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Événements contenant la ou les locutions cherchées



13 événements affichés, le premier en 1666 - le dernier en 1734



Naissance de Claude Florimond de Mercy

Claude Florimond de Mercy naît à Longwy le 10 mai 1666.



Claude Florimond de Mercy volontaire dans l'armée autrichienne

Claude Florimond de Mercy entre dans l'armée autrichienne comme volontaire en 1682.


Jean III Sobieski entrant à Vienne

Siège de Vienne par les Turcs

Bataille de Kahlenberg

Guerre de libération de l'Empire

Bataille de Parkany

À l'expiration de la trêve de Vásvar, les Ottomans repartent en guerre et mettent le siège devant Vienne sous la direction de Kara Mustafa ou Mustapha, le Grand Vizir.

Après 2 mois de siège, Jean III Sobieski, Roi de Pologne et Charles V de Lorraine, arrivent à la tête d'une armée de secours levée par la coalition catholique.

Aeneas Sylvius de Caprara retourne au service de Charles V de Lorraine pour contrer l'avancée turque en Hongrie.

Jean III Sobieski avait prévu d'attaquer le 13 septembre 1683, mais il se rend compte que les Turcs sont en ordre de bataille à Kahlenberg dès le 12 septembre 1683.

À 4 heures du matin, les troupes de Jean III Sobieski fortes d'environ 81 000 hommes attaquent une armée turque d'environ 130 000 hommes.

Jean III Sobieski charge avec ses hussards et enfonce les lignes ennemies qui détalent dans la plus grande confusion.

Maximilien II Emmanuel de Bavière s'illustre au cours de la bataille.

Christian II Ernest de Brandebourg-Bayreuth participe à ce siège de Vienne.

Claude Florimond de Mercy devient officier en 1683 lors de la bataille de Vienne.

À 5 heures 30, la bataille de Kahlenberg est terminée. Vienne est délivrée.

Les Turcs surnommeront Jean III Sobieski le Lion de Lechistan.

Le Pape et les dignitaires étrangers le surnommeront le Sauveur de Vienne et de la civilisation européenne de l'Est.

L'affrontement d'Innocent XI avec Louis XIV fait échouer la politique d'union de la chrétienté. La coalition catholique ne comprend ni la France, ni la République de Venise.

Kahlenberg est le point de départ d'une guerre de libération.

Jean III Sobieski commande à la bataille de Parkany en 1683.


Eugène de Savoie-Carignan par Jacob van Schuppen

Eugène-François de Savoie-Carignan Commandement de l'armée impériale

Bataille de Zenta

En 1697, Claude Florimond de Mercy est rappelé en Hongrie par le prince Eugène de Savoie.

Claude Florimond de Mercy s'illustre lors de cette bataille.

Chargé du commandement de l'armée impériale, Eugène-François de Savoie-Carignan gagne sur les Turcs la bataille décisive de Zenta en 1697.



Bataille de Crémone

Prise de de Cerese

Louis-Joseph de Vendôme commandant de l'armée française

François de Neufville est coupable de la négligence avec laquelle se fait le service dans Crémone et de ne pas bien surveiller les faits et gestes d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

À Crémone, un aqueduc souterrain sert à conduire au dehors les immondices et passe sous la maison d'un prêtre dévoué au Impériaux.

Le 1er février 1702, après d'habiles préparatifs, ils introduisent dans la ville par cette voie 300 grenadiers et quelques ouvriers qui se dirigent vers la vieille porte Sainte-Marguerite, abattent le mur qui la condamne, et ouvrent ainsi le chemin à la cavalerie. Celle-ci occupe le cœur de Crémone.

Claude Florimond de Mercy montre un grand courage lors de cette bataille.

Mais Eugène-François de Savoie-Carignan commet la faute d'amener à l'intérieur de la ville, plus de cavaliers que de fantassins.

Un régiment français, le régiment des vaisseaux, qui manœuvre depuis le point du jour, chasse les cuirassiers de l'empereur, se barricade dans les rues voisines, et appelle du secours.

