapeaux ennemis, qu'il prend sur les champs de bataille et que l'on suspend dans le cœur de la cathédrale.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est reçu partout avec enthousiasme à Paris, sauf par Louis XIV, qui ne voit en lui qu'un parent et disciple d'Henri Jules de Bourbon-Condé.

Revenu à la cour, auréolé de prestige militaire, François-Louis de Bourbon-Conti s'insinue dans les bonnes grâces de Louis le Grand Dauphin, ce qui achève de lui aliéner Louis XIV.


Nicolas de Catinat à la tête de ses hommes lors de la bataille de La Marsaille - par Eugène Devéria (1805–1865)

Siège de Casal

Bataille de La Marsaille

Mort de Charles Fortin de La Hoguette

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, Victor-Amédée II de Savoie poursuit les hostilités contre Louis XIV.

Victor-Amédée II de Savoie bloque Pignerol et assiège Casal en août 1693.

Nicolas de Catinat reçoit la gendarmerie en renfort et est retranché dans son camp de Fenestrelle.

La bataille de La Marsaille, ou de Marsaglia qui se déroule le 4 octobre 1693 oppose :

Nicolas de Catinat qui dispose d'une position dominante, forme son armée sur 3 lignes, l'infanterie au centre et la cavalerie aux ailes :

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille où il est blessé.

René III de Froulay soutient avec succès le siège du fort de Pignerol.

Eugène-François de Savoie-Carignan et d'autres conseillent à Victor-Amédée II de Savoie d'attendre une occasion favorable et de se replier sur Turin.

Mais Victor-Amédée II de Savoie, veut prendre sa revanche de sa défaite à Staffarde. Il range aussi ses troupes en 3 lignes.

L'attaque a lieu sur tout le front et les troupes hispano-savoyardes sont enfoncées.

L'infanterie française renverse à la baïonnette les escadrons intercalés avec les bataillons, sans tirer.

À l'aile droite, la cavalerie déborde l'aile gauche alliée. La gendarmerie, ramène au combat les bataillons de première ligne et attaque l'infanterie ennemie par le flanc.

Les alliés fuient, laissant sur le champ de bataille 8 000 morts ou blessés, 2 000 prisonniers, leurs canons et 32 drapeaux ou étendards.

Les Français ne perdent que 1 800 hommes.

Cependant, faute de matériel et d'argent, Nicolas de Catinat ne peut assiéger Turin mais Casal est débloquée.

Charles Fortin de La Hoguette meurt le 7 octobre 1693 tué lors de la bataille de Marsaglia.


Eugène de Savoie-Carignan par Jacob van Schuppen

Eugène-François de Savoie-Carignan Commandement de l'armée impériale

Bataille de Zenta

En 1697, Claude Florimond de Mercy est rappelé en Hongrie par le prince Eugène de Savoie.

Claude Florimond de Mercy s'illustre lors de cette bataille.

Chargé du commandement de l'armée impériale, Eugène-François de Savoie-Carignan gagne sur les Turcs la bataille décisive de Zenta en 1697.



Construction du palais d'hiver d'Eugène-François de Savoie-Carignan

De 1697 à 1716, Eugène-François de Savoie-Carignan fait édifier son palais d'hiver à Vienne, le Stadtpalais par l'architecte Fischer von Erlach.

Il abrite aujourd'hui le ministère des Finances autrichien.

Lukas von Hildebrandt y fait des modifications de 1702 à 1724.



Mariage de Charles-Eugène de Lévis avec Marie-Françoise d'Albert

Avec le consentement du Roi, Charles-Eugène de Lévis épouse en l'église Notre-Dame de Versailles le 27 janvier 1698 Marie-Françoise d'Albert, fille de Charles-Honoré d'Albert d'Ailly et de Jeanne Marie Thérèse Colbert. Parmi leurs enfants citons :

Lors de la célébration des noces, on s'aperçoit que Charles-Eugène de Lévis n'a jamais reçu le moindre sacrement : on le baptise le matin, il fait sa communion à midi et se marie le soir à minuit.

Marie-Françoise d'Albert est dame du palais de Marie-Adélaïde de Savoie de 1698 à 1712 et son amie.

C'était selon Louis III de Rouvroy de Saint-Simon : Charles-Eugène de Lévis est un jeune homme bien fait, tout militaire et fort débauché qui n'a jamais eu la plus petite teinte d'éducation mais qui, avec cela, a de l'esprit, de la valeur, de l'honneur et beaucoup d'envie de bien faire.



Naissance de Marie-Françoise de Lévis

Marie-Françoise de Lévis ou de Lévis-Charlus naît en 1698, fille de Charles-Eugène de Lévis et de Marie-Françoise d'Albert.



Mariage de Léopold Ier d'Anhalt-Dessau avec Anna Louise Föse

Léopold Ier d'Anhalt-Dessau épouse morganatiquement le 8 septembre 1698 Anna Louise Föse (1677-1745), fille d'un apothicaire de Dessau. Leurs enfants sont :

Leur vie commune est longue et heureuse.

La princesse a de l'influence sur la nature sévère de son mari.



Charles-Eugène de Lévis Brigadier

Charles-Eugène de Lévis devient Brigadier en 1701 ou 1702.


Louis XIV en grand costume royal - à 63 ans - par Hyacinthe Rigaud

Guerre de Succession d'Espagne

L'arrivée de Philippe V d'Espagne sur le trône d'Espagne, fait craindre à l'Angleterre une alliance entre la France et l'Espagne, créant ainsi une superpuissance qui dominerait la scène européenne.

Maximilien II Emmanuel de Bavière choisit le parti de la France et se rallie à Philippe V d'Espagne, peut-être à cause de la rumeur qui accuse la cour de Vienne dans l'empoisonnement de Joseph-Ferdinand de Bavière, son fils.

Charles III Guillaume de Bade-Durlach participe à la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1709.

Pierre II du Portugal est initialement favorable à l'avènement de Philippe V d'Espagne.

L'Angleterre prend la tête d'une coalition de nations favorables à l'établissement de Charles VI de Habsbourg sur le trône espagnol.

La guerre de Succession d'Espagne oppose cette coalition à Louis XIV de 1701 à 1714.

La coalition comprend l'Autriche, l'Angleterre, le Portugal, les Provinces Unies des Pays-Bas, la Prusse, la Savoie et Hanovre.

Léopold Ier de Habsbourg y engage l'empire d'Autriche.

Victor-Amédée II de Savoie est allié de la France au début de cette Guerre.

Eugène-François de Savoie-Carignan n'hésite pas à combattre contre la France.

Clément XI prend d'abord parti au début pour Philippe V d'Espagne et la France.

Cela lui vaut l'hostilité autrichienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui vaut également le mécontentement de Philippe V d'Espagne.

Louis le Grand Dauphin se signale par sa bravoure au combat, notamment durant cette guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Alexandre de Bourbon est chargé de défendre la Sicile.

Marie-Louise Gabrielle de Savoie soutient Philippe V d'Espagne, son époux, n'hésitant pas à payer de sa personne, parcourant l'Espagne, recrutant des partisans.



Bataille de Carpi

Eugène-François de Savoie-Carignan Blessé

Mort de Louis Nicolas d'Albert

Mort du Marquis de Cambout

La bataille de Carpi ou combats de Carpi est la première bataille de la guerre de Succession d'Espagne.

Au début de l'été 1701, Léopold Ier de Habsbourg décide d'envoyer en Italie une armée sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan, pour déborder les possessions espagnoles dans la péninsule.

Celle-ci se rassemble au Tyrol alors qu'une armée d'opposition composée de Français, Espagnols et Piémontais, placée sous le commandement de Nicolas de Catinat se rassemble lentement entre le Chiesa et l'Adige.

Alors que des difficultés d'approvisionnement entravent l'armée autrichienne, Nicolas de Catinat reçoit l'ordre de bloquer la route de l'armée autrichienne.

Il ne doit pas aller à sa rencontre en traversant la Sérénissime République de Venise restée neutre.

Il renonce ainsi à occuper des positions plus favorables comme le défilé de Rivoli.

Il doit se contenter d'intimider les Autrichiens en les empêchant de traverser l'Adige, avec interdiction de déclencher le premier les hostilités.

Invitant les autorités vénitiennes à ne pas s'opposer au passage de ses troupes en échange de la bonne conduite de celles-ci, Eugène-François de Savoie-Carignan commence sa marche le 27 mai 1701, par des chemins qu'aucune armée n'a utilisés depuis Charles Quint.

Son objectif est de traverser l'Adige sans combattre et en évitant de ravager les territoires du Duc de Nantua pour inciter ce prince à changer de camp.

Sûr de la neutralité vénitienne, Nicolas de Catinat pensant que l'intention des Autrichiens est d'envahir les possessions espagnoles au sud du Pô a concentré ses troupes aux abords de Rivoli qu'occupe une partie de l'infanterie, le reste est dispersé sur le long de l'Adige, de part et d'autre de Vérone.

Pendant 5 semaines, Eugène-François de Savoie-Carignan trompe son adversaire, et avance ses troupes vers le Pô, faisant mine de vouloir traverser vers Ferrare où il a entrepris de faire construire des ponts.

Ce mouvement engage Nicolas de Catinat à s'étaler encore davantage et à faire passer un corps d'infanterie de l'autre côté du Pô à Seraglio.

Finalement, Eugène-François de Savoie-Carignan, trouve un point de passage peu défendu plus haut sur l'Adige.

Trompant même sa propre armée, Eugène-François de Savoie-Carignan change de direction, et traverse la rivière la nuit du 8 au 9 juillet 1701 à proximité de Carpi en Émilie-Romagne dans le nord de l'Italie.

L'infanterie maîtrise facilement le corps de dragons commandé par Saint-Fremont qui défend la ville, et attaque aussitôt avec quelques canons le village de Castagno où un corps d'infanterie est isolé.

Au bruit du canon, le comte de Tessé, éloigné seulement de 3 kilomètres, accourt avec la cavalerie.

Un orage très violent, qui transforme la plaine en marécage, oblige la cavalerie autrichienne à faire un large détour de 5 lieues.

Cela laisse un répit aux Français qui se regroupent.

Malgré leur petit nombre, ils chargent plusieurs fois les Autrichiens.

Eugène-François de Savoie-Carignan est blessé, mais ses troupes grossissent à chaque instant.

Louis Nicolas d'Albert et 7 officiers de son régiment de Dragons meurent le 9 juillet 1701.

Le marquis de Cambout est blessé à mort.

Perdant au total 300 hommes et 50 officiers, accablés sous le nombre, les Français se replient, abandonnant Rivoli et les rives de l'Adige et se réfugient derrière l'Adda.

Les Autrichiens sont maîtres de tous les pays entre Adige et Adda.

Ils pénètrent dans le Bressan.

Nicolas de Catinat recule jusque derrière l'Oglio.

Bien que beaucoup d'officiers aient approuvé cette retraite qui leur parait sage et que le manque de munition rend nécessaire, les courtisans font regarder Nicolas de Catinat comme l'opprobre de la nation.

François de Neufville, favori du Roi, persuade Louis XIV qu'il réparera l'honneur national, et obtient le commandement de l'armée d'Italie.

Le régiment d'infanterie dont Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est colonel, est réformé.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly obtient le régiment de dragons de Louis Nicolas d'Albert, son frère.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly devient aide de camp de Louis le Petit Dauphin, Duc de Bourgogne



Bataille de Chiari

Retraite de l'armée française

Nicolas de Catinat doit maintenant servir sous les ordres de François de Neufville. Nicolas de Catinat, en fidèle serviteur accepte de le seconder

Arrivé à l'armée le 22 août 1701, François de Neufville est sans doute plus habile courtisan que général. Il est pressé de plaire à Louis XIV. Il repasse triomphalement l'Oglio et à travers rivières et canaux, marche droit aux Autrichiens.

Toute l'armée autrichienne est retranchée dans la petite ville de Chiari, dans une position formidable, mais trompé par deux cuirassiers fait prisonniers, François de Neufville est persuadé qu'il n'y a pas d'Impériaux dans la place mais seulement un petit corps de 6 000 hommes.

François de Neufville a hâte d'attaquer pour empêcher l'ennemi de recevoir des renforts. Dans sa précipitation, il ne se donne pas le temps de positionner son artillerie. Le 1er septembre 1701, quand il approche à découvert, il est reçu par un feu de mousqueterie et d'artillerie tel que 2 000 Français restent en un instant sur le champ de bataille. Il donne l'ordre de revenir à la charge. Eugène-François de Savoie-Carignan réussit à rendre cette dernière tentative infructueuse, mais se garde bien de poursuivre les vaincus quand ils se retirent, satisfait d'avoir obtenu, sans perte sensible, la victoire sur un ennemi supérieur en nombre.

Pendant la bataille, Nicolas de Catinat fait preuve d'un courage exceptionnel.

Eugène-François de Savoie-Carignan, déjà blessé 5 semaines plus tôt à la bataille de Carpi, a son cheval tué sous lui.

Rendu plus circonspect par ce revers, François de Neufville se poste dans un bon campement à Urago, près de Chiari où il tient longtemps l'ennemi en échec.

Mais après 2 mois écoulés sans action importante, les Français, très mal ravitaillés par le pays qu'ils défendent contre son gré, partent le 12 novembre 1701 et se reportent sur l'autre rive de l'Oglio, puis se cantonnent devant Crémone.



Bataille de Crémone

Prise de de Cerese

Louis-Joseph de Vendôme commandant de l'armée française

François de Neufville est coupable de la négligence avec laquelle se fait le service dans Crémone et de ne pas bien surveiller les faits et gestes d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

À Crémone, un aqueduc souterrain sert à conduire au dehors les immondices et passe sous la maison d'un prêtre dévoué au Impériaux.

Le 1er février 1702, après d'habiles préparatifs, ils introduisent dans la ville par cette voie 300 grenadiers et quelques ouvriers qui se dirigent vers la vieille porte Sainte-Marguerite, abattent le mur qui la condamne, et ouvrent ainsi le chemin à la cavalerie. Celle-ci occupe le cœur de Crémone.

Claude Florimond de Mercy montre un grand courage lors de cette bataille.

Mais Eugène-François de Savoie-Carignan commet la faute d'amener à l'intérieur de la ville, plus de cavaliers que de fantassins.

Un régiment français, le régiment des vaisseaux, qui manœuvre depuis le point du jour, chasse les cuirassiers de l'empereur, se barricade dans les rues voisines, et appelle du secours.

Les Impériaux progressent d'un autre côté, investissent une partie des casernes, y font prisonnières plusieurs compagnies.

Les troupes françaises, prises à l'improviste, déploient du sang-froid, de l'énergie, de la persévérance. Ils parviennent à se réunir et à gagner du terrain, aidés des troupes irlandaises au service de Louis XIV. Ils reprennent le dessus.

Le régiment des Vaisseaux réussit à forcer le retranchement construit par les Impériaux à l'entrée de la ville, près du débouché de l'aqueduc.

Les troupes d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont malmenées dans la plupart des combats de rue, les magistrats de la ville refusent de se déclarer en sa faveur. Il songe donc à se retirer. Garnissant de troupes la porte Sainte-Marguerite, il se replie vers cette issue et après un combat furieux dans une église, évacue la ville.

En l'absence du colonel Lally, le major Daniel O'Mahony prend le commandement du régiment de Dillon et repousse l'attaque surprise d'Eugène-François de Savoie-Carignan, forçant à la retraite les troupes impériales et sauvant ainsi la ville de Crémone.

Il est chargé d'apporter au roi la nouvelle à Versailles. Le roi le fait colonel. Il devient connu comme le brave de Crémone et gagne ainsi sa renommée internationale.

Eugène-François de Savoie-Carignan échoue ainsi dans sa tentative de prendre la porte du Pô.

Cependant, François de Neufville est fait prisonnier, suscitant l'ironie des chansonniers :

Par la faveur de Bellone,

Et par un bonheur sans égal,

Nous avons conservé Crémone,

Et perdu notre général.

Cette bataille aussi appelée surprise de Crémone coûte de part et d'autres environ 1 200 hommes, tués ou blessés.

Dans sa retraite, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare de postes et de magasins sur l'Oglio.

Il rentre ensuite dans ses cantonnements et resserre Mantoue.

15 000 hommes de renforts lui étant arrivés, Eugène-François de Savoie-Carignan enlève sous cette ville le village de Cerese.

René III de Froulay défend Mantoue assiégée et reçoit 3 blessures. en 1702.

Louis-Joseph de Vendôme prend le commandement de l'armée française.



Marie-Louise Gabrielle de Savoie Régente de l'Espagne

Bataille de Luzzara

Mort de François Joseph de Créquy Marquis de Créquy

Le 12 juillet 1702 à Crémone, Philippe V d'Espagne vient en personne à la tête d'un petit contingent d'environ 2 000 soldats, pour défendre les possessions d'Espagne en Italie.

Philippe V d'Espagne confie la régence de l'Espagne à Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son épouse.

Il rejoint l'armée française composée d'environ 30 000 hommes commandés par Louis-Joseph de Vendôme.

Ils sont rejoints par un contingent du prince de Vaudémont, gouverneur général du Milanais pour le compte du roi d'Espagne

L'armée impériale est un peu moins nombreuse, mais à l'avantage du soutien de la population qui désire mettre fin à l'occupation espagnole.

Dans ses rangs se trouve Charles Thomas de Lorraine-Vaudémont, fieldmarshall de l'armée autrichienne, fils de Charles Henri de Lorraine-Vaudémont.

Dans ses mémoires, Saint Simon raconte que les deux armées arrivent ensemble le 15 août 1702 sur les 4 heures de l'après-midi, de part et d'autre d'une digue, près de la ville de Luzzara, sur la rive droite du Pô, sans apparemment avoir connaissance de la présence de l'autre.

Selon d'autres auteurs, Eugène-François de Savoie-Carignan serait arrivé le premier pour tendre une embuscade.

L'armée française doit combattre en ordre de marche et non en ordre de bataille.

Jacques Éléonor Rouxel participe à cette bataille.

Ferdinand de Marsin prend part à cette bataille où il se couvre de gloire.

Le combat est très violent.

La nuit met fin aux hostilités et les deux camps en profite pour fortifier leur position.

François Joseph de Créquy meurt à Luzzara en 1702.

Après la bataille, les deux armées restent longtemps à proximité l'une de l'autre.

Les deux camps revendiquent la victoire, à Paris comme à Vienne on célèbre la victoire par une messe.

Les Français, à l'approche de la mauvaise saison, quittent la région le 4 novembre 1702, mettant ainsi fin à la campagne de 1702.


Eugène de Savoie par Jacob van Schuppen John Churchill signant une dépêche à Blenheim - par Robert Alexander Hillingford

Bataille de Höchstädt

Bataille de Blenheim

Camille d'Hostun Prisonnier

Une armée franco-bavaroise de 60 000 hommes avec 50 canons, sous le commandement de Camille d'Hostun, et de Maximilien II Emmanuel de Bavière, Électeur de Bavière, avance vers Vienne, la capitale autrichienne.

Pour contrer cette menace le commandant autrichien, Eugène-François de Savoie-Carignan se déplace vers le nord tandis que ses alliés Britanniques et Hollandais vont vers le sud à partir de la Flandre.

Une fois réunis, ils rencontrent le 13 août 1704 leurs opposants dans le petit village bavarois de Blenheim (en allemand Blindheim), près d'Höchstädt.

L'armée de la Grande Alliance compte 52 000 hommes avec 60 canons. Elle comprend des contingents hollandais, britanniques, hanovriens, prussiens, hessois et danois placés au centre. Eugène-François de Savoie-Carignan est sur la droite. Un troisième groupe est sur la gauche appuyé sur le Danube.

La bataille commence à midi par une canonnade, avec les alliés attaquant à gauche et deux fois repoussés, tandis que l'aile gauche française attaque Eugène-François de Savoie-Carignan qui tient bon.

La cavalerie française, inhabituellement placée au centre, est affaiblie par l'obligation de renforcer les flancs. Elle est attaquée par les 60 canons de John Churchill et mise en déroute vers 17 heures.

Ensuite John Churchill attaque à gauche et jette les Français à la rivière.

Ferdinand de Marsin protège la retraite.

Les troupes de Savoie nettoient le terrain des adversaires restants.

Les pertes des Franco-Bavarois sont d'environ 13 000 hommes et 17 000 prisonniers.

Celles des alliés sont d'environ 12 000 hommes.

Camille d'Hostun est fait prisonnier et conduit à Nottingham (Angleterre).

Pendant sa détention, Louis XIV octroie Camille d'Hostun le gouvernement de la Franche-Comté.

Les Britanno-Hollando-Autrichiens remportent une victoire décisive.

Les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin tandis que la Bavière est occupée.

Les alliés de la France, la Savoie et le Portugal changent rapidement de camp.

Maximilien II Emmanuel de Bavière perd ses terres.

John Churchill, Premier duc de Marlborough donne le nom de Blenheim au château familial.

Cette défaite met un terme définitif aux velléités d'intervention de Louis XIV en Europe centrale.



Charles-Eugène de Lévis Brigadier Maréchal de camp

Charles-Eugène de Lévis obtient le grade de maréchal de camp en 1704.


Joseph Ier de Habsbourg

Mort de Léopold Ier de Habsbourg

Joseph Ier de Habsbourg Empereur germanique

Joseph Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

Joseph Ier de Habsbourg Archiduc d'Autriche

Léopold Ier de Habsbourg meurt à Vienne le 5 mai 1705.

Joseph Ier de Habsbourg, son fils aîné lui succède et devient Empereur germanique, Roi de Hongrie et Archiduc d'Autriche.

Il a à son service Eugène-François de Savoie-Carignan qu'il fait entrer dans ses conseils et pour qui il est comme un frère.

Toute la durée de son règne sera marquée par la révolte de François II Rakoczy en Hongrie orientale.

Joseph Ier de Habsbourg n'a que deux filles et il parait évident qu'il n'aura pas d'autres enfants.

Seul Charles VI de Habsbourg représente encore un avenir pour la dynastie.



Siège de Montmélian

Bataille de Cassano

Mort de Joseph de Lorraine

Mort du Prince de Wurtemberg

Eugène-François de Savoie-Carignan blessé

En 1705, l'armée de Louis-Joseph de Vendôme, qui a reçu des renforts, tente de soumettre Victor-Amédée II de Savoie, récent allié des Autrichiens.

Louis XIV met le siège devant Montmélian en 1705.

Prise, la citadelle est détruite en 1706, sur ordre du roi de France et le conseil de Sébastien Le Prestre.

La colline qui l'accueillait est aujourd'hui nue et est devenue un belvédère.

Victor-Amédée II de Savoie implore l'empereur de lui envoyer de l'aide.

Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant ces renforts, se trouve opposé à Philippe de Vendôme, le grand prieur.

Cet homme, un dilettante, se laisse surprendre sur les rives de l'Adda par l'attaque féroce d'Eugène-François de Savoie-Carignan, mais celui-ci, plus à cause de la profondeur du fleuve qu'à cause de la résistance des Français, ne parvient pas à traverser et décide de reporter son attaque sur Cassano en Lombardie au nord de l'Italie.

Le 16 août 1705, grâce à une marche forcée, Louis-Joseph de Vendôme se trouve face à lui, ce qui ne détourne pas Eugène-François de Savoie-Carignan de son idée.

Il attaque si violemment l'armée française, que ses troupes parviennent à traverser et poussent leurs ennemis à l'eau.

Ceux-ci reviennent à la charge et obligent les Impériaux à retraverser.

Pendant une heure, malgré les efforts Louis-Joseph de Vendôme qui se met 2 fois à la tête de ses troupes pour les ramener au combat, les Français sont de nouveau repoussés avec pertes au delà de l'Adda, par la droite de l'armée impériale.

L'attaque n'est pas moins rude sur le flanc droit des Français dont plusieurs bataillons sont renversés.

Mais les Autrichiens ne parviennent pas à y soutenir leur assaut car leurs armes à feu sont mouillées après avoir traversé la rivière. Ils sont repoussés, et beaucoup périssent noyés.

Les Autrichiens ne parvenant pas à traverser le fleuve, le combat tourne donc finalement à l'avantage des Français.

Louis-Joseph de Vendôme et Jacques Éléonor Rouxel gagnent cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan qui se trouve durant l'action au plus fort du feu, ordonne le repli.

La bataille, commencée à une 13 heures, finit à 17 heures.

Les deux camps subissent de fortes pertes, mais les Français en sortent victorieux.

Les Impériaux qui ne sont pas poursuivis, se retirent sur Treviglio.

La nuit du combat, Eugène-François de Savoie-Carignan fait conduire les blessés à Palazzuolo, où selon un état du commissaire impérial, on en compte 4 347.

Ils laissent sur le champ de bataille 6 584 hommes et 1 942 prisonniers.

Parmi les blessés se trouvent le prince Joseph de Lorraine et le prince de Wurtemberg qui meurent de leurs blessures.

Eugène-François de Savoie-Carignan est également blessé.

