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Événements contenant la ou les locutions cherchées



23 événements affichés, le premier en 1586 - le dernier en 1650



Mariage d'Henri Ier de Bourbon-Condé avec Charlotte-Catherine de la Trémoïlle

Henri Ier de Bourbon-Condé est protestant et Charlotte-Catherine de La Trémoïlle est catholique.

Après d'âpres discussions, Jeanne de Montmorency, mère de Charlotte-Catherine de La Trémoïlle, consent enfin au mariage.

Le contrat est signé le 22 janvier 1586 à la Rochelle.

Henri Ier de Bourbon-Condé est veuf de Marie de Clèves.

La chapelle du château de Taillebourg est convertie en temple protestant.

Henri Ier de Bourbon-Condé épouse à la chapelle du château de Taillebourg le 16 mars 1586 Charlotte-Catherine de La Trémoïlle. Leurs enfants sont :

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle apporte au mariage 20 000 écus et 4 000 livres de rente.

Les époux partent habiter Saint-Jean d'Angély où Henri Ier de Bourbon-Condé détient un hôtel.



Mariage d'Henri Ier de Montmorency avec Louise de Budos

Henri Ier de Montmorency est veuf d'Antoinette de La Marck.

Henri Ier de Montmorency épouse le 19 mars 1593 Louise de Budos, fille du Marquis de Portes. Leurs enfants sont :



Naissance de Charlotte-Marguerite de Montmorency

Charlotte-Marguerite de Montmorency naît le 11 mai 1594, fille d'Henri Ier de Montmorency et de Louise de Budos.

Son enfance est relativement triste et solitaire. Elle voit peu son père et est élevée par une de ses tantes, qui en fait une princesse pieuse et cultivée.


Charlotte-Marguerite de Montmorency

Henri IV de France séduit par Charlotte-Marguerite de Montmorency

Mariage d'Henri II de Bourbon-Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency

En 1609, Charlotte-Marguerite de Montmorency entre au service de Marie de Médicis.

C'est en répétant un ballet qu'elle séduit le vieux Roi Henri IV de France.

Il fait rompre les fiançailles de Charlotte-Marguerite de Montmorency avec le marquis de Bassompierre.

Escomptant la complaisance d'Henri II de Bourbon-Condé, réputé aimer les hommes, Henri IV de France le marie à sa propre maîtresse.

Le contrat de mariage est signé le 2 mars 1609 au Louvre.

Henri II de Bourbon-Condé épouse à Chantilly le 17 mai 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Leurs enfants sont :

Henri IV de France se met à courtiser la jeune princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon.

Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l'emmenant en province.

Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d'approcher sa belle.

Henri II de Bourbon-Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l'Espagne, grande ennemie de la France, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.



Déclaration de guerre d'Henri IV de France à l'Empereur

Est-ce pour Charlotte-Marguerite de Montmorency qu'Henri IV de France déclare la guerre à Rodolphe II de Habsbourg en 1610 ?

Toujours est-il que Charlotte, enfermée, surveillée, tente de s'évader, en appelle au roi de France, à sa famille, cependant que son époux s'enfuit à Milan, combattant pour le compte de l'Espagne.



Retour d'Henri II de Bourbon-Condé en France

Sous la régence de Marie de Médicis, Charlotte-Marguerite de Montmorency peut alors regagner Paris.

Henri II de Bourbon-Condé revient aussi en France, comblé de grâces par la régente.

Henri II de Bourbon-Condé ne reprend pas la vie conjugale avec sa femme.



Charlotte-Marguerite de Montmorency en Prison

Charlotte-Marguerite de Montmorency rejoint son mari en prison en 1617, avec l'autorisation du jeune Louis XIII, qui vient de se débarrasser de Concini.



Naissance d'Anne-Geneviève de Bourbon-Condé

Henri II de Bourbon-Condé semble enfin se rapprocher de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé naît le 28 août 1619, fille d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency. Elle naît à Vincennes nouvelle prison où ses parents ont été placés pour leur opposition à Concino Concini.

Elle est éduquée avec sévérité au couvent des Carmélites, rue Saint-Jacques à Paris où elle se passionne pour les pièces de Corneille.



Libération d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency

En novembre 1619, Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency, précédemment emprisonné par Marie de Médicis, sont libérés.

Cela irrite Marie de Médicis et l'incite à tenir sa cour à Angers plutôt que de revenir à Paris.