Les Impériaux progressent d'un autre côté, investissent une partie des casernes, y font prisonnières plusieurs compagnies.

Les troupes françaises, prises à l'improviste, déploient du sang-froid, de l'énergie, de la persévérance. Ils parviennent à se réunir et à gagner du terrain, aidés des troupes irlandaises au service de Louis XIV. Ils reprennent le dessus.

Le régiment des Vaisseaux réussit à forcer le retranchement construit par les Impériaux à l'entrée de la ville, près du débouché de l'aqueduc.

Les troupes d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont malmenées dans la plupart des combats de rue, les magistrats de la ville refusent de se déclarer en sa faveur. Il songe donc à se retirer. Garnissant de troupes la porte Sainte-Marguerite, il se replie vers cette issue et après un combat furieux dans une église, évacue la ville.

En l'absence du colonel Lally, le major Daniel O'Mahony prend le commandement du régiment de Dillon et repousse l'attaque surprise d'Eugène-François de Savoie-Carignan, forçant à la retraite les troupes impériales et sauvant ainsi la ville de Crémone.

Il est chargé d'apporter au roi la nouvelle à Versailles. Le roi le fait colonel. Il devient connu comme le brave de Crémone et gagne ainsi sa renommée internationale.

Eugène-François de Savoie-Carignan échoue ainsi dans sa tentative de prendre la porte du Pô.

Cependant, François de Neufville est fait prisonnier, suscitant l'ironie des chansonniers :

Par la faveur de Bellone,

Et par un bonheur sans égal,

Nous avons conservé Crémone,

Et perdu notre général.

Cette bataille aussi appelée surprise de Crémone coûte de part et d'autres environ 1 200 hommes, tués ou blessés.

Dans sa retraite, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare de postes et de magasins sur l'Oglio.

Il rentre ensuite dans ses cantonnements et resserre Mantoue.

15 000 hommes de renforts lui étant arrivés, Eugène-François de Savoie-Carignan enlève sous cette ville le village de Cerese.

René III de Froulay défend Mantoue assiégée et reçoit 3 blessures. en 1702.

Louis-Joseph de Vendôme prend le commandement de l'armée française.


Claude Louis Hector de Villars - Par Hyacinthe Rigaud

Bataille de Friedlingen

Claude Louis Hector de Villars Maréchal de France

Jean-Jules-Armand Colbert sert aux Pays-Bas, dans l'armée du jeune Louis le Petit Dauphin, Duc de Bourgogne, et de Louis François de Boufflers.

Claude Louis Hector de Villars ne débute son ascension militaire qu'à 50 ans, lors de la guerre de Succession d'Espagne.

À l'automne de 1702, Louis XIV envoie Claude Louis Hector de Villars attaquer la Souabe, afin de renforcer l'influence de la France sur la rive orientale du Rhin.

L'armée impériale, menée par Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade, tente d'empêcher la jonction des Français et de leurs alliés Bavarois.

Le 14 octobre 1702, les Français traversent le Rhin à Weil-am-Rhein, au nord de Bâle, et attaquent l'armée Impériale à Friedlingen près de Fribourg dans l'actuelle Allemagne.

Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade bien retranché, contient l'assaut des Français avant de se retirer au Nord.

Les villages de la rive orientale du Rhin et particulièrement Weil-am-Rhein souffre beaucoup.

Les pertes sont assez élevées pour les Français qui ne parviennent pas à faire la jonction avec les Bavarois. La victoire est pour le moins contestable.

Jean-Jules-Armand Colbert se signale à cette bataille.

Léonor Marie du Maine participe à cette bataille.

François Éléonor de Choiseul apporte au roi la nouvelle de cette victoire.

Claude Louis Hector de Villars, Duc de Villars, est fait Maréchal de France en 1702 par Louis XIV.

Claude Florimond de Mercy reçoit de Léopold Ier de Habsbourg avec le grade de colonel, la propriété d'un régiment de cuirassiers nouvellement créé.

Claude Florimond de Mercy prend part à la tête de son régiment à cette bataille.

