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Événements contenant la ou les locutions cherchées



15 événements affichés, le premier en -355 - le dernier en 338



Loi d'Eubule

Eubule a eu une grande influence sur la politique de la cité de 355 avant Jésus-Christ à 346 avant Jésus-Christ

Il a l'appui des pauvres, des paysans, mais aussi des riches pour qui le coût de la guerre est devenu de plus en plus pesant.

Eubule est l'adversaire de Démosthène. Il était partisan de la paix avec Philippe II de Macédoine, pour des raisons financières et pour le plus grand profit d'Athènes.

La loi d'Eubule transfère les excédents du merismós (sorte de budget de la cité) au theôrikón (fonds des spectacles), alors que depuis Thémistocle ils étaient affectés aux stratiôtikon (les dépenses militaires de la cité).



Opposition de Démosthène contre Philippe II de Macédoine

À partir de 351 avant Jésus-Christ, Démosthène s'efforce de combattre le pouvoir de Philippe II de Macédoine, devenu la puissance majeure du monde égéen.

Le Macédonien vient d'intervenir en Thrace, menaçant ainsi les clérouquies d'Athènes et ses routes d'approvisionnement en blé. Les Athéniens sont démoralisés et enclins au défaitisme.

C'est alors que Démosthène prononce sa première Philippique.

Il commence par montrer à ses concitoyens que la situation n'est mauvaise qu'en raison de leur inactivité, et qu'inversement un sursaut d'énergie peut renverser les choses.

En pratique, Démosthène propose d'envoyer un corps expéditionnaire en Macédoine même.

Démosthène s'oppose donc, par son volontarisme, à la politique défensive prônée par l'orateur Eubule. La majorité du peuple suit ce dernier.


Démosthène - Copie romaine d'une statue de Polyeuctos - musée du Louvre

Menace de Philippe II de Macédoine contre Olynthe

En 349 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine exige d'Olynthe qu'elle lui remette 2 réfugiés politiques macédoniens.

Devant le refus de la cité, Philippe II de Macédoine envahit la Chalcidique. Olynthe appelle aussitôt Athènes à l'aide.

Démosthène soutient la requête de la cité dans sa première Olynthienne, où il pointe de nouveau du doigt l'inaction de ses concitoyens.

Il propose un plan double :

Les Athéniens rechignent à expédier des troupes, effrayés par la perspective d'une guerre avec Philippe II de Macédoine.

Pour achever d'emporter leur assentiment, Démosthène prononce sa seconde Olynthienne, dans laquelle il entend démontrer la fragilité de la puissance de Philippe II de Macédoine. Ses alliés se retourneront contre lui, promet-il, au premier échec.

Ce second discours n'est suivi d'aucune mesure effective, aussi Démosthène compose-t-il sa troisième Olynthienne, attaquant la loi d'Eubule. Les Athéniens refusent d'abroger cette loi, mais votent l'envoi de secours, trop faibles.

Philippe II de Macédoine proposé la paix à Athènes, sans doute parce qu'il préfère se consacrer à l'expansion vers le sud et l'est. En réponse, l'orateur Philocrate fait voter un décret autorisant le Macédonien à envoyer des hérauts. Philocrate entend profiter de ce répit pour renforcer les défenses d'Athènes.



Ambassade de Démosthène, Eschine et Philocrate auprès de Philippe II de Macédoine

Les Athéniens, dont les positions sont affaiblies par les conquêtes de Philippe II de Macédoine en Thrace et sa présence renforcée en Thessalie, trouvent nécessaire de négocier.

En 347 avant Jésus-Christ, Démosthène, Eschine et Philocrate se rendent en ambassade auprès de Philippe II de Macédoine à Pella.

Ils rédigent alors un traité selon lequel Athènes et la Macédoine conserveront les possessions acquises.

Mais avant que le traité ne soit ratifié, et malgré les promesses faites, Philippe II de Macédoine continue ses opérations en Thrace.


Eschine - copie romaine d'un buste du IVe siècle avant Jésus-Christ. - Musée Pio-Clementino

Paix de Philocrate

Ligue Amphictyonique de Delphes

Procès contre Eschine

En 346 avant Jésus-Christ, après bien des lenteurs, Athènes et la Macédoine concluent le traité de Paix de Philocrate ou Philocratès qui est signé au cours d'une seconde ambassade.

Antipater et Parménion représente Philippe II de Macédoine.

Eschine représente Athènes

L'accord entérine la situation :

La situation de la Phocide n'est pas précisée.

Philippe s'empresse de l'envahir.

Les Phocidiens sont dispersés et doivent reconstruire le trésor d'Apollon.

La Macédoine adhère à la Ligue Amphictyonique de Delphes, une organisation religieuse.

La Paix amphictyonique accorde à Philippe II de Macédoine et à ses descendants les deux voix des Phocidiens au conseil amphictyonique.

Eschine se trouve accusé par Timarque, un partisan de Démosthène, de corruption et de complicité avec Philippe II de Macédoine.

