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Événements contenant la ou les locutions cherchées



22 événements affichés, le premier en 475 - le dernier en 544



Mariage de Chilpéric II de Burgondie avec Carétène

Chilpéric II de Burgondie, dit le Jeune, épouse Carétène ou Agrippine (vers 455-476) qui est catholique. Leurs enfants sont :



Naissance de Clotilde de Bourgogne

Chrotechildis ou Clothilde ou Clotilde de Burgondie naît à Lyon en 475, fille de Chilpéric II de Burgondie et de Carétène.



Mort de Chilpéric II de Burgondie

Mort de Carétène

Chilpéric II de Burgondie meurt en 476 certainement assassiné par son frère Gondebaud de Burgondie.

Il laisse deux filles, Clotilde de Burgondie et Crona, qui sont emmenées dans la demeure de Gondebaud.

Carétène, épouse de Chilpéric II de Burgondie, meurt assassinée en 476.



Fiançailles de Clovis Ier avec Clotilde de Burgondie

En 491, afin d'asseoir son pouvoir, Clovis Ier cherche à obtenir une l'alliance avec Gondebaud de Burgondie, Roi des Burgondes.

Il lui demande la main de sa nièce Clotilde de Burgondie.

L'accord est passé.



Mariage de Clovis Ier avec Clotilde de Burgondie

Clovis Ier épouse à Lyon en 493 Clotilde de Burgondie.

Leurs enfants sont :

Clovis Ier le païen entre alors dans un milieu très romanisé et de religion catholique.

Il tombe sous l'influence de Rémi, évêque de Reims.

Il devine l'intérêt de se rallier les Gallo-romains en adoptant leur religion.

Sa femme Clotilde, princesse burgonde et pieuse catholique, le pousse à se convertir, de même que Geneviève, une sainte femme auxquels les Parisiens sont reconnaissants de les avoir préservés des Huns.

Mais lui-même hésite.

Selon les croyances de son peuple, il bénéficie d'une ascendance divine dont atteste sa chevelure blonde qui n'a jamais connu le ciseau.

Il se demande s'il n'a pas plus à perdre qu'à gagner en se convertissant.

Clotilde de Burgondie obtient de le faire baptiser, mais le voit mourir aussitôt.

Clovis le lui reproche : C'est votre Dieu, dit-il à Clotilde, qui est la cause de la mort de l'enfant; si je l'avais consacré aux miens, il vivrait encore.



Naissance de Clodomir Ier

Clodomir Ier naît vers 495, fils de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie.



Naissance de Childebert Ier

Childebert Ier naît en 495, fils de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie.



Menace des Alamans

Bataille de Tolbiac

En 496, les Francs rhénans, dirigés par Sigebert de Cologne, sont menacés par les redoutables Alamans, une tribu germanique à laquelle nous avons emprunté le nom de l'Allemagne.

Les Francs rhénans appellent à la rescousse Clovis Ier et se placent sous sa protection.

Dés lors, ayant unifié sous son autorité toutes les tribus franques, il entreprend de lancer une offensive contre les Alamans qui menacent également son propre royaume.

Le jeune roi tente de prendre à revers les Alamans qui assiègent son allié dans la place forte de Tolbiac (en allemand, Zülpich), près de Cologne.

Peu avant l'arrivée de Clovis Ier, le roi des Francs rhénans fait reddition et les Alamans se retournent contre les nouveaux venus, inférieurs en nombre.

Selon la légende, c'est au cours de cette bataille difficile que le roi des Francs aurait imploré le secours du Dieu de Clotilde de Burgondie et pris la résolution de se convertir.

A peine aurait-il fait ce voeu que le roi des Alamans était frappé à mort d'un coup de hache !


Baptême de Clovis Baptême de Clovis

Baptême de Clovis Ier

Clovis Ier respecte alors la promesse faite à Clotilde de Burgondie de se convertir s'il sortait vainqueur de la campagne contre les Alamans.

Tous les rois barbares convertis avant lui s'étaient convertis à l'arianisme, une hérésie chrétienne très mal vue des Gallo-romains, massivement catholiques.

Clovis s'en distingue en adhérant à la religion catholique, l'orthodoxie chrétienne.

Le 25 décembre 496 ou 498 ou 508, Clovis Ier est baptisé à Reims avec 3 000 guerriers francs.

Alboflède de Francie est baptisée à Reims le 25 décembre 496.

Avant tous ses guerriers, il plonge dans le baptistère, une immense piscine dont les archéologues ont retrouvé les restes sous l'actuelle cathédrale.