Claude Florimond de Mercy est peu après promu au grade de maréchal de camp.



Bataille de Schellenberg

Claude Florimond de Mercy participe à la bataille de Schellenberg en 1704.


Bataille de Rumersheim

Bataille de Rumersheim

La démarche que fait George Ier de Grande-Bretagne en amenant son armée à porté des lignes de la Lauter et les démonstrations qu'il fait du côté de la Lorraine, ont comme objet d'attirer toutes les forces de François d'Harcourt en basse Alsace pour favoriser l'entreprise qu'il médite sur le haut Rhin.

Des lettres de Charles François de Vintimille, ambassadeur de Louis XIV en Suisse, et les nouvelles qui arrivent de tout côtés pendant la nuit du 18 au 19 août 1709 ne laissent plus de doutes sur le projet formé par Claude Florimond de Mercy :

Les Suisses mêmes, avertis de ce dessein, assurent qu'ils prennent des mesures pour en empêcher l'exécution.

M. Desrozeaux n'a à ses ordres que :

Ce n'est pas suffisant pour s'opposer avec succès au corps des ennemis, qu'on assure être de :

François d'Harcourt conçoit que rien n'est plus urgent que de lui envoyer des renforts.

François d'Harcourt charge Léonor Marie du Maine de les conduire et d'aller prendre la direction des affaires dans la haute Alsace.

Le 19 août 1709 au matin sont détachés de l'armée 2 escadrons de cavalerie et 3 de dragons, qui vont le même jour à Haguenau.

Ils sont :

À ces hommes doivent se joindre 300 hommes de la garnison de Vieux-Brisach.

François d'Harcourt prend ces dispositions, craignant que George Ier de Grande-Bretagne ne fasse une attaque aux lignes de la Lauter, surtout à Hagenbach.

François d'Harcourt ordonne, le 19 août 1709, d'évacuer Hagenbach dont les ennemis s'emparent aussitôt.

Après avoir traversé le canton de Bâle et défilé sur le glacis de cette ville, les ennemis entrent en Alsace et se dirigent, en descendant le Rhin, sur Ottmarsheim.

La nuit du 20 août 1709 les ennemis ont passé le Rhin à Rheinfeld au nombre de 12 escadrons.

Léonor Marie du Maine, voyant que Claude Florimond de Mercy est à plusieurs jours de marche, devance les troupes et se rend de sa personne à Brisach le 21 août 1709.

Pendant ce temps, M. de Harsch, gouverneur de Fribourg, sort de cette place avec :

M. de Harsch arrive à Neubourg.

Connaissant ces mouvements, Léonor Marie du Maine envoie ordre à M. Desrozeaux, qui est campé vis-à-vis de Neubourg avec 2 bataillons et 5 escadrons de se retirer sous Brisach, où doivent arriver le lendemain les 5 escadrons venant de l'armée.

Comme il n'est plus possible de défendre la haute de l'Alsace, Léonor Marie du Maine pore toute son attention à choisir un poste qui le mette en état de s'opposer aux courses que pourraient faire les ennemis du côté de Colmar et de Schlestadt.

Il doit, dès ce moment, renoncer aux communications avec Belfort et la Franche-Comté et à celle de Belfort avec Strasbourg

Ce sont est les seules que l'on puisse pratiquer avec quelque sûreté pour la correspondance avec la cour et pour les convois des différentes choses nécessaires aux besoins de l'armée, celle de la Lorraine étant fréquemment inquiété par les partis ennemis et ne pouvant se faire qu'avec lenteur à causes des escortes, qui, par cette, raison sont indispensables.

François d'Harcourt est informé le 22 août 1709 du passage du Rhin par les ennemis et de leur entrée en Alsace.

Aussitôt François d'Harcourt fait partir de l'armée 4 bataillons et 8 escadrons et 8 bataillons pour joindre en toute diligence Léonor Marie du Maine.

François d'Harcourt lui envoie ordre de suivre le corps des ennemis, quelque chemin qu'ils prennent, et de le combattre partout où il pourrait le joindre pour le forcer à repasser le Rhin.