Dans le même temps, Charles d'Albert mécontente les Protestants en ne s'opposant pas au retour des Jésuites à Paris.



Naissance de Louis II de Bourbon-Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé ou Monsieur le Prince naît à Paris le 8 septembre 1621, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Louis II de Bourbon-Condé fait de solides études chez les Jésuites, à Bourges.

En 1621, ces premiers fils étant morts, Henri II de Bourbon-Condé donne à son fils nouveau-né Louis son titre de Duc d'Enghien.

L'usage est ainsi inauguré de nommer Duc d'Enghien le fils aîné du prince de Condé en titre.



Duel de François de Montmorency-Bouteville avec le Baron de la Frette

Exil de François de Montmorency-Bouteville

Duel de François de Montmorency-Bouteville avec François d'Harcourt

Mort de François de Montmorency-Bouteville

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas le premier ministre, le Cardinal de Richelieu, mais ne se mêle pas aux intrigues qui empoisonnent la vie de la Cour.

François de Montmorency-Bouteville blesse le Baron de la Frette lors d'un duel en 1627.

François de Montmorency-Bouteville s'enfuit à Bruxelles pour échapper à la colère de Louis XIII. Malgré l'intercession de plusieurs personnes, dont l'archiduchesse gouvernante des Pays-Bas, Louis XIII ne veut pas lui pardonner.

Furieux, François de Montmorency-Bouteville jure d'aller se battre en plein jour en plein Paris.

François de Montmorency-Bouteville défit l'édit royal le 12 mai 1627, place Royale à Paris.

Il est provoqué en duel par Guy ou François d'Harcourt, Duc d'Elbeuf et Marquis de Beuvron qui veut venger son parent de Jacques de Thorigny.

Se battent également entre eux, à l'épée et au poignard leurs seconds :

ainsi que leurs écuyers respectifs

Henri de Clermont-d'Amboise est le fils de Charles de Clermont d'Amboise, Marquis de Renel (mort en 1621 en duel) et de Jeanne de Montluc.

Le combat cesse dès que Henri de Clermont-d'Amboise est touché à mort par François de Rosmadec.

François d'Harcourt, peut se réfugier en Angleterre.

François de Montmorency-Bouteville est arrêté pendant sa fuite.

Avec un courage politique certain, le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que les duels provoquent chez les jeunes nobles…

Le Parlement de Paris, statuant pénalement le 21 juin 1627, prononce contre eux la sentence de mort par décapitation (réservée aux condamnés appartenant à la noblesse française).

Malgré les demandes de grâce faites par divers membres de la haute noblesse, Louis XIII demeure inflexible, déclarant : Leur perte m'est aussi sensible qu'à vous, mais ma conscience me défend de leur pardonner.

Le jour même, dans une séance du Conseil, le cardinal de Richelieu, s'adressant au roi, résuma la situation dans la célèbre alternative suivante : Sire, il est question de couper la gorge aux duels, ou bien de couper la gorge aux lois de Votre Majesté.

Charlotte-Marguerite de Montmorency tente d'intercéder en faveur de son cousin.

François de Montmorency-Bouteville et François de Rosmadec meurent le 22 ou le 27 juin 1627 décapités en place de Grève à Paris sur ordre de Richelieu,.



Naissance de François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville Comte de Bouteville et de Luxe

François-Henri de Montmorency-Bouteville naît à Paris le 8 janvier 1628, fils de François de Montmorency-Bouteville. Il nait après la mort de son père.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est Comte de Bouteville et Comte de Luxe.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa tante, offre sa protection à François-Henri de Montmorency-Bouteville et l'élève avec Louis II de Bourbon-Condé, son fils.

François-Henri de Montmorency-Bouteville s'attache à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin.



Naissance d'Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Prince de Conti

Armand de Bourbon-Conti naît à Paris le 11 octobre 1629, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Le titre de prince de Conti est établi en faveur d'Armand de Bourbon-Conti en 1629.

De santé délicate, légèrement bossu, il est destiné par ses parents à l'état ecclésiastique. Il est formé par les Jésuites au collège de Clermont, où il a pour condisciple Molière.

Henri II de Bourbon-Condé quitte Charlotte-Marguerite de Montmorency, lui enlevant Louis II de Bourbon-Condé leur fils aîné qu'il se charge de faire élever chez les Jésuites en Bourgogne.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, à l'hôtel de Condé, s'occupe avec soin de ses deux autres enfants. Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse de Condé, est une belle femme, pieuse (sans excès) cultivée, tolérante, qui fréquente la Cour (la reine Anne d'Autriche la tenant en grande estime), mais sans se lier à aucune coterie.


