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Événements contenant la ou les locutions cherchées



1013 événements affichés, le premier en -35 - le dernier en 1944



Marc Antoine renvoie Octavie à Rome

Au début du printemps 35 avant Jésus-Christ, Octave envoie sa sœur Octavie, la femme légitime d'Antoine et la mère de ses deux filles :

rejoindre son mari.

Lorsque celle-ci parvient à Athènes, Antoine ordonne à sa femme, de rebrousser chemin.



Naissance de Claude

Claude naît à Lyon le 1 août 10 avant Jésus-Christ.

Il est le fils de Néron Drusus, (le frère de Tibère, l'oncle paternel de Caligula) et d'Antonia.



Exil de Julie, la petite-fille d'Auguste

Sa petite-fille Julia avait épousé L. Aemilius Paulus, neveu du triumvir M. Aemilius Lepidus et lui avait donné deux enfants :

En 8, Auguste condamne à l'exil Julia, sa petite-fille convaincue d'adultère, dans l'île de Trimeta, non loin du rivage de l'Apulie (aujourd'hui Tremiti, au large du promontoire du Gargano).

Scribonia, sa grand-mère se joint volontairement à l'exil.

Julia y supporta vingt ans son exil, subsistant grâce à l'aide d'Augusta, qui après avoir provoqué en secret la chute des enfants de son mari étalait en public sa pitié pour eux lorsqu'ils étaient à terre.



Claude Ier Empereur

Tiberius Claudius Nero Drusus dit Claude est :

En 41, à la mort de Caligula, Claude a 50 ans lorsqu'il devient empereur, par hasard.

Il avait échappé au complot qui entraîna la mort de son prédécesseur en se cachant derrière des rideaux.

Les Prétoriens découvrent Claude dans un coin du palais et le portèrent au pouvoir moyennant 15.000 sesterces par prétorien, le Sénat ratifia ce choix.



Règne de Claude

Le nouveau souverain a des problèmes de santé; il est épileptique, bourré de tics et bègue.

Mais il est un brillant intellectuel, cultivé, fin lettré spécialiste de la grammaire latine et passionné de l'histoire de la civilisation étrusque. Il fut un grand empereur et un bon administrateur

Claude, de caractère faible, est porté sur la boisson et très peureux ! Il resta dominé par ses femmes et ses affranchis qui détiennent la réalité du pouvoir.

Il ouvrit l'administration aux non romains (Gaulois, Grecs,...).

Claude se montra plus humain que ses prédécesseurs, en particulier envers les esclaves et les affranchis; c'est ainsi que, selon sa volonté, tout esclave abandonné par son maître acquiert la liberté.

Pour preuve de ses mérites, Titus et Trajan ont restitué son nom et sa mémoire.



Exécution des meurtriers de Caligula

Un des premiers gestes de Claude est de faire exécuter les responsables du meurtre de Caligula dont Chaerea.

L'année qui a suivi son accession au titre d'empereur fut déjouée une conspiration. Dès lors, beaucoup de gens furent exécutés sur simple délation.



Fondation d'Aime

Vers 42, Claude fonda une cité romaine, le Forum Claudii Augustii ou Forum Claudii Ceutronum (Axima, aujourd'hui Aime)

Cette ville devient en 47capitale des Alpes grées puis des Alpes grées et pennines.



Lyon, métropole des Gaules

Elle a bénéficié de privilèges spéciaux du fait de son plus illustre citoyen, l'empereur Claude, et est devenue une cité prospère d'où partent 5 voies vers l'Aquitaine, l'Italie, le Rhin, Arles et l'Océan.

Sur la colline de Fourvière, un superbe musée atteste de cette histoire éminente et donne à voir le théâtre et les vestiges antiques.



Conquête de la Grande-Bretagne méridionale

Entre 43 et 47, Claude s'empare de la Bretagne méridionale. C'est sa seule expédition militaire et prit le titre de "Britannicus".

Entre 45 et 46, Construction de la voie romaine de Carhaix à l'Aber Wrac'h.



La Thrace Province romaine

En 46, Claude transformé la Thrace en province romaine.



Premiers Mariages de Claude

Il épousa d'abord :



Mariage de Claude Ier avec Messaline Valeria

Mort de Messaline Valeria

Claude Ier épouse Messaline Valeria. leurs enfants sont

Claude abandonne alors le pouvoir à Messaline Valeria et à ses affranchis Pallas et Narcisse.

Messaline Valeria mène une vie de débauche, et tente vainement de supprimer son époux pour le remplacer par son amant.

En 48, Claude fait exécuter son épouse ambitieuse et infidèle sur les conseils pressants des conseillers qui lui étaient restés fidèles.



Mariage de Claude avec Agrippine la Jeune

En 49, l'empereur Claude Ier épouse sa nièce Agrippine la Jeune, soeur de Caligula, âgée alors environ de 34 ans.

Celle-ci avait déjà un fils d'un premier mariage, Lucius Domitius, plus connu sous le nom de Néron.



Adoption de Néron

Claude Ier se laissa dominer par Agrippine.

En 50, sur les conseils de l'affranchi Pallas, Agrippine contraint son époux à adopter Néron et le fait désigner comme héritier au détriment de son fils légitime Britannicus. la suite de cette adoption Agrippine modifie le nom de son fils en Lucius Domitius Claudius Nero.



Aménagement de la voie du Grand -Saint-Bernard

Claude aménage la route du Grand-Saint-Bernard (Alpae Poenina) au détriment de celle du Petit-Saint-Bernard. Vers 50, il fonde Forum Claudii Vallensium (Martigny en Suisse).



Mariage de Néron

En 53, Claude donne sa fille Octavie en mariage à Néron



Mort de Claude

Mais Claude soutient encore trop Britannicus.

Anticipant une répudiation plus que probable, le 10 décembre 54, Agrippine décide alors d'empoisonner aux champignons son mari, avec la complicité de Locuste et du médecin même de l'empereur.


La paix romaine - Pax romana

Durant une assez longue période, la Pax Romana va permettre une lente assimilation des populations de la région à l'empire romain, à tel point que la Provincia est appelée par Pline "une autre Italie".

La Provence campagnarde et rustique devient urbaine et la prospérité permet la construction

A cette époque, de nombreux Provençaux font carrière à Rome :

De plus modestes s'engagent dans l'armée et reviennent jouir de leur retraite au pays, certains ont même accès à la garde prétorienne pourtant réservée aux Italiens.

La langue devient rapidement le Latin et des écoles s'ouvrent à Marseille et Arles.

Les anciens dieux ligures sont intégrés au Panthéon, Toutatis est assimilé à Mars, Belenos à Apollon...



Vitellius proconsul en Afrique

Ayant su plaire à Caligula, Claude et Néron, Vitellius fut nommé proconsul en Afrique et y resta deux ans.


Aqueduc romain de Nîmes Pont du Gard

Le Pont du Gard

Le Pont du Gard est le plus grand, le plus beau, et le mieux conservé des ponts aqueducs romains. Il n'est que le morceau le plus extraordinaire d'un immense aqueduc de 50 km de long qui partait d'Uzès et allait jusqu'à Nîmes.

Sa construction, ayant duré 15 ans, a démarré sous le règne de l'Empereur Claude et a dû s'achever sous Trajan.



Administration et politique financière

Hadrien est, avec Claude, le fondateur de l'administration impériale.

Il introduit des juristes dans le Conseil, développe l'administration centrale dont il expulse les affranchis des postes de directions.

Il entreprend sans le dire la provincialisation de l'Italie, divisée en 4 circonscriptions administratives.

Sa gestion financière est stricte. La perception directe par des fonctionnaires progresse aux dépens du régime de la ferme.

Hadrien réorganise l'exploitation des mines et celle des domaines impériaux d'Afrique et en Égypte.



Naissance de Claude II le Gothique

Marcus Aurelius Claudius dit Claude II le Gothique naît en 214. Il est Dalmate. Il a un frère Quintillus. Il fait une belle carrière militaire.



Mort de Gallien

Alors qu'il allait vaincre Aureolus, Gallien, suite à un nouveau complot, est assassiné.

Le complot vient de l'état-major de Gallien qui comporte :

Deux explications s'opposent :



Mort d'Aureolus

Aureolus se croit sauvé et se rend à Claude II le Gothique qui le laisse se faire massacrer par ses soldats.



Les Empereurs illyriens

Claude II le Gothique Empereur

À la fin de l'été 268, le général Claude revêt la pourpre impériale. L'armée, d'abord mécontente de la mort de Gallien, est calmée par une donation de 20 aureus par tête et par l'assurance que Gallien a désigné Claude II le Gothique pour lui succéder sur son lit de mort.

Le nouvel Empereur sait se faire accepter par le Sénat dont il se concilie les faveurs, sans que sa politique soit réellement différente de celle de Gallien.

La mort de Gallien incite l'Espagne et la Narbonnaise à reconnaître Claude II le Gothique.

C'était avant tout un soldat et il se prépara à combattre avec force, sans se préoccuper ni de la Gaule ni du royaume de Palmyre.



Bataille du lac de Garde

En 269, Claude II le Gothique bat les Alamans au lac de Garde en Italie du Nord.



Bataille de Naissus

Claude II le Gothique bat les Wisigoths à la Bataille de Naissus (Nisch, en Serbie), en septembre 269. Claude II le Gothique reçoit le titre de Gothicus Maximus.



Bataille de Naissus

Fin de la première guerre des Goths

Au cours des trois années suivantes, les Wisigoths sont repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l'empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie.



Claude II le Gothique entreprend une restauration territoriale

Claude II le Gothique s'empare du pouvoir à Rome.

Il entreprend une restauration territoriale, morale et financière du vieil Empire romain.

Sous Claude II le Gothique, Rome recommence à briller tandis que l'Empire gaulois décline.

Claude II le Gothique envoie à travers les Alpes une petite armée commandée par le Préfet des vigiles Placidianus, afin d'assurer la défense de la Narbonnaise contre Victorin.

Si Postume avait étendu son pouvoir à presque tout l'Occident romain, seules les Gaules et la Grande-Bretagne obéissent encore à Victorin, l'Espagne ayant rallié le camp de l'empereur de Rome.



Siège d'Autun

La ville d'Autun, l'une des plus importantes cités des Gaules, se rallie à Claude II le Gothique, et se révolte ouvertement contre Victorin.

Autun est assiégée durant 7 mois, prise par Victorinus en 270.

Pour la punir de sa trahison, Autun est pillée et partiellement incendiée par les soldats.

Autun sera rebâtie au siècle suivant par Constantin Ier le Grand.



Mort de Claude II le Gothique

Au début 270, Claude II le Gothique vient à Sirmium en Pannonie préparer une nouvelle guerre sur le Danube.

Il y meurt de la peste à la fin de l'été 270.



Quintille Empereur

En 270, à la mort de Claude II le Gothique, le Sénat désigne Marcus Aurelius Claudius Quintillus dit Quintille, frère de Claude II le Gothique, comme nouvel Empereur, chargé de la défense d'Italie du Nord à Aquilée.

Quintille est conciliant mais sans grandes qualités, aussi ses soldats au bout de 3 mois de règne, l'abandonnent pour Aurélien, le commandant en chef de la cavalerie.



Bonose Empereur romain

Gallus Quintus Bonosus dit Bonose est un Breton né en Espagne d'une mère gauloise. Il était un fort bon soldat et avait servi sous Claude II le Gothique combattant les Goths à ses côtés. À cette occasion il avait épousé Hunilla la fille d'un chef Goth.

L'Empereur Aurélien lui confie le commandement de la flotte du Rhin. Mais les Germains incendient les navires de la flottille de Bonosus qui était chargée d'assurer la sécurité maritime de la GrandeBretagne.

En 280, Bonose a peur de la réaction de l'Empereur Probus. Il réunit ses officiers et se fait proclamer Empereur à Cologne.

Probus ordonne aux commandants des places fortes qui entouraient la région contrôlée par Bonose de marcher contre l'usurpateur et de l'éliminer.



Siège d'Arles

Siège de Marseille

Mort de Maximien Hercule

Constantin Ier le Grand revient rapidement de Belgique et assiége Arles avec le gros de ses troupes.

Maximien Hercule s'enfuit pour se réfugier à Marseille, mais Constantin Ier le Grand assiége la ville et le capture.

Constantin Ier le Grand décide de pardonner à son beau-père.

Maximien Hercule est incapable de supporter la défaite et la déchéance et il recommence à conspirer contre Constantin Ier le Grand.

Il projette de le faire assassiner mais Constantin Ier le Grand est informé du complot.

Maximien Hercule meurt au début de l'été 310 exécuté sur ordre de Constantin Ier le Grand.

Ainsi, à ce moment, il y a :

Constantin Ier le Grand fait disparaître du monnayage qu'il contrôle, le culte de Jupiter et d'Hercule.

Constantin Ier le Grand se réclame du principe de l'hérédité dynastique et prétend descendre de Claude II.

Il choisit Apollon comme nouveau protecteur.



Concile d'Épaone

Sigismond II de Burgondie s'efforce de faire disparaître l'arianisme de son royaume, conseillé par Avit de Vienne qui paraît être son grand inspirateur.

En 517, l'archevêque Avit de Vienne réunit un concile des 24 évêques de Burgondie, dont l'évêque Claude de Besançon, à Épaone (aujourd'hui saint-Romain d'Albon), près de Chambéry, pour discuter des conséquences de l'arrivée d'un roi catholique à la tête du royaume.

Toutefois, les évêques catholiques se montrent conciliants envers les Ariens, pour ne pas brusquer une grande partie de la population encore attachée à son culte.

D'importants canons concernant l'administration de l'Église et la discipline des clercs sont adoptés ou remis en vigueur.

Sigismond II de Burgondie rencontre une forte opposition des Burgondes et leur conversion ne se fait que très progressivement, notamment grâce la création de nombreux monastères.



Mariage de Simon de Vexin

Simon de Valois Moines

Herbert V de Vermandois Comte de Valois

Amiens réuni à la Couronne de France

Partage du Vexin

Thibault III de Blois Comte de Bar-sur-Aube et de Vitry

Sur les conseils du pape Grégoire VII, Simon de Valois renonce à la guerre contre Philippe Ier de France.

Simon de Vexin épouse la fille du comte d'Auvergne.

Plus tard, en accord avec elle, Simon de Valois remet ses domaines à Adèle de Valois, sa sœur, et les deux époux entrent chacun dans la vie religieuse.

En 1077, Simon de Valois prend l'habit des Moines de l'Abbaye de Saint Claude dans le Jura, ses biens sont répartis par Philippe Ier de France.

Herbert V de Vermandois, époux d'Adèle de Valois, hérite d'une partie des fiefs de son beau-frère Simon de Valois et devient Comte de Valois.

Amiens est réuni à la Couronne de France.

Le Vexin est partagé entre Guillaume le Conquérant et Philippe Ier de France.

Thibault III de Blois, époux d'Adélaide de Valois, reçoit le Comté de Bar sur Aube.

Le Comté de Vitry lui est restitué ainsi que le château de Bussy.

Le comté de Champagne s'ouvre sur la Bourgogne et prend le contrôle d'une partie de la grande voie commerciale entre les Flandres et l'Italie.

Thibault III de Blois maintient de bonnes relations avec Philippe Ier de France.



Installation de Simon de Valois à Mouthe

En 1077, retiré depuis peu à l'abbaye de Saint-Claude, Simon de Valois n'y apprécie pas la décadence qu'il y constate.

Simon de Valois vient s'établir avec quelques compagnons près de la source du Doubs, au milieu des bois.

Il construit quelques cabanes destinées certaines à la vie monastique et d'autres aux besoins de la vie agricole.

L'ermitage subsiste et se transforme au XIIe siècle en un petit prieuré rural dépendant de Saint-Claude puis de l'abbaye de Saint-Oyend de Joux.

Malgré les rudes conditions climatiques, quelques paysans s'installent et fondent le village de Mouthe.

Le nom initial du village était la Motte qui correspondait à une surélévation de terrain, plus facile à défendre.

Le village prendra successivement les noms de Muthua, Mutua, Mote en 1356 et Mouthe dès 1485.



Échange de terres entre Jean Ier de Chalon et Hugues IV de Bourgogne

Le 5 juin 1237, à Saint-Jean-de-Losne, Jean Ier de Chalon échange avec Hugues IV de Bourgogne

C'est la possession de Salins, par l'exploitation du sel, qui donne à Jean Ier de Chalon l'argent nécessaire, sans recours à des prêts, pour obtenir les appuis et acquérir les terres qui lui confèreront sa puissance.

Les coulées de sel se transforment en "livres estevenantes " sonnantes et trébuchantes.

Jean de Chalon investit dans les salines de Salins en laissant celles de Lons, où il doit partager les ressources avec ses cousins les Vienne.

Jean Ier de Chalon s'appuie sur les gens des bourgs auxquels il concède des chartes d'affranchissement et sur le clergé en accueillant les Dominicains qui remplissent les fonctions d'Inquisiteurs.

Pour protéger Salins et ses routes commerciales, Jean Ier de Chalon hérisse la région de châteaux-forts : Le Pin, Montmahoux, Saint-Anne, Arguel et Nozeroy où il réside habituellement.

Le château d'Arlay lui permet de tenir Lons le Saunier sous son autorité.

La forteresse de Nozeroy entre Pontarlier et Lons le Saunier sera la résidence de ses descendants les Chalon-Arlay pendant 300 ans.

Pour éviter les péages du comte de Pontarlier, Jean Ier de Chalon achète aux moines de Saint-Claude les forêts de la région de Pontarlier et de Jougne qu'il fait défricher, dans lesquelles il trace de nouvelles routes et où il fonde les localités de Châtelblanc, de Chaux-Neuve et de Rochejean, cette dernière conservant dans son appellation le souvenir de l'illustre baron.

Les possessions des terres entre Salins et Pontarlier lui permettent de contrôler les péages sur cet axe qui relie la France à la Suisse et à l'Italie.



Mariage d'Enguerrand II de Fiennes avec Agnès de Condé

Enguerrand II de Fiennes épouse vers 1240 Agnès de Condé, fille de Jacques II de Condé et d'Agnès de Roeulx. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude de Beauvoir

Claude de Beauvoir naît en 1385.



Mariage de Bertrand IV de La Tour avec Marie Ire d'Auvergne

Bertrand IV de La Tour, Seigneur de La Tour et de Montgascon, épouse le 11 janvier 1389 Marie Ire d'Auvergne, Comtesse d'Auvergne et de Boulogne, fille de Godefroy d'Auvergne, seigneur de Montgascon, et de Jeanne de Ventadour. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe IV de Lévis-Mirepoix avec Antoinette d'Anduze

Philippe IV de Lévis-Mirepoix épouse le 19 juin 1395 Antoinette d'Anduze (née avant 1383), Dame de La Voûte, fille de Louis d'Anduze, Seigneur de La Voulte (1335-1408) et de Marguerite d'Apchon (vers 1345-1412). Leurs enfants sont :



Mariage de Jean de la Baume avec Jeanne II de Chalon

Jean de la Baume, Seigneur de Valfin, épouse en 1400 Jeanne II de Chalon :



Naissance de Claude de La Baume-Montrevel

Claude de La Baume-Montrevel naît en 1410, fils de Jean de La Baume-Montrevel, Seigneur de Valfin, et de Jeanne II de Chalon.



Naissance de Claude de Dinteville

Claude de Dinteville naît vers 1413, fils de Jean de Dinteville (mort en 1439), Seigneur d'Échenay, et d'Agnès de Courtiamble, Dame de Commarin.



Claude de Beauvoir Maréchal de France

Claude de Beauvoir, Seigneur de Chastellux et Vicomte d'Avallon, est fait Maréchal de France en 1418 par Charles VI le Fou.



Mort de Guy II de Chauvigny

Guy II de Chauvigny meurt au château de Cluis-Dessous dans l'Indre le 20 août 1422.

Il est inhumé à la chapelle de Saint-Claude du couvent des Cordeliers à Châteauroux.



Mariage de Claude de Dinteville avec Jeanne de La Baume

Claude de Dinteville épouse Jeanne de La Baume (morte en 1510). Leurs enfants sont :



Mariage de Claude de La Baume-Montrevel avec Gasparde de Lévis-Mirepoix

Claude de La Baume-Montrevel épouse Gasparde de Lévis-Mirepoix, fille de Philippe IV de Lévis-Mirepoix , Comte de Villars, et d'Antoinette d'Anduze, Dame de La Voûte Leurs enfants sont :



Mariage de Brandélis de Caumont avec Marguerite de Châtillon-Blois

Brandélis de Caumont épouse à Ségur-le-Château en Corrèze le 22 janvier 1444 Marguerite de Châtillon-Blois ou de Bretagne (1420-1484) fille naturelle d'Olivier de Bretagne, Comte de Penthièvre. Leurs enfants sont :



Naissance de Claudine de Maillé

Claude ou Claudine de Maillé naît vers 1450, fille d'Hardouin IX de Maillé et d'Antoinette de Chauvigny.



Mariage d'Amédée IX de Savoie avec Yolande de France

Amédée IX de Savoie, Prince de Piémont, épouse à Tours le 16 août 1452 Yolande de France (1434-1478), fille de Charles VII de France et de Marie d'Anjou. Leurs enfants sont :



Mort de Claude de Beauvoir Maréchal de France

Claude de Beauvoir meurt en 1453.



Mariage de Claude de La Guiche avec Claudine de La Baume-Montrevel

Claude de La Guiche épouse le 14 juillet 1455 Claudine de La Baume-Montrevel. Leur enfant est :



Mariage de Bertrand de Beauvau avec Odette du Châtelet

Bertrand de Beauvau est veuf de Françoise de Brézé.

Bertrand de Beauvau épouse en 1456 Odette du Châtelet, fille d'Érard du Châtelet (mort en 1459) et d'Alix de Saint-Eulien (mort en 1440). Leurs enfants sont :



Mariage d'Hardouin IX de Maillé avec Antoinette de Chauvigny

Hardouin IX de Maillé épouse le 26 novembre 1458 Antoinette de Chauvigny (vers1445-20 février 1473 ou 1474), Vicomtesse de Brosse. Leurs enfants sont :



Mariage de Robert III d'Estampes avec Louise Levraud

Robert III d'Estampes épouse Louise Levraud. Leurs enfants sont :

Robert III d'Estampes devient maréchal et sénéchal de Bourbonnais.



Liaison de Charles de Bourgogne avec Yolande de Longon

Charles de Bourgogne a une liaison avec Yolande de Longon. Leur enfant est :



Naissance de Pierre de la Guiche

Pierre de la Guiche naît vers 1464, fils de Claude de la Guiche (né vers 1415) et d'Agnès de Jaucourt (née vers 1440).



Mariage de Pierre II de Luxembourg avec Marguerite de Savoie

Pierre II de Luxembourg épouse en 1466 Marguerite de Savoie. Leur enfant est :



Mariage de Gilles de L'Aubespine avec Marie Madeleine Broisset

Gilles de L'Aubespine épouse à Orléans le 27 mai 1470 Marie Madeleine Broisset. Parmi leurs 6 enfants citons :


Vitrail des Célestins de Rouen sur lequel sont représentés - soit la belle-mère la femme et ja belle-sœur de Louis Malet de Graville - soit sa femme et deux de ses filles Louis Malet de Graville et ses fils

Mariage de Louis Malet de Graville avec Marie de Balsac

Louis Malet de Graville épouse dans les années 1470 Marie de Balsac. Leurs enfants sont :

Le Parlement de Paris reçoit des plaintes de Jeanne Malet de Graville, car René d'Illiers vend ses terres. Il est ordonné qu'elle reçoive par provision le château de Marcoussis et 3.000 livres de rente,

Marie de Balsac ou Balzac est la fille de Roffec ou Rossec II de Balsac, Seigneur de Glisenave, et peut-être de Jeanne d'Albon, descendante de Guigues IV d'Albon.

Rossec II de Balsac est sénéchal de Nîmes et Beaucaire, capitaine de 10 hommes d'armes et de 4.000 francs-archers, gouverneur du Pont-Saint-Esprit, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, conseiller et chambellan du roi Louis XI.

Louis Malet de Graville est comblé de dons par Louis XI, qui lui accorde la seigneurie de Chastres en 1470.

La seigneurie de Chastres-Arpajon appartient au seigneur de Marcoussis.

Louis Malet de Graville autorise le marché et fait construire une halle au croisement des routes de Paris à Étampes et de Dourdan à Corbeil.



Naissance de Claude Ier de L'Aubespine

Claude Ier de L'Aubespine naît vers 1475, fils de Gilles de L'Aubespine, Seigneur d'Erouville, et de Marie Madeleine Broisset.


Bataille de Morat vue par Diebold Schilling le Jeune

Batailles de Morat

Mort de Jean de Luxembourg

Après la défaite de Grandson, Charles le Téméraire ne renonce pas à vouloir faire plier les Suisses, alliés de Louis XI.

Dans de véritables crises de rage, Charles le Téméraire commence à réorganiser son armée et trouve les fonds nécessaires pour financer une revanche.

Il reconstitue son armée, rallie ses troupes et reçoit des renforts de mercenaires d'Italie avec des arbalétriers, mais aussi des archers anglais, des piquiers flamands. Il réorganise ses troupes fortes de 15 à 30 000 hommes dans les environs de Lausanne essayant par l'entraînement de donner un peu de cohésion à son armée hétérogène.

Vers la fin mai 1476, l'armée bourguignonne se dirige vers Berne. Après plusieurs jours de marche, elle arrive au pied de la ville de Morat (Murten en allemand). La ville est défendue par une garnison de Bernois et de Fribourgeois d'environ 1 500 hommes, commandés par Adrian von Bubenberg.

Charles le Téméraire dispose alors ses troupes autour de la ville en vue d'y mettre le siège. Il place le gros de son armée dans la plaine, et fait monter des palissades (le Grünhag) renforcé de son artillerie sur les axes menant à la ville, au cas où une armée de secours surgirait. Il couvre ainsi les troupes qui mènent le siège.

Les Savoyards de Jacques de Savoie, Comte de Romont, prennent position au nord entre la ville et la forêt.

Le 18 juin 1476, après une intense préparation d'artillerie qui provoque une brèche dans les remparts, Charles le Téméraire lance ses troupes à l'assaut de la ville, mais la défense acharnée de la garnison de la ville les repousse après plus de 8 heures de combats.

Dans les jours qui suivent, on annonce plusieurs fois l'arrivée de l'armée confédérée et les Bourguignons prennent position sur le Grünhag.

Entre temps, la Diète confédérale a réussi à convaincre les troupes de Zurich, qui sont le dernier contingent à rejoindre les Confédérés à la suite d'une marche forcée. Les Confédérés se regroupent derrière la rivière de la Sarine.

Le samedi 22 juin 1476, les Alsaciens franchissent le pont de Gümmenen et se mettent en ordre de bataille.

Les Confédérés attaquent alors que Charles le Téméraire vient de faire procéder à un exercice d'alerte générale et que ses cavaliers, descendus de cheval, subissent de plein fouet l'effet de surprise.

Contrairement à ce qui s'est passé à Grandson où ils n'ont joué aucun rôle, les canons de Charles le Téméraire fauchent des centaines d'hommes mais ils ne sont pas protégés par les troupes d'élite de Jacques de Savoie, Comte de Romont, trop éloignées.

Par une poussée désespérée, Hans de Halwyl et ses piétons pénètrent dans le camp de Charles le Téméraire et réduisent au silence les redoutables canons.

La panique, de nouveau, se met dans les rangs des Bourguignons : les Suisses les cernent de 3 côtés, le quatrième est occupé par le lac de Morat. Innombrables sont les fuyards qui s'y noient et les Suisses ne font pas de quartier. Charles le Téméraire est battu à nouveau et perd son artillerie.

Fuyant le champ de bataille, Charles le Téméraire galope vers le sud.

Sa course folle s'arrête sur les rives du lac Léman.

Après 5 jours d'errance pathétique, à Morges, à Gex, il prend la route du Col de la Faucille, le 27 juin 1476.

Presque seul, Charles le Téméraire gagne Saint Claude, puis probablement par Moirans et Pont du Navoy, parvient à Salins.

Le 22 juillet 1476, Charles le Téméraire s'installe à la Rivière-Drugeon, près de Pontarlier où il séjourne 2 mois.

Jean de Luxembourg est tué lors de cette bataille.

Pierre II de Luxembourg hérite des comtés de Soissons et de Marle, venant de Jeanne de Bar, sa mère.



Naissance d'Anne de Bretagne

Anne de Bretagne naît à Nantes le 26 janvier 1477, fille de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix. Dès son plus jeune âge, elle est formée aux affaires de l'état.

Claude de Tournon sera Aumônier d'Anne de Bretagne.



Claude de La Guiche prisonnier

En 1477, Claude de La Guiche, ayant pris le parti de Charles le Téméraire, est emprisonné par le roi Louis XI. Son château est pillé.



Mariage de François de Caumont avec Claude de Cardaillac

François de Caumont, fils de Brandélis de Caumont et de Marguerite de Châtillon-Blois, épouse le 20 janvier 1477 Claude de Cardaillac. Leur enfant est :

Le château des Milandes est transformé par François de Caumont pour son épouse qui souhaite habiter un lieu moins austère et plus lumineux.

Des fenêtres à meneaux couvertes de vitraux sont percées mais les tourelles, les escaliers à vis et les gargouilles, éléments architecturaux du Moyen Âge, sont conservés.


Le duc René II d'Anjou à la tête de ses troupes suisses devant la ville de Saint-Dié -Liber Nanceidos - Pierre de Blarru, 1519 Antoine dit le Grand Bâtard de Bourgogne La France en 1477

Bataille de Nancy

Olivier de la Marche Prisonnier

Mort de Charles le Téméraire

Mort de Claude de Dinteville Seigneur de Commarin et d'Échenay en Haute-Marne

Antoine de Bourgogne Prisonnier

Charles le Téméraire se replie sur Dijon où il commence à lever de nouvelles troupes et à équiper sa nouvelle armée.

René II d'Anjou, ne reste pas inactif. La Confédération Suisse ne souhaite pas intervenir, mais l'autorise à engager 9 000 mercenaires, ce qu'il fait, financé par Louis XI. Huit mille soldats alsaciens le rejoignent également. Le lieu de regroupement des armées est fixé à Saint-Nicolas de Port.

Un détachement bourguignon envoyé en éclaireur le 2 janvier 1477 est surpris et taillé en pièces.

Le Comte de Campobasso et ses troupes se rallient au Lorrain le 4 janvier 1477. C'est une armée de 19 à 20 000 hommes qui se rassemble.

Charles le Téméraire, apprenant l'arrivée prochaine de l'armée de René II d'Anjou, prend position sur une éminence à proximité de Jarville. Malgré la défaite de Morat, où il avait été attaqué sur son flanc, Charles le Téméraire néglige la protection de son côté droit, qui est sur la lisère du bois de Saurupt.

Avant l'aube du dimanche 5 janvier 1477, René II d'Anjou quitte Saint-Nicolas de Port. Son armée avance dans la campagne lorraine recouverte de neige.

À Laneuveville, des éclaireurs repèrent un guetteur bourguignon et le tuent.

Désormais, Charles le Téméraire ne sait rien de l'armée qui arrive.

Les capitaines et René II d'Anjou, sur les rapports des éclaireurs décident de contourner l'armée bourguignonne par le bois de Saurupt pour l'attaquer de flanc.

Pour donner le change, ils envoient un petit détachement, commandé par Vautrin Wisse, par la route de Nancy à Saint-Nicolas de Port.

L'effet de surprise est total et le sort de la bataille se joue en quelques minutes.

Josse de Lalaing reçoit le premier assaut, est grièvement blessé et meurt.

Jacques Galleotto, blessé, s'enfuit avec ses troupes le long de la Meurthe, la traverse au gué à Tomblaine et s'enfuit vers le nord.

Charles le Téméraire tente de se tourner contre l'assaillant, mais le gros de ses troupes se disloque et s'enfuit.

Campobasso tient le pont de Bouxières-aux-Dames, au nord de Nancy, et massacre l'armée bourguignonne qui tente de fuir vers Metz, se contentant de ne faire prisonnier que les seigneurs importants, dont Olivier de la Marche.

Alors qu'il pourchasse les fuyards de son armée, Charles le Téméraire trouve la mort.

Il est vraisemblablement assassiné par l'un de ses généraux, le condottiere napolitain Campobasso qu'il avait insulté auparavant.

Claude de Dinteville meurt aux côtés de Charles le Téméraire.

Les défenseurs de la ville font une sortie et pillent le camp bourguignon.

Ce n'est que le lendemain, sur les indications de Baptiste Colonna, un page du duc de Bourgogne qui l'avait vu tomber à proximité de l'étang Saint-Jean, que Charles le Téméraire est retrouvé et identifié. Son corps est défiguré et à moitié dévoré par les loups.

Une croix sera posée pour marquer le lieu de la mort du Téméraire. Ce lieu se trouve actuellement place de la Croix de Bourgogne.

Charles le Téméraire est inhumé à la collégiale Saint-Georges.

Devant le numéro 30 de la Grand-Rue à Nancy, une indication 1477 sur les pavés indique l'emplacement où le corps du Téméraire fut déposé avant son inhumation.

En souvenir de la défaite du Téméraire, la ville adopte comme emblème le chardon et comme devise non inultus premor (nul ne s'y frotte, ou qui s'y frotte s'y pique)

Antoine de Bourgogne est fait prisonnier à la bataille de Nancy.

Louis XI demande instamment à René II d'Anjou, Duc de Lorraine, de lui céder le prisonnier.

Antoine de Bourgogne prie René II d'Anjou de ne pas le livrer au plus implacable ennemi de sa maison, et lui offre une rançon considérable.

René II d'Anjou le conduit lui-même au monarque français, qui l'achète pour la somme de 10 000 écus.

Mais, à l'étonnement de toute l'Europe, il le comble d'honneurs et de biens, espérant se l'attacher.

En effet, Antoine de Bourgogne le sert avec zèle.



Mariage de Philibert Hocquart avec Jacquette Galus

Philippes ou Philibert Hocquart ou Hocart dit Philipot épouse Jacquette Galus, issue d'une famille noble du Clermontois. Leurs enfants sont :



Mariage d'Antoine de Villiers de L'Isle-Adam avec Agnès du Moulin

Antoine de Villiers de L'Isle-Adam est veuf de Marguerite de Montmorency.

Antoine de Villiers de L'Isle-Adam épouse le 6 novembre 1480 Agnès du Moulin, fille de Jean du Moulin et de Marguerite de Rouvroy de Saint-Simon. Leurs enfants sont :



Mariage de Pierre de Laval avec Philippa de Beaumont-Bressuire

Pierre de Laval épouse le jeudi 14 décembre 1482 Philippe ou Philippa de Beaumont-Bressuire (morte en 1525), Dame de Lezay, fille de Jacques de Beaumont-Bressuire et de Jeanne de Rochechouart-Mortemart. Leurs enfants sont :



Mariage d'Antoine de Vogüé avec Jeanne de Caissac

Antoine de Vogüé, Seigneur de Lanas, épouse Jeanne de Caissac. Leurs enfants sont :



Répudiation de Jeanne d'Harcourt par René II d'Anjou

Mariage de René II d'Anjou avec Philippine de Gueldre

En 1485, il devient évident que Jeanne d'Harcourt ne peut avoir d'enfants. René II d'Anjou la répudie.

René II d'Anjou épouse à Orléans le 1er septembre 1485 Philippine de Gueldre. Leurs enfants sont :



Mariage de François de Bourbon-Vendôme avec Marie de Luxembourg

Marie de Luxembourg est veuve de Jacques de Savoie.

François de Bourbon-Vendôme, Comte de Vendôme, épouse le 8 septembre 1487 Marie de Luxembourg, Comtesse de Saint-Pol ou Saint-Paul. Leurs enfants sont :

Marie de Luxembourg apporte en dot à la maison de Bourbon :



Mariage de Charles d'Orléans avec Louise de Savoie

Charles d'Orléans, Duc d'Angoulême, épouse en le 16 février 1488 ou en 1490 Louise de Savoie (1476-1531). Leurs enfants sont :

Louise de Savoie est une femme intelligente, cultivée et volontaire.

Charles d'Orléans, plutôt bon vivant, est épris des textes de Boccace et se révèle un mari bien volage.



Mariage de Jean de Poitiers avec Jeanne de Batarnay

Jean de Poitiers épouse en 1489 Jeanne de Batarnay ou Baternay (morte vers 1505) fille d'Imbert, Seigneur du Bouchage. Leur enfant est :

Elle apporte une dot de 20 000 écus d'or.

Jean de Poitiers a Étienne François, un fils bâtard.



Naissance d'Antoine II de Lorraine

Antoine II de Lorraine, dit le Bon, naît à Bar-le-Duc le 4 juin 1489 fils de René II d'Anjou, Duc de Lorraine et de Bar, et de Philippine de Gueldre.

Il est élevé à la cour de Louis XII de France avec son frère Claude et se lié d'amitié avec son cousin le duc d'Angoulême, futur François Ier de France.



Naissance de Claire de Vesc

Claire de Vesc ou de Voesc naît en 1490, fille de Claude de Vesc, Seigneur de Montjoux.

Claude de Vesc est proche parente d'Étienne de Vesc, Duc de Nola, gouverneur de Gaëte et Ministre de Charles VIII de France.



Érection de la chapelle Saint-Nicolas et Saint-Claude en l'église Saint-André-des-Arts

Jacques Coitier fait ériger en l'église Saint-André-des-Arts une chapelle dédiée à Saint-Nicolas et Saint-Claude le 10 juin 1491.



Mariage de Louis Ier de Husson avec Françoise de Rohan

Louis Ier de Husson épouse Françoise de Rohan (née vers 1470), fille de Louis de Rohan, Baron de Lanvaux. Leur enfant est :



Mariage de Jean VI d'Annebault avec Catherine de Jeucourt

Jean VI d'Annebault épouse Catherine de Jeucourt. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude d'Annebault

Claude d'Annebault naît vers 1495, fils de Jean VI d'Annebault et de Catherine de Jeucourt.

Jean VI d'Annebault est capitaine des toiles de chasse de François Ier de France.



Mariage de Jean IV de Chalon-Arlay avec Philiberte de Luxembourg

Jean IV de Chalon-Arlay est veuf de Jeanne de Bourbon.

Jean IV de Chalon-Arlay épouse en 1483 ou le 16 mars 1495 Philiberte de Luxembourg, fille d'Antoine de Luxembourg et d'Antoinette de Bauffremont.

Leurs enfants sont :



Mariage de Jean IV de Rieux avec Isabelle de Brosse

Jean IV de Rieux épouse après 1496 Isabeau ou Isabelle de Brosse (morte en 1527), fille de Jean III de Brosse (mort en 1502), Comte de Penthièvre, et de Louise de Laval.

Leurs enfants sont :



Naissance de Claude de Lorraine-Guise

Claude de Lorraine-Guise naît au château Condé en Lorraine aujourd'hui situé à Custines le 20 octobre 1496, fils de René II, Duc de Lorraine, et de Philippe de Gueldre.

Son éducation est confiée à Thomas de Pafenhofen et à Euvrard de Dommartin, bailli des Vosges.



Mort de Claude de La Guiche

Claude de La Guiche meurt en 1497.



Naissance de Claude Ier de Rieux

Claude Ier de Rieux naît le 15 ou 24 février 1497, fils de Jean IV de Rieux et d'Isabelle de Brosse.



Claude de Tournon Évêque de Viviers

Claude de Tournon devient Évêque de Viviers en 1498.

Sous son épiscopat, la ville de Viviers connaît une vraie prospérité.

Claude de Tournon fait reconstruire dans le style gothique flamboyant le chœur de la cathédrale de Viviers.

Son mécénat apparaît suspect et Claude de Tournon doit démontrer son innocence devant le roi lui-même.



Naissance de Clauda de Chalon-Arlay

Claude ou Clauda de Chalon-Arlay naît en 1498, fille de Jean IV de Chalon-Arlay et de Philiberte de Luxembourg.


Anne de Bretagne (portrait extrait de ses Grandes Heures, livre de prière, par Jean Bourdichon, vers 1500-1508)

Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne

Anne de Bretagne est veuve de Charles VIII de France

Afin de garder le duché de Bretagne dans le domaine royal, Louis II d'Orléans, devenu Louis XII, propose le mariage à Anne de Bretagne.

Cette fois, ce n'est plus une duchesse vaincue qui épouse son vainqueur pour éviter un désastre à son peuple, mais une souveraine indépendante qui accepte librement de se donner au Roi de France sans pour autant avoir l'intention d'aliéner sa patrie.

Louis XII épouse dans la chapelle du château de Nantes le 7 ou 8 janvier 1499 Anne de Bretagne.

Leurs enfants sont:

Anne de Bretagne boite légèrement.



Naissance de Claude de France

Claude de France naît à Romorantin le 13 ou le 15 octobre 1499, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne

Fin novembre 1499, Louis XII quitte l'Italie pour Romorantin pour assister au baptême de sa fille Claude.

Anne de Bretagne fera ensuite de nombreuses fausses couches.

Et si le fils tant désiré arrive, ce dernier meurt quelques heures après sa naissance.



Naissance de Claude d'Ailly

Claude d'Ailly naît en 1500.



Mariage de René de Savoie avec Anne de Lascaris-Vintimille

René de Savoie Comte de Tende

Anne de Lascaris-Vintimille est veuve de Louis de Clermont-Lodève.

René de Savoie épouse le 10 février 1498 ou à Tende le 28 janvier 1501 Anne de Lascaris-Vintimille.

Leurs enfants sont :

René de Savoie est le chef de lignée des Savoie-Villars ou aussi Savoie-Tende, branche de la Maison de Savoie.

Anne Lascaris est Comtesse de Tende, Marquise de Marro, Dame de Prela, de Villeneuve, de Menton.

René de Savoie est au moment de son mariage gouverneur de Nice.

Le comte de Tende cède à sa fille la plus grande partie de ses biens.

René de Savoie devient Comte de Tende.

Le contrat de mariage précise que René de Savoie doit prendre le nom et les armes des comtes de Tende.



Naissance de Claude Gouffier

Claude Gouffier naît vers 1501, fils d'Artus Gouffier (1475-1519), Comte de Caravas, et d'Hélène de Hangest (morte en 1537), Dame de Magny.



Mariage de Jean de Selve avec Cécile de Buxis

Par un contrat du 2 janvier 1502, Jean de Selve épouse à Toulouse le 18 janvier 1502 Cécile de Buxis ou Buxy ou Buxi ou des Buis (morte en 1557), fille d'Antoine ou Jean de Buxis, Conseiller au parlement de Toulouse, et de Béatrix ou Béatrice de Monestier, Dame de Monstrade ou Moustade, en Languedoc. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Hocquart avec Guillemette de Recourt

Jean Hocquart, fils de Philibert Hocquart et de Jacquette Galus, est Seigneur de Vaux, de Vienne-la-Ville, de La Gravière, de Lesnière et de Dampierre-sur-Auve et Prévôt de Sainte-Menehould.

Jean Hocquart épouse le 25 septembre 1502 Guillemette de Recourt.

Leurs enfants sont :



Traité de Lyon

Bataille de Seminara

En avril 1503, à Lyon, Philippe Ier le Beau parvient à mettre en place un accord avec Louis XII.

Leurs enfants respectifs, Charles Quint et Claude de France, se fianceraient et hériteraient du royaume de Naples.

Claude de France est alors promise à François Ier de France.

Gonzalve de Cordoue, envoyé à Naples par Ferdinand II d'Aragon, refuse de reconnaitre le traité.

Le 21 avril 1503, les Français de Louis d'Armagnac et de Bérault Stuart sont battus par les Espagnols à Séminara ou Seminara, dans le sud de l'Italie.

Bérault Stuart est fait prisonnier.

Remis en liberté sans rançon, Bérault Stuart rentre en France où il est reçu avec honneur.



Mariage de Jean de Saulx avec Marguerite de Tavannes

Jean de Saulx épouse le 18 avril 1504 Marguerite de Tavannes. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis Ier d'Orléans-Longueville avec Jeanne de Baden-Hochberg

Louis Ier de d'Orléans-Longueville épouse en 1504 Jeanne de Baden-Hochberg.

Leurs enfants sont :



Mariage de Louis de Bourbon avec Louise de Bourbon-Montpensier

Louise de Bourbon-Montpensier est veuve d'André IV de Chauvigny.

Louis de Bourbon épouse en 1504 Louise de Bourbon-Montpensier, une cousine, fille de Gilbert de Bourbon-Montpensier et de Claire de Gonzague.

Leur enfant est :



Traité de Blois

Louis XII confirmé Duc de Milan

Ferdinand II d'Aragon Roi des Deux-Siciles

Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Sous l'influence d'Anne de Bretagne et conformément aux engagements pris lors des accords de Lyon d'avril 1503, Louis XII signe le traité de Blois le 22 septembre 1504 dans lequel :

Ferdinand II d'Aragon unit le royaume de Naples et de Sicile à la monarchie d'Espagne.

Il est Roi des Deux-Siciles sous le nom de Ferdinand Ier.

Louis XII se laisse convaincre de fiancer sa fille Claude de France à Charles Quint.

Anne de Bretagne considère que l'indépendance de la Bretagne est mieux sauvegardée par un mariage autrichien que par un français.

Ce traité est extrêmement dangereux pour la France, car le pays serait dépecé si Louis XII n'avait pas d'héritiers.

Charles Quint est le petit-fils de l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, premier mari d'Anne de Bretagne.

Par ce même traité, Germaine de Foix, fille de Marie d'Orléans, sœur du roi de France, doit épouser Ferdinand II d'Aragon.

Louis XII ainsi cède à sa nièce ses droits sur le trône de Naples.

A noter qu'un dernier accord, resté secret, prévoit la mise en place d'une ligue entre le pape Jules II, Louis XII et Maximilien Ier de Habsbourg contre Venise.



Milanais, Gênes, Bourgogne et Bretagne donnés à Claude de France

Louis XII donne le Milanais, Gênes, la Bourgogne et la Bretagne à sa fille Claude de France.



Rupture des Fiançailles de Charles Quint et de Claude de France

Claude de France était promise au futur François Ier depuis 4 ans par une disposition restée secrète.

En 1505, suite à une grave maladie, voulant éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII rédige un testament, entériné par les États généraux, où il rompt les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint et ordonne un mariage aussi rapide que possible avec François d'Angoulême, futur François Ier de France, qu'il pressent comme son successeur et qu'il entoure comme un père entoure son fils. Les efforts d'Anne de Bretagne pour garder l'indépendance de son duché échouent une nouvelle fois.


Jacques de Bourbon et ses fils : Claude, André et Jean Jeanne de Rubempré et ses filles : Louise de Crèvecœur, Catherine de Bourbon, Jeanne de Bourbon et Madeleine de Bourbon

Mort de François de Crèvecœur

Mariage de Jacques de Bourbon avec Jeanne de Rubempré

François de Crèvecœur meurt en 1505.

Jeanne de Rubempré est veuve de François de Crèvecœur.

Jacques de Bourbon épouse à Amiens dans la Somme le 7 décembre 1505 Jeanne de Rubempré. Leurs enfants sont :



Pèlerinage d'Anne de Bretagne autour de la Bretagne

Anne de Bretagne entreprend le Tro Breizh, pèlerinage de 600km passant par les sept évêchés de Bretagne, en juin 1505. À son retour, Anne de Bretagne tente de faire revenir le roi sur sa décision concernant le mariage de Claude de France. Elle se heurte à un refus catégorique.



Réunion des états Généraux

Louis XII réunit les États Généraux à Tours en 1506. À la demande de Louis XII, ils annulent le traité de Blois et les fiançailles de Claude de France avec Charles Quint.

Ils approuvent le mariage de Claude de France avec François Ier de France et fixent la date des fiançailles

Louis XII utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant le réseau routier. Roi populaire, il est surnommé le Père du peuple lors de cette assemblée.

Anne de Bretagne ne réussit qu'à ajouter une clause au contrat : s'il lui naissait un fils ou une fille, elle se réserve la possibilité de disposer du duché en sa faveur.

François Ier de France et Claude se fiancent le 21 mai 1506.



Mort de Jacques Coitier

Jacques Coitier meurt à Paris le 22 octobre 1506 à Paris.

Il est inhumé en l'église Saint-André-des-Arts, sous les dalles de la chapelle dédiée à Saint-Nicolas et Saint-Claude.



Claude de Lorraine-Guise naturalisé français

Claude de Lorraine-Guise est "naturalisé" en 1506 par lettre du Roi Louis XII, ce qui amènera par la suite les détracteurs des Guise à les qualifier de parti "étranger".



Claude Hocquart Homme d'Armes des Ordonnances du Roy

Claude Hocquart est le fils de Philibert Hocquart et de Jacquette Galus.

Claude Hocquart sert comme Homme d'Armes des Ordonnances du Roy, suivant un acte du 27 juillet 1507 qu'il passe avec :

dans cet acte, il prend le titre d'écuyer et d'homme d'armes des Ordonnances.



Mariage de Claude Ier de L'Aubespine avec Marguerite Le Berruyer

Claude Ier de L'Aubespine épouse le 27 février 1507 Marguerite Le Berruyer, Dame de La Corbillière, fille de Pierre Le Berruyer et de Claudine Hilaire. Leurs enfants sont :

L'acte de mariage est de Gauthier notaire à Bonneval en Eure-et-Loir.



Naissance de Claude de Savoie

Claude de Savoie naît le 27 mars 1507, fils de René de Savoie et d'Anne de Lascaris-Vintimille.



Naissance de Madeleine de L'Aubespine

Madeleine de L'Aubespine naît à Orléans peut-être en 1508, fille de Claude Ier de L'Aubespine et de Marguerite Le Berruyer.



Naissance de Christophe de Thou

Christophe de Thou naît en 1508, fils d'Augustin Ier de Thou (mort en 1554), Seigneur de Bonneuil, Président à mortier du parlement de Paris, et de Claude de Marle de Versigny.



Naissance de Claude de Longueville

Claude de Longueville naît en 1508, fils de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg.



Mort de Louis Ier de Husson Comte de Tonnerre

Claude de Husson Comte de Tonnerre

Louis Ier de Husson meurt en 1508. Claude de Husson devient Comte de Tonnerre.


Statue du Duc Antoine II de Lorraine au Palais de Nancy

Mort de René II d'Anjou Duc de Lorraine

Antoine II de Lorraine Duc de Lorraine

Claude de Lorraine-Guise Baron de Joinville, de Mayenne, d'Elbeuf, d'Harcourt et de Boves

Claude de Lorraine-Guise Comte d'Aumale

René II d'Anjou prend froid au cours d'une chasse près de Fains et meurt le 10 décembre 1508.

Antoine II de Lorraine a 19 ans à la mort de son père. Philippine de Gueldre, sa mère, revendique la régence mais les États de Lorraine déclarèrent qu'Antoine II de Lorraine est en âge compétent et qualifié pour être hors de tutelle. Antoine II de Lorraine devient Duc de Lorraine et de Bar en 1508 sous le nom d'Antoine II.

Cadet, Claude de Lorraine-Guise reçoit les possessions françaises de son père et devient alors Baron de Joinville, de Mayenne, d'Elbeuf ou Elboeuf, d'Harcourt, de Lambesc et de Boves et Comte d'Aumale. Par sa baronnie de Joinville, il est sénéchal de Champagne.

Philippe de Gueldre, sa mère, introduit alors Claude de Lorraine-Guise à la cour de France, où il fréquente son cousin le futur François Ier.

En effet les ducs de Lorraine sont de façon assez pragmatique pour cette terre de frontière, vassaux du royaume de France et du Saint Empire romain germanique.



Mariage de Claude Hocquart avec Gilette de Loingtiers

Claude Hocquart Contrôleur du grenier à sel de Sainte-Menehould

Claude Hocquart épouse avant le 5 février 1509 Gilette de Loingtiers. Leurs enfants sont :

Claude Hocquart devient contrôleur du grenier à sel de Sainte-Ménehould par l'acte d'échange du 5 février 1509 avec son frère.



Claude Ier de L'Aubespine Conseiller d'Orléans

Claude Ier de L'Aubespine devient Conseiller d'Orléans en 1510.



Mariage de Robert III de La Marck avec Guillemette de Sarrebruck

Robert III de La Marck épouse en 1510 Guillemette de Sarrebruck, fille de Robert II de Roucy. Leur enfant est :

Guillemette de Sarrebruck est Dame d'honneur d'Anne de Bretagne et gouvernante des filles de France :

Après 3 mois de mariage, Robert III de La Marck rejoint l'armée française dans le Milanais.



Mariage de Philibert Babou avec Marie Gaudin

Philibert Babou, Seigneur de Givray, épouse à Tours en Indre-et-Loire le 28 avril 1510 Marie Gaudin. Leurs enfants sont :

Elle apporte en dot à Philibert Babou la terre de la Bourdaisière près de Tours qui devient Seigneur de La Bourdaisière.



Naissance de Claude II de L'Aubespine

Claude II de L'Aubespine naît à Orléans le 1er mai 1510, fils de Claude Ier de L'Aubespine et de Marguerite Le Berruyer.



Mariage de Jean de Laval avec Renée de Saint-Mars

Jean de Laval est le fils de René de Laval (mort en 1516), Seigneur de Bois-Dauphin, et de Guyonne de Beauvau (morte en 1516), Dame de Pressigny.

Jean de Laval épouse avant le 26 juin 1513 Renée de Saint-Mars. Leurs enfants sont :



Mariage de Nicolas Perrenot de Granvelle avec Nicole Bonvalot

Nicolas Perrenot de Granvelle épouse en 1513 Nicole Bonvalot, fille de Jacques Bonvalot et de Marguerite Merceret. Leurs enfants sont :

Jacques Bonvalot est Magistrat co-gouverneur de Besançon et chevalier de l'Éperon d'or

Nicole Bonvalot est la sœur de François Bonvalot, Abbé de Luxeuil et de Saint Vincent de Besançon.



Mariage de Claude de Lorraine-Guise avec Antoinette de Bourbon-Vendôme

En présence de François Ier de France, Claude de Lorraine-Guise épouse à l'Hôtel des Tournelles à Paris en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme (1493-1583), fille de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg, en présence du roi Louis XII. Leurs enfants sont :

Claude de Lorraine fonde l'illustre famille de Guise.



Maison capétienne de Valois-Orléans

Mort d'Anne de Bretagne

Claude de France Duchesse de Bretagne

Les premiers signes de maladie apparaissent chez Anne de Bretagne qui a 36 ans.

La seule possibilité de sauver la Bretagne est de marier rapidement Renée et de lui donner la Bretagne en dot, mais la maladie ne lui laisse pas le temps de terminer les entretiens en ce sens.

Anne de Bretagne, épouse de Louis XII, meurt à Blois le 9 janvier 1514.

En tant que reine de France, l'honneur de reposer à l'intérieur de la basilique de Saint-Denis lui revient de droit.

Elle tient pourtant à léguer son cœur à la Bretagne.

Il est placé dans un réceptacle d'or fin épousant ses contours et transféré à Nantes.

Sur l'une de ses faces extérieures est inscrit :

En ce petit vaisseau

De fin or pur et munde

Que oncque dame eut au munde

Anne fut le nom delle

En France deux fois royne

Duchesse des Bretons

Royale et Souveraine.

Claude de France ne peut comme fille succéder à son père Louis XII sur le trône de France, mais l'absence d'un frère lui permet la succession de la Bretagne.

Claude de France devient Duchesse de Bretagne, le 15 janvier 1514.



Anne Boleyn en France

Thomas Boleyn, son père, envoie Anne Boleyn poursuivre ses études à Paris à l'hiver 1514.

Elle est nommée dame de compagnie de Claude de France.

Elle est interprète chaque fois qu'un visiteur anglais de haut rang se présente à la cour française.

Durant cette période, elle approfondit sa connaissance du français et acquiert une connaissance de la culture et de l'étiquette françaises.

Elle développe aussi un intérêt pour la mode et la philosophie de la religion qui veut une réforme de l'Église.


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.



Cession de la Bretagne à François Ier de France

En 1515, François Ier de France reçoit de Claude de France l'usufruit de la Bretagne, puis 2 mois plus tard l'héritage pur et simple du duché si elle venait à décéder la première.



Bayard en Lieutenant général du Dauphiné

François Ier de France nomme Bayard Lieutenant général du Dauphiné le 20 janvier 1515.

Bayard assure la gouvernance de la province, puisque, selon la coutume, le gouverneur en titre, qui est alors Claude de Longueville, ne s'en occupe nullement.

Bayard est acclamé le 17 mars 1515, lors de son entrée dans Grenoble.



Mariage de Louis de Brézé avec Diane de Poitiers

Louis de Brézé est veuf de Catherine de Dreux.

Grand sénéchal de Normandie, Comte de Maulévrier, Vicomte du Bec-Crespin et de Marny et Grand-veneur de France, Louis de Brézé possède de nombreuses seigneuries dont celle d'Anet.

Il est de physique ingrat paraît-il et de surcroît bossu.

Louis de Brézé, son aîné de près de 40 ans, épouse le 16 avril 1515 Diane de Poitiers, âgée d'à peine 15 ans.

Leurs enfants sont :

Appelée par ce mariage à paraître à la cour de France, belle et intelligente, Diane accède d'emblée au premier rang et devient dame d'honneur de Claude de France.

Jeune mariée, comme les charges de son époux n'imposent pas sa présence continuelle à la cour, c'est à Anet que le couple vit entre temps.

Louis de Brézé affectionne ce logis en raison de la proximité des forêts de Dreux, de Roseux et de Normandie, car il est un chasseur infatigable.

L'amitié que lui porte François Ier, leur goût commun pour la vénerie amenent à Anet François Ier de France, Claude de France et les principaux seigneurs de la cour.


Antoine Duprat

L'entourage de François Ier de France

Antoine Duprat Principal ministre et chancelier de France

Claude de Lorraine-Guise Échanson du roi

François Ier de France, physiquement imposant et doté d'un caractère déterminé, souhaite jouer un rôle de premier ordre en Europe.

S'il n'est pas encore aguerri aux fonctions de Roi, François Ier de France sait s'entourer de personnes efficaces.

Sa mère, Louise de Savoie, entre au Conseil privé.

François Ier de France est reconnaissant vis-à-vis des personnes qui ont servi Louis XII : la Trémoïlle, Odet de Foix et de La Palisse.

Il favorise également des amis d'enfance :

Ainsi, François Ier de France nomme Antoine Duprat principal ministre et chancelier de France le 7 janvier 1515, office qu'il conservera tout au long de sa vie.

Claude de Lorraine-Guise est nommé Échanson du roi et entre dans son conseil.

De 1515 à 1518, François Ier vit au château d'Amboise.

La Cour du Roi qui peut représenter jusqu'à 10 000 personnes, est un instrument de pouvoir pour le Roi.

La noblesse y est très présente, souhaitant attirer les faveurs du souverain.

Ceux qui en ont la chance, loge avec le Roi.

De fête en tournoi ou en lecture de poèmes, François Ier entretient une ambiance agréable.

Il aime à se mêler aux membres de la Cour.

Les temps fort d'une journée royale sont la chasse à cour et les repas.

Toutes les précautions sont prises pour la nourriture et les boissons destinées au Roi.

La Renaissance est réputée pour ses empoisonnements.

La Maison du Roi dirigée par Artus Gouffier de Boissy, puis René de Savoie, oncle du Roi, organise la vie du souverain et de son entourage.

Cette Maison recouvre les besoins de l'esprit, l'intendance du Roi et sa table.

Il existe également une armée pour assurer la protection du Roi.

Cette Maison du Roi est l'ambition de beaucoup de nobles.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.


Bataille de Marignan Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu Charles III de Bourbon

Bataille de Marignan

Mort de Charles de Bueil

Mort de Charles de la Trémoïlle

Déposition de Maximilien Sforza

François Ier Duc de Milan, de Parme et de Plaisance

Charles III de Bourbon Connétable de France

Charles III de Bourbon Vice-roi du Milanais

Pendant les escarmouches qui conduisent à la bataille de Marignan, les soldats de Robert Stuart d'Aubigny sous le commandement de Jacques de la Palice, dans un audacieux raid de cavalerie derrière les lignes ennemies, surprennent et capturent Prospero Colonna, le commandant du pape,.

Ce sont les piquiers suisses qui attaquent les français le 13 septembre 1515 et mettent en difficulté l'armée de François Ier de France.

Avec l'aide des vénitiens, François Ier de France réussit cependant à battre le 14 septembre 1515, grâce à la supériorité du feu français.

Cette bataille fait plus de 15 000 victimes.

Participent à cette bataille :

Capitaine, Charles de Bueil commande une compagnie de gendarmerie lors de cette bataille.

Charles de Bueil meurt le 13 septembre 1515.

Charles de Bueil, et le duc de Châtellerault, d'Imbercourt, Jacques d'Amboise seigneur de Bussy, Hugues d'Amboise, baron d'Aubijoux, fondant la lance en arrêt sur le bataillon des Suisses, se font jour en 2 ou 3 endroits, culbutent et foulent aux pieds de leurs chevaux un grand nombre de combattants, mais périssent presque tous dans ce premier effort.

Louis IV de Bueil, son frère, est blessé lors de cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny prend part à cette bataille.

Robert III de la Marck se distingue et contribue à la victoire des Français.

François Ier de France l'adoube de sa propre main.

Louis II de La Trémoïlle se distingue à Marignan.

Charles de la Trémoïlle, son fils, meurt le 13 septembre 1515.

Claude de Lorraine-Guise se conduit en héros et est grièvement blessé.

Charles IV de Bourbon-Vendôme combat à la tête de 70 lances.

Charles III de Bourbon dirige une armée.

François Ier de France tire une gloire de cet affrontement n'hésitant pas à se mêler lui-même à la bataille comme les héros de l'antiquité.

François Ier et François Ier de Bourbon-Saint-Pol se fait adouber Chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Cette victoire entraîne la facile conquête de l'Italie en un temps où l'arrivée de l'or américain diminue pour une courte période.

Maximilien Sforza se soumet au Roi français et est déposé de son duché de Milan.

Le 13 octobre 1515, François Ier de France est déclaré Duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

François Ier de France nomme Charles III de Bourbon Connétable de France et vice-roi du Milanais.

Antoine Duprat est nommé chancelier du duché de Milan.

Plusieurs traités sont signés pour mettre fin à ces guerres d'Italie.

Il y a :



Mariage de Charles de Rohan-Gié avec Jeanne de San-Séverino

Charles de Rohan-Gié est veuf de Charlotte d'Armagnac.

Charles de Rohan-Gié épouse Giovanna ou Jeanne de San-Séverino, fille de Bernardino ou Bernard de San-Séverino, Prince de Besignano, et de Jeanne Éléonore Piccolimini. Leurs enfants sont :

Éléonore Piccolimini est dite d'Aragon car arrière-arrière-petite-fille illégitime par les femmes d'Alphonse V d'Aragon.



