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11 événements affichés, le premier en -118 - le dernier en 297



Fondation d'une colonie romaine à Narbonne

Cependant une question intéressante pour la province transalpine occupait vivement le sénat de Rome.

Le jeune L. Licinius Crassus, déjà célèbre par son éloquence, avait proposé d'envoyer à Narbonne une colonie de citoyens romains et briguait l'honneur de l'y conduire : la mesure était grave non moins par sa nouveauté que par ses conséquences éventuelles, car une seule colonie de ce genre avait encore été fondée hors de l'Italie, et elle l'avait été sur les ruines de l'ancienne Carthage.

On objectait surtout à Crassus l'imprudence d'exposer, en quelque sorte, des citoyens romains aux flots de la barbarie, dans un pays à peine conquis, à la merci de peuples farouches, qui n'étaient façonnés à aucun joug.

L'orateur et ses partisans répondaient :

ils firent valoir encore d'autres motifs, et entraînèrent à leur opinion la majorité du sénat.

La colonie décrétée, Crassus eut mission de l'établir et fonde la ville de Narbonne (Narbo Martius) en 118 avant Jésus-Christ.

Mais, dans les prévisions profondes de la politique romaine, Narbonne n'était pas dirigée uniquement contre les indigènes de la Gaule ; on la plaçait, comme une surveillante et une rivale, auprès de Massalie, dont la puissance, devenue inutile, commençait à inspirer de l'ombrage.

A peine la colonie fut-elle installée, que des travaux immenses révélèrent le secret de ses fondateurs.

L'ancien port fut changé :

Narbonne vit s'élever dans son enceinte un capitole, une curie, lieu où se réunissait le sénat local, des temples magnifiques, des thermes, et plus tard une monnaie, un amphithéâtre et un cirque.

Elle devint le lieu de station de la flotte militaire qui observait ces parages.

Le commerce de l'Italie, de l'Espagne, de l'Afrique, de la Sicile, oubliant le chemin de Massalie, vint s'y concentrer peu à peu. Le commerce intérieur de la Gaule y reflua aussi en partie. De la fondation de Narbonne, Massalie put dater le début de sa ruine.


Colonie romaine

Une colonie romaine était une image ou encore un rejeton de la cité romaine transplanté sur le sol étranger.


Citoyen romain

Le citoyen romain transportait dans la colonie dont il était membre toute la liberté, toutes les prérogatives dont il jouissait sur les bords du Tibre.

Il ne perdait pas ses privilèges politiques. Toutefois pour les exercer il devait de se rendre à Rome où il pouvait :


Municipe

Dans l'intérieur de sa ville, dans son municipe, il faisait partie d'un petit gouvernement qui possédait ses magistratures, son autorité, ses revenus particuliers.

Les principales attributions du gouvernement municipal tétaient :

Les municipes modelaient leur constitution sur celle de Rome.

Tous avaient une curie qui représentait le sénat, et presque tous des duumvirs correspondant aux consuls. Un petit nombre rem plaçaient les duumvirs par des triumvirs, des quartumvirs ou des sévirs.

Des magistrats inférieurs, édiles, questeurs, préteurs, censeurs, exerçaient les mêmes fonctions que les magistrats du même nom à Rome.

Les membres de la curie s'appelaient décurions.


Monuments

Ce n'était pas seulement par la constitution et les droits qu'une colonie romaine offrait une représentation vivante de sa métropole, c'était encore matériellement par la forme et le nom de ses monuments. Chaque colonie renfermait :

et souvent ces édifices rivalisèrent de grandeur et de beauté avec ceux qui ornaient la cité mère.


Colonies romaines, latines, italiques

Les colonies romaines tenaient le premier rang en privilèges et en honneur parmi les villes des provinces.

Au second rang venaient les colonies composées d'habitants du Latium. Elles jouissaient du droit latin, et portaient, comme les premières, le nom de municipes, parce qu'elles choisissaient comme elles leurs magistrats, et se gouvernaient par leurs propres lois.

La différence des unes aux autres consistait surtout dans les droits politiques auxquels les villes latines ne pouvaient point prétendre.

Il y avait outre cela des colonies italiques dont la condition était moins favorable que celle des colonies latines, principalement sous le rapport des taxes.

Tels étaient les degrés d'hiérarchie établis par la république au sein de la population italienne qu'elle transplantait dans ses provinces.


Cités fédérées

Quant à la race subjuguée, elle ne vivait pas non plus sous une domination uniforme.

Les peuples que leur peu de résistance à la conquête et la servilité de leur soumission, quelquefois leur force et l'indépendance sauvage de leurs mœurs, recommandaient aux ménagements du vainqueur, recevaient les titres de peuples libres ou de cités fédérées ; en cette qualité, ils conservaient leurs anciennes lois, et payaient seulement des redevances en terres, en argent, en hommes.


Préfectures

Dans certaines villes, des préfets annuels étaient envoyés de Rome pour administrer la justice.

Cette suspension de l'exercice de la justice était infligée d'ordinaire comme un châtiment aux colonies et autres villes privilégiées qui se montraient rebelles ou ingrates envers le peuple romain.

Descendues à la condition de préfectures (præfecture), elles ne jouissaient plus ni des droits des colonies, ni des droits des cités libres.

