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Événements contenant la ou les locutions cherchées



64 événements affichés, le premier en 1334 - le dernier en 1731



Mariage d'Amédée III de Genève avec Mathilde d'Auvergne

Amédée III de Genève épouse en juin 1334 Mathilde d'Auvergne, fille de Robert VII d'Auvergne et de Marie de Dampierre. Leurs enfants sont :



Naissance de l'Antipape Clément VII

Robert de Genève, le futur Antipape Clément VII, naît en 1342, fils d'Amédée III de Genève, Comte de Genève, et de Mathilde d'Auvergne.



Robert de Genève Évêque de Thérouanne

Robert de Genève, futur antipape Clément VII, devient Évêque de Thérouanne en 1353.


Catherine de Bourbon

Mariage de Jean VI d'Harcourt avec Catherine de Bourbon

Jean VI d'Harcourt épouse au château du Louvre à Paris le 14 octobre 1359 Catherine de Bourbon, Dame de Mortemer-sur-Eaune, fille de Pierre Ier de Bourbon et d'Isabelle de Valois. Leurs enfants sont :



Robert de Genève Évêque de Cambrai

Robert de Genève, futur antipape Clément VII, devient Évêque de Cambrai en 1368.



Robert de Genève Cardinal

Robert de Genève, futur antipape Clément VII, est fait Cardinal par Grégoire XI en juin 1371.



Départ de Grégoire XI pour Rome

Guillaume III Roger de Beaufort Recteur du Comtat Venaissin

Hugues de Saint-Martial Doyen du Sacré Collège

Hugues de Saint-Martial administration d'Avignon

Au milieu de ces graves troubles Grégoire XI, exauçant les prières pressantes de Catherine de Sienne, décide de replacer le siège pontifical à Rome.

Grégoire XI, avant son retour à Rome remet à Guillaume III Roger de Beaufort la charge de Recteur du Comtat Venaissin. Le 19 octobre1376, il prend officiellement ses fonctions lors d'une réception officielle à Carpentras et s'installa dans son palais rectoral. Il le décore de somptueuses tapisseries armoriées. Le vicomte assumera cette fonction jusqu'au retour à Avignon de Clément VII.

En dépit des protestations du roi de France et de la majorité des cardinaux, Grégoire XI quitte Avignon le 13 septembre 1376 et embarque à Marseille le 2 octobre pour l'Italie.

Hugues de la Roche fait parti du convoi militaire qui escorte Grégoire XI.

Il parvient à Corneto, via Gênes, le 6 décembre 1376.

Il y reste jusqu'à ce que les arrangements nécessaires aient été pris à Rome au sujet de son gouvernement et de sa future installation.

Hugues de Saint-Martial, doyen du Sacré Collège, reste à Avignon et est chargé par le cardinal Jean de Blauzac, Vicaire au temporel pour le Gouvernement des États d'Avignon et du Comtat Venaissin, de l'administration de la ville.



Entrée de Grégoire XI à Rome

Massacre de Césène

Exil de Grégoire XI à Anagui

Nouveau retour de Grégoire XI à Rome

Le 13 janvier 1377, Grégoire XI quitte Corneto, débarque à Ostie le jour suivant et remonte le Tibre vers le monastère San Paolo, d'où il effectue son entrée solennelle dans Rome le 17 janvier 1377.

Mais son retour vers Rome n'a pas mis un terme aux hostilités. Le terrible massacre de Césène, commandité par le cardinal Robert de Genève (qui deviendra l'antipape Clément VII), révolte encore plus les Italiens contre la papauté.

Les émeutes romaines quasi-continues induisent Grégoire XI à se retirer sur Anagui vers la fin de mai 1377, escorté par Hugues de la Roche de Raymond VIII de Turenne et de Guy de Pruynes, Sénéchal de Beaucaire.

S'étant peu à peu remis de ses émotions, Grégoire XI revient à Rome le 7 novembre 1377.


Urbain VI Pape Clément VII Anti Pape Grand Schisme d'Occident

Mort de Grégoire XI

Siège du château Saint-Ange

Urbain VI Pape romain

Clément VII Anti Pape d'Avignon

Installation de Clément VII à Avignon

Début du Grand Schisme d'Occident

Des négociations en vue d'un processus de paix débutent à Sarzano avec Barnabé Visconti et les Florentins.

Gravement malade, se sentant menacé dans son palais même, Grégoire XI finit cependant par prendre Rome en aversion et seule la mort l'empêche de retourner à Avignon.

Peu avant sa mort, Grégoire XI désigne son cher Hugues de Saint-Martial comme son exécuteur testamentaire.

Grégoire XI meurt le 27 mars 1378 à Rome avant d'avoir pu expédier les bulles d'approbation de l'élection de Venceslas Ier du Saint-Empire.

Grégoire XI est le dernier pape de nationalité française. Il est instruit et pieux, mais a cependant une certaine tendance au népotisme.

Grégoire XI réussit à pacifier la Castille, l'Aragon, la Navarre, la Sicile et Naples.

Grégoire XI déploie également beaucoup d'efforts pour réunir les églises grecque et romaine, pour entreprendre une nouvelle croisade, et pour réformer le clergé.

En mai 1378, avec son fils Gérald, Hugues de la Roche défend le château Saint-Ange que lui a confié Raymond VIII de Turenne. Ils tiennent cette forteresse pendant 14 mois.

Bartolemeo Prignano, archevêque de Bari, est élu pape le 2 août 1378 sous le nom de Urbain VI.

Il est le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans cette ville.

Rentré chez lui, Charles Ier de Luxembourg apprend, au cours de l'été 1378, que les cardinaux considèrent l'élection d'Urbain VI comme nulle.

Il écrit aussitôt à Jeanne Ire d'Anjou, Reine de Naples et la prie de raisonner le Sacré Collège.

Urbain VI se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci élisent Robert de Genève, cardinal de Genève, un prélat français, le 20 septembre 1378 sous le nom de Clément VII.

Il est élu notamment par son successeur Benoît XIII qui met à son profit ses compétences juridiques.