Henri II de Montmorency à la bataille de Castelnaudary Exécution d'Henri II de Montmorency - par Thomas Allom - vers 1840 Plaque commémorant l'exécution d'Henri II de Montmorency - dans la cour de la mairie de Toulouse - place du Capitole

Bataille de Castelnaudary

Mort de François II d'Aubusson Comte de La Feuillade

Henri II de Montmorency Prisonnier

Mort d'Henri II de Montmorency

Henri de Schomberg Gouverneur du Languedoc

Une armée royale de 2000 à 2500 hommes se met en route, commandée par Henri de Schomberg.

La rencontre avec l'armée des rebelles d'Henri II de Montmorency a lieu le 1er septembre 1632.

Les insurgés ne peuvent opposer que 1200 à 1500 nobles peu entraînés au combat.

Henri de Schomberg dispose son armée dans une pièce labourée entourée de larges fossés et chemins creux à un quart de lieue de Castelnaudary.

Il met la cavalerie au centre, l'infanterie aux deux ailes.

Les deux armées sont séparées par le modeste ruisseau du Fresquel.

Une fois son dispositif bien en place, Henri de Schomberg envoie une troupe de mousquetaires escarmoucher les troupes d'Henri II de Montmorency. Le résultat est immédiat. Henri II de Montmorency part en contre attaque.

François II d'Aubusson meurt le 1er septembre 1632 tué par Pierre de Bideran, à la bataille de Castelnaudary.

Après avoir passé le Fresquel sur un pont de brique, Henri II de Montmorency parait à la tête de l'avant garde avec 200 gentilshommes.

Il ne porte qu'un simple corps de cuirasse.

Il monte un cheval gris pommelé couvert de plumes incarnats, bleu et isabelle.

Il reçoit un premier coup de feu à la gorge, qui le met en fureur. Il entre dans la mêlée jusqu'au septième rang à travers une grêle de coups de mousquets.

Il reçoit deux balles de pistolet, qui entrent par la bouche, lui percent la joue droite, lui rompant quelques dents.

Son cheval tombe raide mort.

Il est désarmé par deux sergents qui lui retirent la cuirasse.

L'affrontement n'a duré pas plus d'une 1/2 heure.

Bouteiller va à Castelnaudary faire préparer un logis.

Saint-Martin charge Henri II de Montmorency sur ses épaules et le porte dans une métairie à mi chemin de Castelnaudary.

Henri II de Montmorency, après avoir été confessé dans la métairie par l'aumônier d'Henri de Schomberg, est pansé par le chirurgien de la compagnie des chevaux légers du Roi.

Il trouve qu'il a reçu 17 blessures. Il qui bande les plaies de la tête et du col, après quoi Henri II de Montmorency est porté à Castelnaudary sur une échelle où on a mis son ais, de la paille et plusieurs manteaux.

Il est escorté par 6 gens d'armes de la compagnie du Roi envoyés par Henri de Schomberg.

Henri de Schomberg n'ose pas laisser Henri II de Montmorency à Castelnaudary. Ce n'est pas une place sure.

Henri de Schomberg quitte la ville le 5 septembre 1632 et le conduit lui même au château de Lectoure.

Il poste aux environs 8 cornettes de cavalerie pour la sûreté du prisonnier.

Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Louis XIII et le Cardinal de Richelieu viennent dans la province pour assister au jugement.

Il réglemente la tenue des États qui se réunissent désormais la plupart du temps à Montpellier. Ils ne peuvent plus désormais discuter de l'impôt.

Par Montpellier et Béziers, Louis XIII et le Cardinal de Richelieu arrivèrent à Narbonne, subissant un terrible orage qui inonda la plaine et fit périr 300 personnes, noyées par la crue de l'Aude.

Louis XIII visite le champ de bataille de Castelnaudary puis gagne Toulouse.

Henri II de Montmorency est jugé par le Parlement de Toulouse présidé par Charles de L'Aubespine, le garde des sceaux, pour crime de lèse-majesté.

Henri II de Montmorency est condamné à mort.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa sœur, en larmes, essaie de fléchir Louis XIII, secondée par la reine, par Monsieur et par toute la haute noblesse.

Henri II de Montmorency demande pardon à Louis XIII. Il rend son bâton de maréchal et son cordon de l'ordre du Saint-Esprit.

