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Événements contenant la ou les locutions cherchées



28 événements affichés, le premier en 1830 - le dernier en 1905



Naissance de Clémence-Louise Michel

Clémence-Louise Michel naît au château de Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne le 29 mai 1830, fille vraisemblablement de Laurent Demahis, fils du châtelain, et de Marie-Anne Michel, une servante.

Elle grandit près de Marie-Anne Michel dans la famille des parents de Laurent Demahis, qu'elle appelle ses grands-parents, et où elle semble être heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste.

Elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, lisant Voltaire et Jean-Jacques Rousseau.



Mort des Demahis

Correspondance de Clémence-Louise Michel avec Victor Hugo

Les Demahis meurt en 1850.

Clémence-Louise Michel est dotée par eux d'un petit pécule

Marie-Anne Michel, sa mère, et Clémence-Louise Michel doivent quitter la maison de Vroncourt, mise en vente par la veuve et les enfants légitimes de Laurent Demahis.

Clémence-Louise Michel entretient une correspondance de 1850 à 1879 avec Victor Hugo, un des personnages les plus célèbres et les plus respectés de l'époque, et lui adresse quelques poèmes.

Clémence-Louise Michel est entièrement sous le charme.

Victor Hugo la dépeint telle " Judith la sombre Juive " et " Aria la Romaine " dans son poème Viro Major, femmes aux destins exceptionnels et tragiques.

Clémence-Louise Michel s'introduit dans les milieux révolutionnaires et rencontre à cette époque Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Émile François Désiré Eudes.

Clémence-Louise Michel collabore à des journaux d'opposition comme Le Cri du peuple.



Clémence-Louise Michel Institutrice

À partir de 1851, Clémence-Louise Michel poursuit des études à Chaumont où elle obtient le brevet de capacité permettant d'exercer la profession de sous-maîtresse. On dirait institutrice aujourd'hui.



Création d'une école libre à Audeloncourt

En septembre 1852, Clémence-Louise Michel crée une école libre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris.



Création d'une école libre à Clefmont

Fin 1854, Clémence-Louise Michel ouvre une école à Clefmont et n'enseigne, là aussi, que durant une année.



Création d'une école libre à Millières

Clémence-Louise Michel ouvre une école à Millières en 1855.



Clémence-Louise Michel à Paris

En 1856, Clémence-Louise Michel quitte la Haute-Marne pour Paris où elle trouve une place de sous-maîtresse dans le Xe arrondissement, rue du Château-d'Eau, dans la pension de madame Voillier avec laquelle elle entretient des rapports quasi filiaux.

Commence alors pour elle une période d'activité intense.

Pendant les 15 ans qui suivent, Clémence-Louise Michel poursuit régulièrement son activité d'enseignante.

Clémence-Louise Michel y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris.



Clémence-Louise Michel Sociétaire de l'Union des poètes

En 1862, Clémence-Louise Michel devient sociétaire de l'Union des poètes.



Création d'un externat au 24 rue Houdon

En 1865, Clémence-Louise Michel ouvre un externat au 24 rue Houdon.



Création d'un cours rue Oudot

Clémence-Louise Michel ouvre un cours rue Oudot en 1868.

Clémence-Louise Michel y enseigne avec passion, tout en écrivant des poèmes qu'elle adresse à Victor Hugo et qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras.

Pour préparer les épreuves du baccalauréat, Clémence-Louise Michel suit les cours d'instruction populaire de la rue Hautefeuille, dirigés par les républicains Jules Favre et Eugène Pelletan, et qui élargissent son horizon politique.

Clémence-Louise Michel aurait probablement aimé vivre de sa plume, si les temps le lui avaient permis.



Clémence-Louise Michel Secrétaire de la Société démocratique de moralisation

En 1869, Clémence-Louise Michel est Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d'aider les ouvrières.

À cette époque, Clémence-Louise Michel est blanquiste, c'est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui.



Arrestation Émile Eudes et Gabriel Marie Brideau

Gabriel Marie Brideau est un graveur, journaliste et révolutionnaire blanquiste français.

Le 14 août 1870, Gabriel Marie Brideau se trouve parmi les audacieux indignés par un régime néfaste et qu'une guerre folle et malheureuse.

Accompagné de quelques amis héroïques, Gabriel Marie Brideau se jette sur la caserne des pompiers de la Villette dans l'espoir de commencer un mouvement qui s'étendrait.

Émile Eudes et Gabriel Marie Brideau sont arrêtés et traduit en conseil de guerre.

Reconnu par plusieurs témoins, qui ne pouvent cependant pas préciser le rôle qu'il a joué, Gabriel Marie Brideau est, disaent-ils, dans la bande.

Gabriel Marie Brideau ne nie pas avoir fait partie de la bande, ami d'Émile Eudes, ayant joué le même rôle que lui.