Naissance de Marie de Guise

Marie de Guise naît à Bar-le-Duc le 22 novembre 1515, fille de Claude de Lorraine-Guise et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.



Mariage d'Antonio de Gondi avec Marie Catherine de Pierrevive

Antonio de Gondi s'établi à Lyon au début du XVIème siècle.

Antonio de Gondi épouse à Lyon le 20 janvier 1516 Marie Catherine de Pierrevive (1496-1574). Leurs enfants sont :



Claude Ier de L'Aubespine Échevin d'Orléans

Claude Ier de L'Aubespine devient Échevin d'Orléans en 1516.



Premier tour de France de François Ier de France

Après cette cérémonie, François Ier de France et la reine, Claude de France, parcourent le pays.

Entouré de la Cour, cela représente un cortège de 300 personnes environ.

Pour François Ier, c'est une occasion de parler directement à ses sujets.

Il en profite pour faire des haltes chez ses amis comme Guillaume Ier de Montmorency à Écouen.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur de Claude de France.



Mariage de Guy XVI de Laval avec Anne de Montmorency

Guy XVI de Laval est veuf de Charlotte d'Aragon-Naples.

Guy XVI de Laval épouse le 5 mai 1517 Anne de Montmorency.

Leurs enfants sont :

Anne de Montmorency est la sœur du connétable Anne de Montmorency.

La nouvelle comtesse, Anne de Montmorency, fait son entrée à Laval le 4 juin 1517.

La nouvelle comtesse, Anne de Montmorency, fait son entrée à Vitré le 18 juin 1517.



Claude de France sacrée reine

Deux ans après le Roi, Claude de France est sacrée reine le 10 mai 1517.



Mariage de Guy de Laval avec Marguerite de La Jaille

Claude ou Marguerite de La Jaille est la fille de René de La Jaille (mort en 1515) et Jeanne Hérisson (morte en 1541), Dame du Plessis-Buret.

Guy de Laval épouse à Loudun en 1518 Marguerite de La Jaille. Leurs enfants sont :



Naissance de Sébastien de L'Aubespine

Sébastien de L'Aubespine naît en Beauce le 31 avril 1518, fils de Claude Ier de L'Aubespine et de Marguerite Le Berruyer.


François III de Bretagne enfant - par Jean Clouet

Naissance de François III de Bretagne

Durant le tour de France du couple royal, François de Valois ou de France ou François III de Bretagne (Frañsez III en breton) naît au château d'Amboise le 28 février 1518, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Prénommé François, comme son père, il est titré dauphin de France à sa naissance.



Mort de Jean IV de Rieux

Jean IV de Rieux meurt le 9 ou 19 février 1518.

Il est 18e Seigneur de Rieux, 13e seigneur de Rougé, Seigneur de Cranhac, de Rochefort, Baron de Malestroit et d'Ancenis, de Couëron, de Largoët, de Châteaugiron, de Derval, de La Bellière, Comte d'Aumale et d'Harcourt (en Normandie), Vicomte de Donges.

Claude Ier de Rieux devient Sire de Rieux, de Rochefort, de Largoet, Baron d'Ancenis, Vicomte de Donges, Comte d'Harcourt et d'Aumale.



Mariage de Claude Ier de Rieux avec Catherine de Laval

Claude Ier de Rieux épouse le 10 novembre 1518 Catherine de Laval, Dame de la Roche-Bernard, fille de Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon-Naples.

Leurs enfants sont :



Naissance de François Ier de Lorraine-Guise

François Ier de Lorraine-Guise naît le 24 février 1519 au château de Bar-le-Duc, fils de Claude de Lorraine-Guise, Duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.



Naissance de Henri II de France

Henri II de France Duc d'Orléans

Henri II de France ou de Valois naît le 31 mars 1519 à Saint Germain en Laye, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Henri VIII Tudor est son parrain.

Thomas Seymour le représente lors du baptême.

Henri II de France est titré Duc d'Orléans.



Claude Gouffier Seigneur d'Oiron

Claude Gouffier devient Seigneur d'Oiron en 1519.



Naissance de Claude Motier de La Fayette

Claude Motier de La Fayette naît vers 1520, fils de François Motier de La Fayette (1484-1524), Seigneur de Saint Romain, et de Madeleine Sanguin (1489-1531), Dame de Maffliers.



Claude de Lorraine-Guise Comte de Guise

François Ier appuie le procès que la Maison de Lorraine mène contre la Maison de Rohan à propos de Guise en Thiérache.

Un règlement est trouvé, et le comté de Guise est attribué à Claude de Lorraine-Guise en 1520.


Charlotte d'Albret - par Jean Clouet en 1515

Mariage d'Odet de Foix avec Charlotte d'Albret

Odet de Foix, gouverneur de Guyenne, épouse en 1520 Charlotte d'Albret, fille de Jean d'Albret et de Charlotte de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage est signé le 30 avril 1520 au château de Gien, avec dispense de parenté du pape Léon X.



Naissance de Madeleine de France

Madeleine de France naît le 10 août 1520, fille de François Ier de France et de Claude de France.



Claude de Savoie Gouverneur de Provence

Claude de Savoie reçoit en survivance de son père le titre de Gouverneur et grand Sénéchal de Provence le 1er octobre 1520.



Mariage de Jacques Ier de Montgomery avec Claude de La Bouëxière

Jacques Ier de Montgomery épouse en 1521 Claude de La Bouëxière ou de la Boissière, fille de Nicolas de La Bouëxière, Seigneur de Ducey. Leurs enfants sont :

La seigneurie de Bourgbarré est transmise par Claude de la Bouëxière à Jacques Ier de Montgomery.

Jacques Ier de Montgomery en confie la gestion à Antoine de la Bouëxière, Seigneur de Beauvais.



Mariage de François de la Trémoïlle avec Anne de Montfort-Laval

François de la Trémoïlle épouse le 23 janvier 1521 Anne de Montfort-Laval, fille de Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon-Naples. Leurs enfants sont :

Anne de Montfort-Laval, Princesse de Tarente, lui apporte ses prétentions au trône de Naples et le titre d'altesse accordé à leurs descendants.



Siège de Fontarabie

En 1521, Henri II d'Albret, le légitime roi de Navarre, avec l'aide de la France, essaye de récupérer son royaume annexé quelques années plus tôt par Fernand II le Catholique.

Il attaque Fontarabie.

Claude de Lorraine-Guise participe au siège de Fontarabie en 1521.

Placé à la tête de 6 500 lansquenets, Claude de Lorraine-Guise fait montre d'une audace peu commune et met en déroute l'ennemi à Fontarabie.



Bataille de Mézières

Le 26 septembre 1521, Bayard, François Ier de Bourbon-Saint-Pol et Anne de Montmorency défendent la ville de Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

Jacques Ier de Montgomery ravitaille Mézières.

Les qualités militaires d'Anne de Montmorency sont révélées à cette occasion.

Claude d'Annebault fait l'apprentissage des armes et se distingue à la défense de Mézières.

Charles IV de Bourbon-Vendôme participe à la campagne de Flandre.



Naissance de Guy XVII de Laval

Claude de Laval ou Guy XVII de Laval naît le 14 février 1522, fils de Guy XVI de Laval et d'Anne de Montmorency.



Naissance de Charles II d'Orléans

Charles II d'Orléans Duc d'Angoulême

Charles II d'Orléans naît à Saint-Germain-en-Laye le 22 janvier 1522, fils de François Ier de France et de Claude de France.

Il reçoit le titre de Duc d'Angoulême.



Mariage de Louis de Courtenay avec Charlotte du Mesnil-Simon

Louis de Courtenay épouse le 24 septembre 1522 Charlotte du Mesnil-Simon (morte en 1555), Dame de Morogues, fille de Louis du Mesnil-Simon et de Catherine du Vernet.

Leurs enfants sont :



Siège d'Hesdin

Mort d'Antoine de Créquy Seigneur du Pontdormy

Claude de Lorraine-Guise remporte la bataille de Hesdin en 1522 et chasse les Anglais de Picardie.

Antoine de Créquy, petit-fils de Jean V de Créquy, Lieutenant général de la Picardie, est un des capitaines de François Ier de France.

Antoine de Créquy meurt en 1523 dans un accident au siège d'Hesdin.



Mariage de Charles de Caumont avec Jeanne de Pérusse d'Escars

Charles de Caumont, fils de Charles de Caumont (mort en 1509), Seigneur de Berbiguières, et de Jeanne de Bénac, épouse Jeanne de Pérusse d'Escars.

Leurs enfants sont :



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît le 5 juin 1523, fille de François Ier de France et de Claude de France.



Bataille de Neufchâteau

Claude de Lorraine-Guise participe à la bataille de Neufchâteau en 1523.



Naissance de Renée de Rieux

Renée de Rieux dite Guyonne de Laval naît en 1524, fille de Claude Ier de Rieux, Comte d'Harcourt, et de Catherine de Laval.



Naissance du Charles Ier Cardinal de Lorraine

Charles Ier Cardinal de Lorraine naît à Joinville le 17 février 1524, fils de Claude de Lorraine-Guise et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.



Claude Gouffier Seigneur de Boisy

Claude Gouffier devient Seigneur de Boisy en 1524.



Mort de Claude de Husson Comte de Tonnerre

Louis II de Husson Comte de Tonnerre

Claude de Husson meurt en 1524.

Louis II de Husson devient Comte de Tonnerre.

Louis II de Husson est évêque de Poitiers.

Il est relevé de son office en 1524 ou 1525 par une bulle papale.



Siège de Marseille

Andrea Doria commandant des galères françaises

Prise d'Avignon

Philibert de Chalon-Arlay au service Charles Quint

En juillet 1524, François Ier de France affronte diverses invasions en Provence, en Normandie ou en Bourgogne.

Claude de Lorraine-Guise repousse les impériaux de Bourgogne en 1524

Charles III de Bourbon envahit ensuite la Provence et assiège Marseille.

La grande nef Sainte Marie de Bonaventure participe à la défense et à l'approvisionnement de Marseille pendant ce siège.

René de Savoie loue la grande nef Sainte Marie de Bonaventure à son neveu François Ier de France 1500 écus par mois entre le 28 juin 1524 et le 30 avril 1525.

Andrea Doria embrasse d'abord le parti de la France.

Andrea Doria est nommé par François Ier de France au commandement des galères françaises et bat la flotte de Charles Quint sur les côtes de Provence en 1524.

Jacques II de Chabannes s'empare d'Avignon.

Philibert de Chalon-Arlay louvoie entre François Ier de France et Charles Quint pour protéger son patrimoine, mais il prend ouvertement le parti de l'empereur en 1524.

Philibert de Châlon-Arlay est capturé par Andrea Doria et retenu en otage par les Français.



Mort de Claude de France

Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême

François III de Bretagne Duc de Bretagne

Claude de France meurt le 20 juillet 1524.

François Ier de France est très affecté par la mort de sa femme.

Il se ressaisit et réussit à restaurer l'ordre à l'intérieur du pays.

La race de pruniers Reine-Claude lui doit son appellation.

François III de Bretagne, son fils aîné, lui succède sur le trône de Bretagne.

Il ne gouverne pas puisque l'usufruit du duché est exercé par François Ier de France, son père.


Fernando de Avalos

Siège de Pavie

Mort de Claude de Longueville Duc de Longueville

Jacques II de Chabannes dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols.

François Ier de France entre facilement dans la ville de Milan et, contre l'avis de ses vieux conseillers, dont Louis II de La Trémoïlle veut s'emparer de Pavie.

Le 28 octobre 1524, Jacques II de Chabannes commence avec François Ier de France le siège de Pavie, défendue par les Espagnols d'Antonio de Leiva.

L'armée impériale, commandée par Fernando de Àvalos, Charles de Lannoy et Charles III de Bourbon arrive bientôt en renfort des Espagnols.

Mais l'hiver rigoureux pénalise les français.

Ces derniers sont pris en tenaille et François Ier de France ne sait plus quoi faire.

Claude de Longueville meurt à Pavie le 9 novembre 1524.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

Robert Stuart d'Aubigny participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent. Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon combat à Pavie.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Claude de Savoie Gouverneur de Provence

Après la mort de son père, Claude de Savoie est confirmé comme Gouverneur et grand Sénéchal de Provence le 31 mars 1525.



Naissance de Claudine de Rieux

Claude ou Claudine de Rieux naît en 1525, fille de Claude Ier de Rieux, Comte d'Harcourt, et de Catherine de Laval.



Naissance de Claude de Foix

Claude de Foix naît vers 1525, fille d'Odet de Foix et de Charlotte d'Albret.



Mariage de Louis d'Estampes avec Edmée Le Rotier

Louis d'Estampes est le fils de Jean d'Estampes et de Blanche d'Ailly de Sains.

Louis d'Estampes épouse le 23 janvier 1525 Edmée Le Rotier (morte en 1537), Dame de Villefargeau. Leurs enfants sont :



Mariage de Gérard Hocquart avec Claude Fillette

Gérard Hocquart est élu pour le roi en l'élection de Châlons (Marne).

Gérard Hocquart épouse Anne ou Claude Fillette. Leurs enfants sont :



Avancée des Rustauds

Bataille de Saverne

En 1525, prêt à partir pour l'Italie, François Ier de France envoie Claude de Lorraine-Guise défendre les frontières de l'Est contre l'avancée des Rustauds, armée de paysans et mercenaires protestants.

Contre l'avis du conseil de régence qui n'en voit pas la nécessité, craignant pour la sécurité de leurs terres lorraines, Claude de Lorraine-Guise, Antoine II de Lorraine décident de lever une armée, composée de gentilshommes français attachés à Claude de Lorraine-Guise et de mercenaires venus de toute l'Europe.

Le 17 mai 1525, les paysans révoltés sont massacrés par l'armée des Lorrains à Saverne.

Cet épisode sanglant valut à Claude de Lorraine-Guise le surnom de Grand boucher.

Ainsi retenus en Lorraine, Antoine II de Lorraine et Claude de Lorraine-Guise ne participeront pas à l'expédition en Italie.



Mariage de Philippe Chabot avec Françoise de Longwy

Philippe Chabot épouse le 10 janvier 1526 Françoise de Longwy, Dame de Pagny et de Mirebeau en Bourgogne. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude Gouffier avec Jacqueline de La Trémoïlle

Claude Gouffier épouse à Saint-Denis le 13 janvier 1526 Jacqueline de La Trémoïlle (vers 1510-1544), Dame de Jonvelle. Leur enfant est :

Jacqueline de La Trémoïlle tente de l'empoisonner. Elle est condamnée à la prison et son confesseur à mort. .



Naissance de Claude Gouffier

Claude Gouffier naît vers 1526, fille de Claude Gouffier et de Jacqueline de La Trémoïlle.



Naissance de Claude d'Estampes

Claude d'Estampes naît en 1526, fils de Louis d'Estampes et d'Edmée Le Rotier.



Naissance de Claude II de Lorraine

Claude II de Lorraine naît à Joinville le 18 août 1526, fils de Claude de Lorraine-Guise et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme



Mariage de Guillaume de Sérignan de Poitiers avec Claude de Miolans

Guillaume de Sérignan de Poitiers épouse le 21 octobre 1526 Claude de Miolans.



Naissance de Gabriel Ier de Montgomery

Gabriel de Lorges, Comte de Montgomery (Calvados), Seigneur de Ducey (Manche), naît à Ducey en Normandie en 1526, fils de Jacques Ier de Lorges, Comte de Montgomery, et de Claude de La Bouxière, Dame de Ducey.

Jacques Ier de Lorges est originaire d'Écosse, capitaine distingué de la Garde écossaise attachée au service de François Ier de France.



Mariage de François II de Luxembourg-Martigues avec Charlotte de Brosse

François II de Luxembourg-Martigues épouse en 1526 Charlotte de Brosse (vers 1506-1540). Leurs enfants sont :



Claude de Lorraine-Guise Grand Veneur

Claude de Lorraine-Guise se rapproche du roi et celui-ci le remercie de sa fidélité en le nommant Grand Veneur en 1526



Claude Gouffier Capitaine des chevau-légers en Italie

Claude Gouffier est ensuite capitaine des chevau-légers en Italie avec le comte de Saint-Pol en 1528.


Claude de Lorraine Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Duc de Guise

Claude de Lorraine-Guise Comte d'Aumale

Claude de Lorraine-Guise Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard

Claude de Lorraine-Guise Marquis d'Elbeuf

En remerciement de son courage et sa loyauté, en 1528, François Ier de France érige le comté de Guise en duché-pairie. Claude de Lorraine-Guise devient ainsi le premier Duc de Guise.

Il est aussi Comte d'Aumale, Baron de Joinville, de Sablé, de Mayenne, de La Ferté Bernard et Marquis d'Elbeuf.

Claude de Lorraine-Guise est également nommé gouverneur de Bourgogne.

Ces faveurs peu ordinaires pour une personne qui n'est pas de la famille du roi, soulèvent des objections au Parlement, qui voit d'un mauvais œil cette aliénation d'une partie des terres royales, mais il doit se plier à la volonté du monarque.



Siège de Naples

Mort d'Odet de Foix Maréchal de France

Mort d'Antoine de Tournon

Mort de Jean de Tournon Seigneur d'Arlenc

Envoyé au siège de Naples, en 1528, Charles Ier de Cossé est attaqué par les Espagnols à la descente des galères.

Paul de La Barthe fait ses premières armes dans les guerres d'Italie et se signale au siège de Naples en 1528.

Ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, Charles Ier de Cossé se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier.

Ferdinand Ier Gonzague défend Naples contre les troupes françaises d'Odet de Foix.

La France, avec Odet de Foix à la tête des troupes, reconquiert le Milanais durant l'été 1528.

Après la capture de François Ier de Bourbon-Saint-Pol, Claude d'Annebault assume pour la première fois le commandement d'armées à la campagne milanaise de 1528-1529.

Mais Odet de Foix meurt le 15 août 1528 d'une épidémie de choléra qui décime l'armée française, qui par la suite connaît la déroute.

François Ier de France s'embourbe en Italie.

Antoine de Tournon et Jean de Tournon, son frère, meurt lors de ce siège.



Mariage de François de Bassompierre avec Marguerite de Dommartin

François de Bassompierre épouse le 6 septembre 1529 Marguerite de Dommartin (morte en 1559 ou 1560). Leurs enfants sont :



Mariage de Claude Ier de Rieux avec Suzanne de Bourbon-Montpensier

Claude Ier de Rieux est veuf de Catherine de Laval.

Claude Ier de Rieux épouse le 20 novembre 1529 Suzanne de Bourbon-Montpensier. Leur enfant est :



Mariage de Nicolas Viole avec Claude de Chambon

Nicolas Viole, conseiller correcteur à la Chambre des Comptes, épouse Claude de Chambon une des sœurs, et héritière, de Pierre Poignant. Leurs enfants sont :

Claude de Chambon est une des sœurs, et héritière, de Pierre Poignant. La seigneurie du Chemin (aujourd'hui Guermantes) entre ainsi dans la famille Viole.


Éléonore d'Autriche - par ou d'après Joos van Cleve ou Cleeve

Mariage de François Ier de France avec Éléonore d'Autriche

François Ier de France est veuf de Claude de France.

Éléonore d'Autriche est veuve d'Emmanuel Ier le Fortuné.

François Ier de France épouse à l'Abbaye de Veien le 4 ou le 6 juillet ou le 7 août 1530 Éléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint.

Éléonore d'Autriche est couronnée à Saint-Denis.

Ce mariage scelle la réconciliation temporaire avec Charles Quint.

Comme toutes les reines de France, Éléonore d'Autriche n'a aucun pouvoir politique.

Catholique, Éléonore d'Autriche a une nouvelle ennemie en Marguerite d'Angoulême, sa belle-sœur protestante, qui et très appréciée de la cour.

Mais François Ier de France, peu attiré par sa femme, multiplie les conquêtes et s'affiche avec sa favorite en titre Anne de Pisseleu.

Rejetant son affection sur ses beaux-enfants, elle se heurte encore à un mur, ceux-ci ayant été fait captifs de Charles Quint.

Charles II d'Orléans ne revoit François III de Bretagne et Henri II de France, ses frères, qu'à l'occasion de ce mariage.

Jacqueline de Rohan-Gyé est demoiselle d'honneur de la reine Éléonore d'Autriche.



Claude d'Annebault Lieutenant résident du gouverneur de Normandie

Claude d'Annebault reçoit bientôt sa propre compagnie, et devient le Lieutenant “résident” de Philippe Chabot, gouverneur de Normandie, en 1531.


Guy XVI de Laval - Vitrail de la collégiale Saint-Martin de Montmorency

Mort de Guy XVI de Laval

Guy XVII de Laval Seigneur de Laval

Guy XVI de Laval est :

Guy XVI de Laval meurt à La Gravelle le 20 mai 1531.

Claude de Laval succède à Guy XVI de Laval, son père, et prend le nom Guy XVII de Laval.

Guy XVII de Laval n'a que 9 ans.

François Ier de France lui donne pour curateurs :

C'est au premier d'entre eux qu'incombe surtout la charge.



Naissance de Louise de Rieux

Louise de Rieux naît en 1531, fille de Claude Ier de Rieux et de Suzanne de Bourbon-Montpensier.



Construction d'un gisant pour Jean IV de Chalon Arlay

Son épouse Philiberte de Luxembourg passe commande le 23 janvier 1531 aux sculpteurs Conrad Meyt et Giovanni Battista Mariotto d'un monument funéraire en albâtre et d'un gisant pour :

qu'elle fait placer au couvent des cordeliers de Lons-le-Saunier.



Claude de Savoie Amiral des mers du Levant et Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Claude de Savoie devient Amiral des mers du Levant et est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1532.



Mort de Claude Ier de Rieux

Claude Ier de Rieux meurt le 19 mai 1532.



Claude Gouffier Chevalier de l'ordre du roi

Claude Gouffier est nommé Chevalier de l'ordre du roi en 1533.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Mariage de Louis IV de Bueil avec Jacqueline de La Trémouille

Louis IV de Bueil épouse le 13 ou 23 janvier 1534 Jacqueline de La Trémouille, Baronne de Marans, de Sainte-Hermine, de Brandois, de La Mothe-Achard, fille de François de Thouars. Leurs enfants sont :



Mort de Jean VI d'Annebault

Claude d'Annebault Maître des toiles de chasse

Jean VI d'Annebault meurt en 1534.

Claude d'Annebault, son fils, lui succède comme maître des toiles de chasse et devient un personnage éminent de la cour.



Mariage de Claude de Savoie avec Marie de Chabannes de la Palice

Claude de Savoie épouse le 10 mai 1534 Marie de Chabannes de la Palice, fille de Jacques II de Chabannes de La Palice et de Marie de Melun. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II d'Orléans-Longueville avec Marie de Guise

Louis II d'Orléans-Longueville épouse au Louvre à Paris le 4 août 1534 Marie de Guise, fille de Claude de Lorraine-Guise, Duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon. Leur enfant est :


Claude Gouffier - par François Clouet (vers 1515-1572)

Claude Gouffier Premier gentilhomme de la chambre du Roi

Claude Gouffier devient premier gentilhomme de la chambre de François Ier de France en 1535.



Mariage de Guy XVII de Laval avec Claude de Foix

Guy XVII de Laval est élevé dans la maison Jean de Laval-Châteaubriant, dont l'épouse, Françoise de Foix, a déjà auprès d'elle Claude de Foix, sa nièce.

Claude de Foix et Guy XVII de Laval sont à peu près de même âge.

Françoise de Foix propose le mariage de ses 2 pupilles à François Ier de France et aux parents respectifs, et le fait agréer.

Guy XVII de Laval épouse à Châteaubriant le 22 ou le 23 octobre 1535 Claude de Foix, vicomtesse de Lautrec.

Guy XVII de Laval, formé aux exercices militaires par Anne de Montmorency, son oncle, le suit dans toutes ses expéditions à partir de 1535.



Huitième guerre d'Italie

Conquête de la Savoie et du Piémont

La Huitième guerre d'Italie se déroule de 1536 à 1538.

François Ier de France réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny.

Au début 1536, envahissant la Savoie et s'arrêtant à la frontière lombarde, François Ier espérant trouver une solution négociée.

En février 1536, François Ier de France et 40 000 soldats français franchissent la frontière.

Ces troupes prennent Chambéry puis Turin et s'empare de la Savoie et du Piémont

En mars 1536, Claude d'Annebault est l'un des principaux chefs de l'armée qui conquiert le Piémont.

Durant cette campagne, Claude d'Annebault conserve Turin malgré un siège de plusieurs mois.

Paul de La Barthe sert lors de la conquête du Piémont.

La Savoie et le Piémont resteront possession française jusqu'au Second traité de Cateau-Cambrésis en 1559.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol est chargé de la conquête de la Savoie.

Charles III de Savoie est obligé de se réfugier à Verceil.

Dans les territoires contrôlés par les Bernois, la conversion à la Réforme protestante est générale, bien qu'en majeure partie contrainte, créant de ce fait un fossé cultuel désormais insurmontable.



Prise de Péronne

Les impériaux assiègent Péronne au mois d'août 1536.

Robert III de la Marck commande la défense de Péronne.

Pour calmer la fermentation des habitants de Paris, Jean du Bellay les persuade :

En 1536, Claude de Lorraine-Guise se porte au secours de Robert III de la Marck, capturé par Philippe Ier de Nassau et enfermé à Péronne.

Avec 400 hommes, Claude de Lorraine-Guise parvient à s'emparer de la forteresse et à délivrer le maréchal.

Ce coup d'éclat lui vaut une grande popularité.



Naissance de Claude de La Châtre

Claude de La Châtre naît en 1536, fils de Claude de La Châtre, Baron de La Maisonfort (mort en 1558) et d'Anne Robertet (1505-1585), Dame d'Orléans.

Claude de La Châtre appartient à une vieille famille féodale du Berry.



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Robert Stuart d'Aubigny sert en Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.



Naissance de René II de Lorraine-Guise

René II de Lorraine-Guise naît à Joinville le 14 août 1536, fils de Claude de Lorraine-Guise et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme.



Mariage de Jacques V d'Écosse avec Madeleine de France

Mort de Madeleine de France

Jacques V d'Écosse épouse à Paris le 1er janvier 1537 Madeleine de France, fille de François Ier et de Claude de France.

Madeleine de France meurt le 2 juillet 1537.



Claude II de L'Aubespine Notaire et Secrétaire du roi

Du 10 mars 1537 au 9 juillet 1542, Claude II de L'Aubespine est pourvu d'une charge de Notaire et Secrétaire du roi.



Ravitaillement de Thérouanne

Claude d'Annebault Prisonnier

Gaspard de Saulx sert à la défense de Thérouanne.

Paul de La Barthe participe au ravitaillement de Thérouanne en 1537.

Après avoir pris la place de Saint-Pol, Claude d'Annebault sauve Thérouanne en la ravitaillant par 2 fois.

Claude d'Annebault s'y révèle un ingénieux stratège, mais il est capturé au retour du deuxième trajet.

Le montant de sa rançon est très élevé, mais François Ier de France offre immédiatement de la payer.

Le siège de Thérouanne est levé le 30 juillet 1537, François Ier de France ayant conclu une trêve avec Charles Quint.

Toutefois, Marie de Habsbourg ne libère pas Claude d'Annebault avant la conclusion de la paix, qu'elle prépare avec le concours de son prisonnier.

Une fois libre, Claude d'Annebault est récompensé de ses bons services

Antoine van Halewijn est fait prisonnier par les Impériaux.


Anne de Montmorency Claude d'Annebault - vers 1535

Anne de Montmorency Connétable de France

Claude d'Annebault Maréchal de France

Pour le récompenser de la défense de la Provence contre Charles Quint, Anne de Montmorency, Grand maître de France, est fait Connétable de France le 10 février 1538 par François Ier de France.

Claude d'Annebault est fait Maréchal de France le 10 février 1538 par François Ier de France.



Naissance d'Henri-Honoré de Savoie

Henri-Honoré de Savoie naît en 1538, fils de Claude de Savoie et de Marie de Chabannes de la Palice.



Libération de Claude Gouffier

François Ier de France participe pour 6000 écus d'or à la rançon de Claude Gouffier en 1538.



Mariage de Claude de Savoie avec Françoise de Foix-Candale

Claude de Savoie épouse le 19 août 1539 Françoise de Foix-Candale, fille de Jean de Foix-Candale, Comte de Gurson et de Fleix. Leurs enfants sont :



Mort de René de Montejean Seigneur de Montjean, de Sillé-le-Guillaume, de Cholet et de Beaupréau

René de Montejean meurt à Turin en septembre 1539.

Claude d'Annebault est nommé Gouverneur du Piémont du 28 septembre 1539 à la fin de l'année 1543.

Claude d'Annebault doit faire oublier les maladresses de son prédécesseur.

En quelques semaines, le nouveau gouverneur gagne la confiance des Piémontais et prend les mesures nécessaires à la reconstruction du pays.



Mariage de Claude de Laval dit le Gros Bois-Dauphin avec Marguerite de La Jaille

Marguerite de La Jaille est veuve de Guy de Laval.

Claude de Laval dit le Gros Bois-Dauphin épouse le 11 avril 1540 Marguerite de La Jaille.



Mort de Claude de La Bouëxière

Mariage de Jacques Ier de Montgomery avec Suzanne de Sully

Claude de La Bouëxière meurt en 1540.

Suzanne de Sully est veuve de Gilles de Carbonnel Chassegay.

Jacques Ier de Montgomery épouse en 1540 Suzanne de Sully. Leurs enfants sont :



Claude de La Guiche Évêque d'Agde

Claude de La Guiche est successivement prieur de Losne et de Saint-Pierre de Mâcon, abbé de Beaubec et de Hautecombe.

Claude de La Guiche devient Évêque d'Agde en 1540 ou 1541.



Mariage de Claude Motier de La Fayette avec Marie de Suze

Claude Motier de La Fayette épouse en 1540 Marie de Suze. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude d'Annebault avec Françoise de Tournemine

Claude d'Annebault épouse vers 1540 Françoise de Tournemine (vers 1520-1542), fille de Georges de Tournemine et de Renée de Villefranche. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de Claude d'Annebault, du chef de sa femme, le baron de Retz, le 3e baron de La Hunaudaye, le seigneur de Machecoul, et l'un des plus riches seigneurs de Bretagne.


Louise de Pisseleu – par François Clouet

Mariage de Guy Chabot avec Louise de Pisseleu

Guy Chabot épouse le 28 ou le jeudi 29 février 1540 Loyse ou Louise de Pisseleu, fille de Guillaume de Pisseleu, Seigneur d'Heilly, et de Madeleine de Laval. Leurs enfants sont :



Mort d'Henri de Foix

Henri de Foix laisse un testament, fait à Évreux le 1er août 1540.

Par ce testament, il choisit comme exécuteurs :

Henri de Foix meurt le 29 septembre 1540, sans enfants.

Claude de Foix reste la dernière de la branche de Foix-Lautrec.

Guy XVII de Laval et Claude de Foix réunissent sur leurs têtes le patrimoine de leurs deux maisons.

Cette alliance fait entrer dans la maison de Laval tous les biens de celle de Lautrec, savoir :

Cette immense succession, rend la maison de Laval l'une des plus opulentes du royaume.



Claude d'Annebault Au conseil étroit

En novembre 1540, Claude d'Annebault entre au conseil étroit et devient l'un des principaux favoris de François Ier de France.



Mort de Jean de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau

Jean de Laval meurt avant 1541.

René II de Laval hérite des terres de Boisdauphin, d'Aulnay, de Saint Aubin et des Coudrayes.

René II de Laval baille en partage la seigneurie de Maugasteau avec d'autres terres à Claude de Laval, son frère puiné.



Disgrâce d'Anne de Montmorency

Le chancelier Poyet emprisonné

Réhabilitation de l'amiral Chabot

Dans les dernières années de règne de François Ier de France renonce à une politique pacifique. Deux factions se forment dans l'entourage du Roi :

En 1541, Anne de Pisseleu pousse le roi à disgracier Anne de Montmorency à la politique duquel son parti est opposé.

Les amis d'Anne de Pisseleu reviennent à la Cour.

Cette dernière fait chasser le chancelier Poyet qui est emprisonné.

L'amiral Philippe Chabot est réhabilité.

François de Tournon se rallie à Anne de Pisseleu.

Le Conseil du roi subit un changement radical avec le passage du triumvirat Anne de Montmorency-Lorraine- Guillaume Poyet à celui de Philippe Chabot-Claude Annebault-François de Tournon.

François de Tournon est un des principaux interlocuteurs des agents étrangers à la cour et un des concepteurs de la diplomatie française et va intervenir dans les discussions avec Rome et dans les rapports avec Charles Quint et les princes allemands.


Christine de Danemark - Portrait tiré du Recueil d'Arras

Mariage de François Ier de Lorraine avec Christine de Danemark

Afin de conserver la l'équilibre entre le France et l'Empire et pour permettre au duc de Lorraine de poursuivre sa politique de neutralité, François Ier de Lorraine épouse une nièce de Charles Quint.

Christine de Danemark est veuve de François-Marie II Sforza.

François Ier de Lorraine épouse à Bruxelles le 10 juillet 1541 Christine de Danemark, fille de Christian II de Danemark et d'Isabelle de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude II de L'Aubespine avec Jeanne Bochetel

Claude II de L'Aubespine épouse le 14 janvier 1542 Jeanne Bochetel, fille du Guillaume Bochetel et de Marie de Morvillier. Leurs enfants sont :



Mariage de Gilles de L'Aubespine avec Marie Gobelin

Gilles de L'Aubespine épouse Marie Gobelin, fille de Jacques Gobelin, marchand drapier, bourgeois de Paris, et de Nicole Croquet. Leurs enfants sont :



Mort de Françoise de Tournemine

Françoise de Tournemine meurt en 1542.

En 1542, Claude d'Annebault, veuf de Françoise de Tournemine, tente d'approcher par le biais de la Dauphine, Philippe de Montespedon, veuve de René de Montejean, pour un remariage, mais celle-ci rejette sa proposition.



Mort de Claude de Tournon

Claude de Tournon meurt en 1542.



Lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor

En juillet 1542, Claude II de L'Aubespine est chargé de remettre des lettres de François Ier de France à Henri VIII Tudor. Pour cette mission, Claude II de L'Aubespine reçoit 787 livres 10 sous.



Claude Gouffier 1er Comte de Maulevrier

La baronnie de Maulevrier est érigée en comté pour Claude Gouffier, par lettres patentes données à Lyon en août 1542.



Claude II de L'Aubespine Secrétaire des finances

Le 23 octobre 1542 Claude II de L'Aubespine obtient la survivance de la charge de secrétaire des finances de Guillaume Bochetel, son beau-père.



Naissance de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre

Claude Catherine de Clermont-Tonnerre naît à Paris en 1543, fille de Claude de Clermont-Tonnerre (mort en 1545), Baron de Dampierre.



Claude II de L'Aubespine Secrétaire des finances

Le 23 août 1543, Claude II de L'Aubespine reçoit une commission pour signer en finances.

Le 14 décembre 1543, Claude II de L'Aubespine devient secrétaire des finances en titre par la mort de Jean Breton, seigneur de Villandry et sur résignation de sa survivance.


Claude d'Annebault - par Adolphe Brune - 1833 - Œuvre commandée par Louis-Philippe Ier de France pour le musée historique de Versailles

Prise de Landrecies et de Luxembourg

Charles Quint apprend alors que Landrecies, dont il voulait faire le siège, est pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'est retirée auprès du Cateau-Cambresis.

Il poursuivit l'arrière-garde commandée par Charles Ier de Cossé qui le repousse.

Les succès français sont mal exploités. Charles Quint rencontre des problèmes avec son armée. Toutes ces raisons entraînent un enlisement du conflit.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Landrecies.

François Gouffier le Jeune et Louis IV de Bueil participent à la bataille de Landrecies.

Ferdinand Ier Gonzague s'illustre lors de la bataille de Landrecies.

En 1543, Claude d'Annebault mène une campagne réussie sur la frontière nord du royaume avec la prise de Landrecies et de Luxembourg avec l'appui de Guillaume de Clèves.

Rentré en France en 1543, Pierre Strozzi prend part au siège de Luxembourg sous Charles II d'Orléans.

Gaspard de Saulx suit Charles II d'Orléans dans sa campagne du Luxembourg.

En 1543, Jean Caracciolo secourt Luxembourg.

Claude d'Annebault participe en même temps au gouvernement, grâce à la proximité du roi, qui suit les armées, en retrait, avec ses autres conseillers.



Claude d'Annebault Amiral de France, Gouverneur de Normandie

Le prestige de Claude d'Annebault est à son sommet lorsque le roi le nomme amiral de France, puis gouverneur de Normandie.

Il succède à Montmorency comme favori du roi.



Claude Gouffier Gouverneur de Champagne

Claude Gouffier devient Gouverneur de Champagne en 1544.



Claude Gouffier Capitaine du château d'Amboise

Claude Gouffier devient Capitaine du château d'Amboise en 1544.


François Gouffier le Jeune - Portrait par François Clouet en 1555

Mariage de François Gouffier le Jeune avec Anne de Carnazet

François Gouffier le Jeune épouse Montargis le 10 février 1544 Anne de Carnazet (1522-1595). Leurs enfants sont :


La cité fortifiée de Saint-Dizier et son château 10 ans après le siège René de Chalon Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Anthonis Mor

Siège de Saint-Dizier

Mort de René de Chalon

Sac de Joinville-en-Champagne

Après le désastre de Cérisoles dans le Piémont, Charles Quint est sur le point de perdre le Milanais.

Dans le cadre de la neuvième guerre d'Italie, Charles Quint ouvre un second front dans le nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais.

Les troupes impériales pénètrent dans le duché de Lorraine au printemps 1544 pour attaquer la Champagne.

Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Maurice de Saxe sert l'empereur Charles Quint, contre la France.

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Claude II de Lorraine combat dans l'armée du Duc de Lorraine.

Charles Quint assiège Saint-Dizier et fait mettre à sac Joinville en Champagne.

François II de Saint-Nectaire sert en Champagne.

Louis IV de Bueil, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par Louis de Bimont et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande).

Ils peuvent compter sur 2 000 soldats, 100 gens d'armes de Charles II d'Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires.

Louis IV de Bueil fait hisser en haut du clocher de l'église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

Charles Quint amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet 1544 sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs).

Lors de l'assaut du 14 juillet 1544, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l'artillerie ennemie qui brise l'épée de Louis IV de Bueil et une partie de son armure.

Au cours d'un assaut très violent, René de Chalon, capitaine des impériaux, est frappé à mort par les défenseurs, et agonise le 15 juillet 1544 avec Charles Quint à son chevet.

Louis IV de Bueil envoie une dépêche à François Ier de France, qui ordonne alors une procession et une messe d'action de grâces pour célébrer ce succès.

La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : Regnum sustinent (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Le 23 juillet 1544, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants.

Une armée menée par Henri II de France prend position à Jâlons entre Châlons-en-Champagne et Épernay.

Elle tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier.

Saint-Dizier est épuisée et, le 3 août 1544, Louis IV de Bueil envoie à Claude de Lorraine-Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l'impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres.

Cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s'empressent d'en tirer parti.

Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur, possède le chiffre utilisé par Louis IV de Bueil, et n'a aucun mal à déchiffrer la missive.

Il possède également le sceau de Claude de Lorraine-Guise.

Le 7 août 1544, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

Saint-Dizier se rend le 17 août 1544.

Mais de graves problèmes financiers empêchent Charles Quint de rémunérer ses troupes, où se multiplient les désertions.

Charles Quint renonce à se retourner contre l'armée d'Henri II de France et marche sur Soissons.

François Ier de France salue l'héroïsme des habitants de Saint-Dizier.

François Ier de France, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant François de Bourbon-Vendôme de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

En 1544, Charles Ier de Cossé est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois.

De là, il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier servent contre Charles Quint en Champagne.

Charles de Bourbon-Montpensier est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne.

Charles Quint détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie.

La partie était trop inégale, Charles Ier de Cossé l'abandonne, et se retire vers Chalons.

Dans une vive escarmouche, Charles Ier de Cossé est pris 2 fois et 2 fois délivré par ses troupes.



Claude d'Annebault Responsable de toutes les affaires de l'État

De 1544 à 1547, François Ier de France confie à Claude d'Annebault la responsabilité et la direction de toutes les affaires de l'État.


Batailles dans le nord de la France avant la trêve de Crépy-en-Laonnois

Mort d'Antoine II de Lorraine

François Ier de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Paix de Crépy-en-Laonnois

Antoine II de Lorraine meurt de maladie à Bar-le-Duc le 14 juin 1544.

François Ier de Lorraine, son fils, devient duc de Lorraine et de Bar en 1544.

François Ier de Lorraine poursuit la politique paternelle de neutralité et sert d'intermédiaire entre François Ier de France et Charles Quint.

Claude d'Annebault négocie une paix peu avantageuse avec Charles Quint.

Antoine Sanguin, gouverneur de Paris, fait partie des négociateurs de la paix.

La trêve de Crépy-en-Laonnois met un terme à la neuvième guerre d'Italie.

Le 16 ou le 18 septembre 1544, François Ier de France et Charles Quint signe la paix à Crespi ou Crépy-en-Laonnois dans l'Aisne au sein de l'église Notre-Dame :

Sa mort un an plus tard rendra caduque cette clause.

Saint-Dizier est restituée à la France.

Cette paix séparée permet à la France de lutter contre le seul Henri VIII Tudor.



Négociation de la paix avec l'Angleterre

Claude II de L'Aubespine est plénipotentiaire pour négocier la paix avec l'Angleterre en septembre 1544.



Construction d'une flotte française

À l'hiver de 1544 à 1545, Claude d'Annebault constitue une flotte capable de vaincre celle d'Henri VIII Tudor et de porter la guerre sur le sol anglais.

Claude d'Annebault prend personnellement le commandement de cette armée.

En juillet 1545, la flotte française connaît quelques succès notables sur l'île de Wight et les côtes anglaises.

Mais ils sont sans lendemain ; Claude d'Annebault ne parvient ni à prendre Portsmouth, ni à délivrer Boulogne.



Continuation du siège de Boulogne

François Ier de France continue de se battre contre Henri VIII Tudor.

Il fait face au manque de ressources financières.

Ses troupes, mal payées, manquent de peu la prise de Boulogne le 3 octobre 1545 en se livrant au pillage plutôt que d'attaquer la citadelle.

François Ier de Lorraine-Guise et Claude II de Lorraine prennent part à ce siège.

François Ier de Lorraine-Guise y est grièvement blessé, d'où son surnom du "balafré".

En 1545, Charles Ier de Cossé défait les Anglais sur la terre d'Oye, située en Boulonnais.



Mariage de Charles de Luxembourg-Martigues avec Claude Gouffier

Charles de Luxembourg-Martigues épouse en 1545 avec Claude Gouffier.



Claude Gouffier capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison du Roi

Claude Gouffier devient capitaine de la première compagnie des cent gentilshommes de la maison de François Ier de France en 1545.


Françoise de Brosse

Mariage de Claude Gouffier avec Françoise de Brosse

Claude Gouffier épouse au château du Louvre le 13 décembre 1545 Françoise de Brosse. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude III de L'Aubespine

Claude III de L'Aubespine naît le 4 juillet 1545, fils de Claude II de L'Aubespine et de Jeanne Bochetel.



Claude de La Guiche Évêque Mirepoix

Claude de La Guiche est transféré et devient Évêque Mirepoix en 1546.



Traité d'Ardres

En mai 1546, Claude d'Annebault rencontre son homologue anglais près d'Ardres.

Les difficultés se résolvent peu à peu et Claude d'Annebault obtient des conditions plus heureuses que prévu dans ses instructions.

Dans les affaires du royaume, Claude d'Annebault s'emploie à restaurer l'ordre tant à la cour que dans les provinces, tout en consolidant les frontières.

La remise en ordre s'étend aux finances de la couronne, si bien qu'en peu de temps, les coffres de la monarchie sont de nouveau pleins.

Diplomate et politique autant que militaire, Claude d'Annebault songe à une alliance anglaise contre Charles Quint, voire à une rupture commune des deux royaumes avec Rome.

Le 7 juin 1546, François Ier de France signe avec Henri VIII Tudor le traité d'Ardres qui est sa dernière paix.

Claude II de L'Aubespine est l'un des auteurs de ce traité qui rend Boulogne à la France.



Naissance de Madeleine de L'Aubespine

Madeleine de L'Aubespine naît le 13 mai 1546, fille de Claude de L'Aubespine, Seigneur de Chasteauneuf, et de Jeanne Bochetel.



Mort de Claude Hocquart

La succession de Claude Hocquart est partagée à Sainte-Ménehould le 27 août 1546 entre ses deux enfants.

Claude Hocquart possède et demeure dans une maison en la rue de la coste du château lui venant de Philibert Hocquart, son père.

Elle est estimée 1.500 £ tournois et échoit à François Hocquart, en même temps que des terres et vignes.

Anne Hocquart reçoit des terres à Villers Allerant à la montagne de Reims, estimées 1.600 £ tournois, et d'autres biens.



Claude Gouffier Grand écuyer

En 1546, Claude Gouffier succède à Jacques Ricard, dit Galiot, dans la charge de grand écuyer de France, ce qui le fait nommer Monsieur le Grand.

Il organise les joutes royales tant appréciées de Henri II de France.


château du Grand Jardin à Joinville en Champagne

Construction du château du Grand Jardin à Joinville

Tout au long de ses campagnes en Italie, Claude de Lorraine-Guise est impressionné par les chefs-d'œuvre des architectes de la Renaissance italienne, suivant en cela l'attitude de François Ier.

Claude de Lorraine-Guise fait reconstruire la ville de Joinville en Champagne.

En 1546, Claude de Lorraine-Guise fait achever la construction à Joinville en Champagne le château du Grand Jardin, pour s'y retirer paisiblement. Les travaux avaient débutés 13 ans plus tôt.

Ce château, d'une rare élégance, Claude de Lorraine l'a voulu d'agrément entouré d'un jardin extraordinaire et luxuriant au bord de la marne et aux pieds de son imposant château féodal. Un jardin à l'italienne, fidèle à l'esprit Renaissance,

Situé en contrebas de son château-fort, le bâtiment est de taille modeste, mais aux façades richement ornées de sculptures. Il est entouré de canaux qui traversent un jardin magnifique.

Claude de Lorraine-Guise a le goût des fastes et protège les artistes capables de faire briller sa maison.

À Joinville, il entretient de nombreux musiciens, chantres et instrumentistes. Ceux-ci se produisent lors des cérémonies religieuses et des fêtes données au château. Il envoie même des chantres comme cadeau au pape Clément VII.

Il apprécie également les gens de lettres. Clément Marot compose ainsi une ode à Claude de Lorraine-Guise.



François de L'Aubépine Lieutenant-général à Bourges

François de L'Aubépine, fils de Claude Ier de L'Aubespine et de Marguerite Le Berruyer, devient Lieutenant-général à Bourges en 1547.



Claude II de L'Aubespine Secrétaire d'État chargé de la Champagne, de la Bourgogne, de la Bresse, de la Savoie, de l'Allemagne et de la Suisse

Du 1er avril 1547 à 1567, Claude II de L'Aubespine est Secrétaire d'État aux Affaires étrangères chargé de la Champagne, de la Bourgogne, de la Bresse, de la Savoie, de l'Allemagne et de la Suisse.


Renée de Rieux de Châteauneuf dite Guyonne de Laval

Mort de Guy XVII de Laval

Renée de Rieux Comtesse de Laval

Guy XVII de Laval meurt à Saint-Germain-en-Laye le 25 mai 1547 d'une pleurésie, sans enfants.

Son corps repose quelque temps dans l'église Saint-André-des-Arts de Paris puis est conduit aux Dominicains de Laval.

La descendance masculine de Guy XIV de Laval se trouvait éteinte et avec elle prend fin la branche des Montfort-Laval.

Claude de Foix, sa veuve, retourne en Guyenne.

La magnificence avec laquelle Guy XVII de Laval vivait était telle, que ses revenus, tout importants qu'ils étaient, ne pouvaient y suffire.

Guy XVII de Laval laisse, en mourant, des dettes considérables, dont l'acquittement absorbe le prix de ses meubles et joyaux qui sont vendus après sa mort.

Renée de Rieux, sa nièce, hérite et devient Comtesse de Laval et prend le nom de Guyonne de Laval.

Louis de Sainte-Maure prend le nom de Guy XVIII de Laval et devient Comte de Laval, Baron de Vitré, Vicomte de Rennes, du chef de Renée de Rieux, son épouse.


Claude II de Lorraine - Galerie des batailles - Versailles

Mariage de Claude II de Lorraine avec Louise de Brézé

Claude II de Lorraine épouse le 1er août 1547 Louise de Brézé (1518-1577), fille de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers. Leurs enfants sont :

En mariant sa fille cadette, Diane de Poitiers sait se ménager une alliance qui deviendra sa plus sûre protection.



Naissance de Guillaume de L'Aubespine

Guillaume de L'Aubespine naît à Paris le 17 août 1547, fils de Claude II de L'Aubespine et de Jeanne Bochetel.


Henri II de France - Atelier de François Clouet vers 1550

Mort de François Ier de France

Henri II de France Roi de France

Éviction du pouvoir d'Anne de Pisseleu et de ses amis

Malade, sans doute atteint de la syphilis, François Ier est affaibli. Il se prépare à la mort, demandant l'extrême onction le 29 mars 1547.

François Ier de France meurt le 31 mars 1547.

La messe de funérailles a lieu le 22 mai 1547.

Lors de ces funérailles, Claude d'Annebault porte le coffret contenant le cœur, puis mène le cortège jusqu'à Saint-Denis.

François Ier de France, le plus fastueux de la dynastie des Valois, a prouvé tout au long de son règne son remarquable sens politique en renforçant l'autorité royale et en posant les bases d'un État centralisé.

Son règne de 32 ans marque profondément le XVIe siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec les Habsbourg, donnant, à l'intérieur, une impulsion décisive à la pratique d'une "monarchie absolue".

Ses portraits, que ce soit celui plus décoratif de Clouet ou celui plus psychologique du Titien, nous montrent un cavalier rieur, tout à la fois athlétique et élégant, type accompli de l'homme de la Renaissance, aimable et séducteur, dénué de scrupules s'il est nécessaire.

Mais François Ier de France est en même temps fantasque, sujet aux emballements, d'une intelligence un peu superficielle.

Prince de la Renaissance, il est amateur de femmes et de belles choses ; ouvert aux nouveautés de l'époque, il est mécène et lui-même quelque peu artiste.

Face à l'échec français des ambitions italiennes, la puissance de Charles Quint dissimule l'invraisemblable tour de force que constitue le maintien de la disparate puissance habsbourgeoise progressivement recentrée des Flandres à l'Espagne.

À l'intérieur de la France, la croissance des besoins financiers, n'aboutit pas à la mise en place d'un système fiscal cohérent.

D'emprunts en vénalité des offices, d'inflation involontaire en maniements des monnaies se dégage un certain style financier français, qui durera jusqu'en 1789.

Si le mot absolutisme a un sens, sa progression est incontestable.

Signe des temps : l'emblème des Valois est déjà le soleil (à côté de la salamandre), l'expression "Sa Majesté" devient obligatoire et c'est François Ier de France qui a forgé la formule "Car tel est notre bon plaisir."

Ainsi, qu'il s'agisse de la situation extérieure ou intérieure, le règne de François Ier de France se termine sans apporter rien de décisif.

L'Espagne reste virtuellement très dangereuse, la question protestante est en suspens, le problème financier n'est pas résolu.

Finalement, la grande réussite du monarque se situe sur le plan intellectuel et artistique.

Il a aussi fait appel aux grands artistes italiens tels que Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Primatice.

Son règne s'auréole du prestige de l'école de Fontainebleau.

François Ier de France ne valait peut-être pas, sur le plan personnel, son adversaire Charles Quint.

Pourtant, sans la conquête de l'Amérique, il l'eût probablement emporté sur lui.

C'est l'Amérique qui, par le poids de ses richesses, a fondé la puissance habsbourgeoise et, paradoxalement, ce sont les découvreurs et les conquistadores espagnols et italiens qui ont empêché, jusqu'au XVIIe siècle, cette suprématie française sur l'Europe occidentale qui se dessinait déjà au temps de Saint-Louis.

Face à cette situation nouvelle, dont on ne peut reprocher à François Ier de France d'avoir mal mesuré l'importance, le mérite du Roi a été de maintenir, tant bien que mal, l'équilibre.

Parallèlement à ses activités internationales, François Ier de France poursuit l'unification de la France, jusque là constituée de différentes régions plus ou moins indépendantes.

François Ier de France a réussi à conserver le domaine royal.

Ses rêves italiens n'ont pu se réaliser, engloutissant beaucoup d'argent et coûtant de nombreuses vies.

A l'intérieur du pays, il réussit à asseoir son autorité face au parlement, la noblesse ou le peuple quand ce dernier se révolte suite aux pressions fiscales.

Le bilan culturel est lui très important.

François Ier de France encourage également les lettres en favorisant la traduction des écrits grecs et latins.

François Ier de France soutient les artistes de la Renaissance.

Il fait appel aux architectes italiens comme Sébastiano Serlio, aux peintres comme Giovanni Battista Rosso ou Lucas Penni, à l'ébéniste Francisque Scibec de Carpi.

La France entre dans la modernité.

François Ier de France assoit son pouvoir sur trois plans : religieux, féodal et juridique.

Son pouvoir paraît absolu et véhiculé par les images qu'il y associe.

Il se fait peindre en 1526 par Jean Clouet et en 1530 par François Clouet, fils du précédent peintre.

Il veut donner l'image d'un bon cavalier, d'un courageux chevalier et d'un séducteur.

L'administration est composée de personnes détenant ce qui est appelé un office. Illimitée dans le temps, cet office peut être acquis.

Cela intéresse la bourgeoisie qui souhaite s'élever dans la société et permet à François Ier de France de récupérer de l'argent.

Les officiers les plus proches du Roi sont des nobles, principalement d'épée.

Mais l'ascension des bourgeois formant la noblesse de robe est importante durant le règne de François Ier de France.

En 1547, Henri II de France devient Roi.

Il hérite du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États.

Mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale.

Henri II de France est physiquement un homme mince, aux épaules larges, au visage agréable. Il est devenu hypocondriaque à cause de son emprisonnement en Espagne, en compagnie de son frère, de l'âge de 7 à 10 ans. Peu curieux intellectuellement, on le dit moyennement intelligent. Il préfère les exercices physiques, notamment le jeu de paume dans lequel il excelle. Il rétablit les tournois.

Du temps de François Ier de France, Diane de Poitiers partage toute l'influence à la cour avec Anne de Pisseleu. Chacune d'elles a son parti, et leur rivalité occasionne plusieurs scènes scandaleuses.

Anne de Pisseleu reste la favorite en titre de Francois Ier jusqu'à sa mort. Mais après, Anne de Pisseleu doit restituer les bijoux que Francois Ier lui avait offerts. Elle subit un procès en haute trahison pour ses relations avec Charles Quint. Puis elle est bannie de la cour. Ses amis sont évincés du pouvoir.

Anne de Pisseleu est poursuivie impitoyablement par la jalousie de Diane de Poitiers, qui a subi ses années de pouvoir.

Henri II de France confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers.

Claude d'Annebault est disgracié. Cependant, sa charge d'amiral lui permet de continuer à servir le roi.

Henri II de France rappelle Anne de Montmorency de l'exil où l'avait confiné François Ier de France.

Henri II admire beaucoup le connétable qu'il appelle son compère, et lui rend sa puissance, partagée toutefois avec les Guise.

Il met en place une police expéditive qui fait naître ce proverbe :

Dieu nous garde des patenôtres de Monsieur le connétable.



Claude de Lorraine-Guise Duc d'Aumale

Claude de Lorraine-Guise devient Duc d'Aumale en 1547.



Claude II de Lorraine Gouverneur de Bourgogne

Grand Veneur du roi sous Henri II de France, Claude II de Lorraine est gouverneur de Bourgogne.



Naissance de Claude de France

Claude de France naît à Fontainebleau le 12 novembre 1547, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Elle est élevée aux côtés d'Élisabeth de France et de Marie Ire Stuart.


Charles de Luxembourg-Martigues Portrait par Jean Clouet Claude de Foix

Mariage de Charles de Luxembourg-Martigues avec Claude de Foix

Claude de Foix est veuve de Guy XVII de Laval

Charles de Luxembourg-Martigues épouse le 14 janvier 1548 Claude de Foix, Vicomtesse de Lautrec. Leur enfant est :



Révolte en Languedoc

En septembre 1548, Henri II de France envoie Claude II de L'Aubespine en Languedoc avec Anne de Montmorency pour combattre une révolte.



Mort de Claude II de Rieux

Claude II de Rieux meurt le 26 avril 1548 sans enfants.

Renée de Rieux, sa sœur recueille sa succession.

Renée de Rieux réunit ainsi sur sa tête à la fois le patrimoine des Laval et celui des Rieux.

Claudine de Rieux partage avec Renée de Rieux sa sœur l'héritage conjoint des Rieux et des Laval-Vitré.

La part laissée à Claudine de Rieux par sa sœur englobe une grande partie du pays de basse-Vilaine et comprend :



Mariage de François de L'Aubespine avec Antoinette Marie Cotton

François de L'Aubespine épouse Antoinette Marie Cotton, fille de Nicole Coton et d'Antoinette de La Grange. Leur enfant est :



Naissance de Henri de Luxembourg-Martigues

Mort de Claude de Foix Vicomtesse de Lautrec

Henri de Luxembourg-Martigues naît et meurt en 1549, fils de Charles de Luxembourg-Martigues et de Claude de Foix.

Claude de Foix meurt en février 1549 en couches à la naissance d'Henri de Luxembourg-Martigues.

François Ier de Clèves, son cousin, entre en possession du Réthelois et du Donziois.


Claude Gouffier par François Clouet

Mariage de Léonor Chabot avec Claude Gouffier

Léonor Chabot épouse le 13 ou le 15 février 1549 Claude Gouffier (vers 1526-1565). Leurs enfants sont :

Léonor Chabot lieutenant général du gouvernement de Bourgogne et quittera le nom et les armes de Chabot pour ceux de Gouffier.


Jeanne de Montmorency - portrait par François Clouet

Mariage de Louis III de La Trémoïlle avec Jeanne de Montmorency

Louis III de La Trémoïlle épouse le 29 juin 1549 Jeanne de Montmorency, fille d'Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie. Leurs enfants sont :



Naissance de Catherine Chabot

Catherine Chabot naît vers 1550, fille de Léonor Chabot (vers 1526-1597), Comte de Charny, et de Claude Gouffier (vers 1526-1565).



Naissance de Marie de la Châtre

Marie de la Châtre naît vers 1550, fille de Claude de La Châtre (mort en 1558), Baron de La Maisonfort, et d'Anne Robertet (1505-1585), Dame d'Orléans.



Mariage de Pierre Ier Séguier avec Louise Boudet

Pierre Ier Séguier épouse en 1550 Louise Boudet, fille de Simon Boudet (né en 1474) et de Marguerite Marie de La Saussaye. Leurs enfants sont :



Naissance de Catherine de Lorraine

Catherine de Lorraine naît en 1550, fille de Claude II de Lorraine, Duc d'Aumale, et de Louise de Brézé.


Construction de la Villa d'Este

Hippolyte II d'Este Archevêque de Narbonne

Hippolyte II d'Este Gouverneur de Tivoli

Construction de la Villa d'Este

Hippolyte II d'Este devient Archevêque de Narbonne de 1550 à 1551.

En 1550, Hippolyte II d'Este est nommé Gouverneur de Tivoli par le pape Jules III.

À Tivoli, Il fait construire la Villa d'Este, un château entouré de fabuleux jardins en terrasse.

Le peintre des décorations intérieures est Livio Agresti de Forlì.

Le cardinal s'est inspiré de la villa Adriana toute proche, un palais de l'empereur Hadrien. Il utilise une grande quantité de marbre qui s'y trouvait pour la construction. Il a reprend les techniques d'approvisionnement en eau des romains pour alimenter les multiples fontaines des jardins.

Par la combinaison d'éléments architecturaux et de jeux d'eau, les jardins de la villa d'Este ont exercé une très grande influence sur les créations paysagères en Europe.

L'architecte Pirro Ligorio conçoit les jardins, secondé par Thomaso Chiruchi de Bologne, un des plus éminent ingénieurs hydrauliciens du XVIe siècle.

Il est assisté, pour la conception technique des fontaines, par un français Claude Venard qui est un constructeur expérimenté d'orgues hydrauliques.



Mariage de Gabriel Ier de Montgomery avec Isabeau de La Tiral

Gabriel Ier de Montgomery épouse Isabeau de La Tiral appelée aussi Elisabeth de la Touche. Leurs enfants sont :


François de Guise François Ier de Lorraine - Duc de Guise - par François Clouet

Mort de Claude de Lorraine-Guise

François Ier de Lorraine-Guise Duc de Guise

Claude II de Lorraine Marquis de Mayenne

Claude II de Lorraine Duc d'Aumale

René II de Lorraine-Guise Baron d'Elbeuf

Claude de Lorraine-Guise reçoit les grandes distinctions de Pair de France et de Grand veneur.

Claude de Lorraine-Guise meurt au château de Joinville-en-Champagne le 12 avril 1550.

Antoinette de Bourbon-Vendôme, sa veuve, fait édifier un somptueux tombeau, dessiné par le sculpteur Primatice et réalisé par Dominique Florentin.

François Ier de Lorraine-Guise est couronné 2e Duc de Guise en 1550.

Claude II de Lorraine devient Marquis de Mayenne et Duc d'Aumale en 1550.

René II de Lorraine-Guise devient Baron d'Elbeuf en 1550.



Naissance de Suzanne de La Porte

Suzanne de La Porte naît le 13 février 1551, fille de François de La Porte, Seigneur de La Lunardière, et de Claude Bochart (morte en 1559).



Mort de Suzanne de Sully

Mort de Lancelot de La Tousche Seigneur des Roches-Tranchelion

Mariage de Jacques Ier de Montgomery avec Charlotte de Maillé

Suzanne de Sully meurt avant 1551.

Lancelot de La Tousche meurt en 1551.

Jacques Ier de Montgomery épouse le 12 janvier 1551 Charlotte de Maillé. Leur enfant est :



Guerre d'Henri II de France contre Charles Quint

Au printemps 1551, Henri II de France déclare la guerre à Charles Quint.

Claude d'Annebault relance la guerre de course, renforce les ports et sollicite à nouveau le commandement d'une flotte.



Campagne de l'armée française en Lombardie

Siège de Lenz

Henri II de France qui a maintenu d'excellentes relations avec le sultan Soliman, reçoit de lui l'aide d'une flotte.

Le 12 septembre 1551, une armée française traverse les Alpes et Ferdinand Ier Gonzague doit retirer ses troupes pour défendre la Lombardie.

À partir de ce moment, les perspectives de la guerre changent.