Clément VII est le premier pape qui s'installe en Avignon.

C'est le début du Grand Schisme d'Occident, qui verra 2 (et même parfois 3) papes sur le trône de Saint-Pierre.

Pierre de Sortenac participe aux 2 conclaves de 1378.

Pierre de Sortenac rejoint l'obédience d'Avignon de l'antipape Clément VII.

Jean Allarmet de Brogny rejoint Clément VII à Avignon.

Après avoir hésité, Jeanne Ire d'Anjou se prononce pour Clément VII et lui avance 64.000 florins.

Urbain VI de son coté encourage les ennemis de Jeanne Ire d'Anjou :

Pierre III de Genève, frère de Clément VII, passe les dernières années de sa vie auprès de lui à Avignon à combattre pour asseoir son pouvoir.



Installation de Guillaume III Roger de Beaufort

Guillaume III Roger de Beaufort abandonne sa fonction de Recteur du Comtat Venaissin à l'arrivée de Clément VII à Avignon et s'installe dans son fief de Bagnols-sur-Cèze.



Gantonnet d'Abzac au service de Clément VII

Gantonnet d'Abzac rejoignit Avignon, au début des années 1380 pour entrer au service de Clément VII.



Adoption de Louis Ier d'Anjou

Départ de Charles III de Durazzo pour Naples

Se trouvant dans une situation critique, Jeanne Ire d'Anjou fait appel à Clément VII qui lui conseille d'avoir recours à Louis Ier d'Anjou. Le 29 juin 1380, en échange de son aide, Jeanne Ire d'Anjou l'adopte et en fait son successeur, à la place de Charles III de Durazzo.

Cet accord réalise les ambitions que le duc d'Anjou nourrit depuis longtemps.

À l'automne 1380, cette adoption coupe la Provence en deux :

Le pape Urbain VI, désirant détrôner Jeanne Ire de Naples, incite Charles III de Durazzo à négocier la paix avec Venise et à marcher sur Naples. Charles III de Durazzo n'hésite alors plus et en novembre 1380 descend vers Naples à la tête d'une armée composée surtout de hongrois.

Louis Ier d'Anjou, ne mesurant peut-être pas la gravité de la situation du royaume de Naples, n'intervient pas immédiatement.



Jean Allarmet de Brogny Évêque de Viviers

À Avignon, Jean Allarmet de Brogny reçoit de nombreux honneurs de la part de Clément VII.

Jean Allarmet de Brogny devient Évêque de Viviers en 1382.



Demande de canonisation de Delphine de Signe

Le procès de canonisation de Delphine de Signe est ouvert en 1363.

Entre 1372 et 1376, Louis Ier d'Anjou décide de financer de ses propres deniers les frais de procès en canonisation de Delphine de Signe, époux d'Elzéar de Sabran. C'est un échec.

À leur tour, les États de Provence, réunis à Apt, le 18 avril 1382, demandent à Clément VII la canonisation de Delphine de Signe. Le pontife accueilli leur demande et classa le dossier.

Le culte de Delphine de Signe est approuvé par le pape Innocent VII en 1694, mais son procès n'a jamais été achevé.



Mouvement de Louis Ier d'Anjou vers Naples

Mort de Jeanne Ire d'Anjou Reine de Jérusalem et de Sicile, Duchesse de Pouille et Princesse de Capoue, Comtesse de Provence et de Forcalquier

Louis Ier d'Anjou Roi de Naples

Louis Ier d'Anjou Roi titulaire de Jérusalem

Louis Ier d'Anjou se décide enfin à agir et se lance dans les préparatifs d'une action conjointe avec Clément VII en Italie mettre la main sur son double héritage de Naples et de Provence.

Louis Ier d'Anjou abandonne la présidence du conseil de régence du Roi Charles VI le Fou.

Il part d'Avignon pour Naples à la tête d'une puissante armée le 30 mai 1382. Il passe par Turin et Milan.

Amédée VII de Savoie envoie une troupe pour aider Louis Ier d'Anjou.

Amédée VI de Savoie et Pierre III de Genève accompagne Louis Ier d'Anjou.

Charles III de Durazzo pense qu'il ne pourra résister à Louis Ier d'Anjou. Il fait transférer la reine au Château de Muro Lucano où il la fait assassiner le 22 mai ou le 27 juillet 1382. Il venge ainsi les meurtres d'André de Hongrie et de Louis d'Anjou-Durazzo. Elle est étouffée sous des oreillers afin de faire croire à une mort naturelle. Ainsi se termine la première maison d'Anjou.

Louis Ier d'Anjou hérite des titres Roi de Naples et de Roi titulaire de Jérusalem.

Début septembre 1382, Louis Ier d'Anjou se trouve à Amatrice, proche de Rome.

Charles III de Durazzo garnit ses places, évite le combat et laisse l'armée ennemie s'épuiser par les fatigues et le climat.



Attribution des revenus de Grillon à Giraud d'Adhémar

Le 24 octobre 1383, Clément VII, profitant de la présence en Flandre de Raymond VIII de Turenne, juge opportun de retirer à Guillaume III Roger de Beaufort, son oncle, ses revenus de Grillon pour les attribuer à Giraud d'Adhémar.

Clément VII ne peut qu'assister impuissant aux chevauchées de Raymond VIII de Turenne dans tous ses États.



Luc Grimaldi et Marc Grimaldi Co-seigneurs d'Antibes

Luc Grimaldi et Marc Grimaldi reçoivent Antibes en garantie d'un prêt bancaire fait au Pape Clément VII.

Le pape ne pouvant rembourser sa dette, Luc Grimaldi et Marc Grimaldi prennent pleine possession d'Antibes en 1384.



Siège de Saint-Rémy-de-Provence

Odon de Villars est le cousin germain d'Humbert VII de Thoire-Villars, époux de Marie de Genève, sœur de Clément VII. Pour cette unique raison, Clément VII le choisit pour tenter de lutter contre Raymond VIII de Turenne qu'il a spolié.