Mais Louis XIII reste inflexible. Ainsi s'éteint la branche aînée des Montmorency.

Le pouvoir royal s'affirme sur la noblesse et sonne la fin de la féodalité.

Henri II de Montmorency meurt le 30 octobre 1632, décapité à huis clos, dans la cour intérieure de l'hôtel de ville de Toulouse. Ses derniers mots sont pour le bourreau "Frappe hardiment".

Son corps est conduit par deux prêtres en l'église Saint-Saturnin dans le carrosse du cardinal de la Valette, abbé des lieux.

Le corps et la tête de Montmorency sont placés provisoirement dans la chapelle de Saint-Exupère.

En ouvrant le corps pour l'embaumer, les chirurgiens y trouvent cinq balles et comptent quinze ou seize blessures reçues au combat de Castelnaudary.

Ils recousent la tête au corps avant de l'embaumer.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, écœurée, s'éloigne de la Cour et se consacre à ses enfants. Elle fréquente l'Hôtel de Rambouillet.

Les biens d'Henri II de Montmorency sont confisqués et passent à la maison de Condé.

La Couronne confisque Château de Fère-en-Tardenois. Le Château de Fère-en-Tardenois est rendu peu après à Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Marie-Félice Orsini se retire au couvent de la Visitation à Moulins.

Louis XIII nomme Henri de Schomberg gouverneur du Languedoc



Mariage de Louis II de Bourbon-Condé avec Claire-Clémence de Maillé-Brézé

Pour plaire à Richelieu, Henri II de Bourbon-Condé marie son fils Louis à la nièce du cardinal de Richelieu.

Louis II de Bourbon-Condé épouse le 11 février 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, âgée de seulement 13 ans.

Leurs enfants sont :

Louis II de Bourbon-Condé aime ailleurs, et ne témoigne aucun amour à son épouse, la traitant par le mépris.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas sa belle-fille, mais ne dit rien, par charité.


Henri II de Valois-Longueville Anne-Geneviève de Bourbon-Condé - Duchesse de Longueville peint par Chauveau

Mariage d'Henri II de Valois-Longueville avec Anne-Geneviève de Bourbon-Condé

Henri II de Valois-Longueville épouse à Paris le 2 juin 1642 Anne-Geneviève de Bourbon-Condé (1619-1679).

Leurs enfants sont :

Ce mariage réjouit Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, sœur du grand Condé, devient ainsi duchesse de Longueville.



Charlotte-Marguerite de Montmorency Marraine de Louis XIV

En avril 1643, Charlotte-Marguerite de Montmorency est choisie par Anne d'Autriche pour être marraine du jeune Louis XIV.



Testament de Louis XIII

Mort de Louis XIII

Louis XIV Roi de France

Anne d'Autriche Régente du royaume

Gaston de France Lieutenant général du royaume

Libération de Charles de L'Aubespine

Juste avant de mourir, Louis XIII rédige un testament visant à limiter les prérogatives de sa femme dont la loi impose qu'elle soit nommée Régente à sa mort.

Après 6 semaines de terribles coliques et vomissements, Louis XIII meurt à Saint-Germain-en-Laye le 14 mai 1643 d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn.

Il est toutefois probable que cette maladie chronique ne fit que l'affaiblir et que le coup de grâce lui est donné par son médecin, Bouvard, qui laisse le bilan de 34 saignées, 1 200 lavements et 250 purges pratiquées sur le roi dans les deux dernières années de sa vie.

Son corps est porté le 19 mai 1643 à la basilique Saint-Denis, sans aucune cérémonie, selon son propre désir : en effet, il ne voulut pas accabler son peuple par une dépense excessive et inutile.

Aux obsèques de Louis XIII, Guy XXI de Laval remplit la charge de grand-maître.

Son règne est marqué par l'abaissement des Grands et des protestants, ainsi que par la lutte contre la maison de Habsbourg.

Louis-Dieudonné devient roi sous le nom de Louis XIV.

Comme il n'a que 5 ans, sa mère, Anne d'Autriche, devient régente.

Avec l'aide du chancelier Pierre II Séguier, dès qu'elle en a connaissance, Anne d'Autriche fait casser, par le Parlement de Paris, le testament de Louis XIII, qui limitait ses prérogatives.

Entre la mort de Richelieu et celle de Louis XIII, Mazarin contacte tout l'entourage religieux de la reine et se présente comme un digne successeur de Richelieu.

