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10 événements affichés, le premier en 1173 - le dernier en 1205



Supplice d'Enrico Dandolo

Manuel Ier Comnène fait brûler les yeux d'Enrico Dandolo, en 1173, lorsqu'il vient, au nom de la république de Venise, lui demander de libérer des députés qu'il retient injustement. Ce supplice affaiblit sa vue, mais ne la lui fait pas perdre tout à fait.



Mort de Orio Mastropiero Doge de Venise

Enrico Dandolo Doge de Venise

Orio Mastropiero meurt en 1192. Henri ou Enrico Dandolo devient le 41e Doge de Venise élu en 1192, à l'âge de 82 ans.

Le texte de la promissio ducalis est remanié en 1192.



Départ de la quatrième croisade

Enrico Dandolo, doge de Venise, demande aux croisés pour les transporter 85 000 marcs d'or et la moitié du butin.

Au printemps 1202, la croisade, abandonné par les Bourguignons et les Provençaux embarqués à Marseille, compte le tiers des effectifs prévus et verse seulement 50 000 marcs aux Vénitiens.

En juin 1202, les croisés se rassemblent à Venise avec pour chefs Baudouin VI de Hainaut, Boniface Ier de Montferrat et Simon IV de Montfort.

Les Croisades sont à leur début un motif de grande perplexité pour Venise. Son sens pratique porte Venise à s'interroger sur l'intérêt que pouvait présenter pour elle une modification de l'équilibre méditerranéen qui lui avait jusqu'alors assuré ses revenus.

Constatant les avantages que ses grandes rivales Gênes et Pise ont retiré de la première Croisade, Venise n'a plus aucune hésitation. Sa situation privilégiée entre l'Orient et l'Occident va lui permettre de gérer entièrement le transport des Croisés et d'affirmer sa puissance sur les mers.

Hugues IV de Saint-Pol, Jean d'Aumont, Sire d'Aumont, et Nivelon de Chérisy participent à la quatrième croisade.


Enrico Dandolo prêchant la croisade par Gustave Doré

Prise de Zara

L'armée croisée est très endettée auprès de la République de Venise qui a accepté de fournir les navires.

Enrico Dandolo, Doge de Venise, accorde un moratoire à condition que les croisés aident Venise à reprendre au Roi de Hongrie les cités rebelles de Trieste, Moglie, et Zadar, Zara en italien.

Boniface Ier de Montferrat accepte mais ne participe pas à la prise de Zara, première ville à subir l'attaque des croisés.

Boniface Ier de Montferrat probablement resté à Venise pour négocier avec Philippe de Souabe et Alexis IV Ange.

La prise de la ville chrétienne a lieu en novembre 1202 et suscite des protestations dans l'armée.

Nivelon de Chérisy va à Rome demander de l'aide au Pape Innocent III et tenter d'expliquer la position des croisés.

Le pape, courroucé, excommunie Vénitiens et croisés, mais lève aussitôt la peine pour ces derniers.

Il devient alors évident que le véritable chef de la croisade est Enrico Dandolo.


Alexis IV Ange

Voyage de Zara à Constantinople

Prise de Corfou

Prise de Constantinople

Fuite d'Alexis III Ange

Isaac II Ange et Alexis IV Ange Empereurs Byzantin

Malgré l'opposition d'une partie de l'armée et du légat du Pape, les croisés se rendent aux sollicitations d'Alexis IV Ange qui vient lui-même au milieu d'eux et fait sur leurs vaisseaux le chemin de Zara à Constantinople à partir du 7 avril 1203.

Enrico Dandolo, Boniface Ier de Montferrat embarque en direction du gros de la flotte chrétienne qui se trouve encore à Corfou, avec l'objectif de se diriger vers Constantinople.

La croisade prend l'île de Corfou.

Le 24 juin 1203, une armée de près de 40 000 hommes, Français, Lombards, Vénitiens et Flamands parait devant Constantinople. La capitale de l'empire grec est protégée de 3 côtés par la mer, du quatrième, à l'Occident, par une double enceinte de fortifications. La flotte des croisés longe les murs de la cité, pour s'en éloigner dans la direction de Chalcédoine en Bithynie, en face duquel elle jette l'ancre.

Le 27 juin 1203, elle remet à la voile et remonte le Bosphore jusqu'à la hauteur de Chrysopolis (Scutari), tandis que l'armée se rend par terre aux environs de cette place.

Alexis III Ange, l'usurpateur du trône de Constantinople, est un Prince sans courage et sans caractère, livré à la débauche et ne possédant aucune des qualités d'un souverain. Son armée est sans discipline et sans généraux. Il l'a réduite pour employer à ses plaisirs l'argent qu'elle lui coûtait. Sa marine n'existe plus. Il tente néanmoins d'en imposer aux croisés et leur envoie un ambassadeur le 3 juillet 1203 pour les inviter à sortir de son territoire.