Eschine produit son discours Contre Timarque, et est acquitté facilement.

Hypéride se range aux côtés de Démosthène, contre Philippe II de Macédoine.



Deuxième et troisième Philippique

Dès 344 avant Jésus-Christ, Démosthène, par la deuxième et la troisième Philippique, exhorte de nouveau les Grecs à réagir.



Nouveau procès contre Eschine

En 343 avant Jésus-Christ, concernant toujours la Paix de Philocrate, Démosthène rédige son discours Sur l'ambassade, auquel Eschine répond par son Sur la fausse ambassade.

Cette fois, Eschine est acquitté de justesse.



Prise de Hèraion Teichos ou d'Haïronéa

Bataille de Chéronée

Philippe II de Macédoine se tourne vers la Thrace, divisée en 3 royaumes à la mort de Cotys, Roi des Odryses.

À l'appel de l'un des rois, Philippe II de Macédoine assiège la forteresse d'Hèraion Teichos, au bord de la Propontide.

Ce mouvement menace directement les intérêts athéniens, à la fois à cause de leurs clérouquies de Chersonèse, mais aussi à cause de leur approvisionnement en blé.

Athènes vote d'abord l'envoi d'un contingent massif, mais la nouvelle exagérée d'une maladie de Philippe II de Macédoine les dissuade de l'envoyer effectivement.

En 338 avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine prend Hèraion Teichos et livre la forteresse à la cité de Périnthe, qui a également fait appel à lui.

Thèbes et Athènes combattent les armées macédoniennes à Chéronée, fin août 338 avant Jésus-Christ.

Hypéride est membre du Conseil, en conséquence de quoi il ne peut prendre part à la bataille de Chéronée.

Philippe II de Macédoine bat l'armée des villes grecques, mettant définitivement fin à l'indépendance d'Athènes et des cités grecques.

Un lion de pierre est édifié à la mémoire du bataillon sacré des Thébains qui périrent.

Philippe II de Macédoine conquiert la Grèce entière et impose son hégémonie à Athènes, Thèbes, Corinthe ….

Thèbes est traitée durement par Philippe II de Macédoine.

Antipater est envoyé en ambassade à Athènes afin de conclure un traité de paix et de rendre les dépouilles des athéniens morts au combat. Athènes est traitée avec clémence.

Philippe II de Macédoine pense qu'il aura besoin de la flotte athénienne lorsqu'il attaquera la Perse et craint qu'Athènes ne se révolte si elle est malmenée.

Démosthène continue à plaider en faveur de la résistance au Macédonien, par exemple dans son Oraison funèbre des morts de la guerre.

Nommé commissaire chargé de la surveillance des travaux de reconstruction des fortifications, Démosthène y contribue sur sa propre fortune.



Couronne d'or pour Démosthène

Exil d'Eschine

En 337 avant Jésus-Christ, Ctésiphon propose que la cité décerne à Démosthène une couronne d'or, lors des Dionysiaques, pour ses mérites.

Eschine attaque le projet comme illégal dans son Contre Ctésiphon. Démosthène n'a en effet pas rendu de compte à l'issue de son mandat.

Si Eschine a raison d'un point de vue juridique, il s'agit de toute évidence d'attaquer Démosthène sur ses idées politiques.

Démosthène écrit lui-même le discours de son admirateur, c'est le Sur la couronne, probablement son chef-d'œuvre.

Eschine, désavoué, doit s'exiler.



Attribution d'une couronne en or à Démosthène

Eschine condamné

Retraite d'Eschine

En 336 avant Jésus-Christ, Ctésiphon propose de voter l'attribution d'une couronne en or à Démosthène, pour s'être bien conduit dans l'exercice de ses charges.

Eschine saisit l'occasion et attaque Ctésiphon en illégalité, car Démosthène n'a pas encore été soumis à reddition de compte pour les charges en question.

C'est l'occasion du plus fameux discours de Démosthène Sur la couronne.

Finalement, n'ayant pas même obtenu 1/5 des voix, Eschine:

Eschine se retire à Éphèse, puis à Rhodes où il ouvre une école de rhétorique.


Royaume de Macédoine à la mort de Philippe II

Mort de Philippe II de Macédoine

Alexandre III le Grand Roi de Macédoine

Destruction de Thèbes

Parménion remporte quelques succès en Asie Mineure en 336 avant Jésus-Christ.

Mais Philippe II de Macédoine meurt en août 336 avant Jésus-Christ, assassiné au cours d'un banquet par Pausanias, l'un de ses officiers.

Il paraît vraisemblable qu'Olympias d'Épire trempe dans cet assassinat.

Alors que les cités grecques avaient tenu Philippe II de Macédoine pour quantité négligeable, elles le craignent désormais.

Sous son règne, le royaume de la Macédoine a un développement politique et économique très intense. La Macédoine se transforme en royaume puissant qui impose son hégémonie à la Péninsule Balkanique.