Il proteste contre le meurtre du sergent de ville, en disant qu'il a voulu renverser le gouvernement pour chasser les Prussiens.

Les témoins à décharge arrachent les larmes de ceux qui les entendent.

Clémence-Louise Michel manifeste contre leur arrestation.

Défendu par Louis Gatineau, avocat républicain, ce dernier sait prolonger sa défense assez tard, après minuit, pour éloigner d'un jour l'exécution du jour prévu.

Ils sont tous deux condamnés à mort le 29 aout 1870.

le 5 septembre 1870, les manifestants le libèrent de prison.


Marie Ferré (1853-1882), Louise Michel (1830-1905) et Paule Mink (1839-1901)

Liaison de Théophile Ferré avec Clémence-Louise Michel

En septembre 1870, après la chute du Second Empire, Clémence-Louise Michel participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente.

Clémence-Louise Michel y rencontre Théophile Ferré, frère de Marie Ferré, dont elle tombe passionnément amoureuse.



Création de Clubs

La population se retrouve dans de nombreux lieux pour y discuter de la situation, proposer des solutions, voire faire pression sur les élus ou aider l'administration communale.

Ces réunions permettent à des orateurs réguliers ou occasionnels de faire entendre les aspirations de la population et de débattre de la mise sur pied d'un nouvel ordre social favorable aux classes populaires, comme au Club de la Révolution, animé par Clémence-Louise Michel.

De nombreux clubs sont créés dans les quartiers centraux (Ier, IIe, IIe, IVe, Ve et VIe arrondissements).

Les quartiers aisés de l'ouest parisien (VIIe, VIIIe et XVIe) n'en comptent aucun.

Les clubs se fédèrent le 7 mai 1871 afin d'avoir des contacts plus efficaces avec le Conseil de la Commune.


Arrestation de Clémence-Louise Michel - par Jules Girardet

Arrestation de Clémence-Louise Michel

Sur la barricade de Clignancourt, en mai 1871, Clémence-Louise Michel participe au combat de rue dans lequel elle tire ses derniers coups de feu.

Clémence-Louise Michel se rend pour faire libérer Marie-Anne Michel, sa mère, et est arrêtée à sa place le 24 mai 1871.


Clémence-Louise Michel à Satory - haranguant des communards - par Jules Girardet

Clémence-Louise Michel Détenue au camp de Satory

Mort de Louis Rossel

Mort de Théophile Ferré

Mort de Pierre Bourgeois

Clémence-Louise Michel Prisonnière à l'abbaye d'Auberive

Clémence-Louise Michel Condamnée à la déportation à vie

Vient le temps de la répression judiciaire de la Commune de Paris.

Plus de 40 000 prisonniers sont jugés par les tribunaux militaires.

Sur la dizaine de milliers de condamnations, on compte :

Clémence-Louise Michel est détenue au camp de Satory près de Versailles.

Clémence-Louise Michel assiste aux exécutions de ses amis.

Elle fait parvenir un poème d'adieu à Théophile Ferré : Les Œillets rouges.

Le 28 novembre 1871, au camp de Satory, sont exécutés:

Louise Michel déclare devant ses juges :

Ce que je réclame de vous, c'est le poteau de Satory où, déjà, sont tombés nos frères.

Il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, on a raison.

Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit aujourd'hui qu'à un peu de plomb, j'en réclame ma part, moi !

Sans doute en l'apprenant, Victor Hugo lui dédie son poème Viro Major.

Entre 1871 et 1873, Clémence-Louise Michel passe 20 mois en détention à l'abbaye d'Auberive transformée en prison et se voit condamnée à la déportation à vie.

La presse versaillaise la nomme La Louve avide de sang ou La Bonne Louise.



Clémence-Louise Michel Déportée en Nouvelle-Calédonie

Le 9 août 1873, Clémence-Louise Michel est embarquée à Saint-Martin-de-Ré sur le Virginie pour être déportée en Nouvelle-Calédonie.

À bord, Clémence-Louise Michel fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune.

C'est sans doute au contact de cette dernière que Clémence-Louise Michel devient anarchiste.

Clémence-Louise Michel arrive après 4 mois de voyage le 8 décembre 1873.

Clémence-Louise Michel est débarquée à la presqu'île de Ducos le 13 décembre 1873.

Clémence-Louise Michel reste 7 années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d'un autre régime que celui des hommes.

Georges Clemenceau lui voue une grande admiration et continue de lui écrire durant sa déportation et lui adresse des mandats.

Clémence-Louise Michel crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie.

Clémence-Louise Michel apprend la langue canaque et traduit dans une langue poétique plusieurs de leurs mythes fondateurs, dont un mythe du déluge.



Clémence-Louise Michel à Nouméa

En 1879, Clémence-Louise Michel obtient l'autorisation de s'installer à Nouméa et de reprendre son métier d'enseignante :

Clémence-Louise Michel instruit les Canaques adultes le dimanche, inventant toute une pédagogie adaptée à leurs concepts et leur expérience.