La résistance française à Cassano ruine toutes les dispositions qu'avait prises Eugène-François de Savoie-Carignan pour pénétrer en Piémont et pour secourir Victor-Amédée II de Savoie, qui se trouve ainsi fort pressé.

Elle contraint les Impériaux à prendre leurs quartiers d'hiver sur place.



Conquête du Montferrat

Victor-Amédée II de Savoie en Piémont

Perte de la Savoie par Victor-Amédée II de Savoie

En 1706 et 1707, Eugène-François de Savoie-Carignan fait rentrer tout le Milanais et la Lombardie sous l'obédience de Joseph Ier de Habsbourg.

En 1706, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Montferrat, pour le compte de Victor-Amédée II de Savoie.

En 1706, par une victoire d'Eugène de Savoie près de Turin, Victor-Amédée II de Savoie peut rentrer dans le Piémont.

Mais une nouvelle défaite de Victor-Amédée II de Savoie lui fait perdre la Savoie.

Lors des campagnes difficiles de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV confie à Philippe II d'Orléans l'armée d'Italie.

Philippe II d'Orléans prouve sa bravoure à Turin en 1706.



Charles-Eugène de Lévis Lieutenant général des armées

Charles-Eugène de Lévis obtient le grade de lieutenant général des armées en 1707.


Cloudesley Shovell, (1650–1707) - par Michael Dahl

Siège de Toulon

Siège de Toulon

Eugène-François de Savoie-Carignan et Victor-Amédée II de Savoie traversent la Savoie et la Provence.

Eugène-François de Savoie-Carignan traverse le Var le 11 juillet 1707.

Malgré le dilettantisme de Victor-Amédée II de Savoie, Eugène-François de Savoie-Carignan atteint Fréjus le 16 juillet 1707, faisant sa jonction avec Cloudesley Shovell et la flotte anglaise.

Mais l'attentisme de Victor-Amédée II de Savoie ralentit à nouveau la progression vers l'arsenal de Méditerranée.

Cela laisse aux troupes de Jacques Ier Fitz-James, stationnées en Espagne, suffisamment de temps pour appuyer René III de Froulay avant l'arrivée des assaillants le 26 juillet 1707.

Eugène-François de Savoie-Carignan met le siège devant Toulon le 29 juillet 1707.

Le 14 août 1707, René III de Froulay reprend les hauteurs de Sainte-Catherine, que les Impériaux ont prises la semaine précédente.

Eugène de Savoie-Carignan, voyant ses arrières près d'être coupés et réalisant la distance qui reste à franchir pour assiéger Toulon, n'a plus qu'à renoncer à son offensive le 22 août 1707.

Les forces franco-espagnoles repoussent les troupes impériales le 23 août 1707.

Eugène de Savoie-Carignan repasse le Var, perdant 10 000 hommes dans cette équipée.

Le seul bénéfice de cette campagne est le sabordage de 50 vaisseaux, que les Français ont entrepris de peur que l'ennemi ne s'empare de cette flotte, ce qui met pour longtemps un terme à leur influence en Méditerranée.



Campagne de Flandres

Prise de Bruges

Prise Gand

Prise de Lessines

Bataille d'Audenarde

En 1708, Louis XIV tente de renouveler l'invasion des Flandres avec cette fois une armée beaucoup plus importante.

Les 100 000 hommes de l'armée française soit 130 bataillons d'infanterie et 216 escadrons de cavalerie sont massés près de Mons.

L'Angleterre ne peut opposer d'emblée que 90 000 Anglo-hollandais soit 112 bataillons d'infanterie et 197 escadrons de cavalerie.

Ils stationnent sur la défensive au sud de Bruxelles.

Les armées alliées d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont à Coblence, groupées sur le Rhin.

Ces deux armées sont donc disjointes.

En juin 1708, John Churchill est le généralissime des forces coalisées.

Il doit faire sa jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, commandant les forces du Saint-Empire, avant d'affronter l'ennemi.

Les forces françaises sont dirigées:

Soutenu par Louis XIV, Jacques François Édouard Stuart participe à la campagne de Flandres de 1708 à 1709 aux côtés des petits-fils du roi.

Louis-Joseph de Vendôme préconise d'attaquer la place d'Huy, avec l'idée de forcer John Churchill à intervenir avec des forces inférieures, tandis que les ordres de Louis XIV sont d'attaquer dans les Flandres.

L'armée française fait marche vers l'est jusqu'à Braine-l'Alleud, quelques 25 km au sud de Bruxelles, menaçant la citadelle voisine de Louvain. Pour couvrir ces deux places, John Churchill dispose ses forces quelques kilomètres au sud de Louvain.

Mais l'armée française demeure dans ses retranchements pendant un mois.

Le 5 juillet 1708, l'armée française fait marche vers l'ouest. John Churchill envoie 300 hommes qui s'oppose aux Français qui s'emparant des places de Bruges et de Gand.

Pendant ce temps, Eugène-François de Savoie-Carignan progresse vers les Flandres, atteint Audenarde et opère sa jonction avec John Churchill.

Les troupes françaises tiennent à présent toute la vallée de l'Escaut, depuis Valenciennes jusqu'à la Mer du Nord.

Seule la citadelle d'Audenarde reste aux mains des coalisés.

Que cette place vienne à tomber, et les communications seraient coupées avec l'Angleterre.

John Churchill devine la tactique des Français pour s'emparer de la place d'Audenarde, à savoir progresser par la rive orientale de l'Escaut pour attaquer de flanc l'armée britannique, tout en maintenant l'essentiel des troupes en couverture sur le front principal.

L'armée française fait en effet mouvement à partir du 8 juillet 1708 vers Lessines.

Charles Armand de Gontaut-Biron, Lieutenant-général, commande l'avant-garde française.

Il a l'ordre de Louis-Joseph de Vendôme d'attaquer sans retard.

Simultanément, John Churchill amène ses troupes à marches forcées vers Lessines, dont il s'empare le 10 juillet 1708.

La bataille d'Audenarde ou Oudenarde a lieu aux abords de la ville flamande du même nom, en Belgique, le 11 juillet 1708.

Avec le seul escadron des Gendarmes Écossais, Louis III de Mailly-Nesle bat 2 escadrons ennemis.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

John Churchill ordonne à nouveau une marche forcée, pour poster 11 000 hommes sur l'autre berge de l'Escaut, à l'endroit où les Français franchissent la rivière. Il confie cette manœuvre à William Cadogan, général de cavalerie irlandais, son aide de camp.

William Cadogan parvient facilement à contenir l'ennemi sur l'autre rive, pendant que John Churchill fait franchir l'Escaut par le reste de son armée, près de 100 000 hommes.

William Cadogan ordonne à un escadron de dragons commandé par le général danois Jørgen Rantzau, d'encercler les éclaireurs de l'avant-garde française en reconnaissance sur la rive droite de l'Escaut, et de ne laisser personne s'enfuir. Ce coup de main échoue, et quelques fuyards peuvent prévenir Charles Armand de Gontaut-Biron que des troupes ennemies se massent sur la rive droite.

Charles Armand de Gontaut-Biron part se rendre compte par lui-même et se trouve décontenancé devant l'importance du dispositif anglais, à un endroit totalement inattendu. Par ailleurs, ses éclaireurs l'ont mis en garde contre l'état boueux du sol sur la berge opposée, qui limitera la mobilité de la cavalerie.

Il hésite sur le parti à prendre. Il estime qu'il ne peut exécuter l'ordre d'attaque avec seulement 7 bataillons de mercenaires suisses dont celui commis à la garde des pontons, et 20 escadrons contre 20 bataillons.

Sur ces entrefaites, Eugène-François de Savoie-Carignan franchit l'Escaut avec 20 escadrons de Prussiens et occupe quelques points clef sans rencontrer d'opposition.

Finalement, les troupes de Charles Armand de Gontaut-Biron commencent à manœuvrer lorsqu'elles sont arrêtées par la première brigade d'infanterie anglaise, menée par John Campbell, 2e duc d'Argyll, un jeune officier.

William Cadogan, sur un signal de John Churchill, attaque avec sa cavalerie les 7 bataillons de Charles Armand de Gontaut-Biron.

L'assaut anglais est mené pour l'essentiel par les escadrons de Rantzau qui compte dans ses rangs George II de Grande-Bretagne, le futur roi d'Angleterre.

L'infanterie suisse est promptement rejetée à la rivière, et les escadrons français sont détruits, lorsque l'arrivée du corps de cavalerie française contraint les Anglais à se replier.

Louis le Petit Dauphin commet à ce moment une erreur décisive en lançant une contre-attaque immédiate, contre l'avis de Louis-Joseph de Vendôme.

L'aile droite française engage donc les lignes des coalisés sur Eyne, pendant que l'aile gauche reste passivement en faction sur Huy, laissant le temps aux Anglais de se regrouper sur cette aile.

Les 28 escadrons de cavalerie couvrent ainsi le flanc droit de l'infanterie de William Cadogan, qui supporte le choc décisif vers 16 heures.

Louis le Petit Dauphin donne le signal de l'attaque des escadrons prussiens.

Malgré un combat acharné, les assaillants sont débandés.

À ce moment, Louis-Joseph de Vendôme décide de lancer une attaque au corps-à-corps avec 12 régiments d'infanterie.

Il n'y a alors plus aucune liaison entre les deux généraux :

Louis-Joseph de Vendôme demande à Louis le Petit Dauphin la permission d'engager la deuxième aile, ce qui lui est refusé, mais le courrier ne parvient pas à transmettre cette réponse. La situation empire tandis que Louis-Joseph de Vendôme attend toujours la réponse de l'état-major.

Louis-Joseph de Vendôme déploie ses troupes, menaçant d'envelopper le flanc gauche des Anglais. À l'approche des régiments du Duc d'Argyll, les lignes anglaises se déploient, mais ne parviennent pas à desserrer l'étau des Français.

John Churchill déplace à ce moment son quartier général sur le flanc gauche menacé, laissant à Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement du flanc droit, toujours attaqué par le corps d'armée principal des Français.

Tandis que son collègue subit une pression croissante, John Churchill imagine une manœuvre décisive, consistant à renforcer l'aile gauche avec 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, pour envoyer les 20 bataillons du général prussien Carl von Lottum en renfort vers les troupes du Eugène-François de Savoie-Carignan.

Puis John Churchill prépare une double manœuvre d'enveloppement. Il a sous ses ordres toute l'armée des Provinces-Unies, commandée par le Field Marshal Hendrik Overkirk, un officier aguerri.

Toutefois, ces troupes ne peuvent franchir l'Escaut sur de simples pontons en moins d'une heure.

Pour dégager les ponts de pierre d'Audenarde, John Churchill dépêche la cavalerie d'Eugène-François de Savoie-Carignan, qui lance son assaut sur l'État-major Français.

Cette attaque est repoussée par les escadrons de la Maison du Roi, et John Churchill, ne disposant plus que de ses 18 bataillons d'auxiliaires hessiens et hanovriens, doit se limiter à contenir les assauts de la cavalerie française.

Vers 20h 30, les troupes d'Hendrik Overkirk atteignent finalement leur objectif et commencent à encercler le flanc droit des Français, en conjonction avec une attaque simultanée de John Churchill et d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Cette fois, l'assaut réussit complètement, débandant l'aile droite ennemie et faisant de nombreux prisonniers.

L'obscurité empêche le vainqueur de poursuivre les Français, et d'anéantir le reste de leur armée.

Les Français perdent dans cette bataille 15 000 hommes dont environ 8 000 prisonniers, et 25 canons, les coalisés perdant moins de 3 000 hommes.

Près de la moitié des troupes françaises ne participe pas au combat.

Un grand nombre de fantassins et de cavaliers se tiennent en réserve sur une hauteur surplombant au nord la Norken. La cavalerie ne charge pas, principalement parce que l'idée générale prévaut que le terrain, trop boueux, est impraticable.

L'aile droite anglaise aurait probablement pu être anéantie si l'aile gauche française était intervenue.

Il semble qu'une attaque conjuguée de toutes les forces françaises :

aurait décidé d'une victoire française.

Les troupes françaises se replient sur Gand, l'état-major en proie aux déchirements internes que l'on devine. Seuls les pontons maintenus intacts par les corps de sapeurs sauvent l'armée du Roi-Soleil du désastre.


Siège de Lille - 1708

Bataille de Wattignies

Prise de Lille

Prise de Gand

La route de France étant désormais dégagée, Eugène-François de Savoie-Carignan marche vers le sud dans les jours qui suivent avec 75 000 hommes pour porter le combat sur le territoire français.

Louis François de Boufflers arrive juste à temps, le 28 juillet 1708 avec un contingent de 15 000 hommes.

Antoine V de Gramont participe à cette campagne.

Jean-Baptiste Desmarets se distingue lors de ce siège.

Louis François de Boufflers parvient à défendre Lille jusqu'au 12 août 1708 mais, obligé de l'abandonner, il se replie dans la nouvelle citadelle.

À fin septembre 1708, Louis François de Boufflers envoie un appel à l'aide à Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg.

Ce dernier, avec 2000 cavaliers, parvient à forcer les lignes anglo-autrichiennes et apporte un chargement de 40 000 livres de poudre aux assiégés.

Louis XIV envoie des troupes fraîches depuis Paris vers Lille.

Elles sont confrontées au double cercle défensif construit par John Churchill autour de Lille. Le système défensif s'appuie sur la rivière Deûle à l'ouest avec des marais environnant et sur la rivière la Marque à l'est.

Les deux armées se trouvent en contact sur un front ouest-est entre Wattignies et Fretin, au sud de Lille.

Le principal engagement se déroule à Wattignies au lieu dit champ de bataille.

Les Français tentent de passer sur le flanc ouest. Ils sont mis en déroute le 22 octobre 1708.

Il n'y a plus d'espoir pour Louis François de Boufflers qui doit capituler finalement avec 8 000 survivants le 28 octobre 1708.

John Churchill et Eugène-François de Savoie-Carignan se retournent alors vers Gand, où les troupes battues à Audenarde se sont repliées, et s'emparent de cette place le 29 décembre 1708.

Les Français doivent évacuer les Flandres et le Hainaut.

La presque totalité des places fortes du Nord de la France sont alors sous le contrôle des Austro-Anglais coalisés.

Louis XIV refuse les conditions de paix humiliantes.



Charles VI de Habsbourg reconnu comme Roi d'Espagne par Clément XI

Les revers des troupes franco-espagnoles face à l'Empire laissent à découvert les États pontificaux. Eugène-François de Savoie-Carignan y fait entrer ses troupes.

Clément XI doit se résigner à reconnaître Charles VI de Habsbourg comme roi d'Espagne en 1709.



Famine en France

Bataille de Malplaquet

Claude Louis Hector de Villars Pair de France

L'hiver 1709 est l'un des plus rigoureux de ce début de siècle. S'ajoute une crise économique entraînant une famine très meurtrière.

Les caisses de l'État sont pratiquement vides et la population est soumise au lourd fardeau de l'occupation ennemie.

En 1709, Louis Antoine de Noailles vend son argenterie pour soulager le peuple, accablé par la famine.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy est l'un des inspirateurs de l'appel au sursaut national lancé par Louis XIV en 1709.

Le commandement de l'armée du Nord est rendu à Claude Louis Hector de Villars. Celui-ci ne perd pas de temps et œuvre à sa réorganisation.

Les alliés cherchent à exploiter l'avantage obtenu l'année précédente grâce à Audenarde et à Lille.

Les Français tentent timidement de soutenir Mons assiégé après la chute prématurée de Tournai fin juillet 1709.

Les forces alliées, la plupart autrichiennes et hollandaises, sont commandées par John Churchill, Duc de Marlborough, et Eugène-François de Savoie-Carignan.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse combat sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan et participe directement à la bataille.

Jacques François Édouard Stuart participe à cette bataille.

Les Français sont commandés par Claude Louis Hector de Villars.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Le 11 septembre 1709, à Malplaquet au sud de Mons en Belgique, Eugène-François de Savoie-Carignan amorce une offensive sur l'aile gauche française.

Il y a massé 83 bataillons et n'en laisse que 30 face à l'aile droite française qui, elle, en compte 70.

L'idée directrice de ce plan est de forcer Claude Louis Hector de Villars à engager ses réserves et ainsi à affaiblir son centre.

Il fait au contraire glisser sa première ligne.

Les cavaleries de la maison du roi sous Guillaume François Gibert de Lhène et celles du prince de Hesse-Cassel s'affrontent au centre.

Claude Louis Hector de Villars et Antoine V de Gramont sont blessés lors de cette bataille.

Lorsque la situation est stabilisée, Louis François de Boufflers qui remplace Claude Louis Hector de Villars, préfère ordonner le repli.

Dans cette bataille, la plus sanglante de la guerre de Succession d'Espagne, les alliés sont victorieux mais perdent 20 à 25 000 hommes et renoncent à envahir la France.

Les Français ne perdent qu'environ 12 000 hommes, et se replient en bon ordre sur Bavay et Valenciennes.

Encore une défaite comme ça, sire, et nous avons gagné la guerre.

Les Français croient John Churchill mort qui n'est que blessé.

C'est l'origine de la chanson populaire "Marlbrough s'en va-t-en guerre".

Ce bilan mitigé leur donne aux Français un léger avantage qui leur permet de poursuivre la guerre.

Claude Louis Hector de Villars est fait pair de France en 1709.


Claude Louis Hector de Villars à la Bataille de Denain - Peinture de Jean Alaux (1788-1858)

Prise du Quesnoy

Bataille de Denain

En mai 1712, dans ce contexte calme mais fragile Claude Louis Hector de Villars décide de reprendre l'offensive.

Les alliés, hollando-anglo-saxons sont installés le long de la Scarpe entre Douai et Marchiennes, où est situé le dépôt de ravitaillement. Ils occupent Denain et Landrecies.

Plus tard les Anglais trahiront leurs alliés austro-hollandais, se repliant soudainement sur les ordres secrets de Londres.

Les Français rassemblent une armée de 200 000 hommes sur la frontière du Nord, s'étirant d'Arras à Cambrai.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Claude Louis Hector de Villars veut ainsi contrôler toute offensive ennemie sur les places de Condé-sur-l'Escaut, Valenciennes et Le Quesnoy.

En juin 1712, Eugène-François de Savoie-Carignan, à la tête des impériaux, prend l'initiative.

Malgré la réputation flatteuse des fortifications, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Quesnoy en 6 jours.

Le gouverneur de la cité, monsieur de la Badie, est alors embastillé pour s'expliquer sur sa prétendue médiocre résistance.

M de la Badie sera rapidement libéré car la ville, aux mains des Autrichiens, assiégée par les Français Claude Louis Hector de Villars ne résistera qu'une journée de plus, soit 7 jours.

Le 17 juillet 1712, les anglais, après s'être séparés des alliés austro-hollandais, campent à Avesnes-le-Sec.

Le clocher d'Avesnes-le-Sec est incendié le 17 juillet 1712.

Pendant ce temps Eugène-François de Savoie-Carignan renforce le camp de Denain par une ceinture de fortifications.

Devant l'impatience de Versailles, Claude Louis Hector de Villars doit tenter quelque chose pour reprendre l'initiative.

Les troupes françaises sont au sud du Cateau à Mazinghien. Après un examen minutieux du dispositif ennemi, Claude Louis Hector de Villars décide dans le plus grand secret de porter son attaque à Denain.

Des cavaliers sont envoyés tout le long de la Selle, pour prendre possession des ponts. Ainsi un détachement arrive à Haspres et prend position dans la soirée du cours du moulin, bloquant ainsi le franchissement de la rivière.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 1712 les troupes se mettent en marche et prennent la direction de Landrecies où se trouve Eugène-François de Savoie-Carignan. Cette manœuvre de diversion a pour but d'obliger les alliés à se renforcer sur ce point et ainsi alléger leur aile droite à Denain. L'ennemi mord à l'appât.

À l'aube du 24 juillet 1712, Claude Louis Hector de Villars fait pivoter le long de la Selle son armée et la dirige en 3 colonnes vers Denain.

À 5 heures du matin (7 heures actuellement, avec l'horaire d'été), Villars et ses principaux lieutenants établissent leur plan d'attaque à Avesnes-le-Sec. Ils choisissent le moulin comme point d'observation de la plaine environnante.

À 7h00 les fantassins français sont à Neuville-sur-Escaut. Aussitôt l'ordre de franchir les ponts enjambant l'Escaut est donné.

À 8h00 les alliés sont étonnés de la présence française dans le secteur.

Albermarle fait prévenir Eugène-François de Savoie-Carignan. Celui-ci ne s'inquiète pas de la situation.

À 13h00 l'assaut de la palissade de Denain est donné. Les sapeurs, la hache à la main, entrainent l'infanterie qui se rue sur l'ennemie baïonnette au canon. Les alliés pris de panique s'enfuient et encombrent le pont du moulin, qui s'écroule sous leur poids, entraînant ainsi à la noyade des milliers de fantassins.

Eugène-François de Savoie-Carignan, parti trop tard, tente de franchir l'Escaut à Prouvy pour secourir Albermarle.

Sous le commandement de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, des régiments français venus en renfort parviennent à repousser pendant plusieurs heures les assauts des Autrichiens.

La journée déclinant, les Français font sauter le pont pour empêcher qu'il ne tombe aux mains de l'ennemi.

Sur son flanc gauche, Eugène est bloqué par l'Escaut et ne peut contre-attaquer pour prendre Denain qui reste donc aux mains des Français.

La victoire française, permet après plusieurs défaites, de négocier une paix favorable.



Négociation entre la France et l'Autriche

Eugène-François de Savoie-Carignan et le Claude Louis Hector de Villars mènent des négociations entre la France et l'Autriche à partir de novembre 1713.



Naissance d'Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan

Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan naît en 1714, fils de Louis-Thomas de Savoie-Carignan et d'Uranie de la Cropte.



Guerre vénéto-austro-ottomane

Frédéric Louis de Hohenzollern-Hechingen est Maréchal impérial.

Frédéric Louis de Hohenzollern-Hechingen participe activement à la Guerre vénéto-austro-ottomane (1714-1718) sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan.


Palais du Belvédère à Vienne

Construction du Belvédère à Vienne

De 1714 à 1723, Eugène-François de Savoie-Carignan fait construire le Palais du Belvédère par Lukas von Hildebrandt.

Il y rassemble ses collections d'art et de livres. On peut voir plus de 15 000 ouvrages de sa collection à la Bibliothèque nationale autrichienne (Österreichische Nationalbibliothek).



Bataille de Petrovaradin

Mort de Silâhdâr Ali

Prise de Timisoara

Les origines albanaises du Pape Clément XI jouent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il est le promoteur de la Ligue européenne contre les turcs.

En 1716, pendant la troisième guerre austro-turque, le grand vizir Silâhdâr Ali rassemble à Belgrade une armée forte de plus de 100 000 hommes, dont 40 000 janissaires, 20 000 spahis et 10 000 tatars, ainsi que de la cavalerie kuruc (hongrois hostiles aux Habsbourg).

Cette armée traverse la Save à Zemun à fin juillet 1716, et se déplace sur la rive droite du Danube en direction de Sremski Karlovci.

Le commandant des forces autrichiennes, Eugène-François de Savoie-Carignan, décide d'attaquer les turcs à Peterwaradin ou Peterwardein ou Petrovaradin en Serbie. Petrovaradin fait maintenant partie de l'agglomération de Novi Sad.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et Claude Florimond de Mercy participent à cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan organise la construction d'un campement fortifié à l'intérieur de la forteresse, et met en ordre de marche une armée impériale d'environ 80 000 hommes qui est stationnée à Futog.

La forteresse de Petrovaradin compte une garnison de 8 000 hommes, principalement des serbes, alors que l'armée autrichienne est quant à elle constituée environ pour moitié de régiments hongrois et croates.

Le 2 août 1716, a lieu la première escarmouche entre l'avant-garde autrichienne et des cavaliers ottomans.

Le 3 août 1716, Silâhdâr Ali atteint pratiquement Petrovaradin et envoie immédiatement 30 000 janissaires à l'assaut des positions impériales.

Les janissaires creusent des tunnels de sapes et commencent à bombarder la forteresse.

Le gros de l'armée autrichienne traverse le Danube sur deux pontons dans la nuit du 4 au 5 août 1716 et établit son campement.

Le 5 août 1716, à sept heures du matin, Eugène-François de Savoie-Carignan fait débuter l'offensive autrichienne.

Alors que le flanc droit, sous les ordres du prince Charles-Alexandre de Wurtemberg, prend d'assaut une batterie d'artillerie ottomane, le centre de l'armée impériale se déploie avec difficulté devant les petites portes de la forteresse.

Les janissaires mènent une contre-attaque immédiate et forcent les autrichiens à se replier dans la forteresse.

Eugène-François de Savoie-Carignan enraye cette contre-attaque en engageant ses renforts et envoie sa cavalerie sur les flancs ottomans dans une manœuvre d'encerclement.

Silâhdâr Ali ne parvient pas à briser cet encerclement avec ses spahis et il ne peut non plus regrouper ses troupes.