L'armée n'est alors plus composée que de 32 bataillons et de 36 escadrons, aves lesquels François d'Harcourt reste dans les lignes de la Lauter.

Jusque-là, l'armée ennemie qui lui est opposée n'a fait aucun mouvement.

Mais le 22 août 1709 au soir François d'Harcourt est informé qu'en différents endroits de gros équipages sont en marche pour passer le Rhin au pont de Schröck, et qu'à 8 heures du soir, l'armée ayant levé le camp, est en bataille, prête à marcher pour attaquer les lignes.

François d'Harcourt fait sur le champ prendre les armes, et, imaginant que les vues de l'ennemi se portent sur Lauterbourg, il s'y rend le 23 août 1709 à la pointe du jour.

Les ennemis font entrer de gros détachements dans l'île de Neuburgweier et de Hagenbach.

À 8 heures du matin, on aperçoit une colonne d'infanterie avec toute l'artillerie se dirigeant vers le Rhin qui est le côté par lequel on a annoncé que l'attaque devait se faire.

Cette colonne gagne la chapelle de Bergen en sortant des bois à la portée du canon des lignes et entre à 7 heures du soir dans l'île de Neuburgweier.

La cavalerie marche sur une autre colonne derrière l'infanterie.

Toute l'armée passe la nuit sous les armes.

Le 24 août 1709, on entend dans le bois un grand bruit de coups de haches, ce qui fait présumer à François d'Harcourt qu'ils travaillent à un abattage et que George Ier de Grande-Bretagne ne se place dans un terrain aussi serré et d'un aussi difficile accès que pour pouvoir détacher des troupes au-delà du Rhin.

En effet, dans la position qu'il prend, ses troupes sont séparées les unes des autres par des flaques et des bras du Rhin.

Mais autant cela lui est favorables pour se dégarnir sans se compromettre, autant rendent-ils les débouchés difficiles.

François d'Harcourt n'a donc pas à craindre d'attaque inopinée de George Ier de Grande-Bretagne

François d'Harcourt croit pouvoir affaiblir la gauche des lignes pour renforcer sa droite.

Le 24 août 1709 au matin, François d'Harcourt fait venir à Lauterbourg une partie des troupes, qui sont entre cette place et Weissembourg, résolu :

Malgré le bon état de défense dans lequel sont les lignes, François d'Harcourt semble persuadé de leur inutilité :

François d'Harcourt juge que le salut de la haute Alsace doit être préféré à la conservation.

Les troupes qu'il a détachées de cette armée pour aller aider Léonor Marie du Maine à défendre cette partie de la province sont rassemblées à Biesheim, près de Brisach, le 25 août 1709.

Elles sont réunies à celles que M. Derozeaux y a amenées de son camp près de Neubourg.

Ce corps consiste alors :

Léonor Marie du Maine juge que les ennemis sont à peu près d'égale force.

Leur pont est fait à l'île de Neubourg et ils sont campés dans l'île ayant le grand Rhin derrière eux.

Ils n'ont fait encore aucun autre acte d'hostilité que d'envoyer des mandements pour la contribution.

Leurs partis se sont peu répandus du côté de Colmar et de Schelestadt.

Les troupes de Léonor Marie du Maine les contiennent

Elles battent même quelques-uns de ceux de Claude Florimond de Mercy.

Dès que les troupes sont arrivées au camp de Biesheim, Léonor Marie du Maine ne songe plus qu'à aller chasser les ennemis de l'île de Neubourg ou du moins à les empêcher d'en déboucher.

Léonor Marie du Maine n'attend point le renfort de 2 bataillons et de 2 escadrons que François d'Harcourt fat partir de l'armée le 26 août 1709 pour le joindre.

Ayant donné à ses troupes seulement quelques heures de repos, Léonor Marie du Maine les met en marche le 26 août 1709 à 3 heures du matin, se dirigeant sur le camp de Claude Florimond de Mercy.

Claude Florimond de Mercy lui épargne une partie du chemin.