Charles Ier de Cossé, en 1551, se rend maître de Quiers et de plusieurs autres villes en Piémont ces succès obligent Ferdinand Ier Gonzague à lever le siège de Parme.

Claude II de Lorraine et René II de Lorraine-Guise participent à la conquête du Piémont en 1551

François de Montmorency fait ses premières armes au siège de Lens ou Lenz en Piémont, en 1551.

Lieutenant de cent hommes d'armes, Artus de Cossé-Brissac se signale lors de ce siège.

Jacques de Savoie-Nemours se signale également lors de ce siège.



Claude de La Guiche Ambassadeur de France près le Saint-Siège et au Portugal

Claude de La Guiche est nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège et au Portugal en 1552.



Retour en grâce de Claude d'Annebault

Prise de Stenay

Claude d'Annebault est rappelé dès février 1552 pour assister au lit de justice qui proclame et organise la régence.

Claude d'Annebault entre de nouveau au conseil du roi.

Claude d'Annebault commande également l'armée de la reine une sorte d'armée de réserve.

Début juin 1552, Claude d'Annebault reprend Stenay aux troupes de Marie de Habsbourg.



Prise de Damvillers

Prise d'Ivoy

Lors du voyage d'Allemagne, Henri II de France revient d'Alsace et s'empare le 11 juin 1552 de Damvillers qui a soutenu un siège de 8 jours.

Claude d'Annebault rejoint Henri II de France au siège de Damvillers, où il prouve la valeur de son expérience au roi.

Lors de cette bataille Ambroise Paré, chirurgien du roi, expérimente Damvillers la ligature artérielle lors de l'amputation.

François de Montmorency accompagne et assiste aux prises de Damvillers et d'Ivoy.

Gaspard de Saulx sert lors de ces prises.

Henri II de France envoie ensuite Claude d'Annebault défendre la Picardie.

Fiévreux, Claude d'Annebault s'enferme à La Fère-sur-Oise, qu'il a le temps de mettre en défense.



Mort de Claude d'Ailly Maréchal de France

Claude d'Ailly meurt en 1552.



Mort de Claude d'Annebault

Claude d'Annebault meurt à La Fère dans l'Aisne le 2 novembre 1552.

Il est inhumé à Appeville dans l'Eure près de Jacques d'Annebault, son frère, le cardinal.

Par ces derniers services rendus au roi, Claude d'Annebault transmet à son fils unique, Jean d'Annebault, une faveur retrouvée.



Siège de Metz

Claude II de Lorraine Prisonnier

Artus de Cossé-Brissac Gouverneur de Metz.

Charles Quint a fait la paix avec les Princes allemands.

Irrité des conquêtes d'Henri II de France, il vient attaquer Metz.

Henri II de France fait fortifier la ville de Metz et nomme François Ier de Lorraine-Guise, gouverneur.

Le 10 novembre 1552, l'armée de Charles Quint, forte de 100 000 hommes, met le siège devant la ville. Emmanuel-Philibert de Savoie combat pour Charles Quint.

Metz est défendue par François Ier de Lorraine-Guise avec l'élite de la noblesse dont Claude II de Lorraine, René II de Lorraine-Guise, Jacques de Savoie-Nemours, Artus de Cossé-Brissac, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Gouffier le Jeune, René de Rochechouart et François de Montmorency.

Antoine van Halewijn est l'un des seigneurs qui s'enferme dans Metz.

Libéré, Charles de Bourbon-Montpensier fait partie de l'expédition chargé de défendre Metz.

Claude II de Lorraine est fait prisonnier.

Anne de Montmorency ne réussit pas à faire lever le siège.

Alors Henri II de France s'oppose au ravitaillement des soldats de Charles Quint.

La disette, la fatigue et l'humidité pousse l'empereur à lever piteusement le siège le 26 décembre 1552.

Artus de Cossé-Brissac est fait gouverneur de Metz.



Cession de l'hôtel de La Chaussée à Bourges

Le 22 décembre 1552, Claude II de L'Aubespine achète à Antoine Turpin l'hôtel de La Chaussée à Bourges qui avait été construit par Jacques Cœur.


Louis III de Montberon

Mariage de Louis III de Montberon avec Claude de Blosset

Louis III de Montberon épouse à Paris le 4 avril 1553 Claude de Blosset. Leurs enfants sont :



Mort de Claude de La Guiche

Claude de La Guiche meurt à Rome le 9 avril 1553 à Rome.



Claude de La Châtre Archer

Élevé comme page d'Anne de Montmorency, Claude de La Châtre entre dans la compagnie du connétable au poste d'archer dès 1553.



Mort de Marguerite de La Jaille

Mort de Claude de Laval

Marguerite de La Jaille meurt avant 1554.

Claude de Laval dit le Gros Bois-Dauphin meurt vers 1554.


Henri II de France remet sa propre écharpe de l'Ordre de Saint-Michel à Gaspard de Saulx - Peinture de Nicolas Guy Brenet - Musée de Versailles

Marche sur Bruxelles

Prise de Dinant

Bataille de Renty

En juin 1554, Anne de Montmorency reprend le projet avorté d'une marche sur Bruxelles, il dispose de 40 000 fantassins et de 1 200 cavaliers.

Gaspard II de Coligny prend Dinant, mais le connétable, vieilli et irrésolu se replie devant l'armée impérial vers Cambrai, Calais, Boulogne et enfin Renty, petit village doté d'un solide château aux mains des troupes impériales.

De part et d'autre, les effectifs sont importants : plus de 30 000 hommes.

Coté Français, les meilleurs chefs de guerre sont présents :

Albert de Gondi sert lors de cette bataille.

Charles de Bourbon-Montpensier et François Gouffier participe à cette bataille.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Claude de La Châtre prend part à cette bataille dans la cornette d'Henri Ier de Montmorency.

À midi le 13 août 1554, l'artillerie Française commence à tirer contre le château de Renty.

L'avant-garde impériale, au nombre de 12 000 hommes, attaque.

Le connétable Anne de Montmorency fait mettre ses troupes en bataille, au pied de la colline dominant Renty.

Les gens de pied, rangés en 3 bataillons carrés, sont encadrés par les gens d'armes.

En avant de cette infanterie, du coté des positions de François Ier de Lorraine-Guise, se trouvaient les chevau-légers de Claude II de Lorraine.

Un furieux combat s'engage, où meurent de nombreux gentilshommes français.

La cavalerie des seigneurs de Guise, de Gaspard de Saulx, de François II de Clèves et de Claude II de Lorraine repousse les soldats impériaux dans la ville de Bois-Guillaume, sans pouvoir eux-mêmes y pénétrer.

Il faut à tout prix les en déloger, car qui tient Bois-Guillaume emportera la victoire.

Devant le péril, l'Amiral Gaspard II de Coligny met pied à terre, et, prenant avec lui un bon millier de soldats parmi les meilleurs, entre dans le bois, pique au poing.

Là, ils se battent avec acharnement, infligeant de lourdes pertes à leurs ennemis, les passants par le fil de leurs épées. Ils s'emparent des pistolets de l'Empereur, sorte de gros canons sur 4 roues.

Gens d'armes et chevau-légers poursuivirent la victoire, et le connétable Anne de Montmorency peut placer son artillerie dans le bois.

Malgré cette victoire incontestable, faute de munitions, le siège du château est levé le 15 août 1554 et l'armée se retire à Compiègne.

Après l'action, Henri II de France ôte de son col le collier de l'ordre du Saint Esprit, et le met à celui de Gaspard de Saulx, en l'embrassant, et accompagnant cette grâce des plus grands éloges sur ses services qu'il lui a rendus dans cette journée.

Pendant ce temps, Maurice de Saxe se dirige vers Innsbruck où réside Charles Quint.

L'empereur s'enfuit de peur d'être fait prisonnier des français.



Naissance de Charles Ier d'Aumale

Charles Ier d'Aumale ou de Lorraine naît le 25 janvier 1555, fils de Claude II de Lorraine et de Louise de Brézé.



Mariage de Nicolas de Lorraine avec Jeanne de Savoie-Nemours

Nicolas de Lorraine est veuf de Marguerite d'Egmont.

Nicolas de Lorraine épouse à Fontainebleau le 24 février 1555 Jeanne de Savoie-Nemours, fille de Philippe de Savoie-Nemours, Duc de Nemours, et de Charlotte d'Orléans-Longueville. Leurs enfants sont :

Jeanne de Savoie-Nemours, est pour Louise de Lorraine-Vaudémont une belle-mère pleine d'attention, qui lui fait donner une solide instruction classique et l'introduit à la cour de Nancy à l'âge de 10 ans.



Mariage de René II de Lorraine-Guise avec Louise de Rieux

René II de Lorraine-Guise épouse le 3 février 1554 ou 1555 Louise de Rieux, fille de Claude Ier de Rieux et de Suzanne de Bourbon-Montpensier. Leurs enfants sont :



Libération de Claude II de Lorraine

Claude II de Lorraine est libéré en 1555.



Mariage de François III de Bricquevil le avec Gabrielle de La Luzerne

François III de Bricqueville épouse en 1556 Gabrielle de La Luzerne, Dame de la Luzerne, de Ver, de Percy et de Soulles, fille de Jean de La Luzerne et de Gironde Thézard. Leurs enfants sont :



Onzième guerre d'Italie

Campagne de Philippe II d'Espagne en Italie

La onzième guerre d'Italie dure de 1556 à 1559.

Philippe II d'Espagne continue la lutte contre la France d'Henri II de France alliée au pape Paul IV.

En 1556, François Ier de Lorraine-Guise prend la tête de l'expédition qui doit reprendre Naples aux Espagnols.

François Ier de Lorraine-Guise arrive en Italie au début 1557.

En 1556 et 1557, Claude de La Châtre accompagne François Ier de Lorraine-Guise en Piémont et en Lombardie.

L'Espagne y tente des offensives, partant de Naples, occupant Anagni, Tivoli près de Rome. Les français, dont Blaise de Lasseran doivent se retirer de Toscane.

Philippe II d'Espagne charge Ferdinand Alvare de Tolède d'envahir les états pontificaux en automne 1556.



Cession de la seigneurie de Couzières

Le 3 février 1557, Claude II de L'Aubespine achète 18.480 livres la seigneurie de Couzières près Montbazon.

Claude II de L'Aubespine devient Maire de Tours de 1557 à 1558.



Retour en France de Joachim Du Bellay

En août 1557 Joachim Du Bellay tombe malade et souffre de plus en plus de la surdité.

Le cardinal Jean du Bellay le renvoie en France.

Le poète loge au cloître Notre-Dame chez son ami Claude de Bize.

Joachim Du Bellay s'adresse à Claude de Bize dans les sonnets 64, 136 et 142 des Regrets.

De retour en France, Joachim Du Bellay doit de plus se débattre dans des difficultés matérielles.



Assemblée des notables à Paris

Le 5 janvier 1558, Claude II de L'Aubespine assiste à l'ouverture de l'assemblée des notables à Paris dans la salle de Saint-Louis, au Palais de Justice.


Prise de Calais par les Français -François-Édouard Picot - 1838

François Ier de Lorraine-Guise Lieutenant général du royaume de France

Siège et prise de Calais

Pour faire face à l'invasion espagnole depuis les Pays-Bas, Henri II de France rappelle François Ier de Lorraine-Guise en Picardie et le promeut lieutenant général du royaume de France.

Pour éviter l'intervention d'un corps expéditionnaire anglais, le roi Henri II de France, prévoit, dans le plus grand secret, d'attaquer Calais en hiver avec 30 000 hommes rassemblés à Compiègne, Montreuil-sur-Mer et Boulogne-sur-Mer.

Calais est ville anglaise depuis le 4 août 1347 soit 211 ans.

François Ier de Lorraine-Guise et son frère Claude II de Lorraine se prépare afin de marcher sur Calais.

C'est en Forêt d'Eu que l'on prépare des claies enduites de poix, alors qu'ailleurs on rassemble les vêtements, le pain et le vin, la poudre, la viande... la surprise est totale.

François Ier de Coligny-d'Andelot parvient à s'échapper du camp des Espagnols et rejoint l'armée devant Calais.

Pierre Strozzi et Philippe Strozzi di Piero, son fils, prennent part au siège de Calais en 1558 contre l'Angleterre.

René de Rochechouart est à la prise de Calais.

François de Montmorency assiste au siège de Calais.

François Gouffier le Jeune participe à ce siège.

Claude de La Châtre participe à la reprise de Calais, dont il rédige une relation.

En l'absence de toute défense naturelle, le maintien de la mainmise anglaise sur Calais dépend de fortifications entretenues et améliorées à prix d'or.

Or la proximité de Calais avec la frontière franco-bourguignonne, puis franco-espagnole a opposé fréquemment la garnison anglaise aux forces de France et du duché de Bourgogne. Longtemps soulagée par l'affrontement entre la Bourgogne et la France, la domination anglaise sur Calais a pu s'épanouir pendant 150 ans, ces deux voisins convoitant la ville mais préférant la voir aux mains des Anglais plutôt que de leur rival.

Le samedi 1er janvier 1558, l'avant-garde Française investit Sangatte, Fréthun et Nielles.

Le 2 janvier 1558, les corps d'armée enlèvent le fort Risban.

Les marais autour de la ville étant gelés, François Ier de Lorraine-Guise fait passer les canons français sur ceux-ci, et prend ses ennemis par surprise

Le 3 janvier 1558, l'artillerie s'installe au fort Nieulay et au fort Risban.

Le 7 janvier 1558, à 2 heures du matin, Lord Thomas Wentworth, complètement débordé par cette attaque foudroyante remet les clefs de la ville aux Français.

La ville est prise le 8 janvier 1558 après un siège de seulement 8 jours. Calais e revient définitivement à la Couronne de France.

François Ier de Coligny-d'Andelot se conduit si vaillamment que François Ier de Lorraine-Guise, qui ne porte pourtant pas les Coligny dans son cœur, déclare, selon Brantôme, que, pour conquérir un monde de places, il lui suffirait d'avoir d'Andelot, Strozzi et d'Estrées.

Quelques jours plus tard, l'arrière pays reconquis lui aussi voit tomber les défenses anglaises de Guines et Hames.

Le butin est inespéré : des vivres pour 3 mois et près de 300 canons.

Lord Wentworth, gouverneur de la ville, et les habitants anglais de Calais et de Guînes sont renvoyés en Angleterre.

Le 23 janvier 1558, Henri II de France fait son entrée à Calais.

Les Pays Reconquis deviennent l'objet d'un suivi particulièrement efficace :



Mariage de Guillaume V de Hautemer avec Renée L'Evesque de Marconay

Guillaume V de Hautemer épouse le 28 juillet 1558 Renée L'Evesque de Marconay, fille de François L'Évêque et de Jacqueline Gillier. Leurs enfants sont :



Naissance de Diane de Lorraine-Aumale

Diane de Lorraine-Aumale naît en 1558, fille de Claude II de Lorraine et de Louise de Brézé.



Claude Gouffier Seigneur de Chinon

Henri II de France cède à Claude Gouffier la terre et Seigneurie de Chinon, le 23 ou le 25 novembre 1558.


Claude de France

Mariage de Charles III de Lorraine avec Claude de France

Majorité de Charles III de Lorraine

Charles III de Lorraine, Duc de Lorraine et de Bar, épouse à Paris le 22 janvier 1559 Claude de France, âgé de 12 ans, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis. Leurs enfants sont :

Charles III de Lorraine est à l'occasion déclaré majeur.

Charles III de Lorraine a aussi un fils illégitime, Charles de Remoncourt (mort en 1648), Abbé de Lunéville et de Senones.

Claude de France, fort discrète, est la fille préférée de Catherine de Médicis. Elle quitte fréquemment Nancy, la capitale de Lorraine pour vivre au coté de sa mère à la cour de France.



Mariage de Claude Gouffier avec Marie de Gaignon de Saint-Bohaire

Claude Gouffier épouse le 25 juin 1559 Marie de Gaignon de Saint-Bohaire (vers 1530-1565). Leurs enfants sont :



Mariage de Claude II de L'Aubespine avec Catherine d'Alizon

Claude II de L'Aubespine épouse avant le 17 juin 1559 Catherine d'Alizon, fille de Georges d'Alizon.



Naissance de Madeleine Motier de La Fayette

Madeleine Motier de La Fayette naît vers 1559, fille de Claude Motier de La Fayette (vers 1520-1584), Baron de Saint Romain, et de Marie de Suze.



Premier traité de Cateau-Cambrésis

Le premier traité du Cateau-Cambrésis, est conclu en deux temps, les 12 mars et 2 avril 1559, entre Henri II de France, Roi de France, et Élisabeth Ire Tudor, Reine d'Angleterre.

Il permet notamment à la France, en contrepartie d'un versement de 500 000 écus, de conserver Calais.

Le Roi envoie François de Montmorency en ambassade auprès de la Reine Élisabeth Ire Tudor pour recevoir d'elle l'engagement d'observer le Traité de Paix du Cateau-Cambrésis.

François de Scépeaux est un des négociateurs des traités de Cateau-Cambrésis.

Claude II de L'Aubespine est rédacteur et signataire du traité de Cateau-Cambrésis avec l'Angleterre et l'Espagne.


Marguerite de Valois vers 1560

Marguerite de Valois et Catherine de Médicis

Avec Catherine de Médicis, sa mère, Marguerite de Valois entretient des rapports distants, éprouvant pour elle un mélange d'admiration et de crainte.

Marguerite de Valois est principalement élevée avec ses frères Henri III de France et François d'Alençon puisque Élisabeth de France et Claude de France, ses sœurs viennent de se marier.



Mariage d'Emmanuel-Philibert de Savoie avec Marguerite de Valois

Jacques de Savoie-Nemours est l'ambassadeur d'Emmanuel-Philibert de Savoie.

Emmanuel-Philibert de Savoie épouse à Paris le 10 juillet 1559 Marguerite de Valois, fille de François Ier de France et de Claude de France et sœur d'Henri II de France. Leur enfant est :



Mariage d'Armand de Gontaut-Biron avec Jeanne d'Ornezan

Armand de Gontaut-Biron épouse le 6 août 1559 Jeanne d'Ornezan, Dame d'Ornezan et de Saint-Blancard, fille de Bernard d'Ornezan, Lieutenant-général des galères du roi, et de Jeanne de Comminges. Leurs enfants sont :


Mort d'Henri II de France Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery - Gravure allemand e- XVIe siècle L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles Francois II Roi de France

Mort d'Henri II de France Roi de France

Fuite de Gabriel Ier de Montgomery en Angleterre

François II de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente du Royaume de France

La famille de Guise au pouvoir

François de Montmorency Maréchal de France

Le 30 juin 1559, Henri II de France organise à Paris, rue Saint-Antoine, près de l'hôtel des Tournelles et de l'actuelle place des Vosges, une fête en l'honneur des mariages de ces filles Claude de France et Élisabeth de France. Il fait très chaud.

Cette journée est pleine de mauvais présages :

La foule arrive pour assister au tournoi. Henri II de France bat le duc de Nemours et le duc de Guise. Il veut un troisième assaut.

Henri II de France rencontre Gabriel Ier de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtent violemment et le Roi manque de tomber.

Furieux, Henri II de France veut un deuxième affrontement.

Gabriel Ier de Montgomery veut s'avouer vaincu, la reine le supplie de ne pas continuer.

Mais Henri II de France, ne change pas de position.

La lance de Gabriel Ier de Montgomery pénètre à travers la visière du casque du Roi.

Le cerveau est touché.

Jean Chapelain, le premier médecin du roi fait ordonner l'exécution de 6 condamnés à mort dont on apporte la tête à Ambroise Paré qui tente d'y reproduire les blessures du roi.

Ambroise Paré ne peut rien faire pour sauver le Roi.

Emmanuel-Philibert de Savoie demande à Charles Quint d'envoyer de Bruxelles auprès du roi l'anatomiste Vésale qui arrivera le 3 juillet 1559.

Le roi exonère Gabriel Ier de Montgomery de toute faute et l'absout de tout blâme sur son lit de mort.

Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane de Poitiers à son chevet.

Le 10 juillet 1559, Henri II de France meurt âgé de 41 ans, après 10 jours de profondes douleurs. Ses derniers mots sont :

Que mon peuple persiste et demeure dans la foi.

La France comptait beaucoup de poètes qui ont d'ailleurs écrit sur la mort d'Henri II de France. Citons le texte de Du Bellay :

Hélas, il fut occis de l'éclat d'une lance,

Lui qui en guerre était d'indomptable vaillance,

Mais, devant que mourir, il avait si bien fait,

Qu'il avait de son temps le siècle d'or refait,

Tant aimé d'un chacun, pendant qu'il fut en vie,

Que les Dieux même étaient pour lui porter vie ...

Mettez sur son tombeau en gravure profonde :

Ci gît le Roi Henri, qui fut l'amour du monde."

Ronsard écrit :

En regardant de toutes parts ici,

Je ne vois rien que larmes et souci :

Toute tristesse a sa mort ensuivie.

Ses serviteurs portent noire couleur

Pour son trépas, et je la porte au cœur

Non pour un an, mais pour toute la vie.

Diane de Poitiers n'est pas admise aux funérailles.

Henri II de France, souvent considéré comme un roi secondaire, a poursuivi l'œuvre de son père.

Grand amateur de l'Amadis des Gaules, épris de tournois et d'exercices violents, il apparaît, sur le portrait qu'en a fait Clouet, comme un être secret et un peu inquiétant.

Sur le plan personnel et politique, il doit faire face à la fois à son épouse Catherine de Médicis, qui l'aime passionnément, et à sa maîtresse on ne peut plus officielle, l'éternellement jeune Diane de Poitiers.

En France, la Renaissance est au plus de haut de son expression. Henri II de France favorise l'épanouissement de l'art par la construction de monuments, les artistes redécouvrant dans leur expression les acquis de l'Antiquité.

Sous le règne d'Henri II, le territoire français devient plus grand avec les trois évêchés et la ville de Calais. Le pays est réconcilié avec les puissances italiennes, la Savoie et avec la maison d'Autriche. Bien sûr cela est obtenu au prix d'abandon de certaines possessions.

Henri II met en place des alliances : le mariage de sa sœur avec le duc de Savoie ou le mariage de Maris Stuart d'Écosse avec François II de France.

A la cour, les tendances s'équilibrent entre ceux qui sont plus tolérants et les intransigeants vis à vis des réformés.

Avec les guerres qui se terminent, les finances auraient pu être assainies. Économiquement la France connaît une expansion durable.

Catherine de Médicis ne cessera jamais de pourchasser Gabriel Ier de Montgomery de sa vindicte.

Il est banni de la cour dès le lendemain, celui-ci ne doit son salut qu'à une fuite prudente en Angleterre.

En Angleterre, Gabriel Ier de Montgomery adhère à la Réforme dont il devient, de retour en France, l'un des fers de lance en Normandie ainsi que l'un des commandants les plus capables de Gaspard II de Coligny, s'illustrant du côté protestant dans les Guerres de religion.

Gabriel Ier de Montgomery transforme la chapelle Saint-Germain de son château en prêche protestant.

En 1559, François II de France devient Roi de France.

Bien qu'il soit majeur, il est immature et incapable de gouverner.

Enfant d'une santé très fragile, il souffre de maux de tête continuels.

Il est fragile psychologiquement, souvent en proie à des colères subites ou des angoisses.

Profitant de sa fragilité, Catherine de Médicis, sa mère, exerce réellement le pouvoir.

François de Montmorency doit céder la charge de Grand-maître, héritée de son père, François Ier de Lorraine-Guise

Le jeune roi confie à François Ier de Lorraine-Guise et à Charles Ier Cardinal de Lorraine le gouvernement.

Les Guise, oncles de la jeune reine Marie Ire Stuart, exercent un ascendant sur le roi par son intermédiaire.

La famille des Guise est au summum de sa puissance.

Le Cardinal de Lorraine, véritable tête politique de la famille, a alors entièrement l'administration des finances.

Garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la religion réformée, ils sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme au nom du roi et du respect de l'ordre.

François de Montmorency est fait Maréchal de France en 1559 par François II de France.



Naissance de Claude du Châtelet

Claude du Châtelet naît vers 1560, fils d'Olry du Châtelet (mort en 1569), Seigneur de Deuilly, et de Jeanne de Scépeaux (vers 1535-1596).


Philippe de Lenoncourt - Évêque d'Auxerre

Philippe de Lenoncourt Évêque d'Auxerre

Robert de Lenoncourt se démet de l'évêché d'Auxerre le 7 février 1560.

Philippe de Lenoncourt est transféré à Auxerre et devient 94e Évêque d'Auxerre de 1560 à 1563.

Philippe de Lenoncourt prend possession de ce siège avec grande pompe, le 8 décembre 1560.

Le roi, en sa qualité de comte d'Auxerre, délègue pour le porter :

René de Pernay et Jean de Chelles représentent François II de Clèves, pour la seigneurie de Donzy.

René de Prie représente Edmond ou Aimar de Prie, son père, baron de Toucy.

La cérémonie est suivie d'un magnifique repas auquel assistent tous les membres du clergé de la cathédrale.

Le lendemain de cette prise de possession, le chapitre députe plusieurs dignitaires au prélat, pour le prier de renfermer dans une nouvelle châsse d'argent les reliques de saint Chrysanthe.

On ignore si Philippe de Lenoncourt y acquiesce. Ce sera peut-être le seul acte important concernant l'église cathédrale, qu'il ait fait pendant les 2 années et 1/2 que dure son épiscopat.



Claude Gouffier Dame d'honneur de Catherine de Médicis

Claude Gouffier est Dame d'honneur de Catherine de Médicis de 1560.



Claude III de L'Aubespine Secrétaire d'État

Claude III de L'Aubespine hérite de la charge de secrétaire d'État de Claude II de L'Aubespine, son père, en survivance le 26 mars 1560.



Mariage de Melchior des Prez avec Henriette de Savoie-Villars

Melchior des Prez épouse le 26 juin 1560 Henriette de Savoie-Villars. Leurs enfants sont :

Melchior des Prez est Seigneur de Montpezat et du Fou, Maître des Eaux et Forêts, Gouverneur et sénéchal de Poitou, Chevalier de l'Ordre du roi et son lieutenant en Guyenne.



Mariage de Guillaume II de Joyeuse avec Marie de Batarnay

Guillaume II de Joyeuse épouse Marie de Batarnay (1539-1595). Leurs enfants sont :



Assemblée de Fontainebleau

Claude II de L'Aubespine attache son nom à l'assemblée de Fontainebleau où est publiée une déclaration de tolérance portant règlement pour l'exécution de la lettre de cachet du 28 janvier 1560 concernant les poursuites pour fait de religion, le 22 février 1560.



Cession de la Baronnie de Châteauneuf-sur-Cher

En juillet 1560, Claude II de L'Aubespine acquiert la Baronnie de Chasteauneuf ou Châteauneuf-sur-Cher.



Mariage de Nicolas IV de Neufville de Villeroy avec Madeleine de L'Aubespine

Nicolas IV de Neufville de Villeroy épouse à Villeroy en 1561 Madeleine de L'Aubespine, fille de Claude de L'Aubespine, Seigneur de Chasteauneuf, Secrétaire d'État, et de Jeanne Bochetel. Leur enfant est :



Claude de Savoie Comte de Tende et de Sommerive del Bosco

Claude de Savoie devient Comte de Tende, Comte de Sommerive del Bosco en 1561.



Claude de Savoie prétendant légitime aux États de Savoie

Le 2 janvier 1562, Emmanuel-Philibert de Savoie déclare par lettres patente que Claude de Savoie Comte de Tende, et ses descendants peuvent succéder aux États de Savoie si la lignée directe venait à manquer.



Destruction du château de la Ferté-Imbault

Le château de la Ferté-Imbault, appartenant à Claude d'Estampes, est détruit en 1562 par un parti de protestants.



Mariage de François de Champlais avec Jeanne de Beaumont

François de Champlais, fils de Christophe de Champlais, Seigneur des Vieilles-Courcelles, et d'Hélène du Puy-Jourdain, épouse en 1562 Jeanne de Beaumont, fille de Philippe de Beaumont, Seigneur des Dorides, et de Marie Macquaire. Leurs enfants sont :



Soumission des réformés de Bourges

Claude II de L'Aubespine négocie la soumission des réformés de Bourges le 1er octobre 1562.


Bataille de Dreux

Bataille de Dreux

Anne de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé Prisonnier

Mort de Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André

Mort de René d'Anglure

Mort de François II de Clèves

Jacques de Clèves Duc de Nevers

L'armée royale commandée par le connétable Anne de Montmorency constituée de 20 000 fantassins, 2 000 cavaliers et de 30 pièces d'artillerie, marche sur Dreux pour intercepter l'armée protestante et passe l'Eure sans être repérée le 18 décembre 1562.

À l'aube du 19 décembre 1562, les protestants commandés par Gaspard II de Coligny se retrouvent au sud-est de Dreux face à l'armée royale avec 3 fois moins d'infanterie et 2 fois plus de cavaliers ainsi que 3 fois moins de canons.

Armand de Gontaut-Biron et François de Montmorency prennent part à cette bataille dans l'armée catholique.

Claude de La Châtre, dans le camp catholique, se distingue à cette bataille.

Passé maréchal de camp, François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

François de La Noue et Guillaume V de Hautemer sont du coté protestant.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

François Gouffier le Jeune participe à cette bataille.

Bien que souffrant de la fièvre, François Ier de Coligny-d'Andelot participe à cette bataille

Gaspard II de Coligny, conscient de son infériorité numérique veut se replier sur le village de Tréon, mais pendant la manœuvre, il présente le flanc aux troupes catholiques qui avancent et, se servant de leur artillerie, provoque la panique chez les lansquenets.

Louis Ier de Bourbon-Condé, avec ses cavaliers et 4 régiments de reîtres enfonce les suisses, mais ils se reforment et repoussent une deuxième attaque.

Gaspard II de Coligny s'élance successivement sur la gendarmerie, les vieilles bandes françaises et l'infanterie bretonne.

Anne de Montmorency, blessé à la mâchoire, est fait prisonnier au début de la bataille.

Les suisses réagissent devant les lansquenets qu'ils haïssent et les battent.

Lors de cette bataille, on remarqua la lenteur des reîtres allemands dans l'action, car ils devaient attendre la traduction des ordres.

François Ier de Lorraine-Guise jusqu'alors en réserve attaque à son tour Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé. Celui-ci, occupé à rallier les allemands est fait prisonnier.

Gaspard II de Coligny rallie les gendarmes de Condé et 1 000 reîtres, et attaque la cavalerie catholique.

François Ier de Lorraine-Guise lance dans la bataille les vieilles bandes du Piémont. Gaspard II de Coligny, contraint de battre en retraite, le fait en ordre

Le bilan est lourd : 7 000 à 8 000 hommes sont hors de combat.

Du coté catholique sont tués :

Côté protestants sont morts :

René d'Anglure et François II de Clèves meurent lors de cette bataille.

Jacques de Clèves devient Duc de Nevers.

Louis Ier de Bourbon-Condé est traité courtoisement par François Ier de Lorraine-Guise, de même que Anne de Montmorency par Gaspard II de Coligny.

C'est surtout Catherine de Médicis qui tire profit de la bataille : le triumvirat est rompu, avec la mort Jacques d'Albon et la captivité d'Anne de Montmorency.



Naissance d'Henri II de Lorraine

Henri II de Lorraine Marquis de Pont-à-Mousson

Henri II de Lorraine, dit le Bon, naît à Nancy le 8 novembre 1563, fils de Charles III de Lorraine et de Claude de France, et à ce titre prince héréditaire de Lorraine.

Les Guerres de religion empêchent qu'il soit élevé à la Cour de France comme son père et son grand-père. Il n'est pas non plus préparé à la gestion du duché, Charles III de Lorraine, son père, préférant s'en remettre à son propre frère, Charles Ier Cardinal de Lorraine, Évêque de Metz.



Claude III de L'Aubespine Secrétaire des finances

Claude III de L'Aubespine devient Secrétaire des finances le 28 novembre 1563.



Mariage de Claude de La Châtre avec Jehanne Chabot

Jeanne de Chabot est veuve de René d'Anglure.

Claude de La Châtre épouse en 1564 Jehanne Chabot. Leurs enfants sont :

Elle taira son remariage pendant plusieurs années craignant son fils Anne d'Anglure.



Claude Gouffier Marquis

En mai 1564, les baronnies de la Mothe-Saint-Romain, de Rouanne et de Boisy sont réunies et érigées en marquisat pour Claude Gouffier.



Cession de Chambon, d'Ineuil, de Saint-Symphorien, de Venesme et de Saint-Julien

Le 7 juillet 1564, Claude II de L'Aubespine achète les terres de Chambon, d'Ineuil, de Saint-Symphorien, de Venesme et de Saint-Julien qu'il.

Charles IX de France, pour le remercier de ses services, fait don à Claude II de L'Aubespine de la haute justice de Hauterive par lettres du mois de juillet 1564.



Tour de France de Charles IX de France

Marguerite de Valois accompagne Charles IX de France durant son grand tour de France de 1564 à 1566.

Marguerite de Valois entretient d'excellents rapports avec ses frères.

Des rumeurs feront par la suite état de relations incestueuses avec Henri III de France et François d'Alençon, voire Charles IX de France.

Claude II de L'Aubespine et Honorat II de Savoie accompagne Charles IX de France dans son grand tour de France.



Testament de Claude Gouffier

Claude Gouffier fait son testament le 4 février 1565.



Mariage de Guy II de Castelnau-Caylus avec Aldonce de Bernuy

Guy II de Castelnau-Caylus épouse en 1565 Aldonce de Bernuy (morte en 1612), Dame de Saissac et de Venès, fille de Jean de Bernuy et de Marguerite de Foix-Carmaing.

Leurs enfants sont :



Naissance de Marie de Lorraine-Aumale

Marie de Lorraine-Aumale naît en 1565, fille de Claude II de Lorraine et de Louise de Brézé.



Testament de Diane de Poitiers

Diane de Poitiers en Dauphiné

En 1565, à Limours, Diane de Poitiers dicte son testament dans lequel elle institue de nombreuses fondations pieuses.

Diane de Poitiers demande que soit construite à Anet une chapelle pour abriter son tombeau et confie à Claude de Foucques, architecte des princes de Lorraine, le soin d'établir les plans de la chapelle

Diane de Poitiers trouve encore la force d'aller, à l'automne, jusqu'en Dauphiné.



Entrevue de Bayonne

Claude II de L'Aubespine est présent à l'entrevue de Bayonne de Charles IX de France avec Élisabeth de France, reine d'Espagne, en juin-juillet 1565.



Naissance de Christine de Lorraine

Chrétienne ou Christine de Lorraine naît à Nancy le 16 août 1565, fille de Charles III de Lorraine et de Claude de France.

Elle porte le prénom de sa grand-mère paternelle Christine de Danemark.



Mariage d'Albert de Gondi avec Claude Catherine de Clermont-Tonnerre

Albert de Gondi épouse le 4 septembre 1565 Claude Catherine de Clermont-Tonnerre, Baronne de Retz et de Dampierre, fille de Claude de Clermont-Tonnerre, Baron de Dampierre (mort en 1545).

Leurs enfants sont :



Prise de possession de Chambon, d'Ineuil, de Saint-Symphorien, de Venesme et de Saint-Julien

Claude II de L'Aubespine réunit les terres de Chambon, d'Ineuil, de Saint-Symphorien, de Venesme et de Saint-Julien et en prend possession le 17 septembre 1565.



Naissance de Claude de La Trémoïlle

Claude de La Trémoïlle naît en 1566, fils de Louis III de La Trémoïlle et de Jeanne de Montmorency.



Naissance d'Anne de Beauvilliers

Anne de Beauvilliers naît vers 1566, fille de Claude de Beauvilliers (1542-1583), Comte de Saint-Aignan, et de Marie Babou de La Bourdaisière (vers 1544-1582).



Claude de La Châtre Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Claude de La Châtre est introduit dans le conseil de guerre du roi et créé chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1566.



Mort de Claude de Savoie

Claude de Savoie meurt le 25 avril 1566 ou à Cadarache le 23 avril 1569.



Claude Gouffier Duc de Roannais

En novembre 1566, le marquisat de Boisy et la baronnie de Roannais sont érigés en duché, sous le nom de Roannais pour Claude Gouffier.



Mariage de Claude Gouffier avec Claude de Beaune

Claude Gouffier épouse le 5 janvier 1567 Claude de Beaune (vers 1520-1571), Dame de La Carte.



Claude III de L'Aubespine Ambassadeur de France en Espagne

Claude III de L'Aubespine est ambassadeur de France en Espagne de mai à juin 1567.



Mariage de Claude de Maillé avec Robinette Hamon de la Flocellière

Claude de Maillé épouse en 1567 avec Robinette Hamon de la Flocellière.

Leur enfant est :



Naissance de Claude Viole

Claude Viole naît en 1567, fils de Pierre Viole et d'Isabeau Guyot de Charmaux.


Sépulcre de Diane de Poitiers

Visite de Charles IX de France à Anet

Claude II de Lorraine reçoit à Anet la visite de Charles IX de France en 1567.

Claude II de Lorraine fait construire et achever la chapelle destinée à contenir le sépulcre de Diane de Poitiers, vaste bâtisse de brique et de pierre due à l'architecte Claude de Foucques.



Naissance de Charles II Cardinal de Lorraine

Charles II Cardinal de Lorraine naît à Nancy le 1er juillet 1567, fils de Charles III de Lorraine et de Claude de France.



Mort de Jacques Bourdin

Claude III de L'Aubespine Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Jacques Bourdin meurt le 6 juillet 1567.

le 8 juillet 1567, Claude III de L'Aubespine, son neveu coté maternel, le remplace comme Secrétaire d'État aux Affaires étrangères.


Claude III de L'Aubespine

Mariage de Claude III de L'Aubespine avec Marie Clutin d'Oisel

Par contrat du 27 septembre 1567, Claude III de L'Aubespine épouse le 5 octobre 1567 Marie Clutin d'Oisel.



Conférence interconfessionnelle du faubourg Saint-Marcel et à celle de La Chapelle

En 1567, Claude II de L'Aubespine est député à la conférence interconfessionnelle du faubourg Saint Marcel et à celle de La Chapelle.



Mort de Claude II de L'Aubespine Baron de Châteauneuf-sur-Cher

Nicolas IV de Neufville de Villeroy Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

Le 10 novembre 1567, Catherine de Médicis vient consulter Claude II de L'Aubespine alors qu'il est à l'agonie.

Claude II de L'Aubespine meurt au Palais du Louvre le 11 novembre 1567.

Nicolas IV de Neufville de Villeroy lui succède comme Secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Il le restera jusqu'au 8 septembre 1588.



Claude Gouffier Marquis de Boissy

Claude Gouffier devient Marquis de Boissy en mai 1568.



Mariage de Léonor Chabot avec Françoise de Rye

Léonor Chabot épouse en 1568 Françoise de Rye, Dame de Longwy, sa cousine, fille de Joachim de Rye et d'Antoinette de Longwy. Leurs enfants sont :



Claude de La Châtre au Conseil d'État

Claude de La Châtre reçoit le commandement d'une compagnie de 50 hommes d'armes en 1568 et entre au conseil d'État.



Naissance d'Antoinette de Lorraine

Antoinette de Lorraine naît en 1568, fille de Charles III de Lorraine et de Claude de France.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Claude de La Châtre Gouverneur du Berry

Claude de La Châtre devient Gouverneur du Berry en 1569, par échange de sa charge dans le bailliage de Blois avec Gilles de Souvré, Marquis de Courtanvaux.



Mariage de Claude Gouffier avec Antoinette de Maillé de La Tour-Landry

Claude Gouffier épouse en 1569 Antoinette de Maillé de La Tour-Landry (vers 1532-1585), Dame de Saint-Mars de La Jaille.

Antoinette de Maillé de La Tour-Landry est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Naissance de Charles de Gondi

Charles de Gondi naît en 1569, fils d'Albert de Gondi et de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre.



Mariage de Nicolas de Lorraine avec Catherine de Lorraine

Nicolas de Lorraine est veuf de Jeanne de Savoie-Nemours.

Nicolas de Lorraine épouse le 15 mai 1569 Catherine de Lorraine, fille de Claude II de Lorraine, Duc d'Aumale, et de Louise de Brézé. Leurs enfants sont :

Catherine de Lorraine est une cousine de la branche française des Lorraine-Guise.

Nicolas de Lorraine devient Duc de Mercœur en 1569.

Catherine de Lorraine est d'une méchanceté avérée envers Louise de Lorraine-Vaudémont et ses demi-frères et demi-sœurs issus du second lit de son père.



Naissance de Jean-François de La Guiche

Jean-François de La Guiche naît vers 1569, fils de Claude de La Guiche (mort en 1592), Seigneur de Saint-Geran, et de Suzanne d'Isserpent ou des Serpents (morte après le 26 avril 1628), Dame de Chitain.


Philippe-Louis de Wittelsbach

Mort de Wolfgang de Bavière

Bataille de La Roche-l'Abeille

Philippe Strozzi Prisonnier

Philippe-Louis de Wittelsbach Duc du Palatinat-Neubourg

En 1569, à la tête d'une armée de mercenaires, Wolfgang de Bavière conduit une expédition destinée à venir en aide aux protestants français.

Cette armée traverse la Bourgogne et les provinces du centre de la France, détruisant sur son passage beaucoup d'églises et d'abbayes.

Gaspard II de Coligny prend le commandement de l'armée des protestants et la mène vers le Limousin afin d'y rejoindre Wolfgang de Bavière.

Après un bref combat contre un détachement de l'armée royale, Wolfgang de Bavière peut franchir la Vienne à Aixe.

La jonction entre troupes protestantes se fait en juin 1569 à Châlus, pour un total d'environ 25 000 hommes.

Wolfgang de Bavière meurt à Nexon le 11 ou le 18 juin 1569.

Sa tombe est érigée sur l'actuelle place de l'Église.

Ses entrailles sont déposées dans un tombeau qui sera retrouvé au XIXe siècle dans le jardin de la demeure ancestrale de Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau, Co-seigneurs de Nexon depuis 1600.

Henri III de France campe en avant de Saint-Yrieix pour protéger la ville, avec une armée sensiblement équivalente.

Claude de La Châtre participe à cette bataille dans l'armée d'Henri III de France

L'arrivée des protestants surprend Henri III de France, ce qui leur donne l'avantage au début de la bataille le 25 juin 1569.

Philippe Strozzi, colonel général de l'infanterie royale, réussit cependant à rétablir la situation.

Une manœuvre de Gaspard II de Coligny menace d'envelopper l'armée royale, qui doit battre en retraite et céder le passage aux protestants.

La victoire de Gaspard II de Coligny est loin d'être décisive, mais lui permet de s'ouvrir une route vers le Périgord.

L'armée protestante fait peu de prisonniers : le plus fameux est Philippe Strozzi.

Théodore Agrippa d'Aubigné et Charles-Louis de Téligny participent à ce combat.

Dans les jours qui suivent, l'armée protestante massacre des centaines de paysans, notamment :

en représailles de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, et de Paulon de Mauvans.

Les possessions de Wolfgang de Bavière sont partagées entre ses fils :



Attaque de Bourges par les protestants

Le 21 décembre 1569, Claude de La Châtre repousse une attaque protestante contre la Grosse Tour de Bourges, attaque venue de Sancerre.


Henri Ier Duc de Guise (vers 1570) Catherine de Clèves vers 1578

Mariage d'Henri Ier de Guise avec Catherine de Clèves

Déjà très ambitieux à 20 ans, le duc de Guise espère épouser la princesse Marguerite de France.

Cette alliance qui n'est pas du goût de la reine mère, ne se fait pas.

Henri Ier de Guise, dit le Balafré, épouse le 4 octobre 1570 Catherine de Clèves, Comtesse d'Eu et Princesse de Château-Renault, fille de François Ier de Clèves et de Marguerite de Bourbon. Leurs enfants sont :

Catherine de Clèves devient ainsi Duchesse de Guise.



Mort de Claude III de L'Aubespine Seigneur d'Hauterive

Claude III de L'Aubespine meurt le 11 septembre 1570.



Mariage de Guillaume de Saulx de Tavannes avec Catherine Chabot

Guillaume de Saulx de Tavannes épouse le 18 octobre 1570 Catherine Chabot, fille de Léonor Chabot et de Claude Gouffier. Leurs enfants sont :



Mort de Claude Gouffier Duc de Roannois

Claude Gouffier meurt à Villers-Cotterêts dans l'Aisne le 12 décembre 1570.

Il est inhumé dans l'église d'Oiron dans les Deux-Sèvres.

Claude Gouffier laisse une immense fortune territoriale et mobilière.

Claude Gouffier est désigné sous le nom de marquis de Carabas dans le dicton populaire.

Il aurait inspiré à Charles Perrault son personnage du marquis de Carabas.



Mariage de Jacques Ier Le Prestre avec Charlotte Arnaud

Jacques Ier Le Prestre épouse le 16 juin 1571 Charlotte Arnaud, fille de Claude Arnaud, Conseiller de Jeanne de Navarre. Leur enfant est :



Mariage de Balthazar Ier Gobelin avec Anne Abra de Raconis

Balthazar Ier Gobelin, fils de Jacques II Gobelin (vers1513-1563) et de Blanche Marentin (vers 1523-1604) épouse le 18 juillet 1571 Anne Abra de Raconis (morte en 1603), fille de Gallois Abra de Raconis et d'Anne Midorge. Leurs enfants sont :



Mort de Marguerite de Durfort

Mariage de Léonor Chabot avec Marie de Rochechouart

Marguerite de Durfort meurt début 1571.

Marie de Rochechouart est veuve de Philippe de Belleville, Comte de Caunac.

Léonor Chabot épouse le 11 mars 1571 Marie de Rochechouart, fille et héritière de Charles de Saint-Amand, Baron de Saint-Amand, et de Françoise de Maricourt.

Leurs enfants sont :



Mariage de Charles II d'Autriche avec Marie-Anne de Bavière

Charles II d'Autriche épouse le 26 août 1571 Marie-Anne de Bavière, fille d'Albert V de Bavière et d'Anne d'Autriche. Leurs enfants sont :



Albert de Gondi Capitaine de la première compagnie des gentilshommes de la maison du roi

Succédant à Claude Gouffier, Albert de Gondi est fait capitaine de la première compagnie des gentilshommes de la maison du roi, par provisions de décembre 1571.



Naissance de Louise de Gondi

Louise de Gondi naît en 1572, fille d'Albert de Gondi et de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre.



Naissance de François II de Lorraine

François II de Lorraine Comte de Vaudémont

François II de Lorraine naît à Nancy le 27 février 1572, fils de Charles III de Lorraine et de Claude de France.

Second fils de Charles III de Lorraine, il reçoit le titre de comte de Vaudémont.



Départ de Catherine de Médicis pour Montceaux

Le 10 août 1572, Catherine de Médicis part pour Montceaux où sa fille Claude est tombée malade.



Massacre des chefs protestants

Mort de Gaspard II de Coligny

Mort de Charles-Louis de Téligny

Peu de temps après cette décision, les autorités municipales de Paris sont convoquées.

Il leur est ordonné de fermer les portes de la ville et d'armer les bourgeois afin de prévenir toute tentative de soulèvement.

Un signal est semble-t-il donné par la sonnerie de matines (au sens strict, entre minuit et l'aube), à la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, proche du Louvre et paroisse des Rois de France.

Dans la nuit du samedi 23 août 1572, les nobles et chefs protestants sont chassés du palais du Louvre puis massacrés dans les rues.

Henri Ier de Guise est à la tête des groupes qui doivent exécuter les principaux chefs protestants.

L'amiral Gaspard II de Coligny est tiré de son lit, achevé et défenestré par Charles Danowitz.

Les corps sont traînés dans les rues et rassemblés dans la cour du Louvre.

Gaspard II de Coligny a à notre époque des descendants nombreux, dont la totalité des maisons souveraines d'Europe.

Le corps de Gaspard II de Coligny est exhibé, pendu par les pieds au gibet de Montfaucon.

On dit que François de Montmorency, fait lui même partie de la liste des chefs à exécuter durant le massacre.

Charles-Louis de Téligny, gendre de Gaspard II de Coligny, est assassiné.

Il sera inhumé au château de Téligny en 1617.

En 1625, l'évêque de Castres fera jeter dans le fleuve les restes de Charles-Louis de Téligny.

Henri Ier de Guise pourchasse les protestants logés sur la rive sud qui se sont échappés hors de Paris par une porte non gardée.

Henri Ier de Guise n'est donc pas à Paris quand commence le massacre de la Saint-Barthélemy.

Il n'y revient que le lendemain, bredouille dans sa course contre Gabriel Ier de Montgomery qui s'est échappé.

Claude II de Lorraine joue un rôle déterminant dans le massacre de la Saint-Barthélemy en aidant activement Henri Ier de Guise, son neveu.

Louis de Gonzague intervient personnellement dans les rues de Paris.


Marie de La Châtre

Mariage de Guillaume de L'Aubespine avec Marie de la Châtre

Guillaume de L'Aubespine épouse à Orléans le 31 décembre 1572 Marie de la Châtre (vers 1550-1626). Leurs enfants sont :

En 1572, Marie de la Châtre est fille d'honneur de Catherine de Médicis.


René de la Tour-du-Pin Gouvernet

Mariage de René de la Tour-du-Pin Gouvernet avec Isabeau Artaud de Montauban

Le contrat est signé devant Champier à Vinsobres.

René de la Tour-du-Pin Gouvernet épouse le 1er janvier 1573 Isabeau Artaud de Montauban (vers 1553-1591), Dame de La Charce. Leurs enfants sont :



Siège de Sancerre

Mort d'André Jouhanneau

La ville forte de Sancerre refuse de faire cesser les prêches et de recevoir une garnison royale.

Elle est l'objet d'un siège à partir de mars 1573 des forces catholiques du roi, une armée de 7 000 hommes, commandée par Claude de La Châtre.

Les catholiques de la ville, au lieu de fuir, se joignent par solidarité citadine aux protestants.

Le siège a été raconté par un pasteur protestant, également grand voyageur et homme de lettres, qui a survécu au siège, Jean de Léry, dans l'Histoire mémorable du siège de Sancerre.

Ce siège est effroyable :

Le 24 août 1573, la ville capitule après 220 jours de siège.

Les représailles royales sont sévères :

André Jouhanneau, l'échevin et gouverneur militaire de la ville, meurt le 12 septembre 1573, assassiné. Son corps jeté dans le puits de la Halle.


François d'Alençon - 1572

Suite du siège de La Rochelle

Mort de Claude II de Lorraine

Charles Ier d'Aumale Duc d'Aumale

Henri III de France Roi de Pologne

Henri de La Tour d'Auvergne participe au siège de La Rochelle en 1573.

Albert de Gondi participe à ce siège où il est blessé.

Jean-Louis de Nogaret participe à ce siège et y rencontre Henri III de France.

Jean de Saulx suit Henri III de France à ce siège.

Catherine de Parthenay y fait jouer sa tragédie Holopherne afin de galvaniser, semble-t-il, le moral des femmes, dont certaines participent aux combats.

François d'Alençon marque son opposition à Henri III de France et se lie d'amitié avec Henri de Navarre, le futur Henri IV de France.

Charles IX de France envoie François III de la Noue, un noble protestant rallié aux Valois, afin de parlementer avec les insurgés.

Les rochelais, ulcérés par la tragédie qui vient de se jouer, refusent toute négociation.

N'oubliant pas ses convictions huguenotes, François III de la Noue devient avec l'accord du roi le chef des Rochelais et organise la défense de la ville.

Le souverain espère ainsi favoriser une solution.

Le 2 février 1573, Henri III de France, duc d'Anjou, l'incite à se rendre dans des conditions favorables, tout en exigeant une reddition sous 3 jours.

Faisant face au refus de ses coreligionnaires extrémistes, qui pour certains l'accusent de traîtrise, François III de la Noue quitte la ville pour attendre l'issue du siège de La Rochelle au camp royal, sans prendre part aux combats.

Le 11 février 1573, Henri III de France prend le commandement de l'armée royale qui compte bientôt 28 000 hommes.

Claude II de Lorraine qui accompagne le duc d'Anjou au siège de La Rochelle, y meurt le 3 mars 1573.

Charles Ier d'Aumale, son fils, devient Duc d'Aumale.

Louis de Gonzague s'illustre lors de ce siège en tentant de bloquer l'entrée côté mer.

Henri III de France apprend alors qu'il vient d'être élu Roi de Pologne le 10 mai 1573.

Sa candidature a été soutenue auprès de la Diète par Jean de Monluc, Évêque de Valence et, en sous main, par les Turcs.

Jean de Monluc promet aux nobles polonais s'ils élisent Henri comme Roi :

Malheureusement pour elle, après avoir été élu, Henri retirera sa promesse.

Henri III de France met un terme à ses opérations militaires contre les réformés.

François III de la Noue signe finalement la paix le 24 juin 1573.

Le siège est levé le 6 juillet 1573.



Rencontre d'Henri III de France et de Louise de Lorraine-Vaudémont

À 20 ans, grande, blonde au teint blanc, aux yeux brun clair très doux, voilés par une légère myopie, la silhouette fine et racée, Louise de Lorraine-Vaudémont est belle, d'une beauté délicate et émouvante.

À l'automne 1573, Henri III de France, frère de Claude de France, est de passage à Nancy, en route pour Cracovie, la capitale de son nouveau royaume.

À la cour de Charles III de Lorraine et de Claude de France, son épouse, Henri III remarque Louise de Lorraine-Vaudémont.

Il est alors tout à sa passion pour Marie de Clèves, épouse d'Henri Ier de Bourbon-Condé.



Naissance d'Élisabeth-Renée de Lorraine

Élisabeth-Renée de Lorraine naît en 1574, fille de Charles III de Lorraine et de Claude de France.



Naissance de Claude IV de L'Aubespine

Claude IV de L'Aubespine naît à Paris le 5 avril 1574, fils de Guillaume de L'Aubespine et de Marie de la Châtre.



Mort de Jacques d'Arsac

Jacques d'Arsac, catholique, meurt le 7 avril 1574, assassiné par Claude de Beauvau, Seigneur protestant de Ternay, son voisin.

La religion semble être le motif principal de ce crime mais il faut aussi mentionner les jalousies concernant leurs terres voisines.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

Henri IV de France Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

Mort de Joseph Boniface Seigneur de la Môle

Mort d'Annibal de Coconas

Artus de Cossé-Brissac Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de Henri III de France, son frère.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Joseph Boniface est un favori du prince François d'Alençon.

D'après certaines rumeurs, Joseph Boniface aurait été l'amant de Marguerite de Valois et aussi de François d'Alençon.

Joseph Boniface est accusé d'avoir attenté à la vie de Charles IX de France en détenant une figurine de cire piquée d'aiguilles, fournie par l'astrologue Côme Ruggieri.

Joseph Boniface est soumis à la question.

Annibal de Coconas est son coaccusé.

Leur grâce, demandée par François d'Alençon et Marguerite de Valois auprès de Charles IX de France, est refusée.

Joseph Boniface de la Môle et Annibal de Coconas meurent le 30 avril 1574 décapités en place de Grève à Paris.

On raconte que Marguerite de Valois ensevelira le corps de son amant dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac.

Le pamphlet protestant Le Divorce satyrique, publié en 1607; prétend que Marguerite de Valois emporte la tête de son amant après l'exécution, la fait embaumer et la conserve dans un cabinet derrière son lit à l'Hôtel de Nesle.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Catherine de Médicis le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Mariage de Nicolas Brûlart de Sillery avec Claude Prudhomme

Nicolas Brulart de Sillery épouse le 24 novembre 1574 Claude Prudhomme.

Leurs enfants sont :



Mariage de Gérard II Colbert avec Perette Lespagnol

Gérard II Colbert épouse vers 1575 Perette Lespagnol ou Lespaignol (morte le 7 octobre 1603), fille de Gérard Lespagnol (1522-1570) et de Jacqueline Boucher (1530-1603). Leurs enfants sont :



Claude de La Châtre est envoyé ambassadeur extraordinaire à Londres

En 1575, Claude de La Châtre est envoyé à Londres en tant qu'ambassadeur extraordinaire afin de conforter l'entente entre la France et l'Angleterre.



Mort de Claude de France

Claude de France meurt à Nancy le 21 février 1575, en couches.

Christine de Lorraine, sa fille, a 10 ans. Elle est alors élevée par sa grand-mère Catherine de Médicis qui s'attache fort à elle. Christine de Lorraine vit donc à la cour de France, dans l'hôtel de la reine à Paris.


Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Adriaen Thomasz Key - 1575 Charlotte de Bourbon-Vendôme

Mariage de Guillaume Ier d'Orange-Nassau avec Charlotte de Bourbon-Vendôme

Guillaume Ier d'Orange-Nassau épouse le 24 avril ou 12 juillet 1575 Charlotte de Bourbon-Vendôme, Duchesse de Montpensier, fille de Louis III de Bourbon-Vendôme et de Jacqueline de Longwy. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Hocquart avec Claudine Colbert

Jean Hocquart, Seigneur de La Gravière (1556-1633) épouse en 1576 Claude ou Claudine Colbert, fille de Gérard II Colbert et de Perette Lespagnol. Leur enfant est :



Mariage de Jacques de Chambaud avec Marie de Barjac

Jacques de Chambaud épouse en 1577 Marie de Barjac. Leur enfant est :


Pont-Neuf

Construction du Pont-Neuf

Le Pont-Neuf est le plus ancien pont de Paris. L'un des plus longs, 232m, large de 28 mètres, il relie le quai de la Mégisserie, rive droite, à la rue Dauphine, rive gauche. Il est composé de 2 ponts indépendants reliés par un terre-plein central situé sur la pointe occidentale de l'Ile de la Cité, la pointe du Vert Galant.

Le pont comprend 7 arches sur le grand bras de la Seine et 5 arches sur le petit bras. Ces arches à peu près cintrée sont de largeur irrégulière. Ils sont décorés de 385 masques dont les modèles sont conservés aux musées du Moyen Age et au Carnavalet. Des terrasses semi-circulaires surplombent les corniches.

Le Pont-Neuf n'a subi aucune modification de structure depuis sa création. Les pieux en bois d'origine, qui constituent les soubassements des piliers, sont toujours en place.

Son nom vient du fait que c'est le premier pont en pierres de Paris. Auparavant les ponts étaient construits en bois et couvert.

Le 2 novembre 1577, Henri III de France désigne une commission chargée d'assurer le suivi de la construction. Il charge Claude Marcel, contrôleur général des Finances, d'assurer la liaison entre lui et la commission. La construction est autorisée par lettres patentes du roi le 16 mars 1578.



Naissance de Claude de Lorraine

Claude de Lorraine naît en 1578, fils d'Henri Ier de Guise et de Catherine de Clèves.



Mariage de Jean III de Beaumanoir avec Catherine Carmain

Jean III de Beaumanoir épouse vers le 27 décembre 1578 Catherine de Carmaing ou de Carmain (vers 1556-1614), Comtesse de Nègrepelisse. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean de Saulx avec Catherine Chabot

Jean de Saulx épouse le 14 janvier 1579 Catherine Chabot de Mirebel, fille de François Chabot et de Françoise de Lugny. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude d'Estampes avec Jeanne de Hautemer

Claude d'Estampes épouse le 8 mai 1579 Jeanne de Hautemer (morte en 1630), Dame de Raffetot, fille de Guillaume V de Hautemer et de Renée L'Evesque de Marconay. Leurs enfants sont :

Claude d'Estampes réside habituellement au Mont Saint-Sulpice, près d'Auxerre, forteresse héritée de sa mère.



Invitation de François d'Alençon par Guillaume Ier d'Orange-Nassau

Les Pays-Bas se cherchent un prince pour mettre fin à la sujétion qu'exerce sur eux le roi d'Espagne. Leur regard se porte sur François d'Alençon.

En 1579, François d'Alençon est invité par Guillaume Ier d'Orange-Nassau pour devenir le souverain des provinces des Pays-Bas.

Henri de La Tour d'Auvergne accompagne François d'Alençon aux Pays-Bas.

Claude de La Châtre accompagne François d'Alençon en tant que commandant de sa cavalerie légère.



Fiançailles de Claude d'Escars et d'Anne de Caumont

Jean d'Escars, Seigneur de La Vauguyon, est le tuteur d'Anne de Caumont, riche héritière.

Contrainte et forcée, Marguerite de Lustrac doit accepter en 1580 les fiançailles d'Anne de Caumont, sa fille, dès l'âge de 6 ans, avec Claude d'Escars, fils aîné de Jean d'Escars.

Ceci est assorti d'une promesse de mariage à l'âge de 12 ans.

Anne de Caumont est alors séquestrée dans le château de La Vauguyon .

Jean d'Escars s'empare de tous les biens de celle qu'il considère comme sa belle-fille.

Marguerite de Lustrac a besoin d'un extraordinaire courage pour gérer et défendre sa propre fortune terrienne, accrue du patrimoine de Caumont.

Henri IV de France lui envoie Geoffroy de Vivant pour l'assister, elle se lance dans la lutte et allume pour de longs mois, la guerre dans l'Agenais.



Mariage de Claude Barjot avec Charlotte de Bauves

Charlotte de Bauves ou des Boves, fille d'Henri des Boves (vers 1555-1604), Baron de Contenant, et de Philippe de Chateaubriand (vers 1560-1627).

Claude Barjot, Baron de Moussy, épouse Charlotte de Bauves.



Mariage de Claude du Châtelet avec Anne de Beauvilliers

Claude du Châtelet épouse Anne de Beauvilliers.



Sacre de Louis II de Lorraine

Louis II de Lorraine est sacré le 13 mars 1580 par Charles Ier de Bourbon, cardinal de Vendôme, assisté de Mgrs Geoffroy de La Marthonie (évêque d'Amiens) et Claude d'Angennes de Rambouillet (Évêque de Noyon).



Naissance de Claude de Champlais

Claude de Champlais naît vers 1580, fille de François de Champlais, Seigneur du Cerneau, et de Jeanne de Beaumont.



Naissance de Philippe-Emmanuel de Gondi

Philippe-Emmanuel de Gondi naît en 1580, fils d'Albert de Gondi et de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre.

Philippe Emmanuel de Gondyest baptisé église Saint Germain de l'Auxerrois à Paris le 25 mai 1580.



Mariage de Charles Ier de Lorraine-Guise avec Marguerite de Chabot

Charles Ier de Lorraine-Guise épouse le 5 février 1583 Marguerite de Chabot. Leurs enfants sont :



Naissance de Pierre Brûlart

Pierre Brûlart naît vers 1583, fils de Nicolas Brûlart de Sillery et de Claude Prudhomme.



Mariage de Claude Motier de La Fayette avec Jeanne d'Aumale

Claude Motier de La Fayette épouse Jeanne d'Aumale.



Mort de Claude Motier de La Fayette Baron de Saint Romain et de Maffliers, Seigneur de Mousson, de Berthemon et de Mallemaison

Claude Motier de La Fayette est Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi.