Les tatars se retirent avant même d'avoir engagé le combat.

Les ottomans étant en déroute, Eugène-François de Savoie-Carignan mène personnellement ses troupes contre le campement de Silâhdâr Ali.

Avec l'appui de la canonnade de 6 frégates de la flotte du Danube, les autrichiens remportent la bataille vers 14 heures.

Silâhdâr Ali meurt dans ce combat. Il est inhumé à la forteresse de Belgrade dans la tombe connue sous le nom Damad Ali Pašino Turbe.

Seulement 50 000 ottomans parviennent à regagner Belgrade.

Après la bataille, Eugène-François de Savoie-Carignan se tourne contre Timisoara et s'en empare malgré une résistance acharnée et les tentatives désespérées des ottomans pour secourir la ville.

Après la guerre, une église sera bâtie sur la colline dominant le champ de bataille.

Elle est consacrée à Notre Dame de Tekije, également connue sous le nom de Marie des neiges.

Elle est utilisée à la fois par les confessions catholique et orthodoxe.



Eugène-François de Savoie-Carignan Gouverneur des Pays-Bas autrichiens

De 1716 à 1725, Eugène-François de Savoie-Carignan est gouverneur en titre des Pays-Bas autrichiens, remplacé par son ministre plénipotentiaire le marquis de Prié.



Bataille de Belgrade

Sous le règne de Charles VI de Habsbourg, Eugène-François de Savoie-Carignan remporte une grande victoire à Belgrade sur les Turcs à en 1717.

Charles de Bourbon se distingue lors de cette bataille.

Louis Auguste II de Bourbon sert dans l'armée d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Nommé peu après gouverneur du Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy commande une charge décisive de cavalerie lors de ce siège.

Charles VII Albert de Bavière se joint aux armées autrichiennes dans ces campagnes menées contre les Turcs et sert dans les corps auxiliaires bavarois.



Mariage de Joseph François de La Croix avec Marie-Françoise de Lévis

Joseph François de La Croix épouse le 20 janvier 1722 Marie-Françoise de Lévis. Leurs enfants sont :

Marie-Françoise de Lévis apporte la terre de Lévy.



Mariage de Charles de Rohan-Rochefort avec Éléonore Eugénie de Béthisy

Charles de Rohan-Rochefort épouse le 29 mars 1722 Éléonore Eugénie de Béthisy (1707-1757). Leurs enfants sont :



Érection de la terre de Lévis en duché-pairie

Charles-Eugène de Lévis est le dernier des marquis de Poligny.

Anciennement Poligny-en-Bourbon, la terre de Lévy-Neureux-Champroux prend le nom de Lévis.

Charles-Eugène de Lévis fait ériger, pour lui et ses descendants mâles, le 13 février 1723 cette terre en duché-pairie de Lévy.

Il comprenait alors les seigneuries :

À partir de ce moment, Lurcy-le-Sauvage est appelé Lurcy-Lévy, puis Lurcy-Lévis.



Charles-Eugène de Lévis Duc de Lévis

Majorité de Louis XV

Charles-Eugène de Lévis est le dernier des marquis de Poligny. IL est Lieutenant général des armées du roi et de la province du Bourbonnais, gouverneur de Mézières, et commandant en Franche-Comté.

Le 13 février 1723, Louis XV érige pour Charles-Eugène de Lévis et ses descendants mâles, les terres et seigneuries de Lurci, le Sauvage, Polligni,... en duché-pairie sous le nom de duché de Lévis ou Lévy.

C'est à partir de ce moment que Lurcy-le-Sauvage fut appelé Lurcy-Lévis.

Charles-Eugène de Lévis est reçut au parlement de Besançon le 22 février 1723, le Roi y tenant son lit de justice à l'occasion de sa majorité.



Naissance de Charles Eugène Gabriel de La Croix

Charles Eugène Gabriel de La Croix naît à Paris le 25 février 1727, fils de Joseph François de La Croix et de Marie-Françoise de Lévis.



Mort de Joseph François de La Croix

Joseph François de La Croix meurt à Paris le 24 juin 1728.

Il est inhumé le 26 juin 1728.

Son cœur est enterré près de Marie Élisabeth de Rochechouart de Mortemart, son épouse, dans le chœur de l'église de Picpus à Paris.

Orphelin à un an, Charles Eugène Gabriel de La Croix est élevé par Armand Pierre de La Croix de Castries, son oncle, Archevêque d'Albi.



Godefroi-Ernest von Wuttgenau Commandement de la citadelle de Philippsburg

Le baron Godefroi-Ernest von Wuttgenau reçoit d'Eugène-François de Savoie-Carignan le commandement de la citadelle de Philippsburg en décembre 1733.

La place-forte est délabrée.

Les fossés sont comblés par endroits au point que les remparts sont à portée de l'ennemi qui s'y présenterait.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau s'attaque en priorité à la remise en état des écluses de submersion des fossés.

Son ingénieur Gerhard-Cornelius von Walrave dirige les travaux de réparation et de confortement des ouvrages défensifs côté Est, contre lesquels les attaques s'étaient acharnées par le passé.



Mariage d'Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach avec Sophie-Charlotte de Brandebourg-Bayreuth

Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach est veuf d'Éléonore-Wilhelmine d'Anhalt-Köthen.

Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach épouse le 7 avril 1734 Sophie-Charlotte de Brandebourg-Bayreuth, fille de Georges II Frédéric de Brandebourg-Bayreuth et de Dorothée de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Beck. Leurs enfants sont :


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.



Mort de Charles-Eugène de Lévis Duc de Lévis, Comte de Charlus

Charles-Eugène de Lévis, Duc de Lévis-Charlus, aurait été fait Maréchal de France en 1734 par Louis XV.

Charles-Eugène de Lévis meurt à Paris le 9 mai 1734.

Marie-Françoise de Lévis, seule héritière, apporte la terre et le château de Lévis, à la famille de Castries, famille de son défunt époux.


Marie-Thérèse Cibo de Malaspina

Mariage d'Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan avec Marie-Thérèse Cibo de Malaspina

Mort d'Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan

Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan épouse par procuration à Massa en Toscane le 10 novembre 1734 Marie-Thérèse Cibo de Malaspina.

Les jeunes époux ne se rencontreront jamais. Le jeune prince meurt 13 jours après la signature du contrat.



Mort d'Eugène-François de Savoie-Carignan

À la fin de sa vie, Eugène-François de Savoie-Carignan, principal conseiller de Charles VI de Habsbourg, se consacre au gouvernement du Conseil de guerre aulique qu'il préside.

Début avril 1736, un de ses valets découvre Eugène-François de Savoie-Carignan étouffé dans son lit, sans doute à la suite des problèmes respiratoires qu'il a depuis longtemps. Il est enterré dans la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne.



Naissance de Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop

Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop naît en 1737, fils d'Anne Armand de Rosen-kleinroop (1711-1749) et de Jeanne Octavie de Vaudray et de Saint-rémy.



Mariage de Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen avec Marie-Anne de Savoie-Carignan

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen épouse à Paris le 17 avril 1738 Marie-Anne de Savoie-Carignan, nièce et seule héritière de l'immense fortune d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Marie-Anne de Savoie-Carignan a vingt ans de plus que lui.

Par cette union, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen devient propriétaire de grands domaines et d'une immense fortune.

Le couple ne sera pas heureux



Entrée de Charles Eugène Gabriel de La Croix au régiment du Roi-Infanterie

Charles Eugène Gabriel de La Croix entre au régiment du Roi-Infanterie en mai 1739.


Marie-Thérèse Cibo de Malaspina - par Bianca Spina

Mariage d'Hercule III de Modène avec Marie-Thérèse Cibo de Malaspina

Marie-Thérèse Cibo de Malaspina est veuve d'Eugène-Jean-François de Savoie-Carignan.

Hercule III de Modène épouse en 1741 Marie-Thérèse Cibo de Malaspina, Duchesse de Massa et Carrare. Leurs enfants sont :

Cette union donne au duché de Modène un accès à la mer Méditerranée.



Naissance d'Eugène-Guillaume Argenteau

Eugène-Guillaume Argenteau naît à Huy en 1741, actuellement en Belgique. Huy est alors situé dans les Pays-Bas méridionaux.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Lieutenant

Charles Eugène Gabriel de La Croix est Lieutenant le 23 août 1742.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Lieutenant du Roi en Languedoc et Gouverneur de Montpellier et Sète

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Lieutenant du Roi en Languedoc et Gouverneur de Montpellier et Sète le 1er décembre 1743.



Mariage de Charles Eugène Gabriel de La Croix avec Gabrielle Isabeau Thérèse de Rosset

Charles Eugène Gabriel de La Croix épouse le 19 décembre 1743 Gabrielle Isabeau Thérèse de Rosset de Rocozel. Leurs enfants sont :

Charles Eugène Gabriel de La Croix se montre vite un mari volage et trompe abondamment Gabrielle Isabeau Thérèse de Rosset de Rocozel.

Ils vivront séparés.



Mariage de Claude Esprit Jouvenel de Harville des Ursins avec Antoinette Marie Goyon de Matignon

Claude Esprit Jouvenel de Harville des Ursins épouse en la chapelle de l'Hôtel Matignon à Paris le lundi 10 février 1744 Antoinette Marie Goyon de Matignon. Leurs enfants sont :



Charles Eugène Gabriel de La Croix Mestre de camp du Régiment du Roi-Cavalerie

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Mestre de camp du Régiment du Roi-Cavalerie le 26 mars 1744.



Liaison de Charles Eugène Gabriel de La Croix avec Marie Anne Françoise de Noailles

Charles Eugène Gabriel de La Croix a une liaison avec Marie Anne Françoise de Noailles. Leur enfant est :



Naissance de Marie Marguerite Valette

Marie Marguerite Valette naît à Sedan le 30 janvier 1746, fille de Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie et de Marie Anne Françoise de Noailles.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Commandant général de la cavalerie

Charles Eugène Gabriel de La Croix est Maréchal de camp et Commandant général de la cavalerie en 1748.


Louise Augustine Salbigothon Crozat (vers 1775) - par Jean Ranc (1674–1735)

Mariage de Victor-François de Broglie avec Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers

Victor-François de Broglie est veuf de Marie Anne du Bois de Villiers.

Victor-François de Broglie épouse en la chapelle de la maison abbatiale des Vaux-de-Cernay le 11 avril 1752 Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers. Leurs enfants sont :

La famille vécut dans le grand hôtel de Broglie, acheté en mai 1752 par Victor-François de Broglie à M. de Langonnay et Dame Julliet de Franconville et toujours visible au 73 de la rue de Varenne.

Son titre de duchesse ouvre à Louise Augustine Salbigothon Crozat de Thiers les portes de la Cour où elle est présentée en mai 1752.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Commandant du corps expéditionnaire aux Caraïbes

En 1756, Charles Eugène Gabriel de La Croix commande le corps expéditionnaire aux Caraïbes, en particulier à Sainte Lucie qui lui doit le nom de sa capitale.


Bataille de Rossbach Friedrich Wilhelm von Seydlitz

Bataille de Rossbach

Mort de Jacques Pelet de Beaufranchet

L'armée franco-autrichienne est devenue un danger immédiat pour Frédéric II de Prusse après sa marche sur le Thuringe.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen manœuvrent les jours précédents afin d'éviter l'affrontement avec Frédéric II de Prusse.

Le matin du 5 novembre 1757, le camp de Frédéric II de Prusse se trouve entre Rossbach sur sa gauche et Bedra sur sa droite.

Le village de Rossbach se trouve dans la commune de Braunsbedra, dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne.

Les franco-autrichiens se trouvent en face entre Branderoda sur leur droite et Mücheln sur leur gauche.

Les franco-autrichiens avec environ 42 000 hommes disposent d'une supériorité numérique de 2 contre 1.

Leurs postes avancés dépassent toutes les parties du camp de Frédéric II de Prusse.

Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen est déterminé à prendre l'offensive.

Charles de Rohan-Soubise n'ose pas prendre le risque d'un affrontement et a probablement l'intention d'engager la bataille le plus tard possible avec l'idée de gagner quelques avantages par une action partielle.

Le plan des franco-autrichiens nécessite :

Ils pensent ainsi couper les forces de Frédéric II de Prusse des villes sur la Saale.

Les franco-autrichiens s'inquiètent du risque d'intervention des Prussiens sur leur flanc.

Frédéric II de Prusse passe la matinée à observer l'ennemi depuis le toit d'une maison de Rossbach.

Les premiers mouvements convainquent Frédéric II de Prusse que les Alliés déplacent leurs vivres du sud vers le nord. À midi il part déjeuner laissant le capitaine von Gaudi au poste d'observation.

L'officier a une toute autre interprétation des intentions des Alliés parce que les colonnes, que l'on peut observer de temps à autre au travers des ondulations du terrain, semblent tourner vers l'est en direction de Zeuchfeld. Frédéric II de Prusse s'aperçoit à son tour que la cavalerie et l'infanterie ennemies se sont rapprochées de Pettstädt, il réalise les intentions réelles de ses ennemis.

Frédéric II de Prusse saisit sans hésitation l'occasion. L'armée prussienne quitte ses quartiers et se déplace en laissant un petit contingent de troupes pour s'opposer à l'avant-garde française, le flanc protégé par la colline Schortau. Une 1/2 heure plus tard, Frédéric II de Prusse donne l'ordre d'attaquer l'ennemi.

Les Alliés en marche se partagent en grandes colonnes:

entre la première et la deuxième colonne se trouve l'artillerie.

L'aile droite de cavalerie est en tête alors que l'aile gauche de cavalerie se trouve à la queue des deux colonnes principales.

Au début, ils observent les consignes de distances, mais après Zeuchfeld, une certaine confusion s'installe.

Une partie de l'infanterie appartenant à la réserve s'insère entre les deux colonnes principales entravant les mouvements de l'artillerie.

Une petite troupe est lancée vers Rossbach.

Les Alliés constatent que les Prussiens se déplacent vers l'est, ils pensent que ces derniers sont sur le point de se retirer pour éviter d'être attaqués sur le flanc et sur l'arrière.

Les généraux Alliés ordonnent donc d'accélérer la marche, envoyant la première ligne et la cavalerie de l'aile droite vers Reichardtswerben. Ils font appel à une partie de la cavalerie de l'aile gauche afin de participer à l'opération. Cela se révèle une erreur fatale.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen ne comprennent pas que la manœuvre de Frédéric II de Prusse a pour but une attaque avant qu'ils prennent position.

Les franco-autrichien ont pris plus de 3 heures pour démonter leur campement et il leur paraît impossible que les troupes de Frédéric II de Prusse aient pu en faire autant en 6 fois moins de temps.

Les Prussiens ne se déploient pas en ordre de bataille face à Rossbach et Nahlendorf. Frédéric II de Prusse n'a pas l'intention de se placer parallèlement à l'ennemi ni de se retirer.

Comme son armée peut se déplacer 2 fois plus rapidement que ses adversaires, il a l'intention de faire un détour, caché par les collines de Janus et Pölzen, et fondre sur eux par surprise par l'est.

Le prussien Friedrich Wilhelm von Seydlitz avec tous les escadrons disponibles, se hâte à l'est de Rossbach, derrière la colline de Janus vers celle de Pölzen

Le colonel von Moller, avec 18 canons lourds, entre en action sur la colline de Janus à 3h15 contre les colonnes de la cavalerie alliée qui avancent vers lui, et l'infanterie prussienne suit aussi rapidement que possible.

La cavalerie alliée qui se trouve au nord de Reichardtswerben et bien en avance sur l'infanterie, est sous le feu de l'artillerie de Moller et subit de grosses pertes.

Comme il est habituel d'employer des armes lourdes pour protéger une retraite, les Alliés se contentent de ne mettre que quelques batteries en action.

Ils sont surpris lorsque les 38 escadrons de Friedrich Wilhelm von Seydlitz se jettent, à une vitesse incroyable, à la tête et sur le flanc droit de leurs colonnes depuis la colline de Polzen. Le résultat reste incertain pendant un court moment.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz lance son dernier escadron, et combat lui-même comme un simple soldat, il reçoit une grave blessure.

La mêlée se déplace rapidement vers le sud, au-delà de l'infanterie alliée, et finalement Friedrich Wilhelm von Seydlitz réaligne ses cavaliers dans un terrain creux près de Tagewerhen, prêts pour une prochaine attaque.

Ce premier épisode ne dure qu'une 1/2 heure, et pendant ce temps l'infanterie prussienne, répartie sur la gauche, descend de la colline de Janus afin d'affronter l'infanterie alliée, en pleine confusion et découragée.

Une grande partie de la cavalerie alliée a été réduite en morceaux et bon nombre de cavaliers piétinent les hommes en tentant de fuir.

L'infanterie alliée, comme avait tenté la cavalerie, essaie de déployer certains régiments à la tête de la colonne.

Les Français en particulier forment une ou deux colonnes et attaquent à la baïonnette.

Mais les canons de Moller, qui avaient avancé avec l'infanterie prussienne perforent les lignes d'attaque. Quand les Français arrivent à une distance efficace, l'attaque est anéantie par les rapides et méthodiques salves des Prussiens.

Pendant ce temps les Alliés tentent en vain de former une ligne de bataille. Les deux principales colonnes sont proches l'une de l'autre au cours de leur marche vers Pettstädt. La réserve qui est enchevêtrée entre les deux colonnes principales réussit à s'extraire seulement par morceaux, s'efforçant de se regrouper et l'artillerie de réserve essaie sans succès de faire de même.

L'infanterie prussienne encore échelonnée sur la gauche et qui a déjà repoussé les Français intervient rapidement contre cette masse désordonnée.

Quelques salves contre la tête et le flanc gauche de la colonne suffit à créer d'autres désordres, et puis depuis Tagewerben, les escadrons regroupés par Friedrich Wilhelm von Seydlitz chargent de manière inattendue l'ennemi. L'infanterie alliée rompt les rangs et s'enfuit.

Charles de Rohan-Soubise et Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen, tous deux blessés, réussissent à conserver un ou deux régiments compacts, mais le reste des troupes est dispersé dans la campagne.

La bataille a duré moins d'une heure et demie et le dernier sursaut de l'infanterie moins de 15 minutes.

Seulement 7 bataillons prussiens ont été engagés contre l'ennemi.

Friedrich Wilhelm von Seydlitz et Frédéric Henri Louis de Prusse, les commandants de la cavalerie et de l'infanterie ont été tous deux blessés.

Le total des pertes de l'armée prussienne se monte à 550 hommes contre environ 8 000 soldats hors de combat dont 5 000 prisonniers pour les Alliés.

Nicolas de Luckner montre une grande valeur lors de cette bataille.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se distingue lors de cette bataille où il reçoit deux blessures.

Jacques Pelet de Beaufranchet meurt lors de cette bataille.

Augustin-Joseph de Mailly est blessé à la tête d'un coup de sabre et est fait prisonnier.

Victor-François de Broglie participe à cette a bataille. Il garde ses troupes réunies et peut se retirer à Hanovre.

Augustin-Joseph de Mailly est l'ami de Frédéric II de Prusse.

Les conséquences de la bataille peuvent être qualifiées de modestes, l'adversaire principal de la Prusse reste l'Autriche et son énergique impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg.

Frédéric II de Prusse, après la bataille qu'il définit comme une promenade, est vénéré comme une idole en Angleterre et en Amérique du Nord, des rues et des auberges reçoivent son nom.

À Paris, ont lieu d'enthousiastes démonstrations de sympathie de la part de l'opposition constituée d'intellectuels autour de Voltaire et d'autres, parmi lesquels des représentants de l'aristocratie française, s'expriment en faveur du monarque prussien.

Blessé par cette défaite, Joseph-Frédéric de Saxe-Hildburghausen renonce à toutes affaires militaires.



Mariage d'Ernest-Frédéric III de Saxe-Hildburghausen avec Ernestine de Saxe-Weimar-Eisenach

Ernest-Frédéric III de Saxe-Hildburghausen est veuf de Christiane-Sophie-Charlotte de Brandebourg-Bayreuth.

Ernest-Frédéric III de Saxe-Hildburghausen épouse le 1er juillet 1758 Ernestine de Saxe-Weimar-Eisenach (1740-1786), fille de Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach. Leurs enfants sont :



Charles Eugène Gabriel de La Croix Lieutenant général

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Lieutenant général le 28 décembre 1758.


Palais Grumbkow à Stettin

Naissance de Sophie-Dorothée de Wurtemberg

Sophie-Dorothée Augusta Luisa von Württemberg ou Sophie-Dorothée de Wurtemberg naît au Palais Grumbkow à Stettin le 25 octobre 1759, fille de Frédéric-Eugène de Wurtemberg et de Frédérique-Dorothée de Brandebourg-Schwedt.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Maître de camp général de la cavalerie

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Maître de camp général de la cavalerie le 16 avril 1759.


Bataille de Kloster Kampen - En bleu les mouvements français Mort du chevalier d'Assas

Bataille de Kloster Kampen

Mort de Louis d'Assas

Pendant la guerre de Sept Ans, au cours de l'automne 1760, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, commandant de l'armée alliée, menace Hanovre occupée par les Français.

Pour créer une diversion, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg attire 20 000 soldats français plus à l'ouest.

Le commandement français se prépare à défendre la ville de Wesel, sur la rive orientale du Rhin, et décide de brûler les ponts à proximité de l'embouchure de la Lippe.

Le 4 octobre 1760, le régiment d'Auvergne quitte Weildungen, où il était cantonné, pour se rapprocher du Rhin.

Le régiment d'Auvergne arrive le 13 octobre 1760 à Neuss.

Le régiment d'Auvergne entre le 13 octobre 1760 dans le camp de Moers, non loin de la route qui va à l'abbaye de Camp ou Kloster Kamp.

Charles Eugène Gabriel de La Croix vient renforcer la garnison locale.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg entame alors le siège de Wesel avec la création de 2 ponts de bateaux.

Il se résout à une bataille contre l'armée de Charles Eugène Gabriel de La Croix dans le Kloster Kampen à l'ouest de la rivière.

Le général George Augustus Elliot commande l'avant-garde constituée :

La cavalerie hessoise et celle de Hanovre doivent constituer la réserve.

La bataille de Kloster Kampen ou Clostercamp (selon l'orthographe fluctuante de l'époque) en Westphalie commence au milieu de la nuit le 15 octobre 1760 et finie le 16 octobre 1760.

L'avant-garde alliée repousse les Français de Kloster Kampen et prend le pont sur le canal.

Le son de la bataille prévient le gros de l'armée française du début de l'offensive adverse.

L'aube s'est alors levée alors que les Anglais et les Prussiens s'apprêtent à passer à l'attaque.

Les régiments de Highlanders se mettent alors à déborder les ailes françaises.

Cela oblige les Français à se replier.

En danger, Charles Eugène Gabriel de La Croix décide de faire entrer dans la bataille ses réserves, qui rallient les régiments en retraite.

Il lance alors une contre-offensive contre l'infanterie alliée.

Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès commande le régiment de la reine lors de cette bataille.

L'attaque française surprend Anglais et Prussiens dont les régiments se désorganisent.

Ces derniers doivent alors se replier de l'autre côté du canal.

Malgré la mise en branle par Ferdinand de Brunswick-Lunebourg de ses réserves, celles-ci, trop éloignées du champ de bataille, ne peuvent arrêter la contre-offensive française.

À l'extrémité ouest du canal, George Augustus Elliot conduit 3 régiments de cavalerie britannique dans une charge qui provoque la confusion dans les rangs français.

Cela permet aux autres forces battant en retraite de toutes se replier sur l'autre rive sans trop de dommages.

Mais Ferdinand de Brunswick-Lunebourg est conscient que la victoire lui a échappé.

Ferdinand de Brunswick-Lunebourg réorganise ses troupes et se replie en direction du Rhin.

À son arrivée, Ferdinand de Brunswick-Lunebourg constate que les ponts flottants qu'il avait établis ont été détruits.

La traversée durera 2 jours.

Heureusement pour lui et ses hommes, Charles Eugène Gabriel de La Croix n'a pas ordonné la poursuite.

Le régiment d'Auvergne est sous les ordres :

Louis d'Assas en est capitaine en second des chasseurs d'Auvergne.

Charles Eugène Gabriel de La Croix se doutant d'une surprise, envoie Louis d'Assas à la nuit à la découverte.

À peine a-t-il fait quelques pas dans le bois voisin, des grenadiers ennemis l'environnent, le saisissent, et lui présentent la baïonnette, l'avertissant qu'au moindre bruit, il est mort.

Louis d'Assas semble d'abord obéir, puis tout à coup, renforçant sa voix, il crie :

A moi, Auvergne ; voici l'ennemi !

Il tombe percé de coups mais n'expire pas sur le coup.

La relation de la bataille ne fait nullement mention du dévouement de Louis d'Assas ; il se trouve seulement porté le premier des capitaines d'Auvergne tués.

Ce mot sublime appartient au valeureux Dubois, sergent de ce régiment et par une erreur presque inévitable un jour de combat, il sera attribué à l'officier.