En arrivant à peu de distance de la cense de Rumersheim, situé près du Rhin à environ 4 lieues de Brisach et une lieue et demie de l'île de Neubourg, Léonor Marie du Maine est averti que Claude Florimond de Mercy est sorti de cette île avec toutes ses troupes et qu'il marche à lui.

Léonor Marie du Maine fait halte et met ses troupes en ordre.

Bientôt on aperçoit les ennemis.

Léonor Marie du Maine remporte à Rumersheim ou Münikhausen une victoire complète sur les impériaux, le 26 août 1709 décidant du sort de l'Alsace.

Les habitants du village ont été réquisitionnés pour évacuer les blessés et dégager les morts qui ont été jetés dans le Rhin.

Il y eut 131 tués du côté français et 1 200 tués du côté autrichien.



Bataille de Petrovaradin

Mort de Silâhdâr Ali

Prise de Timisoara

Les origines albanaises du Pape Clément XI jouent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il est le promoteur de la Ligue européenne contre les turcs.

En 1716, pendant la troisième guerre austro-turque, le grand vizir Silâhdâr Ali rassemble à Belgrade une armée forte de plus de 100 000 hommes, dont 40 000 janissaires, 20 000 spahis et 10 000 tatars, ainsi que de la cavalerie kuruc (hongrois hostiles aux Habsbourg).

Cette armée traverse la Save à Zemun à fin juillet 1716, et se déplace sur la rive droite du Danube en direction de Sremski Karlovci.

Le commandant des forces autrichiennes, Eugène-François de Savoie-Carignan, décide d'attaquer les turcs à Peterwaradin ou Peterwardein ou Petrovaradin en Serbie. Petrovaradin fait maintenant partie de l'agglomération de Novi Sad.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et Claude Florimond de Mercy participent à cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan organise la construction d'un campement fortifié à l'intérieur de la forteresse, et met en ordre de marche une armée impériale d'environ 80 000 hommes qui est stationnée à Futog.

La forteresse de Petrovaradin compte une garnison de 8 000 hommes, principalement des serbes, alors que l'armée autrichienne est quant à elle constituée environ pour moitié de régiments hongrois et croates.

Le 2 août 1716, a lieu la première escarmouche entre l'avant-garde autrichienne et des cavaliers ottomans.

Le 3 août 1716, Silâhdâr Ali atteint pratiquement Petrovaradin et envoie immédiatement 30 000 janissaires à l'assaut des positions impériales.

Les janissaires creusent des tunnels de sapes et commencent à bombarder la forteresse.

Le gros de l'armée autrichienne traverse le Danube sur deux pontons dans la nuit du 4 au 5 août 1716 et établit son campement.

Le 5 août 1716, à sept heures du matin, Eugène-François de Savoie-Carignan fait débuter l'offensive autrichienne.

Alors que le flanc droit, sous les ordres du prince Charles-Alexandre de Wurtemberg, prend d'assaut une batterie d'artillerie ottomane, le centre de l'armée impériale se déploie avec difficulté devant les petites portes de la forteresse.

Les janissaires mènent une contre-attaque immédiate et forcent les autrichiens à se replier dans la forteresse.

Eugène-François de Savoie-Carignan enraye cette contre-attaque en engageant ses renforts et envoie sa cavalerie sur les flancs ottomans dans une manœuvre d'encerclement.

Silâhdâr Ali ne parvient pas à briser cet encerclement avec ses spahis et il ne peut non plus regrouper ses troupes.

Les tatars se retirent avant même d'avoir engagé le combat.

Les ottomans étant en déroute, Eugène-François de Savoie-Carignan mène personnellement ses troupes contre le campement de Silâhdâr Ali.

Avec l'appui de la canonnade de 6 frégates de la flotte du Danube, les autrichiens remportent la bataille vers 14 heures.

Silâhdâr Ali meurt dans ce combat. Il est inhumé à la forteresse de Belgrade dans la tombe connue sous le nom Damad Ali Pašino Turbe.

Seulement 50 000 ottomans parviennent à regagner Belgrade.