Philippe II de Macédoine introduit la monnaie unique et organise la structure unique de l'État.

Démosthène compose sa première Philippique.

Alexandre le Grand monte sur le trône sous le nom d'Alexandre III de Macédoine. Il élimine tous les conspirateurs qui s'opposent à son avènement.

Alexandre le Grand est défini comme étant :

Antipater est, avec Parménion, le général le plus expérimenté.

Antipater, proche d'Alexandre le Grand et d'Olympias d'Épire, aide le jeune Alexandre le Grand à accéder au trône.

Philippe III Arrhidée ne fait pas figure de prétendant sérieux face à Alexandre le Grand qui lui épargne la vie.

Philippe III Arrhidée est frappé d'une incapacité mentale qui l'écarte très tôt de la succession royale. Pour certaines sources, c'est un poison donné par Olympias d'Épire qui serait responsable de cet état. Il est peut-être simplement épileptique.



Exil de Démosthène

En 324 avant Jésus-Christ, Démosthène est accusé d'avoir laissé s'échapper Harpale, ancien trésorier d'Alexandre, contre une grosse somme d'argent.

Malgré son amitié pour Démosthène, Hypéride figure parmi les dix accusateurs publics contre ce dernier.

Démosthène prend alors le chemin de l'exil d'abord à Égine, puis à Trézène.

Hypéride prend la tête du parti anti-macédonien.



Retour de Démosthène à Athènes

Démosthène est rappelé à Athènes par le peuple en 323 avant Jésus-Christ, suite à la mort d'Alexandre le Grand. Démosthène y prononce de nouveau des discours anti-macédoniens.



Bataille navale dans l'Hellespont

Mort de Léonnatos

Bataille navale d'Amorgos

Bataille de Crannon

Nouvel exil de Démosthène

Fin de la démocratie à Athènes

Mort d'Hypéride

Mort de Démosthène

La supériorité de la flotte athénienne, considérablement renforcée depuis l'administration de Lycurge, cesse avec l'arrivée en Égée d'une puissante escadre phénicienne et chypriote.

Cleithos, l'amiral macédonien, défait la flotte athénienne dans l'Hellespont permettant la traversée des troupes de Léonnatos.

Léonnatos meurt aux pieds des remparts de Lamia mais l'arrivée de son armée permet à Antipater d'évacuer la cité.

Au printemps 322 avant Jésus-Christ, la flotte athénienne est détruite au large d'Amorgos. Cette grave défaite marque la fin de la puissance navale athénienne.

Les institutions de la démocratie athénienne sont abolies, seule la Boulè perdurera, cantonnée à un rôle de conseil municipal.

Elle permet de libérer la mer Égée et d'amener en Grèce les renforts de Cratère. À la tête d'un contingent de 50 000 fantassins et 5 000 cavaliers vétérans, celui-ci rejoint Antipater, à l'été 322 avant Jésus-Christ.

L'apport de ces troupes est décisif. En août 322 avant Jésus-Christ, les alliés grecs sont écrasés à la bataille de Crannon en Thessalie.

Antipater impose à Athènes une paix drastique. La démocratie est abolie pour être remplacée par un régime oligarchique.

Le peuple désigne Hypéride pour prononcer l'éloge funèbre du stratège Léosthène et de ses soldats, tombés au cours de la guerre.

Démosthène doit à nouveau à fuir, cette fois en compagnie de l'orateur Hypéride, pour échapper aux soldats d'Antipater.

Hypéride est torturé, on lui arrache la langue. Hypéride meurt à Égine en 322 avant Jésus-Christ exécuté par le parti pro-macédonien, avec ses partisans.

En 322 avant Jésus-Christ, Démosthène se réfugie dans le temple de Poséidon situé dans l'île de Calaurie (aujourd'hui Poros), au large de l'Argolide.

Plutarque rapporte que Démosthène est abordé dans le temple par un dénommé Archias, ancien acteur et affidé d'Antipater. Il veut attirer Démosthène hors de l'enceinte sacrée en lui promettant la vie sauve.

Démosthène refuse, et prétendant écrire une lettre à sa famille, s'empoisonne en mordillant l'extrémité de son calame, comme il a l'habitude de le faire en réfléchissant.



Mort d'Eschine

Eschine survit à son grand rival Démosthène.

Eschine meurt à Rhodes en 314 avant Jésus-Christ.

Eschine est considéré comme l'orateur le plus brillant de son temps, Démosthène excepté.

Grand improvisateur et technicien, il lui manque néanmoins la vigueur et l'emportement de ce dernier.

Autodidacte, Eschine respecte scrupuleusement les règles de la rhétorique classique, notamment en ce qui concerne la composition du discours.

Il a aussi le sens de l'ironie, témoin ce célèbre passage du Contre Ctésiphon où, parodiant les métaphores à la Démosthène, il prête à Ctésiphon des images saugrenues et ridicules :


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