Louis d'Assas répète à ceux qui le transportent : Enfants, ce n'est pas moi qui ai crié, c'est Dubois.

Le régiment d'Auvergne perd 800 soldats, a 58 officiers tués ou blessés dont ses colonel, lieutenant-colonel et capitaines commandant.

À la compagnie des chasseurs, il ne survit que 7 soldats et son capitaine commandant.

Cette victoire tactique française est lourde de pertes, mais les ennemis quittent le terrain et abandonnent la manœuvre de diversion.

Jean Henri Becays Ferrand est grièvement blessé lors de ce combat.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel

Charles Eugène Gabriel de La Croix est fait Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel le 30 mai 1762.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Gouverneur de la Flandre et du Hainaut

Peu après Traité de Paris, Charles Eugène Gabriel de La Croix est nommé gouverneur de la Flandre et du Hainaut, en 1763.



Mariage de Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop avec Marie Antoinette Louise Jouvenel de Harville des Ursins

Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop (1737-1775), Marquis de Bollwiller, épouse Marie Antoinette Louise Jouvenel de Harville des Ursins. Leur enfant est :



Naissance de Sophie Rose de Rosen-Kleinroop

Sophie Rose de Rosen-Kleinroop naît à Paris le vendredi 16 mars 1764, fille de Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop (1737-1775), Marquis de Bollwiller, et de Marie Antoinette Louise Jouvenel de Harville des Ursins.



Mariage d'Anne Alexandre Sulpice de Montmorency-Laval avec Marie Louise Mauricette Élisabeth de Montmorency-Luxembourg

Anne Alexandre Sulpice de Montmorency-Laval épouse le 14 janvier 1765 Marie Louise Mauricette Élisabeth de Montmorency-Luxembourg (1750-1829). Leurs enfants sont :



Naissance d'Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg

Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg naît en 1767, fille de Frédéric Eugène de Wurtemberg, Duc de Wurtemberg, et de Frédérica Dorothée de Brandebourg.



Frédéric-Eugène de Wurtemberg Prince de Montbéliard

En 1769, Frédéric-Eugène de Wurtemberg reçoit la principauté de Montbéliard et s'y installe avec sa famille.

Sophie-Dorothée de Wurtemberg reçoit une excellente éducation : elle parle allemand, italien, français et latin.



Mariage de Florimond-Annicet-Innocent de Vogüé avec Marie Anne de Cadolle de Montelus

Florimond-Annicet-Innocent de Vogüé épouse Marie Anne de Cadolle de Montelus. Leurs enfants sont :

Florimond-Annicet-Innocent de Vogüé est :



Charles Eugène Gabriel de La Croix Lieutenant général des armées du roi

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Lieutenant général des armées du roi et de la province du Lionois en 1770.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Capitaine lieutenant de la compagnie des Gendarmes écossais et Commandant de la Gendarmerie

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Capitaine lieutenant de la compagnie des Gendarmes écossais et commandant de la Gendarmerie de 1770 jusqu'à sa retraite en 1788.



Naissance d'Eugène Alexandre de Montmorency-Laval

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval naît le 20 juillet 1773, fils d'Anne Alexandre Sulpice de Montmorency-Laval et de Marie Louise Mauricette Élisabeth de Montmorency-Luxembourg.



Naissance de Louis Auguste Victor de Ghaisne

Louis Auguste Victor de Ghaisne naît le 2 septembre 1773, fils de Louis Marie Eugène de Ghaisne de Bourmont et de Joséphine Sophie Marie de Coutances.

Il est issu d'une famille angevine originaire des Flandres.



Mort de Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop

Fulgence Eugène Octave Augustin de Rosen-Kleinroop meurt en 1775.



Naissance d'Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé

Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé naît à Bagnols-sur-Cèze le 8 février 1777, fils de Florimond-Annicet-Innocent de Vogüé et de Marie Anne de Cadolle de Montelus.



Mariage de Charles-François Delacroix avec Victoire Oeben

Charles-François Delacroix épouse à Paris en 1778 Victoire Oeben (1758-1814). Leurs enfants sont :



Mariage d'Alexandre de Beauharnais avec Joséphine de Beauharnais

Ce mariage est voulu par Marie-Euphémie-Désirée Tascher de la Pagerie, Madame Renaudin, tante de la mariée.

Alexandre de Beauharnais accepte la main de Joséphine de Beauharnais qui quitte son île natale.

Alexandre de Beauharnais épouse en l'église Saint Sulpice de Noisy-le-Grand le 13 décembre 1779 Joséphine de Beauharnais. Leurs enfants sont :

Si Alexandre de Beauharnais cherche à se faire un nom, Joséphine de Beauharnais, elle, est reçue dans les cercles de la noblesse et même aux chasses du comte d'Artois, frère du roi, les Tascher de la Pagerie étant d'extraction suffisamment ancienne pour avoir le droit de fréquenter la famille royale quand les Beauharnais ne le sont pas.


Louise Charlotte Françoise Le Tellier - par Élisabeth Vigée Lebrun

Mariage d'Anne Élisabeth Pierre de Montesquiou avec Louise Charlotte Françoise Le Tellier

Anne Élisabeth Pierre de Montesquiou épouse en la chapelle de l'Hôtel de Louvois à Paris, le 11 janvier 1780 Louise Charlotte Françoise Le Tellier. Leurs enfants sont :



Charles Eugène Gabriel de La Croix Secrétaire d'État à la marine

Charles Eugène Gabriel de La Croix est nommé secrétaire d'État à la Marine le 13 octobre 1780 sur la recommandation de son ami Jacques Necker.

Charles Eugène Gabriel de La Croix est le promoteur de réformes importantes dans la Marine, réformes connues sous le nom de "Code Castries".

Il restera en poste jusqu'au 24 août 1787.



Naissance d'Eugène de Beauharnais

Eugène Rose ou Eugène de Beauharnais naît à Paris le 3 septembre 1781, fils d'Alexandre de Beauharnais et de Joséphine de Beauharnais.



Retour en Russie de Paul Ier de Russie et Sophie-Dorothée de Wurtemberg

Sur le chemin du retour, Sophie-Dorothée de Wurtemberg rend visite à Frédéric-Eugène de Wurtemberg et Frédérique-Dorothée de Brandebourg-Schwedt, ses parents.

À fin de 1782, le couple est de retour en Russie.



Naissance d'Eugène Charles de Machault d'Arnouville

Eugène Charles de Machault d'Arnouville naît en 1783.


Charles Eugène Gabriel de La Croix - par Joseph Boze

Charles Eugène Gabriel de La Croix Baron des États du Languedoc

Charles Eugène Gabriel de La Croix Maréchal de France

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Baron des États du Languedoc le 13 juin 1783.

Charles Eugène Gabriel de La Croix reçoit le bâton de Maréchal de France en 1783.


Wilhelmine de Hesse-Darmstadt

Mariage de Maximilien Ier Joseph de Bavière avec Wilhelmine de Hesse-Darmstadt

Maximilien Ier Joseph de Bavière épouse en 1785 Wilhelmine de Hesse-Darmstadt, fille de Georges-Guillaume de Hesse-Darmstadt et de Louise de Linange ou Leiningen. Leurs enfants sont :



Assemblée des notables à Versailles

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï à l'assemblée des notables

Débat entre Charles-Alexandre de Calonne et Jacques Necker

Étienne-Charles de Loménie Contrôleur général des finances

Exil du Parlement de Paris à Troyes

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume. Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est appelé à siéger à l'assemblée des notables. Il s'y fait remarquer par son éloquence.

Devant l'Assemblée des notables, Charles-Alexandre de Calonne accuse Jacques Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Jacques Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions.

Jacques Necker réplique en contestant les chiffres de Charles-Alexandre de Calonne. Cette réponse lui vaut d'être exilé hors de Paris et est à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Étienne-Charles de Loménie est nommé président de l'Assemblée des notables, et c'est en cette qualité qu'il attaque la politique fiscale de Charles-Alexandre de Calonne.

Étienne-Charles de Loménie succède comme contrôleur général des finances, le 1er mai 1787, avec l'appui de la reine Marie-Antoinette.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

Une fois au pouvoir, Étienne-Charles de Loménie réussit à faire enregistrer par le parlement de Paris des décrets établissant le libre-échange à l'intérieur du pays et prévoyant l'instauration d'assemblées provinciales ainsi que le rachat des corvées.

Lorsque les parlementaires refusent d'enregistrer les décrets qu'il propose d'appliquer au droit de timbre et au nouvel impôt foncier général, Étienne-Charles de Loménie persuade Louis XVI de tenir un lit de justice pour les y contraindre.

Le 18 août 1787, le Parlement de Paris est transféré de Paris à Troyes.

Les parlementaires ne sont rappelés à Paris qu'après avoir consenti à étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus.

Une nouvelle tentative visant à contraindre le parlement à enregistrer un décret autorisant un emprunt de 120 millions de livres rencontre une opposition déterminée.



Charles Eugène Gabriel de La Croix Membre honoraire de l'Académie royale des Sciences

Charles Eugène Gabriel de La Croix devient Membre honoraire de l'Académie royale des Sciences le 28 février 1788.



Mariage de François Ier d'Autriche avec Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg

François Ier d'Autriche épouse en 1788 Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg, fille de Frédéric Eugène, de Wurtemberg Duc de Wurtemberg, et de Frédérica Dorothée de Brandebourg. Leur enfant est :

Élisabeth-Wilhelmine de Wurtemberg est la sœur de la future épouse de Paul Ier de Russie.



Jeunesse d'Eugène de Beauharnais

En 1789 et 1790, alors que Joséphine de Beauharnais, sa mère, et Hortense de Beauharnais, sa jeune sœur, sont en Martinique, Eugène de Beauharnais assiste aux séances de l'Assemblée constituante auxquelles participe Alexandre de Beauharnais, son père.



Émigration de Louis Auguste Victor de Ghaisne

À la fin de 1790, Louis Auguste Victor de Ghaisne émigre à Turin avec Louis Marie Eugène de Ghaisne, son père, menacé dans ses biens et dans sa vie.



Mort de Louis Marie Eugène de Ghaisne

En 1791, Louis Auguste Victor de Ghaisne sert sur le Rhin comme aide de camp de Louis V Joseph de Bourbon-Condé.

Le 21 janvier 1791, Louis Marie Eugène de Ghaisne, son père, meurt à Turin

Louis Auguste Victor de Ghaisne revient quelques mois en France auprès de Joséphine Sophie Marie de Coutances, sa mère, puis rejoint Charles X de France à Coblence.

Le régiment des gardes françaises est reformé dans cette ville sous le nom d'hommes d'armes à pied.

Louis Auguste Victor de Ghaisney est nommé sous-lieutenant.



Émigration de Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie

En 1791, Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie émigre auprès de Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, qu'il a combattu 30 ans auparavant.


Maurice François de Mac Mahon

Mariage de Maurice François de Mac Mahon avec Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman

Le contrat de mariage est passé devant Brichard, notaire à Paris, le 8 janvier 1792.

Maurice François de Mac Mahon épouse à Bruxelles le 1er février 1792 Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman. Leurs enfants sont :


Frédéric Josias de Saxe-Cobourg

Guerre entre la France et l'Autriche

Le 20 avril 1792, l'Assemblée législative, sur proposition du roi Louis XVI, déclare la guerre à François Ier d'Autriche.

Il est le neveu de la reine Marie-Antoinette d'Autriche.

Il n'a pas encore été couronné Empereur et est notre allié depuis 1756.

Cette guerre durera 23 ans

Alexandre de Beauharnais rejoint l'armée et fait venir son fils auprès de lui.

Eugène de Beauharnais partage alors son temps entre un collège strasbourgeois et le quartier général de Wissembourg.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg est mis à la tête de l'armée autrichienne dans la première coalition destinée à envahir la France en 1792.

François-Sébastien de Croix est mis à la tête d'un corps de 12 000 Autrichiens pour attaquer la France de concert avec l'armée prussienne.



Mort d'Alexandre de Beauharnais Vicomte de Beauharnais

Mort de Frédéric de Salm-Kyrbourg

Joséphine de Beauharnais Prisonnière

En janvier 1794, Alexandre de Beauharnais est arrêtés sur l'ordre du Comité de sûreté générale.

Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration et est enfermé dans la prison des Carmes à Paris.

Joséphine de Beauharnais s'expose naïvement pour sauver des royalistes. Pour faire peuple, elle met Eugène de Beauharnais en apprentissage comme menuisier chez monsieur Cochard à Croissy-sur-Seine.

Joséphine de Beauharnais est emprisonnée dans la prison des Carmes en avril 1794.

Frédéric de Salm-Kyrbourg, frère d'Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg, meurt à Paris à Paris le 6 messidor an II soit le 24 juin 1794 guillotiné sur la place de la Nation, dite place du Trône renversé.

Il est inhumé dans une des fosses du Cimetière Picpus.

Alexandre de Beauharnais est amant d'Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg.

Le dernier amour d'Alexandre de Beauharnais est Delphine de Custine qu'il rencontre à la prison des Carmes.

Le 22 juillet 1794, Alexandre de Beauharnais est condamné à mort.

Alexandre de Beauharnais meurt à Paris le 5 thermidor an II soit le 23 juillet 1794 guillotiné sur la place de la Nation, dite du Trône renversé

Il est inhumé dans une des fosses du Cimetière Picpus.

Joséphine de Beauharnais évite l'échafaud par miracle et est relâchée le 6 août 1794.

Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg vit à Paris.

Amie de Joséphine de Beauharnais, Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg, recueille alors Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais à l'Hôtel de Salm.



Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais pensionnaires

À l'automne 1795, Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais entre dans la pension de Mme Campan à Saint-Germain.



Bataille de Loano

Mort de Général Charlet

Barthélémy-Catherine Joubert Général de brigade

L'armée d'Italie est commandée par Barthélemy Louis Joseph Schérer.

Le centre de cette armée, aux ordres d'André Masséna, est formé par :

Une autre division, restée au col de Tende, couvre Saorge.

Toute cette armée s'élève à peine à 40 000 hommes manque de pain, d'habillement et de munitions.

Ses communications avec Gênes sont interrompues par la flotte anglaise.

L'armée austro-sarde est forte de 53 000 hommes aux ordres de Wallis et d'Eugène-Guillaume Argenteau.

Elle s'appuie à gauche sur la mer à Loano et s'adosse à droite au Piémont sur les places de Ceva, de Coni et de Mondovi.

Cette position se compose de postes inexpugnables, liés les uns aux autres par des retranchements, et défendus par 100 pièces d'artillerie.

Barthélemy Louis Joseph Schérer arrivant dans un pays qui lui est inconnu, offre au plus digne de ses généraux la direction des plans d'attaque.

André Masséna, désigné le plus habile par ses collègues, s'en occupe sur-le-champ.

Le 17 novembre 1795, le général Charlet attaque les Austro-Sardes à Campo di Pietri, les culbute, détruit leurs retranchements et prend 3 canons et fait 500 prisonniers.

Mais un brouillard épais force André Masséna à renoncer à l'attaque qu'il projette sur la droite.

André Masséna décide alors d'opérer sur le centre, de s'emparer de ses positions, de les dépasser et d'en prendre d'autres en arrière de sa ligne.

André Masséna se charge d'exécuter lui-même ce plan hardi.

Les Français comptent former 3 attaques, une fausse et deux sérieuses.

Pierre Augereau, avec l'aile droite, doit chercher à déborder la gauche de l'ennemi.

Jean Mathieu Philibert Sérurier, avec l'aile gauche, est chargé de tenir en échec l'ennemi qu'il a en présence.

André Masséna part le 22 novembre 1795 à la nuit tombante avec deux divisions pour attaquer le centre.

Au point du jour, André Masséna fait une courte harangue à ses troupes pour leur dire que la victoire est dans leurs baïonnettes. L'attaque commence aussitôt.

André Masséna s'empare au pas de course de toutes les positions jusqu'à Bardineto.

Là, les Autrichiens opposent une vive et longue résistance.

André Masséna, s'indignant de cette perte de temps, fait approcher sa réserve et le combat recommence avec fureur.

Le général Charlet, se précipitant le premier dans les retranchements, y tombe frappé d'un coup mortel.

Sa mort excite la rage des soldats, qui, les rangs serrés et la baïonnette en avant, se ruent en masse compacte sur les ennemis et les mettent dans une déroute complète.

Pendant ce temps, Pierre Augereau attaque l'aile gauche avec succès depuis Loano jusqu'aux hauteurs occupées par Eugène-Guillaume Argenteau.

Toutes les positions sont successivement emportées.

Le mamelon, dit le grand Castellaro, défendu par le général milanais Roccavina avec 1 200 hommes, oppose plus de résistance.

Pierre Augereau somme Roccavina de mettre bas les armes. Celui-ci consent à quitter la redoute avec armes et bagages. Pierre Augereau rejette cette offre avec dédain et lui donne 10 minutes pour se rendre à discrétion.

10 minutes, répond le Milanais, il ne m'en faudra pas tant pour passer par là.

Il montre la brigade Victor déployée devant lui. On croit d'abord que c'est une bravade.

Mais Roccavina, déterminé à succomber avec gloire, sort de sa redoute, tombe en furieux sur les 117e et 118e demi-brigades, les culbute, et malgré le feu du reste de la brigade, parvient à effectuer sa retraite, au grand étonnement des républicains que sa résolution pénètre d'admiration.

Cependant, les Austro-Sardes se sont ralliés sur le mont Carmelo pour arracher la victoire à un ennemi qu'ils croient épuisé par 10 heures de combat.

Barthélemy Louis Joseph Schérer, devinant leur projet, s'avance contre eux avec sa droite, mais incertain de ce qui s'est passé au centre avec André Masséna, craint de tout compromettre. Il hésite. Un message d'André Masséna vient le rassurer.

Il continue son mouvement mais tout à coup, un brouillard humide, accompagné de tourbillons de neige et de grêle cache la lumière du jour et met fin à la poursuite.

Des rangs entiers sont renversés par les rafales de la tourmente, et l'on compte sur le champ de bataille des morts et des blessés que n'ont pas frappés la main des hommes.

Les Autrichiens profitent des ténèbres pour fuir, abandonnant tentes, artillerie et caissons.

Pierre Augereau les poursuit avec ses troupes légères.

André Masséna, qui a marché malgré la tourmente, a fait occuper par Barthélémy-Catherine Joubert les défilés de Saint-Jacques.

Il ne reste aux Autrichiens que les sentiers des montagnes et la vallée de la Bormida.

Jean Mathieu Philibert Sérurier pendant les journées du 23 et du 24 novembre 1795, se borne à contenir l'aile droite austro-sarde.

Jean Mathieu Philibert Sérurier exécute dès lors sur l'armée piémontaise une attaque impétueuse, la bat complètement, lui enlève toute son artillerie et la contraint de se réunir dans le camp retranché de Ceva aux débris d'Eugène-Guillaume Argenteau.

La victoire de Loano livre aux Français d'immenses approvisionnements et leur ouvre les portes de la Péninsule italienne.

Le succès cette bataille est dû aux dispositions et à l'audace de André Masséna.

Barthélemy Louis Joseph Schérer nomme Barthélémy-Catherine Joubert général de brigade sur le champ de Bataille de Loano.


Joséphine de Beauharnais - Madame Bonaparte dans son salon - vers 1801

Mariage de Napoléon Ier avec Joséphine de Beauharnais

Napoléon Ier épouse civilement dans le 2e arrondissement ancien à Paris le 9 mars 1796 Joséphine de Beauharnais. Elle a 6 ans de plus que lui.

Jean-Lambert Tallien est témoin à ce mariage.

Leur vie de couple est orageuse sous le Directoire, à cause des infidélités chroniques de Joséphine de Beauharnais, qui refuse de quitter Paris pour suivre Napoléon Ier dans ses campagnes.

Napoléon Ier, très épris, jaloux et possessif, transforme le deuxième prénom de sa promise, Josèphe, en Joséphine pour ne pas avoir à prononcer un prénom prononcé par les amants de sa femme...

Très vite, soutenant son mari, Joséphine de Beauharnais devient un relais efficace pour le promouvoir à Paris quand il est en campagne.

C'est en grande partie grâce à son épouse que Napoléon Ier est nommé général en chef de l'armée d'Italie.

Joséphine de Beauharnais tire de substantiels revenus sur des marchés de fournitures plutôt douteux avec l'armée afin de subvenir à ses goûts luxueux.

L'entente avec sa belle-famille est des plus mauvaises, Pauline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier, qui a le même âge qu'Hortense, l'appelle la vieille.

Napoléon Ier adopte Eugène de Beauharnais et Hortense de Beauharnais.

Le jeune général doit partir quelques jours plus tard pour le front d'Italie et s'attache Eugène de Beauharnais comme aide de camp.

Par la suite, la situation s'inversera. Napoléon Ier ne répugnera pas à prendre des maîtresses dans l'entourage de son épouse, et Joséphine de Beauharnais, qui ne l'ignore pas, doit subir la présence de ses rivales.



Mariage d'Ernest Constantine de Hesse-Philippsthal avec Christiane de Schwarzbourg-Rudolstadt

Ernest Constantine de Hesse-Philippsthal épouse le 10 avril 1796 Christiane de Schwarzbourg-Rudolstadt (1775-1808), fille de Frédéric de Schwarzbourg-Rudolstadt. Leurs enfants sont :


Redoute de Monte-Legino

Combat de la Redoute de Monte-Legino

Napoléon Ier souhaite se placer en position centrale pour battre tour à tour les armées piémontaise et autrichienne :

L'armée autrichienne compte 42 bataillons et 44 escadrons.

L'armée piémontaise est forte de 30 000 hommes et la cavalerie napolitaine compte 2 000 hommes.

Les deux armées comptent au total 80 000 soldats et 200 pièces de canons.

Napoléon Ier vise Montenotte, mais laisse croire à l'ennemi qu'il désire Gênes.

André Masséna s'interpose entre les piémontais et les autrichiens, coupant ainsi toutes les communications possibles entre eux.

Les autrichiens d'Eugène-Guillaume Argenteau se dirigent vers la côte.

Le 10 avril 1796, à Voltri, un quartier de Gênes, Johann Pierre de Beaulieu se heurte à la droite française commandée par Amédée Emmanuel François Laharpe.

La campagne commence au col de Cadibone, qui sépare les Alpes des Apennins.

Le 11 avril 1796, coté français, vers 3h du matin, la 1re demi-brigade légère, du colonel Henri François Fornésy, est déployée en avant de la redoute du Monte-Legino ou Monte Negino.

Le 2e bataillon de la 21e demi-brigade occupe Savone, sous les ordres d'Antoine-Guillaume Rampon.

Au col de Cadibona, se trouvent les restes de la 21e demi-brigade.

À Legino et Quiliano, 2 400 hommes de la 8e demi-brigade légère.

À Savone, 3000 hommes de plusieurs unités.

Coté autrichien, Eugène-Guillaume Argenteau quitte Pareto, ayant reçu ses ordres en retard.

Ordre est donné aux troupes stationnées à Cairo, Dego (sous Rukavina), Pareto, Giusvalla et Sassello de se mettre en marche, en direction de Savone.

À Sasello, le général Liptay étant alité, les ordres de marche sont transmis avec retard.

Deux bataillons resteront à Sassello.

Les troupes passeront par Giovo.

Vers 12h, les reconnaissances trouvent des soldats ennemis à Montenotte, nombreux et en mouvement.

Eugène-Guillaume Argenteau arrive sur les hauteurs de Montenotte avec 3 bataillons.

Il y est rejoint par Rukavina avec 2 bataillons, 3 Compagnies du corps franc de Giulay (300 hommes) le tout pour un total de 4000 hommes.

Rukavina engage le premier l'attaque qui est menée par les 3 compagnies du corps franc de Giulay en tirailleurs.

Direction Savone en refoulant les reconnaissances situées sur le Monte San-Giorgio et Monte Pra.

Après une légère fusillade, elles se replient sur la redoute du Monte-Legino.

Coté français, Antoine-Guillaume Rampon accourt et prend le commandement en chef de cette position.

La redoute est située sur une crête étroite à 3km au sud de Montenotte.

Les hommes se mettent en défense soutenus par la demi-brigade d'infanterie légère.

Antoine-Guillaume Rampon n'a que 1200 hommes et se replie d'abord.

Mais, sentant toute l'importance de cette position, Antoine-Guillaume Rampon se rallie dans l'ancienne redoute, met ses canons en batterie et fait jurer à sa troupe de tenir jusqu'à la dernière extrémité.

Les autrichiens montent à l'assaut.

Accueilli par les feux croisés de l'artillerie et de la mousqueterie, les autrichiens plie et rompent.

Eugène-Guillaume Argenteau les ramène à la charge 3 fois, chaque fois Antoine-Guillaume Rampon leur présente un rempart de baïonnettes et les culbute en leur faisant éprouver des pertes énormes.

Rukavina est touché à l'épaule lors d'une attaque de la redoute.

Vers 16h, les pertes françaises sont de 57 hommes.