Le 2 octobre 1386, avec Georges de Marle, Odon de Villars prend le commandement des troupes pontificales paré du titre de Capitaine Général et tente de reprendre manu militari Raymond VIII de Turenne son fief de Saint-Rémy-de-Provence. Le siège est un fiasco.

Le 2 décembre 1386, Odon de Villars reçoit 1 714 florins de la Réverende Chambre Apostolique pour solder ses troupes.



Soumission de la Provence

Prise de Naples

Après la mort des deux protagonistes Louis Ier d'Anjou et Charles III de Durazzo, le conflit est poursuivi par leurs épouses Marguerite de Durazzo et Marie de Blois-Châtillon en qualité de régentes de leurs fils mineurs Ladislas Ier de Durazzo et Louis II d'Anjou.

La Provence est déchirée entre les deux parties :

La majorité des communes, dont Nice, est également favorables aux Durazzo.

À ces troubles politiques viennent s'ajouter encore le Grand Schisme de l'Église catholique :

Clément VII confie à Gantonnet d'Abzac la charge de protéger militairement l'archevêque Jean d'Agoult.

En 1387, suite à un retournement de situation, Aix-en-Provence se rallie à la maison d'Anjou.

Louis II d'Anjou obtient la soumission de la Provence en 1387.

D'une façon inattendue, la Provence à l'est du Var, c'est-à-dire le pays niçois, se retrouve seule face aux partisans des Anjou, maintenant très nombreux grâce aux avantages substantiels distribués généreusement par ces derniers.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen prend Naples en 1387 et punit ceux qui s'étaient déclarés contre Jeanne Ire d'Anjou.

Ladislas Ier de Durazzo chassé de sa capitale, se révèle incapable d'aider ce qui reste de ses partisans. Plusieurs seigneurs des montagnes niçoises rendent hommages à Louis II d'Anjou.

Louis II d'Anjou fait face aux divagations des routiers, soutient le pape d'Avignon Clément VII avant d'adhérer à la soustraction d'obédience, puis d'assurer à Benoît XIII fugitif une relative protection.


Saint-Suaire de Turin

Reprise des ostensions du Saint-Suaire de Turin

En 1389, Jeanne de Vergy reprend les ostentions avec l'autorisation du pape Clément VII, frère d'Amédée IV de Genève.

Elle s'oppose à Pierre d'Arcis, nouvel évêque de Troyes, qui ordonne la cessation des ostentions et adresse au pape un Mémorandum.

Il y affirme que ce linge habilement peint sur lequel, par une adroite prestidigitation, est représentée la double image d'un homme a été fait pour attirer les foules afin de leur extorquer habilement de l'argent.

Témoin du pèlerinage dont ce suaire a été l'objet à Lirey, le Musée de Cluny conserve une enseigne de pèlerinage de la seconde moitié du XIVe siècle ou de la première moitié du siècle suivant, présentant, outre la plus ancienne représentation connue du suaire de Turin, les blasons des familles de Charny et de Vergy.



Couronnement de Louis II d'Anjou

À Avignon, le 1 ou le 3 novembre 1389, le pape Clément VII, assisté d'Hugues de Saint-Martial, sacre Roi de Naples et Comte de Provence Louis II d'Anjou, dans une nef moult grosse nota Froissart dans sa Chronique.

Charles VI le Fou est présent.

Louis II d'Anjou fait plusieurs tentatives, assez vaines, pour s'imposer à son royaume de Naples.



Séjour de Charles VI le Fou à Avignon

Les 27 et 28 janvier 1390, lors du séjour de Charles VI le Fou à Avignon, Clément VII insiste pour que l'armée royale neutralise Raymond VIII de Turenne. Les Marmousets ne l'entendent pas de cette oreille et conseillent au pape de traiter.

Dans ce cas seulement, Charles VI le Fou serait prêt à entrer dans Rome pour installer Clément VII sur le trône de Saint-Pierre.

Dans le même temps, le royaume de Naples reviendrait à Louis II d'Anjou, Cousin du roi, avec Raymond VIII de Turenne comme Capitaine Général, le comté de Provence devenant l'apanage de Louis II de Bourbon qui nommerait Guillaume III Roger de Beaufort sénéchal.

En 1390, dans le cadre de la guerre privée opposant les Roger de Beaufort à la papauté d'Avignon et à la seconde maison d'Anjou, Clément VII accepte de déléguer Hugues de Saint-Martial auprès de Raymond VIII de Turenne qui séjourne à Meyrargues chez sa mère Aliénor de Comminges.

Si sa mission réussit, l'intransigeance pontificale relance le conflit.



Odon de Villars Recteur du Comtat Venaissin

Mort de François des Baux

En mai 1390, Clément VII nomme Odon de Villars recteur du Comtat Venaissin. Il succède à Henri de Sévery, Évêque de Rodez.

Le 20 mai 1390, Odon de Villars fait son entrée triomphale dans Carpentras accompagné d'Alix des Baux, son épouse.

François des Baux, oncle d'Alix des Baux, meurt et lui lègue tous ses fiefs du val d'Aubagne. Mais Marie de Blois-Châtillon décide qu'ils resteront entre les mains de Philippa de Vintimille, sa veuve.

Le nouveau Recteur écume de rage. Clément VII et son frère doivent le calmer pour qu'il accepte d'intenter seulement un procès afin récupérer les fiefs hérités par Alix des Baux.



Paix de Saint-Rémy-de-Provence

Rupture de la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII

Paul Triboulet ambassadeur auprès de Marie de Blois-Châtillon

Odon de Villars incite Alix des Baux, son épouse, à revenir à la charge contre Guillaume III Roger de Beaufort son grand-père. Alix de Baux lui fait savoir qu'elle lui conteste le droit de s'arroger le château des Baux, ses forts de Mont-Paon et de Saint-Martin-de-Castillon (aujourd'hui le Paradou) ainsi que le Castellas d'Éguilles dont il s'est emparé injustement.