Le 6 juillet 1203, les Latins traversent le Bosphore et débarquent dans le voisinage de Péra, malgré la présence de l'empereur byzantin, accouru à la tête de 70 000 hommes. Alexis III Ange, frappé de terreur, se retire derrière les murs de Constantinople sans combattre, en laissant son camp à la merci des assaillants. Ceux-ci s'en emparent et passent la nuit dans le quartier de Stanor, habité par les Juifs.

Le 7 juillet 1203, les croisés s'emparèrent de la tour et des faubourgs de Galata, tandis qu'un gros vaisseau vénitien coupe, avec d'énormes ciseaux attachés à sa proue, la chaîne tendue à travers le port de la Corne d'Or. Les croisés entreprennent le siège de la ville.

Il est alors décidé que :

L'effort des troupes de terre se porte entre la porte des Blaquernes et le monastère des Saints-Cômes-et-Damien. L'armée est divisée en six corps commandés par les principaux barons : Baudouin VI de Hainaut, Henri de Hainaut, son frère, Hugues de Saint-Pol, Louis de Blois, Mathieu de Montmorency et Boniface Ier de Montferrat. Dix jours se passent en combats continuels, sans presque aucun progrès.

Le 17 juillet 1203, un assaut général est décidé. Les troupes de Baudouin VI de Hainaut, Louis de Blois et Hugues de Saint-Pol s'avancent contre les murailles, tandis que les trois autres restent à la garde du camp. Elles sont repoussées. Pendant ce temps, la flotte vénitienne s'approche du rivage sur une double Ligne :

Du haut de ces tours on crible les murailles de projectiles afin d'en éloigner les défenseurs puis les troupes de débarquement, Enrico Dandolo en tête, s'élancent à terre. À ce moment les gros vaisseaux viennent se placer entre les galères abaissent contre les remparts les ponts-levis de leurs tours. Les Grecs tentent d'incendier les navires avec le feu grégeois, font pleuvoir sur les assaillants d'énormes quartiers de pierre et combattent au haut des murs avec la lance et l'épée. Mais bientôt ils doivent céder et laisser les Vénitiens pénétrer dans la ville.

Alexis III Ange, qui jusqu'alors était resté immobile dans son palais, se résout à envoyer quelques troupes contre les Vénitiens et se porte lui-même avec 30 000 hommes contre les croisés retranchés près de la porte de Blaquernes. A son approche, les croisés quoique très inférieurs en nombre, se rangent en bataille. Enrico Dandolo, averti du danger, n'hésite pas à ramener ses troupes pour se porter à leur aide. Alexis III Ange n'ose pas engager le combat et après une heure, bat en retraite, et rentre dans la ville.

La nuit venue, Alexis III Ange s'enfuit avec ses trésors, ses courtisans et sa fille Irène, jusque chez le roi de Valachie.

Alexis III Ange s'enfuit en Thrace où il esquisse une résistance, puis passe en Asie mineure.

Le 18 juillet 1203, les Byzantins vont chercher Isaac II Ange dans sa prison, le conduisent au palais des Blaquernes et lui font ceindre la couronne impériale. Ensuite un grand nombre d'entre eux se rendent au camp des croisés, leur apprennent la fuite de l'usurpateur et demandent au jeune Alexis de venir partager avec Isaac le pouvoir impérial.

Le 19 juillet 1203, à la demande d'Isaac II Ange qui craint de voir éclater des querelles entre les Byzantins et les Latins, ces derniers s'établissent de l'autre côté de la Corne d'Or, dans le faubourg de Galata.

Les croisés envoient 4 ambassadeurs, parmi lesquels est Geoffroi de Villehardouin, pour demander au nouvel empereur la ratification du traité passé avec son fils et retiennent ce dernier en attendant.

Découvrant les clauses, Isaac II Ange exprimer sa surprise, mais juge prudent de ne point refuser et remet immédiatement aux ambassadeurs des lettres munies de son sceau, confirmant les promesses faites en son nom.

Alexis IV Ange est alors introduit en triomphe dans la ville, et, le 1er août 1203, il est couronné avec son père dans l'église de Sainte-Sophie.

Alexis IV Ange prie les croisés de ne point s'éloigner de Constantinople, afin de pouvoir le protéger contre l'inconstance de son peuple, ils s'engagent à rester jusqu'à la Pâque 1204, eux-mêmes ne tenant pas à s'en aller avant d'avoir été intégralement payés.



Alexis V Doukas Murzuphle Empereur Byzantin

Mariage de Alexis V Doukas Murzuphle avec Eudoxie Ange

Mort d'Alexis IV Ange Empereur byzantin

Traité de répartition des provinces de l'Empire

L'union ne dure pas longtemps entre les nouveaux souverains : Isaac II Ange et Alexis IV Ange, et leurs sujets.