Eugène-Guillaume Argenteau met fin aux combat.

Il envoie un message au général Liptay à Sassello lui demandant des renforts.

Les Impériaux se retirent sur un mamelon qui se trouve en face de la redoute. Ils ont perdu une centaine d'hommes.

Vers 17h30, Antoine-Guillaume Rampon demande à André Massena des vivres, de l'artillerie et des renforts.


Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino, huile sur toile de René Théodore Berthon, 1812 - Musée de l'Histoire de France à Versailles Bataille de Montenotte

Bataille de Montenotte

Le 23 germinal an IV soit le 12 avril 1796 au matin, Eugène-Guillaume Argenteau attaque de front Amédée Emmanuel François Laharpe, sans se douter qu'André Masséna est derrière lui.

André Masséna tourne l'ennemi par la gauche, par Altare qui commande les positions de l'armée impériale de Montenotte.

Dans la même direction, Pierre Augereau effectue un mouvement enveloppant de plus grande envergure encore, descendant du Monte Alto en terrain accidenté, afin de couper la retraite à l'ennemi battu.

Il surveille aussi, vers l'Ouest, les Piémontais pour le cas où ils voudraient se joindre à leurs alliés.

À 1h du matin, Napoléon Ier quitte Savone avec Louis Alexandre Berthier, Antoine Christophe Saliceti, André Masséna, conduit par le frère du curé d'Altare.

Il gagne la hauteur de Casa Bianca.

Louis Alexandre Berthier écrit à André Masséna :

Tout nous annonce que cette journée et celle de demain marqueront l'histoire.

À 2h, Amédée Emmanuel François Laharpe :

André Massena part à la tête du 1er et 3e bataillon de la 21e demi-brigade qui occupe Cadibona situé à la gauche et doit prendre l'ennemi à dos. Il marche vers la droite.

Le chef de brigade Rondeau forme l'avant-garde avec les carabiniers et les grenadiers.

Le général Philippe Romain Ménard est à la tête de la 8e, André Masséna conduit la 21e.

Plus à gauche, Pierre Augereau avec 6.000 hommes doit marcher de Maltare, par Carcare sur Cairo avec ordre de tourner et d'attaquer l'ennemi.

Enfin Jean Mathieu Philibert Sérurier doit faire des démonstrations pour contenir les Piémontais.

Côté autrichien, le 3e bataillon du régiment Terzy (800 hommes) marche toute la nuit pour rejoindre au point du jour.

Un bataillon du régiment Preiss est arrivé dans la nuit mais ne sera pas utilisé dans la bataille.

Vers 6h, au point du jour, d'une butte voisine de Montenotte, Napoléon Ier surveille le développement, par un mauvais temps de pluie froide et de brouillard.

À ses côtés se trouve Antoine Christophe Saliceti, un civil au milieu des uniformes,

Arrivée en vue de Montenotte, la colonne d'André Masséna se divise.

L'avant-garde et la 21e marchent droit aux Impériaux déjà rangés sur les hauteurs. La 8e, prenant un détour, s'avance par des sentiers difficiles sur le flanc droit ennemi.

Pour garder la route d'Altare vers Castellazzo et Bric Tesoro, Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie cette unité ainsi qu'une compagnie du corps franc de Giulay et quelques autres éléments.

Eugène-Guillaume d'Argenteau qui n'a reçu aucun avis de son général en chef, persiste dans son projet de s'emparer de Monte-Legino, il donne donc le signal d'une attaque.

Le brouillard se lève et dévoile les pièces d'artilleries déployées sur le Monte-Legine, et la mitraille fait d'affreux ravages dans les rangs des Impériaux qui fuient en désordre.

Eugène-Guillaume d'Argenteau s'aperçoit alors qu'il a devant lui des troupes renforcées.

Puis il entend gronder le canon sur la route d'Altare.

André Masséna attaque le flanc droit des Impériaux.

L'avant-garde se met aussitôt en bataille, ayant la 21e en seconde ligne, et engage ses tirailleurs.

Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie pour maintenir le centre les bataillons Stein et Pellegrini sous les ordres de Nezlinger.

Les 2 bataillons d'Anton sont placés en défense sur le flanc gauche (Monte Pra).

Puis il vient secourir le flanc droit avec le bataillon Alvintzi.

La 8e cependant gravissait à la course des montagnes escarpées.

Elle débusque successivement les postes ennemis et touche au terme qu'elle doit atteindre, lorsque les carabiniers (sous Rondeau), emportés par l'impatience de combattre, se jetent en tirailleurs et attaquent, soutenus par les grenadiers en bataille.

Les défenseurs sur le flanc droit tiennent bon dans un premier temps.

La ligne ennemie du flanc droit est enfoncée et mise en fuite.

Pendant qu'André Masséna déborde le flanc droit, Amédée Emmanuel François Laharpe attaque les défenseurs du Monte Pra.

La 1re demi-brigade légère passe à l'attaque sur l'aile gauche de l'ennemi qui, en un instant, est mis en déroute et culbuté dans le ravin en arrière de Montenotte.

La 8e encore trop en arrière, ne peut lui couper la retraite.

Les Impériaux sont du reste poursuivis avec chaleur par Joachim Murat, l'aide de camp.

Eugène-Guillaume Argenteau en retraite est obligé de défiler sous le feu d'André Massena, qui occupe les hauteurs. Ils n'essaient pas de prolonger une inutile résistance.

Le régiment Alvintzi assure l'arrière-garde au travers de Montenotte.

Les régiments Pellegrini et Stein se replient vers Dego, Alvintzi et Trezy vers Pareto, Anton (500h) vers Mioglia.

Vers 10h, du champ de bataille, la 8e marche sur Carcare. Elle y marche sans les carabiniers qui, emportés sur les traces de l'ennemi, se trouvent à plus de trois lieues de distance.

Le général en chef avec son état-major a joint la demi-brigade.

1500 Impériaux restent sur le champ de bataille, 1500 autres sont fait prisonniers, 4 drapeaux, 2 canons, une grande quantité d'armes et de munitions demeurent entre les mains des Français.

Dans la soirée, a lieu une conférence avec André Masséna, Amédée Emmanuel François Laharpe, Pierre Augereau.

Napoléon Ier couche à Carcare.

La route d'Arcole est à présent ouverte...



Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie Chef de Cabinet Louis XVIII

En 1797, Louis XVIII, émigré à Blankenburg, nomme Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castrie Chef de Cabinet.



Mariage d'Octave-Henri Gabriel de Ségur avec Marie Félicité Henriette d'Aguesseau

Octave-Henri Gabriel de Ségur épouse le 13 mars 1797 Marie Félicité Henriette d'Aguesseau, sa cousine (morte à Paris le 16 janvier 1847). Leurs enfants sont :



L'expédition d'Égypte

Escale sur l'île de Malte

Napoléon Ier, fort de ces victoires remportées en Italie, est dangereux pour le Directoire. Très populaire, surtout chez le petit peuple parce que sortit du rang, il est capable à tout moment de renverser le gouvernement corrompu, d'autant qu'il a le soutient de l'armée.

On lui propose d'envahir l'Angleterre. Il ne peut le faire sans avoir au préalable détruit la flotte anglaise, chaque jour plus redoutable.

Mais il sait que la Grande-Bretagne vit du commerce de l'une de ses colonies, l'Inde. Il se propose donc de couper la route des Indes pour affaiblir économiquement l'Angleterre.

Les directeurs donnent leur accord et le désignent pour commander l'armée d'orient, pensant être débarrassés de Napoléon Ier pendant longtemps.

Napoléon Ier prend avec lui les meilleurs soldats, ceux de la campagne Italie, mais aussi ceux des armées du Nord, très expérimentés par plus de 6 ans d'affrontements ininterrompus.

Eugène de Beauharnais fait partie de cette expédition et se trouvera aux actions les plus meurtrières.

Napoléon Ier embarque aussi avec lui des savants, des mathématiciens, des géographes, des historiens, et des spécialistes de l'Égypte dont Champolion.



Naissance d'Henry-Raymond-Eugène de Ségur

Henry-Raymond-Eugène de Ségur naît à Fresnes-sur-Marne le 15 janvier ou le 12 février 1798, fils d'Octave-Henri Gabriel de Ségur (1779-1818) et de Marie Félicité Henriette d'Aguesseau (1777-1847)



Naissance d'Eugène Delacroix

On peut douter de la paternité biologique d'Eugène Delacroix.

Charles-François Delacroix est affecté d'une excroissance qui l'empêche de procréer.

Cette excroissance est retirée le 13 septembre 1797.

Eugène naît 32 semaines après l'opération.

Eugène Delacroix naît le 26 avril 1798, fils de Charles-François Delacroix et de Victoire Oeben.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ayant une liaison avec Victoire Oeben, certains biographes de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord font de lui le géniteur.

Il n'existe qu'une source sur cette paternité, les Mémoires de Madame Jaubert.


Bataille terrestre d'Aboukir

Bataille terrestre d'Aboukir

Napoléon Ier a échoué dans sa tentative du siège de Saint-Jean-d'Acre et doit battre en retraite.

L'Angleterre pousse les sultans de la région à prendre les armes.

Mais les chefs arabes qui n'ont pas oublié la défaite du Mont Thabor du pacha de Damas, restent neutres. Ce dernier voue une haine incalculable pour les français et décide de reprendre le combat.

Une immense flotte anglaise se rue sur la presqu'île d'Aboukir, tenu par une petite garnison de 300 hommes dirigés par le chef de bataillon Godart. 15 000 hommes débarquent sur la plage et les attaquent. Napoléon Ier, présent, ne bouge pas ! Cependant, il envoie ses ordres partout en Égypte pour rapatrier le plus de troupes possibles.

Il envoie 300 hommes en soutien, commandés par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, pour faire bonnes figures devant des officiers atterrés. Ils se battent à 1 contre 60 et sont écrasés.

Les bateaux anglais, dirigés par Nelson, pilonne les positions françaises. Bientôt, la presqu'île a changé de camp et les étendards turcs flottent sur les bastions pris aux français.

Quand le gros de l'armée d'Égypte est là, Napoléon Ier met en place ses troupes :

Eugène de Beauharnais participe à cette bataille.

L'attaque est lancée le 25 juillet 1799, à midi.

Il place son artillerie et repousse les navires anglais de Nelson. L'appui naval des Turcs du Pacha est détruit.

Napoléon Ier peut se préparer en toute tranquillité à refouler les Turcs. Mais leur résistance est inattendue. Louis Charles Antoine Desaix piétine, Joachim Murat n'ose pas trop charger, vu la mitraille qui s'abat au-dessus de sa tête.

Louis Charles Antoine Desaix revient plus près de Napoléon pour attendre d'autres directives. Le pacha sort avec ces hommes et coupe les têtes des soldats français, morts ou vifs !

La haine s'empare des français, qui, sans ordre, se ruent vers les bastions et les prennent à la baïonnette.

Henri Gatien Bertrand est légèrement blessé à la tête à Aboukir, son cheval tué sous lui.

Le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Henri Gatien Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse.

Les cavaliers de Joachim Murat chargent sans aucune crainte les hommes du Pacha. Le dernier fort, complètement au bout de la bande de terre, résiste farouchement et Jean Lannes butte.

Mais Joachim Murat trouve la faille, suivi de tous ces cavaliers. Il sabre tout ce qui bouge et parvient devant le pacha de Damas et lui coupe 3 doigts. Il lui lance :

Si tu refais ça à mes soldats, je te le jure par Allah, je te couperai d'autres choses...

La victoire lors de cette bataille finit la campagne d'Égypte en apothéose.

Napoléon Ier a confirmé ses talents de stratège, mais il apparaît aussi qu'il suffit d'un choc émotionnel de son armée pour soudain avoir l'impression qu'elle double de volume...



Mariage de Michel Ney avec Aglaé Auguié

Michel Ney épouse à Grignon Aglaé Auguié. Leurs enfants sont :

Aglaé Auguié est amie d'Hortense de Beauharnais depuis leur séjour à la pension de Mme Campan.

Le mariage a lieu avec Savary comme témoin.


Arrivée de Louis Charles Antoine Desaix à Marengo Mort de Desaix - par Jean Broc

Bataille de Zurich

Siège de Gênes

Bataille de Marengo

Mort de Louis Charles Antoine Desaix

Alors qu'il mène un long travail de réorganisation, Napoléon Ier est menacé par une coalition formée de l'Autriche et de l'Angleterre.

Napoléon Ier dirige son armée vers les Vosges, et attaque en Suisse.

La victoire de Zurich affole les Autrichiens.

Napoléon Ier passe le col du Grand-Saint-Bernard et fond sur les autrichiens mais ne parvient pas à les écraser.

On apprend qu'André Masséna a capitulé à Gênes, en sauvant ses hommes c'est vrai, mais en perdant une place stratégique importante.

André Burthe d'Annelet reçoit 2 blessures graves au siège de Gênes, le 10 avril 1800.

Le 4 juin 1800, André Burthe d'Annelet est chargé par André Masséna de porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi.

Les troupes autrichiennes se lancent à l'assaut à Marengo le 14 juin 1800, prenant en tenaille l'armée française.

Les troupes françaises qui attendent patiemment près de San Guliano, sont réveillées par le canon à 8 heures le 14 juin 1800.

Les lignes sont enfoncés, mais les français, galvanisés par un chef qui a compris l'issu de la bataille, tiennent bon.

Napoléon Ier envoie des messages à ces armées disséminées partout en Italie.

Il reprend confiance et enraye l'attaque autrichienne sur son flanc gauche.

Mais voici qu'Ott, un général autrichien, attaque une nouvelle fois avec beaucoup plus de force.

Napoléon Ier fait donner la Garde consulaire sans succès. À une 13 heures la situation se stabilise. Mais à 15 heures, elle est critique pour les français. Jean Lannes et Victor se replie.

Mélas, très heureux de sa victoire n'ordonne la poursuite qu'à partir de 17 heures. Napoléon Ier s'apprête à faire sonner la retraite.

Envoyé sur ordre de Napoléon Ier à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Louis Charles Antoine Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières, à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre (les deux versions ont leurs partisans).

Arrivant avec environ 10 000 hommes, Louis Charles Antoine Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et rentre dans la bataille.

Les hommes vaincus se redressent et reprennent le combat sans se soucier de leurs souffrances.

Le bataillon autrichien de poursuite, un flot de soldats atterrés, fuit l'artillerie de Louis Charles Antoine Desaix, le feu des enfers comme la nomme Napoléon Ier.

La troupe de Napoléon Ier a été fortement éprouvée et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée.

Mélas est maintenant dans une mauvaise passe. Il envoie la colonne de Zachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue.

Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes.

Mélas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Bormida, avec 10 000 hommes en moins.

Louis Charles Antoine Desaix meurt pendant cette bataille mortellement blessé d'une balle en plein cœur.

Eugène de Beauharnais est fait chef d'escadron sur le champ de bataille.

Bonaparte bien que victorieux, n'est pas fier de lui car il a commit une série d'erreurs. Néanmoins, cette victoire met fin à la deuxième coalition.



Mort de Charles Eugène Gabriel de La Croix

Charles Eugène Gabriel de La Croix est 4e Marquis de Castries, Comte de Charlus et de Saignes, Baron de Grange, de Monjouvent, de Saint-Dizié et de Dompierre, Seigneur de Puylaurens, Marquis de Castelnau et de Lézignan,

Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel met à la disposition de Charles Eugène Gabriel de La Croix le château de Wolfenbütel.

Charles Eugène Gabriel de La Croix meurt à Wolfenbüttel dans le Brunswick le 11 janvier 1801 en exil.

Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel lui fait élever un monument funéraire.



Mariage d'Eugène Alexandre de Montmorency-Laval avec Maximilienne de Béthune-Sully

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval épouse en 1802 Maximilienne de Béthune-Sully (1772-1833).



Eugène de Beauharnais Colonel

En 1802, Eugène de Beauharnais est fait colonel.



Cession de l'hôtel de Beauharnais

Le 20 mars 1803, Eugène de Beauharnais achète l'hôtel de Beauharnais pour la somme de 195 000 francs.

L'hôtel est alors assez délabré.



Eugène de Beauharnais Général de brigade

Eugène de Beauharnais devient général de brigade au début 1804.



Constitution du 2 floréal an XII

Napoléon Ier Empereur héréditaire des Français

Le Sénat vote à l'unanimité la Constitution le 2 floréal an XII soit le 18 mai 1804.

Cette constitution instaure le gouvernement impérial.

Lazare Carnot vote contre.

Ce jour, Napoléon Ier est proclamé empereur héréditaire des Français au château de Saint-Cloud.

Royaliste dans l'âme, Joséphine de Beauharnais supplie Napoléon de renoncer au trône.

Je t'en prie, Napoléon, ne te fais pas roi !

Ce sénatus consulte octroie le titre de prince impérial au futur fils aîné de l'empereur et celui de prince français aux autres princes dynastes.

Joseph Bonaparte est altesse impériale et porte le titre de prince français.

Eugène de Beauharnais est nommé colonel-général des chasseurs de la Garde.

Napoléon Ier lui fait confiance.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé prince-archichancelier.

Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, Jean-Jacques Régis de Cambacérès assurera la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration.

Charles-François Lebrun devient prince-architrésorier du Premier Empire.


Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais Vice-roi d'Italie

Le 7 juin 1805, Eugène de Beauharnais est chargé, en qualité de vice-roi, de l'administration du royaume d'Italie, où il passe presque la moitié de son temps.



Eugène de Beauharnais Archichancelier d'État

Eugène de Beauharnais Grand-officier de la Légion d'honneur

En 1805, Eugène de Beauharnais obtient le titre d'archichancelier d'État et de grand-officier de la Légion d'honneur.


Stéphanie de Beauharnais

Mariage d'Eugène de Beauharnais avec Augusta-Amélie de Bavière

Eugène de Beauharnais Prince de Venise

Stéphanie de Beauharnais Princesse impériale

Mariage de Charles II Frédéric de Bade avec Stéphanie de Beauharnais

Napoléon Ier veut marier Augusta-Amélie de Bavière à Eugène de Beauharnais, son fils adoptif.

Les fiançailles de Charles II Frédéric de Bade avec Augusta-Amélie de Bavière sont rompues sur les instances de Napoléon Ier.

En compensation, Napoléon Ier adopte Stéphanie de Beauharnais, une cousine d'Eugène de Beauharnais.

Napoléon Ier fait Stéphanie de Beauharnais princesse impériale en 1806.

Eugène de Beauharnais épouse le 14 janvier 1806 Augusta-Amélie de Bavière, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière. Leurs enfants sont :

Cette union est particulièrement heureuse.

Napoléon Ier investit Eugène de Beauharnais du titre de Prince de Venise, le déclare son fils adoptif et l'héritier présomptif de la couronne d'Italie.

Napoléon Ier donne à Claude de Beauharnais, père de Stéphanie de Beauharnais, la sénatorerie d'Amiens le 16 mars 1806.

Charles II Frédéric de Bade épouse le 8 avril 1806 Stéphanie de Beauharnais, fille de Claude de Beauharnais et de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia. Leurs enfants sont :

Aux commencements, le mariage n'est pas heureux, les deux époux étant plutôt immatures.

De plus Charles II Frédéric de Bade subit l'influence de son oncle Louis Ier de Bade, un débauché notoire qui l'entraîne dans ses excès.

Charles II Frédéric de Bade délaisse pendant 6 ans une épouse coquette.



Bertrand de Clauzel à l'armée d'Italie

Mis à nouveau en disponibilité en 1806, Bertrand de Clauzel passe à l'armée d'Italie sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, qui le charge du commandement de tous les dépôts de l'armée de Naples.



Travaux à l'hôtel de Beauharnais

Les dépenses occasionnées par les travaux à l'hôtel de Beauharnais émeuvent l'opinion publique et Napoléon Ier charge Fouché de se renseigner sur les agissements des architectes Calmelet et Bataille.

Le 3 février 1806, par une lettre, Napoléon Ier tance Eugène de Beauharnais son beau-fils d'avoir jeté des sommes immenses à la rivière.

Eugène de Beauharnais défend ses architectes et met en avant ses charges pour justifier son manque de surveillance.

Napoléon Ier lui répond qu'il met l'embargo sur l'hôtel qui n'est pas habité par son propriétaire.



Combat de Halle

Le combat de Halle oppose les Français d'un corps de la Grande Armée commandés par Jean-Baptiste Jules Bernadotte à l'armée prussienne de réserve commandée par le duc Eugène de Wurtemberg-Stuttgart.

La confrontation a lieu le 17 octobre 1806.

Les combats se soldent par la défaite de l'armée prussienne de réserve.

Maurice Étienne Gérard montre une grande bravoure lors de cette bataille.

André Burthe d'Annelet participe à ce combat.



Naissance de Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais

Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais ou de Leuchtenberg naît en 1807, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Naissance d'Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais

Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais naît à Milan le 23 décembre 1808, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Guerre entre l'Autriche et l'Italie

Bataille de Sacile

Prise de Vicence

Prise de Bassano

Bataille de la Piave

Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie, devant la menace que constitue les troupes de Jean-Baptiste d'Autriche, positionne ses troupes en Frioul et Vénétie.

La 3e division, menée par le Général Grenier est en particulier basée à Sacile.

Eugène de Beauharnais, à la tête de l'armée d'Italie, commande en chef pour la première fois.

Parti de Milan le 5 avril 1809, Eugène de Beauharnais va à la rencontre de Jean-Baptiste d'Autriche, qui s'avance sur l'Isonzo avec des forces considérables.

L'Autriche déclare la guerre à l'Italie le 9 avril 1809.

Devant l'avance autrichienne rapide, les troupes franco-italiennes se replient derrière le fleuve Tagliamento, puis derrière la Livenza.

Le 14 avril 1809, Eugène de Beauharnais organise la défense sur cette ligne et inspecte notamment Sacile, où il décide de faire construire de nouveaux ponts par le 102e régiment d'infanterie, pour faciliter la contre-attaque.

Le 16 avril 1809, Eugène de Beauharnais, commande contre l'avis de son état-major de tenir Sacile sur la Piave, bien qu'en infériorité numérique.

Les Français sont 36 000 hommes, les Autrichiens 40 000.

Des combats de retardement de l'avance ennemie, à Pordenone, à Ospedaletto sont autant de sacrifices français.

La cavalerie française est décimée.

Toute la matinée, le 102e régiment doit combattre plus de cinq heures, autour du pont de Sacile, contre la cavalerie de Jean-Baptiste d'Autriche, appuyée par quelques pièces d'artillerie.

Un mouvement autrichien sur le côté des armées franco-italiennes force Eugène de Beauharnais à la retraite.

Les troupes françaises lâchent pied et une retraite en désordre a lieu, en direction de la Piave, atteinte le 19 avril 1809.

L'Adige est atteinte le 27 avril 1809.

Les troupes françaises s'y réorganisent.

Le bilan de la bataille est :

L'archiduc commet alors l'erreur de ne pas exploiter cet avantage, car le temps est particulièrement mauvais.

Il décide de souffler quelques jours.

Napoléon Ier ne sera mis au courant de la situation réelle que le 30 avril 1809.

Eugène de Beauharnais, qui est fier et ne veut pas laisser le commandement à Joachim Murat, fait semblant de ne pas avoir reçu l'ordre envoyé par l'empereur.

Eugène de Beauharnais rétablit la situation et avec l'aide de Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, envoyé en renfort

Eugène de Beauharnais lance une contre-attaque efficace le 28 avril 1809 sur les 30 000 hommes de l'avant-garde de l'archiduc.

Aidé des généraux Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, Baraguay d'Hilliers, Barbou, Grenier, Broussier, Eugène de Beauharnais repousse bientôt l'ennemi, s'empare de Vicence et de Bassano.

Eugène de Beauharnais bat à plates-coutures Jean-Baptiste d'Autriche à la bataille de la Piave, et s'empare de toutes les positions sur le revers des montagnes de la Carinthie.

Eugène de Beauharnais poursuit sa marche victorieuse vers les frontières de la Hongrie.

Eugène de Beauharnais apprend que le général autrichien Jellachich, cherche à se réunir à Jean-Baptiste d'Autriche.

Eugène de Beauharnais l'attaque et l'oblige à poser les armes avec la totalité des troupes qu'il commande.

Le succès de cette journée lui permet d'opérer sa jonction avec la Grande Armée sur les hauteurs de Semmering aux environs de Vienne.

On remarque avec étonnement qu'Eugène de Beauharnais depuis le passage de la Piave jusqu'à Semmering, fait aux ennemis un plus grand nombre de prisonniers qu'il n'a de soldats sous les drapeaux.

C'est à l'occasion de cette marche que Napoléon Ier adresse aux soldats du vice-roi ces paroles célèbres :

Soldats de l'armée d'Italie, vous avez glorieusement atteint le but que je vous avais marqué, soyez les bienvenus! Je suis content de vous.



Bataille de la Piave

La bataille de la Piave eut lieu les 7 et 8 mai 1809, entre les forces franco-italiennes du prince Eugène de Beauharnais et les armées autrichiennes sous les ordres de Jean-Baptiste d'Autriche, au Nord-est de l'Italie, près du Piave.