L'évêque Rémi lance au roi la formule célèbre : "Depona colla, Sigamber !", ce qui signifie : "Dépose tes colliers (amulettes des païens), Sicambre (Autre nom donné aux Francs)" souvent comprise comme "Courbe la tête fier Sicambre …"

Médard de Noyon et Godard de Rouen assistent Rémi.

Ce baptême apaise les tensions religieuses existantes entre les Francs païens et la population gallo-romaine chrétienne.

Pour le clergé gallo-romain de l'Église catholique, qui craignait une victoire de l'hérésie arienne, la conversion de Clovis a un caractère providentiel.

Il assure à Clovis dès lors le soutien inconditionnel tant financier, politique du clergé, dans la compétition qui oppose les francs à leurs rivaux pour la domination de la Gaule.

Devant le prestige moral acquis, les populations chrétiennes des royaumes ariens voisins : Wisigoths ou Burgondes, facilitent les conquêtes ultérieures de Clovis Ier perçu comme un libérateur.

Anastase II écrit à Clovis Ier pour le féliciter de sa conversion.

On a gardé la lettre par laquelle, Avit de Vienne félicite Clovis Ier de s'être converti.



Naissance de Clotaire Ier

Clothachar ou Clotaire Ier, dit le Vieux, naît en 497, fils de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie.



Naissance de Clotilde de France

Clotilde de France naît en 498 ou 502, fille de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie.



Clotilde de Burgondie à Chelles

Fondation de l'abbaye des Andelys

En 511, Clotilde de Burgondie se retire à Chelles dans une villa royale issue d'un bâtiment gallo-romain "Calam Parisiacae civitatis villam" (citée par Grégoire de Tours dans son histoire des Francs).

La racine gauloise cala ou kala qui deviendra Chelles, désigne un endroit où les arbres ont été abattus.

Clotilde de Burgondie y fonde une église dédiée à Saint-Georges et élève un monastère de femmes.

Clotilde de Burgondie fonde aux Andelys un monastère qui est l'émule de celui de Chelles


Sainte-Geneviève

Mort de Sainte-Geneviève

Sainte-Geneviève meurt en 512 dans l'ermitage de Paris, âgée de 89 ans.

Elle est enterrée dans l'église Saint Pierre et Saint Paul aux côtés de Clovis Ier et rejointe plus tard par la reine Clotilde de Burgondie, ses plus célèbres disciples.

Sainte-Geneviève est considérée par les catholiques comme la sainte patronne de Paris, du Diocèse de Nanterre et de la gendarmerie nationale française.

La chasse ayant contenu ses reliques est honorée dans l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris.

La chasse ne contient plus les restes de Sainte-Geneviève, ceux-ci ayant été jetés aux égouts à l'époque révolutionnaire en 1793.


Sigismond II de Burgondie - fresque sur le mur nord de la nef de l'église de la Trinité de Constance - peinte entre 1417 et 1437

Mort de Gondebaud de Burgondie

Sigismond II de Burgondie seul Roi des Burgondes

Gondebaud de Burgondie meurt en 516.

Sigismond II de Burgondie est dans une position confortable, il est :

Il a converti au catholicisme ses deux enfants : Suavegothe de Burgondie et Sigéric de Burgondie

À son avènement, Sigismond II de Burgondie envoie une ambassade à l'empereur d'Orient Anastase Ier.

Anastase Ier le confirme dans les dignités exercées par son père, dont peut-être celle de Magister militum per Gallias.

Lui-même se considère dans ses lettres comme le miles (soldat) de l'empereur.



Mariage d'Amalaric Ier de Wisigothie avec Clotilde de France

Amalaric Ier de Wisigothie épouse en 517 Clotilde de France, fille de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie.

Leurs enfants sont :



Mort de Ségéric de Burgondie

Ségéric de Burgondie, fils de Sigismond II de Burgondie, a une violente dispute avec Constance, la nouvelle femme de son père.

Constance va se plaindre à Sigismond II de Burgondie en lui disant que son fils projette de le tuer, afin de joindre son royaume à celui de Théodoric Ier d'Ostrogothie dont il est le petit-fils par sa mère.

En 522, Sigismond II de Burgondie, sans enquête, le fait étrangler sous ses yeux pour l'éliminer de la succession royale.

Le roi ne tarde pas à comprendre, qu'il vient de commettre à la fois un crime d'infanticide horrible, une injustice, et une erreur politique.

Pris de remords, il se retire au monastère d'Agaune en Valais dans la douleur et la pénitence.