Face à cette demande, Guillaume III Roger de Beaufort préfère se réconcilier avec son fils aîné et demande à Raymond VIII de Turenne de traiter avec sa nièce. Raymond VIII de Turenne arrête pour un temps ses guerres contre le pape et transige avec Alix.

Le 5 mai 1392, un traité de paix perpétuelle est signé à Saint-Rémy-de-Provence entre :

Raymond VIII de Turenne demande et obtient qu'Odon de Villars soit intégré dans ce traité.

Il se voit aussi accorder un sauf-conduit royal d'un an pour mener à bien la poursuite de ses procès aux Parlements.

Clément VII doit promettre de ne plus combattre Guillaume III Roger de Beaufort et Raymond VIII de Turenne, son fils. Ce dernier doit de plus recevoir de la Révérende Chambre Apostolique une rançon de 20 000 florins.

En attendant son versement, Odon de Villars, le recteur, au nom du pape, promet que son oncle Raymond VIII de Turenne aura la jouissance des revenus de l'abbaye de Montmajour à Pertuis et à Pelissanne, et ceux du prieuré de Saint-Pierre de Saint-Rémy, dépendant du chapitre de Notre-Dame des Doms à Avignon.

Fort de ce traité de paix, au début septembre 1392, Raymond VIII de Turenne obtient du pape et d'Odon de Villars un sauf-conduit pour traverser le Comtat Venaissin accompagné de 100 lances.

En septembre 1392, le parti pontifical rompt la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII au bout de 4 mois par une provocation du recteur, autant dire avec la bénédiction papale.

Odon de Villars, Foulques de Pontevès, Seigneur de Buoux et de Lauris, et d'Elzéar, Seigneur d'Oraison et de Cadenet, attaquent Montpaon et Castillon, que le traité de Saint-Rémy a placé sous la sauvegarde de Marie de Blois-Châtillon, Comtesse de Provence.

Ils font en une journée 120 prisonniers à Saint-Rémy-de-Provence et aux Baux et se retranchent dans leurs forts de Lauris et Cadenet.

Face à cette provocation, Raymond VIII de Turenne dépose immédiatement des lettres de marques auprès des conservateurs de la trêve.

Il envoie son fidèle Paul Triboulet à Angers auprès de Marie de Blois-Châtillon et considère avoir l'accord tacite de la Régente et de ses officiers pour entrer en Provence et contre-attaquer.



L'Antipape Clément VII Comte de Genève

Robert de Genève, l'Antipape Clément VII, devient Comte de Genève en 1392 en succédant à son frère Pierre décédé sans postérité.



Contre-attaque de Raymond VIII de Turenne

Ambassade du Conseil de Ville d'Arles

Intervention royale

Retour d'Odon de Villars au service d'Amédée VIII de Savoie

Après son entrevue angevine, en janvier 1393, Paul Triboulet revient informer Raymond VIII de Turenne des réactions de la Régente de Provence.

Marie de Blois-Châtillon s'est dite moult courroucée et avait blâmé Pontevès, Oraison et Villars. Sa rancœur et son exaspération s'étendaient aussi à Clément VII qu'elle accusait d'avoir fomenté cette guerre. Pourtant la comtesse différait ses décisions à son retour en Provence prévu vers Pâques.

Du coup Raymond VIII de Turenne repasse à l'attaque tout en demandant à ses hommes de ne jamais s'en prendre au domaine comtal.

La violence de la réaction de Raymond VIII de Turenne inquiète. Le 14 janvier 1393, aux Baux, Raymond VIII de Turenne reçoit une ambassade arlésienne l'informant que leur Conseil de Ville est prêt :

De leurs côtés, les ducs de Berry et de Bourgogne s'engagent avant le terme de la Toussaint 1393 à convaincre Odon de Villars de céder définitivement ses droits sur les Baux, Montpaon, Castillon, Éguilles, Puyricard et Mollégès à Raymond VIII de Turenne pour la somme de 20 000 florins.

C'est dans ce cadre que le 25 juin 1393, Charles VI le Fou et son Conseil dépêchent deux ambassadeurs auprès de Raymond VIII de Turenne et de Clément VII. Ils sont chargés de confirmer à Raymond VIII de Turenne les termes et les procédures préalables à l'accord avec Odon de Villars.

Odon de Villars doit être convoqué en France devant le Conseil du roi tandis que Raymond VIII de Turenne est invité à dépêcher un plénipotentiaire muni des pièces de son procès.

Odon de Villars juge qu'il est temps pour lui de quitter Avignon et le Comtat. Il repasse au service d'Amédée VIII de Savoie.


Jean II le Meingre et Antoinette de Turenne en prière

Mariage de Jean II le Meingre avec Antoinette de Turenne

Au début 1393, le pape Clément VII, Marie de Blois-Châtillon, et Guillaume III Roger de Beaufort pensent à marier Antoinette de Turenne.

Ils choisissent Charles de Tarente, frère de Louis II d'Anjou, fils de Marie de Blois-Châtillon.

Mais Raymond VIII de Turenne refuse, n'étant pas homme à s'agenouiller devant son gendre.

L'idée est abandonnée.

Charles VI de France et son Conseil proposent Jean II Le Meingre. Raymond VIII de Turenne est d'accord.

En présence de Raymond VIII de Turenne, Jean II le Meingre, maréchal Boucicaut, épouse en la chapelle du château des Baux-en-Provence le 23 décembre 1393 Antoinette de Turenne. Leur enfant est :

Jean II Le Meingre reçoit en dot :

Jean II Le Meingre affirme être prêt à soutenir la querelle de son beau-père qui l'oppose à Odon de Villars et Alix des Baux, nièce du vicomte, et même à lui céder son château de Boulbon à la date du 1er avril 1394. Ce qu'il ne fera jamais.

Ce mariage de raison est une réussite. Boucicaut aime Antoinette.

Sans doute la vie fort dévote que mènent le couple y est pour beaucoup.

Antoinette de Turenne vit au château d'Alès.


Benoît XIII Couronnement de Benoît XIII - Chroniques de Froissart - FR 2646 f 190 v. - Bibliothèque nationale

Mort de Clément VII Antipape

Benoît XIII Anti Pape d'Avignon

Clément VII meurt le 16 septembre 1394.