Claude Motier de La Fayette est Lieutenant d'une compagnie de gendarmes des ordonnances.

Claude Motier de La Fayette meurt en 1584.



Naissance de Jean-François II de Gondi

Jean-François II de Gondi naît en 1584, fils d'Albert de Gondi et de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre.

Jean-François II de Gondi fait ses études au collège de Tournon.



Mort de François d'Alençon Duc d'Alençon et d'Anjou

Henri IV de France Successeur du Roi de France

Création de la Ligue urbaine et de la Ligue nobiliaire

François d'Alençon meurt à Château-Thierry le 10 juin 1584 de la phtisie, la tuberculose.

Appartenant à la branche des Bourbons, Henri IV de France descendant de Robert de France, le dernier fils de Saint-Louis, est le cousin d'Henri III de France au 22ème degré. Suivant l'ordre de primogéniture mâle, la loi salique, il devient le successeur naturel du roi de France.

Henri III de France se réconcilie avec Henri IV de France dont il fait son héritier, soulevant une grande vague de protestation catholique.

Charles III de Lorraine n'accepte pas qu'un protestant puisse devenir roi de France. À cette époque, François de Rosières, un archidiacre de l'évêché de Toul, fait paraître un livre dans lequel il affirme que la maison de Lorraine est issue des derniers carolingiens. Charles III estime être l'héritier du trône de France.

Les catholiques opposent à la "loi salique" une autre loi, qui leur semble tout aussi fondamentale : tous les souverains français doivent être de religion catholique. Dès lors, les catholiques s'organisent en une ligue urbaine, centrée sur Paris, et une ligue nobiliaire, dont les Guise étaient les chefs.

Les ligueurs considèrent Charles Ier de Bourbon comme l'héritier du trône de France.

Anne de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Alençon.

Henri de Joyeuse reçoit le gouvernement du duché d'Anjou.

Jean-Louis de Nogaret essaie en vain de convertir Henri IV de France afin d'éviter une guerre de succession.

Son opposition à la Ligue le fait détester d'une très grande partie de la population et une vaste campagne de propagande est entretenue contre lui : on tente même de l'assassiner.

Jean-Louis de Nogaret entreprend de fédérer les catholiques modérés et les protestants autour de l'état royal.

L'adhésion à la Ligue de Philippe-Emmanuel de Lorraine est perceptible dès 1584.

Guillaume V de Hautemer s'attache de nouveau à Henri IV de France et le suit dans toutes ses expéditions.

À la mort du duc d'Alençon en 1584,

Claude de La Châtre se rapproche d'Henri Ier de Guise



Naissance de Claude d'Hautefort

Claude d'Hautefort naît vers 1585, fils de René d'Hautefort de Lestrange, Seigneur du Theil, et de Marie de Lestrange.



Naissance de Claude d'Hautefort

Claude d'Hautefort naît vers 1585, fils de René d'Hautefort de Lestrange, Seigneur du Theil, et de Marie de Lestrange.



Mariage d'Aymar de Saint-Bonnet du Caylar avec Françoise de Claret de Saint-Félix

Aymar de Saint-Bonnet du Caylar, Seigneur de Toiras, épouse Françoise de Claret de Saint-Félix. Leurs enfants sont :


Henri Ier de Lorraine

Mariage d'Henri Ier de Lorraine avec Claude de Moy

Henri Ier de Lorraine épouse le 19 septembre 1585 Claude de Moÿ (1572-1627), Marquise de Moy et Comtesse de Cerny. Leurs enfants sont :



Ralliement de Claude de La Châtre à la Ligue

Claude de La Châtre Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Claude de La Châtre rallie la Ligue en 1585.

Claude de La Châtre devient Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 21 décembre 1585.



Reconstruction du château de Lourdon

En 1586, le château de Lourdon à Lournand est rebâti par Claude de Guise, abbé de Cluny, qui le remet en état de défense, élève de nouveau bâtiments et entoure le domaine d'une longue enceinte.



Mariage de Claude d'Escars avec Anne de Caumont

Mort de Claude d'Escars

Mariage d'Henri d'Escars avec Anne de Caumont

Claude d'Escars, Prince de Carency, épouse en 1586 Anne de Caumont.

Toujours séquestrée dans le château limousin de sa belle-famille, Anne de Caumont conserve sa religion protestante, aimée et choyée par sa belle-mère, Anne de Clermont qui la considère comme sa propre fille.

Un prétendant jaloux d'Anne de Caumont, Charles de Biron tue Claude d'Escars en duel en février 1586.

Jacques d'Escars, son tuteur fait alors épouser Anne de Caumont à son fils cadet.

Henri d'Escars épouse Anne de Caumont.



Philippe de Lenoncourt Cardinal

Le pape Sixte V, qui a en lui la plus grande confiance, crée Philippe de Lenoncourt cardinal lors du consistoire du 16 novembre 1586.

Lorsque Philippe de Lenoncourt se dispose au voyage de Rome pour y recevoir le chapeau, il emprunte à Claude de Ravenel, Seigneur de Meaux, Capitaine de Rantigny, une somme assez considérable contre l'hypothèque des revenus abbatiaux, qu'il ne se pressera pas beaucoup de rendre.

Philippe de Lenoncourt fait enlever l'or, l'argent et les pierreries dont toutes les châsses de l'église abbatiale de Rebais sont ornées, pour augmenter son train et pour faire dans Rome une entrée plus pompeuse et plus magnifique.

On dit que le charretier, chargé de conduire les châsses à Paris, crie en revenant, qu'il est damné et; en passant sur la chaussée de l'étang de Francheville, il s'y précipite de désespoir.



Bataille de Coutras

Mort d'Anne de Joyeuse

Mort de Claude de Joyeuse

Mort de César de Saint-Lary

Jean-Louis de Nogaret Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen, du Havre

Le 20 octobre 1587, Anne de Joyeuse attaque les troupes protestantes à Coutras.

Jean III de Beaumanoir commande l'aile gauche de l'armée royale.

Henri IV de France adopte une tactique innovante dans la façon de disposer ses troupes : il intercale des pelotons de mousquetaires : 5 hommes de front, avec des escadrons de cavalerie, de façon à la soutenir.

La charge des chevau-légers protestants rompt l'armée royale, qui est mise en déroute.

L'infanterie et la cavalerie d'Anne de Joyeuse sont décimées.

Anne de Joyeuse se constitue prisonnier, lorsqu'il est reconnu et tué d'un coup de pistolet.

Anne de Joyeuse est inhumé à Montrésor en Indre-et-Loire.

Henri Ier de Bourbon-Condé est atteint d'un coup de lance lors de cette bataille.

Henri Ier de Bourbon-Condé revient affaibli se reposer à St Jean d'Angély.

César de Saint-Lary meurt lors de cette bataille.

Parmi les 2 000 morts catholiques, se trouve également Claude de Joyeuse, jeune frère d'Anne de Joyeuse, Seigneur de Saint-Sauveur (1569-1587).

Henri IV de France fait rendre le corps d'Anne de Joyeuse à sa famille, et assiste à une messe en l'honneur des ennemis tués.

Maximilien de Béthune combat à côté d'Henri IV de France à Coutras

Charles de Bourbon-Soissons participe à cette bataille.

Jean Héroard participe à cette bataille.

Jean-Louis de Nogaret devient Amiral de France, Gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce.



Bataille de Vimory

Bataille d'Auneau

Pendant ce temps, Henri III de France confie à Henri Ier de Guise le soin de battre les secours allemands.

Charles II de Cossé et Urbain de Laval suivent Henri Ier de Guise.

Claude de La Châtre se distingue au cours de cette campagne contre les reîtres.

À la tête des troupes catholiques, Henri Ier de Guise repousse les Suisses à Vimory le 26 octobre 1587

Henri Ier de Guise repousse les reîtres à Auneau le 24 novembre 1587, les empêchant de se joindre aux forces d'Henri IV de France et d'Henri Ier de Bourbon-Condé.

Tilly contribue à cette victoire.

Claude de La Châtre participe à ce combat.

Urbain de Laval se signale lors de ces combats.

Ces victoires renforcent la popularité de la Ligue.



Destitution de Claude de La Châtre de sa charge de Gouverneur du Berry

En 1588, Claude de La Châtre est destitué par Henri III de France de sa charge de Gouverneur du Berry.



Claude IV de L'Aubespine Colonel de la cavalerie de France

Claude IV de L'Aubespine sert dans l'armée sous Anne d'Anglure.

Claude IV de L'Aubespine devient colonel de la cavalerie de France en 1588.



Naissance de Jacqueline de Bueil

Jacqueline de Bueil naît en 1588, fille de Claude de Bueil, Seigneur de Courcillon et de La Marchère et de Catherine de Montecler.


Christine de Lorraine

Mariage de Ferdinand Ier de Médicis avec Christine de Lorraine

Malgré un visage disgracieux, ses prétendants sont nombreux.

Catherine de Médicis opte pour Ferdinand Ier de Médicis, un sien cousin.

Pour des raisons dynastiques, Ferdinand Ier de Médicis épouse à Florence le 2 mai 1589 Christine de Lorraine. Leurs enfants sont :

Ce mariage est l'occasion de festivités somptueuses.



Prise du Berry

Claude de La Châtre refuse d'abord de reconnaître Henri IV et se saisit du Berry pour le parti de la Ligue, tout en faisant partie de l'état-major de l'armée ligueuse commandée par Alexandre Farnèse.



Mort de Claude d'Escars

Claude d'Escars meurt tué en 1590 lors d'un duel avec Armand de Gontaut-Biron, son rival.



Pillage de Rebais

Philippe de Lenoncourt a résigné l'abbaye de Rebais à Philippe de Lenoncourt, son neveu, surnommé l'ivrogne, à cause de ses excès et de ses débauches de table.

Le 10 octobre 1590, pour se faire payer, Claude de Ravenel marche sur la ville et le monastère de Rebais dont Philippe de Lenoncourt a été abbé.

Avec ses ligueurs, il met Rebais au pillage et y laisse une garnison.

Les troupes de Charles de Gontaut-Biron viennent en prendre possession à la demande de Philippe de Lenoncourt, le neveu, mais l'affaire se termine par un nouveau pillage et l'incendie des églises.



Mort de Claude d'Estampes Seigneur de la Ferté-Imbault

Claude d'Estampes meurt à Avallon en 1591 tué dans un combat face à des partisans de la Sainte-Ligue.



Mort de Charlotte Arnaud

Mariage de Jacques Ier Le Prestre avec Françoise de La Perrière

Charlotte Arnaud meurt en 1591.

Jacques Ier Le Prestre est veuf de Charlotte Arnaud.

Jacques Ier Le Prestre épouse le 29 octobre 1591 Françoise de La Perrière (morte en 1614), Dame de Bazoches, fille de Louis de La Perrière (mort vers 1588) et de Jeanne de Lanty. Leurs enfants sont :


Charles de Choiseul

Mariage de Charles de Choiseul avec Claude de Cazillac

Charles de Choiseul épouse le 7 décembre 1591 Claude de Cazillac (morte en 1612). Leurs enfants sont :


Anne de Beauvilliers - portrait par François Clouet

Mariage de Pierre Forget avec Anne de Beauvilliers

Anne de Beauvilliers est veuve de Claude du Chatelet.

Pierre Forget épouse le 28 février 1593 Anne de Beauvilliers.



Claude de La Châtre Maréchal de France

En 1593, Claude de La Châtre est fait Maréchal de France pour la ligue par Charles II de Mayenne.



Mariage de Nicolas Brûlart avec Marguerite Bourgeois

Marie ou Marguerite Bourgeois est la fille de Claude Bourgeois (mort en 1607), Seigneur de Crespy et de Françoise de Montholon.

Nicolas Brûlart épouse le 8 octobre 1593 Marguerite Bourgeois. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II de Rouvroy avec Denise de La Fontaine

Louis II de Rouvroy épouse le 24 avril 1594 Denise de La Fontaine (morte en 1648). Leurs enfants sont :



Mariage de Raymond Phélypeaux d'Herbault avec Claude Gobelin

Raymond Phélypeaux d'Herbault épouse en 1594 Claude Gobelin, fille de Balthazard Ier Gobelin. Parmi leurs 3 fils et 4 filles citons :


Claude de La Châtre

Claude de La Châtre Maréchal de France

Claude de La Châtre fait sa soumission à Henri IV de France en 1594.

Claude de La Châtre remet au roi les villes d'Orléans et de Bourges.

En récompense de quoi, Claude de La Châtre, Baron de la Maisonfort, est confirmé dans ses charges de maréchal de France et de gouverneur d'Orléans et de Bourges.



Mariage d'Hercule de Rohan-Guémené avec Madeleine de Lénoncourt

Madeleine de Lenoncourt est veuve de Louis VII de Rohan-Guémené.

Hercule de Rohan-Guémené (1568-1654) épouse le 24 octobre 1594 Madeleine de Lenoncourt, fille d'Henri III de Lénoncourt et de Françoise de Laval . Leurs enfants sont :



Naissance d'Henri de Montesquiou

Henri de Montesquiou naît en 1595, fils de Jean de Montesquiou (1555-1608), Seigneur d'Artagnan, et de Claude de Bazillac.



Mariage de Jean de Saulx avec Gabrielle des Prez

Jean de Saulx épouse le 12 janvier 1595 Gabrielle des Prez, fille de Melchior des Prez et d'Henriette de Savoie-Villars. Leurs enfants sont :



Mariage de Jacques Le Bret avec Charlotte de La Chaise

Jacques Le Bret épouse Charlotte de La Chaise. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean-François de La Guiche avec Anne de Tournon

Jean-François de La Guiche épouse en 1595 Anne de Tournon, fille de Just III de Tournon (mort en 1571) et d'Aliénor de Chabannes (mort en 1595), Dame de La Palice et de Jaligny. Leurs enfants sont :



Mariage de Maximilien Ier de Bavière avec Élisabeth-Renée de Lorraine

Maximilien Ier de Bavière épouse en 1595 ou 1599 Élisabeth-Renée de Lorraine, fille de Charles III de Lorraine et de Claude de France. Ils n'ont pas d'enfant.



Mariage de Charles Ier de la Porte avec Claude de Champlais

Charles Ier de la Porte, fils de François de la Porte (né vers 1520), Seigneur de la Lunardière et de la Meilleraye, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Madeleine Charles (née vers 1530), Dame du Plessis-Piquet, épouse le 16 ou le 26 mars 1596 Claude de Champlais, fille de François de Champlais. Leurs enfants sont :



Mariage de François II de Lorraine avec Christine de Salm

N'ayant pu épouser la richissime Marie de médicis, François II de Lorraine épouse en 1597 Christine de Salm (1575-1627), Comtesse de Salm. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles de Maillé avec Jacqueline de Thévalles

Charles de Maillé, fils de Claude de Maillé et de Robinette Hamon de la Flocellière, épouse en 1597 Jacqueline de Thévalles. Leur enfant est :


Claude de La Trémoïlle

Mariage de Claude de La Trémoïlle avec Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau

Claude de La Trémoïlle épouse le 11 mars 1598 Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau, fille de Guillaume Ier d'Orange-Nassau et de Charlotte de Bourbon-Vendôme. Leur enfant est :



Liaison de Claude de La Trémoïlle avec Anne Garand

Claude de la Trémoïlle a une liaison avec Anne Garand. Leur enfant est :



Mariage d'Henri de Schomberg avec Françoise d'Espinay

Henri de Schomberg épouse en 1598 Françoise d'Espinay, fille de Claude d'Espinay. Leurs enfants sont :



Naissance de Guy XXI de Laval

Henri III de La Trémoïlle ou Guy XXI de Laval naît à Thouars le 22 décembre 1598, fils de Claude de la Trémoïlle et de Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau.



Mariage de Jean-Guillaume de Clèves avec Antoinette de Lorraine

Jean-Guillaume de Clèves est veuf de Jacqueline de Bade.

Jean-Guillaume de Clèves épouse en 1599 Antoinette de Lorraine, fille de Charles III de Lorraine et de Claude de France.



Naissance de Charles de Monchy

Charles de Monchy naît en 1599, fils de Georges de Monchy, Seigneur d'Hocquincourt; et de Claude de Monchy, Dame d'Inquessen.

Charles de Monchy, descend d'une ancienne famille de la noblesse de Picardie.



Mariage de Michel III le Tellier avec Claude Chauvelin

Michel III le Tellier, fils de Michel II le Tellier (mort en 1608) et de Perrette Locquet Loquet (morte en 1593), épouse le 4 juillet 1599 Claude Chauvelin (morte en 1617), fille de François Chauvelin et de Marie Charmolüe. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude le Tellier

Claudine ou Claude le Tellier naît en 1604, fille de Michel III le Tellier et de Claude Chauvelin.



Mort de Claude le Tellier

Claude le Tellier meurt en octobre 1644.



Condamnation à mort par contumace de Claude de Beauvau

Maturine le Riche, veuve de Jacques d'Arsac assassiné, obtient après 24 années de procès en 1600 la condamnation à mort par contumace de Claude de Beauvau ainsi que la mise en possession des biens de celui-ci.



Claude de Guénégaud Ennobli

Claude de Guénégaud est pourvu le 4 mai 1600 d'un office de conseiller-secrétaire du roi, moyen utilisé par les roturiers pour accéder à la noblesse.



Naissance d'Antoine Dreux d'Aubray

Denys ou Antoine Dreux d'Aubray naît à Paris le 3 août 1600, fils de Claude d'Aubray et de Louise Dreux (morte en 1608).



Mariage de Claude Viole avec Marguerite Poussepin

Claude Viole épouse Marguerite Poussepin (morte le 18 octobre 1648 à Paris). Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne Grimoard de Beauvoir du Roure

Anne Grimoard de Beauvoir du Roure naît vers 1601, fille de Claude Grimoard du Roure, Seigneur de Bonneval, et de Marie d'Albert de Luynes (vers 1579-1686).



Naissance de Pierre Viole

Pierre Viole est baptisé le 23 avril 1601, fils de Claude Viole et de Marguerite Poussepin.



Mort de Pierre Viole

Claude Viole Seigneur de Guermantes et de Roquemont

Pierre Viole meurt le 1er septembre 1601. Claude Viole devient Seigneur du Chemin (aujourd'hui Guermantes), et de Roquemont.



Naissance de Charles II de la Porte

Charles II de la Porte naît en novembre 1602 au château de la Meilleraye en Poitou, fils de Charles Ier de la Porte et de Claude de Champlais.


Henri de Gondi - Par Claude Duflos

Mort de Claude Catherine de Clermont-Tonnerre

Henri de Gondi Duc de Retz

Claude Catherine de Clermont-Tonnerre est Duchesse douairière de Retz, Dame de Machecoul, Baronne de Dampierre, Pair de France et salonnière.

Claude Catherine de Clermont-Tonnerre meurt à Paris le 18 février 1603.

Henri de Gondi, son petit-fils, devient de plein droit duc de Retz.



Naissance de Michel IV Le Tellier

Michel IV Le Tellier naît à Paris le 19 avril 1603, fils de Michel III le Tellier (mort en 1617) et Claude Chauvelin (mort en 1617).



Naissance de Louise de Crussol

Louise de Crussol naît en 1604, fille d'Emmanuel Ier de Crussol (1581-1657), Duc d'Uzès, et de Claude d'Hébrard (morte en 1632), dame de Saint-Sulpice.



Naissance de Claude de Médicis

Claudia ou Claude de Médicis naît en 1604, fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.


Henri III de La Trémoïlle ou Guy XXI de Laval

Mort de Claude de La Trémoïlle Duc de Thouars

Guy XXI de Laval Duc de Thouars

Claude de La Trémoïlle est :

Claude de La Trémoïlle meurt au château de Thouars dans les Deux-Sèvres le 25 octobre 1604.

Charlotte-Brabantine d'Orange-Nassau prend en main la gestion des domaines familiaux de la famille de la Trémoïlle.

Guy XXI de Laval devient 3e Duc de Thouars en 1604 sous le nom d'Henri III de Thouars.



Mort de Claude de Champlais

Claude de Champlais meurt avant le 2 juin 1604.



Mariage de Gabriel de Guénégaud avec Marie de La Croix

Marie de La Croix est la fille de Claude de La Croix, Vicomte de Semoine et Baron de Plançay, et de Catherine de Balahan, Dame du Plessis-Belleville.

Gabriel de Guénégaud épouse le 24 novembre 1604 Marie de La Croix, Dame du Plessis-Belleville. Leurs enfants sont :



Mariage de Nicolas de Bellièvre avec Claude Brûlart

Nicolas de Bellièvre épouse le 16 ou le 18 janvier 1605 Claude Brûlart, fille de Nicolas Brûlart de Sillery et de Claude Prudhomme. Leur enfant :



Naissance d'Henri Gouffier

Henri Gouffier naît en 1605, fils de Louis Gouffier (1575-1642), Duc de Roannais et de Claude Éléonore de Lorraine-Guise, Dame de Beaumesnil.



Lettres d'abolition pour Claude IV de L'Aubespine

Accusé de rapt, Claude IV de L'Aubespine obtient des lettres d'abolition en décembre 1605.



Mariage de Claude IV de L'Aubespine avec Gasparde Mitte de Chevrières

Claude IV de L'Aubespine épouse le 23 octobre 1605 Gasparde Mitte de Chevrières. Leur enfant est :



Naissance de Claude de Bourdeille

Claude de Bourdeille naît en 1606, fils d'Henri de Bourdeilles (vers 1570-1641) et de Madeleine de La Châtre (morte en 1642).



Naissance de Madeleine II de la Porte de La Meilleraye

Madeleine II de la Porte de La Meilleraye naît en 1606, fille de Charles Ier de la Porte et de Claude de Champlais.



Mariage d'Henri II de Lorraine avec Marguerite de Gonzague

Henri II de Lorraine est veuf de Catherine de Bourbon.

Henri II de Lorraine épouse à Mantoue le 24 avril 1606 Marguerite de Gonzague, fille de Vincent Ier de Mantoue et d'Éléonore de Médicis. Leurs enfants sont :

Marguerite de Mantoue est la nièce de Marie de Médicis.


Marie Catherine de La Rochefoucauld

Mariage d'Henri de Bauffremont avec Marie Catherine de La Rochefoucauld

Henri de Bauffremont (1578-1662), Marquis de Sennecey, épouse le 8 août 1607 Marie Catherine de La Rochefoucauld. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude de Rouvroy

Claude de Rouvroy naît le 16 août 1607, fils de Louis II de Rouvroy et de Denise de La Fontaine (morte en 1648).

Il est baptisé à Chamant dans l'Oise.

Louis de Rouvroy est un seigneur picard ruiné par les guerres de religion.



Naissance de Radegonde Nicole Anne de Baillon

Radegonde Nicole Anne de Baillon ou de Louhans naît vers 1608, fille de Claude de Baillon (mort en 1619), Seigneur de Forges, et de Nicole Hector de Marle.



Naissance de Louise de Beaumont de Péréfixe

Louise de Beaumont de Péréfixe naît en 1608, fille de Jean de Péréfixe et de Claude de Lestang (morte en 1640).



Liaison de Claude de Lorraine avec Julienne-Hippolyte d'Estrées

Claude de Lorraine a une liaison en 1608 avec Julienne-Hippolyte d'Estrées.



Rupture d'Henri IV de France avec Jacqueline de Bueil

Jacqueline de Bueil devient également la maîtresse de Claude de Lorraine.

Henri IV de France, informé par Maximilien de Béthune, se fâche.

Jacqueline de Bueil le rassure : Claude de Lorraine ne lui fait pas la cour, il veut l'épouser.

Voulant en avoir le cœur net, le souverain ordonne au prince d'acheter des alliances.

Toujours amoureux de Jacqueline de Bueil, mais ne désirant en aucune manière s'opposer au roi, celui-ci rejoint immédiatement sa Lorraine natale.

Alors qu'Henri IV de France fait mine de croire aux arguments de sa maîtresse, celle-ci se console vite avec un autre gentilhomme.

Mais, cette fois, le roi se fâche et rompt aussitôt.



Naissance d'Hardouin de Péréfixe de Beaumont

Paul Philippe Hardouin ou Hardouin de Péréfixe de Beaumont naît à Châtellerault dans la Vienne entre 1605 et 1608, fils de Jean de Péréfixe et de Claude de Lestang (morte en 1640).

Il est issu d'une famille d'origine napolitaine.

Jean de Péréfixe est maître d'hôtel de Richelieu.


Marie Madeleine d'Autriche - par Tiberio Titi - galerie des Offices

Mariage de Cosme II de Médicis avec Marie Madeleine d'Autriche

Cosme II de Médicis épouse à Padoue le 19 octobre 1608 Marie Madeleine d'Autriche. Leurs enfants sont :



Naissance d'Isabeau de Choiseul

Isabeau de Choiseul naît vers 1610, fille de Charles de Choiseul et de Claude de Cazillac.



Naissance de Marie de Bretagne-Avaugour

Marie de Bretagne-Avaugour naît en 1610, fille de Claude de Bretagne-Avaugour (vers 1582-1637), Comte de Vertus, et de Catherine Fouquet de La Varenne (vers 1590-1670).


Collège Royal par Claude Chastillon

Projet de construction d'un édifice groupant le Collège Royal et la Bibliothèque royale

Un projet de construction d'un édifice groupant le Collège Royal et la Bibliothèque royale est dressé par Claude Chastillon.

Le Plan est approuvé par Henri IV de France.


Siège de Juliers

Siège de Juliers

La forteresse de Juliers est occupée par les forces de l'Empereur Rodolphe II,

Le siège de Juliers, par les troupes des Provinces-Unies, du Brandebourg et du Palatinat, commence le 28 juillet 1610.

Henri II de Rohan avec ses Suisses est au siège de Juliers (Jülich) pour participer à la guerre de succession entre les Allemands et les Français.

François de L'Aubespine figure parmi les officiers du régiment de Béthune présents à ce siège.

Le siège de Juliers se termine le 2 septembre 1610 avec la reddition de la forteresse et le retrait des troupes impériales.

Après le conflit, le recès de Dortmund est rejeté par les villes de Clèves, Marck, Juliers, Berg et Ravensberg puisque l'accord a été élaboré sans le consentement de ces villes.

Les 5 villes préfèrent être représentées par un prince plutôt que deux.

Louis XIII fait Claude de La Châtre lieutenant général de l'armée qu'il envoie au siège de Juliers.

L'action de Claude de La Châtre contraint Léopold V d'Autriche-Tyrol à remettre Juliers aux mains de Joachim III Frédéric de Brandebourg.



Mariage d'Henri II d'Albret avec Anne de Pardaillan

Henri II d'Albret épouse le 3 janvier 1611 Anne de Pardaillan de Gondrin (vers 1591-1629). Leurs enfants sont :



Naissance de Louis de Bretagne-Avaugour

Louis de Bretagne-Avaugour naît vers 1611, fils de Claude de Bretagne-Avaugour (vers 1582-1637), Comte de Vertus et de Catherine Fouquet de La Varenne (vers 1590-1670).


Claude de Lorraine - 1610

Claude de Lorraine Duc de Chevreuse et Pair de France

Prince de Joinville, Claude de Lorraine est fait Duc de Chevreuse et Pair de France par Louis XIII en 1611.



Naissance de Claude-Françoise de Lorraine

Claude-Françoise de Lorraine naît en 1612, fille de Henri II de Lorraine et de Marguerite de Gonzague.



Mort d'Anne de Peruse d'Escars de Givry

Gaston-Henri de France Évêque de Metz

Anne de Peruse d'Escars de Givry meurt en 1612.

Louis XIII demande à Paul V une dispense qu'il accorde.

Gaston-Henri de France obtient la charge d'évêque, bien qu'il ne soit pas ecclésiastique et qu'il soit encore un enfant.

Gaston-Henri de France est aussi abbé de Saint-Germain-des-Prés.

Gaston-Henri de France étudie à Paris au collège de Clermont.

L'évêché est administré par le chapitre jusqu'à sa majorité puis par le suffragant Pierre Bédacier ou le princier Claude Bruillard de Coursan.

Gaston-Henri de France n'est ordonné prêtre et ne se rendra à Metz.



Mariage de Claude de Saulx avec Françoise Brûlart

Marguerite ou Françoise Brûlart est la fille de Nicolas Brûlart (vers 1564-1627), Baron de La Borde, et de Marguerite Bourgeois (morte en 1622), Dame d'Origny.

Claude de Saulx épouse en 1613 Françoise Brûlart. Leurs enfants sont :



Mort de Claude de La Châtre Seigneur de La Maisonfort

Claude de La Châtre meurt au château de La Maisonfort à Genouilly dans le Cher le 14 ou le 18 décembre 1614.

Il est inhumé en la Sainte-Chapelle de Bourges dans le Cher.

Brantome dit de Claude de La Châtre : …c'était l'un des gallants de la Cour, et autant adroit en toutes choses et aussi bien parlant et d'aussi bonne grace, et qu'on tenait pour fort bonne épée...



Naissance de Béatrix de Cusance

Béatrice de Cuzance ou Béatrix de Cusance naît à Belvoir le 27 décembre 1614, fille de Claude François de Cusance (né le 17 février 1590), Baron de Belvoir, et d'Ernestine de Witthem, Condessa de Walhain.



Naissance de Jean Hocquart

Jean Hocquart naît en 1615, fils de Jean Hocquart, Seigneur de La Gravière, de Vaux et Viesne-la-Ville (mort en 1633) et de Claude ou Claudine Colbert.

Claudine Colbert est la Tante du Grand Ministre.



Mariage de Pierre Brûlart avec Charlotte d'Estampes

Pierre Brûlart est veuf de Magdelaine de Neufville.

Pierre Brûlart épouse le 11 janvier 1615 Charlotte d'Estampes (vers 1597-1677). Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne-Claude de Médicis

Anne-Claude de Médicis naît en 1616, fille de Cosme II de Médicis et de Marie Madeleine d'Autriche.



Claude IV de L'Aubespine Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et Maréchal de camp des armées

Claude IV de L'Aubespine devient gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, maréchal de camp des armées le 17 septembre 1616.



Disgrâce de Nicolas Brûlart de Sillery

Richelieu Secrétaire d'État

Détesté par la noblesse et le peuple, Concino Concini voit néanmoins grandir son influence politique.

En 1616, Concino Concini obtient la disgrâce du chancelier et garde des sceaux, Nicolas Brûlart de Sillery.

Concino Concini fait nommer ministre Richelieu, Claude Mangot et Barbin.

Richelieu commence par servir le parti adverse de Louis XIII, sous l'autorité de Concino Concini, maréchal d'Ancre et de Marie de Médicis, la reine mère, dont il est d'abord le courtisan et le favori avant d'en devenir l'ennemi irréconciliable.

Le 25 novembre 1616, Richelieu, Grand Aumônier d'Anne d'Autriche, est nommé secrétaire d'État pour la guerre et les Affaires étrangères. Il le restera 5 mois.



Mariage d'Antoine II de Gramont avec Claude de Montmorency

Antoine II de Gramont épouse le 29 mars 1618 Claude de Montmorency (vers 1598-1652). Leurs enfants sont :



Mort de Claude IV de L'Aubespine Seigneur de Saint-Julien, d'Hauterive et de Verrière

Claude IV de L'Aubespine meurt à Châteauneuf-sur-Cher le 13 juin 1619.



Mariage de Jean de Combourcier du Terrail avec Diane-Hilaire de Montmorin Saint-Hérem

Jean de Combourcier du Terrail épouse le 3 février 1620 Diane-Hilaire de Montmorin Saint-Hérem (morte en 1635), fille de Gaspard II de Montmorin Saint-Hérem (mort en 1593) et de Claude de Chazeron (vers 1560-1634), Dame de Vollore. Leurs enfants sont :



Naissance de Jacques de Saulx

Jacques de Saulx de Tavannes naît vers 1620, fils de Claude de Saulx, Comte de Tavannes, et de Françoise Brûlart.



Naissance de Claude Léonor Damas

Claude Léonor Damas naît vers 1620, fils de Charles Damas (mort en 1638), Comte de Thianges, et de Jeanne de La Chambre (morte en 1651).



Mariage de Charles II de Blanchefort-Créquy avec Anne Grimoard de Beauvoir du Roure

Charles Alexandre de Créquy épouse le 31 mai 1620 Anne Grimoard de Beauvoir du Roure (vers 1601-1686), fille de Claude Grimoard de Beauvoir du Roure, Seigneur de Bonneval, et de Marie d'Albert de Luynes (morte en 1686). Leurs enfants sont :



Mariage de Claude d'Hautefort avec Paule Charlotte Marie de Chambaud

Paule Charlotte Marie de Chambaud est veuve de René de la Tour-du-Pin Gouvernet.

Claude d'Hautefort épouse le 20 mars 1620 Paule Charlotte Marie de Chambaud. Leurs enfants sont :



Claude de Hautefort Gouverneur du Puy

Mariage de Claude de Hautefort avec Paule de Chambaud

Claude de Hautefort est gouverneur du Puy en 1620.

Paule de Chambaud a le choix entre deux prétendants :

Claude de Hautefort ou d'Autefort épouse en 1620 Paule de Chambaud . Leurs enfants sont :


Anne d'Autriche peinte par Rubens en 1622

Fausses couches d'Anne d'Autriche

Après quelques années de bonheur, la mésentente s'installe à nouveau entre Louis XIII et Anne d'Autriche.

Anne fait une première fausse couche qui désenchante le roi.

Le 14 mars 1622, par jeu, Marie Aimée de Rohan pousse Anne d'Autriche, enceinte de 6 semaines, à courir dans les couloirs du Louvre. En tombant dans un escalier, Anne d'Autriche se blesse et avorte.

Louis XIII en veut Anne d'Autriche mais plus encore à Marie Aimée de Rohan qui est exclue de la cour.

L'antipathie de la duchesse pour le roi est réciproque et lourde de conséquence pour le couple royal.

Claude de Lorraine use de son influence auprès du roi pour la faire réintégrer la cour.


Marie Aimée de Rohan - Duchesse de Chevreuse en Diane chasseresse - Portrait attribué à Claude Deruet

Mariage de Claude de Lorraine avec Marie Aimée de Rohan

Marie Aimée de Rohan Duchesse de Chevreuse

Marie Aimée de Rohan est veuve de Charles d'Albert.

Claude de Lorraine, Duc de Chevreuse, épouse le 19 ou le 21 avril 1622 Marie Aimée de Rohan, fille d'Hercule de Rohan-Guémené et de Madeleine de Lénoncourt. Leurs enfants sont :

Marie Aimée de Rohan devient par ce mariage Duchesse de Chevreuse.

Sans grand relief, Claude de Lorraine saura garder ses distances vis-à-vis des complots menés par sa femme.



Guerre des amoureux

Soulèvement à Privas

Les habitant de Privas, majoritairement protestants, refusent d'avoir à se soumettre à Claude de Hautefort, seigneur catholique, et se soulèvent en 1622. Ils assiègent et détruisirent le château de Privas qui n'est pas terminé de construire.

Ils élisent pour chef s Joachim de Beaumont, le rival de Claude de Hautefort.

Une forte rébellion à l'autorité royale se manifeste. Aussi le gouverneur du roi reprend la ville. S'ensuivent des escarmouches, d'un côté comme de l'autre, pendant 9 années.


Louis XIII en 1622- par Dumonstier

Siège de Montpellier

Brûlart de Sillery, le marquis de Puisieux et La Vieuville Ministres

Louis de Marillac Capitaine des gens d'armes de la reine

Louis de Marillac Lieutenant général des évêchés de Metz, Toul et Verdun

Mort de Léonor II d'Orléans

Mort d'Antoine Pont du Roure

Louis XIII mène les sièges de Sommières, de Lunel contre les Protestants.

Les troupes de Louis XIII commandées par Henri II de Bourbon-Condé assiège Montpellier de février à octobre 1622.

Jean de Saint-Bonnet participe à ce siège au coté de Louis XIII.

Claude de Lorraine participe au siège de Montpellier.

Claude de Lorraine est fait Grand Fauconnier de France en 1622 après les rébellions huguenotes.

Henri II de Rohan, chef protestant, défend la ville ce que le roi ne lui pardonnera jamais complètement.

Le siège est levé au bout de 6 semaines, une épidémie s'étant déclarée dans le camp royal.

Louis de Marillac prend part à toutes les opérations contre les Huguenots du Languedoc.

Léonor II d'Orléans meurt à Montpellier le 3 ou le 5 septembre 1622 lors du siège.

Avec lui, s'éteint la branche des Orléans Longueville, Comtes de saint Paul

Antoine Pont du Roure, Marquis de Combalet, est tué lors du siège de Montpellier.

Veuve, belle, riche, entourée d'adulateurs, Marie-Madeleine de Vignerot refuse de se remarier.

Elle veut fuir le monde et s'enfermer dans le cloître. Son tuteur, Richelieu, s'y oppose pour la garder près de lui. Elle se dévoue dès lors aux œuvres de religion et de charité.

Marie-Madeleine de Vignerot loge à Paris, chez Richelieu, son oncle, au Petit Luxembourg, au 17, rue de Vaugirard.

À son salon se pressent tous les solliciteurs qui espérent rencontrer Richelieu en personne.



Naissance de Pierre de Villars

Pierre de Villars dit le marquis de Villars, naît à Paris en 1623, fils de Claude de Villars (mort en 1657) , Seigneur de La Chapelle, et de Charlotte Louvet de Nogaret-Cauvisson.

Claude de Villars est mestre de camp et gentilhomme de la chambre du roi.



Mariage de Pierre Catinat avec Françoise Catherine Poisle

Pierre Catinat épouse le 8 janvier 1624 Françoise Catherine Poisle, Dame de Saint-Gratien, fille de Jacques Poisle et de Catherine Gobin. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage est signé le 8 janvier 1624 chez maitre Jean de Monhenault, notaire à Paris.



Mariage de Jean Miron avec Radegonde Nicole Anne de Baillon

Jean Miron épouse en 1624 Radegonde Nicole Anne de Baillon, fille de Claude de Baillon, Seigneur de Forges, et de Nicole Hector de Marle. Leurs enfants sont :



Mariage de Léopold V d'Autriche-Tyrol avec Claude de Médicis

Le 19 avril 1626, Léopold V d'Autriche-Tyrol quitte ses fonctions d'évêque de Passau et de Strasbourg.

Léopold V d'Autriche-Tyrol épouse en 1626 Claude de Médicis (1604-1648), fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine. Leurs enfants sont :


Louise de Crussol

Mariage d'Antoine-Hercule de Budos avec Louise de Crussol

Antoine-Hercule de Budos épouse à Florensac dans l'Hérault le 27 mars 1627 Louise de Crussol. Leurs enfants sont :



Naissance de Charlotte-Marie de Lorraine

Charlotte-Marie de Lorraine naît en 1627, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.



Claude de Rouvroy Premier écuyer de France

Claude de Rouvroy, Comte de Rasse, devient premier écuyer de France en 1627.

Le roi est passionné pour la chasse, sans meute et sans cette abondance de chiens, de piqueurs, de relais, de commodités, et surtout sans routes dans les forêts.

Claude de Rouvroy remarque l'impatience du roi à relayer.

Il imagine de lui tourner le cheval qu'il lui présente, la tête à la croupe de celui qu'il quitte.

Le roi peut alors sauter de l'un sur l'autre sans mettre pied à terre.

Cela lui plait et il demande toujours ce même page à son relais.

Peu à peu Louis XIII prend Claude de Rouvroy en affection.


Défaite des Anglais en l'île de Ré par l'armée française - par Laurent de la Hyre - réalisée entre décembre 1627 et le début de 1628 - 112x120 cm - Paris - Musée de l'Armée à l'hôtel des Invalides

Installation de George Villiers Ier dans l'île de Ré

Mort de Rollin de Saint-Bonnet de Toiras

Mort de Paul de Saint-Bonnet de Toiras

Bataille du pont du Feneau

Le maire de La Rochelle, Jean Guitton refuse l'accès du port à George Villiers Ier qui se tourne alors vers l'île de Ré.

Bien qu'étant elle-aussi protestante, l'île n'a cependant pas rejoint la rébellion contre le roi.

Jean de Saint-Bonnet, gouverneur de l'île de Ré, dispose pour défendre l'île :

Après s'être emparé de vaisseaux français sur les côtes de Manche, George Villiers Ier part de Portsmouth avec 110 vaisseaux et 7 000 hommes dont Benjamin de Rohan-Soubise et fait route vers La Rochelle.

Le 12 juillet 1627, une flotte anglaise forte d'une centaine de navires et de 6 000 soldats, sous le commandement de George Villiers Ier, arrive face à l'île de Ré.

Le 22 juillet 1627, George Villiers Ier débarque avec ses troupes à Saint-Blanceau, avec pour objectif de contrôler les approches à La Rochelle, et d'encourager la rébellion protestante dans la ville.

Sablanceaux est le point de départ du pont actuel sur la commune de Rivedoux.

Depuis l'arrière des dunes, les Français arrêtent les forces anglaises.

Malgré la perte de 12 officiers et de 100 hommes, la tête de pont anglaise résiste.

Du coté français, meurent Rollin de Saint-Bonnet de Toiras et le Baron de Chantal, père de Marie de Rabutin, alors âgée de 17 mois, qui deviendra la célèbre Marquise de Sévigné.

George Villiers Ier tente de saisir la ville fortifiée de Saint-Martin-de-Ré et le Fort de La Prée sans succès.

Cela lui sera ultérieurement fatal George Villiers Ier.

Durant les jours suivants, George Villiers Ier consolide sa tête de pont.

Jean de Saint-Bonnet se retire dans la citadelle Saint-Martin avec la garnison, et laisse une centaine d'hommes dans le fort de La Prée.

George Villiers Ier s'efforce d'établir un siège autour de la citadelle qui va durer un peu plus de 3 mois.

Mais la situation s'avère difficile, car l'ingénieur anglais s'est noyé lors du débarquement, de plus les canons sont trop peu nombreux et trop petits, enfin par la suite, la maladie commence à faire sentir ses effets sur les troupes anglaises dès l'automne.

Au cours de cette période, George Villiers Ier va se montrer d'une cruauté implacable à l'égard des habitants et habitantes de l'île et de tous ceux qui vont essayer d'entrer ou de sortir du fort.

Paul de Saint-Bonnet de Toiras meurt tué d'un coup de canon dans le fort de Saint-Martin-de-Ré.

George Villiers Ier attend l'arrivée éminente de plusieurs renforts.

Des troupes irlandaises fortes de 2 000 fantassins débarquent sous le commandement de Sir Ralph Bingley, le 3 septembre 1627.

Une autre flotte, plus petite, sous le commandement de Sir William Beecher, arrive avec seulement 400 soldats.

Le 18 septembre 1627, George Villiers Ier se présente à nouveau devant Saint-Martin-de-Ré, mais il est mitraillé et canonné et ne tente pas le débarquement.

Une flotte écossaise composée de 30 navires, avec à son bord 5 000 hommes, était en route en octobre 1627, mais a été interrompue par une tempête au large de la côte de Norfolk.

Le 7 octobre 1627, le vent étant enfin devenu favorable, une flottille de la Royale en provenance des Sables-d'Olonne arrive devant la rade de Saint-Martin mais se fait cerner et fortement étriller par la flotte anglaise.

Par bonheur, une trentaine de chaloupes chargées de plus de 300 soldats, de vivres et de vêtements arrive à accoster auprès de la citadelle.

Elles contiennent de quoi nourrir les assiégés pendant une centaine de jours !

Les assiégés ne se privent pas de narguer les assiégeants qui tentent en vain de monter à l'assaut du fort.

Qui plus est, environ 1 500 hommes viennent renforcer les troupes du fort de La Prée.

Vers le début octobre 1627, Jean de Saint-Bonnet, découragé par le manque de vivres et l'impossibilité d'être secouru, commence des transactions avec George Villiers Ier sur les conditions de sa capitulation.

Malgré le blocus de l'île de Ré par la flotte britannique, les Français réussissent durant la nuit du 7 au 8 octobre 1627, à faire passer 29 navires de ravitaillement sur un total de 35 bateaux.

Le 20 octobre 1627, des renforts français, au nombre de 4 000 hommes, débarquent à Sainte-Marie-de-Ré, sous les ordres d'Henri de Schomberg, qui rejoint le commandant Louis de Marillac à La Prée.

Le 27 octobre 1627, George Villiers Ier tente une dernière attaque désespérée sur Saint-Martin-de-Ré, mais se heurte à un nouvel échec.

La forteresse de Saint-Martin-de-Ré s'avère imprenable, et les échelles anglaises sont trop courtes pour escalader les murailles des fortifications.

George Villiers Ier, finalement, replie ses troupes vers la partie nord de l'île, avec l'objectif de se lancer à l'assaut du village de Loix.

Les Anglais sont poursuivis par Henri de Schomberg et Jean de Saint-Bonnet.

Les forces britanniques se replient vers Loix, où sont situés leurs navires.

À cause de la mauvaise nourriture, leur armée comprend de nombreux malades.

Sans avoir aperçu les forces françaises de toute la journée, les troupes de George Villiers Ier pensent que les Français n'attaqueront pas et ne prennent pas de précautions.

Ils ne marchent ni en rangs serrés ni ouverts.

Ils arrivent au pont en bois du Feneau qu'ils ont construisent lors de leur débarquement, reliant l'île de Loix du reste de l'Île de Ré.

Au niveau de Loix, l'arrière-garde de la troupe anglaise est rejointe le 8 novembre 1627.

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Deux bataillons britanniques, menées par le colonel Sir Edward Conway, Sir Peregrine Barty et Sir Henery Spry traversent le pont.

Un autre, mené par le colonel Sir Charles Rich, frère du comte de Hollande, Henry Rich et demi-frère de Milord Montjoy, Sir Alexander Brett et le lieutenant de Sir Thomas Morton (lui-même étant malade) s'apprêtent à passer le pont avec les 4 canons.

Deux autres bataillons restent devant le pont, commandés par le colonel Sir William Courtney, le lieutenant-colonel Sir Edward Hawley et Sir Ralph Bingley.

Henri de Schomberg, ayant traversé le village de La Couarde, est informé par Louis de Marillac de la position adverse.

La tête de colonne britannique s'engage lentement, en raison de son étroitesse, sur le pont du Feneau.

Jugeant le moment opportun, Henri de Schomberg ordonne au capitaine de Bussi-Lamet de charger l'arrière-garde anglaise avec son escadron.

Il est suivi de près par Louis de Marillac et Henri de Schomberg lui-même, à la tête du reste de la cavalerie.

Les cavaliers anglais ripostent mais sont défaits.

De nombreux Britanniques sont tués, dont Sir William Cunningham et d'autres capturés comme Milord Montjoy Blount, colonel de cavalerie et demi-frère de Sir Charles Rich et du comte de Hollande, Henry Rich.

Deux régiments de l'infanterie française :

Une grande partie des forces britanniques est poussée violemment dans les fossés boueux et vaseux avoisinants.

Les 2 bataillons anglais en avant du pont sont vaincus.

Certains protestants rochelais volontaires parviennent à traverser le pont.

Les Français s'engagent dessus, tuant tous sur leur passage, notamment Sir Charles Rich et Sir Alexander Brett, qui tentent de le défendre.

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Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires écrit :

Ils laissent sur le champ de bataille 2 000 hommes parmi lesquels 5 colonels, 3 lieutenants-colonels, 250 capitaines et 20 gentilshommes de qualité, 4 pièces de canon et 60 drapeaux qui seront apportés à Paris par Claude de Saint-Simon, et suspendus en grande pompe aux voûtes de Notre-Dame.

Sur une force de 7 000 hommes, dans cette expédition, George Villiers Ier en a perdu plus de 4 000.

Cet échec joue un rôle important dans la dégradation de l'image de Charles Ier Stuart dans l'opinion anglaise.

George Villiers Ier est chassé de l'île de Ré par Henri de Schomberg et Jean de Saint-Bonnet, puis est battu en mer le 17 novembre 1627.

Il finit par rentrer sans gloire en Angleterre.

Antoine d'Aumont de Rochebaron est blessé au combat de l'Ile de Ré en 1627.



Naissance d'Édouard Colbert

Édouard Colbert naît à Paris le 5 février 1628, fils de Jean-Baptiste Michel Colbert et de Claude Le Tellier.

Il est baptisé à Saint-André-des-Arts à Paris le 5 février 1628.



Mariage de Jean-Baptiste Michel Colbert avec Claude Le Tellier

Jean-Baptiste Michel Colbert épouse à Paris le 6 mars 1628 Claude Le Tellier (1604-octobre 1644). Leurs enfants sont :



François de Baradas premier écuyer de la Petite Écurie, premier gentilhomme de la Chambre, capitaine de Saint-Germain et lieutenant du roi en Champagne

Claude de Rouvroy Grand Louvetier de France et Premier gentilhomme de la Chambre du Roi

François de Baradas, gentilhomme bourguignon, est page de la Petite Écurie.

Louis XIII, le prenant comme favori, le fait premier écuyer de la Petite Écurie, premier gentilhomme de la Chambre, capitaine de Saint-Germain et lieutenant du roi en Champagne.

Au bout de 6 mois, François de Baradas, premier écuyer, se rend insupportable au roi par ses hauteurs et ses humeurs arrogantes.

François de Baradas perd tout, faveur et fortune : c'est pourquoi l'expression la fortune de Baradas est passée en proverbe pour exprimer une fortune de peu de durée.

François Sublet de Noyers est chargé de convaincre François de Baradas de démissionner de sa charge pour 100 000 écus,

Claude de Rouvroy, nouveau favori de Louis XIII, devient Grand Louvetier de France en 1628.

Claude de Rouvroy devient premier gentilhomme de la Chambre du Roi à la mort de Blainville...



Naissance de Ferdinand-Charles d'Autriche

Ferdinand-Charles d'Autriche (en allemand Erzherzog Ferdinand Karl von Österreich) naît le 17 mai 1628, fils de Léopold V d'Autriche-Tyrol et de Claude de Médicis.



Mariage d'Hercule de Rohan-Guémené avec Marie de Bretagne-Avaugour

Hercule de Rohan-Guémené est veuf de Madeleine de Lénoncourt.

Hercule de Rohan-Guémené épouse au château de Champtocé le 5 mars 1628 Marie de Bretagne-Avaugour, fille de Claude de Bretagne-Avaugour, Comte de Vertus, et de Catherine Fouquet de La Varenne. Leurs enfants sont :

Marie de Bretagne-Avaugour devient ainsi Duchesse de Montbazon.

Elle est une des femmes les plus belles et les plus décriées de son temps.



Mariage de Charles de Monchy avec Éléonore d'Estampes

Charles de Monchy épouse le 7 novembre 1628 Éléonore d'Estampes (1607-1679). Leurs enfants sont :



Naissance d'Isabelle-Claire de Tyrol

Isabelle-Claire de Tyrol naît en 1629, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol et de Claude de Médicis.



Siège de Privas

Mort d'Antoine-Hercule de Budos Baron de Saint-Jean-de-Valeriscle, Co-seigneur du marquisat de Genoilhac

En 1629, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste aux sièges de Soyon, de Pamiers, de Réalmont, de Saint-Sever, de Castelnau, et de Privas.

Richelieu et Louis XIII revenant d'Italie, entendent que la ville de Privas en Ardèche se soumette, pour arrêter la résistance du Midi qui persiste malgré la chute de La Rochelle. Louis XIII offre 100 000 écus à Saint-André de Montbrun pour se rendre. Il refuse, le roi est furieux.

Ayant établi leur quartier général respectivement à l'Est et au Sud de Privas, le 14 mai 1629, Richelieu et Louis XIII assiègent la ville avec 20 000 soldats royaux dépêchés pour venir en aide à Claude de Hautefort, Vicomte de Lestrange.

A l'issue de 16 jours de siège, au cours duquel les privadois, 3 000 hommes, résistent avec courage à l'armée royale.

Antoine-Hercule de Budos meurt le 27 mai 1629 d'une mousquetade au cours des combats.

Les derniers habitants s'enfuient au Mont Toulon.

Les défenseurs sont contraints de se rendre le 28 mai 1629.

Privas est prise, incendiée, ses combattants tués, pendus ou envoyés aux galères.

Louis de Marillac se distingue lors de ce siège.

Louis XIII confisque tous les biens des protestants de Privas.

Privas met beaucoup de temps à se relever, les habitants ne peuvent revenir s'y installer sans autorisation royale.

Bernard de Nogaret de Foix participe à la répression de la prise d'armes des protestants du Languedoc en 1629.

Bailli du Vivarais, Georges de Vogüé reçoit en son château le 2 juin 1629, le roi Louis XIII.



Claude de Rouvroy Gouverneur de Blaye et des châteaux de Saint-Germain et de Versailles

En 1630, Claude de Rouvroy reçoit la charge de Gouverneur de Blaye et des châteaux de Saint-Germain et de Versailles.



Naissance de Sigismond-François d'Autriche

Sigismund Francis d'Autriche Sigismond-François d'Autriche naît à Innsbruck le 27 novembre 1630, fils de Léopold V d'Autriche-Tyrol et de Claude de Médicis.


Marie de Médicis - par Rubens

Journée des Dupes

Exil de Marie de Médicis à Moulins

Michel de Marillac Prisonnier

Louis de Marillac Prisonnier

Charles de L'Aubespine Garde des sceaux

Au fil des ans, Marie de Médicis ne s'aperçoit pas de la puissance montante de Richelieu, son protégé.

Quand elle en prend conscience, elle rompt avec le cardinal et cherche par tous les moyens à l'évincer.

Ne comprenant toujours pas la personnalité de Louis XIII, son fils, et croyant encore qu'il lui sera facile d'exiger de lui la disgrâce de Richelieu, Marie de Médicis tente d'obtenir le renvoi du ministre.

Claude de Rouvroy conseille au roi de soutenir Richelieu.

Le 10 ou 11 ou 12 novembre 1630, la cour croit le cardinal congédié, à la suite d'une violente altercation à Versailles entre Louis XIII et Marie de Médicis.

Après cette journée dite journée des Dupes :

Louis XIII fait finalement partir Marie de Médicis au château de Compiègne.

Dès le lendemain, l'huissier Lépine est envoyé au maréchal de Schomberg avec l'ordre de s'assurer de Louis Marillac qui s'est joint au complot.

Louis de Marillac est arrêté à son camp de Felizzo en Piémont le 21 ou le 30 octobre 1630 par le maréchal Schomberg, chargé de lui notifier l'ordre du roi.

Louis de Marillac est d'abord emprisonné à Sainte-Menehould.

Au lendemain de la Journée des dupes, Charles Ier de Lorraine est disgracié et demande la permission de partir en pèlerinage à Notre-Dame-de-Lorette pour n'en jamais revenir.

Henriette-Catherine de Joyeuse est obligée de suivre Charles Ier de Lorraine, son mari.

François V de La Rochefoucauld est exilé en province.

François VI de La Rochefoucauld, son fils, entretient des relations tendues avec Richelieu, sans doute parce qu'il est le confident de la reine Anne d'Autriche, et donc dangereux pour le cardinal.

Après la journée des Dupes, Charles de L'Aubespine est fait garde des sceaux par Richelieu en remplacement de Michel de Marillac.

Charles de L'Aubespine est nommé également gouverneur de Touraine.

Charles de L'Aubespine est actif et travailleur, et semble le docile instrument du cardinal.



Naissance de Claude Le Peletier

Claude Le Peletier naît à Paris en juin 1631, fils de Louis Le Peletier, secrétaire du roi en la grande chancellerie, et de Marie Leschassier.



Mariage de Ferdinand III de Habsbourg avec Marie-Anne d'Autriche

Ferdinand III de Habsbourg épouse en 1631 Marie-Anne d'Autriche, fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche-Styrie. Leurs enfants sont :



Mariage de François Ier Goyon avec Anne Malon de Bercy

François Ier Goyon épouse le 13 octobre 1631 Anne Malon de Bercy (vers 1610-2 avril 1688), fille de Claude Malon, Seigneur de Bercy, Maître des requêtes et président au Grand Conseil, et de Catherine Herbert de Montmort. Leurs enfants sont :

Anne Malon de Bercy apporte de grands bien à François Goyon qui augmente le patrimoine familial du fief de la Chapelle-du-Fest, de la baronnie de Guilberville, de la seigneurie de Brectouville, etc



Mariage d'Abraham de Fabert avec Claude Richard de Clevant

Le contrat de mariage est du 13 septembre 1631.

Abraham de Fabert épouse au château de Moulins-lès-Metz le 13 novembre 1631 Claude Richard de Clevant (1614-1661). Leurs enfants sont :


François de L'Aubespine

Mariage de François de L'Aubespine avec Éléonore de Volvire

François de L'Aubespine épouse le 17 novembre 1631 Éléonore de Volvire (1604-23 novembre 1690), marquise de Ruffec. Leurs enfants sont :


Château de Lourdon à Lournand

Démolition château de Lourdon

En 1632, la démolition du château de Lourdon à Lournand est effectuée à coups de mines

Les ruines du château occupent une plate-forme trapézoïdale d'environ un hectare.

Il en subsiste une partie des soubassements du mur d'enceinte, flanqué, au sud, d'une tour circulaire à demi détruite, dite tour du Pigeonnier et, au nord, de la tour de la Poudrière, dont l'étage supérieur émerge seul des remblais. Au milieu, se dresse les vestiges de deux bâtiments implantés dans le prolongement l'un de l'autre.

Une tour ronde demi-hors œuvre est adossée à l'extrémité ouest de la muraille du bâtiment oriental, laquelle supporte 9 piliers carrés de maçonnerie hauts, au maximum, de 7,50 mètres.

Un cartouche aux armes de Lorraine et la date de 1586 permettent d'attribuer à Claude de Guise cette construction dont on ne sait si elle fut une grange ou un jeu de paume, nom sous lequel on la désigne traditionnellement.

À l'est, une avant-cour avec fossé creusé de main d'homme défendait l'accès du château.

Un parc boisé de 15 hectares avec une petite chapelle dédiée à Saint-Étienne, une vigne et quelques terres ont été entourés au XVIe siècle d'une enceinte de 3 kilomètres, défendue par 12 tours rondes, dont divers éléments sont encore visibles.



Mariage de Louis de Choiseul avec Catherine de Nicey

Le contrat de mariage est du 27 janvier 1632.

Louis de Choiseul épouse à Romilly-sur-Seine dans l'Aube le 28 janvier ou le 28 juin 1632 Catherine de Nicey (1606-1674), fille d'un gentilhomme de la chambre du roi. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie-Léopoldine de Tyrol

Marie-Léopoldine de Tyrol naît en 1632, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol et de Claude de Médicis.


Filles de Gabriel de Rochechouart de Mortemart - De gauche à droite : Gabrielle de Rochechouart de Mortemart - Marie-Madeleine Gabrielle Adélaïde de Rochechouart de Mortemart - Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart - tableau au Chateau du Bouchet (Indre)

Mariage de Gabriel de Rochechouart de Mortemart avec Diane de Grandseigne

Gabriel de Rochechouart de Mortemart épouse en 1632 Diane de Grandseigne ou Grandsaigne. Leurs enfants sont :

Grâce à sa position, il offre à ses enfants des places de premier plan à la cour.



Sécession du Languedoc du Royaume de France.

Claude de Hautefort Prisonnier

Mort de Claude de Hautefort

Le 22 juillet 1632, la province de Languedoc fait sécession du Royaume de France. Une partie de la petite noblesse suit Henri II de Montmorency dans la rébellion mais la ville de Toulouse reste fidèle au roi.

Carcassonne et Narbonne refusent d'accueillir l'armée des rebelles qui erre alors dans le Languedoc sans but précis.

En 1632, suite à une sombre affaire de Cour, Claude de Hautefort, Vicomte de Cheylane et Privas, gouverneur du Puy, commandant en Vivarais pour Gaston de France et Henri II de Montmorency, est battu et fait prisonnier par Jacques Nompar de Caumont.

Claude d'Hautefort de Lestrange, Vicomte de Lestrange, de Cheylane et de Privas, Baron de Boulogne, Gouverneur du Puy en 1621

Conduit au Pont-Saint-Esprit dans le Gard, Claude d'Hautefort est fouetté publiquement en août 1632.

Claude d'Hautefort meurt en septembre 1632 exécuté par Machault, intendant de Languedoc, malgré Jacques Nompar de Caumont, qui lui a fait grâce de la vie.

Les privadois assiste à cette humiliation en mémoire de laquelle un pont sur l'Ouvèze est construit.

Cet épisode scelle la réconciliation des privadois avec le pouvoir royal.



Mort de Jean-François de La Guiche

Jean-François de La Guiche teste le 24 novembre 1632 et laisse 100 000 livres de rentes en fonds de terre et pour 50 000 écus de meubles à partager, outre les autres biens, entre :

Après une maladie de 45 jours Jean-François de La Guiche meurt au château de La Palice, en Bourbonnais, le 2 décembre 1632. Il est inhumé en l'église de de Saint-Géran, qu'il avait eu soin de rebâtir.



Claude de Rouvroy Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Claude de Rouvroy est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit en 1633.



Cession de Brie-Comte-Robert à Claude de Bullion

Claude de Bullion devient Seigneur engagiste de Brie-Comte-Robert, en 1633.



Naissance de Claude de Choiseul

Claude de Choiseul naît à Romilly-sur-Seine le 1er janvier 1632 ou le 8 octobre 1633, fils de Louis de Choiseul et de Catherine de Nicey.



Abdication de Charles IV de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont Duc de Lorraine

Mariage de Nicolas II François de Vaudémont avec Claude-Françoise de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée

Fuite de Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine

Nicole de Lorraine transférée à Fontainebleau

Charles IV de Lorraine juge plus favorable aux intérêts de la Lorraine d'abdiquer le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas II François de Vaudémont, et va prendre un commandement dans les troupes impériales.

Nicolas II François de Vaudémont est plus apprécié des Français que Charles IV de Lorraine.

Nicolas II François de Vaudémont s'accorde par provision une dispense pour un mariage avec Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine.

Cette dispense sera ensuite confirmée.

Nicolas II François de Vaudémont envoie le lendemain au pape une lettre pour signaler les raisons pour lesquelles il renonce au cardinalat et se fait relever de ses vœux.

Nicolas II François de Vaudémont veut contrecarrer les projets que fait Louis XIII de marier Claude de Lorraine à un prince étranger à la Lorraine, la loi salique ne s'appliquant pas en Lorraine et barrois.

Nicolas II François de Vaudémont épouse à Lunéville le 17 février ou le 8 mars 1634 Claude-Françoise de Lorraine, sa cousine germaine, fille d'Henri II de Lorraine et de Marguerite de Gonzague. Leurs enfants sont :

La population lorraine reste profondément hostile à l'occupant français, à l'image de :

Le mariage inopiné du "cardinal", incite les Français à mettre Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine en résidence surveillée.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine réussirent à s'échapper le 1er avril 1634 et se réfugient en Franche-Comté, terre espagnole.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine se rendent ensuite en Toscane chez leur tante Christine, épouse du grand duc,

Après les fuites de son mari, de sa sœur et de son beau-frère, Nicole de Lorraine reste le seul membre de la famille dans le duché.