Après la bataille, Eugène-François de Savoie-Carignan se tourne contre Timisoara et s'en empare malgré une résistance acharnée et les tentatives désespérées des ottomans pour secourir la ville.

Après la guerre, une église sera bâtie sur la colline dominant le champ de bataille.

Elle est consacrée à Notre Dame de Tekije, également connue sous le nom de Marie des neiges.

Elle est utilisée à la fois par les confessions catholique et orthodoxe.



Bataille de Belgrade

Sous le règne de Charles VI de Habsbourg, Eugène-François de Savoie-Carignan remporte une grande victoire à Belgrade sur les Turcs à en 1717.

Charles de Bourbon se distingue lors de cette bataille.

Louis Auguste II de Bourbon sert dans l'armée d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Nommé peu après gouverneur du Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy commande une charge décisive de cavalerie lors de ce siège.

Charles VII Albert de Bavière se joint aux armées autrichiennes dans ces campagnes menées contre les Turcs et sert dans les corps auxiliaires bavarois.



Fondation de Bela Crkva

Dans le Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy est le fondateur en 1717 de la ville de Bela Crkva.

Après le retour de la paix, Claude Florimond de Mercy se consacre à l'administration du Banat, tout juste sorti de 150 ans d'occupation ottomane.


Claude Florimond de Mercy

Claude Florimond de Mercy Feld-maréchal

Claude Florimond de Mercy est fait Feld-maréchal en 1734.



Bataille de San Pietro

Mort de Claude Florimond de Mercy

Pour les Autrichiens, l'expédition de reconquête est commandée par Claude Florimond de Mercy assisté de Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Claude Florimond de Mercy rassemble 50 000 hommes devant Mantoue pour tenter de récupérer ce qui a été perdu en Italie l'année précédente.

Les préparatifs de cette expédition sont très longs et provoquent des désaccords importants entre les 2 officiers supérieurs.

Au début du printemps 1734, les opérations militaires se déplacent de la gauche à la droite du Pô car les Autrichiens reprennent l'offensive en visant Parme.

Il appartient à Charles-Emmanuel III de Savoie et aux troupes sardes de défendre la Lombardie reconquise depuis le départ de Charles Ier de Bourbon-Anjou.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny assument le commandement des troupes françaises

Charles-Emmanuel III de Savoie quitte ses troupes car Polyxène Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, son épouse, est malade.

Les maréchaux français prennent l'engagement de ne pas lancer les hostilités en son absence, il sera absent de la bataille.

Entre le 1er et le 2 mai 1734, les Autrichiens, avec 2 ponts improvisés à Portole et à Monte di San Benedetto, font passer la majeure partie de leurs troupes.

Les troupes françaises réparties le long du Pô s'aperçoivent de ce franchissement seulement quand il est réalisé.

Les Français se retirent en désordre pendant que les impériaux peuvent occuper sans opposition tout le terrain jusqu'à la rivière Enza.

Les évènements qui conduisent à la bataille de Parme se résument comme suit :

Le maréchal de Mercy souffre d'apoplexie qui lui enlève pour quelque temps la vue et la parole.

Il doit donc laisser, pendant sa convalescence, le commandement à Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Ainsi à chaque période de maladie du général en chef, correspond une période de ralentissement des opérations.

Durant le mois de juin 1734, des changements de commandement et des attaques de bourgades, qui donnent lieu a des saccages parfois freinés par des contre-offensives des franco-sardes, s'alternent.

Le 29 juin 1734 à 3 heures du matin, l'armée franco-sarde se met en marche. Les impériaux sortent de Mantoue, marchent sur Parme et rencontrent les Français.

L'infanterie composée de 52 compagnies de grenadiers emprunte la route de Colorno à Parme, avec en tête François-Marie de Broglie.

Les cavaliers et les dragons empruntent une route étroite passant par le chemin du bois de Cornocchio.

La colonne d'infanterie arrivée sur le glacis de Parme vers 7 heures, longe les murs de la ville et prend la route de Plaisance et fait halte à l'auberge de la Crocetta.

La bataille de San Pietro est aussi appelé bataille de Parme ou bataille de la Crocetta.