Quand la pieuse Anne d'Autriche demande conseil autour d'elle au moment du choix de son premier ministre, elle a la même réponse auprès de tous ses conseillers : le Cardinal Mazarin !

À la stupéfaction générale, elle choisit le Cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme premier ministre, en dépit de la désapprobation des cercles politiques français de l'époque dont beaucoup parmi eux n'apprécient pas qu'un Italien, fidèle de Richelieu, dirige la France.

On la soupçonne d'ailleurs d'avoir contracté un mariage secret avec Mazarin (sans qu'aucun élément probant n'ait jamais été apporté, mais avec des indices).

Henri II de Bourbon-Condé devient le chef du conseil de régence pendant la minorité de Louis XIV,

Gaston de France est tout de même nommé lieutenant général du royaume.

Gaston de France prend le nom de Grand Monsieur par opposition à Philippe Ier d'Orléans, son neveu nommé le Petit Monsieur.

Gaston étant surnommé le Grand Monsieur, par extension, Anne-Marie-Louise d'Orléans, sa fille est appelé la Grande Mademoiselle.

Charlotte-Marguerite de Montmorency revient à la Cour, très appréciée de la régente.

Anne d'Autriche, le jeune Louis XIV et le cardinal Mazarin quittent le Louvre pour habiter le Palais-Royal.

C'est à cette époque qu'il prend ce nom.

Marie Aimée de Rohan perd tout pouvoir.

Charles de L'Aubespine est libéré.


Tombe de Henri II de Bourbon-Condé dans l'église de Vallery Le Grand Condé du sculpteur français Antoine Coysevox en 1688 - musée du Louvre

Mort d'Henri II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac

Louis II de Bourbon-Condé Gouverneur du Berry

Louis II de Bourbon-Condé Comte de Sancerre

Henri II de Bourbon-Condé meurt à Paris en 1646.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'en paraît pas affectée.

Louis II de Bourbon-Condé devient 4e Prince de Condé, Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac, Gouverneur du Berry, Comte de Sancerre.

Il sert le jeune roi avec fidélité, mais a du mal à supporter Mazarin.

Anne d'Autriche n'apprécie guère la fière Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville.

Armand de Bourbon-Conti est soumis à la décision d'un conseil de famille qui décide de le maintenir un an de plus chez les Jésuites, à son grand déplaisir.



Baptême de Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon

Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon est baptisée en la paroisse Saint-Sulpice à Paris le 15 mars 1647.

Louis II de Bourbon-Condé est son parrain.

Charlotte-Marguerite de Montmorency est sa marraine


Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Commandant en chef de la Fronde

Siège de Paris

Bataille de Charenton

Mort de Frédéric Maurice de Durfort

Mort de Gaspard IV de Coligny Duc de Châtillon et Maréchal de France

Paix de Saint-Germain

Paix de Rueil

En janvier 1649, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé est l'âme de cette Fronde parlementaire.

Elle amène Armand de Bourbon-Conti, son second frère, et Henri II de Valois-Longueville, son mari, aux mécontents.

Les frondeurs décident de renverser Mazarin à qui on reproche ses trop lourds impôts.

Charlotte-Marguerite de Montmorency ne se mêle pas de politique et reste fidèle à la reine,

Charlotte-Marguerite de Montmorency suit la Cour en janvier 1649 à Saint-Germain-en-Laye.

Jean-François Paul de Gondi tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef.

Louis II de Bourbon-Condé refuse ce rôle.

Jean-François Paul de Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, Armand de Bourbon-Conti qui est reconnu pour généralissime par le Parlement.

Charles II de Lorraine-Guise offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde.

Il se déclare général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement, mais Charles II de Lorraine-Guise n'est qu'un des lieutenants d'Armand de Bourbon-Conti.

Paris est assiégée par l'armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne par pillages, incendies, viols...

Pendant le siège de Paris, Nicolas Fouquet s'occupe du service des subsistances.

Jean Hérauld de Gourville porte les messages entre les Frondeurs.

Bernardin Gigault empêche que des troupes normandes enrichissent les hommes de la Fronde assiégés à Paris par les soldats de Mazarin.

Armand de Bourbon-Conti est battu à Charenton le 8 février 1649 par Louis II de Bourbon-Condé, son frère, resté fidèle à la Cour.

Gaspard IV de Coligny meurt après la bataille de Charenton au Château de Vincennes le 9 février 1649.