Pierr ou Pedro de Luna devient Anti Pape à Avignon sous le nom de Benoît XIII.

Le 11 octobre 1394, Hugues de Saint-Martial et le Cardianl de Neuchâtel, doyen du Sacré Collège, couronnent pape Pedro de Luna.



Excommunication de Raymond VIII de Turenne

Benoît XIII, épouse la querelle de Clément VII, son prédécesseur, avec Raymond VIII de Turenne qui continue à tuer, piller et brûler à son seul bénéfice malgré les condamnations émanant du palais des papes d'Avignon.



Odon de Villars Comte de Genève

Clément VII lègue à Odon de Villars le comté de Genève. Odon de Villars en prend possession le 23 septembre 1400.



Mort d'Hugues de Saint-Martial

Hugues de Saint-Martial meurt à Avignon en 1403.

Il est inhumé dans l'église des Célestins où repose déjà Clément VII.



Levée de l'excommunication de Raymond VIII de Turenne

Raymond VIII de Turenne se réfugie dans son comté de Beaufort-en-Vallée, près d'Angers, dépendant de l'archidiocèse de Tours.

Lui, qui jusqu'alors ne nous avait pas habitué à la chose est-il pris de scrupules religieux ?

Toujours est-il que le 8 février 1408, à Gênes, Jean II le Meingre reçoit une lettre de son beau-père lui demandant d'intervenir auprès de Benoît XIII, qui séjourne alors à Porto-Venere, dans le golfe de Gênes. Raymond VIII de Turenne désire faire lever une excommunication qui lui pèse. Il joint à son courrier le projet de bulle à soumettre au pontife.

Dans les attendus, il explique en particulier les conséquences funestes qu'ont eu sur le cours des évènements le mariage d'Alix des Baux et d'Odon de Villars. Mais toujours aussi fier, il fait savoir à son gendre, qu'en tout état de causes, il se refuse à plier genoux devant ce pape dont il implore la clémence.

Le 11 février 1408, le 3 des ides de février, à la demande Jean II le Meingre, gouverneur de la Superbe République pour la France, Benoît XIII lève l'excommunication de Raymond VIII de Turenne et lui donne absolution de toutes les censures qu'il avait encourues jusqu'à ce jour tant sous le pontificat de Clément VII que sous le sien.

Raymond VIII de Turenne fait accepter par le pape qu'Ameil du Breuil, L'archevêque de Tours, soit chargé de l'absoudre.



Naissance de Clément VII

Jules de Médicis, futur Clément VII, naît en 1478, fils bâtard de Julien de Médicis, neveu de Laurent le Magnifique, et donc cousin du pape Léon X.



Clément VII Cardinal

Clément VII est fait cardinal en 1513, quelques mois après l'élection de son cousin le pape Léon X dont il devient un de principaux conseillers.


Adrien VI

Mort du Pape Léon X

Adrien VI Pape

Léon X meurt à Rome le 1er décembre 1521.

Adriaan Floriszoon est élu pape le 9 janvier 1522 au sous le nom d'Adrien VI (en latin Hadrianus VI, en italien Adriano VI), unique pape originaire des Pays-Bas et dernier pape non-Italien pour 4 siècles 1/2.

Il hésite plus de 6 mois avant de savoir s'il va ou non accepter la tiare.

Le fait qu'il ne soit pas Italien est très mal accepté du peuple de Rome.

Clément VII garde toute son influence comme conseillé sous le pontificat d'Adrien VI.


Clément VII

Mort du Pape Adrien VI

Clément VII Pape

Après un pontificat fort bref, Adrien VI meurt subitement de la malaria le 14 septembre 1523.

À l'annonce de sa mort, une main inconnue dépose une gerbe de fleurs devant la porte de son médecin.

Ses papiers personnels disparaissent, et on ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

Ancien Inquisiteur, Adrien VI est intransigeant sur le dogme mais, devant les critiques de Martin Luther, il reconnaît officiellement que l'Église de Rome est coupable d'abus et mérite des reproches.

Et Adrien VI promet de la réformer, mais il est dépassé par les événements.

Sous son règne, les pays scandinaves commencent à adopter le luthéranisme.

Jules de Médicis est élu pape le 19 novembre 1523 sous le nom de Clément VII (en latin Clemens VII, en italien Clemente VII).

Sous Clément VII, Jules III est nommé deux fois préfet de Rome.



Gouvernement de Florence

Hippolyte de Médicis, Alexandre le Maure et le cardinal Silvio Passerini, gouvernent Florence au nom du pape Clément VII, le chef de la famille, de 1524 à 1527.

Hippolyte de Médicis a un fils illégitime, Asdrubale de Médicis.



Guillaume IV de Bavière adversaires de la Réforme

En 1524, Guillaume IV de Bavière se laisse convaincre par Clément VII, le nouveau Pape :

Guillaume IV de Bavière est l'un des adversaires les plus acharnés de la Réforme, qu'il ne laissera pas s'implanter dans son duché.



Ligue de Cognac

François Ier de France reprend le combat en s'alliant avec le Pape Clément VII, Venise et Francesco Sforza : c'est la ligue de Cognac. Clément VII s'inquiète de la suprématie de Charles Quint.



Prise du Vatican

Inquiet de la puissance grandissante de l'empereur Charles Quint en Italie, en particulier à la suite de la bataille de Pavie, Clément VII cherche à organiser une alliance entre la France, Venise et Florence, la ville des Médicis afin de contrecarrer l'empereur.

En représailles, ce dernier favorise l'agitation de la noblesse romaine, groupée autour des Colonna, qui réussit à prendre le Vatican le 20 septembre 1526. Clément VII négocie alors une trêve au prix de 60 000 ducats.


Charles IV de Bourbon-Vendôme

Prise et Sac de Rome

Mort de Charles III de Bourbon

Clément VII Prisonnier

Charles IV de Bourbon-Vendôme Duc de Bourbon

Charles Quint fait Philibert de Châlon-Arlay gouverneur et capitaine général du Royaume de Naples.