Le 24 avril 1634, Nicole de Lorraine est transférée à Fontainebleau.


Claude de Rouvroy - par Voüet - en 1634

Claude de Rouvroy Duc de Saint-Simon et Pair de France

Claude de Rouvroy devient Duc de Saint-Simon et Pair de France en janvier 1635.



Cession de la seigneurie de Tanlay

En 1635, la seigneurie de Tanlay passe à Claude Vignier, premier président au Parlement de Metz.



Claude de Bourdeille Favori de Gaston d'Orléans

Claude de Bourdeille devient le second favori de Gaston d'Orléans en 1635.



Cession du château de La Ferté-Vidame

Le château de La Ferté-Vidame est acquis le 19 mai 1635 par Claude de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, favori de Louis XIII.



Mariage de Jean de Tubières-Grimoard avec Madeleine de Bourbon-Malause

Madeleine de Bourbon-Malause est veuve de Jacques de Pérusse des Cars.

Jean de Tubières-Grimoard épouse le 23 janvier 1636 Madeleine de Bourbon-Malause. Leur enfant est :



Conspiration contre Richelieu

En 1636, lors du siège de Corbie, au camp d'Amiens, Louis de Bourbon-Condé organise une conspiration avec Gaston d'Orléans, son cousin, et Claude de Bourdeille dans le but d'assassiner ou d'enlever Richelieu.

François de Baradas est chargé de l'affaire : il s'agit d'arrêter le carrosse du Cardinal dans un défilé.

Des dissensions apparaissent chez les comploteurs.

François de Baradas ne veut apparemment pas que Gaston d'Orléans se mêle du complot.

L'affaire s'ébruite.

Barradas est alors exilé en Avignon où il est désormais assigné.

Louis de Bourbon-Condé se réfugie alors à Sedan chez le duc de Bouillon (prince de la principauté de Sedan), où il renouvelle ses tentatives de complot contre Richelieu, avec le soutien militaire de l'Espagne.



Exil de Nicolas II François de Vaudémont avec Claude-Françoise de Lorraine

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine se rendent ensuite à Munich chez Maximilien Ier de Bavière, leur oncle, en août 1636.

Nicolas II François de Vaudémont et Claude-Françoise de Lorraine se rendent enfin à Venise où ils séjourneront 18 ans.



Disgrâce et exil de Claude de Rouvroy

Claude de Rouvroy est disgracié en 1636 pour avoir monté une cabale visant Louise de La Fayette, la maîtresse de Louis XIII.

Il est exilé à Blaye dont il est gouverneur.


Hôtel de Montrésor

Construction de l'Hôtel de Montrésor

En 1637, Claude de Bourdeille se fait construire à Paris l'Hôtel de Montrésor par Michel Villedo et Claude Dublet.

L'hôtel sera dénommé par la suite Hôtel de Gourgues puis Hôtel de Mérault.

Il est situé actuellement au 52-54, rue de Turenn, actuellement école primaire, 3ème arrondissement.



Construction du château de Guermantes

Mort de Claude Viole

Claude Viole fait construire le château de Guermantes.

Claude Viole meurt en 1638.



Mort de Claude de Saulx

Jacques de Saulx Bailli de Dijon

Claude de Saulx meurt à Bayonne en 1638.

Jacques de Saulx, son fils, devient Bailli de Dijon par provisions données à Saint-Germain-en-Laye le 2 octobre 1638.



Naissance de Jean Baptiste Michel Colbert

Jean Baptiste Michel Colbert naît à Paris en 1640, fils de Jean-Baptiste Michel Colbert et de Claude Le Tellier.



Mariage de Claude de Jussac avec Madeleine Baron

Claude de Jussac est le fils d'Astremoine de Jussac (mort en 1683), Seigneur de La Folaine, et de Claire Nau (morte en 1683).

Claude de Jussac épouse Madeleine Baron.



Duel entre Claude de Jussac et Athos et d'Artagnan

En 1641, au cours d'un duel raconté par Courtilz de Sandras, et revu par Alexandre Dumas dans Les 3 mousquetaires, Claude de Jussac blesse Athos mais est désarmé par d'Artagnan.



Naissance de Gilbert Colbert

Gilbert Colbert naît en 1642, fils de Jean-Baptiste Michel Colbert et de Claude Le Tellier.



Mariage d'Henri du Plessis-Guénégaud avec Isabeau de Choiseul

Henri du Plessis-Guénégaud épouse par contrat du 22 février 1642 Isabeau de Choiseul (vers 1610-9 août 1677), fille du maréchal Charles de Choiseul. Leurs enfants sont :

La dot s'élève à 56 000 livres tournois, et Isabeau de Choiseul renonce à tous ses droits au profit de son frère François, marquis de Praslin depuis la mort de leur père.

Henri du Plessis-Guénégaud apporte les 200 000 livres de don en avance d'hoirie de la part de Marie de La Croix, sa mère.


Michel Particelli d'Émery

Cession de la seigneurie de Tanlay

En 1642, Claude Vignier revend la seigneurie Tanlay à Michel Particelli d'Émery, surintendant des finances, un proche de Mazarin.

Celui-ci charge l'architecte Pierre Le Muet d'achever les travaux.

Entre 1642 et 1650, Pierre Le Muet fait élever l'aile droite du bâtiment, selon un plan symétrique en U qui encadre la cour d'honneur.

Il travaille sur les façades du corps de logis principal et sur la décoration des appartements.

Face au château, il construit des communs, dans un style classique et régulier.

Des travaux importants sont menés dans le parc, afin d'aménager un canal et d'entourer le château par des douves.



Naissance de Marie-Élisabeth de Ludres

Marie-Élisabeth de Ludres dite Isabelle naît à Ludres dans le Duché de Lorraine en 1642, fille de Jean de Ludres et de Claude des Salles.

Admise enfant au chapitre de Poussay comme chanoinesse, elle y est élevée.


Exécution de François de Thou et Henri Coiffier de Ruzé - par Paul Lehugeur

Conspiration de Cinq-Mars

Mort d'Henri Coiffier de Ruzé Marquis de Cinq-Mars

Gaston de France privé de ses droits à la régence

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne Prisonnier

Cession à la France de la principauté de Sedan et Raucourt

Henri Coiffier de Ruzé, dit Cinq-Mars, mène la dernière des nombreuses conspirations contre Richelieu, presque avec succès.

Cette conjuration vise à faire de Gaston de France le lieutenant général du royaume.

Henri Coiffier de Ruzé s'entend avec François de Thou et Gaston de France pour comploter avec les Espagnols.

Leur plan prévoit le renvoi ou l'assassinat de Richelieu et la signature de la paix avec l'Espagne, avec une restitution réciproque de territoires.

Les Espagnols massent une armée de 18 000 hommes dans la région de Sedan pour intervenir aux côtés des conjurés.

Une correspondance secrète du marquis est interceptée par la police de Richelieu.

D'après Leclère, Gabriel de Rochechouart de Mortemart aide Richelieu à précipiter la chute d'Henri Coiffier de Ruzé.

Trahis dans leur confiance, Louis XIII et Richelieu les font juger.

Pierre II Séguier instruit ce procès.

François de Thou et Henri Coiffier de Ruzé meurent à Lyon le vendredi 12 septembre 1642, décapités.

La mère d'Henri de Cinq-Mars, la maréchale d'Effiat, est exilée en Touraine.

Son frère est privé de ses bénéfices d'abbé et le château de famille est rasé à hauteur d'infamie.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne est compromis dans cette conspiration.

Il est arrêté à l'armée d'Italie qu'il commande et emprisonné au château de Pierre-Encise près de Lyon.

Par traité signé le 15 septembre 1642, Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne cède à la France sa principauté de Sedan et Raucourt.

Une déclaration privant Gaston de France de ses droits à la régence est enregistrée au Parlement dès décembre 1642.

En 1642 Claude de Bourdeille participe à ce complot et ses terres lui sont confisquées, l'obligeant à s'enfuir en Angleterre.



Retour à la Cour de Claude de Rouvroy

Claude de Rouvroy peut revenir à la Cour, pour assister à la mort de Louis XIII.



Naissance de Charles V de Lorraine

Charles V Léopold de Lorraine, dit le duc sans duché, naît à Vienne le 3 avril 1643, fils de Nicolas II François de Vaudémont et de Claude-Françoise de Lorraine.

Il aurait dû être numéroté Charles IV de Lorraine, mais les historiographes lorrains, voulant établir la légitimité des ducs de Lorraine et de Guise et les rattacher directement aux carolingiens, inclurent dans la liste des ducs le carolingien Charles (mort en 991), Duc de Basse-Lotharingie.


Charles de L'Aubespine - Portrait par Pierre Daret

Cabale des Importants

François de Vendôme Prisonnier

François de Vendôme, Duc de Beaufort, et Marie Aimée de Rohan, Duchesse de Chevreuse organisent un complot le 27 mai 1643.

Ce complot est nommé la cabale des Importants car ils sont aidés par de nombreux "Grands" :

François VI de La Rochefoucauld participe à cette intrigue.

Les comploteurs veulent dépouiller les anciens partisans de Richelieu, la Maison Condé notamment, de tous leurs biens et privilèges et récupérer leurs charges perdues du temps de Richelieu.

La cabale vise :

Ils ont pour cela prévu de faire assassiner Mazarin puis de le remplacer par un proche, Augustin Potier, Évêque de Beauvais.

Mazarin a rapidement vent de la conspiration.

François de Vendôme est arrêté le 2 septembre 1643 et est emprisonné au donjon de Vincennes, où il restera 5 ans.

Charles de L'Aubespine est de nouveau éloigné.

Claude de Bourdeille est à nouveau contraint à l'exil en Hollande.


Innocent X

Mort d'Urbain VIII

Innocent X Pape

Urbain VIII meurt à Rome le 29 juillet 1644.

La famille Barberini, accusée d'une insatiable avidité, perd sa puissance et se réfugie en France auprès de Mazarin qui la réconciliera avec le Saint-Siège.

Urbain VIII fait fortifier le château Saint-Ange et transforme Civitavecchia en port militaire.

Important mécène, Urbain VIII soutient des artistes comme les peintres Nicolas Poussin ou Claude Lorrain.

Le pontificat d'Urbain VIII se caractérise par un usage assez courant à l'époque, mais poussé à un rare degré sous le pape Barberini : le népotisme.

Peu de temps après son élection, Urbain VIII nomme son neveu Francesco cardinal, puis bibliothécaire du Vatican, enfin vice-chancelier.

Un autre de ses neveux, Antonio, est également nommé cardinal, puis devient camerlingue, enfin commandeur en chef des troupes pontificales.

Un troisième neveu, Taddeo, est lui aussi nommé cardinal, puis préfet de Rome, et général des troupes papales.

Taddeo épousera Anne Colonna, fille du connétable.

Urbain VIII est le dernier pape à étendre les états pontificaux.

Urbain VIII, admirateur du Bernin, lui demande d'achever le palais Barberini commencé par Carlo Maderno et Francesco Borromini.

Urbain VIII commande également au Bernin le célèbre baldaquin surplombant l'autel pontifical de la basilique Saint-Pierre en 1633.

Le bronze nécessaire à sa construction est arraché au toit du Panthéon, d'où la célèbre phrase : "Quod non fecerunt Barbari, fecerunt Barberini" (ce que n'ont pas fait les barbares, les Barberini l'ont fait).

Urbain VIII aurait voulu interdire l'usage du tabac.

Il excommunie les fumeurs par une bulle.

Le lendemain de la promulgation on peut voir ce mot affiché : "Veux-tu chasser la feuille qu'emporte le vent et poursuivre le brin de paille desséché ?" Furieux le pontife veut savoir qui a écrit cette insolence.

On se contente de mettre la signature "Job" au bas de ce qui est un verset biblique (Job,13,25), montrant ainsi l'ignorance du pape en matière d'écriture sainte.

Urbain VIII promet de donner une forte somme à l'auteur de la plaisanterie s'il se dénonce, mais le loustic est prudent et il se contente d'écrire "gratis" sous la signature.

Rinaldo d'Este participe à ce conclave.

Le lendemain du jour de l'exaltation de la Sainte-Croix, Giovanni Battista Pamphilj est élu le 234e pape le 15 septembre 1644, grâce à l'appui du clan français, qui refuse tout candidat pro-espagnol.

Il prend le nom d'Innocent X (en latin Innocentius X, en italien Innocenzo X) en mémoire d'Innocent VIII qui avait protégé l'établissement des Pamfili à Rome.

Il est couronné le 4 octobre.

Olimpia Maidalchini, sa belle-sœur, veuve de son frère aîné, va prendre sur lui un irrésistible ascendant dont vont se gausser pendant toute la durée du règne les gazettes françaises et surtout la propagande de l'Église réformée.

Ambitieuse, avide et intrigante, elle remplit d'elle-même chaque espace de la vie politique et sociale de Rome en devançant le personnage le plus important de la Curie.

De cette position, elle manœuvre à souhait les faits et les personnes en provoquant de nombreux incidents et en causant plus d'une déception au pape qui la protége toujours.

Dans l'ensemble, la famille Barberini a amassé de grandes richesses sous le pontificat d'Urbain VIII.

Abusant de leur crédit, les Barberini veulent enlever à Édouard Ier Farnèse, Duc de Parme, les duchés de Castro et de Ronciglione, et lui font déclarer la guerre par Urbain VIII.

Après d'inutiles efforts, ils sont obligés de renoncer à leur projet.

Ils se rendent odieux par leurs exactions.

Innocent X poursuit Antonio et Francesco Barberini, pour leurs malversations financières.

Ceux-ci se réfugient en France.

Clément IX se retire pendant le règne du pape Innocent X qui est hostile aux Barberini.



Mariage de Claude de Rouvroy avec Diane-Henriette de Budos

Les fiançailles de Claude de Rouvroy et de Diane-Henriette de Budos sont célébrées au Palais Royal le 7 septembre 1644 en présence de Louis XIV.

Claude de Rouvroy épouse à Saint-Maximin dans l'Oise le 26 septembre 1644 Diane-Henriette de Budos, Marquise de Portes, fille d'Antoine Hercule de Budos et de Louise de Crussol. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude de Fabert

Claude de Fabert naît en 1645, fille d'Abraham de Fabert et de Claude Richard de Clevant.



Mort de François de La Rochefoucauld

François de la Rochefoucauld est autorisé, s'il le souhaite à prononcer à l'article de la mort ses vœux comme jésuite.

Aucune preuve n'existe qu'il les prononcera.

François de La Rochefoucauld meurt à l'abbaye Sainte-Geneviève à Paris le 14 février 1645.

Il y est inhumé.

Le peintre Claude Vignon, réalisa en 1645, une série de 30 tableaux pour les cérémonies funèbres du cardinal.



Mariage de Ferdinand-Charles d'Autriche avec Anne-Claude de Médicis

Ferdinand-Charles d'Autriche épouse en 1646 Anne-Claude de Médicis, fille de Cosme II de Médicis et de Marie Madeleine d'Autriche.

Leur enfant est :


Ferdinand-Charles d'Autriche

Ferdinand IV de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand-Charles d'Autriche Archiduc d'Autriche antérieure

Ferdinand-Charles d'Autriche Comte de Tyrol

Ferdinand IV de Habsbourg devient Roi de Bohême en 1646.

Dès qu'il le peut légalement, Ferdinand-Charles d'Autriche met fin à la régence de Claude de Médicis, sa mère, et devient Archiduc d'Autriche antérieure et Comte de Tyrol en 1646.



Mariage de Charles de Schomberg avec Marie d'Hautefort

Charles de Schomberg est veuf d'Anne d'Halluin.

Le contrat de Mariage est passé à Fontainebleau le 18 septembre 1646.

Charles de Schomberg épouse en l'église Saint-Sulpice à Paris le 24 septembre 1646 Marie d'Hautefort.

Les témoins sont :



Naissance de Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon

Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon naît le 2 décembre 1646, fille de Claude de Rouvroy et de Diane-Henriette de Budos.



Mariage de Pierre Bidal avec Catherine Bastonneau

Pierre Bidal épouse le 25 avril 1647 Catherine Bastonneau (1620-21 janvier 1690).

Leurs enfants sont :

Pierre Bidal est Marchand de drap et de soie à Paris.



Mort de Claude-Françoise de Lorraine

Claude-Françoise de Lorraine meurt en 1648.



Mort de Claude de Médicis

Claude de Médicis meurt en 1648.



Mariage de Ferdinand III de Habsbourg avec Marie-Léopoldine de Tyrol

Ferdinand III de Habsbourg est veuf de Marie-Anne d'Autriche.

Ferdinand III de Habsbourg épouse en 1648 Marie-Léopoldine de Tyrol, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol, Comte de Tyrol, Électeur du Tyrol, et de Claude de Médicis.

Leur enfant est :



Mariage d'Henri Goyon de Matignon avec Marie Françoise Le Tellier

Henri Goyon de Matignon épouse le 13 octobre 1648 Marie Françoise Le Tellier (1625-1695), Dame de la Luthumière. Leurs enfants sont :



Claude de Choiseul Volontaire

Claude de Choiseul est volontaire en 1649.



Mariage de Charles II Gonzague avec Isabelle Claire de Tyrol

Charles II Gonzague épouse le 7 novembre 1649 Isabelle-Claire de Tyrol, fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol, Comte de Tyrol, et de Claude de Médicis. Leur enfant est :



Mariage de Pierre de Villars avec Marie Gigault de Bellefonds

Pierre de Villars épouse à Moulins dans l'Allier le 24 janvier 1651 Marie Gigault de Bellefonds (1626-1706). Leurs enfants sont :

Marie Gigault de Bellefonds est une épistolière, tante de Bernardin Gigault, Marquis de Bellefonds, et Maréchal de France.



Exil de Mazarin

Libération de Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville

Le 7 février 1651, devant l'union des Frondes et suite à des émeutes, Mazarin s'enfuit, obligé de s'exiler en Allemagne.

Le Parlement vote l'expulsion de Mazarin qui a pris les devants.

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville sont libérés.

Armand Jean de Vignerot du Plessis se range dans le parti de Louis II de Bourbon-Condé.

Dominique d'Estampes-Valençay est membre du conseil de Louis II de Bourbon-Condé, aux côtés d'Armand de Bourbon-Conti et de François VI de La Rochefoucauld en 1651.

Le 8 février 1651, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV essaient de rejoindre Mazarin en exil mais le peuple envahit le Palais du Louvre et empêche la famille royale de partir.

Officiellement, Nicolas Fouquet, procureur général, instruit contre Mazarin.

En sous-main, il tient Mazarin informé jusqu'à son retour en grâce, via son frère Basile Fouquet, dit l'abbé Fouquet, chef de la police secrète du cardinal.

Mazarin continue de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne et Michel IV Le Tellier.

Adepte du népotisme, Michel IV Le Tellier crée un réseau important de clients qui lui permettront d'asseoir son pouvoir à la cour.

Louis II de Bourbon-Condé devenu incontournable dans la direction de l'État, empêche Armand de Bourbon-Conti, son frère, d'épouser Charlotte-Marie de Lorraine, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.

Armand de Bourbon-Conti se retire à Pézenas, en Languedoc

François-Henri de Montmorency-Bouteville partage les succès et revers de Louis II de Bourbon-Condé, son cousin pendant la Fronde des Princes.

Claude de Rouvroy se tient à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde.



Mariage d'Antoine Gobelin avec Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray

Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray reçoit une bonne éducation : Marie-Madeleine devient une femme assez instruite.

Elle fait peu de fautes d'orthographe et possède une bonne syntaxe.

Des témoignages contemporains nous présentent Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray à l'époque comme un joli brin de femme avec un air d'innocence désarmant.

Antoine Gobelin, Marquis de Brinvilliers, épouse à Saint-Eustache à Paris le 20 décembre 1651 Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray (1630-1676). Leurs enfants sont :

Les époux vivent dans un hôtel particulier 10 rue Saint-Paul à Paris.

Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray est richement dotée de 200 000 livres.

Sur 7 enfants, 4 seraient illégitimes, dont Louis Gobelin né en 1662.

Le père possible serait Jean-Baptiste Godin de Sainte-Croix.



Claude Le Peletier Conseiller au Parlement de Paris

D'abord conseiller au Châtelet, Claude Le Peletier est admis comme conseiller au Parlement de Paris le 29 janvier 1652.



Premières armes de Claude de Choiseul en Champagne

Claude de Choiseul prend la place de Louis de Choiseul, son père, en tant que capitaine au régiment de Condé.

En 1652 et 1653, Claude de Choiseul fait ses premières armes en Champagne, où s'affrontent Mazarin et Louis II de Bourbon-Condé.

Claude de Choiseul y gagne la confiance de Louis XIV et devient un de ses principaux officiers.



Naissance de Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol

Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol naît en 1653, fille de Ferdinand-Charles d'Autriche et d'Anne-Claude de Médicis.



Naissance de Claude Louis Hector de Villars

Claude Louis Hector de Villars naît à Moulins dans l'Allier le 8 mai 1653, fils de Pierre de Villars et de Marie Gigault de Bellefonds. Il est issu d'une famille fraîchement anoblie.



Cession de la baronnie de La Garnache

Henri du Plessis-Guénégaud cède la baronnie de La Garnache le 15 avril 1654 à Claude du Chastel.



Naissance de Charles Henri de Sainte-Maure

Charles Henri de Sainte-Maure naît à Oriolles en Charente le 16 mars 1655, fils de Claude de Sainte-Maure, Seigneur de Fougeray, et de Marie Paulte, Dame baronne d'Augé.



Naissance de Claude Pécoil de La Villedieu

Claude Pécoil de La Villedieu naît en 1655, fils de Claude Pécoil (1626-1719), Marquis de Septème, et de Françoise de La Peraize.



Mariage de Claude Léonor Damas avec Gabrielle de Rochechouart de Mortemart

Claude Léonor Damas, Marquis de Thianges, épouse au chateau de Quincey le 31 mai 1655 Gabrielle de Rochechouart de Mortemart. Leurs enfants sont :



Claude Léonor Damas et Gabrielle de Rochechouart de Mortemart en Bourgogne

En 1656, Claude Léonor Damas, économe, ayant quitté l'armée, oblige Gabrielle de Rochechouart de Mortemart à quitter Paris. Ils vont vivre en Bourgogne sur ses terres.

Elle s'y ennuie mortellement.



Mort de Claude de Lorraine

Claude de Lorraine meurt le 24 janvier 1657 sans laisser de fils.



Réforme de l'impôt par Abraham de Fabert

Abraham de Fabert envisage ensuite la réforme de l'impôt.

Abraham de Fabert adresse à Mazarin un mémoire sur ses idées.

Mais il faudra attendre le siècle suivant pour qu'elles soient adoptées.

Investi par la confiance de Mazarin de pouvoirs sans cesse plus étendus, Abraham de Fabert fait figure non seulement de grand gouverneur de province, mais aussi d'agent de gouvernement à qui le premier ministre laisse la haute main dans le Sedannais, la Champagne et la Lorraine.

En 2 ans, la Champagne, grâce à lui, reprend sa culture, et recommence à payer ses impôts.

La généralité de Châlons, qui ne rapportait plus que 40 000 écus au Trésor en 1655, lui en paie 2 000 000 pour 1657.

À Sedan, Abraham de Fabert d'Esternay crée une manufacture d'armes, une fonderie de canons, de boulets.

Il encourage la sergerie et la draperie.

Claude Richard de Clevant, son épouse, entrant dans ses vues, encourage une industrie féminine : La dentelle.

Sedan se place immédiatement après Alençon.



Mariage de Claude de Choiseul avec Catherine Alphonsine de Renty

Claude de Choiseul épouse en l'église Saint-Eustache à Paris le 5 mai 1658 Catherine Alphonsine de Renty (1636 ou 1639-1710).



Claude de Choiseul Gouverneur de Langres

En 1658, Claude de Choiseul accepte la charge de gouverneur et bailly de Langres, et remplace Louis de Choiseul, son père.


Édouard Colbert - par Pierre Mignard en 1698

Mariage d'Édouard Colbert avec Geneviève Larcher

Édouard Colbert épouse le 13 novembre 1658 Geneviève Larcher (morte en 1712). Leurs enfants sont :



Mort de Gaston de France Duc d'Anjou et d'Orléans Comte d'Eu

Philippe Ier d'Orléans Duc d'Orléans et de Chartres

Gaston de France meurt dans son château de Blois, dans l'aile François Ier alors décatie, le 2 février 1660. Il est inhumé à la basilique de Saint-Denis, ultime privilège attaché au sang royal.

Cultivé et raffiné mais velléitaire et inconstant, Gaston de France passa sa vie à intriguer, d'abord contre le cardinal de Richelieu, puis contre le cardinal Mazarin. Ces conspirations échouèrent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonça souvent ses complices, puis les vit périr (voir d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars).

Louis XIV, confère alors en apanage les titres de duc d'Orléans et de Chartres à son propre frère Philippe de France. Il est alors dénommé Philippe Ier d'Orléans.

Cependant Louis XIV lui refuse

qui auraient aussi dû lui échoir.

Claude Le Peletier est désigné comme tuteur des filles de Gaston de France.

Le Palais du Luxembourg passe par succession Marguerite de Lorraine, veuve de Gaston de France.



Cession de Brie-Comte-Robert à Noël de Bullion, François de Bullion et Claude II de Bullion

Noël de Bullion, François de Bullion et Claude II de Bullion deviennent Seigneur engagiste de Brie-Comte-Robert, en 1662.



Claude Le Peletier président de la cinquième chambre des enquêtes du Parlement de Paris

En 1662, Claude Le Peletier devient,président de la cinquième chambre des enquêtes du Parlement de Paris.



Mariage d'Henri d'Aguesseau avec Claire-Eugénie Le Picart de Périgny

Henri d'Aguesseau épouse en janvier 1663 Claire-Eugénie Le Picart de Périgny (morte en 1713), fille de Jean le Picart, Seigneur de Périgny, Maître des Requêtes, et de Catherine Talon. Leur enfant est :



Mariage de Charles-Henri de Tubières-Grimoard avec Claude de Fabert

Charles-Henri de Tubières-Grimoard est le fils de Jean de Tubières-Grimoard, Comte de Caylus, et de Madeleine de Bourbon-Malause.

Charles-Henri de Tubières-Grimoard, Marquis de Caylus, épouse le 4 février 1663 Claude de Fabert. Leurs enfants sont :



Mort de Claude de Bourdeille Comte de Montrésor

Claude de Bourdeille laisse des mémoires.

Claude de Bourdeille meurt à Paris le 25 juillet 1663.


Bataille de Saint-Gothard Raimondo Montecuccoli

Bataille de Saint-Gothard

Traité de de Vasvár

Mort de Pierre II de Rougé du Plessis-Bellière

Les Turcs avance sur Vienne qui n'est pas très loin. S'ils franchissent le Raab, ils peuvent atteindre Vienne et soumettre l'Autriche.

La bataille de Saint-Gothard ou Saint-Gotthard (Szentgotthárd) en Hongrie a lieu le 1er août 1664 de part et d'autre de la rivière de Raab.

Elle oppose les armées chrétiennes de l'Empire et de la France aux armées ottomanes d'Ahmed Köprülü:

C'est la seule bataille où le Roi de France n'a jamais été allié des Habsbourg contre les Ottomans.

Face à l'avancée turque, l'armée impériale commence à perdre pied.

L'armée commandée par Jean de Coligny-Saligny rétablit la situation et entreprend la contre-attaque. Les Turcs sont mis en déroute, une partie de leur armée se noie dans le Raab.

Cette victoire stoppe net l'avancée turque et sauve l'Empire.

François de Neufville, Colonel d'infanterie, est blessé lors de cette bataille.

Claude de Choiseul participe à cette bataille.

Charles V de Lorraine s'illustre lors de cette bataille.

Pierre II de Rougé du Plessis-Bellière, Marquis du Plessis-Bellière, enseigne au régiment de la Ferté, engagé volontaire meurt lors de cette Bataille, en défendant son drapeau. Le Turc qui avait percé les rangs pour le lui enlever tombe lui-même percé de coups sur la place

Une trêve de 20 ans est conclue au Traité de paix de Vasvár, permettant cependant au Sultan de conserver ses conquêtes faites depuis 1660, notamment aux dépens de Petar Zrinski, Seigneur de Cakovec. Ce dernier y voit une trahison par Léopold Ier de Habsbourg de ses engagements de défense en tant que Roi de Hongrie.

Suite à cette victoire, Raimondo Montecuccoli reçoit l'Ordre de la Toison d'or et se consacre à son poste de chef du conseil de guerre et à des travaux théoriques sur la science et l'histoire militaire.



Fin du procès de Nicolas Fouquet

Simon Arnauld d'Andilly Ambassadeur extraordinaire à Stockholm

Le procès de Nicolas Fouquet s'achève en 1665.

Simon Arnauld d'Andilly a gardé des liens forts avec la cour et des protecteurs. Ils obtiennent son rappel dès la fin du procès du surintendant. Il rentre à Paris en février 1665.

Claude Le Peletier et Michel IV Le Tellier, ses amis, obtiennent rapidement le retour en grâce de Simon Arnauld d'Andilly.

Dès la fin de 1665, Simon Arnauld d'Andilly est nommé ambassadeur extraordinaire à Stockholm. Il est chargé d'assister le chevalier de Terlon, ambassadeur ordinaire.

La Suède, allié traditionnel de la France depuis la Guerre de Trente Ans est en train de s'éloigner d'elle. Alors que Louis XIV a fini par prendre le parti des Provinces-Unies pendant la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, la Suède penche du côté anglais.

Simon Arnauld d'Andilly doit donc obtenir une modification de la politique suédoise, ou du moins sa neutralité, en s'appuyant sur le parti français mené par le grand chancelier Magnus de La Gardie.

Simon Arnauld d'Andilly réussit à empêcher que la Suède prenne véritablement part à la guerre et à maintenir un parti français en Suède.



Naissance de Claude François Bidal

Claude François Bidal naît à Paris le 2 juillet 1665, fils de Pierre Bidal et de Catherine Bastonneau.



Naissance de Claude François Bidal

Claude François Bidal naît en 1665.


Charles II d'Espagne

Mort de Philippe IV d'Espagne

Charles II d'Espagne Roi d'Espagne

Marie-Anne d'Autriche Régente d'Espagne

Philippe IV appelle Johann Eberhard Nithard à son chevet pour le soutenir spirituellement lors de ses derniers moments.

Philippe IV d'Espagne meurt à Madrid le 17 septembre 1665.

L'histoire le retient comme un homme politique médiocre.

Philippe IV compte parmi les mécènes les plus importants et est l'un des plus grands collectionneurs de tous les temps. La collection du Prado lui doit beaucoup.

II fait venir à la Cour, le jeune Vélasquez, à peine âgé de 20 ans, et le soutient tout au long de sa carrière.

Il protège la plupart des peintres espagnols de son époque et commande des œuvres importantes à de nombreux artistes étrangers (Rubens, Poussin, Claude Gellée, Stanzione ...).

Il achète de nombreux tableaux anciens, notamment à la vente des biens de Charles Ier d'Angleterre ou à la succession Rubens.

Charles II d'Espagne devient Roi d'Espagne.

Marie-Anne d'Autriche assure la régence d'Espagne.

Bernardin Gigault est l'envoyé extraordinaire de France à Madrid pour félicité Charles II d'Espagne de son accession au trône.

En sus de son impotence, Charles II d'Espagne a à affronter un conflit sur sa succession opposant :

Ce prince faible sera sans cesse gouverné :



Naissance de Claude Florimond de Mercy

Claude Florimond de Mercy naît à Longwy le 10 mai 1666.



Claude de Choiseul Brigadier

Claude de Choiseul est fait brigadier en 1667.



Claude Le Peletier Doyen d'honneur de la Faculté de droit

En 1667, Claude Le Peletier est choisi pour doyen d'honneur de la Faculté de droit.


Louis XIV visitant une tranchée pendant la guerre de Dévolution

Prise Binche

Prise d'Ath

Prise de Charleroi

Siège de Tournai

Siège de Douai

Déclaration de guerre de l'Espagne à la France

Siège de Lille

Prise d'Alost

Rattachement de la Flandre à la France

Charles-Paris d'Orléans accompagne Louis XIV à la campagne de Flandre.

Louis XIV prend Binche et Ath.

Louis Victor de Rochechouart se distingue au siège d'Ath.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège d'Ath.

En juin 1667 après l'abandon de Charleroi par le gouverneur Castel-Rodriguo, celle-ci est prise par les Français.

Victor-Maurice de Broglie participe à ce siège.

Le roi veut alors s'emparer de Bruxelles alors qu'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon préfère que ses troupes s'aguerrissent en assiégeant les principales villes flamandes.

Antoine d'Aumont de Rochebaron rejoint Louis XIV durant le siège de Tournai qui tombe le 25 juin 1667.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Tournai.

Louis Ier de Rohan-Chabot participe, Nicolas Auguste de La Baume et Victor-Maurice de Broglie, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Douai est assiégée et tombe en juillet 1667.

Louis Ier de Rohan-Chabot, Claude de Choiseul participent à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue à ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume commence à être remarqué à ce siège.

Henri Louis d'Aloigny participe au siège de Douai,

Un mois après le début de la campagne, la régente d'Espagne déclare la guerre à la France.

Louis XIV s'empare Audenarde.

Nicolas Auguste de La Baume participe au siège d'Audenarde.

Après 15 jours de siège, Lille capitule le 17 août 1667.

Jean-François de La Baume Le Blanc prend part à ce siège.

Louis Victor de Rochechouart se distingue lors de ce siège.

Nicolas Auguste de La Baume, Louis Ier de Rohan-Chabot, François VI de La Rochefoucauld, Claude de Choiseul et Victor-Maurice de Broglie y participent.

François VI de La Rochefoucauld met un terme à sa carrière militaire.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin commande les troupes espagnoles au nord de la France.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est battu par le François de Blanchefort de Créquy.

Henri Goyon de Matignon se distingue lors de cette bataille.

Alost près de Bruxelles donne sa reddition à fin août 1667.

La Flandre, possession espagnole, est devenue française.

La campagne en Flandre se termine, la cour revient à Paris.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin se retire ensuite au château de Modave.

Il dépense toute sa fortune à sa restauration, qui durera 15 ans.



Mariage de Louis Rémy Guillouet d'Orvilliers avec Marie Le Fèvre de la Barre

Louis Rémy Guillouet d'Orvilliers épouse Marie Le Fèvre de la Barre. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude Guillouet d'Orvilliers

Claude Guillouet d'Orvilliers naît en 1668, fils de Louis Rémy Guillouet d'Orvilliers et de Marie Le Fèvre de la Barre.



Naissance de Claude Le Blanc

Claude Le Blanc naît en Normandie en 1669, fils de Louis Le Blanc et de Suzanne de Bezons (1648-1699)

Louis Le Blanc est conseiller à la Cour des Aides de Paris et est devenu intendant de Rouen.



Claude de Choiseul Maréchal de camp

Louis XIV nomme Claude de Choiseul maréchal de camp en 1669.

Louis XIV envoie Claude de Choiseul au secours des Vénétiens.

Sa mission est un succès.



Mort de Françoise de Lorraine-Mercœur

Louis-Joseph de Vendôme Prince d'Anet

Françoise de Lorraine-Mercœur meurt à Paris le 8 septembre 1669, quelques semaines après François de Vendôme, son fils cadet.

Elle laisse la principauté d'Anet à son petit-fils, Louis-Joseph de Vendôme, fils aîné de Louis II de Vendôme.

Il entreprend au château d'Anet des réfections importantes.

Claude Desgots, inspecteur des Bâtiments du Roi, neveu de Le Nôtre, est chargé de diriger ces travaux de rajeunissement.

Dans l'aile droite, au lieu de la galerie de Diane, on crée de nouveaux appartements.

Dans l'aile gauche, on y supprime plusieurs appartements pour faire, au rez-de-chaussée, un vaste vestibule et, à l'étage, une salle des fêtes que dessert un somptueux escalier d'une seule volée avec une rampe de fer forgé au chiffre du Duc. Dans les combles qu'on exhausse en modifiant la pente du toit, on installe des logements nouveaux.

La façade est ornée dans sa partie centrale de pilastres d'ordre ionique encadrant un trophée sculpté.

Les fenêtres du rez-de-chaussée sont privées de leurs meneaux de pierre, transformées en portes-fenêtres et les célèbres vitraux en grisaille disparaissent pour faire place à du verre incolore.

Aux pavements de carreaux émaillés, on substitue de larges dalles de marbre blanc et noir.

Derrière l'aile gauche, est édifié un bâtiment à toit brisé qu'un mur en hémicycle couronné de vases décoratifs relie à un bâtiment symétrique appuyé contre le pavillon d'angle dit du Gouvernement.

Pour décorer les intérieurs, Louis-Joseph de Vendôme fait appel à des artistes en renom.

Claude III Audran, dont la présence à Anet est attestée en 1690, peint les appartements du rez-de-chaussée dans le style grotesque. Le peintre animalier François Desportes participe à ses travaux.

L'aménagement des jardins est confiéà Le Nôtre. Celui-ci commence par faire place nette en jetant bas tous les communs se trouvant autour du château : jeu de paume, orangerie, volières disparaissent ainsi que la grande galerie qui entourait les jardins.

Le cryptoportique, cette galerie voûtée qui régne au pied du corps de logis central, et le grand escalier en forme de croissant sont remplacés par des terrasses à degrés qui compensent la dénivellation existant entre la cour d'honneur et les jardins.

Autour de ces derniers, on creuse un grand canal au-delà duquel s'étend un parc boisé percé d'allées rayonnantes.



Naissance de Julie de Sainte-Maure

Julie de Sainte-Maure naît vers 1670, fille de Claude de Sainte-Maure et de Marie Paulte.


Château de Sceaux au temps de Colbert - vu depuis l'avenue d'entrée - Gravure de Pérelle

Jean-Baptiste Colbert Baron de Sceaux

En 1670, Jean-Baptiste Colbert souhaite disposer d'un domaine près de Paris et non loin de Versailles.

Il achète la baronnie de Sceaux, aux 3 héritiers de René Potier, marquis de Gesvres, Duc de Tresmes.

Il procède à d'importantes acquisitions foncières afin d'agrandir le domaine qu'il porte à une centaine d'hectares.

Jean-Baptiste Colbert fait agrandir le château de Sceaux.

L'architecte non connu est peut-être Antoine Le Pautre. Les entrepreneurs sont Maurice Gabriel et Jean Girard.

Jean Girard construisit aussi le corps central du château de Saint-Cloud.

Claude Perrault est intervenu pour l'édification de la chapelle qui se trouvait dans l'aile sud du château.

Le château comporte un corps central flanqué de deux pavillons et, en retour d'équerre, deux longues ailes en rez-de-chaussée terminées par deux pavillons.

Celui de gauche, carré à l'extérieur mais circulaire à l'intérieur et sommé d'une coupole, renfermait la chapelle, décorée par Charles Le Brun.

La décoration du château (façade et intérieur) est confiée à d'excellents artistes comme François Girardon, Jean-Baptiste Tuby, les frères Marsy, Jean-Baptiste Théodon.

Le cabinet de travail de Colbert est orné de 24 bustes en marbre d'empereurs, d'impératrices et de sénateurs romains et de médaillons en marbre blanc des douze Césars, dans des cadres en bois doré. On y trouve également un buste d'Homère, un groupe de lutteurs en marbre blanc et deux sphinx de marbre rouge.

Le parti d'ensemble, déjà démodé à l'époque de la construction, trahit le souci de Colbert de ne pas répéter l'erreur de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte : bien que considérablement agrandi par rapport à la modeste demeure des Potier de Gesvres, le bâtiment doit donner le sentiment d'une implantation antérieure aux travaux du ministre.

Jean-Baptiste Colbert fait dessiner un parc à la française par André Le Nôtre qui crée un axe nord-sud parallèle à la façade principale du château : sur plus d'un kilomètre.

Il commence du côté du village avec un bassin en demi-lune, puis suit deux allées, une grande cascade et, en contrebas, le bassin dit de l'Octogone.

D'est en ouest s'étageaient des terrasses à pans coupés.

À l'est, le potager était dominé par le pavillon dit de l'Aurore.

Le parc était orné de nombreuses statues dont le célèbre Hercule gaulois de Pierre Puget, aujourd'hui au Musée du Louvre.

La Grande Cascade, dont les eaux sortaient des urnes de deux statues de fleuves dues à Antoine Coysevox, faisait l'admiration des contemporains.

L'entrée d'Honneur, les écuries et le Pavillon de l'Aurore date de cette première période.


Claude de Rouvroy - école française

Mariage de Claude de Rouvroy avec Charlotte de l'Aubespine Châteauneuf-sur-Cher

Claude de Rouvroy est veuf de Diane-Henriette de Budos.

Ce premier mariage n'a donné qu'une fille.

Inquiet de ne pas avoir d'héritier mâle, Claude de Rouvroy épouse le 12 octobre 1672 Charlotte de l'Aubespine de Châteauneuf-sur-Cher. Leur enfant est :



Naissance de François Éléonor de Choiseul

François Éléonor de Choiseul dit de Traves naît en la paroisse de La Celle dans le diocèse d'Autun le 2 mars 1673, sa mère est Claude Cochard.

François Éléonor de Choiseul est baptisé le 22 mai 1673.



Claude Le Peletier Conseiller d'État

Claude Le Peletier devient Conseiller d'État en 1673.



Mariage de Léopold Ier de Habsbourg avec Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol

Léopold Ier de Habsbourg est veuf de Marguerite-Thérèse d'Autriche.

Le choix de la remplaçante reste un moment en balance entre Éléonore de Neubourg et la princesse Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol.

Le prince Lobkowitz, premier ministre de l'Empereur, partisan d'Éléonore de Neubourg, s'efforce de compromettre la candidature de Claude Félicité d'Autriche-Tyrol.

Cette dernière est finalement choisie dans la mesure où elle faisait partie de la Maison de Habsbourg.

Léopold Ier de Habsbourg épouse en 1673 Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol (1653-1676). Leurs enfants sont :



Mariage de Chrétien-François Ier de Lamoignon avec Marie-Jeanne Voisin

Chrétien-François Ier de Lamoignon épouse le 7 janvier 1674 Marie-Jeanne Voisin, fille de Daniel Voisin, Seigneur de Plessis-aux-Bois et Cerisay, et de Marie Talon. Leurs enfants sont :



Le prince Lobkowitz Prisonnier

Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol se venge impitoyablement du prince Lobkowitz qui a failli lui faire perdre sa couronne.

Accusé entre autres d'un commerce secret avec la France, le prince Lobkowitz est conduit prisonnier à Ratnitz en Bohême en 1674.



Mariage de René III de Froulay avec Marie Françoise Auber d'Aunay

René III de Froulay épouse le 10 juin 1674 Marie Françoise Auber d'Aunay.

Leurs enfants sont :

Marie Françoise Auber d'Aunay est la fondatrice de l'abbaye royale Notre-Dame-d'Aunay en Normandie.



Mariage de Léonor Marie du Maine avec Marie Le Gualès de Mézaubran

Léonor Marie du Maine épouse le 27 avril 1675 Marie Le Gualès de Mézaubran.

Leur enfant est :



Naissance de Louis III de Rouvroy de Saint-Simon

Louis III de Rouvroy de Saint-Simon Vidame de Chartres

Louis III de Rouvroy de Saint-Simon naît à Paris dans la nuit du 15 au 16 janvier 1675, fils de Claude de Rouvroy et de Charlotte de l'Aubespine de Châteauneuf-sur-Cher.

Dès lors Claude de Rouvroy consacre tous ses efforts à bien éduquer et placer son fils.

Claude de Rouvroy donne à Louis III de Rouvroy de Saint-Simon le titre de vidame de Chartres.

Le vidame est l'officier qui représente l'évêque dans l'administration de la justice temporelle et dans le commandement de ses troupes.



Claude de Choiseul élève de François-Henri de Montmorency-Bouteville

En 1676, Claude de Choiseul sert sous le François-Henri de Montmorency-Bouteville et devient son élève.



Claude de Choiseul Lieutenant général

Claude de Choiseul devient Lieutenant général en 1676.



Mariage de Guy Aldonce II de Durfort avec Geneviève de Frémont d'Auneuil

Guy Aldonce II de Durfort fait un mariage de raison destiné à améliorer sa situation financière délicate.

Guy Aldonce II de Durfort épouse le jeudi 19 mars 1676 Geneviève de Frémont d'Auneuil. Leurs enfants sont :



Mort d'Anne-Claude de Médicis

Anne-Claude de Médicis meurt en 1676.



Mort de Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol

Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol meurt en 1676.


Éléonore de Neubourg Éléonore de Neubourg

Mariage de Léopold Ier de Habsbourg avec Éléonore de Neubourg

Léopold Ier de Habsbourg est veuf de Claude-Félicité d'Autriche-Tyrol.

La réputation d'extrême fécondité des princesses de la maison de Neubourg fait de ces dernières l'objet d'alliances très recherchées des souverains européens.

Cette fois, la candidature d'Éléonore de Neubourg est agréée.

Léopold Ier de Habsbourg épouse en 1676 Éléonore de Neubourg, fille de Philippe-Guillaume de Wittelsbach-Neubourg et d'Élisabeth-Amalie de Hesse-Darmstadt.

Leurs enfants sont :

Devenue impératrice à son tour, Éléonore de Neubourg se souvient du prince Lobkowitz, en faisant élever les enfants du ministre disgracié aux premiers honneurs de la Cour Impériale.

Très proche de son mari qui lui est fidèle, elle le soigne elle-même pendant ses maladies.



Liaison de Louis XIV avec Claude de Vin des Œillets

Louis XIV a une liaison avec Claude de Vin des Œillets.

Leur enfant est :



Prise de Fribourg

François de Créquy prend sa revanche contre Charles V de Lorraine et s'empare de Fribourg en novembre 1677.

Claude de Choiseul participe à ce siège.

Alexis Bidal concourt à la prise de Fribourg.



Naissance de Guy-Cl aude-Roland de Montmorency-Laval

Gui-Claude-Roland ou Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval dit le Comte de Laval naît au château de Pescheray à Le Breil-sur-Mérize le 5 novembre 1677, fils de Gabriel II de Laval-Tartigny et de Renée Barbe de la Forterie.



Naissance de Claude de Beauharnais

Claude de Beauharnais naît en 1680, fils de François V de Beauharnais, Seigneur de La Boische et de la Chaussée, et de Marguerite Françoise Pyvart de Chastullé.



Mariage de Gaspard d'Estaing avec Philiberte de Rochefort d'Ally

Gaspard d'Estaing est le fils de Jean d'Estaing (mort en 1684), marquis de Sailhant et de Claude-Marie de Combourcier du Terrail (1630-1681).

Jean d'Estaing est Maréchal de camp des armées du roi.

Gaspard d'Estaing, Vicomte de Ravel, Marquis de Sailhant, épouse en 1680 Philiberte de Rochefort d'Ally de la Tour-Saint-Vidal (morte en 1684, fille d'Hugues Joseph de Rochefort d'Ally (mort en 1670), Baron de Saint-Vidal, et de Jeanne Simone d'Apchon.

Leurs enfants sont :



Naissance de Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud

Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud naît vers 1680.



Naissance de Claude Testu

Claude Testu naît en 1680.



Naissance de Louise Françoise de Jussac

Louise Françoise de Jussac naît vers 1681, fille de Claude de Jussac et de Françoise Évrard de Saint-Just.


Marie Françoise Michelet de Cosnier

Mariage de Jean Hyacinthe Hocquart avec Marie Françoise Michelet de Cosnier

Jean Hyacinthe Hocquart épouse par contrat du 10 décembre 1681 Marie Françoise Michelet de Cosnier, fille de François Michelet et de Marie Talon ou Tallon. Leurs enfants sont :



Claude Florimond de Mercy volontaire dans l'armée autrichienne

Claude Florimond de Mercy entre dans l'armée autrichienne comme volontaire en 1682.



Mariage de Jean-Jules-Armand Colbert avec Gabrielle de Rochechouart-Mortemart de Tonnay-Charente

Poursuivant l'intégration des Colbert à la noblesse par des mariages, Jean-Jules-Armand Colbert épouse le 25 juillet ou août 1682 Gabrielle de Rochechouart-Mortemart, Dame de Tonnay-Charente (1665-1750), fille de Jean-Claude de Rochechouart (1652-1672) et de Marie Phélypeaux (morte en 1681). Leur enfant est :

Jean-Jules-Armand Colbert devient marquis de Blainville.



Mariage de Claude de Jussac avec Françoise Évrard de Saint-Just

Claude de Jussac veuf de Madeleine Baron.

Claude de Jussac épouse à Fontainebleau le 16 août 1683 Françoise Évrard de Saint-Just (vers 1663-1696). Leurs enfants sont :

Les témoins sont :


Tombeau de Colbert à l'église Saint-Eustache par Antoine Coysevox Claude Le Peletier - Musée de l'Histoire de France à Versailles

Mort de Jean-Baptiste Colbert

Jean-Baptiste Antoine Colbert Secrétaire d'État de la Marine de Louis XIV

Claude Le Peletier Contrôleur général des finances

Louvois Surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures

Jean-Baptiste Colbert s'oppose au secrétaire à la Guerre, Louvois, jugé trop dépensier des fonds publics.

Celui-ci intrigue contre lui auprès de Louis XIV à tel point que Jean-Baptiste Colbert est sur le point d'être disgracié quand il meurt rue des Petits Champs à Paris dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 septembre 1683 de la maladie de la pierre connue aujourd'hui sous le nom de double pyélonéphrite calculeuse.

Il est inhumé à l'église Saint-Eustache. Il y resterait ses jambes. Le reste fut transféré dans les catacombes en 1787.

Tout en faisant d'une manière si brillante les affaires de l'État, Jean-Baptiste Colbert a amassé une fortune considérable, qui s'élève à environ 10 000 000.

À sa mort, le peuple, croyant voir dans cette fortune un signe de déprédation, insulte son cercueil.

Sa devise est "Pro rege, saepe, pro patria semper" (Pour le roi souvent, pour la patrie toujours).

Cassant et peu disert, vêtu de noir, au service de l'État dès 5 heures du matin, Colbert n'était guère aimé de la Cour qui lui reprochait sa roture, sa vulgarité ainsi que son caractère froid et distant. Mme de Sévigné le surnommait "Le Nord".

Sa politique, le colbertisme, consiste en une intervention plus importante de l'État dans l'économie en comparaison avec les autres pays d'Occident. Il souhaite :

Il met un terme aux déprédations, et liquide les dettes de l'État. Colbert encourage le commerce, protège les sciences, les lettres et les arts, et favorise également la recherche.

Il laisse une image d'excellent gestionnaire même si ses résultats sont moins brillants que son mythe le laisse entendre, notamment en raison des grandes dépenses guerrières de Louis XIV.

Jean-Baptiste Antoine Colbert, son fils lui succède comme secrétaire d'État de la Marine et Secrétariat d'État à la Maison du roi et poursuit son œuvre en mettant la marine française en état de rivaliser avec les flottes anglaise et hollandaise et en préparant les grandes campagnes navales.

Jean-Baptiste Antoine Colbert hérite du domaine de Sceaux. Il fait luxueusement réaménager les intérieurs, commandant notamment un appartement dans le goût chinois, décoré de laques, destiné à sa femme.

Claude Le Peletier succède à Jean-Baptiste Colbert au poste de contrôleur général des finances. Il restera à ce poste jusqu'en septembre 1689. Il est en outre créé ministre d'État.

Louvois obtient la place de Surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures, ce qui lui permet de prendre en main la construction du château de Versailles.

Lorsque Jean-Baptiste Colbert entre en disgrâce, l'industrie de la soie, mal vue à la Cour de Versailles, stagnera dans la région lyonnaise pendant le reste du règne de Louis XIV.


Jean III Sobieski entrant à Vienne

Siège de Vienne par les Turcs

Bataille de Kahlenberg

Guerre de libération de l'Empire

Bataille de Parkany

À l'expiration de la trêve de Vásvar, les Ottomans repartent en guerre et mettent le siège devant Vienne sous la direction de Kara Mustafa ou Mustapha, le Grand Vizir.

Après 2 mois de siège, Jean III Sobieski, Roi de Pologne et Charles V de Lorraine, arrivent à la tête d'une armée de secours levée par la coalition catholique.

Aeneas Sylvius de Caprara retourne au service de Charles V de Lorraine pour contrer l'avancée turque en Hongrie.

Jean III Sobieski avait prévu d'attaquer le 13 septembre 1683, mais il se rend compte que les Turcs sont en ordre de bataille à Kahlenberg dès le 12 septembre 1683.

À 4 heures du matin, les troupes de Jean III Sobieski fortes d'environ 81 000 hommes attaquent une armée turque d'environ 130 000 hommes.

Jean III Sobieski charge avec ses hussards et enfonce les lignes ennemies qui détalent dans la plus grande confusion.

Maximilien II Emmanuel de Bavière s'illustre au cours de la bataille.

Christian II Ernest de Brandebourg-Bayreuth participe à ce siège de Vienne.

Claude Florimond de Mercy devient officier en 1683 lors de la bataille de Vienne.

À 5 heures 30, la bataille de Kahlenberg est terminée. Vienne est délivrée.

Les Turcs surnommeront Jean III Sobieski le Lion de Lechistan.

Le Pape et les dignitaires étrangers le surnommeront le Sauveur de Vienne et de la civilisation européenne de l'Est.

L'affrontement d'Innocent XI avec Louis XIV fait échouer la politique d'union de la chrétienté. La coalition catholique ne comprend ni la France, ni la République de Venise.

Kahlenberg est le point de départ d'une guerre de libération.

Jean III Sobieski commande à la bataille de Parkany en 1683.



Conflit entre Maximilien-Henri de Bavière et les bourgeois de cette cité

Prise de la ville de Liège

En 1684, Guillaume-Egon de Fürstenberg intervient dans la résolution du conflit entre Maximilien-Henri de Bavière, le prince-évêque de Liège, et les bourgeois de cette cité.

En 1684, Claude de Choiseul prend la ville de Liège, pour le compte de Maximilien-Henri de Bavière, l'électeur de Cologne.

Le 16 novembre 1684 Maximilien-Henri de Bavière confie à Guillaume-Egon de Fürstenberg le château de Modave.



Mariage de François Le Tonnelier de Breteuil avec Anne de Calonne de Courtebourne

François Le Tonnelier de Breteuil épouse à Paris le 19 décembre 1684 Anne de Calonne de Courtebourne (1646-1737). Leurs enfants sont :


Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay -Madame de Caylus - Gravure de Jean Daullé d'après Hyacinthe Rigaud

Mariage d'Aimé-Jean-Anne de Tubière de Grimoard de Pestels avec Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay

Aimé-Jean-Anne de Tubière de Grimoard de Pestels épouse en 1685 ou en 1686 Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay. Leur enfant est :

Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay se fait remarquer à la cour de Louis XIV par ses grâces et son esprit.

Elle joue, sur commande du Roi et pour Jean Racine dans les représentations originales d'Esther, œuvre majeure écrite et mise en scène par Racine en l'honneur du Roi et de Madame de Maintenon et jouée en la Maison des Dames de Saint-Cyr.



Claude Le Peletier Président à mortier

En 1686, Claude Le Peletier achète une charge de président à mortier, qu'il cédera, trois ans après, à son fils Louis.



Cession de la seigneurie de Villiers-sur-Orge

Le 29 janvier 1687, Claude Antoine Gobelin vend la seigneurie de Villiers-sur-Orge à Jean Quentin, premier valet de chambre du Roi.



Naissance de Louis Claude de La Mothe-Houdancourt

Louis Claude de La Mothe-Houdancourt naît en 1687.



Naissance de Diane Gabrielle de Jussac

Diane Gabrielle de Jussac naît en 1688, fille de Claude de Jussac et de Françoise Évrard de Saint-Just.



Claude de Choiseul Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

Claude de Choiseul est nommé Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit en 1688.



Naissance d'Henri François de Ségur

Henri François de Ségur naît le 1er juin 1689, fils d'Henri Joseph de Ségur et de Claude Élisabeth Binet.


Siège de Mayence

Siège de Mayence

Siège de Bonn

Jacques-Henri Ier de Durfort Duc et Pair de France

Le siège de Mayence se déroule du 1er juin au 8 septembre 1689, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Jacques-Henri Ier de Durfort et Nicolas Chalon du Blé défendent la ville assiégée par les armées de la Ligue d'Augsbourg.

Le siège de Mayence ayant été décidé, les troupes de Saxe et de Hesse-Cassel y arrivent les premières, s'y retranchent, construisent un pont sur le Main au-dessous de leur camp, et ne font pendant quelque temps que jeter des bombes dans les redoutes que les Français ont construites sur le Rhin.

Charles V de Lorraine passe le Rhin sur le pont de Rüdesheim am Rhein et s'approche de Mayence qu'il fait investir le 17 juillet 1689.

Le même jour, le reste de l'armée impériale traverse le même fleuve sur un pont construit à Weisenau. Il est suivi des troupes saxonnes. Quelques régiments demeurent en réserve de l'autre côté du Rhin, et dans les îles qui sont entre ce fleuve et le Main.

La cavalerie de la place fait d'abord deux sorties, où les Impériaux perdent beaucoup de monde.

3 000 hommes sont commandés pour travailler aux lignes de circonvallation, et on fait venir 30 000 fascines pour se couvrir plus aisément.

Maximilien II Emmanuel de Bavière, électeur de Bavière, après avoir envoyé un détachement vers la Forêt-Noire, rejoint les Impériaux avec 7 à 8 000 hommes.

Pendant que Charles V de Lorraine forme le siège de Mayence avec les électeurs de Bavière et de Saxe, l'électeur Frédéric III de Brandebourg, avec ses troupes et celles de Münster, investit Bonn.

Il y a dans Bonn 8 bataillons français et un allemand, faisant en tout 6 500 hommes, 800 hommes de cavalerie en deux régiments, et un de dragons de 400 hommes.

Outre cela, chaque bataillon a une compagnie de grenadiers de 50 hommes.

Claude François Bidal, qui s'était signalé en Suède, y commande dès le commencement du siège, et avait mis dans une redoute vis-à-vis de la place 50 hommes qui soutiennent deux assauts, et qui rentrent ensuite dans la ville.

Le commandant est blessé à la tête, et ne laisse pas que de défendre la brèche avec 5 soldats restés auprès de lui. Après quoi, il se retire.

Les troupes qui sont à Zulpich pour tenir le pays qui est au-delà du Rhin à couvert des courses de la garnison de Bonn, voyant la redoute prise, repassent le fleuve.

On dresse deux batteries de canon et de mortiers pour battre la place de l'autre côté du Rhin, tandis que les troupes de Münster et des détachements de l'armée de Lunebourg et de Hollande l'attaquent du côté français avec 60 pièces de canon et 12 mortiers.

On tire en 8 jours 7 000 bombes qui ruinent la plupart des maisons, sans néanmoins endommager les magasins, ce qui était le principal but des assiégeants.

Claude François Bidal voyant que la ville n'est plus qu'un monceau de pierres, loge la garnison au dehors.

Les Impériaux ne réussissent pas mieux devant Mayence. Leurs travaux vont lentement, parce que les assiégés font de fréquentes sorties, et ruinent le jour ce qu'ils ont fait la nuit.

Ils en font une entre autres le 22 juillet 1689, où les Allemands perdent beaucoup d'hommes.

Le prince palatin Frédéric à la tranchée avec deux de ses frères, y est tué d'un coup de fauconneau qui lui emporte la tête.

Charles V de Lorraine prend son quartier derrière l'église de Sainte-Croix ;

L'électeur de Saxe se loge sur les hauteurs de Weisenau, et les troupes de Hanovre se logent à la Chartreuse Saint-Michel de Mayence.

Nicolas Chalon du Blé qui commande la place, se défend et fait périr plus de 20 000 ennemis.

Après 7 semaines de tranchée ouverte, il rend, par capitulation honorable, Mayence au duc de Lorraine, faute de poudre et de mousquets le 10 septembre 1689.

Il sort le lendemain avec 6 pièces de canon et 4 mortiers, et est conduit à Landau.

Après la prise de cette place, Charles V de Lorraine et l'électeur de Bavière vont joindre l'électeur de Brandebourg devant Bonn, qui se défend encore.

Claude François Bidal soutient le siège jusqu'au 12 octobre 1689, et sort de la place en battant tambours.

Les écrivains allemands conviennent qu'ils ont fait peu de sièges plus meurtriers.

Les assiégés faisaient quelquefois 2 ou 3 sorties en un jour, à deux heures l'une de l'autre. Dans une seule il resta 900 impériaux sur le carreau.

À son retour à Paris, Nicolas Chalon du Blé est publiquement hué.

Louis XIV voit Nicolas Chalon du Blé honteux de reparaître devant lui : Marquis , lui dit-il, vous avez défendu la place en homme de cœur, et vous avez capitulé en homme d'esprit.

Jacques-Henri Ier de Durfort est fait Duc et Pair de France en 1689. Mais le titre de pair ne sera pas enregistré.

En 1689, Claude de Choiseul combat contre Maximilien II Emmanuel de Bavière.



Mort de Charles de Rouvroy

Charles de Rouvroy et Claude de Rouvroy seront resté proche tout au long de leur vie.

Charles de Rouvroy meurt en janvier 1690 sans héritiers.

Le château de La Versine est saisi par un syndicat de créanciers.


Bataille de Fleurus

Bataille de Fleurus

Mort de Charles-Édouard Colbert

Le 1er juillet 1690, la bataille de Fleurus oppose une armée française aux armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l'Espagne et l'Angleterre.

Les troupes françaises sont sous le commandement de François-Henri de Montmorency-Bouteville accompagné de Louis François de Boufflers, de Louis-Auguste de Bourbon, de Claude de Choiseul, de Philippe de Vendôme et de François-Louis de Bourbon-Conti.

Les armées de la coalition sont commandées par le général allemand Waldeck.

Les artilleurs français tirent sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'ont pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçoivent alors, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

La France remporte une grande victoire sur la coalition qui perd 20 000 hommes alors que la France ne perd que 4 000 hommes.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre à la tête d'un régiment de cavalerie lors de cette bataille.

Yves d'Alègre et Antoine V de Gramont participent à cette bataille.

Louis d'Aubusson prend part à cette bataille.

César III Auguste de Choiseul commande l'aile droite de l'armée française.

Ferdinand de Marsin est blessé au cours de cette bataille.

Claude de Jussac meurt lors de cette bataille.

Charles-Édouard Colbert meurt lors de cette bataille.

Jean-Jules-Armand Colbert, son frère, hérite du régiment de Champagne le 11 juillet 1690.