Théodoric Ier d'Ostrogothie entend bien châtier l'assassin de son petit-fils, qui aurait pu lui succéder sur le trône d'Italie.

t Sigismond II de Burgondie perd avec Théodoric Ier d'Ostrogothie son dernier espoir de résister aux Francs.

Quant à Clotilde de Burgondie, la veuve de Clovis qui est aussi la cousine paternelle de Sigismond II de Burgondie, elle réclame le prix du sang au nom de la famille burgonde.

Au-delà des règlements de compte familiaux il y a les enjeux géopolitiques :



Expédition des Francs en Burgondie

Guerre de Burgondie

Défaite de Sigismond II de Burgondie et de Godomar III de Burgondie

Sigismond II de Burgondie Prisonnier de Clodomir

Clotilde de Burgondie s'est alliée avec Clodomir Ier, roi d'Orléans, le seul de ses enfants dont le royaume est limitrophe du territoire burgonde, pour engager une action militaire.

Dans le coeur de la vieille reine, c'est l'occasion idéale de venger enfin le meurtre de ses parents, Chilpéric II de Burgondie et Carétène assassinés par Gondebaud de Burgondie, le père de Sigismond II de Burgondie.

En 523, les 3 fils de Clovis Ier et de Clotilde de Burgondie :

se joignent dans une expédition contre les Burgondes.

Thierry Ier refuse de participer à l'attaque arguant du fait qu'il était le gendre de Sigismond II de Burgondie.

Théodoric Ier d'Ostrogothie ne veut pas perdre ses forces militaires dans un combat qui lui est inutile.

Aussi il ordonne au Duc Tuluin d'avancer le plus lentement possible, à moins que la victoire des Francs n'ait été confirmée.

Après d'âpres combats, les Francs parviennent à écraser Sigismond II de Burgondie et son frère Godomar III.

Sigismond II de Burgondie fuit en direction du monastère de Saint Agaune, poursuivit par Clodomir Ier.

Sigismond II de Burgondie décide de se tonsurer et d'entrer définitivement au monastère, mais il est trahit et livré par les siens à Clodomir Ier ainsi que Constance, son épouse, et ses deux fils, Gisald et Gondebaud.

Godomar III, le frère cadet de Sigismond, se réfugie entre Isère et Durance.

La majeure partie du royaume burgonde est répartie entre les 2 vainqueurs et les Ostrogoths s'acquittent d'une amende pour compenser leur absence lors des combats.

Une fois l'expédition accomplie les rois francs retournent dans leurs royaumes en laissant une garnison sur place.

Clodomir Ier emmène ses prisonniers dans son royaume d'Orléans.


Clodomir Ier assiste à la décollation de Sigismond II de Burgondie - Grandes Chroniques de France à Valenciennes

Mort de Sigismond II de Burgondie

Mort de Constance

Mort de Gisald

Mort de Gondebaud

Clodomir Ier qui était reparti à Orléans, capitale de son royaume, fait alors décapiter Sigismond II de Burgondie, Constance et leurs deux fils : Gisald et Gondebaud, le 1er mai 524.

Derrière ce geste, on peut voir la main de Guntheuca de Burgondie, petite-fille de Godégisèle qui parachève sa vengeance.

Clodomir Ier fait jeter leur corps dans un puits dans un lieu nommé Columna (Coulmier) dans le Loiret, au sud de Patay près d'Orléans.

L'église de ce village est construite sur ce puits dont l'eau était réputée guérir des fièvres.

Des pèlerinages y étaient organisés encore dans la première partie du XXe siècle.

Aujourd'hui encore, selon la tradition populaire locale, les femmes de Coulemelle (hameau de la commune voisine de Saint-Péravy-la-Colombe) auraient aidé à jeter Sigismond II de Burgondie dans le fameux puits.

Un proverbe local dit que les filles de Coulemelle ne seront jamais ni bonnes ni belles parce qu'elles ont jeté saint Sigismond dans le puits.

Clotilde de Burgondie, la mère de Clodomir Ier, assiste impuissante à la mort de son cousin Sigismond II de Burgondie.



Seconde expédition contre les Burgondes

Bataille de Vézenonce

Mort de Clodomir Ier

Mariage de Clotaire Ier avec Guntheuca de Burgondie

Puis, à la tête de troupes franques, Clodomir Ier se lance dans une seconde expédition contre les Burgondes et leurs alliés ostrogoths.

Clodomir Ier a joint ses forces à celles de Thierry Ier de Francie, son demi-frère, Roi d'Austrasie.