Par décision du 8 mai 1879, la peine de Clémence-Louise Michel est commuée en déportation simple.

À partir du 3 juin 1879, la peine de Clémence-Louise Michel est commuée en 10 ans bannissement.

Par décision du 16 décembre 1879, Clémence-Louise Michel bénéficie d'une remise du reste sa peine.


Clémence-Louise Michel accueillie à sa descente du train par Rochefort - Louis Blanc - Georges Clemenceau

Retour de Clémence-Louise Michel à Paris

Clémence-Louise Michel débarque dans le port de Dieppe où a été apposée une plaque commémorative près du port de plaisance, quai Henri IV.

De retour à Paris le 9 novembre 1880, Clémence-Louise Michel est chaleureusement accueillie par la foule qui l'acclame aux cris de :

Vive Louise Michel, Vive la Commune, À bas les assassins !.

Clémence-Louise Michel y reprend son activité d'infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques.

Deux mois après son retour, Clémence-Louise Michel commence à faire publier son ouvrage La Misère sous forme de roman feuilleton, qui remporte un vif succès.



Adoption du drapeau noir par les anarchistes

Le 18 mars 1882, lors d'un meeting salle Favié à Paris, Clémence-Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l'adoption du drapeau noir par les anarchistes, les socialistes libertaires :

Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J'arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions.



Nouvelle condamnation de Clémence-Louise Michel

Le 9 mars 1883, Clémence-Louise Michel mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des Sans-travail qui dégénère rapidement en pillages de 3 boulangeries et en affrontement avec les forces de l'ordre.

Clémence-Louise Michel, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin 1883 à 6 ans de prison assortis de 10 années de surveillance de haute police, pour excitation au pillage.



Grace accordée à Clémence-Louise Michel

Clémence-Louise Michel à nouveau condamnée

En janvier 1886, Jules Grévy gracie Clémence-Louise Michel.

Pourtant dès août 1886, Clémence-Louise Michel est de nouveau emprisonnée pour 4 mois à cause d'un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Susini.

Refusant de faire appel, Clémence-Louise Michel est finalement relâchée en novembre 1886 à la suite d'une remise de peine.


Attentat contre Clémence-Louise Michel

Attentat contre Clémence-Louise Michel

Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l'après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, Clémence-Louise Michel est attaquée dans la soirée à la salle de l'Élysée par Pierre Lucas, un chouan, qui lui tire 2 coups de pistolet.

Blessée à la tête, Clémence-Louise Michel refuse de porter plainte contre son agresseur.

Une des balles lui érafle le lobe de l'oreille et l'autre se loge dans son crâne.

On ne parviend pas à l'extraire et elle y demeurera jusqu'à sa mort.



Mort d'Émile François Désiré Eudes

Émile François Désiré Eudes meurt à Paris XIXe le 5 août 1888 d'une crise cardiaque en prononçant un discours enflammé devant des terrassiers en grève.

Ses obsèques au cimetière du Père-Lachaise sont suivies par une foule immense et, sur sa tombe Clémence-Louise Michel et bien d'autres lui rendent le dernier hommage.



Nouvelle arrestation de Clémence-Louise Michel

En avril 1890, Clémence-Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et de sa participation à un meeting qui entraîne de violentes manifestations à Vienne.

Un mois plus tard, Clémence-Louise Michel refuse sa mise en liberté provisoire, car ses coïnculpés restent en prison.

Clémence-Louise Michel finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme folle.

Le gouvernement, qui craint des histoires, s'y oppose.

Finalement, Clémence-Louise Michel est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin 1890.

En juillet 1890, Clémence-Louise Michel se réfugie à Londres où elle gère une école libertaire pendant quelques années.



Retour de Clémence-Louise Michel à Paris

À son retour à Paris le 13 novembre 1895, Clémence-Louise Michel est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint-Lazare.

En 1895, Clémence-Louise Michel fonde le journal Le Libertaire en compagnie de Sébastien Faure.


Clémence-Louise Michel en 1904

Clémence-Louise Michel en Algérie

Mme Légier, son amie, l'accueille à Marseille.

D'octobre à décembre 1904, Clémence-Louise Michel se rend en Algérie avec Ernest Girault pour une tournée de conférences.


Funérailles de Clémence-Louise Michel

Mort de Clémence-Louise Michel

Après une série de conférences données dans les Alpes, Clémence-Louise Michel prend froid à Sisteron, ce qui aggrave la bronchite chronique dont elle souffre depuis des années.

Le Dr Berthelot de Toulon juge son état alarmant et le Dr Dufour de Marseille conclut à une pneumonie.

Clémence-Louise Michel meurt à Marseille le 9 janvier 1905.

Le matin du 22 janvier 1905, les funérailles de Clémence-Louise Michel drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes.


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