Noël Jourda de Vaux assiste à cette bataille.

Victor-François de Broglie combat comme capitaine de cavalerie lors de cette bataille.

Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est à la tête de son régiment et au premier rang, genou en terre, suivant l'usage de l'époque. Une balle lui fracasse la mâchoire et sort par l'épaule droite.Cette blessure le rend bossu.

Dès qu'il peut supporter le voyage, Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est transporté à Paris, où, grâce aux soins dont il est entouré, il revint enfin à la santé.

À mesure que le reste de l'infanterie arrive, les troupes sont rangées en ordre de bataille dans la prairie de Cornocchio sur 3 lignes, l'infanterie piémontaise formant la 4e ligne.

Claude Florimond de Mercy fait passer le canal du Taro à l'avant-garde. Derrière les autres troupes suivent qui s'engagent par de petits chemins entre les champs.

Présent à Parme le jour de la bataille, Goldoni raconte le sentiment des habitants de la ville de Parme dans son œuvre Mémoires.

À l'arrivée des troupes autrichiennes, la population environnant Parme se réfugie dans la ville de peur des exactions que pouvent commettre les Autrichiens.

L'arrivée des troupes franco-sardes réconforte la population qui assiste à la bataille depuis les murs de l'enceinte de la ville.

Les grenadiers des impériaux qui forment l'avant-garde, se montrent vers 10 heures et font feu sur le poste avancé des 4 compagnies de grenadiers français qui se retirent à travers champs. Le feu cesse.

Claude Florimond de Mercy ordonne à Frédéric-Louis de Wurtemberg, qui commande les premières troupes d'attaquer sans tarder. Frédéric-Louis de Wurtemberg objecte qu'il doit d'abord aligner les troupes.

Claude Florimond de Mercy finit par se mettre lui-même à la tête de quelques troupes et il se jette dans la bataille.

À une heure de l'après-midi, les troupes françaises sont repoussées.

Claude Florimond de Mercy meurt au cours de cet engagement.

N'ayant pas eu d'enfants, son nom passe au comte d'Argenteau, son fils adoptif, d'où est issue la famille de Mercy-Argenteau.

Frédéric-Louis de Wurtemberg prend alors le commandement, rassemble les hommes et se retire en bon ordre.

Il s'ensuit une grande confusion avant que les troupes impériales ne se ressaisissent et résistent vaillamment aux troupes franco-sardes.

Le feu est acharné de part et d'autre. Il est très vif de 12 heures jusqu'à 19 heures et fort ralenti depuis 19 heures jusqu'à 21 heures.

Les canons cessent de tirer et l'armée impériale commence à se retirer par le chemin de Valera.

De gros détachements qu'ils ont placés derrière les haies à mi-chemin entre la route de Plaisance et le chemin du Milieu entretiennent le feu jusqu'à 22 heures. Cela permet la retraite des impériaux qui abandonnent leurs blessés et leurs morts sur le champ de bataille.

À minuit que la bataille est considérée comme terminée.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny manquent d'expérience et ne tirent pas parti de la victoire.

Les troupes autrichiennes se réfugient dans l'actuelle province de Reggio Emilia.

Frédéric-Louis de Wurtemberg trouve refuge dans le château de Montechiarugolo où il rédige le compte-rendu de la bataille pour Charles VI de Habsbourg.

Les Impériaux laissent 6 172 morts et blessés.

Outre Claude Florimond de Mercy, 4 généraux meurent et 5 sont blessés.

De ces 5 généraux, 2 sont faits prisonniers et meurent à Parme.

Il y a de très nombreux déserteurs qui, par bande, se présentent au camp allié.

Les Français ont 104 officiers morts, 452 officiers blessés, 1 141 soldats morts, 2 305 soldats blessés.

Louis Georges Érasme de Contades, colonel du régiment d'Auvergne, est blessé lors de cette bataille.

Les Piémontais selon un document de la bibliothèque royale de Turin ont, entre les troupes officielles et les partisans, 324 blessés et 75 morts, parmi ceux-ci 12 officiers morts et 41 blessés.


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