Le 21 ou le 25 juin 524, à Vézenonce, près de La Tour-du-Pin en Isère, ils livrent contre les Burgondes une terrible et sanglante bataille.

Alors que Clodomir Ier s'élance à la poursuite de ses adversaires, ceux-ci font brusquement volte face et le tuent.

Les Francs sont défaits par les troupes de Godomar III.

La tête du Mérovingien fichée au bout d'une pique est brandie par les Burgondes qui reste maître de leur royaume.

L'armée franque évacue la Burgondie car ses frères, apprenant la sinistre nouvelle, vont se partager ses domaines.

Le royaume burgonde, quand à lui, survivra encore dix ans avant de succomber définitivement sous les coups des Francs.

Un casque a été retrouvé sur les lieux de la bataille, il se trouve actuellement au musée dauphinois de Grenoble.

Clodomir Ier laisse 3 enfants en bas âge : Théobald, Gontaire et Clodoald qui sont recueillis par leur grand-mère la reine Clotilde de Burgondie.

Clotaire Ier épouse Guntheuca de Burgondie, veuve de Clodomir.

Mais cela ne suffit pas pour qu'il obtienne le territoire de son défunt frère : la loi salique impose le partage du royaume entre les fils de Clodomir.



Mort d'Avit de Vienne

Avit de Vienne meurt 5 février vers 525.

Avit est fait Saint-Avit par les Églises catholiques et orthodoxes.

Excellent évêque, théologien et poète, il se soucie des pauvres de Vienne, mais aussi de la vie de l'ensemble de l'Église.

Métropolitain d'une province située en royaume burgonde, le premier but d'Avit est d'y combattre l'arianisme.

Si son influence sur les rois Chilpéric II de Burgondie et Gondebaud de Burgondie n'est pas assez forte pour les convertir au catholicisme, elle est décisive auprès des fils de ce dernier, Sigismond II de Burgondie et Godomar III de Burgondie, et de la fille de Chilpéric II de Burgondie, Clotilde de Burgondie.

Excellent diplomate, bon orateur, écrivain fécond, Avit a laissé plusieurs traités de théologie, des homélies et des poèmes.


Offensives franques

Siège d'Autun

Annexion du sud du Royaume des Burgondes

En 532, Clotaire Ier et Childebert Ier, les deux frères de Clodomir Ier se lancent à la conquête du royaume burgonde.

La bataille a lieu à Autun où Godomar III s'est enfermé.

Les Francs conduisent le siège de la ville, mais celle-ci ne tombe qu'au bout d'une année.

Godomar III a réussi à s'enfuir.

Les deux frères ne poursuivent pas leur conquête et retournent dans leurs royaumes.

Cette ultime victoire des héritiers de Clovis doit beaucoup à l'influence de Clotilde de Burgondie qui a su, provisoirement, inciter ses fils à s'unir et à oublier les conflits qui ne cessent de les opposer.

Pendant ce temps, Théodoric Ier d'Ostrogothie en profite pour annexer avec ses Ostrogoths le sud du royaume Burgonde, vidé de ses soldats.

Le royaume Burgonde est affaibli, Godomar III convoque à Ambérieu-en-Bugey une grande assemblée de son peuple, pour décider des actions à conduire pour le renforcer.


Gisant du tombeau de Clotilde à Saint-Denis

Mort de Clotilde de Burgondie

Clotilde de Burgondie passe ses dernières années à Tours où l'attire son culte de prédilection pour Saint-Martin.

Clotilde de Burgondie meurt le 3 juin 544 ou 545 ou 546 à Saint-Martin à Tours.

Son corps est transporté de Tours à Paris, dans la crypte de l'église du mont Lutèce, que le peuple commence à appeler du nom de Sainte-Geneviève.

Elle sera faite Sainte par le Pape Pélage II.

Cependant au neuvième siècle, les invasions normandes obligent les Parisiens à transporter la châsse de Sainte-Clotilde de Burgondie au château de Vivières (Aisne).

Quand les reliques sont rendues aux Génovéfains de Paris, ceux-ci laissent à Vivières la tête et un bras, origine d'un culte de Sainte-Clotilde dans cette localité.

En 1656, une côte de la sainte est concédée à l'église de Notre-Dame des Andelys, demeurée toujours fidèle au culte de sa fondatrice.

En 1793, la rage des révolutionnaires s'acharne contre le sanctuaire de Sainte-Geneviève, on parvient à grande peine à sauver les ossements de Clotilde et à les mettre en lieu sûr, ces ossements sont conservés dans la petite église paroissiale de Saint-Leu.


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