Le peuple de Constantinople ne voit pas sans une profonde amertume ses prêtres obligés de se soumettre à l'Église de Rome.

Devant l'état du Trésor, Alexis IV Ange doit lever de nouveaux impôts et faire réduire en monnaie les images des saints et les vases sacrés, pour fournir aux croisés les sommes stipulées.

Les byzantins sont scandalisés et quelques-uns d'entre eux en profitent pour allumer un incendie dans le quartier sarrasin de Constantinople : l'incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville.

La multitude se précipite vers le palais des empereurs pour exiger d'eux qu'ils rétractent leurs engagements et délivrent l'empire de la présence de l'étranger.

Parmi ceux qui l'excitent se fait remarquer Alexis Dukas, surnommé Murzufle, parce qu'il a les sourcils joints l'un à l'autre, un jeune prince de la maison impériale qui occupe à la Cour la charge de protovestiaire.

À fin janvier 1204, il s'introduit nuitamment dans les appartements d'Alexis IV Ange, le fait charger de chaînes et l'enferme dans un cachot. Le lendemain le peuple de Constantinople le proclame empereur.

Alexis V Murzuphle épouse Eudocie ou Eudoxie Ange, troisième fille d'Alexis III Ange.

Aussitôt Alexis V Doukas Murzufle se rend dans la prison d'Alexis IV Ange, lui fait prendre un breuvage empoisonné, puis, la mort ne venant point, il l'étrangle de ses propres mains 1er février 1204.

Le vieil Isaac II Ange, en apprenant le meurtre de son fils, tombe malade.

Le 7 mars 1204, les Latins décident de répartir entre eux les provinces du nouvel empire.

Le texte du traité de partage qui se trouve dans les Gestes d'Innocent III est conclu :

Il stipule notamment :



Nouvelle prise de Constantinople

Mort d'Isaac II Ange

Fuite d'Alexis V Doukas Murzuphle

Pillage de la tombe d'Irène l'Athénienne

Constantin Lascaris Empereur Byzantin

Sac de Constantinople

Partage du butin

Alexis V Murzuphle renforce les murs et les tours de Constantinople, renforce la garde de la ville mais refuse d'acquitter les tributs promis par ses prédécesseurs, ce qui irrite les croisés.

Alexis V Doukas Murzuphle n'a aucune chance de se maintenir sur le trône, s'il ne donne satisfaction aux volontés populaires. Il essaie de traiter avec les Latins, et, dans une conférence avec Enrico Dandolo, il promet de leur payer sur-le-champ 5 000 livres pesant d'or. Mais il refuse catégoriquement de soumettre l'Église grecque à l'Église romaine. Les pourparlers sont rompus.

Le 9 avril 1204, les Croisés livrent assaut à Constantinople du côté du port.

Après une héroïque résistance, les Croisés y pénètrent le 12 avril 1204.

Hugues IV de Saint-Pol, Guillaume Ier de Champlitte, Jean Ier de Brienne et Eudes II Le Champenois participent à la prise de Constantinople.

Isaac II Ange meurt à Constantinople le 12 avril 1204.

Le 13 avril 1204, Alexis V Doukas Murzuphle s'enfuit par la porte Dorée avec sa femme Eudoxie Ange, fille d'Alexis III Ange. La ville, pillée et brûlée, est désertée par sa population.

La multitude nomme aussitôt un nouvel empereur dans la personne de Constantin Lascaris. Mais lorsque ce personnage, dont on vantait les talents militaires, veut rétablir le combat, il ne trouve personne pour le soutenir.

Les Latins s'établissent à l'intérieur de la ville tout près des murailles, afin d'être à portée de leur flotte en cas de surprise nocturne, et pour plus de sûreté ils mettent le feu en divers endroits.

Le matin du 14 avril 1204, les croisés se remettent en mouvement et occupent les principaux quartiers où des scènes de carnage se répètent pendant plusieurs jours. Boniface Ier de Montferrat entre dans le palais de Boucoléon et Henri Ier de Constantinople prend possession de celui de Blaquernes.

Constantinople est mise à sac malgré les efforts du clergé latin et des chefs militaires.

La tombe d'Irène l'Athénienne est pillée par les croisés en 1204.

En moins d'une semaine, elle voit périr les trésors que 9 siècles avaient accumulés dans ses murs.

Parmi les chefs-d'œuvre de l'Antiquité et de l'art chrétien dont étaient décorés ses palais, ses places et ses édifices publics, tous ceux qui sont de métal disparaissent.

On fond des statues, des pièces d'orfèvrerie des ornements de toutes sortes pour les réduire en pièces de monnaie.

Les reliques des saints et des personnages bibliques, plus nombreuses à Constantinople que dans toute autre ville, vont enrichir les églises et les couvents de l'Occident.