Mademoiselle observe dans ses Mémoires que l'affliction de Mme de Châtillon fut modérée par l'amitié que son mari avoit pour Mlle de Guerchy, et même dans le combat il avoit une de ses jarretières nouée à son bras.

En février 1649, François VI de La Rochefoucauld est tiré à bout touchant.

Frédéric Maurice de Durfort, Comte de Rozan, est impliqué dans le blocus de Paris au cours duquel il est blessé le 19 février 1649.

Mathieu Molé négocie le Traité de Rueil en 1649.

Michel IV Le Tellier est chargé des négociations avec les princes et participe à la signature du Traité de Rueil le11 mars 1649.

Mathieu Molé évite un affrontement entre les partisans de Louis II de Bourbon-Condé et ceux de Jean-François Paul de Gondi dans l'enceinte même du Palais de justice.

N'obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain le 1 avril 1649.

La Cour accorde l'amnistie générale.

Ce n'est qu'un répit.

Frédéric Maurice de Durfort meurt le 1er mai 1649 des suites de ses blessures.

La Cour regagne Paris.

Mazarin revient à Paris le 18 août 1649.

François de Vendôme joue un rôle important pendant la Fronde en 1649.

Jean-François Paul de Gondi négocie en hâte avec Anne d'Autriche un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis.

Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité de Jean-François Paul de Gondi.


Le Grand Condé par David Teniers le Jeune

La Fronde des princes

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville Prisonniers

Destruction du château de Verteuil

De 1650 à 1652, la Fronde des princes est une contestation de l'autorité royale par la haute noblesse. Elle va marquer durablement Louis XIV.

En réaction à ces événements, Louis XIV s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe.

En 1650, par rivalité avec Mazarin, Louis II de Bourbon-Condé passe du côté des frondeurs, ce qui déchire le cœur de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

La Fronde est dès lors codirigée par Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville.

Louis II de Bourbon-Condé, avide de récompenses pour lui et sa clientèle, s'oppose aux appétits du Cardinal.

Anne d'Autriche ne peut que se tourner vers Jean-François Paul de Gondi et sa puissante coterie. Grâce à Charlotte de Lorraine, sa maîtresse, Jean-François Paul de Gondi se retrouve conseiller intime de Gaston de France, oncle du roi. Anne d'Autriche rencontre Jean-François Paul de Gondi au cloître Saint-Honoré. Jean-François Paul de Gondi accepte de faire défection à la Fronde, en échange du chapeau de Cardinal tant convoité.

Sur ordre de Mazarin, Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville sont arrêtés au Palais-Royal le 14 ou 16 ou le 18 janvier 1650 et emprisonné au château de Vincennes, puis au château de Marcoussis et enfin au fort du Havre. Ils resteront 13 mois en détention.

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville, quitte la France.

Pendant la Fronde, Henri de Lorraine-Guise reste fidèle à la régente, mais il finit par se brouiller avec Mazarin, et se retire en Alsace.

Durant la Fronde des Princes, François VI de La Rochefoucauld joue un rôle important.

Le château de Verteuil est rasé, par mesure de représailles.

Mais François VI de La Rochefoucauld est amnistié en septembre 1650.

Le 25 novembre 1650, après avoir transféré les princes au Havre, hors de portée de Jean-François Paul de Gondi, Mazarin lui refuse la barrette de Cardinal.

De nouveau, Jean-François Paul de Gondi se retourne, entraînant Gaston de France avec lui. Il réclame le renvoi de Mazarin.

Informé qu'Anne d'Autriche va emmener Louis XIV à Saint-Germain où a fui le cardinal, Jean-François Paul de Gondi ameute la foule, qui va au Palais-Royal vérifier que le roi est bien dans son lit.

Deux meneurs surveillent le sommeil royal. Louis XIV ne pardonnera jamais cette humiliation à Jean-François Paul de Gondi.

Antoine II de Nicolaï défend avec énergie l'autorité du roi durant les troubles de la Fronde.

Les princes tentent d'entraîner la chambre des comptes dans leurs intérêts. Antoine II de Nicolaï fait à Louis II de Bourbon-Condé cette fière réponse : Quand un prince, monseigneur, souffre que l'on méprise l'autorité du roi, il instruit les peuples au mépris de lui-même.



Mort de Charlotte-Marguerite de Montmorency

Charlotte-Marguerite de Montmorency meurt le 2 décembre 1650, sans avoir revu ses enfants emprisonnés.


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