Naissance d'Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon

Alexis Madeleine Rosalie de Châtillon naît le 24 septembre 1690, fils de Claude Elzéar de Châtillon (mort en 1721), Comte de Châtillon, Seigneur d'Argeton et d'Oisrogues, et d'Anne Thérèse Moret de Bournonville (1665-1703)


Charles-Maurice Le Tellier - par Pierre Mignard - 1691

Mort de Louvois

Louis-François Marie Le Tellier Secrétaire d'État de la Guerre en titre

Michel-François Le Tellier Comte de Tonnerre

Louvois est à la veille d'une éventuelle disgrâce du fait de son opposition à une annonce officielle de du mariage de Louis XIV et de Françoise d'Aubigné. Cette annonce aurait fait de Louis XIV la risée de toute l'Europe.

Louvois prend les eaux de Balaruc, et veut travailler en les prenant : cette ardeur au travail cause sa mort.

Louvois meurt à Versailles le 16 juillet 1691.

Voltaire dit que Louvois est plus estimé qu'aimé du Roi, de la cour et du public.

Louvois permet à des soldats valeureux mais sans naissance de monter dans la hiérarchie malgré l'opposition de l'aristocratie.

Louvois tente d'instaurer la conscription nationale, mais c'est un demi-échec.

Louvois unifie et améliore l'armement, prépare la création de casernes et de dépôts qui apparaîtront en 1692 et veille au paiement régulier des soldes.

Louvois réprime le pillage, lequel est généralement excusé par l'arriéré de solde et le retard du ravitaillement.

Hiérarchie et discipline sont les soucis constants de Louvois qui ne peut abolir la vénalité des grades de colonel et de capitaine : aussi les régiments restent-ils propriétés de leurs officiers.

Louvois réprime les abus, sévissant contre l'absentéisme des officiers. En 1674 en pleine campagne, on voit encore des régiments presque sans officiers présents.

Louis-François Marie Le Tellier devient secrétaire d'État de la Guerre en titre.

Selon le Dictionnaire Bouillet, il se montre d'abord digne de ce choix, mais il néglige bientôt les affaires pour les plaisirs.

Louis XIV, mécontent de sa conduite, s'en explique à Charles-Maurice Le Tellier, l'archevêque de Reims, son oncle :

Votre neveu a des talents ; mais il n'en fait pas bon usage. Il donne trop souvent à souper aux princes, au lieu de travailler. Il néglige les affaires pour ses plaisirs. Il fait attendre trop longtemps les officiers dans son antichambre. Il leur parle avec hauteur, et quelquefois avec dureté.

Louis-François Marie Le Tellier ne sera jamais élevé à la dignité de ministre d'État.

Louis-François Marie Le Tellier hérite du château de Montfort.

Michel-François Le Tellier devient Comte de Tonnerre en 1691.

Claude Le Peletier est chargé de la surintendance des postes en 1691, en remplacement de Louvois.


Bataille de Leuze par Joseph Parrocel

Bataille de Leuze

Dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg, persuadé que la campagne de 1691 est terminée, Guillaume III d'Orange-Nassau, a regagné l'Angleterre, et Georges Frédérick de Waldeck prépare ses quartiers d'hiver.

François-Henri de Montmorency-Bouteville, qui se trouve à proximité de Tournai, envoie Marsilly en reconnaissance.

Celui-ci lui apprend que le corps principal de l'armée alliée est en train de s'éloigner, ne laissant qu'une arrière-garde de cavalerie à Leuze (aujourd'hui Leuze-en-Hainaut).

François-Henri de Montmorency-Bouteville agit immédiatement. Il envoie un détachement suivre les mouvements du corps principal.

Avec les escadrons de Claude Louis Hector de Villars et de Marsilly, François-Henri de Montmorency-Bouteville attaque sans avertissement le 18 septembre 1691.

N'utilisant que leurs épées, les cavaliers français chargent la cavalerie alliée pourtant bien supérieure en nombre mais qui, par manque d'espace, ne peut se déployer.

Au cœur de l'action, François-Henri de Montmorency-Bouteville doit défendre chèrement sa personne.

Antoine V de Gramont combat Leuze.

La bataille ne dure que 2 heures et se termine par une victoire des Français. La cavalerie alliée ne doit son salut qu'a l'intervention de renforts envoyés par Waldeck.



Mort de Claude de Rouvroy

Claude de Rouvroy est Comte de Rasse, Vicomte de Clastres, Baron de Benais, Seigneur de Ferté-Arnaud et de Beaussart.

Claude de Rouvroy meurt à Paris le 3 mai 1693.


Claude de Choiseul - marquis de de Francières

Claude de Choiseul Maréchal de France

Claude de Choiseul, Marquis de Francières, est fait Maréchal de France le 27 mars 1693 par Louis XIV.

Il est le 3e maréchal de France de la maison de Choiseul et contribue au prestige de sa famille.



Nicolas Chalon du Blé en Allemagne

Nicolas Chalon du Blé sert en Allemagne sous les ordres des maréchaux Guy Aldonce II de Durfort et Claude de Choiseul en 1693.



Bataille de Neerwinden

Mort de Patrick Sarsfield

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, la bataille de Neerwinden ou de Landen se déroule le 29 juillet 1693 entre :

L'armée française se compose de 190 escadrons de cavalerie, 90 bataillons d'infanterie et 2 régiments d'artillerie, soit 75 000 hommes.

Les forces alliées se composent de 142 escadrons de cavalerie et de 64 bataillons d'infanterie dont au moins 2 bataillons espagnols provenant des Tercios de Zúñiga et Mancheño, soit 50 000 hommes.

Guillaume III d'Orange-Nassau est installé sur une bonne position défensive et décide d'attendre l'attaque française qui porte d'abord sur le centre l'obligeant à dégarnir ses flancs.

Puis les français débordent les ailes et provoquent la déroute mais ils ne suivent pas car leurs pertes sont lourdes avec 9 000 morts. Les alliés perdent 18 000 hommes.

Au cours de cette bataille V, furieux que les Français ne reculent pas face au feu des forces alliés, s'écrie : Oh ! l'insolente nation !

François-Louis de Bourbon-Conti est blessé d'un coup de sabre avant d'abattre son agresseur.

Louis d'Aubusson participe à cette bataille.

Charles-Eugène de Lévis s'illustre lors de cette bataille.

Claude François Bidal marche à la tête des dragons, attaque 3 le retranchement des ennemis près du village, les force à la dernière attaque.

Claude François Bidal a l'épaule cassée.

Patrick Sarsfield, exilé irlandais, chef de la Brigade irlandaise, commande l'aile gauche de l'armée française. Il est mortellement blessé durant cette bataille et mourra à Huy quelques jours plus tard.

Henri de Massue prend part à cette bataille pour Guillaume III d'Orange-Nassau où il est blessé.

Henri de Massue s'échappe par ruse en parlant français.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est surnommé le Tapissier de Notre-Dame en raison du grand nombre de drapeaux ennemis, qu'il prend sur les champs de bataille et que l'on suspend dans le cœur de la cathédrale.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est reçu partout avec enthousiasme à Paris, sauf par Louis XIV, qui ne voit en lui qu'un parent et disciple d'Henri Jules de Bourbon-Condé.

Revenu à la cour, auréolé de prestige militaire, François-Louis de Bourbon-Conti s'insinue dans les bonnes grâces de Louis le Grand Dauphin, ce qui achève de lui aliéner Louis XIV.



Bataille de Camaret-sur-mer

Mort de Talmash

Mort de La Cousse

Dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, la stratégie de Guillaume III d'Orange-Nassau consiste à harceler les côtes françaises pour obliger Louis XIV à déplacer une partie de ses régiments pour les défendre et ainsi à diminuer ses forces disponibles pour se battre sur le continent.

Ainsi, Guillaume III d'Orange-Nassau décide de venir incendier l'Arsenal de Brest.

Le 6 mai 1694, alors qu'il inspecte les côtes nord de la Bretagne, Sébastien Le Prestre reçoit une lettre de Louis XIV datée du 1er mai

Louis XIV, informé par ses espions qu'une attaque anglo-hollandaise d'envergure est certaine, prend la décision exceptionnelle de lui confier le commandement de la place de Brest.

Sébastien Le Prestre est, certes, lieutenant général, mais en tant qu'ingénieur, il n'est pas censé exercer un commandement direct.

Le 10 mai 1694, une lettre du roi lui annonce la concentration de la flotte ennemie au large de Portsmouth.

Sébastien Le Prestre écourte son inspection et part pour Brest où il arrive le 23 mai 1694.

Mais il est placé sous la double subordination du Duc de Chaulnes, Gouverneur de Bretagne, et de Claude de Choiseul, commandant l'armée des côtes de Bretagne et de Normandie. Heureusement la logistique de Brest dépend de la marine. Sa coopération avec l'intendant maritime Desclouzeaux et les chefs d'escadre est excellente.

Le 26 mai 1694, une lettre du Roi datée du 22 annonce à Sébastien Le Prestre l'appareillage de la flotte ennemie commandée par les amiraux Russel et Berkeley.

Sébastien Le Prestre, aidé par l'ingénieur Traverse, examine l'état d'avancement des travaux de construction des batteries et des retranchements qui ne sont pas totalement achevés à cause d'un manque de fonds chronique.

Sébastien Le Prestre privilégie l'achèvement à la hâte des derniers retranchements prévus sur la face occidentale de la presqu'île de Roscanvel.

A l'époque, la faible cadence de tir des canons imposait de multiplier leur nombre.

Il choisit avec soin la place des pièces sur les batteries du goulet et de Camaret et veille à ce que chacune soit servie par des canonniers compétents.

L'armement de 11 canons prévu pour la tour dorée de Camaret n'a pas été livré. Sébastien Le Prestre n'y trouve que 9 pièces de 24 livres et 2 mortiers. Les troupes dont il dispose sont peu nombreuses et peu qualifiées.

Anne Hilarion de Costentin et son escadre sont en Méditerranée. Les espions en ont averti les Anglais.

Les compagnies franches de la marine permettent à Sébastien Le Prestre de compléter les équipes de pièces, garder le port, et constituer deux maigres bataillons de 600 hommes.

Le gros de l'effectif est composé de miliciens, des régionaux, majoritairement des paysans.

Sébastien Le Prestre, espère l'arrivée de troupes régulières que lui a vaguement promis Claude de Choiseul.

Une semaine avant la bataille, toutes les batteries sont servies.

La côte sud est défendue par l'un des bataillons de compagnies franches de 600 hommes, posté à Quélern.

Sébastien Le Prestre réussit à recruter parmi la population des bourgs environnants 1 700 autres bougres qu'il positionne dans les retranchements bordant les plages de la presqu'île.

Embarqués sur les deux escadres ennemies, les amiraux anglais Russel et Berkeley disposent de 10 000 fusiliers ou grenadiers aguerris armés de fusils modernes. Ils sont répartis sur 29 vaisseaux et 13 frégates. 60 navires de charge et brûlots complètent le dispositif.

Le 16 juin 1694 au matin, la flotte ennemie est repérée lors de son passage à l'Aber Wra'ch au large des côtes du nord de la Bretagne. L'alerte est donnée, de paroisse en paroisse, par des feux et des sonneries de cloches. La nouvelle parvient à l'Amirauté à la forteresse de Brest peu avant midi.

Dans la soirée, le canon d'Ouessant signale le passage de l'escadre dans le chenal du Four.

A l'aube du 17 juin 1694, l'ensemble de la flotte anglaise jette l'ancre dans les anses de Bertheaume et du Toulinguet.

Un petit navire français est dépêché vers Brest pour indiquer l'importance des forces ennemies et leurs mouillages.

Sébastien Le Prestre, prêt à toute éventualité, attend la première manœuvre de l'ennemi pour affiner son plan de défense.

Berkeley convoque sur le Britannia l'état major anglo-hollandais ainsi que Talmash, le Lieutenant général commandant les 10 000 hommes de troupe.

Comme vous le savez, Messieurs, nous ne pourrons franchir le Goulet sans avoir au préalable neutralisé :

Cette dernière a ma préférence car elle est plus rapidement accessible en touchant terre au fond de l'anse de Camaret.

Nous devrons y débarquer un contingent de 1 200 grenadiers et fusiliers qui, sous les ordres de Mr. Talmash, assisté de Mr Cutts, devra ensuite progresser en terrain hostile jusqu'au nord de la presqu'île de Roscanvel pour atteindre la batterie, s'en emparer et la réduire.

Sébastien Le Prestre voit l'ennemi mettre le pied très exactement où il a placé le piège.

Dans l'après midi, Berkeley envoie Peregrin Osborne, jeune contre amiral, Marquis de Caermarthen, futur Lord Leeds, qui commande le Monck, en mission de reconnaissance en rade de Camaret.

Il prend avec lui un autre vaisseau et plusieurs chaloupes remplies de soldats, au cas où il estimerait qu'un premier débarquement exploratoire avant la nuit serait opportun.

Les batteries côtières de la pointe du Goin et la batterie de la tour dorée de Camaret ne les laissent pas s'approcher du port. Carmarthen, impressionné, n'insiste pas et rallie l'escadre.

La surprise est totale et un conseil à bord du Britannia se tient le soir du 17 juin 1694. Une résistance aussi sérieuse n'avait pas été envisagée. Certains officiers supérieurs sont de l'avis de renoncer.

N'exagérons rien conclut Talmash, les tirs de nos vaisseaux sauront bien réduire au silence les quelques batteries du littoral. Et ce ne sont pas quelques douzaines de gardes-côtes qui tiendront devant nos soldats. Ils s'envoleront comme des compagnies de perdreaux.

Lord Berkeley met fin au conseil en confirmant que l'opération de débarquement aura lieu le lendemain dès l'aube.

Au matin du 18 juin 1694, l'anse de Camaret est couverte d'une brume épaisse.

Aux abords de la plage de Trez Rouz et de la pointe du Tremet, il ya là, sous le commandement du marquis de Langeron, 8 compagnies franches de marine et les milices du pays.

Sébastien Le Prestre a exigé que les tranchées soient suffisamment profondes pour dissimuler les défenseurs aux regards de l'ennemi. L'ingénieur Traverse est présent auprès des fantassins.

Les 450 hommes du régiment de cavalerie Duplessis basé à Châteaulin, à 45 km de Camaret, a reçu ordre de faire mouvement le 16 juin 1694 au soir.

Parti dès le 17 juin 1694, à l'aube, il longe ce matin les étangs de Kerloch et commence à monter au trot vers le village de Rigonou.

À ce moment, Talmash, toujours à l'abri de la brume, quitte silencieusement le Monck pour rejoindre les grenadiers d'élite de son Coldstream Regiment of foot guards déjà embarqués dans les chaloupes de débarquement.

Duplessis atteint Rigonou au moment même où la brume se déchire et découvre avec ses cavaliers la rade de Camaret ensoleillée et l'escadre ennemie entourée d'une multitude de barques chargées de soldats aux tuniques rouges.

Les batteries qui avaient tiré la veille, reprennent leur canonnade.

Les navires anglais et hollandais ripostent.

Il y a là 8 gros vaisseaux de guerre anglais parmi lesquels le Monck et le Damiaten, ainsi que le navire hollandais Wesep. Dix autres bâtiments plus légers les assistent.

Le manque de vent rend difficile toute manœuvre à cette flotte.

Le dispositif souhaité par Peregrin Osborne est lent à se mettre en place. Peregrin Osborne donne l'ordre de commencer le débarquement vers midi à la pleine mer.

La fine flèche de granit de Notre Dame de Rocamadour est arrachée par un boulet tiré par le Monck.

Talmash découvre avec stupéfaction l'importance des défenses françaises qui n'ont pas encore tiré un seul coup de feu. Les embarcations s'échouent sur le sable, mais … trop près des retranchements français.

Les grenadiers sautent aisément à terre mais sont accueillis par le tir latéral de la batterie de Quélern qui tire à la mitraille.

Elle prend toute la plage en enfilade et fait de nombreux morts et blessés parmi les assaillants cloués sur place. Les barques échouées sont déchiquetées par les boulets. Les défenseurs tirent au mousquets bien à l'abri de leurs retranchements.

Sur la plage au milieu des anglais, a Motte et Montargis, des huguenots français, encadrent chacun un détachement de foot guards. Ils garderont un fâcheux souvenir de leur bref retour sur la terre française.

Cutts a débarqué avec 150 grenadiers, sur le flanc le plus à l'ouest de la plage. Cet endroit se trouve protégé des tirs de la batterie française par les hauts rochers qui s'y trouvent.

Il s'organise pour riposter aux tirs et interdire aux soldats français toute tentative de sortie de leurs abris. Cette aide inespérée permet à Talmash et à quelques uns de ses hommes encore indemnes de courir vers les rochers les plus proches pour y trouver une position de tir.

Pendant près d'une heure, les pertes anglaises s'alourdissent.

Sur les ordres du marquis de Langeron, deux compagnies franches de la Royale, commandées par Benoise et de la Cousse, fortes chacune d'une centaine d'hommes, s'élancent, épée à la main ou baïonnette au canon à l'assaut de l'ennemi déjà fort diminué.

Les 100 miliciens du régiment de gardes-côtes de la Rochecourbon fondent aussi sur l'assaillant.

À ce moment, Talmash est grièvement blessé à la cuisse par un boulet.

Une partie des anglais tentent de rembarquer mais les barques encore en état de reprendre la mer doivent maintenant être halées sur les rochers que la marée descendante découvre.

Cutts continue à se battre. Ses guards sont de solides guerriers. Leurs tirs précis font mouche parmi les tuniques bleues.

Mr de la Cousse est touché grièvement à la tête.

Pour en finir, de Langeron ordonne à Duplessis de charger Cutts en faisant entrer un de ses escadrons sur la plage.

L'officier anglais voyant l'importance des renforts qui arrivent, se rend compte que lui et ses hommes ne réembarqueront pas. Ses hommes se battront jusqu'au dernier pour protéger la fuite du plus grand nombre.

Les tirs des artilleurs français et anglais ont cessé.

Sur la plage ensanglantée, les corps à corps se multiplient et tournent vite à l'avantage des défenseurs.

Les soldats de la Royale ont bien du mal à empêcher les bougres enrôlés dans les milices d'achever les blessés pour les dépouiller.

Les navires, maintenant entourés des chaloupes des rescapés, ont bien souffert pendant la canonnade.

De nombreux espars jonchent les ponts. Certaines voiles, déchirées, pendent, les vergues ou les haubans ayant été brisés. A bord du Monck, un boulet a pris le pont en enfilade, faisant beaucoup de dégâts. Un seul bâtiment repart par ses propres moyens. Les autres sont remorqués par les quelques canots encore en état.

La frégate hollandaise Wesep de 34 canons, désemparée, s'échoue sur les rochers de l'anse du sillon et Mr. de la Gandinière y menant ses mousquetaires oblige l'équipage à se rendre, après une brève résistance pendant laquelle le commandant du vaisseau et 40 de ses hommes sont tués.

En moins de 2 heures, l'opération de débarquement anglo-hollandais a tourné au désastre. 1091 soldats et marins ont été tués ou blessés. 466 anglais ont été fait prisonniers et seront transférés dans les geôles de Nantes.

Côté français, on relève quelques blessés dont l'ingénieur Traverse et le lieutenant de vaisseau de Benoise ainsi que le capitaine de la Cousse qui meurt quelques jours plus tard.

Dans l'après midi, à bord du Brittania où a été transporté Talmash, un conseil de guerre est tenu par Berkeley.

Talmash, malgré son état, propose qu'une partie de l'escadre tente coûte que coûte de franchir le goulet pour pénétrer en rade de Brest et bombarder le port. Berkeley et tous les autres membres du conseil font part de leurs réserves.

Il est décidé que toute la flotte mettra à la voile le 19 juin 1694 au matin pour retourner en Angleterre.

Talmash meurt le 22 juin 1694 pendant le voyage de retour en Angleterre

Sébastien Le Prestre envoie de Camaret son rapport à Versailles.

Le roi apprend la nouvelle du triomphe de ses marins le 22 juin 1694 à son réveil.

Suite à ce désastre, Guillaume III d'Orange-Nassau renoncera pour un temps aux opérations de débarquement.

Dès juillet 1694, les anglais privilégient alors de petits bombardements par mer contre les ports du Havre, de Dieppe, de Dunkerque et de Calais, sans faire trop de dégâts.



Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency Sous-lieutenant au régiment du roi

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency entre comme sous-lieutenant au régiment du roi en 1694.



Campagne de Flandre

Marche de Vignamont à Tournai

François-Louis de Bourbon-Conti participe à la campagne de Flandre de 1694.

François-Henri de Montmorency-Bouteville a peu d'occasion de s'y illustrer, sauf quand il conduit la fameuse marche de Vignamont à Tournai face à l'ennemi.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency se trouve à la marche de Vignamont.

François-Louis de Bourbon-Conti revient à la Cour à fin septembre 1694.



Mort de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Bombardement de Bruxelles

À son retour à Versailles pendant l'hiver, François-Henri de Montmorency-Bouteville tombe malade.

Il meurt le 4 janvier 1695.

François de Neufville reçoit le commandement de l'armée de François-Henri de Montmorency-Bouteville,

François de Neufville ordonne l'absurde bombardement de Bruxelles et perd la ville de Namur.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency participe au bombardement de Bruxelles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière est alors gouverneur des Pays-Bas espagnoles.

Maximilien II Emmanuel de Bavière prend une part non négligeable aux travaux de reconstruction de Bruxelles, ainsi qu'à l'édification du Théâtre de la Monnaie par Gio Paolo Bombarda.



Mariage d'Antoine-Clériadus de Choiseul-Beaupré avec Anne Françoise de Barillon de Morangis

Antoine-Clériadus de Choiseul-Beaupré épouse à Paris en juin 1695 Anne Françoise de Barillon de Morangis (morte en 1745). Leurs enfants sont :



Claude de Choiseul Commandant de l'armée d'Allemagne

En 1696, Claude de Choiseul est au commandement de l'armée d'Allemagne, jusqu'à la paix.



Mariage de Claude Le Blanc avec Madeleine le Petit

Claude Le Blanc épouse en 1697 Madeleine le Petit de Passy, fille du doyen du Parlement de Metz. Leur enfant est :



Naissance de Louise Madeline le Blanc de Villers-au-Tertre

Louise Madeline le Blanc de Villers-au-Tertre naît en 1697, fille de Claude Le Blanc et de Madeleine le Petit.



Démission de Claude Le Peletier

Simon Arnauld d'Andilly Surintendant des postes

Claude Le Peletier démissionne de tous ses emplois en 1697.

Simon Arnauld d'Andilly est nommé surintendant des postes en 1697.


Eugène de Savoie-Carignan par Jacob van Schuppen

Eugène-François de Savoie-Carignan Commandement de l'armée impériale

Bataille de Zenta

En 1697, Claude Florimond de Mercy est rappelé en Hongrie par le prince Eugène de Savoie.

Claude Florimond de Mercy s'illustre lors de cette bataille.

Chargé du commandement de l'armée impériale, Eugène-François de Savoie-Carignan gagne sur les Turcs la bataille décisive de Zenta en 1697.



Mort de Claude le Tonnelier de Breteuil

Claude le Tonnelier de Breteuil meurt en 1698.



Mort de Claude de Sainte-Maure Marquis de Chaux, Seigneur de Fougeray, Baron d'Augé

Charles Henri de Sainte-Maure Marquis de Sainte-Maure

Claude de Sainte-Maure meurt à Paris le 8 novembre 1698.

Charles Henri de Sainte-Maure, son fils, hérite de la seigneurie d'Augé, érigée en marquisat, et est désormais appelé le marquis de Sainte-Maure.



Naissance de Claude François Éléonor de Saint-Mauris

Claude François Éléonor de Saint-Mauris naît en 1694 ou vers 1700, fils de Claude Charles Philippe de Saint-Mauris, Comte de Savigny-en-Revermont; et d'Anne Élisabeth Gasparine Alexandrine de Saint-Mauris.



Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency Capitaine

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency devient capitaine au régiment du roi le 17 février 1701.



Levée du régiment Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency lève un régiment à son nom en 1702.



Mort de Claude Léonor Damas

Claude Léonor Damas est Marquis de Thianges, Comte de Chalencey, Seigneur de Savigny, de Dio, de Quincey, du Deffend, de Fleury-la-Tour, d'Estours, de Gratiroz et du Vaux de Chizeul.

Claude Léonor Damas meurt en 1702.



Bataille de Crémone

Prise de de Cerese

Louis-Joseph de Vendôme commandant de l'armée française

François de Neufville est coupable de la négligence avec laquelle se fait le service dans Crémone et de ne pas bien surveiller les faits et gestes d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

À Crémone, un aqueduc souterrain sert à conduire au dehors les immondices et passe sous la maison d'un prêtre dévoué au Impériaux.

Le 1er février 1702, après d'habiles préparatifs, ils introduisent dans la ville par cette voie 300 grenadiers et quelques ouvriers qui se dirigent vers la vieille porte Sainte-Marguerite, abattent le mur qui la condamne, et ouvrent ainsi le chemin à la cavalerie. Celle-ci occupe le cœur de Crémone.

Claude Florimond de Mercy montre un grand courage lors de cette bataille.

Mais Eugène-François de Savoie-Carignan commet la faute d'amener à l'intérieur de la ville, plus de cavaliers que de fantassins.

Un régiment français, le régiment des vaisseaux, qui manœuvre depuis le point du jour, chasse les cuirassiers de l'empereur, se barricade dans les rues voisines, et appelle du secours.

Les Impériaux progressent d'un autre côté, investissent une partie des casernes, y font prisonnières plusieurs compagnies.

Les troupes françaises, prises à l'improviste, déploient du sang-froid, de l'énergie, de la persévérance. Ils parviennent à se réunir et à gagner du terrain, aidés des troupes irlandaises au service de Louis XIV. Ils reprennent le dessus.

Le régiment des Vaisseaux réussit à forcer le retranchement construit par les Impériaux à l'entrée de la ville, près du débouché de l'aqueduc.

Les troupes d'Eugène-François de Savoie-Carignan sont malmenées dans la plupart des combats de rue, les magistrats de la ville refusent de se déclarer en sa faveur. Il songe donc à se retirer. Garnissant de troupes la porte Sainte-Marguerite, il se replie vers cette issue et après un combat furieux dans une église, évacue la ville.

En l'absence du colonel Lally, le major Daniel O'Mahony prend le commandement du régiment de Dillon et repousse l'attaque surprise d'Eugène-François de Savoie-Carignan, forçant à la retraite les troupes impériales et sauvant ainsi la ville de Crémone.

Il est chargé d'apporter au roi la nouvelle à Versailles. Le roi le fait colonel. Il devient connu comme le brave de Crémone et gagne ainsi sa renommée internationale.

Eugène-François de Savoie-Carignan échoue ainsi dans sa tentative de prendre la porte du Pô.

Cependant, François de Neufville est fait prisonnier, suscitant l'ironie des chansonniers :

Par la faveur de Bellone,

Et par un bonheur sans égal,

Nous avons conservé Crémone,

Et perdu notre général.

Cette bataille aussi appelée surprise de Crémone coûte de part et d'autres environ 1 200 hommes, tués ou blessés.

Dans sa retraite, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare de postes et de magasins sur l'Oglio.

Il rentre ensuite dans ses cantonnements et resserre Mantoue.

15 000 hommes de renforts lui étant arrivés, Eugène-François de Savoie-Carignan enlève sous cette ville le village de Cerese.

René III de Froulay défend Mantoue assiégée et reçoit 3 blessures. en 1702.

Louis-Joseph de Vendôme prend le commandement de l'armée française.



Mariage de Claude Louis Hector de Villars avec Jeanne-Angélique Rocque de Varengeville

Claude Louis Hector de Villars épouse en 1702 Jeanne-Angélique Rocque de Varengeville.


Claude Louis Hector de Villars - Par Hyacinthe Rigaud

Bataille de Friedlingen

Claude Louis Hector de Villars Maréchal de France

Jean-Jules-Armand Colbert sert aux Pays-Bas, dans l'armée du jeune Louis le Petit Dauphin, Duc de Bourgogne, et de Louis François de Boufflers.

Claude Louis Hector de Villars ne débute son ascension militaire qu'à 50 ans, lors de la guerre de Succession d'Espagne.

À l'automne de 1702, Louis XIV envoie Claude Louis Hector de Villars attaquer la Souabe, afin de renforcer l'influence de la France sur la rive orientale du Rhin.

L'armée impériale, menée par Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade, tente d'empêcher la jonction des Français et de leurs alliés Bavarois.

Le 14 octobre 1702, les Français traversent le Rhin à Weil-am-Rhein, au nord de Bâle, et attaquent l'armée Impériale à Friedlingen près de Fribourg dans l'actuelle Allemagne.

Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade bien retranché, contient l'assaut des Français avant de se retirer au Nord.

Les villages de la rive orientale du Rhin et particulièrement Weil-am-Rhein souffre beaucoup.

Les pertes sont assez élevées pour les Français qui ne parviennent pas à faire la jonction avec les Bavarois. La victoire est pour le moins contestable.

Jean-Jules-Armand Colbert se signale à cette bataille.

Léonor Marie du Maine participe à cette bataille.

François Éléonor de Choiseul apporte au roi la nouvelle de cette victoire.

Claude Louis Hector de Villars, Duc de Villars, est fait Maréchal de France en 1702 par Louis XIV.

Claude Florimond de Mercy reçoit de Léopold Ier de Habsbourg avec le grade de colonel, la propriété d'un régiment de cuirassiers nouvellement créé.

Claude Florimond de Mercy prend part à la tête de son régiment à cette bataille.

Claude Florimond de Mercy est peu après promu au grade de maréchal de camp.



Cérice François de Vogüé Capitaine

Cérice François de Vogüé devient Capitaine en 1703.

Cérice François de Vogüé combat sous Claude Louis Hector de Villars de 1703 à l705.



Première bataille de Höchstädt

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, le 5 septembre 1703, le gros de l'armée impériale, commandé par Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade prend la ville libre d'Augsbourg, menaçant l'ouest de la Bavière.

Au nord du Danube, 16 000 hommes, sous le commandement d'Herman Othon II de Limburg Stirum, passent à l'est et atteignent Höchstädt le 19 septembre 1703.

Claude Louis Hector de Villars et Maximilien II Emmanuel de Bavière envoient une armée de 17 000 hommes pour les intercepter pendant qu'une autre armée de 7 000 hommes commandés par d'Usson est chargée de les encercler de l'arrière, près de Dillingen.

Le 20 septembre 1703, le plan est sur le point d'échouer quand le corps de d'Usson, en infériorité numérique, attaque trop tôt.

Mais Claude Louis Hector de Villars et Maximilien II Emmanuel de Bavière arrivent juste à temps, fondant sur l'armée impériale avant que celle-ci n'ait eu le temps d'ajuster ses positions.

Herman Othon II de Limburg Stirum ne doit son salut qu'à la farouche résistance de son arrière-garde commandée par Léopold Ier d'Anhalt-Dessau.

Herman Othon II de Limburg Stirum parvient in-extremis à sauver son armée et à rejoindre Nordlingen.

Les Autrichiens ont perdu 5 000 hommes, la plupart fait prisonniers, 37 canons et le train de l'armée tout entière.

Les Français et les Bavarois perdent 1 000 hommes.

Servant alors en Allemagne, Louis de Gand de Mérode de Montmorency se trouva, le 20 septembre 1703 suivant, à la bataille de Höchstädt.

Jean-Jules-Armand Colbert combat lors de cette bataille.



Bataille de Schellenberg

Claude Florimond de Mercy participe à la bataille de Schellenberg en 1704.


Entrevue du Maréchal de Villars et de Jean Cavalier -Par de Jules Salles - vers 1865

Bataille de Déves à Martignargues

Rencontre de Jean Cavalier avec Claude Louis Hector de Villars

Mort de Pierre Laporte

Soumission d'autres chefs camisards

Fin de la guerre des Cévennes

Le 14 mars 1704, 1 100 Camisards commandés par Jean Cavalier remportent leur plus grande victoire, 400 à 600 soldats d'élite de la marine et 60 dragons sont mis en déroute à Martignargues, entre 180 et 350 soldats royaux sont tués lors de l'affrontement contre une vingtaine de morts pour les Camisards.

À l'annonce de cette nouvelle, Louis XIV renvoie Nicolas Auguste de La Baume et nomme Claude Louis Hector de Villars pour le remplacer.

En avril 1704, 150 paysans sont massacrés par les Royaux à Branoux-les-Taillades et Saint-Paul-la-Coste

Néanmoins, le 19 avril 1704 deux jours avant son départ, Nicolas Auguste de La Baume à la tête de 1 000 hommes bat Jean Cavalier et s'empare même de son quartier général.

Aussi le 30 avril 1704, Jean Cavalier entame des négociations avec les Royaux.

Le 16 mai 1704, Jean Cavalier rencontre à Nîmes Claude Louis Hector de Villars.

Jean Cavalier demande l'amnistie pour lui et ses hommes, l'autorisation de quitter la France et la libération des prisonniers.

Une trêve est conclue en attendant la réponse du Roi.

Celle-ci arrive le 27 mai 1704 et se montre favorable aux requêtes des Camisards.

Jean Cavalier, suivi d'une centaine de fidèles quitte la France le 23 juin 1704.

Cependant cette capitulation n'est pas du tout approuvée par les autres chefs camisards, en particulier Pierre Laporte, qui n'est pas dans une situation aussi alarmante.

Fin juin 1704, les Anglais et les Hollandais tentent de débarquer dans le golfe du Lion mais l'expédition échoue à cause d'une tempête.

Des hommes de Jean Cavalier s'étant joints à lui Pierre Laporte commande 1 200 hommes.

Trahi, Pierre Laporte est tué au château de Castelnau-Valence le 13 août 1704.

Finalement en septembre et octobre 1704, les chefs camisards, Castanet, Jouany, Couderc, la Rose et Mazel se soumettent.

Ils sont autorisés à quitter la France et se réfugient en Suisse.

En décembre 1704, les derniers irréductibles sont réduits par Claude Louis Hector de Villars.

La guerre des Cévennes est terminée, Claude Louis Hector de Villars quitte la région et est remplacé par Jacques Ier Fitz-James.



Claude Louis Hector de Villars Duc de Villars

Claude Louis Hector de Villars est fait Duc de Villars en 1705.



Prise de la citadelle et du château Nice

Destruction du château Nice

Jacques Ier Fitz-James est envoyé pour achever le siège de Nice.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency reçoit 2 atteintes de boulet.

Le château de Nice est réduit en ruine par 113 canons et mortiers.

Il capitule le 4 janvier 1706 après 54 jours de bombardements

Cette capitulation ôte à Victor-Amédée II de Savoie toute espérance de secours.

Le château de Nice est immédiatement rasé comme s'il n'avait jamais existé, selon les instructions de Louis XIV.



Mariage de Claude Guillouet d'Orvilliers avec Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud

Claude Guillouet d'Orvilliers épouse à Moulins le 8 février 1706 Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud. Leurs enfants sont :


Claude Pécoil de La Villedieu

Mariage de Claude Pécoil de La Villedieu avec Catherine Marie Le Gendre

Claude Pécoil de La Villedieu épouse Catherine Marie Le Gendre (1682-1749). Leur enfant est :



Naissance de Catherine Madeleine Pécoil

Marie ou Catherine Madeleine Pécoil naît le 5 mars 1707, fille de Claude Pécoil de La Villedieu (1655-1719), Marquis de Septème, et de Catherine Marie Le Gendre (1682-1749).



Mariage de Claude Léonor du Maine avec Marie Josèphe de Rébé

Claude Léonor du Maine épouse à Paris le 29 mars 1707 Marie Josèphe de Rébé. Leur enfant est :



Claude de Beauharnais Capitaine d'une compagnie franche d'infanterie

Claude de Beauharnais sert dans un premier temps dans l'armée de terre. Il est capitaine d'une compagnie franche d'infanterie en 1707.



Naissance de Claude-Louis-Robert

Claude-Louis-Robert naît au château de Vertamboz dans le Jura le 15 avril 1707.

Après des études chez les jésuites, Claude-Louis-Robert envisage d'abord de devenir prêtre, puis achète un brevet de sous-lieutenant.



Naissance de Claude de Saint-Germain

Claude de Saint-Germain naît en 1707.


Bataille d'Almansa

Bataille d'Almansa

Prise de Xàtiva, Denia, Alcoy et Alicante

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, le 25 avril 1707, la Bataille d'Almansa ou Almanza oppose :

C'est probablement la seule bataille de l'histoire à avoir opposé :

L'aide de camp d'Henri de Massue est Hector Francois Chataigner de Cramahé, gendre de Jacques de Belrieu, Baron de Virazel.

Jean Cavalier forme un régiment, en partie composé de Camisards, pour le service du Royaume d'Angleterre et combat contre le Royaume de France. Son régiment est détruit lors de cette bataille.

Jean Cavalier, lui-même grièvement blessé se réfugie en Angleterre et cesse dès lors toute activité militaire.

Les Anglais font d'abord plier la première ligne de l'aile droite de l'armée française.

Puis Claude François Bidal, à la tête de la seconde ligne, bat les assaillants et charge ensuite leur aile droite, la met en fuite et poursuit les fuyards.

Les luso-britannico-hollandais connaissent une grave défaite. Presque tous ceux qui y ont participé sont tués ou fait prisonniers.

Le lendemain de la bataille, les Français font prisonniers plusieurs généraux et 13 bataillons ennemis, dont 5 Anglais, 5 Hollandais et 3 Portugais.

La bataille d'Almansa rend le trône à Philippe V d'Espagne mais ne signifie pas la reddition immédiate du royaume de Valence.

L'armée des Bourbons doit conquérir les villes et les villages qui résistent.

Xàtiva est la première cité assiégée, au commencement de mai 1707 : l'armée des deux couronnes de France et d'Espagne ayant été divisée en deux corps, l'un, commandé par Claude François Bidal, emporte la place en quelques jours, n'hésitant pas à détruire 2 monastères retranchés.

La garnison, composée d'Anglais et de Hollandais, secondée par les habitants, ayant défendu le terrain de rue en rue, les Franco-espagnols passent au fil de l'épée quiconque se trouve pris les armes à la main.

Les défenseurs se jettent dans le château. Les Franco-espagnols ne peuvent les y forcer qu'en s'exposant à de lourdes pertes. Ils prennent donc le parti de bloquer le château par 4 bataillons, afin d'utiliser le reste des troupes pour d'autres expéditions.

Xàtiva est finalement occupée et le roi Philippe V d'Espagne ordonne sa destruction. Elle est alors incendiée.

Plus tard on changera son nom par celui de San Felipe et on procéder à son repeuplement par des personnes fidèles à l'armée des Bourbons.

À la suite, sont conquises Denia, Alcoy et finalement Alicante.



Naissance de Gilbert Guillouet d'Orvilliers

Gilbert Guillouet d'Orvilliers naît vers 1708, fils de Claude Guillouet d'Orvilliers et de Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud.



Naissance de Louis Guillouet d'Orvilliers

Louis Guillouet d'Orvilliers naît dans la paroisse Saint-Pierre-des-Ménestreaux de Moulins en 1706 ou en 1708, fils de Claude Guillouet d'Orvilliers et de Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud.

Claude Guillouet est écuyer, Seigneur d'Orvilliers et capitaine de frégate.

Le nom Guillouet provient du breton et signifie l'homme des bois.

Louis Guillouet d'Orvilliers est baptisé le 26 mars 1710.

Louis Guillouet d'Orvilliers passe la plupart de son enfance à Cayenne, capitale de la colonie française en Guyane française, où son père est gouverneur.



Famine en France

Bataille de Malplaquet

Claude Louis Hector de Villars Pair de France

L'hiver 1709 est l'un des plus rigoureux de ce début de siècle. S'ajoute une crise économique entraînant une famine très meurtrière.

Les caisses de l'État sont pratiquement vides et la population est soumise au lourd fardeau de l'occupation ennemie.

En 1709, Louis Antoine de Noailles vend son argenterie pour soulager le peuple, accablé par la famine.

Jean-Baptiste Colbert de Torcy est l'un des inspirateurs de l'appel au sursaut national lancé par Louis XIV en 1709.

Le commandement de l'armée du Nord est rendu à Claude Louis Hector de Villars. Celui-ci ne perd pas de temps et œuvre à sa réorganisation.

Les alliés cherchent à exploiter l'avantage obtenu l'année précédente grâce à Audenarde et à Lille.

Les Français tentent timidement de soutenir Mons assiégé après la chute prématurée de Tournai fin juillet 1709.

Les forces alliées, la plupart autrichiennes et hollandaises, sont commandées par John Churchill, Duc de Marlborough, et Eugène-François de Savoie-Carignan.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse combat sous les ordres d'Eugène-François de Savoie-Carignan et participe directement à la bataille.

Jacques François Édouard Stuart participe à cette bataille.

Les Français sont commandés par Claude Louis Hector de Villars.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly se distingue lors de cette bataille.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Le 11 septembre 1709, à Malplaquet au sud de Mons en Belgique, Eugène-François de Savoie-Carignan amorce une offensive sur l'aile gauche française.

Il y a massé 83 bataillons et n'en laisse que 30 face à l'aile droite française qui, elle, en compte 70.

L'idée directrice de ce plan est de forcer Claude Louis Hector de Villars à engager ses réserves et ainsi à affaiblir son centre.

Il fait au contraire glisser sa première ligne.

Les cavaleries de la maison du roi sous Guillaume François Gibert de Lhène et celles du prince de Hesse-Cassel s'affrontent au centre.

Claude Louis Hector de Villars et Antoine V de Gramont sont blessés lors de cette bataille.

Lorsque la situation est stabilisée, Louis François de Boufflers qui remplace Claude Louis Hector de Villars, préfère ordonner le repli.

Dans cette bataille, la plus sanglante de la guerre de Succession d'Espagne, les alliés sont victorieux mais perdent 20 à 25 000 hommes et renoncent à envahir la France.

Les Français ne perdent qu'environ 12 000 hommes, et se replient en bon ordre sur Bavay et Valenciennes.

Encore une défaite comme ça, sire, et nous avons gagné la guerre.

Les Français croient John Churchill mort qui n'est que blessé.

C'est l'origine de la chanson populaire "Marlbrough s'en va-t-en guerre".

Ce bilan mitigé leur donne aux Français un léger avantage qui leur permet de poursuivre la guerre.

Claude Louis Hector de Villars est fait pair de France en 1709.


Bataille de Rumersheim

Bataille de Rumersheim

La démarche que fait George Ier de Grande-Bretagne en amenant son armée à porté des lignes de la Lauter et les démonstrations qu'il fait du côté de la Lorraine, ont comme objet d'attirer toutes les forces de François d'Harcourt en basse Alsace pour favoriser l'entreprise qu'il médite sur le haut Rhin.

Des lettres de Charles François de Vintimille, ambassadeur de Louis XIV en Suisse, et les nouvelles qui arrivent de tout côtés pendant la nuit du 18 au 19 août 1709 ne laissent plus de doutes sur le projet formé par Claude Florimond de Mercy :

Les Suisses mêmes, avertis de ce dessein, assurent qu'ils prennent des mesures pour en empêcher l'exécution.

M. Desrozeaux n'a à ses ordres que :

Ce n'est pas suffisant pour s'opposer avec succès au corps des ennemis, qu'on assure être de :

François d'Harcourt conçoit que rien n'est plus urgent que de lui envoyer des renforts.

François d'Harcourt charge Léonor Marie du Maine de les conduire et d'aller prendre la direction des affaires dans la haute Alsace.

Le 19 août 1709 au matin sont détachés de l'armée 2 escadrons de cavalerie et 3 de dragons, qui vont le même jour à Haguenau.

Ils sont :

À ces hommes doivent se joindre 300 hommes de la garnison de Vieux-Brisach.

François d'Harcourt prend ces dispositions, craignant que George Ier de Grande-Bretagne ne fasse une attaque aux lignes de la Lauter, surtout à Hagenbach.

François d'Harcourt ordonne, le 19 août 1709, d'évacuer Hagenbach dont les ennemis s'emparent aussitôt.

Après avoir traversé le canton de Bâle et défilé sur le glacis de cette ville, les ennemis entrent en Alsace et se dirigent, en descendant le Rhin, sur Ottmarsheim.

La nuit du 20 août 1709 les ennemis ont passé le Rhin à Rheinfeld au nombre de 12 escadrons.

Léonor Marie du Maine, voyant que Claude Florimond de Mercy est à plusieurs jours de marche, devance les troupes et se rend de sa personne à Brisach le 21 août 1709.

Pendant ce temps, M. de Harsch, gouverneur de Fribourg, sort de cette place avec :

M. de Harsch arrive à Neubourg.

Connaissant ces mouvements, Léonor Marie du Maine envoie ordre à M. Desrozeaux, qui est campé vis-à-vis de Neubourg avec 2 bataillons et 5 escadrons de se retirer sous Brisach, où doivent arriver le lendemain les 5 escadrons venant de l'armée.

Comme il n'est plus possible de défendre la haute de l'Alsace, Léonor Marie du Maine pore toute son attention à choisir un poste qui le mette en état de s'opposer aux courses que pourraient faire les ennemis du côté de Colmar et de Schlestadt.

Il doit, dès ce moment, renoncer aux communications avec Belfort et la Franche-Comté et à celle de Belfort avec Strasbourg

Ce sont est les seules que l'on puisse pratiquer avec quelque sûreté pour la correspondance avec la cour et pour les convois des différentes choses nécessaires aux besoins de l'armée, celle de la Lorraine étant fréquemment inquiété par les partis ennemis et ne pouvant se faire qu'avec lenteur à causes des escortes, qui, par cette, raison sont indispensables.

François d'Harcourt est informé le 22 août 1709 du passage du Rhin par les ennemis et de leur entrée en Alsace.

Aussitôt François d'Harcourt fait partir de l'armée 4 bataillons et 8 escadrons et 8 bataillons pour joindre en toute diligence Léonor Marie du Maine.

François d'Harcourt lui envoie ordre de suivre le corps des ennemis, quelque chemin qu'ils prennent, et de le combattre partout où il pourrait le joindre pour le forcer à repasser le Rhin.

L'armée n'est alors plus composée que de 32 bataillons et de 36 escadrons, aves lesquels François d'Harcourt reste dans les lignes de la Lauter.

Jusque-là, l'armée ennemie qui lui est opposée n'a fait aucun mouvement.

Mais le 22 août 1709 au soir François d'Harcourt est informé qu'en différents endroits de gros équipages sont en marche pour passer le Rhin au pont de Schröck, et qu'à 8 heures du soir, l'armée ayant levé le camp, est en bataille, prête à marcher pour attaquer les lignes.

François d'Harcourt fait sur le champ prendre les armes, et, imaginant que les vues de l'ennemi se portent sur Lauterbourg, il s'y rend le 23 août 1709 à la pointe du jour.

Les ennemis font entrer de gros détachements dans l'île de Neuburgweier et de Hagenbach.

À 8 heures du matin, on aperçoit une colonne d'infanterie avec toute l'artillerie se dirigeant vers le Rhin qui est le côté par lequel on a annoncé que l'attaque devait se faire.

Cette colonne gagne la chapelle de Bergen en sortant des bois à la portée du canon des lignes et entre à 7 heures du soir dans l'île de Neuburgweier.

La cavalerie marche sur une autre colonne derrière l'infanterie.

Toute l'armée passe la nuit sous les armes.

Le 24 août 1709, on entend dans le bois un grand bruit de coups de haches, ce qui fait présumer à François d'Harcourt qu'ils travaillent à un abattage et que George Ier de Grande-Bretagne ne se place dans un terrain aussi serré et d'un aussi difficile accès que pour pouvoir détacher des troupes au-delà du Rhin.

En effet, dans la position qu'il prend, ses troupes sont séparées les unes des autres par des flaques et des bras du Rhin.

Mais autant cela lui est favorables pour se dégarnir sans se compromettre, autant rendent-ils les débouchés difficiles.

François d'Harcourt n'a donc pas à craindre d'attaque inopinée de George Ier de Grande-Bretagne

François d'Harcourt croit pouvoir affaiblir la gauche des lignes pour renforcer sa droite.

Le 24 août 1709 au matin, François d'Harcourt fait venir à Lauterbourg une partie des troupes, qui sont entre cette place et Weissembourg, résolu :

Malgré le bon état de défense dans lequel sont les lignes, François d'Harcourt semble persuadé de leur inutilité :

François d'Harcourt juge que le salut de la haute Alsace doit être préféré à la conservation.

Les troupes qu'il a détachées de cette armée pour aller aider Léonor Marie du Maine à défendre cette partie de la province sont rassemblées à Biesheim, près de Brisach, le 25 août 1709.

Elles sont réunies à celles que M. Derozeaux y a amenées de son camp près de Neubourg.

Ce corps consiste alors :

Léonor Marie du Maine juge que les ennemis sont à peu près d'égale force.

Leur pont est fait à l'île de Neubourg et ils sont campés dans l'île ayant le grand Rhin derrière eux.

Ils n'ont fait encore aucun autre acte d'hostilité que d'envoyer des mandements pour la contribution.

Leurs partis se sont peu répandus du côté de Colmar et de Schelestadt.

Les troupes de Léonor Marie du Maine les contiennent

Elles battent même quelques-uns de ceux de Claude Florimond de Mercy.

Dès que les troupes sont arrivées au camp de Biesheim, Léonor Marie du Maine ne songe plus qu'à aller chasser les ennemis de l'île de Neubourg ou du moins à les empêcher d'en déboucher.

Léonor Marie du Maine n'attend point le renfort de 2 bataillons et de 2 escadrons que François d'Harcourt fat partir de l'armée le 26 août 1709 pour le joindre.

Ayant donné à ses troupes seulement quelques heures de repos, Léonor Marie du Maine les met en marche le 26 août 1709 à 3 heures du matin, se dirigeant sur le camp de Claude Florimond de Mercy.

Claude Florimond de Mercy lui épargne une partie du chemin.

En arrivant à peu de distance de la cense de Rumersheim, situé près du Rhin à environ 4 lieues de Brisach et une lieue et demie de l'île de Neubourg, Léonor Marie du Maine est averti que Claude Florimond de Mercy est sorti de cette île avec toutes ses troupes et qu'il marche à lui.

Léonor Marie du Maine fait halte et met ses troupes en ordre.

Bientôt on aperçoit les ennemis.

Léonor Marie du Maine remporte à Rumersheim ou Münikhausen une victoire complète sur les impériaux, le 26 août 1709 décidant du sort de l'Alsace.

Les habitants du village ont été réquisitionnés pour évacuer les blessés et dégager les morts qui ont été jetés dans le Rhin.

Il y eut 131 tués du côté français et 1 200 tués du côté autrichien.



Mariage d'Henri de Boulainvilliers avec Claude Catherine d'Alègre

Henri de Boulainvilliers épouse sans hoirs en 1710 Claude Catherine d'Alègre (1681-1723)



Création des jardins au Château de Champs-sur-Marne

Au Château de Champs-sur-Marne, les jardins à la française sont créés vers 1710 sans doute par Claude Desgots, petit-neveu et élève de Le Nôtre.



Mariage de Gaspard-Hyacinthe de Caze avec Henriette de Watelet

Gaspard-Hyacinthe de Caze épouse le 15 octobre 1710 Marie Henriette de Watelet ou Wattelet (1687-1731), fille de Nicolas Watelet (1665-1718) et de Claude Tiercelet (vers 1665-1695). Leurs enfants sont :



Naissance de Marie Éléonore Thérèse du Maine du Bourg

Marie Éléonore Thérèse du Maine du Bourg naît en 1711, fille de Claude Léonor du Maine, Marquis du Bourg, et de Marie Josèphe de Rébé.



Mort de Claude de Choiseul Marquis de Francières, comte de Choiseul, Seigneur d'Irouër ou d'Yrouerre et de Fontainebeton

Claude de Choiseul est le doyen des maréchaux de France.

Claude de Choiseul meurt à Paris le 11 ou le 15 mars 1711.

Il est inhumé en l'église de Picpus à Paris.



Mariage de César-Alexandre de Beaudéan avec Marie Madeleine de la Vieuville

César-Alexandre de Beaudéan épouse à Paris le 8 juin 1711 Marie Madeleine de la Vieuville, fille de René-François de La Vieuville et de Marie Louise de la Chaussée d'Eu. Leurs enfants sont :



Mort de Claude Le Peletier Seigneur d'Ablon, de Montmélian et de Morfontaine

Claude Le Peletier meurt à Paris le 10 août 1711.



Claude de Beauharnais Capitaine de frégate

Claude de Beauharnais entre dans la Marine royale. Il est capitaine de frégate en 1712.



Naissance de Claude François Palamède de Forbin

Claude François Palamède de Forbin naît en 1712, fils de Gaspard Palamèdes de Forbin (né en 1666) et de Marie Yolande de Moustiers.


Claude Louis Hector de Villars à la Bataille de Denain - Peinture de Jean Alaux (1788-1858)

Prise du Quesnoy

Bataille de Denain

En mai 1712, dans ce contexte calme mais fragile Claude Louis Hector de Villars décide de reprendre l'offensive.

Les alliés, hollando-anglo-saxons sont installés le long de la Scarpe entre Douai et Marchiennes, où est situé le dépôt de ravitaillement. Ils occupent Denain et Landrecies.

Plus tard les Anglais trahiront leurs alliés austro-hollandais, se repliant soudainement sur les ordres secrets de Londres.

Les Français rassemblent une armée de 200 000 hommes sur la frontière du Nord, s'étirant d'Arras à Cambrai.

Louis III de Mailly-Nesle participe à cette bataille.

Claude Louis Hector de Villars veut ainsi contrôler toute offensive ennemie sur les places de Condé-sur-l'Escaut, Valenciennes et Le Quesnoy.

En juin 1712, Eugène-François de Savoie-Carignan, à la tête des impériaux, prend l'initiative.

Malgré la réputation flatteuse des fortifications, Eugène-François de Savoie-Carignan s'empare du Quesnoy en 6 jours.

Le gouverneur de la cité, monsieur de la Badie, est alors embastillé pour s'expliquer sur sa prétendue médiocre résistance.

M de la Badie sera rapidement libéré car la ville, aux mains des Autrichiens, assiégée par les Français Claude Louis Hector de Villars ne résistera qu'une journée de plus, soit 7 jours.

Le 17 juillet 1712, les anglais, après s'être séparés des alliés austro-hollandais, campent à Avesnes-le-Sec.

Le clocher d'Avesnes-le-Sec est incendié le 17 juillet 1712.

Pendant ce temps Eugène-François de Savoie-Carignan renforce le camp de Denain par une ceinture de fortifications.

Devant l'impatience de Versailles, Claude Louis Hector de Villars doit tenter quelque chose pour reprendre l'initiative.

Les troupes françaises sont au sud du Cateau à Mazinghien. Après un examen minutieux du dispositif ennemi, Claude Louis Hector de Villars décide dans le plus grand secret de porter son attaque à Denain.

Des cavaliers sont envoyés tout le long de la Selle, pour prendre possession des ponts. Ainsi un détachement arrive à Haspres et prend position dans la soirée du cours du moulin, bloquant ainsi le franchissement de la rivière.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 1712 les troupes se mettent en marche et prennent la direction de Landrecies où se trouve Eugène-François de Savoie-Carignan. Cette manœuvre de diversion a pour but d'obliger les alliés à se renforcer sur ce point et ainsi alléger leur aile droite à Denain. L'ennemi mord à l'appât.

À l'aube du 24 juillet 1712, Claude Louis Hector de Villars fait pivoter le long de la Selle son armée et la dirige en 3 colonnes vers Denain.

À 5 heures du matin (7 heures actuellement, avec l'horaire d'été), Villars et ses principaux lieutenants établissent leur plan d'attaque à Avesnes-le-Sec. Ils choisissent le moulin comme point d'observation de la plaine environnante.

À 7h00 les fantassins français sont à Neuville-sur-Escaut. Aussitôt l'ordre de franchir les ponts enjambant l'Escaut est donné.

À 8h00 les alliés sont étonnés de la présence française dans le secteur.

Albermarle fait prévenir Eugène-François de Savoie-Carignan. Celui-ci ne s'inquiète pas de la situation.

À 13h00 l'assaut de la palissade de Denain est donné. Les sapeurs, la hache à la main, entrainent l'infanterie qui se rue sur l'ennemie baïonnette au canon. Les alliés pris de panique s'enfuient et encombrent le pont du moulin, qui s'écroule sous leur poids, entraînant ainsi à la noyade des milliers de fantassins.

Eugène-François de Savoie-Carignan, parti trop tard, tente de franchir l'Escaut à Prouvy pour secourir Albermarle.

Sous le commandement de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, des régiments français venus en renfort parviennent à repousser pendant plusieurs heures les assauts des Autrichiens.

La journée déclinant, les Français font sauter le pont pour empêcher qu'il ne tombe aux mains de l'ennemi.

Sur son flanc gauche, Eugène est bloqué par l'Escaut et ne peut contre-attaquer pour prendre Denain qui reste donc aux mains des Français.

La victoire française, permet après plusieurs défaites, de négocier une paix favorable.



Mort de Claude Léonor du Maine

Claude Léonor du Maine est Lieutenant du Régiment Royal Cavalerie, brigadier des Armées du Roi, mestre de camp.

Claude Léonor du Maine meurt le 22 septembre 1712.

Il est inhumé en la paroisse St Pierre le Jeune de Strasbourg.



Naissance de Louis Charles René de Marbeuf

Louis Charles René de Marbeuf naît à Rennes le 4 novembre 1712, fils de Claude-François-Marie De Marbeuf et de Marie-Anne de Kerouzy.



Mariage de Claude de Beauharnais avec Renée Hardouineau

Claude de Beauharnais épouse le 11 mai 1713 Renée Hardouineau, fille de Pierre Hardouineau et de Renée Le Pays de Beauville. Leurs enfants sont :

Pierre Hardouineau, Seigneur de La Laudanière et de la Pivoterie, Receveur général des domaines et bois de la généralité de La Rochelle.



Négociation entre la France et l'Autriche

Eugène-François de Savoie-Carignan et le Claude Louis Hector de Villars mènent des négociations entre la France et l'Autriche à partir de novembre 1713.



Naissance de François VI de Beauharnais

François VI de Beauharnais naît à La Rochelle le 16 janvier 1714, fils de Claude de Beauharnais et de Renée Hardouineau.



Claude Louis Hector de Villars Membre de l'Académie française

Claude Louis Hector de Villars est élu membre de l'Académie française en 1714.



Mariage de François-Victor Le Tonnelier de Breteuil avec Marie-Anne-Angélique Charpentier d'Ennery

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil épouse au château d'Ennery le 15 ou le 23 octobre 1714 Marie-Anne-Angélique Charpentier d'Ennery (1689 ou 1690-1760), fille de Jacques d'Ennery. Leurs enfants sont :



Claude Louis Hector de Villars Président du Conseil de la Guerre

De 1715 à 1718, Claude Louis Hector de Villars préside le Conseil de la Guerre.



François de Bricqueville chef d'escadre de la province de Roussillon

Claude de Forbin quitte le service.

Lors de la dernière promotion effectuée par Louis XIV avant de mourir, François de Bricqueville remplace Claude de Forbin et reçoit un brevet de chef d'escadre de la province de Roussillon le 5 août 1715.


Château de Sablé-sur-Sarthe

Rénovation du château de Sablé-sur-Sarthe

En 1715, Jean-Baptiste Colbert de Torcy fait effectuer des travaux de rénovation au château de Sablé-sur-Sarthe sur les plans de l'architecte Claude Desgotz ou Desgots.

Il ordonne la construction d'un nouveau logis. Les anciennes structures sont en partie éventrées, laissant place à un grand jardin régulier.

Ces travaux se poursuivent jusqu'en 1728, mais ce n'est qu'en 1741 qu'est achevée la décoration intérieure.



Mariage de René-François de La Vieuville avec Marie-Thérèse de Froulay

René-François de La Vieuville est veuf de Marie-Louise de la Chaussée d'Eu.

Marie-Thérèse de Froulay est veuve de Claude le Tonnelier de Breteuil.

René-François de La Vieuville épouse le 20 avril 1716 Marie-Thérèse de Froulay (1660-1740), fille de Charles de Froulay, chevalier des ordres du roi, grand maréchal des logis de sa maison, et d'Angélique de Beaudean de Parabère.



Bataille de Petrovaradin

Mort de Silâhdâr Ali

Prise de Timisoara

Les origines albanaises du Pape Clément XI jouent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il est le promoteur de la Ligue européenne contre les turcs.

En 1716, pendant la troisième guerre austro-turque, le grand vizir Silâhdâr Ali rassemble à Belgrade une armée forte de plus de 100 000 hommes, dont 40 000 janissaires, 20 000 spahis et 10 000 tatars, ainsi que de la cavalerie kuruc (hongrois hostiles aux Habsbourg).

Cette armée traverse la Save à Zemun à fin juillet 1716, et se déplace sur la rive droite du Danube en direction de Sremski Karlovci.

Le commandant des forces autrichiennes, Eugène-François de Savoie-Carignan, décide d'attaquer les turcs à Peterwaradin ou Peterwardein ou Petrovaradin en Serbie. Petrovaradin fait maintenant partie de l'agglomération de Novi Sad.

Ferdinand-Albert II de Brunswick-Bevern et Claude Florimond de Mercy participent à cette bataille.

Eugène-François de Savoie-Carignan organise la construction d'un campement fortifié à l'intérieur de la forteresse, et met en ordre de marche une armée impériale d'environ 80 000 hommes qui est stationnée à Futog.

La forteresse de Petrovaradin compte une garnison de 8 000 hommes, principalement des serbes, alors que l'armée autrichienne est quant à elle constituée environ pour moitié de régiments hongrois et croates.

Le 2 août 1716, a lieu la première escarmouche entre l'avant-garde autrichienne et des cavaliers ottomans.

Le 3 août 1716, Silâhdâr Ali atteint pratiquement Petrovaradin et envoie immédiatement 30 000 janissaires à l'assaut des positions impériales.

Les janissaires creusent des tunnels de sapes et commencent à bombarder la forteresse.

Le gros de l'armée autrichienne traverse le Danube sur deux pontons dans la nuit du 4 au 5 août 1716 et établit son campement.

Le 5 août 1716, à sept heures du matin, Eugène-François de Savoie-Carignan fait débuter l'offensive autrichienne.

Alors que le flanc droit, sous les ordres du prince Charles-Alexandre de Wurtemberg, prend d'assaut une batterie d'artillerie ottomane, le centre de l'armée impériale se déploie avec difficulté devant les petites portes de la forteresse.

Les janissaires mènent une contre-attaque immédiate et forcent les autrichiens à se replier dans la forteresse.

Eugène-François de Savoie-Carignan enraye cette contre-attaque en engageant ses renforts et envoie sa cavalerie sur les flancs ottomans dans une manœuvre d'encerclement.

Silâhdâr Ali ne parvient pas à briser cet encerclement avec ses spahis et il ne peut non plus regrouper ses troupes.

Les tatars se retirent avant même d'avoir engagé le combat.

Les ottomans étant en déroute, Eugène-François de Savoie-Carignan mène personnellement ses troupes contre le campement de Silâhdâr Ali.