Les vainqueurs passent en actions de grâces la semaine sainte du 18 au 24 avril 1204 puis procèdent au partage du butin :


Blason Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo Despote de la Romanie

Baudouin VI de Hainaut Empereur latin de Constantinople

Enrico Dandolo refuse, dit-on, la couronne qui lui est offerte mais il se fait élire despote de la Romanie.

Les Vénitiens sont inquiet du pouvoir que pourrait prendre Boniface Ier de Montferrat un parent de Philippe II Auguste. Boniface Ier de Montferrat est candidat des Génois et des Pisans.

Le 9 mai 1204, avec l'appui du doge de Venise, Baudouin VI de Hainaut, Comte de Flandre et de Hainaut, est choisi par les troupes croisées comme empereur de Constantinople sous le nom de Baudouin Ier de Constantinople.

Nivelon de Chérisy est un de ses électeurs.

Baudouin VI de Hainaut est couronné le 16 mai 1204 par le légat du pape dans l'église de Sainte-Sophie. Il fonde l'empire latin de Constantinople aussi appelé empire de Romanie qui durera 57 ans.

Louis de Blois assiste au couronnement.

Nivelon de Chérisy est chargé d'annoncer l'élection de Baudouin VI de Hainaut et ramène en France des reliques :


Empire latin de Constantinople

Partage général des terres de l'Empire byzantin

Le partage des terres, qu'elles soient régions conquises ou territoires où les Byzantins ont maintenu leur indépendance, a lieu à fin septembre 1204.

Chacun obtient un fief héréditaire suivant son rang, sa richesse ou les services rendus.


Territoires attribués à l'empereur Beaudouin VI de Hainaut

L'empereur est chargé de défendre ou de conquérir les provinces voisines de Constantinople en deçà et au delà du Bosphore : Constantinople, la Thrace et le nord-ouest de l'Asie Mineure.


Territoires attribués aux croisés français et flamands

Le reste des provinces byzantines, formant le territoire même de l'empire, est réparti entre les croisés français et flamands.


Territoires attribués aux Lombards

Les Lombards obtiennent leurs lots dans le royaume de Thessalonique.


Territoires attribués à aux Vénitiens

Venise devint une grande puissance européenne et maritime. Une fois la part faite à Baudouin VI de Hainautet à Boniface Ier de Montferrat, les Vénitiens reçoivent la moitié de ce qui reste au titre du traité de 1202. Ils ont :

Ces possessions sont toutes placées sous la suzeraineté de l'empereur de Constantinople :

Enrico Dandolo, doge de Venise, a pour son domaine particulier la moitié de la ville de Constantinople et est exempté de rendre foi et hommage à l'empereur.

Venise fait proclamer que tous ceux d'entre ses citoyens qui voudraient s'emparer de quelqu'une des îles de l'Archipel pourraient le faire et qu'ils tiendraient leurs acquisitions en fiefs de la république.

C'est ainsi que se formèrent le duché de Naxos et les seigneuries de Nègrepont, de Stampalia et Amorgos, d'Andros, de Théonon, Sciros et Micone, de Céa, de Lemmos.

Enrico Dandolo s'intitule dominator quarte et dimidie partis totius Imperii Romanie "souverain d'un quart et demi de l'Empire de Romanie". Ce titre sera porté jusqu'en 1356.

La ville de venise est alors réorganisée d'un point de vue urbanistique et s'enrichit de nouveaux bâtiments ainsi que d'oeuvres d'art provenant des villes conquises. Enrico Dandolo apporte à Venise les quatre chevaux de Saint-Marc, enlevés à l'empire grec.


Territoires attribués à Théodore Branas

Théodore Branas, un seigneur grec rallié aux Latins, reçoit en fief la ville d'Apres.



Mort de Enrico Dandolo Doge de Venise

Pietro Ziani Doge de Venise

Enrico Dandolo meurt à Constantinople le 14 juin 1205, laissant les Vénitiens sans directives quant au choix d'un nouvel Empereur.

Une stèle funéraire portant son nom est visible dans la galerie ouest de l'ancienne basilique Sainte-Sophie à Istanbul.

Son domaine revient à la république, qui en confie l'administration à des bails ou podestats. Quatre de ces fonctionnaires se succédent jusqu'en 1261 : Marin Zeno, Nicolas Tiepolo, Marin Michel et Marc Gradenigo.

Il est à noter que la branche des Dandolo vivant actuellement en France descend directement du doge Andréa Dandolo. Établie en Picardie, cette famille fait partie de l'aristocratie italienne et porte le titre de comte.

Pietro Ziani, fils de Sebastian Ziani, devient le 42e Doge de Venise élu en 1205.

Pietro Ziani reste 24 ans en charge et avance la conquête de la Grèce.


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