Abandonné par Charles Quint, qui ne veut pas satisfaire ses ambitions, Charles III de Bourbon résout de se créer une principauté en Italie.

Les mercenaires allemands qui stationnent en Italie du Nord sous les ordres du connétable Charles III de Bourbon décident de descendre sur Rome afin de se rétribuer par le pillage, comme il était assez courant à l'époque.

Charles III de Bourbon met le siège devant Rome qu'il prend mais il meurt pendant l'assaut le 6 mai 1527.

La ville est pillée.

Philibert de Châlon-Arlay est acclamé par les troupes comme généralissime et tente de calmer les lansquenets protestants de Georg von Frundsberg sans pouvoir empêcher le sac de Rome.

Ferdinand Ier Gonzague prend part au sac de Rome où il pille les palais de ses propres parents.

Philibert de Châlon-Arlay réussit néanmoins à garantir la sécurité de Clément VII qui, assiégé dans le château Saint-Ange, se rend à lui.

Clément VII est emprisonné quelques mois. Cela permet d'empêcher le pape d'annuler le mariage d'Henri VIII Tudor et de Catherine d'Aragon, tante de Charles Quint, qui ne pouvait pas donner d'héritier à l'Angleterre.

Jules III figure parmi les otages donnés par Clément VII aux Impériaux et aurait été tué par les lansquenets impériaux à Campo di Fiori, s'il n'avait pas été libéré en secret par le Cardinal Pompeo Colonna.

Les domaines de Charles III de Bourbon, dont le duché de Bourbon, sont réunis à la couronne. Charles IV de Bourbon-Vendôme devient Duc de Bourbon en 1527.



Reprise de Modène

Alphonse Ier d'Este peut finalement reprendre Modène en 1527 grâce à son alliance avec l'empire à l'époque des divergences entre Charles Quint et le Pape Clément VII.



Béatification de Louis Aleman

Louis Aleman est béatifié par le pape Clément VII en 1527.



Légitimation du mariage de Charles Brandon avec Mary Tudor

Charles Brandon obtient en 1528 une bulle du pape Clément VII consacrant la légitimité de son union avec Mary Tudor et légitimant les filles qu'il a eues d'Anne Brown.



Hippolyte de Médicis Archevêque d'Avignon

Hippolyte de Médicis Cardinal

Hippolyte de Médicis est élu Archevêque d'Avignon en 1529.

Clément VII crée cardinal Hippolyte de Médicis lors du consistoire du 10 janvier 1529.

Hippolyte de Médicis est légat à Pérouse et à Gênes, abbé commendataire de S. Anastasio alle Tre Fontane.

Entre 1529 et 1531, Hippolyte de Médicis est administrateur de Casale Monferrato.



Paix de Barcelone

En 1529, Clément VII et Charles Quint finissent par s'accorder. Ils signent la paix de Barcelone. Le pape, confirme Charles Quint comme empereur germanique et lui permet de garder les terres qu'il a acquises en Italie.



Démission de Thomas Wolsey comme Lord-Chancelier

Thomas More Lord-Chancelier

Thomas Wolsey est soucieux de ne pas mécontenter Clément VII qui n'est pas décidé à accorder le divorce à Henri VIII Tudor. L'affaire traîne pendant deux années jusqu'à l'automne 1529.

Poussé par les partisans d'Anne Boleyn, Thomas Wolsey perd l'estime d'Henri VIII Tudor qui le démet de ses fonctions de Lord-Chancelier.

En dépit des services rendus naguère par Thomas Wolsey, Charles Brandon n'a aucun scrupule à s'en prendre à Thomas Wolsey lorsque sa disgrâce est imminente.

Le cardinal, qui connaissait bien le passé de Charles Brandon, lui reproche son ingratitude: Sans moi, simple cardinal, vous n'auriez plus à présent de tête sur vos épaules, ni de langue pour vous permettre de me dénoncer sans remords.

Le 22 septembre 1529, Thomas Wolsey doit remettre les sceaux du royaume à Thomas Howard et à Charles Brandon.

Le 9 octobre 1529, Henri VIII Tudor cite Thomas Wolsey devant sa cour de justice et lance contre lui une procédure de praemunire, accusation de félonie.

Le 25 octobre 1529, Thomas More est nommé Lord chancelier.

Le 30 octobre 1529, la juridiction privée du roi prononce la confiscation des biens du cardinal dont la résidence du Palais de Whitehall, où Henri VIII Tudor décide de s'installer à la place du Palais de Westminster.

Puis, un nouveau parlement ayant été convoqué le 3 novembre 1529, les parlementaires dressent une liste de 49 chefs d'accusation à son encontre.

Henri VIII permet à Thomas Wolsey d'abord de se retirer, avec une pension, dans sa résidence d'Esher, au sud-ouest de Londres, mais poursuivi par la haine de clan Howard et de ses alliés, il est finalement relégué dans son archevêché de York.


François de Tournon

François de Tournon Cardinal

En 1530, François de Tournon est créé cardinal-prêtre du titre cardinalice Santi Marcellino e Pietro par le pape Clément VII grâce à l'activité de Gabriel de Gramont au Saint-Siège.


Philibert de Chalon-Arlay

Siège et prise de Florence

Reddition de la République de Florence

Retour au pouvoir des Médicis

Bataille de Gavinana

Mort de Philibert de Châlon-Arlay Prince d'Orange

René de Chalon Prince d'Orange Seigneur d'Arlay et de Nozeroy

Philibert de Chalon-Arlay combat pour rétablir la famille de Médicis à Florence

Les troupes impériales prennent Florence en 1530, après un siège de 11 mois.

Ferdinand Ier Gonzague obtient la reddition de la République de Florence.

Clément VII peut y installer son fils illégitime Alexandre comme Duc de Toscane. Le règne des Médicis est restauré après un bannissement de 3 ans.

Clément VII nomme Ferdinand Ier Gonzague gouverneur de Bénévent.