La bataille se termine par une victoire franco-italienne sur les Autrichiens.


Joséphine de Beauharnais

Divorce de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais

Joséphine de Beauharnais Duchesse de Navarre

Joséphine de Beauharnais ayant déjà 2 enfants, Napoléon Ier croit être stérile, jusqu'au jour où une suivante de sa femme lui donne un fils, le Comte Léon.

Napoléon Ier se décide alors à répudier son épouse pour asseoir son pouvoir en fondant une dynastie.

Le divorce est prononcé en 1809.

Joséphine de Beauharnais se retire au château de Malmaison.

Napoléon conserve néanmoins à Joséphine le titre d'impératrice et la fait duchesse de Navarre.

Ce majorat, constitué autour du domaine de Navarre à Évreux, sera transmis à son fils Eugène de Beauharnais.

Dépensière, toujours endettée, extrêmement coquette, Joséphine de Beauharnais continue après son divorce à bénéficier des largesses de Napoléon Ier.

Eugène de Beauharnais vient à Paris, mandé par l'Empereur, et prie Napoléon Ier de lui accorder une explication en présence de l'Impératrice.

Le divorce de sa mère le navre.

Eugène de Beauharnais veut renoncer aux affaires, mais vaincu par les instances de Joséphine de Beauharnais et de Napoléon Ier lui-même, il sacrifie ses ressentiments personnels, mais dès lors refuse toute faveur nouvelle qui n'aurait été pour lui que le prix du divorce de sa mère.


Bataille de Raab - Graphique en couleur d'Eduard Kaiser (1820-1895)

Bataille de Raab

La Bataille de Raab se déroule près de Gyor en Hongrie le 14 juin 1809, entre les forces franco-italiennes et les armées autrichiennes.

Après la bataille de Sacile en Italie, l'armée française comportant 39 902 hommes, sous les ordres d'Eugène de Beauharnais poursuit les Autrichiens en retraite vers le nord-est.

Les troupes Autrichiennes, fortes de 35 525 hommes, sont commandées par Jean-Baptiste d'Autriche.

Jacques Jean Alexandre Bernard Law prend une part active à cette bataille, où il commande l'artillerie de la Garde.

Cette bataille et se termine par une victoire de l'armée franco-italienne.

Suite à cette bataille :

Napoléon Ier qualifie cette bataille de petite-fille de Marengo et de Friedland.

Les forces franco-italiennes ont 700 tués et 1 500 blessés.

Les Pertes autrichiennes comptent 743 tués, 1 757 blessés, 2 406 prisonniers, 1 305 disparus et 3 canons.


Napoléon Ier regarde le champs de bataille de de Wagram

Bataille de Wagram

Mort de Général de Lasalle

Paix de Schönbrunn

Après la bataille d'Essling, l'armée autrichienne est en partie détruite.

Les derniers carrés se sont enfuis vers Wagram.

Napoléon Ier, logé dans le palais impérial de Schönbrunn, décide d'en finir.

Pour obtenir la capitulation des autrichiens, il faut impérativement détruire leurs deux grandes armées.

Les espions révèlent à Napoléon Ier que Charles-Louis de Teschen va tenter de contourner l'armée française, mais le flanc précis est inconnu.

L'armée de Napoléon Ier est installée sur l'île de Lobau.

Il lui fait traverser le Danube.

Henri Gatien Bertrand construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube.

Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Le 5 juillet 1809, 100 000 hommes ont franchi le fleuve.

Les maréchaux de Napoléon Ier établissent des positions défensives, de façon à pouvoir intervenir rapidement et efficacement :

Jacques Jean Alexandre Bernard Law commande l'artillerie de la Garde.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

À la tête de la cavalerie saxonne, Maurice Étienne Gérard contribue de manière significative à la victoire française.

À l'issue de la bataille de Wagram, Napoléon octroie à Jacques Jean Alexandre Bernard Law le grand cordon de la Couronne de Fer.

A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire.

Napoléon Ier remarque une faiblesse dans une ligne de défense ennemie.

Nicolas Charles Marie Oudinot attaque à Russbach détenue par Hohenzollern, qu'il prend sans aucun problème.

Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Louis Nicolas Davout se trouve en difficulté.

Le corps d'armée de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, composé de Saxons, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud.

La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens qui veulent tenir leurs positions jusqu'au bout, se défendent comme des lions.

Grâce à ce courage désespéré, Napoléon Ier échoue dans sa tentative d'encerclement de l'armée de Charles-Louis de Teschen.

Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus).

Alexandre Gaulthier de Rigny commande la compagnie en l'absence de son capitaine, qui vient d'être tué et se fait remarquer par son courage.

Le lendemain, le 6 juillet 1809, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective.

Charles-Louis de Teschen concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par André Masséna et Jean-Baptiste Jules Bernadotte.

Plus de 75 000 soldats attaquent.

Sous cette pression, les deux chefs français se replient sur Wagram.

La situation commence à devenir critique.

À 14 heures, Napoléon Ier rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville.

En fait, il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et l'anéantir, puis fondre ensuite sur les derniers carrés encore debout de la ville.

Il ordonne à Drout, surnommé le "Sage de la Grande Armée", d'exécuter la manœuvre.

Drout met en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblées en un même point, anéantissant les charges autrichiennes.

Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures.

Jacques Joseph Alexandre Macdonald enfonce le centre de l'armée ennemie que protègent 200 pièces de canon.

L'armée autrichienne de Charles-Louis de Teschen est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne.

Les autrichiens comptent plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

Cette victoire, durement acquise, se solde par la capitulation de François Ier d'Autriche qui est contraint de demander la paix de Schönbrunn.

Sur le champ de bataille de Wagram, le colonel Gambin présente à l'Empereur les drapeaux pris à Gratz.

Colonel, lui dit Napoléon, je suis content de la bravoure de votre régiment et de la vôtre, vous ferez graver sur vos aigles : UN CONTRE DIX.

Napoléon Ier, mécontent de Jean-Baptiste Jules Bernadotte, lui retire son commandement, et le renvoie à Paris.


Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles - Portrait par Louis Hersent – 1830 - Musée Condé à Chantilly

Mariage de Louis-Philippe Ier de France avec Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

Louis-Philippe Ier de France épouse à Palerme le 25 novembre 1809 Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.

Leurs enfants sont :



Naissance d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais

Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais naît en 1810, fils d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Mariage d'Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé avec Laure-Angélique-Joseph-Innocent de Sibeud de Beausemblant

Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé épouse le 10 septembre 1810 Laure Angélique Marie Françoise ou Laure-Angélique-Joseph-Innocent de Sibeud de Beausemblant (morte le 17 mars 1863 à Gourdon).

Leurs enfants sont :



Séjour d'Eugène de Beauharnais à l'hôtel de Beauharnais

Eugène de Beauharnais ne fait un court séjour à l'hôtel de Beauharnais qu'en 1811.



Naissance d'Amélie Auguste Eugénie Napoléone de Beauharnais

Amélie Auguste Eugénie Napoléone de Beauharnais naît en 1812, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.


La Grande Armée en action sur le plateau de la Moskova Napoléon Ier et ses généraux à la bataille de la Moskowa

Bataille de la Moskova

Mort d'Auguste Caulincourt

Le 4 septembre 1812, les éclaireurs de Joachim Murat repèrent les positions ennemies sur le plateau de Borodino sur la rive droite de la Kolotscha (affluent de la Moskova ou Moskowa).

Les russes, emmenés par Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov vont dresser un certain nombre de redoutes, flèches et tranchées en tout genre pour barrer la route de Moscou La Sainte aux français.

La supériorité en nombre et en matériel confère aux russes une certaine confiance :

Louis Nicolas Davout propose à Napoléon Ier d'effectuer une marche de nuit à travers la forêt d'Outitza pour tomber sur les arrières ennemis, mais ce dernier refuse, pendant qu'il a juste assez de monde pour effectuer une manœuvre classique.

Il prévoit l'attaque de Michel Ney et de Jean-Andoche Junot sur les flèches de la Kolotscha, soit 80 000 hommes sur un front de trois kilomètres.

Joseph Poniatowski et ses fiers lanciers polonais devront contourner Kutusov pour l'enfermer au maximum, et il reviendra à Louis Nicolas Davout d'écraser le tout quand le moment sera venu.

Jean-Andoche Junot commande le 8e corps avec compétence.

Mais, en plus des formidables défenses russes, les corps d'Ostermann, de Platov, d'Udarov, de Rajevski, de Doktorov et de Pahlen sont là pour mener la vie dure à la Grande Armée...

Les premiers affrontements commencent à partir du 5 septembre 1812.

Les français du 61ème régiment d'infanterie du général Compans enlèvent, avec beaucoup de difficultés, la redoute de Schwardino.

Deux jours plus tard, le 7 septembre 1812, dans le courant de la nuit, les premiers coups de canons réveillent les deux armées.

A 6 heures du matin, le véritable affrontement s'engage.

À gauche, les Italiens d'Eugène de Beauharnais enlèvent Borodino, mais ne peuvent maintenir la position très longtemps.

À Borodino, Pierre de Bagration subit l'essentiel de l'attaque française, sur la gauche de son armée.

André Burthe d'Annelet est blessé lors de cette bataille.

Pierre de Bagration résiste vaillamment mais reçoit une blessure mortelle en fin de journée.

Louis Nicolas Davout se rend maître de la redoute de Semenovskoïe, mais doit lui-aussi battre en retraite après la contre-attaque russe.

Joachim Murat se présente en soutien avec deux régiments de cuirassiers et repousse l'offensive de la Garde Impériale Russe, déblaie le terrain et ouvre la voie aux corps d'armées de Ney et de Louis Nicolas Davout.

À 10 heures, des mêlées d'une violence inouïe s'engagent sur la Grande Redoute.

La victoire reste aux français, tandis que les artilleries de chaque camp noient le plateau de la Moskova d'un déluge de feu.

Le front russe risque de craquer, et Pierre de Bagration, avec l'approbation de Barclay de Tolly, demande des renforts urgents à Kutusov.

Kutusov se présente sur le champ de bataille, à l'abri des tirs français.

Cela donne un regain d'optimisme dans l'armée du Tsar.

La Grande Redoute retombe aux mains des russes.

Ney et Louis Nicolas Davout sont attaqués furieusement par Pierre de Bagration, et battent en retraite.

L'Empereur lance alors ses compagnies de Wurtembourgeois menés par Marchand.

Ceux-ci résistent aux charges successives et bousculent les fantassins russes.

3 heures plus tard, la situation commence à devenir critique pour les russes pourtant bien partis dans la bataille.

Leur résistance s'affaiblit, et ils n'arrivent pas à enfoncer les lignes françaises.

Mais, ils sont toujours en possession de la Grande Redoute, qui se révèle être le point stratégique capitale de l'affrontement.

Ney et Joachim Murat se concerte : une victoire éclatante est à portée de main si Napoléon Ier décide de faire donner la Garde.

Mais il refuse de se séparer de sa dernière réserve.

Il place 300 pièces d'artillerie pour faire tomber la Grande Redoute.

Il charge Auguste Caulincourt, le frère du Grand Écuyer de l'Empire, de renforcer cette offensive.

Celui-ci s'élance avec courage, sabrant lui-même les tirailleurs russes, et enlève finalement la Redoute avant de tomber, mortellement blessé.

Emmanuel de Grouchy se porte alors en renfort, et conforte les nouvelles positions françaises.

Là aussi, il faudrait des troupes fraîches pour exploiter le succès, mais l'Empereur ne veut toujours pas risquer sa dernière réserve.

Cependant les russes ne veulent pas quitter le champ de bataille.

Napoléon décide de les pilonner.

Il prononcera cette phrase célèbre : Puisqu'ils en veulent, dit-il au général d'artillerie Sorbier, donnez-leur en.

Ce n'est pas moins de 400 canons qui vomissent la mort selon le commandant Lachouque sur les pauvres fuyards russes.

A 15 heures, la bataille la plus meurtrière de l'Empire est finie.

La victoire aura été particulièrement difficile...

Le carnage aura duré 14 heures :

48 généraux sont morts pendant cet affrontement :

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot est laissé pour mort sur le champ de bataille.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Retrouvé parmi les cadavres par son aide de camp, il est envoyé à Berlin pour soigner ses 17 blessures et se rétablir.

Napoléon Ier résumera ainsi la Moskova : Jamais je ne vis briller dans mon armée autant de mérite.

La route de Moscou, située à 125 km, est ouverte.



Bataille de Lutzen ou de Grossgorschen

Prise de Leipzig

Après le combat de Weissenfels, Napoléon Ier décide de progresser vers Leipzig afin de passer l'Elster et rejoindre le corps d'Eugène de Beauharnais au nord de la ville.

Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre Napoléon Ier dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.

Le 2 mai 1813, pour garder ses flancs, Napoléon Ier envoie Michel Ney protéger la route au sud de Lützen et tenir les villages de Großgörschen, Kleingörschen, Rahna et Kaja.

Le reste de l'armée est en colonne entre Weissenfels et Leipzig.

En tête, le corps de Lauriston attaque les troupes du général Kleist qui tiennent le village de Lindenau, à l'entrée de Leipzig.

À midi, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, venant de Pegau, attaque le centre français en direction de la ville de Lützen.

Pour passer, il faut s'emparer des 4 villages.

Gebhard Leberecht von Blücher attaque en tête, mais se heurte à la division Joseph Souham.

Celle-ci se replie sur la deuxième ligne défensive établie par Michel Ney, laissant les villages aux Prussiens.

Wintzingerode attaque la gauche française à Starsiedel, mais est arrêté par la division Gérard.

Napoléon Ier, surpris par l'attaque d'un ennemi qu'il croyait être à Leipzig, rappelle alors tous ses corps pour repousser l'assaut des Coalisés.

Il se rend auprès de Michel Ney.

L'Empereur dispose les renforts au fur et à mesure qu'ils arrivent.

La ligne française résiste aux assauts des Coalisés.

À 18 heures, Gebhard Leberecht von Blücher tente une dernière percée.

À la tête de la Garde royale prussienne, il lance un nouvel assaut et prend Kleingörschen, Eisdorf et Kaja.

Wintzingerode menace Starsiedel.

Michel Ney envoie la division Gérard qui contre-attaque, reprend les villages de Kleingörschen, Rahna et Kaja, et poursuit la division de la Garde royale prussienne.

Seul Großgörschen reste aux mains des Coalisés.

La Garde Impériale s'installe en avant de Starsiedel.

Drouot dispose l'artillerie de la Garde sur le flanc des troupes de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg.

Attaquées sur les flancs, les forces coalisées se replient.

Napoléon Ier ordonne une attaque générale pour poursuivre les Coalisés, mais la nuit vient mettre un terme à la manœuvre.

L'absence de cavalerie empêche Napoléon Ier d'obtenir un succès complet.

Les pertes alliées s'élèvent à environ 20 000 hommes, celles des Français à 18 000.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe à cette bataille.

Alexandre Gaulthier de Rigny, attaché à l'état-major de Louis Alexandre Berthier, reçoit une grave blessure à la tête et est fait prisonnier.

Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld participe à cette bataille.

Le lendemain, Leipzig est occupée.

Gerhard Johann David von Scharnhorst, l'âme de la rébellion antinapoléonienne en terre allemande, est blessé par balle au genou lors de la bataille.

La bataille est initialement perçue en Russie comme une victoire de la coalition :



Récupération et reprise en main du Piémont et de la Savoie par Victor-Emmanuel Ier de Savoie

Charles-Félix de Savoie à nouveau Vice-roi de Sardaigne

À la disparition de l'Empire de Napoléon Ier, en 1814, Victor-Emmanuel Ier de Savoie récupère le Piémont et la Savoie.

Victor-Emmanuel Ier de Savoie entreprend une politique profondément Réactionnaire et hostile aux idées démocratiques, révolutionnaires et à l'Empire Napoléonien, qu'il considérait comme une trahison de la foi de ses ancêtres.

Dès le lendemain de son arrivée à Turin, le 14 mai 1814, Victor-Emmanuel Ier de Savoie :

Son implacable ressentiment envers l'usurpation napoléonienne l'amène à entreprendre la destruction de la route du Mont-Cenis et du pont sur le Pô, tous deux construits par l'ex vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais, fils adoptif de l'Empereur.

Charles-Félix de Savoie est à nouveau Vice-roi de Sardaigne en 1814.



Naissance de Marie-Victoire-Raphaël de Vogüé

Marie-Victoire-Raphaël de Vogüé naît en 1815 ou 1817, fils d'Eugène Jacques Joseph Innocent de Vogüé et de Laure Angélique Marie Françoise de Sibeud de Beausemblant.


Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine

Mariage de Léopold-Michel de Bourbon-Siciles avec Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine

Avec une dispense papale, Léopold-Michel de Bourbon-Siciles épouse en 1816 Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine, sa nièce. Leurs enfants sont :

Les méfaits de la consanguinité sont alors ignorés.



Exil d'Hortense de Beauharnais à Arenenberg

Hortense de Beauharnais est contrainte de gagner la Suisse en 1817.

Elle achète le château d'Arenenberg dans le canton de Thurgovie, dominant le lac de Constance. Elle s'y installe avec ses deux fils survivants.

Ses seuls soutiens sont Eugène de Beauharnais, son frère, et Stéphanie, leur cousine, grande-duchesse douairière de Bade.

Grâce à la succession de sa mère et à l'intercession de son frère, Eugène de Beauharnais, gendre du roi de Bavière, récemment créé par son beau-père duc de Leuchtenberg, elle dispose d'une fortune de 3 millions qui lui assure un revenu confortable de 120 000 francs.

Sans soucis d'ordre matériel, Napoléon III est élevé par sa mère en Suisse ou à Rome. Il y rencontre sa grand-mère paternelle Laetitia Bonaparte.

Il est élevé dans la certitude de sa vocation dynastique dans le culte de Napoléon Ier qu'enfant, il l'a connu.

Il reçoit à Constance l'enseignement de nombreux professeurs, en particulier de Philippe Le Bas, fils d'un conventionnel jacobin. Un ancien officier de son oncle Napoléon Ier, lui enseigne, par ailleurs, l'art de la guerre.



Naissance d'Ernest Eugène Santerre

Ernest Eugène Santerre naît à Paris le 13 novembre 1817, fils d'Armand Théodore Santerre (1778-1833) et de Marie Anne Maugas (1788-1860).



Mariage d'Hippolyte Michel avec Élisabeth Hore Hatchell

Hippolyte Michel épouse Élisabeth Hore Hatchell. Leurs enfants sont :



Mort d'Eugène-Guillaume Argenteau

Eugène-Guillaume Argenteau meurt le 4 mai 1819.


Portrait Sophie Feodorovna Rostopchine - Comtesse de Ségur -en 1823

Mariage d'Henry-Raymond-Eugène de Ségur avec Sophie Feodorovna Rostopchine

Fédor Vassili Rostopchine fait venir sa famille à Paris et c'est là que Sophie Feodorovna Rostopchine rencontre Henry-Raymond-Eugène de Ségur,

Le mariage est arrangé par Sophie Swetchine, une Russe elle aussi convertie au catholicisme.

Henry-Raymond-Eugène de Ségur épouse le13 ou le 14 juillet 1819 Sophie Feodorovna Rostopchine. Leurs enfants sont :,

Ce mariage d'amour est d'abord heureux.



Naissance d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Duc d'Aumale

Henri d'Orléans ou Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans naît au Palais-Royal à Paris le 16 janvier 1822, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est titré duc d'Aumale.

Pour l'éducation du duc d'Aumale, Louis-Philippe Ier de France choisit Alfred Cuvillier-Fleury, un jeune professeur. Il sera secrétaire du duc pendant sa vie militaire et son ami tout au long de sa vie.


Château des Nouettes - dessiné par Mgr de Ségur

Cession du château des Nouettes

Fédor Vassili Rostopchine offre le château des Nouettes, en Basse-Normandie à Sophie Feodorovna Rostopchine, sa fille, en 1822.

Sophie Feodorovna Rostopchine est délaissée par Henry-Raymond-Eugène de Ségur, désargenté et désœuvré, époux volage qui la trompe notamment avec leur bonne.

Préférant son château aux mondanités parisiennes, elle reporte toute son affection sur ses enfants.

Surnommé le Bel Eugène, Henry-Raymond-Eugène de Ségur ne rend visite à Sophie Feodorovna Rostopchine qu'en de rares occasions.

Eugène aurait surnommé son épouse la mère Gigogne.

Polyglotte, parlant 5 langues, Sophie Rostopchine présente souvent un comportement hystérique, partiellement hérité de sa mère, mais peut-être dû à une maladie vénérienne transmise par son mari.

Des crises de nerfs, suivies de longues périodes de mutisme, l'obligent à correspondre avec son entourage à l'aide d'une ardoise.



Retour en Suède de Bernardine Eugénie Désirée Clary

Construction du Palais de Rosendal

Mariage d'Oscar Ier de Suède avec Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais

Bernardine Eugénie Désirée Clary revient définitivement en Suède le 13 juin 1823.

Bernardine Eugénie Désirée Clary finit par s'accoutumer à son nouveau pays d'adoption et gagne l'estime de ses sujets. Elle ne songe plus à un retourner en France.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte pardonne son infidélité à Bernardine Eugénie Désirée Clary.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte fait construire à son intention le Palais de Rosendal de 1823 à 1826, sur l'île de Djurgården, où Bernardine Eugénie Désirée Clary mène une vie à sa convenance, loin de l'étiquette et des fastes de la Cour.

Oscar Ier de Suède épouse le 19 juin 1823, Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière. Leurs enfants sont :



Mort d'Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais meurt à Munich le 21 février 1824, d'une attaque d'apoplexie.

Ses funérailles sont grandioses, le deuil étant conduit par son beau-père le roi de Bavière en personne. Il est sincèrement pleuré dans sa belle-famille et par le peuple de Bavière qu'il avait su séduire par son intelligence et la droiture de son caractère.

Eugène de Beauharnais est l'ancêtre de la plupart des dynasties régnantes d'Europe actuelles : roi de Norvège, de Suède, de Belgique, de Luxembourg, de Danemark et de Grèce.



Mariage de Léonce-Louis-Melchior de Vogüé avec Henriette Marie Marguerite de Machault d'Arnouville

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé épouse en 1826 Henriette Marie Marguerite de Machault d'Arnouville (1808-1864), fille d'Eugène Charles de Machault d'Arnouville (1783-1867). Leurs enfants sont :


Constantin de Hohenzollern-Hechingen et Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais - dans la Collégiale d'Hechingen

Mariage de Constantin de Hohenzollern-Hechingen avec Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais

Frédéric Hermann Othon de Hohenzollern-Hechingen marie son fils.

Constantin de Hohenzollern-Hechingen épouse le 22 mai 1826 Eugénie Hortense Auguste de Beauharnais, Princesse de Leuchtenberg, fille d'Eugène de Beauharnais et d'Augusta-Amélie de Bavière.



Naissance d'Eugène Rodier

Eugène François ou Eugène Rodier naît en 1827, fils de Guillaume Tell Rodier et de Sophie Rose Denise Macé.



Mort d'Adam Liszt

Franz Liszt et Adam Liszt reviennent d'outre-manche.

Adam Liszt meurt à Boulogne-sur-Mer en 1827.

Franz Liszt a une première crise de mysticisme.

Franz Liszt revient à Paris et donne des cours de piano afin de subsister.

À Paris, Franz Liszt rencontre :

Franz Liszt devient l'ami d'Eugène Delacroix et fait la connaissance de Niccolò Paganini, qui aura une grande influence sur le développement de son art.



Naissance de Pierre Eugène Marcellin Berthelot

Pierre Eugène Marcellin Berthelot naît dans une maison située au coin de la rue du Mouton et de l'ancienne place de Grève à Paris le 25 octobre 1827.



Testament de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

En 1829, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé signe un testament par lequel il lègue :



Mort de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Héritier de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Il semble que Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé est inquiet et qu'une partie de son entourage le pousse à émigrer par précaution.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles vient à Saint-Leu le 20 août 1830 pour rassurer Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Le soir du 26 août 1830, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé se couche normalement. Rien ne laisse penser à une tentation suicidaire.

Au matin du 27 août 1830, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé est retrouvé pendu par le cou... mais les pieds touchant le sol, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre du château de Saint-Leu.

Les légitimistes affirment sans preuve que Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé, bouleversé par les Trois Glorieuses et demeuré fidèle à la monarchie légitime, aurait décidé :

Averti de ces intentions, Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles l'aurait fait étrangler par Sophie Dawes et son frère, permettant à Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, leur dernier fils de capter l'immense héritage du Prince.

Inversement les orléanistes tentent de démontrer que le Prince s'est rallié au nouveau régime. Il aurait :

L'abbé Pellier de Lacroix, confesseur du Prince, déclare publiquement que le Prince de Condé est innocent de sa mort, c'est-à-dire qu'il ne s'est pas suicidé.