Avec l'appui de la canonnade de 6 frégates de la flotte du Danube, les autrichiens remportent la bataille vers 14 heures.

Silâhdâr Ali meurt dans ce combat. Il est inhumé à la forteresse de Belgrade dans la tombe connue sous le nom Damad Ali Pašino Turbe.

Seulement 50 000 ottomans parviennent à regagner Belgrade.

Après la bataille, Eugène-François de Savoie-Carignan se tourne contre Timisoara et s'en empare malgré une résistance acharnée et les tentatives désespérées des ottomans pour secourir la ville.

Après la guerre, une église sera bâtie sur la colline dominant le champ de bataille.

Elle est consacrée à Notre Dame de Tekije, également connue sous le nom de Marie des neiges.

Elle est utilisée à la fois par les confessions catholique et orthodoxe.



Naissance de François Claude Bernard Louis de Chauvelin

François Claude Bernard Louis de Chauvelin naît à Paris en 1716.



Claude Guillouet d'Orvilliers Gouverneur de Guyane

Claude Guillouet d'Orvilliers devient Gouverneur de Guyane en 1716.



Claude de Beauharnais Capitaine des vaisseaux du Roi

Claude de Beauharnais reçoit le brevet de capitaine des vaisseaux du Roi en 1717.



Naissance de Claude-Joseph de Beauharnais

Claude-Joseph de Beauharnais naît à Rochefort le 16 janvier 1717, fils de Claude de Beauharnais et de Renée Hardouineau.



Bataille de Belgrade

Sous le règne de Charles VI de Habsbourg, Eugène-François de Savoie-Carignan remporte une grande victoire à Belgrade sur les Turcs à en 1717.

Charles de Bourbon se distingue lors de cette bataille.

Louis Auguste II de Bourbon sert dans l'armée d'Eugène-François de Savoie-Carignan.

Nommé peu après gouverneur du Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy commande une charge décisive de cavalerie lors de ce siège.

Charles VII Albert de Bavière se joint aux armées autrichiennes dans ces campagnes menées contre les Turcs et sert dans les corps auxiliaires bavarois.



Fondation de Bela Crkva

Dans le Banat de Temesvar, Claude Florimond de Mercy est le fondateur en 1717 de la ville de Bela Crkva.

Après le retour de la paix, Claude Florimond de Mercy se consacre à l'administration du Banat, tout juste sorti de 150 ans d'occupation ottomane.



Claude de Beauharnais Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis

Claude de Beauharnais est fait Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1718.



Mariage de Germain Louis Chauvelin avec Anne Cahouet de Beauvais

Germain Louis Chauvelin épouse en 1718 Anne Cahouet de Beauvais, fille du Premier président du bureau des finances de la généralité d'Orléans, une riche héritière. Leurs enfants sont :



Louis de Bourbon-Condé Abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Claude

Louis de Bourbon-Condé est nommé abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Claude le 7 mai 1718.



Mort de Claude Pécoil de La Villedieu Marquis de Septème

Claude Pécoil de La Villedieu est Maître des requêtes au Parlement de Paris.

Claude Pécoil de La Villedieu meurt en 1719.

Claude Pécoil de La Villedieu est un bourgeois de Lyon, gros marchand et d'une avarice extrême.

Il a un grand coffre-fort rempli d'argent dans un fond de cave, fermé d'une porte de fer à secret où on n'arrive qu'en passant d'autres portes.

Il disparait un jour si longtemps que sa femme et 2 ou 3 valets ou servantes le cherchent partout.

Ils savent bien qu'il a une cache, parce qu'ils l'ont quelquefois surpris descendant dans sa cave un martinet à la main, mais jamais personne ne l'y a osé suivre.

En peine de ce qu'il est devenu, ils descendent, enfoncent les dernières portes et trouvent enfin celle de fer.

Il faut des ouvriers pour l'enfoncer en attaquant les côtés de la muraille.

Après un long travail ils entrent et trouvent le vieil avare mort auprès de son coffre fort, qui apparemment n'a pu retrouver le secret de la serrure après s'être enfermé en dedans.



Claude Guillouet d'Orvilliers anobli

Claude Guillouet d'Orvilliers est anobli en 1720.



Mariage de Louis Denis Joseph Lalive avec Marie Thérèse Josèphe Prouveur

Louis Denis Joseph Lalive épouse à Valenciennes le 2 juillet 1720 Marie Thérèse Josèphe Prouveur (1696-1743), fille de Georges-André Prouveur et de Marie Pétronille Lefébure. Leurs enfants sont :



François de la Motte-Aigron Gouverneur de Guyane

François de la Motte-Aigron remplace Claude Guillouet d'Orvilliers comme Gouverneur de Guyane en 1720.



Claude Guillouet d'Orvilliers à nouveau Gouverneur de Guyane

Claude Guillouet d'Orvilliers remplace François de la Motte-Aigron comme Gouverneur de Guyane en 1722.



Mariage de Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval avec Marie-Élisabeth de Rouvroy

Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval épouse le 29 juin 1722 Marie-Élisabeth de Rouvroy de Saint-Simon (10 mars 1698-4 janvier 1762), Dame de Parigné, fille de d'Eustache-Titus de Rouvroy et de Claire-Eugénie de Hauterive. Leurs enfants sont :

Marie-Élisabeth de Rouvroy est cousine de Louis III de Rouvroy de Saint-Simon, le célèbre mémorialiste.



Naissance de Marie-Louise de Montmorency-Laval

Marie-Louise de Montmorency-Laval naît le 31 mars 1723, fille de Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency et de Marie-Élisabeth de Rouvroy de Saint-Simon.



Louis Guillouet d'Orvilliers incorporé à la garnison de Cayenne

Claude Guillouet est gouverneur de Cayenne. Louis Guillouet d'Orvilliers son fils est incorporé dès 1723 dans la garnison de Cayenne.


François-Victor Le Tonnelier de Breteuil

Cabale contre Claude Le Blanc et Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil Secrétaire d'État du département de la guerre

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle souhaite se consacrer à ses affaires domestiques, notamment à la construction d'un très bel hôtel particulier à Paris qui deviendra l'hôtel de Belle Isle.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est très lié à Claude Le Blanc, le trésorier de l'Extraordinaire des guerres.

En 1723, Gérard Michel de La Jonchère, un proche collaborateur de Claude le Blanc, fait banqueroute.

Il est accusé de concussion par les frères Paris, en particulier par Antoine Paris.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé suscite une cabale et accuse Claude Le Blanc d'avoir détourné les fonds du ministère de la guerre.

Claude Le Blanc n'est pas soutenu par le Guillaume Dubois, le premier ministre, et doit démissionner le 1er juillet 1723.

Claude Le Blanc est emprisonné à la Bastille.

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil remplace Claude Le Blanc, pendant sa détention comme secrétaire d'État du département de la guerre du 1er juillet 1723.

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil prête serment entre les mains du roi le 4 juillet 1723 et au conseil tenu au Louvre le 13 août suivant.

Louis IV Henri de Bourbon-Condé n'aime pas Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle ni son frère.

Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle est aussi accusé d'avoir diverti une partie des fonds de la caisse et d'y avoir substitué des billets de banque dans le temps de leur discrédit.



Claude Louis Hector de Villars Grand d'Espagne

La grandesse espagnole est conférée à Claude Louis Hector de Villars en 1724.



Naissance de Jean-Claude-Louis de Quélen

Jean-Claude-Louis de Quélen naît le 2 décembre 1725, fils de Maurille Louis de Quélen (né en 1685), Comte de Quélen, Seigneur de Saint-Bihy, La Roche, La Villechevalier et Quistillic, et de Hélène Berthou, Dame de Lanrivion (morte en 1758.



François-Victor Le Tonnelier de Breteuil Congédié

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil est congédié par André Hercule de Fleury qui lui préfère Claude Le Blanc.

Il se démet de ses fonctions le 16 ou le 19 juin 1726.

Le roi lui fait une pension de retraite de 10 000 livres.



Naissance de Florimond-Claude de Mercy-Argenteau

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau naît à Liège le 20 avril 1727, fils d'Antoine Ignace de Mercy-d'Argenteau (1692-1767).

Il est issu d'une famille de noblesse Lorraine.



Mort de Claude de Fabert Marquise d'Esternay

Claude de Fabert meurt le 1er avril 1728.



Mort de Claude Le Blanc

Nicolas-Prosper Bauyn d'Angervilliers secrétaire d'état à la Guerre

Claude Le Blanc meurt au château de Versailles le 19 mai 1728.

En juillet 1728, François-Victor Le Tonnelier de Breteuil postule à nouveau pour la charge de secrétaire d'état

André Hercule de Fleury confie à Nicolas-Prosper Bauyn d'Angervilliers le portefeuille de la Guerre.



Naissance d'Anne-Claudine-Louise d'Arpajon

Anne Claude ou Anne-Claudine-Louise d'Arpajon naît le 4 mars 1729, fille de Louis de Sévérac et d'Anne Charlotte Le Bas de Montargis.



Mort de Claude Guillouet d'Orvilliers

Claude Guillouet d'Orvilliers meurt en septembre 1729.


Louise-Adélaïde de Bourbon-Conti - Mademoiselle de La Roche-sur-Yon

Cession du Château de Vauréal

En 1731, Louise-Adélaïde de Bourbon-Conti achète la propriété constituée par le château de Vauréal et les jardins.

Louise-Adélaïde de Bourbon-Conti fait reconstruire le château selon le style de l'époque par Claude Leclerc, architecte de la paroisse Saint-Pierre de Pontoise.

Elle fait aménager le parc selon le modèle français.



Mariage de Louis-Henri de Vienne avec

Louis-Henri de Vienne épouse en avril 1731 Henriette de Saulx de Tavannes (née en 1716). Leurs enfants sont :



Mariage de Claude François Éléonor de Saint-Mauris avec Marie Thérèse Éléonore du Maine du Bourg

Claude François Éléonor de Saint-Mauris épouse le 6 juin 1731 Marie Thérèse Éléonore du Maine du Bourg. Leur enfant est :



Mariage de Louis IV de Mailly avec Anne Françoise Élisabeth Arbaleste de Melun

Louis IV de Mailly épouse le lundi 29 octobre 1731 Anne Françoise Élisabeth Arbaleste de Melun (1707 ou 1710-1775), Vicomtesse de Melun. Leurs enfants sont :



Naissance d'Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey

Mort de Marie Éléonore Thérèse du Maine du Bourg

Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey naît à Besançon le 20 avril 1732, fils de Claude François Éléonor de Saint-Mauris (1694 ou vers 1700-1751 ou 1761), Comte de Montbarrey, lieutenant-général des armées du roi, et de Marie Éléonore Thérèse du Maine du Bourg (1711-1732).

Marie Éléonore Thérèse du Maine du Bourg meurt en 1732.



Claude Louis Hector de Villars Maréchal général des camps et armées du roi

En 1733, Claude Louis Hector de Villars reçoit de Louis XV la rare dignité de maréchal général des camps et armées du Roi de Pologne.



Cession du château de Chenonceau

Claude Dupin, fermier général, achète le château de Chenonceau en 1733 à Louis IV Henri de Bourbon-Condé.

Sa seconde femme, Louise Dupin, y tient salon et y reçoit notamment Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon et Rousseau.

C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville, Chenonceaux, et celui du château.

Propriétaire du château pendant la Révolution française et grande amie des villageois, Louise Dupin sauve la chapelle en la laissant être transformée en resserre à bois.



Mariage de Jean-Aymard II de Nicolaï avec Madeleine-Charlotte de Vintimille

Jean-Aymard II de Nicolaï épouse le 16 mars 1733 Madeleine-Charlotte de Vintimille, fille de Gaspard Magdelon Hubert de Vintimille et de Marie Charlotte de Refuge. Leurs enfants sont :



Naissance de Claude de La Châtre

Claude de La Châtre naît au château de la Roche-Belisson ou Bellusson le 30 mars 1734, fils de Louis de La Châtre (1698-1763), Seigneur de La Roche Belusson, et de Catherine Scourion (née en 1699).



Sacre de Pierre-Jules-César de Rochechouart Évêque d'Evreux

Pierre-Jules-César de Rochechouart est sacré Évêque d'Evreux le 21 mars 1734 :

À Évreux, Pierre-Jules-César de Rochechouart se préoccupe de liturgie et de la formation des fidèles en faisant éditer un nouveau bréviaire, ainsi que de la formation de son clergé en créant un petit séminaire.


Vue générale du Siège de Philippsburg avec la mort de Jacques Ier Fitz-James - Estampe anonyme Plan français du siège de Philippsburg

Siège de Philippsburg

Mort de Jacques Ier Fitz-James

Pendant la guerre de Succession de Pologne, Jacques Ier Fitz-James remonte la vallée du Rhin à la tête d'une armée forte de 100 000 hommes pour reprendre la place de Philippsburg aux forces autrichiennes.

Au cours de l'hiver, Eugène-François de Savoie-Carignan commence à regrouper une armée impériale près d'Heilbronn pour contre-attaquer.

Mais au printemps 1734, les troupes rassemblées sont toujours très inférieures en nombre, l'armée de Jacques Ier Fitz-James est-elle forte de 70 000 hommes.

Au printemps, les préparatifs de mise en défense de Philippsburg sont presque terminés, mais la garnison manque de munitions.

Elle est formée d'éléments disparates :

Elle ne compte que peu d'artilleurs et d'ingénieurs.

Vers la fin de mai 1734, les Français commencent à encercler la place de Philippsburg.

Louis François Ier de Bourbon-Conti, Pierre-François de Rougé, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre et Victor Riqueti de Mirabeau participent à ce siège.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly est lieutenant-général des armées du Roi durant ce siège.

Robert François Damiens sert un militaire qu'il suit en Allemagne à ce siège.

Jacques Ier Fitz-James déploie 46 bataillons, dont 14 en position sur chaque berge du Rhin, pour couper la forteresse des routes voisines.

Parmi les forces rassemblées sur la rive droite :

Le 26 mai 1734, un corps de sapeurs de 12 000 hommes commence à creuser le fossé extérieur.

Quelque 60 000 hommes sont détachés dès le 1er juin 1734 pour investir la forteresse.

Les préparatifs de siège progressent sans encombre lorsque le 12 juin 1734, Jacques Ier Fitz-James, qui inspecte la tranchée à un poste avancé, est tué d'un coup de canon.

La direction des opérations passe aux généraux Claude François Bidal, homme rompu à la poliorcétique : l'art de mener un siège, et à Adrien Maurice de Noailles.

Le 19 juin 1734, Eugène-François de Savoie-Carignan accompagné par le prince-héritier Frédéric II de Prusse, sur ordre de l'empereur, met en branle l'armée de secours, dont l'effectif atteint à présent 70 000 hommes.

Le 27 juin 1734, cette armée atteint Bruchsal.

Claude François Bidal ordonne la construction de pontons supplémentaires pour permettre à sa cavalerie de se tourner promptement vers l'armée de secours en franchissant le Rhin.

Il affecte en outre une partie des assiégeants à l'appui de la cavalerie.

Les positions des Français se détériorent avec les pluies drues qui s'abattent le 5 juillet 1734, rendant les tranchées et mines impraticables.

Mais malgré l'adversité s'abattant sur son ennemi, Eugène-François de Savoie-Carignan ne parvient pas à saisir l'occasion.

Après quelques combats sans lendemain, Eugène-François de Savoie-Carignan entreprend un repli momentané.

Le 17 juillet 1734, les Français ouvrent une brèche et investissent la place jusqu'aux remparts de la citadelle.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau, désespérant de rétablir la jonction avec Eugène-François de Savoie-Carignan, offre sa capitulation à Claude François Bidal au matin du 18 juillet 1734.

La garnison autrichienne peut se replier à Mayence avec les honneurs de la guerre.

Godefroi-Ernest von Wuttgenau sera promu Feldmarschalleutnant pour sa défense inspirée de Philippsburg.


Claude François Bidal - par Henri-Frédéric Schopin - 1835 - Petit Trianon de Versailles

Claude François Bidal Maréchal de France

En reconnaissance de ses états de service lors du siège de Philippsburg, Claude François Bidal, Marquis d'Asfeld, est fait Maréchal de France en 1734 par Louis XV.



Conquête du Milanais

Invasion de la Lombardie et du duché de Parme

En 1734, Claude Louis Hector de Villars, encore vert à 81 ans, prend avec Charles-Emmanuel III de Savoie, en Italie, le commandement de 40 000 Français, de 12 000 Piémontais et de 21 000 Espagnols pour conquérir en 3 mois le Milanais.

Les forces franco-piémontaise envahissent tour à tour la Lombardie et le duché de Parme.

Les armées franco-sardes s'approprient presque toutes les possessions autrichiennes en Italie du nord à l'exception de Mantoue en raison de leurs maigres garnisons.

Le 3 février 1734, le château de Tortona tombe en dernier, alors que la majeure partie des troupes s'est dispersée dans leurs quartiers d'hiver.



Mort de Claude Louis Hector de Villars

Claude Louis Hector de Villars meurt à Turin le 17 juin 1734 dans son lit.

Parmi les mots qu'on lui doit, quand il apprend que Jacques Ier Fitz-James a eu la tête emportée par un boulet, Claude Louis Hector de Villars dit Cet homme a toujours eu plus de chance que moi !


Claude Florimond de Mercy

Claude Florimond de Mercy Feld-maréchal

Claude Florimond de Mercy est fait Feld-maréchal en 1734.



Bataille de San Pietro

Mort de Claude Florimond de Mercy

Pour les Autrichiens, l'expédition de reconquête est commandée par Claude Florimond de Mercy assisté de Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Claude Florimond de Mercy rassemble 50 000 hommes devant Mantoue pour tenter de récupérer ce qui a été perdu en Italie l'année précédente.

Les préparatifs de cette expédition sont très longs et provoquent des désaccords importants entre les 2 officiers supérieurs.

Au début du printemps 1734, les opérations militaires se déplacent de la gauche à la droite du Pô car les Autrichiens reprennent l'offensive en visant Parme.

Il appartient à Charles-Emmanuel III de Savoie et aux troupes sardes de défendre la Lombardie reconquise depuis le départ de Charles Ier de Bourbon-Anjou.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny assument le commandement des troupes françaises

Charles-Emmanuel III de Savoie quitte ses troupes car Polyxène Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenbourg, son épouse, est malade.

Les maréchaux français prennent l'engagement de ne pas lancer les hostilités en son absence, il sera absent de la bataille.

Entre le 1er et le 2 mai 1734, les Autrichiens, avec 2 ponts improvisés à Portole et à Monte di San Benedetto, font passer la majeure partie de leurs troupes.

Les troupes françaises réparties le long du Pô s'aperçoivent de ce franchissement seulement quand il est réalisé.

Les Français se retirent en désordre pendant que les impériaux peuvent occuper sans opposition tout le terrain jusqu'à la rivière Enza.

Les évènements qui conduisent à la bataille de Parme se résument comme suit :

Le maréchal de Mercy souffre d'apoplexie qui lui enlève pour quelque temps la vue et la parole.

Il doit donc laisser, pendant sa convalescence, le commandement à Frédéric-Louis de Wurtemberg.

Ainsi à chaque période de maladie du général en chef, correspond une période de ralentissement des opérations.

Durant le mois de juin 1734, des changements de commandement et des attaques de bourgades, qui donnent lieu a des saccages parfois freinés par des contre-offensives des franco-sardes, s'alternent.

Le 29 juin 1734 à 3 heures du matin, l'armée franco-sarde se met en marche. Les impériaux sortent de Mantoue, marchent sur Parme et rencontrent les Français.

L'infanterie composée de 52 compagnies de grenadiers emprunte la route de Colorno à Parme, avec en tête François-Marie de Broglie.

Les cavaliers et les dragons empruntent une route étroite passant par le chemin du bois de Cornocchio.

La colonne d'infanterie arrivée sur le glacis de Parme vers 7 heures, longe les murs de la ville et prend la route de Plaisance et fait halte à l'auberge de la Crocetta.

La bataille de San Pietro est aussi appelé bataille de Parme ou bataille de la Crocetta.

Noël Jourda de Vaux assiste à cette bataille.

Victor-François de Broglie combat comme capitaine de cavalerie lors de cette bataille.

Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est à la tête de son régiment et au premier rang, genou en terre, suivant l'usage de l'époque. Une balle lui fracasse la mâchoire et sort par l'épaule droite.Cette blessure le rend bossu.

Dès qu'il peut supporter le voyage, Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès est transporté à Paris, où, grâce aux soins dont il est entouré, il revint enfin à la santé.

À mesure que le reste de l'infanterie arrive, les troupes sont rangées en ordre de bataille dans la prairie de Cornocchio sur 3 lignes, l'infanterie piémontaise formant la 4e ligne.

Claude Florimond de Mercy fait passer le canal du Taro à l'avant-garde. Derrière les autres troupes suivent qui s'engagent par de petits chemins entre les champs.

Présent à Parme le jour de la bataille, Goldoni raconte le sentiment des habitants de la ville de Parme dans son œuvre Mémoires.

À l'arrivée des troupes autrichiennes, la population environnant Parme se réfugie dans la ville de peur des exactions que pouvent commettre les Autrichiens.

L'arrivée des troupes franco-sardes réconforte la population qui assiste à la bataille depuis les murs de l'enceinte de la ville.

Les grenadiers des impériaux qui forment l'avant-garde, se montrent vers 10 heures et font feu sur le poste avancé des 4 compagnies de grenadiers français qui se retirent à travers champs. Le feu cesse.

Claude Florimond de Mercy ordonne à Frédéric-Louis de Wurtemberg, qui commande les premières troupes d'attaquer sans tarder. Frédéric-Louis de Wurtemberg objecte qu'il doit d'abord aligner les troupes.

Claude Florimond de Mercy finit par se mettre lui-même à la tête de quelques troupes et il se jette dans la bataille.

À une heure de l'après-midi, les troupes françaises sont repoussées.

Claude Florimond de Mercy meurt au cours de cet engagement.

N'ayant pas eu d'enfants, son nom passe au comte d'Argenteau, son fils adoptif, d'où est issue la famille de Mercy-Argenteau.

Frédéric-Louis de Wurtemberg prend alors le commandement, rassemble les hommes et se retire en bon ordre.

Il s'ensuit une grande confusion avant que les troupes impériales ne se ressaisissent et résistent vaillamment aux troupes franco-sardes.

Le feu est acharné de part et d'autre. Il est très vif de 12 heures jusqu'à 19 heures et fort ralenti depuis 19 heures jusqu'à 21 heures.

Les canons cessent de tirer et l'armée impériale commence à se retirer par le chemin de Valera.

De gros détachements qu'ils ont placés derrière les haies à mi-chemin entre la route de Plaisance et le chemin du Milieu entretiennent le feu jusqu'à 22 heures. Cela permet la retraite des impériaux qui abandonnent leurs blessés et leurs morts sur le champ de bataille.

À minuit que la bataille est considérée comme terminée.

François-Marie de Broglie et François de Franquetot de Coigny manquent d'expérience et ne tirent pas parti de la victoire.

Les troupes autrichiennes se réfugient dans l'actuelle province de Reggio Emilia.

Frédéric-Louis de Wurtemberg trouve refuge dans le château de Montechiarugolo où il rédige le compte-rendu de la bataille pour Charles VI de Habsbourg.

Les Impériaux laissent 6 172 morts et blessés.

Outre Claude Florimond de Mercy, 4 généraux meurent et 5 sont blessés.

De ces 5 généraux, 2 sont faits prisonniers et meurent à Parme.

Il y a de très nombreux déserteurs qui, par bande, se présentent au camp allié.

Les Français ont 104 officiers morts, 452 officiers blessés, 1 141 soldats morts, 2 305 soldats blessés.

Louis Georges Érasme de Contades, colonel du régiment d'Auvergne, est blessé lors de cette bataille.

Les Piémontais selon un document de la bibliothèque royale de Turin ont, entre les troupes officielles et les partisans, 324 blessés et 75 morts, parmi ceux-ci 12 officiers morts et 41 blessés.



Mariage de Claude François Palamède de Forbin avec Charlotte Nicole de Caze de la Bove

Claude François Palamède de Forbin épouse à Paris le 27 août 1736 Charlotte Nicole de Caze de la Bove. Leurs enfants sont :



Mariage de Claude-Louis-Robert avec Ermgard Marguerite de la Osten

Claude-Louis-Robert épouse le 1er octobre 1736 Ermgard Marguerite de la Osten.



Louis de Bourbon-Condé Abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés

Louis de Bourbon-Condé se démet de l'abbaye de Saint-Claude lorsqu'il reçoit du roi l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés le 15 août 1737.

Il obtient ses bulles le 26 août 1737

Il prend possession de l'abbaye le 7 septembre 1737 par René Laneau, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur.

De 1737 à 1741, Louis de Bourbon-Condé fait restaurer les biens de la manse abbatiale de Saint-Germain-des-Prés par son architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne.

Le palais abbatial et le château de Berny, résidence d'été des abbés, sont remis au goût du jour.

Les parterres de broderies des jardins sont supprimés et les colonnes du balcon de ce côté-ci remplacées par des consoles rocailles.

Louis de Bourbon-Condé fait établir un théâtre.



Mariage de Louis Jacques Charles Hocquart avec Marie-Suzanne-Éléonore de Bergeret

Louis Jacques Charles Hocquart épouse en l'Église Sainte-Eustache à Paris le 28 janvier 1738 Marie-Suzanne-Éléonore de Bergeret, fille de Pierre-François Bergeret, Seigneur de Negrepelisse et de Frouville, et de Claude-Anne de la Roche. Leurs enfants sont :



Naissance d'Aymard-Claude de Nicolaï

Aymard-Claude de Nicolaï ou Nicolay naît en 1738, fils de Jean-Aymard II de Nicolaï et de Madeleine-Charlotte de Vintimille.



Mort de Claude de Beauharnais, Seigneur de Beaumont, de Villechauve et des Roches-Baritaud

Claude de Beauharnais meurt en 1738.



Jean-Claude-Louis de Quélen Garde-marine

Jean-Claude-Louis de Quélen intègre une compagnie de garde-marine le 13 octobre 1738.



Mariage de Louis-Héraclès de Polignac avec Marie Diane-Adélaïde-Zéphyrine Mancini

Louis-Héraclès de Polignac épouse le 16 novembre 1738 Marie Diane-Adélaïde-Zéphyrine Mancini. Leurs enfants sont :



Exil de Claude-Louis-Robert

Claude-Louis-Robert doit quitter la France, selon des rumeurs, à la suite d'un duel.

Claude-Louis-Robert s'engage successivement dans :

Claude-Louis-Robert fait preuve de tant de bravoure sur le champ de bataille qu'il est promu jusqu'au grade de maréchal de camp.



Naissance de Charles-François Delacroix

Charles-François Delacroix de Contaut naît à Givry-en-Argonne dans la Marne le 15 avril 1741, fils de Claude Delacroix (1717-1770), Sieur de Contault, et de Marguerite Louise Flize (1716-1799).



Naissance de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon naît au Château de La Faye le 16 mars 1743, fils de Louis Gabriel de Rouvroy de Saint-Simon (1717-1777) et de Catherine Pineau de Viennay (vers 1718-1754).



Fondation de la Maison Moët

Claude Moët, négociant en vin, fonde en 1743 la Maison Moët à Epernay.



Mort de Claude François Bidal

Claude François Bidal meurt en 1743.



Mariage de Claude Esprit Jouvenel de Harville des Ursins avec Antoinette Marie Goyon de Matignon

Claude Esprit Jouvenel de Harville des Ursins épouse en la chapelle de l'Hôtel Matignon à Paris le lundi 10 février 1744 Antoinette Marie Goyon de Matignon. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie Antoinette Louise Jouvenel de Harville des Ursins

Marie Antoinette Louise Jouvenel de Harville des Ursins ou de Harville-Trainel naît en 1745, fille de Claude Esprit Constant Jouvenel de Harville des Ursins (1723-1794), Marquis de Trainel, et de Marie Antoinette Marie Goyon de Matignon (6 janvier 1725-8 mars1770).



Jean-Claude-Louis de Quélen Enseigne de vaisseau

Jean-Claude-Louis de Quélen est promu enseigne de vaisseau le 1er janvier 1746.



Claude Testu Maréchal de France

Claude Testu, Marquis de Balincourt, est fait Maréchal de France en 1746 par Louis XV.



Louis Claude de La Mothe-Houdancourt Maréchal de France

Louis Claude de La Mothe-Houdancourt, Marquis de La Mothe-Houdancourt, est fait Maréchal de France en 1747 par Louis XV.



Mariage d'Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès avec Claude Louise Angélique Bersin

Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès épouse le 16 mars 1747 Claude Louise Angélique Bersin (morte en 1794). Leur enfant est :



Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval Maréchal de France

Par état donné au camp d'Hamal, en Brabant, Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval est fait Maréchal de France le 17 septembre 1747 par Louis XV.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency quitte le commandement de la Lorraine le 31 octobre 1747.

Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency prête serment le 3 décembre 1747.



Mort de Jean-Baptiste Lazare de Morey Seigneur de Sully, Marquis de Vianges

Jean-Baptiste Lazare de Morey est Capitaine au régiment Dauphin et Gouverneur de Vezelay.

Les frères de Morey, originaires de Lucenay l'Evêque, ont une très grosse fortune. On les appelle les riches de Bourgogne.

Ils demeurent ensemble :

Jean-Baptiste Lazare de Morey institue comme héritier, par testament du 18 octobre 1746, son frère Claude.

Jean-Baptiste de Mac Mahon est appelé à prodiguer des soins à Jean-Baptiste Lazare de Morey.

Malgré de bons soins, Jean-Baptiste Lazare de Morey meurt le 20 janvier 1748.

Jean-Baptiste de Mac Mahon soigne ensuite tous les frères de Morey et se liera d'amitié avec eux.

Jean-Baptiste de Mac Mahon s'installe définitivement dans la maison des frères de Morey et renonce à la médecine pour leur procurer, en toute exclusivité, les douceurs et les consolations de l'amitié.



Mariage de Pierre-François de Rougé avec Marie Claude Jeanne Julie de Coëtmen

Pierre-François de Rougé épouse en la paroisse Saint-Louis de Brest dans le Finistère le 7 juin 1749 Marie Claude Jeanne Julie de Coëtmen (1731-1761). Leurs enfants sont :

Les témoins sont :

Dernière de sa maison, Marie Claude Jeanne Julie de Coëtmen apporte la baronnie de Coëtmen dans la maison de Rougé.



Naissance de Louis Auguste Jouvenel de Harville des Ursins

Louis Auguste Jouvenel de Harville des Ursins ou Juvénal naît à Paris le 23 avril 1749, fils de Claude Jouvenel de Harville des Ursins, marquis de Trainel (vers 1723-1794) et de Marie-Antoinette Goyon de Matignon (1725-1770).



Liaison de Louis Dupin de Francueil avec Louise Florence Pétronille Tardieu d'Esclavelles

Louis Dupin de Francueil a une liaison avec Louise Florence Pétronille Tardieu d'Esclavelles. Leurs enfants sont :



François Claude Bernard Louis de Chauvelin Lieutenant général du roi de France à Gênes

François Claude Bernard Louis de Chauvelin sert en Italie et en Flandre.

De 1749 à 1753, François Claude Bernard Louis de Chauvelin devient Lieutenant général du roi de France à Gênes.



Naissance de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron naît le 8 septembre 1749, fille de Jean François Gabriel de Polastron et de Jeanne Charlotte Hérault de Vaucresson (1726-1756).


Château de Montrouge

Construction du château de Montrouge

Après la construction de son magnifique château de Montrouge, vers 1750, Louis César de La Baume Le Blanc délaisse peu à peu le château de Champs-sur-Marne.

Louis César de La Baume Le Blanc se plait à réunir souvent des hommes de lettres, dont :



Mort de Claude François Éléonor de Saint-Mauris

Claude François Éléonor de Saint-Mauris meurt 1751 ou 1761.



Mort de Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval

Guy-Claude-Roland de Montmorency-Laval meurt au château de Châton à Parigné-l'Évêque le 14 novembre 1751.

Il est inhumé dans la chapelle du cimetière de Parigné-l'Évêque.



Mariage de Claude-Joseph de Beauharnais avec Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban

Claude-Joseph de Beauharnais épouse à Saint-Eustache le 6 mars 1753 Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban, dite Fanny de Beauharnais. Parmi leurs trois enfants citons :

Séparée de son mari, Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban se consacrera à la littérature qu'elle cultive avec passion

Elle admet dans sa familiarité plusieurs gens de lettres, entre autres :

qui furent successivement ses amants.

Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban a des enfants illégitimes dont une fille qu'elle est obligée de reconnaître sous le Directoire.



Mort de Louis-Xavier Marie Joseph de France

Xavier Marie Joseph de France meurt le 22 février 1754.

Jean-Claude-Louis de Quélen est nommé lieutenant de vaisseau puis capitaine d'une compagnie le 23 mai 1754.



Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Représentant de la cour Impériale de Vienne à Turin

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau est représentant de la cour Impériale de Vienne à Turin en 1754.



Jean-Claude-Louis de Quélen Capitaine d'une compagnie

Naissance de Paul Ier de Russie

Pavel I Petrovitch ou Paul Ier de Russie naît à Saint-Pétersbourg le 1er octobre 1754, fils de de Catherine II de Russie.

Il est plus que probable que cet enfant ne soit pas le fils de Pierre III de Russie.

Son père est plutôt Saltykov un des amants qui aurait pu être donné à Catherine II de Russie par Élisabeth Ire de Russie, la tsarine elle-même, soucieuse de voir naître un héritier.

Paul Ier de Russie appartient à la première branche de la Maison d'Oldenbourg-Romanov (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison de Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg.

Il est élevé par Nikita Panine.



Mort de Louis Claude de La Mothe-Houdancourt

Louis Claude de La Mothe-Houdancourt meurt en 1755.


Jacques Philippe Renée d'Espinoy

Mariage de Jean-Baptiste François Thomas de Pangé avec Jacques Philippe Renée d'Espinoy

Jean-Baptiste François Thomas de Pangé épouse en 1755 ou en 1756 Jacques Philippe Renée d'Espinoy. Leurs enfants sont :

À la différence de Jean-Baptiste François Thomas de Pangé, son aîné de 16 ans, Jacques Philippe Renée d'Espinoy. est de haute noblesse.

Sa grand-mère est issue de la maison de Fürstenberg.

Cela ne permet pas aux Thomas de Pangé de bénéficier des honneurs de la Cour et d'être présentés au roi mais leur ouvre les portes des hôtels parisiens des grands noms du royaume comme celui des Montmorency-Luxembourg, parents de la marquise et protecteurs de Jean-Jacques Rousseau et permettront à leurs filles de contracter des unions brillantes.



Retour de Claude-Louis-Robert en France

Claude-Louis-Robert rentre alors en France et se distingue dans la guerre de Sept Ans.

Mais alors que Claude-Louis-Robert fait preuve de plus de capacité que les autres commandants de l'armée et qu'il est admiré par les soldats, Claude-Louis-Robert est victime d'intrigues, de jalousies, de critiques hostiles.



Claude-Joseph de Beauharnais Capitaine de vaisseau

Claude-Joseph de Beauharnais commande pendant 4 ans l'artillerie française au Canada et est le 15 mai 1756 promu au grade de capitaine de vaisseau.



Naissance de Claude de Beauharnais

Claude de Beauharnais naît à La Rochelle le 26 septembre 1756, fils de Claude-Joseph de Beauharnais et de Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban.



Cession du château des Roches-Baritaud

En 1756, Claude-Joseph de Beauharnais rachète le château des Roches-Baritaud.



Claude-Louis-Robert dénonciation des vices du système militaire français

En 1758, grâce à son expérience des armées étrangères, Claude-Louis-Robert dénonce dans des mémoires les vices du système militaire français.



Bataille navale

Claude-Joseph de Beauharnais Comte des Roches-Baritaud

Claude-Joseph de Beauharnais monte la frégate La Bellone, de 32 canons.

Le HMS la Vestal, commandé par Samuel Hood, fait partie de l'escadre placée sous les ordres du contre-amiral Charles Holmes en partance pour l'Amérique du Nord.

Le 21 février 1759, à 14 h 0, la Bellone est attaquée à 600 miles du cap Lizard par la Vestal et un autre navire anglais.

Le terrible combat qui s'engage est proclamé par tous comme l'un des plus meurtriers que l'on ait jamais vus.

La Bellone tient bon malgré l'inégalité du nombre.

Après 5 heures de lutte acharnée, quand les canons se taisent et quand la fumée se dissipe on peut voir les 2 vaisseaux anglais en fuite et le navire français régnant seul sur les eaux mutilé mais triomphant.

Louis XV remercie Claude-Joseph de Beauharnais en érigeant la seigneurie des Roches-Baritaud en comté, par lettres patentes de juin 1759.



Mort de Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud

Marie-Claude de Vic-de-Pontgibaud meurt en 1759.



Mariage de François Claude Bernard Louis de Chauvelin avec Agnés Thérèse Mazade d'Argeville

François Claude Bernard Louis de Chauvelin épouse en 1759 Agnés Thérèse Mazade d'Argeville. Parmi leurs 3 enfants, citons :



Démission de Claude-Louis-Robert

Claude-Louis-Robert démissionne en 1760.



Mort de Claude Charles de Rouvroy de Saint Simon

Louis-Joseph de Montmorency-Laval 94e évêque de Metz

Claude Charles de Rouvroy de Saint Simon meurt à Metz le 29 février 1760.

Retrouvant la confiance de Louis XV, Louis-Joseph de Montmorency-Laval succède à Claude Charles de Rouvroy de Saint Simon et est nommé 94e prince-évêque de Metz en 1760.



Naissance de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul naît à Lunéville en Meurthe-et-Moselle le 26 août 1760, fils de Claude Antoine de Choiseul, comte de Choiseul-La Baume (1733-1794) et de Diane Gabrielle de La Baume (1729-1792), Marquise de Montrevel.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Lieutenant-chef de brigade dans les gardes du roi de Pologne

En sortant de l'École militaire de Strasbourg, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon passe dans le régiment d'Auvergne, et y fait ses premières armes.

En 1761, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon entre comme lieutenant-chef de brigade dans les gardes du roi de Pologne, Stanislas Ier Leszczynski.



Jean-Gilles du Coëtlosquet Membre de l'Académie française

Jean-Gilles du Coëtlosquet est élu Membre de l'Académie française le 14 février 1761 en remplacement de l'abbé Claude Sallier.

Jean-Gilles du Coëtlosquet est reçu par Louis-Jules Mancini-Mazarini le 9 avril 1761.

Il répond au discours de réception de Saint-Lambert.



Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Représentant de la cour Impériale de Vienne à Saint-Pétersbourg

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau est représentant de la cour Impériale de Vienne à Saint-Pétersbourg en 1761.



Mort de Claude François Palamède de Forbin

Claude François Palamède de Forbin meurt en 1761.



Claude-Louis-Robert Maréchal de camp dans l'armée danoise

Claude-Louis-Robert accepte le poste de maréchal de camp proposé par Frédéric V de Danemark et est chargé en 1762 de la réorganisation de l'armée danoise.



Jean-Claude-Louis de Quélen Commandant du vaisseau le Sphinx

Jean-Claude-Louis de Quélen est appelé au commandement du vaisseau le Sphinx, le 2 octobre 1762.

Jean-Claude-Louis de Quélen reçoit l'ordre de se réunir à l'escadre de M. de Beaussier.

Le 1er septembre 1762, les États de la province de Bretagne offrent au Roi, par acclamation unanime des 3 ordres, un vaisseau de 100 canons, et nomment Jean-Claude-Louis de Quélen pour aller vers le Roi.



Jean-Claude-Louis de Quélen Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis

Jean-Claude-Louis de Quélen Commandeur de l'Ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem

En 1763, Jean-Claude-Louis de Quélen est fait :



Mariage d'Antoine-Chrétien de Nicolaï avec Marie-Hyacinthe Ralet de Chalet

Marie-Hyacinthe Ralet de Chalet est veuve de :

Antoine-Chrétien de Nicolaï épouse le 14 novembre 1763 Marie-Hyacinthe Ralet de Chalet.


Parc de Mauperthuis

Construction du château de Mauperthuis

Proche des Physiocrates, Anne-Pierre de Montesquiou hérite de son oncle et de Pierre de Montesquiou, son père, un domaine à Mauperthuis dans la Brie, au sud de Meaux, qu'il développe considérablement, en créant notamment un élevage de moutons mérinos.

Anne-Pierre de Montesquiou y fait construire de 1764 à 1766 un château et un jardin régulier par Claude Nicolas Ledoux,

Anne-Pierre de Montesquiou fait appel à Hubert Robert et Alexandre-Théodore Brongniart pour l'aménagement d'un parc à l'anglaise.

Sur un terrain accidenté, Ledoux crée un palais moderne, orné notamment d'un belvédère et d'un grand portique surmonté d'un fronton côté parc.

Le parc comprend à la fois des zones de pur agrément (plans d'eau, plantations…) et des petites constructions, les fabriques.

D'étape en étape, ces éléments composent un parcours initiatique à vocation maçonnique.

Parmi les fabriques érigées dans le parc, on compte des grottes de rocaille, mais aussi et surtout une étonnante pyramide dans laquelle on entre en passant sous un portique soutenu par deux colonnes.

Toujours à la demande d'Anne-Pierre de Montesquiou, Alexandre-Théodore Brongniart remodèle totalement le village de Mauperthuis dont la fontaine du village.



Naissance de Claude Victor-Perrin

Claude Victor-Perrin, dit Victor, naît en 1764.



Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Ambassadeur à Varsovie

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau est nommé ambassadeur à Varsovie en 1764, pendant l'interrègne entre Frédéric-Auguste II de Saxe et Stanislas II Augustus Poniatowski.



Jean-Claude-Louis de Quélen Capitaine de frégate

Jean-Claude-Louis de Quélen est élevé au rang de capitaine de frégate le 1er octobre 1764.


Château de Montfermeil

Agrandissement du château de Montfermeil

Le château de Montfermeil est agrandi en 1765 par Jean-Hyacinthe-Louis-Emmanuel Hocquart sur les plans de l'architecte Claude Nicolas Ledoux (1736-1806).

Deux ailes symétriques sont alors ajoutées à la construction originelle dont la façade s'orne d'un fronton triangulaire aux armes de Hocquart.

Les jardins sont transformés en parc à l'anglaise.

Sur le plan de 1770 figure, au nord-est du château, une cour bordée de bâtiments sur 3 côtés.

Au nord-ouest, un bâtiment en clôt une seconde cour ouvrant sur la cour d'honneur proprement dite, dont deux petits pavillons marquent l'entrée.



Jean-Claude-Louis de Quélen Capitaine de vaisseau

Jean-Claude-Louis de Quélen devient Capitaine de vaisseau; le 27 novembre 1765.



Retour de Claude-Louis-Robert en France

Claude-Louis-Robert retourne en France.

Claude-Louis-Robert achète un petit domaine en Alsace, près de Lauterbach et se consacre à l'agriculture et à la religion.

Une crise financière fait fondre les fonds qu'il a pu économiser pendant son service au Danemark et le fait dépendre de la bonne volonté du ministre français de la Guerre.


Florimond-Claude de Mercy-Argenteau

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Ambassadeur du Saint-Empire à Paris

Grand admirateur de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau remplace en 1766 Starhemberg au poste d'ambassadeur du Saint-Empire à Paris.



Naissance de François-Bernard de Chauvelin

François-Bernard de Chauvelin dit Marquis de Chauvelin naît à Paris le 29 novembre 1766, fils de François Claude Bernard Louis de Chauvelin (1716-1773), Marquis de Chauvelin, et d'Agnés Thérèse Mazade d'Argeville (1739-1820).



Mariage de Claude de La Châtre avec Marie-Françoise-Charlotte Lalive de Bellegarde

Marie-Françoise-Charlotte Lalive de Bellegarde est veuve de l'intendant Jacques III Pineau de Viennay, Baron de Lucé.

Claude de La Châtre épouse le 20 août 1767 Marie-Françoise-Charlotte Lalive de Bellegarde, fille de Louis Denis Joseph Lalive de Bellegarde et de Marie Thérèse Josèphe Prouveur. Leur enfant est :



Mariage de Jules de Polignac avec Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron

Jules de Polignac (1745-1817) épouse le 7 juillet 1767 Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe Louis Marc Antoine de Noailles avec Anne Louise de Beauvau-Craon

Philippe Louis Marc Antoine de Noailles épouse le 9 septembre 1767 Anne Louise de Beauvau-Craon, fille du maréchal Charles Juste de Beauvau-Craon et de Marie-Charlotte Sophie de La Tour d'Auvergne. Leurs enfants sont :



Naissance de Louise Françoise Aglaé de Polignac

Louise Françoise Aglaé de Polignac naît à Paris le 7 mai 1768, fille de Jules de Polignac et de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron.



François Claude Bernard Louis de Chauvelin Commandant en chef des troupes du roi en Corse

François Claude Bernard Louis de Chauvelin devient Commandant en chef des troupes du roi en Corse en mai 1768.



Mariage de Claude Paul de Digoine avec Marie Gabrielle de Gueydon

Marie Gabrielle de Gueydon est veuve de Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès.

Claude Paul de Digoine (1732-1783) épouse à Saint-Pierre Saint-Saturnin de Lyon le 16 août 1768.



Louis Charles René de Marbeuf Commandant intérimaire des troupes du roi en Corse

Louis Charles René de Marbeuf assure l'intérim à la tête de l'armée entre François Claude Bernard Louis de Chauvelin et Noël Jourda de Vaux en décembre 1768.



Naissance de Barthélémy-Catherine Joubert

Barthélémy-Catherine Joubert naît et est baptisé à Pont-de-Vaux dans l'Ain le 14 avril 1769, fils de Claude Marie Joubert (1740-1826) et de Marie Françoise Giraud (1749-1777).



Mariage de Jean-Claude-Louis de Quélen avec Antoinette-Marie-Adélaïde Hocquart

Jean-Claude-Louis de Quélen épouse par contrat du 24 décembre 1769 Antoinette-Marie-Adélaïde Hocquart, fille de Louis-Jacques-Charles Hocquart, chevalier, seigneur de Coeuilly et autres lieux, et de Marie-Suzanne-Éléonore Bergert. Leurs enfants sont :



Mort de Claude Testu

Claude Testu meurt en 1770.


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé. Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée. Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Commandant du régiment de Poitou

Ayant reçu le brevet de colonel, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon commande en 1771 le régiment de Poitou.



Naissance d'Armand de Polignac

Armand Jules Marie Héraclius de Polignac naît à Paris le 17 janvier 1771, fils de Jules de Polignac et de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron.



Aymard-Claude de Nicolaï Évêque de Béziers

Aymard-Claude de Nicolaï est reçu chevalier de Malte.

Il est ensuite chanoine de Notre-Dame de Paris.

Aymard-Claude de Nicolaï est nommé dernier Évêque de Béziers en 1771.



Naissance de Claude François Ferey

Claude François Ferey naît à Auvet en Haute-Saône le 20 septembre 1771.



Liaison de Louis François Ier de Bourbon-Conti avec Marie-Claude Gauché

Louis François Ier de Bourbon-Conti a une liaison avec Marie-Claude Gauché, dite Madame Dailly. Leurs enfants sont :



Mort de François Claude Bernard Louis de Chauvelin

François Claude Bernard Louis de Chauvelin passe ses derniers jours à la cour, dans l'intimité de Louis XV.

François Claude Bernard Louis de Chauvelin meurt à Versailles en 1773 d'apoplexie à la table de jeu du roi.

François-Bernard de Chauvelin succède à François Claude Bernard Louis de Chauvelin, son père, au poste de maître de la Garde-robe du roi.



Mariage de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon de Montbléru avec Françoise Louise Thomas de Pangé

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon de Montbléru épouse à Paris le 28 mars 1773 Françoise Louise Thomas de Pangé. Leurs enfants sont :

Louis XV est témoin.

Peu après, Françoise Louise Thomas de Pangé est présentée à la cour puis nommée dame d'honneur de Marie-Thérèse de Sardaigne.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Commandant du régiment de Touraine

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon commande en 1775 le régiment de Touraine.



Cession de la baronnie de Conflans-Sainte-Honorine

En 1775, après la seigneurie de Neuville-sur-Oise, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau achète la baronnie de Conflans-Sainte-Honorine, où il s'établit.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau y fait embellir le château.



Marie-Louise de Savoie-Carignan Surintendante de la Maison de la reine

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron Surintendante de la Maison de la reine

En 1775, Marie-Antoinette d'Autriche offre à Marie-Louise de Savoie-Carignan, son cher cœur, le titre très lucratif de surintendante de la Maison de la reine, dont la charge consiste à organiser les plaisirs de la reine.

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon démissionne à cause de cette nomination.

Mais très vite, Marie-Antoinette d'Autriche qui s'ennuie, se rend compte que son amie est trop sérieuse pour l'emploi.

En 1775, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron, plus fraîche et plus insolente, rencontre à Versailles Marie-Antoinette d'Autriche qui conçoit pour elle une vive amitié.

Marie-Antoinette d'Autriche délaisse Marie-Louise de Savoie-Carignan qui pour occuper son temps, part à la campagne et reprend ses activités charitables.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron obtient alors toutes sortes de faveurs, pour elle et sa famille.



Claude de Saint-Germain Maréchal de France

Claude de Saint-Germain, Comte de Saint-Germain, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.


Claude-Louis-Robert

Claude-Louis-Robert Ministre de la Guerre

Claude-Louis-Robert est alors présenté à la Cour par Anne Robert Jacques Turgot et Malesherbes.

Claude-Louis-Robert est nommé ministre de la Guerre par Louis XVI, le 25 octobre 1775.

Claude-Louis-Robert s'efforce de réduire le nombre des officiers et d'établir ordre et régularité dans le service, rappelle le général de Gribeauval en disgrâce pour réformer l'artillerie de campagne.



Liaison de Florimond-Claude de Mercy-Argenteau avec Marie-Rose-Josèphe Levasseur

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau a une liaison avec Marie-Rose-Josèphe Levasseur. Leur enfant est :

Noville est une terre appartenant à la famille Mercy.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau installe Marie-Rose-Josèphe Levasseur, dans le hameau de Chennevières, dépendant de Conflans. Il vient souvent lui rendre visite.


Louis François Joseph de Bourbon-Conti en habit de chasse - par Louis Petit – 1774 - musée Condé à Chantilly

Mort de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti Prince de Conti

Ramené à Paris vers la fin juin 1776, Louis François Ier de Bourbon-Conti se réconcilie avec son fils Louis François de Bourbon-Conti.

L'avant-veille de sa mort, Louis François Ier de Bourbon-Conti reconnait par testament les enfants qu'il a eu de Marie-Claude Gauché.

Louis François Ier de Bourbon-Conti refuse de recevoir les secours de la religion et meurt à Paris le 2 août 1776 dans l'impénitence. Son corps est inhumé provisoirement à L'Isle-Adam.



Charles-François-Elzéar de Vogüé Grand d'Espagne

La grandesse d'Espagne de Claude Louis Hector de Villars est léguée en 1777 à Charles-François-Elzéar de Vogüé.



Naissance de Françoise Marie de Rouvroy de Saint-Simon

Balbine ou Françoise Marie de Rouvroy de Saint-Simon naît à Paris le 28 avril 1777, fille de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon de Montbléru et de Françoise Louise Thomas de Pangé.


Louis Philippe de Ségur Antoinette Élisabeth Marie d'Aguesseau

Mariage de Louis Philippe de Ségur avec Antoinette Élisabeth Marie d'Aguesseau

Louis Philippe de Ségur épouse à Paris le 30 avril 1777 Antoinette Élisabeth Marie d'Aguesseau. Leurs enfants sont :



Démission Claude-Louis-Robert

Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey Secrétaire d'État de la Guerre

Grâce à l'influence de Marie-Jeanne de La Vrillière, épouse de Jean Frédéric Phélypeaux, Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey est nommé Directeur de la guerre. Ce poste sans attribution spécifique est créé spécialement pour lui.

Les tentatives de Claude-Louis-Robert pour introduire la discipline prussienne dans l'armée française rencontrent une telle opposition qu'il démissionne de son poste desecrétaire d'État à la Guerre le 23 septembre 1777.

Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey est nommé secrétaire d'État à la Guerre.

Il est généralement décrit comme un ministre incompétent et décrié, sans moralité et cupide, qui s'adonne plus à l'intrigue et au trafic pour faire avancer ses intérêts et celui de ses maîtresses qu'à la conduite de son ministère.



Jean-Claude-Louis de Quélen Professeur des enfants royaux

Admis aux honneurs de la Cour le 26 octobre 1777, Jean-Claude-Louis de Quélen est professeur des enfants royaux, les futurs Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.



Mort de Claude-Louis-Robert Comte de Saint-Germain

Claude-Louis-Robert accepte une pension du roi de 40 000 livres.

Claude-Louis-Robert meurt dans son appartement de l'Arsenal à Paris le 15 janvier 1778.

Les idées et les méthodes de Claude-Louis-Robert, bien que très décriées au moment de leur introduction, seront reprises par la suite et exerceront une profonde influence sur l'armée formée par la Révolution.


Hôtel de Mercy-Argenteau aujourd'hui

Construction et cession de l'hôtel de Mercy-Argenteau

L'hôtel de Mercy-Argenteau est construit au 16 Boulevard Montmartre à Paris 9e en 1778 par l'architecte Firmin Perlin pour le banquier Jean-Joseph de Laborde.

C'est l'une des premières maisons bâties sur le boulevard, et l'une des très rares conservées.

L'hôtel ne comporte à l'origine que 2 étages.

Jean-Joseph de Laborde le revend aussitôt à Florimond-Claude de Mercy-Argenteau qui lui donne son nom



Mariage de François VII de Beauharnais avec Marie-Anne-Françoise de Beauharnais

François VII de Beauharnais épouse le 1er mai 1778 Marie-Anne-Françoise de Beauharnais (1757-1822), sa cousine, fille de Claude-Joseph de Beauharnais et d'Anne-Marie Mouchard de Chaban. Leurs enfants sont :



Mort de Claude de Saint-Germain

Claude de Saint-Germain meurt en 1778.



Mariage de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul avec Marie Stéphanie de Choiseul

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul épouse à Saint-Denis d'Amboise en Indre-et-Loire le 6 octobre 1778 Marie Stéphanie de Choiseul (1763-1833), fille de Jacques Philippe de Choiseul-Stainville-Stainville (1727-1789). Parmi leurs 10 enfants citons :



Aglaé de Polignac dotée

En 1779, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron obtient que Louis XVI dote Aglaé de Polignac, sa fille, à hauteur de 800 000 livres, somme colossale et d'autant plus surprenante que les dots du roi ne dépassaient pas les 8 000 livres.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Maréchal de camp

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est promu Maréchal de camp en 1780.



Liaison de Joseph de Rigaud avec Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron

Joseph de Rigaud, comte de Vaudreuil, a une liaison en 1780 avec Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron installe Joseph de Rigaud parmi les favoris de Marie-Antoinette d'Autriche.



Naissance de Jules Armand de Polignac

Auguste Jules Armand Marie ou Jules Armand de Polignac naît à Versailles ou à Paris le 14 mai 1780, fils de Jules de Polignac et de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron.



Siège d'York-Town

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est embarqué en septembre 1781 sur l'escadre du comte de Grasse, comme commandant d'un corps expéditionnaire de 2 000 hommes envoyé en Amérique au secours des insurgents.

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon se distingue dans cette campagne, particulièrement au siège d'York-Town.



Naissance de Camille Henri Melchior de Polignac

Camille Henri Melchior de Polignac naît à Versailles le 27 décembre 1781, fils de Jules de Polignac et de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron.



Mariage de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara avec Marie-Adélaïde de Montholon

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara épouse à Paris le 16 avril 1782 Marie-Adélaïde de Montholon, fille de Nicolas de Montholon, premier président du parlement de Rouen et conseiller d'État. Leurs enfants sont :



Rôle de Marie-Rose-Josèphe Levasseur

Protégée par Florimond-Claude de Mercy-Argenteau, son amant, Marie-Rose-Josèphe Levasseur triomphe dans le rôle titre d'Électre de Le Moine en 1782 mais doit arrêter les représentations de Renaud de Sacchini et laisser sa place à la Saint-Huberty.


Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron en 1782 par Élisabeth Vigée Lebrun

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron Gouvernante des enfants de France

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron devient Gouvernante des enfants de France de 1782 à 1789.

Le Trésor royal éponge les dettes du couple Polignac (400 000 livres).

Le reste de la famille Polignac profite aussi de la manne :

L'avalanche de faveurs touchant les Polignac sont pour beaucoup dans l'impopularité croissante de la reine, surtout à une période où l'on ne parle que d'économies.

La rumeur publique fait vite de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron la maîtresse de la reine.

Surtout, les Polignac intriguent avec les autres favoris, comme le baron de Besenval, et se mêlent de politique.

On les appelle le parti de la reine, ce qui nuit encore à la réputation de cette dernière.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Gouverneur de Saint-Jean-Pied-de-Port

De retour en France, en mai 1783 Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est nommé gouverneur de Saint-Jean-Pied-de-Port.



Mort de Claude-Joseph de Beauharnais

Claude-Joseph de Beauharnais meurt à Paris le 25 décembre 1784.

Claude de Beauharnais, son fils, hérite du château des Roches-Baritaud.



Jean-Claude-Louis de Quélen Chef d'escadre

Jean-Claude-Louis de Quélen termine sa carrière en étant nommé chef d'escadre le 1er avril 1785.



Mariage de Claude de Beauharnais avec Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia

Claude de Beauharnais épouse le 17 juin 1786 Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia. Leurs enfants sont :



Claude François Ferey soldat dans le 1er Régiment de Chasseurs à Cheval

Le 19 mars 1787, Claude François Ferey entre comme soldat dans le 1er Régiment de Chasseurs à Cheval.


Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul - par Claude Hoin

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul Duc de Choiseul

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul devient Duc de Choiseul et pair de France en 1787.



Claude François Ferey Brigadier

Claude François Ferey devient Brigadier le 20 février 1788.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Commandant en Franche-Comté

En 1788, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon commande en Franche-Comté et s'oppose avec fermeté à une assemblée illégale de gentilshommes de cette province.



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul Colonel du 1er dragons

Le 21 septembre 1788, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est colonel du 1er dragons, ex Royal-Dragons.



Mariage de Jacques Jean Alexandre Bernard Law avec Claude-Antoinette Julie Le Duc

Jacques Jean Alexandre Bernard Law épouse en 1789 Claude-Antoinette Julie Le Duc (1772-1873). Leurs enfants sont :



Aimar-Charles-Marie de Nicolaï Membre de l'Académie française

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est un magistrat français, conseiller du roi en tous ses conseils, premier président de la Chambre des comptes, Chancelier et garde des sceaux de l'Ordre du Saint-Esprit.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est élu membre de l'Académie française le 9 mars 1789. Il remplace le marquis de Chastellux et est reçu par Claude-Carloman de Rulhière.

Dans son discours de réception, il fait l'éloge de Louis XVI et suscite les murmures du public.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Député aux États-Généraux

En 1789, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est élu député aux États-Généraux par la noblesse de l'Angoumois.

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon siége à droite parmi les amis de la cour.



Claude de La Châtre Député de la noblesse

Claude de La Châtre est Capitaine au régiment de Cambrésis-infanterie.

Claude de La Châtre est nommé gouverneur de Châtillon-sur-Indre et Chevalier de l'ordre de Saint-Louis.

Le 27 mars 1789, Claude de La Châtre est élu député de la noblesse aux États généraux par la sénéchaussée du Poitou.

Claude de La Châtre vote avec la minorité de l'Assemblée



Mariage de Gilles-Toussaint Hocquart de Turtot avec Henriette Jacqueline Pourrat

Gilles-Toussaint Hocquart de Turtot épouse à Paris le 5 juin 1789 Jeanne ou Henriette Jacqueline Pourrat (1770-1855). Leur enfant est :



Protestation générale des députés de la noblesse du Poitou

Claude de La Châtre s'associe le 30 juin 1789 à la protestation générale des députés de la noblesse du Poitou contre la réunion des 3 ordres, et déclare attendre de sa sénéchaussée de nouveaux pouvoirs, qui lui sont adressés un mois après.



Fuite de la famille de Polignac

Pensant que Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron, violemment insultée depuis des années, peut courir un danger, Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche lui demandent avec insistance de prendre la route de l'exil.

Le 16 juillet 1789, dans un désordre indescriptible, la famille de Polignac quitte Versailles, avec une bourse de 500 louis, donnés par Marie-Antoinette d'Autriche.

Comme il n'y a que peu de place dans la berline, chaque voyageur n'emmène que quelques chemises et mouchoirs.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron part rongée de chagrin.

La famille de Polignac commence une vie errante, allant de pays en pays, en Suisse, en Italie, à Turin, et à Rome.

À chaque fois, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron écrit à Marie-Antoinette d'Autriche et reçoit des missives de Marie-Antoinette d'Autriche ou de Louis XVI montrant leur attachement.



Naissance de Stéphanie de Beauharnais

Mort de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia

Stéphanie de Beauharnais naît à Versailles le 28 août 1789, fille de Claude de Beauharnais et de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia.

Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia meurt en couches.



Mariage de Nicolas Charles Marie Oudinot avec Charlotte Derlin

Nicolas Charles Marie Oudinot revient dans sa ville natale.

Nicolas Charles Marie Oudinot épouse à Bar-le-Duc le 15 septembre 1789 Charlotte Derlin. Leurs enfants sont :

Nicolas Charles Marie Oudinot reprend du service quand éclate la Révolution.



Complot de Thomas de Mahy

Thomas de Mahy élabore le projet de lever une garnison capable de protéger Louis XVI et sa famille en cas d'émeute.

Il fait appel à deux racoleurs nommés Tourcaty et Morel ainsi qu'à un officier des gardes françaises nommé Marquier, fervent royaliste à qui il remet un pamphlet intitulé Ouvrez donc les yeux dont il aura charge de transmettre à ses hommes dans le but de les recruter.

À la suite des dénonciations de ses racoleurs, Thomas de Mahy est placé sous surveillance et ses projets sont révélés.

Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1789 Thomas de Mahy est mis en état d'arrestation ainsi que Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg, son épouse.

Des billets sont diffusés dans tout Paris l'accusant lui et Louis XVIII d'avoir ourdi un complot destiné à :

D'après Tulard, La Fayette aurait monté l'affaire pour mettre en cause Louis XVIII mais la provocation n'aboutit pas.

Il en résulte que Louis XVIII se rend à l'hôtel de ville le lendemain et y prononce un discours où il affirme que son lien avec Thomas de Mahy ne tient qu'à son souhait de contracter un emprunt afin de financer ses frais de maison.

La chose est invraisemblable au vu de sa fortune qui fait de lui un des plus riches particuliers de France.

Dans sa captivité, Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg aurait en réalité révélé à Jacques-Mathieu Augeard que Thomas de Mahy s'est coalisé avec plusieurs gentilshommes dont :

À cette fin, Louis XVIII aurait mandaté Thomas de Mahy pour négocier un emprunt de 2 millions avec le banquier Chomel.