Leur état civil dépendait des édits absolus des préfets, et leur état politique du sénat romain, qui exigeait d'elles à son gré des contributions, des terres et des levées d'hommes.


Provinces

Mais la condition la plus dure de toutes était celle de sujets provinciaux (Jus provinciale).

Les proconsuls ou les préteurs à qui le gouvernement des pays provinciaux était confié, cumulaient tous les pouvoirs à la fois :

Jamais despotisme plus dur et plus illimité ne pesa sur les peuples.

Les provinces accablées sous des charges de toute nature :

Quelquefois, outre la dîme du produit des terres [Census soli], elles supportaient :

Cette gradation dans l'état politique des habitant des provinces était un des procédés par lesquels Rome, si savante en despotisme, les enchaînait à l'obéissance :



Naissance de Crassus

César Publius Crassus naît en 115 avant Jésus-Christ.



Tueries de Sylla

Comme ses soldats commencent à tuer sans discrimination tous ceux qu'ils suspectent d'être des opposants, Sylla fait publier des listes de proscription (ceux qui peuvent être tués par quiconque) désignant chaque jour de nouvelles victimes.

Les délateurs et les tueurs s'en donnent à coeur joie car une prime récompense leur geste. On évalue à 5.000 le nombre de leurs victimes.

Beaucoup de partisans de Sylla - comme le futur triumvir Marcus Licianus Crassus - s'enrichissent inconsidérément en s'appropriant la fortune des proscrits.



Lutte de pouvoir entre César, Crassus et Pompée

Un ancien lieutenant de Sylla, Pompée, se voit confier par le Sénat le soin de rétablir à nouveau l'ordre civil.

En 60 avant Jésus Christ, indécis et au demeurant peu compétent, Pompée conclut un accord avec deux autres hommes forts, le riche Crassus et un nouveau venu sur la scène politique, Jules César. Un premier triumvirat est formé.


Armorique

Conquête de l'Armorique

Cinq peuples ou nations se partagent le territoire de Bretagne et n'entrent dans l'Histoire qu'au moment de leur soumission à Rome :

En 57 avant Jésus-Christ, Viridorix se bat contre les légions romaines. Les Vénètes sont battus sur mer par César Publius Crassus. Les armoricains se soumettent à Rome et reconnaissent l'autorité romaine.



Triumvirat prolongé

En 56 avant Jésus-Christ, César part à Lucques renouveler le triumvirat avec Crassus et Pompée.

Un an plus tard, ils font voter une loi donnant :



Bataille de Sos

En 56 avant Jésus-Christ, Crassus est chargé par César de soumettre l'Aquitaine.

Lors de la célèbre bataille, suivie du siège de Sos, les Sotiates ou Sontiates sont battus.

Crassus mène à bien assez rapidement la conquête de toute l'Aquitaine, à l'exception des hautes vallées des Pyrénées occidentales.

L'oppidum de Beneharnum, au pied de la colline sur laquelle se situe l'actuelle Lescar, est occupé.



Mort de Crassus

Crassus meurt en 53 avant Jésus-Christ.



Bataille de Carrhes

Le 9 juin 53 avant Jésus Christ, Crassus perd la bataille de Carrhes face aux Parthes. Le général parthe Suréna lui fait couler de l'or en fusion dans la bouche pour le gaver de ce métal dont il était si friand.



Nerva et le Sénat

Choisi par les conjurés qui assassinèrent Domitien, il fut accepté sans difficultés par le Sénat dont il était un des membres respectés.

Sans descendance, donc sans risque de retour à l'hérédité naturelle déconsidérée depuis Domitien, issu d'une famille aux affaires depuis Auguste, ayant parcouru lui même une carrière complète, plus civile que militaire, et pour finir disgracié par Domitien, Nerva honnête et effacé, ne suscitait aucune appréhension.

Ses rapports avec le Sénat furent excellents, respectueux et même déférent, il se garde bien de lui rendre quelque pouvoir.

Il jura, en plein sénat, qu'il ne ferait mourir aucun sénateur, et il garda son serment, bien qu'on ait attenté à sa vie. Il ne faisait rien sans la participation de citoyens du premier rang.

Bien que Verginius Rufus eût été plusieurs fois proclamé empereur, il ne fit pas difficulté de le prendre pour collègue au consulat. On mit sur le tombeau de Verginius cette inscription : "Après la défaite de Vindex, il assura l'empire, non à lui-même, mais à sa patrie".

Nerva gouvernait avec tant d'honnêteté, qu'il dit un jour :

Je n'ai rien fait qui puisse m'empêcher de déposer l'empire et de vivre en sûreté dans une condition privée.

Crassus Calpurnius, descendant des fameux Crassus, ayant conjuré avec quelques autres contre lui, il les fit asseoir à ses côtés pendant un spectacle, avant qu'ils sussent que leur conjuration était découverte, et leur donna des épées, en apparence pour examiner, comme c'est la coutume, si elles étaient pointues ; mais, en réalité, pour faire voir que peu lui importait de mourir sur-le-champ en ce lieu même.



Bataille de Carrhes

Galère est battu à plates coutures aux environs de la ville de Carrhae (Carrhes), là même où, quatre siècles plus tôt, le "triumvir" Crassus avait, lui aussi, subi une écrasante défaite et trouvé la mort.

Galère parvient à sauver sa vie et ramène les débris de son armée en territoire romain durant l'hiver 296-297.


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