Philibert de Châlon-Arlay meurt le 3 août 1530, lors de la bataille de Gavinana, à côté de Florence.

Ses cendres sont rapatriées à Lons le Saunier où sa mère Philiberte de Luxembourg lui fait célébrer des obsèques grandioses.

René de Chalon, cousin germain de Philibert de Châlon-Arlay, hérite de ses biens.

Le château de Montfort et le château de Nozeroy passent à la famille de Nassau, résidant aux Pays-Bas.

Jusqu'à la conquête française en 1678, des capitaines-gouverneurs issus de la famille des Montrichard de Sirod gèreront les affaires du château de Nozeroy.

Ferdinand Ier Gonzague succède à Philibert de Châlon-Arlay comme capitaine général des armées impériales en Italie.



Refus du Pape d'annuler le mariage Henri VIII Tudor

Thomas Cromwell devient vers 1530 conseiller du Parlement convoqué par Henri VIII Tudor pour obtenir le divorce de Catherine d'Aragon.

En septembre 1530, Clément VII oppose un refus définitif à l'annulation du mariage royal. Henri VIII Tudor est fou de rage.



Nouveau rapprochement d'Alphonse Ier d'Este avec Charles Quint

La politique habile d'Alphonse Ier d'Este lui permet de se rapprocher encore une fois de Charles Quint qui en 1530 lui confirme les droits sur les deux villes que Clément VII lui conteste encore.



Sacre de Charles Quint

Charles Quint est couronné solennellement par Clément VII à Bologne le 2 mars 1530.

Le 24 juin 1530, Charles Quint est sacré empereur par le pape.



Mort de Thomas Wolsey

Thomas Wolsey adresse des lettres codées à Clément VII, à François Ier de France et à Charles Quint. Elles sont interceptées par des agents d'Henri VIII Tudor.

Thomas Wolsey est arrêté le 4 novembre 1530. Une escorte est chargée de le convoyer vers Londres par petites étapes.

Thomas Wolsey meurt à l'abbaye de Leicester le 29 novembre 1530 d'épuisement, pendant son transfert à la tour de Londres.



Alexandre le Maure Chef de la république

Avec le soutien de Clément VII, Alexandre le Maure est nommé chef de la république en 1531.



Retour de Michel-Ange à Rome

Commande de Clément VII pour la chapelle Sixtine

Durand son séjour de plusieurs années à Florence, Michel-Ange prend parti contre le pape dans le conflit avec l'empereur Charles Quint. Clément VII, lui ayant pardonne. En 1532, Michel-Ange revient à Rome. Clément VII lui demande de peindre les deux murs latéraux de la chapelle Sixtine. Il doit y représenter la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt, il se met à l'étude pour réaliser ce projet démesuré.



François de Tournon et Gabriel de Gramont à Rome

François de Tournon sont à Rome entre janvier et septembre 1533 pour discuter de l'annulation du mariage d'Henri VIII Tudor avec Catherine d'Aragon.

François de Tournon et Gabriel de Gramont négocient aussi le mariage entre Catherine de Médicis, nièce du pape, avec Henri II de France, le deuxième fils du roi.

À cette occasion, Gabriel de Gramont détermine le pape Clément VII à se rendre à Marseille pour y rencontrer François Ier de France le 1er août 1533.



Jean du Bellay Ambassadeur auprès d'Henri VIII Tudor

Excommunication d'Henri VIII Tudor, d'Anne Boleyn et de Thomas Cranmer

Schisme de l'église anglican

Jean du Bellay est à nouveau Ambassadeur auprès d'Henri VIII Tudor en 1533.

Henri VIII Tudor promet à Jean du Bellay de ne pas rompre avec la cour de Rome, pourvu qu'elle lui donne le temps de se défendre par procureur.

Jean du Bellay se rend sur-le-champ à Rome pour demander un délai au pape Clément VII.

Jean du Bellay l'obtient, et envoie à Henri VIII Tudor un courrier pour avoir la procuration qu'il a promise.

Le courrier ne peut être de retour auprès du pape le jour qu'on lui a fixé. Les agents de Charles Quint font grand bruit.

Charles Quint soutient Catherine d'Aragon. À cette époque Clément VII ne peut s'opposer à Charles Quint.

Le courrier arrive en effet 2 jours après.

Le 11 juillet 1533, la bulle a été lancée et Clément VII fulmine l'excommunication d'Henri VIII Tudor, d'Anne Boleyn et de Thomas Cranmer.

Clément VII interdit Henri VIII Tudor sur ses États, malgré les protestations de Jean du Bellay.

C'est la rupture avec Rome et le schisme de l'Angleterre..

Henri VIII décide de passer outre, et de rompre avec le catholicisme pour fonder l'Église anglicane.

Thomas Cromwell théorise le fait que l'Angleterre est un empire ne dépendant d'aucune puissance étrangère, a fortiori du pape.

Le Parlement d'Angleterre soustrait l'église de ce royaume à l'obéissance du pape.

Juridiquement, la réforme de l'Église anglicane passe par le transfert des revenus d'église du pape à Henri VIII Tudor et surtout l'interdiction des appels au pape, ce qui a pour effet d'empêcher Rome d'intervenir dans les divorces.

Charles Brandon est partisan de la réforme religieuse du roi, et reçoit une large part des terres confisquées aux communautés ecclésiastiques.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.



Alliance entre François Ier de France et Clément VII

François Ier de Bourbon-Saint-Pol assiste à l'entrevue entre François Ier de France et le pape Clément VII à Marseille en octobre 1533 qui concluent une alliance.


Paul III par Le Titien

Mort du Pape Clément VII

Paul III Pape

Clément VII meurt le 25 septembre 1534.

Clément VII est un grand pape mécène.

Paul III porte la pourpre pendant plus de 40 ans, traversant tous les grades jusqu'à devenir doyen du Sacré Collège.

Paul III est déjà, en deux occasions précédentes, passé à deux doigts de la tiare.

Hippolyte de Médicis ET François de Tournon participent au conclave.