On tient aujourd'hui pour le plus probable qu'il avait recours à la strangulation comme stimulant sexuel. Sophie Dawes l'aurait tenu sous sa coupe par son habileté dans cette pratique particulière. Le Prince aurait succombé à une séance plus poussée qu'à l'habitude, soit accident, soit assassinat...

La baronne aurait ensuite monté, avec l'aide de son frère, la mise en scène du suicide.

L'enquête ne permet pas d'établir qu'un crime a été commis. Sophie Dawes n'est pas inquiétée et repart à Londres.

Le titre de Prince de Condé s'éteint avec Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Parmi les nombreux services qu'Isaac Thuret rend secrètement à la France, il serait intervenu auprès de Sophie Dawes pour préserver l'héritage de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans hérite de l'énorme patrimoine des condé, estimée à 66 millions de francs-or, produisant 2 millions de revenus annuels comprenant le plus important patrimoine foncier du pays, dont le domaine de Chantilly (Oise) et d'immenses forêts en Thiérache (Aisne).

Eusèbe de Salverte, député d'extrême-gauche, interpelle le Ministère sur le paiement des droits de cette succession.

Jean-Louis Calmon, directeur de l'Enregistrement, répond que ces droits qui s'élèvent à plus de 4 millions, n'ont pas encore été réglés, le Gouvernement accordant toujours des délais pour l'acquittement des droits lorsqu'il est constaté que les héritiers n'ont pas les moyens de les acquitter.

Il ne se trouve dans la succession aucune valeur mobilière.

Les liquidateurs de la succession cherchent à contracter un emprunt sans y parvenir. Ils mettent en vente 9 000 arpents de bois et, avant peu de temps, les droits seront réglés.


Henry-Raymond-Eugène de marquis de Ségur

Mort de Louis Philippe de Ségur Marquis de Ségur

Henry-Raymond-Eugène de Ségur admis à la Chambre des pairs

Louis Philippe de Ségur meurt à Paris le27 ou le 28 août 1830.

Les papiers personnels de Louis Philippe de Ségur et de son fils Philippe-Paul de Ségur sont conservés aux Archives nationales sous la cote 36AP1.

Le 9 septembre 1830, Henry-Raymond-Eugène de Ségur est admis à siéger à la Chambre des pairs, en remplacement de Louis Philippe de Ségur, son grand-père.

Il prend place dans la majorité conservatrice, soutient constamment le pouvoir de ses votes.



Séjour d'Hortense de Beauharnais à Paris

À fin d'avril 1831, Hortense de Beauharnais se rend à Paris.

Par l'entremise du général d'Houdetot, aide-de-camp de Louis-Philippe Ier de France et ancien ami d'Eugène de Beauharnais, elle obtient une entrevue secrète avec le souverain, qui n'oublie pas qu'elle est intervenue en faveur de sa mère, la duchesse d'Orléans, et de sa tante, la duchesse de Bourbon, durant les Cent-Jours.

Il est probable qu'elle veut discuter des conditions d'un établissement durable en France pour elle et pour Napoléon III.

On a évoqué une possible élévation de Napoléon III à la pairie avec le titre de duc de Saint-Leu-La'Forêt.

Le 5 mai 1831, jour du dixième anniversaire de la mort de l'Empereur, elle assiste avec son fils depuis les fenêtres de l'hôtel où elle est descendue rue de la Paix au défilé des bonapartistes venus en pèlerinage à la colonne Vendôme.

Hortense de Beauharnais repart rapidement pour l'Angleterre.



Mariage d'Eugène Alexandre de Montmorency-Laval avec Anne Constance de Maistre

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval est veuf de Maximilienne de Béthune-Sully.

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval épouse Anne Constance de Maistre (1793-1882).



Mariage d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais avec Marie II de Portugal

Mort d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais

À l'instigation d'Amélie Auguste Eugénie Napoléone de Beauharnais, impératrice douairière du Brésil, Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais épouse en 1835 Marie II de Portugal.

Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais meurt en 1835 de la diphtérie 2 mois après ses noces.



Mariage de Ferdinand II de Portugal avec Marie II de Portugal

Marie II de Portugal est veuve d'Auguste Charles Eugène Napoléon de Beauharnais.

Ferdinand II de Portugal épouse en 1836 Marie II de Portugal. Leurs enfants sont :



Mort d'Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval Duc de Laval

Rentré en France, Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval meurt le 6 ou le 16 juin 1837.

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval devient 4e Duc de Laval en 1837.

Gustave de Lévis succède à Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval comme Duc de San Fernando-Luis et comme .grand d'Espagne de première classe.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans au collège Henri-IV

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans fait ses études au collège Henri-IV à Paris puis à la Sorbonne.

Son esprit est surtout attiré par les lettres anciennes, grecques et latines, ensuite par l'histoire.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Sous-lieutenant

Couronné au concours général le 20 août 1839, le lendemain Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans il rejoint le 4e régiment d'infanterie légère, dans lequel il est incorporé.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est sous-lieutenant en 1839.



Agrandissement de la chapelle royale de Dreux

À partir du printemps 1839, la chapelle royale de Dreux est complétée grâce à des ajouts de style néo-gothique par Louis-Philippe Ier de France, qui en fait la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le nom de Saint-Denis des Orléans.

De 1843 à 1845, les nombreuses fenêtres sont garnies de somptueux vitraux exécutés à la manufacture de Sèvres sur des dessins d'Eugène Delacroix, Hippolyte Flandrin, Dominique Ingres.



Combat de l'Affroun

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans part pour l'Algérie en 1840 et participe au combat de l'Affroun le 27 avril 1840.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Lieutenant-colonel

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans doit rentrer en France en 1841 pour raison de santé, avec le grade de lieutenant-colonel du 17e Léger.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans à Naples, puis à Lisbonne

En juin 1842, François Ferdinand d'Orléans repart sur la Belle-Poule avec l'escadre aux ordres du vice-amiral Hugon.

Il accompagne alors Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, son jeune frère, à Naples, puis à Lisbonne.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Maréchal de camp

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans retourne en Algérie en 1842.

Il obtient le grade de maréchal de camp le 7 septembre 1842.



Naissance d'Alexandre-Louis Eugène Bure

Alexandre-Louis Eugène Bure naît à Paris le 25 février 1843, fils naturel de Napoléon III et d'Éléonore Vergeot, jeune lingère à son service.

Napoléon III est alors en captivité au fort d'Ham.

Pour éviter tout scandale, Eléonore Vergeot est envoyée accoucher discrètement à Paris, et le bébé est confié à la garde de Mme Cornu.


Prise de la Smalah d'Abd El-Kader – par Édouard Detaille

Prise de la smala d'Abd El-Kader

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Lieutenant général et commandant de la province de Constantine

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans se distingue lors de la prise de la smala d'Abd El-Kader à Taguin le 16 mai 1843.

À la suite de cette campagne, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est promu lieutenant général le 3 juillet 1843 et nommé commandant de la province de Constantine.



Mariage d'Ernest Eugène Santerre avec Alexandrine Marie Archdeacon

Ernest Eugène Santerre épouse Alexandrine Marie Archdeacon (1826-1881), fille de Sébastien Marie Archdeacon (1793-1871) et d'Alexandra Charlotte de Gehier de Saint-Hilaire (1800-1883). Leurs enfants sont :


Antoine Marie d'Orléans - en 1844- par Franz Xaver Winterhalter

Bataille de Biskra

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans dirige l'expédition de Biskra en 1844.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans prend part à la pacification dans les Aurès et à la tête des légionnaires du colonel Patrice de Mac Mahon, il enlève la position de M'Chounech le 15 mars 1844.

Antoine Marie d'Orléans combat en Algérie et se distingue à Biskra. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par Louis-Philippe Ir de France le 24 juin 1844.

Antoine Marie d'Orléans est nommé chef d'escadron le 8 août 1844.


Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles - peinte par Franz Xaver Winterhalter - 1846.

Mariage d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans avec Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans épouse le 25 novembre 1844 sa cousine germaine Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles. Parmi leurs 7 enfants deux fils seulement atteignent l'âge adulte :

La rumeur court que Gustave Macon (1865-1930), son secrétaire particulier, est son fils naturel. Il est pourtant né lors de l'exil du duc en Angleterre.

Les mariages consanguins dont ils sont issus et leur proche parenté expliquent la fragilité constitutive de leur descendance, les dangers d'une trop grande consanguinité étant ignorés à l'époque.



Naissance de Sébastien Armand Alexandre Santerre

Sébastien Armand Alexandre Santerre naît à Nogent sur Marne le 15 juin 1845, fils d'Ernest Eugène Santerre et d'Alexandrine Marie Archdeacon (1826-1881).



Naissance de Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans

Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans Prince de Condé

Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans naît à Saint-Cloud le 15 novembre 1845, fils d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles.

Il est titré Prince de Condé à sa naissance par Louis-Philippe Ier de France.



Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary En Algérie

En 1846, Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary obtient donc l'autorisation du gouvernement français d'accompagner Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, son beau-frère, pendant une de ses campagnes en Algérie.



Mariage de Marie-Victoire-Raphaël de Vogüé avec Hastings Henriette Anderson

Marie-Victoire-Raphaël de Vogüé, baron de Vogüé, épouse en 1846 Hastings Henriette Christine Anderson. Leurs enfants sont :


Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Gouverneur général de l'Algérie

En 1847, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est nommé gouverneur des possessions françaises en Afrique.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans remplace Thomas Bugeaud comme Gouverneur général de l'Algérie le 21 septembre 1847.

Le 23 décembre 1847, Abd-el-Kader fait sa soumission à Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans.



Renversement de la Monarchie de juillet

Proclamation de la IIe république

Exil de la famille royale

Une révolution a lieu en France en février 1848.

Antoine Marie d'Orléans se trouve alors auprès de Louis-Philippe Ier de France, son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans tient les Tuileries assez longtemps pour permettre à Louis-Philippe Ier de France de se retirer de la capitale mais s'abstient de mener toute action militaire contre les insurgés.

La famille royale fuit les Tuileries prises d'assaut par la foule.

Antoine Marie d'Orléans oublie Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, qui n'échappe à la multitude que grâce à l'intervention d'un député.

Le Roi ayant abdiqué, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans accompagne ensuite sa belle-sœur, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, Duchesse d'Orléans, partie à l'Assemblée avec ses 2 enfants pour faire proclamer l'aîné Roi des Français.

Conscient de son impopularité, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur.

Mais la tentative est un échec.

Le Palais-Royal est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848.

L'assemblée proclame la IIe république.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est séparé de sa famille par les insurgés et ne parvient à s'échapper qu'en se déguisant en garde national.

Napoléon III profit de cette révolution pour revenir en France.

Napoléon III emmène avec lui Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre et Martin Constantin Haryett.

Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles s'exilent à Claremont dans le Surrey en Angleterre.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles prend le titre de courtoisie de Comtesse de Neuilly.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans s'embarque pour l'Angleterre où il rejoint Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, son épouse, et ses parents, à Claremont.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary ainsi que Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, leur fils, s'installent auprès de Louis-Philippe Ier de France.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans effectue 2 années de public school à Édimbourg.

Antoine Marie d'Orléans et Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, gagne aussi l'Angleterre.

Le couple décide ensuite de partir en Espagne et s'installe d'abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d'Orléans.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux accueille avec bienveillance la révolution de février 1848.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux est élu député à l'Assemblée nationale, comme " républicain du lendemain ",



Exil d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans se trouve à Alger, près d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, son frère.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans se démet de ses fonctions de Gouverneur général de l'Algérie.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles s'exilent en Angleterre 24 février 1848.

Le 3 mars 1848, François Ferdinand d'Orléans et Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans s'embarquent sur le Solon pour le Royaume-Uni où ils rejoignent leurs parents.

L'amitié qui lie Marie-Caroline à la reine Victoria facilite alors l'exil des Orléans.



Naissance d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé naît au hasard d'un voyage de ses parents à Nice le 24 février 1848, fils de Marie-Victoire-Raphaël de Vogüé et de Hastings Henriette Christine Anderson.

Sa mère est de souche écossaise.

Il est de la branche des Vogüé de Gourdan.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé passe sa jeunesse au château de Gourdan près d'Annonay.


Constantin Nikolaïevitch de Russie et sa famille Alexandra de Saxe-Altenbourg - Alexandra Iosifovna après sa conversion

Mariage de Constantin Nikolaïevitch de Russie avec Alexandra de Saxe-Altenbourg

Constantin Nikolaïevitch de Russie épouse au Palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg le 11 septembre 1848 Alexandra de Saxe-Altenbourg. Leurs enfants sont :

Après sa conversion à l'Orthodoxie, Alexandra de Saxe-Altenbourg devient Alexandra Iosifovna.



Création de l'entreprise Rodier

Peu après la révolution de 1848, Eugène Rodier crée l'entreprise Rodier, bâtit et établit ses usines de tissage à Bohain-en-Vermandois.

De tout temps, Bohain-en-Vermandois a tissé la laine; ses artisans sont connus pour la perfection de leur travail.

Eugène Rodier sent, devine qu'il faut donner aux femmes des étoffes plus riches et plus souples à la fois.

Le patron crée les modèles et les dessins. Aucun dessin n'est acheté au dehors.


Campagne électorale 1848 - Napoléon III contre Cavaignac - Illustrierte Zeitung Allemagne

Napoléon III Président de la République française

Napoléon III est candidat à l'élection présidentielle contre Louis Eugène Cavaignac.

Harriet Howard finance la campagne de Napoléon III.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux soutient la candidature Napoléon III.

Napoléon III est élu au suffrage universel masculin pour 4 ans le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix.

Ces voix sont issues notamment du parti de l'Ordre, profitant de la division des gauches et de la légende impériale.

Napoléon III est le premier chef d'État français élu au suffrage universel.

Napoléon III prête serment à l'Assemblée constituante le 20 décembre 1848 et s'installe le soir même à l'Élysée.

Achille Baraguey d'Hilliers se rallie au Prince-Président dès sa désignation.

Harriet Howard, Alexandre-Louis Eugène Bure, Alexandre Louis-Ernest Bure et Martin Constantin Haryett, déménagent rue du Cirque, une rue adjacente au palais de l'Élysée, où, en tant que maîtresse, Harriet Howard reste dans l'ombre.

Napoléon III est politiquement isolé, sans assise parlementaire pour le soutenir et externe au milieu politique français.

Rejeté par les républicains, Napoléon III doit former, contre son gré, un gouvernement dont les hommes forts sont les monarchistes Odilon Barrot et Alfred de Falloux.



Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Député de la Sarthe

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Ministre plénipotentiaire à Madrid

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte est réélu député de la Sarthe lors des élections législatives de mai 1849.

Il reste fidèle au parti de la Montagne, ce qui lui vaut le surnom de prince de la Montagne.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte s'oppose à Napoléon III.

Napoléon III se débarrasse momentanément de lui en l'envoyant comme ministre plénipotentiaire à Madrid.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte incarne :



Mort de Louis-Philippe Ier de France

Installation d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans à Orleans House

Louis-Philippe Ier de France meurt à Claremont dans le Surrey en Angleterre le 26 août 1850.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans s'installe à Orleans House, près de Twickenham, grand château de style disparate plus confortable que fastueux, où son père a vécu pendant l'émigration.

Ses frères occupent aussi des appartements dans l'immense demeure.



Mort d'Eugène Alexandre de Montmorency-Laval

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval est lieutenant-général des armées.

Eugène Alexandre de Montmorency-Laval meurt le 2 avril 1851.

Le titre de duc de Laval disparait avec son dernier titulaire en 1851.



Mort de Léopold-Michel de Bourbon-Siciles

Léopold-Michel de Bourbon-Siciles meurt en 1851.

Il est inhumé à Santa Chiara de Naples.

Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine, sa veuve, quitte Naples rejoint Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles qui vivent en exil en Angleterre à Twickenham.



Mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo

Napoléon III se met à la recherche d'une épouse qui puisse devenir impératrice.

Harriet Howard se retrouve mise de côté.

Napoléon III, après avoir été rejeté par la princesse Caroline de Vasa de Suède, puis par d'autres membres de la noblesse, choisit une Espagnole, Eugénie de Montijo.

Lorsque Napoléon III annonce son mariage, Harriet Howard est envoyée au Havre pour une soi-disant mission en Angleterre.

En son absence, des sbires de la police saccagent son logement et emportent toutes les lettres personnelles que Napoléon III lui a écrites.

Ayant neutralisé son éventuelle capacité de nuisance, Napoléon III l'empereur concède à Harriet Howard divers privilèges et cadeaux.

Napoléon III épouse les 29 et 30 janvier 1853 Eugénie de Montijo. Leur enfant est :

Après 6 mois de mariage, Napoléon III reprend sa relation avec Harriet Howard.

Mais sa femme lui interdit de la revoir.

Il doit renoncer à cette relation pour se consacrer à sa femme dans le but d'engendrer un héritier.



Cession du domaine du Zucco

En 1853, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans acquiert du prince de Partanna le domaine du Zucco à l'ouest de Palerme.

16 000 hectares produisant du miel, un vin précieux, 10 000 caisses de citrons et 500 à 600 quintaux d'olives (...)



Monopole de la vente de livres dans les gares

En 1853, Henry-Raymond-Eugène de Ségur, président de la Compagnie des Chemins de fer de l'Est, accorde à Louis Hachette le monopole de la vente de livres dans les gares.


Pierre V de Portugal

Naissance d'Eugène de Portugal

Mort de Marie II de Portugal

Pierre V de Portugal Roi de Portugal

Ferdinand II de Portugal Régent du royaume de Portugal

Marie II de Portugal meurt à Lisbonne le 15 novembre 1853 en donnant naissance à Eugène de Portugal, son dernier enfant.

Pierre V de Portugal, son fils, devient Roi de Portugal en 1853 sous la régence de Ferdinand II de Portugal son père.



Mariage de Clarence Trelawny avec Harriet Howard

Clarence Trelawny épouse en 1854 Harriet Howard.

Clarence Trelawny, Capitaine et éleveur de chevaux, utilise l'argent d'Harriet Howard pour ses affaires.

Alexandre-Louis Eugène Bure et Alexandre Louis-Ernest Bure, les deux fils de Napoléon III qu'elle a élevés, retournent avec Éléonore Vergeot, leur mère.

Le mariage de Clarence Trelawny et d'Harriet Howard sera difficile



Mariage de Patrice de Mac Mahon avec Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries

Patrice de Mac Mahon épouse à Paris le 13 ou 14 mars 1854 1854Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries, fille d'Armand Charles Henri de La Croix, Comte de Castries, et de Marie Augusta d'Harcourt. Leurs enfants sont :



Mort d'Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé

Eugène-Jacques-Joseph-Innocent de Vogüé meurt à Gourdon en Ardèche le 15 mars 1854.


Élisabeth de Habsbourg-Hongrie et ses enfants

Mariage de Charles-Ferdinand d'Autriche avec Élisabeth de Habsbourg-Hongrie

François-Joseph Ier d'Autriche s'éprend de sa cousine Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, veuve de Ferdinand Charles de Modène, mère d'une petite fille et demi-sœur de Étienne de Habsbourg-Lorraine qui a soutenu les rebelles lors de la révolution de 1848 à 1849.

Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière s'oppose à ce mariage. Elle somme Charles-Ferdinand d'Autriche et Élisabeth de Habsbourg-Hongrie de se marier au plus tôt.

Charles-Ferdinand d'Autriche épouse le 18 avril 1854 Élisabeth de Habsbourg-Hongrie, sa nièce, fille de Joseph Antoine d'Autriche et Dorothée de Wurtemberg. Leurs enfants sont :



Signature de la concession pour la construction du canal de Suez

En 1854, l'accession au trône de vice-roi d'Égypte de Saïd Pacha, fils de Mehemet Ali, son vieil ami, donne une nouvelle impulsion aux idées qui l'ont hanté pendant les 22 dernières années au sujet du canal de Suez.

Ferdinand de Lesseps est invité par Saïd Pacha, et le 7 novembre 1854 débarque à Alexandrie.

Le 30 novembre 1854, Saïd Pacha signe la concession autorisant Ferdinand de Lesseps à percer l'isthme Suez.

Sur les indications de Ferdinand de Lesseps, un premier plan est immédiatement dessiné par 2 ingénieurs français :



Naissance de François Louis Philippe Marie d'Orléans

François Louis Philippe Marie d'Orléans naît à Twickenham le 5 janvier 1854 ou 1855, fils d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles.

Il est titré Duc de Guise


Prise de Malakoff par Horace Vernet

Fin du Siège de Sébastopol

Bataille du Pont Traktir

En juillet 1855, les Russes perdent en moyenne 250 hommes par jour.

Il est décidé que Gorchakov et l'infanterie russe doient lancer un nouvel assaut à Chernaya, le premier depuis la bataille d'Inkerman.

Le 16 août 1855, le corps du général Pavel Petrovich Liprandi et du général Read attaquent violemment les 37 000 Français et Sardes au-dessus du Pont Traktir.

Les assaillants arrivent avec la plus grande détermination possible, mais l'issue du combat ne fait aucun doute à aucun moment.

À la fin de la journée, les Russes se retirent du champ de bataille, laissant derrière eux 260 officiers et 8 000 hommes, les Alliés n'en ayant perdu que 1 700.

La dernière chance pour les Russes de sauver Sébastopol s'envole.

Le même jour, les bombardements alliés avaient une fois de plus réduit Malakoff et ses alentours au silence, et c'est avec une confiance absolue que le général Aimable Pélissier planifie l'assaut final.

La Tour de Malakoff, une grande tour de pierre, couvre la banlieue de Sébastopol, entourée de chaque côté par le Redan et le Petit Redan.

Le 8 septembre 1855 à midi, le corps d'armée commandé par Bosquet s'abat soudainement sur Malakoff.

Louis-Jules Trochu est blessé grièvement.

Le combat est des plus désespéré côté russe :

Même à l'ouest, dans la direction opposée au fort et aux bastions centraux, un intense corps-à-corps a lieu entre les deux armées.

Les Français réussissent à s'emparer de la position fortifiée de Malakoff grâce à un assaut parfaitement coordonné.

La forteresse devient alors intenable.

Pendant la nuit, les Russes fuient grâce aux ponts sur la rive Nord après avoir détruit ses fortifications.

Le 9 septembre 1855, les vainqueurs prennent possession du bâtiment vide mais en proie aux flammes.

Patrice de Mac Mahon prononce alors son célèbre J'y suis, j'y reste !

Eugène Libaut, un zouave français, parvient à hisser le drapeau français en haut de la forteresse russe.

Dans l'assaut final les Alliés ont perdu environ 10 000 hommes, les Russes 13 000; pas moins de 19 généraux sont morts ce jour-là.

Le 11 septembre 1855, après 11 mois de siège pénible et meurtrier, Sébastopol finit par se rendre.

Sébastopol a été défendue héroïquement.

Les amiraux russes Vladimir Istomin et Vladimir Kornilov sont tués.

Son attaque a coûté la vie à de nombreux Alliés.

Toutefois sa chute marque le début de la défaite russe lors de la guerre de Crimée.

Aucune opération sérieuse ne sera entreprise contre Gorchakov, qui, avec son infanterie et les restes de la garnison, continue à tenir les hauteurs de la ferme Mackenzies.

Kinburn est attaquée par la mer, et d'un point de vue naval, l'attaque est intéressante dans la mesure où elle voit le premier important déploiement de cuirassés.

En France, une commune des Hauts-de-Seine, Malakoff, sera nommée en l'honneur de la victoire.

À la suite de la prise de Sébastopol, Adolphe Jean Casimir Niel est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur.



Écriture des Nouveaux Contes de fées

Sophie Feodorovna Rostopchine a une vocation très tardive d'écrivain. Elle écrit son premier livre à plus de 50 ans.

Elle note les contes qu'elle raconte à ses petits-enfants et les regroupe pour former ce qui s'appelle aujourd'hui Les Nouveaux Contes de fées.

On raconte que lors d'une réception, elle aurait lu quelques passages à son ami Louis Veuillot pour calmer l'atmosphère qui était devenue tendue. Ce dernier aurait fait publier l'œuvre chez Hachette.

D'autres historiens racontent qu'Henry-Raymond-Eugène de Ségur, rencontrant Louis Hachette qui cherche alors de la littérature pour distraire les enfants, en vue d'une nouvelle collection de la Bibliothèque des Chemins de Fer, lui aurait alors parlé des dons de sa femme et la lui aurait présentée quelque temps plus tard.

Sophie Feodorovna Rostopchine signe son premier contrat en octobre 1855 pour seulement 1 000 francs.

Le succès des Nouveaux Contes de fées l'encourage à composer un ouvrage pour chacun de ses autres petits-enfants.



Création des Galeries du Louvre

En 1855, Hippolyte François Alfred Chauchard, jusqu'alors commis au magasin Au Pauvre Diable aux appointements de 25 francs par mois, s'associe avec Auguste Hériot et Charles Eugène Faré pour louer le rez-de chaussée de l'Hôtel du Louvre, qui vient d'ouvrir ses portes rue de Rivoli, où ils créent Les Galeries du Louvre.