Le tribunal du Châtelet est chargé d'instruire le procès de Thomas Mahy qui est l'occasion de violentes émeutes jusqu'aux abords de sa prison tant le sujet est devenu brûlant à Paris.

Thomas de Mahy, rassuré par le soutien de Louis XVIII, s'obstine à innocenter ce dernier et se déclare prêt à endosser la responsabilité du projet d'évasion du roi.

Durant son procès, Thomas de Mahy sait se défendre avec calme et présence d'esprit.

Mais lorsqu'il entend le réquisitoire de l'avocat général qui demande pour lui la sentence de mort, Thomas de Mahy comprend que Louis XVIII s'est joué de lui et, dès lors, il songe à dénoncer ses complices.

Thomas de Mahy informe un lieutenant civil par un écrit rédigé de sa main que non seulement le Louis XVIII est le principal incitateur du complot, mais que Marie-Antoinette d'Autriche elle- même s'y trouve mêlée.

Antoine Omer Talon sait être convaincant.

Il demande à Thomas Mahy de faire le sacrifice de sa vie en lui certifiant :

Selon une autre source, Antoine Omer Talon lui aurait donné sa parole qu'une lettre lui apporterait la grâce de Louis XVI à l'instant où il monterait les marches de l'échafaud.


Manoir de Kermartin

Cession du manoir de Kermartin

En 1790, Jean-Claude-Louis de Quélen achète à la marquise de La Fayette, épouse du marquis de Lafayette, le manoir de Kermartin où est né et mort Saint-Yves.



Claude de La Châtre à la tribune de l'assemblée

Le rôle de Claude de La Châtre à l'Assemblée se borne à présenter, le 20 février 1790, la motion suivante:

Jugeant que 18 livres d'honoraires qu'on nous attribue par jour deviendront, cette législature pouvant se prolonger, un poids insupportable pour le peuple sur lequel il pèse essentiellement, quoique gêné dans mes affaires domestiques, je propose à l'Assemblée la renonciation à la totalité de nos honoraires, à compter du 1er mars prochain.

À cette occasion, Claude de La Châtre reçoit de plusieurs municipalités, entre autres de celle de Montmorillon, des remerciements officiels.

Mais des protestations arrivent bientôt des mêmes villes.

La proposition est repoussée.



Émigration de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon

Dès 1790, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon émigre.



La famille de Polignac à Venise

Mariage d'Armand Jules Marie Héraclius de Polignac avec Lina de Neukirchen de Nyvenheim

En mars 1790, la famille de Polignac part pour Venise.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron marie Armand Jules Marie Héraclius de Polignac, son fils.

Armand Jules Marie Héraclius de Polignac épouse à Carpanedo le 6 septembre 1790 Lina de Neukirchen de Nyvenheim (1775-1862).

Carpanedo est aujourd'hui Albignasego en Vénétie.



Claude François Ferey Maréchal-des-logis

Claude François Ferey devient maréchal-des-logis le 20 juillet 1790.



Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Ambassadeur d'Autriche à Bruxelles

Pour fuir la tourmente révolutionnaire, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau demande à être nommé à l'étranger : l'Empereur d'Autriche l'envoie en 1790 d'abord à La Haye puis à Bruxelles.



Élection de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord comme administrateur du département de Paris

Démission de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord de sa charge épiscopale

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord démissionne de sa charge épiscopale au milieu du mois de janvier 1791, sous le prétexte de son élection comme administrateur du département de Paris.

Pourtant, comme les 2 premiers évêques constitutionnels :

n'arrivent pas à trouver d'évêque pour les sacrer.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est obligé de se dévouer.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord manœuvre 2 évêques pour l'assister :

Le sacre a lieu le 24 février 1791, suivi par 14 autres, les nouveaux évêques étant parfois appelés talleyrandistes.



La famille de Polignac à Vienne

En juillet 1791, la famille de Polignac se réfugie à Vienne.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron est tellement éprouvée qu'elle n'a de goût à rien, ne cesse de pleurer et dépérit.



Émigration d'Aymard-Pierre-Georges de Nicolaï et d'Aymard-Claude de Nicolaï

Aymard-Pierre-Georges de Nicolaï et Aymard-Claude de Nicolaï émigre en 1791.



Fuite de la famille royale

Louis XVI déguisé en valet quitte Paris le 20 juin 1791.

Il est accompagné de :

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est Colonel du régiment Royal Dragons en 1791.

En 1791, Charles César de Damas est en garnison à Saint-Mihiel mais son régiment ne compte plus guère que 80 hommes, en raison de la désorganisation de l'armée.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul, sur ordre du marquis de Bouillé, charge Charles César de Damas d'assurer la sécurité du roi entre Clermont-en-Argonne et Varennes-en-Argonne.

Cantonné à Clermont-en-Argonne, la troupe de dragons Charles César de Damas se fait remarquer et attire les soupçons de la population qui alerte celle de Varennes-en-Argonne où le roi est arrêté.

Lorsqu'arrive la berline de la famille royale, Charles César de Damas d'Antigny ne peut rien faire, à cause de l'entêtement du Roi et de la Reine, qui refusent la discrétion, et ensuite refusent de lui confier Louis XVII, que Charles César de Damas d'Antigny veut protéger en priorité.

Ils sont arrêtés à Varennes-en-Argonne le 21 juin 1791 malgré la présence de 60 hussards de Lauzun commandés par le sous-lieutenant Röhrig.

Charles César de Damas propose au roi de le faire enlever mais celui-ci refuse et se laisse reconduire à Paris, non sans risque pour la vie de sa famille.

Au matin du 22 juin 1791, Charles César de Damas est arrêté, détenu à Verdun, puis à La Merci, à Paris, décrété d'accusation.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est arrêté à Varennes avec le roi

Une déclaration, laissée par Louis XVI à Paris, stigmatisant les Jacobins et leur emprise croissante sur la société française, est bloquée par l'Assemblée et ne sera jamais diffusée dans son intégralité.

Les caricaturistes révolutionnaires s'en donnent à cœur joie.

Un mouvement important parmi les révolutionnaires commence à réclamer le départ du roi.

Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre lui, soutenus par des journaux comme Le Républicain.

Les Jacobins décident de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein.

Une partie de leurs membres créent le club des Feuillants.

Alexandre de Beauharnais fait parti des Jacobins qu'il préside.

Alexandre de Beauharnais occupe le fauteuil de la présidence de l'assemblée constituante lors de la fuite du roi.


Louis XVII par Alexandre Kurchaski – 1792 -.Château de Versailles

Première constitution

Louis XVII Prince royal

La Constitution française est promulguée par l'assemblée nationale le 3 septembre 1791.

Ce texte transfère la souveraineté du Roi à la Nation.

Les prérogatives du roi deviennent les prérogatives de la nation que le Roi exerce au nom de cette dernière.

Fondée sur les principes de la souveraineté de la Nation et de la séparation des pouvoirs ou, plus précisément, de la balance des pouvoirs, elle institue en France une monarchie constitutionnelle.

Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français.

Il conserve la totalité des pouvoirs exécutifs, qu'il exerce en vertu de la loi humaine.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est signataire de cette Constitution.

Elle est acceptée par Louis XVI le 13 septembre 1791.

Cette constitution maintient en outre le changement du titre du dauphin en prince royal.

Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recouvre la liberté lors de cette acceptation.

Chevalier d'honneur de Marie-Antoinette d'Autriche, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul restera auprès d'elle jusqu'à son incarcération à la prison du Temple.



Claude de La Châtre Capitaine-commandant de la 4e compagnie d'infanterie à l'Armée des princes

Claude de La Châtre émigre avant la fin de la session et devient capitaine-commandant de la 4e compagnie d'infanterie à l'Armée des princes, formée à Tournay le 24 septembre 1791.



Claude François Ferey dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI

Le 9 décembre 1791, Claude François Ferey passe dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI, où, d'abord simple garde, il devient rapidement brigadier et maréchal-des-logis.



Émigration de Marie-Rose-Josèphe Levasseur

Marie-Rose-Josèphe Levasseur émigre et rejoint Florimond-Claude de Mercy-Argenteau en 1792.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Dans l'armée des Princes

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon fait la campagne de 1792 dans l'armée des Princes.



Claude François Ferey Sous-lieutenant au régiment du Roi

Claude François Ferey est nommé sous-lieutenant au régiment du Roi, le 9 juillet 1792.



Claude François Ferey Adjudant-major au 9e bataillon des volontaires de la Haute-Saône

Claude François Ferey est élu adjudant-major au 9e bataillon des volontaires de la Haute-Saône, le 12 juillet 1792.



Exil de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul

La tête de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est mise à prix sur les murs de la capitale.

Il part en Angleterre le 20 septembre 1792.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Maréchal de camp au service de l'Espagne

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon entre au service de l'Espagne, où il devient maréchal de camp en 1793,


Louis Ferdinand de Prusse - par Jean-Laurent Mosnier - 1799 Siège de Mayence

Siège de Mayence

L'état-major français prend pratiquement le pouvoir à Mayence le 2 avril 1793.

La ville est encerclée le 14 avril 1793 par 32 000 soldats de la Première coalition, surtout des Prussiens.

Louis-Ferdinand de Prusse prend part à ce siège où il est blessé.

Claude François Ferey se trouve dans Mayence.

Claude François Ferey est blessé pendant ce siège d'un coup de feu au genou gauche.

23 000 Français défendent la ville, ce qui suffit pour tenir les fortifications, même lorsque les assiégeants reçoivent 11 000 Autrichiens en renfort.

Jean-Baptiste Kléber s'illustre dans la défense de Mayence.

D'abord les Prussiens tentent sans succès une série de manœuvres visant à s'emparer des forts.

Dans la nuit du 17 juin 1793, ils entreprennent le bombardement de la ville.

Ce siège est raconté en détail par le jeune Johann Wolfgang von Goethe dans son livre Die Belagerung von Mainz.

En ville, le siège et le bombardement suscitent une tension croissante entre les citadins, la municipalité et l'état-major français.

Le 13 juillet 1793 la loi martiale est instituée, irritant davantage la population restante.

Les renforts ne parviennent pas. L'état-major doit se résigner le 17 juillet 1793 à des pourparlers avec l'assiégeant.

L'état-major français capitule le 23 juillet 1793, obtenant que les 18 000 soldats défendant encore la ville puissent repartir libres.

En contrepartie, l'état-major français promet de ne plus s'attaquer aux armées des puissances coalisées pendant un an.

La forteresse Mayence devient ainsi un avant-poste prussien.

Le bombardement a défiguré Mayence :

Le siège marquent le déclin de l'aristocratique Mayence : la ville perd son statut de siège de l'archevêché, de l'électorat de Mayence et par là-même son meilleur atout.

L'armée défaite, menée par Jean-Baptiste Kléber arrive à Nantes le 6 septembre 1793.



Claude François Ferey Aide-de-camp du général Marigny

Le 4 août 1793, Claude François Ferey est choisi pour aide-de-camp par le général Marigny mais ne remplit ces fonctions que durant peu de jours.



Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Adjudant-général chef de bataillon

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr est nommé Adjudant-général chef de bataillon le 13 septembre 1793.

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr est chef d'état major du général Claude François Ferey en septembre 1793.



Mort de Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron apprend Marie-Antoinette d'Autriche est morte.

Dévorée de douleur et de chagrin, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron meurt à Vienne en Autriche le 9 décembre 1793 rongée par le cancer.

Elle est inhumée à Vienne.

On grave sur la pierre tombale son nom suivi de la mention Morte de douleur le 9 décembre 1793.



Mort de Florimond-Claude de Mercy-Argenteau

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau meurt à Londres le 25 ou le 26 août 1794.



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul au service d'Angleterre

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est Colonel des hussards de Choiseul au service d'Angleterre en 1794.



Mort de Claude Constant Esprit Jouvenel de Harville des Ursins Marquis de Trainel, Seigneur de Passy

Claude Constant Esprit Jouvenel de Harville des Ursins meurt le 6 octobre 1794 paralytique.


Traité de La Jaunaye

Traité de La Jaunaye

Traité de Saint-Florent-le-Vieil

Les vendéens sont à bout de munitions.

Des contacts sont pris par l'intermédiaire de Mme de Gasnier-Chambon, une créole de Saint-Domingue et de Mlle de Charette, sœur du chef insurgé.

Les contacts aboutissent à une conférence qui a lieu à Saint-Sébastien, une commune insurgée tout près de Nantes.

Les négociations débutent le 12 février 1795, avec la participation de Jean Baptiste Camille de Canclaux qui y rencontre François-Athanase Charette de La Contrie.

Il existe à Saint-Sébastien deux manoirs très proches l'un de l'autre :

Il semble que :

Le traité de La Jaunaye est signé le 17 février 1795 :

Il accorde de nombreuses satisfactions aux insurgés,

Quelques jours plus tard, François-Athanase Charette de La Contrie défile à Nantes aux côtés du général Jean Baptiste Camille de Canclaux et du représentant en mission Albert Ruelle.

Jean-Nicolas Stofflet, arrivé à Nantes le 18 février 1795, refuse d'abord le traité.

Jean-Nicolas Stofflet ne signe la paix que le 2 mai 1795 à Saint-Florent-le-Vieil.

Le traité de La Jaunaye ne met pas totalement fin à la première guerre de Vendée, puisque plusieurs des signataires reprendront les armes dans les mois qui suivent.



Mariage de Jean Lannes avec Catherine Jeanne Josèphe Barbe Meric

Jean Lannes épouse à Perpignan le 29 ventôse an III soit le 19 mars 1795 Catherine Jeanne Josèphe Barbe Meric (née en 1773). Leur enfant est :



Naufrage à Calais

Au lendemain de l'expédition ratée dans la presqu'île de Quiberon, les unités d'émigrés prévues pour la seconde vague du débarquement sont redéployées vers d'autres théâtres d'opérations.

Les hussards de Choiseul sont destinés aux Indes. Ils doivent y intégrer le contingent britannique envoyé mater la révolte de Tipo Sahib.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est chargé d'acheminer les renforts – à savoir son régiment et les chasseurs de Löwenstein -, embarqués sur 32 navires.

Le 10 novembre 1795, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul embarque à Stade sur des bâtiments danois, avec les troupes anglaises.

Au cours d'une tempête survenue au large des côtes françaises, dans la nuit du 13 au 14 novembre 1795, 3 navires – dont celui accueillant le comte – sont drossés à la côte.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul se jette à l'eau et arrive sur la plage.

Après avoir déclaré qu'il est officier, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est conduit à Calais avec M. de Montmorency, dans une charrette avec 2 dragons d'escorte.

Ayant été reconnu, il est emmené à la prison.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Lieutenant général au service de l'Espagne

En 1796, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon devient Lieutenant général au service de l'Espagne et capitaine général de la Vieille Castille.



Mort de Charlotte Le Belin d'Éguilly Dame d'Éguilly et de Sully

Charlotte Le Belin d'Éguilly est accusée d'envoyer de l'argent à ses deux fils en exil :

La vieille femme est emprisonnée 3 mois à Saulieu.

Charlotte Le Belin d'Éguilly est renvoyée à Sully.

Sa mort, attendue avec impatience pour la confiscation de son patrimoine, n'est pas déclarée, suivant un stratège de ses proches et de son régisseur Claude Beaune.

La prétendant toujours vivante, et pour la conserver, ils couchent Charlotte dans une auge de bois remplie de goutte du pays.

Au passage des commissaires du gouvernement, ils replacent la marquise sur son lit, la disant au plus mal.

Nul ne sait combien de temps a duré ce manège, mais le château n'est pas confisqué.

Charlotte Le Belin d'Éguilly meurt au château de Sully en Saône-et-Loire le 13 messidor an VI soit le 1er juillet 1798 ou le 14 juillet


Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents - par François Bouchot (1840) - Château de Versailles Les trois consules – Cambacérès Napoléon Lebrun

Coup d'État du 18 brumaire an VIII

Le Consulat

Le coup d'État du 18 brumaire an VIII soit le 9 novembre 1799 se prépare dans la maison de Joséphine de Beauharnais, rue Chantereine.

Jean-Baptiste Jules Bernadotte refuse de participer à ce coup d'État.

C'est dans l'orangerie du château de Saint-Cloud, devenu bien national, que se déroule ce Coup d'État.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald commande les Compagnies Versaillaises et appuie Napoléon Ier.

Joseph Fouché rend service à Napoléon Ier lors de ce coup d'État ne prenant aucune mesure contre lui.

Le Directoire est supprimé au profit du Consulat.

Le Conseil des Cinq-Cents est dissous.

Le Tribunat reprend une partie de ses attributions.

Napoléon Ier devient premier Consul.

Le poste de ministre de la Justice permet à Jean-Jacques Régis de Cambacérès d'appuyer le coup d'État.

Charles-François Lebrun devient troisième consul, particulièrement chargé des finances.

Après le 18 brumaire, Barthélemy Louis Joseph Schérer se retire dans ses terres.

Jean-Baptiste Robert Lindet quitte la vie politique après ce coup d'État qu'il réprouve, et reprend son activité d'avocat.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul échappe au supplice à la faveur du coup d'État du 18 brumaire an VIII.

Antoine Christophe Saliceti est hostile à ce Coup d'État,



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul déporté

Le procès des naufragés de Calais survivants dure près de 5 ans.

Plusieurs commissions militaires ou tribunaux civils régionaux refusent d'endosser la responsabilité d'une condamnation à mort exigée par le Directoire, ce dernier considérant les prisonniers tels des émigrés pris les armes à la main.

Par arrêté du 18 frimaire An VIII soit du 9 décembre 1799, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul et les naufragés de Calais sont déportés hors du territoire de la République.



Mariage de Claude de Beauharnais avec Sophie Fortin-Duplessis

Claude de Beauharnais est veuf de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia.

Claude de Beauharnais épouse le 10 janvier 1800 Sophie Fortin-Duplessis (1775-1850). Leur enfant est :



Naissance d'Eugénie Coralie Law

Eugénie Coralie Law naît en 1800, fille de Jacques Jean Alexandre Bernard Law et de Claude-Antoinette Julie Le Duc.



Enquête sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise

Jean-Antoine-Claude Chaptal de Chanteloup Ministre de l'Intérieur

En étroite collaboration avec Joseph Fouché, Louis Nicolas Dubois, le préfet de police, fait rassembler par ses hommes les restes de la jument et de la charrette sur la scène de l'explosion.

À partir de ces éléments, la police interroge tous les vendeurs de chevaux de la capitale.

L'un d'eux donne la description de l'homme qui a acheté sa jument.

Le 18 nivôse an IX soit le 8 janvier 1801 François-Joseph Carbon l'homme qui a fabriqué la bombe, est identifié :

Joseph Fouché apporte à Napoléon Ier la preuve indubitable que les conspirateurs sont des royalistes chouans.

De même, Joseph Fouché montre à Bonaparte les éléments qui prouvent que la bombe fabriquée par Chevalier, qui est accusé par la police de Louis Nicolas Dubois d'être l'auteur de la " machine infernale ", diffère de la bombe qui a explosé dans la rue Saint-Nicaise.

Joseph Fouché, qui a comploté avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Dominique Clément de Ris pour remplacer Napoléon Ier, apparaît désireux de prouver sa loyauté à ce dernier.

Sa position est d'autant plus délicate que ses liens personnels avec le parti d'extrême gauche sont connus.

Joseph Fouché veut prouver que ce sont les royalistes chouans qui ont tenté d'assassiner Napoléon Ier.

Mais Napoléon Ier refuse d'écouter son ministre.

Le 21 nivôse an IX soit le 11 janvier, 1801, l'infortuné chimiste Chevalier est exécuté sur ordre de Napoléon Ier.

Le 28 nivôse an IX soit le 18 janvier 1801, François-Joseph Carbon, le véritable auteur de la bombe, est arrêté.

Sous la torture, François-Joseph Carbon donne les noms de ses complices :

Le 30 nivôse an IX soit le 20 janvier 1801, Napoléon Ier fait exécuter le pamphlétaire Metge et 2 de ses amis, bien qu'il n'y ait aucune preuve que n'importe lequel d'entre eux ait été impliqué dans un complot contre lui.

Le 1er pluviôse an IX soit le 21 janvier 1801, Bonaparte nomme le scientifique Jean-Antoine-Claude Chaptal de Chanteloup au poste de ministre de l'Intérieur.

Le 25 janvier 1801, Pierre Robinault de Saint-Régeant est arrêté par la police.

Jugés du 30 mars au 3 avril 1801, Pierre Robinault de Saint-Régeant et François-Joseph Carbon sont condamnés à mort.

Les autres prévenus, qui Ont croisé leur route par hasard, ou n'ont pas joué un rôle criminel, sont condamnés à de courtes peines de prison.

Pierre Robinault de Saint-Régeant est exécuté le 30 germinal an IX soit le 20 avril 1801 en place de Grève, à Paris.

En revanche, Joseph Picot de Limoëlan parvient à s'échapper et passe aux États-Unis.

Il a exprimé un sentiment de culpabilité au sujet de la mort de la jeune Marianne Peusol, qui tenait la bride de la jument.



Guerre des Oranges

Jean VI de Portugal doit faire face à des difficultés diplomatiques grandissantes.

Manuel Godoy déclare pour l'Espagne la guerre au Portugal, le principal allié anglais sur le continent.

En 1801, la brève Guerre des Oranges éclate entre l'Espagne et le Portugal.

En 1801, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon commande la division espagnole employée avec les troupes françaises contre le Portugal.



Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon Rayé de la liste des émigrés

En 1801Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est rayé de la liste des émigrés.



Claude François Ferey Général de brigade

Envoyé en l'an X à l'armée du Portugal, Claude François Ferey fut nommé, le 11 fructidor an X soit le 29 août 1802, Général de brigade.



Mariage de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avec Noël Catherine Verlée

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord épouse aux Hospice des Incurables rue de Verneuil à Paris le vendredi 10 septembre 1802 Noël Catherine Verlée ou Worlée (1761-1834). Les témoins sont :



Mort de Jean-Claude-Louis de Quélen Comte de Quélen, Seigneur de Villechevalier et de Quistillic

Jean-Claude-Louis de Quélen vit à Paris dans une relative obscurité.

Jean-Claude-Louis de Quélen meurt à Plouagat le 1er octobre 1802.



Claude de Beauharnais Président du collège électoral du département de la Vendée

Claude de Beauharnais est nommé le 5 pluviôse an XII soit le 26 janvier 1804 président du collège électoral du département de la Vendée.



Claude de Beauharnais Sénateur

Claude de Beauharnais entre au Sénat conservateur le 1er floréal an XII soit le 21 avril 1804.



Claude de Beauharnais membre de la Légion d'honneur

Claude de Beauharnais est fait membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII soit le 14 juin 1804.


Exposition du cadavre de Pichegru dans la salle des pas perdus - Gravure parue dans Les Prisons de l'Europe de Jules Édouard Alboise du Pujol et Auguste Maquet en 1845

Mort de Jean-Charles Pichegru

Jean-Charles Pichegru participe à la conspiration de Cadoudal.

Jean-Charles Pichegru débarque en Normandie en janvier 1804.

Jean-Charles Pichegru est livré par Le Blanc, un de ses anciens officiers.

Jean-Charles Pichegru est arrêté dans la nuit du 28 février 1804 et emprisonné au Temple à Paris.

Le matin du 6 avril 1804 on retrouve le corps de Jean-Charles Pichegru sans vie, une cravate noire serrée autour du cou en tourniquet à l'aide d'une cheville de bois.

La thèse officielle parle de suicide.

Transféré au greffe du tribunal, son corps est inhumé le même jour au cimetière des suppliciés, le cimetière Sainte-Catherine, situé près du cimetière de Clamart à Paris.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est impliqué dans la conspiration de Jean-Charles Pichegru et est à nouveau emprisonné et exilé.


Stéphanie de Beauharnais

Mariage d'Eugène de Beauharnais avec Augusta-Amélie de Bavière

Eugène de Beauharnais Prince de Venise

Stéphanie de Beauharnais Princesse impériale

Mariage de Charles II Frédéric de Bade avec Stéphanie de Beauharnais

Napoléon Ier veut marier Augusta-Amélie de Bavière à Eugène de Beauharnais, son fils adoptif.

Les fiançailles de Charles II Frédéric de Bade avec Augusta-Amélie de Bavière sont rompues sur les instances de Napoléon Ier.

En compensation, Napoléon Ier adopte Stéphanie de Beauharnais, une cousine d'Eugène de Beauharnais.

Napoléon Ier fait Stéphanie de Beauharnais princesse impériale en 1806.

Eugène de Beauharnais épouse le 14 janvier 1806 Augusta-Amélie de Bavière, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière. Leurs enfants sont :

Cette union est particulièrement heureuse.

Napoléon Ier investit Eugène de Beauharnais du titre de Prince de Venise, le déclare son fils adoptif et l'héritier présomptif de la couronne d'Italie.

Napoléon Ier donne à Claude de Beauharnais, père de Stéphanie de Beauharnais, la sénatorerie d'Amiens le 16 mars 1806.

Charles II Frédéric de Bade épouse le 8 avril 1806 Stéphanie de Beauharnais, fille de Claude de Beauharnais et de Claudine Françoise Adrienne Gabrielle de Lézay-Marnézia. Leurs enfants sont :

Aux commencements, le mariage n'est pas heureux, les deux époux étant plutôt immatures.

De plus Charles II Frédéric de Bade subit l'influence de son oncle Louis Ier de Bade, un débauché notoire qui l'entraîne dans ses excès.

Charles II Frédéric de Bade délaisse pendant 6 ans une épouse coquette.



Mariage de Jean-Baptiste de Tholozan avec Eulalie de Brisay de Denonville

Eulalie de Brisay de Denonville est veuve d'Emmanuel Paulin Louis Prondre,

Jean-Baptiste de Tholozan épouse en 1807 Eulalie de Brisay de Denonville, fille d'Ange René de Brisay, Marquis de Brisay, et de X Picot de Dampierre.

Leurs enfants sont :

Ernest-René de Tholozan a pour précepteur François Raspail (1794-1878), frais émoulu du séminaire de Carpentras et pas encore gagné aux idées républicaines qui lui vaudront plusieurs séjours en prison.



Claude Victor-Perrin Maréchal d'Empire

Claude Victor-Perrin, Duc de Bellune, est fait Maréchal d'Empire en 1807 par Napoléon Ier.


Ferdinand VII d'Espagne - par Goya

Invasion de l'Espagne

Prise de Madrid

Arrestation de Manuel Godoy

Abdication de Charles IV d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne Roi d'Espagne

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon prisonnier et condamné à mort

En février 1808, Napoléon Ier, avec l'excuse que le blocus contre l'Angleterre n'était pas respecté par tous les ports espagnols, envoie une puissante armée aux ordres de Joachim Murat, son beau-frère.

Des troupes françaises entrent en Catalogne pour occuper les places qu'elles rencontrent à leur passage.

Bon Adrien Jeannot de Moncey prend part à cette campagne.

En février et mars 1808, des cités comme Barcelone et Pampelune restent sous domination française.

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot participe à l'invasion militaire de l'Espagne par Joseph Bonaparte.

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane fait cette campagne d'Espagne.

Lorsque Madrid est prise en 1808, Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot rallie Paris pour annoncer personnellement la nouvelle à Napoléon Ier en couvrant la distance deux fois plus vite que les courriers habituels.

La présence des troupes françaises sur le territoire espagnol accroit l'opposition à Manuel Godoy, critiqué par les secteurs traditionnels pour sa politique réformiste et sa soumission à Napoléon Ier.

En mars 1808, face à l'occupation française, Manuel Godoy conseille à Charles IV d'Espagne et à Ferdinand VII d'Espagne de quitter l'Espagne.

Profitant de la présence royale au Palais d'Aranjuez, le Soulèvement d'Aranjuez, le 17 mars 1808, provoque l'arrestation de Manuel Godoy.

Le 19 mars 1808, Ferdinand VII d'Espagne écarte son père du trône.

Charles IV d'Espagne abdique en faveur de son fils Ferdinand VII d'Espagne.

Ferdinand VII d'Espagne revient à Madrid.

Le père et le fils se trouvent virtuellement prisonniers de l'armée française.

Napoléon Ier les oblige tous les deux, d'abord le père puis le fils, à le rejoindre à Bayonne.

Ferdinand VII arrive à Bayonne le 20 avril 1808.

Ayant pris part à la défense de Madrid assiégée par les Français, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est pris et condamné à mort.

Françoise Marie de Rouvroy, sa fille, arrache sa grâce à Napoléon Ier.

La peine est commuée, et Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon enfermé dans la citadelle de Besançon, où Françoise Marie de Rouvroy le rejoint, compagne volontaire de sa prison.



Claude de Beauharnais Comte de l'Empire

Claude de Beauharnais est créé comte de l'Empire le 6 juin 1808.



Claude de Beauharnais Membre du conseil d'administration du Sénat

Le 24 février 1810, Claude de Beauharnais devient membre du conseil d'administration du Sénat conservateur.



Claude de Beauharnais Chevalier d'honneur de Marie-Louise d'Autriche

Claude de Beauharnais est fait chevalier d'honneur de l'Impératrice Marie-Louise d'Autriche et grand-croix de l'ordre de la Fidélité de Bade.


Claude François Ferey

Claude François Ferey Général de division

Claude François Ferey promu au grade de Général de division, le 3 octobre 1810.


Bataille de Fuentes de Oñoro La cavalerie légère française chargeant les carrés britanniques à Fuentes de Oñoro

Bataille de Fuentes de Oñoro

Au printemps 1811, face à une situation totalement bloquée, André Masséna ordonne la retraite sur l'Espagne qui s'effectue en bon ordre.

L'arrière-garde est assurée avec beaucoup de brio par Michel Ney, qui remporte à cette occasion quelques succès face aux troupes alliées qui ont entrepris de suivre l'armée du Portugal.

Michel Ney est cependant relevé de son commandement à la suite de sa mésentente persistante avec André Masséna.

Le général Loison remplace Michel Ney par intérim avec peu de zèle.

Arthur Wellesley de Wellington réussit ainsi à libérer le Portugal des Français.

Arthur Wellesley de Wellington investit la place d'Almeida, ville située près de la frontière. Située au nord du Portugal, elle est un point de passage obligé vers l'Espagne.

Une garnison, forte de 1 300 hommes aux ordres du général Antoine François Brenier de Montmorand, occupe la place d'Almeida.

André Masséna décide alors d'un retour offensif pour dégager la place et en évacuer la garnison.

André Masséna dispose d'environ 45 000 hommes, dont 2 000 cavaliers auxquels il convient d'ajouter 1 600 cavaliers sous les ordres directs de Jean-Baptiste Bessières, commandant en chef de l'armée du Nord, venus en renfort.

Parmi eux se trouve un régiment de marche de la cavalerie de la Garde impériale aux ordres du général Louis Lepic.

Enfin l'armée dispose de 38 canons.

Arthur Wellesley de Wellington pour sa part peut compter sur environ 34 000 Anglo-portugais, dont 1 500 cavaliers, sans compter les troupes assurant le blocus de la place d'Almeida.

Les 2/3 de ses hommes sont des soldats de sa Majesté britannique.

Son artillerie est forte de 48 pièces.

Sauf dans le domaine de l'artillerie, les Français disposent donc d'une très nette supériorité sur leur adversaire.

L'action s'étale sur 3 jours.

Le 3 mai 1811, André Masséna lance la division de Claude François Ferey sur le village de Fuentes de Oñoro.

Le village est âprement disputé mais une contre-attaque repousse les Français à l'entrée du village.

Au cours de l'action, un bataillon hanovrien, servant dans la division Claude François Ferey, vêtu de rouge, est confondu avec l'ennemi et essuie le feu ami.

Le 4 mai 1811 voit les troupes des 2 armées renforcer leurs positions autour du village et échanger des coups de feu.

La cavalerie française mène de nombreuses reconnaissances.

Au cours de l'une d'elle, le général Louis Pierre de Montbrun s'aperçoit que le flanc droit d'Arthur Wellesley de Wellington est relativement dégarni.

Il fait immédiatement part de cette information à André Masséna, qui décide alors de réaliser, pour le lendemain, une vaste attaque de ce côté.

Les dispositions sont promptement arrêtées :

Le mouvement français est en partie réalisé dans la nuit du 4 au 5 mai 1811 et facilité par le brouillard à l'aube.

L'attaque prend les Anglo-Portugais au dépourvu, dans un premier temps.

Louis Pierre de Montbrun effectue plusieurs charges brillantes qui sèment la confusion.

Sous la pression, les troupes d'Arthur Wellesley de Wellington plient mais ne rompent pas.

Fuentes de Oñoro est vaillamment défendu et le repli se fait pied à pied avec le village comme point d'appui.

Les charges du général François Fournier-Sarlovèze déciment 2 carrés anglais, exploit jamais égalé depuis.

Finalement, une solide ligne de défense est établie.

C'est à ce moment que Louis Pierre de Montbrun, voulant opérer une ultime percée, ordonne au général Louis Lepic de charger.

Celui-ci refuse, arguant du fait qu'il ne peut recevoir d'ordre que de Jean-Baptiste Bessières en personne.

Or celui-ci demeure introuvable.

La bataille diminue alors d'intensité et s'achève sans autres événements majeurs.

Les Français perdent environ 2 000 hommes tués ou blessés, les Alliés 1 500.

Maurice Étienne Gérard se distingue lors de cette bataille.

Martial Bardet sert lors de cette bataille.

André Masséna fait parvenir l'ordre de repli à Antoine François Brenier de Montmorand, par 3 messagers.

La place d'Almeida est évacuée dans la nuit du 10 au 11 mai 1811 et la garnison rejoint l'armée française au nez et à la barbe des Britanniques.

Le 11 mai 1811, André Masséna entre en Espagne.

Il est alors rejoint par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont qui le relève officiellement de son commandement.

André Masséna s'exile alors sur ses terres.

André Masséna ne recevra plus jamais le commandement d'une armée sur un champ de bataille.



Combat de Foz de Arouce

Claude François Ferey montre une grande valeur au combat de Foz de Arouce le 5 mai 1811.



Claude de Beauharnais Grand-officier de la Légion d'honneur

Claude de Beauharnais obtient le 30 juin 1811 le titre de Grand-officier de la Légion d'honneur.



Naissance de Claude Théodore Decaen

Claude Théodore Decaen naît à Utrecht le 30 septembre 1811.



Bataille des Arapiles

Mort de Claude François Ferey Baron de Rosengath

La bataille des Arapiles ou des Arapyles ou Bataille de Salamanque a lieu le 22 juillet 1812.

Claude François Ferey est blessé lors de cette bataille à la tête de la 3e division de l'armée du Portugal.

Claude François Ferey meurt à Olmedo en Espagne le 24 juillet 1812 des suites de ses blessures.


Napoléon Ier en retraite – par Adolf Northern Napoléon traversant la Bérézina - par Janvier Suchodolski – 1866- Musée national de Poznan Traversée de la Bérézina

Bataille de la Bérézina

La retraite de Napoléon Ier se fait dans de mauvaises conditions.

L'hiver n'est pas précoce mais est très rigoureux.

Les températures atteignent -30 au thermomètre de Réaumur.

La Grande Armée est :

Les armées russes comptent sur cet obstacle naturel pour bloquer l'armée de Napoléon Ier.

Napoléon Ier décide d'organiser une manœuvre de diversion pour permettre le franchissement de la Bérézina 15 km en amont, face au village de Stoudienka, où le général Corbineau a identifié un passage possible.

Le succès de l'opération passe par la très rapide construction de deux ponts à Stoudienka.

À cet endroit, la largeur de la rivière n'est que de 20 m et sa profondeur est de l'ordre de 2 m.

Les 26, 27, 28 novembre 1812, les pontonniers néerlandais du général Éblé réalisent et entretiennent ces deux ouvrages.

Le fait que les soldats se jettent dans l'eau glacée pour construire les ponts prouve que la Bérézina n'est pas gelée.

La Grande Armée commence à franchir la Bérézina le 26 novembre 1812, dès 13 heures, malgré l'opposition des 3 armées russes.

La division de Charles Antoine Louis Alexis Morand franchit la Bérézina en ordre, à la stupéfaction générale, au son des fifres et des tambours les 27 et 28 novembre 1812.

Dans la nuit, Tchitchagov se rend compte de son erreur mais ne peut intervenir immédiatement.

Tchitchagov, Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg et l'avant-garde de Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov prennent l'offensive le 28 novembre 1812 vers 8 heures du matin.

Claude-Victor Perrin, avec 10 000 hommes, défend toute la journée les hauteurs de Stoudienka face à l'armée de Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsbourg, dont les effectifs se renforcent à mesure que le temps passe.

Fournier emmène 800 cavaliers à la charge à de multiples reprises pour repousser la cavalerie et l'infanterie russes.

Alors que la traversée s'achève, la nuit interrompt les combats et Claude-Victor Perrin en profite pour passer à son tour sur la rive droite.

Le 28 novembre 1812, Tchitchagov attaque sur le côté droit.

Là, la bataille se déroule dans une forêt de pins et se poursuit toute la journée.

Les maréchaux Nicolas Charles Marie Oudinot et Michel Ney à la tête de 18 000 vétérans dont 9 000 Polonais commandés par les généraux Joseph Zajonchek, Jean Henri Dombrowski et Charles Kniaziewicz, culbutent l'amiral Tchitchagov qui se replie sur Bolchoi Stakhov et lui font 1 500 prisonniers, ce qui permet à la Grande Armée de passer le fleuve.

Pour que cette armée puisse se replier, le 126e régiment d'infanterie de ligne se sacrifie volontairement pour permettre aux éléments qui n'ont pas encore traversé de le faire, il n'y aura que quelques survivants.

Les formations combattantes, l'état-major et l'artillerie de la Grande Armée ont franchi la Bérézina.

Plus tard, de nombreux retardataires sont encore sur l'autre rive.

Jean-Baptiste Éblé envoie plusieurs fois dire autour des bivouacs que les ponts vont être détruits dès l'aube du 29 novembre 1812 pour protéger la retraite.

Des voitures sont incendiées pour convaincre les retardataires de l'urgence à traverser, mais la plupart des traînards, épuisés, préférant attendre le jour, restent sourds à ces injonctions.

Après avoir autant que possible reporté l'échéance, les 2 ponts sont incendiés sur l'ordre de Napoléon Ier entre 8 h 30 et 9 heures.

La rive gauche de la Bérézina offre alors le spectacle tragique d'hommes, de femmes et d'enfants se précipitant à travers les flammes des ponts ou tentant de traverser la rivière à la nage.

Parmi les 400 hommes qui ont construit les ponts, seuls :

survivront à la bataille.

Les cosaques russes, trouvant le passage libéré après le départ de Claude-Victor Perrin, arrivent à 9 h 30.

Ils s'emparent du matériel abandonné par la Grande Armée et font de nombreux prisonniers, en tout environ 10 000 prisonniers.

Même si la Grande Armée évite l'anéantissement, elle ne comporte plus de quelques milliers de soldats en état de combattre, surtout des grenadiers de la Vieille Garde, alors qu'environ 50 000 traînards se replient sur Vilnius.

Napoléon Ier aura perdu beaucoup d'hommes, environ 45 000 morts, lors de cette bataille, ce qui causera en partie sa perte par la suite.

La Bérézina peut être vue selon les sources soit comme une défaite française soit comme une bataille victorieuse menée dans une campagne perdue.

En France, le mot de Bérézina est devenu dans le langage courant synonyme de désastre.

Pour les Russes, la perspective est autre : la campagne de 1812 marque avant tout pour eux une victoire et un sursaut national.

Le 29 décembre 1812, les débris de la division de Charles Antoine Louis Alexis Morand se regroupent à Thorn.


Bataille de Hanau - d'après la peinture de Horace Vernet (1789-1863), gravé par Samuel Jean Joseph Cholet (1786-1874) et Édouard Girardet

Bataille de Hanau

Après la bataille de Leipzig, Napoléon Ier fait retraite en remportant quelques succès.

Cependant, les retardataires désorganisent de plus en plus la Grande Armée.

43 000 Bavarois et Autrichiens commandés par Karl Philipp von Wrede avancent en Franconie, au nord du Danube.

Ils atteignent Hanau, bloquant l'itinéraire de Napoléon Ier à Francfort.

Croyant que le gros de l'armée française fait route plus au nord pour Coblence, Karl Philipp von Wrede pense faire face à seulement 20 000 hommes protégeant le flanc de l'armée principale.

Le 30 octobre 1813, Karl Philipp von Wrede commence à déployer ses forces pour affronter les Français.

Il place son centre devant la Kinzig et son flanc droit au sud, sur une position isolée, seulement reliée à la force principale par un pont.

Avec l'infanterie de Jacques Joseph Alexandre Macdonald et la cavalerie de Sébastiani, Napoléon Ier n'a que 17 000 hommes à lui opposer.

Des forêts denses à l'est des positions de Karl Philipp von Wrede permettent aux Français de progresser jusqu'au contact des alliés.

Napoléon Ier décide d'attaquer l'aile gauche avec toutes ses troupes disponibles.

Vers midi, Victor et Jacques Joseph Alexandre Macdonald dégagent la forêt devant le centre ennemi.

Drouot trouve une voie à travers la forêt pour placer ses canons, vers la gauche de Karl Philipp von Wrede.

Les grenadiers de la vieille garde dégagent le terrain et trois heures plus tard, 50 canons sont déployés.

Après une charge de la cavalerie bavaroise, foudroyée à bout portant par un tir de mitraille, Drouot, soutenu par la cavalerie de François Horace Sébastiani, avance ses canons dans la plaine et après un bref bombardement d'artillerie, réduit au silence les 28 canons de Karl Philipp von Wrede.

La cavalerie française attaque et refoule la cavalerie adverse sur l'aile gauche, avant d'attaquer le centre qui commence à reculer avec de lourdes pertes, sur les berges de la Kinzig.

L'aile droite tente alors de renforcer le centre, mais beaucoup d'hommes périssent noyés en tentant de traverser la rivière sur l'unique pont.

C'est cette charge de cavalerie qui change la face de la bataille.

L'impact de la cavalerie lourde de la Garde impériale est terrible, les grenadiers à cheval de la Garde impériale sous le commandement du général Walther et les Dragons de l'Impératrice enfoncent les Austro-Bavarois.

Le général Louis-Michel Letort de Lorville a son cheval tué sous lui, et le chef d'escadron Claude Testot-Ferry reçoit 22 coups de sabres et de lances et est finalement ramené à l'arrière vivant.

Charles Antoine Louis Alexis Morand se signale lors de cette bataille.

Karl Philipp von Wrede qui pensait n'avoir en face de lui que les miettes de la Grande Armée est plus que déçu.

Cependant, en rassemblant ses troupes, il parvient à former une ligne défensive, du pont de Lamboy à Hanau.

Pendant la nuit, alors que l'Empereur bivouaque dans la forêt au milieu de ses troupes, les alliés abandonnent la ville que les Français occupent le 31 octobre 1813.

Napoléon Ier ne fait aucun effort pour poursuivre Karl Philipp von Wrede.

La route de Francfort est maintenant ouverte, la retraite française se poursuit.

Dans la journée du 31 octobre 1813, Karl Philipp von Wrede tente de reprendre la ville encore occupée par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont et le général Henri Gatien Bertrand, mais il est de nouveau repoussé et perd à nouveau 1 500 à 2 000 hommes.

Son gendre le prince Œttinguen est tué, lui-même est blessé au bas-ventre et doit laisser le commandement au général autrichien Fresnel.

Karl Philipp von Wrede a perdu 9 000 hommes, Napoléon Ier en perd beaucoup moins.

Mais entre les 28 et 31 octobre 1813, environ 10 000 traînards sont faits prisonniers.

Francfort est atteint le 2 novembre 1813 par les Français, alors à seulement 35 kilomètres de leur base arrière de Mayence.



Libération de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon

Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est délivré par les Cosaques en 1814.

Le jugement de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon est annulé par des lettres patentes de Louis XVIII, qui déclare en outre qu'il a bien mérité par sa fidélité de la maison de Bourbon.



Retour de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon en Espagne

En octobre 1814, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon revient en Espagne lors de la restauration de Ferdinand VII d'Espagne qui l'éleve à la dignité de 1er duc de Saint-Simon.



Claude de Beauharnais Pair de France

À la Restauration, Louis XVIII ajoute encore de nouveaux honneurs à ceux que Claude de Beauharnais tenait de Napoléon Ier.

Claude de Beauharnais devient pair de France le 4 juin 1814.



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul Pair de France et Lieutenant-général

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est nommé Pair de France et Lieutenant-général le 13 août 1814.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul s'y pose en défenseur des institutions constitutionnelles.



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul Colonel de la 1ère légion de la garde nationale de Paris

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est nommé Colonel de la 1ère légion de la garde nationale de Paris en 1815.



Mort d'Aymard-Claude de Nicolaï

Au retour de l'émigration, Aymard-Claude de Nicolaï meurt à Paris en 1815 ou 1816.


Exécution de Michel Ney

Mort de Michel Ney

À la chambre des Pairs Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul refuse de participer au procès du maréchal Ney.

Lors du procès de Michel Ney, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recommande l'accusé à la clémence du roi.

François Étienne Christophe Kellermann, Jacques Jean Alexandre Bernard Law, Louis-Mathieu Molé et Claude de Beauharnais votent la mort.

Certains biographes affirment cependant que Louis-Mathieu Molé use ensuite de son influence pour soustraire d'autres victimes à la Terreur blanche.

Michel Ney meurt place de l'Observatoire à Paris le 7 décembre 1815 fusillé.



Retour de Claude de La Châtre en France

Claude de La Châtre rentre en France avec les Bourbons sous la Restauration.



Mort de Marie Louise de Bourbon-Parme

Mort de Charles IV d'Espagne

Marie Louise de Bourbon-Parme meurt à Rome le 2 janvier 1819 en exil à la cour papale.

Charles IV d'Espagne meurt à Rome le 20 janvier 1819 en exil à la cour papale.

Charles s'intéresse dès sa jeunesse aux arts.

Violoniste amateur, Charles IV d'Espagne achète en 1775 le quartet de Stradivarius conservés actuellement au Palais Royal de Madrid et s'entoure des musiciens dirigés par le violoniste et compositeur Gaetano Brunetti.

Charles IV d'Espagne commandent des œuvres à Luis Meléndez, Claude Joseph Vernet et Luis Paret et nomme Francisco de Goya peintre de cour.



Mort de Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon

Par la suite, Claude-Anne de Rouvroy de Saint-Simon vit à l'écart des événements politiques.

Claude-Anne de Rouvroy meurt à Pampelune ou à Madrid le 3 janvier ou le 27 février 1819.



Mort de Claude de Beauharnais Comte des Roches-Baritaud et Pair de France

Claude de Beauharnais meurt à Paris le 10 janvier 1819.



Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul Major-général de la garde nationale parisienne

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul devient major-général de la garde nationale parisienne le 13 février 1819.



Mort de Claude de La Châtre Vicomte de La Châtre

Claude de La Châtre meurt à Poitiers le 29 mars 1821.



Claude Théodore Decaen à l'École spéciale militaire

Claude Théodore Decaen est élève à l'École spéciale militaire le 19 novembre 1827.



Claude Théodore Decaen Sous-lieutenant au 21e de ligne

Claude Théodore Decaen entre comme Sous-lieutenant au 21e de ligne le 30 septembre 1829.



Claude Théodore Decaen En Afrique

Claude Théodore Decaen fait la campagne d'Afrique en 1830 et 1831.



Claude Théodore Decaen Lieutenant

Claude Théodore Decaen passe Lieutenant le 20 juin 1838.



Mort de Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul meurt à Paris le 1er décembre 1838.

Il est inhumé au château de Houécourt dans les Vosges.



Claude Théodore Decaen devient Capitaine

Claude Théodore Decaen Capitaine le 28 mai 1839.



Claude Théodore Decaen Capitaine adjudant-major

Claude Théodore Decaen devient Capitaine adjudant-major le 14 juillet 1839.



Claude Théodore Decaen au 7e bataillon de chasseurs à pied

Claude Théodore Decaen passe au 7e bataillon de chasseurs à pied le 20 octobre 1840.



Mort de Claude Victor-Perrin

Claude Victor-Perrin meurt en 1841.



Claude Théodore Decaen Chef de bataillon au 62e de ligne

Claude Théodore Decaen est nommé Chef de bataillon au 62e de ligne le 6 mai 1850,



Claude Théodore Decaen Commandant du ler bataillon de chasseurs à pied

Claude Théodore Decaen reçoit le commandement du ler bataillon de chasseurs à pied le 24 décembre 1851.



Claude Théodore Decaen en Algérie

Claude Théodore Decaen part pour l'Algérie où il reste de 1852 à 1854.



Claude Théodore Decaen Lieutenant-colonel au 11e léger

Claude Théodore Decaen devient Lieutenant-colonel au 11e léger le 28 décembre 1853



Claude Théodore Decaen au 86e de ligne

Claude Théodore Decaen est au 86e de ligne le 1er janvier 1855,



Continuation du Siège de Sébastopol

Mort de Michel Bizot

Mort de Pavel Nakhimov

Mort de Charles Ferdinand Édouard Roger

Une fois l'hiver passé, les Alliés sont capables de rétablir leurs routes d'approvisionnement.

Une voie ferrée est utilisée pour amener des vivres de Balaclava jusqu'au front, livrant plus de 500 canons et des munitions.

Claude Théodore Decaen est envoyé devant Sébastopol et devient colonel du 7e de ligne le 21 mars 1855.

À partir du dimanche de Pâques le 8 avril 1855, les Alliés reprennent leurs bombardements des défenses russes.

Le 11 avril 1855, le général Michel Bizot, qui commande le Génie, est touché par une balle russe

Michel Bizot meurt le 15 avril 1855.

Dans la nuit du 2 mai 1855, François Grenier conduit le 2e bataillon du régiment lors d'une attaque menée contre des ouvrages de contre approche montés par les Russes devant Sébastopol.

Le 30 juin 1855, Pavel Nakhimov meurt d'une blessure à la tête infligée par un tireur d'élite allié.

Charles Ferdinand Édouard Roger meurt le 12 juillet 1855, au grade de lieutenant, pendant le siège de Sébastopol.



Claude Théodore Decaen Général de brigade

Claude Théodore Decaen commandant de la 2e brigade de la 1re division d'infanterie du 1er corps de l'armée d'Orient

À la prise de Sébastopol, la conduite de Claude Théodore Decaen attire sur lui l'attention de ses chefs et lui vaut sa nomination au grade de général de brigade le 22 septembre 1855.

Claude Théodore Decaen reçoit alors le commandement de la 2e brigade de la 1re division d'infanterie du 1er corps de l'armée d'Orient.



Claude Théodore Decaen Commandant d'une brigade d'infanterie de la garde impériale

Le 7 février 1858, Claude Théodore Decaen commande une brigade d'infanterie de la garde impériale.

Rentré en France, Claude Théodore Decaen part pour l'armée d'Italie à la tête de la 2e brigade de la 2e division de la garde impériale


Claude Théodore Decaen

Claude Théodore Decaen Général de division

Claude Théodore Decaen Commandant de la 2e division du 2e corps

Le lendemain de la bataille de Magenta, Claude Théodore Decaen est élevé au grade de Général de division et prend le commandement de la 2e division du 2e corps, en remplacement du général Espinasse, tué à l'ennemi.



Transfert des restes de Claude de Choiseul

En 1860, les restes de Claude de Choiseul sont transférés au cimetière du Père-Lachaise.


Plan de la bataille de Borny-Colombey

Bataille de Borny-Colombey

L'armée française du Rhin commandée par Napoléon III est divisée en deux sous les coups de l'offensive prussienne :

L'armée d'Alsace s'exfiltre à travers les Vosges.

L'armée de Metz est en retraite sur un axe Metz-Verdun en vue de rejoindre à la fois :

Pour ce faire, elle doit traverser la Moselle autour de Metz. Ce point de passage a plusieurs avantages dont celui de posséder des ponts nombreux et d'être protégé par une ceinture de forts.

La bataille de Borny-Colombey, ou de Colombey-Nouilly du côté allemand, a lieu le 14 août 1870 à l'est de Metz.

Il s'agit d'un combat entre :

Le 14 aout 1870, le 2e et le 6e corps d'armée sont en train de traverser la Moselle au sud de Metz.

Le 4e corps est en cours de franchissement au nord de Metz, sous la couverture du fort de Saint-Julien.

La Garde et le 3e corps sont en arrière garde sur le plateau de Borny entre Queuleu et Bellecroix.

La Ire armée allemande Karl Friedrich von Steinmetz poursuit l'armée de Metz à distance. Elle vient de franchir la Nied allemande, dernier obstacle sérieux sur lequel les Français auraient pu s'accrocher avant Metz.

Elle progresse avec :

La mission de ses avant-gardes est d'observer le repli français en évitant le contact, en mesure de répondre à tout retour offensif de leur part.

La IIe armée allemande commandée par Frédéric-Charles de Prusse est en train de contourner la place de Metz par le sud en vue d'éviter la zone fortifiée de la région de Metz et couper la route de l'armée de Metz en direction de Verdun.

Le terrain est relativement vallonné. Au nord, le plateau de Saint-Julien, couvert de vignes et sans bois notable. Au sud, le plateau de Borny, couvert de bois et de bosquets, relevé vers l'est. Deux thalwegs majeurs, une vallée nord/sud, celle du ruisseau de Vallières qui coupe le plateau de Borny en deux. Une vallée est-ouest assez encaissée entre le plateau de Borny et celui de Saint-Julien, celle du ruisseau de Quarante appelée aussi ravin de Nouilly. Les deux vallées se rejoignent à un kilomètre à l'ouest de Nouilly.

Il est dominé par trois forts :

Les raisons de la bataille sont relativement confuses.

Pour le colonel Fabre de Navacelle, la bataille est due à une initiative du général Colmar von der Goltz, commandant la 26e brigade d'infanterie, avant-garde du VIIe corps d'armée.

Son intention est de profiter du déséquilibre généré par le mouvement de repli pour attaquer l'arrière des troupes françaises, les obliger à revenir sur la rive droite de la Moselle et retarder ainsi la retraite sur Verdun. Il en aurait averti son chef, le général Feldmarschal von Zastrow ainsi que son voisin du nord le général von Manteuffel commandant le Ier corps d'armée pour leur demander du soutien.

L'initiative aurait été couverte par Karl Friedrich von Steinmetz dont les motivations seraient plus personnelles.

Commandant l'armée qui s'est distinguée dans la première phase de la guerre, Karl Friedrich von Steinmetz supporte mal que ce soit la IIe armée qui ait été désignée pour mener la manœuvre de contournement décisive de Metz.

Il essaie donc une attaque frontale des armées françaises qui se replient.

Le 14 août 1870 vers 10 h, le 3e corps d'armée commandé par Claude Théodore Decaen est déployé en garde face à l'est.

Les divisions sont disposées du sud vers le nord :

La Garde commandée par Charles-Denis Bourbaki est en réserve dans ses cantonnements à Grigy et Borny.

Le 4e corps commandé par Louis René Paul de Ladmirault est en cours de franchissement au nord de Metz, sur l'île de Chambière et a gardé la 2e division commandée par François Grenier en arrière garde.

Le 3e corps et la Garde s'apprêtent à franchir la Moselle. Les troupes françaises abandonnent petit à petit leurs positions.

Le 14 août 1870, au début de l'après-midi, les divisions Jean-Baptiste Alexandre Montaudon et Jean Louis Metman commencent leur mouvement de repli et abandonnent leurs positions défensives favorables le long du ruisseau des Vallières.

En face, la 26e brigade commandée par Colmar von der Goltz se trouve en avant-garde du VIIe corps.

Son dispositif comprend :

Colombey est une position défensive importante pour les Français.

Le gros des forces de Colmar von der Goltz est commandé par le colonel von Barby. Il est composé d'un régiment d'infanterie renforcé par un bataillon et flanqué à sa droite de 3 escadrons de hussards.

L'avant-garde est commandée par le colonel Delitz. Elle est composée de deux bataillons d'infanterie, d'un escadron de hussards et d'une batterie d'artillerie. Elle est flanquée à sa gauche par un bataillon de chasseur.

On pense que l'intention de Colmar von der Goltz est de reprendre le contact visuel avec les Français sur le côté ouest du thalweg du ruisseau de Vallières, car les vues sont difficiles du côté est, notamment à cause de la végétation épaisse.

À 15 h 30, l'avant-garde débouche d'Ars-Laquenexy, se déploie en un dispositif mince sur une ligne Grigy-Mercy et engage les troupes de la division (Castagny).

De son côté, le gros s'empare du château d'Aubigny vers 16 h, attaque Colombey de face avec pour guide à droite le ruisseau de Dame Jeannette.

Un bataillon du 15e régiment d'infanterie se porte sur Coincy, dont il s'empare, pour couvrir le gros vers le nord.

L'ensemble est appuyé par une batterie d'artillerie déployée entre Coincy et Aubigny.

À la première décharge, Claude Théodore Decaen commandant du 3e corps est sorti du château de Borny.

À son appel toutes ses troupes qui ne sont pas encore parties font volte-face et se déploient en position de combat.

Claude Théodore Decaen est mortellement atteint au cours de cette bataille.

Le 3e corps plie puis fait face. Dans les bois de Colombey, des combats se livrent à bout portant.

Les bataillons des divisions Castagny et Jean Louis Metman se replient vers le bois de Borny.

Les Allemands s'élancent à leur poursuite et s'emparent du terrain abandonné.

Ils occupent ainsi le terrain derrière une ligne La Grange-aux-Bois, Colombey et la Planchette mais, face à une force supérieure en nombre, ils s'arrêtent.

Pendant ce temps, les renforts allemands affluent. Trois bataillons de la 25e brigade sont lancés sur Colombey.

L'artillerie de la 13e division est déployée autour du château d'Aubigny pour les soutenir.

Deux autres bataillons sont envoyés sur Coincy.

Puis la 14e division arrive vers 19 h.

La 27e brigade s'avance en deuxième rideau sur les hauteurs est, face à Colombey.

La 28e menace la 1re division (Jean-Baptiste Alexandre Montaudon) au sud.

L'ensemble du VIIe corps est au contact.

Les avant-gardes du IXe corps d'armée et de la Ire division de cavalerie (général von Hartman) appartenant à la IIe armée arrivent à la rescousse par le sud depuis Mercy mais elles ne sont pas engagées.

Du côté français, le 4e corps fait rappeler les divisions Cissey et Laurencez de la rive gauche de la Moselle.

Au nord, les avant-gardes du Ier corps d'armée prennent contact avec les Français vers 17 h.

L'avant-garde de la 1re division s'empare de Montoy, le reste de la division s'empare de Noisseville puis descend sur Nouilly.

L'artillerie de la division se déploie de part et d'autre de la route de Sarrelouis.

L'avant-garde de la 2e division dévale de Servigny-lès-Sainte-Barbe.

La division François Grenier fait face autour du village de Mey puis, renforcée par les divisions Cissey et Lorencez, elle reprend Nouilly.

Le 4e corps menace de prendre Noisseville et Montoy et de contourner les Allemands par le nord.

Le combat qui a commencé à Colombey s'étend sur toute la ligne de la route de Strasbourg à celle de Bouzonville.

Le terrain est couvert d'un épais nuage de fumée.

À 21 h, c'est l'obscurité qui met fin aux combats.

Le contact est rompu.

Les Allemands en infériorité numérique se retirent sur leurs positions initiales dans la soirée craignant d'être la cible de l'artillerie des forts français.

Les Allemands auraient perdu au total 5 000 hommes (1 189 morts, 3 590 blessés, 127 disparus) dont 222 officiers.

Malgré une défaite apparemment incontestable, les Prussiens ont rempli leur objectif.

Ils ont en effet retardé le repli de l'armée du Rhin et permis à Frédéric-Charles de Prusse commandant de la IIe Armée, de poursuivre sa progression au sud de Metz sans être inquiété.

Du côté français, la Garde, le 3e et le 4e corps reprennent leur mouvement de retraite et franchissent la Moselle après s'être remis en état de marche.

Seule la division Sylvain-François Jules Merle de la Brugière est laissée en rideau sur la rive droite.

Le lendemain matin, il ne reste plus de troupes françaises sur la rive droite de la Moselle.

Les Français auraient perdu environ 3 600 hommes (377 morts, 2 641 blessés, 490 disparus) dont 200 officiers.

La différence peut s'expliquer par le fait que les Français étaient sur des positions défensives reconnues.



Mort de Claude Théodore Decaen

Après 3 jours de souffrances, Claude Théodore Decaen meurt le 17 août 1870 à Metz de ses blessures.



Mariage d'Alfred Sommier avec Jeanne Brugière de Barante

Alfred Sommier épouse en 1872 Jeanne Brugière de Barante (1853-1932), fille de Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière de Barante (1816-1899) et de Lucie Élisabeth de Montozon (1826-1895). Leurs enfants sont :

En 1872, Alfred Sommier achète un hôtel particulier situé 54, rue de Ponthieu à Paris.



Mariage de Pierre-Auguste Renoir avec Aline Charigot

Pierre-Auguste Renoir épouse à Paris IXe le 14 avril 1890 Aline Charigot (1859-1915). Leurs enfants sont :



Mariage de Charles Sampiéri avec Clara Élise Irène Cahen d'Anvers

Clara Élise Irène Cahen d'Anvers se convertit au catholicisme pour épouser Charles Sampiéri.

C'est un nouveau motif de scandale dans l'aristocratie juive.

Charles Sampiéri (né en 1863) épouse à Paris XVIe le 2 mars 1903 Clara Élise Irène Cahen d'Anvers. Leur enfant est :


Simonne Legrand et ses enfants

Mariage de Georges Menier avec Simone Camille Marie Legrand

Georges Menier épouse le 11 décembre 1903 Simone Camille Marie Legrand (1881-1972). Leurs enfants sont :



Rencontre de George VI de Grande-Bretagne et d'Élisabeth Bowes-Lyon

En 1920, George VI de Grande-Bretagne rencontre Élisabeth Bowes-Lyon, la plus jeune fille de Claude Bowes-Lyon, 14e comte de Strathmore et de Kinghorne et de Cecilia Cavendish-Bentinck.

Il décide de l'épouser.

Élisabeth Bowes-Lyon, descendante de Robert II d'Écosse et d'Henri VII Tudor, rejette sa proposition à 2 reprises.

Elle hésite pendant près de 2 ans, parce qu'elle est peu disposée à faire les sacrifices nécessaires pour devenir un membre de la famille royale.

Cependant après une longue cour Élisabeth Bowes-Lyon accepte de l'épouser.



Mort de Claude de La Guiche

Claude de La Guiche, 22 ans, meurt le 11 août 1944 lors de l'accrochage au carrefour de La Hutte.

Il est le 1er officier de la 2e DB du général Leclerc à mourir sur le sol français.


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