Antoine Duprat veut lui succéder, et offre à François Ier de France de subvenir par lui seul aux frais de son élection; mais le roi ne soutient pas sa candidature.

Alexandre Farnèse est plébiscité Pape le 12 octobre 1534 sous le nom de Paul III (en latin Paulus III, en italien Paolo III).

Grâce à sa réputation, les factions qui divisent le Sacré Collège s'entendent sur son élection. Il est universellement reconnu comme l'homme du moment. La piété et le zèle qui le caractérise depuis qu'il est devenu prêtre permettent d'oublier les extravagances de ses jeunes années.

Le peuple de Rome se réjouit de l'élection à la tiare du premier citoyen de leur ville depuis Martin V.

Paul III est couronné le 3 novembre 1534 et ne perd pas de temps à s'atteler aux indispensables réformes.

Personne, après avoir vu son portrait par Le Titien, ne peut oublier la merveilleuse expression de réserve de cette figure usée et émaciée. Ces petits yeux perçants, et cette attitude particulière de quelqu'un prêt à bondir ou à reculer en disent long sur ce diplomate aguerri, qu'on aurait en vain cherché à abuser ou à faire baisser sa garde.

Paul III délaisse les français au profit des Habsbourg.

Paul III s'occupe de la réforme de la cour papale avec vigueur. Il nomme des commissions pour relever les abus de toute sorte. Il réforme :

Paul III renforce le prestige de la papauté en faisant lui-même ce que ses prédécesseurs confiaient à un conseil.



Michel-Ange architecte, peintre et sculpteur du Vatican

Michel-Ange songe à renoncer à effectuer la commande de Clément VII concernant les deux murs latéraux de la chapelle Sixtine pour reprendre le tombeau de Jules II. Le pape Paul III s'y oppose. Paul III nomme Michel-Ange en 1535 architecte, peintre et sculpteur du Vatican.


château du Grand Jardin à Joinville en Champagne

Construction du château du Grand Jardin à Joinville

Tout au long de ses campagnes en Italie, Claude de Lorraine-Guise est impressionné par les chefs-d'œuvre des architectes de la Renaissance italienne, suivant en cela l'attitude de François Ier.

Claude de Lorraine-Guise fait reconstruire la ville de Joinville en Champagne.

En 1546, Claude de Lorraine-Guise fait achever la construction à Joinville en Champagne le château du Grand Jardin, pour s'y retirer paisiblement. Les travaux avaient débutés 13 ans plus tôt.

Ce château, d'une rare élégance, Claude de Lorraine l'a voulu d'agrément entouré d'un jardin extraordinaire et luxuriant au bord de la marne et aux pieds de son imposant château féodal. Un jardin à l'italienne, fidèle à l'esprit Renaissance,

Situé en contrebas de son château-fort, le bâtiment est de taille modeste, mais aux façades richement ornées de sculptures. Il est entouré de canaux qui traversent un jardin magnifique.

Claude de Lorraine-Guise a le goût des fastes et protège les artistes capables de faire briller sa maison.

À Joinville, il entretient de nombreux musiciens, chantres et instrumentistes. Ceux-ci se produisent lors des cérémonies religieuses et des fêtes données au château. Il envoie même des chantres comme cadeau au pape Clément VII.

Il apprécie également les gens de lettres. Clément Marot compose ainsi une ode à Claude de Lorraine-Guise.



Mariage de Ranuce Ier Farnèse avec Marguerite Aldobrandini

Autonomie du duché de Parme

Ce mariage vise à permettre la paix entre la famille Aldobrandini et la famille Farnèse.

Marguerite Aldobrandini est nièce du Pape Clément VII qui célèbre le mariage à Rome.

Après avoir eu de nombreuses aventures, Ranuce Ier Farnèse épouse le 7 mai 1599 Marguerite Aldobrandini. Leurs enfants sont :

Le mariage n'est pas heureux, Marguerite, dévote, doit vivre avec un homme débauché et colérique. Elle doit accepter les nombreux fils illégitimes que Ranuce a de ses nombreuses relations adultérines.

Du fait de son jeune âge, Marguerite ne réussit pas à porter à terme plusieurs grossesses.

Il semble que ce soit de cette union qu'apparaissent les premiers problèmes de surcharge pondérale qui toucheront toutes les descendants, avec parfois des conséquences graves.

Ranuce Ier Farnèse obtient une importante dote ainsi que l'autonomie du duché de Parme qui est encore inféodé à l'Église qui l'a confié à la famille Farnèse.



Mort d'Antoine Farnèse

Dans son testament, rédigé un jour avant de mourir, Antoine Farnèse nomme héritier universel le ventre enceint d'Henriette d'Este, son épouse et nomme un conseil de régence formé :

Antoine Farnèse meurt Parme le 20 janvier 1731 après 3 jours de souffrances.

Les personnes présentes suspectent qu'il a utilisé un remède chimique.

Le doute d'un empoisonnement nait commandité par Charles VI de Habsbourg, l'empereur.

Avec rapidité, le comte Carlo Francesco Stampa, lieutenant impérial, maréchal de camp et délégué du comte Carlo Borromeo, s'approche du Duché pour l'occuper au nom de Charles VI de Habsbourg.

Le 25 janvier 1731, 3 000 fantassins et 500 cavaliers arrivent aux ordres du prince de Wurtemberg.

Dans les faits, Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg assume la régence.

En l'absence d'un héritier mâle issu d'Henriette d'Este, ce serait Charles III d'Espagne, fils d'Élisabeth Farnèse, et petit-fils de Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg, qui doit devenir Duc de parme.

Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg cherche à s'opposer à l'entrée des troupes autrichiennes.

Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg en réfère au pape Clément VII pour qu'il persuade Charles VI de Habsbourg de retirer les troupes. Elle n'hésite pas à s'adresser directement à Charles VI de Habsbourg, lequel répond qu'il veut appliquer les pactes de la Quadruple-Alliance.

Le 17 février 1731 Dorothée-Sophie de Palatinat-Neuburg reçoit en audience le comte Stampa.

Les troupes devraient partir seulement après la naissance du fils posthume du duc.


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