Les locaux sont loués à La Compagnie Immobilière de Paris et les frères Pereire avancent des fonds pour le lancement de l'affaire.


Eugénie de Montijo et Eugène-Louis Napoléon Bonaparte - en 1857

Naissance de Eugène-Louis Napoléon Bonaparte

Jusqu'à ce jour, Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte pouvait espérer succéder à Napoléon III.

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, dit Napoléon IV, naît le 16 mars 1856, fils de Napoléon III et d'Eugénie de Montijo.

Le médecin accoucheur est le docteur Henri Conneau.

Stéphanie de Beauharnais est présente au baptême d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte où elle représente Joséphine de Suède, la reine de Suède, marraine du nouveau-né.



Retraite de Charles Eugène Faré des Galeries du Louvre

En 1857, Charles Eugène Faré se retire des Galeries du Louvre, à tort car le commerce ne cesse de prospérer.



Naissance de Louis Jules Rodier

Louis Jules Rodier naît à Paris le 16 mars 1858, fils d'Eugène François Rodier et de Julie Félicie Beau (née vers 1836).



Cession du Château de Champs-sur-Marne

En 1848 ou en 1855 ou en 1858, le domaine de Champs-sur-Marne devient la propriété de l'agent de change parisien Ernest Eugène Santerre, descendant du commandant de la Garde Nationale pendant la Révolution.



Collaboration de Pierre Eugène Marcellin Berthelot avec Menier

Émile-Justin Menier engage Pierre Eugène Marcellin Berthelot en octobre 1860, alors âgé de 33 ans et sans laboratoire.

Le contrat qu'il lui propose lui accorde 6.000 F par an, à charge pour lui de se rendre à Noisiel chaque semaine afin de conseiller et d'ordonner les préparations.



Ernest Eugène Santerre Membre du Cercle des chemins de fer

Ernest Eugène Santerre est Membre du Cercle des chemins de fer en 1861.


Marcellin Berthelot

Synthèse de l'alcool

C'est sûrement grâce au laboratoire Menier à Noisiel que Pierre Eugène Marcellin Berthelot réalise pour la première fois le 1er janvier 1862 la synthèse de l'alcool qui marque le début de la chimie organique.



Pierre Eugène Marcellin Berthelot au Collège de France

En 1863, Pierre Eugène Marcellin Berthelot est nommé au Collège de France. Il abandonnait sa collaboration à la maison Menier.



Mort d'Henry-Raymond-Eugène de Ségur

Henry-Raymond-Eugène de Ségur meurt au château de Méry-sur-Oise le 16 juillet 1863 ou le 15 juillet 1869.



Études d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé débute ses études au collège d'Auteuil (futur Lycée Jean Baptiste Say) et les poursuit chez les Dominicains à Oullins dans le Rhône.

Ses études achevées, il réside 2 ans dans le château familial de Gourdan en Ardèche.

En 1866, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé commence ses études de droit à Grenoble.



Mariage de Nicolas Raoul Adalbert de Talleyrand-Périgord avec Carmen Ida Maria Aguado y Mac Donell

Nicolas Raoul Adalbert de Talleyrand-Périgord épouse à Paris le 2 juin 1866 Carmen Ida Maria Aguado y Mac Donell (1847-1880), fille de Jean Marie Aguado (mort en 1861) et d'Émilie Claire Mac Donell. Leur enfant est :



Mort d'Eugène Charles de Machault d'Arnouville

Eugène Charles de Machault d'Arnouville meurt en 1867.

Henriette Marie Marguerite de Machault d'Arnouville apporte à Léonce-Louis-Melchior de Vogüé :



Naissance de Napoléon Louis Eugène Alexandre Anne de Talleyrand-Périgord

Napoléon Louis Eugène Alexandre Anne de Talleyrand-Périgord naît en 1867, fils de Nicolas Raoul Adalbert de Talleyrand-Périgord et de Carmen Ida Maria Aguado y Mac Donell.



Mort de Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles

Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles meurt à Twickenham le 6 décembre 1869 de tuberculose.

Le duc et la duchesse d'Aumale ont vécu un amour réciproque qui ne s'est jamais démenti.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans refuse de se remarier.



Ernest Eugène Santerre Maire-de-Champs sur Marne

Ernest Eugène Santerre est Maire-de-Champs sur Marne en 1870.


Otto von Bismarck et Vincent Benedetti

Abdication d'Isabelle II d'Espagne

Dépêche d'Ems

Déclaration de guerre de la France à la Prusse

Eugénie de Montijo Régente de l'Empire

Isabelle II d'Espagne abdique le 25 juin 1870 en faveur de son fils Alphonse XII d'Espagne

Le gouvernement espagnol propose à Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen le trône d'Espagne.

Charles-Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen, son père, lui fait comprendre que son avènement pourrait être un casus belli.

La France de Napoléon III, redoutant l'encerclement par les Hohenzollern, s'oppose à sa candidature.

Le 12 juillet 1870, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.

Charles de Hohenzollern-Sigmaring, frère cadet de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, est monté sur le trône de Roumanie malgré une première renonciation.

À Ems, Vincent Benedetti, ambassadeur de Napoléon III, demande avec grande insistance à Guillaume Ier de Prusse de confirmer par écrit le fait que jamais un Hohenzollern ne briguerait la couronne d'Espagne.

Ems est la ville d'eaux de Bad.

Le 13 juillet 1870, Guillaume Ier de Prusse, agacé, confirme posément le retrait de cette candidature, en ajoutant qu'il n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur.

Guillaume Ier de Prusse envoie un compte rendu à Otto von Bismarck, son premier ministre qui est conscient de la supériorité militaire prussienne.

Désireux d'unir les nombreux États allemands sous la bannière prussienne, Otto von Bismarck reformule la notification de manière plus sèche.

Cette dépêche, en fait une circulaire administrative, est télégraphiée aux ambassades allemandes et aux journaux allemands et français. Certains la modifient pour la rendre encore plus méprisante.

Napoléon III déclare la guerre à la Prusse avec l'assentiment majoritaire du parlement, qui parle de casus belli. La mobilisation est signée le 14 juillet 1870.

Le 15 juillet 1870 le Corps législatif approuve cette mobilisation et vote les crédits de guerre au chef du gouvernement Émile Ollivier.

La Prusse rassemble les États allemands du Nord et rassemble une armée de 800 000 hommes contre 250 000 pour la France.

Bien que tous deux personnellement favorables à la paix, Émile Ollivier et Napoléon III se laissent dépasser par les partisans de la guerre dont Eugénie de Montijo.

Ils se rallient tous deux à l'opinion majoritaire pro-guerre exprimée au sein du gouvernement et au parlement, y compris chez les républicains, les plus résolus, malgré les avertissements lucides de Thiers et de Léon Gambetta,, à en découdre avec la Prusse.

À la suite de tensions avec la Prusse à propos de la succession d'Espagne et abusé par la Dépêche d'Ems, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Débute la Guerre franco-allemande de 1870.

La Dépêche d'Ems est une version dédaigneuse par Otto von Bismarck, d'une annonce polie de Guillaume de Prusse.

Le 28 juillet 1870, Napoléon III, accompagné d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, prince impérial, part du château de Saint-Cloud et se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.

Eugénie de Montijo est nommée régente de l'Empire le 27 juillet 1870.


Charles Auguste Frossard

Combats de Sarrebruck

Le 2 août 1870, le 2e corps de l'armée du Rhin commandé par le général Charles Auguste Frossard passe la frontière pour se rendre à Sarrebruck.

Les Prussiens se sont retirés de la ville peu de temps avant, seuls quelques détachements d'avant-garde y patrouillent.

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte assiste à ces combats.

Cette opération mineure est transformée en victoire française.

En quittant Sarrebruck, Charles Auguste Frossard laisse des moyens précieux aux Allemands en négligeant :



Eugène-Marie-Melchior de Vogüé blessé et prisonnier

Peu de temps avant le déclenchement de la guerre de 1870, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé part pour l'Italie.

À l'entrée en guerre il interrompt son voyage et rentre en France.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est engagé volontaire. Il est blessé à la bataille de Sedan.

Fait prisonnier, il part en captivité à Magdebourg.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé sera décoré de la médaille militaire.



Retour en France d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

En septembre 1870, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans apprend à Bruxelles de Jules Claretie le désastre de Sedan et assiste impuissant à la déroute.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans revient en France avec son frère François Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville.

Après un refus formel, ils se voient forcés, sur l'ordre du gouvernement de quitter la France. Ils refusent cependant d'en sortir sans passeports officiels, et ne partent qu'en possession de ces documents.



François Ferdinand d'Orléans Député de la Manche et de la Haute-Marne

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Député de l'Oise

Le 8 février 1871, François Ferdinand d'Orléans devient député de la Manche et de la Haute-Marne.

François Ferdinand d'Orléans est Réintégré dans son grade.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est élu député de l'Oise.

Marie-Clémentine de Habsbourg-Lorraine vient s'établir en France avec Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans son gendre après 1871.

Il l'installe dans la belle "maison de Nonette", propriété qu'il possède au fond du parc de Chantilly.



Abrogation des lois d'exil

Retour en France de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans

Sur proposition de M. Alfred Giraud, député de la Vendée, l'Assemblée Nationale vote, par 472 voix contre 97, la loi du 8 juin 1871 qui abroge les lois d'exil de 1832 et de 1848 concernant les deux branches de la dynastie capétienne.

Le même jour, l'élection d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de François Ferdinand d'Orléans, son frère, est validée à une majorité de 448 voix contre 113.

Ils rentrent en France à Bordeaux où l'Assemblée nationale doit se réunir.

Pendant la Commune, ils sont à Dreux et la famille d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans rentre en France, le 6 juillet 1871, après l'abrogation des lois d'exil.

Le 28 octobre 1871, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et François Ferdinand d'Orléans arrivent au château de Chantilly assez dénué de tout ce qui est nécessaire à l'habitation.

Le château ne sera remeublé que l'hiver suivant, lorsque le duc fait venir d'Angleterre les meubles et la bibliothèque qui, en partie, s'y trouvent encore aujourd'hui.

En 1871, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans revient en France.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans élu à l'Académie française

Le 30 décembre 1871, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est élu à l'Académie française en remplacement du comte Charles de Montalembert.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Général de division

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est réintégré dans l'armée en mars 1872 avec le grade de Général de division.


Napoléon III sur son lit de mort - Journal Illustrated London News - 25 janvier 1873

Mort de Napoléon III

Napoléon III est opéré de la vessie. Napoléon III meurt le 7 ou le 9 janvier 1873.

Il est inhumé à Chislehurst, aujourd'hui : Bromley un district londonien.

Eugénie de Montijo laisse la direction du parti bonapartiste à Eugène Rouher, et se consacre à l'éducation d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, son fils.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte se querelle avec Eugénie de Montijo et, surtout, avec Eugène Rouher, chef des bonapartistes conservateurs.



Publication de Syrie, Palestine

Dès 1873, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé publie un premier texte, intitulé Syrie, Palestine, dans la Revue des Deux-Mondes, la plus importante revue politique et littéraire du temps.



Eugène-Marie-Melchior de Vogüé attaché à l'ambassade de Constantinople

Charles-Jean-Melchior de Vogüé appelle Eugène-Marie-Melchior de Vogüé, son cousin, comme attaché à l'ambassade de Constantinople en 1873.



Procès de François Achille Bazaine

Le 6 octobre 1873, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans préside, en qualité de doyen des généraux de division, au Grand Trianon de Versailles, le conseil de guerre qui juge François Achille Bazaine.

François Achille Bazaine est commandant en chef des armées le 13 août 1870. Le 17 octobre 1873, François Achille Bazaine tente d'expliquer sa capitulation de Metz du 27 octobre 1870.

François Achille Bazaine rappelle la situation désastreuse au moment de sa défaite :

Je n'avais plus de gouvernement (légal); je n'étais dirigé par personne, je n'étais plus dirigé que par ma conscience...

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans répond :

Il y avait encore la France!

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans obtient du président de la République que la peine capitale soit commuée en vingt ans de détention à la demande des membres même du Conseil de Guerre.

Vous vous unirez à nous, Monsieur le Président de la République, pour ne pas laisser exécuter la sentence que nous venons de prononcer.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Commandement du 7e corps d'armée à Besançon

Le 12 décembre 1873, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans reçoit le commandement du 7ème corps d'armée à Besançon.

Il en exercera le commandement pendant 6 ans.



Affectation d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé à la mission française en Égypte

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est affecté à la mission française en Égypte en 1875.



Mort d'Ernest Eugène Santerre

Ernest Eugène Santerre meurt le 14 septembre 1875.

Il est inhumé à Paris au Père Lachaise.

Charles Ledoux, gendre de sa sœur Emilie et fils d'une cousine d'issus de germains, reprend sa charge d'Agent de Change à Paris.



Publication de Mont Athos

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé publie Mont Athos en 1876.



Reconstruction du château de Chantilly

À partir de 1876, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans commence la reconstruction du château de Chantilly.



Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Député de Corse

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte se présente aux élections contre Eugène Rouher, chef des bonapartistes conservateurs.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte et à nouveau député de la Corse en 1876.



Eugène-Marie-Melchior de Vogüé à Saint-Pétersbourg

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est nommé troisième secrétaire d'Ambassade à Saint-Pétersbourg ou St-Petersburg en 1876.

Il y arrive à Saint-Pétersbourg le 10 janvier 1877.



Mariage d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé avec Alexandrine Nicolaevna Annenkoff

Lors d'un bal, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé fait la connaissance d'Alexandra ou Alexandrine Nicolaevna Annenkoff, demoiselle d'honneur de la tsarine, fille du général Annenkof, contrôleur général de l'Empire.

Puis Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est secrétaire d'ambassade au Caire et à Saint-Pétersbourg.

En présence du Tsar et de sa famille Eugène-Marie-Melchior de Vogüé épouse au Palais d'Hiver le 6 février 1878 Alexandrine Nicolaevna Annenkoff. Leurs enfants sont :

La famille Annenkoff, appartenant à la haute aristocratie russe, est richement lotie en Ukraine

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé se consacre très sérieusement, dès son arrivée, à l'étude de la langue de son pays de résidence.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Inspecteur général des corps d'armée

En 1879, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est touché par la série de mises à pied qui amène la démission de Patrice de Mac Mahon.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans reste en disponibilité.

Son amitié avec Léon Gambetta,lui vaut d'être nommé inspecteur général des corps d'armée.

Cette inspection au cours de laquelle il parcourt une partie du nord et tout le midi, est son dernier acte militaire.



Mort de Eugène-Louis Napoléon Bonaparte

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte est cadet de l'école militaire de Woolwich.

Il s'enrôle volontairement dans l'armée britannique et est versé dans un corps de cavalerie à destination de l'Afrique du Sud.

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte meurt en Afrique du Sud en juin 1879 tué par les Zoulous au cours d'une patrouille dans le bush.

Eugénie de Montijo crée le cénotaphe de sa famille à l'abbaye Saint-Michel de Farnboroug (St Michael's abbey).

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte est inhumé à coté de Napoléon III, son père, à l'abbaye Saint-Michel de Farnborough dans le sud de l'Angleterre.

Par la suite, Eugénie de Montijo fera un pèlerinage en Zoulouland. Elle voyagera sous le nom de comtesse de Pierrefonds.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte devient en principe le chef de la Maison Napoléon, mais les bonapartistes se rallient majoritairement à Victor Bonaparte, son fils aîné, au demeurant désigné comme son successeur par le prince impérial.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte, appelé Napoléon V par ses partisans, et Victor Bonaparte s'opposent alors durement l'un à l'autre.



Publication de Histoires orientales

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé publie Histoires orientales en 1880.

Eugène-Melchior de Vogüé s'illustre également par son œuvre de romancier :



Naissance d'Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral

Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral naît à Bruxelles le 29 décembre 1881, fils de Charles-Joseph-Eugène Henri-Georges Lamoral (1837-1914) et de Charlotte de Gontaut (1852-1933).



Eugène-Marie-Melchior de Vogüé en disponibilité

Mis en disponibilité sur sa demande le 27 mars 1882, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé se consacre, dès lors, à des travaux de littérature et d'histoire, dont la plupart, avant de paraître en librairie, sont publiés par la Revue des Deux-Mondes.



Publication des Portraits du siècle

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé publie Les Portraits du siècle en 1883.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans placé en non-activité

Avec les autres princes de la famille qui appartiennent à l'armée, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est placé en non-activité par retrait d'emploi en 1883.



Lègue du domaine de Chantilly

Le 3 juin 1884, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans écrit son testament par lequel il lègue son domaine de Chantilly dans l'Oise et ses précieuses collections à l'Institut de France.



Publication du Roman Russe

À partir de 1883, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé publie, toujours aux Deux-Mondes, une série de 6 grands articles.

Réunis et amendés, ces articles forment la matière du Roman Russe, son œuvre principale, publié chez Plon en 1886.

Ce livre révèle à l'opinion française les richesses intellectuelles et spirituelles de la Russie et marque une date importante dans l'histoire littéraire et politique de la fin du XIXe siècle.



Second exil de Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

En 1886, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est rayé des cadres de l'armée par Jules Grévy sur proposition de Boulanger.

Il est expulsé en Belgique par le directeur de la Sûreté.

Le 15 juillet 1886, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans part pour son deuxième exil.

Il transforme son testament en donation par l'acte de 26 octobre 1886.

Il partage son temps entre l'Angleterre, la Belgique et la Sicile et termine le cinquième volume de l'Histoire de princes de Condé.


Eugène-Marie-Melchior de Vogüé

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé à l'Académie Française

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est élu à l'Académie Française, le 22 novembre 1888 au fauteuil de Désiré Nisard.

Le Roman Russe contribue à cette élection.



Retour d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est autorisé à rentrer en France par décret de Sadi Carnot du 8 mars 1889.

Le 9 mars 1889, il revient à Paris.

Chantilly le reçoit avec joie, la population vient lui souhaiter la bienvenue. Une souscription publique est ouverte et la population de Chantilly lui offre une belle médaille qui se retrouve, aujourd'hui dans les vitrines du musée.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est élu académicien des Sciences morales et politiques le 30 mars 1889.

Il est nommé directeur de l'académie de Besançon, docteur honoraire de l'Université d'Oxford et membre de l'Académie royale de Bruxelles.

Le décret de bannissement d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est rapporté le 7 juin 1889.



Réception d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé à l'Académie Française

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est reçu par Edmond Rousse le 6 juin 1889.



Mariage de Louis Charles Marie de La Trémoïlle avec Hélène-Marie-Léonie Pillet-Will

Louis Charles Marie de La Trémoïlle épouse le 1er février 1892 Hélène-Marie-Léonie Pillet-Will (1875-1964), fille de Frédéric Pillet-Will, banquier célèbre, et de Clotilde Briatte. Leurs enfants sont :

Frédéric Pillet-Will est propriétaire du Château Margaux, un des plus grands crus bordelais.



Eugène-Marie-Melchior de Vogüé Député de l'Ardèche

Au renouvellement législatif d'août 1893, Monsieur de Montgolfier, député sortant, monarchiste, ne se représente pas dans la 2ème circonscription de Tournon.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé pose sa candidature, comme républicain indépendant, tout en se faisant soutenir par les comités et les organes conservateurs du département, et notamment par la Croix de l'Ardèche.

Albert Le Roy se présente aussi comme républicain, avec l'appui des journaux de cette nuance.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est élu par 8 432 voix, contre 7 596 à Albert Le Roy.

L'élection de Monsieur de Vogué est très vivement contestée.

À la tribune de la Chambre, son premier discours est une déception pour ses amis qui avaient espéré de brillants débuts oratoires.

Il ne peut éviter l'ajournement de la validation qui sera prononcé plus tard, après une longue enquête.

Inscrit à aucun groupe, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé prendra peu de part aux travaux parlementaires.



Naissance de Jean Bignon

Jean Eugène Pierre ou Jean Bignon naît à Eu en Seine-Maritime le 5 juin 1894, fils de Paul Bignon (1858-1932) et de Louise Imbert.



Intervention d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé à la Chambre

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé n'intervient à nouveau dans les délibérations de la Chambre que le 24 novembre 1894, au sujet de l'expédition de Madagascar.


Champs-sur-Marne

Cession du château de Champs-sur-Marne

En 1895, Sébastien Armand Alexandre Santerre, fils d' Ernest Eugène Santerre, vend le château de Champs-sur-Marne au Comte Louis Cahen d'Anvers, riche banquier parisien.

Le château de Champs-sur-Marne est en fort mauvais état.

Il fait entièrement restaurer les bâtiments à l'identique du château d'origine par Walter-André Destailleur. Il le remeuble à grands frais

Achille Duchêne redessine les jardins à La française.

Le parc est orné de nombreuses copies de statues XVIIIe et agrémenté d'une orangerie.

Walter-André Destailleur restitue les combles à la Mansart, non sans modifier légèrement le profil de la toiture de la rotonde.

Les Cahen d'Anvers mènent grand train au château où ils organisent de nombreuses fêtes et reçoivent, entre 1895 et 1922, Marcel Proust, Isadora Duncan, Alphonse XIII d'Espagne, Paul Bourget.

Le domaine emploie plus de 60 jardiniers, 12 gardes-chasse, une vingtaine de domestiques et de nombreux ouvriers.



Duel d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé avec Monsieur Boissy-d'Anglas

À la suite d'une polémique dans les journaux locaux, au cours de laquelle on avait reproché à Eugène-Marie-Melchior de Vogüé ses relations avec l'ex-sénateur Ed. Magnier, Eugène-Marie-Melchior de Vogüé a un duel avec Monsieur Boissy-d'Anglas, député de la Drôme.

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé est assez grièvement blessé au visage par son adversaire le 30 novembre 1895.



Incendie du Bazar de la Charité

Mort de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach

Mort d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Duc d'Aumale

Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach meurt à Paris VIIIe le 4 mai 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité.

On ne retrouve d'elle que quelques parcelles de son corps calciné qui sont identifiées par son dentiste.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, brisé, cherchera par la suite à prendre l'habit. Ce désir n'est cependant pas exaucé et ce malgré un recours auprès du pape Pie X.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans meurt au domaine du Zucco à Giardinello en Sicile le 7 mai 1897 d'une crise cardiaque en apprenant le décès dans des circonstances tragiques de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Selon Edmond et Jules de Goncourt dans le Journal de 1874 :

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, le duc d'Aumale, est le type du vieux colonel de cavalerie légère. Il en a l'élégance svelte, l'apparence ravagée, la barbiche grisâtre, la calvitie, la voix brisée par le commandement.

Albert Ier de Belgique et Élisabeth Gabrielle Valérie Marie de Bavière se rencontre en 1897 à Paris, lors des funérailles de Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach.

Quelques mois plus tard le jeune prince ose faire sa demande en mariage : " Croyez-vous que vous pourriez supporter l'air de la Belgique ? ".



Élections générales de 1898

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé ne se présente pas aux élections générales de 1898.



Mort de Pierre Eugène Marcellin Berthelot

Berthelot a maintes fois répété qu'il ne souhaite pas survivre à Sophie Niaudet, son épouse, malade.

Quelques minutes après la disparition de celle-ci, Pierre Eugène Marcellin Berthelot meurt le 18 mars 1907.

Il s'est probablement suicidé.



Mort d'Eugène-Marie-Melchior de Vogüé Vicomte de Vogüé

Eugène-Marie-Melchior de Vogüé meurt à Paris le 24 mars 1910.

Il repose dans la 15e division.

Repose également dans la même sépulture Henri de Vogüé (1852-1871) lieutenant au 28e de ligne, blessé à Sedan le 1er septembre 1870.



Mariage d'Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral avec Charlotte Marie Clotilde de La Trémoille

Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral, Prince de Ligne, épouse le 13 avril 1910 Charlotte Marie Clotilde de La Trémoille. Leur enfant est :



Mort d'Alexandre-Louis Eugène Bure

Alexandre-Louis Eugène Bure meurt à Saint-André-de-Seignanx dans les Landes le 14 février 1910.

Il est enterré au cimetière du village.



Naissance de Jean Charles Lamoral

Jean Charles Lamoral naît le 16 juin 1911, fils d'Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral et de Charlotte Marie Clotilde de La Trémoille.



Mariage d'Antoine de Habsbourg-Toscane avec Ileana de Roumanie

Antoine de Habsbourg-Toscane épouse le 26 septembre 1931 Ileana de Roumanie, fille de Ferdinand Ier de Roumanie et de Marie d'Édimbourg.

Leurs enfants sont :



Mort de Napoléon Louis Eugène Alexandre Anne de Talleyrand-Périgord

Napoléon Louis Eugène Alexandre Anne de Talleyrand-Périgord meurt en 1951.



Mort d'Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral

Henri-Florent-Eugène-François-Joseph Lamoral meurt à Montreux le 15 mai 1967.


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